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Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE 2016

jeudi 9 février 2017

Visuel de la CNT Nord Pas-de-Calais Picardie : salarié-e-s des TPE, ne restons pas isolé-e-s !La CNT Nord Pas-de-Calais Picardie remercie les 478 employé.es à domicile et salarié.es des TPE/TPA* qui ont voté pour elle dans la région. Elle invite celles & ceux qui ne sont pas encore syndiqué.es à la rejoindre pour ne pas rester isolé.es face à leurs employeurs et pour s’entraider de manière collective, solidaire, autogérée.

Communiqué de la CNT sur le plan national :

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme – véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales. Les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es, ou en dehors après leur journée de travail. À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es. Contre l’oppression patronale, contre les lois anti-sociales des gouvernements successifs, organisons-nous !

La CNT, le 9 février 2017

* TPE/TPA = entreprises et associations de moins de 11 salarié.es

Loi Travail, précarité, TPE, etc. : pour une rentrée de luttes et de combats victorieux !

vendredi 16 septembre 2016

poissons-cnt-s-unir-pour-resisterCommuniqué de presse confédéral de la CNT :

Le jeudi 15 septembre 2016, jour de mobilisation contre la loi Travail, a  marqué sans surprise une rentrée sociale plus qu’attendue. L’abrogation de la loi Travail reste pour la CNT un objectif incontournable des prochaines semaines. Mais parce que cette loi s’inscrit dans l’inéluctable logique de destruction des droits et des acquis des travailleur-euses engagée depuis maintenant plusieurs années par les gouvernements successifs, il convient de rappeler qu’en ce mois de septembre nombreux sont les motifs qui expliquent la colère sociale et légitiment de reprendre le chemin des luttes.

En premier lieu, nous n’oublions pas la loi Macron dont la publication des décrets d’application prive désormais les salarié-es de choisir librement leur défense lorsqu’ils/elles portent devant les conseils de prud’hommes les conflits qui les opposent à leurs employeurs et qui remet ainsi directement en cause la possibilité pour les organisations syndicales d’user des moyens qu’elles jugent nécessaire pour défendre les intérêts matériels comme moraux des travailleur-euses.

Les nouvelles annonces de fermeture de sites industriels tels que celui d’ALSTOM à Belfort nous rappellent quant à elles que les nombreux cadeaux faits au patronat dans le cadre du CICE, tout comme la libéralisation et la déréglementation du travail à travers l’ANI, ne sont en rien des remèdes aux suppressions d’emploi et au chômage. Bien au contraire, toutes ces réformes contre lesquelles la CNT reprendra la lutte dès cette rentrée sont bien les responsables de l’aggravation de la précarité que nous connaissons toutes et tous et qui fait écho chaque jour aux profits démesurés du patronat.

Et que dire des services publics où le manque d’effectif se fait dramatiquement ressentir et a d’ores et déjà suscité la mobilisation des salarié-es du public ces derniers jours, notamment dans les hôpitaux où les personnels soignants sont poussés dans leurs derniers retranchement au détriment de toute notion de santé publique, mais également dans l’Éducation nationale où les personnels se retrouvent contraints en cette rentrée scolaire d’appliquer une réforme des collèges sans pour autant disposer des moyens nécessaires.

La CNT rappelle également que c’est ce gouvernement dit « socialiste » qui mène depuis plusieurs années une répression sans scrupules à  l’encontre des travailleur-euses mobilisé-es sur les questions sociales : condamnant des syndicalistes, prononçant des interdictions de manifester ou molestant ceux qui sont encore autorisés à défiler, fouillant ou saccageant les locaux et le matériel des organisations syndicales, évacuant violemment les militants des ZAD comme à Notre-Dame-des-Landes ou à Bure, criminalisant toutes celles et ceux qui se battent pour sauvegarder leurs emplois et défendre les acquis sociaux, comme ce fut le cas pour Fouad Harjane de la CNT ou pour les camarades de la CGT Goodyear plus récemment. En reprenant le chemin des grèves, en battant à nouveau le pavé à l’automne 2016, c’est également pour que cesse cette répression, pour que soient amnistié-es tou-tes  les condamné-es du mouvement social et pour que soit définitivement abandonné l’état d’urgence qui sert avant tout d’outil de répression politique des luttes, que nous nous battrons.

