Articles avec le tag ‘crise’

Vidéos sur la crise de la dette

Mardi 8 novembre 2011

Deux vidéos à visionner sur le site « Caméra au poing » pour en savoir plus sur la crise de la dette :

1) Debtocracy : histoire de la dette grecque
« Debtocracy » est un documentaire réalisé en 2011 par deux journalistes grecs, Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film revient sur les conditions dans lesquelles la dette s’est imposée à la Grèce et comment, ces dernières années, la dette de certains pays a été réduite voire annulée.

2) Comprendre la dette publique (en quelques minutes)
Apprenez en quelques minutes ce qu’est la création monétaire par le crédit, le système des réserves fractionnaires et l’article 123 du traité de Lisbonne, choses sans lesquelles il est impossible de comprendre l’origine des dettes publiques et privées qui ravagent l’ensemble des pays industriels (film d’animation réalisé par un auteur anonyme).

Campagne de la CNT pour une répartition égalitaire des richesses

Jeudi 13 octobre 2011

Durée : 2:03

 

> Pour télécharger ce fichier (6 Mo) : clic droit sur le lien et « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Ne payons pas leur crise : tract du réseau européen des syndicats alternatifs et de base

> Site de la campagne CNT pour une répartition égalitaire des richesses

> Éditorial de la lettre d’info mensuelle et confédérale de la CNT :

C’est la rentrée ! Alors pour bien nous casser les pattes on nous ressort le coup de la crise. La dette, la dette, la dette ! Serrez vous la ceinture qu’ils nous disent ! Après la Grèce viendra le tour de la France d’être en faillite. Mais quand va donc cesser cette escroquerie ? Eh bien quand nous le déciderons ! Quand nous nous unirons pour dire stop à tous ces mensonges, stop à cette exploitation de la misère. Qu’on en juge. La dette française s’élève à un peu plus de 1600 milliards d’euros. Un chiffre colossal que nous avons peine à nous représenter. Mais qui dit dette dit emprunt et donc intérêt. Aujourd’hui, un prêt signifie forcément qu’on paye des intérêts à la banque mais cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’en 1973, l’État pouvait emprunter de l’argent à la banque de France sans intérêts pour se financer. Après, cela a été interdit et l’État est obligé depuis de passer par les banques privées pour se financer. Depuis 1973, nous avons donc versé plus de 1400 milliards d’euros d’intérêts aux requins de la finance. Si on n’avait pas payé ces intérêts, on arriverait donc à une dette de 200 milliards d’euros et quand on sait que les exonérations de cotisations sociales représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, on se dit que cette dette n’est que du vent. C’est une fabrication politique pure qui vise à en mettre plein les poches aux banquiers et autres capitalistes. Au niveau des autres pays de l’Europe ou de l’Europe tout court c’est la même histoire. Pire on est en train de se faire de l’argent sur la misère des travailleurs Grecs en leur prêtant de l’argent à des taux exorbitants alors que nous empruntons ce même argent à des taux faibles. Elle est belle la solidarité des marchés ! Ils veulent qu’on se serre la ceinture mais eux continuent à se faire péter le bide. Pendant ce temps la ceinture devient un anneau gastrique pour de plus en plus de monde. L’Insee nous révélait cet été que 13,5 % des français vivait sous le seuil de pauvreté soit 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 € par mois. Plus dramatique encore, 4,1 millions de personnes en France vivent avec moins de 773 € ! Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté n’a cessé de baisser des années 70 aux années 90 puis a stagné jusqu’en 2000. Depuis 2002, ce nombre est en augmentation, résultat d’une véritable destruction de nos droits sociaux, de nos caisses de solidarité (Sécu, retraite, chômage) et de nos services publics. Le résultat est là : une société indigne ! Comment vivre aujourd’hui avec 954 € ? Une fois qu’on a payé son loyer et ses factures, que reste-t-il ? Cela nous amène aussi à constater que la revendication de la hausse du smic apparaît ici plus que légitime tant celui-ci est proche du seuil de pauvreté ! Assurément, il nous faut mettre un terme à cette vaste fumisterie. Les incapables qui gèrent ce monde ont réussi à nous enfumer une première fois avec la crise de 2008 en filant tout notre pognon aux banquiers mais là si on les laisse faire une deuxième fois, on va tous se retrouver à poil, sans boulot, sous le seuil de pauvreté. Alors réagissons, construisons l’offensive sociale pour un autre futur.

