Articles avec le tag ‘Lille’

Lille : 2e édition du festival « Les mauvais jours finiront »

lundi 17 avril 2017

Du jeudi 27 avril au lundi 1er mai 2017 au cinéma L’Univers, à la Maison des syndicats CNT, au Cagibi, au CCL, dans la rue…

Projections-débats, concerts, salon du livre, théâtre, dessins libres et sérigraphies, réalisation de pochoirs, expo photo et peinture, block party, cantines véganes, etc.

Pour en savoir plus, voir le programme complet sur https://lesmauvaisjoursfinirontlille.wordpress.com/

PS : Le titre du festival est une référence à « La semaine sanglante », chanson de Jean-Baptiste Clément écrite en 1871 pendant la Commune de Paris. Pour en savoir plus sur cette chanson, lire ici. Pour en écouter une version interprétée par la Compagnie Jolie Môme, cliquer ici.

Lille : rassemblement devant l’Inspection du travail pour protester contre la fermeture des agences de Cambrai et Maubeuge

dimanche 16 avril 2017

Mercredi 26 avril 2017 à 10h, l’intersyndicale de l’Inspection du travail appelle à un rassemblement devant la DIRECCTE des Hauts-de-France, 70 rue Saint-Sauveur à Lille (à côté de la mairie), pour protester contre la fermeture des agences de Cambrai et Maubeuge.

Ces fermetures ne sont pas isolées. Dans plusieurs régions, au lieu d’augmenter les moyens de l’Inspection du travail, le gouvernement réduit ses effectifs et ferme des agences. Pour un service public de proximité et de qualité, pour un Code du travail véritablement protecteur des droits des salarié.es, la fédération CNT Travail, Emploi et Formation Professionnelle revendique une augmentation des moyens humains, matériels et législatifs de l’Inspection du travail.

Samedi 22/04 : initiative pour un « premier tour social »

samedi 15 avril 2017

Samedi 22 avril 2017, veille du premier tour de l’élection présidentielle, différentes composantes du mouvement social appellent à manifester, nationalement ou localement, sous le logo #1erTourSocial et dans le cadre de la convergence des luttes (contre le racisme, le sexisme, la précarité, les licenciements, la loi travail, la répression et autres maux subis depuis trop longtemps quel que soit le gouvernement en place). Cet appel s’adresse aux travailleur.ses du privé comme du public, aux chômeur.ses, aux précaires, aux jeunes, aux retraité.es, aux habitant.es des villes, des villages et des banlieues, qu’ils/elles soient électeurs ou abstentionnistes. Jamais une telle initiative n’a été entreprise la veille d’un premier tour. À Lille, rendez-vous à 15h, place Sébastopol.

Lille : bilan de la lutte menée du 6 au 13 avril par les jeunes MIE

vendredi 14 avril 2017

Message du collectif des Olieux :

Après plus d’une semaine de lutte et de blocage pour obtenir un hébergement et une scolarisation *, les jeunes mineurs qui dorment à la rue, ont été reçus jeudi [13 avril 2017] après-midi dans les bâtiments de la Préfecture par la Direction départementale. Le Département, qui sait impressionner et intimider les jeunes en les convoquant dans un tel lieu, leur a promis une éventuelle prise en charge le 19 avril… Un nombre insuffisant de places serait débloqué ce jour là ! Malgré tout, et compte tenu des engagements pris, les jeunes ont décidé de suspendre leurs actions, en attendant cette date “miraculeuse”… Merci pour votre soutien et restons solidaires ! Rejoignez-nous à la réunion de ce dimanche 16 avril qui aura lieu à l’Univers, rue Danton à 14h30. Le repas est prévu à 13h.

* En savoir plus : www.cnt-f.org/59-62/infos-jeunes-migrants-parc-olieux-lille

Lille : communiqué à propos des expulsés des foyers de la rue M. Servet et de la rue des Stations

lundi 10 avril 2017

Urgent : une vingtaine de personnes, expulsées des centres d’accueil d’urgence ouverts dans le cadre de la trêve hivernale, se retrouvent à la rue et sans aucune ressource financière ! Ces personnes ont actuellement fait une demande auprès de la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS) pour qu’une solution d’hébergement digne et durable leur soit proposée.

