Archive pour la catégorie ‘Emploi Formation Insertion NPDCP’

Les élections professionnelles dans le secteur privé

samedi 25 février 2017

Une fois tous les 4 ans, les employeurs de droit privé (quelle que soit leur forme juridique et quel que soit leur objet) doivent organiser une élection professionnelle. Seule condition : que leurs salarié.es soient au moins au nombre de 11 (cet effectif devant être atteint pendant 12 mois, consécutifs ou non, au cours des 3 années précédant la date de l’élection) *. Il s’agit d’une obligation légale. Toute absence d’initiative ou tout refus injustifié exposent l’employeur à des poursuites pénales. Lorsque l’institution n’a pas été mise en place, un.e salarié.e de la boîte ou une organisation syndicale peuvent à tout moment saisir l’employeur pour demander (de préférence par lettre recommandée avec accusé de réception) l’organisation de l’élection. Le premier salarié qui a saisi l’employeur d’une telle demande bénéficie d’une protection contre le licenciement (seule condition : que son initiative ait été confirmée par une organisation syndicale, ce qui est toujours le cas dès lors que le calcul de l’effectif – cf. ci-dessus – ne présente aucune erreur). Dans le délai d’un mois suivant la date de réception de la demande, l’employeur est obligé d’engager la procédure électorale.

Pour commencer, l’employeur doit envoyer une invitation à négocier le protocole d’accord préélectoral (PAP) à toutes les organisations syndicales couvrant son champ professionnel & géographique, que ces organisations soient présentes ou non dans la boîte. Attention, l’absence de convocation d’un syndicat intéressé ou l’absence d’invitation à négocier le PAP constitue une irrégularité qui, par nature, affecte la validité de l’élection.

Peuvent participer à la négociation du PAP et présenter des candidats au 1er tour des élections professionnelles l’ensemble des organisations syndicales mentionnées aux articles L.2314-3 et L. 2324-4 du Code du travail, c’est à dire :

  • Les syndicats représentatifs dans la boîte (c’est le cas de la CNT si elle a participé à l’élection précédente et si elle a obtenu au moins 10% des voix) ;
  • Les syndicats affiliés à une organisation reconnue représentative aux niveaux national et interprofessionnel ;
  • Tout syndicat qui satisfait aux critères de respect des valeurs républicaines et d’indépendance (c’est le cas de tous les syndicats CNT), qui est légalement constitué depuis au moins 2 ans (c’est le cas de la plupart des syndicats CNT de la région) et dont le champ professionnel & géographique couvre l’entreprise concernée (nous contacter pour en savoir plus).

Si la participation d’un syndicat à la négociation du PAP est contestée, ce syndicat ne peut pas être écarté du processus électoral tant qu’un juge du Tribunal d’instance n’a pas statué sur la question (cf. Cass. soc., 13 octobre 2004, n° 03-60.236).

Concernant la conclusion du PAP, deux règles sont en vigueur :

  • La règle de la double majorité. Cette règle a été généralisée par la loi du 5 mars 2014 et s’applique « sauf dispositions législatives contraires ». Elle s’applique de la façon suivante : majorité en nombre des organisations syndicales ayant participé à la négociation du PAP + majorité en voix des organisations syndicales représentatives (c’est-à-dire majorité des suffrages exprimés aux dernières élections) ou, à défaut d’avoir les résultats des dernières élections, majorité en nombre des organisations syndicales représentatives.
  • La règle de l’’unanimité. Il s’agit d’une exception maintenue pour les domaines suivants : modification du nombre ou de la composition des collèges électoraux, organisation du scrutin en dehors du temps de travail, suppression du CE et du mandat de DS en cas de baisse durable d’effectif (- de 50 salariés). Cette règle s’applique de la façon suivante : unanimité des organisations syndicales représentatives (et non de toutes les organisations syndicales ayant participé à la négociation) + signature de l’employeur.

NOTA BENE – Si vous voulez présenter votre candidature à une élection professionnelle sous l’étiquette CNT, n’attendez pas le dernier moment ! Prenez contact avec nous bien avant ! Ceci pour trois raisons : faire connaissance concrètement avec les orientations et le fonctionnement du syndicat, étudier la possibilité de créer une section syndicale CNT sur votre lieu de travail et, bien sûr, préparer l’échéance électorale à venir dans les meilleures conditions possibles.

Pour en savoir plus, voir ces quelques fiches du Ministère du Travail :

Les élections professionnelles (négociation du PAP, présentation des candidat.es, etc.)
Les syndicats représentatifs dans l’entreprise ou l’établissement
Les règles de décompte des effectifs
Les élections de délégué.es du personnel (DP)
La délégation unique du personnel (DUP)

* Note : si l’effectif est inférieur à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) ; s’il est supérieur ou égal à 50 salarié.es, il s’agira d’une élection de DP (délégué.es du personnel) et de CE (comité d’entreprise).

Appel inter-syndical de soutien au collectif des Olieux

lundi 9 janvier 2017

En novembre 2016, des mineurs isolés étrangers qui dormaient sous des tentes dans un parc à Lille Moulins ont été expulsés sans qu’aucune solution durable ne leur soit proposée.

Ces jeunes et leurs soutiens ont alors décidé d’occuper un bâtiment inutilisé depuis plusieurs années rue de Fontenoy. « La maison », lieu de confort relatif, de solidarité et d’activités (cours de français et de mathématiques, ateliers de cuisine, sport…) a été expulsée le mardi 20 décembre 2016 par une horde disproportionnée de policiers. Cela à l’initiative du CHRU, propriétaire du lieu en question, et de beaucoup d’autres lieux vides dans la métropole qui pourraient par ailleurs être réquisitionnés.

Révoltés, non seulement par l’absence totale de réponse des autorités/instances compétentes face à la situation ultra-précaire des jeunes mais également par la rapidité et la force employée pour l’expulsion du lieu, nous, organisations syndicales, soutenons le collectif des Olieux dans sa lutte pour un hébergement décent et des conditions de vie dignes pour tous et toutes. Nous condamnons fermement ces expulsions successives, laissant les jeunes de nouveau à la rue en plein hiver. Dorénavant, nous sommes prêts à utiliser tous les moyens nécessaires pour soutenir le collectif et contrer les actions répressives de plus en plus violentes et allant à l’encontre des mesures de protection dont devraient bénéficier ces jeunes mineurs. Les luttes de ces derniers mois nous ont réunies autour d’objectifs et de valeurs communes ; continuons cette convergence qui nous fera gagner.

Nous demandons à l’État, à la Préfecture, au Département, de prendre les mesures de protection qui s’imposent, en fonction des situations et des trajectoires de chacun, afin de sortir les personnes de cette situation d’indignité. Nous leur demandons d’être aussi rapides pour trouver des solutions qu’ils l’ont été pour expulser la maison.

