Archive pour la catégorie ‘Union locale de Béthune’

Liévin, samedi 11 mars : le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire !

jeudi 2 mars 2017

Samedi 11 mars 2017 à Liévin, le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire. À partir de 13h, apéro gratuit suivi d’un repas de soutien (sur réservation). Ensuite, atelier de fabrication de pochoirs, affichettes et banderoles (si tu n’as pas l’esprit créatif ou si tu ne sais pas écrire, ce n’est pas grave car on fait ça ensemble et tu as le droit de copier sur ton voisin ou ta voisine !). À 16h, déambulation festive (tout d’abord vers l’emplacement du futur mémorial aux victimes du capitalisme, puis dans les rues de Liévin pour une série d’actions anti-pub). À partir de 19h, retour au LAG avec ouverture du bar, vente de sandwiches à prix coûtant, scène ouverte et concerts.

Programme complet : www.lelag.fr/site/samedi-11-mars-2017-ya-lfeu-au-lag

Nota bene : le LAG est un local associatif animé par des militant.es investi.es dans diverses organisations (Politis 62, Fraternité migrants, Fraternité Rroms, Eau secours 62, Projet agricole et politique, Objecteurs de croissance, CNT, Colère du présent, AMAPs, chorale de chants de lutte et d’espoir, etc.).

Initiative pour l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme

mardi 27 décembre 2016

Au cœur de l’ex bassin minier du Pas-de-Calais (territoire meurtri par la désindustrialisation et confronté au chômage de masse ainsi qu’à la précarisation des conditions de travail), des militant.es d’horizons divers projettent l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme.

Ce mémorial conçu par un sculpteur du Liévinois devrait voir le jour à Liévin sur le site de l’ancienne fosse Saint-Amé.

Une souscription a été lancée afin de le financer (objectif : 12 000 euros).

Ci-contre un dessin de soutien offert par Jacques Tardi (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

> En savoir plus

Loi Travail : le combat continue !

vendredi 8 juillet 2016

Le 5 juillet 2016, le projet de loi Travail a été présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le lendemain, n’ayant pas de majorité pour faire voter ce projet par les député.e.s, le gouvernement est passé en force en utilisant l’arme anti-démocratique du 49-3. À ce jour, la loi Travail est donc officiellement adoptée.

Mais rien n’est perdu car une loi officiellement adoptée peut toujours être abrogée. Pour ce faire, il convient de poursuivre la mobilisation durant les congés d’été. C’est ainsi qu’en juillet-août, différentes actions en direction des salarié.e.s seront organisées. Premier rendez-vous dans la région : mardi 12 juillet pour un barrage filtrant à la barrière de péage de Fresnes-lès-Montauban sur l’autoroute A1.

Bien sûr, ces actions ne suffiront pas. Mais elles sont importantes pour préparer la rentrée de septembre. À l’ordre du jour de cette rentrée : grève générale illimitée et blocage de l’économie, seuls moyens capables de faire plier le gouvernement.

Prochaine grande journée nationale de mobilisation : jeudi 15 septembre.

Manifestation régionale : 14h30, porte de Paris, Lille.

On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

 

Vidéos de décryptage de la loi Travail

Par des avocat.e.s du SAF
Par un inspecteur du travail
Par la CNT

Textes de décryptage

Tract CNT d’une page
Tract CNT de 2 pages
Tract CNT de 4 pages

Affiches

Loi El Khomri, la machine à remonter le temps
Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail
C’est pas un jour de grève qui nous fera gagner […]

Droit de grève

Cadre juridique du droit de grève et conseils pratiques

Article extrait du site confédéral de la CNT

[…] La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestant.e.s, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas !

Certes, beaucoup de travailleurs/euses vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi Travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA) – transformant l’individu en entreprise – ou garantie jeunes – sorte d’aumône étatique – contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs/euses (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concerné.e.s, salarié.e.s, précaires ou chômeurs/euses, aujourd’hui pour certain.e.s, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salarié.e.s, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors, en septembre, changeons de braquet ! Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque !

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’Armée ou de la Police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néo-nazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand cela ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs/euses : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du Capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors, fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la Police et l’Armée lancent des grenades et des flash-balls à défaut de cacahuètes ! Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon ! Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi Travail et son monde, mettons en place les moyens de construire en automne une grève générale reconductible, forte et unitaire.

> Télécharger ce texte sous la forme d’un tract CNT de 2 pages

Mardi 14 juin : tou-te-s à Paris pour le retrait de la loi Travail !

mercredi 8 juin 2016

Manifestation nationale à Paris : départ à 13h de la place d’Italie en direction des Invalides. Rendez-vous du cortège CNT sur le boulevard Arago.

