Articles avec le tag ‘féminisme’

Mercredi 8 mars 2017 : journée internationale de luttes pour les droits des femmes

mardi 28 février 2017

Rassemblement à Lille :

De 16h à 17h, place de la République, dans le cadre de la « grève pour l’égalité » (lire l’appel sur le site du Planning Familial Nord Pas-de-Calais).

Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (réseau dont fait partie la CNT) :

Le 8 mars, un peu partout dans le monde, des actions ont lieu pour défendre les droits des femmes, exiger l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit de chaque femme à disposer librement de son corps, dénoncer toutes les discriminations et violences faites aux femmes. Le 8 mars 2017 sera l’occasion de nombreux rassemblements revendicatifs, de manifestations dans beaucoup de pays, et aussi de grèves des femmes. Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient ces actions qui prolongent la longue histoire du mouvement des femmes et du mouvement ouvrier, symbolisé notamment par la place du mouvement syndical dans ces combats. Elles s’inscrivent à la fois dans la lutte spécifique des femmes et dans le combat global pour une société égalitaire, en rupture avec le système capitaliste et patriarcal.

Ce communiqué est disponible sous la forme d’un tract rédigé en quatre langues (fr – esp – port – engl) avec, au verso, une présentation du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Pour télécharger ce tract de 2 pages, cliquer sur l’image ci-dessus.

La Brique – n° 49 – hiver 2017 : la conquête de l’espace

lundi 5 décembre 2016

Le n° 49 de La Brique (journal local de critique sociale) est sorti. Il est intitulé « La conquête de l’espace » et compte 24 pages en couleur. Vous le trouverez en kiosques, dans ses points de ventes amis, durant les ventes à la criée sur les marchés de Lille ou dans votre boîte aux lettres.

p. 1 – Couverture dessinée par KRST

p. 2 – Édito : la comédie urbaine
Après des mois sous pression, les jeunes exilé.es qui campent depuis l’été 2015 au parc des Olieux dans le quartier de Lille Moulins sont dégagé.es le 23 novembre dernier. Dans la foulée, le site est grillagé pour dissuader toute réinstallation. La mairie est parvenue à ses fins et le parc va redevenir une aire de jeux pour enfants avec balançoires et tourniquets. Vingt jours plus tard, le collectif des Olieux organise une manifestation de soutien dans le quartier qui se conclut par l’ouverture d’une maison vide. Sur le fronton du squat, un slogan peint comme un coup de gueule : « Partout chez nous ». Lire l’article

p. 3 – Sauvons Saint-Sauveur
La friche Saint-Sauveur est un espace libre de 23 hectares au cœur de Lille. Aubry veut y construire une ville dans la ville, exploiter chaque parcelle de terre pour y ériger logements, bureaux et commerces en tous genres. Un projet titanesque de plus, du béton sur du béton, dans une métropole qui étouffe déjà. Mais pourquoi ne pas y faire un espace de friche autonome laissé aux habitant.es ? Lire l’article

(suite…)

Journée internationale 2015 de luttes pour les droits des femmes

jeudi 26 février 2015

8-mars-journee-internationale-pour-les-droits-des-femmesSi l’émancipation des femmes doit en partie à leur émancipation économique, et donc à leur accès au travail, n’oublions pas que là aussi elles ont subi et subissent encore : harcèlements, exploitations, précarité de manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la solidarité n’est souvent pas aussi forte qu’elle devrait l’être. C’est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en 1910 par la IIe Internationale socialiste l’idée d’une journée internationale des luttes des femmes. Ce sera le 8 mars. Le temps et la mémoire s’effaçant, cette journée n’est souvent plus présentée par les médias que comme une simple journée “de la Femme”, qui bientôt, si nous n’y prenons garde, ne comptera guère plus que la “fête des mères” instaurée par Pétain ou que la “journée des secrétaires”. Même s’il est tentant de considérer qu’une journée unique de commémoration et de revendication des luttes des femmes peut paraître désuète et insuffisante, il faut plus que jamais se la réapproprier pour que le mouvement féministe ne s’essouffle pas.

