Archive pour la catégorie ‘UR interpro 59/62’

Mobilisation contre le traité commercial ACTA

Vendredi 10 février 2012

Samedi 11 février, toute l’Europe sera mobilisée contre ACTA.

ACTA, traité commercial contre le contre-façon, doit être signé d’ici l’été par l’union européenne et plusieurs pays d’Europe (la Pologne et la République tchèque ont aujourd’hui officiellement désavoué leur signature suite aux grandes mobilisations organisées dans ces pays).

ACTA permettra à n’importe quel ayant droit de demander la censure de site internet utilisant du contenu sous droits, que ce soient des films, des photos, des logos de marques, des personnes en train de chanter une chanson qu’elles apprécient, etc. Il s’agit de donner les pleins pouvoirs aux capitalistes des industries culturelles sur la liberté d’expression, le partage de culture et la création. ACTA contient également des volets sur les médicaments génériques et les semences et pourrait poser de très graves problèmes en ce qui concerne l’accès à la santé et aux denrées alimentaires, notamment dans les pays pauvres.

Rendez-vous à Lille :

samedi 11 février, 14h, Grand’ place.

Quelques vidéos :

http://www.youtube.com/watch?v=COM_XYCUE3w
http://www.dailymotion.com/video/xg4ekp_alerte-citoyenne-non-a-acta-stop-au-kraken
http://www.revoltenumerique.herbesfolles.org/2011/10/30/acta-leurope-ne-doit-pas-signer

Peut-on photographier ou filmer un policier ?

Jeudi 9 février 2012

Extrait du site « Caméra au poing » :

La prise et la diffusion d’images de policiers – en tenue ou en civil, sur la voie publique et dans l’exercice de leur fonction – sont autorisées dès lors qu’elles illustrent un événement d’actualité (cf. arrêts de la Cour de cassation du 25 janvier 2000 et du 20 février 2001). Exceptions : policiers chargés de la lutte antiterroriste, du RAID, de la brigade de recherche et d’intervention criminelle, de la brigade de recherches et d’investigations financières (cf. arrêté du 27 juin 2008).

Si l’image est prise dans le contexte d’un évènement dont l’importance justifie qu’il soit communiqué au public, il n’est pas nécessaire de flouter les visages des personnes (policiers et non policiers) impliquées comme acteurs, témoins ou figurants. Le droit à l’image, prolongement du droit à la protection de la vie privée (cf. article 9 du Code civil), ne s’applique pas dans ce cas ; c’est le droit d’information (cf. article 11 de la Déclaration des droits de l’Homme) qui est prioritaire.

Ces images doivent respecter la dignité de la personne humaine et ne doivent pas faire de désinformation en étant dénaturées.

En cas de litige (car, en matière juridique, il existe toujours des divergences sur la façon d’interpréter les textes), c’est au juge de déterminer si l’équilibre entre droit d’information / liberté d’expression d’un côté et droit à l’image de l’autre a été respecté.

Bien sûr, un policier peut toujours vous demander d’arrêter de prendre des images ou d’effacer celles que vous avez déjà prises. Mais, si vous ne le souhaitez pas, il ne peut pas vous obliger à le faire. De même, il n’a pas le droit de confisquer votre matériel (sauf si vous avez commis un délit et que vous êtes interpelé) ni d’effacer lui-même les images que vous avez prises.

> Site « Caméra au poing »

> Télécharger le pdf « Peut-on photographier ou filmer un policier ? »

Note du webmaster :

Une journée contre la répression policière aura lieu le 17 mars 2012. A Lille, dans le cadre de cette journée, le CRRIMMS (Comité de Résistance à la Répression et à l’Intimidation des Militants et des Mouvements Sociaux) est en train de préparer une manifestation. Plus d’info ici prochainement…

Bulletin régional CNT 59/62 (hiver 2012)

Dimanche 29 janvier 2012

Petite animation de présentation (avec le son)

Télécharger cette vidéo

Sommaire :

02- Un petit Quizz
03- Quoi de neuf à la CNT ?
04- Billet d’humeur !
05- La confédération Nigérienne du Travail
06- La faim du Monde
08- Contre la vie chère – Benoît Broutchoux
09- Conférences « Éduquer pour émanciper »
10- Regard international
11- Manifestation anti-fasciste à Lille (oct. 2011)
12- Organigramme de l’extrême droite
14- Dossier « 2006-2010 : continuité et divergences des résistances sociales » (Le mouvement contre la réforme des retraites de 2010 + De la lutte anti-CPE au mouvement contre la réforme des retraites)
20- Entretien avec José Faran
21- Lectures du chat noir
22- Contacter la CNT
23- La CNT, c’est quoi ?
24- Campagne de la CNT pour la répartition des richesses

Télécharger la couverture :

couverture du bulletin régional CNT n° 30 au format A4 et en PDF

Pour se procurer ou s’abonner au bulletin régional de la CNT 59/62 :

Achat au numéro : 1 euro (2 euros par courrier postal)

Abonnement :
- Abonnement ordinaire : 6 euros pour trois numéros.
- Abonnement de soutien : à vot’ bon coeur !
- Règlement à l’ordre de l’union régionale CNT 59/62 (mention « Bulletin régional » au dos).

Adresse :
UL-CNT, 32 rue d’ Arras, 59000 Lille
Courriel : ul-lille@cnt-f.org

Prochain numéro :

Le numéro 31 du bulletin paraîtra pour l’été 2012. Envoyez-nous au plus tôt vos propositions d’articles et d’interviews, vos notes de lecture, vos illustrations, etc. à ur59-62@cnt-f.org

> Accéder aux archives du bulletin

Procès d’un militant No Borders

Jeudi 26 janvier 2012

Jeudi 2 février à 13h30, un militant No Borders passe en procès au TGI de Boulogne-sur-mer sur de fausses accusations de « résistance avec violence à trois agent de la PAF de Coquelles » ainsi que pour avoir refusé de se soumettre « aux opérations de relevés signalétiques » (en d’autres mots, la prise d’empreintes et photos).

Halte au harcèlement et au despotisme !

Mercredi 25 janvier 2012

Rassemblement de soutien lundi 30 janvier à 8h30 devant la Mairie de Spycker (à l’initiative du Syndicat Sud CT Mairie de Dunkerque, Sud CT 59/62 ainsi que l’UIL Solidaires Dunkerque).

Extrait du tract d’appel :

Les employés ont des devoirs mais également des droits et aussi un statut qu’il faut respecter ! Tout employé a le droit de demander le respect du statut, tel que :
- de consulter son dossier individuel ;
- de demander à ce que ses heures de dépassement du service soient payées ou récupérées ;
- d’avoir un planning de ses horaires de travail (et non de se présenter au travail pour être informé à la dernière minute que la journée de travail est annulée) ;
- de consulter une organisation syndicale pour s’informer, connaître ses droits et alerter sur sa situation, être syndiqué, faire grève sans crainte de représailles ;
- d’avoir les primes liées à sa fonction et ses missions ;
- d’avoir une fiche de poste et des missions clairement définies.

Quand tout cela n’est pas respecté, alors s’installent les brimades, les menaces, la mise à l’écart… le harcèlement ! Un maire n’est pas élu pour réprimer, supprimer des droits, instaurer un clientélisme, isoler et mettre à l’écart du personnel, ceci au détriment des missions et de la défense du service public. Non, les employés n’ont pas à subir le dictat d’un MAIRE-PATRON ! Le rôle d’un maire est d’appliquer la loi et non pas de faire la sienne.

A calais, patronat, gouvernement et Chérèque contre les travailleurs !

