Articles avec le tag ‘FN’

Deux initiatives contre l’extrême droite le 26 mars à Lille

mardi 21 mars 2017

Dimanche 26 mars 2017 à Lille (15h, parvis des halles de Wazemmes), l’AFA NP2C appelle à une manifestation contre le FN (à l’occasion du meeting de Marine Le Pen qui aura lieu ce jour-là à Lille) et contre le bar raciste « La Citadelle » (qui fête les deux ans d’existence de son bail). Le même jour (même endroit, même heure), l’union locale CGT de Lille, la FSU, les JC et la LDH appellent dans un communiqué commun à « se rassembler bruyamment pour protester contre la venue de la présidente du FN ». Même si la CNT n’appelle pas (ses différents syndicats n’ayant pas eu la possibilité d’en discuter préalablement dans leurs AG respectives), des cénétistes seront présent.es à titre individuel. Par ailleurs, il est probable que d’autres organisations (ou certain.es de leurs adhérent.es) se joignent soit au rassemblement, soit à la manif, soit aux deux. De son côté, la Préfecture a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour protéger le meeting de Marine La Haine (cf. l’article de La Voix du Nord qui sert la soupe à la fois au préfet et au FN).

> Autres infos pour lutter contre l’extrême droite

Argumentaire syndical contre le programme du FN

samedi 18 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

« Chez nous » : un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont

mardi 31 janvier 2017

Le 22 février 2017 sortira Chez nous, un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. Ce drame, réalisé par le cinéaste belge Lucas Belvaux et tourné dans le département du Pas-de-Calais, est adapté d’un roman noir de Jérôme Leroy intitulé Le Bloc.

Parmi les actrices et acteurs principaux, citons Émilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Catherine Jacob. Cette dernière joue le rôle de la présidente d’un parti d’extrême droite cherchant à se dédiaboliser, une présidente dont le portrait, le comportement et les propos font penser à Marine Le Pen.

Le film raconte comment une jeune mère célibataire (rôle incarné par Émilie Dequenne) est approchée par le Bloc patriotique (un parti xénophobe et nationaliste faisant penser au FN) pour se présenter aux élections municipales dans une ville “imaginaire” dénommée Hénard.

Après avoir vu la bande-annonce, Steeve Briois (l’actuel maire FN d’Hénin-Beaumont) a traité le film de « navet » et s’en est pris au physique de l’actrice Catherine Jacob. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a trouvé que la sortie du film était « absolument inadmissible » en raison de sa proximité avec l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Bande-annonce du film :

Extrait de la note d’intention de L. Belvaux publiée dans le dossier de presse du film :

CHEZ NOUS est un film engagé […]. Il n’est pas militant pour autant, il n’expose pas vraiment de thèse. J’ai essayé de décrire une situation, un parti, une nébuleuse, de décortiquer son discours, de comprendre son impact, son efficacité, son pouvoir de séduction. De montrer la désagrégation progressive du surmoi qu’il provoque, libérant une parole jusqu’ici indicible. D’exposer la confusion qu’il entretient, les peurs qu’il suscite, celles qu’il instrumentalise. Le film ne s’adresse pas en priorité, et ne doit pas s’adresser, qu’à des gens mobilisés, très au fait de ce qu’est vraiment l’extrême-droite. Ce qu’il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s’informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l’émotion, que par des média d’analyses et de réflexions. J’ai essayé d’éviter « l’entre-soi », de parler à tous et à chacun, « d’homme à homme » en quelque sorte. De montrer plutôt que de démontrer. De tendre un miroir, non déformant, car, si les miroirs réfléchissent, ils font parfois réfléchir ceux qui s’y voient. Les miroirs nous montrent aussi ce qu’il y a derrière nous, ils nous inscrivent dans un décor, dans le monde, objectivement. Ils nous mettent en perspective et face à nous même. Dans le même temps. Ce film s’adresse d’abord, à ceux qui un jour, demain peut-être, seraient tentés de répondre au chant de ces sirènes. Je ne sais pas si c’est utile. Je suis sûr, en tout cas, que ça vaut la peine d’essayer. […] Lire la note d’intention dans son intégralité

Extrait de l’entretien avec L. Belvaux publié dans le dossier de presse du film :

Votre film se distingue de ce qu’on appelait des « fictions de gauche », qui étaient des dossiers résolument à charge. Vous êtes davantage dans une démarche pour comprendre, notamment ce qui peut susciter l’adhésion à un mouvement d’extrême droite. Mais, avec le cinéma, n’y a-t-il pas un danger d’empathie avec « l’ennemi » ?

Lucas Belvaux : Oui. Mais on a besoin de cette empathie. Il est inhérent à la démarche puisque j’essaie de comprendre comment on en arrive là. Mais empathie ne veut pas dire identification. Je n’ai pas forcément envie que le spectateur s’identifie au personnage. L’idée, c’est d’être avec lui, à côté, d’essayer de se mettre à sa place, de partager son point de vue, pour essayer de comprendre son cheminement. Comprendre une démarche, ce n’est pas la partager. Ce n’est pas l’excuser. C’est une chose à laquelle j’accorde beaucoup d’attention en tant que cinéaste. Je veux que le spectateur soit libre de penser ce qu’il veut. Je pense qu’il y a un cinéma totalitaire, qui impose ses points de vue en instrumentalisant ses personnages, les “bons” comme les “méchants”. Et qu’il y a un cinéma qui raconte les histoires “démocratiquement”, où le cinéaste ne cache pas son point de vue, mais laisse assez de liberté au spectateur pour qu’il puisse développer le sien. […] Lire l’entretien dans son intégralité

Informations et lutte contre l’extrême droite :

Voir le dossier de la CNT Nord PdC Picardie

Projection-débat du film « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont)

dimanche 13 décembre 2015

affiche-film-bassin-mine-webUne projection du film d’Edouard Mills-Affif « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par le syndicat CNT des travailleurs de l’industrie, du commerce et des services du Nord le vendredi 18 décembre 2015 à 19h dans ses locaux, 32 rue d’Arras à Lille.

