Articles avec le tag ‘autogestion’

Mémoire ouvrière et locale : la coopérative « L’Union de Lille »

mardi 7 février 2017

L’Union de Lille est une coopérative créée en 1892 par un groupe d’ouvriers et d’ouvrières. Au début, il s’agit uniquement d’acheter du pain en gros afin de le revendre aux sociétaires à un prix plus bas que celui pratiqué au détail dans les boulangeries lilloises. Le succès est fulgurant et, en 1897, la coopérative compte 4053 adhérent.es. L’union de Lille décide alors d’élargir son champ d’activités…

En 1902, elle produit son propre pain et fait construire dans le quartier populaire de Lille-Moulins un bâtiment de 3000 m2 dont le style monumental symbolise la fierté de la classe ouvrière et rivalise avec les productions architecturales du patronat de l’époque (usines-châteaux, hôtels particuliers, etc.). Situé rue d’Arras (en face de la place Vanhoenacker et à 450 mètres du local actuel de la CNT), cet édifice abrite non seulement une boulangerie mais aussi une épicerie, une mercerie, un magasin de confection, une bibliothèque, une école de musique, une salle de gymnastique, une imprimerie militante, un café de 200 places et une magnifique salle de spectacle de 2000 places. L’Union de Lille accueille aussi des sociétés de secours mutuels destinées à venir en aide aux ouvriers et ouvrières en cas de chômage, de maladie ou de décès (bien avant la création de la Sécu). Enfin, elle sert de siège social aux organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier lillois. C’est dans les locaux de L’Union de Lille que se préparent les grèves et les manifestations. C’est là qu’ont lieu les causeries populaires et les grands meetings. C’est là aussi que sont organisées les fêtes de soutien (comme en 1937 et 1938 pour les antifascistes espagnols). Bref, un bel exemple d’auto-organisation des travailleurs.euses !

Dans les années 1950, la coopérative de consommation disparait à cause de la désindustrialisation du quartier et, sur le plan militant, le lieu perd peu à peu de son importance. Un cinéma est créé dans la salle des fêtes mais, à la fin des années 1960, il disparait lui aussi. À partir des années 1970, les locaux sont désaffectés, à l’exception de l’imprimerie qui fonctionne encore mais qui est devenue une entreprise privée liée au PS. Au début des années 1980, un cabinet d’architectes chargé par la mairie de Lille d’une étude pour l’aménagement et le développement du quartier de Moulins préconise de « conserver et protéger un ensemble architectural dont les qualités de composition et de construction ne pourraient plus être égalées ». Au milieu des années 1980, Pierre Mauroy (maire PS de Lille) déclare son intention de créer à cet endroit une « fondation du mouvement ouvrier ». Mais rien n’est fait et le bâtiment continue à se détériorer. Une association est alors créée par les habitant.es du quartier pour défendre ce qu’ils/elles considèrent comme un « lieu de culture et d’expression ».

Finalement, en 1994, la mairie décide de faire démolir le bâtiment pour le remplacer par des appartements et un supermarché. Ne subsiste aujourd’hui que l’imposante façade, classée à l’inventaire des monuments historiques et sur laquelle sont gravés ces mots : « COOPÉRATIVE L’UNION DE LILLE ». Mais ne cherchez pas un panneau expliquant à quoi correspond historiquement cette façade car, comme pour l’emplacement de l’estaminet lillois où fut composée la musique de « L’Internationale » (en savoir plus à ce sujet), la mairie de Lille n’a pas jugé utile pour l’instant d’en installer un !

> Plan d’accès et vue actuelle de la façade de l’ex-coopérative

Contre le Front national et toutes les politiques fascisantes d’où qu’elles viennent !

lundi 14 décembre 2015

Petite citation à propos du fascisme : « Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte. Quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » (Françoise Giroud)
 
affiche-cnt-nord-pdc-contre-fn-et-toutes-politiques-fascisantes

> Télécharger cette affiche au format PDF
> Lire notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Discussions avec Yasin Duman, témoin et acteur des luttes kurdes, coordinateur de la campagne « Des livres pour Rojava »

dimanche 11 octobre 2015

Rojava-SolidarityLe 28 octobre 2015 à Villeneuve d’Ascq et le lendemain à Lille, le syndicat SUD Étudiant-e-s organise une discussion avec Yasin Duman, témoin et acteur des luttes kurdes *, coordinateur de la campagne « Des livres pour Rojava ».

