Articles avec le tag ‘communiqué’

Mercredi 8 mars 2017 : journée internationale de luttes pour les droits des femmes

mardi 28 février 2017

Rassemblement à Lille :

De 16h à 17h, place de la République, dans le cadre de la « grève pour l’égalité » (lire l’appel sur le site du Planning Familial Nord Pas-de-Calais).

Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (réseau dont fait partie la CNT) :

Le 8 mars, un peu partout dans le monde, des actions ont lieu pour défendre les droits des femmes, exiger l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit de chaque femme à disposer librement de son corps, dénoncer toutes les discriminations et violences faites aux femmes. Le 8 mars 2017 sera l’occasion de nombreux rassemblements revendicatifs, de manifestations dans beaucoup de pays, et aussi de grèves des femmes. Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient ces actions qui prolongent la longue histoire du mouvement des femmes et du mouvement ouvrier, symbolisé notamment par la place du mouvement syndical dans ces combats. Elles s’inscrivent à la fois dans la lutte spécifique des femmes et dans le combat global pour une société égalitaire, en rupture avec le système capitaliste et patriarcal.

Ce communiqué est disponible sous la forme d’un tract rédigé en quatre langues (fr – esp – port – engl) avec, au verso, une présentation du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Pour télécharger ce tract de 2 pages, cliquer sur l’image ci-dessus.

Face aux violences policières et à la répression étatique : justice pour Adama, justice pour Théo, justice pour tous !

jeudi 2 février 2017

Communiqué de la fédération CNT des travailleuses/eurs de l’Éducation :

Humilier, mutiler et tuer pour réduire au silence et empêcher que la résistance s’organise. Cela fait des décennies que la police terrorise et tue dans les quartiers populaires, que cela soit au quotidien ou lors des mouvements sociaux. L’État s’appuie sur la police et la justice pour écraser nos vies et nos révoltes. Des contrats aux bénéfices astronomiques de ventes d’armes et de « techniques » de maintien de l’ordre se concluent dans le monde entier sur le dos de nos mort.e.s et nos mutilé.e.s.

Le 2 février 2017, Théo, habitant de la cité des 3000 dans la commune d’Aulnay-sous-Bois, jeune homme noir de 22 ans, a été frappé, injurié, gazé et violé par des policiers parce qu’il avait eu l’audace d’exprimer sa réprobation vis à vis d’interpellations injustifiées. Mais surtout parce qu’il était noir et, qu’en France, il y a des citoyens de seconde zone.

Ce n’est pas une bavure, le dérapage de quelques policiers isolés. C’est la conséquence d’une violence et d’un racisme d’État qui ont pour but de maintenir, particulièrement dans les quartiers populaires, la domination du capitalisme. Quitte à en admettre les excès et en absoudre leurs auteurs. C’est la preuve d’un système prêt à toutes les violences pour contraindre à la soumission et exploiter la partie la plus pauvre de la population comme aux temps des colonies. C’est précisément pour ces raisons que la CNT ne syndique pas les forces répressives de l’État.

Pour l’IGPN, Théo Luhaka n’a pas été victime de viol, mais d’un accident. Quelques mois après la mort d’Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise, de nouveau le mensonge répond à la quête de vérité et de justice exprimée par les familles, les amis, les associations… Ce sont aussi des tirs à balle réelle qui leur sont opposés là où la solidarité fait rage comme à Aulnay dans la nuit du 6 au 7 février.

Comme si cela ne suffisait pas, une loi de « sécurité publique » vient d’être adoptée, alignant les droits des policiers sur ceux des gendarmes. Nous dénonçons cette nouvelle loi sécuritaire qui donne un « permis de tuer ». La militarisation de la police va faire d’autres victimes.

A quelques mois des élections, nous voulons redire que la solution ne viendra pas « d’en haut ». Quels que soient les gouvernements, la même politique perdure et s’amplifie. Ce n’est ni dans les salons de l’Élysée ni dans ceux de Matignon ou de la place Beauvau que nous obtiendrons satisfaction, mais dans la rue.

Organisons-nous, dans les quartiers, sur nos lieux de travail, en assemblées souveraines et reprenons ce qui nous appartient. Décidons nous-mêmes, pour nous-mêmes, et luttons pour un autre futur, débarrassé de l’État, des patrons et de leurs polices.

Pas de justice, pas de paix !

Calais : les enseignant-e-s de langues vivantes ne sont pas les auxiliaires de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrant-e-s !

lundi 17 octobre 2016

comm-intersyndicale-education-traducteurs-calais-17oct2016L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires dénonce la demande que le commissariat de Calais a adressée aux chefs d’établissement pour solliciter les enseignants de langues vivantes en tant que traducteurs lors des opérations de démantèlement de la Jungle qui aura lieu dans les jours qui viennent.

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires, comme les différentes associations présentes sur place, rappelle son opposition au démantèlement dans ces conditions et son attachement à la liberté de circulation des personnes et condamne cette méthode qui vise à utiliser les enseignants comme complices de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrants.

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires dénonce en outre le procédé vil et méprisable qui consiste à instrumentaliser des enseignants en les rendant auxiliaires d’une politique électoraliste et sécuritaire.

> Télécharger ce communiqué au format PDF
> Dossier d’infos sur la situation des migrant-e-s à Calais

Mise à jour du 20 octobre 2016 :
Suite à la diffusion de ce communiqué de presse, la préfecture du Pas-de-Calais a finalement indiqué à Europe 1 « qu’il ne sera pas fait appel aux enseignants de langues vivantes mais à des traducteurs agréés et formés ».

