| EDUCATION infos du syndicat CNT-SSEC du Nord Pas-de-Calais, de la CNT-FTE et des AG de secteurs |
![]() Lille,
le 15 mai 2008
|
Pour
télécharger "Classes en lutte", le bulletin mensuel de
la fédé CNT-FTE, cliquer ici (dernier n° : mars
2010). Pour visiter le site de "N'autre école", la revue trimestrielle de la CNT-FTE, cliquer ici. De 1995 à aujourd'hui : le syndicat CNT-SSEC 59/62 et l'intersyndicale de l'éducation Nord Pas-de-Calais, cliquer ici. Pour consulter "N'autre fac", (ex) bulletin de la section CNT-SR de Lille, cliquer ici. |
Déclaration de l'intersyndicale ( FSU – CGT Educ’action – SUD Education – SNETAA-EIL – CNT ) du Nord Pas-de-Calais :
A tous les étages de l’éducation les réformes et le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux détériorent le service public d’Education.
En maternelle :
La scolarisation dès deux ans en maternelle est gravement attaquée et dans le même temps se mettent en place les jardins d’éveil pour les familles qui auront les moyens de payer ce mode de garde là où il existera.
En primaire :
Les évaluations nationales en CE1 et CM2, loin d’être un outil pour et mis en œuvre par les enseignants au service des élèves, ne sont qu'un outil de "pilotage du système éducatif". Leur unique objectif est de mettre les écoles en concurrence entre elles. Les organisations syndicales en demandent la suspension et invite les conseils de maîtres de chaque école à faire de même à travers des motions.
Les attaques se poursuivent contre les personnels des RASED (redéploiements de postes, raréfaction des formations...) alors que l'accompagnement individualisé montre son inefficience.
Dans le second degré :
Les réformes de régression font peser de lourdes menaces sur le système éducatif :
- remise en cause du cadre national de l’Education par l’autonomie croissante des établissements et le non respect des textes nationaux, comme c’est le cas dans l’académie de Lille (pour récupérer des moyens sur une dotation largement insuffisante, LV3 et langues anciennes ne pourraient pas être proposées en enseignements d’exploration).
Si on y ajoute la suppression de la carte scolaire, c'est une ghettoïsation accrue des établissements qui se profile.
- diminution du nombre d’heures de cours pour tous les élèves par la mise en place du socle commun dans les collèges et la réforme du lycée
- mise en place d’un pseudo-accompagnement personnalisé sans attache disciplinaire, alors que les effectifs explosent en cours
- autoritarisme grandissant des chefs d’établissement qui accentuent leurs pressions sur les personnels et contestent leurs droits, y compris syndicaux
- dessaisissement des compétences des élus du conseil d’administration pour les transférer vers un conseil pédagogique désigné. Ses membres seront nommés par le chef d'établissement. Il sera consulté sur l'organisation des enseignements, la notation et l'évaluation des activités scolaires et les modalités des voyages scolaires. Il formulera des propositions sur l'organisation de l'accompagnement personnalisé, préparera la partie pédagogique du projet d'établissement et assistera le chef d'établissement pour élaborer le rapport sur la pédagogie de l'établissement (cf décret 2010-99 du 27/01/2010) !
L'intersyndicale dénonce la dérive autoritaire que représente la création d'un conseil affidé au chef d'établissement et destiné à renforcer son pouvoir sur les personnels.
L'intersyndicale n'accepte pas cette remise en cause caractérisée de la liberté pédagogique.
Elle appelle donc tous les personnels à neutraliser par tous les moyens le fonctionnement des conseils pédagogiques (non participation, transformation en AG …).
- casse et transfert des missions du service public d'orientation.
Dans le même temps, la dégradation des conditions d’enseignement et l’alourdissement de la tâche des personnels se poursuivent par l’inflation du nombre d’heures supplémentaires et les suppressions de postes dont le volume est d’autant plus incompréhensible que la démographie s’est stabilisée et même augmente légèrement. L’Intersyndicale appelle à une campagne de refus des heures supplémentaires.
Enseigner un métier qui s’apprend !
Améliorer la formation initiale et continue des enseignants, qu'elle soit professionnelle, disciplinaire ou pédagogique est déterminant pour faire réussir tous les élèves. Or, la réforme imposée par le gouvernement va la sacrifier ! Le service public d’éducation sera durablement affaibli. Les universités, les associations de parents d'élèves, d'enseignants et d’étudiants sont unanimes pour demander l'abandon de cette réforme-là. Les organisations syndicales appellent à signer la pétition en ligne : http://www.100000voixpourlaformation.org/
Dans ce contexte, l’intersyndicale FSU – CGT Educ’action – SUD Education – SNETAA-EIL – CNT appelle les personnels à :
- réclamer l’arrêt des suppressions de postes et la création des postes de titulaires nécessaires à l’amélioration des conditions d’enseignement
- organiser dans les établissements les actions collectives qui leur paraissent les plus mobilisatrices : réunions d'informations, assemblées générales, grève, refus des tâches non obligatoires comme les livrets de compétences, neutralisation du conseil pédagogique, non participation aux examens blancs, rétention des notes des copies qu’ils corrigent, refus des heures supplémentaires pour la prochaine rentrée…
- s’adresser aux parents d’élèves et aux lycéens sur l’urgence de refuser ces réformes ainsi que sur le sens et les objectifs de leurs actions pour une autre politique éducative
Elle rappelle son soutien à tous les collègues qui suivent les consignes syndicales en n’appliquant pas tout ou partie des dispositifs (aides personnalisées, base élève, évaluation CE1-CM2, livret de compétences...) et qui sont sous le coup de sanctions administratives ou financières.
Lille, le 4 février 2010.
Texte maquetté à télécharger (format pdf - 2 pages - 150 ko) : cliquer ici.
Fonction publique : tous et toutes en grève le 21 janvier 2010 !
Transports, Poste, santé, éducation..., depuis plusieurs années, c’est tous les services publics qui sont petit à petit laminés, démantelés.
