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Amiens : aidons les salarié.es de Whirpool à faire payer leur direction au prix fort !

jeudi 16 mars 2017

En 2016, Whirlpool – le n° 1 mondial de l’électroménager – a réalisé 900 millions de dollars de bénéfices. Mais les actionnaires n’en ont jamais assez ! Après avoir racheté plusieurs sociétés concurrentes (Moulinex, Indesit, etc.), après avoir touché de l’État plusieurs dizaines de millions d’euros (au titre notamment du CICE), après avoir demandé de nombreux efforts aux salarié.es (flexibilité du travail et augmentation des cadences), voilà que ces sangsues passent à l’étape suivante : diminuer le nombre d’usines appartenant au groupe pour se remplir les poches encore davantage !

C’est ainsi que début 2017, la direction de la multinationale a annoncé que l’usine d’Amiens fermerait ses portes le 1er juin 2018. Conséquence pour les salarié.es : 290 licenciements ! Seront également touchés par cette décision : les intérimaires travaillant sur le site et les 56 salarié.es de Prima, une usine voisine qui sous-traite pour Whirlpool.

Le 16 mars 2017, en visite à Amiens, le premier ministre a déclaré : « Le gouvernement veille à ce que Whirlpool respecte ses obligations » (cf. propositions de reclassement et ré-industrialisation du site). Bref, le bla-bla habituel !

Face à cette situation, les salarié.es en lutte ont besoin de notre soutien. Certes, le rapport de force ne permettra pas l’annulation du plan de licenciements (PSE) car,  pour cela, il faudrait un mouvement massif et combatif sur le plan national et interprofessionnel. Par contre, il est possible de faire en sorte que ce PSE soit le moins mauvais possible. Et, si on s’en donne les moyens, il est même possible de faire payer au prix fort la direction de Whirpool !

Enfin, rappelons que – fondamentalement – licenciements et chômage ne pourront être abolis que par l’expropriation des capitalistes, la socialisation des moyens de production et de distribution, la gestion des entreprises par les travailleurs/euses eux-mêmes, le partage égalitaire des richesses… c’est à dire la construction d’une autre société où nous ne serons plus les esclaves salarié-es du Capital mais les maîtres de notre destinée, administrant la production et les services non plus pour augmenter les profits d’une minorité mais pour répondre aux besoins de l’humanité !

Amiens : communiqué du collectif « La Brèche »

vendredi 20 janvier 2017

La Brèche est un collectif d’étudiant.es, de chômeurs/chômeuses, de SDF et autres précaires réuni.es autour de l’ouverture d’un lieu autogéré : la Maison Cozette. Aujourd’hui, ce bâtiment occupé est menacé d’expulsion par la Mairie d’Amiens. Face à cette situation, le collectif a publié un communiqué présentant les origines du lieu et les activités qui sont menées.

C’est de la rencontre, pendant la mobilisation contre la loi travail, de personnes d’horizons différents (étudiants, précaires, militants, salariés) qu’est née l’envie ou plutôt l’expression d’un besoin de pouvoir se retrouver, s’auto-organiser mais aussi s’ouvrir aux autres au sein d’un lieu qui ne limiterait pas nos possibilités. Ce lieu aurait donc l’ambition de poursuivre les débats et d’élargir la « critique » à plus de sujets après la fin du mouvement social.

La Maison Cozette, située place Vogel, léguée à la ville d’Amiens par M. Cozette afin de contribuer à « l’extinction de la mendicité », mais laissée à l’abandon depuis 2004, jusqu’à sa vente prochaine à un grand promoteur lillois, semblait le lieu idéal, de par son positionnement et sa superficie. La réappropriation de ces locaux placés en centre-ville d’Amiens avait d’autant plus de sens, alors que la gentrification tend toujours plus à exclure les pauvres du cœur de la ville. Ce vaste lieu allait donc répondre à de nombreuses attentes : tout d’abord en terme de logement, mais aussi en terme d’espace disponible riche en possibilités (réalisation d’ateliers, concerts, réunions, projections, débats, etc…) que nous souhaitions proposer à tous.