Télécharger l’affiche au format PDF

Aujourd’hui, si l’on écoute les médias et les tenants du Pouvoir, nous serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore d’actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils d’administration des grandes entreprises. Alors que le droit à la contraception et à l’avortement est toujours contraint économiquement et remis en cause par les fermetures des CIVG ou par le lobbying de mouvements réactionnaires. Alors que l’égalité des salaires reste un vœu pieu. Alors que les femmes subissent toujours plus que leurs collègues, précarité et travail partiel. Alors que nombre de préceptes moraux et culturels réduisent encore les femmes à des tâches soi-disant naturelles, à une situation d’inférieures ou à de simples proies. Il nous paraît important de remettre le 8 mars à sa place parmi les journées importantes de lutte !

Le 4 mars à Fourmies et le 7 mars à Lille, des associations de défense des droits des femmes organisent diverses initiatives : rassemblement, marche, expo, stands d’information, lecture publique, spectacle, soirée festive… Pour en savoir plus, voir le site du Planning Familial.
 

Article de la section CNT du Conseil général du Nord :

Masculinisme + étranglement budgétaire = potion toxique

 

Extrait d’un article paru dans le bulletin de l’UL-CNT de Chelles :

 
feminisme-precarite

La précarité est redevenue un mode de gestion de l’emploi. Comme au 19ème siècle, il s’agit pour l’État et les patrons de rendre les salarié-e-s flexibles, fragiles, de les isoler. Ce sont les conditions d’emploi et de travail de tous les individus qui sont attaquées. Parmi les précaires, les femmes sont les plus touchées, parce qu’elles sont encore victimes d’inégalités salariales persistantes :
– 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes ; 34 % des femmes déclarent travailler à temps partiel pour pouvoir s’occuper de leurs enfants ou d’un autre membre de la famille, contre 7 % des hommes (1).
– 73 % des personnes en sous-emploi au sens du Bureau International du Travail sont des femmes (2).
– la rémunération annuelle brute totale moyenne des femmes est inférieure de 27 % à celle des hommes. A poste égal, cet écart est d’environ 10 % ; il a cessé de se résorber depuis le milieu des années 1990 (3).
– les femmes qui partent à la retraite touchent une pension de droit direct inférieure de 42% à celle des hommes (4).
– 86 % des hommes ont une retraite complète pour seulement 41 % des femmes car moins d’une femme sur deux réussit à valider le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension complète (4).

Sur-précarité des femmes : entre sexisme et capitalisme

Plusieurs raisons expliquent qu’il y ait plus de femmes que d’hommes précaires. L’emploi des femmes est concentré principalement dans le secteur tertiaire, c’est-à-dire les emplois de service, d’aide à la personne, de travail ménager, etc… L’organisation du travail dans ce secteur est faite de telle façon que la flexibilité s’y est installée à grand pas : être disponible, au service de… ou, en ce qui concerne les emplois “d’agent d’entretien”, être invisible, ne pas déranger les autres salarié-e-s, donc travailler sur des plages horaires décalées. Ce secteur regroupe 92% des salariés à temps partiel (1). Dans notre société sexiste, où c’est encore très majoritairement aux femmes qu’incombe la charge du privé (famille, maison), celles-ci doivent souvent interrompre leur vie professionnelle pour s’occuper de leurs enfants, et parfois de leurs parents ou beaux-parents dépendants. Cette gestion inégalitaire du travail oublie par ailleurs que ce que l’on nomme “famille monoparentale” cache en fait l’existence de plus en plus massive de femmes assumant la charge principale ou totale de leurs enfants. L’absence ou l’insuffisance de structures publiques d’accueil de la petite enfance ou des personnes âgées dépendantes obligent les femmes à assurer soit une double journée de travail, soit à quitter leur emploi. Le retour à l’emploi passe alors par l’acceptation de CDD sur CDD, souvent à temps partiel, et donc un salaire partiel.

