Articles avec le tag ‘éducation’

Éducation : exigeons le retrait du « livret scolaire unique » !

dimanche 5 février 2017

Le bulletin Classes En Lutte (cf. lien de téléchargement ci-dessous) consacre son numéro de février 2017 au LSU (livret scolaire unique). La fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation y expose brièvement les raisons majeures pour lesquelles elle exige le retrait de ce nouveau livret qui lui apparaît comme un outil de fichage généralisé des élèves du CP à la 3e. Pour permettre aux parents et enseignant.es de s’y opposer collectivement, un modèle de motion pour les Conseils d’école ou CA de collège est proposé en page 2.

Sur le même sujet et parallèlement à ce numéro de Classes En Lutte, la CNT éducation a réalisé un argumentaire plus détaillé (cf. liens de téléchargement ci-dessous).

Liens de téléchargement de Classes En Lutte et de l’argumentaire :

Face aux violences policières et à la répression étatique : justice pour Adama, justice pour Théo, justice pour tous !

jeudi 2 février 2017

Communiqué de la fédération CNT des travailleuses/eurs de l’Éducation :

Humilier, mutiler et tuer pour réduire au silence et empêcher que la résistance s’organise. Cela fait des décennies que la police terrorise et tue dans les quartiers populaires, que cela soit au quotidien ou lors des mouvements sociaux. L’État s’appuie sur la police et la justice pour écraser nos vies et nos révoltes. Des contrats aux bénéfices astronomiques de ventes d’armes et de « techniques » de maintien de l’ordre se concluent dans le monde entier sur le dos de nos mort.e.s et nos mutilé.e.s.

Le 2 février 2017, Théo, habitant de la cité des 3000 dans la commune d’Aulnay-sous-Bois, jeune homme noir de 22 ans, a été frappé, injurié, gazé et violé par des policiers parce qu’il avait eu l’audace d’exprimer sa réprobation vis à vis d’interpellations injustifiées. Mais surtout parce qu’il était noir et, qu’en France, il y a des citoyens de seconde zone.

Ce n’est pas une bavure, le dérapage de quelques policiers isolés. C’est la conséquence d’une violence et d’un racisme d’État qui ont pour but de maintenir, particulièrement dans les quartiers populaires, la domination du capitalisme. Quitte à en admettre les excès et en absoudre leurs auteurs. C’est la preuve d’un système prêt à toutes les violences pour contraindre à la soumission et exploiter la partie la plus pauvre de la population comme aux temps des colonies. C’est précisément pour ces raisons que la CNT ne syndique pas les forces répressives de l’État.

Pour l’IGPN, Théo Luhaka n’a pas été victime de viol, mais d’un accident. Quelques mois après la mort d’Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise, de nouveau le mensonge répond à la quête de vérité et de justice exprimée par les familles, les amis, les associations… Ce sont aussi des tirs à balle réelle qui leur sont opposés là où la solidarité fait rage comme à Aulnay dans la nuit du 6 au 7 février.

Comme si cela ne suffisait pas, une loi de « sécurité publique » vient d’être adoptée, alignant les droits des policiers sur ceux des gendarmes. Nous dénonçons cette nouvelle loi sécuritaire qui donne un « permis de tuer ». La militarisation de la police va faire d’autres victimes.

A quelques mois des élections, nous voulons redire que la solution ne viendra pas « d’en haut ». Quels que soient les gouvernements, la même politique perdure et s’amplifie. Ce n’est ni dans les salons de l’Élysée ni dans ceux de Matignon ou de la place Beauvau que nous obtiendrons satisfaction, mais dans la rue.

Organisons-nous, dans les quartiers, sur nos lieux de travail, en assemblées souveraines et reprenons ce qui nous appartient. Décidons nous-mêmes, pour nous-mêmes, et luttons pour un autre futur, débarrassé de l’État, des patrons et de leurs polices.

Pas de justice, pas de paix !