(suite…)

Initiative de soutien aux réfugié-es le 26/11 à Péronne

jeudi 24 novembre 2016

refugees-welcome-sur-fond-noirL’Action antifasciste Picardie, la CNT Picardie et Solidaires 80 appellent à être présent-es samedi 26 novembre 2016 à Péronne (Somme) pour protester contre la manifestation anti migrant-es qui aura lieu le même jour dans cette ville.

À Amiens, rendez-vous devant le cirque à 8h30 pour un départ vers Péronne à 9h précises. Un autocar à prix libre est prévu (vous pouvez écrire à alt.c9-5od1c5gq@yopmail.com pour réserver). Si le bus est complet, de nombreux/euses participant-es proposeront des places dans leur véhicule.

Extrait du tract qui sera distribué le 26 novembre à Péronne :

Péronnais, Péronnaises et autres habitant-es du Vermandois, du Santerre, une manifestation contre les migrant-es est organisée par le Parti de la France et le SIEL (extrême droite).

Il nous est impossible de rester impassible face à cette montée du fascisme qui n’est pas sans nous rappeler les heures sombres du 20e siècle et il est intolérable que la liberté d’expression devienne une excuse à des propos racistes, injustes, violents et liberticides…

Les fachos, la droite, le gouvernement et les médias à leur botte créent la peur et le rejet de l’autre qui montent autour de nous. Dénoncer un bouc émissaire crée l’angoisse et permet d’effrayer la population ce qui permet de casser toutes les protections sociales et de permettre aux patrons de se goinfrer sur l’argent volé aux travailleurs/euses et aux précaires (chômeurs/euses, intérimaires, immigré-es) mais surtout de restreindre nos libertés. L’ennemi, c’est le patron, le financier, le politique qui se vautrent dans le luxe en exigeant de nous toujours plus !

Les prétendus arguments utilisés sont, en plus, mensongers. Les migrant-es ne coûtent rien ! En revanche, ce qui coûte cher, c’est Frontex (Police des frontières) avec un budget estimé à 250 millions pour 2016 en n’oubliant pas les 100 milliards d’aide de l’État au patronat qui n’embauche pas et réclame de plus en plus au détriment des travailleurs/euses.

Il ne s’agit pas d’un problème financier mais d’une volonté claire des États occidentaux de maintenir la domination du reste de la planète. Ils refusent d’apporter l’aide la plus minimale à des réfugié-es fuyant la guerre que l’on provoque depuis la colonisation et en continuant à les piller. Ces guerres qui jettent des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sur les routes rapportent beaucoup à la France qui est l’un des plus importants vendeurs d’armes. Mais, à notre sens, un seul argument prévaut : est-il soutenable aujourd’hui qu’un être humain sur la planète meurt de faim, de soif ou exterminé par nos bombes et celles des autres ? La planète n’appartient à personne, c’est pour cela que nous sommes contre toutes les frontières et pour la liberté de circulation véritable. Des papiers pour tous-tes ou pas de papiers du tout !

Signataires : Action antifasciste Picardie – CNT Picardie – Solidaires 80

Jeudi 17 novembre à Amiens : solidarité avec deux militants convoqués à la gendarmerie suite à une action pour la défense de l’assurance-chômage

mercredi 9 novembre 2016

En juin 2015, à l’occasion d’une visite de Pierre Gataz dans la Somme, une trentaine de militant-e-s (mobilisé-e-s dans le cadre de la mobilisation pour la défense de l’assurance-chômage) s’invitaient à la garden-party organisée par le MEDEF au Petit Château à Lamotte-Brebière.

Un an plus tard, suite à une plainte déposée par le propriétaire du lieu, un des militants présents était convoqué à la gendarmerie pour y être entendu.

Jeudi 17 novembre 2016, c’est au tour de deux autres militants (Laurent et Matthieu) d’être convoqués dans le cadre de cette affaire. Pour soutenir les deux camarades et dénoncer la répression du militantisme, un rassemblement aura lieu à partir de 13h30 devant la gendarmerie du 54 rue des Jacobins à Amiens.

