Articles avec le tag ‘lycéens’

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Loi travail : le combat continue ! Grèves et manifestations les 12, 14, 20 et 28 avril…

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations des 5 et 9 avril 2016, le gouvernement – relayé par de nombreux médias – insinue que la mobilisation contre la loi Travail est en baisse, notamment depuis le 31 mars (date à laquelle plus d’un million de personnes était descendu dans la rue). Mais la comptabilité gouvernementale est malhonnête. Car on ne peut pas comparer une journée comme celle du 31 mars (pour laquelle toutes les organisations syndicales opposées à la loi Travail avaient lancé un appel clair et interprofessionnel à la grève) et une journée comme celle du 5 avril, impulsée par les organisations étudiantes et lycéennes (qui plus est en période de vacances scolaires pour 7 académies sur 12) et que les syndicats de salarié-e-s appelaient seulement à soutenir. On ne peut pas non plus comparer la journée du 31 mars à celle du 9 avril. Dans un mouvement social lié au travail, si des manifestations organisées un samedi après-midi peuvent être intéressantes pour faire descendre dans la rue des personnes qui n’y descendraient pas autrement, la mobilisation est rarement massive ce jour-là.

Ces précisions étant faites, on s’aperçoit que les manifestations des 5 et 9 avril sont loin d’avoir été des échecs. Au contraire, elles sont la preuve que depuis le 9 mars le mouvement contre la loi Travail s’inscrit dans la durée. De plus, la mobilisation s’élargit grâce à des initiatives comme “Nuit debout” (qui font se rencontrer des gens d’horizons divers dans le cadre de la convergence des luttes). Plus généralement, le projet de loi El Khomri et sa destruction du code du travail est désormais le catalyseur de toutes les colères sociales accumulées ces dernières années : stagnation et/ou baisse des salaires, chômage de masse, destruction des services publics, attaques contre la sécurité sociale et les retraites, délabrement des logements sociaux délabrés, sans oublier la chasse aux chômeurs/euses avec l’actuelle négociation de la convention de l’assurance-chômage ! Cette loi Travail n’est d’ailleurs que la suite de lois profondément anti-sociales telles que la loi Macron, le CICE ou l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Daffiche-cnt-npdcp-greve-28-04-2016-contre-loi-travailans ce contexte de développement de la contestation, la CNT insiste sur la nécessité de faire converger les revendications de tous les secteurs afin de construire un mouvement de grève interprofessionnel à même de mettre en échec cette politique dictée par le patronat qui met un pièces l’ensemble des acquis historiques de la classe populaire.

D’autre part, comme nous l’a montré l’échec de nombreux mouvements sociaux passés, la stratégie des journées de mobilisation ponctuelles ne suffira pas. Au-delà des 12, 14, 20 et 28 avril prochains (journées de lutte auxquelles la CNT appelle), c’est dans une perspective de construction de la grève générale reconductible qu’il nous faut désormais inscrire le mouvement social.

Prochains RDV à l’appel de la coordination nationale étudiante : mardi 12, jeudi 14 et mercredi 20 avril

Prochaine grande grève générale interpro public/privé : jeudi 28 avril

affichette-greve-generale-28-avril-2016> Rappels sur le droit de grève
> Vidéo et textes de décryptage de la loi Travail
> Affiche « Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail »
> Tract pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Autre affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille

Manifs du 9 mars contre la loi sur le travail : ce n’est qu’un début, continuons le combat !

mercredi 9 mars 2016

manif-9mars2016-lille-etudiants-contre-loi-travailPrès de 20 000 personnes ont manifesté le 9 mars 2016 dans le Nord Pas-de-Calais contre le projet de loi sur le Travail. Les premiers à sortir dans la rue furent les lycéens de Cambrai (une centaine de manifestants), puis ceux des lycées Pasteur et Faidherbe à Lille (dont les portes ont été bloquées un moment par plusieurs dizaines de grévistes). Ensuite, tout au long de la journée, des manifestations interprofessionnelles ont eu lieu à Valenciennes (2 500 personnes), Arras (300), Boulogne-sur-Mer (700), Calais (500), Dunkerque (350) et Lille (15 000). Ce n’est qu’un début, continuons le combat !

