Articles avec le tag ‘Front national’

Deux initiatives contre l’extrême droite le 26 mars à Lille

mardi 21 mars 2017

Dimanche 26 mars 2017 à Lille (15h, parvis des halles de Wazemmes), l’AFA NP2C appelle à une manifestation contre le FN (à l’occasion du meeting de Marine Le Pen qui aura lieu ce jour-là à Lille) et contre le bar raciste « La Citadelle » (qui fête les deux ans d’existence de son bail). Le même jour (même endroit, même heure), l’union locale CGT de Lille, la FSU, les JC et la LDH appellent dans un communiqué commun à « se rassembler bruyamment pour protester contre la venue de la présidente du FN ». Même si la CNT n’appelle pas (ses différents syndicats n’ayant pas eu la possibilité d’en discuter préalablement dans leurs AG respectives), des cénétistes seront présent.es à titre individuel. Par ailleurs, il est probable que d’autres organisations (ou certain.es de leurs adhérent.es) se joignent soit au rassemblement, soit à la manif, soit aux deux. De son côté, la Préfecture a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour protéger le meeting de Marine La Haine (cf. l’article de La Voix du Nord qui sert la soupe à la fois au préfet et au FN).

> Autres infos pour lutter contre l’extrême droite

Argumentaire syndical contre le programme du FN

samedi 18 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

« Chez nous » : un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont

mardi 31 janvier 2017

Le 22 février 2017 sortira Chez nous, un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. Ce drame, réalisé par le cinéaste belge Lucas Belvaux et tourné dans le département du Pas-de-Calais, est adapté d’un roman noir de Jérôme Leroy intitulé Le Bloc.

Parmi les actrices et acteurs principaux, citons Émilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Catherine Jacob. Cette dernière joue le rôle de la présidente d’un parti d’extrême droite cherchant à se dédiaboliser, une présidente dont le portrait, le comportement et les propos font penser à Marine Le Pen.

Le film raconte comment une jeune mère célibataire (rôle incarné par Émilie Dequenne) est approchée par le Bloc patriotique (un parti xénophobe et nationaliste faisant penser au FN) pour se présenter aux élections municipales dans une ville “imaginaire” dénommée Hénard.

Après avoir vu la bande-annonce, Steeve Briois (l’actuel maire FN d’Hénin-Beaumont) a traité le film de « navet » et s’en est pris au physique de l’actrice Catherine Jacob. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a trouvé que la sortie du film était « absolument inadmissible » en raison de sa proximité avec l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Bande-annonce du film :

Extrait de la note d’intention de L. Belvaux publiée dans le dossier de presse du film :

CHEZ NOUS est un film engagé […]. Il n’est pas militant pour autant, il n’expose pas vraiment de thèse. J’ai essayé de décrire une situation, un parti, une nébuleuse, de décortiquer son discours, de comprendre son impact, son efficacité, son pouvoir de séduction. De montrer la désagrégation progressive du surmoi qu’il provoque, libérant une parole jusqu’ici indicible. D’exposer la confusion qu’il entretient, les peurs qu’il suscite, celles qu’il instrumentalise. Le film ne s’adresse pas en priorité, et ne doit pas s’adresser, qu’à des gens mobilisés, très au fait de ce qu’est vraiment l’extrême-droite. Ce qu’il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s’informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l’émotion, que par des média d’analyses et de réflexions. J’ai essayé d’éviter « l’entre-soi », de parler à tous et à chacun, « d’homme à homme » en quelque sorte. De montrer plutôt que de démontrer. De tendre un miroir, non déformant, car, si les miroirs réfléchissent, ils font parfois réfléchir ceux qui s’y voient. Les miroirs nous montrent aussi ce qu’il y a derrière nous, ils nous inscrivent dans un décor, dans le monde, objectivement. Ils nous mettent en perspective et face à nous même. Dans le même temps. Ce film s’adresse d’abord, à ceux qui un jour, demain peut-être, seraient tentés de répondre au chant de ces sirènes. Je ne sais pas si c’est utile. Je suis sûr, en tout cas, que ça vaut la peine d’essayer. […] Lire la note d’intention dans son intégralité

Extrait de l’entretien avec L. Belvaux publié dans le dossier de presse du film :

Votre film se distingue de ce qu’on appelait des « fictions de gauche », qui étaient des dossiers résolument à charge. Vous êtes davantage dans une démarche pour comprendre, notamment ce qui peut susciter l’adhésion à un mouvement d’extrême droite. Mais, avec le cinéma, n’y a-t-il pas un danger d’empathie avec « l’ennemi » ?

