Archive pour la catégorie ‘Santé Social Éducation Culture 59/62’

Le 23 mars à Lille : rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous

vendredi 17 mars 2017

Appel commun de l’APU Moulins, de la CNT, du collectif des Olieux, du collectif des SDF de Lille, du CSP 59, de SUD Santé-Sociaux et de la Cimade Nord Picardie :

Citoyens, militants, collectifs, syndicats, associations, travailleurs sociaux, personnes désireuses d’une société plus solidaire, nous vous invitons à un rassemblement pour le droit à l’hébergement pour tous le jeudi 23 mars 2017 à partir de 10h devant la Direction départementale de la cohésion sociale (DDCS), Cité administrative, 175 rue Gustave Delory à Lille. Et si tu travailles, profite de ta pause du midi pour te joindre à nous ! Aux expulsions survenues en plein hiver (maison de la rue de Fontenoy, parc des Olieux), aux intimidations diverses envers les collectifs et citoyens solidaires, au déficit chronique de lieux d’hébergement, s’ajoutent aujourd’hui la fin de la période hivernale et les expulsions massives qui vont en découler.

La fin de la trêve hivernale est prévue pour le 31 mars. À ce titre, les dispositifs d’accueil d’urgence vont fermer et entraîner l’expulsion des personnes et familles qui y sont hébergées, sans autre solution proposée.

Des places vacantes ne sont par ailleurs plus pourvues depuis février dans le cadre de ce que les administrations appellent la « décélération du plan froid ». Cela signifie que les places libérées ne sont plus proposées aux personnes vivant à la rue, et ce dans le but de faciliter la fermeture des dispositifs fin mars.

Les « centres de répit temporaire et collectif » (dont on appréciera le pléonasme) proposés aux mineurs isolés à Louvroil et Cassel vont eux aussi fermer leurs portes. Cette situation est inadmissible ! D’autant plus que le nombre de places ouvertes pendant la trêve hivernale était plus qu’insuffisant. Selon la FNARS Hauts-de-France (Observatoire 115-SIAO janvier 2017), « sur la métropole Lilloise en janvier 2017, plus de 700 ménages n’ont pas été hébergés faute de place disponible soit un total de 1416 personnes sans solution (967 adultes et 521 enfants) ». Ces chiffres ne comptabilisent que les personnes susceptibles de solliciter le 115. Ils ne prennent en compte ni les Mineurs Isolés Étrangers (MIE), ni les personnes qui n’appellent plus le 115, découragées des réponses négatives à répétition.

Quelle va être la situation après la fermeture des dispositifs d’accueil de la trêve hivernale ? Que sont devenus les principes d’inconditionnalité et de continuité de l’accueil ? La non-assistance aux personnes en danger, garante de la dignité humaine, et la responsabilité pénale qu’elle implique, sont-elles absentes des décisions prises par les administrations chargées de « la prévention de l’exclusion », « de l’insertion des personnes vulnérables » et de la mise en œuvre des dispositifs d’hébergement ?

Nous demandons à la DDCS, corrélativement aux missions qui lui incombent, et aux administrations locales :

  • de pérenniser les dispositifs ouverts pendant la trêve hivernale,
  • d’ouvrir des lieux d’hébergement pour les MIE dans la métropole lilloise qui soient adaptés à la spécificité de leurs besoins,
  • d’ouvrir un nombre suffisant de centres d’hébergement adaptés toute l’année (stopper la gestion au baromètre),
  • de réquisitionner des bâtiments vides par l’établissement de baux précaires,
  • de soutenir les initiatives citoyennes auto-organisées permettant la mise à l’abri des personnes vulnérables.

Parce que le droit à l’hébergement n’est pas une fin en soi mais une porte d’accès vers le logement, nous vous invitons aussi à rejoindre l’appel à manifester des APU de Lille-Moulins, Lille-Fives et Vieux-Lille, de la CNL et d’Indecosa le samedi 1er avril à 15h sur la Grand’Place contre les expulsions locatives, pour le droit au logement et contre la fin de la trêve hivernale.

