Articles avec le tag ‘antifascisme’

Argumentaire syndical contre le programme du FN

dimanche 12 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

« Chez nous » : un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont

mardi 31 janvier 2017

Le 22 février 2017 sortira Chez nous, un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. Ce drame, réalisé par le cinéaste belge Lucas Belvaux et tourné dans le département du Pas-de-Calais, est adapté d’un roman noir de Jérôme Leroy intitulé Le Bloc.

Parmi les actrices et acteurs principaux, citons Émilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Catherine Jacob. Cette dernière joue le rôle de la présidente d’un parti d’extrême droite cherchant à se dédiaboliser, une présidente dont le portrait, le comportement et les propos font penser à Marine Le Pen.

Le film raconte comment une jeune mère célibataire (rôle incarné par Émilie Dequenne) est approchée par le Bloc patriotique (un parti xénophobe et nationaliste faisant penser au FN) pour se présenter aux élections municipales dans une ville “imaginaire” dénommée Hénard.

Après avoir vu la bande-annonce, Steeve Briois (l’actuel maire FN d’Hénin-Beaumont) a traité le film de « navet » et s’en est pris au physique de l’actrice Catherine Jacob. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a trouvé que la sortie du film était « absolument inadmissible » en raison de sa proximité avec l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Bande-annonce du film :

Extrait de la note d’intention de L. Belvaux publiée dans le dossier de presse du film :

CHEZ NOUS est un film engagé […]. Il n’est pas militant pour autant, il n’expose pas vraiment de thèse. J’ai essayé de décrire une situation, un parti, une nébuleuse, de décortiquer son discours, de comprendre son impact, son efficacité, son pouvoir de séduction. De montrer la désagrégation progressive du surmoi qu’il provoque, libérant une parole jusqu’ici indicible. D’exposer la confusion qu’il entretient, les peurs qu’il suscite, celles qu’il instrumentalise. Le film ne s’adresse pas en priorité, et ne doit pas s’adresser, qu’à des gens mobilisés, très au fait de ce qu’est vraiment l’extrême-droite. Ce qu’il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s’informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l’émotion, que par des média d’analyses et de réflexions. J’ai essayé d’éviter « l’entre-soi », de parler à tous et à chacun, « d’homme à homme » en quelque sorte. De montrer plutôt que de démontrer. De tendre un miroir, non déformant, car, si les miroirs réfléchissent, ils font parfois réfléchir ceux qui s’y voient. Les miroirs nous montrent aussi ce qu’il y a derrière nous, ils nous inscrivent dans un décor, dans le monde, objectivement. Ils nous mettent en perspective et face à nous même. Dans le même temps. Ce film s’adresse d’abord, à ceux qui un jour, demain peut-être, seraient tentés de répondre au chant de ces sirènes. Je ne sais pas si c’est utile. Je suis sûr, en tout cas, que ça vaut la peine d’essayer. […] Lire la note d’intention dans son intégralité

Extrait de l’entretien avec L. Belvaux publié dans le dossier de presse du film :

Votre film se distingue de ce qu’on appelait des « fictions de gauche », qui étaient des dossiers résolument à charge. Vous êtes davantage dans une démarche pour comprendre, notamment ce qui peut susciter l’adhésion à un mouvement d’extrême droite. Mais, avec le cinéma, n’y a-t-il pas un danger d’empathie avec « l’ennemi » ?

Lucas Belvaux : Oui. Mais on a besoin de cette empathie. Il est inhérent à la démarche puisque j’essaie de comprendre comment on en arrive là. Mais empathie ne veut pas dire identification. Je n’ai pas forcément envie que le spectateur s’identifie au personnage. L’idée, c’est d’être avec lui, à côté, d’essayer de se mettre à sa place, de partager son point de vue, pour essayer de comprendre son cheminement. Comprendre une démarche, ce n’est pas la partager. Ce n’est pas l’excuser. C’est une chose à laquelle j’accorde beaucoup d’attention en tant que cinéaste. Je veux que le spectateur soit libre de penser ce qu’il veut. Je pense qu’il y a un cinéma totalitaire, qui impose ses points de vue en instrumentalisant ses personnages, les “bons” comme les “méchants”. Et qu’il y a un cinéma qui raconte les histoires “démocratiquement”, où le cinéaste ne cache pas son point de vue, mais laisse assez de liberté au spectateur pour qu’il puisse développer le sien. […] Lire l’entretien dans son intégralité

