Articles avec le tag ‘blocage’

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

Projection de « Grandpuits & petites victoires » le 4 fév. à Lille

jeudi 5 janvier 2017

Samedi 4 février 2017, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise la projection du film d’Olivier Azam « Grandpuits & petites victoires », un documentaire de 80 mn consacré à la lutte contre la réforme des retraites menée en 2010 par les travailleurs de la raffinerie Total de Grandpuits (77). Cette projection sera suivie d’une discussion sur la casse du système de retraites mise en place depuis une vingtaine d’années par les gouvernements successifs… et sur les moyens de s’y opposer (grève reconductible, blocage de l’économie…) ! Rendez-vous au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. Ouverture des portes : 19h. Début de la séance : 20h. Tarif : prix libre

> Tract / affichette pour annoncer la projection

Présentation du film :

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d’une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Bande annonce diffusée en 2011 lors de la première sortie du film :

La Brique (journal local d’enquêtes et de critique sociale)

lundi 6 juin 2016

La Brique n°47 (été 2016) est sortie. Nouveauté : elle fait 28 pages et tout est en couleurs ! Le prix, lui, reste inchangé (2 euros). Vous trouverez un des 5000 exemplaires en kiosques, dans les points de vente amis (dont la Maison des syndicats CNT de Lille), durant les criées sur les marchés ou, si vous êtes abonné-e, dans votre boîte à lettres. Lire l’édito : la lutte est une fête

Une_brique_47Présentation de quelques articles :

Douchy-les-mines, le barrage du peuple
26 mai 2016 : la France commence à être paralysée par le blocage des raffineries et des sites pétroliers. La Brique a livré ses derniers litres d’essence pour aller saisir l’ambiance et soutenir un siège en cours depuis cinq jours. Déter’, on est même rentrés à bon port !

« Tout corps plongé dans la lutte déplace les consciences »
Depuis le 3 mars, une bonne centaine d’étudiant.es de l’université de Lille 1 a décidé de refuser le triptyque inéluctable études-chômage-travail précaire. Au moment où nous les rencontrons, les étudiant.es préparent leur ultime résistance face à une évacuation imminente. Mais l’amphi Archimède, point central de la lutte, se projette déjà bien au-delà. Retour sur deux mois intenses d’une mobilisation multiforme et formatrice. Lire l’article

Les intermittent.es ne lâchent pas la scène
En plein combat contre la loi El Khomri, la réforme du statut des intermittent.es a réveillé leur lutte. Retour sur deux mois de mobilisations où les interluttant.es ont bousculé la scène militante.

Medef, paie tes impôts !
28 avril 2016. Pour la première fois depuis mars, les rayons du soleil soutiennent les manifestant.es réuni.es. Entre action spectaculaire parfaitement coordonnée, solidarité spontanée et mise à l’amende de la pression policière, cette journée restera dans les mémoires de ce printemps lillois.

Des apprentis pâtissiers réclament « leur part du gâteau »
À Boulogne-sur-Mer aussi, le mouvement se met en place. Les jeunes lycéen.es et étudiant.es du Boulonnais, avec l’aide militante de La Mouette enragée (média communiste libertaire), occupent l’espace public, prêt.es à en découdre avec le gouvernement Valls et sa loi travail. Cette mobilisation donne à voir les différentes formes de répression policière, durant ou en dehors des manifestations.

Interview des Pinçon-Charlot : la violence des riches
La Brique était présente le 1er mai au salon du livre de la critique sociale à Arras. L’occasion d’une causerie avec Michel Pinçon et Monique Pinçon-Charlot, sociologues de la vie des riches, auteurs du récent Tentative d’évasion (fiscale) (La découverte / Zones, 2015).

Des petits-bourgeois en action : délation et mesquinerie
Éric est travailleur itinérant, il se déplace là où le travail l’appelle. Il nous livre sa vision du monde, celle d’un ouvrier.

