SALON DU LIVRE "éCRITURE EN ACTION"
ARCHIVES 2002, 2004, 2006 ET 2008


8 novembre 2008
22 avril 2006
29 mai 2004
27 avril 2002



Salon du 8 novembre 2008 :


L'art est un moyen d'expression, de communication, voire même, aujourd'hui de plus en plus, un simple vecteur d'information. Nous vous invitons à revoir cette copie et vous proposons de l'utiliser comme mode de lutte.

Cette année, plus que jamais, toujours plus d'invité-e-s combatifs.
- Des éditeurs combatifs : Editions CNT, Ma petite Crokette,
- Des librairies combatives : L'Harmattan, Un pas de côté, collectif "Chez Rita", CCL, Court-circuit,
- De la presse combative : La Brique, La Sociale, Le Combat Syndicaliste, le BR de la CNT 59/62...
- Des expo-photos combatives : collectifs "Contre Fait" et "ACOÏ".

Et cerise sur le gâteau, le groupe vocal révolutionnaire "les Joyeux Mutins" nous font le plaisir d'accompagner cette journée de leurs chants combatifs de luttes d'ici et d'ailleurs.

De 10h à 21h à la "Halle au Sucre", avenue du peuple Belge dans le Vieux-Lille.

Extrait de "Nord Eclair" du dimanche 9 novembre 2008 :

À la Halle aux sucres, l’écriture le poing levé - Olivier, graphiste, fait découvrir au public les badges, cartes postales et figurines qu’il a créés, à partir d’objets détournés. [...] Pour Xavier, exposer ses photos à ce salon du livre est une façon de lutter contre un certain « formatage culturel». Ce n’est pas Didier Verdonck, co-organisateur d’« Écriture en action » qui va le contredire : « Ici se retrouvent des gens connus pour leur engagement. Ils partagent une même attitude de lutte et se battent par le biais du dessin, de l’écriture ou de la photographie » . Des formes de créations qui vont du simple badge coloré aux cartes postales détournées, comme celles d’Olivier. La photographie d’un anonyme, retouchée en noir et vert annonce : « C’est la : « C’est la fin des haricots mais c’est le début des petits chats. » « Mon humble contribution à la crise », commente le graphiste en souriant. [...] Parce que tout ce qui est créé par ces syndicalistes, militants ou libraires « alternatifs » n’est pas forcément distribué et donc connu du grand public, le salon présente un véritable intérêt pour les curieux. [...]

Vidéo de 4 mn 15s réalisée par un militant CNT de Lille :


Pour visionner cette vidéo en direct (format .flv),
cliquer sur le triangle ci-dessus à gauche.

Elle est visible également sur Dailymotion.

Pour la télécharger au format .wmv et la visionner sur le lecteur vidéo de votre ordinateur (écran plus large et meilleure qualité d'image), cliquez sur le lien suivant : http://www.cnt-f.org/59-62/salon08.wmv ou copiez-collez l'adresse http de ce lien sur votre lecteur vidéo. La taille du fichier est de 31,7 Mo. A titre indicatif, il est téléchargeable en 4mn avec une connexion ADSL d'1,2 Mbits/s.

D'autre part, de larges extraits du spectacle donné par la chorale "Les joyeux mutins" sont visibles ici sur Dailymotion.




Salon du 22 avril 2006 :


Que serait notre action militante au jour le jour sans les apports des textes et de l'écriture ?

Pour la troisième fois depuis 2002, le salon du livre "Ecriture en action" pose la question et explore l'écriture militante, syndicale, intersyndicale, sociale ; l'écriture de lutte et l'écriture en lutte.

Cette biennale anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire du livre est organisée
samedi 22 avril 2006 par l'union locale CNT de Lille et environs.


Elle est l'hôte, cette année, de la Librairie coopérative des artistes
"Chez Rita",
49 rue Daubenton à Roubaix. 
A 10 mn à pied de de la gare SNCF. M° et tramway : sation "Roubaix-Eurotéléport". 
Bus : n° 27 - arrêt "Fosse aux chênes". Voiture : Roubaix centre, puis rue de Tourcoing, puis place de la Fosse aux chênes.
Au programme de 14h à 22h :
.
Micro-éditions : ramenez vos disquettes.

