Archive pour la catégorie ‘Industrie Commerce Services 62’

Liévin, samedi 11 mars : le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire !

jeudi 2 mars 2017

Samedi 11 mars 2017 à Liévin, le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire. À partir de 13h, apéro gratuit suivi d’un repas de soutien (sur réservation). Ensuite, atelier de fabrication de pochoirs, affichettes et banderoles (si tu n’as pas l’esprit créatif ou si tu ne sais pas écrire, ce n’est pas grave car on fait ça ensemble et tu as le droit de copier sur ton voisin ou ta voisine !). À 16h, déambulation festive (tout d’abord vers l’emplacement du futur mémorial aux victimes du capitalisme, puis dans les rues de Liévin pour une série d’actions anti-pub). À partir de 19h, retour au LAG avec ouverture du bar, vente de sandwiches à prix coûtant, scène ouverte et concerts.

Programme complet : www.lelag.fr/site/samedi-11-mars-2017-ya-lfeu-au-lag

Nota bene : le LAG est un local associatif animé par des militant.es investi.es dans diverses organisations (Politis 62, Fraternité migrants, Fraternité Rroms, Eau secours 62, Projet agricole et politique, Objecteurs de croissance, CNT, Colère du présent, AMAPs, chorale de chants de lutte et d’espoir, etc.).

Les élections professionnelles dans le secteur privé

samedi 25 février 2017

Une fois tous les 4 ans, les employeurs de droit privé (quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur objet) doivent organiser une élection professionnelle. Seule condition : que leurs salarié.es soient au moins au nombre de 11 (cet effectif devant être atteint pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédant la date de l’élection) *. Il s’agit d’une obligation légale. Toute absence d’initiative ou tout refus injustifié exposent l’employeur à des poursuites pénales. Lorsque l’institution n’a pas été mise en place, un.e salarié.e de la boîte ou une organisation syndicale peuvent à tout moment saisir l’employeur pour demander (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception) l’organisation de l’élection. Le premier salarié qui a saisi l’employeur d’une telle demande bénéficie d’une protection contre le licenciement (seule condition : que son initiative ait été confirmée par une organisation syndicale, ce qui est toujours le cas dès lors que le calcul de l’effectif – cf. ci-dessus – ne présente aucune erreur). Dans le délai d’un mois suivant la date de réception de la demande, l’employeur est obligé d’engager la procédure électorale.

Pour commencer, l’employeur doit envoyer une invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) à toutes les organisations syndicales couvrant son champ professionnel & géographique, que ces organisations soient présentes ou non dans la boîte. Attention, l’absence de convocation d’un syndicat intéressé ou l’absence d’invitation à négocier le PAP constitue une irrégularité qui, par nature, affecte la validité de l’élection.

Peuvent participer à la négociation du PAP et présenter des candidats au 1er tour des élections professionnelles l’ensemble des organisations syndicales mentionnées aux articles L.2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, c’est à dire :

  • Les syndicats représentatifs dans la boîte (c’est le cas de la CNT si elle a participé à l’élection précédente et si elle a obtenu au moins 10% des voix) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation reconnue représentative aux niveaux national et interprofessionnel ;
  • Tout syndicat qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance (c’est le cas de tous les syndicats CNT), qui est légalement constitué depuis au moins 2 ans (c’est le cas de la plupart des syndicats CNT de la région) et dont le champ professionnel & géographique couvre l’entreprise concernée (nous contacter pour en savoir plus).

Si la participation d’un syndicat à la négociation du PAP est contestée, ce syndicat ne peut pas être écarté du processus électoral tant qu’un juge du Tribunal d’instance n’a pas statué sur la question (cf. Cass. soc., 13 octobre 2004, n° 03-60.236).

