ACTUALITE ET ANALYSES
archives éducation et travail social
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EDUCATION : REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE (15 avril 2009)
TRAVAIL SOCIAL : DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 (16 et 19 février 2009)
DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE : CLASSES EN LUTTE ! (février 2009)
EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009
LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES (février-mars-avril 2009)
CONTRE LA PRECARITE DANS L'EDUCATION NATIONALE !  (janvier 2009)
EDUCATION : COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE 59/62 (18 décembre 2008)
EDUCATION : GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008
TRAVAILLEURS SOCIAUX : NON A LA CASSE DE LA CONVENTION DE 66 (octobre 08)
EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008
RENTREE SCOLAIRE 2008 : DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES (29 août 2008)
ABROGATION DE LA LOI "LRU" ! (novembre/décembre 2007)
BEP ET BAC PRO : NON AU COUP DE FORCE MINISTERIEL CONTRE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL ! (20 décembre 2007)
EDUCATION : APPEL A LA GREVE DE LA CNT-FTE (20 novembre 2007)
RENTREE SCOLAIRE : PUBLICATIONS DE LA CNT-FTE (rentrée 2007)
LOI "D'AUTONOMIE" DES UNIVERSITES (15 juillet 07)
EDUCATION : COMMUNIQUE SUR LA CARTE SCOLAIRE + TRACT SUR L'AVENIR DES EVS (juin 07)
COMMUNIQUE DE LA CNT - FTE SUITE A LA VICTOIRE DE SARKOZY (8 mai 07)
RAPPORT HETZEL : LE MONDE DE L’ENTREPRISE A L’ASSAUT DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (mars 07)
EDUCATION : GREVE ET MANIFESTATIONS REGIONALES LE 20 FEVRIER 2007
DES ENFANTS LILLOIS SANS LOGEMENT ! (février 07)
EDUCATION : LA CASSE DES STATUTS COMMENCE PAR LES TZR (février 07)
GREVE DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE (18/12/06)
COMMUNIQUE DU RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES AU SUJET DE GELA ET DAVID (14/12/06)
MANIFESTATION REGIONALE DE L'EDUCATION LE 15 NOVEMBRE 2006 A LILLE
RETRAIT DU PROJET DE LOI SARKOZY SUR LA DELINQUANCE (10/10/06)
DOCUMENTS DE RENTREE DE LA FEDE CNT EDUCATION (automne 06)
LECTURE : LE COME-BACK DES REACS ! (07/01/06)
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LE CPE EST MORT ! LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE ! (avril 06)
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BLOCAGE DE L'UNIVERSITE DE LILLE 3 (mars 06)
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COMMUNIQUE DE LA CNT-FTE (8 février 06)
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A.G. MODE D'EMPLOI
EDUCATION : RECUL SUR LA LOI FILLON (19/06/05)
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UNIVERSITE DE LILLE 3 : DE L'OCCUPATION A L'EXPULSION POLICIERE (03/05/05)
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LILLE : LES LYCEENS ET LYCEENNES NE BAISSENT PAS LES BRAS ! (29/04/05)
CRIMINALISATION DU MOUVEMENT LYCEEN : COMMUNIQUE ET PRECISIONS DE LA FEDERATION CNT EDUCATION  (21/04/05)