Prochain rendez-vous interprofessionnel et régional : vendredi 11 mars à Douai (10h, place d’Armes) pour une manifestation unitaire contre le projet de loi El Khomri mais aussi contre la répression anti-syndicale & anti-sociale à l’œuvre à Goodyear, à Air France, à Calais, à Notre-Dames-des-Landes, dans les quartiers populaires, etc.

D’autre part, une AG de lutte contre la loi Travail a été créée sur Lille. Elle regroupe des salarié-es, des chômeurs-es, des étudiant-es et des lycéen-nes. Prochaine réunion : samedi 12 mars à 17h30 à l’Insoumise (10 rue d’Arras à Lille).

Enfin, plusieurs composantes du mouvement étudiant et lycéen appellent la jeunesse à se mobiliser le jeudi 17 mars (à Dunkerque, rendez-vous à 9h devant la gare et à Lille, rendez-vous à 14h place de la République). Pour préparer cette journée, des assemblées générales sont prévues dans les facs : jeudi 10 mars à Lille 1, mercredi 16 mars à Lille 3, etc. La question du blocage des universités sera mise à l’ordre du jour de ces AG (pour en savoir plus, voir la page fb des étudiants lillois contre la loi Travail). Mais la journée du 17 mars ne sera pas seulement celle de la jeunesse. Plusieurs syndicats de salarié-e-s appellent en effet à cesser le travail ce jour-là. De manière plus générale, des préavis de grève couvrant la période du 17 au 31 mars ont été déposés dans les trois secteurs de la fonction publique. Quant au secteur privé, les appels à préparer la grève générale reconductible se multiplient. L’occasion de rappeler à nouveau le cadre juridique et pratique du droit de grève : lire ici
 

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Loi El Khomri : l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à la mobilisation générale !

dimanche 28 février 2016

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Réunie en congrès le 27 février 2016, l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à soutenir toutes les initiatives qui ont d’ores et déjà été annoncées pour le retrait du projet de loi El Khomri (rassemblement du mercredi 9 mars à partir de 13h sur la place de la République à Lille + manifestation du vendredi 11 mars à 10h sur la place d’Armes à Douai) ainsi que celles qui seront prises dans les jours et semaines à venir.

Qui est concerné ?

Le projet de loi El Khomri ne concerne pas que les salarié-e-s du secteur privé. Il concerne aussi les personnes à la recherche d’un emploi ainsi que les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s dont l’avenir professionnel va s’assombrir encore davantage si la loi est votée. Enfin, les salariés du secteur public sont également concernés. En effet, si les fonctionnaires ne sont pas régis par le Code du travail, leur statut n’en est pas complètement déconnecté. Par conséquent, toute dégradation des droits des salariés du secteur privé finira par avoir une incidence sur le statut des fonctionnaires (déjà régulièrement remis en question par ailleurs). À ce sujet, voir le tract de la CNT éducation intitulé « Salarié-e-s de l’Éducation nationale, pourquoi être en grève le 9 mars ? ». Voir aussi la lutte menée depuis quelques mois par les agents du Conseil départemental du Nord concernant leur temps de travail, leur primes et la restructuration des services (dans les faits, quelque chose d’assez voisin de la loi El Khomri : suppression de 9,5 jours de congés, suppressions de postes, primes au mérite, contrôle des agents, remise à l’ordre du jour des sanctions, pouvoir accru à l’encadrement, etc.).

Quel type de mobilisation pour espérer faire reculer le gouvernement ?

En termes de mobilisation, les choses sont claires pour la CNT. Il s’agit de construire les conditions d’une grève générale reconductible capable de bloquer massivement et durablement l’économie du pays pour instaurer un rapport de force face au gouvernement et pour frapper au porte-monnaie les commanditaires et futurs bénéficiaires de la loi El Khomri (les patrons et les actionnaires). Afin de parvenir à cet objectif, il faudra bien plus qu’une ou plusieurs journées d’action et bien plus qu’une pétition (même s’il est important de la signer ; voir le lien ci-dessous). Il va falloir multiplier les appels à cesser le travail et à manifester. Il va falloir aussi coordonner les différents secteurs en lutte. Car une véritable grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton. C’est un processus qui fonctionne sur le principe de l’exemplarité et de la contagion. Tout le monde ne rentre pas dans la danse en mgreve-generale-avec-chat-cntême temps. Mais, à chaque fois qu’un secteur, une entreprise ou un établissement se lance, que la durée du mouvement de grève dépasse 24 heures et qu’une caisse de soutien destinée à aider les grévistes les plus démunis financièrement est mise en place, l’exemple donne aux autres l’envie d’en faire autant. En faisant tâche d’huile (on appelle ça aussi l’effet boule de neige), le mouvement s’étend et s’amplifie.

