Infos sur la situation des migrant-e-s à Calais

Fuyant les guerres et les crises, des millions de personnes quittent leur pays et des milliers d’entre elles viennent trouver refuge en Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières. C’est ainsi que ces dernières années à Calais, entre 6000 et 8000 personnes ont vécu dans des conditions effroyables. Aujourd’hui encore, une trentaine d’exilé-e-s arrive chaque jour à Calais dans l’espoir de rejoindre un ou plusieurs membres de leur famille résidant en Angleterre. Ils vivent dehors, complètement démunis, harcelés par la police et souvent victimes de violences. Nous dénonçons les politiques française et européenne qui, à Calais et ailleurs, créent ce type de situations. Nous demandons des conditions d’accueil dignes pour tous et toutes, et cela immédiatement. Nous exigeons des droits égaux pour tou-te-s (qu’ils/elles soient dénommé-e-s réfugié-e-s, migrant-e-s ou sans-papiers), des titres de séjour ainsi que l’accès aux soins et au logement. Nous réclamons la suppression du règlement de Dublin (qui entrave fortement les droits des réfugié-e-s) et le démantèlement de Frontex (dont les activités ne sont pas conformes aux droits fondamentaux des migrant-e-s).

Non à l’arrêté inhumain interdisant la distribution de repas aux migrants !

Le 2 mars 2017, la maire de Calais (Natacha Bouchard) a signé un arrêté municipal interdisant la distribution de repas aux exilée.es. « Les gens ont besoin de manger ; on continuera donc à distribuer des repas » a répondu Utopia 56 (association d’aide aux migrants) en précisant que le nombre de repas distribués peut s’élever jusqu’à 200 certains soirs et que 80% des destinataires sont des jeunes dont certains n’ont même pas 14 ans.

Le 14 mars, les associations calaisiennes venant en aide aux exilé.es ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Lille pour faire annuler l’arrêté pris par la municipalité.

Le 22 mars, estimant qu’il faisait obstacle à la satisfaction de « besoins alimentaires vitaux », le tribunal administratif de Lille a suspendu l’arrêté municipal.

Calais, 15 février 2017 : la journaliste Haydée Sabéran, une salariée du Secours catholique et sept mineurs arrêtés par la PAF

La mise en place par le Secours catholique de douches pour les exilé-e-s sans-abris avait déjà déclenché l’hostilité de la mairie de Calais. L’État se lance maintenant dans la course contre les douches. Cet après-midi, trois fourgons de CRS sont garés en face de l’entrée. À l’arrivée de la fourgonnette du Secours catholique, les policiers contrôlent et arrêtent les personnes présentes: sept mineurs qui viennent prendre une douche, Mariam Guerey (salariée du Secours catholique) et Haydée Sabéran (journaliste à Libération qui couvre le terrain calaisien depuis de nombreuses années). Lire la suite sur le site “Passeurs d’hospitalités”

Projection du film « Fajara – Calais : sur le chemin de l’espoir » le 3 février à Lille

« Fajara » a été réalisé à Calais en 2015-2016 dans le camp de la Lande (appelé aussi « Jungle de Calais »). La réalisatrice Isabelle Grenet y a vécu 11 mois avec les exilé-e-s, partageant comme elles et eux la tente et les bâches dans le froid et la boue. Dans ce film, nous faisons immersion dans le camp : témoignages, vie quotidienne, solidarité, violence étatique, expulsions. Pour en savoir plus sur la projection organisée le vendredi 3 février 2017 à Lille : www.cnt-f.org/59-62/2017/01/projection-de-fajara-calais-sur-le-chemin-de-l-espoir

Les frontières tuent !

Le 21 janvier 2017 à Calais, Johnsina – un jeune exilé Éthiopien – a été écrasé par plusieurs camions près de la rocade portuaire. Depuis la destruction de la « jungle » (survenue en octobre 2016), c’est le premier accident mortel impliquant un exilé. Pour rappel, 17 personnes ont perdu la vie en 2016 à Calais pour avoir essayé de franchir la frontière entre la France et l’Angleterre…

Rencontre-débat : quel(s) accueil(s) pour les réfugiés ?

Mercredi 9 novembre 2016 à 18h, la ville de Grande-Synthe invite Michel Agier (anthropologue, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), Maryline Baumard (journaliste au Monde), Hind Meddeb (journaliste et réalisatrice), Solène Lecomte (juriste à La Cabane Juridique, centre d’information juridique sur le camp de Calais) qui feront part de leurs analyses sur la question des réfugiés ainsi que sur les conditions de vie et d’accueil qui leur sont réservées dans les camps du nord de la France depuis 2002. Plus précisément, les interventions des invités porteront sur la gestion des migrants et le phénomène d’encampement, sur le traitement médiatique de la question et sur les difficultés d’accès aux droits fondamentaux pour les réfugiés. Elles permettront finalement d’éclaircir les objectifs des pouvoirs publics, de l’action humanitaire et des politiques migratoires européennes récentes. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Chronique de la destruction du bidonville

Les mineurs isolés, victimes d’un traitement expéditif lors de la destruction du bidonville

Le 25 octobre 2016, Médecins Sans Frontières (MSF) a constaté au sujet des jeunes exilé-e-s que le tri entre mineurs et majeurs effectué par les services de l’État dans le hangar d’enregistrement était réalisé de manière expéditive (sans entretien ni traducteurs ni possibilité de recours, ceci en totale contradiction avec les garanties qui avaient été données aux associations). Pour en savoir plus, lire l’article publié sur le site de MSF.

Non au démantèlement de la « jungle » de Calais !