Autant de services rendus à la population livrés aux intérêts privés, à la marchandisation. Nous assistons à une véritable casse programmée des services publics visant une attaque sans précédent des statuts (réduction drastique des moyens) et à orchestrer plus certainement leur privatisation (précarisation toujours plus massive).
Le plan gouvernemental « Fonction Publique 2012 » prévoit d’ici là et sur 5 ans le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cela a bien entendu des conséquences dramatiques au niveau des personnels, de la qualité du service rendu mais aussi au niveau des recrutements.
Dans l’Éducation nationale par exemple, les postes ouverts aux concours,toutes disciplines confondues, ont été divisés par plus de deux en 10 ans, passant de plus de 20 000 en 2000 a à peine plus de 9 000 cette année, en 2010.
Tous secteurs confondus, ce sont 60 000 suppressions de postes par an qui sont prévues dans les services publics depuis 2009. Les suppressions de postes auront lieu dans les écoles, les collèges et lycées, les hôpitaux, les administrations, au mépris des usagers, alors que pour lutter contre le chômage et améliorer ces services ce sont des embauches massives dont nous avons besoin. Autant d’attaques auxquelles se rajoute pour les personnels la casse des statuts. La RGPP (Réforme générale des politiques publiques) prévoit entre autre au travers de la loi sur la « mobilité de l’emploi dans la fonction publique » la remise en cause du statut de fonctionnaire et de la garantie de l’emploi. À l’ANPE par exemple, les salariés ont déjà reçu des lettres individuelles leur proposant un reclassement sous statut privé.
La qualité des services publics offerts va profondément se dégrader et l’on sait que ce sont les classes populaires qui en subissent les plus grands méfaits, renforçant ainsi les inégalités sociales.
La place du service public dans une société est le reflet des choix sociétaires de celle-ci et aujourd’hui se dessine une société capitaliste de plus en plus inégalitaire et autoritaire. Les nouveaux coups portés contre les services mais plus généralement contre l’ensemble des travailleurs-ses sont une nouvelle occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles.
Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble. Dans cette démarche, rappelons-nous et prenons exemple sur le mouvement de grève générale de l’an dernier en Guadeloupe : un mouvement fort et victorieux car unitaire, interprofessionnel, reconductible jusqu’à satisfaction et axé sur une plate-forme de revendications précises et concrètes.
Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 21 janvier avec l’ensemble de la fonction publique. Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos revendications et la construction de la lutte interprofessionnelle.
Fédération CNT des travailleur(se)s de l'Education (CNT-FTE)
fede-educ@cnt-f.org
http://www.cnt-f.org/fte
Tract à télécharger (1 page - 691 ko - format pdf) : http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/21janvier_fte_proposition.pdf
Grève du 24 novembre 20091) Appel de l'intersyndicale Education de l'académie de Lille
Sans surprise, la rentrée a été marquée par les effets rapides de la politique de casse du service public d'éducation de casse du service public d'éducation :Précarité à l'université : ça suffit !
Réunion publique de la section CNT-SR (supérieur et recherche) le jeudi 5 novembre à 12h30 à l'université de Lille 1 (cité scientifique), bâtiment M1.
La rentrée de septembre 2009 dans l'Académie du Nord
(bilan de l'intersyndicale) :
- En juin-juillet, des centaines d'élèves ont fait les frais des restrictions budgétaires et des fermetures de postes en se retrouvant sans affectation pour la rentrée, qu’il s’agisse des élèves entrant en 2nde générale, technologique, ou professionnelle, des doublants de terminale, des titulaires de CAP ou de BEP en demande de poursuite d’études ou même des bacheliers désireux de préparer un BTS. De « non affectés », la plupart de ces élèves sont passés « mal affectés » en septembre, la place qui leur a été trouvée ne correspondant pas à leurs vœux. Aussi risquent-ils de décrocher très rapidement. D’autres ont purement et simplement « disparu » pendant l’été.
Dans le 1er degré, la scolarisation des 2 ans a encore fortement diminué, faute de places suffisantes dans les écoles maternelles. En cette rentrée, seuls 40% des enfants de 2 ans sont scolarisés dans le Nord/Pas-de-Calais contre les 2/3 au début des années 2000. Dans le même temps Nadine Morano lance, à grand renfort médiatique, l’expérimentation de 8000 jardins d’éveil destinés au même public. Ceux-ci seront financés par les collectivités territoriales, les CAF et les familles..
L’intersyndicale dénonce et condamne cette éviction organisée des élèves, résultat direct des 13500 suppressions de postes de cette rentrée. Les 16000 suppressions de postes d’ores et déjà annoncées augurent d’une situation encore plus explosive à la prochaine rentrée.
- L'offre de formation dans l’Académie se réduit, cela se traduit par une attitude méprisante à l'égard d'élèves qui ne peuvent suivre l'enseignement choisi et par le non respect des textes réglementaires. Ainsi, la réforme des LP met-elle en place une LV2 obligatoire pour les Bac pro service sans les recrutements d'enseignants nécessaires. Plus de 1500 élèves dans l'académie ne peuvent donc poursuivre la LV2 commencée en 4 ème et se trouvent soit sans enseignement, soit contraints de suivre une autre LV que la leur et ce sans dispositif grand débutant.
- Les effectifs par classe sont lourds en école maternelle et dans le primaire et montent parfois jusqu’à 32 élèves. Et ce alors que les moyens de prise en charge des élèves en difficulté, notamment les RASED, ont été nettement réduits.
- En collège, les classes comptent jusqu'à 30 élèves et au lycée, on trouve des secondes à 38, les suppressions de postes étant proportionnellement supérieures à une baisse démographique qui n'est que passagère (la reprise a déjà lieu en collège et elle se poursuit dans le premier degré). Les effets de la suppression de la carte scolaire pèsent aussi fortement, accentuant l'effet ghetto au risque de provoquer des fermetures d'établissements ou d'accentuer les difficultés dans d'autres. Cette déréglementation de la carte scolaire empêche aussi de plus en plus d’ élèves d’obtenir leur établissement de secteur.
