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Contre le fascisme et le capitalisme : la lutte des classes !

jeudi 11 mai 2017

Extrait du n° de mai 2017 de « Classes en Lutte », le bulletin de la CNT-FTE :

Pour nous, il n’y a pas de sauveur suprême et on n’a jamais cru que cette démocratie par les urnes une fois tous les 5 ans pouvait être autre chose qu’une triste farce. Cette année, le choix qui nous a été donné au deuxième tour a battu des records. Tous les candidats ne sont pas les mêmes et les adhérent.es de la CNT ont choisi librement de voter ou de ne pas voter.

Macron élu, on ne va pas redire à quel point son projet est incompatible avec le nôtre. Incompatible avec les modes d’organisation qu’on défend : la démocratie directe, l’autogestion, l’anti-hiérarchie.

On a vu, l’an passé avec la loi Travail, imposée par la violence policière et les 49.3 du gouvernement “socialiste”, que l’État, pour servir la soupe au capitalisme, ne recule devant rien !

Face à cette puissance brutale, notre arme, c’est l’unité, les liens que nous tissons, notre capacité à nous organiser, étudiantes et étudiants, lycéennes et lycéens, enseignantes, précaires, salarié.es, zadistes, habitantes et habitants des quartiers populaires, sur nos lieux de travail comme dans nos luttes contre la répression, contre le racisme, le sexisme, contre l’exclusion et la loi du plus fort. Tous les acquis sociaux ont été gagnés par la lutte.

Et, il faut le redire ici, l’extrême-droite est notre pire ennemi. Ses complices ont toujours été les alliés des capitalistes. Dans l’Histoire, ce sont eux les nervis qui cassent les grèves et qui tuent des militants, en bons auxiliaires de la Police et de l’Armée. Dans le clan Le Pen, ils sont nombreux à remettre en question le droit de grève.

Le test du chat noir…

vendredi 3 février 2017

1. Quand des travailleuses et des travailleurs demandent 300 euros d’augmentation, vous pensez que :

A) Et puis quoi encore ? Ils voudraient peut-être que je leur donne les clefs de ma Rolls ?

B) Étant donnée la conjoncture actuelle, ce n’est pas possible. Mais on n’est pas vache… on vous file 57 centimes d’euro de prime de chaussures !

C) C’est bien le minimum… et des millions de salarié.es auraient tout intérêt à faire de même !

2. Quand vous apprenez qu’un capitaliste gagne plusieurs centaines de millions d’euros par mois, vous pensez :

A) Mais c’est normal ! La hiérarchie, c’est naturel… D’ailleurs, regardez mon fils, Charles-Henri. À 5 ans, il sait lire et écrire.

B) C’est choquant, grands dieux, c’est choquant ! Heureusement, nous avons porté le taux de l’impôt sur les grandes fortunes à 0,3 %.

C) Ce type là est un enfoiré comme tous ceux de son espèce.

3. Quand vous apprenez qu’un patron de choc a mis à la porte 76 grévistes, vous pensez :

A) Quelle classe, quel courage !

B) C’est bien triste. Mais enfin, nous, on n’y peut rien. C’est vrai quoi à la fin…

C) Si on occupe son usine et son siège social pour la ré-intégration de tous et de toutes, il y réfléchira à deux fois la prochaine fois.

4. Le syndicalisme incarné par la CNT, ça évoque pour vous :

A) Des ouvriers crasseux et sanguinaires manipulés par les gauchistes.

B) Un dysfonctionnement intempestif du tissu social. Non, ne prononcez pas le mot « grève » ! On est au 21ème siècle tout de même…

C) Ça nous change du réformisme bêlant, de la bureaucratie syndicale et des magouilles politiciennes.

5. Pour vous, la lutte des classes, c’est quoi ?

A) Ernest, faites quelque chose ! Charles-Henri vient de dire un gros mot !

B) Mais c’est fini tout ça, c’était bon en 1936 ou en 68 ! Aujourd’hui, la classe ouvrière n’existe plus. La preuve ? Je n’en fais pas partie…

C) Une réalité de chaque jour. Et en plus, on fait tout pour la gagner !

Résultats du test

Vous avez une majorité de réponses A

Vous êtes un membre du patronat ou un des ses laquais. Vous avez la carte de LR ou celle de l’UDI. Vous êtes de ceux qui dénoncent les grévistes et les harcèlent sans relâche.
Vous êtes du parti des exploiteurs, des crapules qui se nourrissent de la sueur des autres.
Franchement, faudra pas pleurer quand ça vous retombera sur la gueule…

Vous avez une majorité de réponses B

Vous êtes du genre timoré. Vous votez à gauche mais vous ne faites pas de politique.
Vous êtes partisan du dialogue social même quand on vous botte le cul.
Vous nous gonflez ; la classe ouvrière se fout de vos sermons !

Vous avez une majorité de réponses C

Vous en avez assez des patrons et des politicards qui nous exploitent et nous bernent. Vous avez envie de vous battre contre cette vermine, solidairement avec les autres salarié.es et en organisant démocratiquement votre lutte. Vous voulez d’un syndicat fait pour ses adhérent.es et par ses adhérent.es, pas d’une bureaucratie. Vous voulez vous battre pour tou.te.s et pas seulement pour la corporation des allumeurs de becs de gaz. Enfin, vous en avez assez de ce monde où une minorité de privilégiés vit sur le dos du plus grand nombre. Vous voulez une société gérée par tous et toutes, une société où chacun et chacune vit également du travail de tous et de toutes. Dans ce cas, nous avons beaucoup de choses à nous dire
et à faire ensemble. N’hésitez pas à nous contacter !

« La Chanson de Craonne » censurée lors du centenaire de la bataille de la Somme

lundi 4 juillet 2016

pas-de-guerre-entre-les-peuple-pas-de-paix-entre-les-classesLe 1er juillet 2016 a eu lieu au cimetière militaire allemand de Fricourt (80) une cérémonie à l’occasion du centenaire de la bataille de la Somme, un épisode de la guerre 14-18 qui fit 443 070 morts en seulement 4 mois ½ de combats. La chorale de Poulainville (80) devait y interpréter La Chanson de Craonne, une œuvre interdite pendant la 1ère guerre mondiale à cause de ses paroles antimilitaristes et subversives incitant à la mutinerie. Plusieurs semaines auparavant, l’accord des autorités allemandes et françaises avait été donné à François Grandsir, le directeur de la chorale qui – afin de ménager certaines susceptibilités – avait décidé de n’interpréter que le premier couplet et le refrain de la chanson. Mais, la veille de la cérémonie, François Grandsir a reçu un courrier électronique lui annonçant sans aucune explication que l’État français ne voulait plus de cette chanson. Depuis, la Préfecture de la Somme essaye de faire croire que ce refus était lié à l’emploi du temps de Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’État aux anciens combattants. Un argument très étrange quand on sait que l’interprétation n’aurait duré que 2 minutes à peine !

PS : Cette censure par le gouvernement dit « socialiste » n’est pas nouvelle. C’est ainsi que le 11 novembre 2014 près d’Arras (62), lors de l’inauguration par François Hollande de « L’Anneau de la Mémoire » (un monument portant les noms des 579 606 soldats tués dans le Nord Pas-de-Calais pendant la 1ère guerre mondiale), le discours officiel d’une lycéenne lilloise avait été expurgé de son passage sur les « fusillés pour l’exemple ».

 

« La Chanson de Craonne » interprétée par Valérie Gonzalez :