* En 2003, Edouard Mills-Affif a été le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen. En 2014, Edouard Mills-Affif a poursuivi son travail de décryptage sur la stratégie de conquête du pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. En résulte un film (“Bassin miné”) qui jette un regard lucide sur 10 ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS. Pour en savoir plus sur la genèse de ce documentaire que la CNT 59/62 a soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production, lire cet article : www.cnt-f.org/59-62/?p=10237

 
> Bande-annonce du film
> Tract CNT réalisé en 2014 suite à la victoire du FN à Hénin-Beaumont
> Compte-rendu de la projection organisée le 8 octobre 2014 à Avion (Pas-de-Calais)

Documentation antifasciste

mercredi 30 septembre 2015

Prochainement, l’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais va sortir plusieurs affiches contre l’extrême droite. En attendant, voici quelques documents non CNT susceptibles de vous intéresser…

Cartographie de l’extrême droite française (mise à jour de septembre 2015)

schema-2015-extreme-droite-francaiseÀ quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Pour la 4e année consécutive, le site LA HORDE et la revue REFLEX(es) proposent – sous forme de schéma – une cartographie des principaux groupes ou partis nationalistes, racistes et réactionnaires, regroupés par « familles ». Cette mise à jour de septembre 2015 est accompagnée d’un article à lire en ligne sur le site La Horde.

« Lumière sur mairies brunes » : récit détaillé des faits et méfaits du Front national et de ses alliés au terme d’une année d’exercice du pouvoir municipal dans les 15 villes qu’ils occupent depuis le printemps 2014

lumiere-sur-mairies-brunesSi depuis le printemps 2014, le FN ne transforme pas brutalement les villes conquises en laboratoires d’expérimentations fascistes, il n’en demeure pas moins que nombre de leurs délibérations sont marquées du sceau de la destruction des politiques sociales, du racisme, de la stigmatisation des étrangers et des populations d’origine immigrée et de la mise au pas des opposants. Attaques frontales contre la culture, baisses drastiques des subventions aux associations non soumises, surarmement des policiers municipaux, noms de rues changés, appropriation et falsification de symboles ouvriers, fonctionnaires territoriaux mis sous pression, ségrégation dans l’attribution des logements sociaux… Tel est le quotidien dans les municipalités brunes dont ce livre, composé et publié par l’association « Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes » (VISA), dresse le catalogue accablant mais indispensable pour amplifier la riposte. Pour toute commande, envoyer un courrier et un chèque à VISA, 80-82 rue de Montreuil, 75011 Paris. Tarif dégressif : 5 € (de 1 à 10 exemplaires), 4 € (de 11 à 100 exemplaires), 3 € (à partir de 101 exemplaires).

Clip d’un syndicaliste de la métropole lilloise à propos des élections régionales 2015

image-extraite-du-clip-anti-FN-elections-regionales-2015Les 6 et 13 décembre 2015 auront lieu les élections régionales. Dans la grande région Nord Pas-de-Calais Picardie (résultat de la fusion du Nord Pas-de-Calais et de la Picardie voulue par la réforme territoriale de 2014), le risque est grand de voir l’extrême droite gagner ces élections et accéder à la présidence de la région (cf. le sondage réalisé le 17 septembre 2015 par La Voix du Nord et Le Courrier Picard en collaboration avec l’Ifop). Si les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires ne soutiennent aucun candidat aux élections politiques (quelles qu’elles soient) et ne placent aucun espoir dans le système de représentation actuel, certain-e-s d’entre eux/elles sont néanmoins attentifs au développement électoral de l’extrême droite. Car, à côté de l’antifascisme qu’ils/elles pratiquent au quotidien sur le terrain social (sur les lieux de travail et dans les quartiers), leur rôle est aussi de mettre en garde les travailleurs/euses qui à l’occasion d’une élection politique seraient tentés, par ignorance ou par dépit, de voter pour le FN. En effet, si mettre un bulletin d’extrême droite dans une urne est gravissime et dangereux, ceux et celles qui font ce geste ne sont pas tou-te-s pour autant des « fachos ». Un partie d’entre eux/elles se fait abuser, une autre joue avec le feu. Bien sûr, profiter d’une élection politique pour tenter d’affaiblir le score du FN en appelant les travailleurs/euses à ne pas voter pour lui ne résoudra pas le problème de fond. Mais, à court et moyen termes, c’est loin d’être inutile car le développement de l’extrême droite ne dépend pas seulement de son influence sur le plan social mais aussi de ses victoires sur le plan électoral. C’est dans cet esprit qu’un syndicaliste de la métropole lilloise a réalisé un clip intitulé « Nord Pas-de-Calais Picardie : pas une voix pour l’extrême droite ! ». Pour visionner ce clip : http://dai.ly/x37dp8v

Autres documents

Voir notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Résultats des élections départementales 2015 dans le Nord Pas-de-Calais

dimanche 29 mars 2015

carte_NPDCLes élections départementales 2015 ont lieu les 22 et 29 mars afin de renouveler l’intégralité des conseils départementaux (nouvelle appellation des conseils généraux), cela pour un mandat de 6 ans.

Dans le département du Nord, à l’issue du second tour de ces élections, les candidats UMP, UDI et divers droite ont obtenu la majorité absolue (26 cantons sur 41).

Quant au Pas-de-Calais, les candidats PS et divers gauche ont obtenu la majorité relative (20 cantons sur 39). À noter : un taux très important d’abstention (53,55 % dans le Nord et 48,01 % dans le Pas-de-Calais) ainsi qu’un nombre de bulletins blancs ou nuls en hausse (3,78 % dans le Nord et 3,98 % dans le Pas-de-Calais).