Pour en savoir plus, voir l’événement fb créée pour l’occasion par la Coordination des Intermittents et Précaires (CIP) de Picardie

Petit compte-rendu du rassemblement des 19 et 20 octobre à Amiens

samedi 22 octobre 2016

Plus de 10.000 personnes se sont rassemblées les 19 et 20 octobre 2016 dans le parc St Pierre et devant le tribunal à Amiens *. En ces deux premiers jours des vacances scolaires, les nombreuses et nombreux camarades présent.e.s avaient la fraterni-sororité au cœur et la volonté perceptible de continuer le combat pour l’égalité sociale.

amiens-20oct2016-01Sans illusion sur la mascarade politicienne, la solidarité entre les militant.e.s syndicaux, les quartiers populaires, les territoires en lutte et les migrant.e.s a été portée par de nombreuses interventions. La convergence des luttes n’est plus un vain mot !

En attendant la sortie du tribunal des 8 damnés de « Bad-year » vers 21h, les rencontres, les débats, les concerts et nos danses n’ont pas manqué ! « Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution » disait Emma Goldman ! Parmi les nombreux et généreux artistes, Sidi Wacho illumina notre nuit sororelle de Buena Onda. À écouter et à vivre sans modération !

D’ici le délibéré qui sera rendu le 11 janvier, la lucha sigue !

* Pour rappel, lire l’annonce qui avait été publiée le 24 septembre sur ce site.

Les 19 et 20 octobre à Amiens, obtenons la relaxe des 8 de Goodyear !

samedi 24 septembre 2016

affiche-cnt-nord-pdc-relaxe-8-de-goodyearLes 8 militants CGT de Goodyear condamnés en première instance à 24 mois de prison (dont 9 fermes) seront jugés en appel à Amiens les 19 et 20 octobre 2016. C’est la première fois depuis un demi-siècle que des salariés qui se sont battus pour garder leurs emplois écopent d’une lourde peine de prison ferme. Hollande et Valls veulent faire des Goodyear un exemple pour intimider tous ceux et toutes celles qui luttent. Apportons-leur une réponse à la hauteur de leur attaque contre les libertés. Toutes et tous à Amiens du mercredi 19 octobre (avec une prise de parole des militants de Goodyear à 8h du matin, c’est à dire juste avant le début de l’audience) au jeudi 20 octobre à 16h ! Durant ces deux jours (y-compris la nuit), un village de lutte sera installé  dans le parc Saint-Pierre avec écran géant et groupes de musique. Ces deux jours de mobilisation seront également l’occasion d’exiger la relaxe pure et simple de tous les syndicalistes dont les seuls crimes sont de lutter contre la violence patronale, l’arrêt des poursuites engagées contre les manifestant.e.s opposé.e.s à la loi Travail, l’arrêt des violences policières lors des manifestations (cf. les tirs de flash ball qui ont causé la mutilation de plusieurs manifestant.e.s partout en France), le désarmement des policiers qui continuent de semer la mort dans les quartiers et lors des manifestations (cf. le décès d’Adama Traoré cet été et celui de Rémi Fraisse il y a deux ans).

> Adresse du tribunal : 14 rue Robert de Luzarches, 80000 Amiens
> Page événement créée par Mickaël Wamen : www.facebook.com/events/1086582818097265/

Mises à jour du 22 octobre 2016 :
Le 19 octobre dans la soirée, le Parquet a requis 2 ans de prison avec sursis contre les huit ex-salariés de Goodyear. Plus de prison ferme donc, mais une réquisition qui reste tout de même inacceptable ! La cour d’appel suivra-t-elle cette réquisition ou relaxera-t-elle les huit ex-salariés de Goodyear ? Réponse le 11 janvier 2017…
Concernant la façon dont s’est déroulé le rassemblement, lire ici :  petit compte-rendu des 19 et 20 octobre à Amiens

Vendredi 8 juillet : soirée de soutien aux militant-e-s de la région victimes de la répression

mercredi 6 juillet 2016

Vendredi 8 juillet à Lille, la CGT, la CNT, Solidaires, Nuit Debout, l’Action Antifasciste NP2C, l’AG de lutte contre la loi Travail et le collectif des étudiant-e-s lillois-es contre la loi Travail organisent une soirée unitaire de lutte et de solidarité avec les militant-e-s de la région victimes de la répression judiciaire.