> Télécharger le tract pour le rassemblement du 23 mars
> Lire l’appel pour la manifestation du 1er avril

Solidarité avec la lutte des lycéen.nes lillois.es !

jeudi 9 mars 2017

À Lille, depuis deux semaines, des lycéen.nes se mobilisent contre les violences policières. Blocus des établissements et manifestations spontanées se succèdent. À chaque fois, l’État essaye d’intimider les jeunes en envoyant ses chiens de garde matraquer, gazer, tirer au flash-ball et interpeller. Mais la répression ne fait que renforcer la détermination des lycéen.nes. Ainsi, ce jeudi 9 mars 2017, la lutte était à nouveau au rendez-vous. Dans la matinée, après avoir bloqué le lycée Pasteur et le lycée Faidherbe, une cinquantaine de jeunes a rejoint un groupe de parents, de lycéen.nes et de personnels de l’éducation rassemblé.es devant le rectorat pour protester contre le manque de professeur.es dans leur établissement (d’où des classes surchargées). Pour les disperser, la police a fait preuve d’une violence inacceptable. Coupable à ses yeux d’abriter en son sein un dangereux lanceur d’œuf (!), elle a chargé le rassemblement à plusieurs reprises en utilisant des grenades lacrymogènes. Une lycéenne de 15 ans a fait un malaise et a dû être hospitalisée. Un enseignant et un assistant d’éducation ont également été malmenés par les policiers. Enfin, quatre personnes (au moins) ont été interpellées. Le syndicat CNT éducation du Nord Pas-de-Calais tient à apporter sa solidarité pleine et entière à tou-te-s les manifestant.es victimes ce jour de la répression étatique et de son corollaire, la violence policière.

La R’vue : un cabaret engagé !

jeudi 2 mars 2017

Samedi 18 mars 2017 à Hem, la compagnie L’Aventure présente sa revue. Finies la grisaille et la pensée unique ! La R’vue débarque et passe à la moulinette l’actu du monde à sa sauce cocktail énergétique. Au menu de ce cabaret satirique : théâtre, musique, slam et même des patoisantes ! Une réponse poétique et politique à la résignation et un appel à l’action. Un r’mue méninges foldingue sur l’actualité et l’état de notre société, pour tordre le coup aux préjugés, aux peurs, à la neurasthénie… Banzaï !!! Une création collective du Théâtre de L’Aventure *. Avec Jean-Maurice Boudeulle, Pierre Boudeulle, Maxime Sechaud, Raphael Bourdin ou Usmar (Quentin Vanhersel) et Louise Wailly.

Horaire : 20h30 – Tarifs : 8 € / 6 € / 3 € – Réservations : 03 20 75 27 01 – Plan d’accès

* Le Théâtre de l’Aventure est né en 1986 à Hem dans une cité de transit (La Lionderie). Il est aujourd’hui à la fois une compagnie et un lieu vivant de programmation, d’accueil, d’échange et d’ateliers. La compagnie crée (essentiellement à partir de la parole collectée au sein des ateliers et auprès des habitant.es) ses spectacles professionnels et tente de les diffuser partout où cela est possible, notamment au sein des quartiers populaires. Parallèlement au travail de la compagnie, l’Aventure propose toute l’année une dizaine d’ateliers à un tarif proportionnel aux revenus et répond aux sollicitations ponctuelles de structures sociales, éducatives ou scolaires (ateliers, stages, sensibilisations diverses). En partenariat avec la Ligue de l’Enseignement Nord Pas-de-Calais, l’Aventure mène aussi un travail d’accompagnement auprès des anciens des ateliers (constitués en groupes autonomes) et auprès de compagnies amateurs.

Liévin, samedi 11 mars : le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire !

jeudi 2 mars 2017

Samedi 11 mars 2017 à Liévin, le LAG (lieu auto-géré) fête son 4e anniversaire. À partir de 13h, apéro gratuit suivi d’un repas de soutien (sur réservation). Ensuite, atelier de fabrication de pochoirs, affichettes et banderoles (si tu n’as pas l’esprit créatif ou si tu ne sais pas écrire, ce n’est pas grave car on fait ça ensemble et tu as le droit de copier sur ton voisin ou ta voisine !). À 16h, déambulation festive (tout d’abord vers l’emplacement du futur mémorial aux victimes du capitalisme, puis dans les rues de Liévin pour une série d’actions anti-pub). À partir de 19h, retour au LAG avec ouverture du bar, vente de sandwiches à prix coûtant, scène ouverte et concerts.

Programme complet : www.lelag.fr/site/samedi-11-mars-2017-ya-lfeu-au-lag

Nota bene : le LAG est un local associatif animé par des militant.es investi.es dans diverses organisations (Politis 62, Fraternité migrants, Fraternité Rroms, Eau secours 62, Projet agricole et politique, Objecteurs de croissance, CNT, Colère du présent, AMAPs, chorale de chants de lutte et d’espoir, etc.).