Pour rappel, un rassemblement avait été organisé le 23 mars 2017 à Lille pour dénoncer le manque de places d’hébergement chronique, l’insuffisance des moyens déployés pendant la trêve hivernale et la non prise en compte des Mineurs non accompagnés. Les associations, collectifs et syndicats signataires avaient demandé à la DDCS de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale, d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année en prenant en compte les spécificités des publics, de réquisitionner les bâtiments vides et de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Une délégation a été reçue et a été informée du fait que le Département était en négociation avec l’État pour pérenniser 237 places sur les 485 ouvertes pendant la trêve hivernale. Nous soulignons le fait que ces mesures sont insuffisantes. Rappelons en effet que, selon la FNARS, plus de 700 ménages (967 adultes et 521 enfants) de la métropole lilloise n’ont pas eu de réponse positive de la part du 115 en janvier 2017, et ce malgré l’ouverture de ces 485 places temporaires.

En l’absence de solution proposée par l’État et les collectivités locales aujourd’hui, une vingtaine de personnes en détresse sont venues directement solliciter nos associations, collectifs et syndicats. Elles sont dans l’attente d’une réponse de la DDCS car actuellement à la rue. Nous demandons à la DDCS de prendre en considération leur demande et de leur proposer un hébergement adapté et durable, corrélativement à ses missions de « prévention de l’exclusion», « d’insertion des personnes vulnérables » et de mise en œuvre des dispositifs d’hébergement. Nous rappelons enfin le droit fondamental à l’hébergement et au logement pour tous ; nous ne céderons pas face à ce défaut de veille sociale quant au droit à la dignité humaine et à l’assistance aux personnes en danger.

Lille, le 10 avril 2017

Signataires : APU Fives, APU Moulins, Collectif des SDF de Lille, CSP 59, GRIAM, LDH Lille, PCF Lille, Sud Santé-Sociaux, T’OP! Théâtre de l’Opprimé, UL CGT Lille, UL CNT Lille

Formation sur le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)

mercredi 5 avril 2017

Samedi 8 avril 2017, l’union locale CNT de Lille organise une formation syndicale sur le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT). Cette formation est ouverte à tou.tes les adhérent.es CNT de la région quel que soit leur secteur professionnel. Pour connaître le lieu et les horaires, contactez votre syndicat d’affiliation. En guise de préambule, veuillez trouver ci-dessous une petite présentation du CHSCT, du cadre dans lequel il s’inscrit, de son histoire et de ses missions.

Les institutions de représentation du personnel (IRP)

Les IRP sont de deux types : celles dépendant directement des salarié.es (via des élections directes ou indirectes) et celles dépendant des syndicats (via des mandatements).

Dans la première catégorie, on retrouve les délégué.es du personnel (DP), les comités d’établissement ou d’entreprise (CE) et leurs déclinaisons (comités centraux d’entreprise ou européens – CCE), les délégations uniques du personnel (DUP) et les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT).

Dans la seconde catégorie, on compte les délégués syndicaux et déléguées syndicales (DS) ainsi que leurs déclinaisons (délégués syndicaux centraux et déléguées syndicales centrales – DSC), les représentant.es de section syndicale (RSS) et les représentant.es syndicaux/syndicales au CHSCT (RSCHSCT) ou au CE (RSCE).

Les comités d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT)

C’est un décret du 1er août 1947 qui crée les comités d’hygiène et de sécurité (CHS). Ancêtres des CHSCT, les CHS ont des moyens extrêmement limités, sorte d’institution technique d’accompagnement du patronat.

Ce n’est qu’en 1982, avec la loi dite Auroux, que le CHS se voit attribuer également des compétences en matière de conditions de travail et devient ainsi le CHSCT. Obligatoire dans toutes les entreprises de plus de 50 salarié.es, ses élu.es bénéficient d’un droit à la formation et les notions de droit de retrait ou d’alerte apparaissent.

Le CHSCT voit ses prérogatives et moyens renforcés en 1991, notamment par le renforcement de son droit d’alerte, la reconnaissance de sa personnalité civile et la possibilité de recourir à des experts.