NOUVELLE JOURNEE DE MOBILISATION LYCEENNE A LILLE (08/04/05)
COMMUNIQUES DE SOUTIEN AU MOUVEMENT LYCEEN
NON A LA REPRESSION POLICIERE DU MOUVEMENT LYCEEN !
NOUVELLES DES LYCEES OCCUPES A VILLENEUVE D'ASCQ ET A LILLE
COMPTE-RENDU DE LA JOURNEE DU 5 AVRIL AU LYCEE FAIDHERBE DE LILLE
LYCEE OCCUPE : DEMANDE CNT DE RETRAIT DE TOUTE SANCTION POUR FAIT DE GREVE
DECLARATION DE L'A.G. DU LYCEE FAIDHERBE OCCUPE (LILLE)
LYCEES OCCUPES A LILLE : NON  A LA REPRESSION POLICIERE !
EDUCATION : OCCUPATIONS, AG... LA LUTTE CONTINUE !
REFORMES DANS L'EDUCATION : UNE MEME LOGIQUE LIBERALE !
APPEL DE LA FEDERATION CNT DES TRAVAILLEURS DE L'EDUCATION
GREVE "PUBLIC / PRIVE" DU 10 MARS 2005 : DECLARATION DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE DE L'EDUCATION
10 MARS 2005 : LA FCPE APPELLE A UNE JOURNEE "ECOLE MORTE"
LES ETUDIANTS S'ADRESSENT AUX LYCEENS...
APRES LE 20 JANVIER, CONSTRUISONS LA RIPOSTE SOCIALE ! (communiqué de la CNT-FTE)
DANS L'EDUCATION NATIONALE AUSSI : LA PRECARITE CA SUFFIT !
APPEL DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE AU SUJET DE LA GREVE DU 20 JANVIER 2005
NON AU PROJET DE LOI FILLON SUR L'EDUCATION !
MESSAGE DE LA CNT A L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE AU SUJET DE LA MOBILISATION DE JANVIER 2005
LA NOUVELLE EDUCATION NATIONALE SELON FILLON :RETOUR A LA CASERNE, MARCHEZ DROIT, NE PENSEZ PAS, OBEISSEZ !
ETAT PATRON-VOYOU !
Jeunes scolarisés sans papiers : régularisation, mode d’emploi
NON AUX REFORMES "ECTS / LMD / 3-5-8" ET A LA MARCHANDISATION DES UNIVERSITES
BOYCOTT DU"DEBAT NATIONAL SUR L'AVENIR DE L'ECOLE" AU COLLEGE BORIS VIAN (LILLE-FIVES)
Débat national sur l'avenir de l'Ecole
DECOMPTE DES JOURS DE GREVE : COMPTE-RENDU DE L'AUDIENCE AU RECTORAT DE LILLE
APPEL DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES GREVISTES DE LILLE : RIEN N'EST REGLE, LE COMBAT CONTINUE !
LA GRAINE EST SEMEE. L'ETE LA FERA GERMER !
Déclaration de l'intersyndicale éducation de l'académie de Lille (5 juin 2003)
DU NOUVEAU AU SUJET DE LA GREVE ET DES EXAMENS !
COMPTE-RENDU DE L'AG "CONVERGENCES DES LUTTES" A L'UNIVERSITE LILLE 3 DU 21 MAI
DYSFONCTIONNEMENT DEMOCRATIQUE DES AG REGIONALES
APPEL ET COMPTE-RENDU DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE L'ÉDUCATION NATIONALE EN LUTTE
ANALYSE DE L'AG EDUCATION DU 6 MAI
DECENTRALISATION, RETRAITES, LICENCIEMENTS DES EMPLOIS JEUNES ET DES MI-SE... TOUS EN GREVE RECONDUCTIBLE !
EMPLOIS PRÉCAIRES, ÉCOLE PRÉCAIRE
LE DÉMANTELLEMENT DE L'ÉDUCATION NATIONALE EST EN PLACE !
SALAIRES EN RETARD... DEMANDEZ DES INDEMNITES !
ATOSS ET 35 HEURES
AIDES-EDUCATEURS... LE NOUVEAU DISPOSITIF !
CONTRACTUEL(LE)S MIS EN “ CONGE ” AVANT LES VACANCES D’AUTOMNE...
QUE FAIRE ?
ELECTIONS AU CA... L’ESSENTIEL N’EST PAS DE VOTER, MAIS DE LUTTER !
ADHERER A LA CNT, COMMENT ON FAIT ?
PLATEFORME REVENDICATIVE
CONCOURS : L’ARNAQUE REPUBLICAINE
LE PROJET DE CARTE SCOLAIRE 2002
AIDES-EDUCATEURS
LE SPORT AU SERVICE DE L’ENFANT SINGULIER
ENTRETIEN AVEC UN PROF DE GYM DE LA CNT
COMPTE-RENDU DE L'ACTION ANTI-PRECARITE DU 29 MAI 2002



