Articles avec le tag ‘grève’

Grève à l’hôpital privé de Bois-Bernard

lundi 27 mars 2017

Les membres de la section CNT de l’hôpital privé de Bois-Bernard (62) sont en grève ce lundi 27 mars 2017 de 5h du matin à minuit. Ils dénoncent le montant dérisoire des sommes versées au titre des primes d’intéressement et de participation, surtout si l’on considère les bénéfices réalisés qui, eux, ne sont pas dérisoires (2,4 millions d’euros) !

À cette occasion, ils remettront un chèque de soutien du montant de leurs primes (100 euros par personne) à l’association « SALAM » qui vient en aide aux migrants du littoral, accompagné d’une somme en complément de 300 euros correspondant à un vide-grenier (total : 500 euros).

Ci-dessous le tract annonçant la grève :

Lundi 6 mars : mobilisation des salarié.es de Pôle emploi

lundi 27 février 2017

Les salarié.es de Pôle emploi sont appelé.es à se mettre en grève le 6 mars 2017 pour la défense de leurs missions, de leurs métiers et de leurs emplois.

Ci-dessous l’appel de l’intersyndicale des Hauts-de-France :

Dans un contexte d’austérité budgétaire, de baisse des effectifs et d’augmentation de la charge de travail, la dégradation des conditions de travail s’amplifie. Nous le vivons au quotidien : course à la productivité, externalisation, réorganisations, heures supplémentaires voire écrêtées, multiplication des contrats précaires… Aujourd’hui Pôle emploi est en danger : suppression des A2S, réduction et dégradation du métier d’indemnisation, externalisation de l’assurance chômage, diminution drastique des fonctions support (DT, DR, DPSR) et appui gestion (PAG), nouvelle segmentation du métier des Conseillers à l’emploi (CEP/suivi/…), dématérialisation importante et non anticipée (NPDE, Emploi Store, mail.net, DSN…) et lancement de « Bob emploi » qui va se développer et engendrer des conséquences inévitables pour le personnel et les usagers (accroissement de l’externalisation et de la privatisation de nos missions). Et demain : réduction du nombre d’agences, régionalisation, privatisation, plan de licenciement ?

C’est pourquoi toutes les organisations syndicales régionales appellent les personnels de Pôle emploi des Hauts-de-France à se mobiliser massivement pour obtenir :

  • La fin de tout processus de régionalisation et de privatisation, la défense du caractère public et national de Pôle emploi ;
  • La défense de nos missions de service public et de protection sociale collective dans le cadre du régime d’assurance chômage, le maintien des activités de Pôle emploi telles que prévues par la loi de fusion du 13/02/2008 ;
  • L’arrêt de la sous-traitance et la ré-internalisation de toutes nos activités ;
  • La reconnaissance et l’évolution de tous nos métiers dans le respect de nos expertises, qualifications et identités professionnelles ;
  • Le maintien des effectifs et l’embauche de tous les personnels en CDI ;
  • L’amélioration de nos conditions de travail et de la qualité du service rendu aux usagers (demandeurs d’emploi, entreprises, salariés…)  ;
  • Une augmentation générale des salaires et traitements (point d’indice et point salaire) ;
  • La conciliation de la vie professionnelle et personnelle pour tous les salariés : formations au plus proche des territoires, respect des accords en vigueur (OATT).

Hénin-Beaumont : la lutte paye chez « Boulanger » !

lundi 9 janvier 2017

Le 9 janvier 2017 à Hénin-Beaumont, une cinquantaine de salarié.es de l’entrepôt logistique national des magasins « Boulanger » (groupe Mulliez) était en grève à l’appel de la CGT et de la CNT. En cause : le faible montant de la prime « de progrès » versée fin 2016 aux salarié.es (86 euros et des poussières au lieu des 470 obtenus fin 2015). Révoltant quand on sait que l’enseigne « Boulanger » a annoncé pour 2016 un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros ! Et d’autant plus révoltant quand on apprend que la prime versée fin 2016 aux cadres travaillant au siège social de l’entreprise est 6 fois supérieure à celle des autres salarié.es ! Bloquant l’accès et la sortie de l’immense entrepôt de 80000 m2 qui assure la réception, le stockage et la distribution pour toute la France, cette journée d’action n’a pas eu besoin d’être reconduite car, le soir même, la direction de l’entreprise s’est engagée à payer les heures de grève et à organiser une réunion avec les syndicats pour faire des propositions en matière d’augmentation substantielle de la prime de fin d’année 2016. Comme quoi, on ne le répètera jamais assez, la lutte paye !

