Articles avec le tag ‘Belgique’

Manifestation pour le droit au logement le 21 mars à Bruxelles

mardi 14 mars 2017

Comme l’année dernière à la même date (cf. début du printemps et donc des expulsions locatives), une manifestation pour le droit au logement est organisée le mardi 21 mars à Bruxelles. Rendez-vous à 18h, porte de Namur.

À Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter et le nombre de SDF a fortement augmenté. De plus, suite à un fait-divers monté en épingle dans les médias, un projet de loi visant à accélérer les procédures d’expulsions ainsi qu’à pénaliser le squat a vu le jour et risque d’être voté d’ici deux semaines.

> Appel à la manifestation
> Article sur le projet de loi anti-squat

PS : à Lille, une manifestation pour le droit au logement aura lieu le samedi 1er avril 2017 à l’initiative des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’Indecosa CGT Nord (rendez-vous à 15h sur la Grand’Place).

Belgique : la loi Peeters… l’autre loi Travail !

dimanche 5 juin 2016

En Belgique, la loi El Khomri s’appelle la loi Peeters (du nom du ministre de l’emploi). Comme en France, ce projet a pour but de flexibiliser le droit du travail. Comme en France, il rencontre une forte résistance de la part de la population.

belgique-bloquons-semaine-45-heuresLes principaux éléments du projet de loi

Au cœur du projet, il y a l’annualisation du temps de travail. Le gouvernement belge aimerait que la semaine de travail de 38 heures soit calculée sur une moyenne d’un an (contre une moyenne actuelle de trois mois, négociée par secteur). D’autre part, il aimerait que la semaine puisse comporter jusqu’à 45 heures de travail et la journée jusqu’à 9 heures. Enfin, il aimerait étendre à d’autres secteurs le modèle du secteur automobile où la moyenne de 38 heures est calculée sur 6 ans et où les semaines peuvent aller jusqu’à 50 heures (et les journées jusqu’à 11 heures).

Le projet de loi Peeters s’attaque aussi aux heures supplémentaires. C’est ainsi que le gouvernement voudrait créer un stock d’heures supplémentaires non récupérables de 100 heures annuelles (et jusqu’à 360 heures négociées par secteurs), le tout avec un maximum de 143 heures supplémentaires par trimestre. D’autre part, il voudrait que les travailleurs/euses à temps partiel n’aient plus de complément salarial en cas d’heures supplémentaires.

Concernant le travail intérimaire, le gouvernement voudrait créer un contrat à durée indéterminée. Aujourd’hui, l’intérim n’est pas considéré comme un régime normal ; il doit être justifié par un surcroît exceptionnel de travail ou pour un remplacement. En créant cette possibilité contractuelle, il créerait une véritable catégorie de travailleurs précaires permanents. Cerise sur le gâteau : il voudrait retirer le droit de grève aux salarié-e-s intérimaires.

Concernant les cadres, le gouvernement voudrait faire en sorte que l’amplitude journalière de travail de ces salarié-e-s n’ait plus aucune limite, ni en soirée ni le weekend.

Concernant le télétravail occasionnel, le gouvernement aimerait le rendre possible sans négociation collective.

Autres éléments en discussion

Pour les salarié-e-s à temps partiel, le gouvernement voudrait rendre possible les contrats zéro heure (contrats dans lesquels les heures de travail ne sont pas indiquées). En pratique, un employeur pourrait informer un-e salarié-e de ses horaires la veille de sa journée de travail.

Après avoir supprimé les jours de carences en cas de maladie, les partis de la majorité (à l’exception du CD&V) voudraient les rétablir.

Le gouvernement souhaiterait réduire drastiquement l’accès aux congés thématiques (pour se former, éduquer ses enfants, etc.). L’impact serait d’autant plus important que – dans le calcul de la pension – ces congés sont actuellement comptés comme des périodes assimilées à du travail.

Le gouvernement souhaiterait rendre possible les dons de congés entre salarié-e-s. Ainsi, plutôt que d’embaucher pour remplacer celles ou ceux qui s’occupent de leurs enfants malades, l’employeur pourrait utiliser un-e salarié-e déjà engagé-e.

