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Amiens : aidons les salarié.es de Whirpool à faire payer leur direction au prix fort !

jeudi 16 mars 2017

En 2016, Whirlpool – le n° 1 mondial de l’électroménager – a réalisé 900 millions de dollars de bénéfices. Mais les actionnaires n’en ont jamais assez ! Après avoir racheté plusieurs sociétés concurrentes (Moulinex, Indesit, etc.), après avoir touché de l’État plusieurs dizaines de millions d’euros (au titre notamment du CICE), après avoir demandé de nombreux efforts aux salarié.es (flexibilité du travail et augmentation des cadences), voilà que ces sangsues passent à l’étape suivante : diminuer le nombre d’usines appartenant au groupe pour se remplir les poches encore davantage !

C’est ainsi que début 2017, la direction de la multinationale a annoncé que l’usine d’Amiens fermerait ses portes le 1er juin 2018. Conséquence pour les salarié.es : 290 licenciements ! Seront également touchés par cette décision : les intérimaires travaillant sur le site et les 56 salarié.es de Prima, une usine voisine qui sous-traite pour Whirlpool.

Le 16 mars 2017, en visite à Amiens, le premier ministre a déclaré : « Le gouvernement veille à ce que Whirlpool respecte ses obligations » (cf. propositions de reclassement et ré-industrialisation du site). Bref, le bla-bla habituel !

Face à cette situation, les salarié.es en lutte ont besoin de notre soutien. Certes, le rapport de force ne permettra pas l’annulation du plan de licenciements (PSE) car,  pour cela, il faudrait un mouvement massif et combatif sur le plan national et interprofessionnel. Par contre, il est possible de faire en sorte que ce PSE soit le moins mauvais possible. Et, si on s’en donne les moyens, il est même possible de faire payer au prix fort la direction de Whirpool !

Enfin, rappelons que – fondamentalement – licenciements et chômage ne pourront être abolis que par l’expropriation des capitalistes, la socialisation des moyens de production et de distribution, la gestion des entreprises par les travailleurs/euses eux-mêmes, le partage égalitaire des richesses… c’est à dire la construction d’une autre société où nous ne serons plus les esclaves salarié-es du Capital mais les maîtres de notre destinée, administrant la production et les services non plus pour augmenter les profits d’une minorité mais pour répondre aux besoins de l’humanité !

Plan de licenciement à « La Voix du Nord » : 178 salarié.es victimes de la loi Travail !

mardi 10 janvier 2017

Le 10 janvier 2017, la direction de La Voix du Nord a annoncé la mise en place d’un plan prévoyant la suppression de 178 postes (72 dans la rédaction et 106 en dehors). En 2016, le résultat net d’exploitation du journal s’était pourtant élevé à 5 millions d’euros (soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente) et seul le chiffre d’affaires avait connu une légère baisse (- 2,8 %). Ironie de l’histoire (quand on se souvient de la façon dont le mouvement contre la loi Travail a été traité par certains journalistes de La Voix du Nord), c’est grâce à la publication récente d’un décret d’application de la loi Travail que les dirigeants du quotidien vont pouvoir supprimer 25 % de leurs effectifs. En effet, avant la publication de ce décret, la baisse du chiffre d’affaires d’une entreprise ne suffisait pas à autoriser un plan de licenciement économique…

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

jeudi 1 décembre 2016

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

À Valenciennes, le 25 février : manifestation de soutien aux salariés de Vallourec et rassemblement en solidarité avec un salarié de Bombarbier

dimanche 21 février 2016

vignette-cnt-nord-pdc-solidarite-ouvriereJeudi 25 février 2016 à Valenciennes, une manifestation est organisée en soutien aux salariés de l’entreprise Vallourec *. Salarié-e-s et habitant-e-s du Valenciennois se mobilisent. Au-delà de Vallourec, c’est le sentiment de voir tout le patrimoine industriel de la région se déliter qui révolte une part de plus en plus importante de la population. Contre la casse économique et sociale organisée au nom de la de rentabilité mais dont le but est en fait de permettre aux actionnaires de mieux se remplir les poches, RDV à 10h sur la place d’Armes.