En ce qui concerne l’extrême droite, elle n’obtient pas le triomphe escompté mais elle réalise tout de même des scores inquiétants : 272 589 voix dans le Nord (36,69 % des suffrages exprimés, soit 15,66 % des inscrits) et 211 250 voix dans le Pas-de-Calais (41,48 % des suffrages exprimés, soit 19,91 % des inscrits).

Dans le département du Nord, le FN ne gagne aucun canton mais il s’en est fallu de peu à Dunkerque 1 et à Anzin.

Quant au Pas-de-Calais, les fascistes remportent 6 cantons dans le bassin minier (Harnes, Hénin-Beaumont 1, Hénin-Beaumont 2, Lens, Lillers et Wingles), soit 12 sièges de conseillers départementaux. Et il s’en est fallu de peu pour que les cantons de Douvrin et de Calais 3 ne tombent aussi dans leur escarcelle.

affiche-cnt-nord-pas-de-calais-l-espoir-est-dans-nos-luttesAvec 64 % d’abstention chez les ouvriers, 53 % chez les employés et 64 % chez les moins de 35 ans (pourcentages nationaux calculés à l’issue du 1er tour), ces élections départementales nous montrent plusieurs choses : que la majorité des ouvriers et employés n’attend plus rien d’une classe politique qui les a mis de côté de la vie démocratique et qui cire les pompes des patrons ; que le FN ne recueille pas la majorité du vote ouvrier et employé ; que la classe politique (tous partis confondus) est rejetée par une grande partie des jeunes et qu’elle n’incarne pas l’avenir.

Au-delà de ces résultats et de ces constats, il s’agit maintenant de tout mettre en œuvre pour consolider le mouvement syndical et amplifier les luttes. Car, fondamentalement, ce n’est pas dans les urnes que l’on fera reculer les scores du FN. C’est en remportant, sur le terrain social, des victoires en termes de salaires, d’emploi et de conditions de travail !

> Dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Antifascisme : projection du film « Bassin miné » le 21 novembre à Villeneuve d’Ascq

lundi 17 novembre 2014

affiche-film-bassin-mine-webUne projection du film d’Edouard Mills-Affif “Bassin miné” (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par “Les Amis du Monde Diplo” le vendredi 21 novembre 2014 à 20h au cinéma Le Méliès (Villeneuve d’Ascq).

La projection sera suivie d’un débat avec la participation du réalisateur. La CNT appelle à soutenir cette soirée.

* En 2003, Edouard Mills-Affif a été le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen. En 2014, Edouard Mills-Affif a poursuivi son travail de décryptage sur la stratégie de conquête du pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. En résulte un film (“Bassin miné”) qui jette un regard lucide sur 10 ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS. Pour en savoir plus sur la genèse de ce documentaire sorti début octobre et que la CNT 59/62 a soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production, voir ici.

 
Tract de la CNT qui sera diffusé devant le cinéma avant la projection :

Le 23 mars 2014 à Hénin-Beaumont, la liste FN menée par Steeve Briois a obtenu la majorité absolue au premier tour des élections municipales. Parmi les raisons de ce succès, citons la fermeture des mines et la désindustrialisation de la ville (qui ont non seulement paupérisé une grande partie de la population mais qui ont aussi cassé les pratiques de solidarité très ancrées autrefois). Citons bien sûr l’ancrage local de Steeve Briois, ses origines ouvrières, son militantisme de terrain, la sympathie qu’il inspire à un grand nombre d’habitant-e-s et son discours social (qui emprunte beaucoup à la « gauche »). Citons également le climat actuel de recul des luttes, de dépolitisation croissante des classes populaires, d’inculture idéologique (qui brouille les frontières entre « valeurs de gauche » et « valeurs de droite ») ainsi que le phénomène de « dédiabolisation » du FN initiée par Marine Le Pen au niveau national. Enfin, citons le sentiment de trahison de la part de la population à l’égard du PS (cf. les malversations financières de l’ancien maire Gérard Dalongeville) mais aussi du PC (cf. le ralliement de ce parti à la liste PS alors que cette dernière, peu de temps auparavant, faisait l’objet de critiques très vives) ; un sentiment de trahison d’autant plus fort qu’une grande partie de la population a été habituée pendant des décennies à être « protégée » sur le plan social, d’abord par les Houillères (logement, santé…) puis, après la fermeture des mines, par les élus politiques, notamment ceux du PS (qui sont progressivement passés d’une certaine “protection” à un “clientélisme” certain).

Aujourd’hui, à Hénin-Beaumont comme ailleurs, le FN surfe sur le désarroi des classes populaires lassées par la dégradation de leurs conditions de vie. Les habitant-e-s les plus défavorisé-e-s ne doivent pas se laisser abuser par le discours soi-disant « social » du FN (non, le FN n’est pas opposé au capitalisme et à la politique pro-patronale de l’État) ni bien sûr par sa propagande du « bouc émissaire » (non, les immigré-e-s ne sont pas responsables du chômage et de la précarité !). Avec ou sans emploi, les travailleurs/euses ont de nombreux ennemis (à droite comme à « gauche » !) mais, parmi ces ennemis, l’extrême droite a toujours été la pire ! À Hénin-Beaumont comme ailleurs, non au FN ! Face aux dégâts sociaux causés par le capitalisme et par la politique pro-patronale de l’État, organisons-nous dans des syndicats de lutte de classe et ne comptons que sur nos luttes !

Au-delà de la poussée électorale du FN, signalons que l’extrême droite n’hésite plus à investir la rue. En janvier 2014, dans la foulée des « manifs pour tous » et de ses attaques homophobes, des milliers de catholiques intégristes et de militants d’extrême droite ont manifesté contre le droit à l’IVG. Quinze jours plus tard, une manifestation appelée « Jour de Colère » – clairement fasciste dans sa dynamique et ses composantes – a réuni plus de 20 000 personnes à Paris. Nous ne devons pas laisser se développer une telle banalisation de l’extrême droite. Chacune des victoires électorales du FN et chacune des apparitions publiques des groupuscules pullulant dans son sillage légitiment et renforcent les idées nauséabondes qui sont les leurs. Aujourd’hui plus que jamais : riposte sociale, populaire et antifasciste !