Touche pas à ma ZEP !

lundi 9 janvier 2017

En 2015, le statut des Zones d’Éducation Prioritaire (ZEP) a été supprimé au profit des « politiques de la ville ». Cette suppression a entraîné une importante instabilité des équipes par une hausse des départs, une diminution des titulaires, des postes non pourvus. C’est pour ces raisons que depuis septembre 2016 des établissements anciennement ZEP se mobilisent afin que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements. Dans la région, des établissements comme le lycée Romain Rolland à Amiens, le lycée Kestler à Denain et le LP Curie à Oignies ont rejoint le mouvement. Un appel national à la grève a été posé pour le jeudi 19 janvier 2017 avec une manifestation centrale à Paris (rdv à 13h, place de la Sorbonne). Pour la suite, la date du vendredi 27 janvier 2017 est avancée. Afin de suivre les actions, un collectif intitulé Touche pas à ma ZEP ! a été créé. Il regroupe les personnels, parents et élèves en lutte. En savoir plus : www.tpamz.levillage.org

Projection de « Grandpuits & petites victoires » le 4 fév. à Lille

jeudi 5 janvier 2017

Samedi 4 février 2017, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise la projection du film d’Olivier Azam « Grandpuits & petites victoires », un documentaire de 80 mn consacré à la lutte contre la réforme des retraites menée en 2010 par les travailleurs de la raffinerie Total de Grandpuits (77). Cette projection sera suivie d’une discussion sur la casse du système de retraites mise en place depuis une vingtaine d’années par les gouvernements successifs… et sur les moyens de s’y opposer (grève reconductible, blocage de l’économie…) ! Rendez-vous au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. Ouverture des portes : 19h. Début de la séance : 20h. Tarif : prix libre

> Tract / affichette pour annoncer la projection

Présentation du film :

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d’une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Bande annonce diffusée en 2011 lors de la première sortie du film :

La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise !

mardi 8 novembre 2016

Solidarité avec les professionnels de santé en grève ce mardi 8 novembre 2016 !

sante-privatiser-nuit-gravementQu’elles soient de droite (Loi Bachelot, T2A, réduction des effectifs) ou de « gauche » (GHT, Loi santé, généralisation des mutuelles privées au détriment de la Sécurité sociale, réduction des effectifs encore !), les multiples attaques contre notre système de santé ont toutes en commun une même philosophie : la rentabilité ; un même objectif final : la marchandisation du système de santé. Nos hôpitaux, nos maternités, nos centres IVG… sont asphyxiés par des Agences Régionales de Santé et des gestionnaires qui ne cessent de flatter les intérêts des grands groupes financiers et de leur préparer le terrain. Les conséquences sont multiples pour les usagers/ères : éloignement des structures, manque de temps/de places pour l’accueil et l’écoute des malades ainsi que des familles, augmentation du coût des soins, malaise généralisé et générateur de suicides au sein du personnel hospitalier…

La CNT exige un système de santé gratuit et de qualité qui soit le même pour tou-te-s. À ce titre, elle condamne les logiques de rentabilité qui sont imposées actuellement et qui, petit à petit, sante-se-syndiquernous acheminent vers un système de santé à deux vitesses, mortifère tant pour les patient-e-s que pour les professionnel-le-s. Au-delà du système de santé, il s’agit d’une lutte qui englobe tous les niveaux de la société, une lutte qui réaffirme sa volonté de refus du contrôle social par l’argent, une lutte qui vise à l’émancipation des travailleurs et des travailleuses.