Déplacement en autocar à partir de Lille avec la CNT :

  • Pour toute réservation : nous contacter le plus vite possible !
  • Pour les camarades Picards : un ramassage sera fait à la sortie « Roye ».
  • Post-scriptum du 10/06 : la liste de réservation est close ; plus de places !

 

Images (tournées le 26/05 à Paris) et montage : Ortille

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

lundi 30 mai 2016

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

> Télécharger ce communiqué au format PDF

Bilan de la manifestation du 21 mai à Lille contre la répression des mouvements sociaux

mercredi 25 mai 2016

Extrait vidéo de la manif :

Lien de téléchargement de cette vidéo

 
Compte-rendu écrit et photos (cliquer sur les images pour les agrandir) :

manif-21mai2016-lille-01Trois cents personnes sont descendues dans la rue samedi 21 mai 2016 à Lille pour dénoncer la répression des mouvements sociaux. Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Dommage pour les organisations qui n’avaient pas répondu à l’appel (cf. la liste des signataires) ; elles ont manqué quelque chose !

Plusieurs prises de parole ont été faites le long du parcours :

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  • appel à la libération d’Antoine (militant de la CGT Valenciennes mis en détention provisoire suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille),
  • appel à la levée de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s contre la loi Travail,
  • appel à lutter contre les violences policières (dans le cadre des mouvement sociaux mais aussi au quotidien dans les quartiers populaires),
  • appel à condamner les atteintes à la liberté syndicale (attaque par la police des locaux de la CNT à Lille et du camion-sono de SUD-Solidaires à Marseille, intrusion de la police dans le local de SUD-Solidaires à Rennes, etc.),
  • appel à condamner les atteintes à la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes » faites par certains professionnels de la presse et des médias,
  • appel à la convergence des luttes (cf. par exemple la manif qui avait lieu au même moment à Lille contre la multinationale Monsanto),
  • appel à la grève générale contre la loi Travail et toutes les lois anti-sociales,
  • appel à soutenir les opérations de blocage devant les dépôts de carburant,
  • appel à se rendre le 25 mai à 13h30 au TGI de Lille pour le procès des 2 manifestants contre la loi Travail interpellés fin avril dans les locaux de la CNT.

Lors du passage de la manifestation devant les locaux de la CNT (32 rue d’Arras), un membre du secrétariat international de la CNT a lu un messsage de soutien de la FAU, l’organisation sœur de la CNT outre-Rhin.

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Après la manifestation, un pot de l’amitié a réuni dans les locaux de la CNT plusieurs dizaines de personnes d’horizons organisationnels et géographiques différents (dont les camarades venus de Strasbourg, de la région parisienne et du congrès de la FTE).existence-saine-et-fred-alpi-cnt-lille-21mai2016 Merci à Cyril et Nath du groupe Existence Saine ainsi qu’à Fred Alpi (de passage à Lille) pour avoir égayé la soirée de leur musique et de leurs chansons. Merci aussi aux concerts improvisés de Monsieur Bidon, Mado, etc.

Le 21 mai : une journée qui – pour les luttes présentes et à venir – a donné du baume au cœur à tou-te-s ses participant-e-s !

Solidairement,
l’union locale CNT de Lille

Lire le compte-rendu de la manif fait par « La Voix du Nord »

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

jeudi 19 mai 2016

repression-contre-mouvement-socialAppel unitaire :

Le 20 avril dernier à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’union locale des syndicats CNT en défonçant la porte à coups de bélier, saccageant une partie du matériel syndical et fouillant de manière très approfondie les locaux. Deux personnes y ont été arrêtées. [note du webmaster : pour en savoir plus, lire ici]

Cette agression est le symbole d’une entrave à la liberté syndicale mais au-delà, d’une accélération et d’une amplification de la répression du mouvement social en général. On pense aux syndicalistes d’Air France, de Goodyear, aux mutilations dues aux grenades et flashballs, aux tirs tendus sur des manifestant-e-s et sur le camion de l’union syndicale Solidaires 13, aux étudiant-e-s et lycéen-ne-s interpellé-e-s, aux interluttant-e-s, etc. Depuis deux mois et demi, on ne compte plus le nombre d’arrestations, de personnes blessées et même emprisonnées.

Nous apportons notre soutien à tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement la répression.

Nous appelons donc à une manifestation le samedi 21 mai à Lille :

  • contre l’intrusion dans un local syndical,
  • en soutien aux camarades en attente de jugement
  • et, plus largement, contre la répression des mouvements sociaux.