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

lundi 30 mai 2016

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

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Appel de la CNT pour la grève du 28 avril contre la loi Travail

dimanche 24 avril 2016

Communiqué concernant la mise en cause de la CNT par le rédacteur en chef de France 3 Nord Pas-de-Calais

vendredi 22 avril 2016

camera-sur-fond-noirCommuniqué de l’UL-CNT de Lille :

Dans un article paru le 22 avril 2016, le site internet « Arrêt sur images » rapporte des propos de Malik Belleili (rédacteur en chef de France3 Nord Pas-de-Calais) mettant gravement en cause notre organisation syndicale.

L’article porte sur une agression dont aurait été victime un journaliste de France3 le 20 avril à Lille lors d’une manifestation contre la loi Travail. Il aurait été frappé par 3 manifestants que M. Belleili désigne comme étant des militants de la CNT.

Cette accusation est évidemment fausse et clairement diffamatoire. On se demande bien sûr quels éléments M. Belleili a pu se fonder pour appuyer de telles inepties. Une volonté de nuire à notre organisation syndicale ?

L’union locale de Lille des syndicats CNT exige que M. Belleili revienne immédiatement sur ses propos. Dans le cas contraire, elle se réserve le droit d’engager toutes les démarches qu’elle jugera utiles.

Note du webmaster : profitons de l’occasion pour rappeler que, même si elle est critique vis-à-vis du système médiatique actuel, la CNT syndique les professionnels de la presse et des médias, journalistes y compris (plus d’infos ici).

En avril, ne te démobilise pas d’un fil !

dimanche 10 avril 2016

ni-chair-a-patron-ni-chair-a-matraqueCommuniqué de la Coordination Nationale Étudiante (CNE) du 10 avril 2016 :

Nous, étudiant.e.s mobilisé.e.s contre la loi travail, réuni.e.s en Coordination Nationale Étudiante (CNE), mandaté.e.s de 29 universités et établissements d’enseignement supérieur, réaffirmons notre détermination à poursuivre notre mobilisation jusqu’au retrait total et sans négociation du projet de loi travail. Avec ou sans amendements, celui-ci ne fera que précariser encore plus la jeunesse et les salarié.e.s.

Avec des centaines de milliers de manifestant.e.s, la journée de mobilisation interprofessionnelle du 9 avril fait état d’un mouvement qui continue de se construire. Dans la jeunesse, un « noyau dur » s’est structuré autour de comités de mobilisation nombreux et dynamiques. Nous l’affirmons : le mouvement ne s’est pas arrêté avec les vacances. De plus, nous n’acceptons pas que le calendrier universitaire puisse constituer un frein à la mobilisation. Nous exigeons le report intégral des examens ou l’établissement de modes de validation alternative pour les étudiant.e.s qui le souhaitent : nous nous mobiliserons si besoin pour faire respecter ces revendications.

L’État a usé de tout son arsenal répressif pour enrayer la mobilisation des étudiant.e.s et des lycéen.ne.s. CRS dans les universités, matraquages, gazages et autres interpellations, par centaines partout en France, et de nombreuses fermetures administratives d’établissement. En battant le pavé le 9 avril avec une colère grandissante contre le gouvernement, la jeunesse a apporté une réponse cinglante à la politique de l’exécutif. Nous condamnons fermement l’ensemble de ces actes de répression justifiés par le gouvernement par une distinction entre «bons » et « mauvais » manifestant.e.s. Nous refusons d’entrer dans ce jeu qui ne cherche qu’à diviser le mouvement.

Parallèlement au bâton, le gouvernement manie aussi la carotte en invitant pour la deuxième fois à Matignon l’UNEF afin de déboucher sur des accords à la marge et contenir la mobilisation. Nous réaffirmons notre volonté de faire tomber la loi travail, sans négociation ni amendement, et appelons l’ensemble des organisations se prononçant pour le retrait total à cesser le jeu des accords de salon. La CNE reste l’organe d’auto-organisation du mouvement étudiant, seule légitime à le représenter via ses porte-paroles élu.e.s et révocables.

Les vacances nous empêchent de nous adresser largement aux étudiant.e.s sur les établissements. Mais la mobilisation, elle, se poursuit. Nous profitons des vacances pour aller à la rencontre des travailleur.se.s. Nous appelons à la tenue d’assemblées générales interprofessionnelles dans toutes les villes mobilisées, afin que la convergence soit effective et construite par la base. Depuis le début du mouvement, les grandes directions syndicales de salarié.e.s n’ont pas joué suffisamment leur rôle, en n’organisant ni la grève, ni l’affrontement souhaité par les salarié.e.s et la jeunesse, ni la convergence entre secteurs. Elles doivent offrir des débouchés à la colère des travailleuses.eurs bien avant l’horizon lointain du 28 avril en construisant la grève reconductible dès maintenant.

Avec les cheminot.e.s qui subissent une modification de leur décret socle, avec les hospitalier.e.s qui font face à l’austérité et l’ensemble du monde du travail qui subit la régression sociale, c’est le moment de lutter tou.te.s ensemble, main dans la main. Des phénomènes comme « Nuit Debout » cristallisent autour de la loi travail une colère bien plus large. Les places occupées sont devenues des lieux de débat ou l’on rêve d’une autre société. Il s’agit maintenant de se donner les moyens de passer du rêve à la réalité. Pour nous, « Nuit Debout » doit devenir un lieu de convergence et de construction de la grève, afin de toucher les lieux de production et mettre à mal l’État et les patrons. La vague de grève générale qui déferle à l’heure actuelle à Mayotte et à la Réunion contre la loi travail et la politique coloniale de l’État français est un exemple à suivre. Toute victoire ici ou là-bas est une victoire pour nous tou.te.s.