Informations et lutte contre l’extrême droite :

Voir le dossier de la CNT Nord PdC Picardie

Initiative de soutien aux réfugié-es le 26/11 à Péronne

jeudi 24 novembre 2016

refugees-welcome-sur-fond-noirL’Action antifasciste Picardie, la CNT Picardie et Solidaires 80 appellent à être présent-es samedi 26 novembre 2016 à Péronne (Somme) pour protester contre la manifestation anti migrant-es qui aura lieu le même jour dans cette ville.

À Amiens, rendez-vous devant le cirque à 8h30 pour un départ vers Péronne à 9h précises. Un autocar à prix libre est prévu (vous pouvez écrire à alt.c9-5od1c5gq@yopmail.com pour réserver). Si le bus est complet, de nombreux/euses participant-es proposeront des places dans leur véhicule.

Extrait du tract qui sera distribué le 26 novembre à Péronne :

Péronnais, Péronnaises et autres habitant-es du Vermandois, du Santerre, une manifestation contre les migrant-es est organisée par le Parti de la France et le SIEL (extrême droite).

Il nous est impossible de rester impassible face à cette montée du fascisme qui n’est pas sans nous rappeler les heures sombres du 20e siècle et il est intolérable que la liberté d’expression devienne une excuse à des propos racistes, injustes, violents et liberticides…

Les fachos, la droite, le gouvernement et les médias à leur botte créent la peur et le rejet de l’autre qui montent autour de nous. Dénoncer un bouc émissaire crée l’angoisse et permet d’effrayer la population ce qui permet de casser toutes les protections sociales et de permettre aux patrons de se goinfrer sur l’argent volé aux travailleurs/euses et aux précaires (chômeurs/euses, intérimaires, immigré-es) mais surtout de restreindre nos libertés. L’ennemi, c’est le patron, le financier, le politique qui se vautrent dans le luxe en exigeant de nous toujours plus !

Les prétendus arguments utilisés sont, en plus, mensongers. Les migrant-es ne coûtent rien ! En revanche, ce qui coûte cher, c’est Frontex (Police des frontières) avec un budget estimé à 250 millions pour 2016 en n’oubliant pas les 100 milliards d’aide de l’État au patronat qui n’embauche pas et réclame de plus en plus au détriment des travailleurs/euses.

Il ne s’agit pas d’un problème financier mais d’une volonté claire des États occidentaux de maintenir la domination du reste de la planète. Ils refusent d’apporter l’aide la plus minimale à des réfugié-es fuyant la guerre que l’on provoque depuis la colonisation et en continuant à les piller. Ces guerres qui jettent des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sur les routes rapportent beaucoup à la France qui est l’un des plus importants vendeurs d’armes. Mais, à notre sens, un seul argument prévaut : est-il soutenable aujourd’hui qu’un être humain sur la planète meurt de faim, de soif ou exterminé par nos bombes et celles des autres ? La planète n’appartient à personne, c’est pour cela que nous sommes contre toutes les frontières et pour la liberté de circulation véritable. Des papiers pour tous-tes ou pas de papiers du tout !

Signataires : Action antifasciste Picardie – CNT Picardie – Solidaires 80

Manifestation le 19 novembre à Lille pour la fermeture du bar raciste « La Citadelle »

mercredi 2 novembre 2016

Appel inter-organisationnel :

manif-contre-bar-la-citadelle-lille-19nov2016Génération Identitaire a ouvert fin septembre 2016 à Lille un bar réservé exclusivement aux personnes de « race blanche et de religion chrétienne ». Le responsable du bar proclame ouvertement sa volonté d’être « le quartier général » d’une « France blanche et chrétienne » pour la « reconquête de nos villes occupées par des populations étrangères ». L’existence de ce bar ségrégationniste est une insulte pour la population lilloise. Quatre ans après la fermeture de « La maison flamande » à Lambersart, nous refusons que ces racistes radicalisés déversent impunément leur idéologie haineuse et organisent leurs milices anti homosexuel-les et anti démocrates…

Une manifestation organisée dans l’urgence a rassemblé plus de 500 personnes le 24 septembre et, en un mois, 67 000 personnes ont signé la pétition exigeant la fermeture de ce bar ! Ni la Mairie ni la Préfecture n’ont engagé des démarches sérieuses et efficaces. Pire, la Préfecture a tenté d’interdire la manifestation antiraciste et a mobilisé un impressionnant dispositif policier pour protéger l’inauguration du bar !