- Le rectorat a été contraint d'injecter des moyens supplémentaires en juillet (autrement dit des heures supplémentaires et des blocs de moyens provisoires qui rendent incompréhensibles et encore plus mal vécues les suppressions de postes) pour des établissements dont les effectifs avaient été sous-estimés. Ces BMP et les postes restés vacants à l'issue du mouvement conduisent à affecter massivement des TZR sur des postes à l'année, alors que les moyens en remplacement de l'académie ont été amputés l'an dernier de 215 postes, avec des inquiétudes très fortes pour la plupart des disciplines (le nombre de TZR en maths a diminué de 40 % en 2 ans, celui d'anglais de 50 %). La situation de la documentation (88 postes vacants en juin) et de la technologie (74) reste extrêmement préoccupante et conduit cette année encore à envoyer des dizaines de TZR ou précaires enseigner dans une discipline pour laquelle ils ne sont ni volontaires, ni formés. En règle générale, la situation des TZR devient explosive : affectation sur plusieurs établissements, à l'année hors zone sans frais de déplacement, hors discipline, en SEGPA .Les contractuels en CDI sont aussi bien souvent nommés puis dénommés , ceux en CDD sont encore en attente de postes alors que dans le même temps de nombreuses classes sont sans enseignants.
Enfin, la situation des personnels de la vie scolaire se dégrade dans de nombreux établissements. Les derniers MI-SE sont presque tous arrivés en fin de délégation (il n'en reste que 72 dans l'académie) et ne sont pour la plupart pas remplacés. Les AED (Assistants d’Education) sont parfois utilisés à des tâches administratives pour pallier le manque de personnels. Au final, le taux d'encadrement des élèves s'effondre, au risque de voir se multiplier les incidents
La loi sur le handicap est bafouée. Bon nombre d'élèves ayant droit à un AVSI se retrouvent seuls.
- L’Intersyndicale dénonce le renforcement de l’autoritarisme et le développement de mesures graves prises contre les collègues (multiplication des conseils de discipline et des sanctions…).Elle soutiendra tous les personnels en lutte et notamment ceux qui refusent la mise en place des dernières réformes concernant le 1er degré et tout le système éducatif.
- Enfin elle dénonce également les conditions de préparation de la rentrée, caractérisées par le non respect du paritarisme et des règles qui le régissent. Ceci témoigne d’un profond mépris envers les personnels et le Service Public d’Education dans son ensemble.
- En ce qui concerne la formation des maîtres, l’intersyndicale condamne les coups de force du gouvernement qui impose des textes sans débat ni concertation.
- Quant à la grippe A, l’intersyndicale dénonce l’absence de transparence et de concertation avec les représentants des personnels : elle demande la tenue d’un CHSA et de CHSD dans les plus brefs délais.
De la maternelle au lycée, attrapons le bon virus, celui de la grève !
Luc Chatel, nouveau ministre, vieille rengaine ! Sur la forme comme sur le fond, cette rentrée ressemble à s’y méprendre aux précédentes. Un ministre prompt à redire qu’il poursuivra la politique de son prédécesseur ; des syndicats qui nous préparent la sempiternelle journée « ballons »... Bref, une rentrée à désirer la grève !
L’école n’est pas seulement soumise au régime sec, suppression de milliers de postes, ou gérée à flux tendu avec l’emploi de personnels à statuts précaires et bas salaires (profs vacataires, aides éducateurs, emplois de vie scolaire, médiateurs...) ; l’avalanche des mesures gouvernementales dessine les contours d’une école soumise aux lois du marché : compétition, évaluation, performance, mérite. De l’école caserne à l’école entreprise, une vaste opération privative est en cours.
Défendre une autre école, celle de l’émancipation, de la coopération et de l’entraide, tel doit être notre objectif. Dégonflons les baudruches et réaffirmons nos désobéissances dans la grève !
Tract à télécharger (1 page - format pdf - 105 ko) :
http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/FTE_Rentree09.pdf
Compte-rendu des audiences spéciales précarité
au rectorat et au lycée G. Berger de LilleI- CR de l’audience du 27 mai 2009 au rectorat de Lille
II - CR du rassemblement et de l’audience du 13 mai 2009 au lycée G. Berger
I- CR de l’audience du 27 mai 2009 au rectorat de Lille
Une délégation de 3 personnes (2 AED dont 1 de la CNT et 1 AP de Sud) a été reçu au rectorat par M. Kakouski, directeur des ressources humaines, M. Gosselin, directeur de cabinet du recteur & chef d’établissement, Mme Triquet, responsable des contrats aidés au rectorat et Mme Bossuet, responsable des personnels enseignants.
Ce rassemblement fait suite à celui du 29 janvier dernier au rectorat et à celui du 13 mai devant le lycée G. Berger (employeur de 450 contrats aidés dans le 1er degré et centre de traitement pour 700 AED).
Le 29 janvier, plusieurs points avaient été évoqué lors d’une 1ère audience au rectorat :
problème des heures de formation refusées à certains-es AED étudiants-es par les chefs d’établissement
problème du non-remplacement des personnels non-titulaires (congés maladie longue durée et maternité)
problème
de la formation non qualifiante imposée aux personnels en contrats
aidés (cae et contrat avenir)
Le rectorat s’était engagé à faire remonter nos revendications au
ministère : fin de l’annualisation du temps de travail, retour au
statut Mi-Se pour les surveillants-es et titularisation des personnels
précaires. Il devait aussi rappeler par circulaire aux chefs
d’établissements le droit au crédit formation pour les aed étudiant-es.
L’objectif de ce nouveau rassemblement était de revenir sur les engagements (non-tenus) du rectorat, de le pousser à prendre position quant au renouvellement des personnels en cav de + 50 ans ou ayant atteint les 50 ans pendant leur contrat et d’appuyer les demandes de dérogation auprès de pôle emploi (suite de l’audience à G. Berger).
2 points essentiels ont été abordés :
AED
Contrats aidés
1- AED
Fin
du recrutement des Mi-Se en 2002 : disparition des derniers Mi-Se à la
rentrée 2009
Les Mi-Se vont-ils/elles systématiquement être remplacés par de
nouveaux AED ?
Le rectorat répond que la répartition des postes se fait chaque année
pour chaque établissement selon les besoins académiques globaux : pas
de garantie pour le remplacement des postes de mi-se par de nouveaux
aed !!!