Éducation : la CNT face au projet de réforme des PPCR

samedi 21 janvier 2017

Après la « refondation » de l’École, la réforme des rythmes et celle du Collège, le ministère de l’Éducation s’attaque aux PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations) des enseignant-e-s. Cette nouvelle réforme devrait se concrétiser au 1er septembre 2017, le temps que les technocrates de le rue de Grenelle et certains syndicalistes s’accordent sur les modalités précises des nouvelles inspections et du déroulé de nos vies dans l’Administration.

Inspection : la note, c’est fini !

L’inspection ancien régime vit sa dernière année. Elle sera remplacée par 4 rendez-vous de carrière au moment des passages aux 7e et 9e échelons de la classe normale, et au moment de l’accès à la hors classe et à la classe exceptionnelle. Terminées les avancées d’échelons au grand choix ou à l’ancienneté, une cadence unique pour les avancements sera mise en place. La hors classe est donc maintenue mais plus accessible : elle sera automatique après un certain nombre d’années passées dans le 11e échelon de la classe normale. Quant à l’élite (10%), elle bénéficiera d’une nouvelle grille : la classe exceptionnelle. On n’est quand même pas à Nuit Debout ! Les critères pour accéder aux classes supérieures vont reposer sur « une grille de 11 items s’appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées » (sic !). Conclusion : ce sont les pourcentages limités d’accès et les items validés par le chef qui primeront. Le changement dans la continuité.

Gagner plus ? Ça dépend du point de vue !

Nous sommes au 16e rang, derrière l’Allemagne, l’Irlande, la Hollande… en comparaison des salaires des enseignant.es du primaire après 15 ans d’exercice. Pour faire bonne figure, les premières mesures du PPCR vont s’appliquer au 1er janvier 20117. Cela va se concrétiser par de nouvelles grilles indiciaires où quelques échelons se verront ajoutés de 6 à 11 points. Une fortune ! Soit un gain de 53 à 64 € par mois. Le premier échelon des profs sera le seul à bénéficier d’une relève de 122 € par mois. Quand on sait que la cotisation retraite a augmenté au 1er janvier, la revalorisation salariale ressemble à s’y méprendre à une opération nulle.

La CNT contre toutes les hiérarchies de salaires, de statuts et de carrières !

La CNT a toujours dénoncé les inspections et continuera à s’opposer à ces entretiens d’évaluations mâtinés de formations (lesquelles ?). Pour rappel, elle est partie prenante du Collectif Anti-Hiérarchie (CAH).

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

mardi 29 novembre 2016

ordi-tag-2Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3e, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.

Fédération CNT des travailleuses-eurs de l’Éducation

Calais : les enseignant-e-s de langues vivantes ne sont pas les auxiliaires de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrant-e-s !

lundi 17 octobre 2016

comm-intersyndicale-education-traducteurs-calais-17oct2016L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires dénonce la demande que le commissariat de Calais a adressée aux chefs d’établissement pour solliciter les enseignants de langues vivantes en tant que traducteurs lors des opérations de démantèlement de la Jungle qui aura lieu dans les jours qui viennent.

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires, comme les différentes associations présentes sur place, rappelle son opposition au démantèlement dans ces conditions et son attachement à la liberté de circulation des personnes et condamne cette méthode qui vise à utiliser les enseignants comme complices de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrants.

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires dénonce en outre le procédé vil et méprisable qui consiste à instrumentaliser des enseignants en les rendant auxiliaires d’une politique électoraliste et sécuritaire.

> Télécharger ce communiqué au format PDF
> Dossier d’infos sur la situation des migrant-e-s à Calais

Mise à jour du 20 octobre 2016 :
Suite à la diffusion de ce communiqué de presse, la préfecture du Pas-de-Calais a finalement indiqué à Europe 1 « qu’il ne sera pas fait appel aux enseignants de langues vivantes mais à des traducteurs agréés et formés ».

