ACTUALITE ET ANALYSES

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RASSEMBLEMENT DEVANT LA CRECHE "PEOPLE AND BABY" DE LA MADELEINE (8 avril 2010)
NON AU DEMANTELEMENT DU SERVICE PUBLIC D'ACCUEIL DE LA PETITE ENFANCE (avril 2010)
2010 : UN NOUVEAU HOLD-UP SE PRÉPARE SUR NOS RETRAITES !
TRACT DE LA SECTION CNT DE SEVELNORD (mars 2010)
POUR UN 8 MARS DE LUTTE DES FEMMES !
SOLIDARITE AVEC LES SALARIE.E.S DE TOTAL A DUNKERQUE (25 février 2010)
COMMUNIQUES DE SOUTIEN AUX SANS-PAPIERS DE CALAIS (février 2010)
GREVE DE LA FONCTION PUBLIQUE (21 janvier 2010)
SOUTIEN A LA LUTTE DES "CONTI" (13 janvier 2010)

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RASSEMBLEMENT
DEVANT LA CRECHE "PEOPLE AND BABY" DE LA MADELEINE

Une dizaine de militantes et militants de la CNT se sont rassemblés jeudi 8 avril 2010 devant la crèche Marc’Hadour de La Madeleine à l’appel du syndicat CNT SSEC 59/62 (Santé Social Education Culture).

En effet, le service assuré par la crèche municipale de la ville est depuis 3 mois délégué à la société de droit privé People And Baby.

Cette société s’est illustrée en ce début d’année 2010 en licenciant ou mutant de force pour des motifs fallacieux 6 salariées de la halte-garderie Giono située dans le 13ème arrondissement de Paris. Leur seul tort ? Avoir créer une section syndicale CNT dans l’entreprise pour réclamer de meilleures conditions de travail et défendre une autre conception des pratiques professionnelles dans le secteur de la petite enfance :

A la suite d’une grève, les salariées ont été mises à pied puis licenciées pour des raisons d’hygiène et de sécurité, dixit le PDG. Pourtant, même la médecine du travail a démontré que, d’une part c’est pure invention, et d’autre part que ces raisons d’hygiène et de sécurité sont à la charge de l’employeur, et non des salariées ! L’inspection du travail a quant à elle, demandé à la direction de la boite de retirer les sanctions.

Le syndicat SSEC 59/62 de la CNT exige :
* la réintégration immédiate des camarades licenciées ou mutées de force dans la halte garderie Giono
* la suppression des heures supplémentaires « imposées »
* l’augmentation des salaires
* l’embauche de personnel compétent
* 8 semaines de congés pour tous et toutes
* l’arrêt des périodes de vacances imposées
* le droit à la formation et à l’information

Un coup porté contre l’une d’entre nous, c’est un coup porté contre toutes et tous !

Syndicat Santé - Social - Éducation - Culture (CNT-SSEC 59/62)
32 rue d’Arras, 59000 Lille
Tél : 03 20 56 96 10
Mail : ssec5962@cnt-f.org
Permanence tous les samedis de 14h à 15h


NON AU DEMANTELEMENT
DU SERVICE PUBLIC D’ACCUEIL
DE LA PETITE ENFANCE

Après plusieurs journées d’action puis de grève nationale dans les établissements et services d’accueil des jeunes enfants, le gouvernement reste sourd aux revendications des personnels de crèches, halte-garderie ou jardins d’éveil. Voici maintenant plusieurs années que la casse du service public d’accueil des jeunes enfants s’accélère. Les réformes et décrets ne visent actuellement qu’à améliorer la "productivité" des établissements au dépens de la qualité du service d’accueil et des conditions de travail des salariés.

Parallèlement à ces politiques, c’est tout l’univers de la petite enfance qui est attaqué : avec les fermeture de classes en école maternelle découlant des dizaines de milliers de suppressions de postes depuis dix ans, chaque année des enfants se retrouvent sans lieux d’accueil à la rentrée etc. Concrètement afin de subvenir aux besoins d’accueil des enfants, l’état plutôt que de choisir de développer les capacités d’accueil en augmentant le personnel, en diminuant le temps de travail pour favoriser la qualité du service, en multipliant les emplois de professionnels les plus qualifiés (éducateurs et éducatrices, puéricultrice et auxiliaires de puériculture), choisit la politique la plus destructrice :

- L’augmentation de la capacité d’accueil des assistantes maternelles de 3 à 4 enfants, donc plus de charge pour le personnel et moins d’attention pour les enfants.

