Archive pour la catégorie ‘Union régionale NPDCP’

Fleur de printemps

lundi 20 mars 2017

Un clip réalisé par la Compagnie Jolie Môme, il y a un peu plus d’un an, en plein cœur du mouvement contre la loi Travail….

Argumentaire syndical contre le programme du FN

samedi 18 mars 2017

Ci-dessous une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité…

Télécharger au format PDF

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Parallèlement, voici quelques fiches “flashs” réalisées par VISA :

Enfin, rappelons l’adresse de notre dossier d’info contre l’extrême droite :

http://www.cnt-f.org/59-62/antifascisme

Le 23 mars à Lille : rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous

vendredi 17 mars 2017

Appel commun de l’APU Moulins, de la CNT, du collectif des Olieux, du collectif des SDF de Lille, du CSP 59, de SUD Santé-Sociaux et de la Cimade Nord Picardie :

Citoyens, militants, collectifs, syndicats, associations, travailleurs sociaux, personnes désireuses d’une société plus solidaire, nous vous invitons à un rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous le jeudi 23 mars 2017 à partir de 10h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory à Lille. Et si tu travailles, profite de ta pause du midi pour te joindre à nous ! Aux expulsions survenues en plein hiver (maison de la rue de Fontenoy, parc des Olieux), aux intimidations diverses envers les collectifs et citoyens solidaires, au déficit chronique de lieux d’hébergement, s’ajoutent aujourd’hui la fin de la période hivernale et les expulsions massives qui vont en découler.

La fin de la trêve hivernale est prévue pour le 31 mars. À ce titre, les dispositifs d’accueil d’urgence vont fermer et entraîner l’expulsion des personnes et familles qui y sont hébergées, sans autre solution proposée.

Des places vacantes ne sont par ailleurs plus pourvues depuis février dans le cadre de ce que les administrations appellent la « décélération du plan froid ». Cela signifie que les places libérées ne sont plus proposées aux personnes vivant à la rue, et ce dans le but de faciliter la fermeture des dispositifs fin mars.

Les « centres de répit temporaire et collectif » (dont on appréciera le pléonasme) proposés aux mineurs isolés à Louvroil et Cassel vont eux aussi fermer leurs portes. Cette situation est inadmissible ! D’autant plus que le nombre de places ouvertes pendant la trêve hivernale était plus qu’insuffisant. Selon la FNARS Hauts-de-France (Observatoire 115-SIAO janvier 2017), « sur la métropole Lilloise en janvier 2017, plus de 700 ménages n’ont pas été hébergés faute de place disponible soit un total de 1416 personnes sans solution (967 adultes et 521 enfants) ». Ces chiffres ne comptabilisent que les personnes susceptibles de solliciter le 115. Ils ne prennent en compte ni les Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ni les personnes qui n’appellent plus le 115, découragées des réponses négatives à répétition.

Quelle va être la situation après la fermeture des dispositifs d’accueil de la trêve hivernale ? Que sont devenus les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’accueil ? La non-assistance aux personnes en danger, garante de la dignité humaine, et la responsabilité pénale qu’elle implique, sont-elles absentes des décisions prises par les administrations chargées de « la prévention de l’exclusion », « de l’insertion des personnes vulnérables » et de la mise en œuvre des dispositifs d’hébergement ?

Nous demandons à la DDCS, corrélativement aux missions qui lui incombent, et aux administrations locales :

  • de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale,
  • d’ouvrir des lieux d’hébergement pour les MIE dans la métropole lilloise qui soient adaptés à la spécificité de leurs besoins,
  • d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année (stopper la gestion au baromètre),
  • de réquisitionner des bâtiments vides par l’établissement de baux précaires,
  • de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Parce que le droit à l’hébergement n’est pas une fin en soi mais une porte d’accès vers le logement, nous vous invitons aussi à rejoindre l’appel à manifester des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL et d’Indecosa le samedi 1er avril à 15h sur la Grand’Place contre les expulsions locatives, pour le droit au logement et contre la fin de la trêve hivernale.

