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Samedi 1er avril à Lille : toutes et tous dans la rue pour le droit au logement et contre la reprise des expulsions !

jeudi 30 mars 2017

Appel inter-organisationnel :

Comme chaque année, l’arrivée du printemps sonne la reprise des expulsions, la fermeture des places d’hébergement et le retour au bas des agendas politique de la question du logement. L’époque n’est pas à la fête et, ce premier avril, nous n’avons pas envie de blaguer car cette année les expulsions seront encore plus nombreuses et ce sont des centaines de familles qui risquent de se retrouver à la rue ! Car si on parle de “trêve” hivernale, c’est bien que le reste du temps c’est une “guerre” silencieuse, de basse intensité qui fait rage. Une guerre dans laquelle les plus démunis ont un objectif : obtenir un logement digne.

« Mais le logement est en crise » nous dit-on. Foutaises ! Voilà un constat qui a perdu de son sens à force de le répéter depuis plus d’un demi-siècle. La crise du logement existera tant que le logement sera une marchandise. Le droit au logement ne sera pas respecté tant que cette marchandise sera aux mains de spéculateurs pour qui il s’agit de rentabiliser des investissements sur un marché.

Les dernières réformes locales et nationales restent des “pansements sur une jambe de bois”…

Un encadrement des loyers ? Effectivement des volontés locales ont tenu tête à la capitulation du gouvernement devant les professionnels de l’immobilier et l’encadrement des loyers est applicable à Lille depuis le 01/02/2017 mais cela arrive bien tard ! Les prix de l’immobilier ont explosé depuis plusieurs années à Lille et le prix de référence au m2 est déjà inaccessible pour nombre d’entre nous et surtout les plus modestes !

Un droit au logement opposable ? À la bonne heure ! Encore faudrait-il qu’il soit appliqué. Voilà dix ans que la loi DALO est votée et aujourd’hui tout reste bloqué. Les chiffres du nombre d’expulsions explosent dans le Nord et dans toute la France (33% d’augmentation du nombre d’expulsions et 25% de concours de force public octroyé en plus en un an avec un chiffre record enregistré en 2015 ! Les familles en situations d’expulsion se voient trop souvent exclues de ce recours au nom du sacro saint principe de “bonne foi”. Quand on ne veut pas assumer ses carences (absence de constructions de logements, encadrement des loyers…), il est aisé de culpabiliser les pauvres ! A l’éradication de la pauvreté, nos élites ont préféré la chasse aux pauvres !

La construction de logements sociaux ? Comment y croire encore, tant chaque nouveau “plan d’action” renouvelle des objectifs jamais atteints. Où sont les 500 000 logements construits par an ? Pourtant, ce que nous dénonçons depuis des années est aujourd’hui partagé par tous. En ce mois de février 2017, un rapport de la Cour des comptes vient alerter sur l’évolution du logement social. Le constat est sans appel : dans un contexte de pénurie criante, on ne loge pas les plus pauvres.

L’hébergement ? Les places “grand froid” vont fermer et ce sont des centaines de personnes qui retrouveront la rue ce 31 mars. L’actuelle ministre du logement ne s’en émeut même plus. Ce triste constat de défaillance de l’État dans son obligation à garantir le droit à l’hébergement est devenu “normal”. Chacun se renvoie la balle (État, Département), la situation inhumaine réservée au MNA (Mineur Non Accompagné) illustre au combien les carences de l’État sont odieuses et indignes d’un État de droit. Contre la fermeture des places “grand froid” et pour l’application de l’inconditionnalité de l’accueil et du droit à l’hébergement, une première mobilisation militante a eu lieu le 23 mars à Lille devant la DDCS.

En France aujourd’hui, ce sont 4 millions de personnes mal logées (logement insalubre, personnes à la rue, hébergement contraint chez un tiers…), 12,1 millions de personnes fragilisées par rapport au logement (en impayés avec risque imminent d’expulsion, surpeuplement, précarité énergétique, logement trop cher…). La question du logement est la grande absente de la campagne présidentielle. Alors que la question du logement est au centre des préoccupations des habitants des quartiers populaires et de l’ensemble de la ville, les débats sont monopolisés par les “affaires” ou par les sujets polémiques imposés par l’extrême droite ! Il est donc urgent de se faire entendre pour recentrer les débats sur les questions qui nous concernent et notamment le droit au logement pour tous ! C’est donc dans la rue qu’il faudra se faire entendre !