Les deux de la CNT au tribunal des flagrants délires (suite)
Le mercredi 25 mai les deux militants arrêtés suite à la manif du 20 avril dernier passent en procès après un mois de contrôle judiciaire. Si l’un des deux militants a été relaxé, l’audience, présidée par le juge Trévédic, n’incarne pas moins un bel exemple d’une justice arbitraire aux ordres d’un État policier. Lire le premier article : Les deux du local CNT face au tribunal des flagrants délires – Lire le second article : Les deux de la CNT, procès du 25 mai

De quelle violence parle-t-on ?
Après plus de deux mois de mobilisations contre la loi travail, le gouvernement décide de sortir l’artillerie lourde à l’Assemblée nationale… et dans la rue. À l’Assemblée, la clique hollandienne sort le 49.3, petit bijou anti-démocratique, qui fait tomber le masque d’une représentativité d’une classe qui ne représente plus rien ni personne. Dans la rue, c’est à grands coups de lacrymo, de grenades de désencerclement et de tirs de flash ball que le gouvernement a décidé d’en finir avec le mouvement social contre la loi travail. Lire l’article

Les increvables Goodyear
Invitée à la Fête de l’Humain d’Abord à Avion, La Brique a rencontré Michael Wamen. On en a profité pour discuter avec le délégué CGT des Goodyear qui depuis des années met toutes ses forces dans la bataille contre le géant américain du pneu. Le 12 janvier 2016, avec 7 de ses collègues, ils ont été condamnés à 9 mois ferme pour avoir séquestrés deux responsables de la boite pendant une nuit. Première en Europe, cette condamnation révèle l’agressivité avec laquelle le gouvernement entend mener le dialogue social. En attendant le procès en appel du 19 octobre 2016, c’est pour éviter la taule, que les « 8 de Goodyear » luttent désormais.

La Voix de la Police, votre quotidien local
Le jour et la nuit. Le traitement par La Voix du Nord du mouvement social contre la loi travail est étonnamment favorable à son départ. Mais dès qu’une vitrine est brisée, certain.es journalistes remettent leur bonne vieille laisse.

L’université française, laboratoire de la précarité
Une trentaine de doctorant.es chauffé.es à blanc par le mouvement social s’est constituée en collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche (ESR). Si l’initiative n’est pas nouvelle, il semblerait que ce mouvement-là ait plus de chances de s’instaurer durablement et de redonner des couleurs au tableau bien terne des universités lilloises. Focus sur les raisons de la colère des petites mains de l’université.

« À vos smartphones ! » (suite)
C’est le mot d’ordre qui revenait régulièrement lors des premiers rassemblements place de la République. Il était question de hashtags, de groupes Facebook ou de SMS viraux. Les Nuit debout insistaient sur cet enjeu de la com’, confondu pour l’occasion avec l’usage des outils numériques.

« Nous sommes sans ticket… et terroristes ? »
L’année dernière, La Brique a suivi le procès intenté à la Mutuelle des fraudeurs. Dans un précédent numéro, nous étions allés les rencontrer. Peu avant ce bouclage, la Mutuelle nous a fait parvenir un communiqué. Les mauvais jours finiront.

La vraie démocratie, elle est où ?
« La vraie démocratie, elle est ici », chante-t-on dans les manifs. Le mouvement social de ce printemps pose des exigences de démocratie fortes à un gouvernement représentatif qui semble au bout du rouleau. La variété des actions menées dans le cadre de ce mouvement (occupations, lectures publiques, blocage, débats, tractages, manifestations, concerts) est aussi grande que celle des profils militants : syndicalistes de la première heure, étudiant.es, néophytes, autonomes entrainé.es, citoyennistes de salon. Entre critique de la représentation, appel à une rénovation de la constitution, promotion d’une démocratie délibérative et rejet complet du jeu politique, les positions sont plurielles et les lignes de tension nombreuses.

Ateliers Populaires d’Urbanisme : un toit c’est un droit !
Les APU se mettent en mouvement. Une manifestation a eu lieu devant le conseil de la Métropole européenne lilloise (MEL) durant la signature du plan contre l’habitat indigne. Une autre est prévue pour la mi-juin devant le Conseil départemental pendant le vote des subventions.

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

lundi 30 mai 2016

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

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Blocage du dépôt pétrolier d’Haulchin

samedi 21 mai 2016

on-bloque-toutLes militants SUD et CGT qui bloquent depuis le jeudi 19 mai les Entrepôts pétroliers de Valenciennes (le long de la route départementale entre Douchy-les-Mines et Haulchin) appellent la population à venir les soutenir moralement, physiquement, matériellement et financièrement. Accès par l’autoroute “Valenciennes-Cambrai-Paris”, sortie “Denain” puis 1ère à droite. D’ores et déjà, de nombreux automobilistes empruntant la route départementale s’arrêtent chaque jour pour faire des dons en espèces à l’intersyndicale SUD-CGT. Autres exemples de solidarité (parmi d’autres) : vendredi 20, des militant-e-s anticapitalistes venu-e-s de Lille (dont quelques cénétistes) ont passé la nuit sur le barrage et ont aidé à le renforcer ; puis samedi 21 au petit matin, un boulanger du secteur est venu apporter des baguettes et des petits pains pour le petit-déjeuner. Les camarades valenciennois nous montrent le chemin ! Allez, on se met en grève illimitée pour de bon… et on bloque tout !