> Télécharger le tract pour le rassemblement du 23 mars
> Lire l’appel pour la manifestation du 1er avril

Amiens : aidons les salarié.es de Whirpool à faire payer leur direction au prix fort !

jeudi 16 mars 2017

En 2016, Whirlpool – le n° 1 mondial de l’électroménager – a réalisé 900 millions de dollars de bénéfices. Mais les actionnaires n’en ont jamais assez ! Après avoir racheté plusieurs sociétés concurrentes (Moulinex, Indesit, etc.), après avoir touché de l’État plusieurs dizaines de millions d’euros (au titre notamment du CICE), après avoir demandé de nombreux efforts aux salarié.es (flexibilité du travail et augmentation des cadences), voilà que ces sangsues passent à l’étape suivante : diminuer le nombre d’usines appartenant au groupe pour se remplir les poches encore davantage !

C’est ainsi que début 2017, la direction de la multinationale a annoncé que l’usine d’Amiens fermerait ses portes le 1er juin 2018. Conséquence pour les salarié.es : 290 licenciements ! Seront également touchés par cette décision : les intérimaires travaillant sur le site et les 56 salarié.es de Prima, une usine voisine qui sous-traite pour Whirlpool.

Le 16 mars 2017, en visite à Amiens, le premier ministre a déclaré : « Le gouvernement veille à ce que Whirlpool respecte ses obligations » (cf. propositions de reclassement et ré-industrialisation du site). Bref, le bla-bla habituel !

Face à cette situation, les salarié.es en lutte ont besoin de notre soutien. Certes, le rapport de force ne permettra pas l’annulation du plan de licenciements (PSE) car,  pour cela, il faudrait un mouvement massif et combatif sur le plan national et interprofessionnel. Par contre, il est possible de faire en sorte que ce PSE soit le moins mauvais possible. Et, si on s’en donne les moyens, il est même possible de faire payer au prix fort la direction de Whirpool !

Enfin, rappelons que – fondamentalement – licenciements et chômage ne pourront être abolis que par l’expropriation des capitalistes, la socialisation des moyens de production et de distribution, la gestion des entreprises par les travailleurs/euses eux-mêmes, le partage égalitaire des richesses… c’est à dire la construction d’une autre société où nous ne serons plus les esclaves salarié-es du Capital mais les maîtres de notre destinée, administrant la production et les services non plus pour augmenter les profits d’une minorité mais pour répondre aux besoins de l’humanité !

Manifestation pour le droit au logement le 21 mars à Bruxelles

mardi 14 mars 2017

Comme l’année dernière à la même date (cf. début du printemps et donc des expulsions locatives), une manifestation pour le droit au logement est organisée le mardi 21 mars à Bruxelles. Rendez-vous à 18h, porte de Namur.

À Bruxelles comme ailleurs en Belgique, les problématiques liées au logement sont de plus en plus importantes. Les loyers ne cessent d’augmenter et le nombre de SDF a fortement augmenté. De plus, suite à un fait-divers monté en épingle dans les médias, un projet de loi visant à accélérer les procédures d’expulsions ainsi qu’à pénaliser le squat a vu le jour et risque d’être voté d’ici deux semaines.

> Appel à la manifestation
> Article sur le projet de loi anti-squat

PS : à Lille, une manifestation pour le droit au logement aura lieu le samedi 1er avril 2017 à l’initiative des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL 59 et de l’Indecosa CGT Nord (rendez-vous à 15h sur la Grand’Place).

Manifestations contre les violences policières

mercredi 1 mars 2017

Lille, samedi 11 mars 2017 à 15h

Pour Adama, Théo et toutes les autres victimes de la police – À l’appel d’une AG réunie dernièrement à la Bourse du Travail de Lille – RDV sur le parvis des halles de Wazemmes

Montigny-en-Gohelle, samedi 25 mars 2017 à 15h

À l’appel de la famille de Lahoucine, jeune de Montigny-en-G. tué en 2013 devant chez lui par des policiers – RDV devant le 9 rue de Lassigny

Mercredi 8 mars 2017 : journée internationale de luttes pour les droits des femmes

mardi 28 février 2017

Rassemblement à Lille :

De 16h à 17h, place de la République, dans le cadre de la « grève pour l’égalité » (lire l’appel sur le site du Planning Familial Nord Pas-de-Calais).