L’existence de ce bar est une injure aux valeurs humanistes proclamées dans la Charte des nations unies de 1945, dans la déclaration universelle des droits de l’Homme de 1948, dans le préambule de la Constitution de la cinquième république de 1958, dans la loi relative à la lutte contre le racisme de 1972. Elle tombe sous le coup de l’article R.625 du Code pénal. « La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale. Elle assure l’égalité devant la loi de tous les citoyens sans distinction d’origine, de race ou de religion. Elle respecte toutes les croyances. »

C’est pourquoi nous demandons la mise en œuvre de tous les moyens d’investigation, de contrôle et de sanctions dont disposent la Préfecture du Nord et la Mairie de Lille pour faire cesser le trouble à l’ordre public que constitue l’existence de ce club-bar qui préconise et pratique la discrimination. L’ouverture de ce bar est d’autant plus grave qu’elle se situe dans un contexte de développement du racisme, de la xénophobie, de l’homophobie et de montée des volontés d’exclusion (tentatives de déchéance de nationalité, manifestations contre le mariage pour tous, droite « décomplexée » sur les bases de l’extrême-droite, rejet des réfugiés, déclarations de droite et de gauche contre les immigrés dans le cadre de la pré-campagne des élections présidentielles). Cette politique de création de boucs-émissaires (les jeunes des quartiers, les roms, les sans-papiers, les musulmans…) permet de détourner la colère de la population qui subit depuis des années les politiques anti-sociales, anti-démocratiques et anti-écologiques.

Face au poison du racisme que diffusent au sein de la société les identitaires du bar « La Citadelle » – poison mortel non seulement pour les victimes du racisme, mais aussi pour l’ensemble de la population – nous invitons les citoyens, les jeunes, les salariés, les chômeurs, toutes celles et tous ceux qui défendent et font vivre l’humanisme et la fraternité, à se rassembler et à manifester pour la fermeture du bar « La Citadelle » samedi 19 novembre à 14h30, place de la République à Lille.

Premiers signataires : Ligue des droits de l’Homme, MRAP, CSP 59, Union nationale des lycéens, FUIQP, Théâtre de l’Opprimé, JC, SUD Solidaires, SUD Étudiant, FSU, CNT, UNEF, UEC, CGT (UD et UL), Joe Dabit pour les signataires de la pétition

Samedi 24 septembre à Lille : manifestation contre l’ouverture du local fasciste « La Citadelle »

lundi 19 septembre 2016

le-24-septembre-assiegeons-la-citadelleFidèles à leur doctrine, les « identitaires » lillois ont annoncé leur intention d’ouvrir dans le centre-ville de Lille (8 rue des arts) un estaminet réservé aux blancs. L’inauguration doit se dérouler le samedi 24 septembre 2016. Pour manifester contre l’ouverture de ce bar ségrégationniste explicitement nommé « La Citadelle », rendez-vous le même jour à 17h, place de la République à Lille. Pour en savoir plus : page facebook créée par l’Action Antifasciste NP2Csite Lutte en Nordjournal La Brique

Contre le Front national et toutes les politiques fascisantes d’où qu’elles viennent !

lundi 14 décembre 2015

Petite citation à propos du fascisme : « Il ne dit jamais son nom, il rampe, il flotte. Quand il montre le bout de son nez, on dit : C’est lui ? Vous croyez ? Il ne faut rien exagérer ! Et puis un jour on le prend dans la gueule et il est trop tard pour l’expulser. » (Françoise Giroud)
 
affiche-cnt-nord-pdc-contre-fn-et-toutes-politiques-fascisantes

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Projection-débat du film « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont)

dimanche 13 décembre 2015

affiche-film-bassin-mine-webUne projection du film d’Edouard Mills-Affif « Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont) * est organisée par le syndicat CNT des travailleurs de l’industrie, du commerce et des services du Nord le vendredi 18 décembre 2015 à 19h dans ses locaux, 32 rue d’Arras à Lille.