La rentrée et son monde

samedi 3 septembre 2016

apres-plage-rentree-lutte-des-classesCommuniqué de la fédération CNT des travailleurs/euses de l’Éducation (FTE) :

La rentrée et son monde

Les drames se sont succédé cet été et cette rentrée ne s’annonce pas réjouissante. Enfermés dans leurs délires sécuritaires et racistes, les politiciens enchaînent les propositions stupides : envoyer les recalés du Bac à l’Armée (Sarkozy), organiser des « test de radicalisation » dans les collèges et lycées (Geoffroy Didier, vice-président LR en Île de-France) et Fillon veut récrire les programmes d’histoire pour « retrouver la confiance dans notre patrie ». Les rendez-vous de l’an prochain s’annoncent joyeux pour l’École. Pour sa dernière rentrée, la droite socialiste, elle, gère son auto-suffisance. Le primaire doit se satisfaire de la « refondation » de l’École, ses rythmes et ses nouveaux programmes. Le secondaire doit appliquer LA réforme du Collège malgré une opposition affichée de toute la profession. Quant aux collègues aides éducateurs, aides de vie scolaire, professeurs vacataires, ils restent malmenés et cadenassés par des contrats précaires.

Loi Travail, saison 2

Heureusement, la saison 1 contre la loi Travail a révélé d’autres choix pour une autre École et un autre monde ! La CNT éducation, ses militantEs y ont pris leur part. Sans attendre, dans les luttes, c’est au quotidien, avec nos élèves, qu’il faut tenter de bâtir une pédagogie de l’émancipation. Pour cela, il n’y a pas d’autres alternatives que l’engagement dans des pédagogies pour le peuple, pour reprendre les mots de Freinet. Pas d’autres alternatives que de montrer notre détermination à combattre, tous ensemble, quels que soient nos statuts et nos contrats, le pouvoir des chefs, inspecteurs et autres ministres pour exiger la titularisation de tous les contractuels, des formations ambitieuses et de réelles augmentations de salaires. Pas d’autres alternatives que s’engager contre la loi Travail et son monde. Le jeudi 15 septembre : grève générale !

(suite…)

Appel de la CNT éducation pour la grève générale du 14 juin contre la loi Travail

mercredi 8 juin 2016

Aujourd’hui, c’est le privé qui est attaqué. Demain, ce sera le public ! Tou.te.s contre la loi Travail !

La loi Travail, c’est quoi ?

greve-generale-educationAujourd’hui, le Code du travail garantit les droits de base des salarié.e.s sur le temps et les conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires, etc. Un accord local ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que l’accord de branche. Un accord de branche ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que les dispositions des conventions collectives nationales. L’article 2 de la loi Travail met fin à cette situation : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes. Un accord moins favorable aux salarié.e.s que les accords de branche ou nationaux pourra être signé !

La loi Travail permet aussi aux employeurs :

  • de faciliter les licenciements économiques en augmentant leurs critères ;
  • d’imposer aux salarié.e.s l’allongement et la flexibilité de la durée du travail, notamment en augmentant la durée de la journée et en fractionnant les temps de repos obligatoires ;
  • de contourner des accords syndicaux (surtout quand ils sont favorables aux salarié.e.s !) par la mise en place d’un référendum au sein de l’entreprise ;
  • de faciliter la réduction des salaires en élargissant les critères de calcul de baisse de l’activité de l’entreprise ;
  • de restreindre les possibilités d’intervention de la médecine du travail…

Il s’agit quasi exclusivement de mesures susceptibles de dégrader les conditions de travail des salarié.e.s.

L’Éducation directement touchée

De nombreux personnels de l’Éducation ont des contrats précaires (de type CUI, CDD). Certains sont même des vacataires (agents techniques, AVS, personnels administratifs, personnels d’animation… ). Parmi ces contrats, certains sont de droit privé. Des personnels seront donc sous la coupe de cette loi !