> Télécharger ce tract au format PDF

> Compte-rendu de la projection organisée le 8 octobre 2014 à Avion (Pas-de-Calais)

Compte-rendu de la projection de « Bassin miné » organisée le 8 octobre à Avion (Pas-de-Calais)

dimanche 9 novembre 2014

cinema-et-antifascismeUne petite centaine de personnes étaient présentes mercredi 8 octobre 2014 au cinéma Le Familia à Avion, pour assister à la projection du film documentaire Bassin miné en présence de son réalisateur Édouard Mills-Affif. Il s’agit du deuxième documentaire réalisé par ce dernier, à la suite d’Au pays des gueules noires : la fabrique du Front national, sorti en 2004, qui s’attachait alors à suivre l’implantation méthodique du FN à Hénin-Beaumont, menée par Steeve Briois et son très proche collaborateur Bruno Bilde (comme lui un ancien du MNR de Bruno Mégret, revenu ensuite au bercail).

Pour que Bassin miné puisse voir le jour, Édouard Mills-Affif aura eu besoin de lancer une souscription publique, à laquelle la CNT 59/62 a tenu à participer. Et il faut dire que cela en valait bien la peine, car le film est une réussite indéniable.

Dans la continuité d’Au pays des gueules noires, il nous immerge au cœur de la campagne électorale des municipales de 2014, avec cette fois comme fil conducteur le point de vue des opposants héninois à l’extrême droite, en suivant notamment la campagne et l’engagement antifasciste de Marie-Françoise Gonzales *, militante du Front de Gauche au sein du PG et digne héritière d’une famille de combattants républicains espagnols.

Notons également la présence d’Octave Nitkowski, jeune blogueur et auteur du livre Le Front national des villes et le Front national des champs, qui nous livre ici quelques analyses « à chaud » de la situation.

L’arrière-plan économique et social est bien présent, et le désarroi des habitants frappés de plein fouet par la paupérisation et la désindustrialisation, s’ajoute à la perte complète de repères politiques. Les dérives politico-judiciaires du PS local, incarnées par un Gérard Dallongeville qui semble à l’écran totalement inconscient de la situation, ne font ressortir que plus crûment le gâchis annoncé, accentué par l’indigence des réponses des forces de progrès et leur division funeste.

Édouard Mills-Affif met le doigt dans la plaie de façon presque salutaire, en montrant le renversement du rapport de force opéré par l’extrême droite, au cœur d’une terre où s’ancrent historiquement les luttes ouvrières. En ce sens, il nous expose le patient travail de terrain de Briois, qui à grand renfort de démagogie et de clientélisme, occupe efficacement la place laissée vacante par ses opposants officiels. Cette absence de réponse criante de la « gauche » de gouvernement dans ce qui fut un bastion « socialiste », amène le spectateur à se poser des questions sur la volonté réelle de résistance du PS et de ses alliés, qui ne semblent finalement pas si mécontents de se débarrasser du fardeau que représente pour eux Hénin-Beaumont…

Les apparitions épisodiques mais sur-médiatisées de la châtelaine de Montretout, venue adouber son poulain, s’ajoutent à ce triste tableau et nous laissent au final un goût amer mais sans pour autant nous faire tomber dans l’abattement. La sensation d’avoir assisté à une démystification efficace de la propagande frontiste fait de ce beau travail pédagogique un document stimulant, qui appelle à préparer la riposte au plus vite.

En fin de séance, la présence d’Édouard Mills-Affif donnait lieu à un débat avec les spectateurs, qui malgré les griefs de certains militants de terrain reprochant au réalisateur de ne pas figurer dans le film, s’avérait enrichissant et constructif.

Un pot de l’amitié venait conclure la soirée et la conversation au bar avec le réalisateur et Marie-Françoise Gonzales, elle aussi présente, autour d’une coupe de champagne, restait dans le sillage du visionnage et du débat, énergisante, source de réflexions et d’actions à entreprendre, riche de projets de combats à mener et de victoires à venir…

Luc, Seb et Olivier (UL CNT Béthune)

* Mille excuses à cette militante pour avoir écorché son nom dans la 1ère version de ce compte-rendu.

Sortie du film « Bassin miné »

mercredi 1 octobre 2014

banniere-du-site-Bassin-Mine“Bassin miné” (dont nous vous avions déjà parlé ici et que nous avons soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production) vient de sortir.

En 2003, Edouard Mills-Affif, documentariste, était le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen.

En 2014, avec “Bassin miné”, Edouard Mills-Affif poursuit son travail de décryptage de la stratégie de conquête du FN à Hénin-Beaumont. Un film qui jette un regard lucide sur dix ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS.

Trois projection-débats en présence du réalisateur sont d’ores et déjà prévues dans la région :

  • Mercredi 8 octobre 2014 à Avion (20h – cinéma “Le Familia”)
  • Jeudi 9 octobre 2014 à Sin-le-Noble (20h – salle M. Casares, place J. Jaurès)
  • Vendredi 21 novembre 2014 à Villeneuve d’Ascq (20h – Le Méliès – plus d’infos ici)

 

Le DVD du film est désormais disponible au prix de 15 euros,
frais de port inclus (pour le commander, voir ici).

> CR de la projection du 8 octobre à Avion

À propos du vote FN lors de l’élection européenne 2014

mercredi 28 mai 2014

FN-eteindre-la-flammeLors des élections européennes du 25 mai 2014, le FN – dans notre région – a obtenu 35,15% des suffrages exprimés, dont 32,78% dans le Nord et 38,87% dans le Pas-de-Calais. Au palmarès des régions ayant le plus voté pour le FN, notre région arrive donc deuxième, juste derrière la Picardie (38,39%).

Mais, sans vouloir minimiser le poison que représente le FN, quelques remarques s’imposent.