* En 2003, Edouard Mills-Affif a été le premier à témoigner de la percée du FN dans le bassin minier du Pas-de-Calais. “Au pays des Gueules noires : la fabrique du Front national” pénétrait ainsi dans les coulisses du laboratoire de Steeve Briois et dévoilait la face cachée de la stratégie de “dédiabolisation” chère à Marine Le Pen. En 2014, Edouard Mills-Affif a poursuivi son travail de décryptage sur la stratégie de conquête du pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. En résulte un film (“Bassin miné”) qui jette un regard lucide sur 10 ans de percée de l’extrême droite dans le bassin minier du Pas-de-Calais, sans complaisance vis-à-vis du FN et très critique aussi à l’égard des élus locaux du PS. Pour en savoir plus sur la genèse de ce documentaire que la CNT 59/62 a soutenu par le biais d’une souscription lancée par l’équipe de production, lire cet article : www.cnt-f.org/59-62/?p=10237

 
> Bande-annonce du film
> Tract CNT réalisé en 2014 suite à la victoire du FN à Hénin-Beaumont
> Compte-rendu de la projection organisée le 8 octobre 2014 à Avion (Pas-de-Calais)

Contre l’extrême droite : offensive sociale et populaire !

lundi 7 décembre 2015

L’extrême droite se nourrit des contre-réformes libérales menées depuis des décennies par tous les gouvernements successifs, qu’ils soient UMP ou PS. Elle se délecte des renoncements idéologiques politiques et syndicaux.affiche-CNT-ami-entends-tu Elle prospère sur le terrain du recours aux faux-semblants de patrie, d’État protecteur et de personnalisation du pouvoir. Elle grossit des affaires de corruption à répétition entre détenteurs du pouvoir politique ou économique. Elle s’extasie de la destruction des systèmes de solidarité comme du repli sur soi et de la peur qui s’ensuivent. Si nous voulons renvoyer l’extrême droite dans les poubelles de l’Histoire, nous devons reprendre l’offensive sociale, renforcer l’auto-organisation des travailleurs/euses (avec ou sans emploi), reconstruire des lieux d’entraide et refuser de déléguer notre pouvoir de décision à qui que ce soit. L’extrême droite hait les syndicats, les grèves et les victoires sociales parce qu’elle ne vit que de la misère, de la peur et de la victimisation. Nous ne la vaincrons qu’en construisant un syndicalisme de combat, capable d’inverser le rapport de force avec l’État, le capitalisme et le patronat, capable de conquérir de nouveaux droits.

> Notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite
> Les résultats du 1er tour des élections régionales 2015 en Nord Pas-de-Calais Picardie

Appels à descendre dans la rue contre le FN

dimanche 6 décembre 2015

Depuis le 7 décembre 2015 (lendemain du 1er tour des élections régionales), plusieurs appels à se rassembler et/ou manifester contre le FN circulent dans la région, ceci à l’initiative de lycéen-ne-s, d’étudiant-e-s et de militant-e-s antifascistes.no-fn

Liste non exhaustive :

  • Boulogne-sur-Mer : jeudi 10 décembre (14h, place Dalton)
  • Loos-en-Gohelle : samedi 12 décembre (14h, terril 11/19)
  • Lille : samedi 12 décembre (15h, place de la République)

Un groupe fasciste viré du rassemblement organisé à Lille en solidarité avec les victimes des attentats du 13 nov. à Paris

samedi 14 novembre 2015

Samedi 14 novembre 2015 à Lille, un groupe « identitaire » a voulu s’intégrer au rassemblement de solidarité avec les victimes des attentats survenus le 13/11 à Paris. Leur objectif : profiter de ces attentats abjects pour répandre leur haine raciste et xénophobe. Très rapidement, plusieurs dizaines de personnes se sont précipitées sur les militants d’extrême droite au cri de « Dehors les fachos ! ». Les fascistes ont pu ainsi être repoussés et virés du rassemblement.