La crise des riches : machine à broyer du pauvre !

Jeudi 15 septembre 2011

Le gouvernement, en bon chien de garde du grand capital, nous ressort l’épouvantail séculaire qu’il nomme LA CRISE, la grande responsable de tous nos maux, celle contre qui nous devons tous lutter en nous serrant encore plus la ceinture, la crise qui justifie tant de choses comme entre autre la sape des services publics et la baisse des subventions aux structures sociales.

Ce système écœurant qui laisse sur le bord de la route de plus en plus de gens, le gouvernement le conforte en augmentant les inégalités encore plus profondément.

Pour nous, travailleurs sociaux, l’approche de l’hiver risque encore une fois de rimer avec misère, galère et cimetière. Force est de constater que le nombre d’hommes, de femmes et d’enfants en grande précarité et leurs conditions de vie déplorables ne font qu’accroître ces derniers mois.

Nous nous indignons face à la baisse des subventions et le mépris accordé aux populations à la rue. Les conséquences directes sont la diminution du personnel encadrant et des moyens au sein des hébergements et de toutes les structures sociales. Voilà la réponse que nous impose le gouvernement. Et c’est dans ce contexte que grandit la marginalisation et l’exclusion des personnes. Pouvons nous choisir et surtout accepter que l’on abandonne une partie de la population?

Nous exigeons que le but « zéro SDF » soit atteint en nous donnant les moyens de faire notre travail. Nous demandons que les financements injectés chaque année dans les structures hivernales soient conséquents et nous permettent d’atteindre les objectifs pour lesquels nous sommes missionnés, à savoir, la continuité de l’hébergement, la mise à l’abri, la protection des personnes et la non remise à la rue.

Les différentes journées de mobilisation et les rencontres avec les services de l’Etat n’ont, à ce jour, mené à rien, nous devons durcir le mouvement. Pour la CNT, seule la grève générale reconductible jusqu’à satisfaction fera réagir les décideurs.

Ce n’est ni à nous ni aux personnes en grande précarité de payer pour stabiliser un système moribond et injuste.

Manifestation le 16 septembre à 14h (Grand’place – Lille)
pour protester contre la réforme de Benoist Apparu,
secrétaire d’Etat chargé du logement

Syndicat CNT santé-social du Nord Pas-de-Calais
sanso5962@cnt-f.org

> Tract à télécharger au format pdf : La crise des riches, machine à broyer du pauvre !

2011, l’année du changement !

Lundi 10 janvier 2011

C’est la nouvelle année ! Mais rien de bien neuf à se mettre sous la dent. Les salaires sont toujours aussi bas. Et c’est pas la hausse minable du SMIC qui va inverser la vapeur.

D’ailleurs, on va finir par croire que ce salaire minimum devient le salaire maximum (selon l’INSEE, en 2008, 25 % des travailleurs gagnaient moins de 0,73 smic et les 25 % suivants gagnaient de 0,73 à 1,36 smic). Le SMIC va donc s’établir à 1073 € quand beaucoup s ’accordent pour dire qu’on commence à ne pouvoir vivre décemment qu’à partir de 1500 €.

Pendant ce temps, les prix continuent de grimper ; du gaz à l’essence ça devient hallucinant ; à quand le litre de gasoil à 1,50 € !? Bientôt ça coûtera trop cher d’aller bosser ! Mais c’est la crise, faut se serrer la ceinture nous disent les intelligents d’en haut.