> Pétition Loi travail, non merci !
> Clip vidéo confédéral de la CNT
> Tract et argumentaire confédéraux de la CNT
> Quelques rappels importants sur le droit de grève
> Affiches de la CNT 59/62 contre le projet de loi et communiqué confédéral du 25 février

Droit du travail : position de la CNT face au projet de loi El Khomri… et appels à la grève !

jeudi 25 février 2016

affiche-cnt-nord-pdc-loi-el-khomriCommuniqué confédéral CNT du 25 février 2016 :

Ton droit du travail vaut bien une grève générale !

Le gouvernement vient de divulguer son projet de loi sur la négociation collective, le travail et l’emploi. Ce projet est une véritable contre-révolution libérale qui vise à détruire l’ensemble des protections collectives des salarié-e-s. Tout y passe : protection contre les licenciements, temps de travail et heures supplémentaires, médecine du travail, amplitudes horaires identiques pour les mineurs [ou : « amplitudes horaires même pour les mineurs », selon le sens], plafonnement des indemnités prud’homales… et instauration de référendums d’entreprise qui permettront aux patrons de contourner les syndicats en mettant directement le pistolet sur la tempe des salarié.e.s. C’est un vrai catalogue du MEDEF, un cahier revendicatif en bonne et due forme transposé en texte de loi par un gouvernement vassal.

Après avoir annoncé ces mesures sur un ton hautain et autoritaire, menaçant immédiatement d’user du 49.3, le gouvernement s’est voulu rassurant ce lundi, lors de la visite de Manuel Valls, de Myriam El Khomri et d’un autre misérable tartuffe à Mulhouse. Une visite pleine de mépris lorsqu’un délégué CGT a remis une pétition s’opposant à cette contre-réforme de plus de 400 000 signatures (en cinq jours !), pétition initiée par des syndicalistes que l’on ne peut pourtant qualifier de révolutionnaires, certains étant même proches du PS.

Ce gouvernement cherche clairement l’affrontement avec les classes populaires et cette destruction du code du travail, couplée à celle de l’assurance chômage restreignant les droits des chômeuses et des chômeurs, ne reflète rien d’autre que la volonté de libéraliser totalement le marché du travail. Après la loi Macron, et toutes les mesures d’exonération de cotisations sociales dont le patronat a usé et abusé pour augmenter ses bénéfices, après les terribles réformes sur les retraites qui se sont enchaînées, après la destruction systématique de tous les services publics, sans qu’une réaction d’envergure ne se fasse jour, il fallait bien que le coup fatal arrive : en finir avec les restrictions collectives et individuelles aux licenciements, en finir avec toute forme de protection des salarié-e-s.

La propagande est toujours la même. Le cadre légal serait trop lourd et désuet pour faire face à la mondialisation capitaliste, ce qui empêcherait la croissance et donc l’emploi. C’est une aberration totale quand on sait que le pays est le deuxième au monde en termes de productivité. Car c’est bien le Code du Travail  qui a permis de donner aux travaillleur.se.s des garanties sur leur temps de travail, leur santé, leur protection sociale et la relative durabilité de leurs emplois. C’est bien bien le Code du Travail qui a permis aux salariés de faire face au rapport inégal qu’ils entretiennent avec le patronat du fait du lien de subordination inhérent à toute relation salariale. Ce n’est donc pas au nom de l’emploi et de la compétitivité, mais bien pour son propre profit que le MEDEF, aidé par ce gouvernement aux ordres, veut tout reprendre sous couvert d’une crise économique dont ils sont les seuls responsables. Ils veulent le beurre et l’argent du beurre !

De plus, cette réforme touche l’ensemble de la réglementation du travail au prétexte d’alléger et de simplifier sa lecture qui, selon nos dirigeants, serait trop complexe actuellement. Une fois de plus, cela va en sens unique, tandis que l’accès aux droits des chômeurs et des chômeuses relève du parcours du combattant !