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Antifascisme : tract de la CNT 59/62 face à l’extrême droite

vendredi 6 novembre 2015

Réalisé à partir d’un texte du syndicat CNT de la presse et des médias :

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Antifascisme : nouvelles affiches de la CNT Nord Pas-de-Calais

mercredi 4 novembre 2015

L’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais vient de publier trois nouvelles affiches :

AFF-ANTIFA-CNT-NP2C-PIRE-ENNEMIAFF-ANTIFA-CNT-NP2C-NON-A-EXTREME-DROITEAFF-ANTIFA-CNT-NP2C-SOLIDARITE-ENTRE-TRAVAILLEURS

 
D’autres visuels sont disponibles sur notre dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Documentation antifasciste

mercredi 30 septembre 2015

Prochainement, l’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais va sortir plusieurs affiches contre l’extrême droite. En attendant, voici quelques documents non CNT susceptibles de vous intéresser…

Cartographie de l’extrême droite française (mise à jour de septembre 2015)

schema-2015-extreme-droite-francaiseÀ quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Pour la 4e année consécutive, le site LA HORDE et la revue REFLEX(es) proposent – sous forme de schéma – une cartographie des principaux groupes ou partis nationalistes, racistes et réactionnaires, regroupés par « familles ». Cette mise à jour de septembre 2015 est accompagnée d’un article à lire en ligne sur le site La Horde.

« Lumière sur mairies brunes » : récit détaillé des faits et méfaits du Front national et de ses alliés au terme d’une année d’exercice du pouvoir municipal dans les 15 villes qu’ils occupent depuis le printemps 2014

lumiere-sur-mairies-brunesSi depuis le printemps 2014, le FN ne transforme pas brutalement les villes conquises en laboratoires d’expérimentations fascistes, il n’en demeure pas moins que nombre de leurs délibérations sont marquées du sceau de la destruction des politiques sociales, du racisme, de la stigmatisation des étrangers et des populations d’origine immigrée et de la mise au pas des opposants. Attaques frontales contre la culture, baisses drastiques des subventions aux associations non soumises, surarmement des policiers municipaux, noms de rues changés, appropriation et falsification de symboles ouvriers, fonctionnaires territoriaux mis sous pression, ségrégation dans l’attribution des logements sociaux… Tel est le quotidien dans les municipalités brunes dont ce livre, composé et publié par l’association « Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes » (VISA), dresse le catalogue accablant mais indispensable pour amplifier la riposte. Pour toute commande, envoyer un courrier et un chèque à VISA, 80-82 rue de Montreuil, 75011 Paris. Tarif dégressif : 5 € (de 1 à 10 exemplaires), 4 € (de 11 à 100 exemplaires), 3 € (à partir de 101 exemplaires).

Clip d’un syndicaliste de la métropole lilloise à propos des élections régionales 2015

image-extraite-du-clip-anti-FN-elections-regionales-2015Les 6 et 13 décembre 2015 auront lieu les élections régionales. Dans la grande région Nord Pas-de-Calais Picardie (résultat de la fusion du Nord Pas-de-Calais et de la Picardie voulue par la réforme territoriale de 2014), le risque est grand de voir l’extrême droite gagner ces élections et accéder à la présidence de la région (cf. le sondage réalisé le 17 septembre 2015 par La Voix du Nord et Le Courrier Picard en collaboration avec l’Ifop). Si les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires ne soutiennent aucun candidat aux élections politiques (quelles qu’elles soient) et ne placent aucun espoir dans le système de représentation actuel, certain-e-s d’entre eux/elles sont néanmoins attentifs au développement électoral de l’extrême droite. Car, à côté de l’antifascisme qu’ils/elles pratiquent au quotidien sur le terrain social (sur les lieux de travail et dans les quartiers), leur rôle est aussi de mettre en garde les travailleurs/euses qui à l’occasion d’une élection politique seraient tentés, par ignorance ou par dépit, de voter pour le FN. En effet, si mettre un bulletin d’extrême droite dans une urne est gravissime et dangereux, ceux et celles qui font ce geste ne sont pas tou-te-s pour autant des « fachos ». Un partie d’entre eux/elles se fait abuser, une autre joue avec le feu. Bien sûr, profiter d’une élection politique pour tenter d’affaiblir le score du FN en appelant les travailleurs/euses à ne pas voter pour lui ne résoudra pas le problème de fond. Mais, à court et moyen termes, c’est loin d’être inutile car le développement de l’extrême droite ne dépend pas seulement de son influence sur le plan social mais aussi de ses victoires sur le plan électoral. C’est dans cet esprit qu’un syndicaliste de la métropole lilloise a réalisé un clip intitulé « Nord Pas-de-Calais Picardie : pas une voix pour l’extrême droite ! ». Pour visionner ce clip : http://dai.ly/x37dp8v