Les élections professionnelles dans le secteur privé

samedi 25 février 2017

Une fois tous les 4 ans, les employeurs de droit privé (quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur objet) doivent organiser une élection professionnelle. Seule condition : que leurs salarié.es soient au moins au nombre de 11 (cet effectif devant être atteint pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédant la date de l’élection) *. Il s’agit d’une obligation légale. Toute absence d’initiative ou tout refus injustifié exposent l’employeur à des poursuites pénales. Lorsque l’institution n’a pas été mise en place, un.e salarié.e de la boîte ou une organisation syndicale peuvent à tout moment saisir l’employeur pour demander (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception) l’organisation de l’élection. Le premier salarié qui a saisi l’employeur d’une telle demande bénéficie d’une protection contre le licenciement (seule condition : que son initiative ait été confirmée par une organisation syndicale, ce qui est toujours le cas dès lors que le calcul de l’effectif – cf. ci-dessus – ne présente aucune erreur). Dans le délai d’un mois suivant la date de réception de la demande, l’employeur est obligé d’engager la procédure électorale.

Pour commencer, l’employeur doit envoyer une invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) à toutes les organisations syndicales couvrant son champ professionnel & géographique, que ces organisations soient présentes ou non dans la boîte. Attention, l’absence de convocation d’un syndicat intéressé ou l’absence d’invitation à négocier le PAP constitue une irrégularité qui, par nature, affecte la validité de l’élection.

Peuvent participer à la négociation du PAP et présenter des candidats au 1er tour des élections professionnelles l’ensemble des organisations syndicales mentionnées aux articles L.2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, c’est à dire :

  • Les syndicats représentatifs dans la boîte (c’est le cas de la CNT si elle a participé à l’élection précédente et si elle a obtenu au moins 10% des voix) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation reconnue représentative aux niveaux national et interprofessionnel ;
  • Tout syndicat qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance (c’est le cas de tous les syndicats CNT), qui est légalement constitué depuis au moins 2 ans (c’est le cas de la plupart des syndicats CNT de la région) et dont le champ professionnel & géographique couvre l’entreprise concernée (nous contacter pour en savoir plus).

Si la participation d’un syndicat à la négociation du PAP est contestée, ce syndicat ne peut pas être écarté du processus électoral tant qu’un juge du Tribunal d’instance n’a pas statué sur la question (cf. Cass. soc., 13 octobre 2004, n° 03-60.236).

Concernant la conclusion du PAP, deux règles sont en vigueur :

  • La règle de la double majorité. Cette règle a été généralisée par la loi du 5 mars 2014 et s’applique « sauf dispositions législatives contraires ». Elle s’applique de la façon suivante : majorité en nombre des organisations syndicales ayant participé à la négociation du PAP + majorité en voix des organisations syndicales représentatives (c’est-à-dire majorité des suffrages exprimés aux dernières élections) ou, à défaut d’avoir les résultats des dernières élections, majorité en nombre des organisations syndicales représentatives.
  • La règle de l’’unanimité. Il s’agit d’une exception maintenue pour les domaines suivants : modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux, organisation du scrutin en dehors du temps de travail, suppression du CE et du mandat de DS en cas de baisse durable d’effectif (- de 50 salariés). Cette règle s’applique de la façon suivante : unanimité des organisations syndicales représentatives (et non de toutes les organisations syndicales ayant participé à la négociation) + signature de l’employeur.

NOTA BENE – Si vous voulez présenter votre candidature à une élection professionnelle sous l’étiquette CNT, n’attendez pas le dernier moment ! Prenez contact avec nous bien avant ! Ceci pour trois raisons : faire connaissance concrètement avec les orientations et le fonctionnement du syndicat, étudier la possibilité de créer une section syndicale CNT sur votre lieu de travail et, bien sûr, préparer l’échéance électorale à venir dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, voir ces quelques fiches du Ministère du Travail :

Les élections professionnelles (négociation du PAP, présentation des candidat.es, etc.)
Les syndicats représentatifs dans l’entreprise ou l’établissement
Les règles de décompte des effectifs
Les élections de délégué.es du personnel (DP)
La délégation unique du personnel (DUP)

* Note : si l’effectif est inférieur à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) ; s’il est supérieur ou égal à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) et de CE (comité d’entreprise).

Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE 2016

jeudi 9 février 2017

Visuel de la CNT Nord Pas-de-Calais Picardie : salarié-e-s des TPE, ne restons pas isolé-e-s !La CNT Nord Pas-de-Calais Picardie remercie les 478 employé.es à domicile et salarié.es des TPE/TPA* qui ont voté pour elle dans la région. Elle invite celles & ceux qui ne sont pas encore syndiqué.es à la rejoindre pour ne pas rester isolé.es face à leurs employeurs et pour s’entraider de manière collective, solidaire, autogérée.