Samedi 1er avril 2017 à 15h,
soyons nombreux sur la Grand’Place de Lille !

Exigeons ensemble l’arrêt de toutes les expulsions domiciliaires, l’arrêt des
coupures d’énergie, l’accès à des logements dignes et abordables pour tous,
l’application des lois de réquisitions des logements vides,
la construction massive de vrais logements sociaux.

À l’appel de l’APU Fives, de l’APU Moulins, de l’APU Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’INDECOSA CGT Nord avec le soutien des organisations suivantes : CGT CHRU, CGT Educ’Action Nord, Collectif des femmes gens du voyage Hellemmes-Ronchin, Collectif des SDF de Lille, Collectif La Clef Béthunois-Bruaysis, Collectif Solidarité Roms de Lille-Métropole, Coordination Communiste 59/62, CSF Section Béthune-Beuvry, CSP 59, EELV Lille, FUIQP, JC Nord, La CIMADE Nord-Picardie, LDH, MRAP Lille, PCF Fédération 59, PCF Lille, SMICT CGT, SUD Santé-Sociaux 59, SUD Solidaires étudiant.e.s Lille, T’OP ! Théâtre de l’Opprimé, UD CSF 62, Union locale des syndicats CNT de Lille.

Le 23 mars à Lille : rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous

vendredi 17 mars 2017

Appel commun de l’APU Moulins, de la CNT, du collectif des Olieux, du collectif des SDF de Lille, du CSP 59, de SUD Santé-Sociaux et de la Cimade Nord Picardie :

Citoyens, militants, collectifs, syndicats, associations, travailleurs sociaux, personnes désireuses d’une société plus solidaire, nous vous invitons à un rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous le jeudi 23 mars 2017 à partir de 10h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory à Lille. Et si tu travailles, profite de ta pause du midi pour te joindre à nous ! Aux expulsions survenues en plein hiver (maison de la rue de Fontenoy, parc des Olieux), aux intimidations diverses envers les collectifs et citoyens solidaires, au déficit chronique de lieux d’hébergement, s’ajoutent aujourd’hui la fin de la période hivernale et les expulsions massives qui vont en découler.

La fin de la trêve hivernale est prévue pour le 31 mars. À ce titre, les dispositifs d’accueil d’urgence vont fermer et entraîner l’expulsion des personnes et familles qui y sont hébergées, sans autre solution proposée.

Des places vacantes ne sont par ailleurs plus pourvues depuis février dans le cadre de ce que les administrations appellent la « décélération du plan froid ». Cela signifie que les places libérées ne sont plus proposées aux personnes vivant à la rue, et ce dans le but de faciliter la fermeture des dispositifs fin mars.

Les « centres de répit temporaire et collectif » (dont on appréciera le pléonasme) proposés aux mineurs isolés à Louvroil et Cassel vont eux aussi fermer leurs portes. Cette situation est inadmissible ! D’autant plus que le nombre de places ouvertes pendant la trêve hivernale était plus qu’insuffisant. Selon la FNARS Hauts-de-France (Observatoire 115-SIAO janvier 2017), « sur la métropole Lilloise en janvier 2017, plus de 700 ménages n’ont pas été hébergés faute de place disponible soit un total de 1416 personnes sans solution (967 adultes et 521 enfants) ». Ces chiffres ne comptabilisent que les personnes susceptibles de solliciter le 115. Ils ne prennent en compte ni les Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ni les personnes qui n’appellent plus le 115, découragées des réponses négatives à répétition.