Faible syndicalisation des femmes et rapport à l’emploi

Les femmes travaillent dans des secteurs dans lesquels il n’y a pas de tradition syndicale très ancrée. Aussi, l’absence de rapport de force dans ces entreprises fait que des conditions de travail particulièrement difficiles s’installent (flexibilité, précarité). Bien que le rapport des femmes au syndicalisme soit en train de changer, celles-ci sont encore peu nombreuses dans les syndicats : 7,5 % des femmes qui exercent un emploi sont syndiquées contre 9 % des hommes (5). Les travailleuses précaires, étant en réel danger de chômage, hésitent à se syndiquer. De plus, un certain nombre de femmes ont un rapport au travail particulier, considérant que leur travail les rend indépendantes du point de vue économique, ce qui peut être vrai dans certains cas. D’autres, ayant intégré les modes de pensée du système de domination masculine, considèrent leurs revenus comme un salaire d’appoint, et ne voient donc pas l’intérêt de se syndiquer.

Notes :

1) Dares Analyses n° 005, janvier 2013, Le temps partiel en 2011, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
2) Informations Rapides n° 299, 6 décembre 2012, Nouvelle hausse du chômage au troisième trimestre 2012, Insee
3) Dares Premières Informations n° 44.5, octobre 2008, Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes en 2006 : des disparités persistantes, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
4) Les retraités et les retraites en 2010, 12 mars 2012, Collection études et statistiques, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) des ministères sociaux
5) Dares Premières Informations n° 44.2, octobre 2004, Mythes et réalités de la syndicalisation en France, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

Droit des femmes : deux rendez-vous à l’occasion du 40e anniversaire de la loi Veil

mercredi 14 janvier 2015

extrait-affiche-Planning-Familial-59-pour-projection-sur-droit-a-IVGLe 17 janvier 2015 aura lieu 40e anniversaire de la sortie des arrêtés d’applications de la loi Veil. Pour marquer l’évènement (tout en soulignant les progrès qu’il reste à faire pour que cette loi soit appliquée sur tout le territoire dans des conditions satisfaisantes pour les femmes), le Planning Familial du Nord vous invite à participer à deux rendez-vous.

Jeudi 22 janvier :

Projection du documentaire “Yo décido” réalisé l’année dernière pendant la mobilisation espagnole contre la régression de l’accès à l’IVG. Cette projection sera précédée de quelques extraits du documentaire “Histoire d’un choix” qui présente la situation française d’avant la loi Veil. L’entrée de cette soirée est à 2 € (mais vous pouvez donner plus si vous le pouvez/voulez). Les fonds dégagés serviront à aider les femmes rencontrant des difficultés financières dans l’accès à l’IVG (ce qui, malheureusement, reste un problème d’actualité). Rendez-vous à 19h au cinéma L’Univers, 16 rue Danton à Lille.

Samedi 17 janvier :

Départ groupé pour participer à la manifestation nationale qui aura lieu ce jour-là à Paris et pour laquelle la CNT est signataire sur le plan confédéral. Le Planning Familial du Nord n’organise pas de bus car le voyage par train coûte moins cher (aller-retour autour de 45 € par personne). Départ de la gare Lille-Flandres par le train de 10h11 et retour par le train de 18h46 au départ de la gare Paris-Nord.

« Ça va péter ! » : un jeu de société sur le thème de la manifestation

lundi 9 juin 2014

« Ça va péter ! » est un jeu de simulation, de stratégie et de quizz sur toute une série de thématiques (féminisme, rapport Nord/Sud, monde du travail, économie, politique).

Site internet (règles du jeu, contact, etc) : www.cavapeter.org

Vidéo de présentation du jeu :

Samedi 8 mars 2014 à Lille : marche et spectacles à l’occasion de la journée internationale des femmes

mardi 25 février 2014

feminismeAppel du Collectif du 8 mars * :

Le 8 mars, manifestons pour les droits et les libertés des femmes et prenons le temps de la réflexion et de la fête ensemble :
– pour dire non aux discriminations et aux violences sexistes,
– pour dire non à la féminisation de la pauvreté,
– pour affirmer l’égalité des sexes,
– pour défendre les droits des femmes.