Communiqué de la CNT sur le plan national :

Les résultats des élections TPE/TPA sont tombés, sans surprise quant au faible taux de participation (un peu plus de 7%). En effet, suite au recours honteux déposé par la CGT pour empêcher la présentation à cette élection de deux organisations syndicales s’inscrivant dans la lutte des classes, et que nous avons déjà soutenues, le LAB (pays Basque) et le STC (Corse), le ministère du travail a saisi cette occasion pour déplacer le scrutin unilatéralement et sans concertation pendant la période de congés. Nous dénonçons aussi le fait que de nombreu.euses salarié.es n’ont pas reçu le matériel concernant les élections, n’ont pas été informé.es du scrutin.

Nous voyons bien, avec la loi El Khomri, avec les ratés de cette élection, que l’objectif du gouvernement est de museler l’expression syndicale, c’est à dire l’expression des travailleur.euses eux et elles-mêmes.

Néanmoins, nous nous réjouissons malgré ces circonstances, que 2,31% des votant.es aient choisi la CNT, c’est-à-dire un syndicalisme de lutte de classe, révolutionnaire.

Ce droit à la parole, à la revendication, ne doit pas se cantonner uniquement à ces élections. Il est nécessaire, si nous souhaitons créer un réel rapport de force, de s’engager syndicalement, dans une organisation permettant de défendre les intérêts moraux et économique des travailleur-euses à travers un syndicalisme révolutionnaire et autogestionnaire, où l’on s’organise à la base, dans les usines et les entreprises. C’est un combat quotidien, qui demande une implication de chacun et chacune, à son échelle.

Si nous, la CNT, ne nous faisons pas d’illusion sur le paritarisme – véritable poison du syndicalisme révolutionnaire – nous pouvons en revanche, face à l’isolement et la force du patronat, en particulier dans les TPE, permettre aux travailleur.euses de reprendre en main leurs destins de façon collective et solidaire.

À la CNT, il n’y a pas de permanent.es syndicaux.ales. Les camarades sont des travailleur.euses qui militent sur leur temps de travail quand ils et elles sont élu.es, ou en dehors après leur journée de travail. À la CNT, personne ne prendra de décision à votre place. C’est collectivement, souvent à plusieurs dont vous, que se construira la possibilité d’améliorer votre quotidien au bureau, à l’atelier ou au magasin. Venir au syndicat CNT, c’est se défendre et défendre la cause des salarié.es. Contre l’oppression patronale, contre les lois anti-sociales des gouvernements successifs, organisons-nous !

La CNT, le 9 février 2017

* TPE/TPA = entreprises et associations de moins de 11 salarié.es

Éducation : exigeons le retrait du « livret scolaire unique » !

dimanche 5 février 2017

Le bulletin Classes En Lutte (cf. lien de téléchargement ci-dessous) consacre son numéro de février 2017 au LSU (livret scolaire unique). La fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation y expose brièvement les raisons majeures pour lesquelles elle exige le retrait de ce nouveau livret qui lui apparaît comme un outil de fichage généralisé des élèves du CP à la 3e. Pour permettre aux parents et enseignant.es de s’y opposer collectivement, un modèle de motion pour les Conseils d’école ou CA de collège est proposé en page 2.

Sur le même sujet et parallèlement à ce numéro de Classes En Lutte, la CNT éducation a réalisé un argumentaire plus détaillé (cf. liens de téléchargement ci-dessous).

Liens de téléchargement de Classes En Lutte et de l’argumentaire :

Face aux violences policières et à la répression étatique : justice pour Adama, justice pour Théo, justice pour tous !

jeudi 2 février 2017

Communiqué de la fédération CNT des travailleuses/eurs de l’Éducation :

Humilier, mutiler et tuer pour réduire au silence et empêcher que la résistance s’organise. Cela fait des décennies que la police terrorise et tue dans les quartiers populaires, que cela soit au quotidien ou lors des mouvements sociaux. L’État s’appuie sur la police et la justice pour écraser nos vies et nos révoltes. Des contrats aux bénéfices astronomiques de ventes d’armes et de « techniques » de maintien de l’ordre se concluent dans le monde entier sur le dos de nos mort.e.s et nos mutilé.e.s.