C’est comme partie prenante de ce mouvement d’ensemble que nous, étudiant.e.s, restons debout jours et nuits. Nous appelons à une journée d’action en direction des cheminot.e.s le 12 avril et à une journée de grève et de manifestation le 14.

Nous affirmons notre solidarité avec l’ensemble des mouvements sociaux en cours : chômeur.se.s, zadistes, travailleur.se.s précaires de l’ESR et d’ailleurs, migrant.e.s, sans-papier.e.s et autres formes de résistance.

Ni chair à patron, ni chair à matraques ! Mobilisé.e.s jusqu’au retrait total !

Loi « Travail » – Report ou pas : le 9 mars et au-delà, on sera là !

vendredi 4 mars 2016

Communiqué confédéral CNT du 4 mars 2016 :

code-du-travail-en-dangerManuel Valls a annoncé le report de la présentation de la loi « Travail » devant le conseil des ministres à fin mars 2016

Ne nous leurrons pas ! Ce report qui intervient face à la colère sociale montante n’enlève rien à la volonté du gouvernement d’en découdre avec les classes populaires. Nul doute que cela lui laissera le temps de négocier ce projet de régression sociale avec ses partenaires sociaux : Medef et syndicats « complaisants » avec la réforme (ceux qui négocient la taille des chaînes).

D’ailleurs, ce jeudi 3 mars, l’intersyndicale « réformiste » (composée de la CFDT et de ses alliés) a décidé de céder à la tentation des petits arrangements avec le gouvernement tandis que celle composée des centrales plus « combatives » a annoncé qu’elle ne commencerait à mobiliser qu’à la fin du mois. Pourtant, d’ores et déjà, de nombreuses initiatives ont émergé spontanément des bases syndicales et populaires du pays : préavis de grève dans le secteur des transports, dans de nombreuses entreprises privées et services publics mais également au sein de la jeunesse avec un appel à manifester de toutes les organisations, syndicats étudiants et lycéens dès le 9 mars. C’est bien là l’expression de la force des bases militantes lorsqu’elles prennent leurs affaires en mains face aux bureaucraties. Et c’est tant mieux !

La CNT se félicite de ces réactions salutaires et participe partout où elle le peut à la construction de cette dynamique en portant une stratégie de grève reconductible interprofessionnelle, tant sur les revendications sectorielles (face aux coupes budgétaires et à l’austérité généralisé dans les services publics et le social, pour la hausse des salaires, pour l’amélioration des conditions de travail, etc.) que sur celles touchant l’ensemble de la société et restreignant encore plus ses droits et conditions de vie : retrait de la loi « Travail » impliquant la destruction des droits collectifs contenus dans le Code du travail ; abrogation de la loi Macron libéralisant l’ensemble de l’économie et impliquant la restriction des droits syndicaux ; abrogation des réformes patronales telles que le CICE (60 milliards d’euros de cadeaux au patronat) et autres pactes de compétitivité n’ayant quasiment créé aucun emploi mais ayant par contre garanti une progression des marges bénéficiaires au profit exclusif des actionnaires et grands patrons ; arrêt des peines de prisons pour les syndicalistes et répressions massives suite à l’établissement de l’état d’urgence et à sa future constitutionnalisation, tout comme le racisme affiché de la déchéance de nationalité. N’en jetez plus, la coupe est pleine !

Pour construire un mouvement social fort et victorieux, l’heure est à la démocratie directe et à la convergence des luttes. La CNT appelle toutes et tous à se mobiliser massivement dans les grèves et à amplifier les diverses initiatives de lutte qui émergent, et notamment les 9 et le 31 mars prochains. Tous les acquis n’ont été obtenus que par la lutte !

Tracts confédéraux CNT contre le projet de loi :

> Argumentaire de 4 pages
> Version synthétisée de 2 pages

Note du webmaster (14/03/2016) : Ces deux documents ayant été rédigés début mars, ils ne portent que sur l’avant-projet de loi, pas sur le projet définitif qui sera débattu à l’Assemblée nationale courant avril. En effet, le 14 mars, sous la pression de la rue, le gouvernement a apporté quelques modifications au projet de loi. La liste de ces modifications est visible ici : www.cnt-f.org/59-62/2016/03/modifs-loi-travail

Autres documents CNT :

> Rappels importants sur le droit de grève
> Affiche de la CNT 59/62 contre la loi El khomri
> Affiche de la CNT 59/62 « Toutes et tous en grève ! »
> Affiche de la CNT 59/62 « Grève générale contre la loi Travail »
> Affiche de la CNT 59/62 sur la nécessité d’une grève illimitée

Clip vidéo de la CNT 59/62 :

À visionner ici pour promouvoir le rassemblement du 9 mars à Lille, la manif du 11 mars à Douai et la nécessité de reconduire le mouvement au-delà de ces deux dates.

Clip confédéral de la CNT :

Télécharger ce clip

Calais, 23 janvier : vidéo, bilan et suites de la manifestation de soutien aux réfugiés

lundi 25 janvier 2016

Vidéo de la manif officielle puis de l’action menée après par un groupe de migrants