D’après un tract de la CNT santé social RP

Photos et compte-rendu de la mobilisation du 15 sept. à Lille

jeudi 15 septembre 2016

11h – Rassemblement devant la direction départementale courrier-colis de La Poste :

15sept2016-la-poste

15sept2016-la-poste-lille-soutien-a-emeline-et-seb

Rassemblement organisé en soutien à Émeline et Sébastien. Rappel des faits : Le 19 février dernier, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le technicentre SNCF d’Hellemmes :

15sept2016-sud-rail-hellemmes-lille

Le 6 juin dernier à Lille, l’accès aux bâtiments hébergeant « Socrate » (système national de réservation de la SNCF) avait été bloqué par des cheminots soutenus par des militant-e-s de l’AG de lutte contre la loi Travail ainsi que par des syndicalistes de SUD, de la CGT et de la CNT. Depuis, la répression a commencé à frapper plusieurs camarades cheminots. Ce 15 septembre, un rassemblement de solidarité était organisé à l’appel de SUD rail devant le technicentre SNCF d’Hellemmes-Lille. Prochain rendez-vous : le 6 octobre à Paris. Ce jour-là à 14h, Alain Leclercq (militant de SUD rail) est convoqué devant le conseil de discipline de la SNCF pour répondre de sa participation à l’action du printemps dernier. Son engagement dans la lutte syndicale et contre les réformes structurelles en cours à la SNCF font de lui une bête à abattre. Il est donc de notre devoir de le soutenir dans cette épreuve. Rassemblement jeudi 6 octobre à partir de 11h30 devant le siège national de la SNCF, rue d’Alsace à Paris (près de la gare de l’Est).

12h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHRU :

15sept2016-chru-lille

Le 14 juin dernier, alors qu’il était le seul de son service à vouloir faire grève et que l’effectif habituel était respecté, un brancardier du CHRU de Lille s’est vu assigné par sa direction*. Il a refusé de se soumettre à cette assignation abusive et s’est mis en grève. Quelques jours plus tard, il a reçu un courrier de sa direction l’informant 1) que sa journée du 14 juin ne sera pas considérée comme un jour de grève mais comme une absence non justifiée, 2) que son refus de se soumettre au devoir d’obéissance des fonctionnaires figurera dans son dossier administratif, 3) que tout prochain manquement à ce devoir d’obéissance sera susceptible de faire l’objet de mesures disciplinaires. Le cas de ce brancardier n’est pas isolé. Depuis deux ans, tout est mis en œuvre au CHRU de Lille pour mettre en difficulté les agents voulant exercer leur droit de grève. Exemple : alors que le tribunal administratif de Lille enjoint la direction de l’hôpital à afficher les tableaux d’assignation au moins la veille d’une grève avant 10h, la direction s’obstine à ne pas le faire ! Ce 15 septembre, les syndicats CGT du CHRU de Lille appelaient à un barbecue solidaire devant le bâtiment de l’administration générale pour demander 1) la requalification de la journée du 14 juin de leur collègue en journée de grève, 2) l’éviction du courrier scélérat de son dossier administratif, 3) l’application de la règle de l’effectif minimum basé sur celui des dimanches et jours fériés.

* Dans la fonction publique hospitalière, l’assignation a pour but d’assurer la permanence des soins en cas de grève. Contrairement à la réquisition (que seules les autorités gouvernementales et préfectorales peuvent imposer à un agent), l’assignation est faite par le directeur de l’hôpital. Seuls sont concernés les services dont le fonctionnement ne saurait être interrompu sans risques sérieux. Il n’y a pas de règle précise mais la jurisprudence parle d’un effectif minimum de sécurité correspondant à celui d’un dimanche ou d’un jour férié. En cas d’abus de pouvoir de la part du directeur, la loi prévoit que l’agent abusivement assigné peut déposer un référé liberté auprès du tribunal administratif.

 

15h30 – Cortège de tête de la manifestation contre la loi Travail :

15sept2016-lille-cortege-anticapitaliste

Trois mille manifestants à Lille ce 15 septembre : un chiffre encourageant quand on sait qu’il s’agissait de la première manifestation de la rentrée sociale ! Pas de cortège spécifiquement CNT cette fois-ci mais une participation des militant-e-s cénétistes au cortège anticapitaliste initié en tête de manifestation* par l’AG de lutte contre la loi Travail ; un cortège anticapitaliste qui a réuni plusieurs centaines de personnes d’horizons divers (autonomes, CGT, CNT, SUD, etc.).