Lille, le 6 janvier 2017

Premiers signataires (liste saisie par ordre alphabétique et mise à jour le 9 janvier) :
SOLIDAIRES 59 – SUD Éducation 59/62 – SUD Santé Sociaux 59 – SUD Solidaires Étudiant-e-s de Lille – Syndicat CGT de la Ville de Lille Hellemmes Lomme – Syndicat CNT Emploi Formation Insertion de la région NPDCP – Syndicat CNT Santé Social Éducation Culture 59/62 – Syndicat CNT des travailleurs du commerce, de l’industrie et des services du Nord – Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Douaisis – Syndicat Étudiant Lycéen CGT du Valenciennois – Union départementale CGT du Nord

> Télécharger cet appel au format PDF

> En savoir plus sur la lutte du collectif des Olieux

Tract confédéral CNT à l’occasion de la manif nationale du 3 déc. contre le chômage & la précarité

jeudi 1 décembre 2016

PRÉCARITÉ, CHÔMAGE, LICENCIEMENTS :
EN FINIR AVEC LE CAPITALISME ET LE LIBÉRALISME

affiche-cnt-manif-nationale-contre-chomage-3dec2016-parisDepuis une trentaine d’années, les gouvernements successifs ont organisé, avec la complicité du patronat, la dérégulation de l’économie et le démantèlement de tous les systèmes de sécurité sociale. Aujourd’hui, près de quatre embauches sur cinq se font sous des formes précaires. De ce fait, la vulnérabilité sociale née du détricotage du salariat, associé au délitement des liens sociaux et à l’effritement de la protection sociale, a donné naissance à la notion de précarité. La précarité est devenue l’horizon obligé des nouvelles générations qui entrent sur le « marché du travail » ; le maintien d’un niveau élevé de chômage et l’extension du spectre de la précarité devenant ainsi un puissant outil d’asservissement des salarié-es et de pression à la baisse des salaires et conditions de travail.

NOUS SOMMES TOUTES ET TOUS CONCERNÉ-ES : PUBLIC-PRIVÉ MÊME COMBAT

L’ensemble de la population est concernée par cette précarité, que nous soyons en activité dans le secteur (CDD, intérim, stages, service civique, etc.) comme dans le public (contractuel.les, vacataires ou statuts spécifiques tels AED, AVS, CUI-CAE, etc.) mais aussi au chômage ou en retraite.

Les temps partiels imposés, notamment pour les femmes et dans certains secteurs comme le nettoyage, la restauration, l’animation ou la grande distribution.

La multiplication des « stages », notamment comme premier emploi après des études ou une formation, la plupart du temps non rémunérés (au bon vouloir de l’employeur malgré les lois applicables…), alors même que les stagiaires sont recruté-es sur des fonctions ou missions bien souvent pérennes.

Le chômage, de plus en plus massif et de moins en moins indemnisé, et les minima sociaux, que ce soit le RSA ou le minimum vieillesse (ASPA).

L’auto-entreprise et l’ « ubérisation » de la société, c’est-à-dire la transformation de tout.e salarié.e en micro-entreprise devant gérer son capital et ses « clients »… et s’auto-exploiter !

Le travail non déclaré, qui touche notamment les travailleur.euses étranger.es venu.es des pays d’Europe les moins favorisés (travailleur.euses dit.es détaché.es) ainsi que les travailleur.euses sans papiers extra-européens.

Enfin, n’oublions pas que le CDI reste précaire de par le lien de subordination à l’employeur qui le caractérise et qui permet au patron de licencier presque à l’envie (la seule condamnation étant alors une éventuelle indemnité financière prud’homale) et de procéder au chantage à l’emploi. De même, le statut de fonctionnaire est aussi remis en cause, notamment par la loi « mobilité » de 2009 qui permet le licenciement.

Plus largement, on peut parler de précarité sociale et économique liée aux bas salaires et à ses conséquences, par exemple en matière de logement, d’accès aux soins, à la justice ou à la culture.

DE RÉFORMES EN RÉFORMES UNE SEULE LOGIQUE : LA LOI DES PATRONS

Les différentes réformes et autres mesures gouvernementales ne font qu’accélérer la précarisation de nos conditions de vie et de travail : attaques incessantes contre la sécurité sociale (chômage, maladie et retraite) qui génèrent de plus en plus de retraité-es pauvres, de baisse des allocations chômage, de radiations de demandeur-euses d’emploi et de réduction des droits à la santé.

Le rapport Sirugue ?

Le rapport Sirugue sur la restructuration des minima sociaux annonce une baisse généralisée des allocations et une reprise en main des allocataires à travers des programmes coercitifs d’insertion. La loi de finance 2017 pose les premières bases de ce programme : flicage des allocataires du RSA par les départements, nivellement par le bas des montants d’allocation. Pendant ce temps, la droite promet aux allocataires des carences de RSA et du « bénévolat forcé ».

La suppression massive de postes et des recrutements aux concours dans toutes les fonctions publiques (d’État, territoriale et hospitalière), remplacés par des contrats précaires avec pour seul but de faire toujours plus d’économies. Par ailleurs, ces personnels, à l’issue de leurs contrats, sont la plupart du temps remis sur le « marché du travail » sans avoir pu au préalable bénéficier de formations, main-d’œuvre malléable à moindre coût correspondant pourtant à de réels savoir-faire et à divers champs de métiers.

La loi travail n’entrouvre les minimas sociaux aux jeunes qu’au prix d’obligations pesant sur elles/eux. Elle autorise Pôle emploi à déduire directement les trop-perçus sur le compte des chômeur-euses, à ne pas prendre en compte les déclarations tardives d’activité. Plus largement, elle renforce les pouvoirs du patronat en matière de temps partiel ou de flexibilisation du temps de travail (et donc de baisse des salaires effectifs) et facilite les licenciements économiques, casse de la médecine du travail et surtout l’instauration du CPA. La loi travail, c’est la précarité à vie !

LA CNT REVENDIQUE :

  • un accès aux indemnités de chômage avec un taux de remplacement à 100 % du meilleur salaire ;
  • le retrait de la loi travail et autres lois patronales ;
  • une augmentation significative des salaires ;
  • un rétablissement du droit à l’allocation chômage en cas de démission ;
  • l’arrêt des exonérations de cotisations sociales patronales ;
  • l’arrêt des radiations et du flicage des travailleur.euses privé.es d’emplois ;
  • l’autogestion des caisses par les salarié.es eux et elles-mêmes, selon le modèle existant avant les ordonnances de 1967 (qui ont introduit le paritarisme syndicats/patronat).

CONSTRUIRE UN AUTRE FUTUR…

La CNT prône un anarcho-syndicalisme et un syndicalisme révolutionnaire de transformation sociale. Une société en rupture avec le capitalisme ! Pour la CNT, le rapport de force doit se faire par la mobilisation de tous et de toutes, en s’organisant dès aujourd’hui dans les syndicats, outil social et économique appartenant aux travailleur.euses et non aux bureaucrates. Le communisme libertaire, projet révolutionnaire porté par la CNT, fondé sur la socialisation et l’autogestion des moyens de production, est une urgence sociale, politique, économique et écologique.

NI LOI TRAVAIL, NI ASSURANCE CHÔMAGE AU RABAIS !
CONTRE LE CHÔMAGE ET LA PRÉCARITÉ,
IMPOSONS UNE VÉRITABLE SÉCURITÉ SOCIALE !