Mercredi 28 octobre à 15h à la MDE, avenue Carl Gauss, Villeneuve d’Ascq (M° Cité Scientifique)

Discussion sur les méthodes pédagogiques alternatives et anti-hiérarchiques mises au point par l’université de sciences humaines de Qamishlo (Rojava). C’est cette même université qui a lancé la campagne de solidarité internationale intitulée « Des livres pour Rojava ».

Jeudi 29 octobre à 18h au CCL, 4 rue de Colmar, Lille (M° Porte des Postes)

Yasin Duman, qui a rédigé un mémoire sur le fonctionnement politique du Rojava * et la résolution des conflits dans cet espace, nous expliquera l’organisation mise en place au Kurdistan syrien et nous pourrons ensemble parler de l’actualité dans les espaces kurdes du Moyen-Orient ainsi que des formes de soutien possibles.
 

* Le Kurdistan est une région qui s’étend sur le territoire de 4 États : la Turquie, la Syrie, l’Irak et l’Iran. Ce qu’on appelle le « Rojava » (« Ouest » en langue kurde), c’est le Kurdistan syrien. En 2013, pendant la guerre civile syrienne, le Rojava a déclaré son autonomie. Depuis, les rojaviens tentent de mettre en place un système politique et social basé sur l’autodétermination (les villages et cantons sont dirigés par les habitant-e-s réuni-e-s en assemblées générales), l’égalité des sexes (principe de co-mandatement avec un homme et une femme pour chaque assemblée + assemblées locales et générales en non-mixité femmes), la défense des minorités ethniques et religieuses, des principes écologistes et la socialisation des moyens de production. Notamment pour ces raisons, ils subissent des assauts répétés de DAESH (l’État islamique).

« J’aime l’entreprise ! »

mardi 7 octobre 2014

Comme cet été lors de l’université du MEDEF et comme à Berlin le 22 septembre, Manuel Valls a répété le 6 octobre 2014 à l’occasion d’un déplacement à Londres qu’il “aime les entreprises”. Mais de quelles entreprises le premier ministre parle-t-il ? Quand on voit à quel public il s’adresse en faisant ce type de déclaration, une chose est claire : il s’agit des entreprises capitalistes ! Drôle de position quand on se prétend socialiste…

autogestionNous aussi, nous aimons les entreprises ! Mais, contrairement à Valls, pas celles qui sont gérées par des patrons et des financiers ! Nous aimons celles qui préfigurent ce que pourrait être une économie autogestionnaire : les sociétés coopératives et participatives (SCOP).

Certes, les SCOP sont des entreprises commerciales qui interviennent dans le cadre du système capitaliste et beaucoup d’entre elles n’ont pas un véritable fonctionnement autogestionnaire. Cela dit, certaines SCOP permettent à des gens de travailler ensemble sur des bases égalitaires et anti-hiérarchiques. Ces coopératives-là ont également une réflexion sur le comment et le pourquoi de leur production. D’autre part, elles n’hésitent pas si nécessaire à sélectionner leurs clients. Bien sûr, même dans ce cas, elles ne sont que des îlots au sein de l’océan capitaliste et on est loin de l’autogestion au sens large du terme (c’est à dire en tant qu’alternative globale au système capitaliste – à ce propos, voir le projet révolutionnaire de la CNT). Mais les SCOP permettent d’expérimenter une autre façon de travailler. Ainsi, même si le mouvement coopératif a ses limites et ses contradictions, il est porteur d’idées et de pratiques intéressantes. Plusieurs militants de la CNT 59/62 sont investis au sein de ce mouvement. N’hésitez pas à nous contacter pour de plus amples renseignements ! Vous pouvez aussi consulter cet article : www.cnt-f.org/59-62/2012/05/comment-creer-une-cooperative

Le LAG du bassin minier

vendredi 3 octobre 2014

Le LAG (« Lieu Auto Géré ») est situé 23 avenue Jean Jaurès à Liévin, dans le bassin minier du Pas-de-Calais. C’est un local associatif animé par des militant-e-s investi-e-s dans des collectifs aussi divers que Politis 62, Fraternité Migrants, Fraternité Rroms, Eau… secours 62, le projet PAP (Projet Agricole et Politique) et son corollaire la cantine autogérée, les objecteurs de croissance, Colère LAG-Lievindu Présent, les AMAPs, la chorale de Politis 62, etc. Le LAG vise à permettre une plus grande autonomie locale du mouvement social et à faciliter les actions directes en offrant un lieu de rassemblement et de coordination des initiatives alternatives et des luttes sociales. C’est un lieu de convivialité où l’on peut se retrouver autour d’un verre, pour refaire un monde qui en a bien besoin.