L’expulsion des habitant-e-s commencera lundi 24 octobre 2016 (date annoncée officiellement par la Préfecture du Pas-de-Calais) et se poursuivra pendant trois jours.

Dès 8h du matin, les exilé-e-s seront dirigé-e-s vers un hangar où ils/elles seront réparti-e-s en 4 catégories : adultes seul-e-s, mineur-e-s isolé-e-s, familles, personnes dites « vulnérables ». Les mineur-e-s isolé-e-s resteront sur place dans l’attente que leur dossier soit examiné pour un éventuel passage en Angleterre. Pour les autres, ce sera direction vers l’un des 167 centres d’accueil et d’orientation (CAO) créés à travers toute la France ! Les exilé-e-s seront conduit-e-s tous les ¼ d’heure dans des autocars (dont le nombre sera de 60 pour la journée de lundi, 45 pour mardi et 40 pour mercredi). Ceux et celles qui refuseraient de partir seront placé-e-s en centre de rétention.

Quant à la destruction du bidonville, elle commencera mardi 25 octobre 2016 et se poursuivra jusqu’à la fin de la semaine.

Que peut-on faire pour s’opposer à cette opération qui n’a d’humanitaire que le nom ? Qu’on soit à Calais ces jours-là ou qui n’ont soit pas, le site « Passeurs d’hospitalités » donne quelques éléments de réponse à lire ici : https://passeursdhospitalites.wordpress.com/2016/10/21/destruction-du-bidonville-que-pouvez-vous-faire/

Les enseignant-e-s de langues vivantes ne sont pas les auxiliaires de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrant-e-s !

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires dénonce la demande que le commissariat de Calais a adressée aux chefs d’établissement pour solliciter les enseignants de langues vivantes en tant que traducteurs lors des opérations de démantèlement de la Jungle qui aura lieu dans les jours qui viennent.

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires, comme les différentes associations présentes sur place, rappelle son opposition au démantèlement dans ces conditions et son attachement à la liberté de circulation des personnes et condamne cette méthode qui vise à utiliser les enseignants comme complices de la politique inhumaine du gouvernement vis-à-vis des migrants.

L’intersyndicale CGT Educ’action / CNT / FSU / SNFOLC / SUNDEP-Solidaires dénonce en outre le procédé vil et méprisable qui consiste à instrumentaliser des enseignants en les rendant auxiliaires d’une politique électoraliste et sécuritaire.

> Télécharger ce communiqué au format pdf

Mise à jour du 20 octobre 2016 : suite à la diffusion de ce communiqué de presse, la préfecture du Pas-de-Calais a indiqué à Europe 1 « qu’il ne sera pas fait appel aux enseignants de langues vivantes mais à des traducteurs agréés et formés ».

Vendredi 14 octobre 2016 à Lille : recours en référé-liberté contre la décision de l’État d’expulser les habitant-e-s et de détruire le bidonville

Texte du communiqué qui a été diffusé :

Des exilés vivant sur le bidonville de Calais et onze associations ont déposé le 12.10.2016 par l’intermédiaire de Maître Crusoé et de Maître Bonnier un recours en référé-liberté devant le tribunal administratif de Lille. Cette action en justice a pour objectif de demander :

  • La mise en œuvre, préalable au démantèlement du bidonville, d’un diagnostic complet de la situation.
  • La garantie qu’une solution adaptée sera proposée à chaque personne, en particulier les mineurs non accompagnés, en fonction de sa situation et de son projet de vie.
  • La suspension de toute mesure d’expulsion tant que les deux premiers points n’auront pas été mis en œuvre.

Personne, et surtout pas les associations requérantes, ne remet en cause l’urgence de trouver une solution d’hébergement digne pour les dix mille personnes qui survivent dans le bidonville. Cependant face au flou entretenu par le gouvernement sur les conditions du démantèlement, les associations requérantes estiment qu’il est de leur devoir de tout tenter pour s’assurer que les droits fondamentaux des habitants du camp seront respectés.

L’audience se tiendra vendredi 14 octobre à 11h30 au Tribunal administratif de Lille (5 rue Geoffroy Saint-Hilaire à Lille). Vous êtes tous invités à venir soutenir les habitants du bidonville de Calais lors de cette audience.

Notes du webmaster :

  • Un référé-liberté est une procédure d’urgence qui peut être déposée auprès d’un tribunal administratif dès qu’une liberté fondamentale est menacée (en savoir plus).
  • L’audience du 14 octobre a duré quatre heures. Les juges administratifs se prononceront sur la demande entre le 17 et le 19 octobre.

Mise à jour du 18 octobre :

Le tribunal administratif de Lille a rejeté la requête des associations contre l’expulsion de la partie nord du bidonville (en savoir plus).

Petit guide pratique pour déguiser la destruction d’un camp de migrant.e.s en une opération humanitaire

À propos de la destruction totale du bidonville prévue courant octobre 2016

Communiqué confédéral de la CNT :