À Lille, Boulogne, Amiens… des camarades syndiqué‑e‑s et non syndiqué‑e‑s sont poursuivi‑e‑s pour leur participation à la lutte contre la loi Travail. Cela représente d’importants frais d’avocat‑e‑s. La solidarité financière est indispensable. Tou-te-s ensemble, on se retrouve dans la joie et avec uni-e-s-et-solidaires-contre-repressiondétermination contre la loi Travail et pour soutenir nos camarades victimes de la répression. Pour les frais de justice, il y aura une caisse de lutte à alimenter.

Auberge espagnole / barbecue : ramenez ce que vous pouvez pour partager.

Rendez-vous entre 18h30 et minuit à la Bourse du Travail, boulevard de l’usine, Lille-Fives.

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

vendredi 24 juin 2016

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

Vidéo des violences policières commises le 28/04 à Amiens lors d’une AG citoyenne contre la loi Travail organisée à la mairie

jeudi 28 avril 2016

Communiqué du Comité de Mobilisation
des Jeunes d’Amiens contre la loi El Khomri :

Aujourd’hui, lors de l’appel à la grève nationale du 28 avril, nous sommes partis manifester comme à l’accoutumée. Nous arrivions au terme de notre parcours et avons décidé d’effectuer une opération symbolique, sous la forme de l’occupation pacifique de la salle du Conseil de la Mairie d’Amiens.

Le but de cette action était de reprendre ce lieu de parole parce que nous avons fait le choix de nous représenter par nous-mêmes, pour y effectuer en lieu et place du Conseil Municipal initialement prévu une Assemblée citoyenne et démocratique constituée de 300 personnes (étudiant.e.s, lycéenn.e.s, salarié.e.s, privé.e.s d’emploi, intermittent.e.s et précaire.s). Après quatre heures de débat libres et ouverts avec des citoyen.e.s habituellement exclu.e.s de la vie publique, en présence de quelques policiers municipaux situés à l’extérieur de la salle, un rapport de force a commencé à s’établir lorsque nous avons eu vent de l’arrivée massive de CRS.

Sur l’ordre et sous la direction de Nathalie Skiba, directrice départementale de la sécurité, commissaire divisionnaire, une cinquantaine de CRS s’y sont introduits à leur tour, dans le but d’évacuer des citoyens en plein exercice pacifique de leurs droits démocratiques. L’assaut a eu lieu dans la salle même du Conseil Municipal, lieu de l’incarnation de la devise française : liberté, égalité, fraternité.

D’une extrême violence, la charge a entrainé de graves blessures à la tête de trois de nos camarades. L’un d’entre eux, actuellement lycéen, est resté hospitalisé une grande partie de la nuit et reste jusqu’ici sous suivi médical. La blessure à la tête d’un étudiant a quant à elle nécessité plusieurs points de suture. De nombreuses personnes ont été victimes de violents coups de matraque, injures et certain.e.s furent jeté.e.s du grand escalier de l’Hôtel de Ville par les forces de l’ordre. Nous tenons à rappeler que les locaux municipaux ont été occupés dans le respect et pacifiquement, contrairement à ce que le tweet injurieux, grossier et infamant de M Stengel, 12e adjoint au maire délégué à la sécurité et tranquillité publiques, déclarait. Nous notons que Mme Skiba et M Stengel ont consciemment pris pour résolution d’exclure le peuple de l’exercice de ses droits avec des méthodes d’une violence intolérable, dans lesquelles Alain Gest, député LR et Président d’Amiens Métropole, ose encore nous trouver de l’insensibilité au “dialogue” après avoir refusé son tour de parole lorsque nous nous tenions à ses côtés.