Quelle va être la situation après la fermeture des dispositifs d’accueil de la trêve hivernale ? Que sont devenus les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’accueil ? La non-assistance aux personnes en danger, garante de la dignité humaine, et la responsabilité pénale qu’elle implique, sont-elles absentes des décisions prises par les administrations chargées de « la prévention de l’exclusion », « de l’insertion des personnes vulnérables » et de la mise en œuvre des dispositifs d’hébergement ?

Nous demandons à la DDCS, corrélativement aux missions qui lui incombent, et aux administrations locales :

  • de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale,
  • d’ouvrir des lieux d’hébergement pour les MIE dans la métropole lilloise qui soient adaptés à la spécificité de leurs besoins,
  • d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année (stopper la gestion au baromètre),
  • de réquisitionner des bâtiments vides par l’établissement de baux précaires,
  • de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Parce que le droit à l’hébergement n’est pas une fin en soi mais une porte d’accès vers le logement, nous vous invitons aussi à rejoindre l’appel à manifester des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL et d’Indecosa le samedi 1er avril à 15h sur la Grand’Place contre les expulsions locatives, pour le droit au logement et contre la fin de la trêve hivernale.

> Télécharger le tract pour le rassemblement du 23 mars
> Lire l’appel pour la manifestation du 1er avril

Manifestation pour le droit au logement le 21 mars à Bruxelles

mardi 14 mars 2017

Comme l’année dernière à la même date (cf. début du printemps et donc des expulsions locatives), une manifestation pour le droit au logement est organisée le mardi 21 mars à Bruxelles. Rendez-vous à 18h, porte de Namur.

À Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter et le nombre de SDF a fortement augmenté. De plus, suite à un fait-divers monté en épingle dans les médias, un projet de loi visant à accélérer les procédures d’expulsions ainsi qu’à pénaliser le squat a vu le jour et risque d’être voté d’ici deux semaines.

> Appel à la manifestation
> Article sur le projet de loi anti-squat

PS : à Lille, une manifestation pour le droit au logement aura lieu le samedi 1er avril 2017 à l’initiative des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’Indecosa CGT Nord (rendez-vous à 15h sur la Grand’Place).

Le 14/01 à Lille : rassemblement contre les expulsions

samedi 7 janvier 2017

Samedi 14 janvier 2017 à Lille, le collectif des Olieux et L’Insoumise appellent à un rassemblement pour protester contre l’expulsion de leurs lieux de vie et de lutte respectifs. La CNT soutient cette initiative. Rendez-vous à 18h, place Rihour !

Communiqué de L’Insoumise :

Ces derniers jours, Lille s’est de nouveau illustrée par sa politique d’expulsions de squats en plein hiver. Le 4 janvier, c’est l’espace autonome L’Insoumise qui a été muré, rue d’Arras. Depuis septembre 2012, ce lieu, sans clients ni marchands, était à la fois une bibliothèque autogérée, un lieu de débats et une cantine populaire. Un lieu où s’élaborait une critique sociale face au rouleau compresseur capitaliste. Au-dessus c’était aussi une habitation collective. Quinze jours avant, à deux pas de là, c’est un squat qui abritait des mineurs isolés du parc des Olieux qui a été évacué par le RAID. Le propriétaire des lieux, le CHR, et la Préfecture préfèrent voir ces mineurs dans la rue plutôt que sous un toit. Au passage, tout le matériel de cours, de cuisine et de vie quotidienne, rassemblé depuis des mois par le collectif des Olieux a été confisqué, histoire de leur pourrir encore plus la vie. En plus d’être des lieux de vie ces espaces étaient des lieux de rencontres, des lieux ouverts pour s’organiser, pour lutter, pour respirer ensemble hors du cadre marchand et institutionnel. S’organiser, lutter, voilà ce qui déplaît. Deux expulsions de lieux collectifs à Moulins, à quelques jours d’intervalle, le message est clair : le quartier n’est pas à ceux qui l’habitent mais aux gestionnaires de la mairie, aux spéculateurs et promoteurs immobiliers. Chasser la plèbe, aseptiser le quartier, contrôler chaque espace pour engranger un maximum de bénefs. Quitte à mettre des gens à la rue en plein hiver et à laisser des maisons vides le temps que monte le prix de l’immobilier. Le 10 rue d’Arras et le 32 rue de Fontenoy sont désormais vides, comme des centaines de maisons et d’immeubles à Lille qu’on laisse vacants pour les intérêts du marché. Il y en aurait bien assez pour loger toutes celles et ceux qu’on dit sans domicile fixe pour ne pas dire sans domicile tout court, à la rue. Lire la suite

