Archive pour la catégorie ‘Industrie Commerce Services 59’

V. d’Ascq : pétition pour la réintégration d’un postier suspendu de ses fonctions après avoir sauvé la vie d’une collègue

vendredi 3 mars 2017

Le 19 février 2016, Émeline Broequevielle – employé au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – était victime d’un accident vasculaire cérébral (AVC). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa hiérarchie pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais celle-ci lui avait quand même demandé de venir travailler. Une fois sur place, les symptômes s’étaient aggravés. Sébastien Carré – membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT) – était alors intervenu auprès de la direction et, grâce à son insistance, il avait sauvé la vie d’Émeline.

Suite à cette affaire, Sébastien a demandé une enquête interne. Mais, plutôt que de reconnaître ses torts, la direction de l’entreprise a décidé de le faire taire en l’écartant purement et simplement de l’entreprise…

Aujourd’hui, cela fait un an que Sébastien a été suspendu de ses fonctions. Sa réintégration est une évidence, sauf pour La Poste !

Sébastien a besoin de votre soutien. Pour cela, que vous soyez salarié ou non de La Poste, que vous habitiez V. d’Ascq ou ailleurs, signez la pétition qu’il a mise en ligne ici : www.change.org/p/sébastien-carré-réintégration-de-mr-carré-sébastien

Les élections professionnelles dans le secteur privé

samedi 25 février 2017

Une fois tous les 4 ans, les employeurs de droit privé (quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur objet) doivent organiser une élection professionnelle. Seule condition : que leurs salarié.es soient au moins au nombre de 11 (cet effectif devant être atteint pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédant la date de l’élection) *. Il s’agit d’une obligation légale. Toute absence d’initiative ou tout refus injustifié exposent l’employeur à des poursuites pénales. Lorsque l’institution n’a pas été mise en place, un.e salarié.e de la boîte ou une organisation syndicale peuvent à tout moment saisir l’employeur pour demander (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception) l’organisation de l’élection. Le premier salarié qui a saisi l’employeur d’une telle demande bénéficie d’une protection contre le licenciement (seule condition : que son initiative ait été confirmée par une organisation syndicale, ce qui est toujours le cas dès lors que le calcul de l’effectif – cf. ci-dessus – ne présente aucune erreur). Dans le délai d’un mois suivant la date de réception de la demande, l’employeur est obligé d’engager la procédure électorale.

Pour commencer, l’employeur doit envoyer une invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) à toutes les organisations syndicales couvrant son champ professionnel & géographique, que ces organisations soient présentes ou non dans la boîte. Attention, l’absence de convocation d’un syndicat intéressé ou l’absence d’invitation à négocier le PAP constitue une irrégularité qui, par nature, affecte la validité de l’élection.

Peuvent participer à la négociation du PAP et présenter des candidats au 1er tour des élections professionnelles l’ensemble des organisations syndicales mentionnées aux articles L.2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, c’est à dire :

  • Les syndicats représentatifs dans la boîte (c’est le cas de la CNT si elle a participé à l’élection précédente et si elle a obtenu au moins 10% des voix) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation reconnue représentative aux niveaux national et interprofessionnel ;
  • Tout syndicat qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance (c’est le cas de tous les syndicats CNT), qui est légalement constitué depuis au moins 2 ans (c’est le cas de la plupart des syndicats CNT de la région) et dont le champ professionnel & géographique couvre l’entreprise concernée (nous contacter pour en savoir plus).

Si la participation d’un syndicat à la négociation du PAP est contestée, ce syndicat ne peut pas être écarté du processus électoral tant qu’un juge du Tribunal d’instance n’a pas statué sur la question (cf. Cass. soc., 13 octobre 2004, n° 03-60.236).

Concernant la conclusion du PAP, deux règles sont en vigueur :

  • La règle de la double majorité. Cette règle a été généralisée par la loi du 5 mars 2014 et s’applique « sauf dispositions législatives contraires ». Elle s’applique de la façon suivante : majorité en nombre des organisations syndicales ayant participé à la négociation du PAP + majorité en voix des organisations syndicales représentatives (c’est-à-dire majorité des suffrages exprimés aux dernières élections) ou, à défaut d’avoir les résultats des dernières élections, majorité en nombre des organisations syndicales représentatives.
  • La règle de l’’unanimité. Il s’agit d’une exception maintenue pour les domaines suivants : modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux, organisation du scrutin en dehors du temps de travail, suppression du CE et du mandat de DS en cas de baisse durable d’effectif (- de 50 salariés). Cette règle s’applique de la façon suivante : unanimité des organisations syndicales représentatives (et non de toutes les organisations syndicales ayant participé à la négociation) + signature de l’employeur.