Pour dépasser l’exemple régional, considérons les résultats obtenus par le FN sur le plan national à l’occasion de cette élection (24,85% des suffrages exprimés) et comparons-les avec ceux obtenus lors de la présidentielle 2012…

Résultats en pourcentages :
– Élection présidentielle de 2012 : 18,3% des suffrages exprimés
– Élection européenne de 2014 : 24,85% des suffrages exprimés

Résultats en nombre de voix :
– Élection présidentielle de 2012 : 6 421 426 voix pour 36 584 399 votants
– Élection européenne de 2014 : 3 805 070 voix pour 16 601 058 votants

Contrairement à ce que peuvent laisser penser les résultats en pourcentages, il n’y a pas plus de votants FN en 2014 qu’en 2012 (la différence s’expliquant notamment, pour l’élection européenne de 2014, par une dissémination des voix PS et UMP au profit d’une multitude de petites listes). Et cela, même si le FN multiplie quasiment par 4 le score qu’il a obtenu lors de l’élection européenne de 2009 (1,1 million de voix).

Autres raisons de relativiser les 24,85% obtenus par le FN :

Ce pourcentage est calculé sur la base des suffrages exprimés. Or, ceux-ci ne prennent en compte ni les votes blancs, ni les votes nuls, ni l’abstention (à ce propos, signalons que le nombre d’abstentions et de vote blancs ou nuls affleure les 60%, soit plus de 27 millions d’abstentions et plus de 700 000 bulletins blancs ou nuls), ni bien sûr les adultes non inscrits sur les listes électorales.

Si l’on veut vraiment savoir ce que pèse vraiment le FN dans la société, il faut calculer ce pourcentage en prenant en compte le nombre de personnes inscrites sur les listes électorales (44 100 000 environ), ce qui réduit le poids du FN à 8,63% environ. Et si on prend en compte l’ensemble de la population adulte, ce pourcentage tombe à 8,1% environ.

Même si c’est encore beaucoup trop, on est loin des 24,85% revendiqués par le FN ! Et cela laisse une place aux idées et aux valeurs que nous défendons !

Bien sûr, quelle que soit la méthode de calcul, les scores du FN demeurent préoccupants. D’autant plus préoccupants que c’est dans une partie importante de la jeunesse et dans la classe ouvrière (même si celle-ci a choisi principalement l’abstention) que le FN puise de nouvelles voix. Et encore plus préoccupants si l’on considère la banalisation des idées d’extrême droite par une partie non négligeable de la classe politique et de l’opinion publique !

Eric Dussart (CNT éducation 59/62)

Extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre

samedi 3 mai 2014

Depuis 2012, La Horde et le site d’informations antifascistes REFLEXes s’associent pour présenter chaque année, sous la forme d’un schéma, un panorama graphique des groupes et partis nationalistes français.

La version 2014 du schéma est accompagnée au verso de quelques informations sur la plupart des groupes cités.

Ce document est disponible gratuitement au format PDF (lien de téléchargement). Vous pouvez aussi le commander en nombre en écrivant à La Horde.

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Hénin-Beaumont : la Ligue des Droits de L’Homme (LDH) privée de local par la mairie FN

mardi 8 avril 2014

Le 8 avril 2014, Steeve Briois – le maire FN d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) – a annoncé que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ne pourra plus bénéficier du local qui était mis à sa disposition gratuitement par la commune. D’autre part, le conseil municipal entend réclamer à la LDH 36.000 euros de loyers “impayés” (sic) !

Ci-dessous le communiqué commun publié le 8 avril par la LDH, la Licra, le Mrap et SOS Racisme, un texte que l’on trouvera peut-être un peu trop mou compte-tenu des circonstances mais que nous relayons bien sûr par solidarité avec la LDH…

LDHCommuniqué extrait du site national de la LDH :

Entre les deux tours des municipales, Marine Le Pen déclarait, dans un entretien au journal Le Monde, « les associations doivent être mises au pied du mur, en leur disant qu’elles ne doivent pas intervenir dans le débat politique ». Dans la foulée de son élection comme maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois est passé à l’acte en expulsant la section de la LDH de la ville du local qu’elle occupait précédemment, tout comme d’ailleurs le Secours populaire.

Le tout nouveau maire a justifié de son geste en arguant qu’il n’avait aucune raison de ménager une association qui avait combattu et combattait ses idées. L’incident illustre la conception qu’a le Front national de la confrontation d’idées : celles qui lui sont favorables sont bienvenues, les autres sont « mises au pied du mur », voire hors les murs…

Convaincus que la défense des libertés et de la démocratie est indivisible des valeurs que nous défendons ensemble et des combats communs contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et toutes les discriminations, nous en appelons à la vigilance et à la mobilisation de toutes et tous.

Nous invitons les citoyennes et les citoyens, à Hénin-Beaumont comme partout ailleurs, à ne pas se laisser impressionner, à dénoncer et condamner les mesures de haine et d’exclusion, à placer sous leur protection commune les droits et libertés qui sont le cœur battant de la démocratie.

> Site national de la LDH

Réaction de l’équipe de production et de réalisation du film “Bassin miné” suite à la victoire du FN à Hénin-Beaumont

mercredi 26 mars 2014

demasquons-le-front-nationalLe 11 mars 2014, nous avions fait ici une présentation de “Bassin miné, le film qui met le FN à nu”, documentaire en cours de tournage à Hénin-Beaumont. Aujourd’hui, nous reproduisons ci-dessous l’article que l’équipe de production et de réalisation du film a publié sur son site le 24 mars, au lendemain des élections municipales.