Apparemment, le nombre de postes d’AED serait en constante augmentation
dans l’académie, y compris le nombre de temps plein !!!???
Evidemment pas de chiffres précis et vérifiables...
AED
remplacés par des EVS en CAE ou cav : le rectorat rappelle que ce sont
des financements différents et donc qu’il ne faut pas tout confondre !
Nous expliquons que dans les faits ces personnels font le même boulot
et qu’il arrive dans certains établissements que des aed soit remplacés
par des EVS en cae. Le rectorat répond qu’ils ne remplacent pas mais
qu’ils confortent une équipe...
Le
passage du statut Mi-Se à celui d’AED a apporté beaucoup plus de
souplesse pour le bon fonctionnement du service public d’éducation : là
dessus on est d’accord !
Plus de souplesse pour plus de précarité et des conditions de travail
plus dures pour les personnels. Le rectorat nous répond que c’est un
décret national sur lequel il n’a aucun pouvoir et que lorsque l’on
signe un contrat on sait à quoi s’en tenir !!! Mais il fait remonter...
Heures
de formation : le rectorat va enfin rappeler aux chefs d’établissement
par circulaire le droit au crédit formation pour AED étudiants-es et
leur droit de participer à l’accompagnement éducatif (normalement la
semaine prochaine, à suivre).
Possibilité pour AED de faire une VAE pour concours de recrutement (à
suivre)
Remplacement
des personnels précaires en congés maternité et maladie longue durée :
. pour les perso en contrats aidés, la législation sociale française
s’applique normalement . pour les AED, pas de moyens supplémentaires en
postes mais en personnes : pas de remplacement automatique pour AED en
congés longue durée, au cas par cas selon la situation de
l’établissement.
Pressions
sur les personnels précaires mobilisés dans leur établissement : le
rectorat est très étonné car ils n’ont reçu aucune plainte d’AED malgré
leurs contacts réguliers avec nous. Il nous rappelle que lorsqu’on est
dans l’opposition systématique, il faut s’attendre à recevoir des
pressions !!!
2- Contrats aidés
Réaffirmation
du temps de travail effectif pour cae et cav dans l’académie : 20h par
semaine pour les cae et 26h pour les cav maximum.
Le rectorat s’engage à en informer les chefs d’établissements de façon
officielle la semaine prochaine (à suivre).
Renouvellement
des personnels en cav de + 50 ans et ceux/celles ayant eu 50 ans
pendant la durée de leur contrat : quel engagement du rectorat ? Aucun,
il n’était pas au courant de cette possibilité, ça concerne pôle
emploi ! Il va y réfléchir...
Présence
d’un-e représentant-e du rectorat lors de l’audience prévue le 3 juin à
la direction régionale du travail et de pôle emploi au sujet du
renouvellement de ces personnels : il faut envoyer une demande écrite à
l’attention du recteur...
Prochain rassemblement le mercredi 3 juin à 15h30 devant la Direction Régionale du Travail et de Pôle Emploi, 70 rue Saint-Sauveur (Lille) à l’appel du réseau contre la précarité dans l’Education 59/62 en lutte pour la titularisation de tous les personnels précaires de l’Education Nationale (soutenu par Sud et la CNT).
CR au format pdf : à télécharger en cliquant ici.
II - CR du rassemblement et de l’audience du 13 mai 2009 à Lille au lycée G. Berger
Gaston Berger, employeur pour le 1er degré de 450 contrats "aidés" (CAE et CAV) et centre de traitement pour 700 AE du second degré.
L’objectif de ce rassemblement était notamment de pousser au renouvellement des personnels en contrats aidés en fin de contrat au 1er juillet, notamment ceux/celles de plus de 50 ans et les travailleurs-ses relevant de la cotorep.
Délégation de 3 personnes [ 1 EVS en CAV et 2 Assistants d’Education (Sud éduc et CNT) ] reçue par le proviseur et le gestionnaire de G. Berger.
Pour les Emplois Vie Scolaire en CAE ou CAV du 1er degré, les renouvellements de contrats dépendent de Gaston Berger et de pôle emploi.
renouvellement
possible pour 2 années supplémentaires au delà des 36 mois (durée max
du contrat) pour EVS en CAV de plus de 50 ans et ceux/celles relevant
de la cotorep
Demande de dérogation à envoyer à Gaston berger qui transmet à Pôle Emploi.
G. Berger s’engage à "pousser" les demandes de dérogation auprès de Pôle emploi.
Objectif du réseau pour le 27 mai : obtenir le renouvellement automatique à échelle départementale pour tous les EVS de plus de 50 ans (ou ceux/celles ayant atteint cet âge pendant les 3 années en poste) et ceux/celles inscrits à la cotorep ?
réaffirmation
du temps de travail hebdomadaire pour contrats aidés : 20h pour les CAE
et 26h pour les CAV (voir jugement du 8 décembre 08 rendu à
Mont-de-Marsant qui donne raison à un personnel en cae qui a attaqué
son chef d’établissement qui lui demandait de travailler 23h30 au lieu
de 20h par semaine).
formation pour personnels en contrats aidés
Obligatoire et financée en partie par le chef d’établissement pour les CAV.
Obligatoire pour CAE (contrôle de Pôle Emploi).
Problème : formation non-qualifiante et non-diplomante.
Quelles offres de formation qualifiante pour ces personnels ?
Quels moyens d’information quant aux offres de formation ?
Envoi par Gaston Berger d’une liste des formations proposées (à suivre).
Développement des préparations aux concours pour l’année prochaine (à suivre).
La question de la formation des AVS-i et AVS-co ne dépend pas de G.Berger mais de l’IA.
personnels en contrats aidés en fin de contrat le 1er juillet.
Décisions de renouvellement ou pas sont déjà prises, apparemment tous les établissements en sont informés.
Les personnels doivent en être informés au plus tard le 1er juin.
Demande de dérogation (à suivre).
assistants-es
d’éducation :
Annualisation du temps de travail : décret national.
Problèmes des heures de formation qui devraient être accordées à tous
les AE étudiants-es et qui de plus en plus (vu le manque de postes)
leur sont refusées.