Conditions de travail, salaires… ça bouge dans plusieurs entreprises privées de la région !

samedi 18 janvier 2014

seule-la-lutte-paye1) Plusieurs salariés de l’hôpital privé de Bois-Bernard (près d’Arras) étaient en grève le 17 janvier 2014 à l’appel de la CNT pour protester contre l’inertie et l’autisme dont fait preuve la direction de l’établissement face aux dégradations constantes des conditions de travail. La section syndicale CNT de l’hôpital demande un audit sur les conditions de travail dans l’établissement, la prise en compte de l’état de burn-out dans lequel s’abîment de nombreux salariés, le recensement et l’analyse des accidents de travail et des absences pour arrêt-maladie. Elle demande également que les problèmes soient traités – et des solutions efficientes apportées – par notamment de l’embauche, et non par les artifices d’un dialogue stérile et de la poudre aux yeux auxquels. Les excès d’une course irraisonnée aux gains de productivité ne doivent pas avoir pour corollaire la mise en péril de la santé des salariés !

2) Depuis le 14 janvier 2014, l’usine « Lesieur » de Coudekerque-Branche (près de Dunkerque) est bloquée par ses salariés. Les syndicats à l’origine de l’action (CFDT, CGT et FO) réclament une prime de 600 euros pour chaque salarié de l’entreprise afin de compenser le non paiement (pour la première fois depuis 25 ans) de la prime annuelle d’intéressement.

3) Depuis le 18 décembre 2013, avec le soutien de la CGT, plusieurs salariés du dépôt de la « Foir’Fouille » à Libercourt (près de Lens) sont en grève pour la revalorisation de leurs salaires (des salaires particulièrement bas : 1450 euros bruts annuels pour 10 ans d’ancienneté !). Ils réclament une prime de 500 euros et demandent la tenue de NAO, négociations annuelles obligatoires que l’entreprise – selon la loi – est censée organiser chaque année, qui portent notamment sur les questions salariales et qui n’ont pas eu lieu dans la boîte depuis 2 ans !

Non, la « crise » dont les capitalistes nous rabattent les oreilles
n’a pas anesthésié la classe ouvrière ! Même en cette période de morosité ambiante et même si les plans sociaux se multiplient (avec leurs cortèges de délocalisations, de restructurations et de licenciements), le syndicalisme ne doit pas se cantonner à un rôle défensif ou d’accompagnement. Comme les travailleurs de Bois-Bernard,
Coudekerque-Branche et Libercourt… reprenons l’offensive !

Grosses actions intersyndicales ce matin dans la région…

mercredi 10 novembre 2010

D’un côté, un blocage (CGT, FO, SUD, CNT…) a été organisé sur l’énorme plateforme multimodale « Delta 3 » à Dourges (62) où transitent des centaines de camions par jour. Entre 4h et 8h, les accès de la plateforme ont été entièrement fermés par des barricades enflammées. Cette action a réuni dans un bel esprit unitaire 200 militants de Lille, de Valenciennes, de l’intersyndicale de Lens et de celle d’Arras.

Parallèlement, l’intersyndicale Béthune/Auchel/Lillers dont est membre la CNT a bloqué l’entrée de l’entreprise « Arcelor-Mittal » à Isbergues (62) .

La matinée s’est poursuivie par un tractage intersyndical au carrefour de l’hôtel « Mercure » à Lesquin (59).

Continuons à frapper là où ça fait mal : au porte-monnaie des patrons !

Premier bilan du mouvement de lutte contre la réforme des retraites…

jeudi 4 novembre 2010

Tract de la CNT à télécharger (1 page – format pdf)

Même s’il est loin d’être fini, il est intéressant de faire un premier bilan du mouvement de lutte contre la réforme des retraites.

Malgré huit journées d’action particulièrement suivies, il apparaît que même avec 3,5 millions de personnes dans les rues, les défilés ne permettent pas d’être correctement entendus. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais beaucoup d’entre nous l’avaient un peu oublié.

Ces dernières semaines, partout en France, les blocages dans les raffineries, les centres de traitement des ordures et bien d’autres sites se sont multipliés. Incontestablement, l’obstination de l’État et du patronat à imposer leur réforme des retraites a poussé le mouvement social à retrouver des pratiques syndicales disparues depuis trop longtemps…

L’unité à la base
Le mouvement social sur les retraites a permis de retrouver des pratiques intersyndicales à la base, fondées sur une représentativité de terrain. Malgré les divergences entre syndicats, un grand nombre de travailleurs et travailleuses ont privilégié leurs intérêts en développant une mobilisation commune, loin des défilés par cortèges syndicaux cloisonnés.