Agenda et mobilisation

Le projet de loi Peeters va être déposé d’ici l’été afin de pouvoir être voté en automne.

Plusieurs manifestations ont été organisées durant le mois de mai et le front commun syndical appelle à une reprise de la mobilisation dès le début de l’automne (manifestation le 29 septembre et grève le 7 octobre).

Mais la lutte continue néanmoins durant ce mois de juin. C’est ainsi que la FGTB appelle à une grève interprofessionnelle le vendredi 24. Quant à l’Union des bloqueuses et bloqueurs des 45h (une coordination démocratique d’assemblées locales où se réunissent des précaires, des salarié-e-s, des étudiant-e-s et des syndicalistes voulant bloquer la loi Peeters et son monde par tous les moyens nécessaires – cf. vidéo et liens ci-dessous), elle poursuit son développement et ses actions. Enfin, signalons que plusieurs délégations de syndicats belges seront présentes à la manifestation organisée le 28 juin à Lille contre le projet de loi El Khomri.

Compte twitter @BloquerLes45H
Page fb « Bloquons la semaine de 45h – Blokkeer de 45-urenweek »
Site internet de l’Union des bloqueuses et bloqueurs contre les 45 heures

Belgique : soutien à la grève des cheminots et cheminotes

lundi 4 janvier 2016

Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes

greve-cheminotsEn Belgique comme dans de nombreux autres pays, le service public est fortement attaqué par le gouvernement qui obéit ainsi aux diktats des patrons et actionnaires. Ils veulent tout privatiser, tout marchandiser, pour s’en mettre plein les poches avec les activités rentables, en abandonnant celles qui ne le sont pas mais demeurent pourtant nécessaires à la collectivité.

En Belgique comme dans de nombreux autres pays, les droits des travailleurs et des travailleuses sont remis en cause. Les patrons, les actionnaires, les banquiers et les gouvernements qui sont à leur service mènent une véritable guerre sociale contre les salarié-es, les chômeurs-ses, les retraité-es, les jeunes en formation. De multiples procédés sont utilisés pour tenter de bâillonner les luttes collectives, notamment les mouvements syndicaux dès lors qu’ils ne se soumettent pas au jeu du « dialogue social ». Ce jeu par lequel on veut nous faire croire que dans une discussion à froid, sans rapport de forces, celles et ceux qui ont le pouvoir dans l’entreprise et dans la cité et celles et ceux qui devraient juste obéir, ont le même poids et les mêmes chances de « convaincre » !

Les cheminots et les cheminotes de Belgique sont confronté-es à ces attaques antisociales. Sécurité ferroviaire dégradée, suppression d’emplois et chômage des jeunes, productivité accrue et conditions de travail plus mauvaises, stress et accidents de travail, fermetures de gares et dessertes abandonnées, salaires dérisoires et cadeaux aux patrons,… les motifs de faire grève sont nombreux ; ils sont communs à bien des secteurs professionnels, à bien des régions du monde.

Depuis des semaines, les syndicats CGSP-cheminots (FGTB) et CSC-Transcom ont annoncé la grève de janvier, si le gouvernement et les patrons des entreprises ferroviaires belges refusaient de négocier. Loin d’utiliser ce délai pour organiser des négociations, ces derniers ont choisi d’amplifier une intense campagne anti-syndicale et anti-grévistes, menée déjà depuis plusieurs mois. Des divisions sont apparues au sein du mouvement syndical cheminot, mais pour l’essentiel l’heure est toujours à la mobilisation collective, à la construction du rapport de forces, pour défendre les droits des cheminots et des cheminotes, et à travers eux les droits de tous les travailleurs et les travailleuses.

RSISLLes organisations du Réseau syndical international de solidarité et de luttes, et notamment celles membres du Réseau Rail Sans Frontières, saluent la grève des cheminots et cheminotes de Belgique. Bon courage et plein succès aux grévistes pour ce mouvement du 05/01/2016 (22h) au 07/01/2016 (22h) !