Concernant la conclusion du PAP, deux règles sont en vigueur :

  • La règle de la double majorité. Cette règle a été généralisée par la loi du 5 mars 2014 et s’applique « sauf dispositions législatives contraires ». Elle s’applique de la façon suivante : majorité en nombre des organisations syndicales ayant participé à la négociation du PAP + majorité en voix des organisations syndicales représentatives (c’est-à-dire majorité des suffrages exprimés aux dernières élections) ou, à défaut d’avoir les résultats des dernières élections, majorité en nombre des organisations syndicales représentatives.
  • La règle de l’’unanimité. Il s’agit d’une exception maintenue pour les domaines suivants : modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux, organisation du scrutin en dehors du temps de travail, suppression du CE et du mandat de DS en cas de baisse durable d’effectif (- de 50 salariés). Cette règle s’applique de la façon suivante : unanimité des organisations syndicales représentatives (et non de toutes les organisations syndicales ayant participé à la négociation) + signature de l’employeur.

NOTA BENE – Si vous voulez présenter votre candidature à une élection professionnelle sous l’étiquette CNT, n’attendez pas le dernier moment ! Prenez contact avec nous bien avant ! Ceci pour trois raisons : faire connaissance concrètement avec les orientations et le fonctionnement du syndicat, étudier la possibilité de créer une section syndicale CNT sur votre lieu de travail et, bien sûr, préparer l’échéance électorale à venir dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, voir ces quelques fiches du Ministère du Travail :

Les élections professionnelles (négociation du PAP, présentation des candidat.es, etc.)
Les syndicats représentatifs dans l’entreprise ou l’établissement
Les règles de décompte des effectifs
Les élections de délégué.es du personnel (DP)
La délégation unique du personnel (DUP)

* Note : si l’effectif est inférieur à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) ; s’il est supérieur ou égal à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) et de CE (comité d’entreprise).

Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE 2016

jeudi 9 février 2017

Visuel de la CNT Nord Pas-de-Calais Picardie : salarié-e-s des TPE, ne restons pas isolé-e-s !La CNT Nord Pas-de-Calais Picardie remercie les 478 employé.es à domicile et salarié.es des TPE/TPA* qui ont voté pour elle dans la région. Elle invite celles & ceux qui ne sont pas encore syndiqué.es à la rejoindre pour ne pas rester isolé.es face à leurs employeurs et pour s’entraider de manière collective, solidaire, autogérée.

Communiqué de la CNT sur le plan national :

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme – véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales. Les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es, ou en dehors après leur journée de travail. À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es. Contre l’oppression patronale, contre les lois anti-sociales des gouvernements successifs, organisons-nous !

La CNT, le 9 février 2017

* TPE/TPA = entreprises et associations de moins de 11 salarié.es

Campagne syndicale internationale des coursiers à vélo de Deliveroo, Foodora & co

mercredi 18 janvier 2017

Vidéo (sous-titrée en français) réalisée par les IWW du Pays de Galles, d’Irlande, d’Écosse et d’Angleterre dans le cadre d’une campagne syndicale internationale pour l’amélioration des conditions de travail des coursiers et coursières à vélo de Deliveroo, Foodora & co :

For Wales, Ireland, Scotland and England (except London) : IWW (email) – For London : IWGB – Für den Deutschen Sprachraum : IWW + FAU (email) – Εάν εργάζεστε στην Ελλάδα : ΕΣΕ + Rocinante  – Dla Polski : IP – Per Italia : USI + Deliverance Project + Deliverance Milano – Para España : CNT (email) – Pour la France : CNT (email) + Spartacus le Kangourou – Pour la Belgique : collectif des coursier-e-s – För Sverige : SAC + Anarkosyndikalisternas Flygande Cirkus

À Lille, si des coursiers et coursières de Deliveroo veulent se syndiquer, ils/elles peuvent contacter le syndicat CNT de l’industrie, du commerce et des services qui se fera un plaisir de les accueillir : stis59 [arobase] cnt-f.org

Hénin-Beaumont : la lutte paye chez « Boulanger » !