Le 2 février 2017, Théo, habitant de la cité des 3000 dans la commune d’Aulnay-sous-Bois, jeune homme noir de 22 ans, a été frappé, injurié, gazé et violé par des policiers parce qu’il avait eu l’audace d’exprimer sa réprobation vis à vis d’interpellations injustifiées. Mais surtout parce qu’il était noir et, qu’en France, il y a des citoyens de seconde zone.

Ce n’est pas une bavure, le dérapage de quelques policiers isolés. C’est la conséquence d’une violence et d’un racisme d’État qui ont pour but de maintenir, particulièrement dans les quartiers populaires, la domination du capitalisme. Quitte à en admettre les excès et en absoudre leurs auteurs. C’est la preuve d’un système prêt à toutes les violences pour contraindre à la soumission et exploiter la partie la plus pauvre de la population comme aux temps des colonies. C’est précisément pour ces raisons que la CNT ne syndique pas les forces répressives de l’État.

Pour l’IGPN, Théo Luhaka n’a pas été victime de viol, mais d’un accident. Quelques mois après la mort d’Adama Traoré à Beaumont-sur-Oise, de nouveau le mensonge répond à la quête de vérité et de justice exprimée par les familles, les amis, les associations… Ce sont aussi des tirs à balle réelle qui leur sont opposés là où la solidarité fait rage comme à Aulnay dans la nuit du 6 au 7 février.

Comme si cela ne suffisait pas, une loi de « sécurité publique » vient d’être adoptée, alignant les droits des policiers sur ceux des gendarmes. Nous dénonçons cette nouvelle loi sécuritaire qui donne un « permis de tuer ». La militarisation de la police va faire d’autres victimes.

A quelques mois des élections, nous voulons redire que la solution ne viendra pas « d’en haut ». Quels que soient les gouvernements, la même politique perdure et s’amplifie. Ce n’est ni dans les salons de l’Élysée ni dans ceux de Matignon ou de la place Beauvau que nous obtiendrons satisfaction, mais dans la rue.

Organisons-nous, dans les quartiers, sur nos lieux de travail, en assemblées souveraines et reprenons ce qui nous appartient. Décidons nous-mêmes, pour nous-mêmes, et luttons pour un autre futur, débarrassé de l’État, des patrons et de leurs polices.

Pas de justice, pas de paix !

Éducation : la CNT face au projet de réforme des PPCR

samedi 21 janvier 2017

Après la « refondation » de l’École, la réforme des rythmes et celle du Collège, le ministère de l’Éducation s’attaque aux PPCR (parcours professionnels, carrières et rémunérations) des enseignant-e-s. Cette nouvelle réforme devrait se concrétiser au 1er septembre 2017, le temps que les technocrates de le rue de Grenelle et certains syndicalistes s’accordent sur les modalités précises des nouvelles inspections et du déroulé de nos vies dans l’Administration.

Inspection : la note, c’est fini !

L’inspection ancien régime vit sa dernière année. Elle sera remplacée par 4 rendez-vous de carrière au moment des passages aux 7e et 9e échelons de la classe normale, et au moment de l’accès à la hors classe et à la classe exceptionnelle. Terminées les avancées d’échelons au grand choix ou à l’ancienneté, une cadence unique pour les avancements sera mise en place. La hors classe est donc maintenue mais plus accessible : elle sera automatique après un certain nombre d’années passées dans le 11e échelon de la classe normale. Quant à l’élite (10%), elle bénéficiera d’une nouvelle grille : la classe exceptionnelle. On n’est quand même pas à Nuit Debout ! Les critères pour accéder aux classes supérieures vont reposer sur « une grille de 11 items s’appuyant sur un référentiel de compétences professionnelles qui comporte 70 entrées » (sic !). Conclusion : ce sont les pourcentages limités d’accès et les items validés par le chef qui primeront. Le changement dans la continuité.

Gagner plus ? Ça dépend du point de vue !

Nous sommes au 16e rang, derrière l’Allemagne, l’Irlande, la Hollande… en comparaison des salaires des enseignant.es du primaire après 15 ans d’exercice. Pour faire bonne figure, les premières mesures du PPCR vont s’appliquer au 1er janvier 20117. Cela va se concrétiser par de nouvelles grilles indiciaires où quelques échelons se verront ajoutés de 6 à 11 points. Une fortune ! Soit un gain de 53 à 64 € par mois. Le premier échelon des profs sera le seul à bénéficier d’une relève de 122 € par mois. Quand on sait que la cotisation retraite a augmenté au 1er janvier, la revalorisation salariale ressemble à s’y méprendre à une opération nulle.

La CNT contre toutes les hiérarchies de salaires, de statuts et de carrières !