NOTA BENE – Si vous voulez présenter votre candidature à une élection professionnelle sous l’étiquette CNT, n’attendez pas le dernier moment ! Prenez contact avec nous bien avant ! Ceci pour trois raisons : faire connaissance concrètement avec les orientations et le fonctionnement du syndicat, étudier la possibilité de créer une section syndicale CNT sur votre lieu de travail et, bien sûr, préparer l’échéance électorale à venir dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, voir ces quelques fiches du Ministère du Travail :

Les élections professionnelles (négociation du PAP, présentation des candidat.es, etc.)
Les syndicats représentatifs dans l’entreprise ou l’établissement
Les règles de décompte des effectifs
Les élections de délégué.es du personnel (DP)
La délégation unique du personnel (DUP)

* Note : si l’effectif est inférieur à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) ; s’il est supérieur ou égal à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) et de CE (comité d’entreprise).

Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE 2016

jeudi 9 février 2017

Visuel de la CNT Nord Pas-de-Calais Picardie : salarié-e-s des TPE, ne restons pas isolé-e-s !La CNT Nord Pas-de-Calais Picardie remercie les 478 employé.es à domicile et salarié.es des TPE/TPA* qui ont voté pour elle dans la région. Elle invite celles & ceux qui ne sont pas encore syndiqué.es à la rejoindre pour ne pas rester isolé.es face à leurs employeurs et pour s’entraider de manière collective, solidaire, autogérée.

Communiqué de la CNT sur le plan national :

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme – véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales. Les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es, ou en dehors après leur journée de travail. À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es. Contre l’oppression patronale, contre les lois anti-sociales des gouvernements successifs, organisons-nous !

La CNT, le 9 février 2017

* TPE/TPA = entreprises et associations de moins de 11 salarié.es

Mémoire ouvrière et locale : la coopérative « L’Union de Lille »

mardi 7 février 2017

L’Union de Lille est une coopérative créée en 1892 par un groupe d’ouvriers et d’ouvrières. Au début, il s’agit uniquement d’acheter du pain en gros afin de le revendre aux sociétaires à un prix plus bas que celui pratiqué au détail dans les boulangeries lilloises. Le succès est fulgurant et, en 1897, la coopérative compte 4053 adhérent.es. L’union de Lille décide alors d’élargir son champ d’activités…

En 1902, elle produit son propre pain et fait construire dans le quartier populaire de Lille-Moulins un bâtiment de 3000 m2 dont le style monumental symbolise la fierté de la classe ouvrière et rivalise avec les productions architecturales du patronat de l’époque (usines-châteaux, hôtels particuliers, etc.). Situé rue d’Arras (en face de la place Vanhoenacker et à 450 mètres du local actuel de la CNT), cet édifice abrite non seulement une boulangerie mais aussi une épicerie, une mercerie, un magasin de confection, une bibliothèque, une école de musique, une salle de gymnastique, une imprimerie militante, un café de 200 places et une magnifique salle de spectacle de 2000 places. L’Union de Lille accueille aussi des sociétés de secours mutuels destinées à venir en aide aux ouvriers et ouvrières en cas de chômage, de maladie ou de décès (bien avant la création de la Sécu). Enfin, elle sert de siège social aux organisations syndicales et politiques du mouvement ouvrier lillois. C’est dans les locaux de L’Union de Lille que se préparent les grèves et les manifestations. C’est là qu’ont lieu les causeries populaires et les grands meetings. C’est là aussi que sont organisées les fêtes de soutien (comme en 1937 et 1938 pour les antifascistes espagnols). Bref, un bel exemple d’auto-organisation des travailleurs.euses !

Dans les années 1950, la coopérative de consommation disparait à cause de la désindustrialisation du quartier et, sur le plan militant, le lieu perd peu à peu de son importance. Un cinéma est créé dans la salle des fêtes mais, à la fin des années 1960, il disparait lui aussi. À partir des années 1970, les locaux sont désaffectés, à l’exception de l’imprimerie qui fonctionne encore mais qui est devenue une entreprise privée liée au PS. Au début des années 1980, un cabinet d’architectes chargé par la mairie de Lille d’une étude pour l’aménagement et le développement du quartier de Moulins préconise de « conserver et protéger un ensemble architectural dont les qualités de composition et de construction ne pourraient plus être égalées ». Au milieu des années 1980, Pierre Mauroy (maire PS de Lille) déclare son intention de créer à cet endroit une « fondation du mouvement ouvrier ». Mais rien n’est fait et le bâtiment continue à se détériorer. Une association est alors créée par les habitant.es du quartier pour défendre ce qu’ils/elles considèrent comme un « lieu de culture et d’expression ».