Lundi 26 septembre, François hollande s’est rendu à Calais et a déclaré vouloir démanteler « la jungle de Calais ». Cette sinistre déclaration démontre bien le racisme d’État dont nous subissons depuis des années. « La France ne peut pas accueillir toute la misère du monde » nous bassinent les politiques et médias de tous poils, sous-entendant que les migrant-es sont à l’origine de nos problèmes économiques et sociaux. Quelle solution le gouvernement propose-t-il ? De rejeter les millions de réfugié-es à la mer, ceux et celles qui ont fui la terreur de la guerre et les violences impérialistes (dont la France porte beaucoup de responsabilité). Ces arguments ne servent qu’à justifier et conforter l’idéologie capitaliste et libérale et à faire le nid du patronat et des idées d’extrême droite. D’ailleurs certains groupuscules d’extrême droite s’en donnent à cœur joie actuellement en organisant des rassemblements dans certaines villes devant les CADA (centre d’accueil pour les demandeur-euses d’asiles), cataloguant les réfugié-e-s « d’enfants de Daesh ». Ces propos visent chaque jour à nous diviser un peu plus, en désignant un bouc émissaire pour nous faire oublier que le vrai problème n’est pas d’accueillir ces migrant-es, mais bien les conséquences dramatiques des politiques gouvernementales et patronales qui détruisent chaque jour, la vie de milliers de travailleurs et de travailleuses : en fermant les usines (comme Alstom), en imposant par la force et la répression, une loi que 70% de la population rejette, en rognant un peu plus les droits des plus précaires (convention de l’assurance chômage par exemple). Pour la CNT, nos ennemis seront toujours ceux qui ne sont pas du camp des travailleur-euses : la bourgeoisie et le patronat ! Les travailleur-euses n’ont pas de patrie ! La lutte des travailleur-euses n’a pas de frontières !

Opposition de plusieurs associations humanitaires intervenant auprès des exilé-e-s :

Le 10 octobre, plusieurs associations humanitaires (Emmaüs, Secours catholique, etc.) intervenant auprès des exilé-e-s se sont exprimées dans la presse pour dénoncer les conditions du « démantèlement ». Pour elles, même si les conditions d’existence dans le bidonville sont particulièrement dures, le démantèlement tel qu’il est conçu par le gouvernement serait une erreur humanitaire qui nous ramènerait à la situation d’après Sangatte, c’est à dire à l’époque où l’on retrouvait des exilé-e-s essayant de se cacher dans les fossés et les jardins.  Car, avec ou sans bidonville, Calais est et restera le passage obligé pour rejoindre le Royaume-Uni. Par conséquent, après leur évacuation, de nombreux exilé-e-s reviendront. Et ils/elles seront rejoints par d’autres !

Date du « démantèlement » :

Le 14 octobre, la Direction départementale de la cohésion sociale (service de la Préfecture du Pas-de-Calais) a annoncé que les opérations de « démantèlement » ne commenceraient pas le 17 octobre comme prévu. En effet, le Ministère de l’Intérieur est confronté au problème des mineurs isolés qui sont entre 800 et 1 200 dans le bidonville et dont plus de la moitié veut rejoindre de la famille au Royaume-Uni.

Pétitions :

Deux pétitions ont été lancées pour s’opposer à la destruction du bidonville de Calais :

  • une pétition en français (adressée au président de la République, cette pétition rappelle que détruire les habitations et organiser le déplacement forcé de leurs habitant-e-s s’apparente à un acte de guerre exercé sur des personnes qui, pour la plupart, fuient la guerre) ;
  • une pétition en anglais (adressée au ministre britannique de l’Intérieur, cette pétition demande que le bidonville de Calais ne soit pas détruit en l’absence de solutions pour les personnes qui l’habitent, ce qui comprend l’accueil en France de celles qui le souhaitent mais aussi que le Royaume-Uni prenne sa part dans l’accueil des réfugié-e-s et leur ouvre sa frontière).

Vendredi 14 octobre 2016 à Calais : rassemblement de solidarité

Communiqué de la CISPM :

La CISPM (Coalition internationale des Sans Papiers et Migrants) lance un appel à rassemblement Place d’Armes à Calais le 14 octobre 2016 à 16h à tous les habitants présents à Calais ainsi qu’à toutes les forces sociales, pour dénoncer :

  • l’isolement social et économique des populations du Calaisis, y compris pour ceux qui sont contraints par les institutions de l’État à vivre dans « la jungle », à savoir les migrants ;
  • des mesures qui ont pour finalité de nous entrainer dans une guerre entre pauvres de toutes origines culturelles mais ayant les mêmes besoins (santé, éducation, logement, alimentation saine, transports, environnement, …) et imposées par les choix politiques cyniques de la Troïka (CE, FMI et BCE) à l’ensemble des peuples vivant en Europe ;
  • la politique du « diviser pour mieux régner » sur le dos des migrants, utilisée par les hommes politiques à des fins uniquement électoralistes, sans aucun souci des conséquences à long terme que cela va causer dans la société et par les clivages haineux créés entre les populations. Il en va de l’avenir de nos propres enfants et des générations futures.

Nous voulons :

  • qu’une solution pérenne d’accueil, en France ou en Angleterre, soit offerte aux migrants de Calais mais aussi de Paris, comme partout ailleurs en France, et également pour ceux de Vintimille,
  • que leurs dossiers soient traités humainement avant que la jungle ne soit rasée,
  • que le démantèlement devant débuter le 17 octobre, se passe en toute transparence, sans expulsions et sans violence : ces femmes, ces hommes et ces nombreux mineurs en ont suffisamment subis avant et pendant leur parcours migratoire, y compris à Calais. A 55 ans d’écart, un « remake » du 17 octobre 1961 ne doit en aucun cas se produire.

Nous continuerons la lutte contre les politiques anti-migrants et antisociales menées en France et partout en Europe et plus que jamais déterminés, en lien avec tous les forces sociales animées par les valeurs de solidarité et de justice sociale, pour la liberté de circulation et d’installation de tous partout, comme alternative aux dispositifs répressifs et politiques d’austérité antisociales et contre une Europe des murs, des barbelés et des exclusions en tout genre.