Lucas Belvaux : Oui. Mais on a besoin de cette empathie. Il est inhérent à la démarche puisque j’essaie de comprendre comment on en arrive là. Mais empathie ne veut pas dire identification. Je n’ai pas forcément envie que le spectateur s’identifie au personnage. L’idée, c’est d’être avec lui, à côté, d’essayer de se mettre à sa place, de partager son point de vue, pour essayer de comprendre son cheminement. Comprendre une démarche, ce n’est pas la partager. Ce n’est pas l’excuser. C’est une chose à laquelle j’accorde beaucoup d’attention en tant que cinéaste. Je veux que le spectateur soit libre de penser ce qu’il veut. Je pense qu’il y a un cinéma totalitaire, qui impose ses points de vue en instrumentalisant ses personnages, les “bons” comme les “méchants”. Et qu’il y a un cinéma qui raconte les histoires “démocratiquement”, où le cinéaste ne cache pas son point de vue, mais laisse assez de liberté au spectateur pour qu’il puisse développer le sien. […] Lire l’entretien dans son intégralité

Informations et lutte contre l’extrême droite :

Voir le dossier de la CNT Nord PdC Picardie

Contre le Front national et toutes les politiques fascisantes d’où qu’elles viennent !

lundi 14 décembre 2015

Petite citation à propos du fascisme : « Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte. Quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » (Françoise Giroud)
 
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> Lire notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Projection-débat du film « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont)

dimanche 13 décembre 2015

affiche-film-bassin-mine-webUne projection du film d’Edouard Mills-Affif « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par le syndicat CNT des travailleurs de l’industrie, du commerce et des services du Nord le vendredi 18 décembre 2015 à 19h dans ses locaux, 32 rue d’Arras à Lille.

* En 2003, Edouard Mills-Affif a été le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen. En 2014, Edouard Mills-Affif a poursuivi son travail de décryptage sur la stratégie de conquête du pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. En résulte un film (“Bassin miné”) qui jette un regard lucide sur 10 ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS. Pour en savoir plus sur la genèse de ce documentaire que la CNT 59/62 a soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production, lire cet article : www.cnt-f.org/59-62/?p=10237

 
> Bande-annonce du film
> Tract CNT réalisé en 2014 suite à la victoire du FN à Hénin-Beaumont
> Compte-rendu de la projection organisée le 8 octobre 2014 à Avion (Pas-de-Calais)

Contre l’extrême droite : offensive sociale et populaire !

lundi 7 décembre 2015

L’extrême droite se nourrit des contre-réformes libérales menées depuis des décennies par tous les gouvernements successifs, qu’ils soient UMP ou PS. Elle se délecte des renoncements idéologiques politiques et syndicaux.affiche-CNT-ami-entends-tu Elle prospère sur le terrain du recours aux faux-semblants de patrie, d’État protecteur et de personnalisation du pouvoir. Elle grossit des affaires de corruption à répétition entre détenteurs du pouvoir politique ou économique. Elle s’extasie de la destruction des systèmes de solidarité comme du repli sur soi et de la peur qui s’ensuivent. Si nous voulons renvoyer l’extrême droite dans les poubelles de l’Histoire, nous devons reprendre l’offensive sociale, renforcer l’auto-organisation des travailleurs/euses (avec ou sans emploi), reconstruire des lieux d’entraide et refuser de déléguer notre pouvoir de décision à qui que ce soit. L’extrême droite hait les syndicats, les grèves et les victoires sociales parce qu’elle ne vit que de la misère, de la peur et de la victimisation. Nous ne la vaincrons qu’en construisant un syndicalisme de combat, capable d’inverser le rapport de force avec l’État, le capitalisme et le patronat, capable de conquérir de nouveaux droits.

> Notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite
> Les résultats du 1er tour des élections régionales 2015 en Nord Pas-de-Calais Picardie

« Apéro anti front » le 13 décembre à Hénin-Beaumont

dimanche 6 décembre 2015

pisser-sur-la-flamme-du-fnLe groupe antifasciste d’Hénin-Beaumont vous convie à un « apéro anti front » ce dimanche 13 décembre 2015 à midi.

Pour en savoir plus : www.facebook.com/events/900676883320620

Appels à descendre dans la rue contre le FN

dimanche 6 décembre 2015

Depuis le 7 décembre 2015 (lendemain du 1er tour des élections régionales), plusieurs appels à se rassembler et/ou manifester contre le FN circulent dans la région, ceci à l’initiative de lycéen-ne-s, d’étudiant-e-s et de militant-e-s antifascistes.no-fn

Liste non exhaustive :

  • Boulogne-sur-Mer : jeudi 10 décembre (14h, place Dalton)
  • Loos-en-Gohelle : samedi 12 décembre (14h, terril 11/19)
  • Lille : samedi 12 décembre (15h, place de la République)

Documentation antifasciste

mercredi 30 septembre 2015

Prochainement, l’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais va sortir plusieurs affiches contre l’extrême droite. En attendant, voici quelques documents non CNT susceptibles de vous intéresser…

Cartographie de l’extrême droite française (mise à jour de septembre 2015)

schema-2015-extreme-droite-francaiseÀ quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Pour la 4e année consécutive, le site LA HORDE et la revue REFLEX(es) proposent – sous forme de schéma – une cartographie des principaux groupes ou partis nationalistes, racistes et réactionnaires, regroupés par « familles ». Cette mise à jour de septembre 2015 est accompagnée d’un article à lire en ligne sur le site La Horde.