Lille : soutien aux familles expulsées de leur foyer d’hébergement et actions pour le droit au logement

jeudi 9 avril 2015

le-logement-est-un-droitLe 8 avril 2015, peu après la fin de la trêve hivernale, plusieurs personnes ont été expulsées du foyer Sainte-Colombe (situé 217 rue des Postes à Lille) et aucune solution de relogement ne leur a été proposée. Parmi ces personnes, il y a 9 mères de famille avec enfants (dont 3 de moins d’un an, 2 de vingt mois et 2 de trois ans) et 4 d’entre elles sont enceintes. Aujourd’hui, ces familles sont hébergées dans le local du CSP 59 mais celui-ci n’est pas adapté pour les accueillir dans des conditions correctes.

Le collectif des familles expulsées et les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU) * appellent à un RASSEMBLEMENT le jeudi 23 avril à 8h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Lille (avenue du Peuple Belge) pour revendiquer l’arrêt des expulsions et le droit au logement pour tous.

D’autre part, le collectif de soutien aux familles expulsées appelle à une MANIFESTATION le samedi 25 avril à 11h (rendez-vous place de la République à Lille) pour exiger leur relogement de ces familles et protester contre le fait que la fin de la trêve hivernale se solde systématiquement par des expulsions de plus en plus nombreuses.

Enfin, le CSP 59 lance un APPEL À DONS pour les femmes et enfants accueilli-e-s dans son local. Les besoins sont : gel douche, shampoing (dont shampoing pour bébé), couches (1er et 2e âge), dentifrice, eau et lait. Ces dons peuvent être déposés tous les jours au CSP, 42 rue Bernos à Lille (demander Marie ; c’est elle qui est chargée de réceptionner les dons).

* Texte de l’appel des APU :

(suite…)

Manifestation pour le droit au logement le 28 mars à Lille

lundi 23 mars 2015

droit-au-logement-un-toit-pour-tous-cnt-lille-avec-site-web-cnt-nord-pas-de-calaisSamedi 28 mars 2015 à Lille, les Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Fives, APU Moulins, APU Vieux-Lille) et la CNL 59 organisent une manif contre la fin de la trêve hivernale et la reprise des expulsions. Rendez-vous à 14h sur la Grand’ place.

L’union locale des syndicats CNT de Lille s’associe à cette initiative et appelle à manifester. Un toit, c’est un droit !

(suite…)

Logement étudiant : le CROUS expulse à tout va !

dimanche 21 septembre 2014

Communiqué des Ateliers Populaires d’Urbanisme de Lille :

Mercredi 17 septembre 2014, 10 étudiants locataires des résidences Gallois, Camus et Triolo à Villeneuve d’Ascq sont passés devant le Tribunal administratif afin d’être expulsés. Seul deux personnes étaient présentes et une seule défendue par une avocate. Selon nos informations, c’est au minimum huit de plus qui seront concernés prochainement !

Contrairement à tous les autres locataires, les étudiants du CROUS passent devant le tribunal administratif et non pas civil. Résultats : jugements expéditifs, impossibilité d’obtenir un report pour préparer la défense, pas de délais pour quitter le logement, pas de protection pendant la trêve hivernale. Une justice d’exception !

On ne rappellera pas ici l’état déplorable de certaines résidences étudiantes de Villeneuve d’Ascq, on se contentera de souligner que pour certains étudiants, les motivations d’expulsion ne viennent pas d’impayés de loyers mais d’une décision unilatérale du CROUS de ne pas renouveler un bail déjà précaire.