Communiqué du Réseau syndical international de solidarité et de luttes (réseau dont fait partie la CNT) :

Le 8 mars, un peu partout dans le monde, des actions ont lieu pour défendre les droits des femmes, exiger l’égalité entre les femmes et les hommes, le droit de chaque femme à disposer librement de son corps, dénoncer toutes les discriminations et violences faites aux femmes. Le 8 mars 2017 sera l’occasion de nombreux rassemblements revendicatifs, de manifestations dans beaucoup de pays, et aussi de grèves des femmes. Le Réseau syndical international de solidarité et de luttes soutient ces actions qui prolongent la longue histoire du mouvement des femmes et du mouvement ouvrier, symbolisé notamment par la place du mouvement syndical dans ces combats. Elles s’inscrivent à la fois dans la lutte spécifique des femmes et dans le combat global pour une société égalitaire, en rupture avec le système capitaliste et patriarcal.

Ce communiqué est disponible sous la forme d’un tract rédigé en quatre langues (fr – esp – port – engl) avec, au verso, une présentation du Réseau syndical international de solidarité et de luttes. Pour télécharger ce tract de 2 pages, cliquer sur l’image ci-dessus.

Lundi 6 mars : mobilisation des salarié.es de Pôle emploi

lundi 27 février 2017

Les salarié.es de Pôle emploi sont appelé.es à se mettre en grève le 6 mars 2017 pour la défense de leurs missions, de leurs métiers et de leurs emplois.

Ci-dessous l’appel de l’intersyndicale des Hauts-de-France :

Dans un contexte d’austérité budgétaire, de baisse des effectifs et d’augmentation de la charge de travail, la dégradation des conditions de travail s’amplifie. Nous le vivons au quotidien : course à la productivité, externalisation, réorganisations, heures supplémentaires voire écrêtées, multiplication des contrats précaires… Aujourd’hui Pôle emploi est en danger : suppression des A2S, réduction et dégradation du métier d’indemnisation, externalisation de l’assurance chômage, diminution drastique des fonctions support (DT, DR, DPSR) et appui gestion (PAG), nouvelle segmentation du métier des Conseillers à l’emploi (CEP/suivi/…), dématérialisation importante et non anticipée (NPDE, Emploi Store, mail.net, DSN…) et lancement de « Bob emploi » qui va se développer et engendrer des conséquences inévitables pour le personnel et les usagers (accroissement de l’externalisation et de la privatisation de nos missions). Et demain : réduction du nombre d’agences, régionalisation, privatisation, plan de licenciement ?

C’est pourquoi toutes les organisations syndicales régionales appellent les personnels de Pôle emploi des Hauts-de-France à se mobiliser massivement pour obtenir :

  • La fin de tout processus de régionalisation et de privatisation, la défense du caractère public et national de Pôle emploi ;
  • La défense de nos missions de service public et de protection sociale collective dans le cadre du régime d’assurance chômage, le maintien des activités de Pôle emploi telles que prévues par la loi de fusion du 13/02/2008 ;
  • L’arrêt de la sous-traitance et la ré-internalisation de toutes nos activités ;
  • La reconnaissance et l’évolution de tous nos métiers dans le respect de nos expertises, qualifications et identités professionnelles ;
  • Le maintien des effectifs et l’embauche de tous les personnels en CDI ;
  • L’amélioration de nos conditions de travail et de la qualité du service rendu aux usagers (demandeurs d’emploi, entreprises, salariés…)  ;
  • Une augmentation générale des salaires et traitements (point d’indice et point salaire) ;
  • La conciliation de la vie professionnelle et personnelle pour tous les salariés : formations au plus proche des territoires, respect des accords en vigueur (OATT).

Les élections professionnelles dans le secteur privé

samedi 25 février 2017

Une fois tous les 4 ans, les employeurs de droit privé (quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur objet) doivent organiser une élection professionnelle. Seule condition : que leurs salarié.es soient au moins au nombre de 11 (cet effectif devant être atteint pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédant la date de l’élection) *. Il s’agit d’une obligation légale. Toute absence d’initiative ou tout refus injustifié exposent l’employeur à des poursuites pénales. Lorsque l’institution n’a pas été mise en place, un.e salarié.e de la boîte ou une organisation syndicale peuvent à tout moment saisir l’employeur pour demander (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception) l’organisation de l’élection. Le premier salarié qui a saisi l’employeur d’une telle demande bénéficie d’une protection contre le licenciement (seule condition : que son initiative ait été confirmée par une organisation syndicale, ce qui est toujours le cas dès lors que le calcul de l’effectif – cf. ci-dessus – ne présente aucune erreur). Dans le délai d’un mois suivant la date de réception de la demande, l’employeur est obligé d’engager la procédure électorale.