Rendez-vous à 14h30 sur la place de la nouvelle aventure (marché de Wazemmes).

Signataires (par ordre alphabétique) : AFA NP2C, AG de lutte contre la loi travail Lille, AL, AMDH-Nord/France (Association Marocaine des Droits Humains), CNT, Collectif Archimède de l’université de Lille 1, Collectif des syndicalistes CGT de l’Union de lutte du Bassin minier (62), Collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche de Lille, Comité ZADs Lille, Coordination des interluttant-e-s 59/62, Ensemble! Lille, Les Flamands Roses, L’Insoumise, NPA Lille, Solidaires 59, Solidaires 62, Solidaires 80, SUD éducation 59/62.

> Télécharger l’appel au format PDF

Nota bene : Une manif contre les violences policières est organisée le 18 mai à 18h, pl. de la République à Lille. Par ailleurs, en soutien à plusieurs manifestants contre la loi Travail convoqués au tribunal, des rassemblements sont organisés devant le tribunal de grande instance, avenue du peuple belge à Lille, mardi 17 mai à 13h, mercredi 18 mai à 8h, mercredi 25 mai à 13h30 et vendredi 3 juin à 9h (liste non exhaustive). D’autre part, pour tout renseignement, signalement d’arrestation ou conseil juridique, téléphonez à la legal team au 06 48 57 86 30. Enfin, une page fb spéciale a été créée pour recenser les témoignages, photos, vidéos, etc. des violences policières subies ou constatées à Lille.
POST SCRIPTUM :
vidéo, compte-rendu et photos de la manif

Toutes et tous en grève à partir du mardi 17 mai !

samedi 14 mai 2016

Si la CNT n’a jamais eu d’illusion sur la représentation parlementaire et le caractère prétendument démocratique du régime actuel, les violences policières, le prolongement de l’état d’urgence et le recours à l’article 49-3 pour imposer la loi Travail constituent un arsenal clair au but sans équivoque : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des salarié-e-s.

En 2006, François Hollande – alors dans l’opposition – déclarait : « Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie ». Aujourd’hui, l’État et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires : loi Travail (qui va passer le 12 mai à l’Assemblée nationale à coup de 49-3), loi Macron (passée elle aussi l’année dernière à coup de 49-3), chantage sur les négociations UNEDIC (assurance-chômage), etc. Nous ne pouvons et ne devons plus laisser faire ! Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons en faisant converger la lutte contre la loi Travail avec celles des différents secteurs mobilisés (cheminot-e-s, intermittent-e-s du spectacle, etc.) et en construisant un vaste mouvement de grève générale reconductible.

affiche-cnt-npdcp-greve-generale-loi-travail-17mai2016Comme Solidaires et comme la Coordination nationale étudiante, la CNT appelle tous les secteurs d’activité à cesser massivement le travail le mardi 17 mai et à s’organiser en assemblées générales pour reconduire la grève les jours suivants.

Prochaines manifestations à Lille :

  • Mardi 17 mai : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Mercredi 18 : 18h, place de la République (manif locale contre les violences policières et les dérives autoritaires du gouvernement)
  • Jeudi 19 : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Samedi 21 : 14h30, pl. du marché de Wazemmes (manif régionale contre la répression des mouvements sociaux ; cf. texte d’appel)

Soirée de lutte et de soutien vendredi 20 mai à Liévin

vendredi 13 mai 2016

etat-urgence-repression-anti-syndicale-A4Une soirée de lutte et de soutien (cf. criminalisation du mouvement social, Goodyear, saccage du local de la CNT Lille, répression des manifs contre la loi Travail…) est organisée vendredi 20 mai 2016 de 19h30 à 22h au LAG, 23 avenue Jean Jaurès, 62800 Liévin.

Entrée à prix libre (le montant des entrées et tous les bénéfices du bar seront reversés à la CNT et aussi pour soutenir les deux camarades qui passent le 25 mai au tribunal).

Au menu:

  • Un rappel de la criminalisation croissante du mouvement social et du rôle des médias là-dedans.
  • Une diffusion d’extraits du film sur les Conti et une sélection d’extraits de journaux télévisés montrant le traitement des mouvement sociaux par les grands médias (Goodyear, ferme des 1000 vaches, loi Travail) par les grands médias.
  • Une présentation de l’émergence de médias alternatifs qui abordent l’info autrement avec notamment la création du quotidien Le progrès social dont l’un des rédacteurs participera à la soirée et au débat.

PS : n’hésitez pas à consulter la rubrique covoiturage du site internet du LAG pour offrir une place ou en demander une !