Après la gueule de bois…

Même si on s’y attendait, le résultat du scrutin d’Hénin-Beaumont a été une claque, une surprise, Un camion pris en pleine gueule, comme le disait l’un des habitants. Et la surprise est de taille: qui aurait parié que Steeve Briois l’emporterait dès le premier tour ? Dimanche soir, l’attente a été longue parmi les habitants. Les rumeurs les plus folles ont couru pendant de longues heures. Les télés savaient, disait-on, mais personne ne voulait parler. Les uns et les autres spéculaient en attendant l’inéluctable. Résultat : la Liste Briois obtient 28 sièges sur 35 au conseil municipal, la liste Binesse, le maire sortant, en obtient 7 et même Gérard Dalongeville (à voir ou à revoir ici et ici) pourra y siéger ! A Beaumont, dans ce paisible village dont nous parlions ici, le FN a remporté 56% des suffrages. Ambiance… Hier, c’est comme si un 36 tonnes était passé, aujourd’hui certains se réveillent sonnés. Le ballet médiatique continue. La nouvelle équipe vient prendre possession des lieux, conférence de presse sur le perron de la mairie, crépitement des flashes, sourires, rires, on s’esclaffe, on se tape dans le dos. On s’installe ! Un peu plus loin, certains parlent de partir, de quitter les lieux. Atmosphère irrespirable. C’est camp contre camp… sauf que les autres ont gagné. Heureusement, parmi les déçus, certains déjà s’organisent. La résistance passera par les associations. Et par les gens de bonne volonté. Les politiques, eux, sont laminés.

Note du webmaster :

Pour financer et terminer le tournage du film, l’équipe de production et de réalisation propose une souscription. Voir ici : www.bassinmine.com/soutenir

Municipales 2014 : forte poussée du FN dans le Nord Pas-de-Calais

dimanche 23 mars 2014

FN-eteindre-la-flammeÀ l’occasion des élections municipales du 23 mars 2014, le FN a présenté 56 listes dans notre région : 30 dans le Nord et 26 dans le Pas-de-Calais (dont une vingtaine dans le bassin minier), une situation qui ne s’était pas produite depuis la création du parti d’extrême droite en 1972. Pour voir la localisation de ces listes, voir l’article paru dans La Voix du Nord.

À Hénin-Beaumont, Steeve Briois (n° 2 du FN) est élu dès le 1er tour avec 50,26% des voix. Dans toutes les autres communes où il présentait des listes (Lille, Dunkerque, Roubaix, Tourcoing, Lens, Carvin, Bruay-la-Buissière, etc.), le FN est en position de se maintenir au second tour. La situation économique et sociale ainsi que les plans d’austérité gouvernementaux ont grandement favorisé ces résultats.

Au-delà de la poussée électorale du FN, il faut signaler que l’extrême droite n’hésite plus à investir la rue. En janvier 2014, dans la foulée des “manifs pour tous” et de ses attaques homophobes, des milliers de catholiques intégristes et de militants d’extrême droite ont manifesté contre le droit à l’IVG. Quinze jours plus tard, une manifestation appelée “Jour de Colère” – clairement fasciste dans sa dynamique et ses composantes (cf. la vidéo ci-dessous) – a réuni plus de 20 000 personnes à Paris ; une initiative qui devrait se réitérer les 5 et 6 avril 2014 dans toutes les grandes villes de France, dont celles du Nord Pas-de-Calais.

Nous ne devons pas laisser se développer une telle banalisation de l’extrême droite. Chacune des victoires électorales du FN et chacune des apparitions publiques des groupuscules pullulant dans son sillage légitiment et renforcent les idées nauséabondes qui sont les leurs. Aujourd’hui plus que jamais : riposte sociale, populaire et antifasciste !

Dossier : Lutte contre l’extrême droite

Vidéo à propos du mouvement “Jour de Colère” :

Ne te trompe pas de colère (chanson anti FN)

dimanche 16 mars 2014

logo-compagnie-jolie-mome-sur-fond-transparentNe te trompe pas de colère est une chanson antifasciste écrite et interprétée par la Compagnie Jolie Môme. Elle date de 2003 (d’où la référence au RMI ainsi qu’au milliardaire Jean-Marie Le Pen et à son œil de verre) mais elle est malheureusement toujours d’actualité, même depuis que la fille a pris la place du père à la tête du FN.

Extraits : Ça a fait 20 ans qu’on nous explique qu’la lutte de classe c’est dépassé, qu’au nom d’la guerre économique pauvres et riches doivent collaborer. La droite, la gauche capitalistes ont ouvert la voie aux fascistes ! Ne te trompe pas de colère et méfie-toi des milliardaires ! Avec ou sans œil de verre, oui méfie-toi des milliardaires ! […] Ta colère est légitime : la gauche, la droite avaient promis, tu les as crus, ils t’ont trahi ! Maillon faible qu’on élimine, au bistrot tu rêves de vengeance, tu bois contre l’indifférence. […] Ta colère est légitime mais pense à ton copain Karim avec qui tu te fends la gueule, celui dont tu dis que c’est l’seul, qu’avec lui ce n’est pas pareil, que ce mec là c’est une merveille !

Écouter la chanson :

Version mise à jour depuis l’arrivée de Marine Le Pen à la tête du FN :

Captation vidéo à visionner ici
 

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Télécharger cette affiche au format A4 en JPG ou en PDF

Rassemblement anti FN le 20 mars à Lille

jeudi 13 mars 2014

Communiqué de l’action antifasciste NP2C :

fn-en-bleu-marineFN en bleu Marine : pour nous, c’est toujours non ! En cette période d’élections municipales, le Front National, désormais camouflé sous l’étiquette « Rassemblement Bleu Marine », s’agite dans tous les sens pour mieux propager sa haine. Tracts, vidéos, collages d’affiches… tous les moyens sont bons pour véhiculer leur discours réactionnaire. Comme si cela ne nous suffisait pas, le jeudi 20 mars c’est un meeting * en présence de Marine Le Pen qui est annoncé. Ras-le-bol de leur propagande raciste, marre de leurs propos sexistes, assez de leurs agressions homophobes ! L’action antifasciste NP2C n’entend pas laisser faire et appelle toutes celles et ceux qui veulent s’opposer à l’extrême droite à les rejoindre dans le cadre d’un rassemblement jeudi 20 mars 2014 à 18h, place de la République à Lille.