Notes du webmaster :

  • La Préfecture du Pas-de-Calais ayant interdit cette manifestation, la CISPM a déposé un recours devant le Tribunal administratif de Lille. Le jugement sera rendu le 13/10 à 16h.
  • Le Tribunal a confirmé l’arrêté pris par la Préfecture. Pour en savoir plus : www.facebook.com/events/547048075478450

Manifestation de soutien aux migrant-e-s samedi 1er octobre 2016 à Calais

Un collectif (le même que celui qui avait organisé la manif du 23 janvier 2016) appelle à une nouvelle manifestation à Calais. Cette fois, ce sera le samedi 1er octobre 2016 à 14h. Départ : rue des garennes / route de Gravelines (devant la « jungle »). Arrivée : place d’Armes.

Extrait de l’appel :

À Calais, le démantèlement du camp annoncé par les uns et réclamé par les autres, ne saurait être une solution ! Pas plus que la construction du grand mur de quatre mètres de haut et un kilomètre de long prévu le long de la route nationale 216 vers le port de Calais ! Aussi, un an après une première manifestation de Paris à Calais, nous appelons à nouveau à une grande manifestation à Calais le samedi 1er octobre, pour exprimer notre solidarité active aux migrants à Calais, protester contre les politiques européennes, en particulier ici française et britannique, et affirmer notre plein droit à l’asile et à la liberté de circulation et d’installation pour tous les migrants. Le cadre juridique de l’asile, son application toujours plus restrictive, comme nos politiques migratoires, sont en décalage complet avec les réalités migratoires actuelles : le motif environnemental n’est pas pris en compte tandis que la distinction entre les causes politiques et économiques, artificielle et absurde, nie la multiplicité des migrations et dépolitise la question de l’environnement !

Nous exigeons :

  • Que la Grande-Bretagne assume ses responsabilités par rapport aux migrants, que la France rompe unilatéralement les accords du Touquet.
  • Que le dispositif national d’accueil tant annoncé et promis voie enfin le jour en France, le seul pays d’Europe où les migrants sont laissés à la rue sans protection ni prise en charge.
  • La suppression du règlement de Dublin et le démantèlement de Frontex, qui sont les premières causes des drames que vivent aujourd’hui les migrants en Europe et à ses portes.
  • La fermeture de tous les lieux de rétention, centres ou hotspots en Europe, dans le prolongement de l’Appel international lancé en juin 2016.

Plus que jamais, nous réaffirmons qu’une autre Europe est nécessaire, plus solidaire, démocrate, ouverte sur le monde et plus égalitaire ! Plus que jamais, nous nous opposons aux politiques racistes et criminelles actuellement mises en œuvre à l’encontre des personnes étrangères en Europe.

Dernière minute :

29/09 – Suite à l’arrêté d’interdiction pris par la Préfète du Pas-de-Calais, voici le lien du communiqué rédigé le 29 sept. par le collectif organisateur de la manif. Dans l’attente de la décision du tribunal administratif de Lille (que le collectif a saisi en référé), la manifestation est maintenue.

30/09 – Le juge du Tribunal administratif de Lille a rejeté le référé liberté et donc confirmé l’interdiction de manifester. Suite à cette confirmation, les organisateurs ont annoncé qu’ils maintenaient la manifestation et appelaient à une forte mobilisation de façon totalement pacifique. Cf. www.facebook.com/events/1762640680685076

01/10 – Communiqué des organisateurs suite à l’immobilisation des bus en direction de Calais :

Samedi 1er octobre, 14h45, autoroute A26, aire de Setques

Ayant pris acte de la décision du tribunal administratif de Lille de vendredi 30 septembre, nous, les 177 personnes immobilisées par la gendarmerie et la police nationale sur l’aire d’autoroute, avons souhaité, suite à l’appel de la coalition internationale des sans-papiers et des migrants, nous rendre à la “jungle” de Calais pour rencontrer, discuter et exprimer notre solidarité aux migrant.e.s sur place. Nous dénonçons cette entrave supplémentaire aux libertés en général et en particulier à la liberté de circulation. Avec cette entrave, nous prenons acte que la “jungle” de Calais devient, du fait de l’État, une zone d’exclusion et de violations des droits. Malgré l’immobilisation et les menaces nous restons mobilisé.e.s et déterminé.e.s. Nous poursuivons la lutte pour l’égalité des droits pour tout.e.s, pour l’ouverture des frontières et pour l’accueil dans la dignité de tout.e.s les migrant.e.s.

Note du webmaster : pendant que les autobus étaient immobilisés sur l’autoroute à quelques dizaines de kilomètres de Calais, 200 personnes (des réfugiés et des militant-e-s No Border) ont tenté de partir en manifestation au départ de la “jungle” mais elles ont été bloquées par les CRS au niveau du pont situé sous la rocade portuaire, puis dispersées à coup de canon à eau et de grenades lacrymogènes.

Vêtements : message urgent de l’équipe Salam

Besoin de toute urgence de vêtements d’hommes (pulls, T-shirts, pantalons, boxers, chaussettes, baskets ou chaussures de marche légères). C’est le moment d être réactif ! Contactez Yolaine au 06 83 16 31 61. Merci beaucoup ! L’équipe Salam, 29 août 2016.

Appel à soutien suite à l’incendie criminel du centre d’information juridique

Jeudi 17 mars 2016, le centre d’information juridique installé dans une grande cabane construite par Charpentiers sans frontières et dans lequel interviennent plusieurs juristes et traducteur-trice-s bénévoles, a été incendié volontairement par des inconnu-e-s. Afin de continuer ses activités ô combien nécessaires, ce centre a besoin d’un soutien financier, logistique et humain. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Grève de la faim

Depuis le 2 mars 2016, plusieurs exilés se sont cousu les lèvres et ont entamé une grève de la faim. Par ce geste, ils veulent témoigner de la violence qui leur est faite, à eux et à tous-te-s les exilé-e-s. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Le bidonville est vivant !