Vendredi 20 janvier 2012

Article extrait d’Indymedia Lille à propos de la situation à SeaFrance :

La lutte courageuse des salariés de SeaFrance a relancé la question du maintien de l’emploi face à la volonté délibérée de ceux qui veulent tout casser. La magouille mise en place par Sarkozy sur les « indemnisations supra-légales » et l’interminable décision du tribunal de commerce sur la recevabilité ou non de la mise en place d’une SCOP ont démontré à quel point la question relevait avant tout d’une volonté et orientation politique.

Comment, en 2008, une compagnie qui, avec un résultat net en 2007 de 15,4 millions d’euros, plus de deux millions de passagers par an sur la liaison Calais-Douvres, réalisant un chiffre d’affaire de 220 millions d’euros, transportant 3,8 millions de passagers, plus de 700.000 voitures, autant de camions et 24.000 autocars, peut elle ainsi être amenée à disparaitre ?

De toute évidence c’est la SNCF, actionnaire à 100% du groupe qui décide de casser la compagnie, avec la complicité de l’État, en la rendant déficitaire afin de se séparer de sa filiale maritime. Quand on veut tuer son chien, il suffit de l’accuser d’avoir la rage. Pour se faire c’est à cette époque que Pierre FA, Inspecteur Général à la SNCF, condamnée auparavant pour détournement de fond en 2003, dans l’affaire ELF à 9 mois de prison avec sursis et 40.000 euro d’amende, entre en jeu et prend les affaires en mains.

C’est alors qu’une campagne invraisemblable de calomnies et de dénigrement va s’abattre contre les travailleurs de SeaFrance, sous couvert d’hypothétiques malveillances syndicales et autres, à ce jour encore non établies

Des journalistes se sont délectés en relayant toutes ces attaques. De toute évidence, plus le mensonge est gros, plus il a de chance de passer. C’est l’artillerie lourde que l’on va sortir contre les marins et leur syndicat : faux, usage de faux, escroquerie au jugement, vol en bande organisée, voies de faits, gestion opaque, enrichissement personnel des dirigeants syndicaux. Les salariés auraient même, apprend-on dans la presse, bénéficié d’avantages « exorbitants », c’est-à-dire une organisation du travail avantageuse et 1000 euros de primes vacances…

Si ce n’avait été que le gouvernement et l’employeur qui s’étaient ainsi déchaînés contre les travailleurs, on aurait pu comprendre. C’est leur habitude et leur raison d’être. Le plus scandaleux c’est que c’est la direction de la CFDT elle-même, avec à sa tête François Chérèque, qui a été en pointe des attaques alors que les salariés luttaient pour le maintien de leur emploi. Cette même Confédération syndicale qui, dès 1970, dessine les fondements de l’autogestion en entreprise, estimant alors que la gestion et l’organisation de l’entreprise doivent revenir aux travailleurs afin qu’ils puissent intervenir sur leurs conditions de travail. Ce principe devient pendant ces années l’identité même de la CFDT.

Ce sont donc des gens qui ont trempé dans le dossier Karachi et des bureaucrates syndicaux, coupables, eux, de haute trahison de la cause ouvrière, qui ont orchestré la chasse aux sorcières.

Pourquoi le combat pour l’emploi des travailleurs de SeaFrance était-t-il si intolérable pour la bourgeoisie et le gouvernement ?

SeaFrance attire bien sur des convoitises. D’un côté il y a la britannique PO qui ne serait pas fâchée de prendre seule la traversée Calais-Douvres. Il y a l’armateur danois DFDS, Louis Dreyfus Armateur (LDA), qui souhaiterait récupérer le marché, en lançant éventuellement une compagnie type « low cost ». Britanny Ferries (liée au lobby agricole breton et à la FNSEA, c’est-à-dire à l’UMP), lorgne également du côté de SeaFrance. Eurotunnel de son côté craint comme la peste la mise en place d’une liaison « low cost » qui casserait les prix. Et puis il y a aussi ces trois bateaux, quasiment neufs, que certains voudraient racheter pour une bouchée de pain. En résumé, avant même que la cessation définitive d’activités ne soit prononcée, dès que le bilan a été déposé par la direction de SeaFrance, le bal des prédateurs avait déjà commencé. Mais voilà il y a un problème, les travailleurs s’organisent et veulent créer leur SCOP, et ainsi leurs plans sont contrariés.

L’idée d’une SCOP devient insupportable pour le patronat et le gouvernement !

La crise du capitalisme et ses répercussions tragiques sur l’emploi, leur vie et celle de leur famille, il devient intolérable pour le patronat et leurs représentants gouvernementaux que le projet de maintien de l’emploi par une scop voit le jour. Il était insupportable pour les capitalistes que les travailleurs démontrent, même si le projet était complexe à monter et à faire perdurer, que les licenciements ne sont pas une fatalité économique mais avant tout une question politique dans le cadre de la guerre que se livrent les patrons.

Une fois de plus les hommes en noir de la justice ont à nouveau démontré ce à quoi consiste leur travail, dans cette affaire ils ne sont les croque-morts de la bourgeoisie.

Toutefois, si le projet de SCOP était légitime, il n’était pas sans limites. Les coopératives de production, d’une part, sont loin d’être en l’espèce la panacée des salariés face à la crise surtout si des requins type Eurotunnel ou autres rachetaient les bateaux pour les louer aux salariés de la coopérative qui y auraient travaillé.

En tout état de cause ce ne sont pas les perspectives de gouvernement des candidats de la gauche qui pourront remettre en cause la domination de l’argent sur l’emploi et les hommes. Il faut un changement radical de perspective de société.

Auteur de l’article : Playe Bernard

Le 17 janvier, occupons Pôle Emploi !

Lundi 9 janvier 2012

Les « indignés » invitent tous les chômeurs et précaires à participer à un mouvement national d’occupation de certaines agences la veille du « sommet pour l’emploi » organisé par le gouvernement. Voici leur appel :

Le gouvernement se refuse à écouter les mouvements des chômeurs et précaires qui demandent, en vertu des alinéas 5 et 11 du Préambule de notre Constitution, qu’on les respecte. Si « chacun a le devoir de travailler et le droit d’obtenir un emploi« , alors « tout être humain qui, en raison de son âge, de son état physique ou mental, de la situation économique, se trouve dans l’incapacité de travailler, a le droit d’obtenir de la collectivité des moyens convenables d’existence ».

STOP aux réductions d’indemnisation (taux et durée).
STOP aux radiations injustifiées et intempestives.
STOP et non aux 7 heures de travail dues par un bénéficiaire du RSA.
STOP à la stigmatisation des sans emploi.
STOP aux discriminations sociales, raciales, sexistes, générationnelles…

Le 18 janvier, lors de son « sommet pour l’emploi », le gouvernement se prépare à mettre tout le monde à genoux en imposant aux travailleurs une flexibilité à outrance : CDD de 30 mois ou CDI intérimaire, chômage partiel facilité, modulation à la carte du temps de travail avec baisse de salaire… Bref, une légalisation du chantage à l’emploi et du « gagner moins pour continuer à travailler », sous prétexte de résoudre leur crise ! Chômeurs, précaires, salariés, nous sommes tous concernés : voilà pourquoi nous devons nous mobiliser ! Gérer l’exclusion, ce n’est pas la combattre. Précariser le salariat, ce n’est pas lutter contre le chômage. Le développement du rapport de force qui doit nous permettre de regagner nos droits sociaux et à vivre dignement tous, dépend de chacun d’entre nous.

Le 17 janvier, occupons Pôle Emploi !

