Articles avec le tag ‘lutte des classes’

Le test du chat noir…

vendredi 3 février 2017

1. Quand des travailleuses et des travailleurs demandent 300 euros d’augmentation, vous pensez que :

A) Et puis quoi encore ? Ils voudraient peut-être que je leur donne les clefs de ma Rolls ?

B) Étant donnée la conjoncture actuelle, ce n’est pas possible. Mais on n’est pas vache… on vous file 57 centimes d’euro de prime de chaussures !

C) C’est bien le minimum… et des millions de salarié.es auraient tout intérêt à faire de même !

2. Quand vous apprenez qu’un capitaliste gagne plusieurs centaines de millions d’euros par mois, vous pensez :

A) Mais c’est normal ! La hiérarchie, c’est naturel… D’ailleurs, regardez mon fils, Charles-Henri. À 5 ans, il sait lire et écrire.

B) C’est choquant, grands dieux, c’est choquant ! Heureusement, nous avons porté le taux de l’impôt sur les grandes fortunes à 0,3 %.

C) Ce type là est un enfoiré comme tous ceux de son espèce.

3. Quand vous apprenez qu’un patron de choc a mis à la porte 76 grévistes, vous pensez :

A) Quelle classe, quel courage !

B) C’est bien triste. Mais enfin, nous, on n’y peut rien. C’est vrai quoi à la fin…

C) Si on occupe son usine et son siège social pour la ré-intégration de tous et de toutes, il y réfléchira à deux fois la prochaine fois.

4. Le syndicalisme incarné par la CNT, ça évoque pour vous :

A) Des ouvriers crasseux et sanguinaires manipulés par les gauchistes.

B) Un dysfonctionnement intempestif du tissu social. Non, ne prononcez pas le mot « grève » ! On est au 21ème siècle tout de même…

C) Ça nous change du réformisme bêlant, de la bureaucratie syndicale et des magouilles politiciennes.

5. Pour vous, la lutte des classes, c’est quoi ?

A) Ernest, faites quelque chose ! Charles-Henri vient de dire un gros mot !

B) Mais c’est fini tout ça, c’était bon en 1936 ou en 68 ! Aujourd’hui, la classe ouvrière n’existe plus. La preuve ? Je n’en fais pas partie…

C) Une réalité de chaque jour. Et en plus, on fait tout pour la gagner !

Résultats du test

Vous avez une majorité de réponses A

Vous êtes un membre du patronat ou un des ses laquais. Vous avez la carte de LR ou celle de l’UDI. Vous êtes de ceux qui dénoncent les grévistes et les harcèlent sans relâche.
Vous êtes du parti des exploiteurs, des crapules qui se nourrissent de la sueur des autres.
Franchement, faudra pas pleurer quand ça vous retombera sur la gueule…

Vous avez une majorité de réponses B

Vous êtes du genre timoré. Vous votez à gauche mais vous ne faites pas de politique.
Vous êtes partisan du dialogue social même quand on vous botte le cul.
Vous nous gonflez ; la classe ouvrière se fout de vos sermons !

Vous avez une majorité de réponses C

Vous en avez assez des patrons et des politicards qui nous exploitent et nous bernent. Vous avez envie de vous battre contre cette vermine, solidairement avec les autres salarié.es et en organisant démocratiquement votre lutte. Vous voulez d’un syndicat fait pour ses adhérent.es et par ses adhérent.es, pas d’une bureaucratie. Vous voulez vous battre pour tou.te.s et pas seulement pour la corporation des allumeurs de becs de gaz. Enfin, vous en avez assez de ce monde où une minorité de privilégiés vit sur le dos du plus grand nombre. Vous voulez une société gérée par tous et toutes, une société où chacun et chacune vit également du travail de tous et de toutes. Dans ce cas, nous avons beaucoup de choses à nous dire
et à faire ensemble. N’hésitez pas à nous contacter !

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« La Chanson de Craonne » censurée lors du centenaire de la bataille de la Somme

lundi 4 juillet 2016

pas-de-guerre-entre-les-peuple-pas-de-paix-entre-les-classesLe 1er juillet 2016 a eu lieu au cimetière militaire allemand de Fricourt (80) une cérémonie à l’occasion du centenaire de la bataille de la Somme, un épisode de la guerre 14-18 qui fit 443 070 morts en seulement 4 mois ½ de combats. La chorale de Poulainville (80) devait y interpréter La Chanson de Craonne, une œuvre interdite pendant la 1ère guerre mondiale à cause de ses paroles antimilitaristes et subversives incitant à la mutinerie. Plusieurs semaines auparavant, l’accord des autorités allemandes et françaises avait été donné à François Grandsir, le directeur de la chorale qui – afin de ménager certaines susceptibilités – avait décidé de n’interpréter que le premier couplet et le refrain de la chanson. Mais, la veille de la cérémonie, François Grandsir a reçu un courrier électronique lui annonçant sans aucune explication que l’État français ne voulait plus de cette chanson. Depuis, la Préfecture de la Somme essaye de faire croire que ce refus était lié à l’emploi du temps de Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’État aux anciens combattants. Un argument très étrange quand on sait que l’interprétation n’aurait duré que 2 minutes à peine !