Dimanche 6 mars de 11 à 17h, l’Auberge des migrants organise une journée de solidarité dans la « Jungle » pour montrer que celle-ci est un lieu de relations, de vie, d’interactions, un lieu créatif. Venez visiter les espaces collectifs, les lieux de vie et tout ce qui a été créé par les réfugiés et les bénévoles ! Venez voir à quoi ressemblent les alternatives proposées par ce gouvernement : containers et tentes bleues, ces espaces inhumains et invivables ! Venez partager un moment festif, en musique, autour d’un thé ! Venez découvrir les saveurs des restaurants de la « Jungle » ! Page fb : www.facebook.com/events/202404306782217/

Ghetto Calais 2016 : un crime contre l’humanité !

Une bonne synthèse de la situation à Calais en ce début du mois de mars…

Projection d’un film sur les bénévoles de Calais

Vendredi 4 mars 2016 à 20h au cinéma Le Cyrano (5 place du 8 mai, 80150 Crécy-en-Ponthieu), l’association « eCnou » (Eux c’est nous) qui dans la région de Montreuil-sur-Mer apporte soutien et accueil aux réfugiés – organise en présence du réalisateur une projection-débat du documentaire « Invisibles. Les bénévoles de Calais » . Prix : 5 euros. Bande-annonce du film : https://vimeo.com/122190991

Communiqué publié le 2 mars 2016 par plusieurs associations de soutien aux réfugiés

Le démantèlement d’une partie de la zone sud du bidonville de Calais a débuté lundi 29 février et s’est poursuivi mardi 1er mars.

Les associations de soutien aux réfugiés de Calais constatent les faits suivants :

Une expulsion manu militari

  • Des réfugiés sous la menace et la désinformation ont été sommés de quitter leur habitation dans des délais allant de 1 heure à 10 minutes.
  • En cas de refus d’exécution, certains réfugiés ont été extraits de leurs abris par les forces de police, et pour certains interpellés immédiatement.
  • Des personnes ont été tenues à distance de leur lieu de vie et empêchées d’y retourner permettant aux forces de police de considérer ces abris comme vides et de procéder à leur destruction.
  • Des réfugiés montés sur le toit de leurs abris en signe de protestation pacifique ont été tenus en joue par des flashballs puis matraqués et certains interpellés.
  • De nombreux réfugiés n’ont pu ni récupérer leurs effets personnels et leurs papiers d’identité, ni trouver une solution alternative pour leur hébergement.

Les forces de police ont maintenu à l’écart les citoyens par un large cordon qui encerclait les abris concernés par l’expulsion empêchant ainsi le regard citoyen sur les actions des autorités.

Cette opération policière s’est accompagnée de gazage massif et d’utilisation d’un canon à eau de manière indiscriminée et non proportionnée face à une opposition qui affichait clairement sa volonté pacifiste. Ces attaques n’ont fait l’objet d’aucune sommation préalable.

Dès le début des opérations, les policiers ont refusé la mise à l’abri des enfants et des familles dans l’école du Chemin des Dunes, les exposant ainsi aux gaz lacrymogènes et à la violence de la répression.

Un enfant de 13 ans a été interpellé et emmené par les forces de l’ordre, sans possibilité de contact avec lui.

Au regard de ces faits, force est de constater que les agissements de l’État ne respectent aucun des engagements pris publiquement depuis plusieurs jours : absence de brutalité et de violence, concertation et dialogue, délai pour la mise à l’abri des personnes. Le ministre de l’intérieur lui-même indiquait lors de son discours au Mans le 22 février qu’« à Calais, c’est une solution d’hébergement pour tous qui est proposé pour résorber un bidonville. Ce n’est pas de dissoudre la souffrance dans le vide avec brutalité. Ce que nous voulons faire dans la zone sud de la Lande, c’est une opération de mise à l’abri ».  Il poursuivait le 25 février à Bruxelles qu’il  « n’a jamais été question pour le gouvernement français d’envoyer des bulldozers sur la lande pour procéder à une dispersion des migrants ».

Ce discours lénifiant de L’État ne vise qu’à camoufler la réalité : L’État ne respecte pas ses engagements. Il entend parvenir à la démolition complète d’un bidonville qu’il a lui-même créé en avril 2015, et ceci par tous les moyens sans aucune considération pour les réfugiés, ni pour les Calaisiens d’ailleurs. Car tout comme les migrants, ils subissent depuis maintenant plus de 20 ans la même politique de l’échec. Celle qui consiste-de Sangatte à l’actuel démantèlement de la Jungle- à croire qu’en déplaçant le problème on le résoudra.

Mardi 1er mars 2016 : l’évacuation de la partie sud de la « jungle » continue !

Lundi 29 février 2016 : l’évacuation de la partie sud de la « jungle » a commencé !

Témoignage diffusé par le CSP 59

Depuis 8h30 ce matin, des centaines de CRS ont débarqué dans la Jungle à Calais. Alors que Cazeneuve promettait un dialogue ainsi qu’une évacuation petit à petit et en douceur, c’est la violence, les arrestations et l’interdiction d’accès aux bénévoles, médias, etc. […] 3 000 réfugiés, dont des centaines d’enfants, se retrouvent aujourd’hui dehors, dans le froid, après la destruction de leurs cabanes par les bulldozers.