Cadrage et montage : Arthur Levivier

 
Communiqué du collectif unitaire d’organisation de la manifestation

Ce samedi 23 janvier, 3000 migrants, réfugiés de la jungle, réfugiés et sans-papiers de Paris, de Marseille, de Lille et d’ailleurs, membres de mouvements de solidarité de Calais et sa région et d’autres villes, militantEs,venus d’Angleterre, de Belgique et d’Allemagne ont manifesté à Calais. C’est la plus grosse mobilisation sur ce sujet ayant eu lieu à Calais. Au même moment des manifestations du même type ont eu lieu à Evros à la frontière entre la Grèce et la Turquie et à Lampedusa. Malgré quelques provocations, très peu nombreuses, de l’extrême-droite, la manifestation a eu le visage de la détermination et de la solidarité. La confiance transmise par cette magnifique manifestation a amené des centaines de migrants à décider d’obtenir ce qu’ils revendiquent légitimement, leur liberté de circulation. Après la fin de la manifestation, débordant les forces de police, ils ont manifesté jusqu’au port pour tenter d’embarquer sur un bateau. Plusieurs dizaines ont même réussi à entrer sur un ferry à quai. Suite à cette action, la police a arrêté au moins 11 personnes solidaires et 24 migrants. La manifestation a été la démonstration que la solidarité est un projet de société qui a bien plus d’avenir que les politiques menées actuellement, qui font de Calais une ville sinistrée et barbelée. Nous exigeons donc la libération immédiate de touTEs les manifestantEs arrêtéEs, quels que soient leur statut ou leur nationalité, et le retrait de toutes les charges.

Premiers signataires : ATMF, CNT-RP, CISPM, CSP 75, Droits Devant !!!, NPA

Dernières infos concernant la répression

Lundi 25/01 à 13h30, un rassemblement de soutien est organisé devant le TGI de Boulogne-sur-Mer pour soutenir six habitants du bidonville et deux militants associatifs poursuivis suite à l’occupation d’un ferry dans le port de Calais après la manifestation du 23/01. D’autre part, trois militantes italiennes présentes samedi à Calais ont été placées au CRA (centre de rétention administrative) de Lesquin avec une OQTF (obligation de quitter le territoire français).

Deux réactions suite à un article de la Voix du Nord

Dans un article publié le 24 janvier 2016 sur son site internet et le lendemain dans son édition papier, la Voix du Nord écrit que la statue de Ch. de Gaulle, située place d’Armes à Calais, a été taguée « par ce qui semble être des militants de la Confédération nationale des travailleurs » (sic). Quel que soit le mal qu’elle pense du chef d’État que fut Charles de Gaulle, la CNT a immédiatement démenti cette rumeur et, preuves à l’appui, décliné toute responsabilité dans cette dérisoire histoire de graffiti. C’est ainsi que dans l’après-midi du 25 janvier, la référence à la CNT a été supprimée dans l’édition web de l’article. Quant à l’édition papier, un rectificatif sera publié dans le numéro du 26 janvier *.

* Post-scriptum : un rectificatif a bien été publié le 26 janvier dans l’édition papier et calaisienne de la Voix du Nord. Par contre, en ce qui concerne l’édition papier régionale, on attend toujours ! À propos de cette histoire, lire également le billet d’humeur et d’humour que nous a envoyé dernièrement un camarade…

 
Dans le même article, la Voix du Nord évoque la personne qui, samedi après-midi, a menacé les manifestants avec un fusil. Les journalistes parlent « d’une famille de Calaisiens pris à partie par des manifestants » et d’une vidéo dont les « images ne montrent pas qui est à l’origine de cet affrontement ». Plusieurs témoignages sont pourtant très clairs. Exemple : « Cette famille se trouvait dans une rue perpendiculaire à la manifestation. Elle est sortie de chez elle en insultant et en agressant à tout va les manifestants et migrants. Quand ceux-ci sont allés leur demander de ne pas réagir comme cela et de rentrer chez eux, c’est à ce moment que l’arme a été sortie». Autre témoignage : « Lorsque le cortège arrive au coin d’une petite rue pavillonnaire, deux hommes sortent de leur jardin pour invectiver et provoquer les réfugiés. Un groupe s’approche alors de la maison. Les deux hommes continuent les insultes et les doigts d’honneur. Va alors commencer une partie de ping-pong d’insultes. Almamy Kanouté, militant associatif de la banlieue parisienne, va très vite intervenir pour tenter de calmer le père de famille en lui demandant de rentrer chez lui pour éviter que ça ne dégénère d’avantage. L’homme refuse, reste dehors. Sa femme le supplie de rentrer mais il préfère rester, et est visiblement prêt à en découdre. C’est à ce moment que le jeune, qui semble être son fils, rentre dans la maison et ressort quelques secondes plus tard armé d’un fusil et le dirige vers la foule puis en l’air ». Et puis, cette famille n’est pas une famille lambda. Elle milite activement dans l’extrême-droite radicale calaisienne. Cela, la Voix du Nord ne le dit pas *.

* Post-scriptum : depuis la publication sur le site antifasciste La Horde de documents prouvant les sympathies néo-nazies de cette famille, la Voix du Nord a été obligée de revoir sa copie.

Communiqué confédéral de la CNT suite aux attentats du 13 novembre 2015 à Paris

dimanche 15 novembre 2015

pas-de-guerre-entre-les-peuplesLa CNT apporte son soutien aux victimes des attentats perpétrés à Paris dans la nuit du 13 novembre et à leurs proches. Ce massacre a touché des innocent-es, des travailleur-euses, jeunes et moins jeunes, de toutes origines… Tué-es parce que se trouvant sur le chemin des assassins de Daesh qui a décidé d’étendre le conflit du Moyen-Orient sur le sol français, cette guerre à laquelle l’État français participe activement.

Les gouvernements français, de gauche comme de droite, ont largement contribué à la déstabilisation du Moyen Orient et de l’Afrique. Déjà pendant la première guerre du Golfe, malgré les manifestations massives d’opposition de la population, le Parti Socialiste avait imposé la participation de la France à la coalition bombardant l’Irak. Les vingt-cinq ans de guerres, d’embargos et d’occupation qui ont suivi ont fait le lit d’Al Qaeda et de Daesh.