Loi Travail : vers la grève générale reconductible ?

mercredi 4 mai 2016

manif-image-verticaleAdresse publique de la CNT aux autres organisations syndicales pour une grève générale reconductible :

Notre confédération a entendu vos appels à la construction d’une grève reconductible, que ce soit lors du 51e congrès de la CGT à Marseille, lors du dernier CCN de FO, ou jeudi 28 avril sur la place de la République à Paris lors de l’AG de convergence des luttes « Syndicats – Nuit Debout ». Lire le suite sur le site confédéral de la CNT

La Coordination nationale étudiante appelle à se mobiliser :

  • le mardi 10 mai : avec les cheminot-e-s en lutte contre le décret-socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail ;
  • le mardi 17 mai : date pour laquelle la coordination s’adresse à tou-te-s les salarié-e-s et interpelle l’intersyndicale afin d’en faire une journée de grève générale, début d’un mouvement de grève reconductible.

AG interprofessionnelle :

Mardi 10 mai à 19h30 au Théâtre du Nord, Grand’place, Lille.

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Rassemblement devant le Conseil des prud’hommes de Béthune

lundi 2 mai 2016

poing et balance justiceLe 13 avril dernier, le bureau de jugement de la section « commerce » du Conseil des prud’hommes de Béthune a empêché deux salariés de se faire assister par un délégué CGT pourtant dûment mandaté par le syndicat CGT des Voyages Dourlens. Cette atteinte inadmissible au droit du travail a obligé les salariés à se défendre seuls contre une avocate expérimentée.

Pour le respect du code du travail et des libertés fondamentales : rassemblement devant le Conseil des prud’hommes, rue d’Aire à Béthune, ce mercredi 4 mai 2016 à 14h !

Premiers signataires : le syndicat CGT des Voyages Dourlens, l’union locale CGT du Bruaysis, le syndicat CGT des Communaux de Bruay, la section PCF de Divion, des syndicalistes de l’union de lutte du bassin minier, des militants de la CGT Randstad, de la CGT XPO Logistics, du SNJ-CGT, de la CGT Artois Comm, de la CGT Cora Lens 2, de la CGT Ontex, de l’union locale CNT de Béthune, du CADT Bruay…

Appel de la CNT pour la grève du 28 avril contre la loi Travail

dimanche 24 avril 2016

Suite au saccage de ses locaux syndicaux à Lille : lettre ouverte de la CNT à Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur

dimanche 24 avril 2016

Lettre ouverte à Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur

Copies adressées à :
– Monsieur le Ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas
– Monsieur le Premier ministre, Manuel Valls
– Monsieur le Président de la République, François Hollande

Fait à Metz, le 23 avril 2016

Objet : Inquiétudes de la CNT suite au saccage de ses locaux syndicaux à Lille

Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez, ce mercredi 20 avril à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’Union locale des syndicats CNT, dans le cadre, selon le procureur de la République, d’une procédure de flagrant délit visant à interpeller des individus accusés de violences lors de la manifestation qui s’est déroulée le même jour à Lille contre la loi Travail. Cette intervention, nous vous le rappelons, a suscité notamment le défonçage de la porte de nos locaux syndicaux, le saccage d’une partie de notre matériel syndical, ainsi qu’une fouille approfondie de nos locaux syndicaux.

Si nous condamnons avant tout la violence employée ce jour-là par les forces de l’ordre dans le cadre d’une procédure dont la légitimité et la légalité restent à déterminer, les événements survenus ce 20 avril à Lille soulèvent de nombreuses interrogations qui relèvent directement de vos responsabilités au sein du gouvernement.

Tout d’abord, nous vous rappelons avec insistance que c’est bel et bien au sein d’un local syndical, légalement déclaré et constitué, que les forces de l’ordre sont intervenues, constituant ainsi une première en France dans un tel cadre. Nous ne pouvons que considérer le fait de défoncer la porte d’un local pour interpeller deux individus, qui n’ont opposé aucune résistance lors de leur arrestation, comme une volonté politique de réprimer et de terroriser les militants syndicalistes. Nous condamnons donc fermement cette intervention qui s’inscrit dans une longue liste de décisions politiques visant à criminaliser les organisations syndicales, ainsi que le mouvement social dans son ensemble. En effet, après les nombreuses violences policières avérées à l’encontre de manifestants pacifiques opposés à la loi Travail, après les nombreuses interpellations ciblées et condamnations de militants syndicaux ces dernières semaines, la répression à l’encontre des syndicats vient de franchir ce mercredi un nouveau seuil de gravité.