Convergence transfrontalière des luttes contre l’austérité, la dette et les traités internationaux au service des multinationales

mardi 3 mars 2015

dette-austerite-climat-traites-de-libre-echangeLundi 9 mars 2015, plusieurs organisations et associations * organisent un meeting franco-belge à Lille (salle du gymnase, 7 place Sébastopol, M° République).

La salle sera ouverte à partir de 18h. De 18 à 19h, des vidéos concernant l’ensemble des thèmes seront projetées et un spectacle sera donné par la troupe « La sainte église de la consommation ». Le meeting suivra à 19h.

L’objectif est de construire une démarche citoyenne transfrontalière contre l’austérité en s’appuyant sur la mobilisation de ces derniers mois en Belgique, sur les perspectives de mobilisation en France (grève interprofessionnelle du 9 avril) et sur les multiples initiatives internationales citoyennes ou associatives en cours (journée internationale à Francfort le 18 mars, grande parade à Bruxelles le 29 mars, journée contre les traités internationaux TAFTA, CETA et TiSA le 18 avril…).

* Premiers signataires pour la Belgique : CADTM, CSC, CNE, MOC, Tout autre chose. Premier signataires pour la France : AC!, ATTAC Lille, Roubaix, Tourcoing et Villeneuve d’Ascq, Collectif Stop-TAFTA, Ligue des Droits de l’Homme 59/62, Solidaires 59/62.

Belgique : vers un deuxième plan d’action intersyndical ?

vendredi 2 janvier 2015

Deux jours après la grève du 15 décembre 2014, les dirigeants des organisations syndicales belges ont accepté une concertation avec le patronat. Un premier accord a été conclu et il sera soumis prochainement au gouvernement. Mais cette concertation n’a pas de rapport direct avec le programme de « réformes » annoncé mi-octobre par le gouvernement. Elle apparait donc plutôt comme une façon de faire retomber la tension qui a été très forte pendant toute la durée du 1er plan d’action intersyndical (du 6 novembre au 15 décembre).

greve-generaleLe 13 janvier 2015, les dirigeants des organisations syndicales se réuniront pour étudier la possibilité d’un 2e plan d’action. La base militante de ces organisations syndicales, qui reste très mobilisée, saura-t-elle faire pression pour que le mouvement soit relancé et qu’un appel à la grève générale illimitée soit lancé ? Espérons-le car, dans le cas contraire, le gouvernement aura les coudées franches pour appliquer son programme d’austérité (retraite à 67 ans, blocage des salaires, augmentation des impôts, coupes claires dans les budgets de la Sécu et des services publics…) et pour prendre de nouvelles mesures encore plus désastreuses, poussé en cela par sa fraction ultra libérale (qui a le vent en poupe) ainsi que par la Commission européenne et le FMI.

Texte d’analyse sur le mouvement social en Belgique :
Le 15 décembre 2014, plusieurs lillois solidaires du mouvement social belge sont allés faire un tour à Tournai puis à Charleroi à l’occasion de la grève générale qui avait lieu ce jour-là en Belgique. Ils ont discuté avec des grévistes et pris des informations. À leur retour à Lille, ils ont rédigé un texte qui présente la situation, analyse le contexte syndical et brosse les perspectives s’offrant au mouvement ouvrier de ce pays. Au sommaire du texte qui nous a été transmis pour publication : Une mobilisation massive / Combattre l’austérité et les gouvernements libéraux / Le Front commun syndical, une tradition de concertation mais… / À Charleroi comme ailleurs, une base qui pousse / Quelles perspectives ? Syndicalisme de service ou grève illimitée ? Pour lire ce texte, cliquer ici