Selon le Premier Sinistre, « nous sommes au XXIe siècle, pas au XIXe ». Très bien. Si c’est le cas, qu’il cesse de vouloir nous y ramener en donnant tous les droits au patronat qui n’en demandait pas tant.

Il y a plus grave encore. Cette réforme, tout comme celles portant sur la Constitution et la loi pénale, se fait alors que nous sommes sous état d’urgence et que la répression frappe l’ensemble des militant-e-s syndicaux, allant même jusqu’à la prison. Comment ne pas penser dès lors que ce gouvernement joue au pompier pyromane, alors que le FN se tient en embuscade, éructant déjà des saillies sur cette réforme et dénonçant l’usage éventuel de l’article 49.3 qu’il ne renierait pourtant pas si on lit bien son programme ? Comment ne pas penser que ce gouvernement de sociaux-traîtres (à défaut de socialistes) s’est donné les armes pour museler toute contestation sociale, qui ne pourra qu’arriver à la vue de cette politique d’austérité sans précédent ?

Pour la CNT, les choses sont claires. Le rôle du syndicalisme n’est pas d’écrire avec le gouvernement la pire opération de destruction des acquis sociaux de l’Histoire, il consiste à s’inscrire dans un rapport de force, celui de la lutte des classes, qui permettra d’imposer au gouvernement l’abandon total et définitif de l’ensemble des dispositions scélérates qui constituent ce projet de loi. Pour nous, comme pour les générations futures, celles de nos enfants, rien n’est impossible : il est nécessaire de faire front pour faire reculer la loi du Capital !

Il appartient désormais à toutes celles et à tous ceux qui sont conscient-e-s de ce terrible enjeu pour les classes populaires d’informer partout les travailleurs et travailleuses de la perversité d’une telle réforme, de multiplier les réunions publiques et les assemblées générales ainsi que les débrayages affiche-cnt-nord-pdc-bras-croises-tous-en-greve-version-encadreedans tous les secteurs d’activité, de coordonner les initiatives unitaires et de participer à toutes celles qui verront le jour pour mettre en échec ce projet en développant grèves, occupations et blocages. Bref, il appartient dorénavant à chacun.e de se mobiliser, sur tous les terrains, pour gagner le retrait de cette réforme ignoble. Car assurément, le code du travail vaut bien une grève générale !

> Télécharger ce communiqué au format PDF
> Mise en exergue de quelques éléments du projet + lien vers la pétition Loi travail, non merci !
> Affiche de la CNT 59/62 « Grève générale contre la loi Travail » (format PDF)
> Affiche de la CNT 59/62 contre la loi El khomri (format PDF)
> Affiche « Toutes et tous en grève ! » (format PDF)

Vers une grève générale reconductible ?

En raison de l’accord de plusieurs organisations avec certaines dispositions du projet de loi, l’intersyndicale nationale du 23 février a accouché d’une souris en termes de mobilisation. Du coup, sous la pression de sa base, la direction confédérale de la CGT a décidé d’appeler unilatéralement à une « journée d’action » le jeudi 31 mars, date à partir de laquelle le projet de loi commencera à être débattu à l’Assemblée nationale.

Mais, trouvant ce rendez-vous trop lointain et trop timide (une « journée d’action » au lieu d’un appel à la grève générale), diverses composantes du mouvement syndical ont aussitôt annoncé leur intention d’appeler à cesser le travail, à se rassembler et à manifester dès le mercredi 9 mars, date à laquelle le projet de loi sera présenté au conseil des ministres.

Depuis le 24 février, des appels similaires fleurissent sur les réseaux sociaux. À ce jour, l’un d’entre eux a déjà recueilli l’adhésion de 21 000 personnes. Cet appel « citoyen et militant » (comme il se présente) prône « la convergence des luttes des salariés, des chômeurs, des retraités et des jeunes contre la loi Gattaz-Hollande-Valls-Macron-El Khomri et toutes les régressions sociales, avec ou sans les directions syndicales ». « Le 9 mars […], précise-t-il, on ira défendre notre peau. Le 10 on remet ça (avec les retraités qui ont déjà prévu de manifester) et les jours suivants jusqu’au retrait total de ce projet de loi ! ». Pour en savoir plus : 9/03 – grève générale pour le retrait de la loi “travail”

affiche-cnt-nord-pdc-bras-croises-greve-illimitee-version-encadreeÀ Lille, un « rassemblement citoyen pour exiger le retrait du projet de loi » est annoncé pour le 9 mars à 13h place de la République. À 14h, même jour et même endroit, plusieurs organisations syndicales, associatives et politiques de la jeunesse appellent à se rassembler.