Rappelons au passage que les luttes sociales actuelles  ne sont pas propres à la France. Cette logique de destruction des acquis et de casse des droits est une copie conforme des réformes libérales menées ces dernières années en Belgique, en Italie ou en Espagne. Et c’est pourquoi nous rappellerons partout où nous serons mobilisé-es que face au Capital, c’est bien au-delà de nos frontières qu’il nous faut développer des liens de solidarité, qu’il nous faut mener la lutte des classes. En cette rentrée, la CNT n’oublie pas non plus qu’au-delà de l’Europe la classe populaire souffre : au Moyen-Orient où la population palestinienne vit toujours sous l’oppression de son voisin colonisateur ; en Syrie et en Irak où les peuples sont pris entre la domination des intégristes de Daech et les armées impérialistes des puissances capitalistes ; en Afrique où les événements récents au Gabon nous montrent bien que les joutes électorales entre ceux qui convoitent le pouvoir ne sont en rien une voie pour l’émancipation de la classe populaire…

Finalement, alors que le se tiendront du 28 novembre au 12 décembre les élections dans les TPE (Très Petites Entreprises) et pour les salarié-es des particuliers, nous rappelons que nombreux et nombreuses salarié-es ne disposent aujourd’hui d’aucune protection syndicale, et cela dans des secteurs d’activité dont nous savons tous et toutes que les conditions de travail sont insupportables et la précarité exacerbée tels que, entre autres, l’hôtellerie et la restauration, le bâtiment, les commerces, l’aide aux personnes… Pour cette raison, la CNT mènera campagne dès cette rentrée pour que les salarié-es des TPE fassent le choix de développer sur leurs lieux de travail un syndicalisme de combat, révolutionnaire et autogestionnaire, afin non seulement de défendre leurs intérêts immédiats, mais à plus long terme de renverser le rapport de force avec un patronat qui exploite en silence et depuis bien trop longtemps leur force de travail, de redonner à toutes et tous la dignité de celles et ceux qui produisent les richesses (en savoir plus sur l’élection TPE 2016).

Les raisons de la colère sont nombreuses tandis que les médias du Capital et les politiciens corrompus se mobilisent en vue des prochaines échéances politiques, n’hésitant pas à user des pires dérives sécuritaires et à installer un climat sécuritaire nauséabond qui pousse tous les jours un peu plus l’extrême droite vers le pouvoir. La CNT rappelle donc à l’ensemble des travailleur-euses, chômeur-euses, étudiant-es, et retraité-es que c’est en s’organisant, en coordonnant nos luttes et en menant la riposte sociale que nous accéderons au changement et construirons une société plus juste.

État d’urgence : communiqué confédéral CNT du 29 nov. 2015

dimanche 29 novembre 2015

Hier comme aujourd’hui, résistons à toutes les barbaries !

Suite aux terribles attentats du 13 novembre dernier, la situation sécuritaire et répressive a pris une dimension très particulière. Interdictions de manifestations, perquisitions administratives, gardes à vue : l’usage politique fait par le gouvernement de l’état d’urgence a conduit ces derniers jours illustration-extraite-de-la-page-fb-de-Nantes-Revolteeà la multiplication des interventions dans des milieux militants, notamment écologistes, et à de nombreuses assignations à résidence pour motifs politiques. Notre organisation n’est pas en reste : une maraîchère bio et son compagnon ont subi une perquisition à leur domicile en Dordogne, sans que rien ne le justifie, tant au préalable que par la suite. De même, une réunion publique a été interdite dans le Val-de-Marne. Partout en France, les squats et les militants syndicaux, politiques ou associatifs, sont frappés par les mesures dérogatoires au droit qu’implique l’état d’urgence.

Les chiffres sont éloquents : moins de 10% des perquisitions administratives ordonnées par les préfets ont abouti à des interpellations. Il est donc évident que l’objectif de l’état d’urgence est bel et bien de réprimer le mouvement social dans un contexte intérieur et international particulièrement tendu.

Sur le plan intérieur, le gouvernement cherche à pratiquer la politique de la peur pour museler les opposants à sa politique antisociale qui ne cesse de détruire tous les acquis sociaux, allant jusqu’à vouloir réduire le code du travail à sa plus simple expression. Afin d’asseoir sa politique internationale hyperagressive et guerrière, il s’efforce de faire taire toutes les voix discordantes dans l’union nationale qu’il tente d’imposer, notamment autour de la COP 21 en interdisant toutes les manifestations initiées par la société civile. C’est ainsi qu’il faut analyser les affrontements de ce dimanche 29 novembre à Paris. Ils ne sont que la conséquence de l’interdiction de manifester formulée par les autorités, leur donnant prétexte à réprimer les manifestant-e-s ayant osé braver l’interdiction et se retrouvant interpellé-e-s par dizaines, voire par centaines, sans compter les centaines de contrôles d’identité. La CNT exprime toute sa sympathie et sa solidarité à ces camarades, elle exige leur libération immédiate et qu’aucune poursuite de les vise.