* Vallourec est un fabriquant de tubes en acier. Le site de Saint-Saulve, près de Valenciennes, comprend une aciérie et une tuberie. Le 1er février, la direction de l’entreprise a annoncé son intention de fermer un laminoir et de supprimer 300 postes (sur les 900 que compte la tuberie). À plus ou moins brève échéance, cette mesure devrait entrainer la fermeture totale du site. Les dividendes perçus par les actionnaires de Vallourec sont pourtant au beau fixe. D’autre part, l’entreprise bénéficie d’aides importances de la part de l’État (CICE, allègements de charges divers et variés, apport de 500 millions d’euros au capital de l’entreprise via la Banque publique d’investissement et la Caisse des dépôts) et des collectivités territoriales (voir par exemple les 25 millions d’euros que la Région a consacré dernièrement à la réparation des friches Vallourec situées près de Valenciennes et Anzin).

 
Le même jour à 9h, les syndicats SUD du Valenciennois appellent à un rassemblement devant le tribunal des prud’hommes de Valenciennes (118 rue de Paris) pour soutenir Fabien, un salarié de l’entreprise Bombardier (site de Crespin) licencié abusivement. Après 30 années de travail, Fabien ne reçoit depuis 18 mois aucune aide ni même aucune indemnités d’allocation-chômage (pour cause de maladie). Alors que sa santé se dégrade chaque jour davantage, il vient d’entamer une grève de la faim. Fabien demande à être jugé équitablement par une instance devant laquelle il demandera sa réintégration dans l’entreprise. Petite précision : le DRH lui ayant signifié la décision de l’entreprise est membre de la juridiction prud’homale valenciennoise !

La complainte des ouvriers

dimanche 20 décembre 2015

Mise en images (réalisée en 2013 à Lille par le secteur vidéo CNT) d’une chanson écrite & interprétée en 1995 par Molodoï et aujourd’hui toujours d’actualité :

 

ouvriers-contre-fermeture-usineFace à l’offensive anti-ouvrière du patronat et des gouvernements à son service, on entend souvent des collègues, écœuré-e-s, dire qu’« il n’y a rien à faire ». Il est vrai que le développement des emplois précaires, les menaces de délocalisation, les licenciements massifs et le chômage sont utilisés comme une véritable arme terroriste pour museler les salarié-e-s et imposer une remise en cause de nos acquis sociaux.

Mais nous qui, dans les ateliers, les bureaux ou les chantiers (dans le privé comme dans le public), produisons toutes les richesses, nous avons les moyens de tout arrêter afin d’imposer nos volontés. Plutôt que d’abandonner notre sort dans les mains des bureaucrates ou des politiques, c’est à nous-mêmes – collectivement – qu’il revient de construire la solidarité, de résister et de rendre les coups. C’est possible et nécessaire. Pour reprendre les mots d’une ouvrière de Cellatex : « En l’an 2000, on ne peut pas tolérer qu’on laisse des gens crever parce qu’on leur a volé leur travail et leurs revenus ». Effectivement, il est intolérable que des milliers de salarié-e-s soient jeté-e-s à la rue ! Inacceptable que, dans un pays aussi riche que la France, plus d’un million de familles populaires en soient réduites à survivre avec le RSA ! Comme le disait une ouvrière de Moulinex : « Rien ne peut aller comme ça […]. Un jour ça pétera. Et alors mai 68 ressemblera à une promenade ». Contre la casse de l’emploi, seule la lutte paie !

REVENDICATIONS D’URGENCE DE LA CNT

  • Augmentation des minima sociaux payée par l’augmentation des cotisations patronales (c’est le patronat qui est responsable du chômage, c’est à lui d’en payer le prix). Nous trouvons scandaleux que des travailleurs/euses sans emploi en soient réduit-e-s à survivre de la charité publique (RSA) et notre revendication principale reste le plein emploi par la réduction du temps de travail. Cependant, nous ne pouvons perdre de vue que plus d’un million de familles, réduites aux minima sociaux, n’ont pas les moyens de vivre décemment aujourd’hui.
  • Dans le même ordre d’esprit, lutter pour qu’en cas de licenciement les patrons paient le prix fort. Nous sommes contre les licenciements mais, en l’absence de lutte interprofessionnelle massive, la lutte entreprise par entreprise consiste le plus souvent à construire un rapport de force pour que le plan social soit « le moins mauvais possible ». Aussi, tant que le rapport de force ne permettra pas de s’opposer aux licenciements… que les patrons paient le plus cher possible !
  • Augmentation du SMIC et des salaires sans oublier les temps partiels imposés (surtout aux femmes). Car, aujourd’hui, un couple qui vit avec un SMIC à plein temps est en-dessous du seuil de pauvreté.