Suite à cet énième affrontement avec les concitoyen.e.s et militant.e.s qui, partout en France regagnent les voies de la mobilisation malgré les manières violentes qui visent à nous empêcher de nous exprimer, nous diffusons ce communiqué qui officialise par écrit autant notre indignation que notre réprobation de ces ripostes policières dénuées de sens.

Le collectif que nous représentons regrette de voir ainsi la puissance publique porter la violence sans discernement, et ce avec le soutien d’élus qui semblent plus occupés à essouffler ce qu’il reste de la culture populaire à coups de petites phrases et de coups de matraque plutôt que de tendre l’oreille et prêter attention à ce qui leur semble demeurer une République où personne ne gronde.

La loi travail ne doit pas devenir le prétexte au tabassage d’une jeunesse progressiste qui ne tend qu’à l’amélioration des droits humains !

N’acceptons pas et n’acceptez pas la remise en cause de nos libertés fondamentales !

Rejoignez-nous, un Peuple uni ne sera jamais vaincu !

Amiens, le 28 avril 2016

> Soutien à une étudiante menacée de 5 ans de prison suite à cet événement

Amiens : quelques dates à noter dans le cadre de la mobilisation contre la loi Travail

vendredi 15 avril 2016

Rendez-vous recensés par le syndicat CNT Emploi Formation Insertion de la région Nord Pas-de-Calais Picardie ( efi-npdcp at cnt-f.org ) :

Mardi 19 avril à 20h30

Projection-débat du film « Merci Patron » sur le campus d’Amiens (toujours occupé)

Vendredi 22 avril

  • 16h : distribution de tracts de l’intersyndicale à Carrefour (Amiens Nord), Auchan (Dury) et Géant (Glisy)
  • 17h : assemblée générale de « Nuit Debout » au square Jules Bocquet (en face du palais de justice d’Amiens)

Samedi 23 avril

Nuit Debout à Amiens (des précisions seront publiées sur www.facebook.com/NuitdeboutAmiens après l’AG de la veille)

poings plusieurs couleursLundi 25 avril à 7h

Distribution de tracts de l’intersyndicale à la gare d’Amiens

Autres dates

Ici prochainement…

Ça bouge à Amiens !

mardi 5 avril 2016

mobilisation-socialeRassemblement à l’occasion de la visite de Macron

Rendez-vous mercredi 6 avril à 17h devant l’Hôtel de Ville.

Occupation de l’amphi 600 de l’université

Cet amphi universitaire est occupé depuis le 24 mars dans le cadre de la lutte contre la loi Travail. Des ciné-débats et des ateliers y sont organisés régulièrement. Les étudiant-e-s ont besoin de soutien. N’hésitez pas à passer les voir, même pour une heure.

Agenda du 6 au 8 avril :

  • Mercredi 6 : repas-débat à 12h sur la place des femmes en politique puis, à 14h30, atelier de sensibilisation au féminisme.
  • Jeudi 7 : table ronde à 10h20 (présentation de recherches) puis, à 20h, ciné-débat « La vague ».
  • Vendredi 8 : repas-débat à 12h sur « l’utilité des syndicats en lutte » puis, à 20h, ciné-débat « Une autre histoire de l’Amérique ».

Nuit debout

La première « Nuit debout » s’organise à Amiens. Rendez-vous sur le parvis de la Maison de la Culture samedi 9 avril après la manif contre la loi Travail. Pensez à amener des duvets, des tentes, de la soupe, des boissons chaudes, de quoi se restaurer, des instruments de musique, etc. Page évènement fb : www.facebook.com/events/996516837052716

Le 4 février, mobilisation en soutien aux Goodyear et pour la défense des libertés syndicales

dimanche 31 janvier 2016

affiche-cnt-nord-pdc-relaxe-8-de-goodyearLe jeudi 4 février 2016, à la fois pour exiger la relaxe des huit de Goodyear (lire ci-dessous un petit rappel des faits) et défendre les libertés syndicales, la CGT appelle sur tout le territoire à une grande journée de grèves et de rassemblements. La CNT 59/62 réaffirme sa solidarité avec les huit de Goodyear et appelle à participer à cette mobilisation du 4 février.