En termes de politique étrangère, après avoir invité en janvier dernier les pires dictateurs de la planète, voilà que le président de la République s’en va avec son bâton de maréchal frapper à toutes les portes pour trouver ici des soldats, là des avions, dans l’objectif de former une coalition militaire internationale allant de Poutine à Bachar el-Assad, en passant par la Chine, l’Arabie Saoudite, la Turquie, le Qatar, ces pays de haut niveau en matière d’exigences démocratiques et de respect des droits de l’Homme. Mais il est vrai que la France a communiqué publiquement son intention de déroger à la Charte européenne des droits de l’Homme… Elle le fait déjà sur son sol en frappant son propre peuple et notamment ses classes populaires, pourquoi se gênerait-elle ailleurs ?

(suite…)

Communiqué confédéral de la CNT pour la journée nationale d’action interpro du 8 oct. 2015

mardi 6 octobre 2015

greve-ouvrier-greviste-fumigene-banderole-cntAu vu de la situation catastrophique dans laquelle se trouve aujourd’hui le monde du travail, la CNT participera à la journée nationale d’action et de grève du 8 octobre 2015 aux côtés des bases militantes et des structures mobilisées ce jour-là.

En effet, les raisons de la colère sont de plus en plus nombreuses. Après avoir imposé – par les lois Macron, Rebsamen et Sapin ainsi que par l’ANI ou encore le CICE – les pires régressions sociales jamais égalées depuis des décennies (restriction du droit syndical, destruction des prud’hommes, du droit du travail et de la protection sociale…), le gouvernement PS affiche des positions de plus en plus va-t’en guerre, attaquant et divisant frontalement les classes populaires au bénéfice d’un capitalisme libéral sans limites. Comment comprendre son odieuse manipulation des réfugiés de tous pays qui, de par les conflits que la France et ses alliés initient et multiplient à travers le monde, sont de plus en plus nombreux, fuyant ainsi guerre, famine et misère ? C’est la politique austéritaire pour les classes populaires et l’abondance pour les militaires !

Le discrédit des ripoublicains – parti de droite remplis d’escrocs, de corrompus et de racistes notoires légitimant ses propos – favorise l’extrême droite qui profite du climat délétère créé par la précarité qui se généralise à toutes les couches de la société (les bas salaires, le chômage, les pressions et répressions quotidiennes, l’abandon des luttes par les organisations syndicales réformistes lui offrent aujourd’hui les conditions d’une percée électorale).

Nous vivons en ce moment même une des périodes de l’Histoire les plus troubles que l’humanité ait connue. La concentration des médias et moyens de communications aux mains des capitalistes tend à faire croire, par la répétition permanente et tout azimut de leur discours, de l’inéluctabilité des événements et du consentement de la population à la politique libérale et sécuritaire qui nous est imposée. Car c’est bien la gourmandise insatiable des dirigeants politiques, des Rothschild, Bouyges, Dassault, Lagardère, Areva, Total, Renault, PSA et consorts qui, main dans la main, menacent la sécurité du monde et oppressent les travailleurs et travailleuses par-delà les frontières. Ce sont eux les responsables de la misère, qu’elle soit grecque, espagnole, syrienne ou celle que nous vivons toutes et tous ici au quotidien. Ce sont eux qui imposent la réduction des postes dans les hôpitaux, dans l’Éducation, la destruction de l’action sociale, la privatisation des services publics et qui réduisent les dotations budgétaires des collectivités territoriales ou encore de la Culture. Ce sont eux qui donnent des chèques au patronat tel le Crédit Impôt Compétitivité Emploi, l’Accord National Interprofessionnel ou encore des allègements de cotisations sociales toujours plus importants, baissant ainsi mécaniquement nos salaires socialisés, affaiblissant les caisses de retraites, de sécurité sociale et de chômage gagnés de haute lutte suite à la seconde guerre mondiale, la Résistance et la Libération. Ce sont eux qui permettent les fermetures d’usines, détruisent les conditions de travail au nom de la flexibilité et de la libéralisation du travail, cassent le Code du travail, refusent d’embaucher et d’augmenter les salaires, attaquent ou achètent le syndicalisme.

Parce que l’heure est grave, la Confédération Nationale du Travail soutiendra toutes les initiatives de ses syndicats à l’occasion de la journée du 8 octobre, pour construire avec tous les travailleurs dans les assemblées générales et les manifestations, la victoire sur nos revendications de classe et pour, si ce n’est changer le monde tout de suite, reprendre le chemin de l’espoir, de la solidarité et de la lutte.