> Blog officiel de « Occupons Pôle Emploi »

> Liste des actions ville par ville sur le site du collectif No G20

> Page Facebook de « Occupons Pôle Emploi – Lille »

Rendez-vous à Lille :

Dans le cadre de ce mouvement, le collectif de chômeurSEs et précaires de Lille & les indignéEs de Lille donnent RDV mardi 17 janvier à 10h à Lille au parc Jean Baptiste Lebas, devant l’entrée de la gare Saint Sauveur. Appel à contributions pour : banderoles, pancartes, thermos de café/thé, sifflets et casseroles (pour faire du bruit), mégaphone… Les soutiens syndicaux, associatifs, individuels, etc. sont les bienvenus !

Télécharger le tract du collectif chômeurSEs et précaires de Lille

Blog du collectif chômeurSEs et précaires de Lille

Les nouveaux chiens de garde

Samedi 7 janvier 2012

Un film de Gilles Balbastre et Yannick Kergoat, d’après le livre de Serge Halimi.

Les nouveaux gardiens de l’ordre établi sont journalistes, éditorialistes, experts médiatiques. Lorsque l’information est produite par les grands groupes industriels du CAC 40, la presse peut-elle encore jouer un rôle de contre-pouvoir démocratique ?

Voir la bande-annonce du film

Programmation dans les salles de cinéma de la région :

à partir du 11 janvier…
- Lille (Le Métropole).
- Lille (Le Majestic), projection-rencontre le vendredi 13 janvier en présence de Gilles Balbastre.

à partir du 1er février…
- Arras (Le Cinémovida).
- Villeneuve d’Ascq (Le Kino), projection-rencontre le mardi 7 février à 20h en présence de G. Balbastre et J. Gadrey.

à partir du 15 février…
Villeneuve d’Ascq (Le Méliès), projection-rencontre le mercredi 15 février à 20h en présence de G. Balbastre et E. Vire (secrétaire général du syndicat de journalistes SNJ-CGT).

à partir du 22 février…
- Merville (Le Robert Hossein), projection-rencontre le 22/02 en présence de G. Balbastre.
- Hazabrouck (L’Arc-en-ciel), projection-rencontre le 23/02 à 20h en présence de G. Balbastre.
- Templeuve (Le Modern’ciné), projection-rencontre le 22/03 à 20h en présence de G. Balbastre.

Bonne année 2012… dans les luttes et ailleurs !

Samedi 31 décembre 2011

A propos de la journée de mobilisation interprofessionnelle du 13 décembre

Lundi 12 décembre 2011

Communiqué confédéral de la CNT :

L’intersyndicale nationale appelle ce mardi 13 décembre à « une journée de mobilisation », mot d’ordre peu en adéquation avec la sévérité des successifs plans d’austérité annoncés par Sarkozy.

Depuis des mois, en France comme dans le reste du monde, les gouvernements multiplient les plans d’austérité pour tenter de convaincre les agences de notation de sauver leurs notes respectives.

Dans les pays touchés, le mouvement social s’est organisé pour répondre avec une force proportionnelle à la violence de ces attaques anti-sociales.

Pourtant, en France, l’intersyndicale – qui rejette la participation de la CNT – se contente d’appeler ce mardi 13 novembre à une simple journée de mobilisation, excluant toute forme de mobilisation pouvant induire la mise en place d’un rapport de force.

Comme pour le mouvement des retraites, aucun calendrier stratégique n’est préparé, aucun appel à la formation de caisses de solidarité n’est mis en place et l’intersyndicale navigue à vue avec comme seul objectif l’obtention de négociations permettant de sauver, à la marge, des bribes d’acquis sociaux alors que ceux-ci vont une nouvelle fois être dépecés. Il est bien entendu nécessaire de rappeler que cette crise n’est pas imputable aux travailleurs mais bien à la finance et aux politiques successives qui, par l’ensemble des cadeaux fiscaux dont elles ont fait bénéficier les plus riches, ont petit à petit vidé les caisses des systèmes de solidarité.

Si certains syndicats de notre confédération, aux vues de leurs situations locales, ont lancé des appels à participer à la mobilisation du 13 décembre (et ils ont eu raison), la CNT dans son ensemble n’appelle pas les travailleurs à prendre part aux rassemblements de ce mardi.

En revanche, les syndicats de la CNT sont mobilisés pour interpeller les travailleurs sur la nécessité de préparer une riposte d’ampleur face aux prochaines mesures d’austérité qui ne manqueront pas d’émailler les semaines à venir.

La campagne actuellement menée par les syndicats CNT sur « la répartition égalitaire des richesses » en est une illustration.

[vidéo] Contre les jouets sexistes

Samedi 10 décembre 2011

Vidéo d’une action réalisée à Paris en décembre 2007 par le « Collectif contre les jouets sexistes ». Un sujet toujours d’actualité… notamment en cette période !

A visionner sur le site Caméra au poing

 

[vidéo] Tu l’ouvres Lens ?!

Jeudi 8 décembre 2011

Le film présenté ci-dessous a été réalisé en septembre 2011 par le collectif vidéo Regarde à vue et le journal La Brique à partir des articles parus dans le n° 26 de ce journal (Villes uniformes) ainsi que dans le n° 28 ( Le Louvre-Lens en toute impunité).

Le film est complémentaire de ces articles.

Il y est question de la construction d’une filiale du Louvre en plein cœur de la ville de Lens.

Durée : 14mn 16

Cette vidéo est sous licence « Creative Commons », c’est à dire qu’elle peut être copiée et diffusée mais sans être modifiée. Pour la télécharger (environ 39 Mo), clic droit sur ce lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… ».

Pédagogie & révolution, sélection & reproduction sociale(s), autorité & savoirs…

Mardi 29 novembre 2011

PRÉSENTATION PLUS DÉTAILLÉE :

télécharger le tract ci-joint (4 pages – format pdf) ou lire ci-dessous…

> 27 JANVIER : PÉDAGOGIE ET RÉVOLUTION

Rencontre avec Grégory Chambat, auteur du livre « Pédagogie et révolution / Questions de classe et (re)lectures pédagogiques » paru récemment aux éditions Libertalia

Cantonné à la seule question des moyens ou englué dans l’artificielle querelle opposant réac-publicains et pédagogistes, le débat autour de l’école est aujourd’hui dans l’impasse. Proposer une relecture des « classiques » de la pédagogie et questionner leur actualité à la lumière des enjeux présents est une manière de réactiver cette inspiration révolutionnaire qui guidait les éducateurs d’hier. De Francisco Ferrer à Jacques Rancière, en passant par Célestin Freinet, Paulo Freire ou Ivan Illich, ce recueil de chroniques publiées dans la revue N’Autre école esquisse le bilan d’un siècle de pratiques et de luttes pour une éducation réellement émancipatrice. Ce parcours pédagogique emprunte également des chemins oubliés ou plus inattendus : l’apport du syndicalisme révolutionnaire, de Fernand Pelloutier à Albert Thierry ou l’œuvre éducative de la révolution libertaire espagnole. Car, si la postérité a conservé la trace de quelques-unes des figures convoquées ici, elle ne doit pas nous faire oublier que le combat pour une école de la liberté et de l’égalité fut toujours une pratique collective et sociale. Dans le domaine de la pédagogie, comme dans celui de l’action militante, ceux qui savent de quoi ils parlent sont ceux qui font… Montaigne l’affirmait : « Éduquer, ce n’est pas emplir un vase, c’est allumer un feu »… Il est temps de souffler sur les braises !