Samedi 3 décembre 2016 :
manifestations locales dans plusieurs départements
et manifestation nationale à Paris (rendez-vous à 14h, place Stalingrad)

Télécharger le tract confédéral de la CNT contre le chômage et la précarité

Initiative de soutien aux réfugié-es le 26/11 à Péronne

jeudi 24 novembre 2016

refugees-welcome-sur-fond-noirL’Action antifasciste Picardie, la CNT Picardie et Solidaires 80 appellent à être présent-es samedi 26 novembre 2016 à Péronne (Somme) pour protester contre la manifestation anti migrant-es qui aura lieu le même jour dans cette ville.

À Amiens, rendez-vous devant le cirque à 8h30 pour un départ vers Péronne à 9h précises. Un autocar à prix libre est prévu (vous pouvez écrire à alt.c9-5od1c5gq@yopmail.com pour réserver). Si le bus est complet, de nombreux/euses participant-es proposeront des places dans leur véhicule.

Extrait du tract qui sera distribué le 26 novembre à Péronne :

Péronnais, Péronnaises et autres habitant-es du Vermandois, du Santerre, une manifestation contre les migrant-es est organisée par le Parti de la France et le SIEL (extrême droite).

Il nous est impossible de rester impassible face à cette montée du fascisme qui n’est pas sans nous rappeler les heures sombres du 20e siècle et il est intolérable que la liberté d’expression devienne une excuse à des propos racistes, injustes, violents et liberticides…

Les fachos, la droite, le gouvernement et les médias à leur botte créent la peur et le rejet de l’autre qui montent autour de nous. Dénoncer un bouc émissaire crée l’angoisse et permet d’effrayer la population ce qui permet de casser toutes les protections sociales et de permettre aux patrons de se goinfrer sur l’argent volé aux travailleurs/euses et aux précaires (chômeurs/euses, intérimaires, immigré-es) mais surtout de restreindre nos libertés. L’ennemi, c’est le patron, le financier, le politique qui se vautrent dans le luxe en exigeant de nous toujours plus !

Les prétendus arguments utilisés sont, en plus, mensongers. Les migrant-es ne coûtent rien ! En revanche, ce qui coûte cher, c’est Frontex (Police des frontières) avec un budget estimé à 250 millions pour 2016 en n’oubliant pas les 100 milliards d’aide de l’État au patronat qui n’embauche pas et réclame de plus en plus au détriment des travailleurs/euses.

Il ne s’agit pas d’un problème financier mais d’une volonté claire des États occidentaux de maintenir la domination du reste de la planète. Ils refusent d’apporter l’aide la plus minimale à des réfugié-es fuyant la guerre que l’on provoque depuis la colonisation et en continuant à les piller. Ces guerres qui jettent des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants sur les routes rapportent beaucoup à la France qui est l’un des plus importants vendeurs d’armes. Mais, à notre sens, un seul argument prévaut : est-il soutenable aujourd’hui qu’un être humain sur la planète meurt de faim, de soif ou exterminé par nos bombes et celles des autres ? La planète n’appartient à personne, c’est pour cela que nous sommes contre toutes les frontières et pour la liberté de circulation véritable. Des papiers pour tous-tes ou pas de papiers du tout !

Signataires : Action antifasciste Picardie – CNT Picardie – Solidaires 80

Jeudi 17 novembre à Amiens : solidarité avec deux militants convoqués à la gendarmerie suite à une action pour la défense de l’assurance-chômage

mercredi 9 novembre 2016

En juin 2015, à l’occasion d’une visite de Pierre Gataz dans la Somme, une trentaine de militant-e-s (mobilisé-e-s dans le cadre de la mobilisation pour la défense de l’assurance-chômage) s’invitaient à la garden-party organisée par le MEDEF au Petit Château à Lamotte-Brebière.

Un an plus tard, suite à une plainte déposée par le propriétaire du lieu, un des militants présents était convoqué à la gendarmerie pour y être entendu.

Jeudi 17 novembre 2016, c’est au tour de deux autres militants (Laurent et Matthieu) d’être convoqués dans le cadre de cette affaire. Pour soutenir les deux camarades et dénoncer la répression du militantisme, un rassemblement aura lieu à partir de 13h30 devant la gendarmerie du 54 rue des Jacobins à Amiens.

Pour en savoir plus, voir l’événement fb créée pour l’occasion par la Coordination des Intermittents et Précaires (CIP) de Picardie

Petit compte-rendu du rassemblement des 19 et 20 octobre à Amiens

samedi 22 octobre 2016

Plus de 10.000 personnes se sont rassemblées les 19 et 20 octobre 2016 dans le parc St Pierre et devant le tribunal à Amiens *. En ces deux premiers jours des vacances scolaires, les nombreuses et nombreux camarades présent.e.s avaient la fraterni-sororité au cœur et la volonté perceptible de continuer le combat pour l’égalité sociale.

amiens-20oct2016-01Sans illusion sur la mascarade politicienne, la solidarité entre les militant.e.s syndicaux, les quartiers populaires, les territoires en lutte et les migrant.e.s a été portée par de nombreuses interventions. La convergence des luttes n’est plus un vain mot !

En attendant la sortie du tribunal des 8 damnés de « Bad-year » vers 21h, les rencontres, les débats, les concerts et nos danses n’ont pas manqué ! « Si je ne peux pas danser, ce n’est pas ma révolution » disait Emma Goldman ! Parmi les nombreux et généreux artistes, Sidi Wacho illumina notre nuit sororelle de Buena Onda. À écouter et à vivre sans modération !

D’ici le délibéré qui sera rendu le 11 janvier, la lucha sigue !

* Pour rappel, lire l’annonce qui avait été publiée le 24 septembre sur ce site.

Loi Travail : le combat continue !

vendredi 8 juillet 2016

Le 5 juillet 2016, le projet de loi Travail a été présenté en seconde lecture à l’Assemblée nationale. Le lendemain, n’ayant pas de majorité pour faire voter ce projet par les député.e.s, le gouvernement est passé en force en utilisant l’arme anti-démocratique du 49-3. À ce jour, la loi Travail est donc officiellement adoptée.

Mais rien n’est perdu car une loi officiellement adoptée peut toujours être abrogée. Pour ce faire, il convient de poursuivre la mobilisation durant les congés d’été. C’est ainsi qu’en juillet-août, différentes actions en direction des salarié.e.s seront organisées. Premier rendez-vous dans la région : mardi 12 juillet pour un barrage filtrant à la barrière de péage de Fresnes-lès-Montauban sur l’autoroute A1.

Bien sûr, ces actions ne suffiront pas. Mais elles sont importantes pour préparer la rentrée de septembre. À l’ordre du jour de cette rentrée : grève générale illimitée et blocage de l’économie, seuls moyens capables de faire plier le gouvernement.

Prochaine grande journée nationale de mobilisation : jeudi 15 septembre.

Manifestation régionale : 14h30, porte de Paris, Lille.

On lâche rien ! Abrogation de la loi Travail !