Article L. 4612-1 du Code du travail :

Le comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail a pour mission :

  • de contribuer à la protection de la santé physique et mentale et de la sécurité des travailleurs de l’établissement et de ceux mis à sa disposition par une entreprise extérieure ;
  • de contribuer à l’amélioration des conditions de travail, notamment en vue de faciliter l’accès des femmes à tous les emplois et de répondre aux problèmes liés à la maternité ;
  • de veiller à l’observation des prescriptions légales prises en ces matières.
PS : cette petite présentation est extraite de notre dossier de formation syndicale.

Samedi 1er avril à Lille : toutes et tous dans la rue pour le droit au logement et contre la reprise des expulsions !

jeudi 30 mars 2017

Appel inter-organisationnel :

Comme chaque année, l’arrivée du printemps sonne la reprise des expulsions, la fermeture des places d’hébergement et le retour au bas des agendas politique de la question du logement. L’époque n’est pas à la fête et, ce premier avril, nous n’avons pas envie de blaguer car cette année les expulsions seront encore plus nombreuses et ce sont des centaines de familles qui risquent de se retrouver à la rue ! Car si on parle de “trêve” hivernale, c’est bien que le reste du temps c’est une “guerre” silencieuse, de basse intensité qui fait rage. Une guerre dans laquelle les plus démunis ont un objectif : obtenir un logement digne.

« Mais le logement est en crise » nous dit-on. Foutaises ! Voilà un constat qui a perdu de son sens à force de le répéter depuis plus d’un demi-siècle. La crise du logement existera tant que le logement sera une marchandise. Le droit au logement ne sera pas respecté tant que cette marchandise sera aux mains de spéculateurs pour qui il s’agit de rentabiliser des investissements sur un marché.

Les dernières réformes locales et nationales restent des “pansements sur une jambe de bois”…

Un encadrement des loyers ? Effectivement des volontés locales ont tenu tête à la capitulation du gouvernement devant les professionnels de l’immobilier et l’encadrement des loyers est applicable à Lille depuis le 01/02/2017 mais cela arrive bien tard ! Les prix de l’immobilier ont explosé depuis plusieurs années à Lille et le prix de référence au m2 est déjà inaccessible pour nombre d’entre nous et surtout les plus modestes !

Un droit au logement opposable ? À la bonne heure ! Encore faudrait-il qu’il soit appliqué. Voilà dix ans que la loi DALO est votée et aujourd’hui tout reste bloqué. Les chiffres du nombre d’expulsions explosent dans le Nord et dans toute la France (33% d’augmentation du nombre d’expulsions et 25% de concours de force public octroyé en plus en un an avec un chiffre record enregistré en 2015 ! Les familles en situations d’expulsion se voient trop souvent exclues de ce recours au nom du sacro saint principe de “bonne foi”. Quand on ne veut pas assumer ses carences (absence de constructions de logements, encadrement des loyers…), il est aisé de culpabiliser les pauvres ! A l’éradication de la pauvreté, nos élites ont préféré la chasse aux pauvres !

La construction de logements sociaux ? Comment y croire encore, tant chaque nouveau “plan d’action” renouvelle des objectifs jamais atteints. Où sont les 500 000 logements construits par an ? Pourtant, ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui partagé par tous. En ce mois de février 2017, un rapport de la Cour des comptes vient alerter sur l’évolution du logement social. Le constat est sans appel : dans un contexte de pénurie criante, on ne loge pas les plus pauvres.

L’hébergement ? Les places “grand froid” vont fermer et ce sont des centaines de personnes qui retrouveront la rue ce 31 mars. L’actuelle ministre du logement ne s’en émeut même plus. Ce triste constat de défaillance de l’État dans son obligation à garantir le droit à l’hébergement est devenu “normal”. Chacun se renvoie la balle (État, Département), la situation inhumaine réservée au MNA (Mineur Non Accompagné) illustre au combien les carences de l’État sont odieuses et indignes d’un État de droit. Contre la fermeture des places “grand froid” et pour l’application de l’inconditionnalité de l’accueil et du droit à l’hébergement, une première mobilisation militante a eu lieu le 23 mars à Lille devant la DDCS.

En France aujourd’hui, ce sont 4 millions de personnes mal logées (logement insalubre, personnes à la rue, hébergement contraint chez un tiers…), 12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement (en impayés avec risque imminent d’expulsion, surpeuplement, précarité énergétique, logement trop cher…). La question du logement est la grande absente de la campagne présidentielle. Alors que la question du logement est au centre des préoccupations des habitants des quartiers populaires et de l’ensemble de la ville, les débats sont monopolisés par les “affaires” ou par les sujets polémiques imposés par l’extrême droite ! Il est donc urgent de se faire entendre pour recentrer les débats sur les questions qui nous concernent et notamment le droit au logement pour tous ! C’est donc dans la rue qu’il faudra se faire entendre !