Non remplacement des personnels en congés maternité ou maladie,
problème lié à la nature du contrat : pas de création de postes pour
des contractuels.
Dans l’ensemble, échange assez positif.
Nous avons fortement insisté sur la précarité de nos statuts,
l’aggravation de nos conditions de travail et le recours systématique
dans l’Education Nationale aux contrats précaires pour couvrir des
besoins permanents.
Le tract du réseau leur a été remis.
Ils s’engagent à faire remonter nos revendications aux différentes
autorités de tutelle : rectorat, direction régionale du pôle emploi,
I.A.
Articles parus dans la Voix du Nord et dans Nord-éclair suite au rassemblement :
Nord-éclair
La Voix du Nord
CR au format pdf : à télécharger en cliquant ici.
1) CAE/CAV : quel emploi, quel avenir pour nous ?
Nous,
personnels recrutés pour l’aide administrative aux écoles,
l’accompagnement des élèves en situation de handicap, la vie scolaire
des écoles et établissements du second degré, refusons le sort qui nous
est réservé au terme de nos contrats. Comme chaque année, nous sommes
inquiets quant à la reconductions de nos contrats (l'année dernière,
les conseils généraux du Nord et du Pas de Calais n'ont permis la
reconduction des contrats qu'à la dernière limite voire au delà. Ils
entendaient lutter, sur le dos des précaires, contre le non financement
du RMI par l'État passé à la charge de ces collectivités territoriales.
Le Pôle Emploi, dans une logique de chiffre, préfère nous rebasculer
dans le chômage afin de réduire son « stock » de chômeurs de longue
durée. Les professionnels de l'éducation s'accordent pour reconnaître
que notre rôle est essentiel dans l'école, pourtant à l'issue de 24
mois ou 36 mois nous sommes jetés comme de vieilles chaussettes sans
avoir reçu une formation digne de ce nom afin de laisser la place à
d'autres précaires qui suivront le même chemin que nous. Pour celles et
ceux qui ont plus de 50 ans ou sont des travailleurs COTOREP, il existe
des possibilités de reconduire nos contrats au delà des 24 ou 36 mois,
mais c'est alors un combat de titan pour faire reconnaître nos droits.
Au nom de l'annualisation du temps de travail, on nous oblige à
travailler bien plus que ne le prévoit nos contrat (26 heures semaine au
lieu de 20 par exemple)...
Nous
appelons l’ensemble de la population à nous soutenir dans notre combat,
pour la reconnaissance de notre travail et de nos droits.
Comment ? En soutenant nos actions et en y participant.
Nous
revendiquons la titularisation de tous les personnels précaires des
écoles et établissements du second degré sur leurs postes, sans
condition de concours ni de nationalité et avec un salaire décent.
Et nous exigeons immédiatement :
- Le droit effectif à une formation qualifiante
-
La reconnaissance des mêmes droits que les titulaires pour tous les
contrats précaires : prime de retour à l’emploi, cumul avec les minima
sociaux, prime ZEP, prime de Noël.
- Le non dépassement des 20 heures (cae) ou 26 heures (ca) de travail par semaine.
-
Le réemploi sans condition, des personnes de plus de 50 ans au moment
de la signature de leur premier contrat en 2006 et de ceux qui ont
obtenu depuis la création de ces emplois, voilà 3 ans, cette tranche
d’âge ou des travailleurs COTOREP.
Mobilisons nous pour que cesse la précarité dans l’Education Nationale !
2) Appel à mobilisation des personnels précaires de la vie scolaire
En
2003, les aides éducateurs (emploi-jeunes) et surveillants-es
d'externat et maitres d'internat étaient remplacés dans les
établissements scolaires par des assistants-es d'éducation et
assistants-es vie scolaire.
Derrière ce changement de statut se
cache une véritable précarisation des personnels de vie scolaire et de
surveillance ainsi qu'une dégradation de nos conditions de travail :
- augmentation du temps de travail hebdomadaire pour une rémunération plus faible,
- renforcement des pouvoirs du chef d'établissement qui recrute (ou vire) ses assistants d'éducation,
- perte du droit au crédit formation pour les étudiants-es dans certains établissements pour pallier le manque de personnels,
- heures supplémentaires non payés et difficilement rattrapables,
- congés maternités et maladies non remplacés etc...
L'éducation
nationale recourt systématiquement aux contrats précaires pour
l'encadrement des élèves dans les établissements scolaires. Ces
statuts ont été créés pour répondre aux aspirations libérales des
derniers gouvernements de droite comme de gauche : généralisation de la
précarité et démantèlement des services publics.
Plus de 10
000 postes de professeurs ont été supprimés en 2008. Environ 13
500 seront supprimés à la rentrée 2009, sans compter les personnels vie
scolaire qui ne sont pas toujours remplacés ou renouvelés et qui ne
sont donc pas comptés dans les taux de suppressions de postes.
Dans
ce contexte de restrictions budgétaires telles qu'on les subit une
nouvelle fois, les conditions de travail des personnels de vie scolaire
déjà précaires deviennent insupportables. Ainsi, le rôle éducatif des
personnels de vie scolaire, l'écoute et l'accompagnement quotidien des
élèves (primordiaux dans un lieu où des adolescents peuvent passer
jusqu'à 10 heures par jour) s'en trouvent diminués et tendent à
disparaître de leurs fonctions.
Il devient urgent de nous
organiser collectivement pour défendre nos droits et pour obtenir
de meilleures conditions de travail...
Nous exigeons :
- La fin de l'annualisation des contrats
- Le droit à la formation pour toutes et tous
- L'accès aux mêmes primes que les personnels titulaires, notamment en ZEP et en SEGPA
- Le retour au statut Mi-Se
- La reconnaissance de l'accompagnement éducatif
- Une revalorisation de nos salaires
Mobilisation dans les universités lillloises
Lille 1 (cité scientifique)
L'AG des personnels (en grève depuis le 6 février) appelle à l'amplification du mouvement et à la protestation sous toutes les formes possibles : grève, délocalisation des cours, actions de sensibilisation et à la poursuite de la rétention des notes et le blocage des jurys. Elle appelle à faire des jours de mobilisation nationale des journées de blocage massif des universités. Pour en savoir plus : http://agp.univ-lille1.fr
Lille 2 (site de Moulins)
L’AG étudiante a voté l’annulation totale des cours et des TD en faculté de Droit jusqu’au lundi 6 avril inclus.