Télécharger cette affiche au format PDF

La mobilisation dans le département du Nord :

Au départ de Cambrai, Seclin, Lille, Valenciennes et Dunkerque, la CGT affrète des bus pour se rendre au rassemblement organisé à 11h à Paris (place de la Nation) avec prises de parole, concerts et animations.

La mobilisation dans le département du Pas-de-Calais :

  • Béthune : rassemblement à 10h devant le tribunal d’instance
  • Lens : rassemblement à 10h devant la sous-préfecture
  • Bois-Bernard : la section CNT de l’hôpital privé de Bois-Bernard appelle à la grève et se rendra au rassemblement organisé à Paris.

Rappel des faits :

Les 6 et 7 janvier 2014, huit salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord avaient retenu deux cadres de leur entreprise (alors menacée de fermeture). Cette action s’était déroulée dans le cadre de l’occupation de l’usine par plusieurs dizaines de salariés. Après une trentaine d’heures, les deux cadres avaient pu partir sans qu’aucune violence ne soit exercée à leur encontre. Le lendemain, une plainte pour séquestration avait été déposée par l’entreprise mais, finalement, cette plainte avait été retirée. Le Parquet avait alors décidé de poursuivre les huit salariés. Le 12 janvier 2016, le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné les huit ex-salariés de l’entreprise aujourd’hui fermée. Résultat : 2 ans de prison dont 9 mois fermes ! Suite à ce jugement inédit, injuste et inacceptable, les huit ex-salariés ont décidé de faire appel.

Quatre liens dans le cadre du soutien :

> Pétition de la CGT pour exiger l’arrêt des poursuites contre les 8 de Goodyear
> Communiqué confédéral n° 2 de la CNT en soutien aux 8 de Goodyear (02/02/2016)
> Communiqué confédéral n° 1 de la CNT en soutien aux 8 de Goodyear (18/01/2016)
> Interview vidéo de Mickael Wamen, l’un des 8 de Goodyear

Solidarité avec les huit de Goodyear !

mercredi 13 janvier 2016

Goodyear-Amiens-et-HollandeLes 6 et 7 janvier 2014, huit salariés de l’usine Goodyear d’Amiens Nord avaient retenu deux cadres de leur entreprise (alors menacée de fermeture). Cette action s’était déroulée dans le cadre de l’occupation de l’usine par plusieurs dizaines de salariés. Après une trentaine d’heures, les deux cadres avaient pu partir sans qu’aucune violence ne soit exercée à leur encontre. Le lendemain, une plainte pour séquestration avait été déposée par l’entreprise mais, finalement, cette plainte avait été retirée. Le Parquet avait alors décidé de poursuivre les huit salariés…

Le 12 janvier 2016, le tribunal correctionnel d’Amiens a condamné les huit ex-salariés de l’entreprise aujourd’hui fermée. Résultat : 2 ans de prison dont 9 mois fermes !

Suite à ce jugement inédit, injuste et inacceptable, les huit ex-salariés ont décidé de faire appel. Quant à la CGT Goodyear d’Amiens Nord, considérant que le but du gouvernement est de faire peur à l’ensemble des syndicalistes pour qu’ils/elles cessent de se battre pour leurs emplois et leurs droits, elle a décidé de lancer une grande campagne nationale de solidarité. Une pétition a d’ores et déjà été mise en ligne (voir le lien ci-dessous).