- Même logique dans la création de regroupements d’assistantes maternelles pouvant accueillir jusqu’à 16 enfants sans aucune règle collective de fonctionnement.

- Enfin, la création expérimentale de 8000 places de jardins d’éveil d’ici 2012 pour les enfants de deux à trois ans, prévoyant un taux d’encadrement d’un adulte pour 8 à 12 enfants au lieu d’un pour 8 enfants du même âge actuellement pratiqué dans les crèches.

Les conséquences :

- Pour le personnel, des conditions de travail plus difficiles, la diminution des professionnels qualifiés, une quête toujours plus poussée à la rentabilité.

- Pour les enfants un environnement moins dédié à l’épanouissement et l’éveil, les établissements n’auront pour ambition que d’être de simples garderies de masse. Souvenons nous des propos du ministre Darcos considérant les enseignants de maternelle comme de simples « changeurs de couches ». Enfin cette politique provoque une augmentation des risques liée à l’augmentation du taux d’encadrement.

- Pour les parents, la baisse du taux de scolarisation aboutira à la nécessité de recourir plus fréquemment aux établissement d’accueil de jeunes enfants, augmentant ainsi leurs dépenses, favorisant de fait les inégalités. Les familles les plus favorisées seront les seules à pouvoir offrir à leurs enfants un service de qualité.

Le syndicat CNT-SSEC 59/62 dénonce les politiques mise en oeuvre par le gouvernement, une nouvelle fois, ce n’est pas la qualité du service public et des conditions des personnels qui est défendue mais la seule volonté de rentabiliser le secteur. Pourtant depuis longtemps nous savons que les pour les enfants, l’essentiel se joue avant cinq ans. Cette politique s’attaquant aux crèches comme aux écoles, nous estimons indispensable de s’organiser conjointement entre parents, enseignants et personnels.

La CNT, signataire de l’appel "pas de bébé à la consigne" ( http://www.pasdebebesalaconsigne.com/ ), soutient partout les mouvements des travailleuses et des travailleurs des établissements d’accueil des jeunes enfants dans la défense de leur emploi, de leurs sites et de leurs conditions de travail. L’ambition du gouvernement est d’ouvrir le marché aux entreprises privées dont les objectifs sont loin de l’épanouissement des enfants, mais plutôt de réaliser des profits sur le dos des salarié-e-s sous payé-e-s et précarisé-e-s. Ainsi l’entreprise People & Baby nie tout droit syndical à ses employé-e-s : actuellement la section CNT de l’entreprise est réprimée pour son engagement syndical (voir leur blog de lutte : http://peopleandbaby-enlutte.over-blog.com/ ).



2010 : UN NOUVEAU HOLD-UP
SE PRÉPARE SUR NOS RETRAITES !

La pension de tous les retraités n’est plus complète avec 37,5 années de cotisation. Aujourd’hui, en moyenne, un salarié ne cotise que 37 ans, du fait des études, du chômage, des carrières incomplètes, de la préretraite et du temps partiel imposé...

Avant, un salarié qui cotisait 37 ans touchait quasiment la pension pleine, en étant tout près du but de 37,5.  Lorsqu’il faut 40 ou 41 ans de cotisation, la pension baisse proportionnellement et surtout subit une décote de 5% par année manquante. Un fonctionnaire qui a cotisé 37 ans, touchait une pension égale à 74% de l’ancien salaire et, avec le calcul sur 40 ans, seulement 59% (et 53% s'il fallait cotiser  41,5 ans...)

Pour le privé, la pension est calculée sur un salaire de base bien inférieur, puisque sur une moyenne des 25 meilleures années de salaire au lieu de 10. Parmi ces 15 années supplémentaires figurent de mauvaises années, avec des salaires plus bas. Cette règle de 1993 baisse les pensions de 8%.  Le public et les régimes spéciaux ne subissent pas cette mesure, mais ils perdent autant car la pension n’est pas calculée sur l’ensemble du salaire (des primes et indemnités régulières ne comptant pas). 