Une journée ouverte à toutes et à tous :

  • À 14h30 : marche engagée et plurielle (rendez-vous place de l’Opéra à Lille pour des prises de parole et le départ de la marche).
  • À partir de 16h : rendez-vous à l’espace Saint-Sauveur (boulevard Jean-Baptiste Lebas à Lille – entrée gratuite) avec de la danse, des contes, du théâtre, du slam, de la musique, des performances, une exposition… avec le Collectif XXY, Law & Camille, Amandine Dhée & SaSo, la compagnie de l’Ouï-dire, la compagnie de la Minuscule Mécanique, le groupe Pin up Butter, Meilo, Julie le Feunteun & Floriane Cornard, Audrey & Sarah & Carole, danse bollywood de l’association Lumières de l’Inde, Pauline Delerue…
* Le Collectif du 8 mars regroupe des associations féministes ou engagées pour la cause des femmes. Adresse e-mail : collectif8mars@gmail.com

Trois liens intéressants autour de cette thématique :

> Origines de la journée internationale des femmes du 8 mars + article sur la précarité des femmes dans le monde du travail

> Éducation physique & sportive (EPS), sexisme et anti-sexisme

> Les études de genre : une arme politique et pédagogique pour l’égalité

Éducation physique & sportive (EPS), sexisme et anti-sexisme

vendredi 14 février 2014

PRATIQUES ÉMANCIPATRICES EN EPS : LIBÉRER LES CORPS

Article d’un militant de la CNT éducation 59/62 publié dans le n°36 de N’Autre école

 

fem54Commençons par une déclaration qui n’étonnera personne : l’éducation physique et sportive (EPS) est un monde masculin. C’est d’ailleurs la seule discipline où l’écart de notes est favorable aux garçons (c’est également la seule discipline qui différencie des barèmes selon le sexe).

On peut distinguer parmi les activités physiques des activités dites masculines et des activités dites féminines (il y a également des activités dites neutres). Pour Louveau, c’est un peu « sport pour eux, corps pour elles » (cf. l’article Au-delà des Jeux olympiques de Sydney. Femmes sportives, corps désirables paru dans Le Monde diplomatique), le sport regroupant les activités de compétition et de performance, et le corps désignant les activités d’entretien de soi et de développement (fitness, yoga, etc.). Dans notre société capitaliste et patriarcale, ce sont évidemment les pratiques sportives qui sont les pratiques dominantes. Ce sont elles qui ont été prises comme référence par l’école.

En EPS, les activités pratiquées en majorité sont donc des pratiques dites masculines : elles sont traditionnellement plus pratiquées par les hommes et correspondent plus à leurs valeurs (dépassement des limites, prise de risque, compétition). Ceci a tendance à favoriser les garçons et provoquer l’échec et l’exclusion des filles. Par exemple, la programmation de l’activité rugby au collège (ou le tennis de table, ou le saut en hauteur, ou la boxe française, etc.) favorisera d’emblée les garçons, ceci en grande partie car leurs pratiques et leurs motivations sont en général beaucoup plus tournées vers le défi, le combat, la performance, l’agressivité, aussi bien dans leurs activités physiques, leurs jeux, que dans l’ensemble de leur vie sociale.

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Le 18 janvier à Lille : rassemblement pour la défense du droit à l’avortement en Espagne et en Europe

jeudi 2 janvier 2014

aborto-libre-y-gratuitoSuite au projet de loi du gouvernement Rajoy en Espagne qui vise à limiter l’accès à l’avortement, le Planning familial Nord Pas-de-Calais et l’association Chez Violette appellent à un rassemblement samedi 18 janvier 2014 à Lille en solidarité avec les femmes espagnoles.