Auto-éditions :
ramenez vos samizdat.

Affichage da-zi-bao :
ramenez vos derniers tracts et affiches 2006 ou vos tracts et affiches historiques (1936, 1968, 1986, 1995, 2006 ...)

Troc de textes :
ramenez vos A4 et photocopillages préférés.

"
La machine à fabriquer des textes" d'un lycée professionnel.

Tables de presse : éditions syndicales, presse, éditions alternatives, éditions libertaires, éditions engagées, éditions de combat, éditions solidaires, bouquinerie militante ...

Atelier - débat....

-
Toute la journée : Ecritures résistantes (amenez vos marqueurs et vos claviers).

-
A 14h30 : "Culture pour tous et par tous - pour une révolution sociale et pédagogique" (échanges, débats, propositions pour une pédagogie émancipatrice).

Et aussi ...

- Toute la journée : restauration, bar...

- Le soir : repas de fête, peut-être concert, musique de toute façon (ramenez vos 33 tours, K7, CD, chansons, musiques de lutte, instruments de musique). Et n'oubliez pas de réserver votre plat chaud (végétarien ou non) en écrivant à ul-lille@cnt-f.org




Salon du 29 mai 2004 :
 

Compte-rendu du salon sous la format d'un diaporama (fichier de 21,7 Mo au format ppt à télécharger et regarder avec la visionneuse MS PowerPoint ou avec OpenOffice Impress ; à titre indicatif, le téléchargement dure 3 mn avec une connexion ADSL d'1,2 Mbits/s. )



Salon du 27 avril 2002 :
 

A la Maison de quartier "Massenet" de Lille-Fives
Renseignements auprès de l'UL-CNT de Lille : 03 20 56 96 10 / ul-lille@cnt-f.org

Ce premier salon anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire du livre de Lille entend, par les différentes manifestations de la journée (atelier d'écriture, conférence / débat, théâtre, présentations d'éditeurs, micro-édition, troc de textes) trouver les formes de contestations sociales qui peuvent émerger de l'écriture.

Entre "degré zéro" de la contestation et creuset des idées révolutionnaires et des luttes sociales, l'écriture se révèle être un outil d'émancipation individuelle et collective. Mais à quelles conditions et à quel prix ?

Balancés dans un champ éditorial dominé par l'édition industrielle et marchande, la parole personnelle et l'écriture émancipatrice ont sans doute des difficultés à se poser et même peut-être à se définir. La noirceur du polar hésite entre critique d'un monde pourri et levier d'action individuelle ou collective. L'atelier d'écriture, à l'origine si généreuse, est tiraillé entre mercantilisation et exutoire des frustrations sociales. L'écriture émancipatrice entre littérature militante et recherches formelles et artistiques.

Alors, l'écriture comme point final de la résignation des rapports de domination ou comme possible moteur de la lutte finale et des transformations des rapports sociaux.

Gageons que la rencontre d'éditeurs, d'auteurs, de créateurs et de lecteurs dans ce modeste petit coin de terre contribue à la richesse des réponses.

Union locale CNT de Lille.


PROGRAMME


13h45 - 15h45 : Atelier d'écriture sur le thème "Je me souviens..."
animé par Robert RAPILLY
(nombre maximum 15 personnes, inscription par avance souhaitée)

16h30 - 18h00 : Conférence / débat sur le thème "Ecriture et contestation sociale"
Avec :
- Thierry Maricourt (écrivain),
- Serge Quadruppani (écrivain),
- Ricardo Monserrat (écrivain),
- Roger Knobelpeiss (écrivain),
- Les mains bleues (comédiennes et auteures du livre collectif Les mains bleues),
- Les Roseback (collectif de chômeurs et précaires auteur d'un polar, Ne crie pas, écrit en collaboration avec R. Monserrat),
- Claude Pujade-Renaud (écrivain).
La conférence sera précédée et / ou suivie d'une rencontre avec les auteurs

18h30 - 19h45 : Lecture théâtrale (cf. note n° 1)
Sur la vie du syndicaliste Benoît Broutchoux
Par Gérald DUMONT

Et toute la journée :

- Nombreux éditeurs et libraires libertaires et alternatifs présents : Agone, Nautilus, Reflex, Page 2, CNT-RP, Sansonnet, Nuits rouges, Ivan Davy, La digitale, Atelier de création libertaire, Spartacus, Dagorno, L'esprit frappeur, La fabrique, Bandes Dessinées, service librairie du centre culturel " Benoît Broutchoux "de Lille.