Finalement, la CNT invite toutes celles et ceux qui ont conscience qu’il est temps de ne plus céder un pouce de terrain aux patrons, politicards et fachos, à amplifier les luttes actuelles et à construire avec nous celles de demain. Car la lutte des classes n’appartient pas aux syndicalistes vendus, permanents et bureaucrates, mais bien aux travailleurs et travailleuses qui œuvrent pour la grève générale reconductible.

Notes du webmaster :

Dans notre région, les syndicats CNT des travailleurs de l’industrie, du commerce
et des services du Nord et du Pas-de-Calais (STICS 59 et STICS 62) appellent à cesser le travail le 8 octobre et à participer aux actions organisées localement.

Des membres du syndicat CNT santé-social-éducation-culture
du Nord Pas-de-Calais (SSEC 59/62) seront également en grève ce jour-là.

Enfin, la section CNT du Conseil départemental (affiliée au syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord – STT 59) appelle à la grève et invite les personnels du CD
à se rassembler à 10h30 sur le parvis de l’Hôtel du Département, 51 rue Gustave Delory à Lille.
Pour en savoir plus sur cette action, voir ici.

Loi Macron : vidéo de G. Filoche et communiqué confédéral CNT suite au 49.3 du gouvernement

mardi 24 février 2015

Analyse de Gérard Filoche, ancien inspecteur du travail :

Extrait d’une émission réalisée le 21 janvier 2015 par “Là-bas si j’y suis”

 

Communiqué de presse confédéral de la CNT :

Le droit du travail fusillé à coup de 49.3

Ce mardi 17 février, le gouvernement vient d’imposer via le recours à l’article 49-3, sa nouvelle offrande au patronat : la loi « Croissance, activité et égalité des chances économiques » dite loi Macron. En effet, après le pacte de responsabilité et ses milliards d’euros d’exonérations de cotisations patronales, le gouvernement accède une nouvelle fois aux revendications du MEDEF : plus de compétitivité, de profit et d’impunité pour l’exploitation patronale, moins de protection, plus de flexibilité et de précarité pour les travailleurs. En effet, le contrat de travail est jusqu’ici considéré par le code civil comme un « lien de subordination permanent », entre deux parties inégales : l’employeur qui dicte les règles, le salarié qui n’a pas d’autre choix que de les accepter pour se nourrir. C’est pourquoi le contrat de travail est régi et protégé par le code du travail. Mais avec la loi Macron, le contrat de travail deviendra un simple contrat ordinaire civil (conclu entre « égaux »), et la relation entre salarié et employeur sera considérée comme une “soumission librement consentie”. La conséquence directe ? La possibilité offerte aux patrons d’éviter les recours devant les prud’hommes en cas de litige, en proposant au salarié de régler son différent à l’amiable… comme si le rapport de force entre les deux parties était équilibré ! Ajoutons à cela l’assouplissement juridique des Plans de Sauvegarde de l’Emploi, permettant aux employeurs de choisir qui licencier comme ils l’entendent, l’allègement des peines concernant les délits d’entraves patronaux, ou encore la destruction définitive de la notion de métiers pour ne plus parler que d’emplois… Tout y passe : c’est la grande braderie des droits et acquis sociaux ! Évidemment on comprend dès lors l’importance de la loi Macron pour les libéraux économiques de tous bords, lesquels se satisferont également du maintien des privilèges des professions libérales, de la libéralisation du transport interurbain et de quelques privatisations qui viennent compléter l’addition… Clairement, la loi Macron constitue un enjeu politicien majeur pour le PS : rallier à sa cause l’électorat libéral de l’UMP, tout en enfonçant à droite sa branche conservatrice. D’ailleurs, la réforme à venir sur la représentation des salarié-e-s dans les entreprises et l’abrogation des élections prudhommales, contenues fort probablement dans la future loi Rebsamen, finira de boucler le dispositif de modernisation de l’exploitation patronale. Et tout cela, c’est la gôche qui s’y colle de façon autoritaire comme cela ne s’est pas vu depuis 2006 et… l’échec du 49-3 face à la mobilisation sociale dite anti CPE. Article 49-3 que naguère elle critiquait, appelant le peuple et sa jeunesse à descendre dans la rue. Pour la CNT, c’est exactement ce qu’il s’agit de faire aujourd’hui : en prenant contact à la base avec tous ceux et toutes celles qui luttent contre le capitalisme, le libéralisme et l’exploitation patronale ; en expliquant partout, dans les entreprises et dans les rues, pourquoi cette loi est avant tout une terrible régression sociale. L’heure n’est plus à tergiverser. Partout, dans les Assemblées Générales, dans les grèves, que nous soyons salarié-e-s du privé, du public, au chômage, retraité-e-s ou étudiant-e-s, faisons converger nos luttes et faisons échec à la loi des patrons !

