Appel à bénévolat suite à l’incendie du camp humanitaire de la Linière

Dans la nuit du 10 au 11 avril 2017, un incendie a complètement détruit le camp humanitaire de la Linière, privant d’abri les 1500 exilés qui y vivaient. Suite à cet incendie, les associations Utopia 56 et L’Auberge des Migrants lancent un appel à bénévolat pour renforcer leurs équipes dans le nord de la France. Il s’agit de préparer et de distribuer des repas, des couvertures et des vêtements sur des points fixes (à Calais et Grande-Synthe) ou en maraudes (dans le calaisis et le dunkerquois). Les deux associations lancent également un appel aux dons en nature (couvertures de survie, sacs de couchage, couvertures, vêtements hommes petite taille, chaussures homme) et un appel aux dons financiers pour les frais d’essence et d’hébergement des bénévoles. En savoir plus : www.utopia56.com/fr/actualite/incendie-camp-grande-synthe

D’autre part, Utopia 56 (qui a géré le camp de sa création jusqu’à sa reconnaissance par l’État) regrette « de n’avoir pas été associé aux décisions de critères d’accueil, de gestion du nombre de migrants, de médiation de conflits entre communautés, liées aux conditions d’accueil qui se sont dégradées ».

Le ministère de l’Intérieur veut démanteler le camp humanitaire de la Linière

Le 15 mars 2017, Bruno Le Roux (ministre de l’Intérieur) a déclaré vouloir démanteler « le plus rapidement possible » le camp humanitaire de la Linière à Grande-Synthe. Damien Carême (maire de Grande-Synthe) s’y est immédiatement opposé, arguant du fait que l’État avait promis qu’il prolongerait jusqu’au 30 septembre 2017 la convention d’un an qui avait été signée le 30 mai 2016. Finalement, le 17 mars, Emmanuelle Cosse (ministre du logement) a contredit la déclaration de Bruno Leroux et a reconduit jusqu’au 31 août l’avenant qui lie L’État à la ville de Grande-Synthe et à l’association qui gère le camp, précisant même que cet avenant ne se signifiait pas la disparition du camp après le 31 août.

Rencontre-débat : quel(s) accueil(s) pour les réfugiés ?

Mercredi 9 novembre 2016 à 18h, la ville de Grande-Synthe invite Michel Agier (anthropologue, directeur d’études à l’École des Hautes Études en Sciences Sociales), Maryline Baumard (journaliste au Monde), Hind Meddeb (journaliste et réalisatrice), Solène Lecomte (juriste à La Cabane Juridique, centre d’information juridique sur le camp de Calais) qui feront part de leurs analyses sur la question des réfugiés ainsi que sur les conditions de vie et d’accueil qui leur sont réservées dans les camps du nord de la France depuis 2002. Plus précisément, les interventions des invités porteront sur la gestion des migrants et le phénomène d’encampement, sur le traitement médiatique de la question et sur les difficultés d’accès aux droits fondamentaux pour les réfugiés. Elles permettront finalement d’éclaircir les objectifs des pouvoirs publics, de l’action humanitaire et des politiques migratoires européennes récentes. Pour en savoir plus, cliquer ici.

Besoin permanent de nourriture !

Type de nourriture : tout ce qu’on peut stocker (riz, pâtes, huile, farine, sucre, thé, conserves de légumes, conserves de poisson…).

Lieu de collecte : hangar inter-associatif (géré par Salam). Ce hangar se trouve dans le centre commercial “Auchan”. Quand vous avez “Intersport” à votre gauche, vous continuez et c’est le premier bâtiment (blanc et bleu) juste après, toujours sur votre gauche. Il est aussi juste à gauche de la pharmacie (du centre commercial) dont la croix verte clignote en façade.

Ouverture : de 9h à 13h tous les jours sauf le vendredi et le dimanche. Il y a une sonnette à la porte arrière et un numéro de téléphone : 06 05 01 42 04.

Mardi 12 juillet 2016

Communiqué de MSF (Médecins sans frontières) :

Jeudi 7 juillet, six hommes afghans se sont vu refuser l’accès au camp de Grande-Synthe, créé en mars dernier pour abriter les exilés le temps qu’ils le souhaitent. D’après la municipalité, co-responsable du camp avec l’État et l’organisme chargé d’en assurer la gestion (l’AFEJI), cette interdiction d’accès au camp de la Linière s’applique désormais à tous les hommes seuls. MSF demande la révision d’une telle décision, qui intervient dans un contexte généralisé de pression redoublée par les autorités sur les réfugiés présents dans le nord de la France.