Finalement, en 1994, la mairie décide de faire démolir le bâtiment pour le remplacer par des appartements et un supermarché. Ne subsiste aujourd’hui que l’imposante façade, classée à l’inventaire des monuments historiques et sur laquelle sont gravés ces mots : « COOPÉRATIVE L’UNION DE LILLE ». Mais ne cherchez pas un panneau expliquant à quoi correspond historiquement cette façade car, comme pour l’emplacement de l’estaminet lillois où fut composée la musique de « L’Internationale » (en savoir plus à ce sujet), la mairie de Lille n’a pas jugé utile pour l’instant d’en installer un !

> Plan d’accès et vue actuelle de la façade de l’ex-coopérative

Campagne syndicale internationale des coursiers à vélo de Deliveroo, Foodora & co

mercredi 18 janvier 2017

Vidéo (sous-titrée en français) réalisée par les IWW du Pays de Galles, d’Irlande, d’Écosse et d’Angleterre dans le cadre d’une campagne syndicale internationale pour l’amélioration des conditions de travail des coursiers et coursières à vélo de Deliveroo, Foodora & co :

For Wales, Ireland, Scotland and England (except London) : IWW (email) – For London : IWGB – Für den Deutschen Sprachraum : IWW + FAU (email) – Εάν εργάζεστε στην Ελλάδα : ΕΣΕ + Rocinante  – Dla Polski : IP – Per Italia : USI + Deliverance Project + Deliverance Milano – Para España : CNT (email) – Pour la France : CNT (email) + Spartacus le Kangourou – Pour la Belgique : collectif des coursier-e-s – För Sverige : SAC + Anarkosyndikalisternas Flygande Cirkus

À Lille, si des coursiers et coursières de Deliveroo veulent se syndiquer, ils/elles peuvent contacter le syndicat CNT de l’industrie, du commerce et des services qui se fera un plaisir de les accueillir : stis59 [arobase] cnt-f.org

Hénin-Beaumont : la lutte paye chez « Boulanger » !

lundi 9 janvier 2017

Le 9 janvier 2017 à Hénin-Beaumont, une cinquantaine de salarié.es de l’entrepôt logistique national des magasins « Boulanger » (groupe Mulliez) était en grève à l’appel de la CGT et de la CNT. En cause : le faible montant de la prime « de progrès » versée fin 2016 aux salarié.es (86 euros et des poussières au lieu des 470 obtenus fin 2015). Révoltant quand on sait que l’enseigne « Boulanger » a annoncé pour 2016 un chiffre d’affaires de 2 milliards d’euros ! Et d’autant plus révoltant quand on apprend que la prime versée fin 2016 aux cadres travaillant au siège social de l’entreprise est 6 fois supérieure à celle des autres salarié.es ! Bloquant l’accès et la sortie de l’immense entrepôt de 80000 m2 qui assure la réception, le stockage et la distribution pour toute la France, cette journée d’action n’a pas eu besoin d’être reconduite car, le soir même, la direction de l’entreprise s’est engagée à payer les heures de grève et à organiser une réunion avec les syndicats pour faire des propositions en matière d’augmentation substantielle de la prime de fin d’année 2016. Comme quoi, on ne le répètera jamais assez, la lutte paye !

Appel inter-syndical de soutien au collectif des Olieux

lundi 9 janvier 2017

En novembre 2016, des mineurs isolés étrangers qui dormaient sous des tentes dans un parc à Lille Moulins ont été expulsés sans qu’aucune solution durable ne leur soit proposée.

Ces jeunes et leurs soutiens ont alors décidé d’occuper un bâtiment inutilisé depuis plusieurs années rue de Fontenoy. « La maison », lieu de confort relatif, de solidarité et d’activités (cours de français et de mathématiques, ateliers de cuisine, sport…) a été expulsée le mardi 20 décembre 2016 par une horde disproportionnée de policiers. Cela à l’initiative du CHRU, propriétaire du lieu en question, et de beaucoup d’autres lieux vides dans la métropole qui pourraient par ailleurs être réquisitionnés.

Révoltés, non seulement par l’absence totale de réponse des autorités/instances compétentes face à la situation ultra-précaire des jeunes mais également par la rapidité et la force employée pour l’expulsion du lieu, nous, organisations syndicales, soutenons le collectif des Olieux dans sa lutte pour un hébergement décent et des conditions de vie dignes pour tous et toutes. Nous condamnons fermement ces expulsions successives, laissant les jeunes de nouveau à la rue en plein hiver. Dorénavant, nous sommes prêts à utiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir le collectif et contrer les actions répressives de plus en plus violentes et allant à l’encontre des mesures de protection dont devraient bénéficier ces jeunes mineurs. Les luttes de ces derniers mois nous ont réunies autour d’objectifs et de valeurs communes ; continuons cette convergence qui nous fera gagner.