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> Pour en savoir plus sur la loi Macron et la grève générale du 9 avril 2015

Charlie Hebdo : communiqués de la CNT + appel du Club de la presse Nord Pas-de-Calais

jeudi 8 janvier 2015

Communiqué confédéral de la CNT :

C’est avec effroi et stupeur que la CNT a appris l’attaque du siège du journal Charlie Hebdo à Paris, ce mercredi 7 janvier 2015.

Avant tout, la CNT apporte son soutien et sa solidarité aux familles des victimes, à leurs proches, à l’ensemble des salarié-e-s de Charlie Hebdo et à toutes celles et ceux que cette atteinte terrible à la liberté de penser a pu toucher.

Cet attentat, ne saurait toutefois nous faire réagir uniquement sous le coup de l’émotion en nous faisant oublier nos principes anticapitalistes, autogestionnaires et libertaires.

Évidemment, personne, aucun-e travailleu-r-se ni aucun-e journaliste ni aucun individu ne saurait être menacé-e, blessé-e ou tué-e pour son travail, les propos qu’il tient ou encore les avis qu’il émet.

Nous tenons également à préciser qu’à aucun moment nous n’accepterons que cet attentat soit utilisé à des fins politiques racistes, haineuses ou sécuritaires, par ceux-là mêmes qui sont en grande partie responsables d’une situation sociale catastrophique, adoptant une politique étrangère impérialiste et guerrière au quatre coins du monde, stigmatisant les musulmans et les étrangers comme boucs émissaires aux fins de s’exonérer de toute culpabilité et de ne pas rendre compte, devant le peuple, de leurs actes. À aucun moment, nous ne ferons d’amalgame entre les musulmans et les pratiques immondes de quelques intégristes religieux.

Dans ce contexte, plus que jamais, la CNT réaffirme que la lutte contre toutes les formes de fascismes (qu’elles soient religieuses ou politiques), de racisme, de xénophobie et de toutes autres causes de divisions des classes populaires, est à amplifier au quotidien et non pas seulement lorsqu’un événement tragique se produit.

affiche-CNT-contre-toute-les-formes-de-fascismes-religieuses-ou-politiques-640x480La CNT invite toutes et tous à rejoindre le combat antifasciste et à exprimer sa solidarité avec l’ensemble des peuples (partisan-e-s Kurdes, Syriens Libres, Palestiniens, Espagnols, Grecs, minorités opprimées…) combattant le capitalisme, l’autoritarisme, l’obscurantisme, la misère et l’exploitation, peu importe les couleurs que ces fléaux arborent. Enfin, la CNT tient à rappeler la nécessité, coûte que coûte, de garder le cap de la lutte des classes et de l’émancipation internationale des travailleurs sans se laisser aveugler par les chimères nationalistes que la classe dominante cherchera à nous imposer. No Pasaran !

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Appel du Club de la presse Nord Pas-de-Calais :

Le Club de la presse Nord Pas-de-Calais appelle à une marche silencieuse unitaire ce samedi 10 janvier à Lille pour la liberté d’expression et contre toute tentative d’amalgame.
Rendez-vous à 14h30, porte de Paris (M° Mairie de Lille).

Communiqué du syndicat CNT du Bâtiment :

Frédéric Boisseau, 42 ans, agent d’entretien…

Communiqué du syndicat CNT de la Presse et des Médias :

http://www.cnt-f.org/sipm/Attentat-contre-la-redaction-de-Charlie-Hebdo.html

Tract du syndicat CNT de la Presse et des Médias :

Pourquoi nous sommes Charlie ?

Tract du syndicat CNT éducation :

Afin de lutter contre le fanatisme, l’obscurantisme et le fascisme : éduquer pour émanciper !

Témoignage de Babouse, un dessinateur de la région :

Babouse, un dessinateur de la région qui a maintes fois dessiné pour la CNT,
aurait du se trouver le 7 janvier à la rédaction de Charlie-Hebdo.
Lire son témoignage sur le site de France 3 Nord Pas-de-Calais

En Afrique, au Moyen-Orient et à Paris, non à tous les fascismes !