« 80% des gens qui composent ce camp sont des hommes voyageant seuls, explique Franck Esnée, chef de mission pour MSF. En leur refusant l’accès au camp, c’est à la vocation même de ce lieu destiné à héberger dignement les exilés quels qu’ils soient que les autorités décident de s’attaquer ».

Ce n’est pas la première fois que des réfugiés tentant d’être accueillis au camp de la Linière sont refoulés. Entre le 22 juin et le 2 juillet, MSF a compté 34 migrants – dont 3 mineurs, une personne handicapée et une femme enceinte –, pour lesquels l’accès au camp a été initialement refusé par l’AFEJI, en dépit de places disponibles. Une lettre de la sous-préfecture vient par ailleurs d’être affichée dans le camp. Elle menace d’en interdire l’accès à celles et ceux qui y séjourneraient trop longtemps, contrairement à l’esprit dans lequel a été créé ce camp.

MSF demande au gouvernement que cesse ce rejet et que soit mise en œuvre une vraie politique d’assistance aux réfugiés dans le nord de la France. MSF insiste pour que ce camp continue d’être ouvert à ceux qui le souhaitent, sans restriction et tant que les limites liées aux capacités d’hébergement du camp ne sont pas atteintes.

Une décision contraire s’avérerait déplorable pour les migrants que ce camp promettait d’accueillir, mais aussi ruineuse pour celles et ceux qui démontrent chaque jour qu’une autre politique d’accueil est possible.

> Lire ce communiqué sur le site de MSF

Lundi 30 mai 2016

Aujourd’hui, après plusieurs mois de conflit, l’État et la Ville de Grande-Synthe sont parvenus à un accord sur le financement et la gestion du camp humanitaire. Une convention a été signée entre l’État, la mairie et l’AFEJI (une association dunkerquoise). L’association Utopia56 (qui a assuré la coordination associative du camp depuis le 7 mars, date de son ouverture) reste présente sur place et appelle les bénévoles à rester mobilisés.

Dimanche 10 avril 2016

La laverie est ouverte. Un « conseil de camp » permet de meilleurs échanges. Trois mille repas sont servis chaque jour. Trois cuisines collectives seront bientôt ouvertes pour que les migrants puissent être plus autonomes.

Samedi 26 mars 2016

Hier, la commission de sécurité a émis un avis favorable. Bravo aux bénévoles qui ont bossé jour et nuit pour préparer l’inspection !

Mercredi 23 mars 2016

Alors que l’existence de l’ancien camp, dans la boue et la flotte, ne le dérangeait pas autant, le préfet du Nord fait la fine bouche sur les conditions de sécurité du nouveau camp de Grande-Synthe, construit par « Médecins Sans Frontières » dans le respect des normes du HCR (Haut-Commissariat pour les Réfugiés). C’est ainsi que vendredi 25 mars 2016, une commission de sécurité va venir une nouvelle fois inspecter le camp !

solidaritéÀ cette occasion et de manière plus générale, Utopia56 – l’association missionnée par la Ville de Grande-Synthe pour coordonner les actions humanitaires sur le camp – a besoin d’aide. Cent-vingt bénévoles par jour sont nécessaires pour assurer le bon fonctionnement du camp 24 heures sur 24. Ces bénévoles peuvent commencer leur service à 8h, 14h ou 20h. Liste des tâches pouvant leur être demandées : distribuer des repas et des vêtements, peindre les cabanes et y installer des détecteurs de fumée, faire des allers-retours en voiture entre le camp de réfugié-s-et le camping où loge l’équipe d’Utopia56, aller chercher l’équipe de nuit tous les soirs à Calais, aller faire des courses et des photocopies, faire du porte à porte pour identifier les besoins des réfugié-e-s, amener chez un réparateur les radiateurs défectueux, accueillir les nouveaux arrivant-e-s, filtrer les véhicules à l’entrée du site, gérer le parking, tenir des permanences à la tente « thé-café », faire des traductions écrites et orales, empêcher les enfants de jouer dans les bennes à ordures en attendant l’installation de barrières, prévenir les risques d’incendie en faisant une veille visuelle jour et nuit, participer à la construction d’une cuisine collective, d’un espace « mère-enfant », d’une extension en bois devant chaque cabane, etc.