Samedi 1er avril 2017 à 15h,
soyons nombreux sur la Grand’Place de Lille !

Exigeons ensemble l’arrêt de toutes les expulsions domiciliaires, l’arrêt des
coupures d’énergie, l’accès à des logements dignes et abordables pour tous,
l’application des lois de réquisitions des logements vides,
la construction massive de vrais logements sociaux.

À l’appel de l’APU Fives, de l’APU Moulins, de l’APU Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’INDECOSA CGT Nord avec le soutien des organisations suivantes : CGT CHRU, CGT Educ’Action Nord, Collectif des femmes gens du voyage Hellemmes-Ronchin, Collectif des SDF de Lille, Collectif La Clef Béthunois-Bruaysis, Collectif Solidarité Roms de Lille-Métropole, Coordination Communiste 59/62, CSF Section Béthune-Beuvry, CSP 59, EELV Lille, FUIQP, JC Nord, La CIMADE Nord-Picardie, LDH, MRAP Lille, PCF Fédération 59, PCF Lille, SMICT CGT, SUD Santé-Sociaux 59, SUD Solidaires étudiant.e.s Lille, T’OP ! Théâtre de l’Opprimé, UD CSF 62, Union locale des syndicats CNT de Lille.

Deux initiatives contre l’extrême droite le 26 mars à Lille

mardi 21 mars 2017

Dimanche 26 mars 2017 à Lille (15h, parvis des halles de Wazemmes), l’AFA NP2C appelle à une manifestation contre le FN (à l’occasion du meeting de Marine Le Pen qui aura lieu ce jour-là à Lille) et contre le bar raciste « La Citadelle » (qui fête les deux ans d’existence de son bail). Le même jour (même endroit, même heure), l’union locale CGT de Lille, la FSU, les JC et la LDH appellent dans un communiqué commun à « se rassembler bruyamment pour protester contre la venue de la présidente du FN ». Même si la CNT n’appelle pas (ses différents syndicats n’ayant pas eu la possibilité d’en discuter préalablement dans leurs AG respectives), des cénétistes seront présent.es à titre individuel. Par ailleurs, il est probable que d’autres organisations (ou certain.es de leurs adhérent.es) se joignent soit au rassemblement, soit à la manif, soit aux deux. De son côté, la Préfecture a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour protéger le meeting de Marine La Haine (cf. l’article de La Voix du Nord qui sert la soupe à la fois au préfet et au FN).

> Autres infos pour lutter contre l’extrême droite

Le 23 mars à Lille : rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous

vendredi 17 mars 2017

Appel commun de l’APU Moulins, de la CNT, du collectif des Olieux, du collectif des SDF de Lille, du CSP 59, de SUD Santé-Sociaux et de la Cimade Nord Picardie :

Citoyens, militants, collectifs, syndicats, associations, travailleurs sociaux, personnes désireuses d’une société plus solidaire, nous vous invitons à un rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous le jeudi 23 mars 2017 à partir de 10h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory à Lille. Et si tu travailles, profite de ta pause du midi pour te joindre à nous ! Aux expulsions survenues en plein hiver (maison de la rue de Fontenoy, parc des Olieux), aux intimidations diverses envers les collectifs et citoyens solidaires, au déficit chronique de lieux d’hébergement, s’ajoutent aujourd’hui la fin de la période hivernale et les expulsions massives qui vont en découler.

La fin de la trêve hivernale est prévue pour le 31 mars. À ce titre, les dispositifs d’accueil d’urgence vont fermer et entraîner l’expulsion des personnes et familles qui y sont hébergées, sans autre solution proposée.

Des places vacantes ne sont par ailleurs plus pourvues depuis février dans le cadre de ce que les administrations appellent la « décélération du plan froid ». Cela signifie que les places libérées ne sont plus proposées aux personnes vivant à la rue, et ce dans le but de faciliter la fermeture des dispositifs fin mars.