Message d’Olivier (UL-CNT de Béthune) : Les fascistes islamistes commettent des crimes contre l’humanité en Afrique et massacrent les peuples irakien et syrien (rivalisant dans l’ignominie avec Assad et consorts) au nom d’un soi disant « État islamique » qui n’est rien d’autre qu’un ramassis de meurtriers et de violeurs. Leurs premières victimes dans le monde sont musulmanes et ils sont de facto les alliés objectifs des fascistes anti-musulmans, dans leur désir répugnant de déclencher une guerre de religions. Ce qui est aussi insupportable est le mal qui vient d’être fait aux musulmans de ce pays qui, par ricochet, feront aussi les frais des actes de ces pourritures, comme s’ils n’en avaient pas pris assez comme ça dans la figure. Solidarité internationale avec toutes les forces de progrès visées par le fascisme islamiste (combattant-e-s kurdes, syriens libres, minorités opprimées, etc.) !

Vers un rassemblement condamnant à la fois les attentats et le jeu du gouvernement ?

http://www.cnt-f.org/59-62/?p=14495

 

#JeSuisCharlie

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Non à la justice de classe et à la criminalisation du mouvement social !

mardi 14 octobre 2014

Communiqué confédéral de la CNT :

Dans un contexte où le gouvernement a décidé de persévérer dans sa politique capitaliste et libérale, en multipliant les cadeaux au patronat et en continuant chaque jour à accentuer la casse des acquis sociaux, l’État et le Capital ne se cachent plus pour réprimer les syndicats et les luttes des travailleurs.

blocage-voies-sncf-et-repressionEn Lorraine, c’est la SNCF, entreprise publique, qui poursuit au civil notre camarade Fouad Harjane (cf. ci-dessous) pour le blocage de la gare de Metz en 2006 lors de la lutte contre le Contrat de première embauche. Condamné en première instance à payer 40 000 euros de dommages et intérêt, notre camarade est le seul poursuivi pour cette action qui avait réuni près de 800 personnes. Après un nouveau report de l’audience du 12 septembre devant juger de la recevabilité de son appel – et à l’occasion de laquelle environ 150 personnes se sont réunies pour réclamer la relaxe de Fouad, puis pour occuper la direction régionale de la SNCF afin d’exiger le retrait de la plainte – notre camarade sera de nouveau appelé à comparaître le 14 novembre prochain à 9 heures au tribunal de Metz. Il s’agira dès lors d’être les plus nombreux et nombreuses possible ce jour là.

À Lyon, ce sont quatre inspecteurs du travail qui ont été convoqués par la police le 3 octobre, suite à une manifestation de l’intersyndicale contre la réforme actuelle du service. Dans le cadre d’une plainte déposée par le ministère du Travail, ces militants (dont deux sont syndiqués à la CNT) sont accusés de « délit de dégradation en bande organisée » pour avoir déplacé un grillage afin de manifester devant l’entrée de l’INT de Lyon où se rassemblait leur direction pour un séminaire, empêchant ainsi ceux qui attaquent les droits des travailleurs de jouir de leur vin blanc à midi. Suite à cette première convocation – et un premier rassemblement unitaire d’une centaine de personnes devant le commissariat – deux autres camarades de Lyon vont être entendus le mardi 14 octobre à 10h30 et le jeudi 16 octobre à 14h30. La aussi, la CNT appelle a exprimer sa solidarité en étant présent-e-s massivement ces jours là devant le commissariat de Villeurbanne.

Ces deux situations qui touchent directement la CNT, ne font qu’illustrer la volonté politique de l’État de faire des exemples en frappant toute contestation, d’où qu’elle vienne. Par des poursuites et des condamnations ciblées des militants, la volonté clairement affichée de ceux qui défendent les profits capitalistes est de faire taire les luttes et de criminaliser l’action syndicale. Pourtant ces luttes sont légitimes et nécessaires : elles sont la riposte et l’alternative sociale des travailleurs face à des dirigeants et des patrons qui tous les jours les exploitent un peu plus et ce n’est donc pas un hasard si dans le contexte actuel l’État met tout en œuvre pour les réprimer.

La Confédération nationale du travail réaffirme que malgré ces attaques, elle ne baissera pas la tête et continuera à amplifier le combat. Face à l’injustice sociale et à la répression syndicale, nous appelons à la mobilisation de tous les acteurs du mouvement social. À Lyon, à Metz et ailleurs, nous invitons toutes et tous, individus et organisations, à répondre aux actions de soutien organisées pour les militants réprimés afin de réclamer la relaxe, le retrait des plaintes les concernant, et pour que cesse toute criminalisation des luttes sociales.

Au delà, c’est pour l’ensemble des militants condamnés dans le cadre du mouvement social que la CNT exige l’amnistie, civile comme pénale !