D’autre part, puisqu’il semble utile de vous le préciser, les locaux syndicaux constituent bien des lieux qui appartiennent à des travailleurs exerçant des libertés démocratiques afin de défendre leurs intérêts, matériels et moraux. Par conséquent, le saccage du matériel syndical de la CNT par la police nationale constitue bien une dégradation directe et scandaleuse de l’outil autofinancé de salariés, de précaires, de chômeurs, ou encore de retraités, dont la précarité et la légitimité des luttes sociales n’est pas à démontrer.

Pire encore, nous tenons à vous indiquer qu’après l’interpellation des deux individus présumés innocents dans nos locaux, qui n’a duré que quelques instants, les forces de police ont longuement fouillé notre local syndical et cela sans la présence des représentants légaux de l’Union locale des syndicats CNT de Lille et sans témoins. Durant cette fouille, les policiers ont notamment eu accès à des documents confidentiels internes au syndicat ou relevant, entre autres, de procédures prud’homales concernant la défense de salariés face à leurs employeurs. Alors que de telles pratiques semblent bien éloignées de la procédure de flagrant délit invoquée par la procureur de la République de Lille, elles constituent une entrave inadmissible au libre exercice du syndicalisme et à l’indépendance de la justice.

Ainsi, au regard de la gravité de ces éléments et du caractère historique d’une telle intervention dans un contexte social tendu, nous nous interrogeons vivement. Les structures locales de la CNT, comme l’ensemble des organisations syndicales doivent-elles désormais s’inquiéter de voir les forces répressives de l’État pénétrer violemment dans leurs locaux au mépris de toute éthique démocratique ? Doivent-elles s’inquiéter de voir le libre exercice de leur activité et sa légalité être remis en question ? Au-delà, les travailleurs qui font le choix légitime de se syndiquer doivent-ils désormais craindre d’être fichés ou violentés lorsqu’ils se rendent dans les locaux d’une organisation syndicale dont le rôle est de les protéger ?

Quoi qu’il en soit, Monsieur le Ministre, soyez assuré que ni la répression policière, ni l’intimidation des travailleurs syndiqués, ni la criminalisation politique du mouvement social n’ébranleront la détermination de la Confédération Nationale du Travail à obtenir le retrait total de la loi Travail, à lutter contre la destruction méthodique des acquis sociaux et la précarité, et à obtenir la levée de l’état d’urgence qui favorise indéniablement un climat propice aux violences policières et à la répression du mouvement social dans son ensemble.

Ne doutant pas de votre attachement au respect des valeurs démocratiques et notamment au libre exercice des libertés syndicales, et alors que nous restons dans l’attente d’un positionnement public de votre part vis-à-vis de nos interrogations, veuillez recevoir nos plus sincères salutations anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires.

logo-confederal-de-la-CNTPour la Confédération Nationale du Travail,
pour le Bureau Confédéral,
le Secrétaire confédéral,
Aurélien E.

> Version PDF de cette lettre ouverte
> Texte en ligne sur le site confédéral de la CNT

Autre article sur le même sujet :

Communiqué de l’union locale des syndicats CNT de Lille, vidéo de l’intrusion de la police dans ses locaux, photos, messages de solidarité et soutien financier

Communiqué de l’union des syndicats CNT de Lille suite à l’intrusion de la police dans son local de la rue d’Arras

mercredi 20 avril 2016

le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-00Dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une manifestation a eu lieu ce mercredi 20 avril 2016 à Lille. Suite à celle-ci, quelques militant-e-s se sont retrouvé-e-s à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour ranger le matériel et faire le point. Ils/elles ont ensuite été rejoint-e-s par d’autres camarades.

C’est alors que des forces de l’ordre sont arrivées au local. Ils ont exigé de rentrer mais sans fournir aucun document légal. En l’absence de ces documents expliquant leur démarche et justifiant de leur droit, les militants présent-e-s leur ont refusé pacifiquement l’accès.

Les forces de l’ordre ont alors menacé de casser la vitrine. Elles ont fini par défoncer la porte au bélier, pénétrer dans le local, saccager une partie du matériel et procéder à une fouille en profondeur des lieux. Les militant-e-s présent-e-s ont gardé leur calme. Deux personnes ont été interpellées et sont actuellement retenues au commissariat central de Lille.

L’union des syndicats CNT de Lille dénonce et condamne avec force les violences policières, l’inacceptable intrusion des forces de l’ordre et la fouille de ses locaux.

le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-reducSaccager un local syndical, c’est comme monter à l’assaut d’une Bourse du Travail. Un local syndical est un outil de défense pour les travailleurs/euses, un lieu d’accueil dans lequel les militant-e-s et les personnes qui nous sollicitent doivent pouvoir se retrouver en toute sérénité.