Les fonctionnaires dans la ligne de mire du gouvernement

La logique de la loi Travail est déjà présente dans le rapport Laurent sur la fonction publique, rapport que Manuel Valls a tenté d’escamoter au vu de l’ampleur de la contestation actuelle. Selon ce rapport, les fonctionnaires travailleraient en moyenne quinze jours de moins que les salarié.e.s du privé. Sa conclusion est simple : il faut allonger le temps de travail des fonctionnaires ! Une ATSEM, selon le rapport, travaillerait 1553h par an. Il faudrait donc lui supprimer au moins une semaine de congés…

Les mesures préconisées ont leurs équivalents dans la loi Travail :

  • réduction des congés (suppression du rattrapage de RTT en cas de congés maladie, suppression des congés supplémentaires pour les jours fractionnés) ;
  • allongement du temps de travail (les temps de pause et de repas ne seraient plus comptés dans le temps de travail) ;
  • réduction des autorisations spéciales d’absence pour le décès d’un proche, un enfant malade, etc. ;
  • réduction des rémunérations (actuellement un temps partiel de 80% est rémunéré 85,7% du traitement plein et un temps partiel de 90% est rémunéré 91,4% ; le rapport préconise de revenir à une stricte proportionnalité ; comme ce sont les femmes qui majoritairement ont recours aux temps partiels, ce seront elles les premières touchées !).

Tou.te.s en grève et dans la rue mardi 14 juin !

Nous devons collectivement nous organiser et nous battre contre ces régressions de nos conditions de travail qui affecteront en premier lieu les précaires et les personnels de catégorie C dans l’Éducation. Ce gouvernement veut faire passer ces mesures régressives à coups de 49.3, de matraques et de condamnations. Ne nous laissons pas faire !

> Vidéo d’appel pour le 14 juin et départ en autocar à partir de Lille

Réforme du collège : pour refuser et déjouer les réunions de formatage imposées en mars, rassemblement intersyndical le 2/03 devant le rectorat de Lille !

lundi 22 février 2016

Comme les réunions hors temps de service sont illégales (même accompagnées d’ordres de mission), le recteur de Lille a été obligé de recourir au calendrier scolaire 2015-2016 pour imposer sur le cycle 3 une demi-journée de « formation-formatage » dans le cadre de la réforme du collège. À cet effet, les bassins ont été répartis sur quatre zones et les professeur-e-s de collèges et d’écoles de chaque zone sont convoqué-e-s à une réunion. Ces réunions auront lieu les mercredis 2, 9, 23 et 30 mars 2016.

À l’occasion de la première réunion (celle du mercredi 2 mars), l’intersyndicale académique appelle à un rassemblement à 15h devant le rectorat de Lille afin de manifester son refus de la « formation-formatage » hors temps de service.

Nota bene : un préavis de grève a été déposé pour chacun des mercredis concernés !

visuel_reforme-college_2_mars_2016_rectorat_lille

Télécharger cette affiche au format PDF

Fonction publique : toutes et tous en grève le 26 janvier !

samedi 16 janvier 2016

Les conditions de vie et de travail des agents de la fonction publique subissent une détérioration constante : gel du point d’indice depuis 5 ans ½, multiplication des contrats précaires, mise en place à marche forcée de plusieurs réformes (chez les territoriaux, à l’office national de l’eau et à celui des forêts, dans la santé, le social, l’éducation, etc.). Quant à la qualité des missions confiées à ces agents, elle est rendue de plus en plus difficile par les fermetures de services de proximité et les suppressions d’emplois dans de nombreux secteurs ainsi que par une série de dérèglementations d’inspiration néo-libérales et l’assujettissement progressif du secteur public aux lois du marché capitaliste.

affiche-cnt-greve-fonction-publique-26-01-2016Cela ne peut plus durer ! La CNT appelle tou-te-s les travailleur-se-s de la fonction publique à se mettre en grève le mardi 26 janvier 2016 * :

  • pour le rattrapage (depuis au moins 2010) des pertes salariales liées au gel du point d’indice,
  • pour une revalorisation significative des salaires (notamment les plus bas),
  • pour la titularisation des personnels précaires,
  • pour la création d’emplois statutaires et le développement de moyens financiers à la hauteur des besoins et permettant d’assurer un service public de qualité & de proximité.
* première étape d’une mobilisation qui, pour être réellement efficace, devra s’amplifier et se durcir dans les jours et semaines à venir.
Les rendez-vous à Lille

Réforme du Collège : réunions publiques d’info et de débat dans huit villes de la région

mercredi 6 janvier 2016

reforme-college-raisons-colereDu 11 au 20 janvier 2016, dans la foulée de la rencontre du 4 décembre 2015 à Lille, l’intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais organise une série de réunions publiques consacrées à la réforme du Collège.