C’est pourquoi, nous conseillons dans un premier temps aux étudiants qui pourraient être concernés de se rapprocher de syndicats et d’associations de locataires pour préparer au plus vite leur défense et, le cas échéant, refuser de quitter les lieux face aux huissiers qui viendraient tenter de les déloger.

Dans un second temps, nous en appelons aux étudiants, à leurs syndicats et à l’ensemble des personnes concernées par la question afin de se mobiliser et ne pas laisser ces expulsions se faire dans le silence. Encore et toujours : arrêt immédiat de toutes les expulsions !

poing-droit-au-logementLes APU de Fives, du Vieux-Lille et de Moulins

Contacts :
apufives@gmail.com – 06.58.71.07.64
apuvieuxlille@gmail.com – 03.20.15.04.96
apu.moulins@gmail.com – 03.20.97.72.94

Calais : communiqué du collectif “Salut ô Toit”

mardi 13 mai 2014

Calais-maisons-sans-gens-gens-sans-maisonsLe 28 février dernier, le collectif “Salut ô Toit” a rendu publique l’existence de 4 squats à Calais. L’un d’entre eux, propriété de la mairie de Calais, a aussitôt été évacué sans jugement. Les trois autres, propriétés de l’Office Public de l’Habitat de Calais, ont suivi la procédure judiciaire prévue par la loi. Le procès a eu lieu le 1er avril, le jugement a été rendu public le 18 avril, il a été signifié par voie d’huissier.

Ce mardi 13 mai 2014, le collectif a publié un communiqué (voir ci-dessous) appelant à interpeler les autorités pour que la concertation remplace la répression et que les habitants ne soient pas à nouveau jetés à la rue.

Évacuations prévues le 30 mai

Nous sommes un ensemble de personnes venues de différents pays et d’horizons politiques divers qui luttons pour le droit au logement pour toutes et tous, quelles que soit leurs origines. Nous occupons depuis fin février, trois bâtiments publics vides, abandonnés par l’OPH de Calais, rue de Vic, rue Aubert, et rue Masséna.

Plus de 4 000 bâtiments sont vides à Calais, ce qui représente 9% des logements (500 d’entre eux sont d’ailleurs la propriété de l’OPH, le bailleur social majoritaire de la ville…). D’un autre côté, plus de 500 personnes sont à la rue sans qu’aucune solution digne de ce nom n’ait été proposée par les autorités. Pourquoi laisser des endroits vides et des gens dehors ? Pourquoi dépenser de l’argent pour condamner les accès des bâtiments plutôt que de les utiliser pour venir en aide à une population précaire ?

Afin de répondre à ces questions que les pouvoirs publiques ont choisi d’occulter, cela fait plusieurs années déjà qu’un ensemble d’individus cherche des solutions collectives en redonnant vie à des bâtiments laissés à l’abandon, pour que les sans-abris aient un toit sur leurs têtes. Jusqu’à ce jour, les autorités n’ont répondu que par la répression qui s’est traduite par de multiples expulsions illégales fondées sur des détournements de procédures, manipulations de témoins au cours des enquêtes de voisinage, altérations de preuves…

A Calais, le droit au logement est pris en otage par les différentes instances du pouvoir qui n’ont cessé de se servir de la situation migratoire pour agiter peurs et fantasmes autour de la question des squats. Il y a quelques mois, ces manipulations politiques se sont incarnées dans l’appel à la délation lancée par la maire UMP de Calais, Natacha Bouchart, qui, faute de perspectives politiques réelles pour sa ville, a voulu faire croire aux Calaisiens que les « squats » et leurs habitants présumés étaient à l’origine de tous leurs maux.

Depuis fin février, la vie des trois squats s’est organisée, des liens avec le voisinage se sont créés. Ce sont des lieux provisoires, mais nécessaires, où la solidarité dans la survie se vit au quotidien, dans des conditions d’hygiène et de sécurité bien plus acceptables que sur les campements ou dans la rue. Bien qu’elle n’ait aucun projet pour ces maisons, l’OPH s’est engagée dans une procédure juridique d’expulsion, et la date fixée par le tribunal pour évacuer les lieux est le 30 mai 2014.