Belgique : premier bilan de la grève générale du 15 décembre

lundi 15 décembre 2014

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCe lundi 15 décembre 2014, la Belgique a connu l’une des grèves générales les plus importantes de son histoire. Depuis plusieurs semaines, la pression montait sur le gouvernement de droite dirigé par le libéral Charles Michel. Aujourd’hui, dans tout le pays, l’activité économique a été quasiment arrêtée. Des piquets de grève un peu partout, des barrages routiers et des blocages de zones commerciales & industrielles aux quatre coins du pays, les grands ports flamands fortement perturbés ou fermés à la circulation, les écoles et les crèches complètement fermées, des activités hospitalières réduites au minimum, les services de la poste et du ramassage des ordures paralysés, les programmes des radios publiques remplacés par de la musique (à l’exception des flashes d’info), aucun train, tramway et métro en Flandre et à Bruxelles, quelques rares bus en Wallonie, un espace aérien fermé sur l’ensemble du territoire, des magasins obligés de baisser leurs rideaux face à la pression des grévistes, des secteurs entiers de l’industrie, de la distribution et de l’administration tournant au ralenti ou totalement immobilisés… les travailleurs et travailleuses belges ont montré que ce sont eux/elles qui font tourner l’économie et que, uni.e.s et déterminé.e.s, ils/elles représentent une force considérable.

Bien sûr, ce n’est pas la révolution sociale à laquelle nous aspirons. Mais le fait d’avoir programmé un plan de lutte sur la durée avec des rendez-vous connus à l’avance (cf. notre article précédent) et la radicalité des actions menées lors de ces différents rendez-vous montrent que, s’il s’en donne les moyens, le mouvement syndical possède les armes susceptibles de faire plier gouvernement(s) et patronat. Un exemple à méditer, notamment en France où, depuis trop longtemps, certains syndicats endorment leurs adhérent.e.s et leurs sympathisant.e.s avec des journées de 24 heures sans lendemain et aux formes d’action mollassonnes.

Face à cette situation, Bart De Wever, le dirigeant du N-VA (parti nationaliste flamand) qui n’est pas membre du gouvernement fédéral mais qui est considéré comme le véritable homme fort de la coalition au pouvoir, a dénoncé une grève “politique”. Quant au patronat (frappé au porte-monnaie !), il a pleurniché sur le blocage des entreprises.

Au soir de cette journée mémorable, les syndicats belges continuent à dénoncer les projets du gouvernement fédéral qui, rappelons-le, vise à réaliser 11 milliards d’euros d’économies en 5 ans, refuse de revaloriser les salaires par rapport à l’inflation, prévoit de reculer l’âge légal de départ à la retraite de 65 à 67 ans à partir de 2030 et programme des coupes dans les services publics, les transports et la culture.

Belgique : quelques échos de la mobilisation menée actuellement contre les mesures d’austérité prises par le nouveau gouvernement

mardi 9 décembre 2014

Belgique-greve-generale-15decembre2014Le nouveau gouvernement fédéral belge (cf. note n° 1) est clairement ancré dans une politique réactionnaire. Il entend remettre en cause les droits des travailleurs et travailleuses dans de nombreux domaines (retraite, protection sociale, salaires, temps de travail, indemnisations…) et, pour cela, veut affaiblir le mouvement syndical (remise en cause du droit de grève, du rôle des organisations syndicales, etc.). Mi-octobre, les trois confédérations syndicales belges (FGTB, CSC et CGLSB) ont adopté un plan de mobilisation dans la durée (cf. note n° 2). Cette mobilisation est actuellement bien engagée et la grande grève générale prévue le 15 décembre se prépare activement.

Quelques échos de la mobilisation actuelle :

La manifestation du 6 novembre a été un énorme succès. Quant aux grèves provinciales de fin novembre et début décembre, le mouvement a été bien suivi et, à de nombreux endroits, les grévistes ont monté des barrages pour bloquer les accès aux entreprises. Une telle mobilisation n’avait pas eu lieu en Belgique depuis longtemps.