lundi 9 janvier 2017

Le 9 janvier 2017 à Hénin-Beaumont, une cinquantaine de salarié.es de l’entrepôt logistique national des magasins « Boulanger » (groupe Mulliez) était en grève à l’appel de la CGT et de la CNT. En cause : le faible montant de la prime « de progrès » versée fin 2016 aux salarié.es (86 euros et des poussières au lieu des 470 obtenus fin 2015). Révoltant quand on sait que l’enseigne « Boulanger » a annoncé pour 2016 un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros ! Et d’autant plus révoltant quand on apprend que la prime versée fin 2016 aux cadres travaillant au siège social de l’entreprise est 6 fois supérieure à celle des autres salarié.es ! Bloquant l’accès et la sortie de l’immense entrepôt de 80000 m2 qui assure la réception, le stockage et la distribution pour toute la France, cette journée d’action n’a pas eu besoin d’être reconduite car, le soir même, la direction de l’entreprise s’est engagée à payer les heures de grève et à organiser une réunion avec les syndicats pour faire des propositions en matière d’augmentation substantielle de la prime de fin d’année 2016. Comme quoi, on ne le répètera jamais assez, la lutte paye !

Initiative pour l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme

mardi 27 décembre 2016

Au cœur de l’ex bassin minier du Pas-de-Calais (territoire meurtri par la désindustrialisation et confronté au chômage de masse ainsi qu’à la précarisation des conditions de travail), des militant.es d’horizons divers projettent l’érection d’un mémorial en hommage aux victimes du capitalisme.

Ce mémorial conçu par un sculpteur du Liévinois devrait voir le jour à Liévin sur le site de l’ancienne fosse Saint-Amé.

Une souscription a été lancée afin de le financer (objectif : 12 000 euros).

Ci-contre un dessin de soutien offert par Jacques Tardi (cliquer sur l’image pour l’agrandir).

> En savoir plus

Une nouvelle section syndicale CNT en Picardie

dimanche 11 décembre 2016

Il y a quelques mois, une section syndicale CNT a été déclarée par la fédération CNT Métallurgie au sein de Somepic Technologie, une entreprise de mécanique de précision située à Bouzincourt près d’Albert (80).

De ton côté, comme ces salariés,

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

lundi 5 décembre 2016

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (sur les raisons de ce report, lire ici).

La CNT est candidate à cette élection qui se déroulera par courrier postal ou sur internet (cf. toutes les informations pratiques sur https://election-tpe.travail.gouv.fr/ ), qui concerne plus de 4 millions de travailleurs/euses (de l’hôtellerie, de la restauration, du bâtiment, de la culture, du social, du nettoyage, de l’aide aux particuliers, etc.) et qui permettra d’élire une représentation syndicale pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes ainsi que pour tou-te-s les employé-e-s à domicile.

Pour nous, bien sûr, cette élection n’est pas une fin en soi. Il appartient à tous et à toutes, dans les TPE comme ailleurs, de se syndiquer et de reprendre le chemin des conquêtes sociales par l’action et la lutte collective !

Tract de la CNT : document pdf de 2 pages à télécharger ici

Affiche de la CNT : fichier jpg à télécharger ici

Clip vidéo de la CNT : voir ci-dessous

 > Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

jeudi 1 décembre 2016

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

Initiative de soutien aux réfugié-es le 26/11 à Péronne

jeudi 24 novembre 2016

refugees-welcome-sur-fond-noirL’Action antifasciste Picardie, la CNT Picardie et Solidaires 80 appellent à être présent-es samedi 26 novembre 2016 à Péronne (Somme) pour protester contre la manifestation anti migrant-es qui aura lieu le même jour dans cette ville.

À Amiens, rendez-vous devant le cirque à 8h30 pour un départ vers Péronne à 9h précises. Un autocar à prix libre est prévu (vous pouvez écrire à alt.c9-5od1c5gq@yopmail.com pour réserver). Si le bus est complet, de nombreux/euses participant-es proposeront des places dans leur véhicule.

Extrait du tract qui sera distribué le 26 novembre à Péronne :

Péronnais, Péronnaises et autres habitant-es du Vermandois, du Santerre, une manifestation contre les migrant-es est organisée par le Parti de la France et le SIEL (extrême droite).