Nous demandons à l’État, à la Préfecture, au Département, de prendre les mesures de protection qui s’imposent, en fonction des situations et des trajectoires de chacun, afin de sortir les personnes de cette situation d’indignité. Nous leur demandons d’être aussi rapides pour trouver des solutions qu’ils l’ont été pour expulser la maison.

Lille, le 6 janvier 2017

Premiers signataires (liste saisie par ordre alphabétique et mise à jour le 9 janvier) :
SOLIDAIRES 59 – SUD Éducation 59/62 – SUD Santé Sociaux 59 – SUD Solidaires Étudiant-e-s de Lille – Syndicat CGT de la Ville de Lille Hellemmes Lomme – Syndicat CNT Emploi Formation Insertion de la région NPDCP – Syndicat CNT Santé Social Éducation Culture 59/62 – Syndicat CNT des travailleurs du commerce, de l’industrie et des services du Nord – Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Douaisis – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Valenciennois – Union départementale CGT du Nord

> Télécharger cet appel au format PDF

> En savoir plus sur la lutte du collectif des Olieux

Projection de « Grandpuits & petites victoires » le 4 fév. à Lille

jeudi 5 janvier 2017

Samedi 4 février 2017, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise la projection du film d’Olivier Azam « Grandpuits & petites victoires », un documentaire de 80 mn consacré à la lutte contre la réforme des retraites menée en 2010 par les travailleurs de la raffinerie Total de Grandpuits (77). Cette projection sera suivie d’une discussion sur la casse du système de retraites mise en place depuis une vingtaine d’années par les gouvernements successifs… et sur les moyens de s’y opposer (grève reconductible, blocage de l’économie…) ! Rendez-vous au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton à Lille. Ouverture des portes : 19h. Début de la séance : 20h. Tarif : prix libre

> Tract / affichette pour annoncer la projection

Présentation du film :

Octobre 2010. Le gouvernement veut faire passer en force sa réforme des retraites, mesure d’austérité phare du quinquennat Sarkozy. La rue se réveille. Les grévistes de la raffinerie Total de Grandpuits vont devenir, malgré eux, le fer de lance d’une lutte qui a mobilisé des millions de Français. Tout en nous faisant vivre une grève de l’intérieur, aux côtés de jeunes grévistes attachants, le film renoue avec l’histoire populaire française, décrypte la stratégie gouvernementale, patronale et le rôle prépondérant des médias. Traversé par le questionnement des ouvriers sur la lutte collective, le récit nous embarque dans une véritable aventure humaine.

Bande annonce diffusée en 2011 lors de la première sortie du film :

Faire-part de naissance

mardi 6 décembre 2016

section-cnt-france-express-lille-lesquinLe syndicat CNT des travailleurs de l’industrie, du commerce et des services du Nord (STICS 59) est heureux de vous faire part de la naissance de la section CNT France Express de Lille-Lesquin.

Grande et longue vie à cette nouvelle section syndicale ! Et félicitations à Arezki et Stéphane, les deux camarades qui en sont à l’origine !

drapeau-rouge-et-noir-flottant

Contacter la section : stis59 [arobase] cnt-f.org
Présentation de l’entreprise sur Wikipédia : France Express

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

lundi 5 décembre 2016

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (sur les raisons de ce report, lire ici).

La CNT est candidate à cette élection qui se déroulera par courrier postal ou sur internet (cf. toutes les informations pratiques sur https://election-tpe.travail.gouv.fr/ ), qui concerne plus de 4 millions de travailleurs/euses (de l’hôtellerie, de la restauration, du bâtiment, de la culture, du social, du nettoyage, de l’aide aux particuliers, etc.) et qui permettra d’élire une représentation syndicale pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes ainsi que pour tou-te-s les employé-e-s à domicile.

Pour nous, bien sûr, cette élection n’est pas une fin en soi. Il appartient à tous et à toutes, dans les TPE comme ailleurs, de se syndiquer et de reprendre le chemin des conquêtes sociales par l’action et la lutte collective !

Tract de la CNT : document pdf de 2 pages à télécharger ici

Affiche de la CNT : fichier jpg à télécharger ici

Clip vidéo de la CNT : voir ci-dessous

 > Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

jeudi 1 décembre 2016

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

mardi 1 novembre 2016

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017.

> En savoir plus

Mouvement contre la loi Travail : rétrospective vidéo, premier bilan et perspectives d’avenir

jeudi 13 octobre 2016

poings-dresses-conteneurs-dockers-le-havre-juin-2016Mardi 18 octobre, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise une projection-débat pour faire un premier bilan du mouvement contre la loi Travail et discuter des luttes futures.

Rendez-vous à 20h à la Maison des syndicats CNT, 32 rue d’Arras, Lille.

Entrée gratuite.

> Visuel pour annoncer la soirée

Projection du film « Howard Zinn, une histoire populaire américaine » le 21 oct. à Lille suivie d’une rencontre avec des membres des IWW

dimanche 25 septembre 2016

Vendredi 21 octobre 2016, l’union locale des syndicats CNT de Lille organise la projection du film d’Olivier Azam et Daniel Mermet « Howard Zinn, une histoire populaire américaine » suivie d’une rencontre avec des membres des IWW (Industrial Workers of the World).

Rendez-vous à 19h au cinéma L’Univers, 16 rue Georges Danton, Lille

affiche-howard-zinn-une-histoire-populaire-americaine-lille-21oct2016-reducPrix libre

Présentation du film :

Le film a été réalisé à partir du livre  « Une histoire populaire des États-Unis » de Howard Zinn, un livre dont le succès énorme a changé le regard des Américains sur eux-mêmes. Zinn parle de ceux qui ne parlent pas dans l’Histoire officielle : les esclaves, les Indiens, les déserteurs, les ouvrières du textile, les syndicalistes et tous les inaperçus en lutte pour briser leurs chaînes.

En savoir plus sur le film et/ou sur les IWW :

> Site officiel du film
> Site officiel des IWW
> Article de Wikipédia sur les IWW

Loi Travail, précarité, TPE, etc. : pour une rentrée de luttes et de combats victorieux !

vendredi 16 septembre 2016

poissons-cnt-s-unir-pour-resisterCommuniqué de presse confédéral de la CNT :

Le jeudi 15 septembre 2016, jour de mobilisation contre la loi Travail, a  marqué sans surprise une rentrée sociale plus qu’attendue. L’abrogation de la loi Travail reste pour la CNT un objectif incontournable des prochaines semaines. Mais parce que cette loi s’inscrit dans l’inéluctable logique de destruction des droits et des acquis des travailleur-euses engagée depuis maintenant plusieurs années par les gouvernements successifs, il convient de rappeler qu’en ce mois de septembre nombreux sont les motifs qui expliquent la colère sociale et légitiment de reprendre le chemin des luttes.

En premier lieu, nous n’oublions pas la loi Macron dont la publication des décrets d’application prive désormais les salarié-es de choisir librement leur défense lorsqu’ils/elles portent devant les conseils de prud’hommes les conflits qui les opposent à leurs employeurs et qui remet ainsi directement en cause la possibilité pour les organisations syndicales d’user des moyens qu’elles jugent nécessaire pour défendre les intérêts matériels comme moraux des travailleur-euses.

Les nouvelles annonces de fermeture de sites industriels tels que celui d’ALSTOM à Belfort nous rappellent quant à elles que les nombreux cadeaux faits au patronat dans le cadre du CICE, tout comme la libéralisation et la déréglementation du travail à travers l’ANI, ne sont en rien des remèdes aux suppressions d’emploi et au chômage. Bien au contraire, toutes ces réformes contre lesquelles la CNT reprendra la lutte dès cette rentrée sont bien les responsables de l’aggravation de la précarité que nous connaissons toutes et tous et qui fait écho chaque jour aux profits démesurés du patronat.

Et que dire des services publics où le manque d’effectif se fait dramatiquement ressentir et a d’ores et déjà suscité la mobilisation des salarié-es du public ces derniers jours, notamment dans les hôpitaux où les personnels soignants sont poussés dans leurs derniers retranchement au détriment de toute notion de santé publique, mais également dans l’Éducation nationale où les personnels se retrouvent contraints en cette rentrée scolaire d’appliquer une réforme des collèges sans pour autant disposer des moyens nécessaires.