Lille 3 (site du Pont de bois)
L’AG étudiante a voté la reconduite du blocage jusqu’au lundi 6 avril où une AG de décision se tiendra. La fac est toujours vivante et tous les renseignements sont disponibles dans le hall du bâtiment B. La mise en place de plusieurs commissions a été actée et/ou confirmé : information (information sur LRU, information mobilisation sur lille3,...) / logistique (organisation présence sur barrages,...) / action / imagination au pouvoir (rendre la fac vivante avec ou sans blocage, se la réapproprier avec plusieurs ateliers tels que cinéma, redécor de la fac, conférences,...) / juridique (prévention interpellations + soutien juridique si besoin) / interlutte (convergence sur le campus avec personnels universitaires dont Biatoss trop souvent mis de côté depuis plusieurs années et CROUS si possible, infos sur autres secteurs en lutte, convergence si possible avec ensemble de l’éducation,...) / intercommission (aide à coordination entre commissions)/ interfacs (coordination - infos entre facs de la métropole).... Un planning des réu de commission est mis à jour quotidiennement à l’entrée du hall du bâtiment B. Les commissions sont bien sûr ouvertes à tous et toutes, et pas seulement aux étudiants et étudiantes. Les commissions ne sont la propriété de personne, nul n’y est indispensable. Un compte rendu régulier des commissions est à faire pour les AG , notamment par rapport à certaines propositions qu’elles peuvent faire qui nécessiteraient une décision de l’AG. Ce qui ne doit pas bloquer toutes les initiatives des commissions. Les réu de commission se tiennent nécessairement sur un barrage.
Tract des sections CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille à lire et/ou télécharger ici.
Appel de la section CNT-SR (supérieur et recherche) à lire ici.
L'association des parents d'élèves du groupe scolaire J. Prévert de Villeneuve d'Ascq organise une conférence-débat jeudi 16 avril à 19h (salle Mendés France, près du CAL et de l'école Prévert, 63 rue du petit pont, Villeneuve d'Ascq, quartier Les Près, M° Les Près) sur le thème : pourquoi une école différente pour nos enfants ?
Avec la participation de :
1) Marie-Laure Viaud , auteure de Une école différente pour mon enfant ? : Montessori, Freinet, Steiner... (éditions Fernand Nathan, 2008) ;
2) l'équipe enseignante du groupe scolaire J. Prévert de Villeneuve d'Ascq (écoles maternelle et élémentaire à aire ouverte s'inspirant de diverses pédagogies différentes) ;
3) l'équipe enseignante du groupe scolaire "Concorde" de Mons-en-Baroeul (écoles maternelle et élémentaire pratiquant la pédagogie Freinet).
Médiateur de la soirée : Roland Feneyrou (agrégé de philosophie, ancien formateur et directeur adjoint de l'IUFM de Lille).
Projection d'un documentaire sur l'expérience "Freinet" de Mons-en-Baroeul.
Présentation du livre de Marie-Laure Viaud :
Au moment de l’entrée à la maternelle, à l’école élémentaire, au collège ou lorsqu’un enfant ou un ado s’ennuie, ou décroche, de plus en plus de parents choisissent une école dite "alternative". Une école à l’écoute du rythme de l’enfant, qui respecte ses stades de développement, fait la part belle à ses initiatives et cultive son désir d’apprendre. Mais quelle école choisir ? Montessori, Freinet, Steiner et les autres… que proposent réellement ces écoles, sur le terrain ? Une présentation détaillée des différentes pédagogies à travers de nombreux reportages de terrain pendant les heures de classe. Les résultats de ces écoles et l’adaptation des anciens élèves qui ont rejoint le système "classique". Comment appliquer le meilleur de ces pédagogies à la maison ? En fin d’ouvrage, des cartes par niveau et toutes les adresses de ces écoles, partout en France.
Biographie de Marie-Laure Viaud :
Marie-Laure Viaud est docteur en sciences de l’éducation, agrégée d'Histoire et spécialiste des écoles alternatives. Elle a enseigné plusieurs années dans l'enseignement secondaire puis comme ATER à l'IUFM de Créteil et à l'IUFM de Bretagne (2002-2004). Elle est chargée de recherche au SHE (service d'histoire de l'éducation) depuis le 1er septembre 2004. Ses recherches portent sur l'histoire et le fonctionnement des collèges et lycées expérimentaux dans la deuxième moitié du XXème siècle, et sur l'histoire de l'enseignement à l'université des années 1960 à nos jours.Lire ici l'appel du réseau Nord Pas-de-Calais contre la précarité.
On aurait préféré une actualité moins sordide, mais notre actualité est tragique…. Ce numéro qui consacre une très large place à l’école en Palestine, mêlant témoignages, analyses et pistes de réflexion pédagogiques, sort au moment même où la bande de Gaza est victime d’une agression militaire intolérable... Palestine, Argentine, Mexique, sont des terre de souffrances mais aussi de luttes et de résistances pour qui l’école est un enjeu majeur. D’ici à là bas, peu de chose nous séparent : même espoir dans les luttes, même implication dans l’éducation. Dans ce numéro, nous sommes allés voir de plus prés L’autre école, celle qui semble éloignée et qui est pourtant si proche de la n’autre, celle qui résiste et fait résister par tous les moyens. L’internationalisme n’est pas un vain mot ou une rengaine : rencontres, récits de voyage ou d’expériences, sont autant de témoignages qui nous rappellent que nos idées dépassent notre petit cadre territorial et se partagent au-delà des frontières.
En raison du contexte exceptionnel qui accompagne la sortie de ce numéro, nous avons décidé de mettre en ligne en libre accès de larges extraits du dossier "L’école en Palestine".