L’État capitaliste français, troisième exportateur d’armes au monde, est un faiseur de guerre, qui vend des armes au Qatar et à l’Arabie Saoudite, dont les liens avec Daesh sont ambigus, et avec la Turquie qui aide Daesh dans sa guerre contre les Kurdes. Des ventes d’armes, des alliances stratégiques avec tel et tel régime dictatorial qui servent les intérêts économiques des grandes entreprises capitalistes françaises.

Là-bas, le plus profond chaos politique favorise des guerres de pouvoir pour la maîtrise du pétrole et des autres richesses. Les rivalités économiques et géopolitiques entre puissances s’exacerbent. Les civil-es de ces pays en sont les premières victimes, comme dans toute guerre. Les tueries comme celles du 13 novembre, les peuples de la région ne les connaissent que trop bien, et c’est précisément cela qui les amène à quitter la maison qu’ils-elles ont bâtie, leur quartier, leurs ami-es et leur famille pour tenter de se mettre en sécurité ailleurs. Quand ils-elles ne périssent pas dans la traversée, c’est en Europe qu’ils-elles essayent de refaire leur vie, dans ces pays dont les gouvernants sont en partie responsables des violences perpétrées dans leur pays. Les migrant-es fuient la terreur ! Comme nous aujourd’hui, ils-elles sont victimes d’une guerre qu’ils-elles n’ont pas choisie. Plus que jamais, aujourd’hui, nous devons renforcer notre solidarité envers eux-elles.

Comme en janvier, nos dirigeants instrumentalisent l’émotion face à ces massacres odieux en appelant à l’unité nationale pour faire taire toute critique légitime de leur politique extérieure impérialiste. Les postures martiales et chauvines des gouvernements ne doivent tromper personne : loin de faire reculer la menace terroriste, elles ne seront que le prétexte à museler toute expression contestataire, tout mouvement social, et elles risquent de provoquer la stigmatisation d’une partie de la population, amalgames et divisions..

Cette guerre qu’ils mènent sur d’autres territoires entraine des conséquences sur le sol français depuis des années, à coup de lois de plus en plus liberticides, de flicages, de discours xénophobes censés nous diviser pendant qu’ils nous imposent des politiques antisociales et rétrogrades. Ils rétablissent maintenant le contrôle aux frontières, rendant plus difficile l’accès au territoire de ceux-là même qui fuient les massacres de Bachar Al-Assad et Daesh. Nous demandons la levée de l’État d’Urgence, des « contrôles aléatoires », du « fichage généralisé ».

Le capitalisme sème la guerre et la misère. Il faut que cesse la politique impérialiste de la France. Cette guerre n’est pas la nôtre ! Ni État Islamique, ni État policier !

Solidarité avec les victimes du massacre du 13 novembre et leurs proches ! Solidarité entre les travailleur-euses du monde entier !

CNT – bureau confédéral
 
affiche-cnt-stop-guerres-imperialistes

À lire également :
le communiqué de la fédé CNT éducation

À écouter :
une chanson écrite et composée suite aux attentats

CNT éducation : communiqué suite aux attentats du 13 novembre 2015

vendredi 13 novembre 2015

vos-guerres-nos-mortsDes assassinats atroces ont eu lieu vendredi soir à Paris. Horreur, désolation, sidération prévalent aujourd’hui. Il y a des nuits trop longues où les cauchemars se répètent. La CNT apporte son soutien aux victimes du massacre et à leurs proches.

« État d’urgence », « fermeture des frontières », « contrôles aléatoires », « fichages généralisés », rien n’y fait. Les postures martiales des gouvernements ne trompent personne. Ils sont impuissants à empêcher quoi que ce soit. La guerre appelle la guerre.

Les fanfaronnades belliqueuses de Hollande et de l’État français depuis des mois, voire des années, produisent logiquement la violence que nous payons aujourd’hui. « Bombardons Daesh », clamaient-ils, « vendons des tonnes d’armes à nos amis d’Égypte, de l’Arabie Saoudite et du Qatar, grands défenseurs des libertés humaines ! ». Et nous pourrions observer tout ça d’un œil distancié et vaguement indifférent ?

Eh bien non, il n’y a pas de guerre propre, il n’y a plus de guerres lointaines dont nous puissions être préservés. Depuis la 2e guerre mondiale, on sait qu’on massacre les civils avant tout, et en masse. Quant à la barbarie et à la terreur, pas besoin de religion rétrograde pour s’y vautrer : Hiroshima, Nagasaki, Dresde… Combien d’innocents sauvagement assassinés ? Le contexte est différent ? Oui, mais c’est la guerre.

La guerre entretenue par les États et le patronat, pompiers-pyromanes d’un système qui tire profit de l’horreur, des alliances avec des régimes dictatoriaux, des petits commerces occultes, des guerres sanglantes pour servir les intérêts de quelques-uns.

En ce qui concerne les jeunes français qui deviennent de tels assassins, nous mettons en garde contre toute dérive amalgamant tous les jeunes issus de l’immigration. Pour combattre le fascisme, vert, brun, ou autre couleur, nous avons toujours dit qu’il faut comprendre les raisons qui engendrent de tels actes. Les capitalistes sèment la misère, la frustration et la stigmatisation. Nous récoltons la toute-puissance et la violence dans nos écoles et établissements. Nous sommes éducateurs. Et oui, nous voulons comprendre ce qu’ils ressentent, d’où vient leur haine, avant qu’un seul d’entre eux ne devienne un fou tirant dans la foule. Cette semaine et les suivantes, nous serons avec les enfants et les jeunes, comme chaque semaine, pour débattre et tenter d’expliquer l’inexplicable. Nous ne pouvons pas nous contenter d’une minute de silence, alors que leur attente sera justement de parler. Nous craignons aussi les retours de bâton, qui déjà commencent à se profiler : dans de multiples académies, des messages venus de la hiérarchie incitent déjà les personnels à dénoncer toute parole ou comportement suspects et à les faire remonter au parquet !