REVENDICATIONS PLUS GLOBALES

  • Transformation des emplois précaires en emplois stables : CDI dans le secteur privé, titularisation sans condition de concours et de nationalité dans la fonction publique.
  • Aucune exonération des cotisations patronales : les cotisations sociales (Sécu, UNEDIC) font partie de notre salaire, salaire socialisé pour permettre à tous les salarié-e-s d’être protégé-e-s contre le chômage, la maladie et la vieillesse. Aussi, toute baisse ou exonération des cotisations patronales non seulement vide nos caisses de protection sociale mais, en plus, participe à la baisse de nos salaires.
  • Réduction massive du temps de travail : travailler tou-te-s, moins et autrement ! Le chômage est une aberration de la société capitaliste. Alors que les progrès techniques pourraient nous permettre de vivre tou-te-s mieux, on en arrive à ce paradoxe : d’un côté des chômeurs-euses qui crèvent de ne pas pouvoir travailler, de l’autre des salarié-e-s qui crèvent de bosser trop. Réduire le temps de travail, c’est permettre aux salarié-e-s de profiter de la vie et aux chômeurs-euses d’avoir un emploi. Il est clair que cette baisse du temps de travail doit se faire sans baisse de salaire et sans flexibilité.
  • Interdiction des licenciements collectifs. Nous ne sommes pas des machines que l’on exploite pendant des années et que l’on jette après. Il est clair que cette revendication remet en cause une des bases de la société capitaliste : le droit du patron de disposer comme il l’entend de l’entreprise et des salarié-e-s. Aussi, si cette revendication est reprise massivement, nous pensons que se posera une question de fond : à qui appartiennent les entreprises ? à ceux et celles qui les font tourner (les salarié-e-s) ou à ceux et celles qui s’enrichissent grâce au travail des autres (la bourgeoisie) ?

FINALITÉS RÉVOLUTIONNAIRES

Licenciements, chômage, misère et exploitation ne pourront être abolis que par l’abolition du capitalisme. C’est pourquoi nous réaffirmons que la finalité de notre syndicalisme est la révolution sociale : expropriation des capitalistes, gestion des entreprises et de la société par les travailleurs/euses eux-mêmes, socialisation des moyens de production, partage égalitaire des richesses selon le principe « De chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins », etc. Bref, construire une autre société, communiste libertaire, où les travailleurs/euses ne seront plus les esclaves salarié-e-s du Capital mais enfin les maîtres de leur destinée, gérant la production et les services non plus pour augmenter les profits d’une minorité mais pour répondre aux besoins de l’humanité.

Vidéo du rassemblement et de la manif du 9 avril 2015 à Lille

samedi 11 avril 2015

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Communiqué confédéral de la CNT
suite à la mobilisation du 9 avril :

Contre l’austérité, le capitalisme et ses sbires, amplifions la riposte !

Avec plus de 300 000 manifestants en France, la journée d’action contre l’austérité et la loi Macron de ce jeudi 9 avril est l’une des plus grosses mobilisations syndicales depuis l’accession de François Hollande au pouvoir, preuve que de plus en plus de la colère des travailleur-se-s gronde face à une situation économique, sociale et politique dramatique.

La CNT a contribué à cette journée en préparant la grève depuis des semaines et a activement participé à l’amplification des rassemblements et manifestations dans de très nombreuses localités, les initiant parfois, là où les appareils syndicaux avaient fait le choix de ne pas proposer de perspective dans la rue. Les cortèges de la CNT ont ainsi été visibles à Paris mais aussi dans toutes les villes de France où ses syndicats sont implantés.

De plus, il est à remarquer que dans de nombreuses manifestations, des revendications locales (luttes contre les licenciements, pour les salaires et l’amélioration des conditions de travail, pour des moyens à la hauteur des besoins dans les services publics…) se sont greffées aux revendications interprofessionnelles contre l’austérité et la loi Macron, esquissant une convergence des luttes nécessaire à leurs succès.