Pour commencer, l’employeur doit envoyer une invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) à toutes les organisations syndicales couvrant son champ professionnel & géographique, que ces organisations soient présentes ou non dans la boîte. Attention, l’absence de convocation d’un syndicat intéressé ou l’absence d’invitation à négocier le PAP constitue une irrégularité qui, par nature, affecte la validité de l’élection.

Peuvent participer à la négociation du PAP et présenter des candidats au 1er tour des élections professionnelles l’ensemble des organisations syndicales mentionnées aux articles L.2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, c’est à dire :

  • Les syndicats représentatifs dans la boîte (c’est le cas de la CNT si elle a participé à l’élection précédente et si elle a obtenu au moins 10% des voix) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation reconnue représentative aux niveaux national et interprofessionnel ;
  • Tout syndicat qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance (c’est le cas de tous les syndicats CNT), qui est légalement constitué depuis au moins 2 ans (c’est le cas de la plupart des syndicats CNT de la région) et dont le champ professionnel & géographique couvre l’entreprise concernée (nous contacter pour en savoir plus).

Si la participation d’un syndicat à la négociation du PAP est contestée, ce syndicat ne peut pas être écarté du processus électoral tant qu’un juge du Tribunal d’instance n’a pas statué sur la question (cf. Cass. soc., 13 octobre 2004, n° 03-60.236).

Concernant la conclusion du PAP, deux règles sont en vigueur :

  • La règle de la double majorité. Cette règle a été généralisée par la loi du 5 mars 2014 et s’applique « sauf dispositions législatives contraires ». Elle s’applique de la façon suivante : majorité en nombre des organisations syndicales ayant participé à la négociation du PAP + majorité en voix des organisations syndicales représentatives (c’est-à-dire majorité des suffrages exprimés aux dernières élections) ou, à défaut d’avoir les résultats des dernières élections, majorité en nombre des organisations syndicales représentatives.
  • La règle de l’’unanimité. Il s’agit d’une exception maintenue pour les domaines suivants : modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux, organisation du scrutin en dehors du temps de travail, suppression du CE et du mandat de DS en cas de baisse durable d’effectif (- de 50 salariés). Cette règle s’applique de la façon suivante : unanimité des organisations syndicales représentatives (et non de toutes les organisations syndicales ayant participé à la négociation) + signature de l’employeur.

NOTA BENE – Si vous voulez présenter votre candidature à une élection professionnelle sous l’étiquette CNT, n’attendez pas le dernier moment ! Prenez contact avec nous bien avant ! Ceci pour trois raisons : faire connaissance concrètement avec les orientations et le fonctionnement du syndicat, étudier la possibilité de créer une section syndicale CNT sur votre lieu de travail et, bien sûr, préparer l’échéance électorale à venir dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, voir ces quelques fiches du Ministère du Travail :

Les élections professionnelles (négociation du PAP, présentation des candidat.es, etc.)
Les syndicats représentatifs dans l’entreprise ou l’établissement
Les règles de décompte des effectifs
Les élections de délégué.es du personnel (DP)
La délégation unique du personnel (DUP)

* Note : si l’effectif est inférieur à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) ; s’il est supérieur ou égal à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) et de CE (comité d’entreprise).

Rapport 2016 d’Amnesty International : menaces sur les droits en France !

vendredi 24 février 2017

Comme chaque année à la même époque, l’ONG Amnesty International sort son rapport sur les droits humains dans le monde. Comme on s’y attendait, le chapitre « France » de ce rapport 2016 n’est pas bon…

En savoir plus : www.amnesty.fr/actualites/rapport-france

Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE 2016

jeudi 9 février 2017

Visuel de la CNT Nord Pas-de-Calais Picardie : salarié-e-s des TPE, ne restons pas isolé-e-s !La CNT Nord Pas-de-Calais Picardie remercie les 478 employé.es à domicile et salarié.es des TPE/TPA* qui ont voté pour elle dans la région. Elle invite celles & ceux qui ne sont pas encore syndiqué.es à la rejoindre pour ne pas rester isolé.es face à leurs employeurs et pour s’entraider de manière collective, solidaire, autogérée.