 

Vidéos de décryptage de la loi Travail

Par des avocat.e.s du SAF
Par un inspecteur du travail
Par la CNT

Textes de décryptage

Tract CNT d’une page
Tract CNT de 2 pages
Tract CNT de 4 pages

Affiches

Loi El Khomri, la machine à remonter le temps
Grève générale jusqu’au retrait de la loi Travail
C’est pas un jour de grève qui nous fera gagner […]

Droit de grève

Cadre juridique du droit de grève et conseils pratiques

Article extrait du site confédéral de la CNT

[…] La répression féroce n’a pas entamé notre détermination. Que ce soient les attaques directes contre les locaux syndicaux (du saccage par la police de celui de la CNT Lille au nassage de la Bourse du Travail de Paris le 28 juin dernier), les fouilles humiliantes des manifestant.e.s, les gardes à vue « préventives » (nouveauté juridique alarmante), les interdictions de manifester, les violences policières, les faux défilés « en cage », rien n’y fait : nous ne lâcherons pas !

Certes, beaucoup de travailleurs/euses vont partir en vacances, se délectant à juste titre des congés payés obtenus de haute lutte lors de grèves et occupations d’usine en 1936 (et non pas du fait de la bonne grâce d’un quelconque gouvernement…). Qu’importe, préparons dès maintenant le retour en force pour une rentrée sociale la plus large possible. Renflouons les caisses de grève, continuons de distribuer des tracts, de coller des affiches, d’organiser des rencontres, de soutenir nos camarades en procès, etc.

La loi Travail est une attaque sans précédent de nos conquêtes sociales. Les mesurettes cosmétiques ne remettent pas en cause les fondements mêmes du texte : imposer le libéralisme le plus sauvage du chacun pour soi. Si l’article 2 cristallise la confrontation en brisant le principe de faveur (l’accord d’entreprise ne peut être que meilleur que la convention collective, qui ne peut elle-même être que meilleure que le code du travail), d’autres mesures sont tout aussi dangereuses : généralisation des comptes personnels (CPA) – transformant l’individu en entreprise – ou garantie jeunes – sorte d’aumône étatique – contre la logique de salaire socialisé de la Sécurité sociale ; contrôle accru des chômeurs/euses (article 52) ; destruction de la médecine du travail ; réduction des délais de prévenance pour les changements d’horaires des temps partiels, etc. Et ce qui arrive aujourd’hui au secteur privé sera sans aucun doute par la suite imposé au secteur public, déjà bien entamé par la RGPP et les restrictions budgétaires. Nous sommes tous concerné.e.s, salarié.e.s, précaires ou chômeurs/euses, aujourd’hui pour certain.e.s, demain pour d’autres, et toutes les générations qui arriveront sur le marché du travail dans quelques années.

Sans compter la négociation Unédic ou le compte pénibilité, quoi que l’on en pense, sabordés par le Medef, sous le regard béat du gouvernement. Car les vrais « casseurs », ce sont bien l’État et le patronat. Ils ne respectent aucune loi, aucune règle, les contournant et refusant de les appliquer pour sauvegarder leurs intérêts financiers et leur pouvoir. Les voilà la chienlit, la canaille, les sauvageons, ces grands délinquants sans limite. Tels les Lafarge faisant des affaires juteuses avec l’État islamique, Dassault vendant ses Rafale à l’Arabie saoudite, Macron ou Le Pen sous-déclarant leur patrimoine pour échapper à l’ISF, Sarko et ses casseroles sans fin, les DRH d’Air France, Goodyear ou Continental licenciant des milliers de salarié.e.s, etc. Les voilà ceux qui devraient comparaître immédiatement en procès et être condamnés à des travaux d’intérêts généraux pour reconstruire les vies qu’ils détruisent depuis des décennies, jusqu’à faire de la mort une source de profit…

Alors, en septembre, changeons de braquet ! Dopons nos luttes pour construire un tour de France des grèves et des blocages. Aucune montagne ne saurait nous résister : notre EPO, c’est l’entraide et la solidarité ; notre pénalty, c’est la grève générale ; notre surface de réparation, les lieux de travail ; notre meilleure défense, c’est l’attaque !

Et pour celles et ceux qui voudraient encore y croire, ne nous laissons pas berner par les appels électoraux qui ne manqueront pas de surgir dès la rentrée. Les promesses n’engagent que ceux qui y croient. Et les dernières années nous ont bien démontré ce que ça valait. N’oublions pas non plus que le Front national a réclamé plusieurs fois l’interdiction des manifestations et l’intervention de l’Armée ou de la Police contre les grévistes et les piquets de grève. N’oublions pas qu’ils n’ont eu de cesse d’attaquer les syndicats « terroristes ». N’oublions pas qu’ils réclament plus de « libertés » pour les « petits patrons », soi-disant accablés par les « charges » et un droit du travail trop rigide… N’oublions pas que cette famille de milliardaires et ses sbires néo-nazis ne cherchent qu’à diviser notre classe sociale entre « Français » et « étrangers » pour mieux nous exploiter et nous dominer tous. N’oublions pas qu’ils prévoient des abattements de cotisations sociales sous prétexte d’augmenter les salaires quand cela ne ferait en réalité que les baisser et détruire la Sécurité sociale. N’oublions pas qu’ils rêvent d’un État encore plus répressif et liberticide. L’extrême droite a toujours été et restera toujours l’ennemi des travailleurs/euses : aucune colère ne justifie que l’on « essaie pour voir ».

De droite, d’extrême droite ou de gauche, tous n’ont qu’un rêve : nous gouverner, maintenir leurs intérêts, leur pouvoir et celui du Capital, petit, moyen ou gros.

Nos rêves ne tiennent pas dans leurs urnes. Notre syndicalisme, nos luttes, n’ont que faire de la couleur politique des classes dirigeantes. Notre autonomie, notre indépendance sont la garantie de nos victoires.

Alors, fini de manifester comme des bêtes de foire à qui la Police et l’Armée lancent des grenades et des flash-balls à défaut de cacahuètes ! Fini de négocier la longueur de la laisse dans les salons de l’Élysée ou de Matignon ! Notre arme, nous ne cessons de le répéter depuis des mois, c’est la grève, le blocage de l’économie et des services publics.

Ne commettons pas une nouvelle fois l’erreur de partir dispersés, lycéens et étudiants, puis raffineries, puis dockers, puis cheminots, etc. Ne jouons plus la carte des journées de mobilisation en pointillés. Dès maintenant, contre la loi Travail et son monde, mettons en place les moyens de construire en automne une grève générale reconductible, forte et unitaire.

> Télécharger ce texte sous la forme d’un tract CNT de 2 pages

Vendredi 8 juillet : soirée de soutien aux militant-e-s de la région victimes de la répression

mercredi 6 juillet 2016

Vendredi 8 juillet à Lille, la CGT, la CNT, Solidaires, Nuit Debout, l’Action Antifasciste NP2C, l’AG de lutte contre la loi Travail et le collectif des étudiant-e-s lillois-es contre la loi Travail organisent une soirée unitaire de lutte et de solidarité avec les militant-e-s de la région victimes de la répression judiciaire.

À Lille, Boulogne, Amiens… des camarades syndiqué‑e‑s et non syndiqué‑e‑s sont poursuivi‑e‑s pour leur participation à la lutte contre la loi Travail. Cela représente d’importants frais d’avocat‑e‑s. La solidarité financière est indispensable. Tou-te-s ensemble, on se retrouve dans la joie et avec uni-e-s-et-solidaires-contre-repressiondétermination contre la loi Travail et pour soutenir nos camarades victimes de la répression. Pour les frais de justice, il y aura une caisse de lutte à alimenter.