EDUCATION :
REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE
LE 15 AVRIL A LILLE

Personnels précaires de vie scolaire de la communauté urbaine lilloise (AED, AP, AVSI, AVSco, AVS, EVS, Médiateurs/rices de la réussite scolaire... recrutées en contrat d’assistant-es d’éducation, en contrat d’avenir ou en CAE),

NOUS NE SOMMES PAS CORVÉABLES À MERCI, NOUS AVONS DES DROITS !!!

Or, trop souvent nous constatons :

    -  un allongement de notre temps de travail au nom de l’annualisation,
    -  des modifications imposées de nos emplois du temps d’une semaine sur l’autre,
    -  des retards de paiement de nos salaires,
    -  le non respect de nos temps de pause,
    -  des entraves à notre droit à la formation,
    -  des heures supplémentaires (imposées le plus souvent) non payées,
    -  un véritable chantage au renouvellement de contrat pour nous faire taire,
    -  une remise en cause de nos droits syndicaux (droit de grève, participation aux réunions d’information syndicale...),
    -  etc.

Réunion d’information, de débat et d’organisation de la lutte mercredi 15 avril à partir de 17h au local "Solidaires", 84 rue de Cambrai, Lille, M° porte de Valenciennes

A l’appel du réseau Nord Pas de Calais contre la précarité dans l’éducation nationale* soutenu par (premiers signataires) : CNT, SUD éducation...

Tract à télécharger ici (1 page - format pdf - 165 ko).

* Le réseau Nord pas de Calais contre la précarité est ouvert à tout salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais présente, l’idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des initiatives du réseau s’inscrit dans la lutte contre les attaques du gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es, intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation généralisée des droits sociaux.



TRAVAIL SOCIAL :
DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66

Travailleurs sociaux en formation, salariés des centres de formation, tous ensemble pour la défense de la convention collective 66 !

Le nouveau projet patronal de refonte de la CC 66 a été présenté le 5 décembre 2008. Ce projet s’inscrit parfaitement dans une politique d’appauvrissement et de démantèlement du secteur social : individualisation de la rémunération, introduction du salaire au mérite, perte des congés trimestrielles, recul sur l’indemnité de départ à la retraite, suppression su paiement des trois jours de carence en cas de maladie, la référence aux 35h disparaît, pénalisation ds temps partiels, progression de l’ancienneté limitée à 15 ans au rythme de 1%/an (dévalorisation d’environ 1000 euros après 30 ans d’activité). Pour les patrons, il s’agit bien de réduire le coût du travail tout en nous faisant travailler plus longtemps, de diviser les salariés et bannir la solidarité : la logique de profit agrandit encore son nid.

Le mouvement se construit depuis longtemps, les travailleurs sociaux se mobilisent fortement. Le projet patronal n’est pas acceptable. Retrait immédiat du projet, un recul social ne doit pas être négocié !

Jusqu’au 30 janvier, seule la direction de la CFDT était d’accord pour participer aux commissions nationales paritaires de négociation. A ce jour, les cinq directions syndicales « représentatives » (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC) sont prêtes à détruire des acquis sociaux, ceux des salariés, qui avaient été durement gagnées par des luttes. Qui ces syndicats représentent ils, alors que la majorité des salariés refuse de niveler leurs conditions de travail vers le bas ? Toute négociation en l’état actuel ne peut qu’entraîner une perte de droits !

Il est urgent de se mobiliser massivement, c’est maintenant que tout se joue. Cette attaque de la CC 66 est à inscrire dans une logique de précarisation globale menée par les gouvernements et le patronat. Le fossé continue de se creuser entre les bas salaires et ceux des responsables hiérarchiques. N’oublions pas la casse de l’éducation nationale, les licenciements massifs et le chômage partiel en métallurgie, dans la VPC , l’automobile…En Martinique et en Guadeloupe, une grève générale est en cours pour l’amélioration de leurs conditions de vie…

AG des travailleurs sociaux en formation et des salariés des centres de formation
lundi 16 février à 17h30
à l’ISL, 83 boulevard Vauban, salle 2 du bâtiment C, Lille.

Grève et manifestation jeudi 19 février à Lille
(rendez-vous à 14h sur la Grand' place).


Appel a la grève et manifestation le 19 février, date de la prochaine CNPN :
- Collectif permanent des travailleurs sociaux en formation du Nord Pas-de-Calais
http://collectif-permanent.over-blog.com
- Comité national de défense et d'amélioration de la CCN 66
http://Touche.pas.a.la.66.free.fr

Tract de la fédé CNT santé-social : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-fede-conv66-0209.pdf




DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE :
CLASSES EN LUTTE !