Depuis toujours, les classes dirigeantes provoquent la mort de milliers de réfugiés en fermant les frontières, convoquent devant les tribunaux des grévistes et des manifestants, s’apitoient aussi sur de pauvres chemises patronales arrachées…

Depuis toujours elles nous imposent leurs projets inutiles, incarcèrent des militant-e-s et des syndicalistes, tirent sur les manifestant-e-s, excusent la mort de jeunes dans les cités ou les commissariats, sous couvert de maintien de l’ordre. Quand c’est leurs privilèges de classe qu’elles garantissent.

Face aux gouvernants qui vont encore ce lundi, au nom de leur incompétence, restreindre nos libertés, nous devons nous allier à tous ceux qui sont exploités, ouvrir nos esprits à tous ceux dont les cultures ne correspondent pas au modèle occidental et cibler ceux qui sont à l’origine et qui tirent des profits de cette situation mondiale.chat

Allons-nous longtemps encore délaisser notre avenir à ceux qui nous gouvernent ?

Fédération CNT des travailleur.se.s de l’Éducation

À lire également :
le communiqué confédéral de la CNT

Sécurité incendie et secours : un « luxe » pour les nordistes ?

lundi 22 juin 2015

Nous publions ci-dessous un communiqué du syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord (CNT STT 59) à propos du Service départemental d’incendie et de secours du Nord (SDIS 59). Ce communiqué a été adressé à M. Jean-René Lecerf (président du Conseil départemental du Nord) et aux organes de presse régionaux.

camion-pompier-sdis-59-detailLille, le 22 juin 2015

Suite aux déclarations de Monsieur Jean-René Lecerf lors de la séance plénière du Conseil départemental du Nord le 15 juin dernier, le syndicat CNT-STT 59 (Confédération Nationale du Travail – Syndicat des Travailleurs Territoriaux) entend dénoncer la politique budgétaire annoncée :
– arrêt des investissements (bâtiments et matériel) ;
– disparition de certains petits centres de secours en milieu rural, « non rentables » ;
– gel des recrutements (pompiers + administratifs) et recours massif au volontariat.

Nous relevons l’inconséquence apparente entre un recours massif au volontariat et des mesures d’économie sur le matériel et les bâtiments : appel à la générosité et au civisme mais absence de moyens ! Nous rappelons également que nos collègues volontaires, improprement désignés comme « pompiers bénévoles », reçoivent une formation d’un an et sont indemnisés à chaque intervention. Ils perçoivent de plus annuellement, une prestation de fidélité légitime. Le volontariat a donc également un « coût » pour la collectivité et le privilégier au détriment de l’emploi public relève de la volonté de casser le corps des pompiers professionnels. L’exécutif départemental détruit l’emploi statutaire, sans parler des menaces planant sur les déroulements de carrières ou les renouvellements de contractuels.

Ces mesures ne peuvent que nuire à une mission primordiale de service public. Faire des économies sur l’assistance aux personnes et la sécurité des nordistes, nous apparaît irresponsable et provocateur et nous nous étonnons de la désignation à la tête du SDIS 59 de Monsieur Joël Wilmotte. Le choix d’un représentant de la droite dure par Monsieur Jean-René Lecerf, plutôt connu comme « humaniste », ne peut pas être anodin.

Que recherche la nouvelle majorité départementale ? Un bras de fer avec un corps dévoué et courageux ? La preuve de sa détermination à éreinter les fonctionnaires ? Le premier terme de la devise des pompiers est « sauver ». Quel est celui de la majorité du Conseil départemental du Nord ? Austérité ou terre brûlée ?

Pour justifier ces choix politiques, la majorité argue des préconisations officieuses d’un audit financier-minute mené par un cabinet extérieur. Fallait-il gaspiller du bon argent public pour un audit coûteux alors que ces mêmes élus avaient planché depuis des années, dans l’opposition, sur l’ensemble des données financières, budgétaires et administratives du Département ?

Le STT 59 appelle les pompiers et personnels administratifs du SDIS 59 à rester vigilants durant les congés d’été, période propice aux coups fourrés contre la classe ouvrière.

Syndicat CNT STT 59
32 rue d’Arras, 59000 Lille
Blog : http://cnt-cg59.org
E-mail : contact [at] cnt-cg59.org

Vidéo du rassemblement et de la manif du 9 avril 2015 à Lille

samedi 11 avril 2015

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Communiqué confédéral de la CNT
suite à la mobilisation du 9 avril :

Contre l’austérité, le capitalisme et ses sbires, amplifions la riposte !

Avec plus de 300 000 manifestants en France, la journée d’action contre l’austérité et la loi Macron de ce jeudi 9 avril est l’une des plus grosses mobilisations syndicales depuis l’accession de François Hollande au pouvoir, preuve que de plus en plus de la colère des travailleur-se-s gronde face à une situation économique, sociale et politique dramatique.

La CNT a contribué à cette journée en préparant la grève depuis des semaines et a activement participé à l’amplification des rassemblements et manifestations dans de très nombreuses localités, les initiant parfois, là où les appareils syndicaux avaient fait le choix de ne pas proposer de perspective dans la rue. Les cortèges de la CNT ont ainsi été visibles à Paris mais aussi dans toutes les villes de France où ses syndicats sont implantés.

De plus, il est à remarquer que dans de nombreuses manifestations, des revendications locales (luttes contre les licenciements, pour les salaires et l’amélioration des conditions de travail, pour des moyens à la hauteur des besoins dans les services publics…) se sont greffées aux revendications interprofessionnelles contre l’austérité et la loi Macron, esquissant une convergence des luttes nécessaire à leurs succès.