Auberge espagnole / barbecue : ramenez ce que vous pouvez pour partager.

Rendez-vous entre 18h30 et minuit à la Bourse du Travail, boulevard de l’usine, Lille-Fives.

« La Chanson de Craonne » censurée lors du centenaire de la bataille de la Somme

lundi 4 juillet 2016

pas-de-guerre-entre-les-peuple-pas-de-paix-entre-les-classesLe 1er juillet 2016 a eu lieu au cimetière militaire allemand de Fricourt (80) une cérémonie à l’occasion du centenaire de la bataille de la Somme, un épisode de la guerre 14-18 qui fit 443 070 morts en seulement 4 mois ½ de combats. La chorale de Poulainville (80) devait y interpréter La Chanson de Craonne, une œuvre interdite pendant la 1ère guerre mondiale à cause de ses paroles antimilitaristes et subversives incitant à la mutinerie. Plusieurs semaines auparavant, l’accord des autorités allemandes et françaises avait été donné à François Grandsir, le directeur de la chorale qui – afin de ménager certaines susceptibilités – avait décidé de n’interpréter que le premier couplet et le refrain de la chanson. Mais, la veille de la cérémonie, François Grandsir a reçu un courrier électronique lui annonçant sans aucune explication que l’État français ne voulait plus de cette chanson. Depuis, la Préfecture de la Somme essaye de faire croire que ce refus était lié à l’emploi du temps de Jean-Marc Todeschini, le secrétaire d’État aux anciens combattants. Un argument très étrange quand on sait que l’interprétation n’aurait duré que 2 minutes à peine !

PS : Cette censure par le gouvernement dit « socialiste » n’est pas nouvelle. C’est ainsi que le 11 novembre 2014 près d’Arras (62), lors de l’inauguration par François Hollande de « L’Anneau de la Mémoire » (un monument portant les noms des 579 606 soldats tués dans le Nord Pas-de-Calais pendant la 1ère guerre mondiale), le discours officiel d’une lycéenne lilloise avait été expurgé de son passage sur les « fusillés pour l’exemple ».

 

« La Chanson de Craonne » interprétée par Valérie Gonzalez :

Mardi 5 juillet : grève et manifestations unitaires pour le retrait de la loi Travail

mercredi 29 juin 2016

carton_rouge_a_loi_travailUne nouvelle journée de mobilisation pour le retrait de la loi Travail aura lieu mardi 5 juillet, jour de réouverture des débats à l’Assemblée nationale. Dans la région, des manifestations auront lieu à Valenciennes (10h, place d’Armes), Lille (14h30, porte de Paris) et Amiens (14h30, Maison de la Culture).

Après le 5 juillet : actions de soutien aux entreprises et secteurs en grève, actions à l’occasion de l’Euro de foot, du tour de France cycliste, de l’université d’été du PS, etc.

Ci-dessous une vidéo de l’action menée le 28 juin devant le commissariat central de Lille :

Les militants interpellés le 28 juin au matin dans le cadre d’une action de blocage contre la loi Travail et ceux interpellés le soir suite au rassemblement de soutien organisé devant le commissariat central sont passés au tribunal après 48 heures de garde à vue. Deux cents personnes étaient présentes pour les soutenir. Comme la loi le leur permet et ceci afin d’avoir le temps de préparer leur défense, les camarades ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Le procès a donc été reporté au mardi 30 août. Dans l’attente, le Parquet a réclamé trois placements en détention provisoire et sept placements sous contrôle judiciaire. Finalement, tous les camarades sont ressortis libres du tribunal et seuls deux contrôles judiciaires ont été prononcés.

Mardi 28 juin : grève et manifestations unitaires pour le retrait du projet de loi Travail

vendredi 24 juin 2016

retrait-loi-travailHollande et Valls n’arrêtent pas de déclarer à longueur de médias que les opposant.e.s au projet de loi Travail sont minoritaires. À l’exception des idolâtres et des pigeons, personne n’est dupe : le camp du « non » est majoritaire ! Majoritaire au parlement : d’où l’utilisation du 49-3 pour passer en force ! Majoritaire parmi la population : de 70 à 80% de français.e.s déclarent être opposé.e.s au projet de loi et 60% d’entre eux/elles soutiennent la contestation (cf. sondage IFOP / Ouest France du 19 juin 2016) et ce malgré les blocages et la déferlante médiatique pro-loi ! Majoritaire chez les syndicats : le camp du « non » rassemble CGT, FO, SUD, FSU, SUD, FIDL, UNEF, CNT, CNT-SO et dernièrement CFE-CGC (soit un bloc totalisant 60,44% des voix aux élections professionnelles de mars 2013) alors que le camp du « pour » ne regroupe que trois syndicats (CFDT, CFTC et UNSA) !

Aujourd’hui, après quatre mois de mobilisation, le gouvernement « socialiste » est aux abois et, pour faire valoir les intérêts du patronat, il reçoit le soutien des classes possédantes, de la droite et de l’extrême droite. Tous n’ont qu’un mot à la bouche : museler le peuple et instaurer un pouvoir autoritaire !

Face à cette situation, nous ne nous laisserons pas intimider. Nous continuerons à exiger l’abandon du projet de loi Travail. Tout en étant présent.e.s dans la rue, nous continuerons aussi à affirmer ce que nous disons depuis le début du mouvement : manifester n’est pas suffisant ! Notre force en tant que travailleurs/euses n’est pas seulement de défiler entre des rangées de policiers surarmés. Notre véritable arme, c’est la grève ! Et quand nos dirigeants politiques ou économiques engagent un bras de fer, nous devons l’assumer en construisant une grève générale reconductible, massive, coordonnée et durable, seul moyen de frapper les capitalistes là où ça leur fait vraiment mal : les profits !

Le 28 juin, tou.te.s en grève et dans la rue !

greve-generaleRendez-vous :

Boulogne-sur-Mer : 9h30, Bourse du Travail
Calais : 10h, sous-préfecture
Dunkerque : 10h, place Jean Bart
Lille : 14h30, porte de Paris
Amiens : 15h, rue de la République

Post-scriptum : plusieurs délégations de syndicats belges en lutte contre la loi Peeters (l’équivalent en Belgique de la loi El Khomri) seront présentes à la manif organisée à Lille.

Mardi 14 juin : tou-te-s à Paris pour le retrait de la loi Travail !

mercredi 8 juin 2016

Manifestation nationale à Paris : départ à 13h de la place d’Italie en direction des Invalides. Rendez-vous du cortège CNT sur le boulevard Arago.

Déplacement en autocar à partir de Lille avec la CNT :

  • Pour toute réservation : nous contacter le plus vite possible !
  • Pour les camarades Picards : un ramassage sera fait à la sortie « Roye ».
  • Post-scriptum du 10/06 : la liste de réservation est close ; plus de places !