Au moment de prendre leur retraite, 6 salariés sur 10 sont hors emploi. Toute augmentation de la durée de cotisation revient à baisser leur pension. Les contre-réformes pénalisent fortement celles et ceux qui arrivent loin des 40 ans de cotisation :

- Les femmes : seulement 39% ont pu valider 37,5 ans (contre 85% des hommes) ,
- Les chômeurs, précaires, petits boulots, temps partiels...
- Les jeunes qui débutent tard dans la vie active (études, chômage...) : début à 25 ans + 42 ans de cotisation = retraite à 67 ans ?
- Les métiers pénibles et ceux non reconnus à espérance de vie réduite.
- Les prostituées qui doivent cotiser dans des caisses privées.

Autre rappel : le salaire socialisé, la retraite par répartition, c’est quoi ?

Réaffirmer la validité du système de la cotisation sociale, dont les " difficultés " invoquées par le gouvernement pour le réformer sont en réalité dues aux reculs imposés au salariat.

1. La cotisation sociale, partie intégrante du salaire

Un employeur fait deux versements, l’un au salarié qu’il emploie - le salaire direct, composante individuelle ou salaire net au bas de la feuille de paye - l’autre aux caisses de Sécurité sociale - ASSEDIC, retraite - sous forme de cotisations sociales proportionnelles au salaire direct : c’est la composante collective, le salaire indirect. Salaire direct et salaire indirect constituent un tout : le salaire socialisé. Le salaire socialisé permet la reconnaissance sociale de toutes les situations des travailleurs, qu’ils soient actifs, précaires, chômeurs, retraités, tous font partie de la population des salariés, le chômeur indemnisé étant ainsi un salarié demandeur d’emploi, le retraité, un salarié pensionné. La cotisation sociale fait donc partie intégrante du salaire. Réduire la cotisation sociale, sous prétexte de soulager les " charges " de l’entreprise, c’est réduire le salaire !. Elle n’est pas un prélèvement ou une charge, ni un impôt, ni une taxe, ni une épargne, ni une assurance mais du salaire !
Salaire défini en référence à un barème, un tarif négocié au sein des conventions collectives, basé sur une grille de qualification et non pas sur les résultats de l’entreprise. Cette cotisation sociale, répartie entre la part du salarié et la part dite patronale, représente 40 % du salaire socialisé. Versée aux caisses, elle est immédiatement transformée en prestations sociales. Elle établit clairement le fait qu’à chaque instant, les actifs produisent la valeur qui finance la protection sociale, dont les retraites. C’est donc le salaire socialisé qui, en France, finance la protection sociale. Le financement de la protection sociale par la cotisation sociale a prouvé son efficacité et c’est pourquoi la classe dominante veut l’abattre.
La retraite par répartition qu’elle induit est révolutionnaire dans son principe car elle démontre l’inutilité de l’accumulation financière pour financer les pensions, et ouvre la perspective d’une gestion solidaire et non capitaliste.

2. Un partage de la valeur ajoutée plus favorable aux salariés : mesure révolutionnaire ?

Dans une entreprise, les richesses créées par le travail des salariés actifs apparaissent comptablement dans la “valeur ajoutée”. Pour l’essentiel, celle-ci se ventile entre les salaires directs, les cotisations sociales, l’amortissement des investissements, le profit non investi et distribué aux actionnaires sous forme de revenus financiers. Malheureusement, le rapport de force défavorable de ces vingt dernières années a conduit à un résultat édifiant : la part des profits dans les richesses produites est passée de 28 % à 36 %, les salaires ont suivi le chemin inverse, passant de 72 % à 64 %. D’où un déplacement de 8 points du partage de la valeur ajoutée en défaveur du travail. Ces 8 points, représentant chaque année l’équivalent de 120 milliards d’euros, ont littéralement changé de main, passant de la sphère salariale à celle du profit. Ils se retrouvent, non pas dans les investissements, mais dans les revenus distribués, alimentant la bulle financière et créant précisément les conditions de la dernière crise systémique du capitalisme. Il ne faut pas chercher plus loin la cause des problèmes de financement de la protection sociale, dont les retraites, qui ne rencontre pas d’autres limites que celles qui lui sont imposées par le recul salarial.

- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à 1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de 300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de cotisation retraite…

* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

UL-CNT de Lille, 32 rue d'Arras, 59000 LILLE


TRACT DE LA SECTION CNT
DE SEVELNORD (59 HORDAIN)

Situé sur le territoire d'Hordain et de Lieu-St-Amand (département du Nord), SEVELNORD est depuis janvier 1994 la première entreprise du Valenciennois. C'est une filiale commune de PSA Peugeot/Citroën (50%) et de Fiat (50%).

SEVELNORD compte 3800 salariés. L'entreprise est spécialisée dans la construction de monospaces et de véhicules utilitaires, comme Expert Peugeot, Jumpy Citroën et Scudo Fiat.

Une section syndicale CNT a été créée dans l'entreprise en mars 2010.

Les revendications immédiates de la section CNT portent sur :
- l'augmentation des cadences et des charges de travail qui provoque de plus en plus de stress, d'angoisse et de complications physiques
chez les ferreurs, les peintres et les monteurs ;
- l'annualisation du temps de travail qui permet à la Direction de faire un peu ce qu'elle veut (avec la bienveillance de certains syndicats).

Syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (CNT-STIS 59)
32 rue d'Arras
59000 Lille
Mail : stis59@cnt-f.org

Quelques extraits vidéo de la distriibution de tracts + interview du RSS de la CNT : à voir et écouter ici.




POUR UN 8 MARS
DE LUTTE DES FEMMES !

Parce qu'aujourd'hui comme hier, la lutte pour l'émancipation des femmes se doit de continuer, l'union locale des syndicats CNT de Lille appelle à se joindre massivement à la manifestation du lundi 8 mars à 18h, place de la République (Lille). Afin de défendre non seulement les acquis sociaux obtenus par les luttes passées, mais aussi à dénoncer les oppressions quotidiennes, à revendiquer l'égalité sociale et économique.
 
Si l’émancipation des femmes doit en partie à leur émancipation économique, et donc à leur accès au travail, n’oublions pas que là elles ont subi et subissent encore : harcèlements, exploitations, précarité de manière plus forte encore que leurs homologues masculins dont la solidarité n’est souvent pas aussi forte qu’elle devrait l’être.
 
C’est pour cela que Clara Zetkin, militante allemande, fit adopter en 1910 à Copenhague par la conférence de la IIe Internationale socialiste l’idée d’une journée internationale des luttes des Femmes. Ce sera le 8 mars.
 
Le temps et la mémoire s’effaçant, cette journée n’est souvent plus présentée par les médias que comme une simple journée de la Femme. Même s’il est tentant de considérer qu’une journée unique de commémoration et de revendication des luttes des femmes peut paraître désuète et insuffisante ; il faut plus que jamais se la réapproprier pour que le mouvement féministe ne s'essouffle.
 
Depuis les combats et avancées gagnés par les mouvements féministes des années 70, les luttes des femmes et leurs militantes subissent opprobre et attaques diffamatoires. Aujourd’hui, si l’on écoute les médias et les tenants du pouvoir, nous serions tentés de croire que les dernières conquêtes féministes encore d’actualité seraient la parité parlementaire ou au sein des conseils d’administration des grandes entreprises.
 
Alors que le droit à la contraception et à l’avortement est toujours contraint économiquement et remis en cause par des commandos d’extrême droite ou par les pouvoirs législatifs et religieux (entrave à la contraception).

Alors que l’égalité des salaires reste un vœu pieu.

Alors que les femmes subissent toujours plus que leurs collègues, précarité et travail partiel.

Alors que nombre de préceptes moraux et culturels réduisent encore les femmes à des tâches soi-disant naturelles, à une situation d’inférieures ou à de simples proies.

Il nous paraît important de remettre le 8 mars à sa place parmi les journées importantes de lutte.

Contre le patriarcat, solidarité et émancipation !

L'UL-CNT de Lille



SOLIDARITE AVEC LES SALARIE.E.S
DE TOTAL A DUNKERQUE !

Extrait du texte adopté par l’intersyndicale TOTAL le 25 février 2010 :

La grève des salariés de TOTAL à Dunkerque a démarré le 12 janvier à l’appel des syndicats SUD, CGT et FO de la Raffinerie des Flandres. Cette grève ne doit pas, ne peut pas rester isolée. Le conflit TOTAL est devenu un conflit emblématique du combat contre le chômage et les licenciements.

