Articles avec le tag ‘Lycée’

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Éducation : les mutations, une lutte collective !

mardi 25 novembre 2014

carte-academiesBeaucoup de collègues s’intéressent en ce moment à la question des mutations. Chaque année, entre fin novembre et les premières semaines de décembre, les serveurs informatiques sont en effet ouverts pour formuler les vœux.

Le casse-tête des mut’

Le casse-tête administratif n’est jamais simple : calcul des points, prise en compte de la situation familiale, pari sur le nombre de points nécessaire, classement dans la procédure d’extension des académies… Et dans cette équation aux multiples variables, il est impératif d’appréhender l’impact des politiques ministérielles successives. En effet, les règles du jeu évoluent au fil des ans, rendant impossible une stratégie de mobilité professionnelle à long ou moyen terme. Sous couvert d’adaptation aux besoins des académies, le nombre de points correspondant à des situations particulières change régulièrement dans le temps et en fonction des académies d’accueil. Par exemple, jusqu’en 2005, 6 ans d’ancienneté au sein d’un établissement classé sensible entraînait une bonification de 600 point alors qu’à partir de 2005, il faut attendre 8 ans dans un établissement APV (affectation à caractère prioritaire justifiant une valorisation) pour bénéficier de 400 points. De même, dans le cadre du mouvement intra-académique, l’académie de Rennes compte 200 points pour avoir été TZR pendant 8 ans alors que l’académie de Lyon n’en compte que 120. Si ces éléments ne sont pas négligeables, ils interviennent à la marge. Mais deux décisions ont grandement modifié nos droits à la mobilité.

(suite…)

Roubaix : mobilisation contre le proviseur du lycée Jean Rostand

dimanche 23 novembre 2014

enfant ardoiseDepuis le début du mois de septembre 2014 à Roubaix, les personnels, l’intersyndicale SUD-SNES-UNSA et l’association de parents d’élèves du lycée Jean Rostand demandent le départ du proviseur de cet établissement (également principal du collège du même nom et proviseur du lycée Van der Meersch). Lui sont notamment reprochés : l’attribution de sept emplois à des personnes de son entourage familial, la rupture d’égalité pour l’accès à certaines formations, des courriers diffamatoires, l’agressivité envers certains membres du personnel, des manquements dans la gestion financière et le pilotage de l’ensemble scolaire.

Après trois jours de grève à la rentrée et deux audiences au rectorat, la mobilisation a permis l’ouverture d’une enquête administrative. Le 17 octobre, un conseil d’administration extraordinaire du lycée – réuni à la demande du recteur – a rendu public les conclusions et préconisations de l’enquête. Les enquêteurs ont reconnu les fautes du proviseur mais rien n’a été précisé quant à des sanctions éventuelles. D’autre part, de nombreuses questions sont restées sans réponse. Enfin, la gestion agressive des personnels et des parents d’élèves a été minimisée, voire occultée.

La soumission à l’arbitraire hiérarchique n’étant pas une fatalité, la lutte continue ! Dans ce cadre, à l’appel du collectif de mobilisation, une marche de protestation a eu lieu samedi 22 novembre après-midi, de la mairie de Roubaix jusqu’au lycée. Cette marche a rassemblé 80 personnes. Plusieurs militants de la CNT étaient présents pour témoigner de leur solidarité et diffuser un tract sur la maltraitance et l’omerta qui règnent au sein de l’Éducation nationale et un autre, plus général, sur le harcèlement au travail (à ce sujet, voir notre dossier).

Éducation : journée de grève du 10 février

samedi 5 février 2011

La CNT-FTE appelle tous les personnels de l’éducation à construire un mouvement de grève dur et combatif pour empêcher le gouvernement de casser nos conditions de travail et l’avenir de nos élèves.

Dans nos établissements, au quotidien, nous pouvons dresser le constat d’une dégradation sans précédent du service public d’éducation, qui va se poursuivre avec les options prises par le gouvernement.

Des réductions drastiques de postes (enseignants, personnels ATOS, vie scolaire) :
16.000 postes seront supprimés à l’Éducation nationale dans le cadre du budget de rigueur 2011, notamment : 8.967 postes d’enseignants dans les écoles primaires publiques, 4.800 postes d’enseignants de collèges et lycées publics, 600 postes au sein des personnels administratifs de l’Éducation nationale. Il faut y ajouter les milliers de personnels précaires (en particulier les CAE) remerciés à la fin de leurs contrats, un gigantesque plan social passé sous silence, sans compter sur la prime que les recteurs d’académie pourront encaisser à partir de la rentrée 2011, pour les inciter à supprimer des postes !

Dans le cadre de la loi sur la mobilité dans la fonction publique, un décret sur la réorientation professionnelle des fonctionnaires d’état a été publié au J.O. du 16 Novembre 2010. Avec ce décret, le licenciement est désormais possible.

Ajoutons à cela la scolarisation des élèves en situation de handicap qui est gravement remise en cause, l’éducation prioritaire en passe de devenir définitivement une éducation sécuritaire par la mise en place des dispositifs (E)CLAIR, les enseignants qui débutent leur carrière à temps plein sans aucune formation, le projet de transformation des écoles en EPEP avec un “super-directeur” et un conseil d’administration, le flicage et la chasse aux élèves sans papiers, aux élèves étrangers et aux militants, les primes aux recteurs et proviseurs qui participent à cette nouvelle gestion… Ils organisent la casse, organisons la lutte !

Les organisations syndicales dites représentatives ne semblent pas aujourd’hui en mesure de proposer une stratégie gagnante. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une seule grève de 24h pour contrer la politique désastreuse du gouvernement.

C’est nous qui travaillons, alors c’est nous qui décidons ! La CNT-FTE appelle à se saisir de la journée de grève du 10 février pour réaffirmer la nécessité de s’organiser en AG d’établissements, de secteurs, de villes, etc. pour déterminer collectivement une réponse à la hauteur des attaques que nous subissons.

Organisons-nous dès maintenant et préparons une grève dure et combative !

Fédération CNT des travailleuses/eurs de l’éducation (CNT-FTE)
http://cnt-f.org/fte/

Un élève menacé d’expulsion au lycée Baudelaire de Roubaix‏

lundi 17 mai 2010

Xavier T. en terminale au lycée Baudelaire est actuellement dans l’obligation de quitter le territoire avant le 19 mai.Il peut opposer un recours.
De nombreux enseignants ainsi que RESF soutiennent sa demande de régularisation et l’obtention d’un titre de séjour “vie privée et familiale”.

Nous vous invitons à vous rallier à cet appel en signant la pétition RESF en ligne.
http://www.educationsansfrontieres.org/article28962.html

Il vit actuellement auprès de sa famille dont il a été séparé de longues années. Faute de visa, ce n’est qu’en 2009 qu’il a pu rejoindre sa mère installée en France depuis 2002. Il a vécu isolé des siens durant 7 ans. Dans sa fratrie, il serait le seul à ne pas jouir de la nationalité française. Son beau-père français aurait engagé une procédure d’adoption afin d’accélérer sa naturalisation.
Il sera bientôt expulsable vers le Cameroun.

Si cela se produisait, il se trouverait durablement coupé de sa mère, son frère, sa sœur, ses oncles, tantes et cousins, sans perspectives et dans une situation extrêmement précaire.
Vous pouvez faire circuler cet appel si vous le souhaitez.

Le collectif de soutien.