Il nous est impossible de rester impassible face à cette montée du fascisme qui n’est pas sans nous rappeler les heures sombres du 20e siècle et il est intolérable que la liberté d’expression devienne une excuse à des propos racistes, injustes, violents et liberticides…

Les fachos, la droite, le gouvernement et les médias à leur botte créent la peur et le rejet de l’autre qui montent autour de nous. Dénoncer un bouc émissaire crée l’angoisse et permet d’effrayer la population ce qui permet de casser toutes les protections sociales et de permettre aux patrons de se goinfrer sur l’argent volé aux travailleurs/euses et aux précaires (chômeurs/euses, intérimaires, immigré-es) mais surtout de restreindre nos libertés. L’ennemi, c’est le patron, le financier, le politique qui se vautrent dans le luxe en exigeant de nous toujours plus !

Les prétendus arguments utilisés sont, en plus, mensongers. Les migrant-es ne coûtent rien ! En revanche, ce qui coûte cher, c’est Frontex (Police des frontières) avec un budget estimé à 250 millions pour 2016 en n’oubliant pas les 100 milliards d’aide de l’État au patronat qui n’embauche pas et réclame de plus en plus au détriment des travailleurs/euses.

Il ne s’agit pas d’un problème financier mais d’une volonté claire des États occidentaux de maintenir la domination du reste de la planète. Ils refusent d’apporter l’aide la plus minimale à des réfugié-es fuyant la guerre que l’on provoque depuis la colonisation et en continuant à les piller. Ces guerres qui jettent des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sur les routes rapportent beaucoup à la France qui est l’un des plus importants vendeurs d’armes. Mais, à notre sens, un seul argument prévaut : est-il soutenable aujourd’hui qu’un être humain sur la planète meurt de faim, de soif ou exterminé par nos bombes et celles des autres ? La planète n’appartient à personne, c’est pour cela que nous sommes contre toutes les frontières et pour la liberté de circulation véritable. Des papiers pour tous-tes ou pas de papiers du tout !

Signataires : Action antifasciste Picardie – CNT Picardie – Solidaires 80

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

mardi 1 novembre 2016

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017.

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Petit compte-rendu du rassemblement des 19 et 20 octobre à Amiens

samedi 22 octobre 2016

Plus de 10.000 personnes se sont rassemblées les 19 et 20 octobre 2016 dans le parc St Pierre et devant le tribunal à Amiens *. En ces deux premiers jours des vacances scolaires, les nombreuses et nombreux camarades présent.e.s avaient la fraterni-sororité au cœur et la volonté perceptible de continuer le combat pour l’égalité sociale.

amiens-20oct2016-01Sans illusion sur la mascarade politicienne, la solidarité entre les militant.e.s syndicaux, les quartiers populaires, les territoires en lutte et les migrant.e.s a été portée par de nombreuses interventions. La convergence des luttes n’est plus un vain mot !

En attendant la sortie du tribunal des 8 damnés de « Bad-year » vers 21h, les rencontres, les débats, les concerts et nos danses n’ont pas manqué ! « Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution » disait Emma Goldman ! Parmi les nombreux et généreux artistes, Sidi Wacho illumina notre nuit sororelle de Buena Onda. À écouter et à vivre sans modération !

D’ici le délibéré qui sera rendu le 11 janvier, la lucha sigue !

* Pour rappel, lire l’annonce qui avait été publiée le 24 septembre sur ce site.

On n’est pas que des valises !

lundi 3 octobre 2016

En 2007, l’usine Samsonite d’Hénin-Beaumont (Pas-de-Calais) ferme ses portes et 200 salarié.e.s sont licencié.e.s. En 2014, une plainte est déposée à Boston (USA) contre les actionnaires de la multinationale. En 2015, suite à l’échec de la procédure, une autre plainte est déposée, en Grande-Bretagne cette fois. Aujourd’hui, parallèlement au combat judiciaire toujours en cours, plusieurs des ex-Samsonite montent sur les planches pour raconter leur histoire. La grande première de ce spectacle intitulé « On n’est pas que des valises » a eu lieu le 30 septembre 2016 à Avion. Prochaines représentations : le 14 octobre à Bruay-La-Buissière, les 17 et 18 novembre à Hénin-Beaumont, les 20 et 21 janvier à Douchy-les-Mines, le 3 février à Carvin, le 24 mars à Sallaumines, le 31 mars à Lens, le 16 juin à Rouvroy (liste non exhaustive). En prévision : des représentations à Lille et à Grande-Synthe puis, en 2018, une tournée à l’extérieur de la région !

Présentation extraite du site de la compagnie « Atmosphère théâtre » :

« C’est d’abord l’histoire d’une usine. L’usine, elle a ouvert, j’étais même pas née… Elle s’appelait Samsonite. Mamie et ses copines, elles fabriquaient des valises… ». C’est Maeva, 10 ans, qui nous parle à l’oreille. Avec elle, nous embarquons dans l’incroyable épopée vécue par les ouvrières de Samsonite à Hénin-Beaumont. Leur usine a fermé. Liquidation totale, fraude… Elles refusent de baisser les bras et, avec l’aide de l’avocat Fiodor Rilov, attaquent en justice la multinationale et le fond d’investissement américains. Une histoire vraie, un conte moderne. Ce sont les ouvrières elles-mêmes qui montent sur les planches pour nous raconter dix années d’une lutte emblématique, entre cours de justice, bus, avions, voyages en Amérique. Face à elles, Mitt Romney, star des marchés financiers américains et candidat à la maison blanche, incarne cet autre monde qu’elles doivent affronter. Lire la suite : http://www.atmosphere-theatre.fr/spectacles.html#valise

Loi Travail, précarité, TPE, etc. : pour une rentrée de luttes et de combats victorieux !

vendredi 16 septembre 2016

poissons-cnt-s-unir-pour-resisterCommuniqué de presse confédéral de la CNT :

Le jeudi 15 septembre 2016, jour de mobilisation contre la loi Travail, a  marqué sans surprise une rentrée sociale plus qu’attendue. L’abrogation de la loi Travail reste pour la CNT un objectif incontournable des prochaines semaines. Mais parce que cette loi s’inscrit dans l’inéluctable logique de destruction des droits et des acquis des travailleur-euses engagée depuis maintenant plusieurs années par les gouvernements successifs, il convient de rappeler qu’en ce mois de septembre nombreux sont les motifs qui expliquent la colère sociale et légitiment de reprendre le chemin des luttes.

En premier lieu, nous n’oublions pas la loi Macron dont la publication des décrets d’application prive désormais les salarié-es de choisir librement leur défense lorsqu’ils/elles portent devant les conseils de prud’hommes les conflits qui les opposent à leurs employeurs et qui remet ainsi directement en cause la possibilité pour les organisations syndicales d’user des moyens qu’elles jugent nécessaire pour défendre les intérêts matériels comme moraux des travailleur-euses.

Les nouvelles annonces de fermeture de sites industriels tels que celui d’ALSTOM à Belfort nous rappellent quant à elles que les nombreux cadeaux faits au patronat dans le cadre du CICE, tout comme la libéralisation et la déréglementation du travail à travers l’ANI, ne sont en rien des remèdes aux suppressions d’emploi et au chômage. Bien au contraire, toutes ces réformes contre lesquelles la CNT reprendra la lutte dès cette rentrée sont bien les responsables de l’aggravation de la précarité que nous connaissons toutes et tous et qui fait écho chaque jour aux profits démesurés du patronat.

Et que dire des services publics où le manque d’effectif se fait dramatiquement ressentir et a d’ores et déjà suscité la mobilisation des salarié-es du public ces derniers jours, notamment dans les hôpitaux où les personnels soignants sont poussés dans leurs derniers retranchement au détriment de toute notion de santé publique, mais également dans l’Éducation nationale où les personnels se retrouvent contraints en cette rentrée scolaire d’appliquer une réforme des collèges sans pour autant disposer des moyens nécessaires.

La CNT rappelle également que c’est ce gouvernement dit « socialiste » qui mène depuis plusieurs années une répression sans scrupules à  l’encontre des travailleur-euses mobilisé-es sur les questions sociales : condamnant des syndicalistes, prononçant des interdictions de manifester ou molestant ceux qui sont encore autorisés à défiler, fouillant ou saccageant les locaux et le matériel des organisations syndicales, évacuant violemment les militants des ZAD comme à Notre-Dame-des-Landes ou à Bure, criminalisant toutes celles et ceux qui se battent pour sauvegarder leurs emplois et défendre les acquis sociaux, comme ce fut le cas pour Fouad Harjane de la CNT ou pour les camarades de la CGT Goodyear plus récemment. En reprenant le chemin des grèves, en battant à nouveau le pavé à l’automne 2016, c’est également pour que cesse cette répression, pour que soient amnistié-es tou-tes  les condamné-es du mouvement social et pour que soit définitivement abandonné l’état d’urgence qui sert avant tout d’outil de répression politique des luttes, que nous nous battrons.

Rappelons au passage que les luttes sociales actuelles  ne sont pas propres à la France. Cette logique de destruction des acquis et de casse des droits est une copie conforme des réformes libérales menées ces dernières années en Belgique, en Italie ou en Espagne. Et c’est pourquoi nous rappellerons partout où nous serons mobilisé-es que face au Capital, c’est bien au-delà de nos frontières qu’il nous faut développer des liens de solidarité, qu’il nous faut mener la lutte des classes. En cette rentrée, la CNT n’oublie pas non plus qu’au-delà de l’Europe la classe populaire souffre : au Moyen-Orient où la population palestinienne vit toujours sous l’oppression de son voisin colonisateur ; en Syrie et en Irak où les peuples sont pris entre la domination des intégristes de Daech et les armées impérialistes des puissances capitalistes ; en Afrique où les événements récents au Gabon nous montrent bien que les joutes électorales entre ceux qui convoitent le pouvoir ne sont en rien une voie pour l’émancipation de la classe populaire…

Finalement, alors que le se tiendront du 28 novembre au 12 décembre les élections dans les TPE (Très Petites Entreprises) et pour les salarié-es des particuliers, nous rappelons que nombreux et nombreuses salarié-es ne disposent aujourd’hui d’aucune protection syndicale, et cela dans des secteurs d’activité dont nous savons tous et toutes que les conditions de travail sont insupportables et la précarité exacerbée tels que, entre autres, l’hôtellerie et la restauration, le bâtiment, les commerces, l’aide aux personnes… Pour cette raison, la CNT mènera campagne dès cette rentrée pour que les salarié-es des TPE fassent le choix de développer sur leurs lieux de travail un syndicalisme de combat, révolutionnaire et autogestionnaire, afin non seulement de défendre leurs intérêts immédiats, mais à plus long terme de renverser le rapport de force avec un patronat qui exploite en silence et depuis bien trop longtemps leur force de travail, de redonner à toutes et tous la dignité de celles et ceux qui produisent les richesses (en savoir plus sur l’élection TPE 2016).

Les raisons de la colère sont nombreuses tandis que les médias du Capital et les politiciens corrompus se mobilisent en vue des prochaines échéances politiques, n’hésitant pas à user des pires dérives sécuritaires et à installer un climat sécuritaire nauséabond qui pousse tous les jours un peu plus l’extrême droite vers le pouvoir. La CNT rappelle donc à l’ensemble des travailleur-euses, chômeur-euses, étudiant-es, et retraité-es que c’est en s’organisant, en coordonnant nos luttes et en menant la riposte sociale que nous accéderons au changement et construirons une société plus juste.

Photos et compte-rendu de la mobilisation du 15 sept. à Lille

jeudi 15 septembre 2016

11h – Rassemblement devant la direction départementale courrier-colis de La Poste :

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Rassemblement organisé en soutien à Émeline et Sébastien. Rappel des faits : Le 19 février dernier, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le technicentre SNCF d’Hellemmes :

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Le 6 juin dernier à Lille, l’accès aux bâtiments hébergeant « Socrate » (système national de réservation de la SNCF) avait été bloqué par des cheminots soutenus par des militant-e-s de l’AG de lutte contre la loi Travail ainsi que par des syndicalistes de SUD, de la CGT et de la CNT. Depuis, la répression a commencé à frapper plusieurs camarades cheminots. Ce 15 septembre, un rassemblement de solidarité était organisé à l’appel de SUD rail devant le technicentre SNCF d’Hellemmes-Lille. Prochain rendez-vous : le 6 octobre à Paris. Ce jour-là à 14h, Alain Leclercq (militant de SUD rail) est convoqué devant le conseil de discipline de la SNCF pour répondre de sa participation à l’action du printemps dernier. Son engagement dans la lutte syndicale et contre les réformes structurelles en cours à la SNCF font de lui une bête à abattre. Il est donc de notre devoir de le soutenir dans cette épreuve. Rassemblement jeudi 6 octobre à partir de 11h30 devant le siège national de la SNCF, rue d’Alsace à Paris (près de la gare de l’Est).

12h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHRU :

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Le 14 juin dernier, alors qu’il était le seul de son service à vouloir faire grève et que l’effectif habituel était respecté, un brancardier du CHRU de Lille s’est vu assigné par sa direction*. Il a refusé de se soumettre à cette assignation abusive et s’est mis en grève. Quelques jours plus tard, il a reçu un courrier de sa direction l’informant 1) que sa journée du 14 juin ne sera pas considérée comme un jour de grève mais comme une absence non justifiée, 2) que son refus de se soumettre au devoir d’obéissance des fonctionnaires figurera dans son dossier administratif, 3) que tout prochain manquement à ce devoir d’obéissance sera susceptible de faire l’objet de mesures disciplinaires. Le cas de ce brancardier n’est pas isolé. Depuis deux ans, tout est mis en œuvre au CHRU de Lille pour mettre en difficulté les agents voulant exercer leur droit de grève. Exemple : alors que le tribunal administratif de Lille enjoint la direction de l’hôpital à afficher les tableaux d’assignation au moins la veille d’une grève avant 10h, la direction s’obstine à ne pas le faire ! Ce 15 septembre, les syndicats CGT du CHRU de Lille appelaient à un barbecue solidaire devant le bâtiment de l’administration générale pour demander 1) la requalification de la journée du 14 juin de leur collègue en journée de grève, 2) l’éviction du courrier scélérat de son dossier administratif, 3) l’application de la règle de l’effectif minimum basé sur celui des dimanches et jours fériés.

* Dans la fonction publique hospitalière, l’assignation a pour but d’assurer la permanence des soins en cas de grève. Contrairement à la réquisition (que seules les autorités gouvernementales et préfectorales peuvent imposer à un agent), l’assignation est faite par le directeur de l’hôpital. Seuls sont concernés les services dont le fonctionnement ne saurait être interrompu sans risques sérieux. Il n’y a pas de règle précise mais la jurisprudence parle d’un effectif minimum de sécurité correspondant à celui d’un dimanche ou d’un jour férié. En cas d’abus de pouvoir de la part du directeur, la loi prévoit que l’agent abusivement assigné peut déposer un référé liberté auprès du tribunal administratif.

 

15h30 – Cortège de tête de la manifestation contre la loi Travail :

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Trois mille manifestants à Lille ce 15 septembre : un chiffre encourageant quand on sait qu’il s’agissait de la première manifestation de la rentrée sociale ! Pas de cortège spécifiquement CNT cette fois-ci mais une participation des militant-e-s cénétistes au cortège anticapitaliste initié en tête de manifestation* par l’AG de lutte contre la loi Travail ; un cortège anticapitaliste qui a réuni plusieurs centaines de personnes d’horizons divers (autonomes, CGT, CNT, SUD, etc.).

* À propos de positionnement dans les manifs, rappelons que – depuis de longues années – certains dirigeants syndicaux (membres de confédérations dont nous tairons le nom par respect pour leurs militant-e-s de base) refusent fort peu démocratiquement d’inviter la CNT au tirage au sort qui détermine la place des cortèges dans les manifestations syndicales interprofessionnelles. Quand la CNT est invitée à participer à ce type de tirage au sort (c’est le cas par exemple dans l’Éducation), elle respecte les résultats issus de la procédure. Par contre, quand elle est exclue de cette procédure, elle se place aux côtés des manifestant-e-s avec lesquel-le-s elle se sent le plus en phase (le cortège anticapitaliste ou le cortège de SUD-Solidaires, pour ne citer que ces deux exemples).