D’autre part, vendredi 11 mars, l’UL-CGT de Douaisis appelle toutes les structures progressistes de la région Nord Pas-de-Calais à s’associer à la manif qu’elle organise à Douai (10h, place d’Armes) dans le cadre de la lutte contre le projet de loi El Khomri mais aussi contre la répression anti-syndicale et anti-sociale à l’œuvre à Goodyear, à Air France, lors de la COP 21, à Calais, à Notre-Dames-des-Landes, dans les quartiers populaires, etc.

Concernant cette mobilisation des 9 & 11 mars (et au-delà), voir le clip vidéo de la CNT 59/62.

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Vidéo du rassemblement et de la manif du 9 avril 2015 à Lille

samedi 11 avril 2015

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Communiqué confédéral de la CNT
suite à la mobilisation du 9 avril :

Contre l’austérité, le capitalisme et ses sbires, amplifions la riposte !

Avec plus de 300 000 manifestants en France, la journée d’action contre l’austérité et la loi Macron de ce jeudi 9 avril est l’une des plus grosses mobilisations syndicales depuis l’accession de François Hollande au pouvoir, preuve que de plus en plus de la colère des travailleur-se-s gronde face à une situation économique, sociale et politique dramatique.

La CNT a contribué à cette journée en préparant la grève depuis des semaines et a activement participé à l’amplification des rassemblements et manifestations dans de très nombreuses localités, les initiant parfois, là où les appareils syndicaux avaient fait le choix de ne pas proposer de perspective dans la rue. Les cortèges de la CNT ont ainsi été visibles à Paris mais aussi dans toutes les villes de France où ses syndicats sont implantés.

De plus, il est à remarquer que dans de nombreuses manifestations, des revendications locales (luttes contre les licenciements, pour les salaires et l’amélioration des conditions de travail, pour des moyens à la hauteur des besoins dans les services publics…) se sont greffées aux revendications interprofessionnelles contre l’austérité et la loi Macron, esquissant une convergence des luttes nécessaire à leurs succès.

Cette journée de grève et de manifestations est loin d’être suffisante et ne peut constituer une fin en soi. Si elle est un point d’appui de la construction d’une mobilisation sociale d’ampleur, une suite à la mobilisation du 9 avril doit voir le jour au plus vite afin que l’espoir qu’elle suscite aujourd’hui chez les travailleur-s-se se transforme demain en victoires. Pour cela, il est nécessaire que la lutte se construise à la base et que l’ensemble des travailleur-s-e et des équipes syndicales combatives développent les initiatives locales, alors que la priorité accordée par les bureaucraties syndicales à la manifestation parisienne a exclu de fait une grande partie des travailleur-se-s. Cette stratégie malheureuse aura permis à des médias déjà peu enclins à donner sa vraie place au mouvement social l’occasion de n’analyser cette journée que comme une démonstration de force de la CGT et FO. Exit du débat les vraies raisons de la présence de centaines de milliers de travailleurs dans les rues et des multiples conflits sociaux dans tous les secteurs d’activité.

Alors que le patronat a à sa disposition un gouvernement disposé à accéder à ses rêves les plus fous – casse du code du travail, destruction des droits syndicaux – la CNT continuera, et cela sans attendre le 1er mai, à construire la grève générale reconductible, seule riposte viable face à l’austérité et aux lois anti-sociales qui se succèdent !

Plus largement, il est urgent de bâtir une alternative autogestionnaire et émancipatrice pour les classes populaires. Un projet de société révolutionnaire et anticapitaliste qui se construit au-delà du calendrier dicté par les échéances électorales et le bon vouloir des directions syndicales !