Extraits de l’agenda du LAG pour les mois à venir :

  • Jeudi 16 octobre 2014 :
    Première partie d’un cycle de projections (films de fiction) sur le thème “L’argent et ses représentations”. En savoir plus
  • Vendredi 14 novembre 2014 :
    Chorale « Chants de lutte et d’espoir » suivie d’une auberge espagnole. En savoir plus
  • Jeudi 20 novembre 2014 :
    Deuxième partie d’un cycle de projections (films de fiction) sur le thème « L’argent et ses représentations ». En savoir plus
  • Du mercredi 3 au samedi 27 décembre 2014 :
    Conférences, tables rondes, expositions et concert à l’occasion du 40e anniversaire de la catastrophe minière de Liévin (27 déc 1974). En savoir plus

Pour connaître les autres activités organisées au LAG (comme par exemple la collecte de médicaments en soutien au dispensaire autogéré d’Exarcheia en Grèce), consulter le site http://lelag.fr

Projection du film “Grèce : ne vivons plus comme des esclaves” le 5 mars à V. d’Ascq

samedi 1 février 2014

affiche-du-film-Ne-vivons-plus-comme-des-esclaves-le-5mars2014-a-V-d-AscqMercredi 5 mars 2014 à 19h30, au cinéma Le Méliès (centre commercial du Triolo, rue Traversière, Villeneuve d’Ascq, M° Triolo), l’association “An Zéro – Cap autogestion” présente une projection-débat de “Ne vivons plus comme des esclaves”, un film-documentaire d’1h29 consacré à la résistance du peuple grec face à la “crise”. Ci-dessous une petite présentation écrite ainsi qu’une bande-annonce vidéo.

En présence du réalisateur & en partenariat avec ATTAC et la CNT. Entrée à prix libre.

Pour télécharger l’affiche en pdf, cliquer ici.

Présentation du film et de son réalisateur :

Venu des catacombes grecques de l’Europe, un murmure traverse le continent dévasté : “Ne vivons plus comme des esclaves” (prononcer “Na mi zisoumé san douli” en grec). Sur les murs des villes et sur les rochers des campagnes, sur les panneaux publicitaires vides ou détournés, dans les journaux alternatifs et sur les radios rebelles, dans les lieux d’occupation et d’autogestion qui se multiplient, tel est le slogan que la résistance grecque diffuse, jour après jour, et nous invite à reprendre en chœur sur les mélodies de ce film à ses côtés. Un grand bol d’air frais, d’enthousiasme et d’utopies en marche, venu de la mer Égée. Le réalisateur, Yannis Youlountas, a diversement écrit sur la « crise grecque » ces dernières années. Cette fois, c’est avec poésie qu’il délaisse l’analyse chiffrée pour un voyage émouvant fait de rencontres et de chansons au cœur de la résistance et des alternatives qui se renforcent de jour en jour.

Bande-annonce du film :

Quatre autres bandes-annonces peuvent être visionnées sur le site officiel du film :
http://nevivonspluscommedesesclaves.net/spip.php?rubrique4

Dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles, dans les quartiers…

dimanche 13 octobre 2013

C’est tous ensemble qu’il faut lutter !
C’est tous ensemble qu’on va gagner !

Durée : 31 secondes

> Ce clip vidéo de 1 Mo est téléchargeable ici (clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »).

> L’affiche est téléchargeable ici au format jpg et ici au format pdf. Pour info, cette affiche a été réalisée à partir d’un dessin de “Azagra revuelta”.

Activités publiques du Lieu Auto Géré (LAG) du bassin minier pour la rentrée 2013

jeudi 5 septembre 2013

Communiqué du LAG, 23 avenue Jean Jaurès, 62800 Liévin :

autogestionC’est la rentrée pour le LAG, une rentrée plus autogestionnaire que jamais, en phase avec le développement de nos alternatives, et les luttes sociales et écologiques.