Autres documents

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Manifestation contre l’extrême droite, les agressions néo-nazies, les politiques racistes, les violences policières et la surveillance d’État

vendredi 29 mai 2015

Une manifestation contre l’extrême droite, les agressions néo-nazies, les politiques racistes, les violences policières et la surveillance d’État (cf. la loi sur le renseignement votée début mai à l’Assemblée nationale) aura lieu le vendredi 5 juin 2015 à Lille, à l’initiative de SUD étudiant-e-s et de l’Action Antifasciste NP2C (qui, ce jour-là, souhaitent également commémorer la mort de Clément Méric survenue il y a deux ans).

N’ayant pas eu le temps d’en discuter en assemblée générale, l’union locale CNT de Lille n’est pas signataire des textes d’appel proposés par SUD étudiant-e-s et par l’AFA. Mais elle apporte son soutien à l’initiative et invite ses adhérent-e-s & sympathisant-e-s à y participer sur les bases syndicales qui sont les siennes. Rendez-vous à 18h, place du marché de Wazemmes.

Résultats des élections départementales 2015 dans le Nord Pas-de-Calais

dimanche 29 mars 2015

carte_NPDCLes élections départementales 2015 ont lieu les 22 et 29 mars afin de renouveler l’intégralité des conseils départementaux (nouvelle appellation des conseils généraux), cela pour un mandat de 6 ans.

Dans le département du Nord, à l’issue du second tour de ces élections, les candidats UMP, UDI et divers droite ont obtenu la majorité absolue (26 cantons sur 41).

Quant au Pas-de-Calais, les candidats PS et divers gauche ont obtenu la majorité relative (20 cantons sur 39). À noter : un taux très important d’abstention (53,55 % dans le Nord et 48,01 % dans le Pas-de-Calais) ainsi qu’un nombre de bulletins blancs ou nuls en hausse (3,78 % dans le Nord et 3,98 % dans le Pas-de-Calais).

En ce qui concerne l’extrême droite, elle n’obtient pas le triomphe escompté mais elle réalise tout de même des scores inquiétants : 272 589 voix dans le Nord (36,69 % des suffrages exprimés, soit 15,66 % des inscrits) et 211 250 voix dans le Pas-de-Calais (41,48 % des suffrages exprimés, soit 19,91 % des inscrits).

Dans le département du Nord, le FN ne gagne aucun canton mais il s’en est fallu de peu à Dunkerque 1 et à Anzin.

Quant au Pas-de-Calais, les fascistes remportent 6 cantons dans le bassin minier (Harnes, Hénin-Beaumont 1, Hénin-Beaumont 2, Lens, Lillers et Wingles), soit 12 sièges de conseillers départementaux. Et il s’en est fallu de peu pour que les cantons de Douvrin et de Calais 3 ne tombent aussi dans leur escarcelle.

affiche-cnt-nord-pas-de-calais-l-espoir-est-dans-nos-luttesAvec 64 % d’abstention chez les ouvriers, 53 % chez les employés et 64 % chez les moins de 35 ans (pourcentages nationaux calculés à l’issue du 1er tour), ces élections départementales nous montrent plusieurs choses : que la majorité des ouvriers et employés n’attend plus rien d’une classe politique qui les a mis de côté de la vie démocratique et qui cire les pompes des patrons ; que le FN ne recueille pas la majorité du vote ouvrier et employé ; que la classe politique (tous partis confondus) est rejetée par une grande partie des jeunes et qu’elle n’incarne pas l’avenir.

Au-delà de ces résultats et de ces constats, il s’agit maintenant de tout mettre en œuvre pour consolider le mouvement syndical et amplifier les luttes. Car, fondamentalement, ce n’est pas dans les urnes que l’on fera reculer les scores du FN. C’est en remportant, sur le terrain social, des victoires en termes de salaires, d’emploi et de conditions de travail !

> Dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Projection-débat du film « Acta non verba »

mardi 20 janvier 2015

affiche_Acta-non-verba_Lille_01-01-15« Acta non verba » est un documentaire réalisé en 2014 par Hazem, un militant antifasciste marseillais. Le film, sorti en janvier 2015, permet de faire un tour d’Europe de différents collectifs militants plus ou moins antifascistes, actifs dans différentes luttes et menant diverses expérimentations : défense des réfugiés de Lampedusa arrivés à Hambourg, lutte contre le TAV – train à grande vitesse – dans le Val de Suse (Italie), centres autogérés en Allemagne et à Turin, investissement dans les quartiers populaires et lutte contre l’islamophobie à Paris, soutien scolaire à Marseille…

« Acta non verba » sera projeté le dimanche 1er février 2015 à Lille (entrée gratuite). La projection sera suivie d’un débat avec le réalisateur. Rendez-vous à 17h à la Maison des syndicats CNT de Lille, 32 rue d’Arras. Plan d’accès

Présentation du film par son réalisateur :

Il n’est pas facile d’expliquer pourquoi et comment j’ai mené ce projet de documentaire, et j’ai longtemps hésité sur la manière de le faire. Au départ, “Acta non verba” est né de plusieurs constats : celui de la montée des extrêmes droites en Europe, de leur renouvellement théorique et de leurs nouveaux visages ; celui aussi du désarroi de la gauche, de notre immobilisme et de tout ce qui nous coupe des réalités du monde qui nous entoure. La mort de Clément Méric fut un vrai choc pour moi, tout comme son traitement médiatique. Je me suis rendu compte à cette occasion à quel point nous étions mal compris et mal organisés… Aussi, pour moi, faire “Acta non verba” répondait à un besoin : dans un monde où le support visuel s’impose, j’ai voulu réaliser un documentaire qui parle de nos luttes, de ceux qui ne baissent pas les bras et qui continuent à expérimenter. En présentant différents collectifs, en France et à l’étranger, j’ai voulu montrer nos projets et nos contradictions, mais surtout faire un état des lieux, donner la parole à ceux qui sont présents sur le terrain. En réponse aux stéréotypes et aux fausses représentations que certains donnent de l’antifascisme, j’espère que ce documentaire, fait par des militants, permettra aux spectateurs de mieux comprendre nos raisons d’être, nos espoirs, nos aspirations ainsi que la logique de nos actes.

Bande-annonce :

> Version complète du film

Mise au point suite à la parution d’un article de La Voix du Nord mentionnant la CNT

mardi 6 janvier 2015

Le 5 janvier 2015, La Voix du Nord publiait une « enquête chez les ultras » (selon les termes choisis par les journalistes), supposée rendre compte de l’affrontement entre des militant-e-s antifascistes et l’ultra-droite dans la région.

L’analyse politique ne fait pas dans la finesse et le terme d’enquête fait sourire (plus que le texte) mais ce n’est pas tellement sur le propos ou la qualité journalistique de l’article que nous souhaitons réagir. Notre organisation y est mentionnée par deux fois, c’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui le soit. Cela nous amène à réagir…

Dans un premier paragraphe, les journalistes rendent compte de la présence d’un « mégaphone aux couleurs du syndicat CNT (anarchistes) » lors d’une manifestation lilloise en hommage à Rémi Fraisse, victime de la violence d’État. Nous tenons à rappeler que la CNT n’est pas une organisation politique, et nous refusons de nous voir accoler un quelconque qualificatif politique (anarchiste ou autre), à plus forte raison encore si ce qualificatif s’adresse à chacun de nos adhérent-e-s (« anarchistes »). La Voix du Nord procède-t-elle de même avec les autres syndicats de la région ? Bien sûr, la CNT revendique une perspective de transformation sociale révolutionnaire et autogestionnaire. Mais l’adhésion à la CNT est avant toutes choses une adhésion à un projet syndical de lutte de classes. Ce projet s’inscrit essentiellement dans deux courants historiques du mouvement syndical : l’anarcho-syndicalisme et le syndicalisme révolutionnaire (plus d’info ici).