Liens dans le cadre du soutien aux 8 de Goodyear :

> Pétition de la CGT pour exiger l’arrêt des poursuites contre les 8 de Goodyear
> Communiqué confédéral de la CNT en soutien aux 8 de Goodyear
> Vidéo de Mickael Wamen, l’un des 8 de Goodyear
> Journée nationale de soutien du 4/02/2016
> Affiche CNT de soutien (format image)
> Affiche CNT de soutien (format pdf)

Comités de soutien :

Des comités locaux de soutien sont en cours de création partout en France. Dans le Nord Pas-de-Calais, des réunions auront lieu à Rouvroy le mercredi 24 février à 18h (salle des fêtes, 173 rue de Gaulle), à Lille-Hellemmes le jeudi 25 février à 18h (espace Marx, 6 bis rue Roger Salengro) et à Béthune le vendredi 26 février à 17h (UL-CGT, 3 place de l’Europe).

Procès en appel des militants de la Confédération paysanne condamnés dans l’affaire de l’usine des 1000 vaches

lundi 1 juin 2015

usine-1000-vaches-affiche-proces-Amiens-17juin2015-En octobre 2014, quatre mille personnes étaient réunies à Amiens en soutien aux inculpés de la Confédération paysanne dans l’affaire du démontage de la salle de traite de l’usine des 1000 vaches. Une belle mobilisation qui s’était malgré tout terminée dans l’amertume de condamnations à des peines de prison avec sursis.

Les accusés ont fait appel de leur condamnation. Ayant agi dans le cadre d’actions syndicales symboliques et non-violentes, en simples lanceurs d’alerte, ils jugent inacceptables d’avoir été traités comme ils l’ont été (arrestation musclée en pleine gare d’Amiens, gardes à vue de 48 heures, enquête disproportionnée, simulacre de procès, peines non justifiées, etc.) et d’avoir été sanctionnés pénalement *.

Le procès en appel se tiendra le mercredi 17 juin 2015 au Palais de Justice d’Amiens. La Confédération paysanne appelle à une mobilisation encore plus importante pour obtenir la relaxe des prévenus, et manifester son double refus de la criminalisation des mouvements sociaux et de l’industrialisation de l’agriculture.

A l’occasion de ce procès, la Confédération paysanne organise des trajets en bus à prix libre aux départs de Lille, Fresnes, Arras et Doullens. Un second bus peut être mis en place aux départs de Dunkerque, Calais, Boulogne et Montreuil-sur-Mer si suffisamment de personnes se montrent intéressées. Réservez votre place au plus vite (en précisant votre lieu de prise en charge et votre numéro de téléphone). Contact : bus1000vaches@gmail.com

* Ces paysans ont agi contre l’industrialisation de l’agriculture qui menace leur existence au seul profit d’une agriculture financiarisée, mais aussi pour tous, pour une agriculture d’intérêt général, pourvoyeuse d’emplois, respectueuse de l’environnement, de la biodiversité, de la santé des agriculteurs et des consommateurs, pour une alimentation de qualité, accessible, en tant que droit élémentaire de chaque être humain. De même, ils ont agi pour des territoires ruraux dynamiques avec des paysans nombreux, à la géographie et aux paysages préservés, comme base vitale de la société. Et ce pour les paysans et consommateurs du monde entier !

Nouvelle convention Unédic : occupation d’un site de Pôle emploi près d’Amiens

mercredi 10 décembre 2014

Mercredi 10 décembre 2014, après 36 heures d’occupation du site de Pôle emploi à Boves (dans la Somme), le collectif amiénois de la Coordination des intermittents et précaires (CIP) de Picardie a été délogé par la police. Suite à cette évacuation, le collectif a d’ores et déjà annoncé d’autres actions contre la nouvelle convention Unédic qui durcit les conditions d’indemnisation des chômeurs et intermittents.

Dans la Somme comme ailleurs, non à l’industrialisation de l’agriculture !

mercredi 29 octobre 2014

Le 28 mai 2014 à Ducrat, dans la Somme, une vingtaine de militants de la Confédération paysanne pénétraient sur le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches pour démonter la salle de traite (un simple déboulonnage symbolique qui n’a provoqué aucune dégradation) et protester ainsi contre l’industrialisation de l’agriculture.