Dans le cadre de cette rentrée, nous avons constitué deux groupes de travail, ouverts à toutes et à tous. Si vous êtes intéressé-es, n’hésitez pas à rejoindre un de ces groupes. C’est chaque groupe qui définit ses modes de travail, de décisions, ainsi que la fréquence de ses réunions.

Groupe 1 : le ciné au LAG
Il s’agit pour ce groupe d’organiser les différentes programmations ciné du LAG.

Groupe 2 : les concerts au LAG
Dans le même esprit, il s’agit pour ce groupe d’organiser les soirées concerts du LAG.

Agenda des soirées :

– Mercredi 11 septembre : soirée ciné Chili 1973
Au LAG à 20h  – C’était à Santiago, il y a 40 ans. Projection d’un film de Patricio Guzman

– Vendredi 27 septembre : chorale
Au LAG de 19h30 à 21h, suivie d’une auberge espagnole

– Samedi 28 septembre : soirée publique “Jeunes maraîchers”
Au LAG de 18h30 à 21h, suivie d’une auberge espagnole – Pour nourrir le bassin minier, se passer de la grande distribution, retrouver notre autonomie alimentaire, il faut installer de nombreux paysans et paysannes !

– Vendredi 11 octobre : chorale
Au LAG de 19H30 à 21h, suivie d’une auberge espagnole

– Lundi 21 octobre : comprendre la crise actuelle du capitalisme
Au LAG de 18h00 à 21h – Il s’agit de la première séance de notre formation 2013-2014). N’hésitez  pas à vous inscrire. Cette formation est entièrement gratuite.

Clip annonçant la parution du livre « De l’autogestion, théories et pratiques » (éditions CNT-RP)

vendredi 7 juin 2013

De l’autogestion, théories et pratiques” est un ouvrage collectif de 352 pages publié en mai 2013 par les éditions CNT région parisienne. Il explore deux aspects de l’autogestion, l’un historique, l’autre actuel, vivant, vivace, fait d’expériences, de réussites et parfois de déboires. Il s’agit d’éclairer une notion essentielle de la lutte des classes : le besoin viscéral de la classe exploitée de prendre ses affaires en main, tant dans l’entreprise que dans la société. À contre-courant des renoncements actuels, il est utile et nécessaire de revenir sur cette problématique émancipatrice. L’analyse de son itinéraire historique et politique nous permet d’en donner une définition renouvelée et pragmatique. Mais l’autogestion n’est pas, loin s’en faut, une théorie figée ou un dogme. L’aspiration à ce principe se conjugue au présent aux quatre coins de la planète. C’est ce qui distingue fondamentalement cette pratique. Elle doit être un fait, ici et maintenant, ou elle ne sera rien demain. Ce livre n’est pas une profession de foi. C’est un outil permettant d’enrichir notre compréhension, nos réflexions, nos luttes pour imaginer un autre futur.

Pour télécharger ce fichier vidéo de 8 Mo :
clic droit sur le lien puis “Enregistrer la cible du lien sous…”

Article de présentation, prix du livre et adresse pour le commander :

Choisir de réaliser un livre consacré à l’autogestion dans un contexte de recul des luttes sociales, de perte d’identité collective de classe, réalités qui génèrent le repli sur soi, celui de l’individu, celui du chauvinisme et du nationalisme, celui de la religion, du communautarisme, est une décision qui peut sembler à contre courant des vents dominants.

(suite…)

Enregistrement vidéo de la conférence-débat organisée par l’UL-CNT de Lille sur la crise de l’économie capitaliste

samedi 11 mai 2013

Le 3 mai 2013, l’union locale des syndicats CNT de Lille organisait une conférence-débat sur la crise de l’économie capitaliste avec la participation d’Aurélie & Rémy (CNT – Lille) et de Didier (CNT solidarité ouvrière – Lyon). En voici l’enregistrement quasi intégral…

Durée : 1h 06

> Pour en savoir plus sur l’origine de la dette, voir le film d’animation “Comprendre la dette publique en quelques minutes”

Deuxième édition de la Foire à l’autogestion

dimanche 24 février 2013

Appel à initiatives du comité d’organisation :