D’autre part, bien que les porte-paroles officiels du “front commun syndical” affirment que leur objectif n’est pas de faire tomber le nouveau gouvernement fédéral, des voix s’élèvent pour radicaliser le mouvement. Pour un nombre croissant de travailleurs, il ne s’agit plus de demander l’ouverture d’une concertation avec Charles Michel (premier ministre) mais de chasser la coalition actuellement au pouvoir. Parallèlement, les secteurs les plus en pointe dans la mobilisation refusent d’avoir pour perspective le retour au pouvoir de l’ancien gouvernement Di Rupo (PS), estimant que celui-ci a ouvert la voie à la droite et que les socio-démocrates, là où ils sont encore aux manettes (en Wallonie et à Bruxelles), ne font rien pour combattre l’austérité, bien au contraire. C’est dans ce contexte que des syndicalistes de base œuvrent pour que le mouvement syndical cesse de se réfugier dans un apolitisme qui, de fait, laisse la place aux partis. L’indépendance syndicale n’est pas de l’apolitisme ! Certains syndicats ont d’ores et déjà élaboré de véritables programmes alternatifs. Par exemple, à Charleroi et dans le Sud-Hainaut, la FGTB a adopté en congrès un texte intitulé Changer de cap maintenant : 10 objectifs d’un programme anticapitaliste d’urgence. S’il le voulait, le mouvement syndical belge – avec ses 3,5 millions d’adhérent-e-s – serait en mesure d’élaborer et d’imposer une autre politique sociale…

Sur le plan de l’action, des militant-e-s d’horizons divers agissent pour que la mobilisation soit contrôlée à la base (mise en place de comités de grève et d’assemblées générales pour organiser démocratiquement le mouvement et décider collectivement, syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s, des suites à mener). Ces militant-e-s œuvrent aussi pour que les dirigeants FGTB, CSC et CGSLB ne concluent pas un accord avec le gouvernement sans une consultation de toutes les personnes mobilisées.

Union régionale CNT 59/62

Notes :

* Le nouveau gouvernement fédéral belge – qui a prêté serment le 11 octobre 2014 – est né d’une coalition de droite entre le MR (parti wallon de centre droite), le CD§V (parti démocrate-chrétien flamand), l’Open VLD (parti libéral flamand) et la N-VA (parti nationaliste flamand). Le premier ministre est le libéral Charles Michel. La N-VA s’est emparé de 4 grands portefeuilles : l’intérieur (pour Jan Jambon), les finances (pour Johan Van Overtveldt), la défense (pour Steven Vandeput), l’asile et la migration (pour Theo Franken).

** 6 novembre 2014 : manifestation nationale à Bruxelles – 24 novembre 2014 : grève tournante dans les provinces du Hainaut, du Luxembourg, du Limbourg et d’Anvers – 1er décembre 2014 : grève tournante dans les provinces de Namur, de Liège, de Flandre occidentale et de Flandre orientale – 8 décembre 2014 : grève tournante dans les provinces du Brabant flamand, du Brabant wallon et à Bruxelles – 15 décembre 2014 : grève nationale – Fin décembre 2014 : évaluation du plan d’action – Début janvier 2015 : reprise des actions si le gouvernement maintient ses projets

Annexe :

Ci-dessous les revendications du “front commun syndical” (FGTB, CSC, CGLSB).

(suite…)

Belgique : mobilisation syndicale contre le nouveau gouvernement

vendredi 7 novembre 2014

Belgique-greve-generale-15decembre2014Le nouveau gouvernement belge qui a prêté serment le 11 octobre 2014 est né d’une coalition de droite entre le MR (parti wallon de centre droite), le CD§V (parti démocrate-chrétien flamand), l’Open VLD (parti libéral flamand) et la N-VA (parti nationaliste flamand).

Signe de l’extrême droitisation du pays, le N-VA a obtenu :
– le ministère de l’intérieur,
– le ministère des finances,
– le ministère de la défense et de la fonction publique,
– le secrétariat d’État à l’asile et la migration,
– le secrétariat d’État à la lutte contre la fraude et la pauvreté.

Autres signes tout aussi inquiétants : le 13 octobre, Jan Jambon – ministre de l’intérieur – a déclaré que les belges ayant collaboré avec l’Allemagne nazie « avaient leurs raisons » (il faut savoir qu’historiquement les nationalistes flamands sont liées à la collaboration nazie) et le 14 octobre, la presse a diffusé l’information selon laquelle Theo Francken – secrétaire d’État à l’asile et à la migration – avait participé le weekend précédent à l’anniversaire des 90 ans d’un membre des VMO (milice d’extrême-droite créée après la seconde guerre mondiale).