Cette journée de grève et de manifestations est loin d’être suffisante et ne peut constituer une fin en soi. Si elle est un point d’appui de la construction d’une mobilisation sociale d’ampleur, une suite à la mobilisation du 9 avril doit voir le jour au plus vite afin que l’espoir qu’elle suscite aujourd’hui chez les travailleur-s-se se transforme demain en victoires. Pour cela, il est nécessaire que la lutte se construise à la base et que l’ensemble des travailleur-s-e et des équipes syndicales combatives développent les initiatives locales, alors que la priorité accordée par les bureaucraties syndicales à la manifestation parisienne a exclu de fait une grande partie des travailleur-se-s. Cette stratégie malheureuse aura permis à des médias déjà peu enclins à donner sa vraie place au mouvement social l’occasion de n’analyser cette journée que comme une démonstration de force de la CGT et FO. Exit du débat les vraies raisons de la présence de centaines de milliers de travailleurs dans les rues et des multiples conflits sociaux dans tous les secteurs d’activité.

Alors que le patronat a à sa disposition un gouvernement disposé à accéder à ses rêves les plus fous – casse du code du travail, destruction des droits syndicaux – la CNT continuera, et cela sans attendre le 1er mai, à construire la grève générale reconductible, seule riposte viable face à l’austérité et aux lois anti-sociales qui se succèdent !

Plus largement, il est urgent de bâtir une alternative autogestionnaire et émancipatrice pour les classes populaires. Un projet de société révolutionnaire et anticapitaliste qui se construit au-delà du calendrier dicté par les échéances électorales et le bon vouloir des directions syndicales !

Jeudi 9 avril : grève générale interprofessionnelle pour les salaires, les pensions, les minimas sociaux, l’emploi, le droit du travail…

lundi 9 mars 2015

Pour faire reculer le gouvernement et le patronat comme nous l’avons fait en 2006 contre le CPE, seule une grève générale interprofessionnelle et reconductible faisant converger les revendications sera payante.

Dans cette perspective, l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle l’ensemble des salarié-e-s (du privé comme du public), les chômeur-se-s, les retraité-e-s et les étudiant-e-s à construire la riposte sociale.

Elle invite toutes & tous à se mobiliser le jeudi 9 avril 2015 et, chaque fois que les conditions seront réunies, à reconduire le mouvement les jours suivants.

Pour en savoir plus (vidéos, tracts, affiches, rappels sur l’exercice du droit de grève, rassemblement régional à Lille, etc.), lire ici.
 

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Élargissement du travail du dimanche & de nuit, facilitation des licenciements, etc. : non au projet de loi Macron !

jeudi 22 janvier 2015

projet-loi-Macron-affiche-CNT-Nord-Pas-de-CalaisÀ partir du 26 janvier 2015, le projet de loi pour la croissance et l’activité (dite “loi Macron”) sera débattu à l’Assemblée nationale.

Le projet de loi Macron est un texte fourre-tout (modification des tarifs des notaires, refonte de la juridiction prud’homale, élargissement du travail du dimanche et de nuit dans le secteur du commerce, remise en cause des missions de l’inspection du travail, facilitation des licenciements, libéralisation du transport de voyageurs non urbain par autocar, etc.). Pour le gouvernement, l’objectif est de “moderniser l’économie” et « lever les freins à l’activité », ce qui en clair signifie moins de droits pour les salarié-e-s et davantage de liberté pour les patrons !

Concernant l’élargissement du travail du dimanche et de nuit dans le secteur du commerce, il s’agit d’un recul considérable. De nombreuses études démontrent notamment les conséquences néfastes du travail de nuit en matière de santé. Pour mieux faire avaler la pilule, seules les “zones touristiques de dimension internationale à fort potentiel économique” seront concernées par une ouverture la nuit et tous les dimanches. Dans les autres communes, il ne s’agira seulement que de 12 dimanches maximum. Mais, si la loi est votée à l’issue du débat parlementaire, ce ne sera qu’une étape vers la généralisation du travail dominical et de nuit. D’ores et déjà, d’autres secteurs professionnels sont dans le collimateur (musées, crèches…). Certes, le gouvernement avance des « contreparties » : volontariat, salaires majorés, etc. Mais il faut savoir que si un jour tout le monde travaille le dimanche et la nuit, cela sera considéré comme normal et les contreparties prévues par la loi deviendront caduques.