Ces réunions de bassin et inter-établissements seront l’occasion pour les personnels et les parents d’élèves de s’informer sur la réforme et de faire le point sur les initiatives de résistance.

Voici la liste des différents rendez-vous :

– Haubourdin : lundi 11 janvier, 17h30, au collège Jules Ferry (rue Capitaine Haezebrouck)
– Arras : mardi 12 janvier, 18h, à la Maison des Sociétés (16 rue Aristide Briand, salle A)
– Dunkerque : mardi 12 janvier, 18h, au local de la FSU (114 bis avenue Geeraert)
– Cambrai : jeudi 14 janvier, 17h30, au lycée Paul Duez (1 boulevard Paul Bezin)
– Armentières : jeudi 14 janvier, 18h30, à la Bourse du Travail (place Jules Guesde)
– Calais : vendredi 15 janvier, 17h30, à la Maison pour tous (81 bd Jacquard, salle Robinson)
– Boulogne-sur-Mer : vendredi 15 janvier, 18h30, au local de SUD (28 Grand rue, 2e étage)
– Saint-Omer : mercredi 20 janvier, 17h, à la Bourse du Travail (5 rue de l’Arsenal, 1er étage)

Affiches au format PDF :

HaubourdinArrasDunkerqueCambraiArmentièresCalaisBoulogne sur MerSaint Omer

Documents annexes :

> Tract intersyndical pour la grève et la manif du 26 janvier contre la réforme du Collège
> Appel intersyndical + lettre-pétition pour refuser les réunions officielles de « formatage »
> Argumentaire de la fédé CNT éducation contre la réforme du Collège
> Tract de la CNT éducation 59/62 contre la réforme du Collège

Réforme du Collège : réunion publique le 4 décembre à Lille

mardi 1 décembre 2015

reunion-publique-4dec2015-reforme-college-afficheVendredi 4 décembre 2015, à l’intention à la fois des personnels et des parents d’élèves, l’intersyndicale éducation de l’académie de Lille organise une réunion publique (d’information & de débat) consacrée à la réforme du Collège.

Rendez-vous à 18h30 à la Bourse du travail (salle polyvalente), boulevard de l’Usine, Lille-Fives.

Cette réunion sera l’occasion de s’informer sur la réforme et de faire le point des initiatives de résistance dans les établissements : refus d’être professeur-relais, de participer aux formations-formatages hors temps de service, de proposer dès à présent des projets d’EPI et d’AP (alors que les dotations ne sont même pas connues), pétitions, actions avec les parents d’élèves, etc.

> Tract pour les parents
> Tract pour les personnels

Télécharger cette affiche au format PDF

 

PS : du 11 au 20 janvier 2016, huit autres réunions auront lieu dans la région Nord Pas-de-Calais ; pour en savoir plus sur les différents rendez-vous, cliquer ici.

L’intersyndicale académique appelle à mettre en échec les réunions de formation sur la réforme du Collège

jeudi 5 novembre 2015

L’intersyndicale académique appelle les enseignant-es à mettre en échec toutes les réunions de formation sur la réforme des collèges, en transformant en AG de mobilisation celles qui se dérouleraient dans l’emploi du temps hebdomadaire, et en refusant de participer à celles qui se tiendraient en dehors de leur emploi du temps, même lorsque la hiérarchie prétend qu’elles sont obligatoires. Elle appelle à se réunir collectivement pour organiser la poursuite de la mobilisation. Elle soutiendra les personnels qui auraient à subir des pressions hiérarchiques au sujet de ces formations.