Parmi les premiers objectifs annoncés par le nouveau gouvernement, citons notamment :
– la mise en place d’un plan d’austérité,
– une marche arrière concernant le nucléaire (avec possibilité de construire une nouvelle centrale alors que l’ancien gouvernement était pour l’abandon de cette énergie),
– le recul de l’âge de départ à la retraite (67 ans à partir de 2030),
– l’allongement des carrières (avec possibilité de décourager les départs anticipés à la retraite),
– la possibilité d’obliger les demandeurs d’emploi à accepter des travaux d’intérêt général en contre-partie du versement de leurs indemnités chômage…

Face à cette situation, l’intersyndicale – traditionnellement molle et très accommodante avec l’ancien gouvernement (mises à part quelques branches de la FGTB) – a décidé de se mobiliser. Une première manifestation a eu lieu le 6 novembre à Brussel / Bruxelles (ce rassemblement a réuni plus 100.000 participants et des affrontements entre la police et plusieurs centaines de personnes – dont un grand nombre de dockers d’Antwerpen / Anvers – ont éclaté en fin de parcours). Et le 28 novembre ainsi que les 1er et 8 décembre prochains, des grèves tournantes seront organisées afin de préparer la grande grève générale prévue le lundi 15 décembre.

D’après les infos transmises par Sébastien, un camarade belge
domicilié à Tournai et militant de la CNT 59/62

 
PS : Le Réseau européen des syndicats alternatifs et de base a publié un communiqué de soutien à la grève du 15 décembre en Belgique. Pour le lire au format PDF, cliquer ici.

Premier bilan de la mobilisation :

Pour savoir où en est la mobilisation à la date du 8 décembre, voir ici.

Mobilisation contre les exclusions du chômage le 10 mars en Belgique

mardi 25 février 2014

En Belgique, depuis le 1er janvier 2012, le gouvernement Di Rupo (PS) a décidé de limiter les allocations-chômage à 3 ans maximum. Le 1er janvier 2015, 50 000 allocataires seront exclu-e-s du chômage.

manifestation-contre-chasse-aux-chomeurs-FGTB-Walonnie-BelgiqueSi nous ne partageons pas les orientations réformistes de la FGTB * (même si nous avons de bons contacts avec certain-e-s de ses militant-e-s de base), nous soutenons néanmoins toutes les actions qui, à travers le monde, rejoignent notre combat pour la justice sociale. C’est pourquoi nous relayons ici la mobilisation que la FGTB organise le lundi 10 mars 2014 en Belgique.

Quelques rendez-vous extraits du site de la FGTB :

  • Tournai : grande action devant devant l’ONEM (office national de l’emploi), le CPAS et l’Hôtel de ville ; rendez-vous à 9h30 devant le siège de la FGTB, 12A rue du Crampon.
  • Mons : action de sensibilisation de 11h à 12h30 dans le haut du secteur piétonnier.
  • Charleroi : assemblée d’information à 9h à l’Espace Quartz du Palais des Expositions, 21 avenue de l’Europe (entrée par la Géode, Parking P1 accessible gratuitement) ; cette assemblée sera suivie d’une action dans le centre-ville.
  • Arlon : rassemblement à 10h devant le siège de la FGTB, 80 rue des Martyrs.
* La FGTB / ABW (en français “Fédération générale du travail de Belgique” – en néerlandais “Algemeen Belgisch Vakverbond”) est, de par son nombre d’adhérent-e-s, la deuxième fédération syndicale belge. D’orientation réformiste, elle est apparentée au PS. Pour en savoir plus : wikipedia

Manifestation antifasciste le 31 août à Bruxelles

lundi 26 août 2013

Appel de camarades antifascistes belges :