L’union des syndicats CNT de Lille réaffirme sa détermination dans la lutte contre la loi Travail. Ici comme ailleurs, ne nous laissons pas intimider par les violences policières !

Lille, 20 avril 2016

Union locale des syndicats CNT de Lille
32 rue d’Arras
59000 LILLE
Courriel : ul-lille [at] cnt-f.org

Vidéo filmée par un voisin :

Ci-dessous quelques communiqués et messages de soutien émanant de structures syndicales extérieures à la CNT :

> Communiqué du secrétariat national de SOLIDAIRES
> Message du SNJ-CGT (syndicat national des journalistes CGT)
> Communiqué de la fédération SUD-PTT
> Communiqué du syndicat CGT éduc’action du Nord
> Message de l’union locale CGT de Tourcoing et environs
> Communiqué de l’UD Solidaires du Pas-de-Calais
> Communiqué du syndicat SUD éducation Nord Pas-de-Calais
> Communiqué des Syndicats Etudiants et Lycéens CGT de Douai et Valenciennes
> Message de la CNT-SO
> Message de la CNT-AIT de Toulouse
> Message de la CNT-AIT de Pau
> Communiqué du syndicat CGT des agents du département du Morbihan
> Message du syndicat CGT éduc’action du Morbihan
> Communiqué de l’union locale CGT de Bordeaux Nord
> Communiqué du syndicat CGT du Commerce et des Services du Bas-Rhin
> Message des syndicats CGT et SMICT-CGT du CHRU de Lille
> Communiqué de la FSU 59/62
> Déclaration du syndicat CGT de la mairie de Lille
> Communiqué de l’UD CGT du Nord (même si la CNT n’est pas citée, merci aux camarades CGTistes qui ont demandé à leurs mandatés départementaux de publier ce texte)

Communiqué intersyndical national (CNT, CNT-SO et Solidaires) :

http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/communique_intersyndical_cnt-cnt-so_solidaires_en-soutien_a_cnt-lille.pdf

Autres soutiens (liste non exhaustive, tant les messages reçus via notre site, notre boite de courrier électronique, notre page fb et notre compte tweeter sont nombreux) :

> Communiqué de « Nuit Debout Lille »
> Communiqué de Lutte ouvrière (LO)
> Tract du Mouvement des Jeunes Communistes (MJC) du Nord
> Communiqué du Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
> Communiqué de l’Organisation communiste libertaire
> Communiqué du Collectif alternative libertaire 54
> Extrait du bulletin publié par le NPA de Lille
> Communiqué des lycéen-ne-s et étudiant-e-s lillois-es mobilisé-e-s contre la loi travail
> Messages d’individus, de syndicats CNT, etc. (en dehors de notre page fb)

Sur le plan international aussi, la solidarité est au rendez-vous !

Nous avons reçu à ce jour plusieurs messages de soutien en provenance du Brésil, de Pologne, de Suède, d’Espagne, d’Italie, de Grande-Bretagne et de Belgique. À Montréal (Québec), le consulat de France a même été occupé par des camarades du syndicat IWW (voir photo). En Allemagne, la FAU a publié un communiqué de soutien (lire ici) et une manifestation spontanée a eu lieu à Dresde. Enfin, la section parisienne de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) a publié sur son site la lettre ouverte que le bureau confédéral de la CNT a envoyée au Ministre de l’intérieur.

Nouvelles des deux militants interpellés :

http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/nouvelles-des-deux-militants-contre-la-loi-travail-interpelles-le-20-avril-a-lille/

Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail :

La manifestation du jeudi 20 avril à Lille, le saccage du local de la CNT par la police et l’arrestation de 2 camarades, ont donné lieu à de nombreux commentaires, témoignages de solidarité, condamnations indignées et mensonges médiatico-policiers. L’assemblée générale de lutte qui s’est trouvée au cœur de cette histoire entend, par ce communiqué, clarifier une histoire encore confuse pour beaucoup de monde. Lire la suite : http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/communique-de-ag-de-lutte-sur-evenements-du-20-avril-a-lille/

Lettre ouverte de la CNT à Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur :

http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/lettre-ouverte-de-la-cnt-au-ministre-de-l-interieur/

La police attaque la CNT, soutenez la CNT !

