Articles avec le tag ‘Le Pen’

Argumentaire syndical contre le programme du FN

dimanche 12 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

Ne te trompe pas de colère (chanson anti FN)

dimanche 16 mars 2014

logo-compagnie-jolie-mome-sur-fond-transparentNe te trompe pas de colère est une chanson antifasciste écrite et interprétée par la Compagnie Jolie Môme. Elle date de 2003 (d’où la référence au RMI ainsi qu’au milliardaire Jean-Marie Le Pen et à son œil de verre) mais elle est malheureusement toujours d’actualité, même depuis que la fille a pris la place du père à la tête du FN.

Extraits : Ça a fait 20 ans qu’on nous explique qu’la lutte de classe c’est dépassé, qu’au nom d’la guerre économique pauvres et riches doivent collaborer. La droite, la gauche capitalistes ont ouvert la voie aux fascistes ! Ne te trompe pas de colère et méfie-toi des milliardaires ! Avec ou sans œil de verre, oui méfie-toi des milliardaires ! […] Ta colère est légitime : la gauche, la droite avaient promis, tu les as crus, ils t’ont trahi ! Maillon faible qu’on élimine, au bistrot tu rêves de vengeance, tu bois contre l’indifférence. […] Ta colère est légitime mais pense à ton copain Karim avec qui tu te fends la gueule, celui dont tu dis que c’est l’seul, qu’avec lui ce n’est pas pareil, que ce mec là c’est une merveille !

Écouter la chanson :

Version mise à jour depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN :

Captation vidéo à visionner ici
 

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Sortie du livre “Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national”

mercredi 19 février 2014

“Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national” est un livre d’Haydée Sabéran * (224 pages) paru aux éditions La Découverte en février 2014. Un ouvrage “bien venu” pour mieux comprendre l’abominable implantation du FN à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) !

couv-livre-bienvenue-a-henin-beaumontExtrait du dossier de presse :

Après avoir fait de cette ville du Pas-de-Calais le laboratoire de sa reconversion “sociale”, le FN en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? A la veille des municipales de mars 2014, Haydée Sabéran, qui enquête depuis plusieurs années à Hénin-Beaumont, livre un remarquable document de terrain au cœur de cette ville qui plonge chaque jour un peu plus dans la catastrophe sociale et politique, emblématique de très nombreuses situations similaires dans l’hexagone.

Texte de présentation extrait de la quatrième de couverture :

Sous l’œil des caméras, Hénin-Beaumont, au cœur du Pas-de-Calais, est devenu un symbole. Symbole de la désindustrialisation, tant ce territoire a été affecté par la crise du secteur minier et par des délocalisations qui, à l’image de Metaleurop en 2003 et de Samsonite en 2006, ont durablement marqué les esprits. Symbole de la faillite d’un Parti socialiste qui, jadis triomphant dans la région, est aujourd’hui embourbé dans les affaires judiciaires. Symbole de la progression électorale du Front national, au point que sa présidente, Marine Le Pen, tente depuis plusieurs années de faire de cette commune de 27 000 habitants son “fief”. Et d’élections, il en est beaucoup question à Hénin-Beaumont. Deux ans après le médiatique “duel Mélenchon-Le Pen” aux législatives de 2012, le dirigeant local du parti d’extrême droite, Steeve Briois, brigue la mairie en mettant en avant des slogans qui brouillent les lignes idéologiques traditionnelles. Après avoir fait de la ville le laboratoire de sa reconversion “sociale”, le FN en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? En se faufilant dans les usines, les cafés et les rayons des grandes surfaces, en nous accompagnant dans les familles, les salles de bal et les coulisses du conseil municipal, Haydée Sabéran redonne la parole aux habitants de la ville, trop rarement écoutés. Et raconte avec subtilité une histoire plus singulière qu’on ne pourrait l’imaginer.

> Lire la table des matières

* Haydée Sabéran, journaliste lilloise, est aussi l’auteure de “Ceux qui passent” (Carnets Nord/Montparnasse, Paris, 2012).

Sur le même sujet, lire l’article consacré à Bassin miné,
un film actuellement en cours de réalisation à Hénin-Beaumont.