Ce que les actionnaires de TOTAL veulent ; c’est la fermeture de cette raffinerie, c’est le chômage, la misère, pour les 380 salarié-e-s de l’usine pour les centaines de salariés travaillant pour la sous-traitance. Ils veulent préserver et accroitre les 20 milliards de bénéfice record, accumulés en 2008 et 2009, ils veulent préserver les dividendes des milliardaires qui sont propriétaires d’une des plus grandes multinationales du monde.

Depuis le 15 février la raffinerie TOTAL des Flandres est occupée suite à l’ultimatum de l’intersyndicale SUD, CGT, FO à la Direction, lui demandant de relancer l’activité de la raffinerie pour le 15 février : « passée cette date, nous prendrons possession des lieux ».

La grève nationale du groupe TOTAL n’a pas permis d’apporter de réponse à la question posée depuis le 12 janvier : le redémarrage de l’entreprise pour permettre sur le site de Dunkerque la préservation de tous les emplois de la Raffinerie des Flandres mais aussi de toute la sous-traitance.

Soutien financier : chèques à l’ordre de "Intersyndicale RF TOTAL" à adresser à l'intersyndicale TOTAL SUD-CGT-FO, Raffinerie des Flandres, route du Fortelet, BP 26, 59279 MARDYCK.

Manifestation à Paris le 8 mars 2010 à l'occasion du comité central d'entreprise organisé ce jour-là pour décider du sort de plusieurs raffineries du groupe. Rendez-vous devant la tour "Total" à La Défense (métro ligne 1, RER ligne A, station "La Défense").



COMMUNIQUES DE SOUTIEN
AU SANS-PAPIERS DE CALAIS
(février 2010)

1)
Communiqué de SôS Soutien ô Sans-papiers (8 février 2010)

2)
Communiqué de l'UL-CNT de Lille (10 février 2010)



1) Communiqué
de SôS Soutien ô Sans-papiers (8 février 2010) :

SôS Soutien ô Sans-papiers continuera à utiliser son local loué, 14 rue Cronstad.

Dès samedi soir, lors de négociations avec le sous-préfet, nous avons expressément signalé que l'ensemble des personnes , avec ou sans papiers, était adhérant de SôS Soutien ô Sans- papiers et sont bien dans un local associatif.

Les exilés sont tous porteurs de leur carte d'adhésion.

le gouvernement devra assumer sa position intenable et son obéissance aux directives anglaises.

Le gouvernement devra assumer ses lois racistes et nous accuser d'entraide aux personnes en situation irrégulière.

IL POURRA ACCUSER NOS RESEAUX DU DELIT DE SOLIDARITE, ET POURQUOI PAS DE CELUI DE PASSEUR, thème favori de M.Besson, qui occulte ainsi le vrai débat : Pourquoi ces exilés ? Pourquoi cette violence et acharnement à Calais ?

Nous lançons les procédures judiciaires et recours et ferons le point ensemble à cette conf de presse avec les No Border.

SôS Soutien ô Sans-papiers et les réseaux No Border organisent une conférence de presse mercredi 10 février à 15h au local rue de Cronstadt à Calais.

Blog de soutien : http://sossoutienosanspapiers.wordpress.com/



2) Communiqué de l'
UL-CNT de Lille (10 février 2010) :

SOLIDARITE AVEC LES NO BORDER

Il y a quelques semaines SôS Soutien ô Sans-papiers louait un Hangar rue Cronstadt à Calais et mis à disposition du collectif No Border afin de soutenir et de discuter avec les migrants dans leurs luttes.

L'ouverture du Hangar eu lieu samedi 6 février 2010.

Comme souvent, l'accueil des forces de l'ordre fut expressif et violent : utilisation de la force  physique et morale à l'encontre de personnes pacifiques (migrantEs et militantEs, une dame âgée a eu le nez cassé par les CRS)...

Ces actions de violences ont débutées dès l'ouverture du Hangar (blocages des rues alentours par les forces de l'ordre) et ont été commanditées par le ministre Besson, la mairesse Bouchard et le sous-préfet Gavory.

Le Hangar de la rue Cronstadt fut assaillis par les forces de l'ordre dès le samedi soir et les militantEs furent arrêtés et mis en garde à vue le lendemain.