« Lumière sur mairies brunes » : récit détaillé des faits et méfaits du Front national et de ses alliés au terme d’une année d’exercice du pouvoir municipal dans les 15 villes qu’ils occupent depuis le printemps 2014

lumiere-sur-mairies-brunesSi depuis le printemps 2014, le FN ne transforme pas brutalement les villes conquises en laboratoires d’expérimentations fascistes, il n’en demeure pas moins que nombre de leurs délibérations sont marquées du sceau de la destruction des politiques sociales, du racisme, de la stigmatisation des étrangers et des populations d’origine immigrée et de la mise au pas des opposants. Attaques frontales contre la culture, baisses drastiques des subventions aux associations non soumises, surarmement des policiers municipaux, noms de rues changés, appropriation et falsification de symboles ouvriers, fonctionnaires territoriaux mis sous pression, ségrégation dans l’attribution des logements sociaux… Tel est le quotidien dans les municipalités brunes dont ce livre, composé et publié par l’association « Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes » (VISA), dresse le catalogue accablant mais indispensable pour amplifier la riposte. Pour toute commande, envoyer un courrier et un chèque à VISA, 80-82 rue de Montreuil, 75011 Paris. Tarif dégressif : 5 € (de 1 à 10 exemplaires), 4 € (de 11 à 100 exemplaires), 3 € (à partir de 101 exemplaires).

Clip d’un syndicaliste de la métropole lilloise à propos des élections régionales 2015

image-extraite-du-clip-anti-FN-elections-regionales-2015Les 6 et 13 décembre 2015 auront lieu les élections régionales. Dans la grande région Nord Pas-de-Calais Picardie (résultat de la fusion du Nord Pas-de-Calais et de la Picardie voulue par la réforme territoriale de 2014), le risque est grand de voir l’extrême droite gagner ces élections et accéder à la présidence de la région (cf. le sondage réalisé le 17 septembre 2015 par La Voix du Nord et Le Courrier Picard en collaboration avec l’Ifop). Si les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires ne soutiennent aucun candidat aux élections politiques (quelles qu’elles soient) et ne placent aucun espoir dans le système de représentation actuel, certain-e-s d’entre eux/elles sont néanmoins attentifs au développement électoral de l’extrême droite. Car, à côté de l’antifascisme qu’ils/elles pratiquent au quotidien sur le terrain social (sur les lieux de travail et dans les quartiers), leur rôle est aussi de mettre en garde les travailleurs/euses qui à l’occasion d’une élection politique seraient tentés, par ignorance ou par dépit, de voter pour le FN. En effet, si mettre un bulletin d’extrême droite dans une urne est gravissime et dangereux, ceux et celles qui font ce geste ne sont pas tou-te-s pour autant des « fachos ». Un partie d’entre eux/elles se fait abuser, une autre joue avec le feu. Bien sûr, profiter d’une élection politique pour tenter d’affaiblir le score du FN en appelant les travailleurs/euses à ne pas voter pour lui ne résoudra pas le problème de fond. Mais, à court et moyen termes, c’est loin d’être inutile car le développement de l’extrême droite ne dépend pas seulement de son influence sur le plan social mais aussi de ses victoires sur le plan électoral. C’est dans cet esprit qu’un syndicaliste de la métropole lilloise a réalisé un clip intitulé « Nord Pas-de-Calais Picardie : pas une voix pour l’extrême droite ! ». Pour visionner ce clip : http://dai.ly/x37dp8v

Autres documents

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Résultats des élections départementales 2015 dans le Nord Pas-de-Calais

dimanche 29 mars 2015

carte_NPDCLes élections départementales 2015 ont lieu les 22 et 29 mars afin de renouveler l’intégralité des conseils départementaux (nouvelle appellation des conseils généraux), cela pour un mandat de 6 ans.

Dans le département du Nord, à l’issue du second tour de ces élections, les candidats UMP, UDI et divers droite ont obtenu la majorité absolue (26 cantons sur 41).

Quant au Pas-de-Calais, les candidats PS et divers gauche ont obtenu la majorité relative (20 cantons sur 39). À noter : un taux très important d’abstention (53,55 % dans le Nord et 48,01 % dans le Pas-de-Calais) ainsi qu’un nombre de bulletins blancs ou nuls en hausse (3,78 % dans le Nord et 3,98 % dans le Pas-de-Calais).

En ce qui concerne l’extrême droite, elle n’obtient pas le triomphe escompté mais elle réalise tout de même des scores inquiétants : 272 589 voix dans le Nord (36,69 % des suffrages exprimés, soit 15,66 % des inscrits) et 211 250 voix dans le Pas-de-Calais (41,48 % des suffrages exprimés, soit 19,91 % des inscrits).

Dans le département du Nord, le FN ne gagne aucun canton mais il s’en est fallu de peu à Dunkerque 1 et à Anzin.