Concernant l’inspection du travail, son indépendance sera affaiblie par la dépénalisation des infractions patronales prévues par la loi.

Concernant la facilitation des licenciements, la loi prévoit de supprimer le “délit d’entrave” qui oblige les patrons à respecter des procédures de consultation des syndicats en matière de restructuration des entreprises. De plus, en cas de licenciements collectifs, la loi permettra aux employeurs de choisir plus facilement qui peut être viré pour motif économique, les reclassements possibles seront limités et les moyens mis en œuvre dans le cadre des plans “sociaux” seront réduits.

Concernant la libéralisation du transport de voyageurs non urbain par autocar, on imagine aisément l’impact que cette mesure aura sur l’environnement.

Le 26 janvier, les unions régionales CGT, FO, FSU et Solidaires d’Ile-de-France organisent une manifestation à Paris pour dénoncer le projet de loi. Mais, au niveau national, si la CGT évoque bel et bien la nécessité de « faire obstacle à la nouvelle régression sociale que représente le projet de loi Macron » (cf. la déclaration faite à l’issue de son comité confédéral du 13 janvier), elle n’appelle pour l’instant à rien de précis. La mobilisation syndicale reste donc à construire !
 
PS : Le 9 avril 2015, la CNT appelle à la grève contre contre la loi Macron, l’extension du travail du dimanche & de nuit, la casse du droit du travail, les licenciements et les politiques d’austérité. Pour en savoir plus, lire ici.

Arc International : non aux suppressions d’emplois !

jeudi 15 janvier 2015

arc-international-solidarite-contre-licenciements-cnt-nord-pas-de-calaisSuite à l’arrivée de Peaked Hill Partners, nouvel actionnaire majoritaire au sein du groupe industriel français Arc International (dont le siège social et l’un des sites de production sont situés à Arques dans le Pas-de-Calais)*, 556 emplois sont menacés de suppression et un « plan de sauvegarde de l’emploi » (PSE) – appellation utilisée officiellement pour désigner les plans de licenciements économiques – devrait être bouclé d’ici la fin du mois de janvier 2015.

Une manifestation « pour la sauvegarde des emplois, zéro licenciement et le maintien du plan amiante » aura lieu samedi 24 janvier à Arques. Afin de soutenir les salarié-e-s de l’entreprise, les habitant-e-s de la région de Saint-Omer sont appelé-e-s à y participer. Rendez-vous à 10h30, place de la mairie. La CNT tient à affirmer sa solidarité envers les travailleur-se-s menacé-e-s de licenciement. Les patrons licencient, licencions les patrons !

* Arc International est une société française créée en 1825, œuvrant dans les arts de la table et de la verrerie, et commercialisant en France et à l’international les marques déposées Luminarc, Cristal d’Arques, Arcoroc et Chef & Sommelier. Son siège social est situé à Arques (Pas-de-Calais). Sites de production : Arques (Pas-de-Calais), Millville (USA), Nankin (Chine), Gus-Khrustalny (Russie) et Ras el Khaïmah (Émirats arabes unis).

Industrie et BTP : 7 110 emplois supprimés en un an dans la région !

samedi 18 octobre 2014

JT_France3_Ile-de-France_11nov2010_19h 025L’URSAAF vient de publier son étude annuelle sur les chiffres du chômage. On peut y lire que, de juin 2013 à juin 2014, le Nord Pas-de-Calais a perdu 4 730 CDI dans le secteur industriel et 2 380 emplois dans le secteur du bâtiment et des travaux publics (BTP), ce qui, tous secteurs confondus et depuis 10 ans, fait monter à plus de 25 000 le nombre de postes supprimés dans la région.

Concernant plus spécifiquement les entreprises de travaux publics (sociétés privées chargées par les collectivités territoriales de construire et d’entretenir les routes, les ponts, les réseaux d’assainissement, etc.), en 6 ans, 3 000 d’entre elles ont fait faillite dans le Nord Pas-de-Calais, ceci en raison des restrictions budgétaires que l’État impose aux collectivités territoriales.