* réunion publique de soutien à Éric Dillies, candidat du FN à Lille pour les élections municipales (note du webmaster)

Hénin-Beaumont : “Bassin miné”, le film qui met le FN à nu

mardi 11 mars 2014

cinema-et-antifascismeIl y a une dizaine d’années, le documentariste Édouard Mills-Affif réalisait un film de 52 mn intitulé “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” (co-production Les films du cyclope, Passerelles, CRRAV, INA et C9 Télévision). Ce film tourné à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) dévoilait les nouvelles méthodes du FN chères à Marine Le Pen. « En 2003 – écrit Édouard Mills-Affif sur le site www.bassinmine.comj’ai filmé pendant plusieurs mois l’activisme militant d’un jeune conseiller municipal FN, alors inconnu, un certain Steeve Briois, infatigable bateleur, présent sur le terrain sept jours sur sept, 365 jours par an. En quête de notoriété, Steeve Briois et Bruno Bilde, son conseiller de l’ombre, avaient accepté de m’ouvrir les portes de leur laboratoire. J’ai donc pu filmer leurs méthodes, au jour le jour. Sans m’imaginer alors que ces techniques d’implantation et d’enracinement local, serviraient aujourd’hui de référence dans les stages de formation des cadres du FN. La force de ce modèle est d’associer d’un côté le militantisme de terrain, dans la pure tradition du Parti communiste, et de l’autre, les techniques du marketing politique, des plans médias et de la propagande moderne. Un prototype que les frontistes estiment reproductible partout ailleurs en France ».

En 2012, Edouard Mills-Affif est revenu à Hénin-Beaumont à l’occasion des élections législatives. « Je décidai de changer l’axe de ma caméra en me mettant cette fois du côté des résistants au FN » relate-t-il sur le cite susmentionné. « Je voulais rendre visible cet angle mort médiatique, constitué par tous les Héninois anti-frontistes. Cette moitié-là, pourtant encore majoritaire, n’a étrangement jamais voix au chapitre, seuls les anciens électeurs communistes et socialistes, ayant basculé vers le FN, suscitent la curiosité des journalistes. Hénin-Beaumont n’est pas ‘facholand’, ce n’est pas le ‘fief de Marine Le Pen’ qui n’a, pour l’heure, jamais emporté le moindre scrutin local. Dix ans plus tard, Steeve Briois avait pris de l’embonpoint et des allures de notable. Conseiller municipal et régional, il s’est hissé au sommet de l’appareil frontiste. Membre du bureau politique, depuis 2007, propulsé secrétaire général du FN, en 2011, il fait désormais partie de la garde rapprochée de Marine Le Pen ».

En 2014, Edouard Mills-Affif est de nouveau à Hénin-Beaumont, cette fois pour filmer la campagne des municipales. Explication : « Avec pas moins de cinq listes concurrentes à gauche, dont celle de Gérard Dalongeville (l’ancien maire socialiste, condamné, en août 2013, à trois ans de prison ferme pour détournement de fonds publics – cf. note du webmaster *) et une droite quasi inexistante, le candidat du Front national est donné comme le grand favori. Le 30 mars prochain, au soir du second tour, Steeve Briois raflera-t-il ce bastion socialiste depuis 1953 ? ».

banniere-du-site-Bassin-MineAvec ce nouveau documentaire (« Bassin miné »), Edouard Mills-Affif veut poursuivre le travail de décryptage commencé en 2003. “Bassin miné” veut jeter un regard lucide sur 10 ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier « sans complaisance vis-à-vis du Front national, mais également à l’égard des socialistes du Pas-de-Calais, qui ont perdu le nord, et des médias nationaux qui, à Hénin-Beaumont plus qu’ailleurs, se sont laissés prendre dans les filets de la stratégie de ‘dédiabolisation’ du FN ». Un documentaire « pour comprendre les ressorts d’une conquête et dévoiler la face cachée de la bataille de l’image, noyau dur de la stratégie frontiste ».

Pour financer la fin du tournage de « Bassin miné », une souscription a été lancée. A ce jour ont été récoltés plus de 11 000 euros, soit 37% de l’objectif (30 000 euros). Ces dons ont permis de payer les frais (hébergement, essence, repas, régie, location de matériel et indemnité de stage de l’assistante réalisatrice) liés aux tournages réalisés en février. L’équipe de production est également en capacité de financer les prochains tournages (17 jours en mars). Néanmoins, il lui manque encore de quoi payer les salaires d’un ingénieur du son (2 semaines) et d’un monteur (8 semaines) ainsi que la post-production (mixage, étalonnage et finitions). Il reste jusqu’au 30 mars, jour du second tour des municipales, pour atteindre l’objectif. « Vu l’intérêt croissant que suscite le projet et les nombreux soutiens qui lui sont apportés – précise Edouard Mills-Affif  sur le site du film – on est très optimistes, mais encore loin du compte ! Votre recommandation auprès de vos réseaux et de vos proches serait un atout formidable. La réussite de ce film dépend en partie de vous, de votre mobilisation, comme de la nôtre ».

* Un jugement dont il a fait appel (note du webmaster)

Sur le même sujet, voir le livre publié récemment par Haydée Sabéran :
Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national

Sortie du livre “Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national”

mercredi 19 février 2014

“Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national” est un livre d’Haydée Sabéran * (224 pages) paru aux éditions La Découverte en février 2014. Un ouvrage “bien venu” pour mieux comprendre l’abominable implantation du FN à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) !

couv-livre-bienvenue-a-henin-beaumontExtrait du dossier de presse :

Après avoir fait de cette ville du Pas-de-Calais le laboratoire de sa reconversion “sociale”, le FN en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? A la veille des municipales de mars 2014, Haydée Sabéran, qui enquête depuis plusieurs années à Hénin-Beaumont, livre un remarquable document de terrain au cœur de cette ville qui plonge chaque jour un peu plus dans la catastrophe sociale et politique, emblématique de très nombreuses situations similaires dans l’hexagone.