La CNT rappelle également que c’est ce gouvernement dit « socialiste » qui mène depuis plusieurs années une répression sans scrupules à  l’encontre des travailleur-euses mobilisé-es sur les questions sociales : condamnant des syndicalistes, prononçant des interdictions de manifester ou molestant ceux qui sont encore autorisés à défiler, fouillant ou saccageant les locaux et le matériel des organisations syndicales, évacuant violemment les militants des ZAD comme à Notre-Dame-des-Landes ou à Bure, criminalisant toutes celles et ceux qui se battent pour sauvegarder leurs emplois et défendre les acquis sociaux, comme ce fut le cas pour Fouad Harjane de la CNT ou pour les camarades de la CGT Goodyear plus récemment. En reprenant le chemin des grèves, en battant à nouveau le pavé à l’automne 2016, c’est également pour que cesse cette répression, pour que soient amnistié-es tou-tes  les condamné-es du mouvement social et pour que soit définitivement abandonné l’état d’urgence qui sert avant tout d’outil de répression politique des luttes, que nous nous battrons.

Rappelons au passage que les luttes sociales actuelles  ne sont pas propres à la France. Cette logique de destruction des acquis et de casse des droits est une copie conforme des réformes libérales menées ces dernières années en Belgique, en Italie ou en Espagne. Et c’est pourquoi nous rappellerons partout où nous serons mobilisé-es que face au Capital, c’est bien au-delà de nos frontières qu’il nous faut développer des liens de solidarité, qu’il nous faut mener la lutte des classes. En cette rentrée, la CNT n’oublie pas non plus qu’au-delà de l’Europe la classe populaire souffre : au Moyen-Orient où la population palestinienne vit toujours sous l’oppression de son voisin colonisateur ; en Syrie et en Irak où les peuples sont pris entre la domination des intégristes de Daech et les armées impérialistes des puissances capitalistes ; en Afrique où les événements récents au Gabon nous montrent bien que les joutes électorales entre ceux qui convoitent le pouvoir ne sont en rien une voie pour l’émancipation de la classe populaire…

Finalement, alors que le se tiendront du 28 novembre au 12 décembre les élections dans les TPE (Très Petites Entreprises) et pour les salarié-es des particuliers, nous rappelons que nombreux et nombreuses salarié-es ne disposent aujourd’hui d’aucune protection syndicale, et cela dans des secteurs d’activité dont nous savons tous et toutes que les conditions de travail sont insupportables et la précarité exacerbée tels que, entre autres, l’hôtellerie et la restauration, le bâtiment, les commerces, l’aide aux personnes… Pour cette raison, la CNT mènera campagne dès cette rentrée pour que les salarié-es des TPE fassent le choix de développer sur leurs lieux de travail un syndicalisme de combat, révolutionnaire et autogestionnaire, afin non seulement de défendre leurs intérêts immédiats, mais à plus long terme de renverser le rapport de force avec un patronat qui exploite en silence et depuis bien trop longtemps leur force de travail, de redonner à toutes et tous la dignité de celles et ceux qui produisent les richesses (en savoir plus sur l’élection TPE 2016).

Les raisons de la colère sont nombreuses tandis que les médias du Capital et les politiciens corrompus se mobilisent en vue des prochaines échéances politiques, n’hésitant pas à user des pires dérives sécuritaires et à installer un climat sécuritaire nauséabond qui pousse tous les jours un peu plus l’extrême droite vers le pouvoir. La CNT rappelle donc à l’ensemble des travailleur-euses, chômeur-euses, étudiant-es, et retraité-es que c’est en s’organisant, en coordonnant nos luttes et en menant la riposte sociale que nous accéderons au changement et construirons une société plus juste.

Photos et compte-rendu de la mobilisation du 15 sept. à Lille

jeudi 15 septembre 2016

11h – Rassemblement devant la direction départementale courrier-colis de La Poste :

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Rassemblement organisé en soutien à Émeline et Sébastien. Rappel des faits : Le 19 février dernier, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le technicentre SNCF d’Hellemmes :

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Le 6 juin dernier à Lille, l’accès aux bâtiments hébergeant « Socrate » (système national de réservation de la SNCF) avait été bloqué par des cheminots soutenus par des militant-e-s de l’AG de lutte contre la loi Travail ainsi que par des syndicalistes de SUD, de la CGT et de la CNT. Depuis, la répression a commencé à frapper plusieurs camarades cheminots. Ce 15 septembre, un rassemblement de solidarité était organisé à l’appel de SUD rail devant le technicentre SNCF d’Hellemmes-Lille. Prochain rendez-vous : le 6 octobre à Paris. Ce jour-là à 14h, Alain Leclercq (militant de SUD rail) est convoqué devant le conseil de discipline de la SNCF pour répondre de sa participation à l’action du printemps dernier. Son engagement dans la lutte syndicale et contre les réformes structurelles en cours à la SNCF font de lui une bête à abattre. Il est donc de notre devoir de le soutenir dans cette épreuve. Rassemblement jeudi 6 octobre à partir de 11h30 devant le siège national de la SNCF, rue d’Alsace à Paris (près de la gare de l’Est).

12h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHRU :

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Le 14 juin dernier, alors qu’il était le seul de son service à vouloir faire grève et que l’effectif habituel était respecté, un brancardier du CHRU de Lille s’est vu assigné par sa direction*. Il a refusé de se soumettre à cette assignation abusive et s’est mis en grève. Quelques jours plus tard, il a reçu un courrier de sa direction l’informant 1) que sa journée du 14 juin ne sera pas considérée comme un jour de grève mais comme une absence non justifiée, 2) que son refus de se soumettre au devoir d’obéissance des fonctionnaires figurera dans son dossier administratif, 3) que tout prochain manquement à ce devoir d’obéissance sera susceptible de faire l’objet de mesures disciplinaires. Le cas de ce brancardier n’est pas isolé. Depuis deux ans, tout est mis en œuvre au CHRU de Lille pour mettre en difficulté les agents voulant exercer leur droit de grève. Exemple : alors que le tribunal administratif de Lille enjoint la direction de l’hôpital à afficher les tableaux d’assignation au moins la veille d’une grève avant 10h, la direction s’obstine à ne pas le faire ! Ce 15 septembre, les syndicats CGT du CHRU de Lille appelaient à un barbecue solidaire devant le bâtiment de l’administration générale pour demander 1) la requalification de la journée du 14 juin de leur collègue en journée de grève, 2) l’éviction du courrier scélérat de son dossier administratif, 3) l’application de la règle de l’effectif minimum basé sur celui des dimanches et jours fériés.

* Dans la fonction publique hospitalière, l’assignation a pour but d’assurer la permanence des soins en cas de grève. Contrairement à la réquisition (que seules les autorités gouvernementales et préfectorales peuvent imposer à un agent), l’assignation est faite par le directeur de l’hôpital. Seuls sont concernés les services dont le fonctionnement ne saurait être interrompu sans risques sérieux. Il n’y a pas de règle précise mais la jurisprudence parle d’un effectif minimum de sécurité correspondant à celui d’un dimanche ou d’un jour férié. En cas d’abus de pouvoir de la part du directeur, la loi prévoit que l’agent abusivement assigné peut déposer un référé liberté auprès du tribunal administratif.

 

15h30 – Cortège de tête de la manifestation contre la loi Travail :

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Trois mille manifestants à Lille ce 15 septembre : un chiffre encourageant quand on sait qu’il s’agissait de la première manifestation de la rentrée sociale ! Pas de cortège spécifiquement CNT cette fois-ci mais une participation des militant-e-s cénétistes au cortège anticapitaliste initié en tête de manifestation* par l’AG de lutte contre la loi Travail ; un cortège anticapitaliste qui a réuni plusieurs centaines de personnes d’horizons divers (autonomes, CGT, CNT, SUD, etc.).

* À propos de positionnement dans les manifs, rappelons que – depuis de longues années – certains dirigeants syndicaux (membres de confédérations dont nous tairons le nom par respect pour leurs militant-e-s de base) refusent fort peu démocratiquement d’inviter la CNT au tirage au sort qui détermine la place des cortèges dans les manifestations syndicales interprofessionnelles. Quand la CNT est invitée à participer à ce type de tirage au sort (c’est le cas par exemple dans l’Éducation), elle respecte les résultats issus de la procédure. Par contre, quand elle est exclue de cette procédure, elle se place aux côtés des manifestant-e-s avec lesquel-le-s elle se sent le plus en phase (le cortège anticapitaliste ou le cortège de SUD-Solidaires, pour ne citer que ces deux exemples).

Liste des actions organisées le 15 septembre à Lille et environs

mardi 13 septembre 2016

mobilisation-sociale6h15 et 8h – Rassemblements devant le Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq (35 rue Trémière) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à cet endroit. Rappel des faits : ce jour-là, Émeline – employé en CDD au Centre de Distribution Courrier de Villeneuve d’Ascq – a été victime d’un AVC (accident vasculaire cérébral). Dès le matin, elle avait pourtant envoyé un SMS à sa direction locale pour annoncer qu’elle ne se sentait pas bien. Mais sa hiérarchie lui a quand même demandé de venir travailler. Sans l’intervention et l’insistance de Sébastien, syndicaliste de SUD sans lequel les chefs d’Émeline n’auraient jamais appelé les secours, Émeline ne serait peut-être plus là ! Aujourd’hui, elle s’en sort avec de graves séquelles (paralysie de la jambe gauche et traitement à vie) ainsi qu’avec des incidences sur sa vie personnelle et privée. Quant à Sébastien, le camarade de SUD qui a sauvé la vie d’Émeline, il est victime de répression anti-syndicale : plainte pour harcèlement à l’encontre de la direction de l’entreprise, suspension de fonction et convocation devant un conseil de discipline !