Les syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais s’associent à cet appel. Rendez-vous à 14h30 devant l’Opéra.

Appel unitaire :

Le gouvernement espagnol Rajoy vient d’annuler ce vendredi 20 décembre la loi autorisant l’avortement, sous couvert d’une loi organique de « protection de la vie et des droits de la femme enceinte ». Il rassure ainsi sa base électorale et consolide sa position de fervent défenseur des valeurs traditionalistes et fondamentalistes religieuses.

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Rassemblement le 16 novembre à Lille pour le droit à disposer librement de nos corps

dimanche 10 novembre 2013

degage-mon-corps-m-appartientFace au rosaire organisé ce samedi 16 novembre par SOS tout-petits (association anti avortement) devant le Planning familial de Lille (16 av. Kennedy), les Flamands roses appellent à un rassemblement pour défendre le droit à disposer librement de nos corps.

Rendez-vous à 9h45 à la fontaine de la place de la République pour un départ précis à 10h.

Le 29 novembre à Lille : rencontre-débat “La pédagogie contre le sexisme”

jeudi 31 octobre 2013

Vendredi 29 novembre 2013, le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais (ssec5962@cnt-f.org) organise une rencontre-débat avec Charlotte Artois, membre du comité de rédaction de “N’Autre école”, la revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation. La rencontre portera sur le contenu du dernier numéro de cette revue (cf. l’éditorial ci-dessous). Rendez-vous à la Maison des syndicats CNT de Lille, 32 rue d’Arras. Apéro à 19h30 et rencontre-débat à 20h30. Entrée gratuite. Plan d’accès

Flyer pour annoncer la soirée : à télécharger ici (1 page – format pdf – 561 ko)

Clip vidéo :

Durée : 39 secondes
Télécharger ce fichier de 1 Mo : clic droit sur ce lien puis “Enregistrer la cible du lien sous…”

 

Éditorial du n° 36 (automne 2013) de “N’Autre école” :

Pourquoi un nouveau numéro sur le sexisme * ?

Les thèmes du genre, du sexisme et du féminisme fleurissent actuellement dans les débats publics (manuels de SVT, Femen, affaire DSK, développement des études “genre” dans le monde universitaire, 2013 année de l’égalité filles/garçons, etc.). Un renouveau du féminisme ? L’emballement médiatique et institutionnel pourrait le laisser penser. Mais depuis quand N’Autre école se fait-elle le relais des débats médiatiques et des politiques publiques ? Ces débats se limitent le plus souvent à des déclarations de principe ou d’intention comme il y en a des dizaines dans les circulaires ministérielles, les directives académiques ou les lois. Pire, ces débats prennent parfois des tournures inquiétantes : la focalisation sur l’échec scolaire des garçons véhicule des présupposés essentialistes (les garçons auraient “naturellement” des besoins différents des filles, et seraient insuffisamment pris en compte dans une institution majoritairement investie par les femmes…) ; ou encore les confrontations autour du mariage pour tou-te-s qui voient le retour en force de positions hétérosexistes et profondément réactionnaires. Dans ce numéro, nous avons voulu montrer des pratiques et des outils du quotidien, des expériences menées dans et hors des classes… toutes permettant d’apprendre à penser hors des cases genrées et des stéréotypes. Voir aussi comment ces pratiques peuvent permettre de transformer les logiques inégalitaires du milieu scolaire, participer activement à l’émancipation des élèves et des personnels, sur le plan des identités sexuées comme du rapport à l’autorité et aux savoirs. Car comme tous les rapports de domination, le sexisme participe largement à la reproduction des hiérarchies, à la soumission aux normes dominantes, à un ordre social qu’il contribue à naturaliser. Si les filles ont statistiquement de meilleurs résultats scolaires, n’est-ce pas parce qu’elles ont tendance à mieux se conformer aux injonctions scolaires (être calmes, travailleuses, attentives, etc.) ? Qu’est-ce que ça nous dit des critères de réussite à l’école ? Est-ce vraiment ce type d’école que nous voulons ? Celle qui oblige des jeunes à rester calmement assis sur le banc, réceptacles passifs de savoirs “légitimes” ? Cette construction du rapport à l’autorité ne joue-t-elle pas justement un rôle crucial dans le fait que de nombreuses femmes restent victimes de violence, d’injustices, dans leur vie professionnelle comme personnelle, sociale, militante ? Impulsé par le travail de militantes féministes (notamment lors de week-end, organisés en non-mixité), sur les pratiques pédagogiques féministes et anti-sexistes, nous avons voulu faire de ce numéro une boîte à outils, à idées, un support de pratiques et de réflexions où chaque travailleur/euse de l’éducation pourrait venir puiser.