En ce qui concerne les migrantEs, ils eurent le droit de quitter les lieux sans être arrêtéEs et aussi de passer la nuit dans la rue sous des abris de fortunes, sous des ponts...Vers 18h00 les militantEs mis en garde à vue furent relâchéEs.

Depuis dimanche le hangar a été verrouillé et mis sous la surveillance des forces de l'ordre. La rue Cronstadt a été libérée des forces de l'ordre mardi.

Ce mercredi à 15h a eu lieu, rue Cronstadt devant le Hangar, une conférence de presse avec les associations (No border et  SôS Soutien ô Sans- papiers).

L'Union Locale des syndicats CNT de Lille soutient l'initiative prise par les associations SôS Soutien ô Sans-papier et par le collectif No Border dans leur action de résistance, et ne peut que condamner l'Etat pour sa violence répressive.

UL-CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org


GREVE DE LA FONCTION PUBLIQUE
(21 janvier 2010)

1) Tract de la fédération CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)

2) Communiqué confédéral de la CNT




1) Tract de la fédération CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE) :


Ce tract peut être  téléchargé (1 page - 691 ko - format pdf) en cliquant sur ce lien : http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/21janvier_fte_proposition.pdf

Avec toute la fonction publique, en grève le 21 janvier 2010 !

Transports, Poste, santé, éducation..., depuis plusieurs années, c’est tous les services publics qui sont petit à petit laminés, démantelés.

Autant de services rendus à la population livrés aux intérêts privés, à la marchandisation. Nous assistons à une véritable casse programmée des services publics visant une attaque sans précédent des statuts (réduction drastique des moyens) et à orchestrer plus certainement leur privatisation (précarisation toujours plus massive).

Le plan gouvernemental « Fonction Publique 2012 » prévoit d’ici là et sur 5 ans le non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. Cela a bien entendu des conséquences dramatiques au niveau des personnels, de la qualité du service rendu mais aussi au niveau des recrutements.

Dans l’Éducation nationale par exemple, les postes ouverts aux concours,toutes disciplines confondues, ont été divisés par plus de deux en 10 ans, passant de plus de 20 000 en 2000 a à peine plus de 9 000 cette année, en 2010.

Tous secteurs confondus, ce sont 60 000 suppressions de postes par an qui sont prévues dans les services publics depuis 2009. Les suppressions de postes auront lieu dans les écoles, les collèges et lycées, les hôpitaux, les administrations, au mépris des usagers, alors que pour lutter contre le chômage et améliorer ces services ce sont des embauches massives dont nous avons besoin. Autant d’attaques auxquelles se rajoute pour les personnels la casse des statuts. La RGPP (Réforme générale des politiques publiques) prévoit entre autre au travers de la loi sur la « mobilité de l’emploi dans la fonction publique » la remise en cause du statut de fonctionnaire et de la garantie de l’emploi. À l’ANPE par exemple, les salariés ont déjà reçu des lettres individuelles leur proposant un reclassement sous statut privé.

La qualité des services publics offerts va profondément se dégrader et l’on sait que ce sont les classes populaires qui en subissent les plus grands méfaits, renforçant ainsi les inégalités sociales.

La place du service public dans une société est le reflet des choix sociétaires de celle-ci et aujourd’hui se dessine une société capitaliste de plus en plus inégalitaire et autoritaire. Les nouveaux coups portés contre les services mais plus généralement contre l’ensemble des travailleurs-ses sont une nouvelle occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles.

Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble. Dans cette démarche, rappelons-nous et prenons exemple sur le mouvement de grève générale de l’an dernier en Guadeloupe : un mouvement fort et victorieux car unitaire, interprofessionnel, reconductible jusqu’à satisfaction et axé sur une plate-forme de revendications précises et concrètes.

Alors mettons-nous toutes et tous en grève le 21 janvier avec l’ensemble de la fonction publique. Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales et mettons en débat nos revendications et la construction de la lutte interprofessionnelle.

Fédération CNT des travailleur(se)s de l'Education (CNT-FTE)
fede-educ@cnt-f.org
http://www.cnt-f.org/fte



2) Communiqué confédéral de la CNT :

Services publics, arrêtons le massacre !

Depuis plusieurs années, tous les services publics sont petit à petit laminés, démantelés, privatisés.

La Révision Générale des Politiques Publiques (RGPP) en oeuvre depuis 2007, véritable machine de guerre contre le service public a encore aggravé la situation. Depuis sa mise en place plus de 100 000 postes auront été supprimés dans la seule fonction publique d’État, avec plus de 34 000 suppressions programmées pour la seule année 2010.

La loi sur la « mobilité », entre autres, remet clairement en cause le statut de la fonction publique et le recours généralisé aux contractuels, souvent précaires, anticipe le basculement vers une gestion des personnels calqué sur celle du privé et en perspective des privatisations et des externalisations de plus en plus nombreuses.

On nous parle d’efficacité « faire plus avec moins ». Mais comment faire dans des écoles aux classes déjà surchargées ? Dans des hôpitaux au sous-effectif dramatique ? Dans des établissements publics sous-financés dépendant de plus en plus de leurs « fonds propres » ? Dans toutes les administrations où les effectifs actuels ne suffisent déjà plus à assurer un service correct, minimum serait-on tentés de dire ?

On nous parle de crise et de déficit, ne nous laissons pas berner !

La Crise à bon dos, la politique doctrinaire de non remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite et de réduction des missions de service public date de bien avant la Crise.

Les déficits sont abyssaux ? Certes, mais ces déficits sont volontairement creusés depuis des années par des réductions d’impôts scandaleusement iniques et économiquement inefficaces par-dessus le marché. Souvenons-nous que la première version du « bouclier fiscal » a été votée en 2005 sous le gouvernement Villepin, cinq ans déjà. Et ce n’est que la plus symbolique de ces mesures prises tout au long de la première décennie du siècle.

Il s’agit ni plus ni moins que d’un démantèlement programmé du service public à la manière de ce qui s’est passé en Grande-Bretagne et aux États-unis sous Thatcher et Regan. « Affamer la bête » (Starve the beast ) disaient-ils, vingt ans après nous y revoilà. Avec les résultats que l’on peut anticiper en se remémorant la crise du système ferroviaire britannique ou celle de la gestion de l’électricité en Californie.

Autant de services rendus à la population livrés aux intérêts privés, à la marchandisation et ce sont bien sûr les personnes les plus défavorisés économiquement ou géographiquement qui en pâtiront le plus.

Contre ces régressions réunissons-nous en Assemblées Générales sur nos lieux de travail. La lutte ne s’arrête pas à une seule journée pour faire plier ce gouvernement.

Toutes et tous en grève reconductible le 21 janvier dans l’ensemble de la fonction publique !

Confédération Nationale du Travail (CNT)
Bureau confédéral
http://www.cnt-f.org
cnt@cnt-f.org


SOUTIEN A LA LUTTE DES "CONTI"


1) Communiqué de presse de l'union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais :

Ce mercredi 13 janvier a lieu au Tribunal de Grande Instance d'Amiens le procès en appel des 6 inculpés de Continental, condamnés pour la dégradation de la sous-préfecture de Compiègne au mois d'avril 2009. Inculpés, en réalité ils le sont pour avoir résisté aux milliers de licenciements de l'entreprise Continental qui engrange chaque année des millions d'euros de bénéfices.

Plus de 1700 ouvriers de l'usine de Clairoix se sont mis en grève des semaines durant contre la fermeture de leur site, menant un combat exemplaire contre une entreprise voyou qui licencia plus de 16 000 salariés depuis 2008 et dont les bénéfices se sont élevés au troisième trimestre 2009 à plus de 38.8 millions d'euros !

Les délinquants ne sont pas les 6 ouvriers condamnés pour l'exemple mais bien les dirigeants de Continental, Goodyear, Caterpillar ou Molex accumulant les profits sur la misère des travailleurs. Actuellement aucun dirigeant de Continental ne se retrouve devant la justice, la solidarité entre l'Etat et le Patronat fonctionne à plein régime. Il s'agit pour notre organisation syndicale d'affirmer notre pleine solidarité avec la lutte des ouvriers de Continental. Tandis que ces derniers ont été condamnés à payer plus de 60 000 euros de réparation pour des dégradations mineures, l'Etat offre 20 millions d'euros à Continental. Cette condamnation ignoble sonne comme un avertissement à toutes les résistances ouvrières, à tous les travailleurs qui refusent de payer la crise des capitalistes

L'union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais dénonce la répression qui s'abat sur les quelques militants qui ont, comme plusieurs autres milliers, eu le courage de combattre une logique patronale inhumaine. La grève, principale arme des travailleurs, a été ignorée par le gouvernement comme par le patronat, c'est le durcissement et la poursuite de la lutte qui a permis aux salariés de Continental d'obtenir les 50 000 euros d'indemnité de licenciement réclamés contre les 20 000 proposés initialement par Continental, prime qui ne compensera jamais tout le mal fait aux salariés et à leur famille par Continental partout en Europe.