Sommaire :
- Préface de Charlotte Nordmann
- Vers une pédagogie socialement critique…
- Un mythe qui a la vie dure : l’école de Ferry selon Jean Foucambert.
- Aux sources du syndicalisme : ni curés, ni patrons, ni État !
- Instruire pour révolter : Pelloutier ou la pédagogie d’action directe.
- Albert Thierry : l’homme en proie aux enfants.
- Francisco Ferrer : une école pour la Sociale ?
- Espagne 1936 : l’école fait sa révolution.
- Korczak : l’autre insurrection de Varsovie.
- Ivan Illich : une société sans école.
- La pédagogie des opprimés de Paulo Freire.
- Bourdieu et l’école.
- Jacques Rancière : l’école ou la démocratie ?
- Freinet… jusqu’où ?

L’auteur : Enseignant depuis 1995, Grégory Chambat travaille avec des élèves non-francophones dans un collège de Mantes-la-Ville (78). Militant de la CNT éducation, il participe au comité de rédaction de la revue N’Autre école. Il a publié « Instruire pour révolter : Fernand Pelloutier et l’éducation, vers une pédagogie d’action directe » et coordonné le livre d’entretiens « École : une révolution nécessaire » (éditions CNT).

Références du livre : éditions Libertalia, collection Terra Incognita, 216 pages, octobre 2011

Pour commander le livre (14 €, frais de port inclus) : pédagogie et révolution

> 16 MARS : SÉLECTION ET REPRODUCTION SOCIALE(S)

Projection-débat avec la participation de Brigitte Monfroy, sociologue à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

T’avais qu’à mieux travailler à l’école !
Certaines inégalités sociales sont parfois présentées comme « normales » puisque nous aurions toutes et tous les mêmes chances de réussite, en particulier à l’école : c’est le principe même de la méritocratie. Cette idéologie est contredite, depuis plus de trente ans, par des recherches montrant une corrélation forte entre l’origine sociale des élèves et leur réussite scolaire. La France est d’ailleurs aujourd’hui un des pays où le poids de l’origine sociale est le plus fort dans l’explication des niveaux de réussite scolaire.

La reproduction sociale est-elle une fatalité ?
Il y a une quarantaine d’année, les sociologues Bourdieu et Passeron faisaient de la « reproduction sociale » la fonction première de l’école. Cette analyse est-elle encore, voire plus que jamais, d’actualité ? L’école ne fait-elle que « reproduire », au sens d’enregistrer de manière « passive », les inégalités sociales ou participe-t-elle « activement » à leur (re)production ? Une « n’autre école » est-elle possible ? Quoi qu’il en soit, comprendre la genèse des inégalités sociales à l’école semble bien constituer aujourd’hui un enjeu d’importance, enjeu indissociablement scientifique et politique…

> 11 MAI : AUTORITÉ ET SAVOIRS

Projection-débat avec la participation de Thomas Barrier, formateur à l’IUFM Nord Pas-de-Calais

La relation pédagogique semble être de nature asymétrique. Dans l’ordre des savoirs, les enseignants sont supposés plus avancés que leurs élèves et c’est d’abord sur ce critère qu’ils-elles sont aujourd’hui recruté-e-s. Vue sous cet angle, la relation pédagogique possède quelques similarités avec la relation d’autorité. Cette similitude (réelle ou supposée) vient parfois en soutien d’un discours réactionnaire : les difficultés scolaires d’aujourd’hui seraient dues à un déficit d’autorité des maîtres-détenteurs-des-savoirs. A l’opposé, la pédagogie antiautoritaire peut elle faire l’économie d’une réflexion sur la place des savoirs dans les relations enseignants/élèves ? L’enseignant peut-il se comporter en simple tuteur ? Du côté des élèves, des recherches ont montré les relations existantes entre la soumission à l’autorité du maître et l’absence d’investissement dans les situations d’enseignement. Ce phénomène mérite particulièrement l’attention dans la mesure où ce sont souvent les élèves d’origine populaire qui sont les plus demandeurs d’une prise en charge par les enseignants et par l’institution. Comment, dans ce contexte, faire face à cette demande sans pour autant installer un rapport de dépendance ? Comment favoriser un engagement autonome des élèves ? Un rapport aux savoirs qui soit constructif ?

> 15 JUIN : L’UNIVERSITÉ EXPÉRIMENTALE DE VINCENNES

Projection-débat sur une expérience unique dans la foulée de mai 68

L’université expérimentale de Vincennes a été créée dans la foulée de mai 68. Rasée un été de 1980, il n’en existe aujourd’hui plus de trace même si elle est à l’origine de l’actuelle Université Paris 8 à St-Denis. Il reste néanmoins un expérience sociale, pédagogique et politique unique : mise en avant de l’interdisciplinarité (une licence comprend par exemple au moins deux spécialité distinctes) ; suppression du contrôle terminal, du cours magistral (les amphis ne servent guère qu’aux AG) ; rapports enseignants/étudiants bouleversés ; ouverture aux non bacheliers, aux salarié-e-s (ouverture de l’université de 7 à 24h, le samedi, etc), aux parents (crèches…) ; ouverture vers de nouvelles disciplines ; et surtout, une effervescence politique difficilement imaginable dans le contexte actuel de mise au pas des universités (LRU, IDEX, etc). De nombreux documents concernant cette expérience (articles, films, documents historiques, etc) sont disponibles à l’adresse suivante : http://www.ipt.univ-paris8.fr/hist/

CNT éducation Nord Pas-de-Calais
32 rue d’Arras, 59000 Lille
plan d’accès
03 20 56 96 10
ssec5962@cnt-f.org

Plan Fillon : les pauvres plus pauvres, les riches plus riches !

Vendredi 25 novembre 2011

Édito du bulletin CNT-infos n° 10 (novembre 2011) :

De plan de rigueur en plan d’austérité, le gouvernement est en train de faire glisser les travailleurs (avec ou sans emplois) vers la misère. Pour la majorité des gens, c’est toujours moins de pouvoir d’achat :  un comble pour un président qui s’en revendiquait !

Cette crise est une aubaine pour le patronat et ses hommes politiques, bons petits soldats. Non seulement certains cyniques gagnent du fric en spéculant sur la crise, mais surtout celle-ci est un formidable alibi pour accélérer la destruction de nos systèmes de protection sociales et de redistribution des richesses. Pas un jour ne se passe sans qu’on apprenne des coupes budgétaires, des réductions d’effectifs…

Ainsi, le dernier plan Fillon (7 novembre 2011) est un véritable hold-up car 86 % de ce plan sera supporté par les ménages. Cumulé avec les mesures d’aout dernier, on arrive à 1,5 milliards d’euros de baisse des dépenses de l’État et à 1,3 milliards d’euros de baisse des prestations sociales (sécu, allocations familiales et logement, retraite). Magnifique escroquerie que celle d’indexer désormais les allocations familiales et logement à la croissance et non plus au prix. Les prix augmentent et la croissance dégringole, fallait y penser ! C’est un crime quand on sait que ces allocations bénéficient le plus souvent aux populations pauvres. Dans la foulée, le gouvernement augmente la TVA, impôt le plus injuste. Il faut savoir que la TVA pèse 8 % dans la consommation des ménages les plus aisés et 16,6 % dans celle des ménages les plus pauvres. Côté impôt, ils ajoutent aussi le gel des barèmes de l’impôt sur le revenu en 2012 et 2013. Chaque année les barèmes évoluent en fonction des prix. Geler cette évolution revient à une augmentation de l’impôt sur le revenu pour certains foyers fiscaux qui se verront basculer dans la tranche supérieure. Pour faire bonne figure, le gouvernement a décidé de faire passer de 19 à 24 % le taux du prélèvement forfaitaire libératoire. Cette hausse rapportera 600 millions d’euros par an (à comparer aux 2 milliards d’euros que coûte la réforme de l’ISF). L’impôt sur les sociétés sera augmenté de 5 % juste pour 2012 et 2013 pour les entreprises dont le chiffre d’affaire dépasse les 250 millions d’euros. A savoir que ces grandes entreprises ne payent que 8 % d’impôt sur les sociétés pendant que les petites en payent 30 % selon la Cour des comptes.