* À propos de positionnement dans les manifs, rappelons que – depuis de longues années – certains dirigeants syndicaux (membres de confédérations dont nous tairons le nom par respect pour leurs militant-e-s de base) refusent fort peu démocratiquement d’inviter la CNT au tirage au sort qui détermine la place des cortèges dans les manifestations syndicales interprofessionnelles. Quand la CNT est invitée à participer à ce type de tirage au sort (c’est le cas par exemple dans l’Éducation), elle respecte les résultats issus de la procédure. Par contre, quand elle est exclue de cette procédure, elle se place aux côtés des manifestant-e-s avec lesquel-le-s elle se sent le plus en phase (le cortège anticapitaliste ou le cortège de SUD-Solidaires, pour ne citer que ces deux exemples).

Liste des actions organisées le 15 septembre à Lille et environs

mardi 13 septembre 2016

mobilisation-sociale6h15 et 8h – Rassemblements devant le Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq (35 rue Trémière) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à cet endroit. Rappel des faits : ce jour-là, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHR en soutien à un agent hospitalier sanctionné pour avoir fait grève au printemps dernier

11h – Rassemblement devant la Direction du Courrier-Colis du Nord (45 rue de Tournai à Lille) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à Villeneuve d’Ascq. Rappel des faits : lire ci-dessus

11h – Rassemblement devant le Technicentre SNCF d’Hellemmes en soutien à des cheminots mis à pied pour un blocage organisé au printemps dernier

12h – Assemblée générale à l’université de Lille 3 (Villeneuve d’Ascq)

14h30 – Manif régionale contre la loi Travail * et son monde (rendez-vous Porte de Paris, Lille)

* La loi Travail a été adoptée fin juillet par l’application de l’article 49-3 de la constitution qui dispense de vote devant l’Assemblée nationale. L’enjeu, aujourd’hui, pour tou-te-s ceux et celles qui pâtiront de cette dégradation historique de leurs droits (travailleurs/euses, précaires, chômeurs/euses, jeunes, retraité-e-s, etc.), est d’empêcher la publication des décrets d’application de cette loi, d’obtenir son abrogation, d’œuvrer à la construction d’un droit du travail réellement protecteur des salarié-e-s, d’arracher de nouveaux droits sur les conditions et le temps de travail. Une victoire sur la loi Travail reste à notre portée ! Rappelons que le Contrat d’Insertion Professionnelle (CDD visant à faire travailler les jeunes pour des salaires en-dessous du SMIC), adopté le 20 décembre 1993 et dont les décrets d’application ont été publiés le 23 février 1994, a été suspendu un mois plus tard puis abrogé en août de la même année grâce à la forte opposition populaire à cette régression sociale. Souvenons-nous aussi du CPE (contrat de première embauche) qui a été retiré en 2006 ! Ce qui a été possible hier demeure plus que d’actualité !

La rentrée et son monde

samedi 3 septembre 2016

apres-plage-rentree-lutte-des-classesCommuniqué de la fédération CNT des travailleurs/euses de l’Éducation (FTE) :

La rentrée et son monde

Les drames se sont succédé cet été et cette rentrée ne s’annonce pas réjouissante. Enfermés dans leurs délires sécuritaires et racistes, les politiciens enchaînent les propositions stupides : envoyer les recalés du Bac à l’Armée (Sarkozy), organiser des « test de radicalisation » dans les collèges et lycées (Geoffroy Didier, vice-président LR en Île de-France) et Fillon veut récrire les programmes d’histoire pour « retrouver la confiance dans notre patrie ». Les rendez-vous de l’an prochain s’annoncent joyeux pour l’École. Pour sa dernière rentrée, la droite socialiste, elle, gère son auto-suffisance. Le primaire doit se satisfaire de la « refondation » de l’École, ses rythmes et ses nouveaux programmes. Le secondaire doit appliquer LA réforme du Collège malgré une opposition affichée de toute la profession. Quant aux collègues aides éducateurs, aides de vie scolaire, professeurs vacataires, ils restent malmenés et cadenassés par des contrats précaires.