L'union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à la manifestation de soutien aux inculpés  mercredi 13 janvier 2009
à Amiens (rendez-vous avec les "Contis" à 11h devant la gare d'Amiens et à partir de 12h devant le palais de justice). Nous affirmons notre entière solidarité avec le combat pour la justice sociale mené par les travailleurs de Clairoix, contre la loi du fric et des patrons !

Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais




2) Appel à tous les travailleurs, syndicats, partis, associations et personnalités attachés à la défense des droits ouvriers et des libertés publiques :


Le procès en appel des six condamnés de Continental Clairoix vient devant la cour d’appel d’Amiens le mercredi 13 janvier 2010. Il y aura une manifestation ce jour là (rendez-vous à 11h devant la gare d’Amiens).

Tous ensemble, tous mobilisés, pour exiger la relaxe de ceux qui se sont battus pour s’opposer aux licenciements  et pour le droit à la vie de tous leurs camarades.

La cour d’appel d’Amiens vient de faire savoir que le procès en appel du jugement du tribunal de Compiègne qui avait condamné lourdement six manifestants qui protestaient contre la fermeture de leur usine Continental de Clairoix, se tiendrait le mercredi 13 janvier. Avec encore plus de force que dans les semaines passées, l’exigence d’une relaxe pour les six salariés condamnés doit se manifester le plus largement possible.

Les condamnations pénales et financières prononcées contre ces six salariés sont un acte de vengeance contre la lutte victorieuse des 1120 travailleurs de Continental Clairoix, et une condamnation pour l’exemple qui s’adresse à l’ensemble des travailleurs du pays, destinée à faire régner un climat de peur contre tous ceux qui refuseraient l’arbitraire patronal et gouvernemental.

Mais en plus, pour prononcer ces condamnations, le tribunal, à la demande du parquet, et donc des autorités gouvernementales, a remis sur pied, en toute illégalité, une loi abrogée depuis 28 ans, à cause de son caractère liberticide, comme l’avait qualifié alors le ministre de la justice Robert Badinter. L’atteinte aux libertés publiques, par cette réintroduction de la loi dite “anticasseurs”, qui permettait, comme c’est le cas dans cette affaire, de condamner des personnes sans avoir de faits précis à leur reprocher, au nom d’une prétendue responsabilité collective qui découlerait de leur seule présence à une manifestation, est une menace grave pour les libertés publiques. D’ailleurs, ceux qui rêvent de s’en prendre à toutes les contestations, ont Immédiatement réclamé que soit généralisé dans tout le pays, et pour toutes les manifestations, ce qu’ils ont appelé “la jurisprudence Continental”.

Bien sûr, il faudra qu’il y ait ce jour là à Amiens un rassemblement le plus large et le plus puissant possible pour exiger l’arrêt de cet acharnement juridique contre ceux qui sont deux fois victimes : une fois en tant que licenciés de ce géant de l’Industrie, délinquant récidiviste protégé par le pouvoir, et une deuxième fois victime de l’arbitraire d’une condamnation non fondée.

Dès maintenant, il y a urgence pour que monte la protestation afin d’exiger la relaxe des six et la défense des libertés publiques. Ces protestations peuvent déjà se faire par l’envoi de messages au président de la Cour d’appel, Palais de justice, 80000 Amiens.

Mais cette protestation devrait prendre de l’ampleur au travers d’initiatives que le personnel de Continental Clairoix, et ses représentants, toujours mobilisés aux côtés de leurs camarades condamnés, entendent construire avec tous ceux qui ne veulent pas rester passifs devant cette attaque contre les libertés publiques. Nous leur demandons pour cela, d’entrer en contact avec nous, le plus rapidement possible.

L’Intersyndicale et le comité de lutte Continental Clairoix.

CONTIWEB : http://continentalweb.free.fr/

Pour télécharger cet appel, cliquer ici.


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