Mobilisation du 14 novembre à Metz en soutien à Fouad Harjane :

L’UL-CNT de Lille organise un co-voiturage pour se rendre le vendredi 14 novembre à Metz au procès de Fouad. Pour y participer, n’hésitez pas à nous contacter en écrivant à ul-lille@cnt-f.org

Pour tout savoir sur l’appel à la grève du syndicat CNT éducation 57, le rassemblement organisé à partir de 8h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz (3 rue Haute Pierre), la manifestation et l’AG qui auront lieu après l’audience ainsi que la projection, le débat et le concert prévus dans la soirée, voir ici.

Extrait vidéo de la petite “négociation” menée par Fouad Harjane le 12 septembre à Metz devant la direction régionale de la SNCF :

Affiche de la CNT 59/62 pour l’amnistie des militant-e-s du mouvement social :

affiche-CNT-Nord-PdC-contre-repression-mouvement-social-format-reduit

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Attaque du service public et destructions des droits sociaux : c’est au Capital de payer, pas aux travailleurs !

vendredi 20 juin 2014

Communiqué confédéral de la CNT :

poissons-cnt-s-unir-pour-resisterVoici maintenant plus de dix jours que les cheminot-e-s ont entamé une grève reconductible majoritaire (contrairement aux dires des médias, les syndicats appelant à ce mouvement représentaient environ 60% des votes aux dernières élections professionnelles à la SNCF) afin de s’opposer à la casse de la SNCF et à la libéralisation du rail voulue par l’Union européenne. Assemblées générales et reconductions massives, autogestion du mouvement, actions directes partout sur le territoire… Une lutte qui appartient à l’ensemble des travailleur-es, cheminots comme usagers, puisqu’il s’agit de lutter contre la destruction d’un service public fondamental et déjà menacé depuis des années sous la pression de la logique du profit (destruction du fret, priorité donnée aux TGV contre les lignes de proximité, augmentation des prix, multiplication des incidents techniques du fait de la suppression de postes, etc.) comme contre la dégradation des conditions de travail des cheminots eux-mêmes. Quelle que soit l’issue de cette lutte difficile, les cheminots auront montré la voie : loin des promesses et fausses révoltes électorales, seul un véritable rapport de force, avec des syndicats combatifs, des assemblées générales souveraines, des actions directes et un mouvement de grève reconductible peuvent remettre en cause la toute-puissance patronale et étatique. Preuve en est d’ailleurs le matraquage médiatique visant à remettre en cause ce mouvement par tous les moyens : quand les dirigeants ont peur, leurs compères patrons de presse (et non les travailleurs de la presse, tout autant victimes de la violence patronale et de la précarité que les autres travailleurs) et autres experts autoproclamés sont là pour les épauler…

De revendications, il est également question au sujet de la remise en cause de la convention Unedic. Les intermittent-e-s du spectacle de la même manière s’organisent à la base, toujours dans le cadre d’assemblées générales, et ce afin que le gouvernement n’agrée pas cette nouvelle convention Unedic, faîte de reculs sociaux en terme d’ouverture de droits à l’indemnisation chômage, pour les intermittents comme les intérimaires, ou encore aggrave les délais de carence. Partout dans le pays, des grèves et des débrayages perturbent voir annulent spectacles et festivals. Des structures entières sont paralysées et le festival d’Avignon lui-même se voit menacer de sauter. Mieux, les différents collectifs de luttes voient l’unité des chômeurs, des précaires, des intérimaires et des intermittent-e-s se matérialiser.

Et ce n’est pas la fausse concession gouvernementale qui doit changer quoi que ce soit. En effet, ce « geste » est dangereux à plusieurs titres. Tout d’abord il n’est que « transitoire » : rien n’engage à ce que, une fois les festivals d’été passés (principale source de rapport de force du mouvement), le délai d’indemnisation fasse son retour… Ensuite, et bien plus grave sur le fond, la prise en charge par l’État de ce différentiel, est une nouvelle attaque contre la socialisation des salaires, fondement de la Sécurité sociale. Après les retraites et le minima sociaux, il s’agit une nouvelle fois de remplacer la cotisation sociale et la solidarité interprofessionnelle par l’impôt et l’étatisation de la Sécurité sociale. Or la Sécurité sociale (dans toutes ses composantes, du chômage à la santé) a été développée comme une institution relevant de la seule décision des travailleurs et fondée sur une socialisation des richesses créées par la cotisation sociale, non comme un organisme de « bienfaisance étatique auprès de plus démunis ».