 

Images (tournées le 26/05 à Paris) et montage : Ortille

Les patrons et le gouvernement ne comprennent qu’un seul langage : la grève et le blocage !

lundi 30 mai 2016

la-greve-boite-a-outils-extrait-du-journal-de-la-cnt-format-reduitCommuniqué CNT du 30/05/16 :

Sans aucun doute, le bilan de la semaine écoulée atteste de l’amplification de la lutte contre la loi Travail. L’heure est en effet à la reconduction des grèves dans de nombreux secteurs d’activité : routiers, dockers, raffineries, centrales nucléaires, aéroports, services publics, universités… dynamique qui continuera à s’amplifier dans les prochains jours avec le début de la grève illimitée à la SNCF et à la RATP notamment. Les occupations et les actions de blocage économique se multiplient avec un seul et unique objectif : amplifier le rapport de force avec un gouvernement qui n’agit qu’au profit du patronat. Le bilan des manifestations de ce jeudi 26 mai confirme quant à lui que le mouvement social ne faiblit pas, bien au contraire, déterminé à obtenir le retrait d’un projet de loi contesté par la majorité de la population.

Dans le même temps, le gouvernement s’entête à poursuivre une politique minoritaire. Alors que Manuel Valls, Premier Ministre, qualifiait cette semaine l’action syndicale et la grève de « dérive » des syndicats, assumant ainsi totalement le déni de démocratie du gouvernement, la CNT réaffirme que le blocage économique, l’occupation des usines et la grève générale ne sont que les actions légitimes des travailleur.euses qui, par la lutte, ont fait le choix courageux de se battre pour les droits et la condition de toutes et tous. Face à ce gouvernement qui souhaite nous imposer un retour aux rapports sociaux du XIXe siècle, le durcissement de la lutte semble être le seul langage qui parle au Capital : c’est le 49-3 des syndicats !

Par ailleurs, alors que le gouvernement use depuis le début du mouvement d’une répression sans précédent (violences policières, arrestations préventives, interdiction de manifester, condamnation de syndicalistes, charge de cortèges manifestants, saccage de locaux syndicaux…), la CNT dénonce l’orchestration et l’instrumentalisation de la violence par l’État dans le but de criminaliser les luttes : ne nous y trompons pas, les vrais casseurs sont bien ceux qui cassent méthodiquement les acquis sociaux, le droit du travail et l’ensemble de la protection sociale. À ce titre, la CNT exige l’arrêt de toutes les poursuites judiciaires ainsi que la libération des condamné.e.s au titre de leur participation au mouvement social.

La CNT appelle l’ensemble des travailleur.euses, chômeur.euse.s ou précaires, actifs.ves ou retraité.e.s, étudiant.e.s et lycéen.ne.s, à amplifier la dynamique actuelle jusqu’à la victoire du mouvement social. Elle appelle l’ensemble des salarié.e.s du privé comme du public à organiser sans plus attendre des assemblées générales afin de voter souverainement la grève dans les secteurs d’activité qui ne sont pas encore mobilisés. Elle appelle également l’ensemble des structures syndicales à prendre leurs responsabilités et à appeler sans plus aucun détour à la grève générale illimitée.

La CNT soutient l’ensemble des actions mises en œuvre quotidiennement sur le terrain (blocages, occupations, rassemblements et manifestations) contre la loi Travail et invite toutes et tous à multiplier les initiatives.

Le 14 juin, la CNT soutiendra l’ensemble des initiatives prises à la base par ses syndicats, qu’il s’agisse d’une participation à la manifestation nationale à Paris ou d’événements dans les localités.

> Télécharger ce communiqué au format PDF

Loi Travail : uni-e-s et déterminé-e-s dans la lutte

samedi 28 mai 2016

police partout justiceMercredi 25 mai a eu lieu le procès des deux militants interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT à Lille, après que les forces de maintien de l’ordre dominant en ont défoncé la porte. L’un a été relaxé ; l’autre a été condamné à 6 mois de prison avec sursis, sans preuves tangibles. Retour sur cette affaire…

Acte 1 – Manifestation du jeudi 20 avril contre la loi Travail

Cette journée de manifestation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre la loi Travail, une attaque frontale contre les droits collectifs des travailleurs et des travailleuses, qui se maintient voire s’amplifie depuis plusieurs mois. Les manifestant-e-s les plus déterminé-e-s se trouvent en tête de cortège, une fois n’est pas coutume. Vers 15h, bloquée rue Nationale par la police, la manifestation doit modifier son parcours et s’engager dans la rue de l’Hôpital Militaire. Dissimulés dans le porche d’une école de commerce, des agents de la BAC sont aux aguets. Ils surgissent sans brassards ni signes distinctifs et tentent d’interpeller des colleurs d’affiches. Des manifestant-e-s s’interposent, ils comprennent bientôt qu’il s’agit d’agents de police. Une vidéo présentée lors du procès montre les policiers se replier sans difficulté dans l’école. L’ambiance est tendue, mais la violence toute relative. C’est cette altercation assez confuse entre des manifestant-e-s qui se défendent et des policiers rapidement débordés qui sera montée en épingle pour justifier l’interpellation des deux militants. Le soi-disant lynchage ne donnera lieu qu’à un seul jour d’ITT pour l’un des policiers. Autre « événement » lors de la journée : la caméra d’un journaliste (JRI) de France 3, filmant de près des manifestant-e-s qui ne souhaitent pas l’être, est barbouillée de colle. L’affaire est revisitée par M. Belleili, rédacteur en chef de France 3 Nord Pas-de-Calais : le journaliste aurait été agressé et frappé par deux ou trois manifestants cagoulés que celui-ci désigne dans un entretien donné au site Arrêt sur images comme étant des militants de la CNT. Cette affirmation est évidemment fausse et clairement diffamatoire. On se demande bien sur quels éléments celui-ci a pu se fonder pour appuyer de telles inepties.
 
Acte 2 – La police défonce la porte de notre local syndical et se fait plaisir

Suite à la manifestation, un groupe d’une cinquantaine de personnes prend la direction de la rue d’Arras pour tenir une AG de lutte à la librairie occupée L’Insoumise située dans la même rue que le local syndical de la CNT. Le groupe est chargé et se disperse. Certains camarades que nous connaissons pour avoir partagé avec nous bon nombre de luttes trouvent alors refuge dans notre local. Les premières versions policières, parfois reprises par les médias, font état d’agressions dont ils auraient été victimes aux alentours. Ces versions ne seront pas maintenues : c’est bien l’altercation de la rue de l’Hôpital Militaire à 1,6 km de là et longtemps auparavant qui sera finalement utilisée pour justifier la procédure de « flagrant délit » qui va suivre. Quoi qu’il en soit, la rue est bouclée, les passant-e-s goûtent aux gazeuses et un dispositif policier complètement démesuré se met en place. Sans aucune explication, les policiers exigent de pouvoir pénétrer dans le local. Ben voyons ! Pour quelles raisons les camarades réunis pour débriefer la journée devraient-ils (et elles) se plier à cette injonction ? Un local syndical est un outil de défense des travailleurs et des travailleuses, les documents administratifs et juridiques qui s’y trouvent sont confidentiels et potentiellement sensibles ! Comme le rappelle l’OIT (Organisation Internationale du Travail) : « En dehors des perquisitions effectuées sur mandat judiciaire, l’intrusion de la force publique dans les locaux syndicaux constitue une grave et injustifiable ingérence dans les activités syndicales » (La liberté syndicale, Recueil de décisions et de principes du Comité de la liberté syndicale du Conseil d’administration du BIT, 2006, paragraphe 181). Mais foin des principes démocratiques ! Vers 16h40, la police finit par défoncer la porte à coups de bélier. Les forces de maintien de l’ordre dominant retournent alors une partie de matériel et se permettent de fouiller les lieux sans contrôle de quiconque (une plainte sera prochainement déposée pour ces atteintes à nos droits syndicaux). Au cours de leur visite, la police sélectionne trois camarades qui sont sortis du local. Deux d’entre eux seront finalement interpellés, pour l’exemple. Enfin, en quittant les lieux, un commissaire déclare aux militant-e-s resté-e-s sur place : « Vos deux copains sont déjà déférés au Parquet. Quant à vous, si y’a du bordel la semaine prochaine, vous serez les prochains ! ».