Texte de présentation extrait de la quatrième de couverture :

Sous l’œil des caméras, Hénin-Beaumont, au cœur du Pas-de-Calais, est devenu un symbole. Symbole de la désindustrialisation, tant ce territoire a été affecté par la crise du secteur minier et par des délocalisations qui, à l’image de Metaleurop en 2003 et de Samsonite en 2006, ont durablement marqué les esprits. Symbole de la faillite d’un Parti socialiste qui, jadis triomphant dans la région, est aujourd’hui embourbé dans les affaires judiciaires. Symbole de la progression électorale du Front national, au point que sa présidente, Marine Le Pen, tente depuis plusieurs années de faire de cette commune de 27 000 habitants son “fief”. Et d’élections, il en est beaucoup question à Hénin-Beaumont. Deux ans après le médiatique “duel Mélenchon-Le Pen” aux législatives de 2012, le dirigeant local du parti d’extrême droite, Steeve Briois, brigue la mairie en mettant en avant des slogans qui brouillent les lignes idéologiques traditionnelles. Après avoir fait de la ville le laboratoire de sa reconversion “sociale”, le FN en fera-t-il la vitrine de sa gestion municipale ? En se faufilant dans les usines, les cafés et les rayons des grandes surfaces, en nous accompagnant dans les familles, les salles de bal et les coulisses du conseil municipal, Haydée Sabéran redonne la parole aux habitants de la ville, trop rarement écoutés. Et raconte avec subtilité une histoire plus singulière qu’on ne pourrait l’imaginer.

> Lire la table des matières

* Haydée Sabéran, journaliste lilloise, est aussi l’auteure de “Ceux qui passent” (Carnets Nord/Montparnasse, Paris, 2012).

Sur le même sujet, lire l’article consacré à Bassin miné,
un film actuellement en cours de réalisation à Hénin-Beaumont.

Élections municipales : à Hénin-Beaumont comme ailleurs, non au FN !

mercredi 19 février 2014

front-national-pire-ennemi-des-travailleursD’après un sondage de l’IFOP réalisé le 18 février 2014 à la demande de La Voix du Nord et d’Europe 1, la liste FN conduite à Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) par Steeve Briois serait créditée au 1er tour de 44% des voix et l’emporterait au second tour avec 50,5% des voix. Un sondage à considérer néanmoins avec précaution, sa marge d’erreur étant de 4,5%…

A Hénin-Beaumont, ville gravement touchée par la désindustrialisation et le chômage, le FN surfe sur le désarroi des classes populaires écœurées par les malversations financières d’un ancien élu local * et lassées par la dégradation de leurs conditions de vie. Les habitant-e-s les plus défavorisé-e-s ne doivent pas se laisser abuser par le discours soit-disant “social” du FN (non, le FN n’est pas opposé au capitalisme et à la politique pro-patronale de l’État) ni bien sûr par sa propagande du “bouc émissaire” (non, les immigré-e-s ne sont pas responsables du chômage et de la précarité !).  D’ailleurs, sur le plan sociologique, Steeve Briois – même s’il n’hésite pas à revendiquer ses racines ouvrières et à citer Jean Jaurès – n’a pas un programme électoral centré sur les intérêts des catégories sociales les plus durement touchées par la “crise” (exemple : projets urbains favorables à la propriété privée du foncier). Avec ou sans emploi, les travailleurs/euses ont de nombreux ennemis (à droite comme à “gauche” !) mais, parmi ces ennemis, l’extrême droite a toujours été la pire ! A Hénin-Beaumont comme ailleurs, non au FN ! Face aux dégâts sociaux causés par le capitalisme et par la politique pro-patronale de l’État, organisons-nous dans des syndicats de lutte de classe et ne comptons que sur nos luttes !

* En 2013, Gérard Dalongeville – ancien maire PS d’Hénin-Beaumont – a été condamné à 4 ans de prison pour “détournements de fonds publics” (un jugement dont il a fait appel).

 

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A lire : Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national,
un ouvrage d’Haydée Sabéran (224 pages) paru aux éditions La Découverte en février 2014.

Et bientôt sur les écrans : Bassin miné, le film qui met le FN à nu
(actuellement en cours de réalisation à Hénin-Beaumont).

“Barrage syndical antifasciste”, un outil militant contre l’extrême droite

mercredi 15 janvier 2014

Brochure 3.inddVISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) publie un nouvel opuscule “D’une élection à l’autre… Barrage syndical antifasciste”.

Disponible depuis début janvier 2014 au prix de 2 € (port gratuit et tarif dégressif), cet outil militant pour lutter contre l’extrême droite traite des régions cibles du FN, relate les (bonnes) réactions syndicales, dénonce la dédiabolisation de façade du FN, revient sur l’épisode des “villes occupées” en 1955-2001 et décryptent les tentatives d’alliances du parti frontiste en France et aussi en Europe. Très utile pour répondre aux salariés tentés par le vote FN et pour organiser des débats, ce petit livre peut aussi servir de support à des formations syndicales antifascistes.

Un exemplaire gratuit de cette brochure peut vous être envoyé sur simple demande. Pour cela, écrire à assovisabis@gmail.com et ne pas omettre d’indiquer une adresse postale.

Pour l’acheter, écrire à VISA (80-82 rue de Montreuil, 75011 Paris) en joignant un chèque à l’ordre de VISA. Tarifs : 2 € l’unité jusqu’à 100 exemplaires – 1,90 € pour 101 à 200 – 1,70 € pour 201 à 500 – 1,50 € pour 501 à 1000

Note concernant les autres publications de VISA :
– La brochure “FN, le pire ennemi des salarié-es” (2010) est épuisée.
– Le livre “Le FN au travail” (1995–2002) est toujours d’actualité et disponible au prix de 5 €.
– La brochure “Contre le programme du FN, un argumentaire syndical” (2012) est également toujours en vente (voir ici).