Quant au Pas-de-Calais, les fascistes remportent 6 cantons dans le bassin minier (Harnes, Hénin-Beaumont 1, Hénin-Beaumont 2, Lens, Lillers et Wingles), soit 12 sièges de conseillers départementaux. Et il s’en est fallu de peu pour que les cantons de Douvrin et de Calais 3 ne tombent aussi dans leur escarcelle.

affiche-cnt-nord-pas-de-calais-l-espoir-est-dans-nos-luttesAvec 64 % d’abstention chez les ouvriers, 53 % chez les employés et 64 % chez les moins de 35 ans (pourcentages nationaux calculés à l’issue du 1er tour), ces élections départementales nous montrent plusieurs choses : que la majorité des ouvriers et employés n’attend plus rien d’une classe politique qui les a mis de côté de la vie démocratique et qui cire les pompes des patrons ; que le FN ne recueille pas la majorité du vote ouvrier et employé ; que la classe politique (tous partis confondus) est rejetée par une grande partie des jeunes et qu’elle n’incarne pas l’avenir.

Au-delà de ces résultats et de ces constats, il s’agit maintenant de tout mettre en œuvre pour consolider le mouvement syndical et amplifier les luttes. Car, fondamentalement, ce n’est pas dans les urnes que l’on fera reculer les scores du FN. C’est en remportant, sur le terrain social, des victoires en termes de salaires, d’emploi et de conditions de travail !

> Dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Antifascisme : projection du film « Bassin miné » le 21 novembre à Villeneuve d’Ascq

lundi 17 novembre 2014

affiche-film-bassin-mine-webUne projection du film d’Edouard Mills-Affif “Bassin miné” (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par “Les Amis du Monde Diplo” le vendredi 21 novembre 2014 à 20h au cinéma Le Méliès (Villeneuve d’Ascq).

La projection sera suivie d’un débat avec la participation du réalisateur. La CNT appelle à soutenir cette soirée.

* En 2003, Edouard Mills-Affif a été le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen. En 2014, Edouard Mills-Affif a poursuivi son travail de décryptage sur la stratégie de conquête du pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. En résulte un film (“Bassin miné”) qui jette un regard lucide sur 10 ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS. Pour en savoir plus sur la genèse de ce documentaire sorti début octobre et que la CNT 59/62 a soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production, voir ici.

 
Tract de la CNT qui sera diffusé devant le cinéma avant la projection :

Le 23 mars 2014 à Hénin-Beaumont, la liste FN menée par Steeve Briois a obtenu la majorité absolue au premier tour des élections municipales. Parmi les raisons de ce succès, citons la fermeture des mines et la désindustrialisation de la ville (qui ont non seulement paupérisé une grande partie de la population mais qui ont aussi cassé les pratiques de solidarité très ancrées autrefois). Citons bien sûr l’ancrage local de Steeve Briois, ses origines ouvrières, son militantisme de terrain, la sympathie qu’il inspire à un grand nombre d’habitant-e-s et son discours social (qui emprunte beaucoup à la « gauche »). Citons également le climat actuel de recul des luttes, de dépolitisation croissante des classes populaires, d’inculture idéologique (qui brouille les frontières entre « valeurs de gauche » et « valeurs de droite ») ainsi que le phénomène de « dédiabolisation » du FN initiée par Marine Le Pen au niveau national. Enfin, citons le sentiment de trahison de la part de la population à l’égard du PS (cf. les malversations financières de l’ancien maire Gérard Dalongeville) mais aussi du PC (cf. le ralliement de ce parti à la liste PS alors que cette dernière, peu de temps auparavant, faisait l’objet de critiques très vives) ; un sentiment de trahison d’autant plus fort qu’une grande partie de la population a été habituée pendant des décennies à être « protégée » sur le plan social, d’abord par les Houillères (logement, santé…) puis, après la fermeture des mines, par les élus politiques, notamment ceux du PS (qui sont progressivement passés d’une certaine “protection” à un “clientélisme” certain).

Aujourd’hui, à Hénin-Beaumont comme ailleurs, le FN surfe sur le désarroi des classes populaires lassées par la dégradation de leurs conditions de vie. Les habitant-e-s les plus défavorisé-e-s ne doivent pas se laisser abuser par le discours soi-disant « social » du FN (non, le FN n’est pas opposé au capitalisme et à la politique pro-patronale de l’État) ni bien sûr par sa propagande du « bouc émissaire » (non, les immigré-e-s ne sont pas responsables du chômage et de la précarité !). Avec ou sans emploi, les travailleurs/euses ont de nombreux ennemis (à droite comme à « gauche » !) mais, parmi ces ennemis, l’extrême droite a toujours été la pire ! À Hénin-Beaumont comme ailleurs, non au FN ! Face aux dégâts sociaux causés par le capitalisme et par la politique pro-patronale de l’État, organisons-nous dans des syndicats de lutte de classe et ne comptons que sur nos luttes !