L’interprofessionnalisme
Alors que depuis plusieurs années, l’heure était plutôt au repli sur soi et à la lutte catégorielle ou par entreprise, la mobilisation contre la réforme des retraites a permis de retrouver des actions où se mêlent tous les corps de métiers et d’industrie, chacun soutenant l’autre avec un même objectif.

L’action directe des travailleurs
Souvent montrée du doigt, l’action directe des travailleurs s’est largement développée ces dernières semaines. Dans son sens premier, c’est à dire loin de la violence individuelle ou d’une avant-garde éclairée qui reste sans effet mais plutôt en organisant des actions syndicales à la base sans attendre le feu vert des dirigeants syndicaux et sans déléguer à des représentants qui négocient et décident sans tenir compte de l’avis des travailleurs et travailleuses.

L’autogestion des luttes
Les assemblées générales souveraines se sont multipliées, dans le public comme le privé, sectorielles ou interprofessionnelles, pour décider collectivement de la grève, de sa reconduction ou non, ainsi que des actions syndicales à mener. Avec, en outre, un respect des décisions prises par chacun, vers une réelle autonomie des travailleurs et de leurs collectifs de travail.

La solidarité de classe
Tous les salariés ne pouvant faire grève en même temps – notamment les précaires et/ou isolés –, les syndicats ont repris à leur compte les idées de caisse de grève, de blocage par des camarades extérieurs à l’entreprise, pour éviter les sanctions pour les travailleurs de l’entreprise elle-même. Ce mouvement a renforcé la conscience de classe de tous et toutes : face au patronat et à l’État, nous avons tous les mêmes intérêts et nous sommes solidaires !

Le blocage de l’économie
Contrairement à ce qu’a affirmé la propagande d’État, les grèves reconductibles et les blocages ne furent pas un choix mais une nécessité. Comment penser sérieusement que des grèves peuvent se résumer à des défilés dans les rues, encadrés par les forces de l’ordre ? L’histoire, notamment en juin 1936, a souvent montré que nos droits, nos acquis sociaux ont été arrachés (et pas demandés poliment) à l’issue de luttes très dures et généralement en utilisant le seul moyen à la disposition des travailleurs et des travailleuses : la grève et le blocage de la production sur le lieu de travail. C’est ce que nous avons redécouvert dans le mouvement contre la réforme des retraites !

Ce sont ces pratiques de lutte, intergénérationnelles, fondées sur l’action collective et la solidarité de classe, qui peuvent nous permettre de gagner demain. Ne lâchons rien ! Continuons de développer dans le mouvement actuel comme dans ceux qui suivront :
– l’unité syndicale à la base,
– les prises de décisions collectives en assemblées générales souveraines pour permettre à tous les grévistes de s’approprier la lutte,
– les actions collectives de blocage d’entreprises et voies d’accès aux zones où sont produites les richesses,
– le partage des informations sur les luttes et initiatives,
– la solidarité interprofessionnelle,
– les caisses de grève pour nous permettre de tenir et de gagner,
– les grèves reconductibles ou tournantes, qui bloquent la production des richesses et donc des profits…

Ce matin à Lille…

mercredi 3 novembre 2010

Une cinquantaine de personnes a répondu à l’appel de l’assemblée générale en lutte de lille afin de bloquer le M.I.N de Lomme. Le blocage a pu être effectif pendant une heure, avant de rejoindre le piquet des salariés d’Estera bloquant le Port de Santes. Les flics ont fini par déloger tout le monde, jouant une fois de plus leur rôle de briseurs de grève et de défenseurs du Capital.

La lutte continue ! Rejoignez les actions matinales !

Lille, le 28 octobre 2010 : jour de grève et d’action contre la réforme des retraites…

vendredi 29 octobre 2010

– Interview de Pierre, retraité, syndiqué à la CNT.
– Images du blocage de la zone industrielle de Seclin (action commune de la CGT Seclin, de la CNT Lille et de SUD Lille).

Pour les militaires de carrière et les parlementaires, pas de départ à la retraite à 65 ou 67 ans !

jeudi 28 octobre 2010

Pour les militaires de carrière, pas de départ à la retraite à 65 ou 67 ans…
Mais 17 annuitées pour une retraite à taux plein !