Acte 3 – Le procès : une relaxe et une condamnation à 6 mois de sursis

Le 20 avril, comme la loi le leur permet, les deux camarades interpellés ont refusé d’être jugés en comparution immédiate. Ils ont été laissés libres par le juge des libertés avant leur jugement en correctionnelle le 25 mai pour « violences sur agents de la force publique dans l’exercice de leurs fonctions ». Durant l’audience du 25 mai, les camarades ont réaffirmé qu’ils n’avaient pas commis les faits qui leur étaient reprochés : ceux-ci étaient bien à la manifestation mais ils ne sont pas concernés par l’accrochage du porche de l’école de commerce. Des témoignages sont venus confirmer leurs propos. Les policiers eux-mêmes ont été en difficulté pour expliquer de quelle manière les deux camarades auraient été impliqués. Mais ils les ont vus, c’est sûr… Ou au moins leur veste. Pour prouver leur innocence, une vidéo de l’altercation a été produite par un témoin de la défense. Sur cette vidéo, aucune trace de Benjamin : l’accusation des policiers s’effondre, il sera relaxé. Martin non plus n’apparaît pas sur la vidéo. Pourtant l’un des policiers maintient son accusation : il dit avoir été agressé par une personne portant une veste de jean avec un col en fourrure (ce qui correspond à ce que Martin portait sur le dos lorsqu’il a été interpellé dans les locaux de la CNT, ce que les policiers n’ont pas pu manquer d’observer). À partir de là, Martin a eu beau expliquer que ce type de veste est très courant et qu’il n’était sûrement pas le seul manifestant à être habillé de cette façon, rien n’y a fait ! Même sans preuves tangibles, la justice de classe le condamne à 6 mois de prison avec sursis, à une interdiction de manifester à Lille pendant un an et à 500 euros de dommages et intérêts à payer à chacun des quatre policiers plaignants… Son avocate a indiqué que Martin ferait probablement appel de cette condamnation. Pour cela, afin de prouver son innocence, si vous avez des photos ou des vidéos de la manifestation du 20 avril à Lille (notamment lors de son passage rue de l’Hôpital Militaire) ainsi que des témoignages complémentaires à apporter (de quelle couleur était votre veste ?), envoyez-les à ul-lille@cnt-f.org

Acte 4 – Et maintenant ?

Depuis quelques semaines, la répression de la lutte contre la loi Travail prend de l’ampleur. On ne compte plus les violences policières et les blessures qu’elles engendrent, les interpellations et mises en accusation toutes plus outrancières les unes que les autres, des militant-e-s ont même été préventivement interdit-e-s de manifestation. Comme pour Martin, il se trouve des tribunaux pour se prêter au jeu. Des peines de prisons fermes ont même récemment été prononcées à Lille. Antoine, adhérent au SEL CGT du Valenciennois et au CAL Valenciennes, se trouve en détention préventive dans l’attente de son jugement. La liste serait trop longue. Le gouvernement veut passer en force, il menace, il organise la division et la diversion. De nombreux médias aux ordres relayent sa propagande et vilipendent les terribles « casseurs », mais jamais la violence du patronat et de l’État qui elle détruit des vies. Les syndicalistes sont sommés de se désolidariser, de condamner. La finalité de ces manœuvres est bien celle-ci : scinder en deux un mouvement de lutte qui se renforce et qui commence à sérieusement inquiéter le Pouvoir. Refusons de jouer leur jeu, restons déterminé-e-s et uni-e-s dans la lutte contre la loi Travail. Notre droit du travail vaut bien une grève générale !

Pour en savoir plus

> Article de « Libé » sur le procès des deux militants interpellés dans les locaux de la CNT
> Communiqué de l’AG de lutte contre la loi Travail sur la journée du 20 avril
> Vidéo de l’intrusion de la police dans les locaux de la CNT le 20 avril
> Solidarité avec Antoine, militant CGT
> Vidéo de la manif organisée le 21 mai contre la répression

Pour nous soutenir financièrement

Libellez vos chèques à l’ordre de UL CNT LILLE et envoyez-les à cette adresse : Union locale CNT, 32 rue d’Arras, 59000 LILLE

Bilan de la manifestation du 21 mai à Lille contre la répression des mouvements sociaux

mercredi 25 mai 2016

Extrait vidéo de la manif :

Lien de téléchargement de cette vidéo

 
Compte-rendu écrit et photos (cliquer sur les images pour les agrandir) :

manif-21mai2016-lille-01Trois cents personnes sont descendues dans la rue samedi 21 mai 2016 à Lille pour dénoncer la répression des mouvements sociaux. Une manifestation à la fois dynamique, déterminée et joyeuse qui a montré que la solidarité est non seulement une force mais aussi un plaisir partagé. Dommage pour les organisations qui n’avaient pas répondu à l’appel (cf. la liste des signataires) ; elles ont manqué quelque chose !

Plusieurs prises de parole ont été faites le long du parcours :

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  • appel à la libération d’Antoine (militant de la CGT Valenciennes mis en détention provisoire suite à son interpellation brutale lors de la manifestation du 17 mai à Lille),
  • appel à la levée de toutes les poursuites à l’encontre des militant-e-s contre la loi Travail,
  • appel à lutter contre les violences policières (dans le cadre des mouvement sociaux mais aussi au quotidien dans les quartiers populaires),
  • appel à condamner les atteintes à la liberté syndicale (attaque par la police des locaux de la CNT à Lille et du camion-sono de SUD-Solidaires à Marseille, intrusion de la police dans le local de SUD-Solidaires à Rennes, etc.),
  • appel à condamner les atteintes à la « Charte d’éthique professionnelle des journalistes » faites par certains professionnels de la presse et des médias,
  • appel à la convergence des luttes (cf. par exemple la manif qui avait lieu au même moment à Lille contre la multinationale Monsanto),
  • appel à la grève générale contre la loi Travail et toutes les lois anti-sociales,
  • appel à soutenir les opérations de blocage devant les dépôts de carburant,
  • appel à se rendre le 25 mai à 13h30 au TGI de Lille pour le procès des 2 manifestants contre la loi Travail interpellés fin avril dans les locaux de la CNT.

Lors du passage de la manifestation devant les locaux de la CNT (32 rue d’Arras), un membre du secrétariat international de la CNT a lu un messsage de soutien de la FAU, l’organisation sœur de la CNT outre-Rhin.