Les « centres de répit temporaire et collectif » (dont on appréciera le pléonasme) proposés aux mineurs isolés à Louvroil et Cassel vont eux aussi fermer leurs portes. Cette situation est inadmissible ! D’autant plus que le nombre de places ouvertes pendant la trêve hivernale était plus qu’insuffisant. Selon la FNARS Hauts-de-France (Observatoire 115-SIAO janvier 2017), « sur la métropole Lilloise en janvier 2017, plus de 700 ménages n’ont pas été hébergés faute de place disponible soit un total de 1416 personnes sans solution (967 adultes et 521 enfants) ». Ces chiffres ne comptabilisent que les personnes susceptibles de solliciter le 115. Ils ne prennent en compte ni les Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ni les personnes qui n’appellent plus le 115, découragées des réponses négatives à répétition.

Quelle va être la situation après la fermeture des dispositifs d’accueil de la trêve hivernale ? Que sont devenus les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’accueil ? La non-assistance aux personnes en danger, garante de la dignité humaine, et la responsabilité pénale qu’elle implique, sont-elles absentes des décisions prises par les administrations chargées de « la prévention de l’exclusion », « de l’insertion des personnes vulnérables » et de la mise en œuvre des dispositifs d’hébergement ?

Nous demandons à la DDCS, corrélativement aux missions qui lui incombent, et aux administrations locales :

  • de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale,
  • d’ouvrir des lieux d’hébergement pour les MIE dans la métropole lilloise qui soient adaptés à la spécificité de leurs besoins,
  • d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année (stopper la gestion au baromètre),
  • de réquisitionner des bâtiments vides par l’établissement de baux précaires,
  • de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Parce que le droit à l’hébergement n’est pas une fin en soi mais une porte d’accès vers le logement, nous vous invitons aussi à rejoindre l’appel à manifester des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL et d’Indecosa le samedi 1er avril à 15h sur la Grand’Place contre les expulsions locatives, pour le droit au logement et contre la fin de la trêve hivernale.

> Télécharger le tract pour le rassemblement du 23 mars
> Lire l’appel pour la manifestation du 1er avril

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Manifestations contre les violences policières

mercredi 1 mars 2017

Lille, samedi 11 mars 2017 à 15h

Pour Adama, Théo et toutes les autres victimes de la police – À l’appel d’une AG réunie dernièrement à la Bourse du Travail de Lille – RDV sur le parvis des halles de Wazemmes

Montigny-en-Gohelle, samedi 25 mars 2017 à 15h

À l’appel de la famille de Lahoucine, jeune de Montigny-en-G. tué en 2013 devant chez lui par des policiers – RDV devant le 9 rue de Lassigny

Mémoire ouvrière et locale : la coopérative « L’Union de Lille »

mardi 7 février 2017

L’Union de Lille est une coopérative créée en 1892 par un groupe d’ouvriers et d’ouvrières. Au début, il s’agit uniquement d’acheter du pain en gros afin de le revendre aux sociétaires à un prix plus bas que celui pratiqué au détail dans les boulangeries lilloises. Le succès est fulgurant et, en 1897, la coopérative compte 4053 adhérent.es. L’union de Lille décide alors d’élargir son champ d’activités…

En 1902, elle produit son propre pain et fait construire dans le quartier populaire de Lille-Moulins un bâtiment de 3000 m2 dont le style monumental symbolise la fierté de la classe ouvrière et rivalise avec les productions architecturales du patronat de l’époque (usines-châteaux, hôtels particuliers, etc.). Situé rue d’Arras (en face de la place Vanhoenacker et à 450 mètres du local actuel de la CNT), cet édifice abrite non seulement une boulangerie mais aussi une épicerie, une mercerie, un magasin de confection, une bibliothèque, une école de musique, une salle de gymnastique, une imprimerie militante, un café de 200 places et une magnifique salle de spectacle de 2000 places. L’Union de Lille accueille aussi des sociétés de secours mutuels destinées à venir en aide aux ouvriers et ouvrières en cas de chômage, de maladie ou de décès (bien avant la création de la Sécu). Enfin, elle sert de siège social aux organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier lillois. C’est dans les locaux de L’Union de Lille que se préparent les grèves et les manifestations. C’est là qu’ont lieu les causeries populaires et les grands meetings. C’est là aussi que sont organisées les fêtes de soutien (comme en 1937 et 1938 pour les antifascistes espagnols). Bref, un bel exemple d’auto-organisation des travailleurs.euses !