Cette journée de grève et de manifestations est loin d’être suffisante et ne peut constituer une fin en soi. Si elle est un point d’appui de la construction d’une mobilisation sociale d’ampleur, une suite à la mobilisation du 9 avril doit voir le jour au plus vite afin que l’espoir qu’elle suscite aujourd’hui chez les travailleur-s-se se transforme demain en victoires. Pour cela, il est nécessaire que la lutte se construise à la base et que l’ensemble des travailleur-s-e et des équipes syndicales combatives développent les initiatives locales, alors que la priorité accordée par les bureaucraties syndicales à la manifestation parisienne a exclu de fait une grande partie des travailleur-se-s. Cette stratégie malheureuse aura permis à des médias déjà peu enclins à donner sa vraie place au mouvement social l’occasion de n’analyser cette journée que comme une démonstration de force de la CGT et FO. Exit du débat les vraies raisons de la présence de centaines de milliers de travailleurs dans les rues et des multiples conflits sociaux dans tous les secteurs d’activité.

Alors que le patronat a à sa disposition un gouvernement disposé à accéder à ses rêves les plus fous – casse du code du travail, destruction des droits syndicaux – la CNT continuera, et cela sans attendre le 1er mai, à construire la grève générale reconductible, seule riposte viable face à l’austérité et aux lois anti-sociales qui se succèdent !

Plus largement, il est urgent de bâtir une alternative autogestionnaire et émancipatrice pour les classes populaires. Un projet de société révolutionnaire et anticapitaliste qui se construit au-delà du calendrier dicté par les échéances électorales et le bon vouloir des directions syndicales !

Le 28 octobre à Amiens, venez soutenir les prévenus des 1000 vaches !

lundi 29 septembre 2014

affiche-proces-1000-vaches-Amiens-28oct2014Communiqué de la Confédération paysanne :

Le 28 octobre 2014, neuf militants de la Confédération paysanne comparaîtront devant le tribunal d’Amiens suite aux actions menées sur le site de l’usine des 1000 vaches. Il y a clairement une volonté de criminaliser l’action syndicale et de laisser Michel Ramery poursuivre son projet destructeur en toute impunité. Ce sont les lanceurs d’alerte qui sont poursuivis, pendant que l’agriculture s’industrialise aux dépens des paysans et des citoyens, et avec la bénédiction de nos gouvernants. Face à ce deux poids deux mesures, la Confédération paysanne choisit de convoquer officiellement les fossoyeurs de l’agriculture à leur procès. Il se tiendra en même temps que celui de nos militants, devant le tribunal d’Amiens.

Pour se rendre à Amiens ce jour-là à partir de Lille, Fresnes-les-Montauban, Arras… plusieurs départs en autobus sont organisés par la Confédération paysanne du Nord Pas-de-Calais.

Hénin-Beaumont : la Ligue des Droits de L’Homme (LDH) privée de local par la mairie FN

mardi 8 avril 2014

Le 8 avril 2014, Steeve Briois – le maire FN d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) – a annoncé que la Ligue des droits de l’Homme (LDH) ne pourra plus bénéficier du local qui était mis à sa disposition gratuitement par la commune. D’autre part, le conseil municipal entend réclamer à la LDH 36.000 euros de loyers “impayés” (sic) !

Ci-dessous le communiqué commun publié le 8 avril par la LDH, la Licra, le Mrap et SOS Racisme, un texte que l’on trouvera peut-être un peu trop mou compte-tenu des circonstances mais que nous relayons bien sûr par solidarité avec la LDH…

LDHCommuniqué extrait du site national de la LDH :

Entre les deux tours des municipales, Marine Le Pen déclarait, dans un entretien au journal Le Monde, « les associations doivent être mises au pied du mur, en leur disant qu’elles ne doivent pas intervenir dans le débat politique ». Dans la foulée de son élection comme maire d’Hénin-Beaumont, Steeve Briois est passé à l’acte en expulsant la section de la LDH de la ville du local qu’elle occupait précédemment, tout comme d’ailleurs le Secours populaire.

Le tout nouveau maire a justifié de son geste en arguant qu’il n’avait aucune raison de ménager une association qui avait combattu et combattait ses idées. L’incident illustre la conception qu’a le Front national de la confrontation d’idées : celles qui lui sont favorables sont bienvenues, les autres sont « mises au pied du mur », voire hors les murs…

Convaincus que la défense des libertés et de la démocratie est indivisible des valeurs que nous défendons ensemble et des combats communs contre le racisme, l’antisémitisme, l’homophobie et toutes les discriminations, nous en appelons à la vigilance et à la mobilisation de toutes et tous.

Nous invitons les citoyennes et les citoyens, à Hénin-Beaumont comme partout ailleurs, à ne pas se laisser impressionner, à dénoncer et condamner les mesures de haine et d’exclusion, à placer sous leur protection commune les droits et libertés qui sont le cœur battant de la démocratie.