Le 17 mars, bloquons Douai pour dire non à la loi Macron et à l’austérité !

samedi 7 mars 2015

manifestation-17-mars-2015-DouaiL’assemblée générale des syndicats CGT du douaisis appelle à une manifestation unitaire le mardi 17 mars 2015 à Douai (59). Extrait du tract d’appel : « La loi du millionnaire Macron c’est la sécurisation juridique pour les patrons voyous, l’incitation aux licenciements, l’allongement du temps de travail, la pénibilité du travail de nuit non reconnue, les prud’hommes, l’inspection du travail et la médecine du travail balayées, la privatisation de tous les services publics, etc. Une loi du 19ème siècle, une loi de classe !!! La loi Macron est le complément du CICE, du pacte d’austérité et de la loi de sécurisation (ANI). Elle porte en elle un projet de société qui réduit le salarié à sa force de travail, qui doit être exploitable au gré des employeurs et des marchés. Nous appelons à l’unité la plus large pour battre ce texte et exiger son retrait le 17 mars à 10h place du Barlet à Douai ».

Les syndicats lycéens et étudiants SGL, UNL, UNEF et SUD ont décidé de s’associer à cet appel. Extrait de leur communiqué commun : « Nous sommes dans une optique de convergence des luttes ! Le combat mené pour un retour à la gratuité des transports en commun pour les lycéens, n’est pas fini. Les dernières annonces du gouvernement ne vont pas du tout dans notre sens ! Oublions la « priorité jeunesse », aujourd’hui c’est le MEDEF la priorité du PS. Avec la loi Macron, le droit des patrons prime sur ceux des salariés ! Le travail du dimanche n’est en rien bénéfique pour la jeunesse : dans un monde idéal, les étudiants révisent le dimanche, ils ne travaillent pas ! Il ne faut pas oublier que si les étudiants travaillent, c’est pour financer leurs études car celles – ci ont des coûts exorbitants ! Et justement, on continu de casser l’école publique : les classes prépas (CPGE) seront payantes l’année prochaine car les étudiants ont l’obligation d’inscriptions en fac : on passe donc d’un droit gratuit à une obligation payante (184 €) ! Et la loi Macron, avec sa destruction de la défense des salariés, on en parle ? En tout cas pas dans le débat public ! L’austérité est donc de mise au PS, pourtant la jeunesse n’est en rien responsable de la crise ! Nous refusons de payer la crise ! L’austérité est nocive à l’éducation ! Nous appelons donc à la plus grande mobilisation des lycéens et des étudiants le 17 mars dans le douaisis et annonçons déjà 4 lycées appelant au blocage : Corot, Labbé, Châtelet et Rabelais ! ».

L’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
apporte son soutien à tous les mouvements sociaux unitaires,
notamment lorsqu’ils sont à l’initiative de la base.

Elle appelle donc ses sympathisant-e-s du douaisis
(qu’ils/elles soient salarié-e-s, retraité-e-s, sans emplois, étudiant-e-s ou lycéen-ne-s)
à contribuer au succès de cette manifestation du 17 mars.

 
Mise à jour du 19 mars 2015 :

1) Communiqué des communistes libertaires de la CGT suite à cette manif du 17 mars :
Douai en état de siège !

2) Contre contre la loi Macron et les politiques d’austérité :
Grève générale et rassemblement régional le 9 avril à Lille

Sur le front des luttes à Lille…

mercredi 20 octobre 2010

Depuis le début du mouvement (et dans l’unité à la base), des militant.e.s CNT de Lille participent tous les jours à de nombreuses actions et AG. Exemples…

Mardi 19 octobre

Le matin, blocage du CRT (Centre Régional de Transport) de Lesquin avec la CGT, SUD et la CFDT, puis AG des cheminots et des territoriaux où la CNT est applaudie pour son investissement depuis le début dans toutes les actions.

L’après midi, bonne manif avec un cortège CNT très vivant, deux banderoles et celle d’un collectif « chômeurs-précaires » en train de se remonter sur Lille.

Le soir, AG des personnels de l’Éducation en lutte appelée par la CGT, SUD et la CNT.

Mercredi 20 octobre

Le matin, blocage d’un rond-point à l’entrée du MIN (Marché d’Intérêt National) de Lomme. La zone commerciale et la zone industrielle avoisinantes ont été paralysées (on a touché au portefeuille des patrons !).  Parallèlement, l’UL-CGT de Lille a fait un blocage d’Auchan Villeneuve d’Ascq, puis une action sur le chantier du “Grand stade”.

Le midi, AG à l’université de Lille 3.