Pour compléter le tableau, moins médiatisées, les luttes se multiplient également à La Poste contre les réorganisations et fermetures de sites. Tout comme le combat contre la réforme des rythmes scolaires qui continue d’être mené par les enseignants comme les animateurs, ou les mobilisations dans la santé et le social, à l’image de l’Hôtel-Dieu, de la maternité de Lilas ou encore des crèches de la région parisienne.

Après les contre-réformes des retraites, la loi de « sécurisation de l’emploi », le « pacte de compétitivité », etc., le mouvement syndical doit renforcer les luttes contre ce gouvernement soumis aux ordres du patronat et reprendre l’offensive pour défendre et renforcer notre modèle de Sécurité sociale fondé sur la socialisation des richesses et sa gestion par les travailleurs, ainsi que maintenir une logique de service public sans impératifs de profit mais répondant réellement aux besoins de la population.

Partout, la CNT appelle à renforcer la convergence des luttes et à construire une riposte syndicale intransigeante et d’envergure pour mettre fin à la cure d’austérité libérale et imposer au patronat et aux gouvernants, quels qu’ils soient, une autre politique sociale qui, enfin, s’affronte aux méfaits du capitalisme plutôt de que de l’accompagner, voire le renforcer.

Seule la lutte paie !

Contre les politiques discriminatoires de la gauche : solidarité avec les Roms !

vendredi 17 août 2012

Communiqué de l’UL-CNT de Lille :

Pendant ces 5 dernières années, les sans-papiers et les migrant-e-s n’ont cessé-e-s d’être contrôlé-e-s, chassé-e-s, battu-e-s, et expulsé-e-s. À Calais ou dans les autres villes, la traque contre les « indésirables » était quotidienne. C’était le temps du régime Sarkozy. Mais aujourd’hui nous sommes en pays socialiste ! Tout va mieux ! Quoique…

Ceux qui il y a trois mois encore étaient de farouches défenseurs des droits des Roms et qui fustigeaient les politiques inhumaines de la droite semblent prendre le relais des Hortefeux et Guéant, ces « anciens » militants de l’extrême droite radicale.

En effet, jeudi 9 août 2012, l’État socialiste a organisé l’évacuation de plus de 300 Roms séjournant sur des terrains municipaux à Villeneuve d’Ascq et Hellemmes. Les caravanes et certaines voitures ont été confisquées sans possibilité apparente de restitution, certain-e-s sont menacé-e-s d’expulsions, et des familles entières avec enfants en bas âges se retrouvent à la rue dans les pires conditions.

Pour mener cette sale besogne, 150 policiers ont été mobilisés, soit un pour deux personnes ! Autant dire que les socialistes n’y vont pas avec le dos de la cuillère. D’ailleurs, les expulsions se multiplient dans tout le pays : 240 personnes ont même été expulsées par charter à Lyon. Manuel Valls, celui qui réclamait plus de « whites » lorsqu’il se promène dans des quartiers populaires, mène selon ses propres mots une croisade contre « des organisation criminelles » ! Belle leçon d’antiracisme « camarade » !

La commission européenne a suite à cette vague de harcèlement, à nouveau placé la France sous surveillance afin de s’assurer que la France respecte ses engagements en matière de respect des droits fondamentaux des individu-es.

Pour la CNT, il est intolérable de constater de tels agissements, qui plus est de la part d’un gouvernement qui a su leurrer de nombreuses personnes à grand renfort de discours humanistes, mais qui ne fait que perpétuer les politiques racistes menées par l’UMP ces dernières années.

Nous soutenons les initiatives qui permettront aux Roms expulsés de retrouver un logement décent et qui leur permettront de vivre là où bon leur semble. Pour nous, cette lutte ne peut être efficace et démocratique que par l’auto-organisation des Roms pour la reconquête de leurs droits les plus élémentaires.

Alors que la « crise » du capitalisme creuse de plus en plus les inégalités sociales et prive des milliers de personnes de leurs emplois, nombreux sont celles et ceux qui souhaitent rejeter la faute sur les étranger-e-s, les sans-papiers, les migrant-e-s, les Roms etc. Nous ne sommes pas dupes de cette manœuvre et savons pertinemment que celui qui nous exploite n’est pas le ou la collègue immigré-e, mais les patrons qui s’engraissent sur nos défaites.

Internationaliste, la CNT Lille réaffirme son attachement à la liberté de circulation et d’installation des individu-e-s et souhaite la mise en place d’un véritable rapport de force permettant d’exiger la fin de ces politiques discriminatoires et obtenir des logements décents pour les Roms.

Les travailleur-se-s n’ont pas de pays, les travailleurs-se-s n’ont pas de patrie. ! Solidarité internationale !

Le 17 août 2012,
Union locale des syndicats CNT de Lille.