Le numéro complet en format papier peut-être commandé pour 4 euros en écrivant à CNT-FTE, N’Autre école, 33 rue des Vignoles, 75020 Paris ou bien en passant commande par mail : comiteredaction@cnt78educ.cnt-fr.org
Communiqué de l'intersyndicale éducation 59/62 réunie le 18 décembre 2008
FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, CGT Education, Sud Education, EIL, FAEN, FO, CNT
Depuis la rentrée, les organisations syndicales ont mobilisé les personnels contre les projets du gouvernement qui s’est attaqué à tous les échelons du système éducatif, de la maternelle à l’université. La réussite des actions : manifestation nationale du 19 octobre, grève du 20 novembre, rassemblements du 10 décembre a mis en évidence la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative.
Les organisations syndicales enregistrent avec satisfaction le premier recul du ministre et sa décision de reporter d’un an la réforme des lycées. Elles considèrent que ce premier pas a été obtenu grâce à leur mobilisation et à celle des lycéens.
Elles attendent maintenant que s’ouvrent sans préalable dicté par le gouvernement des négociations permettant à tous les partenaires (parents, élèves étudiants et personnels) d’exprimer leurs attentes de réformes qui démocratisent réellement l’Ecole de la maternelle à l’université. Ces négociations ne peuvent se dérouler dans le cadre des suppressions massives de postes inscrites dans le budget 2009 qui toucheront une nouvelle fois notre académie à hauteur de plusieurs centaines d’emplois. L’intersyndicale exige que les postes soient maintenus de la maternelle à l’université. Elle affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen qui exprime avec force ces demandes. Elle dénonce toutes les tentatives pour empêcher ces mouvements.
L’intersyndicale appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.
Elle appelle d’ores et déjà à poursuivre l’action sous toutes ses formes dès la rentrée, avec, entre autres : journée de manifestations le samedi 17 janvier et participation à la grève interprofessionnelle du 29 janvier 2009.
Appel de l'AG de bassin réunie le 20 novembre à Lille-Fives
Pas d’économie sur l’Education ! L’école publique, on l’a gagnée. Il faut se battre pour la garder !
A l’occasion des grèves du 7 octobre et 20 novembre 2008, nous - des personnels syndiqués (CGT, CNT, SNEP, SNES) et non syndiqués rejoints par des parents de la FCPE - étions réunis en assemblée générale de bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs).
- Pour rompre l’isolement de celles et ceux qui, dans les petites structures, se mettent en grève et refusent de céder au fatalisme malgré la désinformation gouvernementale et médiatique
- Pour imaginer ensemble des perspectives de luttes et préparer une mobilisation d’ampleur, reconductible et interpro car nous sommes conscient(e)s que la grève de 24 heures est un moment d’expression du malaise, un coup de gueule, mais qu’elle ne suffira pas à faire reculer le gouvernement
- Pour que les grèves ne passent pas inaperçues car elles restent l’arme essentielle des salarié(e)s. L’AG doit être l’occasion de diffuser nos tracts, de discuter avec les parents, mais aussi les passant(e)s salarié(e)s en activité, chômeurs, retraité(e)s qui subissent aussi les régressions sociales.
Après la mobilisation du 20 novembre, il faudra bien en remettre une couche ! Luttons contre :
- le projet de budget qui supprimera encore 13 500 postes supplémentaires (11 200 en 2008)
- la suppression de 2h hebdomadaires du samedi pour tous et celle des RASED * remplacés par quelques heures de soutien pour quelques uns.
- les attaques répétées du Ministre contre l’école maternelle la scolarisation à partir de deux ans.
- la suppression des BEP par la réforme du Bac Pro (dévalorisé de 4 ans à 3 ans), qui fermera des milliers de postes et pénalisera les élèves les plus fragiles.
- la réforme des lycées qui n’obéit qu’à une logique comptable de suppression de milliers de postes. Alourdissement des classes = renforcement de la sélection.
- La dégradation des conditions de travail des personnels et les menaces sur leurs statuts.
Ni les enfants ni les salariés ne doivent payer la crise !
Manifestation du 20 novembre 2008 à Lille
Quelques images du cortège CNT éducation lors de la manifestation du 20 novembre 2008 à Lille.
Pour visionner ces images en direct (format .flv),
cliquer sur le triangle ci-dessus à gauche.
Elles sont également visibles sur Dailymotion.
PS : La CNT participera à la grève du 15 mai et à celle du 22 mai. Elle rappelle néanmoins que les grèves de 24 heures sont vouées à l'échec si elles ne s'inscrivent pas dans un mouvement plus offensif. Par conséquent, partout où elle est implantée, la CNT posera la question de la reconduction de la grève.
La carte scolaire accusée de ségrégation, c’est le monde à l’envers !Quel avenir pour les EVS ?
Tract à télécharger (format pdf - 1 page - 95 ko)
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N°
16 - 4ème trimestre 2005 - spécial élections
paritaires
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N°
15
– février
2005
|
Le
7 décembre 2004
:
succès imprévu.
Le 20 janvier 2005 : mobilisation réussie.
Le 5 février 2005 : mobilisation réussie.
Et pendant ce temps là, le
porte-parole du gouvernement
annonce sagement que "la participation
correspond à ce qui était prévu" et "ce sont
essentiellement des fonctionnaires qui ont manifesté, tout cela
est donc sans
surprise".
Il est vrai que la veille, Chérèque avait fixé le seuil du succès ; il est vrai que les chiffres policiers sont conformes à ce seuil.
Sans surprise, nous pouvons nous attendre à une
poignée de mains entre Chérèque et plusieurs
ministres. On rejoue 2003 et les
retraites ou on écrit une autre histoire ?
De journée d’actions en journées d’actions,
de
mobilisations avec grèves en mobilisations avec grèves,
où allons-nous ?
Dans le mur ?
La rue manifeste, des revendications légitimes, des
revendications populaires…pas pour remettre en selle les vieux
canassons de
l’opposition politique. Mais, pour enfin, gagner.
On ne marchera pas dans le coup des « temps
forts » perpétuels qui débouchent sur la
déculottade en juin, avant le
bac…Pour ce qui va en rester avec la loi Fillon !
SOYONS
IMPREVISIBLES !