Dans les années 1950, la coopérative de consommation disparait à cause de la désindustrialisation du quartier et, sur le plan militant, le lieu perd peu à peu de son importance. Un cinéma est créé dans la salle des fêtes mais, à la fin des années 1960, il disparait lui aussi. À partir des années 1970, les locaux sont désaffectés, à l’exception de l’imprimerie qui fonctionne encore mais qui est devenue une entreprise privée liée au PS. Au début des années 1980, un cabinet d’architectes chargé par la mairie de Lille d’une étude pour l’aménagement et le développement du quartier de Moulins préconise de « conserver et protéger un ensemble architectural dont les qualités de composition et de construction ne pourraient plus être égalées ». Au milieu des années 1980, Pierre Mauroy (maire PS de Lille) déclare son intention de créer à cet endroit une « fondation du mouvement ouvrier ». Mais rien n’est fait et le bâtiment continue à se détériorer. Une association est alors créée par les habitant.es du quartier pour défendre ce qu’ils/elles considèrent comme un « lieu de culture et d’expression ».

Finalement, en 1994, la mairie décide de faire démolir le bâtiment pour le remplacer par des appartements et un supermarché. Ne subsiste aujourd’hui que l’imposante façade, classée à l’inventaire des monuments historiques et sur laquelle sont gravés ces mots : « COOPÉRATIVE L’UNION DE LILLE ». Mais ne cherchez pas un panneau expliquant à quoi correspond historiquement cette façade car, comme pour l’emplacement de l’estaminet lillois où fut composée la musique de « L’Internationale » (en savoir plus à ce sujet), la mairie de Lille n’a pas jugé utile pour l’instant d’en installer un !

> Plan d’accès et vue actuelle de la façade de l’ex-coopérative

À Lille, jeudi 9 février : rassemblement contre le viol de Théo par la police

vendredi 3 février 2017

Suite au viol commis par la police le 2 février 2017 sur la personne de Théo (un habitant d’Aulnay-sous-Bois), l’union locale des syndicats CNT de Lille relaie le communiqué de l’Action Antifasciste NP2C appelant à participer à un rassemblement de soutien jeudi 9 février à Lille (lire ci-dessous).

Justice pour Théo, Adama et toutes les victimes de la police !

Jeudi dernier, vers 17 heures, une patrouille de police a une nouvelle fois agressé des habitants dans le quartier populaire de la cité des 3000 à Aulnay-sous-Bois. Six mois après l’assassinat d’Adama Traoré à Persan, les flics ont matraqué violemment un jeune de 22 ans, Théo, avant de lui insérer sur plus de 10cm de profondeur une matraque télescopique dans les fesses. Le jeune homme a du subir une intervention chirurgicale d’urgence et s’est vu signifier 60 jours d’ITT (interruption de temps de travail). Ce viol inadmissible est une nouvelle preuve de l’inhumanité et de la violence des flics sur tout ce qu’ils ne supportent pas : les personnes de couleurs, les habitants des quartiers populaires, les jeunes, les militants de gauche, les réfugiés ou les syndicalistes. Depuis, des habitants du quartier sont descendus dans la rue pour faire savoir leur colère. Ils ont eu droit à un déferlement inouï de nouvelles violences policières. Hier à Aulnay, la police a tiré à balles réelles ! (comme l’a confirmé la Préfecture de Paris elle-même, parlant quant à elle de tirs de sommation). Face à ces violences scandaleuses, ne nous laissons plus faire. Face aux insultes, aux coups, aux attaques quotidiennes, rendons coups pour coups. Pour Théo, pour Adama Traoré, pour Rémi Fraisse, pour Zyed, Bouna, Malik, Lamine ou encore Lahoucine, pour tous les mutilés du flashball, pour toutes les personnes violentées gratuitement par les forces répressives de l’État, organisons-nous et mettons fin à l’impunité policière. Tant que nous n’aurons pas la justice, vous n’aurez jamais la paix ! Rassemblement jeudi soir, 18h30, place de la République à Lille (nous ferons une cotisation pour envoyer les fonds à la cagnotte de soutien en ligne organisée pour Théo Luhaka).