Si vous voulez devenir bénévole, vous pouvez utiliser ce formulaire en ligne. Vous pouvez aussi vous présenter à l’entrée du camp près du container vert portant la signalétique « Accueil bénévoles / Welcome volunteers ». Enfin, une ligne spéciale « bénévoles » a été ouverte ; voici son numéro : 07 68 68 13 64.

Le camp se situe à Grande-Synthe, route de Spycker, le long de l’autoroute A16 dans le sens Calais-Dunkerque. Pour venir au camp à partir de la gare, prendre le bus 1A jusqu’au magasin Auchan. Si vous souhaitez venir en covoiturage, vous pouvez vous inscrire ici. Concernant l’hébergement des bénévoles, voir ici.

Utopia56 vous attend nombreuses et nombreux. Vous êtes les bienvenu-e-s à tout moment !

Jeudi 17 mars 2016

Le camp accueille à ce jour environ 1500 réfugié-e-s qui, contrairement au camp de conteneurs installé par l’État à Calais, sont libres de circuler comme ils/elles le veulent. Les logements sont constitués de 375 cabanes en bois d’une capacité maximale de 4 personnes. Le camp dispose de douches et toilettes en quantité suffisante et entretenus en permanence. Plusieurs points de distribution de vêtements, couvertures et produits de première nécessité sont répartis dans le camp avec des horaires fixes. Des distributions de repas ont lieu tous les jours et MSF (Médecins Sans Frontières) a un hôpital de campagne. D’autres équipements sont en cours de construction : école, cuisines communes pour que les réfugié-e-s puissent se faire à manger eux/elles-mêmes et cabane juridique pour informer les réfugié-e-s sur leurs droits. Attention, le camp ne dispose pas encore d’un entrepôt ! Par conséquent, si vous souhaitez faire un don (vêtements, aliments, produits de première nécessité), ne venez pas sur place avec ce don mais prenez plutôt contact avec l’association L’auberge des migrants installée à Calais.

Mercredi 16 mars 2016

Une vidéo réalisée par MSF

Lundi 14 mars 2016

Aux dernières nouvelles, l’État refuserait de prendre en charge les frais de fonctionnement (eau, électricité, chauffage, entretien…) du camp humanitaire construit par la mairie de Grande-Synthe et MSF. Par conséquent, la mairie réfléchit à un financement alternatif par le biais d’un appel aux dons. Parallèlement, ATTAC Flandre a mis en place une pétition intitulée « Camp de réfugiés de Grande-Synthe, l’État doit payer ! ». Cette pétition est soutenue par de nombreuses associations locales (Salam, MRAP, LDH, Terre d’errance…). Elle est en ligne ici.

Lundi 7 mars 2016

La construction du camp humanitaire est terminée. Ce lieu d’accueil est aux normes internationales. De plus, contrairement au conteneurs mis en place par L’État à Calais, les migrants peuvent y accéder librement. Problème : le préfet du Nord (qui ne voulait pas de ce camp) vient de mettre en demeure le maire de Grande-Synthe de retirer son arrêté de sécurité permettant l’ouverture du camp ; un prétexte fallacieux particulièrement révoltant quand on se souvient de l’état d’insalubrité dans lequel la Préfecture a laissé croupir les migrants de Grande-Synthe avant que la mairie et MSF prennent les choses en mains !

Lundi 11 janvier 2016

Aujourd’hui, la Préfecture a enfin autorisé la Mairie à déplacer les tentes sur un terrain non-inondable, en collaboration avec l’organisation « Médecins sans frontières » (MSF). Le nouveau camp accueillera 500 tentes chauffées pouvant accueillir chacune 5 personnes. Ces tentes seront réparties sur six zones ayant chacune des douches, des WC et des espaces de vie communs. Pour l’ensemble du camp, un point de collecte des ordures sera mis en place et vidé tous les jours. Enfin, trois points « incendie » et une réserve d’eau seront installés. Les travaux (financés en grande partie par MSF) ont commencé le 12 janvier 2016. Ils devraient être terminés mi-février.

Septembre 2015 / janvier 2016

À Grande-Synthe (près de Dunkerque), 2 500 réfugié-e-s, venus pour la plupart du Kurdistan irakien ou syrien, campent dans la boue depuis septembre 2015.

> L’urgence d’un nouveau site pour les réfugiés de Grande-Synthe

> Dans la gadoue à Grande-Synthe, beaucoup de familles et d’enfants

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