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Après la manifestation, un pot de l’amitié a réuni dans les locaux de la CNT plusieurs dizaines de personnes d’horizons organisationnels et géographiques différents (dont les camarades venus de Strasbourg, de la région parisienne et du congrès de la FTE).existence-saine-et-fred-alpi-cnt-lille-21mai2016 Merci à Cyril et Nath du groupe Existence Saine ainsi qu’à Fred Alpi (de passage à Lille) pour avoir égayé la soirée de leur musique et de leurs chansons. Merci aussi aux concerts improvisés de Monsieur Bidon, Mado, etc.

Le 21 mai : une journée qui – pour les luttes présentes et à venir – a donné du baume au cœur à tou-te-s ses participant-e-s !

Solidairement,
l’union locale CNT de Lille

Lire le compte-rendu de la manif fait par « La Voix du Nord »

Jeudi 26 mai : grève générale contre la loi Travail et manifestation à Lille

dimanche 22 mai 2016

À l’occasion de la grève générale qui aura lieu jeudi 26 mai dans tout le pays, une manifestation régionale est organisée à Lille (rendez vous à 14h30, porte de Paris).

Alors, contre la loi Travail et son monde, viens !

Ce clip est une contribution à la lutte de la part du groupe électro-rock lillois Chamots.
Il a été filmé en mai 2016 à Roubaix et à Noyelles-Godault.

 

Autres rendez-vous :

  • Mardi 24 mai : l’union locale CGT de Tourcoing appelle à un rassemblement intersyndical à l’occasion de la visite des CFA de Tourcoing par Myriam El Khomri (ministre du chômage et des patrons) ou plutôt par la secrétaire d’État chargée de la formation professionnelle (car, apparemment, l’agenda de la ministre a brutalement changé). Rendez-vous à 10h sur le parvis du CFA, 80 rue des Piats, Tourcoing.
  • Mercredi 25 mai : parce qu’un coup porté contre un militant du mouvement social est un coup porté contre tous, rendez-vous à partir de 13h30 au Tribunal de grande instance de Lille (13 avenue du peuple Belge) en soutien aux 2 manifestants contre la loi Travail interpellés le 20 avril dernier dans les locaux de la CNT.

Manifestation contre la répression des mouvements sociaux samedi 21 mai à Lille

jeudi 19 mai 2016

repression-contre-mouvement-socialAppel unitaire :

Le 20 avril dernier à Lille, les forces de police ont pénétré dans les locaux de l’union locale des syndicats CNT en défonçant la porte à coups de bélier, saccageant une partie du matériel syndical et fouillant de manière très approfondie les locaux. Deux personnes y ont été arrêtées. [note du webmaster : pour en savoir plus, lire ici]

Cette agression est le symbole d’une entrave à la liberté syndicale mais au-delà, d’une accélération et d’une amplification de la répression du mouvement social en général. On pense aux syndicalistes d’Air France, de Goodyear, aux mutilations dues aux grenades et flashballs, aux tirs tendus sur des manifestant-e-s et sur le camion de l’union syndicale Solidaires 13, aux étudiant-e-s et lycéen-ne-s interpellé-e-s, aux interluttant-e-s, etc. Depuis deux mois et demi, on ne compte plus le nombre d’arrestations, de personnes blessées et même emprisonnées.

Nous apportons notre soutien à tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement la répression.

Nous appelons donc à une manifestation le samedi 21 mai à Lille :

  • contre l’intrusion dans un local syndical,
  • en soutien aux camarades en attente de jugement
  • et, plus largement, contre la répression des mouvements sociaux.

Rendez-vous à 14h30 sur la place de la nouvelle aventure (marché de Wazemmes).

Signataires (par ordre alphabétique) : AFA NP2C, AG de lutte contre la loi travail Lille, AL, AMDH-Nord/France (Association Marocaine des Droits Humains), CNT, Collectif Archimède de l’université de Lille 1, Collectif des syndicalistes CGT de l’Union de lutte du Bassin minier (62), Collectif des précaires de l’enseignement supérieur et de la recherche de Lille, Comité ZADs Lille, Coordination des interluttant-e-s 59/62, Ensemble! Lille, Les Flamands Roses, L’Insoumise, NPA Lille, Solidaires 59, Solidaires 62, Solidaires 80, SUD éducation 59/62.

> Télécharger l’appel au format PDF

Nota bene : Une manif contre les violences policières est organisée le 18 mai à 18h, pl. de la République à Lille. Par ailleurs, en soutien à plusieurs manifestants contre la loi Travail convoqués au tribunal, des rassemblements sont organisés devant le tribunal de grande instance, avenue du peuple belge à Lille, mardi 17 mai à 13h, mercredi 18 mai à 8h, mercredi 25 mai à 13h30 et vendredi 3 juin à 9h (liste non exhaustive). D’autre part, pour tout renseignement, signalement d’arrestation ou conseil juridique, téléphonez à la legal team au 06 48 57 86 30. Enfin, une page fb spéciale a été créée pour recenser les témoignages, photos, vidéos, etc. des violences policières subies ou constatées à Lille.
POST SCRIPTUM :
vidéo, compte-rendu et photos de la manif

Toutes et tous en grève à partir du mardi 17 mai !

samedi 14 mai 2016

Si la CNT n’a jamais eu d’illusion sur la représentation parlementaire et le caractère prétendument démocratique du régime actuel, les violences policières, le prolongement de l’état d’urgence et le recours à l’article 49-3 pour imposer la loi Travail constituent un arsenal clair au but sans équivoque : imposer par la force des lois qui s’attaquent directement et brutalement aux droits et aux libertés des salarié-e-s.

En 2006, François Hollande – alors dans l’opposition – déclarait : « Le 49-3 est une brutalité, un déni de démocratie ». Aujourd’hui, l’État et le patronat, main dans la main, mènent la lutte des classes et cherchent à la gagner par les voies les plus autoritaires : loi Travail (qui va passer le 12 mai à l’Assemblée nationale à coup de 49-3), loi Macron (passée elle aussi l’année dernière à coup de 49-3), chantage sur les négociations UNEDIC (assurance-chômage), etc. Nous ne pouvons et ne devons plus laisser faire ! Face à la violence sociale exercée par le gouvernement et le patronat, répondons en faisant converger la lutte contre la loi Travail avec celles des différents secteurs mobilisés (cheminot-e-s, intermittent-e-s du spectacle, etc.) et en construisant un vaste mouvement de grève générale reconductible.

affiche-cnt-npdcp-greve-generale-loi-travail-17mai2016Comme Solidaires et comme la Coordination nationale étudiante, la CNT appelle tous les secteurs d’activité à cesser massivement le travail le mardi 17 mai et à s’organiser en assemblées générales pour reconduire la grève les jours suivants.

Prochaines manifestations à Lille :

  • Mardi 17 mai : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Mercredi 18 : 18h, place de la République (manif locale contre les violences policières et les dérives autoritaires du gouvernement)
  • Jeudi 19 : 14h30, porte de Paris (manif régionale)
  • Samedi 21 : 14h30, pl. du marché de Wazemmes (manif régionale contre la répression des mouvements sociaux ; cf. texte d’appel)