Chez les députés et sénateurs, pas de départ à la retraite à 65 ou 67 ans non plus !
Jusqu’à récemment, un parlementaire peut toucher sa retraite à 60 ans. Surtout, le député ou le sénateur a l’immense avantage de pouvoir bénéficier du « taux plein » (plus de 5.000 euros) après seulement 22 ans de (double) cotisation. Mais ce n’est pas tout. L’élu sexagénaire a en effet le droit de toucher sa retraite tout en travaillant à temps plein. On l’a vu récemment avec les ministres les plus âgés du gouvernement Fillon qui cumulaient, jusqu’à ce que le scandale les pousse à y renoncer, leur salaire ministériel et leur retraite de député. Ajoutons, c’est un détail, que ses retraites d’élu local sont exonérées d’impôt et de CSG. Des privilèges que, visiblement, l’exécutif paraît peu pressé de faire disparaître. Et que les parlementaires ne semblent pas trouver injustes. La pénibilité de la charge et la précarité de l’emploi sont, sans rire, mis en avant par bien des élus.

Et pendant ce temps-là, le blocage de l’économie capitaliste continue !
Pour exemple, ces deux photos prises ce matin sur la zone industrielle de Seclin près de Lille (action commune CGT Seclin – CNT Lile – SUD Lille).


Blocage du dépôt de bus Transpole ce matin

mardi 26 octobre 2010

Ce matin, à Sequedin, une centaine de militantEs des syndicats CNT et Solidaires, soutenu par des non syndiquéEs, ont bloqué de 4h15 à 7h15 l’important dépôt de bus de Sequedin. Ce dépôt alimente une importante partie du trafic de la métropole lilloise.

Pendant plus de deux heures, les deux principales entrées et sorties du dépôt ont étés fermées à l’aide de pneus et de palettes de bois enflammées.

Les syndicalistes sont partis avant une intervention programmée par la Police pour 7h15 sur demande de l’entreprise Transpole.

Une action de blocage a également eu lieu à la gare Lille Europe ce matin ainsi que d’autres actions dans la métropole.

Contrairement à ce que l’État veut faire croire, la mobilisation ne fléchit pas !

Généraliser les pratiques de lutte, aujourd’hui et demain…

jeudi 21 octobre 2010

Tract CNT de 2 pages (à télécharger au format pdf en cliquant sur ce lien)

Au sommaire :

– L’unité à la base
– L’interprofessionalisme
– L’action directe des travailleurs
– L’autogestion des luttes
– La solidarité de classe
– Le blocage de l’économie
– Généraliser, aujourd’hui et demain…
– Et si nous arrivons au retrait de la réforme ?
– L’unité face aux provocations policières

Sur le front des luttes à Lille…

mercredi 20 octobre 2010

Depuis le début du mouvement (et dans l’unité à la base), des militant.e.s CNT de Lille participent tous les jours à de nombreuses actions et AG. Exemples…

Mardi 19 octobre

Le matin, blocage du CRT (Centre Régional de Transport) de Lesquin avec la CGT, SUD et la CFDT, puis AG des cheminots et des territoriaux où la CNT est applaudie pour son investissement depuis le début dans toutes les actions.

L’après midi, bonne manif avec un cortège CNT très vivant, deux banderoles et celle d’un collectif « chômeurs-précaires » en train de se remonter sur Lille.

Le soir, AG des personnels de l’Éducation en lutte appelée par la CGT, SUD et la CNT.

Mercredi 20 octobre

Le matin, blocage d’un rond-point à l’entrée du MIN (Marché d’Intérêt National) de Lomme. La zone commerciale et la zone industrielle avoisinantes ont été paralysées (on a touché au portefeuille des patrons !).  Parallèlement, l’UL-CGT de Lille a fait un blocage d’Auchan Villeneuve d’Ascq, puis une action sur le chantier du “Grand stade”.

Le midi, AG à l’université de Lille 3.

L’après-midi, rassemblement CGT-CNT-SUD à l’entrée d’Euralille et du magasin « Carrefour ». Le rassemblement a été rejoint par les étudiant.e.s de la fac de Lille 3 en lutte.

Jeudi 21 octobre

Le matin, action prévue avec SUD et la CGT.

Le midi, AG des travailleurs territoriaux avec SUD et la CGT (rendez-vous à 12h à la “salle sous le beffroi”).

L’après-midi, manifestation des lycéenEs, étudiant.e.s, privé.e.s d’emploi, retraité.e.s et salarié.e.s en grève (rendez-vous à 14h30, porte de Paris).