Témoignage publié sur le site « Passeurs d’hospitalités »

En direct de la Jungle. Problème avec les portables : pas de batterie. On était à l’école du chemin des Dunes pour les charger mais l’électricité à été coupée. L’accès de certaines parties de la Jungle est empêchée par les CRS. On a réussi à passer : il y a des CRS partout, ils sont armés et ils sont violents. Ils poussent les migrants et les journalistes, jusqu’à les faire tomber. Il y a des équipes de démantèlement qui défoncent les cabanes à coup de massue et de pieds de biche. Tout tombe par terre, complètement détruit. On leur a demandé si on pouvait les interviewer, certaines personnes sont venues nous voir pour nous dire qu’elles n’avaient pas le droit de nous parler. Pour protéger leurs abris, les migrants montent sur les toits. Pourquoi d’un coup tout s’est accéléré alors que le gouvernement avait promis de ne pas utiliser la violence ? Parce que les No Borders ont empêché les maraudes qui allaient chercher les migrants « pacifiquement » pour les sortir de leurs abris. Mais il s’agit d’un prétexte, il y aurait eu une autre raison de toute façon et les CRS seraient venus. Tout le monde est calme sauf les CRS, ils ont des lacrymos, la situation risque de se compliquer. Pour lire la suite, cliquer ici.

Appel à soutien international contre les expulsions à Calais et contre les frontières (call-out for international support against Calais evictions and against the borders)

Dans un communiqué publié ici (d’abord en anglais puis en français), Calais Migrant Solidarity appelle à des actions internationales de solidarité avec les milliers de personnes actuellement en transit à Calais. Calais Migrant Solidarity appelle aussi à interpeler les entreprises et organismes impliqué-e-s dans l’aménagement et le fonctionnement du camp de conteneurs : Logistic Solution (fournisseur des conteneurs), Groupe CW – Michel Willoquaux (clôtures), Biro Sécurité (dispositif biométrique du camp et agents de sécurité), La Vie Active (association choisie par l’État pour gérer le camp), etc. En effet, les réfugiés préfèrent rester dans la « jungle » plutôt que d’aller dans ce camp-prison entouré de grillages, équipé de caméras de vidéosurveillance, dont l’accès est contrôlé par un dispositif de reconnaissance biométrique et dans lequel ils n’ont aucune possibilité de recevoir des visites (à l’exception des membres et des salariés de  l’association gestionnaire du camp) ni même de se faire un simple thé ! Pour voir les adresses des entreprises et organismes impliqué-e-s dans l’aménagement et le fonctionnement du camp de conteneurs, cliquer ici.

Le tribunal administratif de Lille se prononce pour une « évacuation partielle »

Le 25 février 2016, le tribunal administratif de Lille a rendu sa décision concernant l’arrêté préfectoral d’expulsion de la moitié sud de la « jungle ». Le théâtre, la bibliothèque, les écoles, les lieux de culte et les centres juridiques devront être préservés. Par contre, les abris des réfugiés (tentes et cabanes) ainsi que les restaurants et commerces pourront être détruits. Du grand n’importe quoi ! Suite à cette décision, les associations qui avaient déposé un référé au tribunal administratif de Lille vont faire appel. Mais, malheureusement, celui-ci ne sera pas suspensif.

Pétition contre la destruction de la « jungle »

Pour lire le texte de la pétition et le signer en ligne, cliquer ici

La Préfecture ne saurait-elle pas compter ?

L’État a décidé d’évacuer et de raser la partie sud de la « jungle », là où se concentre la vie sociale du bidonville (commerces, écoles, centres d’information, bibliothèque et lieux de rencontre). Selon la Préfecture du Pas-de-Calais, 800 résidents seraient concernées. Mais, ces derniers jours, les associations humanitaires ont effectué un comptage précis et elles ont recensé 4,32 fois plus de résidents sur cette zone, soit 3 455 personnes dont 440 enfants. À ce propos, voir ci-dessous les interviews de deux bénévoles présents auprès des réfugiés.

Procès des manifestant-e-s arrêté-e-s le 23 janvier 2016

Pour soutenir les inculpé-e-s, rendez-vous lundi 22 février à 13h30 au tribunal de Boulogne-sur-Mer à l’appel du collectif « Migrants Welcome » (cf. appel au format pdf).

Résultats du procès : Six migrants ont été condamnés à un mois de prison ferme pour être montés « frauduleusement à bord d’un navire » (cette condamnation correspond à la période de préventive que ces six migrants viennent d’effectuer). Quant aux deux Français sympathisants des migrants, ils ont été condamnés « pour pénétration à bord d’un navire sans billet et sans autorisation » (300 euros d’amende avec sursis pour l’un et 300 euros d’amende dont 150 avec sursis pour l’autre).

Référé au tribunal administratif de Lille contre le démantèlement de la « jungle »

Le 19 février 2016, le ministre de l’Intérieur a répondu par la négative aux huit associations qui, suite à l’annonce faite le 12 février par la préfète du Pas-de-Calais, lui avaient demandé de reporter le démantèlement de la moitié sud de la « jungle ». Face à cette fin de non recevoir, plusieurs associations et plusieurs migrants ont déposé un référé au tribunal administratif de Lille. L’audience est prévue mardi 23 février à 14h. Pour en savoir plus : http://m.lavoixdunord.fr/region/migrants-de-calais-un-refere-au-tribunal-administratif-ia33b48581n3339366

Besoins matériels des migrants

Une liste a été élaborée le 18 février 2016 en association avec « L’Auberge des migrants ». Cette liste est téléchargeable ici : http://afonddecalais.fr/lesbesoinsactuels.pdf

Vers la destruction de la « jungle » ?