« C’est pour la bonne cause ; il faut assainir les comptes » nous disent-ils. Alors que pour les assainir, il suffirait de commencer par regarder d’où vient la dette. Celle-ci ne vient pas des dépenses mais bien de la suppression progressive des recettes et aussi et surtout de la privatisation de l’argent et donc du crédit. La dette française est essentiellement composée des intérêts qu’on a versés aux banquiers privés depuis la privatisation en 1973 (1433 milliards d’euros).

Il va devenir vital pour la population de réagir si nous ne voulons pas finir à la rue. Alors occupons-la avant ! Ils ne s’arrêteront pas. Chaque plan d’austérité est un test de résistance de la population. Tant que ça passe, ils continueront. Se rendent-ils compte qu’ils jouent avec le feu ? Le feu des émeutes ou le feu du fascisme… Le peuple doit reprendre le pouvoir et réinventer la démocratie tant celle-ci a été confisquée par l’économie et plus particulièrement par la finance . Aujourd’hui, quelques individus décident du sort de centaines de millions de gens sur la base de théories économiques foireuses : ce sont les agences de notation. Ce sont ces gens ainsi que les dirigeants des grandes banques et autres institutions financières mondiales comme le FMI qui ont le pouvoir aujourd’hui.

A nous de le reprendre et d’imposer une nouvelle démocratie basée sur l’humain et non l’argent, sur des mandats précis et révocables et non sur des blancs seings le temps des mandatures, sur un fédéralisme impliquant le plus de monde possible et non sur une classe dirigeante enfermée dans ses certitudes et qui croie n’avoir de compte à rendre à personne.

Manifestation du collectif « Fraternité Migrants – Bassin minier 62 »

Jeudi 24 novembre 2011

Le 22 novembre à Angres (62), des migrants vietnamiens ont été interpellés par la police dans le camp où ils s’étaient installés. Une infirmière, membre du collectif « Fraternité Migrants » du bassin minier du Pas-de-Calais qui passait régulièrement sur le camp pour apporter de l’eau et prodiguer des soins aux migrants, a également été interpelée dans le cadre de l’article L622-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers qui stipule que « toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger en France sera punie d’un emprisonnement de cinq ans et d’une amende de 30 000 euros ».

Lundi 12 décembre, le collectif « Fraternité Migrants – Bassin minier 62 » organise une manifestation pour dénoncer les conditions des migrants dans la région.
(rendez-vous à 18h30 face aux locaux de la CALL, rue Marcel Sembat à Lens)


[vidéo] La CNT Nord Pas-de-Calais de 1993 à aujourd’hui

Samedi 19 novembre 2011

Durée : 7mn 59

Cette rétrospective ne présente que quelques unes des activités menées par la CNT dans la région d’octobre 1993 à octobre 2011. Un film plus complet est à l’étude…

> Pour télécharger ce fichier d’environ 33 Mo : clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Pour en savoir plus sur José Faran, le camarade dont le nom est évoqué au début de la vidéo

Vidéos sur la crise de la dette

Mardi 8 novembre 2011

Deux vidéos à visionner sur le site « Caméra au poing » pour en savoir plus sur la crise de la dette :

1) Debtocracy : histoire de la dette grecque
« Debtocracy » est un documentaire réalisé en 2011 par deux journalistes grecs, Katerina Kitidi et Aris Hatzistefanou. Le film revient sur les conditions dans lesquelles la dette s’est imposée à la Grèce et comment, ces dernières années, la dette de certains pays a été réduite voire annulée.

2) Comprendre la dette publique (en quelques minutes)
Apprenez en quelques minutes ce qu’est la création monétaire par le crédit, le système des réserves fractionnaires et l’article 123 du traité de Lisbonne, choses sans lesquelles il est impossible de comprendre l’origine des dettes publiques et privées qui ravagent l’ensemble des pays industriels (film d’animation réalisé par un auteur anonyme).

[vidéo] Le dormeur du val

Vendredi 4 novembre 2011

A l’approche des commémorations de la grande boucherie de 14-18, voici l’extrait d’un court métrage co-réalisé il y a quelques années par Chloé (CNT-Lille) à partir du poème d’Arthur Rimbaud, « Le dormeur du val » :

Durée : 2:40

Profitons de l’occasion pour rappeler la motion antimilitariste adoptée en 1906 par la CGT (à l’époque où le courant syndicaliste révolutionnaire était majoritaire dans cette confédération syndicale) :

« Dans chaque grève, l’armée est pour le patronat. Dans chaque conflit européen, dans chaque guerre entre nations ou coloniale, la classe ouvrière est sacrifiée au profit de la classe patronale, parasitaire et bourgeoise. C’est pourquoi le XV° congrès approuve et préconise toute activité de propagande antimilitariste et antipatriotique qui peut seule compromettre la situation des arrivés et des arrivistes de toutes classes et de toutes écoles politiques. » (CGT – congrès confédéral d’Amiens – 1906)

> Pour télécharger ce fichier de 11 Mo :
clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

Sans Frontières – Calais

Vendredi 21 octobre 2011

Le n° 7 de SANS FRONTIERES (journal publié par le collectif No Border de Calais) est sorti.

Au sommaire de ce numéro d’octobre 2011 :
- Hommage
- Retour sur une répression
- Ils sont dangereux, mettons-les en danger !
- En Bulgarie : Quand l’Union Européenne se fabrique un tiers-monde à domicile
- République Française et Dictature Nazie
- Face aux Abus de la Police, Soyons Vigilants
- Soirée lecture-débat
- Morts à Pantin : Guéant se dédouane sur l’immigration « irrégulière »
- Petit passage en revue
- Présentation de Calais Migrant Solidarity

Télécharger au format pdf : édition en langue française ou édition en langue anglaise

Lire en ligne : http://sansfrontieres-calais.blogspot.com/

Campagne de la CNT pour une répartition égalitaire des richesses

Jeudi 13 octobre 2011

Durée : 2:03

 

> Pour télécharger ce fichier (6 Mo) : clic droit sur le lien et « Enregistrer la cible du lien sous… »

> Ne payons pas leur crise : tract du réseau européen des syndicats alternatifs et de base

> Site de la campagne CNT pour une répartition égalitaire des richesses

> Éditorial de la lettre d’info mensuelle et confédérale de la CNT :