L’extrême droite sème le trouble…

vendredi 7 octobre 2011

ou quand les néo-fascistes essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas !

La manifestation organisée le 8 octobre 2011 à Lille par un collectif intitulé « Front populaire solidariste » (composé de la Maison flamande, des Nationalistes autonomes, du Front comtois et de 3ème voie) a pour thème officiel la « défense de l’emploi » et se fera sous le « patronage » de Roger Salengro (ministre du Front populaire et militant socialiste SFIO originaire de Lille qui s’est suicidé en 1936 suite une campagne de diffamation menée par les journaux d’extrême droite « L’action française » et « Gringoire »). Cette thématique de la « défense de l’emploi » est une escroquerie et une manipulation. C’est bien d’une manifestation d’extrême droite dont il s’agit ! D’ailleurs, la Nouvelle droite populaire (organisation qui, comme son nom l’indique, affiche clairement son appartenance… à la droite !) soutient cette manifestation et annonce qu’une délégation sera présente à la manifestation lilloise. Tout comme Marine Le Pen qui, en octobre 2010 lors du mouvement de la grève contre la réforme des retraites, demandait à Sarkozy de contraindre les salariés grévistes à reprendre le travail, les néo-fascistes mentionnés ci-dessus sont les adversaires du monde du travail. Racistes et xénophobes, ils trouvent Marine Le Pen trop molle. Autoritaires, ils préconisent l’instauration d’un régime dictatorial. Les organisateurs de la manifestation du 8 octobre ont beau avoir supprimé la possibilité de publier des commentaires sur les sites officiels de leurs organisations réciproques, militants et sympathisants néo-fascistes répandent leur haine du métissage et leurs idées nauséabondes sur des sites satellites ou des blogs personnels.

Malgré des divergences doctrinales, des querelles intestines, des différences sociologiques et des looks très diversifiés, de nombreuses passerelles existent entre les militants des organisations d’extrême droite (Troisième voie, Front national, Mouvement national républicain, Parti de la France, Bloc identitaire, Opstaan, Nationalistes autonomes, Nouvelle droite populaire…) et leurs satellites (Riposte laïque, Égalité et réconciliation…).

Bien que réfutant leur appartenance à l’extrême droite, toutes ces organisations s’apparentent historiquement et idéologiquement au fascisme et même, pour certaines d’entre elles, au nazisme. Troisième voie, par exemple, fait partie de la tradition « nationaliste-révolutionnaire » (GUD, GNR, Nouvelle résistance, Unité radicale, Jeune Europe…). Comme beaucoup de mouvements d’extrême droite des années 1920-1930-1940, ces organisations tentent de séduire le monde du travail en prétendant lutter contre le capitalisme, en récupérant les symboles du mouvement ouvrier et en se revendiquant de certains de ses militants. La récupération par l’extrême droite des thématiques, des slogans, des codes et de l’iconographie des différentes composantes de la gauche et du mouvement ouvrier n’est pas nouvelle. C’est ainsi par exemple qu’en Allemagne, dans les années 1920, les fascistes ont créé le parti nazi (l’acronyme « nazisme » étant la contraction de « Nationalsozialismus » dont la traduction en français est « national-socialisme »). Le programme du parti nazi prétendait avoir une dimension sociale (d’où la couleur rouge de son drapeau). D’après les travaux de l’historien Götz Aly (source : Wikipédia), les nazis témoignaient d’un réel souci des classes populaires (créant des mutuelles et des prestations sociales, luttant contre le chômage, favorisant des loisirs et des fêtes pour les couches populaires, etc.). Pour Aly, ce fut d’ailleurs l’une des clés de la popularité du régime. Bien sûr, la tendance « socialisante » (avec des guillemets !) de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Alors que Goebbels qualifiait le nazisme à ses débuts de « bolchévisme national », Hitler – par pragmatisme et opportunisme politique – finira par accepter de collaborer avec les capitalistes allemands tout en éliminant les courants du parti jugés trop « socialisants ».

Le vrai visage des identitaires, solidaristes et compagnie :

> Appel à la manifestation ANTI-FASCISTE organisée le 8 octobre à Lille

> L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !