Archive pour la catégorie ‘Territoriaux 59’

Appel inter-syndical de soutien au collectif des Olieux

lundi 9 janvier 2017

En novembre 2016, des mineurs isolés étrangers qui dormaient sous des tentes dans un parc à Lille Moulins ont été expulsés sans qu’aucune solution durable ne leur soit proposée.

Ces jeunes et leurs soutiens ont alors décidé d’occuper un bâtiment inutilisé depuis plusieurs années rue de Fontenoy. « La maison », lieu de confort relatif, de solidarité et d’activités (cours de français et de mathématiques, ateliers de cuisine, sport…) a été expulsée le mardi 20 décembre 2016 par une horde disproportionnée de policiers. Cela à l’initiative du CHRU, propriétaire du lieu en question, et de beaucoup d’autres lieux vides dans la métropole qui pourraient par ailleurs être réquisitionnés.

Révoltés, non seulement par l’absence totale de réponse des autorités/instances compétentes face à la situation ultra-précaire des jeunes mais également par la rapidité et la force employée pour l’expulsion du lieu, nous, organisations syndicales, soutenons le collectif des Olieux dans sa lutte pour un hébergement décent et des conditions de vie dignes pour tous et toutes. Nous condamnons fermement ces expulsions successives, laissant les jeunes de nouveau à la rue en plein hiver. Dorénavant, nous sommes prêts à utiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir le collectif et contrer les actions répressives de plus en plus violentes et allant à l’encontre des mesures de protection dont devraient bénéficier ces jeunes mineurs. Les luttes de ces derniers mois nous ont réunies autour d’objectifs et de valeurs communes ; continuons cette convergence qui nous fera gagner.

Nous demandons à l’État, à la Préfecture, au Département, de prendre les mesures de protection qui s’imposent, en fonction des situations et des trajectoires de chacun, afin de sortir les personnes de cette situation d’indignité. Nous leur demandons d’être aussi rapides pour trouver des solutions qu’ils l’ont été pour expulser la maison.

Lille, le 6 janvier 2017

Premiers signataires (liste saisie par ordre alphabétique et mise à jour le 9 janvier) :
SOLIDAIRES 59 – SUD Éducation 59/62 – SUD Santé Sociaux 59 – SUD Solidaires Étudiant-e-s de Lille – Syndicat CGT de la Ville de Lille Hellemmes Lomme – Syndicat CNT Emploi Formation Insertion de la région NPDCP – Syndicat CNT Santé Social Éducation Culture 59/62 – Syndicat CNT des travailleurs du commerce, de l’industrie et des services du Nord – Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Douaisis – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Valenciennois – Union départementale CGT du Nord

> Télécharger cet appel au format PDF

> En savoir plus sur la lutte du collectif des Olieux

Photos et compte-rendu de la mobilisation du 15 sept. à Lille

jeudi 15 septembre 2016

11h – Rassemblement devant la direction départementale courrier-colis de La Poste :

15sept2016-la-poste

15sept2016-la-poste-lille-soutien-a-emeline-et-seb

Rassemblement organisé en soutien à Émeline et Sébastien. Rappel des faits : Le 19 février dernier, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le technicentre SNCF d’Hellemmes :

15sept2016-sud-rail-hellemmes-lille

Le 6 juin dernier à Lille, l’accès aux bâtiments hébergeant « Socrate » (système national de réservation de la SNCF) avait été bloqué par des cheminots soutenus par des militant-e-s de l’AG de lutte contre la loi Travail ainsi que par des syndicalistes de SUD, de la CGT et de la CNT. Depuis, la répression a commencé à frapper plusieurs camarades cheminots. Ce 15 septembre, un rassemblement de solidarité était organisé à l’appel de SUD rail devant le technicentre SNCF d’Hellemmes-Lille. Prochain rendez-vous : le 6 octobre à Paris. Ce jour-là à 14h, Alain Leclercq (militant de SUD rail) est convoqué devant le conseil de discipline de la SNCF pour répondre de sa participation à l’action du printemps dernier. Son engagement dans la lutte syndicale et contre les réformes structurelles en cours à la SNCF font de lui une bête à abattre. Il est donc de notre devoir de le soutenir dans cette épreuve. Rassemblement jeudi 6 octobre à partir de 11h30 devant le siège national de la SNCF, rue d’Alsace à Paris (près de la gare de l’Est).

12h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHRU :

15sept2016-chru-lille

Le 14 juin dernier, alors qu’il était le seul de son service à vouloir faire grève et que l’effectif habituel était respecté, un brancardier du CHRU de Lille s’est vu assigné par sa direction*. Il a refusé de se soumettre à cette assignation abusive et s’est mis en grève. Quelques jours plus tard, il a reçu un courrier de sa direction l’informant 1) que sa journée du 14 juin ne sera pas considérée comme un jour de grève mais comme une absence non justifiée, 2) que son refus de se soumettre au devoir d’obéissance des fonctionnaires figurera dans son dossier administratif, 3) que tout prochain manquement à ce devoir d’obéissance sera susceptible de faire l’objet de mesures disciplinaires. Le cas de ce brancardier n’est pas isolé. Depuis deux ans, tout est mis en œuvre au CHRU de Lille pour mettre en difficulté les agents voulant exercer leur droit de grève. Exemple : alors que le tribunal administratif de Lille enjoint la direction de l’hôpital à afficher les tableaux d’assignation au moins la veille d’une grève avant 10h, la direction s’obstine à ne pas le faire ! Ce 15 septembre, les syndicats CGT du CHRU de Lille appelaient à un barbecue solidaire devant le bâtiment de l’administration générale pour demander 1) la requalification de la journée du 14 juin de leur collègue en journée de grève, 2) l’éviction du courrier scélérat de son dossier administratif, 3) l’application de la règle de l’effectif minimum basé sur celui des dimanches et jours fériés.

* Dans la fonction publique hospitalière, l’assignation a pour but d’assurer la permanence des soins en cas de grève. Contrairement à la réquisition (que seules les autorités gouvernementales et préfectorales peuvent imposer à un agent), l’assignation est faite par le directeur de l’hôpital. Seuls sont concernés les services dont le fonctionnement ne saurait être interrompu sans risques sérieux. Il n’y a pas de règle précise mais la jurisprudence parle d’un effectif minimum de sécurité correspondant à celui d’un dimanche ou d’un jour férié. En cas d’abus de pouvoir de la part du directeur, la loi prévoit que l’agent abusivement assigné peut déposer un référé liberté auprès du tribunal administratif.

 

15h30 – Cortège de tête de la manifestation contre la loi Travail :

15sept2016-lille-cortege-anticapitaliste

Trois mille manifestants à Lille ce 15 septembre : un chiffre encourageant quand on sait qu’il s’agissait de la première manifestation de la rentrée sociale ! Pas de cortège spécifiquement CNT cette fois-ci mais une participation des militant-e-s cénétistes au cortège anticapitaliste initié en tête de manifestation* par l’AG de lutte contre la loi Travail ; un cortège anticapitaliste qui a réuni plusieurs centaines de personnes d’horizons divers (autonomes, CGT, CNT, SUD, etc.).

* À propos de positionnement dans les manifs, rappelons que – depuis de longues années – certains dirigeants syndicaux (membres de confédérations dont nous tairons le nom par respect pour leurs militant-e-s de base) refusent fort peu démocratiquement d’inviter la CNT au tirage au sort qui détermine la place des cortèges dans les manifestations syndicales interprofessionnelles. Quand la CNT est invitée à participer à ce type de tirage au sort (c’est le cas par exemple dans l’Éducation), elle respecte les résultats issus de la procédure. Par contre, quand elle est exclue de cette procédure, elle se place aux côtés des manifestant-e-s avec lesquel-le-s elle se sent le plus en phase (le cortège anticapitaliste ou le cortège de SUD-Solidaires, pour ne citer que ces deux exemples).

Loi Travail : le combat continue !

vendredi 8 juillet 2016

Le 5 juillet 2016, le projet de loi Travail a été présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le lendemain, n’ayant pas de majorité pour faire voter ce projet par les député.e.s, le gouvernement est passé en force en utilisant l’arme anti-démocratique du 49-3. À ce jour, la loi Travail est donc officiellement adoptée.

Mais rien n’est perdu car une loi officiellement adoptée peut toujours être abrogée. Pour ce faire, il convient de poursuivre la mobilisation durant les congés d’été. C’est ainsi qu’en juillet-août, différentes actions en direction des salarié.e.s seront organisées. Premier rendez-vous dans la région : mardi 12 juillet pour un barrage filtrant à la barrière de péage de Fresnes-lès-Montauban sur l’autoroute A1.

Bien sûr, ces actions ne suffiront pas. Mais elles sont importantes pour préparer la rentrée de septembre. À l’ordre du jour de cette rentrée : grève générale illimitée et blocage de l’économie, seuls moyens capables de faire plier le gouvernement.

Prochaine grande journée nationale de mobilisation : jeudi 15 septembre.

Manifestation régionale : 14h30, porte de Paris, Lille.

On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

 

Vidéos de décryptage de la loi Travail

Par des avocat.e.s du SAF
Par un inspecteur du travail
Par la CNT

Textes de décryptage

Tract CNT d’une page
Tract CNT de 2 pages
Tract CNT de 4 pages

Affiches

Loi El Khomri, la machine à remonter le temps
Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail
C’est pas un jour de grève qui nous fera gagner […]

Droit de grève

Cadre juridique du droit de grève et conseils pratiques

Article extrait du site confédéral de la CNT

[…] La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestant.e.s, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas !

Certes, beaucoup de travailleurs/euses vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi Travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA) – transformant l’individu en entreprise – ou garantie jeunes – sorte d’aumône étatique – contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs/euses (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concerné.e.s, salarié.e.s, précaires ou chômeurs/euses, aujourd’hui pour certain.e.s, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salarié.e.s, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors, en septembre, changeons de braquet ! Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque !

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’Armée ou de la Police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néo-nazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand cela ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs/euses : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du Capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors, fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la Police et l’Armée lancent des grenades et des flash-balls à défaut de cacahuètes ! Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon ! Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi Travail et son monde, mettons en place les moyens de construire en automne une grève générale reconductible, forte et unitaire.

> Télécharger ce texte sous la forme d’un tract CNT de 2 pages

Vendredi 8 juillet : soirée de soutien aux militant-e-s de la région victimes de la répression

mercredi 6 juillet 2016

Vendredi 8 juillet à Lille, la CGT, la CNT, Solidaires, Nuit Debout, l’Action Antifasciste NP2C, l’AG de lutte contre la loi Travail et le collectif des étudiant-e-s lillois-es contre la loi Travail organisent une soirée unitaire de lutte et de solidarité avec les militant-e-s de la région victimes de la répression judiciaire.

À Lille, Boulogne, Amiens… des camarades syndiqué‑e‑s et non syndiqué‑e‑s sont poursuivi‑e‑s pour leur participation à la lutte contre la loi Travail. Cela représente d’importants frais d’avocat‑e‑s. La solidarité financière est indispensable. Tou-te-s ensemble, on se retrouve dans la joie et avec uni-e-s-et-solidaires-contre-repressiondétermination contre la loi Travail et pour soutenir nos camarades victimes de la répression. Pour les frais de justice, il y aura une caisse de lutte à alimenter.

Auberge espagnole / barbecue : ramenez ce que vous pouvez pour partager.

Rendez-vous entre 18h30 et minuit à la Bourse du Travail, boulevard de l’usine, Lille-Fives.

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

vendredi 24 juin 2016

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

Action sociale : public-privé, refusons le plan Lecerf !

lundi 13 juin 2016

banderole-intersyndicale-cd-nord-13juin2016Extrait d’un tract de l’intersyndicale CGT-CNT-FO-FSU-Solidaires du Conseil départemental du Nord :

Le Département du Nord, sous la houlette de Lecerf, impose une cure d’austérité faite de mesures antisociales qui ont d’ores et déjà des conséquences dramatiques sur la population, les salariés du secteur social, l’ensemble des agents du Département et tous les services qui dépendent de ces financements. L’objectif affiché est de réaliser 100 millions d’euros d’économie dès 2016 sur les dépenses de fonctionnent du Conseil départemental pour les agents du Département (8% de suppression de la masse salariale, soit 350 postes en moins/an), pour les salariés du secteur associatif (15 % de perte de financement sur trois ans pour le secteur de la protection de l’enfance, -12% pour le secteur du handicap, -9% pour le secteur de l’autonomie ; ce qui représente plus de 500 emplois menacés par les probables mises en œuvre de plans sociaux, dès cette année.

Le plan d’austérité « Lecerf » se déploie tout azimut :

  • vers les associations du secteur social et médico-social, contraintes de négocier des contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens par lesquelles elles s’engageraient à supprimer plusieurs centaines d’emplois et mettre en œuvre des plans sociaux d’envergure. Les fermetures de places générées par ce plan d’austérité signifient aussi la baisse drastique des moyens alloués à la protection (de l’enfance, des personnes handicapées et/ou dépendantes). C’est l’augmentation de la précarité de situations devenues insolubles et de la charge de travail des services sociaux et médico-sociaux du Département. Les « MECS », les foyers d’hébergement sont particulièrement visés car jugés trop coûteux. L’exécutif ne voit pas le placement comme un outil au service de l’accompagnement mais juste comme un coût ;
  • vers des établissements publics (EPDSAE, EHPAD public) qui se débarrassent massivement de leurs contractuels ;
  • vers tous les services du Département du Nord : objectif de l’exécutif départemental de supprimer 350 postes par an en ne remplaçant pas les postes vacants dans toutes les Directions (des UTPAS aux CER en passant par les collèges et les médiathèques), destruction d’emplois publics par, notamment, la privatisation de l’entretien des 202 collèges.

Lecerf et les syndicats patronaux du secteur social et médico-social partagent les mêmes objectifs : la casse de nos garanties collectives. Ils entendent introduire le salaire au mérite, des parts variables en fonction de critères de performances, de résultats … une véritable mise en concurrence des salariés entre eux ! Ils veulent réduire les salaires et leur progression sur l’ensemble de la carrière, notamment pour les agents du Département par la suppression de l’avancement d’échelon à la durée minimum. Ils veulent augmenter le temps de travail et réduire les jours de repos (conquis social et reconnaissance de la pénibilité). Ils veulent déqualifier nos métiers (polyvalence à outrance, transformation de nos métiers en successions de tâches, flexibilité et gestion par activité, pression sur les travailleurs sociaux et médico-sociaux er remise en cause de leurs évaluations pour les contraindre à la logique gestionnaire au mépris du travail social, etc.).

Pourtant nos conditions de travail sont déjà déplorables et la santé mentale et physique d’un nombre conséquent de nos collègues est déjà bien altérée ! Il suffit d’analyser, même sommairement, les indicateurs de santé pour constater que les réorganisations successives des services du Département, le manque de moyens, la baisse des dépenses et des financements, la restructuration de type industriel du secteur social et médico-social ont déjà eu des conséquences significatives sur la santé des agents du département, ainsi que sur les salariés du secteur social et médico-social associatif. Leur projet de rationalisation de l’exécutif départemental tend encore d’avantage les conditions de travail. Il risque de faire exploser les collectifs de travail et de rendre impossible l’exercice normal de nos missions.

Les mesures d’économie ne justifient pas la transformation de nos missions Parce que nous sommes attachés à nos mission de service public, nous refusons que le Département, les établissements publics et les associations du secteur social et médico-social prennent prétexte de cette cure d’austérité pour externaliser et privatiser des fonctions supports, livrer une partie de leurs activités à des fonds d’investissement ou à des entreprises privées. Nos missions ne sont pas à vendre ! Elles n’ont pas valeur marchande et surtout elles ne peuvent être dévoyées sur l’autel de l’économie sous peine de mettre en danger les populations les plus fragilisées.

Mardi 14 juin : tou-te-s à Paris pour le retrait de la loi Travail !

mercredi 8 juin 2016

Manifestation nationale à Paris : départ à 13h de la place d’Italie en direction des Invalides. Rendez-vous du cortège CNT sur le boulevard Arago.

Déplacement en autocar à partir de Lille avec la CNT :

  • Pour toute réservation : nous contacter le plus vite possible !
  • Pour les camarades Picards : un ramassage sera fait à la sortie « Roye ».
  • Post-scriptum du 10/06 : la liste de réservation est close ; plus de places !

 

Images (tournées le 26/05 à Paris) et montage : Ortille

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

lundi 30 mai 2016

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

> Télécharger ce communiqué au format PDF

Loi Travail : uni-e-s et déterminé-e-s dans la lutte

samedi 28 mai 2016

police partout justiceMercredi 25 mai a eu lieu le procès des deux militants interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT à Lille, après que les forces de maintien de l’ordre dominant en ont défoncé la porte. L’un a été relaxé ; l’autre a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, sans preuves tangibles. Retour sur cette affaire…

Acte 1 – Manifestation du jeudi 20 avril contre la loi Travail

Cette journée de manifestation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une attaque frontale contre les droits collectifs des travailleurs et des travailleuses, qui se maintient voire s’amplifie depuis plusieurs mois. Les manifestant-e-s les plus déterminé-e-s se trouvent en tête de cortège, une fois n’est pas coutume. Vers 15h, bloquée rue Nationale par la police, la manifestation doit modifier son parcours et s’engager dans la rue de l’Hôpital Militaire. Dissimulés dans le porche d’une école de commerce, des agents de la BAC sont aux aguets. Ils surgissent sans brassards ni signes distinctifs et tentent d’interpeller des colleurs d’affiches. Des manifestant-e-s s’interposent, ils comprennent bientôt qu’il s’agit d’agents de police. Une vidéo présentée lors du procès montre les policiers se replier sans difficulté dans l’école. L’ambiance est tendue, mais la violence toute relative. C’est cette altercation assez confuse entre des manifestant-e-s qui se défendent et des policiers rapidement débordés qui sera montée en épingle pour justifier l’interpellation des deux militants. Le soi-disant lynchage ne donnera lieu qu’à un seul jour d’ITT pour l’un des policiers. Autre « événement » lors de la journée : la caméra d’un journaliste (JRI) de France 3, filmant de près des manifestant-e-s qui ne souhaitent pas l’être, est barbouillée de colle. L’affaire est revisitée par M. Belleili, rédacteur en chef de France 3 Nord Pas-de-Calais : le journaliste aurait été agressé et frappé par deux ou trois manifestants cagoulés que celui-ci désigne dans un entretien donné au site Arrêt sur images comme étant des militants de la CNT. Cette affirmation est évidemment fausse et clairement diffamatoire. On se demande bien sur quels éléments celui-ci a pu se fonder pour appuyer de telles inepties.
 
Acte 2 – La police défonce la porte de notre local syndical et se fait plaisir

Suite à la manifestation, un groupe d’une cinquantaine de personnes prend la direction de la rue d’Arras pour tenir une AG de lutte à la librairie occupée L’Insoumise située dans la même rue que le local syndical de la CNT. Le groupe est chargé et se disperse. Certains camarades que nous connaissons pour avoir partagé avec nous bon nombre de luttes trouvent alors refuge dans notre local. Les premières versions policières, parfois reprises par les médias, font état d’agressions dont ils auraient été victimes aux alentours. Ces versions ne seront pas maintenues : c’est bien l’altercation de la rue de l’Hôpital Militaire à 1,6 km de là et longtemps auparavant qui sera finalement utilisée pour justifier la procédure de « flagrant délit » qui va suivre. Quoi qu’il en soit, la rue est bouclée, les passant-e-s goûtent aux gazeuses et un dispositif policier complètement démesuré se met en place. Sans aucune explication, les policiers exigent de pouvoir pénétrer dans le local. Ben voyons ! Pour quelles raisons les camarades réunis pour débriefer la journée devraient-ils (et elles) se plier à cette injonction ? Un local syndical est un outil de défense des travailleurs et des travailleuses, les documents administratifs et juridiques qui s’y trouvent sont confidentiels et potentiellement sensibles ! Comme le rappelle l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : « En dehors des perquisitions effectuées sur mandat judiciaire, l’intrusion de la force publique dans les locaux syndicaux constitue une grave et injustifiable ingérence dans les activités syndicales » (La liberté syndicale, Recueil de décisions et de principes du Comité de la liberté syndicale du Conseil d’administration du BIT, 2006, paragraphe 181). Mais foin des principes démocratiques ! Vers 16h40, la police finit par défoncer la porte à coups de bélier. Les forces de maintien de l’ordre dominant retournent alors une partie de matériel et se permettent de fouiller les lieux sans contrôle de quiconque (une plainte sera prochainement déposée pour ces atteintes à nos droits syndicaux). Au cours de leur visite, la police sélectionne trois camarades qui sont sortis du local. Deux d’entre eux seront finalement interpellés, pour l’exemple. Enfin, en quittant les lieux, un commissaire déclare aux militant-e-s resté-e-s sur place : « Vos deux copains sont déjà déférés au Parquet. Quant à vous, si y’a du bordel la semaine prochaine, vous serez les prochains ! ».

Acte 3 – Le procès : une relaxe et une condamnation à 6 mois de sursis

Le 20 avril, comme la loi le leur permet, les deux camarades interpellés ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Ils ont été laissés libres par le juge des libertés avant leur jugement en correctionnelle le 25 mai pour « violences sur agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions ». Durant l’audience du 25 mai, les camarades ont réaffirmé qu’ils n’avaient pas commis les faits qui leur étaient reprochés : ceux-ci étaient bien à la manifestation mais ils ne sont pas concernés par l’accrochage du porche de l’école de commerce. Des témoignages sont venus confirmer leurs propos. Les policiers eux-mêmes ont été en difficulté pour expliquer de quelle manière les deux camarades auraient été impliqués. Mais ils les ont vus, c’est sûr… Ou au moins leur veste. Pour prouver leur innocence, une vidéo de l’altercation a été produite par un témoin de la défense. Sur cette vidéo, aucune trace de Benjamin : l’accusation des policiers s’effondre, il sera relaxé. Martin non plus n’apparaît pas sur la vidéo. Pourtant l’un des policiers maintient son accusation : il dit avoir été agressé par une personne portant une veste de jean avec un col en fourrure (ce qui correspond à ce que Martin portait sur le dos lorsqu’il a été interpellé dans les locaux de la CNT, ce que les policiers n’ont pas pu manquer d’observer). À partir de là, Martin a eu beau expliquer que ce type de veste est très courant et qu’il n’était sûrement pas le seul manifestant à être habillé de cette façon, rien n’y a fait ! Même sans preuves tangibles, la justice de classe le condamne à 6 mois de prison avec sursis, à une interdiction de manifester à Lille pendant un an et à 500 euros de dommages et intérêts à payer à chacun des quatre policiers plaignants… Son avocate a indiqué que Martin ferait probablement appel de cette condamnation. Pour cela, afin de prouver son innocence, si vous avez des photos ou des vidéos de la manifestation du 20 avril à Lille (notamment lors de son passage rue de l’Hôpital Militaire) ainsi que des témoignages complémentaires à apporter (de quelle couleur était votre veste ?), envoyez-les à ul-lille@cnt-f.org

Acte 4 – Et maintenant ?

Depuis quelques semaines, la répression de la lutte contre la loi Travail prend de l’ampleur. On ne compte plus les violences policières et les blessures qu’elles engendrent, les interpellations et mises en accusation toutes plus outrancières les unes que les autres, des militant-e-s ont même été préventivement interdit-e-s de manifestation. Comme pour Martin, il se trouve des tribunaux pour se prêter au jeu. Des peines de prisons fermes ont même récemment été prononcées à Lille. Antoine, adhérent au SEL CGT du Valenciennois et au CAL Valenciennes, se trouve en détention préventive dans l’attente de son jugement. La liste serait trop longue. Le gouvernement veut passer en force, il menace, il organise la division et la diversion. De nombreux médias aux ordres relayent sa propagande et vilipendent les terribles « casseurs », mais jamais la violence du patronat et de l’État qui elle détruit des vies. Les syndicalistes sont sommés de se désolidariser, de condamner. La finalité de ces manœuvres est bien celle-ci : scinder en deux un mouvement de lutte qui se renforce et qui commence à sérieusement inquiéter le Pouvoir. Refusons de jouer leur jeu, restons déterminé-e-s et uni-e-s dans la lutte contre la loi Travail. Notre droit du travail vaut bien une grève générale !

Pour en savoir plus

> Article de « Libé » sur le procès des deux militants interpellés dans les locaux de la CNT
> Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail sur la journée du 20 avril
> Vidéo de l’intrusion de la police dans les locaux de la CNT le 20 avril
> Solidarité avec Antoine, militant CGT
> Vidéo de la manif organisée le 21 mai contre la répression

Pour nous soutenir financièrement

Libellez vos chèques à l’ordre de UL CNT LILLE et envoyez-les à cette adresse : Union locale CNT, 32 rue d’Arras, 59000 LILLE

Bilan de la manifestation du 21 mai à Lille contre la répression des mouvements sociaux

mercredi 25 mai 2016

Extrait vidéo de la manif :

Lien de téléchargement de cette vidéo

 
Compte-rendu écrit et photos (cliquer sur les images pour les agrandir) :

manif-21mai2016-lille-01Trois cents personnes sont descendues dans la rue samedi 21 mai 2016 à Lille pour dénoncer la répression des mouvements sociaux. Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Dommage pour les organisations qui n’avaient pas répondu à l’appel (cf. la liste des signataires) ; elles ont manqué quelque chose !

Plusieurs prises de parole ont été faites le long du parcours :

manif-21mai2016-lille-02

  • appel à la libération d’Antoine (militant de la CGT Valenciennes mis en détention provisoire suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille),
  • appel à la levée de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s contre la loi Travail,
  • appel à lutter contre les violences policières (dans le cadre des mouvement sociaux mais aussi au quotidien dans les quartiers populaires),
  • appel à condamner les atteintes à la liberté syndicale (attaque par la police des locaux de la CNT à Lille et du camion-sono de SUD-Solidaires à Marseille, intrusion de la police dans le local de SUD-Solidaires à Rennes, etc.),
  • appel à condamner les atteintes à la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes » faites par certains professionnels de la presse et des médias,
  • appel à la convergence des luttes (cf. par exemple la manif qui avait lieu au même moment à Lille contre la multinationale Monsanto),
  • appel à la grève générale contre la loi Travail et toutes les lois anti-sociales,
  • appel à soutenir les opérations de blocage devant les dépôts de carburant,
  • appel à se rendre le 25 mai à 13h30 au TGI de Lille pour le procès des 2 manifestants contre la loi Travail interpellés fin avril dans les locaux de la CNT.

Lors du passage de la manifestation devant les locaux de la CNT (32 rue d’Arras), un membre du secrétariat international de la CNT a lu un messsage de soutien de la FAU, l’organisation sœur de la CNT outre-Rhin.

manif-21mai2016-lille-03manif-21mai2016-lille-04
 
Après la manifestation, un pot de l’amitié a réuni dans les locaux de la CNT plusieurs dizaines de personnes d’horizons organisationnels et géographiques différents (dont les camarades venus de Strasbourg, de la région parisienne et du congrès de la FTE).existence-saine-et-fred-alpi-cnt-lille-21mai2016 Merci à Cyril et Nath du groupe Existence Saine ainsi qu’à Fred Alpi (de passage à Lille) pour avoir égayé la soirée de leur musique et de leurs chansons. Merci aussi aux concerts improvisés de Monsieur Bidon, Mado, etc.

Le 21 mai : une journée qui – pour les luttes présentes et à venir – a donné du baume au cœur à tou-te-s ses participant-e-s !

Solidairement,
l’union locale CNT de Lille

Lire le compte-rendu de la manif fait par « La Voix du Nord »

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

dimanche 22 mai 2016

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

jeudi 19 mai 2016

repression-contre-mouvement-socialAppel unitaire :

Le 20 avril dernier à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’union locale des syndicats CNT en défonçant la porte à coups de bélier, saccageant une partie du matériel syndical et fouillant de manière très approfondie les locaux. Deux personnes y ont été arrêtées. [note du webmaster : pour en savoir plus, lire ici]

Cette agression est le symbole d’une entrave à la liberté syndicale mais au-delà, d’une accélération et d’une amplification de la répression du mouvement social en général. On pense aux syndicalistes d’Air France, de Goodyear, aux mutilations dues aux grenades et flashballs, aux tirs tendus sur des manifestant-e-s et sur le camion de l’union syndicale Solidaires 13, aux étudiant-e-s et lycéen-ne-s interpellé-e-s, aux interluttant-e-s, etc. Depuis deux mois et demi, on ne compte plus le nombre d’arrestations, de personnes blessées et même emprisonnées.

Nous apportons notre soutien à tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement la répression.

Nous appelons donc à une manifestation le samedi 21 mai à Lille :

  • contre l’intrusion dans un local syndical,
  • en soutien aux camarades en attente de jugement
  • et, plus largement, contre la répression des mouvements sociaux.

Rendez-vous à 14h30 sur la place de la nouvelle aventure (marché de Wazemmes).

Signataires (par ordre alphabétique) : AFA NP2C, AG de lutte contre la loi travail Lille, AL, AMDH-Nord/France (Association Marocaine des Droits Humains), CNT, Collectif Archimède de l’université de Lille 1, Collectif des syndicalistes CGT de l’Union de lutte du Bassin minier (62), Collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche de Lille, Comité ZADs Lille, Coordination des interluttant-e-s 59/62, Ensemble! Lille, Les Flamands Roses, L’Insoumise, NPA Lille, Solidaires 59, Solidaires 62, Solidaires 80, SUD éducation 59/62.

