Articles avec le tag ‘lycéens’

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Loi travail : le combat continue ! Grèves et manifestations les 12, 14, 20 et 28 avril…

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations des 5 et 9 avril 2016, le gouvernement – relayé par de nombreux médias – insinue que la mobilisation contre la loi Travail est en baisse, notamment depuis le 31 mars (date à laquelle plus d’un million de personnes était descendu dans la rue). Mais la comptabilité gouvernementale est malhonnête. Car on ne peut pas comparer une journée comme celle du 31 mars (pour laquelle toutes les organisations syndicales opposées à la loi Travail avaient lancé un appel clair et interprofessionnel à la grève) et une journée comme celle du 5 avril, impulsée par les organisations étudiantes et lycéennes (qui plus est en période de vacances scolaires pour 7 académies sur 12) et que les syndicats de salarié-e-s appelaient seulement à soutenir. On ne peut pas non plus comparer la journée du 31 mars à celle du 9 avril. Dans un mouvement social lié au travail, si des manifestations organisées un samedi après-midi peuvent être intéressantes pour faire descendre dans la rue des personnes qui n’y descendraient pas autrement, la mobilisation est rarement massive ce jour-là.

Ces précisions étant faites, on s’aperçoit que les manifestations des 5 et 9 avril sont loin d’avoir été des échecs. Au contraire, elles sont la preuve que depuis le 9 mars le mouvement contre la loi Travail s’inscrit dans la durée. De plus, la mobilisation s’élargit grâce à des initiatives comme “Nuit debout” (qui font se rencontrer des gens d’horizons divers dans le cadre de la convergence des luttes). Plus généralement, le projet de loi El Khomri et sa destruction du code du travail est désormais le catalyseur de toutes les colères sociales accumulées ces dernières années : stagnation et/ou baisse des salaires, chômage de masse, destruction des services publics, attaques contre la sécurité sociale et les retraites, délabrement des logements sociaux délabrés, sans oublier la chasse aux chômeurs/euses avec l’actuelle négociation de la convention de l’assurance-chômage ! Cette loi Travail n’est d’ailleurs que la suite de lois profondément anti-sociales telles que la loi Macron, le CICE ou l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Dans ce contexte de développement de la contestation, la CNT insiste sur la nécessité de faire converger les revendications de tous les secteurs afin de construire un mouvement de grève interprofessionnel à même de mettre en échec cette politique dictée par le patronat qui met un pièces l’ensemble des acquis historiques de la classe populaire.

D’autre part, comme nous l’a montré l’échec de nombreux mouvements sociaux passés, la stratégie des journées de mobilisation ponctuelles ne suffira pas. Au-delà des 12, 14, 20 et 28 avril prochains (journées de lutte auxquelles la CNT appelle), c’est dans une perspective de construction de la grève générale reconductible qu’il nous faut désormais inscrire le mouvement social.

Prochains RDV à l’appel de la coordination nationale étudiante : mardi 12, jeudi 14 et mercredi 20 avril

Prochaine grande grève générale interpro public/privé : jeudi 28 avril

> Rappels sur le droit de grève
> Vidéo et textes de décryptage de la loi Travail
> Affiche « Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail »
> Tract pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Autre affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille

Manifs du 9 mars contre la loi sur le travail : ce n’est qu’un début, continuons le combat !

mercredi 9 mars 2016

manif-9mars2016-lille-etudiants-contre-loi-travailPrès de 20 000 personnes ont manifesté le 9 mars 2016 dans le Nord Pas-de-Calais contre le projet de loi sur le Travail. Les premiers à sortir dans la rue furent les lycéens de Cambrai (une centaine de manifestants), puis ceux des lycées Pasteur et Faidherbe à Lille (dont les portes ont été bloquées un moment par plusieurs dizaines de grévistes). Ensuite, tout au long de la journée, des manifestations interprofessionnelles ont eu lieu à Valenciennes (2 500 personnes), Arras (300), Boulogne-sur-Mer (700), Calais (500), Dunkerque (350) et Lille (15 000). Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

Prochain rendez-vous interprofessionnel et régional : vendredi 11 mars à Douai (10h, place d’Armes) pour une manifestation unitaire contre le projet de loi El Khomri mais aussi contre la répression anti-syndicale & anti-sociale à l’œuvre à Goodyear, à Air France, à Calais, à Notre-Dames-des-Landes, dans les quartiers populaires, etc.

D’autre part, une AG de lutte contre la loi Travail a été créée sur Lille. Elle regroupe des salarié-es, des chômeurs-es, des étudiant-es et des lycéen-nes. Prochaine réunion : samedi 12 mars à 17h30 à l’Insoumise (10 rue d’Arras à Lille).

Enfin, plusieurs composantes du mouvement étudiant et lycéen appellent la jeunesse à se mobiliser le jeudi 17 mars (à Dunkerque, rendez-vous à 9h devant la gare et à Lille, rendez-vous à 14h place de la République). Pour préparer cette journée, des assemblées générales sont prévues dans les facs : jeudi 10 mars à Lille 1, mercredi 16 mars à Lille 3, etc. La question du blocage des universités sera mise à l’ordre du jour de ces AG (pour en savoir plus, voir la page fb des étudiants lillois contre la loi Travail). Mais la journée du 17 mars ne sera pas seulement celle de la jeunesse. Plusieurs syndicats de salarié-e-s appellent en effet à cesser le travail ce jour-là. De manière plus générale, des préavis de grève couvrant la période du 17 au 31 mars ont été déposés dans les trois secteurs de la fonction publique. Quant au secteur privé, les appels à préparer la grève générale reconductible se multiplient. L’occasion de rappeler à nouveau le cadre juridique et pratique du droit de grève : lire ici