Le 28 octobre, neuf d’entre eux comparaissaient devant le tribunal correctionnel d’Amiens. À l’appel de l’association NOVISSEN et de la Confédération paysanne, 4 000 manifestants se sont retrouvés devant le palais de justice pour les soutenir. Dans le cadre de ce rassemblement, une minute de silence a été faite en l’honneur de Rémi, le manifestant tué par un tir de grenade le 26 octobre sur la ZAD du Testet.

Lors de l’audience, les prévenus ont invoqué la “désobéissance civile” pour justifier une “action syndicale et collective”. « C’est en menant des actions de protestations, de refus, de désobéissance civile, qu’on peut faire changer une loi » a déclaré l’un d’eux, Thierry Bonnamour, porte-parole de la confédération paysanne en Savoie.

Finalement, le tribunal a condamné les neuf militants à des peines de prison avec sursis allant de 2 à 5 mois, la peine la plus lourde étant prononcée à l’encontre du porte-parole du syndicat, Laurent Pinatel, condamné à 5 mois de prison avec sursis et 300 € d’amende.

La CNT 59/62 exprime sa solidarité avec les militants de la Confédération paysanne et rappelle son engagement pour une agriculture respectueuse de l’environnement, des paysans et de la population toute entière.

affiche-agriculture-et-paysans-syndicats-CNT-Nord-Pas-de-Calais

Pour en savoir plus sur l’implantation de la CNT dans le monde paysan,
voir le site de la Fédération des Travailleuses/eurs de la Terre et de l’Environnement

Le 28 octobre à Amiens, venez soutenir les prévenus des 1000 vaches !

lundi 29 septembre 2014

affiche-proces-1000-vaches-Amiens-28oct2014Communiqué de la Confédération paysanne :

Le 28 octobre 2014, neuf militants de la Confédération paysanne comparaîtront devant le tribunal d’Amiens suite aux actions menées sur le site de l’usine des 1000 vaches. Il y a clairement une volonté de criminaliser l’action syndicale et de laisser Michel Ramery poursuivre son projet destructeur en toute impunité. Ce sont les lanceurs d’alerte qui sont poursuivis, pendant que l’agriculture s’industrialise aux dépens des paysans et des citoyens, et avec la bénédiction de nos gouvernants. Face à ce deux poids deux mesures, la Confédération paysanne choisit de convoquer officiellement les fossoyeurs de l’agriculture à leur procès. Il se tiendra en même temps que celui de nos militants, devant le tribunal d’Amiens.

Pour se rendre à Amiens ce jour-là à partir de Lille, Fresnes-les-Montauban, Arras… plusieurs départs en autobus sont organisés par la Confédération paysanne du Nord Pas-de-Calais.

Mobilisation contre la ferme-usine des 1000 vaches le 1er juillet à Amiens

mardi 10 juin 2014

affiche-proces-1000-vaches-Confederation-Paysanne-Amiens-1er-juillet-2014Le 28 mai 2014, des militants de la Confédération Paysanne ont investi le chantier de la ferme-usine des 1000 vaches pour démonter la salle de traite.

Suite à une action, 6 de ces militants sont convoqués au tribunal d’Amiens mardi 1er juillet. Ce sera le premier acte judiciaire de ce qui s’annonce être le procès de l’industrialisation de l’agriculture.

Un rassemblement et des tables rondes seront organisées ce jour-là de 8h30 à à 14h devant le tribunal.

Un bus à prix libre est prévu (pour vous inscrire, écrire à bus1000vaches@gmail.com). Ramassages : Lille (MRES) à 7h – Fresnes les Montauban (Mc Do) à 7h30 – Arras (Cité Nature) à 7h45 – L’Arbret sur RN25 (Bistrot routier près de la tour) à 8h15 – Doullens (face au Supermarché Match) à 8h35. Retour : départ d’Amiens à 13h et même desserte qu’à l’aller.

> Dossier de la Confédération Paysanne sur la mobilisation