L’après-midi, rassemblement CGT-CNT-SUD à l’entrée d’Euralille et du magasin « Carrefour ». Le rassemblement a été rejoint par les étudiant.e.s de la fac de Lille 3 en lutte.

Jeudi 21 octobre

Le matin, action prévue avec SUD et la CGT.

Le midi, AG des travailleurs territoriaux avec SUD et la CGT (rendez-vous à 12h à la “salle sous le beffroi”).

L’après-midi, manifestation des lycéenEs, étudiant.e.s, privé.e.s d’emploi, retraité.e.s et salarié.e.s en grève (rendez-vous à 14h30, porte de Paris).

[retraites] communiqué confédéral de la CNT et infos de la mobilisation dans la région au 15/10/2010

vendredi 15 octobre 2010

1 – Communiqué confédéral CNT du 15 octobre 2010 :

Arrêtons de tourner autour du pot ! Pour gagner, c’est maintenant !

2 – Quelques infos sur mouvement dans la région au 15 octobre 2010 (liste non exhaustive) :

– Lille : Nouveau rassemblement des territoriaux SUD et CGT devant la mairie de Lille à 7h30. L’AG des cheminots a reconduit la grève jusque lundi. A l’initiative de SUD et de la CNT, une nouvelle réunion intersyndicale de l’éducation s’est réunie en fin d’après-midi ; une représentant de la CGT était présente ; une AG éducation (ouverte aux autres secteurs) est prévue mardi 19 octobre vers 18h / 18h30 à la Bourse du travail (salle Delory), rue Jeanne d’Arc à Lille


– Avion : L’AG (150 à 200 personnes) à l’initiative des territoriaux mais élargie (CGT, FO, SUD) a décidé d’une unité d’action. Constitution d’une IS interpro avec AG tous les soirs à 16h30 devant le buffet de la gare de Lens. 8 lycées mobilisés dans le bassin minier. 2000 lycéens ont manifesté à Lens. L’AG interpro a appelé à la manifestation lycéenne organisée aujourd’hui à Lens, à des actions de blocage et à la manifestation de samedi à 10h à Lens, place du Cantin.

– Nieppe : L’intersyndicale (CGT-SUD) de l’usine Delacre a décidé d’un débrayage de 2 heures. L’AG a décidé de soutenir les camarades cheminots et du secteur chimique en grève et de rejoindre les lycéens en manifestation à Armentières.

– Dunkerque : Assemblée générale à l’appel de l’intersyndicale de la Communauté Urbaine de Dunkerque. Blocage du dépôt de bus urbains (il semblerait qu’un nouveau préavis reconductible soit déposé). Manifestation samedi 15h place Jean Bart.

– Valenciennois : Chez Alsthom, les salariés ont bloqué vingt minutes le pont de l’autoroute A23. Ils ont continué l’après-midi en rejoignant les employés grévistes de la mairie de Raismes (dont tous les bureaux étaient fermés). Bombardier a débrayé une heure en fin de poste. LME, aussi. Faurecia-Sevelnord a organisé un rassemblement pour décider quelle suite donner au mouvement. PSA pourrait suivre à partir de demain.

– Douaisis : Chez Saint-Gobain à Aniche, les salariés ont voté un arrêt de travail reconductible d’une heure. Même chose à l’Imprimerie Nationale où le personnel a voté un arrêt de travail reconductible. À la centrale d’Hornaing, un préavis de grève reconductible a été voté mercredi à l’occasion de l’assemblée générale. Une nouvelle AG a eu lieu aujourd’hui et un durcissement est à prévoir dans les prochains jours.

– Gravelines : L’intersyndicale CGT-FO-CFDT de la centrale nucléaire a appelé à une heure de débrayage quotidien entre 8 et 9h jusqu’à demain.

– Boulogne sur Mer : L’AG des cheminots a reconduit la grève jusqu’à samedi. Prochaine AG samedi à 9h. De nouveaux blocages sont prévus par l’intersyndicale et les lycéens. AG à 14h30 à la Bourse du travail.

– Villeneuve d’Ascq : Chez Météo France, la grève est reconduite sur le site local. Les autres sites participent en cotisant à une caisse de grève.

– Secteur des banques : L’intersyndicale du Crédit Mutuel Nord-Europe (CGT, FO, SUD et UNSA) appelle les salariés à rejoindre les manifestations du 16 octobre et à débattre des suites à donner au mouvement.