Loi Travail, saison 2

Heureusement, la saison 1 contre la loi Travail a révélé d’autres choix pour une autre École et un autre monde ! La CNT éducation, ses militantEs y ont pris leur part. Sans attendre, dans les luttes, c’est au quotidien, avec nos élèves, qu’il faut tenter de bâtir une pédagogie de l’émancipation. Pour cela, il n’y a pas d’autres alternatives que l’engagement dans des pédagogies pour le peuple, pour reprendre les mots de Freinet. Pas d’autres alternatives que de montrer notre détermination à combattre, tous ensemble, quels que soient nos statuts et nos contrats, le pouvoir des chefs, inspecteurs et autres ministres pour exiger la titularisation de tous les contractuels, des formations ambitieuses et de réelles augmentations de salaires. Pas d’autres alternatives que s’engager contre la loi Travail et son monde. Le jeudi 15 septembre : grève générale !

(suite…)

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

vendredi 24 juin 2016

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

Loi Travail : on lâche rien !

mercredi 15 juin 2016

alb-01En plein mouvement social, l’Euro de foot tente de faire oublier ce qui mobilise le pays depuis des semaines : la loi Travail ! Aucun ballon rond, aucun fanion tricolore ou autres bunkers publicitaires nommés « fan-zones » ne feront renoncer tou-te-s celles et ceux qui jusqu’ici se sont battus pour le retrait du projet de loi. Au contraire, ce spectacle nous rappelle le peuple brésilien descendant dans la rue peu de temps avant la Coupe du monde ! Aujourd’hui comme hier, toujours plus déterminés !

Prochaines journées de mobilisation :

  • Jeudi 23 juin : grèves et actions diverses + manifestation à Lille (14h30, porte de Paris)
  • Mardi 28 juin : plus d’infos ici

Mardi 14 juin : tou-te-s à Paris pour le retrait de la loi Travail !

mercredi 8 juin 2016

Manifestation nationale à Paris : départ à 13h de la place d’Italie en direction des Invalides. Rendez-vous du cortège CNT sur le boulevard Arago.

Déplacement en autocar à partir de Lille avec la CNT :

  • Pour toute réservation : nous contacter le plus vite possible !
  • Pour les camarades Picards : un ramassage sera fait à la sortie « Roye ».
  • Post-scriptum du 10/06 : la liste de réservation est close ; plus de places !

 

Images (tournées le 26/05 à Paris) et montage : Ortille

Appel de la CNT éducation pour la grève générale du 14 juin contre la loi Travail

mercredi 8 juin 2016

Aujourd’hui, c’est le privé qui est attaqué. Demain, ce sera le public ! Tou.te.s contre la loi Travail !

La loi Travail, c’est quoi ?

greve-generale-educationAujourd’hui, le Code du travail garantit les droits de base des salarié.e.s sur le temps et les conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires, etc. Un accord local ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que l’accord de branche. Un accord de branche ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que les dispositions des conventions collectives nationales. L’article 2 de la loi Travail met fin à cette situation : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes. Un accord moins favorable aux salarié.e.s que les accords de branche ou nationaux pourra être signé !

La loi Travail permet aussi aux employeurs :

  • de faciliter les licenciements économiques en augmentant leurs critères ;
  • d’imposer aux salarié.e.s l’allongement et la flexibilité de la durée du travail, notamment en augmentant la durée de la journée et en fractionnant les temps de repos obligatoires ;
  • de contourner des accords syndicaux (surtout quand ils sont favorables aux salarié.e.s !) par la mise en place d’un référendum au sein de l’entreprise ;
  • de faciliter la réduction des salaires en élargissant les critères de calcul de baisse de l’activité de l’entreprise ;
  • de restreindre les possibilités d’intervention de la médecine du travail…

Il s’agit quasi exclusivement de mesures susceptibles de dégrader les conditions de travail des salarié.e.s.