La crise que nous traversons est loin d’être finie. Il s’agit non seulement d’une crise économique mais aussi d’une crise politique. Le capitalisme désagrège les sociétés et précipite la planète dans une catastrophe écologique. Les États organisent ce système prédateur. Pour nous, l’autogestion est un outil pour une alternative sociale, économique et politique. N’attendons pas que les réponses tombent d’en haut, mais remettons en question notre manière de produire et construisons des réseaux de solidarité concrète, afin de reprendre nos vies en main.

foire-a-l-autogestion-dessinEn juin 2012, l’autogestion a été au cœur d’un événement festif et populaire, la Foire à l’autogestion. Une soixantaine de structures coopératives, politiques, syndicales et associatives y ont participé, attirant 1 300 visiteurs à Paris et à Montreuil. Et si, cette année, on élargissait tous azimuts ? Nous proposons aux autogestionnaires de tout l’Hexagone – et en particulier aux groupes locaux des structures adhérentes à la Foire – de s’appuyer sur la Foire 2013 pour contribuer à faire revivre cette grande idée dans le débat public. Cela peut consister en l’organisation d’une conférence, d’une projection-débat ou de tout événement local qui mette en avant l’autogestion.

Pour sa 2e édition, la Foire à l’autogestion des 8 et 9 juin reviendra sur les questions de la reprise en mains de la production, mais aussi sur l’auto-organisation des luttes et le rôle d’un syndicalisme autogestionnaire. Dans le même temps, elle s’efforcera de faire davantage de place aux thématiques féministes et d’habitat. Autour des grands forums de débat, nous visons davantage d’ateliers pratiques, techniques et manuels, car la Foire à l’autogestion ne doit pas être qu’un lieu de parlottes ! Davantage de culture et de détente également, avec un aspect plus festif. Et, comme l’an dernier, des stands, un espace radio, un cycle de projection vidéo, un concert, une librairie, un espace enfants… Tout cela dépendra de l’implication des militants et des organisations autogestionnaires car, comme l’an passé, l’événement reposera exclusivement sur le bénévolat et l’autofinancement. Nous en appelons donc aux bonnes volontés. L’autogestion sera joyeuse ou ne sera pas !

Quelques liens pour en savoir plus sur l’autogestion :
> Site de la Confédération générale des SCOP
> Rubrique « coopératives » du site confédéral de la CNT
> Document pdf de la CNT 59/62 sur l’organisation d’une société autogérée
> Compte-rendu de la conférence sur les coopératives organisée en 2012 par l’UL-CNT de Lille

Et un petit clip vidéo réalisé en février 2013 par le secteur vidéo CNT :
Les patrons sont-ils indispensables ?

Premier bilan du mouvement de lutte contre la réforme des retraites…

jeudi 4 novembre 2010

Tract de la CNT à télécharger (1 page – format pdf)

Même s’il est loin d’être fini, il est intéressant de faire un premier bilan du mouvement de lutte contre la réforme des retraites.

Malgré huit journées d’action particulièrement suivies, il apparaît que même avec 3,5 millions de personnes dans les rues, les défilés ne permettent pas d’être correctement entendus. Ce n’est pas vraiment une surprise, mais beaucoup d’entre nous l’avaient un peu oublié.

Ces dernières semaines, partout en France, les blocages dans les raffineries, les centres de traitement des ordures et bien d’autres sites se sont multipliés. Incontestablement, l’obstination de l’État et du patronat à imposer leur réforme des retraites a poussé le mouvement social à retrouver des pratiques syndicales disparues depuis trop longtemps…

L’unité à la base
Le mouvement social sur les retraites a permis de retrouver des pratiques intersyndicales à la base, fondées sur une représentativité de terrain. Malgré les divergences entre syndicats, un grand nombre de travailleurs et travailleuses ont privilégié leurs intérêts en développant une mobilisation commune, loin des défilés par cortèges syndicaux cloisonnés.

L’interprofessionnalisme
Alors que depuis plusieurs années, l’heure était plutôt au repli sur soi et à la lutte catégorielle ou par entreprise, la mobilisation contre la réforme des retraites a permis de retrouver des actions où se mêlent tous les corps de métiers et d’industrie, chacun soutenant l’autre avec un même objectif.