Élise Requilé & Charlotte Artois, coordinatrices du numéro

n-autre-ecole-cnt-education-couv-automne-2007* Le précédent date de l’été 2004 : “Filles et femmes à l’école… mauvais genre ?” (“N’Autre école” n° 10, en accès gratuit sur le site de la revue).

Note de la rédaction : la féminisation des textes a été laissée au choix des auteur-e-s, tout comme les marques de féminisation des mots.

Pour feuilleter en ligne ce nouveau numéro de la revue : http://www.calameo.com/read/000062740185562144940

Pour le commander : http://www.cnt-f.org/nautreecole/?Edito-no-36

Pour l’acheter à la Maison des syndicats CNT de Lille : le jour de la rencontre-débat ou lors des permanences organisées tous les mardis de 18h30 à 19h30

Activités publiques du Lieu Auto Géré (LAG) du bassin minier pour la rentrée 2013

jeudi 5 septembre 2013

Communiqué du LAG, 23 avenue Jean Jaurès, 62800 Liévin :

autogestionC’est la rentrée pour le LAG, une rentrée plus autogestionnaire que jamais, en phase avec le développement de nos alternatives, et les luttes sociales et écologiques.

Dans le cadre de cette rentrée, nous avons constitué deux groupes de travail, ouverts à toutes et à tous. Si vous êtes intéressé-es, n’hésitez pas à rejoindre un de ces groupes. C’est chaque groupe qui définit ses modes de travail, de décisions, ainsi que la fréquence de ses réunions.

Groupe 1 : le ciné au LAG
Il s’agit pour ce groupe d’organiser les différentes programmations ciné du LAG.

Groupe 2 : les concerts au LAG
Dans le même esprit, il s’agit pour ce groupe d’organiser les soirées concerts du LAG.

Agenda des soirées :

– Mercredi 11 septembre : soirée ciné Chili 1973
Au LAG à 20h  – C’était à Santiago, il y a 40 ans. Projection d’un film de Patricio Guzman

– Vendredi 27 septembre : chorale
Au LAG de 19h30 à 21h, suivie d’une auberge espagnole

– Samedi 28 septembre : soirée publique “Jeunes maraîchers”
Au LAG de 18h30 à 21h, suivie d’une auberge espagnole – Pour nourrir le bassin minier, se passer de la grande distribution, retrouver notre autonomie alimentaire, il faut installer de nombreux paysans et paysannes !

– Vendredi 11 octobre : chorale
Au LAG de 19H30 à 21h, suivie d’une auberge espagnole

– Lundi 21 octobre : comprendre la crise actuelle du capitalisme
Au LAG de 18h00 à 21h – Il s’agit de la première séance de notre formation 2013-2014). N’hésitez  pas à vous inscrire. Cette formation est entièrement gratuite.

Marche des fiertés LGBTI et féministe le 15 juin à Arras

jeudi 30 mai 2013

flyer-marche-LGBTI-et-feministe-Arras-15juin2013Info transmise par le groupe LGBTI et féministe d’Arras :

Samedi 15 juin 2013, pour la première fois à Arras, aura lieu une marche des fiertés LGBTI et féministe.