Au-delà de la poussée électorale du FN, signalons que l’extrême droite n’hésite plus à investir la rue. En janvier 2014, dans la foulée des « manifs pour tous » et de ses attaques homophobes, des milliers de catholiques intégristes et de militants d’extrême droite ont manifesté contre le droit à l’IVG. Quinze jours plus tard, une manifestation appelée « Jour de Colère » – clairement fasciste dans sa dynamique et ses composantes – a réuni plus de 20 000 personnes à Paris. Nous ne devons pas laisser se développer une telle banalisation de l’extrême droite. Chacune des victoires électorales du FN et chacune des apparitions publiques des groupuscules pullulant dans son sillage légitiment et renforcent les idées nauséabondes qui sont les leurs. Aujourd’hui plus que jamais : riposte sociale, populaire et antifasciste !

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> Compte-rendu de la projection organisée le 8 octobre 2014 à Avion (Pas-de-Calais)

Compte-rendu de la projection de « Bassin miné » organisée le 8 octobre à Avion (Pas-de-Calais)

dimanche 9 novembre 2014

cinema-et-antifascismeUne petite centaine de personnes étaient présentes mercredi 8 octobre 2014 au cinéma Le Familia à Avion, pour assister à la projection du film documentaire Bassin miné en présence de son réalisateur Édouard Mills-Affif. Il s’agit du deuxième documentaire réalisé par ce dernier, à la suite d’Au pays des gueules noires : la fabrique du Front national, sorti en 2004, qui s’attachait alors à suivre l’implantation méthodique du FN à Hénin-Beaumont, menée par Steeve Briois et son très proche collaborateur Bruno Bilde (comme lui un ancien du MNR de Bruno Mégret, revenu ensuite au bercail).

Pour que Bassin miné puisse voir le jour, Édouard Mills-Affif aura eu besoin de lancer une souscription publique, à laquelle la CNT 59/62 a tenu à participer. Et il faut dire que cela en valait bien la peine, car le film est une réussite indéniable.

Dans la continuité d’Au pays des gueules noires, il nous immerge au cœur de la campagne électorale des municipales de 2014, avec cette fois comme fil conducteur le point de vue des opposants héninois à l’extrême droite, en suivant notamment la campagne et l’engagement antifasciste de Marie-Françoise Gonzales *, militante du Front de Gauche au sein du PG et digne héritière d’une famille de combattants républicains espagnols.

Notons également la présence d’Octave Nitkowski, jeune blogueur et auteur du livre Le Front national des villes et le Front national des champs, qui nous livre ici quelques analyses « à chaud » de la situation.

L’arrière-plan économique et social est bien présent, et le désarroi des habitants frappés de plein fouet par la paupérisation et la désindustrialisation, s’ajoute à la perte complète de repères politiques. Les dérives politico-judiciaires du PS local, incarnées par un Gérard Dallongeville qui semble à l’écran totalement inconscient de la situation, ne font ressortir que plus crûment le gâchis annoncé, accentué par l’indigence des réponses des forces de progrès et leur division funeste.

Édouard Mills-Affif met le doigt dans la plaie de façon presque salutaire, en montrant le renversement du rapport de force opéré par l’extrême droite, au cœur d’une terre où s’ancrent historiquement les luttes ouvrières. En ce sens, il nous expose le patient travail de terrain de Briois, qui à grand renfort de démagogie et de clientélisme, occupe efficacement la place laissée vacante par ses opposants officiels. Cette absence de réponse criante de la « gauche » de gouvernement dans ce qui fut un bastion « socialiste », amène le spectateur à se poser des questions sur la volonté réelle de résistance du PS et de ses alliés, qui ne semblent finalement pas si mécontents de se débarrasser du fardeau que représente pour eux Hénin-Beaumont…

Les apparitions épisodiques mais sur-médiatisées de la châtelaine de Montretout, venue adouber son poulain, s’ajoutent à ce triste tableau et nous laissent au final un goût amer mais sans pour autant nous faire tomber dans l’abattement. La sensation d’avoir assisté à une démystification efficace de la propagande frontiste fait de ce beau travail pédagogique un document stimulant, qui appelle à préparer la riposte au plus vite.

En fin de séance, la présence d’Édouard Mills-Affif donnait lieu à un débat avec les spectateurs, qui malgré les griefs de certains militants de terrain reprochant au réalisateur de ne pas figurer dans le film, s’avérait enrichissant et constructif.

Un pot de l’amitié venait conclure la soirée et la conversation au bar avec le réalisateur et Marie-Françoise Gonzales, elle aussi présente, autour d’une coupe de champagne, restait dans le sillage du visionnage et du débat, énergisante, source de réflexions et d’actions à entreprendre, riche de projets de combats à mener et de victoires à venir…

Luc, Seb et Olivier (UL CNT Béthune)

* Mille excuses à cette militante pour avoir écorché son nom dans la 1ère version de ce compte-rendu.

Sortie du film « Bassin miné »

mercredi 1 octobre 2014

banniere-du-site-Bassin-Mine“Bassin miné” (dont nous vous avions déjà parlé ici et que nous avons soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production) vient de sortir.

En 2003, Edouard Mills-Affif, documentariste, était le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen.

En 2014, avec “Bassin miné”, Edouard Mills-Affif poursuit son travail de décryptage de la stratégie de conquête du FN à Hénin-Beaumont. Un film qui jette un regard lucide sur dix ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS.