L’Éducation directement touchée

De nombreux personnels de l’Éducation ont des contrats précaires (de type CUI, CDD). Certains sont même des vacataires (agents techniques, AVS, personnels administratifs, personnels d’animation… ). Parmi ces contrats, certains sont de droit privé. Des personnels seront donc sous la coupe de cette loi !

Les fonctionnaires dans la ligne de mire du gouvernement

La logique de la loi Travail est déjà présente dans le rapport Laurent sur la fonction publique, rapport que Manuel Valls a tenté d’escamoter au vu de l’ampleur de la contestation actuelle. Selon ce rapport, les fonctionnaires travailleraient en moyenne quinze jours de moins que les salarié.e.s du privé. Sa conclusion est simple : il faut allonger le temps de travail des fonctionnaires ! Une ATSEM, selon le rapport, travaillerait 1553h par an. Il faudrait donc lui supprimer au moins une semaine de congés…

Les mesures préconisées ont leurs équivalents dans la loi Travail :

  • réduction des congés (suppression du rattrapage de RTT en cas de congés maladie, suppression des congés supplémentaires pour les jours fractionnés) ;
  • allongement du temps de travail (les temps de pause et de repas ne seraient plus comptés dans le temps de travail) ;
  • réduction des autorisations spéciales d’absence pour le décès d’un proche, un enfant malade, etc. ;
  • réduction des rémunérations (actuellement un temps partiel de 80% est rémunéré 85,7% du traitement plein et un temps partiel de 90% est rémunéré 91,4% ; le rapport préconise de revenir à une stricte proportionnalité ; comme ce sont les femmes qui majoritairement ont recours aux temps partiels, ce seront elles les premières touchées !).

Tou.te.s en grève et dans la rue mardi 14 juin !

Nous devons collectivement nous organiser et nous battre contre ces régressions de nos conditions de travail qui affecteront en premier lieu les précaires et les personnels de catégorie C dans l’Éducation. Ce gouvernement veut faire passer ces mesures régressives à coups de 49.3, de matraques et de condamnations. Ne nous laissons pas faire !

> Vidéo d’appel pour le 14 juin et départ en autocar à partir de Lille

Belgique : la loi Peeters… l’autre loi Travail !

dimanche 5 juin 2016

En Belgique, la loi El Khomri s’appelle la loi Peeters (du nom du ministre de l’emploi). Comme en France, ce projet a pour but de flexibiliser le droit du travail. Comme en France, il rencontre une forte résistance de la part de la population.

belgique-bloquons-semaine-45-heuresLes principaux éléments du projet de loi

Au cœur du projet, il y a l’annualisation du temps de travail. Le gouvernement belge aimerait que la semaine de travail de 38 heures soit calculée sur une moyenne d’un an (contre une moyenne actuelle de trois mois, négociée par secteur). D’autre part, il aimerait que la semaine puisse comporter jusqu’à 45 heures de travail et la journée jusqu’à 9 heures. Enfin, il aimerait étendre à d’autres secteurs le modèle du secteur automobile où la moyenne de 38 heures est calculée sur 6 ans et où les semaines peuvent aller jusqu’à 50 heures (et les journées jusqu’à 11 heures).

Le projet de loi Peeters s’attaque aussi aux heures supplémentaires. C’est ainsi que le gouvernement voudrait créer un stock d’heures supplémentaires non récupérables de 100 heures annuelles (et jusqu’à 360 heures négociées par secteurs), le tout avec un maximum de 143 heures supplémentaires par trimestre. D’autre part, il voudrait que les travailleurs/euses à temps partiel n’aient plus de complément salarial en cas d’heures supplémentaires.

Concernant le travail intérimaire, le gouvernement voudrait créer un contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, l’intérim n’est pas considéré comme un régime normal ; il doit être justifié par un surcroît exceptionnel de travail ou pour un remplacement. En créant cette possibilité contractuelle, il créerait une véritable catégorie de travailleurs précaires permanents. Cerise sur le gâteau : il voudrait retirer le droit de grève aux salarié-e-s intérimaires.

Concernant les cadres, le gouvernement voudrait faire en sorte que l’amplitude journalière de travail de ces salarié-e-s n’ait plus aucune limite, ni en soirée ni le weekend.