> Télécharger l’appel au format PDF

Nota bene : Une manif contre les violences policières est organisée le 18 mai à 18h, pl. de la République à Lille. Par ailleurs, en soutien à plusieurs manifestants contre la loi Travail convoqués au tribunal, des rassemblements sont organisés devant le tribunal de grande instance, avenue du peuple belge à Lille, mardi 17 mai à 13h, mercredi 18 mai à 8h, mercredi 25 mai à 13h30 et vendredi 3 juin à 9h (liste non exhaustive). D’autre part, pour tout renseignement, signalement d’arrestation ou conseil juridique, téléphonez à la legal team au 06 48 57 86 30. Enfin, une page fb spéciale a été créée pour recenser les témoignages, photos, vidéos, etc. des violences policières subies ou constatées à Lille.
POST SCRIPTUM :
vidéo, compte-rendu et photos de la manif

Toutes et tous en grève à partir du mardi 17 mai !

samedi 14 mai 2016

Si la CNT n’a jamais eu d’illusion sur la représentation parlementaire et le caractère prétendument démocratique du régime actuel, les violences policières, le prolongement de l’état d’urgence et le recours à l’article 49-3 pour imposer la loi Travail constituent un arsenal clair au but sans équivoque : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des salarié-e-s.

En 2006, François Hollande – alors dans l’opposition – déclarait : « Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie ». Aujourd’hui, l’État et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires : loi Travail (qui va passer le 12 mai à l’Assemblée nationale à coup de 49-3), loi Macron (passée elle aussi l’année dernière à coup de 49-3), chantage sur les négociations UNEDIC (assurance-chômage), etc. Nous ne pouvons et ne devons plus laisser faire ! Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons en faisant converger la lutte contre la loi Travail avec celles des différents secteurs mobilisés (cheminot-e-s, intermittent-e-s du spectacle, etc.) et en construisant un vaste mouvement de grève générale reconductible.

affiche-cnt-npdcp-greve-generale-loi-travail-17mai2016Comme Solidaires et comme la Coordination nationale étudiante, la CNT appelle tous les secteurs d’activité à cesser massivement le travail le mardi 17 mai et à s’organiser en assemblées générales pour reconduire la grève les jours suivants.

Prochaines manifestations à Lille :

  • Mardi 17 mai : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Mercredi 18 : 18h, place de la République (manif locale contre les violences policières et les dérives autoritaires du gouvernement)
  • Jeudi 19 : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Samedi 21 : 14h30, pl. du marché de Wazemmes (manif régionale contre la répression des mouvements sociaux ; cf. texte d’appel)

Loi Travail : vers la grève générale reconductible ?

mercredi 4 mai 2016

manif-image-verticaleAdresse publique de la CNT aux autres organisations syndicales pour une grève générale reconductible :

Notre confédération a entendu vos appels à la construction d’une grève reconductible, que ce soit lors du 51e congrès de la CGT à Marseille, lors du dernier CCN de FO, ou jeudi 28 avril sur la place de la République à Paris lors de l’AG de convergence des luttes « Syndicats – Nuit Debout ». Lire le suite sur le site confédéral de la CNT

La Coordination nationale étudiante appelle à se mobiliser :

  • le mardi 10 mai : avec les cheminot-e-s en lutte contre le décret-socle ferroviaire et le projet de convention collective du rail ;
  • le mardi 17 mai : date pour laquelle la coordination s’adresse à tou-te-s les salarié-e-s et interpelle l’intersyndicale afin d’en faire une journée de grève générale, début d’un mouvement de grève reconductible.

AG interprofessionnelle :

Mardi 10 mai à 19h30 au Théâtre du Nord, Grand’place, Lille.

banderole-loi-travail-universite-lille3

Intervention de la CNT à Nuit debout (Paris) et repères en termes de dates pour préparer les prochaines mobilisations contre la loi Travail

samedi 30 avril 2016

Vidéo de l’intervention de la CNT le 28 avril 2016 place de la République à Paris dans le cadre de la convergence des luttes (syndicats et mouvement « Nuit Debout ») :

Autre vidéo de cette camarade

 
Pour préparer les prochaines étapes de la mobilisation sociale, voici quelques repères pour savoir où en est le projet de loi Travail sur le plan parlementaire :

Les député-e-s avaient jusqu’à ce jour (samedi 30 avril) pour proposer des modifications au projet de loi. Plusieurs milliers d’amendements ont ainsi été déposés : 2412 par les député-e-s du PCF et du PG, 450 par les député-e-s frondeurs du PS, 673 par les député-e-s LR, 134 par les député-e-s de l’UDI , 95 par les député-e-s écologistes…

À partir du 3 mai, le texte va être débattu à l’Assemblée nationale en séance plénière. Ces débats vont durer deux semaines. Puis un vote devrait avoir lieu le 17 ou le 18 mai.

Ensuite, si le projet de loi est voté par les député-e-s ou si le gouvernement utilise l’article 49.3 pour le faire passer de force, le texte partira au Sénat pour y être là aussi examiné et débattu.

Le retrait du projet de loi est donc toujours possible. Reste à amplifier et durcir la mobilisation !

> Informations sur le droit de grève dans le privé et le public
> On bloque tout : appel de militants syndicalistes CGT, CNT, FSU et SUD-Solidaires
> Adresse publique de la CNT aux autres confédérations syndicales (CGT, Solidaires, FO, FSU, CNT SO) et à la CNE (Coordination nationale étudiante) pour une grève générale reconductible

Manifestation du 1er mai à Lille

vendredi 29 avril 2016

À Lille, la manifestation du 1er mai partira à 10h30 de Porte des Postes. Pour aller ensemble jusqu’à Porte des Postes, les organisateurs du festival  « Les mauvais jours finiront » (auquel participe la CNT) vous donnent rendez-vous dès 9h30 au parc des Olieux.