Nous réclamons que le sous-préfet n’envoie pas les forces de l’ordre intervenir ni le 30 mai ni les jours suivants pour évacuer (par la force) ces trois bâtiments occupés. Nous réclamons une rencontre entre les habitants, des représentants de l’OPH et de la Sous préfecture afin de parvenir à un accord sur l’occupation des bâtiments. Et quoi qu’il en soit, nous n’en resterons pas là.

Nous demandons :

  • à tous ceux qui soutiennent la nécessité de laisser vivre les personnes sans toit dans les bâtiments abandonnés par leurs propriétaires, tant que des solutions d’hébergement correspondant à leurs projets ne seront pas proposées,
  • à tous ceux qui trouvent insupportable que des maisons soient murées pour empêcher que quiconque puisse s’y abriter,
  • à tous ceux qui, au sein d’un groupe, d’une association, ou individuellement, s’organisent et luttent pour les droits des migrants à Calais et ailleurs…

Aidez-nous et manifestez votre désaccord face aux expulsions programmées des squats rue Masséna, rue de Vic et rue Aubert, et face à la possibilité d’évacuation des autres lieux de vie des migrants.

Écrivez au sous-préfet de Calais (Alain Gérard, 9 esplanade Vendroux, BP 357, 62100 CALAIS. Tél : 03 21 19 70.70. Fax : 03 21 19 70 71) ou au préfet du Pas de Calais : Denis Robin, rue Ferdinand Buisson, 62020 ARRAS CEDEX 9. Tél : 03 21 21 20 00. Fax : 03 21 55 30 30).

Manifestation pour le droit au logement et l’arrêt des expulsions le 10 mars à Lille

vendredi 24 février 2012

Les loyers et les charges liées au logement (eau, gaz, électricité, chauffage..) ne cessent d’augmenter. Par contre, les ressources des familles déjà durement touchées par la crise baissent et le chômage explose. Les expulsions de locataires sont de plus en plus nombreuses et le droit au logement n’existe plus. L’expulsion est une pratique barbare qu’il faut abolir. Le marché n’a qu’un seul objectif : permettre à ceux qui ont déjà de l’argent d’en gagner encore plus. Le logement est un droit fondamental qui doit sortir de cette logique de marché. L’État a dépensé notre argent pour aider les banques et les patrons. Il doit aujourd’hui le reprendre pour permettre l’accès à tous à un logement pérenne. Quelles que soient nos ressources ce logement doit correspondre à nos besoins, à nos aux souhaits nous permettre de nous épanouir. Il faut que disparaissent les dispositifs de contrôle social : nous n’avons pas besoin qu’on nous impose un accompagnement social, nous voulons des logements et les moyens de vivre dignement ! C’est l’indignation, la colère qui doivent nous guider. C’est la justice sociale et non la charité que nous réclamons !

Nous exigeons :

  • l’arrêt des expulsions,
  • le droit au maintien dans les lieux,
  • l’application de la loi de réquisition,
  • le droit à un logement décent pour tous,
  • la construction de logements sociaux accessibles à tous (PLAI),
  • l’arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable,
  • le libre choix de son quartier de résidence,
  • l’encadrement des loyers et des charges locatives du secteur privé et public.

Stop à la résignation ! Organisons notre combat !

Manifestation unitaire samedi 10 mars 2012 (14h30, place de la République, Lille)
à l’appel de : Ateliers Populaires d’Urbanisme (APU Moulins, Wazemmes & Vieux-Lille), CNL 59/62, INDECOSA CGT, CGT Educ’Action Nord, PCF, MRAP Lille, NPA , CSP59, SOLEIL 59/62, UR CNT 59/62, Coordination communiste 59/62, LDH, IDM, PG, DAL, Solidaires 59/62, SUD Santé Sociaux, Europe Écologie-Les Verts Lille, FA Béthune, FSU, CGT 59…

> Télécharger le tract d’appel recto-verso au format pdf

> Pour co-signer l’appel, écrire à apu.moulins@gmail.com ou à apu.moulins@free.fr