La CNT a toujours dénoncé les inspections et continuera à s’opposer à ces entretiens d’évaluations mâtinés de formations (lesquelles ?). Pour rappel, elle est partie prenante du Collectif Anti-Hiérarchie (CAH).

Touche pas à ma ZEP !

lundi 9 janvier 2017

En 2015, le statut des Zones d’Éducation Prioritaire (ZEP) a été supprimé au profit des « politiques de la ville ». Cette suppression a entraîné une importante instabilité des équipes par une hausse des départs, une diminution des titulaires, des postes non pourvus. C’est pour ces raisons que depuis septembre 2016 des établissements anciennement ZEP se mobilisent afin que les moyens encore existants restent en place, qu’une carte complète des zones prioritaires soit fixée et qu’un statut unique soit établi pour les établissements. Dans la région, des établissements comme le lycée Romain Rolland à Amiens, le lycée Kestler à Denain et le LP Curie à Oignies ont rejoint le mouvement. Un appel national à la grève a été posé pour le jeudi 19 janvier 2017 avec une manifestation centrale à Paris (rdv à 13h, place de la Sorbonne). Pour la suite, la date du vendredi 27 janvier 2017 est avancée. Afin de suivre les actions, un collectif intitulé Touche pas à ma ZEP ! a été créé. Il regroupe les personnels, parents et élèves en lutte. En savoir plus : www.tpamz.levillage.org

Appel inter-syndical de soutien au collectif des Olieux

lundi 9 janvier 2017

En novembre 2016, des mineurs isolés étrangers qui dormaient sous des tentes dans un parc à Lille Moulins ont été expulsés sans qu’aucune solution durable ne leur soit proposée.

Ces jeunes et leurs soutiens ont alors décidé d’occuper un bâtiment inutilisé depuis plusieurs années rue de Fontenoy. « La maison », lieu de confort relatif, de solidarité et d’activités (cours de français et de mathématiques, ateliers de cuisine, sport…) a été expulsée le mardi 20 décembre 2016 par une horde disproportionnée de policiers. Cela à l’initiative du CHRU, propriétaire du lieu en question, et de beaucoup d’autres lieux vides dans la métropole qui pourraient par ailleurs être réquisitionnés.

Révoltés, non seulement par l’absence totale de réponse des autorités/instances compétentes face à la situation ultra-précaire des jeunes mais également par la rapidité et la force employée pour l’expulsion du lieu, nous, organisations syndicales, soutenons le collectif des Olieux dans sa lutte pour un hébergement décent et des conditions de vie dignes pour tous et toutes. Nous condamnons fermement ces expulsions successives, laissant les jeunes de nouveau à la rue en plein hiver. Dorénavant, nous sommes prêts à utiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir le collectif et contrer les actions répressives de plus en plus violentes et allant à l’encontre des mesures de protection dont devraient bénéficier ces jeunes mineurs. Les luttes de ces derniers mois nous ont réunies autour d’objectifs et de valeurs communes ; continuons cette convergence qui nous fera gagner.

Nous demandons à l’État, à la Préfecture, au Département, de prendre les mesures de protection qui s’imposent, en fonction des situations et des trajectoires de chacun, afin de sortir les personnes de cette situation d’indignité. Nous leur demandons d’être aussi rapides pour trouver des solutions qu’ils l’ont été pour expulser la maison.

Lille, le 6 janvier 2017

Premiers signataires (liste saisie par ordre alphabétique et mise à jour le 9 janvier) :
SOLIDAIRES 59 – SUD Éducation 59/62 – SUD Santé Sociaux 59 – SUD Solidaires Étudiant-e-s de Lille – Syndicat CGT de la Ville de Lille Hellemmes Lomme – Syndicat CNT Emploi Formation Insertion de la région NPDCP – Syndicat CNT Santé Social Éducation Culture 59/62 – Syndicat CNT des travailleurs du commerce, de l’industrie et des services du Nord – Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Douaisis – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Valenciennois – Union départementale CGT du Nord

> Télécharger cet appel au format PDF

> En savoir plus sur la lutte du collectif des Olieux

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

lundi 5 décembre 2016

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017 (sur les raisons de ce report, lire ici).

La CNT est candidate à cette élection qui se déroulera par courrier postal ou sur internet (cf. toutes les informations pratiques sur https://election-tpe.travail.gouv.fr/ ), qui concerne plus de 4 millions de travailleurs/euses (de l’hôtellerie, de la restauration, du bâtiment, de la culture, du social, du nettoyage, de l’aide aux particuliers, etc.) et qui permettra d’élire une représentation syndicale pour tou-te-s les salarié-e-s des entreprises de moins de 11 personnes ainsi que pour tou-te-s les employé-e-s à domicile.