Télécharger ce fichier PDF

Appel de la CNT pour la grève du 28 avril contre la loi Travail

dimanche 24 avril 2016

Suite au saccage de ses locaux syndicaux à Lille : lettre ouverte de la CNT à Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur

dimanche 24 avril 2016

Lettre ouverte à Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur

Copies adressées à :
– Monsieur le Ministre de la justice, Jean-Jacques Urvoas
– Monsieur le Premier ministre, Manuel Valls
– Monsieur le Président de la République, François Hollande

Fait à Metz, le 23 avril 2016

Objet : Inquiétudes de la CNT suite au saccage de ses locaux syndicaux à Lille

Monsieur le Ministre,

Comme vous le savez, ce mercredi 20 avril à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’Union locale des syndicats CNT, dans le cadre, selon le procureur de la République, d’une procédure de flagrant délit visant à interpeller des individus accusés de violences lors de la manifestation qui s’est déroulée le même jour à Lille contre la loi Travail. Cette intervention, nous vous le rappelons, a suscité notamment le défonçage de la porte de nos locaux syndicaux, le saccage d’une partie de notre matériel syndical, ainsi qu’une fouille approfondie de nos locaux syndicaux.

Si nous condamnons avant tout la violence employée ce jour-là par les forces de l’ordre dans le cadre d’une procédure dont la légitimité et la légalité restent à déterminer, les événements survenus ce 20 avril à Lille soulèvent de nombreuses interrogations qui relèvent directement de vos responsabilités au sein du gouvernement.

Tout d’abord, nous vous rappelons avec insistance que c’est bel et bien au sein d’un local syndical, légalement déclaré et constitué, que les forces de l’ordre sont intervenues, constituant ainsi une première en France dans un tel cadre. Nous ne pouvons que considérer le fait de défoncer la porte d’un local pour interpeller deux individus, qui n’ont opposé aucune résistance lors de leur arrestation, comme une volonté politique de réprimer et de terroriser les militants syndicalistes. Nous condamnons donc fermement cette intervention qui s’inscrit dans une longue liste de décisions politiques visant à criminaliser les organisations syndicales, ainsi que le mouvement social dans son ensemble. En effet, après les nombreuses violences policières avérées à l’encontre de manifestants pacifiques opposés à la loi Travail, après les nombreuses interpellations ciblées et condamnations de militants syndicaux ces dernières semaines, la répression à l’encontre des syndicats vient de franchir ce mercredi un nouveau seuil de gravité.

D’autre part, puisqu’il semble utile de vous le préciser, les locaux syndicaux constituent bien des lieux qui appartiennent à des travailleurs exerçant des libertés démocratiques afin de défendre leurs intérêts, matériels et moraux. Par conséquent, le saccage du matériel syndical de la CNT par la police nationale constitue bien une dégradation directe et scandaleuse de l’outil autofinancé de salariés, de précaires, de chômeurs, ou encore de retraités, dont la précarité et la légitimité des luttes sociales n’est pas à démontrer.

Pire encore, nous tenons à vous indiquer qu’après l’interpellation des deux individus présumés innocents dans nos locaux, qui n’a duré que quelques instants, les forces de police ont longuement fouillé notre local syndical et cela sans la présence des représentants légaux de l’Union locale des syndicats CNT de Lille et sans témoins. Durant cette fouille, les policiers ont notamment eu accès à des documents confidentiels internes au syndicat ou relevant, entre autres, de procédures prud’homales concernant la défense de salariés face à leurs employeurs. Alors que de telles pratiques semblent bien éloignées de la procédure de flagrant délit invoquée par la procureur de la République de Lille, elles constituent une entrave inadmissible au libre exercice du syndicalisme et à l’indépendance de la justice.

Ainsi, au regard de la gravité de ces éléments et du caractère historique d’une telle intervention dans un contexte social tendu, nous nous interrogeons vivement. Les structures locales de la CNT, comme l’ensemble des organisations syndicales doivent-elles désormais s’inquiéter de voir les forces répressives de l’État pénétrer violemment dans leurs locaux au mépris de toute éthique démocratique ? Doivent-elles s’inquiéter de voir le libre exercice de leur activité et sa légalité être remis en question ? Au-delà, les travailleurs qui font le choix légitime de se syndiquer doivent-ils désormais craindre d’être fichés ou violentés lorsqu’ils se rendent dans les locaux d’une organisation syndicale dont le rôle est de les protéger ?

Quoi qu’il en soit, Monsieur le Ministre, soyez assuré que ni la répression policière, ni l’intimidation des travailleurs syndiqués, ni la criminalisation politique du mouvement social n’ébranleront la détermination de la Confédération Nationale du Travail à obtenir le retrait total de la loi Travail, à lutter contre la destruction méthodique des acquis sociaux et la précarité, et à obtenir la levée de l’état d’urgence qui favorise indéniablement un climat propice aux violences policières et à la répression du mouvement social dans son ensemble.

Ne doutant pas de votre attachement au respect des valeurs démocratiques et notamment au libre exercice des libertés syndicales, et alors que nous restons dans l’attente d’un positionnement public de votre part vis-à-vis de nos interrogations, veuillez recevoir nos plus sincères salutations anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires.

logo-confederal-de-la-CNTPour la Confédération Nationale du Travail,
pour le Bureau Confédéral,
le Secrétaire confédéral,
Aurélien E.

> Version PDF de cette lettre ouverte
> Texte en ligne sur le site confédéral de la CNT

Autre article sur le même sujet :

Communiqué de l’union locale des syndicats CNT de Lille, vidéo de l’intrusion de la police dans ses locaux, photos, messages de solidarité et soutien financier

Communiqué de l’union des syndicats CNT de Lille suite à l’intrusion de la police dans son local de la rue d’Arras

mercredi 20 avril 2016

le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-00Dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une manifestation a eu lieu ce mercredi 20 avril 2016 à Lille. Suite à celle-ci, quelques militant-e-s se sont retrouvé-e-s à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras à Lille, pour ranger le matériel et faire le point. Ils/elles ont ensuite été rejoint-e-s par d’autres camarades.