Loi Travail : le combat continue !

vendredi 8 juillet 2016

Le 5 juillet 2016, le projet de loi Travail a été présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le lendemain, n’ayant pas de majorité pour faire voter ce projet par les député.e.s, le gouvernement est passé en force en utilisant l’arme anti-démocratique du 49-3. À ce jour, la loi Travail est donc officiellement adoptée.

Mais rien n’est perdu car une loi officiellement adoptée peut toujours être abrogée. Pour ce faire, il convient de poursuivre la mobilisation durant les congés d’été. C’est ainsi qu’en juillet-août, différentes actions en direction des salarié.e.s seront organisées. Premier rendez-vous dans la région : mardi 12 juillet pour un barrage filtrant à la barrière de péage de Fresnes-lès-Montauban sur l’autoroute A1.

Bien sûr, ces actions ne suffiront pas. Mais elles sont importantes pour préparer la rentrée de septembre. À l’ordre du jour de cette rentrée : grève générale illimitée et blocage de l’économie, seuls moyens capables de faire plier le gouvernement.

Prochaine grande journée nationale de mobilisation : jeudi 15 septembre.

Manifestation régionale : 14h30, porte de Paris, Lille.

On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

 

Vidéos de décryptage de la loi Travail

Par des avocat.e.s du SAF
Par un inspecteur du travail
Par la CNT

Textes de décryptage

Tract CNT d’une page
Tract CNT de 2 pages
Tract CNT de 4 pages

Affiches

Loi El Khomri, la machine à remonter le temps
Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail
C’est pas un jour de grève qui nous fera gagner […]

Droit de grève

Cadre juridique du droit de grève et conseils pratiques

Article extrait du site confédéral de la CNT

[…] La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestant.e.s, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas !

Certes, beaucoup de travailleurs/euses vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi Travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA) – transformant l’individu en entreprise – ou garantie jeunes – sorte d’aumône étatique – contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs/euses (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concerné.e.s, salarié.e.s, précaires ou chômeurs/euses, aujourd’hui pour certain.e.s, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salarié.e.s, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors, en septembre, changeons de braquet ! Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque !

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’Armée ou de la Police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néo-nazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand cela ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs/euses : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du Capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors, fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la Police et l’Armée lancent des grenades et des flash-balls à défaut de cacahuètes ! Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon ! Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi Travail et son monde, mettons en place les moyens de construire en automne une grève générale reconductible, forte et unitaire.

> Télécharger ce texte sous la forme d’un tract CNT de 2 pages

Vendredi 8 juillet : soirée de soutien aux militant-e-s de la région victimes de la répression

mercredi 6 juillet 2016

Vendredi 8 juillet à Lille, la CGT, la CNT, Solidaires, Nuit Debout, l’Action Antifasciste NP2C, l’AG de lutte contre la loi Travail et le collectif des étudiant-e-s lillois-es contre la loi Travail organisent une soirée unitaire de lutte et de solidarité avec les militant-e-s de la région victimes de la répression judiciaire.

À Lille, Boulogne, Amiens… des camarades syndiqué‑e‑s et non syndiqué‑e‑s sont poursuivi‑e‑s pour leur participation à la lutte contre la loi Travail. Cela représente d’importants frais d’avocat‑e‑s. La solidarité financière est indispensable. Tou-te-s ensemble, on se retrouve dans la joie et avec uni-e-s-et-solidaires-contre-repressiondétermination contre la loi Travail et pour soutenir nos camarades victimes de la répression. Pour les frais de justice, il y aura une caisse de lutte à alimenter.

Auberge espagnole / barbecue : ramenez ce que vous pouvez pour partager.

Rendez-vous entre 18h30 et minuit à la Bourse du Travail, boulevard de l’usine, Lille-Fives.

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.