C’est la rentrée ! Alors pour bien nous casser les pattes on nous ressort le coup de la crise. La dette, la dette, la dette ! Serrez vous la ceinture qu’ils nous disent ! Après la Grèce viendra le tour de la France d’être en faillite. Mais quand va donc cesser cette escroquerie ? Eh bien quand nous le déciderons ! Quand nous nous unirons pour dire stop à tous ces mensonges, stop à cette exploitation de la misère. Qu’on en juge. La dette française s’élève à un peu plus de 1600 milliards d’euros. Un chiffre colossal que nous avons peine à nous représenter. Mais qui dit dette dit emprunt et donc intérêt. Aujourd’hui, un prêt signifie forcément qu’on paye des intérêts à la banque mais cela n’a pas toujours été le cas. Jusqu’en 1973, l’État pouvait emprunter de l’argent à la banque de France sans intérêts pour se financer. Après, cela a été interdit et l’État est obligé depuis de passer par les banques privées pour se financer. Depuis 1973, nous avons donc versé plus de 1400 milliards d’euros d’intérêts aux requins de la finance. Si on n’avait pas payé ces intérêts, on arriverait donc à une dette de 200 milliards d’euros et quand on sait que les exonérations de cotisations sociales représentent plusieurs dizaines de milliards d’euros par an, on se dit que cette dette n’est que du vent. C’est une fabrication politique pure qui vise à en mettre plein les poches aux banquiers et autres capitalistes. Au niveau des autres pays de l’Europe ou de l’Europe tout court c’est la même histoire. Pire on est en train de se faire de l’argent sur la misère des travailleurs Grecs en leur prêtant de l’argent à des taux exorbitants alors que nous empruntons ce même argent à des taux faibles. Elle est belle la solidarité des marchés ! Ils veulent qu’on se serre la ceinture mais eux continuent à se faire péter le bide. Pendant ce temps la ceinture devient un anneau gastrique pour de plus en plus de monde. L’Insee nous révélait cet été que 13,5 % des français vivait sous le seuil de pauvreté soit 8,2 millions de personnes vivant avec moins de 954 € par mois. Plus dramatique encore, 4,1 millions de personnes en France vivent avec moins de 773 € ! Le nombre de personnes vivant en dessous du seuil de pauvreté n’a cessé de baisser des années 70 aux années 90 puis a stagné jusqu’en 2000. Depuis 2002, ce nombre est en augmentation, résultat d’une véritable destruction de nos droits sociaux, de nos caisses de solidarité (Sécu, retraite, chômage) et de nos services publics. Le résultat est là : une société indigne ! Comment vivre aujourd’hui avec 954 € ? Une fois qu’on a payé son loyer et ses factures, que reste-t-il ? Cela nous amène aussi à constater que la revendication de la hausse du smic apparaît ici plus que légitime tant celui-ci est proche du seuil de pauvreté ! Assurément, il nous faut mettre un terme à cette vaste fumisterie. Les incapables qui gèrent ce monde ont réussi à nous enfumer une première fois avec la crise de 2008 en filant tout notre pognon aux banquiers mais là si on les laisse faire une deuxième fois, on va tous se retrouver à poil, sans boulot, sous le seuil de pauvreté. Alors réagissons, construisons l’offensive sociale pour un autre futur.

L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !

Mardi 11 octobre 2011

À quoi ressemble l’extrême droite aujourd’hui ? Quelle est la place du Front national ? Combien de groupes y a-t-il à sa marge, et que représentent-ils vraiment ? Pas facile aujourd’hui de répondre. Face à une extrême droite en perpétuelle évolution, cherchant de plus en plus souvent à brouiller les cartes pour mieux se refaire une virginité et apparaître plus forte qu’elle ne l’est, il vaut mieux connaître les histoires, les alliances et les positionnements de ces différents mouvements pour mieux anticiper leurs actions et leurs politiques.

L’extrême droite à l’automne 2011 apparaît comme extrêmement morcelée, avec un nombre de groupuscules et des alliances parfois contre-nature entre certains courants ou groupes politiques. Cela s’explique par une grande confusion idéologique qui règne dans le milieu nationaliste. À travers l’organigramme ci-dessous, qui ne peut qu’être éphémère, le SCALP-REFLEX a tenté de dresser le bilan de cette extrême droite, en terme d’alliance et de positionnement, afin de permettre à chacun(e) de s’y retrouver. Avec les présidentielles de 2012, il y a pourtant fort à parier que la situation exposée ici aura évolué d’ici quelques mois, probablement avec des rapprochement inédits. Dans ce travail, le SCALP-REFLEX a essayé d’être le plus exhaustif possible, mais en ne s’intéressant qu’aux partis et groupuscules ayant une activité, même réduite, dans le monde réel et pas seulement sur internet, et de ce fait pouvant représenter un danger physique ou politique pour les militants, mettant ainsi volontairement de côté les sites internet comme « François de Souche », à l’audience proche de certains grands sites d’info, mais dont l’activité se limite finalement au relais d’informations sur des faits divers glanés ici et là et à la libre expression d’un racisme qui trouve là son exutoire. Lire la suite sur le blog du SCALP-REFLEX…

Cliquer ici pour agrandir l’image de l’organigramme

A lire aussi :

> Communiqué de presse de l’UR-CNT 59/62 suite à la manifestation antifasciste du 8 octobre 2011 à Lille

> Quand les fascistes essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas ! (article sur l’utilisation par l’extrême droite des thématiques, codes et slogans propres à la gauche et au mouvement ouvrier)

Les fascistes n’ont pas été les bienvenus à Lille !

Lundi 10 octobre 2011

Communiqué de presse de l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais :

L’union régionale 59/62 de la Confédération Nationale du Travail (CNT) se réjouit de la mobilisation victorieuse du samedi 8 octobre contre la venue des groupuscules fascistes réunis à l’appel de la Maison Flamande de Lambersart. Une mobilisation qui avait été conçue comme étant essentiellement régionale, contrairement à la manifestation d’extrême droite qui s’annonçait « d’envergure nationale ».

Malgré les crispations identitaires provoquées par les politiques racistes menées par les gouvernements successifs et la guerre sociale du patronat et de l’État contre les travailleurs-es, nous avons su montrer que la combativité et la solidarité de la classe laborieuse sont toujours vivantes.

Plus de 2 000 personnes (dont 150 extérieures à la région et venues en soutien) ont rappelé qu’elles seront toujours là pour barrer la route à l’extrême droite. Lille est une ville de luttes, populaire et métissée et les lillois refusent la vision archaïque d’un pays et d’une Europe traditionaliste réservés aux blancs et à la « culture » catholique que leur propose les fascistes.

L’unité entre syndicats, partis et associations défendant la solidarité internationale des travailleurs-es est notre réponse au prétendu discours social de l’extrême droite. La CNT n’est pas dupe de ce discours dont se parent désormais les fascistes. Notre organisation, impliquée de longue date dans les luttes, sait d’expérience que les rares fois où l’extrême droite se montre, ce n’est pas pour défendre les travailleurs-es, mais pour tenter de les empêcher de manifester, pour aider les milices patronales à casser leurs mouvements de grèves, pour les tabasser si ils ne sont pas blancs et hétérosexuels ou encore si ils militent dans des organisations progressistes.

Cette large victoire garde cependant un goût amère : nous dénonçons fermement la décision du préfet de faire défiler ces hordes racistes scandant entre autre « On est chez nous », « Bleu, blanc, rouge, la France aux français » ou « 1ère, 2ème, 3ème génération, nous sommes tous des mangeurs de cochon » en plein quartier populaire de Fives et à quelques mètres du local du Comité des Sans-Papiers 59. Cet acte intolérable marque le mépris des autorités envers les quartiers métissés et témoigne sans grande surprise du peu de respect qui est accordé à leurs habitants (fermer le centre ville à toute manifestation a semblé bien plus simple à faire).

Nous dénonçons également les provocations policières survenues à la fin de notre manifestation Place de la République qui furent heureusement sans conséquences, grâce à la perspicacité des militant-e-s présent-e-s.

Même si la plupart des nervis fascistes sont repartis, ceux d’Opstaan et de la Maison Flamande restent. Nous savons pertinemment que leur présence continuera de représenter une menace pour les droits des sans-papiers, des ouvrier-e-s, des femmes, des homos-lesbiennes-bi-trans et pour l’ensemble des militants révolutionnaires opposés au système capitaliste.

La CNT ne laissera pas ces idées nauséabondes gagner du terrain. La CNT continuera de se battre pour les droits de tou-te-s les travailleurs-es, quels que soient leur origine, leur genre ou leur orientation sexuelle.