L’action directe des travailleurs
Souvent montrée du doigt, l’action directe des travailleurs s’est largement développée ces dernières semaines. Dans son sens premier, c’est à dire loin de la violence individuelle ou d’une avant-garde éclairée qui reste sans effet mais plutôt en organisant des actions syndicales à la base sans attendre le feu vert des dirigeants syndicaux et sans déléguer à des représentants qui négocient et décident sans tenir compte de l’avis des travailleurs et travailleuses.

L’autogestion des luttes
Les assemblées générales souveraines se sont multipliées, dans le public comme le privé, sectorielles ou interprofessionnelles, pour décider collectivement de la grève, de sa reconduction ou non, ainsi que des actions syndicales à mener. Avec, en outre, un respect des décisions prises par chacun, vers une réelle autonomie des travailleurs et de leurs collectifs de travail.

La solidarité de classe
Tous les salariés ne pouvant faire grève en même temps – notamment les précaires et/ou isolés –, les syndicats ont repris à leur compte les idées de caisse de grève, de blocage par des camarades extérieurs à l’entreprise, pour éviter les sanctions pour les travailleurs de l’entreprise elle-même. Ce mouvement a renforcé la conscience de classe de tous et toutes : face au patronat et à l’État, nous avons tous les mêmes intérêts et nous sommes solidaires !

Le blocage de l’économie
Contrairement à ce qu’a affirmé la propagande d’État, les grèves reconductibles et les blocages ne furent pas un choix mais une nécessité. Comment penser sérieusement que des grèves peuvent se résumer à des défilés dans les rues, encadrés par les forces de l’ordre ? L’histoire, notamment en juin 1936, a souvent montré que nos droits, nos acquis sociaux ont été arrachés (et pas demandés poliment) à l’issue de luttes très dures et généralement en utilisant le seul moyen à la disposition des travailleurs et des travailleuses : la grève et le blocage de la production sur le lieu de travail. C’est ce que nous avons redécouvert dans le mouvement contre la réforme des retraites !

Ce sont ces pratiques de lutte, intergénérationnelles, fondées sur l’action collective et la solidarité de classe, qui peuvent nous permettre de gagner demain. Ne lâchons rien ! Continuons de développer dans le mouvement actuel comme dans ceux qui suivront :
– l’unité syndicale à la base,
– les prises de décisions collectives en assemblées générales souveraines pour permettre à tous les grévistes de s’approprier la lutte,
– les actions collectives de blocage d’entreprises et voies d’accès aux zones où sont produites les richesses,
– le partage des informations sur les luttes et initiatives,
– la solidarité interprofessionnelle,
– les caisses de grève pour nous permettre de tenir et de gagner,
– les grèves reconductibles ou tournantes, qui bloquent la production des richesses et donc des profits…

Généraliser les pratiques de lutte, aujourd’hui et demain…

jeudi 21 octobre 2010

Tract CNT de 2 pages (à télécharger au format pdf en cliquant sur ce lien)

Au sommaire :

– L’unité à la base
– L’interprofessionalisme
– L’action directe des travailleurs
– L’autogestion des luttes
– La solidarité de classe
– Le blocage de l’économie
– Généraliser, aujourd’hui et demain…
– Et si nous arrivons au retrait de la réforme ?
– L’unité face aux provocations policières

Vidéo : présentation des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais

mercredi 16 juin 2010

Sommaire :

1. Le fonctionnement de la CNT, ses terrains de lutte, ses objectifs de transformation sociale…
2. La maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras, 59000 Lille
3. Un syndicalisme autogestionnaire (démocratie directe, mandats impératifs…)
4. Pédagogie et révolution sociale
5. Contre le sexisme et le racisme
6. La CNT dans les entreprises (les RSS, les section syndicales, les conditions de travail, les salaires, les retraites, la précarité, la hiérarchie…)
7. La CNT, un syndicat de combat !
8. Le bulletin de l’union régionale CNT 59/62 (ch’ Brrr… pour un réchauffement des luttes sociales !)
9. Le site web de l’union régionale CNT 59/62

Réalisation : union locale CNT de Lille – 16 juin 2010

Durée : 16 minutes 59 secondes

Autres vidéos :

> Images des nouveaux locaux de la CNT Béthune

> Rétrospective 1993 – 2011 de la CNT Nord Pas-de-Calais