– Lycéens : Entre 9 et 10.000 manifestants sur la région. Lille, Tourcoing, Villeneuve-d’Ascq, Gondecourt, Armentières, Étaples, Montreuil, Wattrelos, Caudry, Boulogne, Calais, Dunkerque, Douai, Somain. Quelques établissements bloqués, comme Queneau à Villeneuve-d’Ascq où une trentaine d’élèves ont placé des barrières dès 7 h 30. Marguerite-de-Flandre à Gondecourt  a été décrété « lycée mort » pour deux jours. À  Lillers, la sucrerie a été paralysée une heure et demie par 200 lycéens venus de Bruay-La Buissière.

[retraites] état de la mobilisation dans la région au 14/10/2010

jeudi 14 octobre 2010

Lille :

Les cheminots ont reconduit le mouvement et occupé les voies de la gare de Lille-Flandres.

A l’appel de SUD et de la CNT, plusieurs lycées et collèges de la métropole sont touchés partiellement par une grève reconductible depuis mercredi (réunion demain à 16h30 pour décider de la suite du mouvement). A Villeneuve d’Ascq, 25 à 45 % des personnels du lycée Quenau sont en grève reconductible depuis mercredi à l’appel notamment de la section locale du SNES.

Près d’un millier d’étudiants, de personnels de l’éducation et d’autres secteurs en grève ont défilé dans les rues de Lille cet après-midi.

Une centaine de personnes se sont rassemblés ce matin devant la Mairie de Lille, à l’appel des agents territoriaux (SUD et CGT) de la Mairie de Lille et du Conseil général pour une distribution de tract et un blocage symbolique de l’entrée de La Mairie. Pendant le blocage des manifestants, la Police Municipale présente devant les portes de la Mairie a perdu son sang-froid et a gazé des manifestants.

AU CHR, du côté de l’hôpital Claude-Huriez, une grève reconductible d’une heure par jour est suivie par 25 % des salariés (40 % sans les assignations).

Des lycéens ont bloqué partiellement les lycées Faidherbe et Montebello. Blocage également du lycée Quenau de V. d’Ascq par les lycéens.

Un rassemblement a été organisé à Lille à 18h, place de la République, à l’appel du collectif de la métropole lilloise pour la grève générale (rassemblement prévu chaque soir jusqu’à vendredi inclus).

Dunkerque :

Les cheminots ont reconduit la grève. Action interpro de blocage en gare. Assemblée générale le vendredi 15 à 9h à l’appel de l’intersyndicale de la Communauté Urbaine de Dunkerque. Manifestation samedi 15h place Jean Bart.

Béthune :

600 lycéens ont pris d’assaut la voie rapide dès 8h30. Manifestations et perturbations également à Arras, Estaires, Seclin ou Boulogne-sur-Mer, avec des pneus brûlés devant le lycée Branly.

Valenciennes :

Envahissement de la chambre du commerce et de l’industrie par des militants CGT, Solidaires, FSU…  Chez ALSTOM Petite Forêt, les salariés ont reconduit la grève et après ouverture des portes de l’usine ont bloqué pendant plus d’une heure le rond point de la zone commercial de Petite-Forêt. AG interpro en gare de Valenciennes : 12 entreprises du privé réunies en AG ont décidé d’appeler à la reconduction du mouvement.

Boulogne s/ mer :

Opération escargot sur l’A16 vers 11h au départ de Wimille en direction de Calais. Des cheminots ont occupé les quais de la gare de Boulogne-Ville, très tôt le matin. Blocage interprofessionnel des trains en gare et blocage d’un rond-point par des lycéens.

Arras :

4000 lycéens ont défilé dans les rues d’Arras. Distribution de tracts par une vingtaine de syndicalistes de FO Transports au péage de Fresnes-lès-Montauban. Entre 12 h et 14 h, dans le sens Paris – Lille, une opération escargot s’est organisée jusqu’à l’aire de Phalempin. 4 gros lycées d’Arras quasi vides. AG étudiant-e-s demain à la fac d’Arras à 12h30.

[retraites] tract et AG du collectif unitaire lillois pour la grève générale

dimanche 10 octobre 2010

Version imprimable du tract (format pdf) : cliquer ici.

Affiche du collectif (format pdf) : cliquer ici.

Quelques rappels sur le droit de grève :