Ce 31 août, le groupe d’extrême-droite identitaire « Nation » veut inaugurer son nouveau local à Bruxelles. Ils en ont d’ores et déjà un à Amay près de Liège. Nous trouvons l’expansion récente de ce groupe en Wallonie et à Bruxelles pour le moins préoccupante. Ils multiplient les tractages, les sections locales (il y en a désormais un peu partout en Wallonie) et se préparent aux prochaines élections (n’oublions pas qu’ils aiment à se comparer à « L’Aube dorée » grecque). Qu’est-ce que « Nation » ? Pour ceux qui ne les connaissent pas encore, « Nation » est un groupe « nationaliste-révolutionnaire » et « identitaire » fondé le 11 septembre 1999 par des dissidents du « Front National » et du « Front Nouveau de Belgique ». L’un de ses fondateurs, Hervé Van Laethem, dirigeait auparavant un groupuscule néo-nazi violent « L’Assaut ». Ce groupuscule était issu de la section francophone du VMO (Vlaams Militanten Orde, une milice violente qui sera finalement dissoute par la justice en 1981). Par ailleurs, « Nation » n’a jamais cessé d’entretenir des liens avec des groupes ouvertement néo-nazis comme « Blood & Honour Vlandereen » (avec qui ils ont participé à plusieurs manifestations dont celles du 8 octobre à Lille). Qui plus est, ce groupe se bouge régulièrement aux grosses manifs identitaires à l’étranger (principalement en France où ils participent entre autre à la manif du 9 mai, aux manifs identitaires lilloises). Ils ont également organisé une grosse manif « solidariste » en plein centre de Bruxelles le 1er mai dernier, sans rencontrer de réelle opposition. La situation commence à être vraiment puante et critique. Il est temps de réagir. C’est pour cela que nous organisons une manifestation antifasciste samedi 31 août à 15h, place Poelaert à Bruxelles.

Dernière minute :

Les camarades belges nous informent que leur manifestation est annulée.

Liste de quelques exilés fiscaux domiciliés près de chez nous…

mercredi 26 décembre 2012

patrons_medef_impot_fortunePrès de 800 français changent chaque année de résidence fiscale pour la mettre à l’étranger et échapper ainsi à l’impôt. Parmi ceux qui ont choisi de s’installer près de chez nous (c’est à dire en Belgique), en voici quelques uns :

Gérard Depardieu (acteur et homme d’affaires franco-russe) est “domicilié” depuis décembre 2012 à Néchin, un village situé à 19 km de Lille. Plusieurs membres de la famille Mulliez (Auchan, Décathlon, Mondial Moquette, Norauto et Kiabi) résident à Estaimpuis près de Néchin depuis les années 1990. Bernard Arnault (première fortune de France et quatrième du monde selon Forbes) a acheté une maison à Uccle près de Bruxelles et, en septembre 2012, il a demandé la nationalité belge (demande en cours). Jacques Badin (Carrefour) réside à Bruxelles. Des membres de la famille Meunier (majoritaire chez Carrefour) résident à Courtrai à 31 km de Lille. Hugues Taittinger (fabricant de champagne) a la nationalité belge depuis l’été 2012. Philippe Hersant (patron de presse), Jacques Tajan (ancien premier commissaire-priseur de France) et des membres de la famille Despature (propriétaire des marques Damart et Somfy) résident en Belgique. Liste non exhaustive bien entendu !

Parution du bulletin CNT 59/62

mercredi 28 avril 2010

N° 29 – printemps / été 2010 – 28 pages

Téléchargement au format PDF

Au sommaire  :

  • Edito
  • « Les fabriques se sont tues »
  • Un nouveau local pour la maison des syndicats CNT de Lille
  • Brèves de luttes
  • Des décrets et des craies
  • Grève des loyers étudiants
  • Grève locale dans les bahuts
  • AED et AVS discount
  • FSL et accès au logement
  • « Au cœur de nos villes »
  • Solidarité
  • Droit du travail : conseiller du salarié
  • Le dossier : les retraites
  • Construction d’un réseau CNT en Belgique
  • La section CNT de Sevelnord
  • Chiapas : 15 années de résistance contre-culturelle et anti-système
  • Trois ch’tis dans la réalité Zapatiste
  • Une « Fête de la Commune béthunoise »
  • Lecture du chat noir
  • Fiche juridique : le CUI
  • La CNT, c’est quoi ?
  • People and Baby