Trois projection-débats en présence du réalisateur sont d’ores et déjà prévues dans la région :

  • Mercredi 8 octobre 2014 à Avion (20h – cinéma “Le Familia”)
  • Jeudi 9 octobre 2014 à Sin-le-Noble (20h – salle M. Casares, place J. Jaurès)
  • Vendredi 21 novembre 2014 à Villeneuve d’Ascq (20h – Le Méliès – plus d’infos ici)

 

Le DVD du film est désormais disponible au prix de 15 euros,
frais de port inclus (pour le commander, voir ici).

> CR de la projection du 8 octobre à Avion

Communiqué confédéral de la CNT à l’occasion de la rentrée sociale de septembre 2014

vendredi 5 septembre 2014

akdmdDepuis plusieurs semaines maintenant, nous assistons à une rentrée politique surréaliste : un remaniement ministériel faisant enfin assumer à ce gouvernement son idéologie libérale, des annonces en cascades contre les classes populaires telles que la fin de l’encadrement des loyers, la mise à plat des 35 heures via la négociation “syndicats/patronat”, une annonce de chasse ouverte aux chômeurs par des contrôles renforcés de Pôle emploi ainsi qu’une politique étrangère faite de propos va-t-en-guerre et de soutien aux gouvernements assassins et totalitaires, qu’ils soient ukrainien ou israélien.

Dans le même temps, pour satisfaire le Medef, le gouvernement voudrait monnayer nos droits sociaux et syndicaux en supprimant les seuils sociaux dans les entreprises en échange d’emplois dont nous ne verrons jamais le jour (ceux qui ouvrent la possibilité aux délègues du personnel dans les entreprises de plus de 10 salarié-e-s et aux Comités d’entreprise dans celles de plus de 50). C’est une véritable provocation à l’heure où l’ensemble des travailleurs et travailleuses du pays subissent au quotidien les bas salaires, les cadences infernales, la précarité, la répression et le chômage de masse. Souvent, dans une petite entreprise, l’élection d’un délégué du personnel est ressentie comme une victoire face à la toute puissance du patronat. Et on vient nous parler de dialogue social ?

Dans l’Éducation nationale, les promesses de créations de postes ne se traduisent pas sur le terrain. Ainsi, une majorité des enseignant-e-s fera sa rentrée devant des classes de plus de 25 élèves dans des conditions toujours plus pénibles. Après de nombreuses années de luttes, les AVS (encadrant les enfants en situation de handicap) ont enfin obtenu une possibilité de CDIsation mais celle-ci se fait au prix d’une rémunération en-dessous du seuil de pauvreté. Et sans dynamique de lutte, il y a fort à parier que cette situation inacceptable n’évoluera pas encore cette année.

Mais le gouvernement compte-t-il s’arrêter en si bon chemin suite aux déclarations d’amour au monde de l’entreprise par Manuel Valls lors de l’université d’été du Medef ? Que compte-t-il faire concernant le code du travail que les patrons trouvent trop lourd ou du SMIC que Pierre Gattaz, président du Medef, estime trop élevé ?

Aujourd’hui en France, il y a péril en la demeure. Les politiques du PS n’ont de cesse de faire le lit du Front national qui se drape d’oripeaux sociaux afin de mieux tromper les travailleurs et travailleuses. Pourtant celui ci est contre le droit de grève, contre les syndicats, contre la sécurité sociale et le salaire socialisé.

Pour la CNT, les choses sont claires. Face aux attaques, la réponse doit être collective. Il s’agit de favoriser dès à présent toutes les dynamiques de luttes éclatant ici et là afin de les fédérer et d’impulser un mouvement social puissant et d’ouvrir ainsi des perspectives de ruptures anticapitalistes aux classes populaires : autogestion, socialisation des moyens de production, d’échange et de répartition. Il n’est pas de débouches politiques aux luttes si ce n’est leurs victoires sur leurs bases revendicatives. Les cheminots et les intermittents, à la pointe du mouvement social cet été, peuvent en témoigner.

drapeau-rouge-et-noir-flottantDans l’immédiat, la CNT engage tout son soutien à notre camarade Fouad Harjane à l’occasion de son procès en appel suite à une condamnation à 40 000 euros de dommages et intérêts en faveur de la SNCF pour un blocage de gare ayant eu lieu en 2006 lors du mouvement dit anti CPE. A cette époque, le PS était dans l’opposition et soutenait le mouvement social. Sachons le lui rappeler ! Tout en revendiquant l’amnistie sociale en faveur de l’ensemble des syndicalistes et des militant-e-s du mouvement social, la CNT appelle à manifester le vendredi 12 septembre à 8h30 devant le tribunal de grande instance de Metz.

À propos du vote FN lors de l’élection européenne 2014

mercredi 28 mai 2014

FN-eteindre-la-flammeLors des élections européennes du 25 mai 2014, le FN – dans notre région – a obtenu 35,15% des suffrages exprimés, dont 32,78% dans le Nord et 38,87% dans le Pas-de-Calais. Au palmarès des régions ayant le plus voté pour le FN, notre région arrive donc deuxième, juste derrière la Picardie (38,39%).