C’est alors que des forces de l’ordre sont arrivées au local. Ils ont exigé de rentrer mais sans fournir aucun document légal. En l’absence de ces documents expliquant leur démarche et justifiant de leur droit, les militants présent-e-s leur ont refusé pacifiquement l’accès.

Les forces de l’ordre ont alors menacé de casser la vitrine. Elles ont fini par défoncer la porte au bélier, pénétrer dans le local, saccager une partie du matériel et procéder à une fouille en profondeur des lieux. Les militant-e-s présent-e-s ont gardé leur calme. Deux personnes ont été interpellées et sont actuellement retenues au commissariat central de Lille.

L’union des syndicats CNT de Lille dénonce et condamne avec force les violences policières, l’inacceptable intrusion des forces de l’ordre et la fouille de ses locaux.

le-local-cnt-de-lille-apres-intrusion-policiere-du-20-04-2016-reducSaccager un local syndical, c’est comme monter à l’assaut d’une Bourse du Travail. Un local syndical est un outil de défense pour les travailleurs/euses, un lieu d’accueil dans lequel les militant-e-s et les personnes qui nous sollicitent doivent pouvoir se retrouver en toute sérénité.

L’union des syndicats CNT de Lille réaffirme sa détermination dans la lutte contre la loi Travail. Ici comme ailleurs, ne nous laissons pas intimider par les violences policières !

Lille, 20 avril 2016

Union locale des syndicats CNT de Lille
32 rue d’Arras
59000 LILLE
Courriel : ul-lille [at] cnt-f.org

Vidéo filmée par un voisin :

Ci-dessous quelques communiqués et messages de soutien émanant de structures syndicales extérieures à la CNT :

> Communiqué du secrétariat national de SOLIDAIRES
> Message du SNJ-CGT (syndicat national des journalistes CGT)
> Communiqué de la fédération SUD-PTT
> Communiqué du syndicat CGT éduc’action du Nord
> Message de l’union locale CGT de Tourcoing et environs
> Communiqué de l’UD Solidaires du Pas-de-Calais
> Communiqué du syndicat SUD éducation Nord Pas-de-Calais
> Communiqué des Syndicats Etudiants et Lycéens CGT de Douai et Valenciennes
> Message de la CNT-SO
> Message de la CNT-AIT de Toulouse
> Message de la CNT-AIT de Pau
> Communiqué du syndicat CGT des agents du département du Morbihan
> Message du syndicat CGT éduc’action du Morbihan
> Communiqué de l’union locale CGT de Bordeaux Nord
> Communiqué du syndicat CGT du Commerce et des Services du Bas-Rhin
> Message des syndicats CGT et SMICT-CGT du CHRU de Lille
> Communiqué de la FSU 59/62
> Déclaration du syndicat CGT de la mairie de Lille
> Communiqué de l’UD CGT du Nord (même si la CNT n’est pas citée, merci aux camarades CGTistes qui ont demandé à leurs mandatés départementaux de publier ce texte)

Communiqué intersyndical national (CNT, CNT-SO et Solidaires) :

http://www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/communique_intersyndical_cnt-cnt-so_solidaires_en-soutien_a_cnt-lille.pdf

Autres soutiens (liste non exhaustive, tant les messages reçus via notre site, notre boite de courrier électronique, notre page fb et notre compte tweeter sont nombreux) :

> Communiqué de « Nuit Debout Lille »
> Communiqué de Lutte ouvrière (LO)
> Tract du Mouvement des Jeunes Communistes (MJC) du Nord
> Communiqué du Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF)
> Communiqué de l’Organisation communiste libertaire
> Communiqué du Collectif alternative libertaire 54
> Extrait du bulletin publié par le NPA de Lille
> Communiqué des lycéen-ne-s et étudiant-e-s lillois-es mobilisé-e-s contre la loi travail
> Messages d’individus, de syndicats CNT, etc. (en dehors de notre page fb)

Sur le plan international aussi, la solidarité est au rendez-vous !

Nous avons reçu à ce jour plusieurs messages de soutien en provenance du Brésil, de Pologne, de Suède, d’Espagne, d’Italie, de Grande-Bretagne et de Belgique. À Montréal (Québec), le consulat de France a même été occupé par des camarades du syndicat IWW (voir photo). En Allemagne, la FAU a publié un communiqué de soutien (lire ici) et une manifestation spontanée a eu lieu à Dresde. Enfin, la section parisienne de l’AMDH (Association Marocaine des Droits Humains) a publié sur son site la lettre ouverte que le bureau confédéral de la CNT a envoyée au Ministre de l’intérieur.

Nouvelles des deux militants interpellés :

http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/nouvelles-des-deux-militants-contre-la-loi-travail-interpelles-le-20-avril-a-lille/

Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail :

La manifestation du jeudi 20 avril à Lille, le saccage du local de la CNT par la police et l’arrestation de 2 camarades, ont donné lieu à de nombreux commentaires, témoignages de solidarité, condamnations indignées et mensonges médiatico-policiers. L’assemblée générale de lutte qui s’est trouvée au cœur de cette histoire entend, par ce communiqué, clarifier une histoire encore confuse pour beaucoup de monde. Lire la suite : http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/communique-de-ag-de-lutte-sur-evenements-du-20-avril-a-lille/

Lettre ouverte de la CNT à Monsieur Bernard Cazeneuve, Ministre de l’intérieur :

http://www.cnt-f.org/59-62/2016/04/lettre-ouverte-de-la-cnt-au-ministre-de-l-interieur/

La police attaque la CNT, soutenez la CNT !

Libellez vos chèques à l’ordre de UL CNT LILLE et envoyez-les à cette adresse : Union locale CNT, 32 rue d’Arras, 59000 LILLE

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Durée : 2mn 27s – À voir ici

Jugement des deux militants interpellés le 20 avril dans les locaux de la CNT

Mercredi 25 mai a eu lieu le procès des deux militants interpellés le 20 avril dans les locaux de la CNT. L’un a été relaxé, l’autre a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, sans preuves tangibles. Retour sur cette affaire : lire ici