Communiqué de la CNT sur le plan national :

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme – véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales. Les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es, ou en dehors après leur journée de travail. À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es. Contre l’oppression patronale, contre les lois anti-sociales des gouvernements successifs, organisons-nous !

La CNT, le 9 février 2017

* TPE/TPA = entreprises et associations de moins de 11 salarié.es

Le test du chat noir…

vendredi 3 février 2017

1. Quand des travailleuses et des travailleurs demandent 300 euros d’augmentation, vous pensez que :

A) Et puis quoi encore ? Ils voudraient peut-être que je leur donne les clefs de ma Rolls ?

B) Étant donnée la conjoncture actuelle, ce n’est pas possible. Mais on n’est pas vache… on vous file 57 centimes d’euro de prime de chaussures !

C) C’est bien le minimum… et des millions de salarié.es auraient tout intérêt à faire de même !

2. Quand vous apprenez qu’un capitaliste gagne plusieurs centaines de millions d’euros par mois, vous pensez :

A) Mais c’est normal ! La hiérarchie, c’est naturel… D’ailleurs, regardez mon fils, Charles-Henri. À 5 ans, il sait lire et écrire.

B) C’est choquant, grands dieux, c’est choquant ! Heureusement, nous avons porté le taux de l’impôt sur les grandes fortunes à 0,3 %.

C) Ce type là est un enfoiré comme tous ceux de son espèce.

3. Quand vous apprenez qu’un patron de choc a mis à la porte 76 grévistes, vous pensez :

A) Quelle classe, quel courage !

B) C’est bien triste. Mais enfin, nous, on n’y peut rien. C’est vrai quoi à la fin…

C) Si on occupe son usine et son siège social pour la ré-intégration de tous et de toutes, il y réfléchira à deux fois la prochaine fois.

4. Le syndicalisme incarné par la CNT, ça évoque pour vous :

A) Des ouvriers crasseux et sanguinaires manipulés par les gauchistes.

B) Un dysfonctionnement intempestif du tissu social. Non, ne prononcez pas le mot « grève » ! On est au 21ème siècle tout de même…

C) Ça nous change du réformisme bêlant, de la bureaucratie syndicale et des magouilles politiciennes.

5. Pour vous, la lutte des classes, c’est quoi ?

A) Ernest, faites quelque chose ! Charles-Henri vient de dire un gros mot !

B) Mais c’est fini tout ça, c’était bon en 1936 ou en 68 ! Aujourd’hui, la classe ouvrière n’existe plus. La preuve ? Je n’en fais pas partie…

C) Une réalité de chaque jour. Et en plus, on fait tout pour la gagner !

Résultats du test

Vous avez une majorité de réponses A

Vous êtes un membre du patronat ou un des ses laquais. Vous avez la carte de LR ou celle de l’UDI. Vous êtes de ceux qui dénoncent les grévistes et les harcèlent sans relâche.
Vous êtes du parti des exploiteurs, des crapules qui se nourrissent de la sueur des autres.
Franchement, faudra pas pleurer quand ça vous retombera sur la gueule…

Vous avez une majorité de réponses B

Vous êtes du genre timoré. Vous votez à gauche mais vous ne faites pas de politique.
Vous êtes partisan du dialogue social même quand on vous botte le cul.
Vous nous gonflez ; la classe ouvrière se fout de vos sermons !

Vous avez une majorité de réponses C

Vous en avez assez des patrons et des politicards qui nous exploitent et nous bernent. Vous avez envie de vous battre contre cette vermine, solidairement avec les autres salarié.es et en organisant démocratiquement votre lutte. Vous voulez d’un syndicat fait pour ses adhérent.es et par ses adhérent.es, pas d’une bureaucratie. Vous voulez vous battre pour tou.te.s et pas seulement pour la corporation des allumeurs de becs de gaz. Enfin, vous en avez assez de ce monde où une minorité de privilégiés vit sur le dos du plus grand nombre. Vous voulez une société gérée par tous et toutes, une société où chacun et chacune vit également du travail de tous et de toutes. Dans ce cas, nous avons beaucoup de choses à nous dire
et à faire ensemble. N’hésitez pas à nous contacter !