Pour nous, bien sûr, cette élection n’est pas une fin en soi. Il appartient à tous et à toutes, dans les TPE comme ailleurs, de se syndiquer et de reprendre le chemin des conquêtes sociales par l’action et la lutte collective !

Tract de la CNT : document pdf de 2 pages à télécharger ici

Affiche de la CNT : fichier jpg à télécharger ici

Clip vidéo de la CNT : voir ci-dessous

 > Communiqué de la CNT suite aux résultats de l’élection TPE

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

jeudi 1 décembre 2016

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

Livret scolaire unique numérique (LSUN) : le casier scolaire

mardi 29 novembre 2016

ordi-tag-2Avec la mise en place du livret numérique scolaire unique du CP à la 3e, nous assistons à l’accélération du fichage généralisé. Big Brother va très bientôt watching you !

Il s’agit pour les enseignants de renseigner sur internet les compétences acquises par les élèves. Ces compétences seront accompagnées de toutes les attestations possibles, remarques des profs, éléments relatifs à la vie scolaire (absences, retards, comportement, attitudes) et des dossiers éventuels sur les difficultés scolaires ou de santé.

Un vrai régal pour les patrons et le ministère de l’intérieur. En effet, toutes les institutions, notamment policières, auront accès aux données recensées, conformément aux diverses lois votées ces dernières années : loi du 5 mars 2007 sur la « prévention de la délinquance » et le « secret professionnel partagé », loi du 7 mars 2016 sur le « droit de communication » réservé aux préfets.

D’un livret personnel papier propriété des enfants et des parents des élèves, l’État s’arroge le droit d’un livret informatique qu’il serait seul en mesure de valider, supprimer, amender.

En plein état d’urgence indéfiniment renouvelé, encore sous le coup de la répression judiciaire et des violences policières anti-syndicales, dans les ZAD, contre les migrant.e.s, les élèves sans-papiers ou les quartiers populaires, ce fichage est intolérable.

La CNT exige le retrait de ce livret numérique, encourage les enseignants à ne pas le renseigner et à s’organiser collectivement pour obtenir son abolition.

Fédération CNT des travailleuses-eurs de l’Éducation

Communiqué de sortie du n° 3 de « La Mauvaise Herbe »

dimanche 27 novembre 2016

La Mauvaise Herbe est la nouvelle revue de la fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l’Éducation. Deux numéros sont parus. Le 1er avait pour dossier les réformes du Collège et des rythmes. Le second sur les Zad et la liberté d’expression. Le numéro 3 qui vient de paraitre est consacré au mouvement contre la loi Travail et son monde.

Pour faire pousser au mieux cette Mauvaise Herbe, nous vous invitons à nous aider à desceller les pavés qui l’enserrent, et à les balancer où bon vous semble (avec une certaine idée de là où ce serait le mieux). Pour nous aider à faire vivre les mots d’une éducation radicalement autre, pour laquelle l’émancipation des individu.es (enfants, étudiant.es, travailleur.euses, chômeur.euses ou retraité.es) soit l’œuvre des individu.es elles-mêmes et dont les objectifs soient de construire une société débarrassée de toutes les formes d’oppression, abonnez-vous. Résolument anti-hiérarchiques, anti-capitalistes, anti-sexistes et anti-fascistes, pour nous aider à faire tomber leur monde lacrymogène et à en refaire un qui appartienne à tou.tes, abonnez-vous. Abonnez vos proches, vos ami.es, votre établissement, diffusez la revue, aidez-nous à semer partout où vous le pouvez, cette Mauvaise Herbe… Ça ne transformera pas le monde immédiatement, mais un de ces quatre, ça pourrait peut-être y contribuer !

Le numéro 4 creusera les liens entre pédagogies et actualité sociale et politique. En quoi la pratique pédagogique s’inscrit-elle dans un acte politique ? De quelles manières le climat sécuritaire actuel influence-t-il les pratiques ? Comment continuer de construire une éducation émancipatrice ? Et quels moyens pour défendre les conditions de travail qui nous permettent de développer des pratiques qui nous ressemblent et gagner de nouvelles marges de manœuvre ?