Rassemblement à 14h place du maréchal Foch (devant le gare d’Arras), prise de parole à 14h30, arrivée place des héros à 16h, discours et dispersion vers 16h30.

Marchons pour nos droits et l’égalité !

Pour télécharger le flyer appelant à cette marche, faire un clic droit sur l’image ci-contre puis “Enregistrer sous”.

Pour contacter le groupe LGBTI et féministe d’Arras : www.jensuisjyreste.org

Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

samedi 2 mars 2013

Article extrait du bulletin de l’union locale CNT de Chelles :

feminisme-a-travail-egal-salaire-egalSi l’émancipation des femmes doit en partie à leur émancipation économique, et donc à leur accès au travail, n’oublions pas que là aussi elles ont subi et subissent encore : harcèlements, exploitations, précarité de manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la solidarité n’est souvent pas aussi forte qu’elle devrait l’être. C’est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en 1910 par la IIe Internationale socialiste l’idée d’une journée internationale des luttes des femmes. Ce sera le 8 mars. Le temps et la mémoire s’effaçant, cette journée n’est souvent plus présentée par les médias que comme une simple journée “de la Femme”, qui bientôt, si nous n’y prenons garde, ne comptera guère plus que la “fête des mères” instaurée par Pétain ou que la “journée des secrétaires”. Même s’il est tentant de considérer qu’une journée unique de commémoration et de revendication des luttes des femmes peut paraître désuète et insuffisante, il faut plus que jamais se la réapproprier pour que le mouvement féministe ne s’essouffle pas.

Aujourd’hui, si l’on écoute les médias et les tenants du pouvoir, nous serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore d’actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils d’administration des grandes entreprises. Alors que le droit à la contraception et à l’avortement est toujours contraint économiquement et remis en cause par les fermetures des CIVG ou par le lobbying de mouvements réactionnaires. Alors que l’égalité des salaires reste un vœu pieu. Alors que les femmes subissent toujours plus que leurs collègues, précarité et travail partiel. Alors que nombre de préceptes moraux et culturels réduisent encore les femmes à des tâches soi-disant naturelles, à une situation d’inférieures ou à de simples proies. Il nous paraît important de remettre le 8 mars à sa place parmi les journées importantes de lutte !

FEMMES ET PRÉCARITÉ :

feminisme-precarite

La précarité est redevenue un mode de gestion de l’emploi. Comme au 19ème siècle, il s’agit pour l’État et les patrons de rendre les salarié-e-s flexibles, fragiles, de les isoler. Ce sont les conditions d’emploi et de travail de tous les individus qui sont attaquées. Parmi les précaires, les femmes sont les plus touchées, parce qu’elles sont encore victimes d’inégalités salariales persistantes :
– 82 % des salariés à temps partiel sont des femmes ; 34 % des femmes déclarent travailler à temps partiel pour pouvoir s’occuper de leurs enfants ou d’un autre membre de la famille, contre 7 % des hommes (1).
– 73 % des personnes en sous-emploi au sens du Bureau International du Travail sont des femmes (2).
– la rémunération annuelle brute totale moyenne des femmes est inférieure de 27 % à celle des hommes. A poste égal, cet écart est d’environ 10 % ; il a cessé de se résorber depuis le milieu des années 1990 (3).
– les femmes qui partent à la retraite touchent une pension de droit direct inférieure de 42% à celle des hommes (4).
– 86 % des hommes ont une retraite complète pour seulement 41 % des femmes car moins d’une femme sur deux réussit à valider le nombre de trimestres nécessaires pour toucher une pension complète (4).