Pour télécharger ce tract (format pdf - 2 pages - 126 ko) :
cliquer
ici.

De gauche comme de droite, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse, ces 20  dernières années, d'appliquer les directives du patronat européen. Avides de nouveaux marchés et de nouvelles sources de profits, les patron-ne-s jettent leur main (encore combien de temps la laisserons-nous "invisible" ?) sur les services publics, c'est-à-dire ces services essentiels à chacun et bénéfiques à la société dans son ensemble. Ils prétextent, pour ce faire, que les prétendues efficacité et réactivité de l'économie capitaliste seront bénéfiques pour les ex-usager-e-s devenus alors client-e-s de prestataires de services mis en concurrence.

Or jeter en pâture les services publics dans la jungle de l'économie de marché sous-entend bien évidemment le passage de ces mêmes services au statut de marchandises. Réductions d’effectifs, recherche de rentabilité maximale et bénéfices deviennent, par définition d'économie capitaliste, les moteurs de la gestion et de la production de ces services. Qu'ils soient fournis par une entreprise privée ou d'État, il n'est plus question qu’ils assurent l'équité de leur accès, géographique comme social.

Il est clair que ces réformes se feront, comme pour le système de retraite par exemple, une nouvelle fois, au bénéfice des possédant-e-s et des dirigeant-e-s, et au détriment des travailleur-se-s et des dépossédé-e-s d'ici et d'ailleurs.

Pour bétonner une mainmise totale et pérenne de "ceux d'en haut" sur "ceux d'en bas", le Pouvoir d’Etat, Sarkozy après d’autres, a compris qu'il fallait en finir avec ces lieux de contestation où tentent d'exercer un nombre encore trop élevé de producteur-trice-s d'esprits libres et indépendants. Pour ce faire, il doit mettre au pas l'ensemble de l'Education. 

1- nous diviser

Les statuts des personnels sont liquidés : depuis 2003 avec la décentralisation des personnels administratifs et d'entretien du secondaire et aujourd'hui avec le statut des enseignant-e-s-chercheur-se-s. Les contrats sont éclatés (combien de sigles pour les désigner ?) et précarisés. La concurrence est exacerbée : classement des établissements, des universités et bientôt des établissements primaires; concurrence entre personnels universitaires.

2- nous soumettre

Les emplois sont flexibilisés : annualisation du temps de travail non choisie, modulation des enseignements dans l'université, multiplication des taches et des missions partout, recours massif aux heures supplémentaires après suppression de postes et aux emplois ponctuels pour des besoins permanents. Les services sont éclatés : multiplication des postes de remplacement, compléments de services hors spécialités, turn-over des équipes, etc. Les élèves sont soumis-ses à un tri social de plus en plus précoce sous la pression du retour en grâce des pédagogies autoritaires.

3- nous contrôler

Les hiérarchies sont renforcées: entretien d'embauche et de licenciement par les chefs d’établissement et CPE, écoles transformées en établissements primaires (EPEP) avec un vrai "chef", primes aux résultats, individualisation des salaires et carrières, pouvoir concentré dans les président-e-s d'université et leur CA. Les contestations sont fortement réprimées: surveillance biométrique  dans le secondaire, base élève dans le primaire, criminalisation des élèves et des personnels (intrusion de la police dans les établissements, répression syndicale, arrestations, garde à vue systématiques, violences contre les étudiants mobilisés). La culture du résultat est encensée par la contractualisation et l’autonomie des établissements (LOLF), la suppression de la carte scolaire, l'évaluation des personnels et de leurs activités à tous les niveaux.

A cela, il n'y a qu'une réponse. La solidarité et l’unité dans l'action et dans la mobilisation. Le temps d'une grève générale qu'il nous reste à construire, soyons tous sans papiers, tous étudiants, apprenons à nous autogérer, sans hiérarchies et sans patrons, et construisons l’alternative à ce système capitaliste qui nous asservit et nous désolidarise.