Vendredi 12 février 2016, la préfète du Pas-de-Calais a donné aux exilés un ultimatum d’une semaine pour quitter la moitié sud de la lande. En effet, la destruction de cette zone a été décidée par les autorités (plusieurs lieux de culte ont déjà été rasés) et, à moyen terme, c’est la totalité de la « jungle » qui est menacée. Certes, le bidonville actuel est un lieu de misère. Mais c’est aussi un lieu de solidarité ! Par conséquent, parquer une partie des exilés dans des containers (exempts de lieux de convivialité et situés à l’intérieur d’une zone interdite d’accès aux personnes qui les soutiennent) et disperser les autres un peu partout (avec pour effet, le renforcement de leur précarité) n’est pas une solution humaine et acceptable. D’ailleurs, les associations humanitaires présentes à Calais s’opposent à ce projet. Pour elles, les solutions proposées par l’État ne répondent pas aux besoins et problèmes rencontrés. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Calais : portrait du pseudo « riverain excédé », véritable skinhead néo-nazi

Comme nous le précisions dans un article publié sur notre site le lendemain de la manif de soutien aux migrants du 23 janvier 2016 à Calais, Gaël Rougemont (l’homme qui a menacé les manifestants d’un fusil) n’est pas un simple « riverain excédé ». C’est un militant d’extrême droite ! Aujourd’hui, les médias qui avaient essayé de faire passer Gaël Rougemont et son père pour des habitants lambda sont bien obligés de revoir leur copie car des preuves ont été publiées sur le site antifasciste La Horde. Parmi ces preuves, on peut voir une photo de Gaël Rougemont en compagnie d’une personne portant un T-shirt marqué des lettres « NSDAP » (initiales du parti nazi d’Adolf Hitler). Sur une autre photo, on le voit poser devant un drapeau SS. Le site La Horde prouve également la participation de Gaël Rougemont et de son père aux actions de l’extrême-droite radicale comme le Mouvement d’Action Sociale (MAS), groupuscule fasciste de plus en plus présent lors des manifestations organisées à Calais par les collectifs anti-migrants (que ce soit Sauvons Calais ou Les calaisiens en colère).

Vidéo de la manif du 23 janvier et de l’action menée ensuite par un groupe de migrants

Pour lire un bilan écrit de la journée, cliquer ici

Tou-te-s à Calais le samedi 23 janvier 2016 en solidarité avec les migrant-e-s !

Samedi 23 janvier 2016, le collectif unitaire parisien « Migrants bienvenue ! » (collectif dont fait partie la CNT 75) organise un déplacement à Calais ainsi qu’une manifestation en lien avec les habitant-e-s de la « jungle », les organisations locales et les réseaux britanniques de solidarité. L’union des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais (59/62) soutient cette initiative. Départ : 14h, rue des Garennes (devant la « jungle »). Arrivée : place d’Armes. Pour lire l’appel (avec la liste des organisations signataires) et découvrir les détails pratiques (réservation d’une place en bus au départ de Paris, etc.), aller sur la page facebook Calais23Janvier ou télécharger le tract de présentation de l’initiative. Pour visionner une vidéo d’appel, cliquer ici.

À propos du campement de containers

Depuis le 11 janvier 2016, l’État a confié à une association locale la gestion d’un campement constitué de 125 containers. Ce lieu, installé au milieu de la « jungle » et fermé par des barrières, est prévu pour 1 500 personnes mais il n’accueille pour l’instant que quelques dizaine de personnes. En effet, la grande majorité des exilés est très réticente à l’idée de s’y installer. Les containers sont certes chauffés mais ils sont constitués de chambres-dortoirs aux lits superposés sans toilette ni eau. De plus, ils sont fermés pendant la journée et, pour y entrer le soir, il faut donner l’empreinte de sa paume de main, d’où un risque de fichage. Pour l’État, la création de ce lieu a pour but de justifier la destruction prochaine des cabanes construites par les exilés ; une besogne qui a déjà commencé puisqu’une zone de 100 mètres de large sur le pourtour de la « jungle » a d’ores et déjà été rasée.

Des civils armés de bâton à côté des CRS en mission aux abords de la « jungle »

À lire sur le site de Nord Littoral (12/01/2016)

Multiplication des agressions contre les réfugié-e-s et leurs soutiens

À lire sur le site Passeurs d’hospitalités (30/12/2015)

ERTV dans la jungle de Calais : une obscénité sans limite

À lire sur le site Confusionnisme.info (24/12/2015)

Quelques sites internet pour suivre la situation des migrant-e-s à Calais

Calais Migrant Solidarity

Suite au camp « No Border » qui s’est tenu à Calais en juin 2009 (voir ci-dessous quelques images vidéo de la manif organisée à cette occasion), des activistes français, anglais, belges, néerlandais, allemands et italiens ont jeté dans cette ville les bases d’une présence permanente. Ils/elles animent un site bilingue (anglais & français) et réalisent d’autres activités telles que : encadrer l’activité policière & intervenir contre les raids journaliers et les arrestations ; travailler avec les migrant-e-s pour organiser des manifestations et des actions ; distribuer de l’eau, des couvertures, de tentes et du bois de chauffe (en privilégiant la solidarité plutôt que la charité pure ; c’est-à-dire en essayant d’orienter le travail humanitaire de manière à ce qu’il soit le plus possible effectué en collaboration et selon la direction choisie par les migrant-e-s) ; faire un travail de proximité avec la population locale afin d’impliquer plus de calaisien-ne-s dans la lutte contre la répression et les manifestations de solidarité (à travers de l’affichage, des tables, des tracts, etc.) ; donner des informations juridiques sur la situation des migrant-e-s en France et au Royaume-Uni ; assurer des cours d’anglais et de français ; donner des leçons de premier secours ; apporter un soutien moral ; donner des livres, des vélos, des cartes SIM (pour que les personnes puissent appeler leurs proches) et du matériel de sport (ballons de football, etc.) ; rendre visite aux prisonnier-e-s au centre de rétention de Coquelles, etc.