Note du webmaster : la prochaine manifestation organisée à Lille en soutien à Théo
aura lieu mercredi 15 février à l’initiative du CSP 59 ; rendez-vous à 18h place de la République.

Atelier de formation sur l’auto-défense numérique

vendredi 3 février 2017

petition-en-ligneSamedi 25 février 2017 à 15h, l’union locale CNT de Lille organise une formation sur l’auto-défense numérique. Services de renseignement des États, multinationales du web (GAFAM), employeurs – voire proches – indiscrets… à l’heure de l’omniprésence du web dans nos vies, nous sommes tou.tes fiché.es et surveillé.es. Cependant, il existe des méthodes (plus ou moins efficaces) qui permettent de limiter les dégâts. Au cours d’un atelier pratique destiné aux débutant.es, nous découvrirons les principes généraux des techniques de fichage et de surveillance puis manipulerons quelques outils permettant de s’en protéger sur ordinateur et téléphone mobile. Nous parlerons chiffrement et anonymat puis découvrirons – entre autres – Tor, Tails et Signal. Rendez-vous à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille (entrée gratuite) avec votre ordi et/ou téléphone mobile. Un apéro avec DJ clôturera l’après-midi.

À Lille, le 4 mars : projection de deux films sur la lutte contre le barrage de Sivens

vendredi 3 février 2017

Samedi 4 mars 2017 au cinéma associatif L’Univers, 16 rue Danton à Lille, le comité lillois de soutien aux ZADs organise – en partenariat avec la CNT – la projection de deux films documentaires (un court et un long-métrage) réalisés en auto-média au cœur de la ZAD du Testet : « L’argent n’a pas d’odeur » d’Isabelle Grenet et « La résistance respire » de Roxane Tchegini.

Pour lutter contre la désinformation et en tirer des leçons afin de préserver les autres ZADs !

Ouverture des portes à 17h – Projection du premier film à 17h30 (prix libre) – Projection du second film à 20h (prix libre)

Expo photos sur la ZAD de NDDL – Table de presse – Boissons diverses (dont bière autoproduite) – Auberge espagnole

Campagne syndicale internationale des coursiers à vélo de Deliveroo, Foodora & co

mercredi 18 janvier 2017

Vidéo (sous-titrée en français) réalisée par les IWW du Pays de Galles, d’Irlande, d’Écosse et d’Angleterre dans le cadre d’une campagne syndicale internationale pour l’amélioration des conditions de travail des coursiers et coursières à vélo de Deliveroo, Foodora & co :

For Wales, Ireland, Scotland and England (except London) : IWW (email) – For London : IWGB – Für den Deutschen Sprachraum : IWW + FAU (email) – Εάν εργάζεστε στην Ελλάδα : ΕΣΕ + Rocinante  – Dla Polski : IP – Per Italia : USI + Deliverance Project + Deliverance Milano – Para España : CNT (email) – Pour la France : CNT (email) + Spartacus le Kangourou – Pour la Belgique : collectif des coursier-e-s – För Sverige : SAC + Anarkosyndikalisternas Flygande Cirkus

À Lille, si des coursiers et coursières de Deliveroo veulent se syndiquer, ils/elles peuvent contacter le syndicat CNT de l’industrie, du commerce et des services qui se fera un plaisir de les accueillir : stis59 [arobase] cnt-f.org

Lille : concert d’Arsène Lupunk Trio le 27/01 en soutien à la CNT

dimanche 8 janvier 2017

Vendredi 27 janvier 2017, Arsène Lupunk Trio sera en concert au 32 rue d’Arras à Lille en soutien à la Maison des syndicats CNT. Ce groupe acoustik-punk-vocal tout terrain vous fera danser et chanter sur son répertoire militant et festif…

Entrée gratuite

Ouverture des portes à 19h – Concert à 20h

> Télécharger l’affichette annonçant la soirée

Le 14/01 à Lille : rassemblement contre les expulsions

samedi 7 janvier 2017

Samedi 14 janvier 2017 à Lille, le collectif des Olieux et L’Insoumise appellent à un rassemblement pour protester contre l’expulsion de leurs lieux de vie et de lutte respectifs. La CNT soutient cette initiative. Rendez-vous à 18h, place Rihour !