- Journaux et revues : Alternative libertaire (Belgique), Revue Agone, Combat syndicaliste, Temps Maudits, Réfractions.

- Table de trocs de textes : vous ramenez un texte sur feuille A4, vous l'échangez avec un autre A4.

- Microéditions informatiques : ramenez vos disquettes ! (cf. note n° 2).

Notes :

1) Lecture théâtrale sur Benoit Broutchoux

En novembre 1996, Gérald Dumont (metteur en scène et comédien lillois) décidait de consacrer sa troisième création à Benoît Broutchoux * et d'interpréter lui-même le rôle de cette "personnalité" du mouvement ouvrier, véritable héros populaire dans les corons de la région lensoise aux débuts des années 1900. Dans le spectacle de Gérald Dumont, le fantôme de Benoît Broutchoux a rendez-vous avec son premier fils, Germinal, mort à l'âge de trois mois. Il pose sa valise entre un mur de briques sales et un réverbère à l'image pâle, celui-là même sur lequel il grimpait quelques décennies plus tôt pour haranguer le populo et échapper aux flics qui ne cessaient de lui courir après. Benoît Broutchoux a rendez-vous avec son fils car celui-ci a décidé de reprendre le flambeau de son père ; et pour cela, Germinal doit tout savoir de lui. Alors, Benoît raconte sa vie, ses combats, ses joies, ses peines. Germinal écoute et questionne. Cinquante ans d'histoire défilent ainsi grâce à la gouaille de Benoît, cinquante années de l'histoire d'une région, d'un peuple et d'un homme.

Le décor de ce spectacle ayant rejoint lui aussi les ombres du passé, G.Dumont nous offrira une lecture de son texte théâtral le 27 avril à 18 h 30 dans le cadre du salon Ecriture en action (entrée libre).

* Benoît Broutchoux (1879-1944), anarcho-syndicaliste, co-fondateur du syndicat CGT des mineurs du Nord / Pas de Calais, défenseur avant l'heure de la "libre maternité", militant original et gouailleur. Pour en savoir plus, lire l'excellente et sympathique bande dessinée que lui ont consacré Phil Casoar et Stéphane Callens (Les aventures épatantes et véridiques de Benoît Broutchoux), BD réalisée à la manière des Pieds Nickelés et accompagnée de photos, de documents historiques sur la mine, de témoignages, de textes d'analyse.

Pour en savoir plus sur Benoit Broutchoux, cliquer ici. 

2) Troc d'écritures

L'année dernière, à la CNT, on est allé se promener du côté du salon du livre alternatif et libertaire de Gand. En juillet, on a beaucoup causé du marché, des subventions, de la récupération, du statut de l'artiste, de la création engagée, de l'idéologie dominante (et de la littérature prolétarienne et bourgeoise, parce qu'on connaît nos classiques). On avait beaucoup à dire, compliqué et contradictoire. puis on s'est dit "faut agir" et certains d'entre nous l'ont fait. D'où "Écriture en action", premier salon anarcho-syndicaliste et syndicaliste-révolutionnaire du livre, à Lille.

De temps en temps, une grande structure de distribution marchande organise des débats sur des figures et mouvements marquants de l'émancipation et de la critique sociale. Bon, on rigole doucement, on profite de la conférence gratuite parce que c'est intéressant, et après la tentative (inutile) d'enterrement académique de consensus relativiste, on va feuilleter sur les rayons quelques pages de la profusion à la fois marchande et littéraire.

Tout ça, l'anecdotique et le quotidien, c'est de l'écriture en action et de la critique sociale en action. Des questions, des constats, des pistes, des luttes, des réflexions en matière de construction d'un "pour tous et par tous" culturel, artistique, littéraire, c'est aussi tous les jours et partout.