Sections CNT-SR de Lille : sr-lille@cnt-f.org
Syndicat CNT-SSEC 59/62 : ssec5962@cnt-f.org
Site web de la CNT-FTE : http://www.cnt-f.org/fte

Agenda :
- Lundi 16 février : grève académique de l’éducation (manifestation régionale à Lille : 14h30, bd Louis XIV / porte de Paris + AG après-manif à 17h au local de "Solidaires").
- Jeudi 19 février : manifestation à Lille à l'appel de la coordination nationale des universités et organismes de recherche.
- Jeudi 19 mars : grève générale interprofessionnelle public-privé et manifestation régionale à Lille.




EDUCATION :
GREVE ACADEMIQUE

LE 16 FEVRIER 2009

Grève académique (et manifestion - cf. rendez-vous ci-dessous) lundi 16 février 2009
à l'appel de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT

Pour télécharger cet appel (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.




L’exceptionnelle mobilisation du secteur éducation dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du 29 janvier, qui a réuni 40 000 manifestants à Lille et plus de 35 000 autres dans les principales villes de la région, conforte l’intersyndicale éducation dans sa volonté de poursuivre et amplifier la mobilisation.


Déjà lourdement frappée, et avant même l’annonce de nouvelles mesures concernant notamment les remplacements, par 639 suppressions de postes (226 enseignants du 1er degré, 376 enseignants du 2nd degré, 37 emplois d'administratifs), ainsi que dans la plupart des universités, l’académie de Lille subit une nouvelle fois la volonté du gouvernement de répondre aux seuls critères économiques qu’il s’est fixés.

L’intersyndicale académique éducation appelle à :

- Organiser des réunions intersyndicales enseignants, parents, élus pour informer et débattre dans les établissements, dans les écoles, dans les communes.

- Participer aux assemblées générales.

- Réunir des conseils d’école extraordinaires.

- Soutenir toutes les formes d’actions locales dans les Collèges, les Lycées, les LP, les SEGPA et les EREA (boycott des Conseils d’Administration des établissements du second degré, opérations écoles mortes, rassemblements locaux, nuit des écoles…).

- Amplifier l’action multiforme dans les universités (AG des personnels pouvant voter la grève, information aux étudiants, rétention des notes, etc.) dès le 2 février.

L’Intersyndicale Education demande l’abandon des suppressions d’emplois dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur et exige un moratoire afin d’établir un état des lieux exhaustif de la situation. Elle réclame en outre :

- Des conditions de travail et d’étude améliorées.

- Le respect des personnels non titulaires.

- Le respect des missions du service public d’éducation.

- La revalorisation de nos métiers et de nos salaires.

- Un système éducatif affichant l’ambition de la réussite de tous.

- L’arrêt de l’amputation de la carte des formations de l’enseignement professionnel initial et de la réduction des champs professionnels en SEGPA.

- L’arrêt des réformes annoncées sans aucune concertation avec les organisations syndicales et instances représentatives.

Le rectorat vient de montrer son refus d’entendre les personnels en envoyant aux établissements, au lendemain du 29 janvier, des projets de dotations insupportables tout en programmant une nouvelle vague de suppressions massives de postes. L’intersyndicale CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT condamne cette obstination ; elle appelle à développer les mouvements de grève dans les universités entamés depuis le 26 janvier et, dans le premier et le second degré, à une mobilisation immédiate et à une journée de grève et de manifestation  le 16 février.

MANIFESTATION REGIONALE
LUNDI 16 FEVRIER
Départ : 14h30 Bd Louis XIV / porte de Paris, Lille
AG inter-établissements à Valenciennes à 10h. 
AG après-manif à Lille : à 17h au local de "Solidaires".

Pour lire l'appel intersyndical et les modalités de transport collectif, cliquer ici. Pour le télécharger (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.


Réservez votre place rapidement en téléphonant aux responsables des bus mis en place par la FSU,
date limite le vendredi 13 février.
Une participation de 5 € sera demandée par personne.
 