> Site national de la LDH

Les syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais face au nouveau gouvernement Valls

vendredi 4 avril 2014

Quelque soit le gouvernement au pouvoir, l’Histoire montre que, face à l’ordre capitaliste, seule la mobilisation des travailleurs peut véritablement changer la donne.

affiche-CNT-Nord-PdC-face-au-gouvernement-Valls-comme-a-tout-autre_format-reduitC’est ainsi qu’en 2012 nous n’attendions rien de bon de l’accession de François Hollande à la présidence de la République. Et ces deux dernières années nous ont donné raison car, hormis quelques réformes comme le “mariage pour tous”, le bilan est catastrophique pour les travailleurs : allongement de la durée de cotisation-retraite à 43 ans, adoption de l’ANI, du Crédit impôt « compétitivité-emploi » et du Pacte de « responsabilité », réformes de l’Inspection du travail et de l’Unédic, chasse aux Rroms et aux sans papiers, hausses des impôts et de la TVA, destruction des services publics, explosion du chômage et de la précarité, stagnation des salaires…

En ce mois d’avril 2014, le remaniement ministériel survenu suite aux élections municipales n’augure rien de positif pour les salariés, les chômeurs et les retraités. Non seulement le nouveau gouvernement est dirigé par la personnalité la plus droitière du PS mais, comme le précédent, il est pieds et poings liés aux marchés financiers et à l’UE.

Au « gouvernement de combat » de Manuel Valls, ripostons par la création et le développement de syndicats… de combat ! *

CNT 59/62

* Et n’oublions pas qu’il n’y a pas de bon gouvernement (fût-il « de gauche ») et que, face à l’État et au capitalisme, l’alternative est la construction d’un organisme fédéraliste entièrement démocratique, issu du syndicalisme, géré par l’ensemble de la société et chargé d’administrer les moyens de production, d’échange et de répartition sur la base de la libre association des travailleurs égaux en droits et en devoirs, tant sociaux qu’économiques.

 

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La Redoute : les syndicats toujours aussi déterminés face au plan “social” !

samedi 22 mars 2014

céder un peu, c'est capituler beaucoupVendredi 21 mars 2014, refusant de se plier à l’ultimatum des futurs repreneurs de La Redoute, les syndicats CFDT, CGT et SUD ont décidé de ne pas signer le protocole d’accord du plan “social”, contrairement à la CFE-CGC qui, elle, a paraphé le document. Mais la direction de la CFDT fait actuellement pression sur sa section locale pour que celle-ci revienne sur son refus de signer *.

Communiqué de l’intersyndicale CFDT-CGT-SUD de La Redoute :

La réunion de lundi ne nous a pas donné satisfaction sur les revendications que les salariés et les syndicats défendent depuis des semaines. Quelques mesurettes par ci par là qui sont loin de répondre à nos attentes.

Voici les quelques avancées :

  • Le plancher en cas de départ passe de 15.000 € à 20.000 € brut (soit 18.400 € net).
  • Le plafond passe à 30/32 mois selon l’âge.
  • Le congé reclassement passe à une indemnisation de 80% du brut (au lieu des 75%).
  • Paiement de 75% du congé reclassement non consommé au lieu de 50%.
  • Passage à 28 heures/année d’ancienneté (au lieu des 25) + prime de 1.200 € pour l’indemnité de départ à la retraite.
  • L’argent de la Fiducie éventuellement non utilisé resterait bloqué pour les salariés qui resteraient dans l’entreprise.

On est vraiment loin du compte !!!

Pourtant, nos revendications sont loin d’être démesurées :

  • Un plancher de 40.000 € net + 1.500 € net/ année d’ancienneté + 36 mois de congé reclassement.
  • Les mêmes garanties bloquées pour les salariés qui resteraient dans l’entreprise.
  • Des préretraites, quelque soit le statut, payées à 100% et cela dès 55 ans.

Nous savons tous que nous les obtiendrons par la mobilisation la plus large possible.

La direction tente de nous démobiliser à coup de chantage au dépôt de bilan. Ce n’est pas sérieux. Le groupe Kering et la famille Pinault, riches à milliards, ont largement les moyens de garantir notre avenir et celui de la Redoute. Alors, ne soyons pas dupes de leurs manœuvres.

La loi ne prévoit pas qu’une cession dépende d’accord des syndicats. Kering n’a pas besoin de signature pour céder la Redoute.

* Dernières nouvelles :

Le 24 mars 2014, la CFDT a finalement signé le “plan social” proposé par les repreneurs de la Redoute et entérinant la suppression de 1.200 postes. Une nouvelle fois, ce syndicat à la solde du patronat joue son rôle de liquidateur des luttes en opposition totale avec la base. Aujourd’hui, c’est le coup de massue après des semaines de lutte où une certaine autonomie a pu poindre grâce à l’action des “Redoutables”. Pour en savoir plus, lire cet article.

Le 31 mars 2014, 18 délégués CFDT de La Redoute (sur 25) ont annoncé leur démission du syndicat, regrettant que le délégué central CFDT ait signé l’accord sans avoir organisé un référendum à l’échelle de l’entreprise et dénonçant “un problème de démocratie” au sein de la CFDT.

Martine Aubry appelle à la mobilisation, sa police municipale gaze les agents!

jeudi 14 octobre 2010

Communiqué de presse SUD – CNT – CGT :

Ce matin dès 7h30 sur le parvis de l’hôtel de ville de Lille, 200 agents des collectivités territoriales, rejoints par des enseignants et des étudiants, effectuent un barrage filtrant dans l’objectif de sensibiliser les agents municipaux et les usagers de ce service public sur la nécessité d’amplifier le mouvement de résistance contre la contre-réforme des retraites Woerth-Sarkozy.
Certains éléments de la police municipale de Lille n’ont pas trouvé mieux que de charger et gazer leurs collègues (salariés de la mairie).

Nous condamnons sans réserve, la répression de la police municipale d’autant que Martine Aubry, Maire de Lille, et 1e secrétaire du PS appelle à la mobilisation.

Les syndicats SUD , CNT et CGT appellent l’ensemble des agents territoriaux à se réunir en Assemblée Générale ce jour à 12h dans le hall de l’Hôtel de ville et à converger sur toutes les initiatives et actions unitaires d’ici la grande journée de mobilisation de samedi 16 Octobre 2010.