Le numéro est à 3 €. L’abonnement pour 4 numéros est à 10 €. Pour acheter le dernier numéro ou s’abonner, adressez-vous au syndicat CNT local ou au secrétariat fédéral : fede-educ@cnt-f.org

une-mauvaise-herbe-03-2esemestre2016Sommaire du numéro 3 :

  • Édito
  • Tâtonnements d’une enseignante novice vers une école émancipatrice
  • Dossier : À bas la loi travail !
  • Loi travail, pas concerné·e·s ?
  • Après la loi travail, la guerre aux pauvres ?
  • Abécédaire du cortège de tête et de la répression
  • Tout le monde déteste la police
  • Caisses de grève
  • Prépare ta manif !
  • Sur les chemins de la pédagogie Freinet
  • International : Oaxaca, Guerre de classes
  • International : Profs palestiniens en lutte pour leurs salaires
  • Le sifflet enroué : 2014-2016, JO et coupe du monde : double peine pour les Brésiliens
  • Le collège de mes rêves, épisode 3
  • Notes de lecture
  • En avant la zizique : Aziza Brahim
  • Palmes académiques

Médecine du travail : un film… et une condamnation !

jeudi 10 novembre 2016

Un film sur l’histoire de Carole Matthieu, médecin du travail

« Carole Matthieu » est un film de Louis-Julien Petit adapté du roman Les visages écrasés de Marin Ledun et tourné en novembre-décembre 2015 à Tourcoing (département du Nord). Le film raconte l’histoire de Carole Matthieu, médecin du travail qui s’épuise à dénoncer, sans être entendue, les conditions de travail des employé-e-s d’un centre d’appel. Trois suicides dans l’entreprise vont susciter l’attention des médias et provoquer une enquête. En savoir plus : https://fr.wikipedia.org/wiki/Carole_Matthieu

Diffusion TV : vendredi 18 novembre 2016 à 20h55 sur Arte

Sortie en salles : mercredi 7 décembre 2016

Bande-annonce :

Une condamnation prononcée à l’encontre de deux médecins du travail

Serait-il désormais interdit à tout médecin de rechercher une cause professionnelle à une psychopathologie du travail ? À quelques semaines près, la diffusion et la sortie du film « Carole Matthieu » coïncident avec l’arrêt rendu par la chambre disciplinaire de l’Ordre des médecins à l’encontre de deux médecins du travail, Dominique Huez et Bernadette Berneron. Le 26 septembre 2016, suite à la plainte de deux employeurs, ces deux médecins du travail ont été condamnés en appel à un « avertissement », cela pour avoir attesté du lien entre la santé altérée et le travail de leurs patient-e-s ! En savoir plus : CNT Travail & Affaires sociales

La santé n’est pas une marchandise, l’hôpital n’est pas une entreprise !

mardi 8 novembre 2016

Solidarité avec les professionnels de santé en grève ce mardi 8 novembre 2016 !

sante-privatiser-nuit-gravementQu’elles soient de droite (Loi Bachelot, T2A, réduction des effectifs) ou de « gauche » (GHT, Loi santé, généralisation des mutuelles privées au détriment de la Sécurité sociale, réduction des effectifs encore !), les multiples attaques contre notre système de santé ont toutes en commun une même philosophie : la rentabilité ; un même objectif final : la marchandisation du système de santé. Nos hôpitaux, nos maternités, nos centres IVG… sont asphyxiés par des Agences Régionales de Santé et des gestionnaires qui ne cessent de flatter les intérêts des grands groupes financiers et de leur préparer le terrain. Les conséquences sont multiples pour les usagers/ères : éloignement des structures, manque de temps/de places pour l’accueil et l’écoute des malades ainsi que des familles, augmentation du coût des soins, malaise généralisé et générateur de suicides au sein du personnel hospitalier…

La CNT exige un système de santé gratuit et de qualité qui soit le même pour tou-te-s. À ce titre, elle condamne les logiques de rentabilité qui sont imposées actuellement et qui, petit à petit, sante-se-syndiquernous acheminent vers un système de santé à deux vitesses, mortifère tant pour les patient-e-s que pour les professionnel-le-s. Au-delà du système de santé, il s’agit d’une lutte qui englobe tous les niveaux de la société, une lutte qui réaffirme sa volonté de refus du contrôle social par l’argent, une lutte qui vise à l’émancipation des travailleurs et des travailleuses.

D’après un tract de la CNT santé social RP

Élection TPE du 30 déc. 2016 au 13 janv. 2017 : votez CNT !

mardi 1 novembre 2016

visuel-cnt-election-tpe-2016Initialement prévue du 28 novembre au 12 décembre 2016, l’élection TPE aura finalement lieu du 30 décembre 2016 au 13 janvier 2017.

> En savoir plus