Concernant le télétravail occasionnel, le gouvernement aimerait le rendre possible sans négociation collective.

Autres éléments en discussion

Pour les salarié-e-s à temps partiel, le gouvernement voudrait rendre possible les contrats zéro heure (contrats dans lesquels les heures de travail ne sont pas indiquées). En pratique, un employeur pourrait informer un-e salarié-e de ses horaires la veille de sa journée de travail.

Après avoir supprimé les jours de carences en cas de maladie, les partis de la majorité (à l’exception du CD&V) voudraient les rétablir.

Le gouvernement souhaiterait réduire drastiquement l’accès aux congés thématiques (pour se former, éduquer ses enfants, etc.). L’impact serait d’autant plus important que – dans le calcul de la pension – ces congés sont actuellement comptés comme des périodes assimilées à du travail.

Le gouvernement souhaiterait rendre possible les dons de congés entre salarié-e-s. Ainsi, plutôt que d’embaucher pour remplacer celles ou ceux qui s’occupent de leurs enfants malades, l’employeur pourrait utiliser un-e salarié-e déjà engagé-e.

Agenda et mobilisation

Le projet de loi Peeters va être déposé d’ici l’été afin de pouvoir être voté en automne.

Plusieurs manifestations ont été organisées durant le mois de mai et le front commun syndical appelle à une reprise de la mobilisation dès le début de l’automne (manifestation le 29 septembre et grève le 7 octobre).

Mais la lutte continue néanmoins durant ce mois de juin. C’est ainsi que la FGTB appelle à une grève interprofessionnelle le vendredi 24. Quant à l’Union des bloqueuses et bloqueurs des 45h (une coordination démocratique d’assemblées locales où se réunissent des précaires, des salarié-e-s, des étudiant-e-s et des syndicalistes voulant bloquer la loi Peeters et son monde par tous les moyens nécessaires – cf. vidéo et liens ci-dessous), elle poursuit son développement et ses actions. Enfin, signalons que plusieurs délégations de syndicats belges seront présentes à la manifestation organisée le 28 juin à Lille contre le projet de loi El Khomri.

Compte twitter @BloquerLes45H
Page fb « Bloquons la semaine de 45h – Blokkeer de 45-urenweek »
Site internet de l’Union des bloqueuses et bloqueurs contre les 45 heures

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

lundi 30 mai 2016

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

> Télécharger ce communiqué au format PDF

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

dimanche 22 mai 2016

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.

Toutes et tous en grève à partir du mardi 17 mai !

samedi 14 mai 2016

Si la CNT n’a jamais eu d’illusion sur la représentation parlementaire et le caractère prétendument démocratique du régime actuel, les violences policières, le prolongement de l’état d’urgence et le recours à l’article 49-3 pour imposer la loi Travail constituent un arsenal clair au but sans équivoque : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des salarié-e-s.

En 2006, François Hollande – alors dans l’opposition – déclarait : « Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie ». Aujourd’hui, l’État et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires : loi Travail (qui va passer le 12 mai à l’Assemblée nationale à coup de 49-3), loi Macron (passée elle aussi l’année dernière à coup de 49-3), chantage sur les négociations UNEDIC (assurance-chômage), etc. Nous ne pouvons et ne devons plus laisser faire ! Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons en faisant converger la lutte contre la loi Travail avec celles des différents secteurs mobilisés (cheminot-e-s, intermittent-e-s du spectacle, etc.) et en construisant un vaste mouvement de grève générale reconductible.

affiche-cnt-npdcp-greve-generale-loi-travail-17mai2016Comme Solidaires et comme la Coordination nationale étudiante, la CNT appelle tous les secteurs d’activité à cesser massivement le travail le mardi 17 mai et à s’organiser en assemblées générales pour reconduire la grève les jours suivants.

Prochaines manifestations à Lille :

  • Mardi 17 mai : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Mercredi 18 : 18h, place de la République (manif locale contre les violences policières et les dérives autoritaires du gouvernement)
  • Jeudi 19 : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Samedi 21 : 14h30, pl. du marché de Wazemmes (manif régionale contre la répression des mouvements sociaux ; cf. texte d’appel)