Tract d’appel :

Télécharger ce fichier PDF

Lettre-pétition (véritable assurance collective
contre les pressions éventuelles à l’égard des “refuseux”) :

Télécharger ce fichier PDF

La fédération CNT éducation se dote d’une nouvelle revue

mercredi 7 octobre 2015

La fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation (FTE) vient de sortir une nouvelle revue. Son titre : « La Mauvaise Herbe ». Et sous ce titre une question : « Qu’est-ce qu’une mauvaise herbe sinon une plante dont on n’a pas encore découvert les vertus ? ». Vous pouvez vous abonner à cette nouvelle revue (12 euros pour 4 numéros) en écrivant à : CNT-FTE, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris.

Couv-La-Mauvaise-Herbe-01

Éducation : grève le 11 juin dans le second degré

dimanche 31 mai 2015

appel-greve-11-juin-2015-contre-reforme-college

Manifestation régionale : rendez-vous à 11h, porte de Paris, Lille
Tract de l’intersyndicale régionale : cliquer ici
Tract de la CNT : voir ci-dessous

tract-cnt-reforme-college-page-01tract-cnt-reforme-college-page-02

Éducation : bilan de la grève du 19 mai et perspectives

jeudi 21 mai 2015

Avec 50% de grévistes dans les collèges du Nord Pas-de-Calais (même pourcentage que la moyenne nationale), la journée organisée le 19 mai 2015 dans le second degré a été une réussite. Mais c’était sans compter sur le mépris du gouvernement vis à vis des personnels et sur sa volonté de passer en force ! En effet, dès le lendemain de la grève, le décret et l’arrêté portant sur la réforme du Collège ont été publiés au Journal Officiel ! Il s’agit donc maintenant d’amplifier la mobilisation…

L’intersyndicale nationale du second degré :

  • dénonce les manœuvres de récupération politiciennes menées par les partis de droite,
  • demande l’abrogation des textes parus le 20 mai au Journal Officiel,
  • appelle à poursuivre les mobilisations en cours (assemblées générales, délégations, rassemblements…),
  • appelle à faire du jeudi 4 juin une journée nationale d’information, de rencontres et de débats avec les personnels et les parents,
  • appelle à une nouvelle journée nationale de grève le jeudi 11 juin.

Concernant la grève du 11 juin, l’appel de l’intersyndicale Nord Pas-de-Calais est disponible ici.
 
19-mai-2015-Lille-banderole-intersyndicale-education
 
Nouvelle ministre, nouvelle réforme. Tout va changer ?

Non, surtout pas ! Les programmes vont peut-être changer à la marge. Mais les méthodes resteront peu ou prou les mêmes, au gré des modes imposées par les inspecteurs-trices. L’objectif principal du collège restera de faire le tri social. Quant aux évaluations, elles resteront au service de ce tri, qu’elles soient chiffrées ou par compétences. Elles continueront à être anxiogènes pour les élèves et sources de casse-tête pédagogiques pour les enseignant-es. Sans parler de la division en classes (classes d’âge, classes de niveau ou classes sociales) dont on ne parlera même pas. Quelques idées paraissent bonnes, comme les Enseignements pratiques interdisciplinaires prévus dans l’emploi du temps. Ça permettra à la ministre de mettre de son côté les mouvements pédagogiques peu regardants sur les modalités d’application. Ils tiendront compagnie aux syndicats collabos qui signent des deux mains et les yeux fermés. Pourtant, il suffit d’avoir déjà travaillé dans l’Éducation nationale depuis quelques années et deux ou trois réformes pour voir qu’une bonne idée comme celle-ci ne sera pas mise en œuvre comme il le faudrait : aucune heure de concertation dans l’équipe, choix limité des disciplines croisées pour des questions d’emploi du temps impossible, pressions des conservatismes pour maintenir le nombre d’heures et les lourdeurs dans les programmes, etc. Par ailleurs, tout porte à croire que les décisions ne seront pas concertées, collégiales et portées par les enfants et les travailleurs-euses. Procès d’intention ? Non, expérience. Tout sera imposé par des petits chefs et leurs chien-chiens, dans un esprit démocratique digne d’un pouvoir militaire. Nous parlerons bien sûr encore moins des conditions de travail des adultes et des élèves : précarité, flexibilité, concurrence entre établissements, entre disciplines, travail à la maison trop important (et source d’aggravation des inégalités), classes surchargées, journées trop longues, enfermement, infantilisation, etc. Et les inégalités sociales ? Et le manque de moyens humains ? Et les créations de postes qu’on attend toujours ? Et les conditions d’accueil des élèves en situation de handicap ? Et celles des élèves isolés, qui se retrouvent de plus en plus souvent déscolarisés et à la rue ? Tout est prévu pour continuer à se détériorer, austérité oblige. Alors ça une réforme ? Non, c’est comme d’habitude l’expression carriériste d’un-e ministre pour faire avancer sa promotion vers plus de pouvoir, en laissant son nom sur une action politique qui ne sera même pas critiquée ; pas le temps, avant la prochaine réforme d’un autre ministre, qui n’aura surtout rien changé… Au passage, ça aura sûrement aidé à faire quelques économies. En fait, c’est clair, ce n’est pas d’une n-ième réforme dont on a besoin, mais d’une révolution !