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Atelier de formation sur l’auto-défense numérique

vendredi 3 février 2017

petition-en-ligneSamedi 25 février 2017 à 15h, l’union locale CNT de Lille organise une formation sur l’auto-défense numérique. Services de renseignement des États, multinationales du web (GAFAM), employeurs – voire proches – indiscrets… à l’heure de l’omniprésence du web dans nos vies, nous sommes tou.tes fiché.es et surveillé.es. Cependant, il existe des méthodes (plus ou moins efficaces) qui permettent de limiter les dégâts. Au cours d’un atelier pratique destiné aux débutant.es, nous découvrirons les principes généraux des techniques de fichage et de surveillance puis manipulerons quelques outils permettant de s’en protéger sur ordinateur et téléphone mobile. Nous parlerons chiffrement et anonymat puis découvrirons – entre autres – Tor, Tails et Signal. Rendez-vous à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille (entrée gratuite) avec votre ordi et/ou téléphone mobile. Un apéro avec DJ clôturera l’après-midi.

Face aux violences policières et à la répression étatique : justice pour Adama, justice pour Théo, justice pour tous !

jeudi 2 février 2017

Communiqué de la fédération CNT des travailleuses/eurs de l’Éducation :

Humilier, mutiler et tuer pour réduire au silence et empêcher que la résistance s’organise. Cela fait des décennies que la police terrorise et tue dans les quartiers populaires, que cela soit au quotidien ou lors des mouvements sociaux. L’État s’appuie sur la police et la justice pour écraser nos vies et nos révoltes. Des contrats aux bénéfices astronomiques de ventes d’armes et de « techniques » de maintien de l’ordre se concluent dans le monde entier sur le dos de nos mort.e.s et nos mutilé.e.s.

Le 2 février 2017, Théo, habitant de la cité des 3000 dans la commune d’Aulnay-sous-Bois, jeune homme noir de 22 ans, a été frappé, injurié, gazé et violé par des policiers parce qu’il avait eu l’audace d’exprimer sa réprobation vis à vis d’interpellations injustifiées. Mais surtout parce qu’il était noir et, qu’en France, il y a des citoyens de seconde zone.

Ce n’est pas une bavure, le dérapage de quelques policiers isolés. C’est la conséquence d’une violence et d’un racisme d’État qui ont pour but de maintenir, particulièrement dans les quartiers populaires, la domination du capitalisme. Quitte à en admettre les excès et en absoudre leurs auteurs. C’est la preuve d’un système prêt à toutes les violences pour contraindre à la soumission et exploiter la partie la plus pauvre de la population comme aux temps des colonies. C’est précisément pour ces raisons que la CNT ne syndique pas les forces répressives de l’État.

Pour l’IGPN, Théo Luhaka n’a pas été victime de viol, mais d’un accident. Quelques mois après la mort d’Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise, de nouveau le mensonge répond à la quête de vérité et de justice exprimée par les familles, les amis, les associations… Ce sont aussi des tirs à balle réelle qui leur sont opposés là où la solidarité fait rage comme à Aulnay dans la nuit du 6 au 7 février.

Comme si cela ne suffisait pas, une loi de « sécurité publique » vient d’être adoptée, alignant les droits des policiers sur ceux des gendarmes. Nous dénonçons cette nouvelle loi sécuritaire qui donne un « permis de tuer ». La militarisation de la police va faire d’autres victimes.

A quelques mois des élections, nous voulons redire que la solution ne viendra pas « d’en haut ». Quels que soient les gouvernements, la même politique perdure et s’amplifie. Ce n’est ni dans les salons de l’Élysée ni dans ceux de Matignon ou de la place Beauvau que nous obtiendrons satisfaction, mais dans la rue.

Organisons-nous, dans les quartiers, sur nos lieux de travail, en assemblées souveraines et reprenons ce qui nous appartient. Décidons nous-mêmes, pour nous-mêmes, et luttons pour un autre futur, débarrassé de l’État, des patrons et de leurs polices.

Pas de justice, pas de paix !