Sur-précarité des femmes : entre sexisme et capitalisme

Plusieurs raisons expliquent qu’il y ait plus de femmes que d’hommes précaires. L’emploi des femmes est concentré principalement dans le secteur tertiaire, c’est-à-dire les emplois de service, d’aide à la personne, de travail ménager, etc… L’organisation du travail dans ce secteur est faite de telle façon que la flexibilité s’y est installée à grand pas : être disponible, au service de… ou, en ce qui concerne les emplois “d’agent d’entretien”, être invisible, ne pas déranger les autres salarié-e-s, donc travailler sur des plages horaires décalées. Ce secteur regroupe 92% des salariés à temps partiel (1). Dans notre société sexiste, où c’est encore très majoritairement aux femmes qu’incombe la charge du privé (famille, maison), celles-ci doivent souvent interrompre leur vie professionnelle pour s’occuper de leurs enfants, et parfois de leurs parents ou beaux-parents dépendants. Cette gestion inégalitaire du travail oublie par ailleurs que ce que l’on nomme “famille monoparentale” cache en fait l’existence de plus en plus massive de femmes assumant la charge principale ou totale de leurs enfants. L’absence ou l’insuffisance de structures publiques d’accueil de la petite enfance ou des personnes âgées dépendantes obligent les femmes à assurer soit une double journée de travail, soit à quitter leur emploi. Le retour à l’emploi passe alors par l’acceptation de CDD sur CDD, souvent à temps partiel, et donc un salaire partiel.

Faible syndicalisation des femmes et rapport à l’emploi

Les femmes travaillent dans des secteurs dans lesquels il n’y a pas de tradition syndicale très  ancrée. Aussi, l’absence de rapport de force dans ces entreprises fait que des conditions de travail particulièrement difficiles s’installent (flexibilité, précarité). Bien que le rapport des femmes au syndicalisme soit en train de changer, celles-ci sont encore peu nombreuses dans les syndicats : 7,5 % des femmes qui exercent un emploi sont syndiquées contre 9 % des hommes (5). Les travailleuses précaires, étant en réel danger de chômage, hésitent à se syndiquer. De plus, un certain nombre de femmes ont un rapport au travail particulier, considérant que leur travail les rend indépendantes du point de vue économique, ce qui peut être vrai dans certains cas. D’autres, ayant intégré les modes de pensée du système de domination masculine, considèrent leurs revenus comme un salaire d’appoint, et ne voient donc pas l’intérêt de se syndiquer.

UL-CNT de Chelles

Notes :
1) Dares Analyses n° 005, janvier 2013, Le temps partiel en 2011, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
2) Informations Rapides n° 299, 6 décembre 2012, Nouvelle hausse du chômage au troisième trimestre 2012, Insee
3) Dares Premières Informations n° 44.5, octobre 2008, Les écarts de salaire entre les hommes et les femmes en 2006 : des disparités persistantes, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social
4) Les retraités et les retraites en 2010, 12 mars 2012, Collection études et statistiques, Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (DREES) des ministères sociaux
5) Dares Premières Informations n° 44.2, octobre 2004, Mythes et réalités de la syndicalisation en France, Direction de l’animation de la recherche, des études et des statistiques du ministère du Travail, de l’Emploi, de la Formation professionnelle et du Dialogue social.

feminisme-journee-internationale-femmes-2013

Rendez-vous samedi 9 mars à Lille
à l’appel d’un collectif d’associations :

Le lendemain de la journée internationale de lutte pour les droits des femmes, un collectif d’associations lilloises appelle à une marche pour affirmer l’égalité des sexes et les droits des femmes, pour dire non aux discriminations et aux violences sexistes, pour s’opposer à la féminisation de la pauvreté (rendez-vous à 14h30, place de l’Opéra). Cette marche sera suivi d’un forum (rendez-vous à partir de 16h30, salle Courmont, rue Courmont à Lille) puis d’une soirée festive et culturelle (spectacle avec la compagnie “Les Dissolvantes”, slam avec Thomas Suel et scène ouverte).

Sexisme, violences conjugales, inégalités au travail…

vendredi 30 novembre 2012

Entrée libre – Plan d’accès

Toutes et tous dans la rue pour défendre le droit à l’avortement !

mardi 16 novembre 2010

Tract à télécharger au format pdf (1 page) : Toutes et tous dans la rue pour défendre le droit à l’avortement !