Pour nous, la lutte continue et nous serons à nouveau présents dans la rue ce mardi 11 octobre à Lille et à Auchel (où un local fasciste jumelé à la Maison Flamande vient d’ouvrir) dans le cadre du mouvement de grève intersyndicale et interprofessionnelle pour exiger la répartition égalitaire des richesses et du temps de travail !

Lille, le 10 octobre 2011
Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
Mail : ur59-62@cnt-f.org
Site : http://www.cnt-f.org/59-62

> Lien pour télécharger ce communiqué de presse au format pdf

Autres liens :

> Appel unitaire à la manifestation antifasciste du samedi 8 octobre à Lille

> L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !

> Quand les fascistes essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas ! (article sur l’utilisation par l’extrême droite des thématiques, codes et slogans propres à la gauche et au mouvement ouvrier)

Premier bilan de la manifestation antifasciste du 8 octobre à Lille

Samedi 8 octobre 2011

Deux-mille personnes ont manifesté samedi 8 octobre à Lille contre l’extrême droite.

Une manifestation populaire, plurielle, métissée, vivante, déterminée…
et quatre fois plus nombreuse que la manifestation d’envergure nationale
organisée le même jour à Lille par les fascistes !

Banderole du collectif unitaire auquel a participé activement la CNT

 

> Appel à la manifestation antifasciste du samedi 8 octobre à Lille

> Communiqué de presse de l’UR-CNT 59/62 suite à la manifestation du 8 octobre

> Quand les fascistes essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas ! (article sur l’utilisation par l’extrême droite des thématiques, codes et slogans propres à la gauche et au mouvement ouvrier)

Tous et toutes en grève le 11 octobre !

Vendredi 7 octobre 2011

La CNT appelle à la grève interprofessionnelle du 11 octobre 2011 dans le cadre notamment de sa campagne confédérale sur la répartition égalitaire des richesses et du temps de travail.

Les syndicats CNT 59/62 appellent à la manifestation organisée à Auchel par les 5 unions locales CGT de l’arrondissement de Béthune. Rendez-vous à 14h à Auchel, place de la mairie.

Les militant-e-s de la CNT ne pouvant pas se déplacer à Auchel seront présent-e-s à la manifestation intersyndicale organisée à Lille. Rendez-vous à 14h à Lille, Grand’place.

L’extrême droite sème le trouble…

Vendredi 7 octobre 2011

ou quand les néo-fascistes essayent de se faire passer pour ce qu’ils ne sont pas !

La manifestation organisée le 8 octobre 2011 à Lille par un collectif intitulé « Front populaire solidariste » (composé de la Maison flamande, des Nationalistes autonomes, du Front comtois et de 3ème voie) a pour thème officiel la « défense de l’emploi » et se fera sous le « patronage » de Roger Salengro (ministre du Front populaire et militant socialiste SFIO originaire de Lille qui s’est suicidé en 1936 suite une campagne de diffamation menée par les journaux d’extrême droite « L’action française » et « Gringoire »). Cette thématique de la « défense de l’emploi » est une escroquerie et une manipulation. C’est bien d’une manifestation d’extrême droite dont il s’agit ! D’ailleurs, la Nouvelle droite populaire (organisation qui, comme son nom l’indique, affiche clairement son appartenance… à la droite !) soutient cette manifestation et annonce qu’une délégation sera présente à la manifestation lilloise. Tout comme Marine Le Pen qui, en octobre 2010 lors du mouvement de la grève contre la réforme des retraites, demandait à Sarkozy de contraindre les salariés grévistes à reprendre le travail, les néo-fascistes mentionnés ci-dessus sont les adversaires du monde du travail. Racistes et xénophobes, ils trouvent Marine Le Pen trop molle. Autoritaires, ils préconisent l’instauration d’un régime dictatorial. Les organisateurs de la manifestation du 8 octobre ont beau avoir supprimé la possibilité de publier des commentaires sur les sites officiels de leurs organisations réciproques, militants et sympathisants néo-fascistes répandent leur haine du métissage et leurs idées nauséabondes sur des sites satellites ou des blogs personnels.

Malgré des divergences doctrinales, des querelles intestines, des différences sociologiques et des looks très diversifiés, de nombreuses passerelles existent entre les militants des organisations d’extrême droite (Troisième voie, Front national, Mouvement national républicain, Parti de la France, Bloc identitaire, Opstaan, Nationalistes autonomes, Nouvelle droite populaire…) et leurs satellites (Riposte laïque, Égalité et réconciliation…).

Bien que réfutant leur appartenance à l’extrême droite, toutes ces organisations s’apparentent historiquement et idéologiquement au fascisme et même, pour certaines d’entre elles, au nazisme. Troisième voie, par exemple, fait partie de la tradition « nationaliste-révolutionnaire » (GUD, GNR, Nouvelle résistance, Unité radicale, Jeune Europe…). Comme beaucoup de mouvements d’extrême droite des années 1920-1930-1940, ces organisations tentent de séduire le monde du travail en prétendant lutter contre le capitalisme, en récupérant les symboles du mouvement ouvrier et en se revendiquant de certains de ses militants. La récupération par l’extrême droite des thématiques, des slogans, des codes et de l’iconographie des différentes composantes de la gauche et du mouvement ouvrier n’est pas nouvelle. C’est ainsi par exemple qu’en Allemagne, dans les années 1920, les fascistes ont créé le parti nazi (l’acronyme « nazisme » étant la contraction de « Nationalsozialismus » dont la traduction en français est « national-socialisme »). Le programme du parti nazi prétendait avoir une dimension sociale (d’où la couleur rouge de son drapeau). D’après les travaux de l’historien Götz Aly (source : Wikipédia), les nazis témoignaient d’un réel souci des classes populaires (créant des mutuelles et des prestations sociales, luttant contre le chômage, favorisant des loisirs et des fêtes pour les couches populaires, etc.). Pour Aly, ce fut d’ailleurs l’une des clés de la popularité du régime. Bien sûr, la tendance « socialisante » (avec des guillemets !) de la doctrine nazie fut cause de dissensions graves entre les dirigeants du parti. Alors que Goebbels qualifiait le nazisme à ses débuts de « bolchévisme national », Hitler – par pragmatisme et opportunisme politique – finira par accepter de collaborer avec les capitalistes allemands tout en éliminant les courants du parti jugés trop « socialisants ».

Le vrai visage des identitaires, solidaristes et compagnie :

> Appel à la manifestation ANTI-FASCISTE organisée le 8 octobre à Lille

> L’extrême droite : mieux la connaître pour mieux la combattre !

Manifestation anti-fasciste samedi 8 octobre à Lille

Mercredi 5 octobre 2011

Télécharger le tract d’appel (format pdf) mis à jour le 3 octobre :

format A4 (2 pages – 235 ko) et format A5 (2 pages – 295 ko)

Tract au format html + liste des signataires mise à jour + affiches à télécharger :

Une manifestation antifasciste d’ampleur, la seule solution pour barrer la route à l’extrême droite le 8 octobre !

Profitant d’un contexte social tendu et d’une crise du capitalisme sans précédent, l’extrême droite entend poursuivre son implantation tout azimut. Partout en France et en Europe, elle distille son racisme et sa xénophobie sous la forme de l’anti-islam et de l’ultra nationalisme ainsi que de l’homophobie et du sexisme.

Le 8 octobre 2011 à Lille, c’est un ensemble de groupuscules fascisants provenant de toute la France qui appelle à se rassembler et à manifester. Toute la frange la plus dure de l’extrême droite française sera présente, des nationalistes autonomes aux identitaires en passant par les néo-nazis.