« Chez nous » : un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont

mardi 31 janvier 2017

Le 22 février 2017 sortira Chez nous, un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. Ce drame, réalisé par le cinéaste belge Lucas Belvaux et tourné dans le département du Pas-de-Calais, est adapté d’un roman noir de Jérôme Leroy intitulé Le Bloc.

Parmi les actrices et acteurs principaux, citons Émilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Catherine Jacob. Cette dernière joue le rôle de la présidente d’un parti d’extrême droite cherchant à se dédiaboliser, une présidente dont le portrait, le comportement et les propos font penser à Marine Le Pen.

Le film raconte comment une jeune mère célibataire (rôle incarné par Émilie Dequenne) est approchée par le Bloc patriotique (un parti xénophobe et nationaliste faisant penser au FN) pour se présenter aux élections municipales dans une ville “imaginaire” dénommée Hénard.

Après avoir vu la bande-annonce, Steeve Briois (l’actuel maire FN d’Hénin-Beaumont) a traité le film de « navet » et s’en est pris au physique de l’actrice Catherine Jacob. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a trouvé que la sortie du film était « absolument inadmissible » en raison de sa proximité avec l’élection présidentielle du 23 avril 2017.

Bande-annonce du film :

Extrait de la note d’intention de L. Belvaux publiée dans le dossier de presse du film :

CHEZ NOUS est un film engagé […]. Il n’est pas militant pour autant, il n’expose pas vraiment de thèse. J’ai essayé de décrire une situation, un parti, une nébuleuse, de décortiquer son discours, de comprendre son impact, son efficacité, son pouvoir de séduction. De montrer la désagrégation progressive du surmoi qu’il provoque, libérant une parole jusqu’ici indicible. D’exposer la confusion qu’il entretient, les peurs qu’il suscite, celles qu’il instrumentalise. Le film ne s’adresse pas en priorité, et ne doit pas s’adresser, qu’à des gens mobilisés, très au fait de ce qu’est vraiment l’extrême-droite. Ce qu’il dit, montre, raconte, tout le monde peut le savoir, mais les gens s’informent plus à travers une presse qui favorise le spectaculaire ou l’émotion, que par des média d’analyses et de réflexions. J’ai essayé d’éviter « l’entre-soi », de parler à tous et à chacun, « d’homme à homme » en quelque sorte. De montrer plutôt que de démontrer. De tendre un miroir, non déformant, car, si les miroirs réfléchissent, ils font parfois réfléchir ceux qui s’y voient. Les miroirs nous montrent aussi ce qu’il y a derrière nous, ils nous inscrivent dans un décor, dans le monde, objectivement. Ils nous mettent en perspective et face à nous même. Dans le même temps. Ce film s’adresse d’abord, à ceux qui un jour, demain peut-être, seraient tentés de répondre au chant de ces sirènes. Je ne sais pas si c’est utile. Je suis sûr, en tout cas, que ça vaut la peine d’essayer. […] Lire la note d’intention dans son intégralité

Extrait de l’entretien avec L. Belvaux publié dans le dossier de presse du film :

Votre film se distingue de ce qu’on appelait des « fictions de gauche », qui étaient des dossiers résolument à charge. Vous êtes davantage dans une démarche pour comprendre, notamment ce qui peut susciter l’adhésion à un mouvement d’extrême droite. Mais, avec le cinéma, n’y a-t-il pas un danger d’empathie avec « l’ennemi » ?

Lucas Belvaux : Oui. Mais on a besoin de cette empathie. Il est inhérent à la démarche puisque j’essaie de comprendre comment on en arrive là. Mais empathie ne veut pas dire identification. Je n’ai pas forcément envie que le spectateur s’identifie au personnage. L’idée, c’est d’être avec lui, à côté, d’essayer de se mettre à sa place, de partager son point de vue, pour essayer de comprendre son cheminement. Comprendre une démarche, ce n’est pas la partager. Ce n’est pas l’excuser. C’est une chose à laquelle j’accorde beaucoup d’attention en tant que cinéaste. Je veux que le spectateur soit libre de penser ce qu’il veut. Je pense qu’il y a un cinéma totalitaire, qui impose ses points de vue en instrumentalisant ses personnages, les “bons” comme les “méchants”. Et qu’il y a un cinéma qui raconte les histoires “démocratiquement”, où le cinéaste ne cache pas son point de vue, mais laisse assez de liberté au spectateur pour qu’il puisse développer le sien. […] Lire l’entretien dans son intégralité