Libellez vos chèques à l’ordre de UL CNT LILLE et envoyez-les à cette adresse : Union locale CNT, 32 rue d’Arras, 59000 LILLE

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Durée : 2mn 27s – À voir ici

Jugement des deux militants interpellés le 20 avril dans les locaux de la CNT

Mercredi 25 mai a eu lieu le procès des deux militants interpellés le 20 avril dans les locaux de la CNT. L’un a été relaxé, l’autre a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, sans preuves tangibles. Retour sur cette affaire : lire ici

Jeudi 28 avril : grève générale et manifestation régionale à Lille contre la loi Travail

dimanche 17 avril 2016

tract-cnt-npdcp-greve-et-manif-28avril2016-loi-travailTélécharger ce tract au format PDF

Nota bene :

Une semaine avant cette grève générale du jeudi 28 avril, la CNT appelle à soutenir les manifestations que les étudiant-e-s et lycéen-ne-s organisent le mercredi 20 avril dans plusieurs villes de la région (à Lille, rendez-vous à 14h, place de la République).

Autres rendez-vous (AG, réunions, actions, etc.) : AmiensLille

Liens à utiliser et à diffuser sans modération :

> Tract d’appel à la grève
> Rappels sur le droit de grève
> Vidéo et textes de décryptage de la loi Travail
> Affiche « Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail »
> Affiche n° 1 pour annoncer la grève du 28/04 et la manif organisée à Lille
> Affiche n° 2 pour annoncer la grève du 28/04 et la manif organisée à Lille

affiche-cnt-greve-et-manif-loi-travail-28-04-16-lilleaffiche-cnt-npdcp-greve-28-avril-2016

 

Loi travail : le combat continue ! Grèves et manifestations les 12, 14, 20 et 28 avril…

dimanche 10 avril 2016

Suite aux manifestations des 5 et 9 avril 2016, le gouvernement – relayé par de nombreux médias – insinue que la mobilisation contre la loi Travail est en baisse, notamment depuis le 31 mars (date à laquelle plus d’un million de personnes était descendu dans la rue). Mais la comptabilité gouvernementale est malhonnête. Car on ne peut pas comparer une journée comme celle du 31 mars (pour laquelle toutes les organisations syndicales opposées à la loi Travail avaient lancé un appel clair et interprofessionnel à la grève) et une journée comme celle du 5 avril, impulsée par les organisations étudiantes et lycéennes (qui plus est en période de vacances scolaires pour 7 académies sur 12) et que les syndicats de salarié-e-s appelaient seulement à soutenir. On ne peut pas non plus comparer la journée du 31 mars à celle du 9 avril. Dans un mouvement social lié au travail, si des manifestations organisées un samedi après-midi peuvent être intéressantes pour faire descendre dans la rue des personnes qui n’y descendraient pas autrement, la mobilisation est rarement massive ce jour-là.

Ces précisions étant faites, on s’aperçoit que les manifestations des 5 et 9 avril sont loin d’avoir été des échecs. Au contraire, elles sont la preuve que depuis le 9 mars le mouvement contre la loi Travail s’inscrit dans la durée. De plus, la mobilisation s’élargit grâce à des initiatives comme “Nuit debout” (qui font se rencontrer des gens d’horizons divers dans le cadre de la convergence des luttes). Plus généralement, le projet de loi El Khomri et sa destruction du code du travail est désormais le catalyseur de toutes les colères sociales accumulées ces dernières années : stagnation et/ou baisse des salaires, chômage de masse, destruction des services publics, attaques contre la sécurité sociale et les retraites, délabrement des logements sociaux délabrés, sans oublier la chasse aux chômeurs/euses avec l’actuelle négociation de la convention de l’assurance-chômage ! Cette loi Travail n’est d’ailleurs que la suite de lois profondément anti-sociales telles que la loi Macron, le CICE ou l’accord national interprofessionnel (ANI) sur la compétitivité et la sécurisation de l’emploi.

Daffiche-cnt-npdcp-greve-28-04-2016-contre-loi-travailans ce contexte de développement de la contestation, la CNT insiste sur la nécessité de faire converger les revendications de tous les secteurs afin de construire un mouvement de grève interprofessionnel à même de mettre en échec cette politique dictée par le patronat qui met un pièces l’ensemble des acquis historiques de la classe populaire.

D’autre part, comme nous l’a montré l’échec de nombreux mouvements sociaux passés, la stratégie des journées de mobilisation ponctuelles ne suffira pas. Au-delà des 12, 14, 20 et 28 avril prochains (journées de lutte auxquelles la CNT appelle), c’est dans une perspective de construction de la grève générale reconductible qu’il nous faut désormais inscrire le mouvement social.