Communiqué de l'intersyndicale de l'Education Nationale du Nord
Pas-de-Calais :
Le
service public d’éducation est en danger :
défendons le ! poursuivons
et amplifions le mouvement !
- Nous exigeons des moyens à la hauteur de nos besoins pour les Ecoles, Collèges, Lycées, Lycées Professionnels, Centres d’Information et d’Orientation
-
Nous
refusons cette politique budgétaire qui entraîne des
suppressions de postes
d’un niveau jamais atteint (940 suppressions de postes dans
l’Académie de
Lille !). Nous exigeons donc un collectif budgétaire.
-
Nous
refusons la loi Fillon qui réduit l’offre de formation et
qui introduit une
école à deux vitesses renforçant les
inégalités sociales.
L’intersyndicale
de l’Education
Dans
les établissements
à boycotter les Conseils d’Administration qui doivent
statuer sur les suppressions de postes
Localement
dans les villes ou les bassins : les personnels et
les parents
à
se réunir en assemblée générale pour
informer et débattre des suites de l’action.
Régionalement : grève
le
vendredi 25 février
2005
(manifestation à 15 h,
porte
de Paris à Lille).
|
Spécial "grève"
du jeudi 20 janvier
2005
|
| N° 14 – 4eme trimestre 2003 |
Construire un mouvement social
autonome !
NON à la généralisation de la
précarité
Elections au conseil d’administration
Leçon de démocratie : la
mascarade
des CA
Débat sur l’éducation
nationale : on se moque de nous et on aime !
Remise en cause du droit de grève
Construire un mouvement social autonome !
RDV le samedi 11 octobre à 15 h à la « halle au sucre » dans le vieux Lille
NON à la généralisation de la précarité
| Une réunion du réseau contre la
précarité
est proposée pour le samedi 11 octobre à 15 h à la
halle au sucre, une autre le mercredi 15 octobre au 1 rue Broca
à Lille Fives, local CNT. Le réseau Nord pas de Calais contre la précarité existe depuis presque 3 ans. Initié par le Syndicat CNT SSEC, il est ouvert à tout salarié, association, collectif, section syndicale et syndicat désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tous les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau édite un bulletin « Ensemble contre la précarité ». Ont participé aux 5 premiers numéros (+ 1 tract spécial lutte Emplois jeunes – MI SE): CNT( santé, social, éduc, culture et services, industrie), Collectif des contractuel(le)s en langues du premier degré, Collectif de l’éducation contre la précarité, Groupe départemental de l’école émancipée, G10 – Solidaires, SUD éducation… Le bulletin permet de diffuser les infos sur la précarité (témoignages, infos juridiques, mobilisations), de construire les luttes ( AE-EJ-MI SE l’an dernier) mais aussi de mobiliser pour des actions locales portées par le réseau ( en direction du rectorat, inspection du travail, ANPE ou Mairie de Lille ces dernières années ). |
Elections au conseil d’administration
Parce que la participation à la gestion des établissements cautionne les désastreuses politiques budgétaires et pédagogiques du ministère et entretient le fatalisme de la « communauté éducative ».L’essentiel n’est pas de voter… mais de lutter !
Ni angélique, ni dogmatique, notre position est le fruit d’une analyse empirique du système paritaire et cogestionnaire : seule la lutte paye ! Lorsque nous votons, nous remettons notre souveraineté (le rôle des élus au CA n’est souvent que consultatif) pour un temps déterminé à une ou plusieurs personnes. Les élus sont considérés comme agissant selon notre volonté.
Alors, un seul mot d’ordre : démocratie directe !
La vraie démocratie… commence ici !
Leçon de démocratie : la mascarade des CA
Débat sur l’éducation nationale : on se moque de nous et on aime !
Remise en cause du droit de grève
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"CLASSES EN LUTTE", bulletin mensuel de la fédération CNT des travailleur-ses de l'éducation Vous pouvez télécharger le bulletin au format pdf (en cliquant sur le mois) et/ou consulter les articles en ligne (en cliquant sur l'adrese http). N'hésitez pas à imprimer les fichiers PDF et à les photocopier (de préférence au format A3 ; ce sera plus lisible). - n° 110 de mars 2010 (fichier pdf de 1,4 Mo) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=288 - n° 109 de février 2010 (fichier pdf de 669 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=284 - n° 108 de janvier 2010 (fichier pdf de 963 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=281 - n° spécial 4 pages automne 2009 - n° 107 de novembre 2009 (fichier pdf) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=275 - n° 106 d'octobre 2009 (fichier pdf de 813 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=274 - n° 105 de septembre 2009 (fichier pdf de 1,1 Mo) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=270 - n° 103 de juin 2009 (fichier pdf de 909 ko) - n° 102 de mai 2009 (fichier pdf de 863 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=265 - n° 101 d'avril 2009 (fichier pdf de 1,09 Mo) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=259 - n° 100 de mars 2009 (fichier pdf de 993 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=258 - n° 99 de février 2009 (fichier pdf de 876 ko) - n° 98 du janvier 2009 (fichier pdf de 834 ko) - n° 97 de décembre 2008 (fichier pdf d'1 Mo) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=235 - n° 96 - hors série du 17 novembre 2008 (format pdf - n° spécial de 6 pages - 1,71 Mo) - n° 95 de novembre 2008 (téléchargement du bulletin et/ou articles en ligne) - n° 94 d'octobre 2008 (fichier pdf de 8,84 Mo) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=209 - n° 93 de septembre 2008 (fichier pdf de 3 Mo) - n° 92 de juin 2008 (fichier pdf de 710 ko) - n° 91 de mai 2008 (fichier pdf de 287 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=191 - n° 90 d'avril 2008 (fichier pdf de 424 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=188 - n° 89 de mars 2008 (fichier pdf de 445 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=177 - n° 88 de février 2008 (fichier pdf de 321 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=175 - n° 87 de janvier 2008 (fichier pdf de 432 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=167 - n° 86 de décembre 2007 (fichier pdf de 803 ko) articles en ligne : http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=155 - n° 85 de novembre 2007 (fichier pdf de 322 ko) |
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