Face aux licenciements (et plus généralement bien sûr), il est important de ne pas rester isolés car les patrons, eux, sont organisés ! Dans la région, pour se syndiquer, les salariés travaillant dans le secteur de l’industrie et du BTP peuvent contacter le syndicat CNT de l’industrie, du commerce et des services du Nord (stis59@cnt-f.org) ou celui du Pas-de-Calais (stics62@cnt-f.org). D’autre part, pour en savoir plus sur les combats de la CNT dans le secteur du BTP, on peut consulter le site du syndicat unifié du bâtiment, des travaux publics, du bois, de l’ameublement et des matériaux de construction de la région parisienne (www.cnt-f.org/subrp) qui est très bien fait.

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Pour le respect des libertés ouvrières et syndicales chez Toyota

vendredi 20 juin 2014

pour-le-respect-des-libertes-ouvrieres-et-syndicales-chez-ToyotaAprès avoir instauré un climat répressif généralisé dans son usine d’Onnaing (près de Valenciennes dans le Nord), établissement qui regroupe plus de 3 000 salariés et qui fabrique les Toyota Yaris pour toute l’Europe, la direction de Toyota-France a décidé de s’en prendre à l’existence même des syndicats en entreprenant le licenciement, en violation de tous les droits existants, des responsables du syndicat CGT.

L’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais apporte son soutien aux militants CGT et exige :

  • la fin des agressions anti-syndicales chez Toyota,
  • l’arrêt immédiat des procédures visant les deux responsables CGT de Toyota (Edith Weisshaupt et Eric Pecqueur),
  • le respect des libertés ouvrières et syndicales par Toyota,
  • l’intervention immédiate des pouvoirs publics,
  • la mise en route des poursuites appropriées pour faire mettre fin à cette situation inacceptable.

Pour en savoir plus : http://stoprepressiontoyota.blogspot.fr/p/lappel-de-la-cgt.html

Autres cas de répression nécessitant notre soutien : voir ici et

Trahison syndicale à La Redoute ! Solidarité avec les Redoutables !

mardi 25 mars 2014

Article publié le 24 mars 2014 sur le blog La Mouette Enragée et reproduit ici sur proposition de Fabien, son auteur :

la-redoute-pinault-les-redoutablesÇa y est ! La CFDT vient de signer le “plan social” proposé par les repreneurs de la Redoute qui entraîne la suppression de 1.200 postes. Une nouvelle fois, ce syndicat à la solde du patronat joue son rôle de liquidateur des luttes en opposition totale avec la base. Aujourd’hui, c’est le coup de massue après des semaines de lutte où une certaine autonomie a pu poindre grâce à l’action des “Redoutables”. Retour sur les dernières semaines…

Le spectacle de la division

Vendredi 21 mars, au siège social de la Redoute à Roubaix, deux camps de salarié-es se sont fait face. D’un côté, une majorité d’ouvrier-es venant de la Martinoire (le site de préparation des commandes et de logistique à Wattrelos) venus réclamer la non-signature du “plan social” proposé par la direction ; de l’autre des salarié-es du siège social de Roubaix, pour la plupart membres de l’encadrement, brandissant des pancartes « Signez pour l’avenir de la Redoute ». Le spectacle de la division peut avoir lieu devant les médias ; il a été savamment orchestré par le camp de la direction (pour l’anecdote, les cadres « ont été invités » sur leur temps de travail à quitter leur bureau et  des personnes en congé ont été appelées pour venir supporter leurs nouveaux patrons). Clou du spectacle : Nathalie Balla et Eric Courteille (les repreneurs) ont tenté une sortie et un discours. Mais le tumulte et quelques jets de boulettes de papier les ont vite dissuadés. Finalement, après quelques bousculades, les pro-signatures sont repartis au turbin sous les « Les moutons sont dans l’enclos ; on a fait notre boulot ! » des grévistes.

(suite…)

La Redoute : les syndicats toujours aussi déterminés face au plan “social” !

samedi 22 mars 2014

céder un peu, c'est capituler beaucoupVendredi 21 mars 2014, refusant de se plier à l’ultimatum des futurs repreneurs de La Redoute, les syndicats CFDT, CGT et SUD ont décidé de ne pas signer le protocole d’accord du plan “social”, contrairement à la CFE-CGC qui, elle, a paraphé le document. Mais la direction de la CFDT fait actuellement pression sur sa section locale pour que celle-ci revienne sur son refus de signer *.