Prochains RDV à l’appel de la coordination nationale étudiante : mardi 12, jeudi 14 et mercredi 20 avril

Prochaine grande grève générale interpro public/privé : jeudi 28 avril

affichette-greve-generale-28-avril-2016> Rappels sur le droit de grève
> Vidéo et textes de décryptage de la loi Travail
> Affiche « Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail »
> Tract pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille
> Autre affiche pour annoncer la grève du 28/04 et la manif à Lille

Naissance du syndicat CNT Emploi Formation Insertion Nord Pas-de-Calais Picardie

lundi 4 avril 2016

logo-cnt-efi-npdcpLe 24 mars 2016, des salarié-e-s de la région Nord Pas-de-Calais Picardie (NPDCP) travaillant à Pôle emploi ont créé un syndicat CNT de l’emploi, de la formation et de l’insertion (EFI).

Les membres fondateurs de la CNT EFI NPDCP sont engagés dans la lutte depuis quelques années, notamment à Amiens aux côtés de la CIP (coordination des précaires et intermittents). Pour en savoir plus, lire ci-dessous le texte de présentation qu’ils/elles ont rédigé…

Télécharger ce fichier PDF

Pour tout contact, utiliser l’adresse e-mail de l’ancienne section « Pôle emploi » du syndicat CNT-SSEC 59/62 : efi-npdcp [at] cnt-f.org

Décryptage de la loi Travail

jeudi 31 mars 2016

« Loi Travail, la sauce indigeste », un petit film de décryptage réalisé le 31 mars 2016 par le secteur vidéo de la CNT :

Un projet de loi, c’est un énorme pavé peu appétissant et plein d’arêtes. La Loi Travail, ou Loi El Khomri, ne fait pas exception. Mais comme elle constitue un danger si on l’avale, des militants de la CNT ont sorti les ustensiles pour vous en lever les filets. Même après des efforts de présentation, ça fait pas envie…

Durée : 4mn 40s – Téléchargement : sur le site du secteur vidéo CNT

Autre vidéo de décryptage :

Par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail

Lien : décryptage de la loi El Khomri par un ancien inspecteur du travail

Ci-dessous en complément, un texte de décryptage en quatre points :

1- L’inversion de la hiérarchie des normes, c’est livrer les pleins pouvoirs au patronat

Un accord d’entreprise est un accord conclu entre un employeur et une ou plusieurs organisations syndicales en vue de fixer des règles relatives aux conditions de travail, à l’emploi ou aux garanties sociales des salarié-e-s. Jusqu’ici, la loi primait sur l’accord de branche qui primait sur l’accord d’entreprise, sauf si l’accord de branche ou d’entreprise étaient plus favorables. Avec le projet de loi, c’est l’accord d’entreprise qui prévaut sur l’accord de branche, même si celui-ci est moins favorable aux salarié-e-s.

2- Recours au référendum pour bâillonner les syndicats de lutte

Les règles de la négociation collective ont été également modifiées pour recourir au référendum afin de contourner la discussion syndicale. Cette pratique, qui veut faire croire à plus de démocratie, prendra en réalité la forme d’un chantage pour les salarié-e-s en leur proposant de renoncer à une part plus ou moins importante de leurs acquis sociaux en échange du maintien de leur activité. La démocratie ne fonctionne qu’entre égaux, or dans une entreprise, il n’y a pas d’égalité entre le/la salarié-e et son/sa patron-ne, donc pas de démocratie réelle possible. De plus, le référendum d’entreprise sera également un outil formidablement pratique pour repérer et isoler les éléments contestataires puis briser l’action collective.

3- Temps de travail et salaires modulables en fonction des besoins de l’entreprise

Sur simple accord d’entreprise, les congés et les heures supplémentaires pourront être modifiés, assouplis, imposés. De plus désormais, refuser une modification de son contrat de travail (salaire, temps et lieux de travail) pourra mener à un licenciement pour faute grave sans contestation possible. Combien de salarié-e-s oseront encore s’opposer à leur employeur ? Combien de salarié-e-s oseront encore lutter pour de nouveaux droits ?

4- Légalisation des licenciements abusifs

affiche-cnt-decryptage-loi-travailCe projet de loi a prévu de redéfinir le licenciement économique. Une entreprise pourra faire un plan social sans avoir de difficultés économiques. Une baisse ponctuelle des commandes ou du chiffre d’affaires permettra d’effectuer des licenciements. L’introduction à titre indicatif d’un barème des indemnités prud’homales en cas de licenciement illégal permettra à l’employeur de prévoir à l’avance les dépenses d’un licenciement sans motif réel, lui permettant ainsi de limiter les risques financiers. Combien de salarié-e-s oseront encore saisir les prud’hommes ?

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Ci-dessous deux textes de décryptage plus détaillés :

> Texte de décryptage plus détaillé (2 pages)

> Texte de décryptage encore plus détaillé (4 pages)