(extrait du bulletin de la Fédération CNT des travailleurs et travailleuses de l’Éducation)

Éducation : grève le 19 mai dans le second degré

samedi 2 mai 2015

affiche-CNT-education-Nord-PdC-reforme-CollegeLes organisations syndicales Action et Démocratie CFE-CGC, CGT Educ’action, CNT éducation, SNALC-FGAF, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA-FO, SNFOLC, SUD Éducation et SUNDEP-Solidaires demandent le retrait de la réforme du Collège, projet fondé sur l’autonomie des établissements et la multiplication des hiérarchies intermédiaires sous l’autorité des chefs d’établissement. Sans répondre aux véritables besoins du collège, cette réforme aurait pour conséquence, si elle était mise en œuvre, d’engendrer davantage d’inégalités entre les élèves, d’aggraver les conditions de travail des personnels et de mettre en concurrence personnels, disciplines et établissements. Cette réforme s’accompagne en outre d’une menace directe contre l’enseignement spécialisé (SEGPA et ÉRÉA).

Par ailleurs, les projets de circulaire d’application du décret sur le nouveau statut des enseignant.e.s du secondaire et les nouvelles obligations de services applicables à la rentrée 2015 sont inacceptables. Elles ajoutent de nouvelles « missions » au métier d’enseignant.e dans le second degré, instaurent de nouvelles hiérarchies intermédiaires, alourdissent la charge de travail par une inflation de réunions obligatoires sous la contrainte des petits et grands chefs locaux. Ces dispositions doivent être retirées !

Dans un contexte déjà largement dégradé pour tous les personnels, les organisations syndicales indiquées ci-dessus appellent à poursuivre les mobilisations en cours, à débattre en AG des conditions de l’amélioration du Collège et de l’enjeu des nouveaux statuts, à multiplier les formes d’action, à se mettre massivement en grève le mardi 19 mai et à participer à la manifestation organisée ce jour-là à Lille (rendez-vous à 11h, porte de Paris).

> Tract de la CNT éducation 59/62 pour la grève du 19 mai 2015

> Vidéo du rassemblement intersyndical organisé le 15 avril 2015 à Lille

Éducation : le second degré en danger !

jeudi 16 avril 2015

Collèges : un projet inquiétant…

mercredi 8 avril 2015

banderole-cnt-education-nord-pas-de-calais-manif-lille-12fevrier2013-reductionMercredi 15 avril 2015 à Lille (14h30, grand’place), le SNES-FSU, le SNEP-FSU, le SNUEP-FSU, la CGT, SUD et la CNT appellent à un rassemblement académique pour protester contre la réforme du collège et contre les projets de circulaires d’application relatives au décret régissant le nouveau statut des enseignant-e-s du second degré.

> Vidéo de ce rassemblement