Bus 1 :
Calais : Parking Gifi, sortie St Pierre, à12h30
Grande Synthe : Parking d’Auchan, à 13h00
Contacter Georges Bouchart 06 07 44 32 74

Bus 2 :
Maubeuge : Place de l’Hôtel de Ville à 12h30
Valenciennes : Parking du Gymnase du Collège Chasse Royal à 13h00
Contacter Danièle Przybylak 06 13 50 57 76
 
Bus 3 :
Cambrai : Hôtel de Ville à 12h30
Douai : Place du Barlet à 13h15
Contacter Pascal Boudart 06 07 11 73 93



Rappels concernant la déclaration d'intention de se mettre en grève (procédure obligatoire depuis la mise en place du service d'accueil des élèves à l'école maternelle et élémentaire) :

- Attention : date limite de dépôt individuel de la déclaration d’intention = jeudi 12 février minuit
(arrivée à l’IEN soit par courrier soit par fax).

- Tout le monde se déclare, même s’il ne fait pas grève…

- Attention, chaque enseignant se déclare sous enveloppe individuelle et envoie directement, sans intermédiaire (certains collègues se sont fait piéger le 29 janvier parce qu’ils avaient donné leur courrier en mairie ou à leur directeur-trice qui n’avaient pas respecté les délais).

- Exemple de déclaration :


Ceci est une déclaration d'intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement.

NOM :
Prénom :
Affectation :

à M. l'Inspecteur d'Académie
s/c de M. l'IEN de ........

Madame, Monsieur l'Inspecteur,

La Loi instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire apporte de nouvelles restrictions à une liberté fondamentale – le droit de faire grève - reconnu à tous les salariés dans la constitution pour la défense des intérêts professionnels et collectifs.

Un certain nombre d'organisations syndicales en demande d'ailleurs l'abrogation.

Cette loi impose "à toute personne exerçant des fonctions d'enseignement dans une école de déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention d'y participer".

En conséquence, je vous informe de mon intention de participer au mouvement de grève du 16 février 2009 à partir de ........ heures.

Conformément à la loi, je vous rappelle que cette lettre "est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisée que pour l'organisation du service d'accueil" (article L133-5).

Le .....
Signature



LA MOBILISATION
DANS LES UNIVERSITES


LE TEMPS EST A L'ACTION UNITAIRE !

Depuis le 2 février 2009, la coordination nationale des universités appelle les enseignantEs chercheurSEs à engager une grève illimitée. Depuis peu rejointe par les IUFM, le mouvement prend une grande ampleur au niveau national. Les habituels anti-grévistes, indécisEs ou mêmes certaines facs qui n’ont jamais fait grève s’engagent aujourd’hui dans la lutte. En effet, les applications de la LRU n’ont pas tardé à prendre effet : pouvoir absolu des présidentEs, gestion managériale, remise en cause de l’indépendance des des charcheurSEs, casse de la formation des enseignantEs (suppression des IUFM) et cerise sur le gâteau suppression de 900 postes annoncée sont autant de raisons de dire ça suffit !

Le mouvement contre la LRU que les étudiantEs avaient lancé l’an dernier n’avait pas ou très peu été soutenu par les enseigantEs alors qu’ils se battaient pour les mêmes motifs qui motivent la lutte d’aujourd’hui. Il n’est pas trop tard : il faut impérativement fondre les AG enseignantEs, étudiantEs, et incorporer les revendications du personnel non enseignant qui connaît depuis longtemps la répression économique.

Le corporatisme ou les luttes du « chacun pour soi » sont le lit de nos défaites et ce sont aussi les rapports de forces trop faibles qui découragent les plus exploitéEs de hausser le ton seulEs. Les revendications sectorielles sont évidemment nécessaires mais c’est la convergence des luttes, la solidarité et la construction interprofessionnelle qui sont les seuls moyens pertinents et efficaces de faire plier l’Etat et le patronat.

Ceux qui continuent de détruire nos acquis durement obtenus par la lutte sont unis et « eux » ont une conscience de classe ! Il n’y a quoi voir à qui profitent toutes les réformes, les milliards que l’Etat distribue aux patrons qui licencient à tour de bras et laissent des milliers de salariéEs au chômage.

Nous devons nous organiser de façon unitaire dans les universités mais aussi nous coordonner avec les autres secteurs en lutte car nos intérêts sont les mêmes ! Nous devons nous organiser en AG décisionnelles et interprofessionnelles et nous investir chacunEs selon nos capacités car la lutte est celle de toutEs et n’a besoin ni de spécialistes, ni de bureaucrates pour être menée à bien. Grâce à la convergence des luttes, bloquons l’économie, les gares… pour satisfaire nos revendications, celles des autres camarades en lutte et enfin obtenir plus !