Communiqué de l’intersyndicale CFDT-CGT-SUD de La Redoute :

La réunion de lundi ne nous a pas donné satisfaction sur les revendications que les salariés et les syndicats défendent depuis des semaines. Quelques mesurettes par ci par là qui sont loin de répondre à nos attentes.

Voici les quelques avancées :

  • Le plancher en cas de départ passe de 15.000 € à 20.000 € brut (soit 18.400 € net).
  • Le plafond passe à 30/32 mois selon l’âge.
  • Le congé reclassement passe à une indemnisation de 80% du brut (au lieu des 75%).
  • Paiement de 75% du congé reclassement non consommé au lieu de 50%.
  • Passage à 28 heures/année d’ancienneté (au lieu des 25) + prime de 1.200 € pour l’indemnité de départ à la retraite.
  • L’argent de la Fiducie éventuellement non utilisé resterait bloqué pour les salariés qui resteraient dans l’entreprise.

On est vraiment loin du compte !!!

Pourtant, nos revendications sont loin d’être démesurées :

  • Un plancher de 40.000 € net + 1.500 € net/ année d’ancienneté + 36 mois de congé reclassement.
  • Les mêmes garanties bloquées pour les salariés qui resteraient dans l’entreprise.
  • Des préretraites, quelque soit le statut, payées à 100% et cela dès 55 ans.

Nous savons tous que nous les obtiendrons par la mobilisation la plus large possible.

La direction tente de nous démobiliser à coup de chantage au dépôt de bilan. Ce n’est pas sérieux. Le groupe Kering et la famille Pinault, riches à milliards, ont largement les moyens de garantir notre avenir et celui de la Redoute. Alors, ne soyons pas dupes de leurs manœuvres.

La loi ne prévoit pas qu’une cession dépende d’accord des syndicats. Kering n’a pas besoin de signature pour céder la Redoute.

* Dernières nouvelles :

Le 24 mars 2014, la CFDT a finalement signé le “plan social” proposé par les repreneurs de la Redoute et entérinant la suppression de 1.200 postes. Une nouvelle fois, ce syndicat à la solde du patronat joue son rôle de liquidateur des luttes en opposition totale avec la base. Aujourd’hui, c’est le coup de massue après des semaines de lutte où une certaine autonomie a pu poindre grâce à l’action des “Redoutables”. Pour en savoir plus, lire cet article.

Le 31 mars 2014, 18 délégués CFDT de La Redoute (sur 25) ont annoncé leur démission du syndicat, regrettant que le délégué central CFDT ait signé l’accord sans avoir organisé un référendum à l’échelle de l’entreprise et dénonçant “un problème de démocratie” au sein de la CFDT.

Le 18 mars à Auchel : manifestation contre la pauvreté, le chômage et les licenciements

mercredi 12 mars 2014

Faurecia-AuchelMardi 18 mars, l’intersyndicale du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais (CGT – CNT – SUD – FSU) organise sa 4e manifestation mensuelle contre la pauvreté, le chômage et les licenciements.

Après Béthune : Auchel !

Rendez-vous à 9h, boulevard Malling, devant les portes de l’équipementier automobile « Faurecia » (menacé de fermeture).

> Tract d’appel
Blog “sauver.faurecia.auchel”

PS : L’après-midi, rendez-vous à Lille pour la manifestation organisée dans le cadre de la journée nationale d’actions interprofessionnelles pour l’emploi, les salaires et la protection sociale.

Le 19 février à Béthune, troisième manifestation contre la précarité et le chômage

dimanche 16 février 2014

appel-manif-intersyndicale-bassin-minier-ouest-du-PdC-19fevrier2014-Bethune-extraitMercredi 19 février 2014 : troisième manifestation de l’intersyndicale CGT-SUD-CNT-FSU du Bassin Minier Ouest du Pas-de-Calais en soutien aux salarié-e-s appauvris et menacé-e-s par les plans patronaux et gouvernementaux, les licenciements et les restructurations. Rendez-vous à 16h sur la Grand’place de Béthune. Amenez vos casseroles et vos sifflets pour vous faire entendre ! Apportez vos CV pour exiger des créations d’emplois ! Du privé, du public, sans-emplois, retraités, jeunes… ensemble et déterminés !

