Articles avec le tag ‘libertés’

Argumentaire syndical contre le programme du FN

samedi 18 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

État d’urgence : communiqué confédéral CNT du 29 nov. 2015

dimanche 29 novembre 2015

Hier comme aujourd’hui, résistons à toutes les barbaries !

Suite aux terribles attentats du 13 novembre dernier, la situation sécuritaire et répressive a pris une dimension très particulière. Interdictions de manifestations, perquisitions administratives, gardes à vue : l’usage politique fait par le gouvernement de l’état d’urgence a conduit ces derniers jours illustration-extraite-de-la-page-fb-de-Nantes-Revolteeà la multiplication des interventions dans des milieux militants, notamment écologistes, et à de nombreuses assignations à résidence pour motifs politiques. Notre organisation n’est pas en reste : une maraîchère bio et son compagnon ont subi une perquisition à leur domicile en Dordogne, sans que rien ne le justifie, tant au préalable que par la suite. De même, une réunion publique a été interdite dans le Val-de-Marne. Partout en France, les squats et les militants syndicaux, politiques ou associatifs, sont frappés par les mesures dérogatoires au droit qu’implique l’état d’urgence.

Les chiffres sont éloquents : moins de 10% des perquisitions administratives ordonnées par les préfets ont abouti à des interpellations. Il est donc évident que l’objectif de l’état d’urgence est bel et bien de réprimer le mouvement social dans un contexte intérieur et international particulièrement tendu.

Sur le plan intérieur, le gouvernement cherche à pratiquer la politique de la peur pour museler les opposants à sa politique antisociale qui ne cesse de détruire tous les acquis sociaux, allant jusqu’à vouloir réduire le code du travail à sa plus simple expression. Afin d’asseoir sa politique internationale hyperagressive et guerrière, il s’efforce de faire taire toutes les voix discordantes dans l’union nationale qu’il tente d’imposer, notamment autour de la COP 21 en interdisant toutes les manifestations initiées par la société civile. C’est ainsi qu’il faut analyser les affrontements de ce dimanche 29 novembre à Paris. Ils ne sont que la conséquence de l’interdiction de manifester formulée par les autorités, leur donnant prétexte à réprimer les manifestant-e-s ayant osé braver l’interdiction et se retrouvant interpellé-e-s par dizaines, voire par centaines, sans compter les centaines de contrôles d’identité. La CNT exprime toute sa sympathie et sa solidarité à ces camarades, elle exige leur libération immédiate et qu’aucune poursuite de les vise.

En termes de politique étrangère, après avoir invité en janvier dernier les pires dictateurs de la planète, voilà que le président de la République s’en va avec son bâton de maréchal frapper à toutes les portes pour trouver ici des soldats, là des avions, dans l’objectif de former une coalition militaire internationale allant de Poutine à Bachar el-Assad, en passant par la Chine, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar, ces pays de haut niveau en matière d’exigences démocratiques et de respect des droits de l’Homme. Mais il est vrai que la France a communiqué publiquement son intention de déroger à la Charte européenne des droits de l’Homme… Elle le fait déjà sur son sol en frappant son propre peuple et notamment ses classes populaires, pourquoi se gênerait-elle ailleurs ?

(suite…)

État d’urgence = État policier !

samedi 14 novembre 2015

Le 14 novembre 2015, l’état d’urgence a été instauré en France pour une durée de trois mois reconductible. Et le 24 novembre, le gouvernement a informé le Conseil de l’Europe de « sa décision de déroger à la Convention européenne des droits de l’Homme » (voir ici).

Cette situation est inquiétante. D’autant plus que les motifs pouvant être invoqués pour perquisitionner un domicile ou assigner un individu à résidence (dans le cadre de cet état d’urgence) dépassent de beaucoup la prévention/répression du terrorisme et qu’ils permettent au gouvernement de s’en prendre aux mouvements contestant sa politique (syndicats de salarié-e-s, collectifs de sans-emplois, associations alter-mondialistes, etc.). Dernier exemple en date : les interdictions de manifester, perquisitions et assignations à résidence qui – à l’approche de la COP 21 – ont frappé les milieux ZADistes, écologistes et alternatifs (à ce propos, signalons que des maraîchers bio membres de la fédération CNT des travailleuses/eurs de la terre et de l’environnement ont fait les frais de ce délire sécuritaire – voir ici).

Fidèle au principe de la lutte des classes et par conséquent opposée au concept d’union sacrée cher au patronat, la CNT n’acceptera aucune restriction à l’exercice du droit syndical. Et de manière plus générale, elle dénoncera toute loi, tout décret ou toute action visant à porter atteinte à l’exercice des libertés fondamentales.

Pour en savoir plus sur l’état d’urgence :etat-urgence-etat-policier

> Communiqué confédéral CNT
> Wikipédia
> La quadrature du net
> Amnesty International
> Ligue des Droits de l’Homme (LDH)

Pour en savoir plus sur la répression de l’anti COP 21 :

> ANTICOP21.org
> Paris-Luttes.info
> Vidéos des violences policières du 29 novembre à Paris