Communiqué de L’Insoumise :

Ces derniers jours, Lille s’est de nouveau illustrée par sa politique d’expulsions de squats en plein hiver. Le 4 janvier, c’est l’espace autonome L’Insoumise qui a été muré, rue d’Arras. Depuis septembre 2012, ce lieu, sans clients ni marchands, était à la fois une bibliothèque autogérée, un lieu de débats et une cantine populaire. Un lieu où s’élaborait une critique sociale face au rouleau compresseur capitaliste. Au-dessus c’était aussi une habitation collective. Quinze jours avant, à deux pas de là, c’est un squat qui abritait des mineurs isolés du parc des Olieux qui a été évacué par le RAID. Le propriétaire des lieux, le CHR, et la Préfecture préfèrent voir ces mineurs dans la rue plutôt que sous un toit. Au passage, tout le matériel de cours, de cuisine et de vie quotidienne, rassemblé depuis des mois par le collectif des Olieux a été confisqué, histoire de leur pourrir encore plus la vie. En plus d’être des lieux de vie ces espaces étaient des lieux de rencontres, des lieux ouverts pour s’organiser, pour lutter, pour respirer ensemble hors du cadre marchand et institutionnel. S’organiser, lutter, voilà ce qui déplaît. Deux expulsions de lieux collectifs à Moulins, à quelques jours d’intervalle, le message est clair : le quartier n’est pas à ceux qui l’habitent mais aux gestionnaires de la mairie, aux spéculateurs et promoteurs immobiliers. Chasser la plèbe, aseptiser le quartier, contrôler chaque espace pour engranger un maximum de bénefs. Quitte à mettre des gens à la rue en plein hiver et à laisser des maisons vides le temps que monte le prix de l’immobilier. Le 10 rue d’Arras et le 32 rue de Fontenoy sont désormais vides, comme des centaines de maisons et d’immeubles à Lille qu’on laisse vacants pour les intérêts du marché. Il y en aurait bien assez pour loger toutes celles et ceux qu’on dit sans domicile fixe pour ne pas dire sans domicile tout court, à la rue. Lire la suite

Projection de « Fajara – Calais : sur le chemin de l’espoir » le 3 février à Lille

vendredi 6 janvier 2017

Vendredi 3 février 2017, la réalisatrice Isabelle Grenet (avec le soutien de militant-e-s lillois-e-s solidaires des exilé-e-s et des mineurs isolés étrangers) organise une projection de son film documentaire « Fajara – Calais : sur le chemin de l’espoir ». Cette projection aura lieu dans les locaux de la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille.

Horaires : ouverture des portes à 19h et projection à 20h.

Tarif : prix libre, ceci afin de permettre à la réalisatrice (qui a auto-produit le film & qui vient le présenter et en débattre) d’assurer ses frais de déplacements et de rémunérer le travail effectuée par la monteuse (Alexia Cardonna) ; le surplus sera reversé à des collectifs de soutien aux sans-abris exilé-e-s.

Présentation du film : Fajara a été réalisé à Calais en 2015-2016 dans le camp de la Lande (appelé aussi « Jungle de Calais »). Un film au long cours : la réalisatrice Isabelle Grenet y a vécu 11 mois avec les exilé-e-s, partageant comme elles et eux la tente et les bâches dans le froid et la boue. Dans ce film, nous faisons immersion dans le camp : témoignages, vie quotidienne, solidarité, violence étatique, expulsions… Plus d’informations : https://www.facebook.com/fajara.documentaire – Contact : fajara@riseup.net

> Note du webmaster : en complément, voir notre dossier sur les migrant.es de Calais

Projection de « Grandpuits & petites victoires » le 4 fév. à Lille

jeudi 5 janvier 2017

Samedi 4 février 2017, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise la projection du film d’Olivier Azam « Grandpuits & petites victoires », un documentaire de 80 mn consacré à la lutte contre la réforme des retraites menée en 2010 par les travailleurs de la raffinerie Total de Grandpuits (77). Cette projection sera suivie d’une discussion sur la casse du système de retraites mise en place depuis une vingtaine d’années par les gouvernements successifs… et sur les moyens de s’y opposer (grève reconductible, blocage de l’économie…) ! Rendez-vous au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. Ouverture des portes : 19h. Début de la séance : 20h. Tarif : prix libre

> Tract / affichette pour annoncer la projection

Présentation du film :

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d’une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Bande annonce diffusée en 2011 lors de la première sortie du film :