Face à cette provocation de l’extrême droite, nous nous organisons en conséquence ! Pour ne pas laisser étaler leur politique de haine, de racisme et de stigmatisation de l’immigration, opposons-leur la solidarité des travailleurs-euses face aux idées de l’extrême droite. Ensemble soyons uni-e-s, déterminé-e-s et solidaires dans l’action contre le fascisme qui est le bras armé du capitalisme.

Rendez-vous samedi 8 octobre 2011 à 15h, place de la Nouvelle Aventure, devant le marché couvert de Wazemmes (Lille)

plan d’accès

Une soupe sera proposée par le CSP 59 à l’arrivée du cortège place de la République

> Signataires (à la date du 5 octobre)  :

ACF, Alliance Rouge et Noire, AL, Alternatifs, APU Moulins, CGT (section Conseil Général 59, section Mairie de Lille, UL historique de Douai, UL de Seclin, UL de Tourcoing, ULs d’Auchel, Béthune, Bruay, Isbergues et Lillers), CNT (UR Nord Pas-de-Calais, UR Lorraine…), CNT-NCA Belgique, Comité « Libérez-les », Comité Solidarité Basque, Comité SOS RACISME Lille, Cordillera, Coordination Communiste 59/62, CSP 59,  Europe Écologie Les Verts NPdC , FA Béthune, Flamands Roses, FGTB Jeunes (Belgique), Front Syndical de Classe, Gauche Alternative Lille, Gauche Unitaire, GDALE-CGA, Initiative Communiste Ouvrière, JC Lille, LDH, Le Cri du Coron, MRAP 59/62, NPA, Parti de Gauche, PCF Lille, PRCF, Solidaires 59/62, Spartak Lillois, SUD éducation 59/62, SUD étudiant-e Lille, SUD mairie de Lille, Turbulences Sociales…

> Soutien des antifascistes du Rhône (69) :

communiqué du Collectif de vigilance 69 contre l’extrême droite en soutien aux lillois

> Deux affiches à télécharger (mises à jour le 3 octobre) :

Pour la version imprimable, cliquer sur le lien pdf en dessous de chaque image.

Affiche en couleur à télécharger au format pdf (2,4 Mo – mise à jour du 3 octobre)

 

Affiche en noir & blanc à télécharger au format pdf (141 ko – mise à jour du 3 octobre)

 

Clip vidéo anti-fasciste réalisé par la CNT 59/62 :


Durée : 4mn 10

Le clip est introduit par un court  extrait d’une déclaration d’un fasciste parisien présentant la manifestation d’extrême-droite prévue le 8 octobre 2011 à Lille. Après cette introduction, la bande-son du clip est constituée d’extraits d’un discours prononcé par un militant CNT lors d’une manifestation anti-fasciste organisée le 10 avril 2010 à Lyon.

> Pour télécharger ce fichier d’environ 16 Mo :
clic droit sur le lien puis « Enregistrer la cible du lien sous… »

L’extrême-droite sème le trouble : article pour en savoir plus sur l’utilisation par l’extrême droite des thématiques, codes et slogans propres à la gauche et au mouvement ouvrier

Mieux connaître l’extrême droite pour mieux la combattre : présentation des principaux groupes nationalistes français

Premier bilan de la manifestation (8 octobre, 21h) : à lire ici

Communiqué de presse de l’union régionale CNT Nord PdC (10 octobre, 20h) : à lire ici

La marche des indignés de passage dans la région…

Samedi 1 octobre 2011

Les marches des indignés, parties de Madrid pour l’une et de Barcelone pour l’autre, sont de passage dans la région. Direction : Bruxelles !

La première devrait arriver dimanche 2 octobre à Carvin, puis lundi 3 octobre à Lille.

La seconde sera le 3 octobre à Solesmes, le 4 à Valenciennes et le 5 à Mons (Belgique).

Manifestation anti-fasciste samedi 8 octobre à Lille

Vendredi 30 septembre 2011

Cet article a été déplacé suite à une mise à jour.

Pour l’ouvrir à son nouvel emplacement, cliquer sur ce lien : http://www.cnt-f.org/59-62/2011/10/manifestation-anti-fasciste-samedi-8-octobre-a-lille/

Mêmes droits pour tous les journalistes ! Abrogation du protocole d’étape pigistes !

Mardi 27 septembre 2011

Le syndicat interprofessionnel de la presse et des médias de la Confédération Nationale du Travail (SIPM-CNT) a décidé de se joindre à la campagne pour l’abrogation du protocole d’étape pigistes initiée par les syndicats SNJ-CGT et SGJ-FO.

Tract-pétition :

À tous les journalistes,

Le 24 mars dernier, la cour d’appel de Paris a confirmé le caractère illicite de plusieurs dispositions du « protocole d’étape pigistes » du 7 novembre 2008, sans toutefois invalider la totalité du texte.

Par-delà cette décision de justice, l’appréciation que le SGJ-FO, le SNJ-CGT et le SIPM-CNT portent sur ce texte n’a pas changé : cet accord signé par trois syndicats minoritaires, est une arme aux mains des patrons. C’est un moyen pour eux de casser la loi Cressard et de remettre en cause le statut des journalistes et la convention collective nationale.

De plus, l’arrêté d’extension * de ce protocole favorise les intérêts des employeurs au détriment des droits des journalistes.

Ce texte qui ose se définir comme une protection des pigistes n’a qu’un unique but : aggraver la situation des plus précaires d’entre nous en remettant en cause :

  • le maintien conventionnel de salaire en cas de maladie, maternité, accident du travail ;
  • le paiement annuel, conformément à la convention collective, des congés payés et du 13e mois en sus du montant de la pige ;
  • le paiement de l’ancienneté dans l’entreprise et dans la profession qui doit s’ajouter au salaire de base conformément à la convention collective ;
  • l’inscription au registre unique du personnel.

Ne laissons pas faire ! C’est un véritable basculement qui menace notre profession.

Avec le SGJ-FO, le SNJ-CGT et le SIPM-CNT, nous estimons :

  • que cet arrêté ministériel d’extension doit être annulé ;
  • que l’accord d’étape pigistes doit être abrogé.

Nous appelons à la mobilisation et à l’unité la plus large de la profession sur ces deux exigences pour obtenir que les employeurs respectent le Code du travail et la convention collective.

Nous appelons l’ensemble des journalistes à contresigner cet appel pour préparer, dans l’unité, un rassemblement devant le ministère du Travail.

* Sans attendre le verdict de la cour d’appel, le ministère du Travail avait étendu le protocole d’étape par un décret d’octobre 2010. Cet arrêté est dorénavant caduc puisqu’il contient des dispositions illicites. Il doit donc être annulé.

> Signer la pétition en ligne

> Télécharger le tract/pétition en pdf (à imprimer et retourner avec les signatures à SIPM-CNT, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris)

> Blog de la campagne

Clip vidéo contre la manifestation fasciste du 8 octobre 2011 à Lille

Samedi 24 septembre 2011


Durée : 4mn 10

Le clip est introduit par un court extrait d’une déclaration d’un fasciste parisien présentant la manifestation d’extrême-droite prévue le 8 octobre 2011 à Lille. Après cette introduction, la bande-son du clip est constituée d’extraits d’un discours prononcé par un militant CNT lors d’une manifestation anti-fasciste organisée le 10 avril 2010 à Lyon.

> Pour en savoir plus : voir le tract et les affiches de la manifestation ANTI-FASCISTE qui sera organisée le même jour à Lille

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> Article sur l’utilisation par l’extrême droite des thématiques, codes et slogans propres à la gauche et au mouvement ouvrier