11h – Rassemblement devant le bâtiment administratif du CHR en soutien à un agent hospitalier sanctionné pour avoir fait grève au printemps dernier

11h – Rassemblement devant la Direction du Courrier-Colis du Nord (45 rue de Tournai à Lille) suite à ce qui s’est passé le 19 février 2016 à Villeneuve d’Ascq. Rappel des faits : lire ci-dessus

11h – Rassemblement devant le Technicentre SNCF d’Hellemmes en soutien à des cheminots mis à pied pour un blocage organisé au printemps dernier

12h – Assemblée générale à l’université de Lille 3 (Villeneuve d’Ascq)

14h30 – Manif régionale contre la loi Travail * et son monde (rendez-vous Porte de Paris, Lille)

* La loi Travail a été adoptée fin juillet par l’application de l’article 49-3 de la constitution qui dispense de vote devant l’Assemblée nationale. L’enjeu, aujourd’hui, pour tou-te-s ceux et celles qui pâtiront de cette dégradation historique de leurs droits (travailleurs/euses, précaires, chômeurs/euses, jeunes, retraité-e-s, etc.), est d’empêcher la publication des décrets d’application de cette loi, d’obtenir son abrogation, d’œuvrer à la construction d’un droit du travail réellement protecteur des salarié-e-s, d’arracher de nouveaux droits sur les conditions et le temps de travail. Une victoire sur la loi Travail reste à notre portée ! Rappelons que le Contrat d’Insertion Professionnelle (CDD visant à faire travailler les jeunes pour des salaires en-dessous du SMIC), adopté le 20 décembre 1993 et dont les décrets d’application ont été publiés le 23 février 1994, a été suspendu un mois plus tard puis abrogé en août de la même année grâce à la forte opposition populaire à cette régression sociale. Souvenons-nous aussi du CPE (contrat de première embauche) qui a été retiré en 2006 ! Ce qui a été possible hier demeure plus que d’actualité !

Loi Travail : le combat continue !

vendredi 8 juillet 2016

Le 5 juillet 2016, le projet de loi Travail a été présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le lendemain, n’ayant pas de majorité pour faire voter ce projet par les député.e.s, le gouvernement est passé en force en utilisant l’arme anti-démocratique du 49-3. À ce jour, la loi Travail est donc officiellement adoptée.

Mais rien n’est perdu car une loi officiellement adoptée peut toujours être abrogée. Pour ce faire, il convient de poursuivre la mobilisation durant les congés d’été. C’est ainsi qu’en juillet-août, différentes actions en direction des salarié.e.s seront organisées. Premier rendez-vous dans la région : mardi 12 juillet pour un barrage filtrant à la barrière de péage de Fresnes-lès-Montauban sur l’autoroute A1.

Bien sûr, ces actions ne suffiront pas. Mais elles sont importantes pour préparer la rentrée de septembre. À l’ordre du jour de cette rentrée : grève générale illimitée et blocage de l’économie, seuls moyens capables de faire plier le gouvernement.

Prochaine grande journée nationale de mobilisation : jeudi 15 septembre.

Manifestation régionale : 14h30, porte de Paris, Lille.

On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

 

Vidéos de décryptage de la loi Travail

Par des avocat.e.s du SAF
Par un inspecteur du travail
Par la CNT

Textes de décryptage

Tract CNT d’une page
Tract CNT de 2 pages
Tract CNT de 4 pages

Affiches

Loi El Khomri, la machine à remonter le temps
Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail
C’est pas un jour de grève qui nous fera gagner […]

Droit de grève

Cadre juridique du droit de grève et conseils pratiques

Article extrait du site confédéral de la CNT

[…] La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestant.e.s, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas !

Certes, beaucoup de travailleurs/euses vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi Travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA) – transformant l’individu en entreprise – ou garantie jeunes – sorte d’aumône étatique – contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs/euses (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concerné.e.s, salarié.e.s, précaires ou chômeurs/euses, aujourd’hui pour certain.e.s, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salarié.e.s, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors, en septembre, changeons de braquet ! Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque !

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’Armée ou de la Police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néo-nazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand cela ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs/euses : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du Capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors, fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la Police et l’Armée lancent des grenades et des flash-balls à défaut de cacahuètes ! Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon ! Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi Travail et son monde, mettons en place les moyens de construire en automne une grève générale reconductible, forte et unitaire.

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