> Télécharger le tract d’appel

Quand la 6e fortune française braque la ville “la plus pauvre de France”

mercredi 12 février 2014

tete-engrenages-2Fabien, membre du journal boulonnais “La Mouette Enragée”, nous a fait parvenir, pour publication sur le site de la CNT 59/62, un papier qu’il a rédigé sur la situation à La Redoute et sur la lutte en devenir des “redoutables”. Un texte de soutien où il essaye de tirer des ficelles pour mieux comprendre ce qui s’y passe.

Voici l’introduction de son texte
ainsi qu’un lien pour lire la suite au format pdf :

Depuis plus d’une semaine, la lutte des ouvrier-ères de la Redoute s’intensifie. Après les premiers débrayages et les manifestations qui ont suivi l’annonce du PSE (plan de suppression des emplois et non de “sauvegarde”) début janvier, les actions tendent à se radicaliser comme lors du blocage du site logistique de la Martinoire à Wattrelos, lundi dernier. Les “Redoutables”, comme s’appellent eux-mêmes les salarié-es, luttent contre la suppression de 1 178 emplois d’ici 4 ans. Jadis premier employeur de la région lilloise, la Redoute fait les frais du virage internet et de “l’amazonification” de la vente par correspondance. L’entreprise reste néanmoins première dans le secteur de l’habillement et de la maison mais au nom de la compétitivité, ce plan imposé par le milliardaire Pinault et la nouvelle direction se veut inéluctable comme la progression de la fortune personnelle de la famille Pinault. Mais certain-es refusent cette résignation et se battent contre la misère annoncée.

> Lire la suite au format pdf

Mory Ducros : les militants de la CFDT du site de Libercourt crient à la trahison

mercredi 5 février 2014

kissMardi 4 février 2014, le responsable de la fédération CFDT Transports a signé le plan de restructuration qu’exigeait « Arcole Industries » pour maintenir son offre de reprise du groupe « Mory Ducros », ceci contre l’avis du délégué général central CFDT de l’entreprise. Dans la région, 187 emplois sur 291 seront supprimés et les agences de Libercourt (71 salariés) et de Prouvy (23 salariés) seront fermées.

Sur le site de Libercourt (Pas-de-Calais), où travaille le délégué général central CFDT opposé à la signature de l’accord, beaucoup de salariés ont le sentiment d’avoir été trahis.

En effet, même si la liquidation judiciaire de « Mory Ducros » est évitée, l’accord est très insatisfaisant.

En ce qui concerne les primes supralégales de licenciement, les salariés réclamaient 6 000 euros la 1ère année et 1 000 euros par année d’ancienneté. Finalement, ils n’obtiendront en totalité qu’à peine 10 000 euros !

Quant aux reclassements, l’accord ne prévoit aucune garantie !!

Transport routier : les « Mory Ducros » dans la tourmente…

dimanche 26 janvier 2014

Le 31 janvier 2014, le tribunal de commerce de Cergy-Pontoise va statuer sur la proposition de rachat du groupe de transport routier « Mory Ducros » par « Arcole Industries ». Dans la région, les sites de Prouvy (près de Valenciennes) et de Libercourt sont menacés de fermeture. Quant à ceux de Lesquin, de Saint-Laurent-Blangy et de Saint-Omer, de nombreuses suppressions d’emplois sont prévues. A Lesquin, c’est la moitié des effectifs (soit 45 personnes) qui disparaitrait. Pour mémoire, rappelons qu’en 2011, suite au rachat du groupe « Mory Team » par le fonds « Caravelle », 50 salariés du site de Lesquin avaient déjà été mis à la porte. Alors que c’est article-23-declaration-universelle-droits-homme-droit-au-travailnous qui produisons les richesses, les patrons, les capitalistes et les actionnaires jouent au Monopoly avec nos emplois au gré des rachats et cessions d’entreprises. Il serait temps que cela cesse ! Organisons-nous pour la socialisation et l’autogestion des moyens de production et de distribution, seuls moyens de mettre vraiment un terme aux licenciements !

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