Salam

Le 5 novembre 2002, le gouvernement français ordonne la fermeture du centre de la Croix Rouge qui accueillait à Sangatte les migrants présents dans le Calaisis et, à l’aube de l’hiver, la plupart d’entre eux se retrouvent jetés à la rue. Des bénévoles se rassemblent alors pour organiser des distributions de nourriture et de vêtements. Quelques temps après, ils décident de se donner une existence juridique en fondant l’association Salam. Depuis, les migrants n’ont cessé d’affluer, mais stationnent sur tout notre littoral. C’est pourquoi Salam a également des pôles à Dunkerque et Grande Synthe. Aujourd’hui, Salam est une association forte de plus de 300 adhérents dont les ressources proviennent des cotisations, de dons et de subventions.

Passeurs d’hospitalités

Une chronique de la situation des exilés à Calais, un site informant sur les événements, tentant de rendre la situation mieux compréhensible dans sa complexité, démontant les idées reçues et les lieux communs de la propagande…

Le gouverne… ment !

Le 11 novembre 2015 sur France Info, le porte-parole du Ministère de l’Intérieur a accusé le collectif No Border de Calais d’instrumentaliser la détresse des migrants en les poussant à l’émeute. En tenant de tels propos (immédiatement relayés par tous les médias), le gouvernement nous refait le coup du « bouc émissaire », une technique utilisée par tous les États pour tenter de dissimuler leurs propres responsabilités. En l’occurrence, c’est bien le gouvernement qui, depuis un an, laisse croupir des milliers de personnes dans ce qui est devenu le plus grand bidonville d’Europe. C’est bien lui qui, depuis un an, reste sourd aux alertes sociales et sanitaires lancées par les associations présentes sur place (voir par exemple ce que disait Médecins du Monde en juillet 2014). Les 8, 9 et 10 novembre 2015, des affrontements ont eu lieu entre la police et quelques centaines de migrants. Essayer de faire porter le chapeau à un mouvement autogestionnaire tel que No Border est complètement ridicule. La manipulation est aux antipodes des pratiques militantes prônées par ce mouvement. Un militant No Border le déclare lui-même dans La Voix du Nord : « Nous désigner comme fauteurs de trouble, c’est trouver une explication simple à une situation très compliquée. C’est aussi prendre les migrants pour des imbéciles. Croyez-moi, ils n’ont pas besoin de nous pour s’organiser, pour lutter, pour essayer de passer. En laissant 6 000 personnes s’entasser ici, c’est l’État qui a créé la situation qu’on connaît aujourd’hui. Ce n’est pas nous ». À lire également : la déclaration officielle publiée par le collectif No Border (texte original en anglais : cliquer ici – traduction approximative en français : cliquer ici). Bref, si certains migrants commencent à se révolter, ce n’est pas parce qu’ils sont manipulés. C’est parce qu’ils sont désespérés à cause de la décision du gouvernement de bloquer tous les accès au port et au tunnel sous la Manche, c’est parce qu’ils se sentent condamnés à rester dans ce qu’ils nomment eux-mêmes « la jungle », c’est parce qu’ils en ont marre de leurs conditions de vie inhumaines !

L’État condamné pour sa gestion de l’accueil des réfugiés à Calais

Le 2 novembre 2015, le tribunal administratif de Lille a rendu sa décision suite au référé déposé par six demandeurs d’asile ainsi que deux associations (Médecins du Monde et Secours Catholique).

L’État a été condamné :

  • à recenser les « mineurs isolés en situation de détresse » et à se rapprocher du Conseil départemental du Pas-de-Calais « en vue de leur placement » ;
  • à créer 10 points d’eau supplémentaires (il n’y en a que 3 actuellement ) ;
  • à mettre en place 50 latrines ;
  • à installer des bennes à ordures supplémentaires ;
  • à instaurer un système de collecte des ordures ;
  • à procéder au nettoyage du site ;
  • à dégager un accès pour les services d’urgence.

Le 13 novembre, l’État a fait appel de cette condamnation, le ministre de l’Intérieur estimant qu’il « satisfait à ses obligations légales en matière d’hébergement d’urgence » (sic).

Le 23 novembre, estimant que les conditions de vie dans le bidonville « étaient bien de nature à exposer les migrants […] à des traitements inhumains ou dégradants », le juge des référés du Conseil d’État a rejeté l’appel formé par le ministre de l’Intérieur. Il ordonne à l’État et à la municipalité de Calais de « commencer à mettre en place dans les huit jours des points d’eau, des toilettes et des dispositifs de collecte des ordures supplémentaires, de procéder à un nettoyage du site, et de créer des accès pour les services d’urgence ».

Lille : organisation d’une campagne de dons du 30 nov. au 11 déc. 2015

Un collectif lillois lance un appel aux dons pour les réfugié-e-s de Calais.

Les dons peuvent être déposés du 30 nov. au 11 déc. 2015 (sauf le dimanche 6) de 18 à 21h au local du CSP59, 42 rue Bernos à Lille-Fives. Concernant les vêtements, n’apportez SVP que des vêtements pour hommes (car les associations calaisiennes disposent déjà d’une réserve importante de vêtements pour femmes). Autre précision : pas de vêtements de ville… mais des habits chauds, résistants et pratiques !

D’autre part, un déplacement sera organisé le samedi 12 décembre pour transporter les dons de Lille à Calais et rencontrer les associations auxquelles ces dons seront remis.

> Télécharger le tract d’appel au format PDF

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