Informations et lutte contre l’extrême droite :

Voir le dossier de la CNT Nord PdC Picardie

Amiens : communiqué du collectif « La Brèche »

vendredi 20 janvier 2017

La Brèche est un collectif d’étudiant.es, de chômeurs/chômeuses, de SDF et autres précaires réuni.es autour de l’ouverture d’un lieu autogéré : la Maison Cozette. Aujourd’hui, ce bâtiment occupé est menacé d’expulsion par la Mairie d’Amiens. Face à cette situation, le collectif a publié un communiqué présentant les origines du lieu et les activités qui sont menées.

C’est de la rencontre, pendant la mobilisation contre la loi travail, de personnes d’horizons différents (étudiants, précaires, militants, salariés) qu’est née l’envie ou plutôt l’expression d’un besoin de pouvoir se retrouver, s’auto-organiser mais aussi s’ouvrir aux autres au sein d’un lieu qui ne limiterait pas nos possibilités. Ce lieu aurait donc l’ambition de poursuivre les débats et d’élargir la « critique » à plus de sujets après la fin du mouvement social.

La Maison Cozette, située place Vogel, léguée à la ville d’Amiens par M. Cozette afin de contribuer à « l’extinction de la mendicité », mais laissée à l’abandon depuis 2004, jusqu’à sa vente prochaine à un grand promoteur lillois, semblait le lieu idéal, de par son positionnement et sa superficie. La réappropriation de ces locaux placés en centre-ville d’Amiens avait d’autant plus de sens, alors que la gentrification tend toujours plus à exclure les pauvres du cœur de la ville. Ce vaste lieu allait donc répondre à de nombreuses attentes : tout d’abord en terme de logement, mais aussi en terme d’espace disponible riche en possibilités (réalisation d’ateliers, concerts, réunions, projections, débats, etc…) que nous souhaitions proposer à tous.

(suite…)

Plan de licenciement à « La Voix du Nord » : 178 salarié.es victimes de la loi Travail !

mardi 10 janvier 2017

Le 10 janvier 2017, la direction de La Voix du Nord a annoncé la mise en place d’un plan prévoyant la suppression de 178 postes (72 dans la rédaction et 106 en dehors). En 2016, le résultat net d’exploitation du journal s’était pourtant élevé à 5 millions d’euros (soit une hausse de 24 % par rapport à l’année précédente) et seul le chiffre d’affaires avait connu une légère baisse (- 2,8 %). Ironie de l’histoire (quand on se souvient de la façon dont le mouvement contre la loi Travail a été traité par certains journalistes de La Voix du Nord), c’est grâce à la publication récente d’un décret d’application de la loi Travail que les dirigeants du quotidien vont pouvoir supprimer 25 % de leurs effectifs. En effet, avant la publication de ce décret, la baisse du chiffre d’affaires d’une entreprise ne suffisait pas à autoriser un plan de licenciement économique…

Hénin-Beaumont : la lutte paye chez « Boulanger » !

lundi 9 janvier 2017

Le 9 janvier 2017 à Hénin-Beaumont, une cinquantaine de salarié.es de l’entrepôt logistique national des magasins « Boulanger » (groupe Mulliez) était en grève à l’appel de la CGT et de la CNT. En cause : le faible montant de la prime « de progrès » versée fin 2016 aux salarié.es (86 euros et des poussières au lieu des 470 obtenus fin 2015). Révoltant quand on sait que l’enseigne « Boulanger » a annoncé pour 2016 un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros ! Et d’autant plus révoltant quand on apprend que la prime versée fin 2016 aux cadres travaillant au siège social de l’entreprise est 6 fois supérieure à celle des autres salarié.es ! Bloquant l’accès et la sortie de l’immense entrepôt de 80000 m2 qui assure la réception, le stockage et la distribution pour toute la France, cette journée d’action n’a pas eu besoin d’être reconduite car, le soir même, la direction de l’entreprise s’est engagée à payer les heures de grève et à organiser une réunion avec les syndicats pour faire des propositions en matière d’augmentation substantielle de la prime de fin d’année 2016. Comme quoi, on ne le répètera jamais assez, la lutte paye !