Mais, sans vouloir minimiser le poison que représente le FN, quelques remarques s’imposent.

Pour dépasser l’exemple régional, considérons les résultats obtenus par le FN sur le plan national à l’occasion de cette élection (24,85% des suffrages exprimés) et comparons-les avec ceux obtenus lors de la présidentielle 2012…

Résultats en pourcentages :
– Élection présidentielle de 2012 : 18,3% des suffrages exprimés
– Élection européenne de 2014 : 24,85% des suffrages exprimés

Résultats en nombre de voix :
– Élection présidentielle de 2012 : 6 421 426 voix pour 36 584 399 votants
– Élection européenne de 2014 : 3 805 070 voix pour 16 601 058 votants

Contrairement à ce que peuvent laisser penser les résultats en pourcentages, il n’y a pas plus de votants FN en 2014 qu’en 2012 (la différence s’expliquant notamment, pour l’élection européenne de 2014, par une dissémination des voix PS et UMP au profit d’une multitude de petites listes). Et cela, même si le FN multiplie quasiment par 4 le score qu’il a obtenu lors de l’élection européenne de 2009 (1,1 million de voix).

Autres raisons de relativiser les 24,85% obtenus par le FN :

Ce pourcentage est calculé sur la base des suffrages exprimés. Or, ceux-ci ne prennent en compte ni les votes blancs, ni les votes nuls, ni l’abstention (à ce propos, signalons que le nombre d’abstentions et de vote blancs ou nuls affleure les 60%, soit plus de 27 millions d’abstentions et plus de 700 000 bulletins blancs ou nuls), ni bien sûr les adultes non inscrits sur les listes électorales.

Si l’on veut vraiment savoir ce que pèse vraiment le FN dans la société, il faut calculer ce pourcentage en prenant en compte le nombre de personnes inscrites sur les listes électorales (44 100 000 environ), ce qui réduit le poids du FN à 8,63% environ. Et si on prend en compte l’ensemble de la population adulte, ce pourcentage tombe à 8,1% environ.

Même si c’est encore beaucoup trop, on est loin des 24,85% revendiqués par le FN ! Et cela laisse une place aux idées et aux valeurs que nous défendons !

Bien sûr, quelle que soit la méthode de calcul, les scores du FN demeurent préoccupants. D’autant plus préoccupants que c’est dans une partie importante de la jeunesse et dans la classe ouvrière (même si celle-ci a choisi principalement l’abstention) que le FN puise de nouvelles voix. Et encore plus préoccupants si l’on considère la banalisation des idées d’extrême droite par une partie non négligeable de la classe politique et de l’opinion publique !

Eric Dussart (CNT éducation 59/62)

CR de l’action anti FN menée le 23 mai par l’intersyndicale CGT-FSU-SUD-CNT du bassin minier ouest du Pas-de-Calais

vendredi 23 mai 2014

operatiion-anti-fn-23-mai-2014-intersyndicale-cgt-cnt-sud-fsu-bassin-minier-ouest-pas-de-calais

Extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre

samedi 3 mai 2014

Depuis 2012, La Horde et le site d’informations antifascistes REFLEXes s’associent pour présenter chaque année, sous la forme d’un schéma, un panorama graphique des groupes et partis nationalistes français.

La version 2014 du schéma est accompagnée au verso de quelques informations sur la plupart des groupes cités.

Ce document est disponible gratuitement au format PDF (lien de téléchargement). Vous pouvez aussi le commander en nombre en écrivant à La Horde.

schema-extreme-droite-version-2014-recto-reduction

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Hénin-Beaumont : la Ligue des Droits de L’Homme (LDH) privée de local par la mairie FN

mardi 8 avril 2014

Le 8 avril 2014, Steeve Briois – le maire FN d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) – a annoncé que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ne pourra plus bénéficier du local qui était mis à sa disposition gratuitement par la commune. D’autre part, le conseil municipal entend réclamer à la LDH 36.000 euros de loyers “impayés” (sic) !

Ci-dessous le communiqué commun publié le 8 avril par la LDH, la Licra, le Mrap et SOS Racisme, un texte que l’on trouvera peut-être un peu trop mou compte-tenu des circonstances mais que nous relayons bien sûr par solidarité avec la LDH…

LDHCommuniqué extrait du site national de la LDH :

Entre les deux tours des municipales, Marine Le Pen déclarait, dans un entretien au journal Le Monde, « les associations doivent être mises au pied du mur, en leur disant qu’elles ne doivent pas intervenir dans le débat politique ». Dans la foulée de son élection comme maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois est passé à l’acte en expulsant la section de la LDH de la ville du local qu’elle occupait précédemment, tout comme d’ailleurs le Secours populaire.