On apprend plus loin que les journalistes ont cherché à prendre contact avec un militant “proche” de la CNT (les journalistes disent « du CNT »), par l’intermédiaire d’un militant d’extrême gauche « repenti ». Ils se plaignent alors que celui qui est passé d’un paragraphe à l’autre du statut de « proche du CNT » à “l’anarcho-syndicaliste” n’ait pas donné suite à leurs messages téléphoniques. Il est regrettable que les besoins de l’enquête, qui « prend des neurones » comme nous le disent les journalistes dans son troisième volet paru peu après, ne les aient pas conduit à chercher à entrer directement en relation avec le syndicat qu’il mentionne, en utilisant un des contacts figurant sur notre site internet (taper par exemple CNT et Nord, sur une clavier d’ordinateur, dans un moteur de recherche), ou en passant à l’un de nos locaux de Béthune ou de Lille lors de l’une de nos permanences hebdomadaires. Ou tout simplement en donnant suite à un message que l’un d’entre nous, alerté par un militant de L’Action Antifasciste Nord Pas-de-Calais de l’existence de ce reportage, avait laissé sur les répondeurs téléphoniques (portable et fixe) de l’un des deux journalistes.

En prenant contact avec nous, les journalistes auraient appris :

  • que nous ne nous retrouvions pas dans les termes du débat, termes qui reprennent un vocabulaire policier et qui mettent sur le même plan les fascistes et leurs opposants (nous sommes d’ailleurs rassurés que les journalistes finissent par convenir, dans le dernier volet de « l’enquête », que « les ultras de droite et de gauche ne sont pas comparables en tous points ») ;
  • que nous avions bien compris qu’il ne s’agissait pas de faire un reportage sur l’antifascisme, ou sur le relatif développement des groupes fascistes dans la région, mais de faire du sensationnel et de la caricature (on a été servi, l’humour n’excuse pas tout) ;
  • que notre antifascisme est un antifascisme syndicaliste et de terrain ; que les militant-e-s de la CNT agissent au jour le jour, sur leur lieu de travail, dans les luttes sociales pour réaffirmer la nécessaire solidarité de classe de tous les travailleurs (exemple ici) ;
  • que notre union régionale est adhérente au collectif VISA (Vigilance et Initiatives Syndicales Antifascistes) dont nous diffusons la dernière brochure (exemple ici) ;
  • que nous avons répondu à l’appel à souscription en vue de la sortie du film Bassin Miné traitant de la prise de la mairie d’Hénin-Beaumont par le Front National, que nous avons relayé et commenté les projections locales (voir ici) ;
  • que nous produisons ou relayons des analyses visant à mieux comprendre l’extrême droite pour mieux la combattre (voir ici).

Cela fait la deuxième fois en quelques mois que la CNT est ainsi caricaturée dans les colonnes de La Voix du Nord. La première fois nous avait conduit à écrire une première mise au point (voir ici). Suite à cette mise au point, le journaliste ayant rédigé l’article avait rencontré et interviewé un militant de la CNT (voir ici). Comme quoi, nous sommes joignables…
 

Union régionale des syndicats CNT
du Nord Pas-de-Calais

Rassemblement anti-fasciste le 25 janvier à Calais

dimanche 4 janvier 2015

croix gammée poubelleDimanche 25 janvier 2015 à 14h, le groupe « Sauvons Calais » appelle à une marche contre l’immigration. Deux composantes de l’extrême droite européennefreedom-cnt-nord-pas-de-calais (le Vlaams Belang et l’English Defense League) ont annoncé leur présence. Le 7 septembre dernier, ce groupe avait déjà organisé un rassemblement devant la mairie de Calais et y avait multiplié saluts nazis, propos racistes et actes de violence.

À ce jour, on ignore encore si la manifestation d’extrême droite sera autorisée par la Préfecture du Pas-de-Calais (pour en savoir plus à ce sujet, voir l’article publié le 14/01 dans La Voix du Nord). Mais d’ores et déjà, le collectif « No Border » de Calais et l’Action antifasciste NP2C appellent à un contre-rassemblement à 12h sur la place d’Armes.

Dernières nouvelles : la marche contre l’immigration
a été interdite par la Préfecture du Pas-de-Calais.