Mais elle est où la crise quand on voit les résultats des entreprises du CAC 40 ? Les prévisions pour 2010 parlent de près de 80 milliards de résultat pour ces entreprises, soit une hausse de près de 100 % par rapport à l’année précédente. 2009 fut moins fructueuse et pourtant, cette année là, les patrons de ces grandes boîtes ont palpé en moyenne 3,06 millions d’euros de rémunération pour l’année soit 190 années de SMIC ! C’est une moyenne parce que par exemple Carlos Ghosn, pdg de Renault, avait touché 9,2 millions d’euros pour 2009. Ca nous rappelle que la prime à la casse s’arrête enfin, c’est à dire qu’on va arrêter de financer l’industrie automobile avec nos impôts pour leur permettre de nous faire des réductions sur le prix des voitures. En gros, on a assuré ces derniers temps les profits, les dividendes et les salaires astronomiques des dirigeants de ces industries avec de l’argent public. Mais il n’y en a pas pour sauver la sécu, les retraites…. attention, on vous voit venir !

Plus que jamais, l’heure est à l’organisation. La lutte de cet automne a montré combien le syndicalisme révolutionnaire et l’anarcho-syndicalisme étaient efficace et d’actualité. La tactique du blocage de l’économie à prouvé son efficacité. Il faut maintenant construire des syndicats capables d’aller plus loin dans ce blocage par le développement des caisses de grèves, la formation à l’autogestion des luttes et bien sûr la formation à la reprise des moyens de production. Lutter au quotidien, s’organiser, se syndiquer CNT !

Mercredi 12 mai 2010 : rassemblement de soutien au travailleurs grecs en lutte !

Mercredi 5 mai 2010

Depuis plusieurs mois se déroule en Grèce un mouvement social fort. Les travailleurs, les travailleuses, les chômeurs, chômeuses, les retraité-e-s et la jeunesse étudiante s’organisent et luttent contre la politique d’austérité du gouvernement « de gauche ». La Grèce connaît une crise économique sans précédent, provoquée notamment par les mensonges des dirigeants au sujet de la réalité économique du pays (et ce dès les tractations d’entrée dans la zone €uro), aujourd’hui la population refuse de payer la crise des capitalistes et s’oppose fermement aux dernières dispositions décidées conjointement par le FMI et le gouvernement grec.

Comment imaginer que cette clique de menteurs boursicoteurs puisse désormais proposer des perspectives crédibles au désastre économique qu’elle a elle même crée… Concrètement pour les travailleurs se prépare une politique des plus antisociales : suppression des 13ème et 14ème mois de salaires et de pensions dans toute la fonction publique et pour tous les retraités, réduction globale des salaires, augmentation de la TVA et des taxes sur l’essence, le tabac et l’alcool. Comme toujours pour sauver les profits des spéculateurs, les chiens de garde du capital – FMI, banque mondiale et Union Européenne – se servent allègrement dans les poches déjà vides des travailleurs et des travailleuses.

Face à cette attaque en règle les exploités s’organisent, que ce soit dans les organisations politiques, syndicales ou hors de ces cadres, ils usent des armes de la classe ouvrière : grèves, occupations, séquestrations. Le 5 mai, les différentes organisations syndicales et politiques appellent dans l’unité à la grève pour 48 heures reconductibles. Comme lors des précédentes journées d’actions ce sont des millions de personnes qui descendent dans la rue pour dire non aux mesures qui vont plonger encore un peu plus les travailleurs dans la misère économique. Le 4 mai, une banderole sur l’acropole disait « peuples d’Europe soulevez vous », il est aujourd’hui indispensable d’organiser la solidarité de classe internationale avec les travailleurs grecs contre le capital.

Premiers signataires : Turbulences Sociales, Union Locale CNT Lille, GDALE-CGA.

Rassemblement à 17h30 Place de la République à Lille.
Le rassemblement sera suivi d’un apéro à la maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille Moulins.

Voir aussi l’appel international de soutien au peuple grec signé par la CNT.