Le tout nouveau maire a justifié de son geste en arguant qu’il n’avait aucune raison de ménager une association qui avait combattu et combattait ses idées. L’incident illustre la conception qu’a le Front national de la confrontation d’idées : celles qui lui sont favorables sont bienvenues, les autres sont « mises au pied du mur », voire hors les murs…

Convaincus que la défense des libertés et de la démocratie est indivisible des valeurs que nous défendons ensemble et des combats communs contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et toutes les discriminations, nous en appelons à la vigilance et à la mobilisation de toutes et tous.

Nous invitons les citoyennes et les citoyens, à Hénin-Beaumont comme partout ailleurs, à ne pas se laisser impressionner, à dénoncer et condamner les mesures de haine et d’exclusion, à placer sous leur protection commune les droits et libertés qui sont le cœur battant de la démocratie.

> Site national de la LDH

Réaction de l’équipe de production et de réalisation du film “Bassin miné” suite à la victoire du FN à Hénin-Beaumont

mercredi 26 mars 2014

demasquons-le-front-nationalLe 11 mars 2014, nous avions fait ici une présentation de “Bassin miné, le film qui met le FN à nu”, documentaire en cours de tournage à Hénin-Beaumont. Aujourd’hui, nous reproduisons ci-dessous l’article que l’équipe de production et de réalisation du film a publié sur son site le 24 mars, au lendemain des élections municipales.

Après la gueule de bois…

Même si on s’y attendait, le résultat du scrutin d’Hénin-Beaumont a été une claque, une surprise, Un camion pris en pleine gueule, comme le disait l’un des habitants. Et la surprise est de taille: qui aurait parié que Steeve Briois l’emporterait dès le premier tour ? Dimanche soir, l’attente a été longue parmi les habitants. Les rumeurs les plus folles ont couru pendant de longues heures. Les télés savaient, disait-on, mais personne ne voulait parler. Les uns et les autres spéculaient en attendant l’inéluctable. Résultat : la Liste Briois obtient 28 sièges sur 35 au conseil municipal, la liste Binesse, le maire sortant, en obtient 7 et même Gérard Dalongeville (à voir ou à revoir ici et ici) pourra y siéger ! A Beaumont, dans ce paisible village dont nous parlions ici, le FN a remporté 56% des suffrages. Ambiance… Hier, c’est comme si un 36 tonnes était passé, aujourd’hui certains se réveillent sonnés. Le ballet médiatique continue. La nouvelle équipe vient prendre possession des lieux, conférence de presse sur le perron de la mairie, crépitement des flashes, sourires, rires, on s’esclaffe, on se tape dans le dos. On s’installe ! Un peu plus loin, certains parlent de partir, de quitter les lieux. Atmosphère irrespirable. C’est camp contre camp… sauf que les autres ont gagné. Heureusement, parmi les déçus, certains déjà s’organisent. La résistance passera par les associations. Et par les gens de bonne volonté. Les politiques, eux, sont laminés.

Note du webmaster :

Pour financer et terminer le tournage du film, l’équipe de production et de réalisation propose une souscription. Voir ici : www.bassinmine.com/soutenir

Municipales 2014 : forte poussée du FN dans le Nord Pas-de-Calais

dimanche 23 mars 2014

FN-eteindre-la-flammeÀ l’occasion des élections municipales du 23 mars 2014, le FN a présenté 56 listes dans notre région : 30 dans le Nord et 26 dans le Pas-de-Calais (dont une vingtaine dans le bassin minier), une situation qui ne s’était pas produite depuis la création du parti d’extrême droite en 1972. Pour voir la localisation de ces listes, voir l’article paru dans La Voix du Nord.

À Hénin-Beaumont, Steeve Briois (n° 2 du FN) est élu dès le 1er tour avec 50,26% des voix. Dans toutes les autres communes où il présentait des listes (Lille, Dunkerque, Roubaix, Tourcoing, Lens, Carvin, Bruay-la-Buissière, etc.), le FN est en position de se maintenir au second tour. La situation économique et sociale ainsi que les plans d’austérité gouvernementaux ont grandement favorisé ces résultats.

Au-delà de la poussée électorale du FN, il faut signaler que l’extrême droite n’hésite plus à investir la rue. En janvier 2014, dans la foulée des “manifs pour tous” et de ses attaques homophobes, des milliers de catholiques intégristes et de militants d’extrême droite ont manifesté contre le droit à l’IVG. Quinze jours plus tard, une manifestation appelée “Jour de Colère” – clairement fasciste dans sa dynamique et ses composantes (cf. la vidéo ci-dessous) – a réuni plus de 20 000 personnes à Paris ; une initiative qui devrait se réitérer les 5 et 6 avril 2014 dans toutes les grandes villes de France, dont celles du Nord Pas-de-Calais.

Nous ne devons pas laisser se développer une telle banalisation de l’extrême droite. Chacune des victoires électorales du FN et chacune des apparitions publiques des groupuscules pullulant dans son sillage légitiment et renforcent les idées nauséabondes qui sont les leurs. Aujourd’hui plus que jamais : riposte sociale, populaire et antifasciste !

Dossier : Lutte contre l’extrême droite

Vidéo à propos du mouvement “Jour de Colère” :