Le samedi 27 avril, on va tenter de mettre en commun et de mutualiser ce quotidien. Jour exceptionnel donc, mais nous l'espérons, pas tant exceptionnel que ça finalement : une fête quoi.

Débats, rencontres, échanges, mots écrits, mots parlés et action. On va réfléchir, mais comme c'est une fête, pour se reposer entre deux débats, on propose un stand simpliste comme la gratuité de la lecture publique, où tout le monde gagne comme en matière de création littéraire, primesautier et émancipateur : une table "troc d'écritures".

Vous, personnellement vous savez sans l'ombre d'un doute ce qu'est un texte émancipateur et une écriture en action. Pas besoin de débattre ou d'argumenter.

La preuve : ce texte, ce poème lyrique, cet article provocateur, cette légende enfantine, ce cliché de photo-roman, cette page de philo, cette recette de cuisine, cet extrait avec questions commentées d'un manuel scolaire, ce tract, ce graffiti, cette ritournelle, cette définition scientifique. cet écrit quoi, à un moment donné, il vous a fait penser et agir, respirer le monde et les êtres un peu différemment, commencer à les décrire autrement, ce qui est un des pas possibles vers l'action. Cet écrit émancipateur, p'têt même que vous l'avez écrit vous-même, ce qui est la plus sûre méthode d'en émanciper au moins un. C'est une confidence, c'est un manifeste prosélyte, c'est totalitaire comme un roman du XIXe, c'est contradictoire et baroque comme la littérature latino-américaine du XXe, c'est grandiose comme un poème minimaliste, c'est raté comme toute vraie ouvre inaccomplie par nature On n'en sait rien et vous non plus. Vous, vous savez seulement avec certitude qu'il est beau. Ben. forcément beau, ben. forcément de qualité, ben. forcément c'est de la grande littérature, puisque vous nous le dites, c'est d'office.

Vous savez, votre texte émancipateur, nous on a envie de le lire, par curiosité, par envie de faire connaissance, comme ça, entre ceux et celles en recherche d'émancipation, pour avancer pas tout seul avec sa page de livre en miroir, pour s'émanciper pas au pronominal, pour agir bref.

Je vous avais dit simpliste et primesautière, la table "troc d'écritures", vous allez voir, c'est bête comme chou. Même les enfants quand ils jouent à la marchande font plus compliqué. Mais comme on est pas trop pour les lois du marché, on a simplifié au maximum 1 A4 = 1 A4 1 recto-verso = 1 recto verso, photocopie.

En gros, vous amenez ce que vous voulez en matière d'écrit photocopié beau et émancipateur : la liasse de 300 pages d'un essai à distribuer par fragment ou 300 exemplaires du même slogan pour de la propagande de masse Une page unique, pliée en huit dans la poche la plus secrète de votre manteau, seulement au cas où, si vous vous laissez tenter. On amène ce qu'on veut, bien sûr, parce que personne ne va décider à notre place ce qu'est un texte beau et émancipateur. Et on repart avec ce qu'on veut parce que c'est par tous et pour tous. La seule règle : 1 A4 = 1 A4 et encore si vous avez une idée de régulation plus fine pour dire que la culture c'est sans prix, à tout prix et à aucun prix, c'est gentil de nous la communiquer avant le jour dit. Vous voyez, c'est magique (ou réactif comme vous voulez), l'écriture en action...

Agnès (CNT - Lille).

PS : A peine avais-je fini d'écrire ces lignes que :

- primo, un plasticien menace de venir le 27 avril avec une baignoire remplie d'écorces pour pâte à papier (écorces de sureau par coquetterie d'auteur) parce que, pour lui, ce qu'il y a de plus émancipateur, c'est la page blanche samizdat ;

- secondo, un militant, (moins autarcique et plus contemporain) apporte pour échanges et diffusion toute une bibliothèque coopérative et fédérative de textes émancipateurs sur le disque dur de son ordinateur portable : alors, en plus de recto-verso, n'oubliez pas d'amener une disquette pour des trocs numériques planétaires, pas virtuels pour un sou mais tout plein actifs sur les réseaux informatiques, afin d'y inscrire très fermement que ces réseaux sont "par tous et pour tous".

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