PS : Cette censure par le gouvernement dit « socialiste » n’est pas nouvelle. C’est ainsi que le 11 novembre 2014 près d’Arras (62), lors de l’inauguration par François Hollande de « L’Anneau de la Mémoire » (un monument portant les noms des 579 606 soldats tués dans le Nord Pas-de-Calais pendant la 1ère guerre mondiale), le discours officiel d’une lycéenne lilloise avait été expurgé de son passage sur les « fusillés pour l’exemple ».

 

« La Chanson de Craonne » interprétée par Valérie Gonzalez :

À Valenciennes, le 25 février : manifestation de soutien aux salariés de Vallourec et rassemblement en solidarité avec un salarié de Bombarbier

dimanche 21 février 2016

vignette-cnt-nord-pdc-solidarite-ouvriereJeudi 25 février 2016 à Valenciennes, une manifestation est organisée en soutien aux salariés de l’entreprise Vallourec *. Salarié-e-s et habitant-e-s du Valenciennois se mobilisent. Au-delà de Vallourec, c’est le sentiment de voir tout le patrimoine industriel de la région se déliter qui révolte une part de plus en plus importante de la population. Contre la casse économique et sociale organisée au nom de la de rentabilité mais dont le but est en fait de permettre aux actionnaires de mieux se remplir les poches, RDV à 10h sur la place d’Armes.

* Vallourec est un fabriquant de tubes en acier. Le site de Saint-Saulve, près de Valenciennes, comprend une aciérie et une tuberie. Le 1er février, la direction de l’entreprise a annoncé son intention de fermer un laminoir et de supprimer 300 postes (sur les 900 que compte la tuberie). À plus ou moins brève échéance, cette mesure devrait entrainer la fermeture totale du site. Les dividendes perçus par les actionnaires de Vallourec sont pourtant au beau fixe. D’autre part, l’entreprise bénéficie d’aides importances de la part de l’État (CICE, allègements de charges divers et variés, apport de 500 millions d’euros au capital de l’entreprise via la Banque publique d’investissement et la Caisse des dépôts) et des collectivités territoriales (voir par exemple les 25 millions d’euros que la Région a consacré dernièrement à la réparation des friches Vallourec situées près de Valenciennes et Anzin).

 
Le même jour à 9h, les syndicats SUD du Valenciennois appellent à un rassemblement devant le tribunal des prud’hommes de Valenciennes (118 rue de Paris) pour soutenir Fabien, un salarié de l’entreprise Bombardier (site de Crespin) licencié abusivement. Après 30 années de travail, Fabien ne reçoit depuis 18 mois aucune aide ni même aucune indemnités d’allocation-chômage (pour cause de maladie). Alors que sa santé se dégrade chaque jour davantage, il vient d’entamer une grève de la faim. Fabien demande à être jugé équitablement par une instance devant laquelle il demandera sa réintégration dans l’entreprise. Petite précision : le DRH lui ayant signifié la décision de l’entreprise est membre de la juridiction prud’homale valenciennoise !

Cinéma : sortie nationale du film « Merci patron ! »

jeudi 4 février 2016

Merci-patron-avisJour2fête, Mille et une productions & Fakir présentent « Merci patron ! », un film documentaire satirique de 90 mn réalisé en 2015 par François Ruffin. Refusé par le CNC pour des raisons politiques, le film sera distribué dans les salles à partir du 24 février 2016 grâce au succès d’une campagne de financement participatif.

Synopsis :

David peut-il encore l’emporter contre Goliath ? Des pieds nickelés picards peuvent-ils faire tanguer la multinationale LVMH (premier groupe de luxe au monde) et effrayer son PDG, Bernard Arnault, l’homme le plus riche de France ? Jocelyne et Serge Klur fabriquaient des costumes Kenzo à Poix-du-Nord, près de Valenciennes. Mais, leur usine délocalisée en Pologne, ils se sont retrouvés au chômage, criblés de dettes : « On doit vivre avec 4 € par jour pour nous trois, c’est l’assistance sociale qui a calculé le budget ! ». Une intervention en assemblée générale des actionnaires suffira-t-elle à régler leurs soucis ? Du suspense, de l’émotion, de la rigolade et même de l’espionnage pour ce thriller social. Dans une France triste, dans une gauche minée, voici l’arme anti-morosité ! « L’Arnaque » en version lutte des classes ! Une farce menée par des ouvriers qui redonne de la joie, de la fierté et de l’espoir !

Bande-annonce :

Merci_Patron_affiche-du-filmProjections :

– Lille : au Métropole à partir du 24 février
– Calais : à L’Alhambra à partir du 24 février
– Dunkerque : au Studio 43 le 5 mars
– Boulogne-sur-Mer : au Stars à partir du 9 mars
– Villeneuve d’Ascq : au Méliès à partir du 23 mars

Antifascisme : tract de la CNT 59/62 face à l’extrême droite

vendredi 6 novembre 2015

Réalisé à partir d’un texte du syndicat CNT de la presse et des médias :

tract-cnt-contre-l-extreme-droite

> Télécharger ce tract au format PDF
> Lire notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

C’est la rentrée…

mardi 1 septembre 2015

apres-plage-rentree-lutte-des-classes