Pour la grève générale interprofessionnelle et autogestionnaire. Pour l’égalité économique et sociale et la révolution émancipatrice !

LA RECHERCHE QUE NOUS VOULONS :

La CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un enseignement supérieur au service de tous ; cela passe par l’arrêt de la privatisation des recherches, le développement des logiciels libres, le libre accès aux résultats de la recherche, la création d’universités populaires, l’accès au savoir tout au long de la vie, l’auto-organisation nonhiérarchique des équipes et des laboratoires, la gratuité des publications dans le cadre des archives ouvertes...

Mais ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :

• une Université et une Recherche autogérées dans lesquelles les buts et les orientations se décident de manière démocratique par des commissions élues issues du monde étudiant et académique,

• l’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela commence par des emplois stables pour le personnel ! Ces financements existent, à nous de nous les réapproprier :

- Transfert des crédits militaires : l’arrêt de la recherche militaire, permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche publique non mortifère.

- Arrêt du crédit impôt recherche : ce système qui vise à rembourser la moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux. 3,5 milliards d’euros en 2008  ! Et avec une augmentation prévue de 600 millions d’euros par an…

- Suppression des agences d’innovation : les crédits énormes consentis aux « agences pour l’innovation » (AII) représentent un autre cas de détournement de l’argent public vers des projets conformes aux exigences du monde industriel.

Section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille 3 - 1 rue Broca - 59000 Lille
Mail : sr-lille@cnt-f.org
 
Site de la fédération CNT éducation : http://www.cnt-f.org/fte

Ce tract est disponible ici au format pdf (2 pages - 77 ko)
Voir également ici le tract général des sections CNT-SR (2 pages - format pdf - 3,26 Mo).



Lille 1 (cité scientifique)
L'AG des personnels (en grève depuis le 6 février) appelle à l'amplification du mouvement et à la protestation sous toutes les formes possibles : grève, délocalisation des cours, actions de sensibilisation et à la poursuite de la rétention des notes et le blocage des jurys. Elle appelle à faire des jours de mobilisation nationale des journées de blocage massif des universités. Pour en savoir plus : http://agp.univ-lille1.fr

Lille 2 (site de Moulins)

L’AG étudiante a voté l’annulation totale des cours et des TD en faculté de Droit jusqu’au lundi 6 avril inclus.

Lille 3 (site du Pont de bois)

L’AG étudiante a voté la reconduite du blocage jusqu’au mardi 14 avril où une AG de décision se tiendra. La fac est toujours vivante et tous les renseignements sont disponibles dans le hall du bâtiment B. La mise en place de plusieurs commissions a été actée et/ou confirmé : information (information sur LRU, information mobilisation sur lille3,...) / logistique (organisation présence sur barrages,...) / action / imagination au pouvoir (rendre la fac vivante avec ou sans blocage, se la réapproprier avec plusieurs ateliers tels que cinéma, redécor de la fac, conférences,...) / juridique (prévention interpellations + soutien juridique si besoin) / interlutte (convergence sur le campus avec personnels universitaires dont Biatoss trop souvent mis de côté depuis plusieurs années et CROUS si possible, infos sur autres secteurs en lutte, convergence si possible avec ensemble de l’éducation,...) / intercommission (aide à coordination entre commissions)/ interfacs (coordination - infos entre facs de la métropole).... Un planning des réu de commission est mis à jour quotidiennement à l’entrée du hall du bâtiment B. Les commissions sont bien sûr ouvertes à tous et toutes, et pas seulement aux étudiants et étudiantes. Les commissions ne sont la propriété de personne, nul n’y est indispensable. Un compte rendu régulier des commissions est à faire pour les AG , notamment par rapport à certaines propositions qu’elles peuvent faire qui nécessiteraient une décision de l’AG. Ce qui ne doit pas bloquer toutes les initiatives des commissions. Les réu de commission se tiennent nécessairement sur un barrage. Pour en savoir plus : http://inter-commissions-lille3.over-blog.com


CONTRE LA PRECARITE DANS
 L'EDUCATION NATIONALE !

1) Tract commun du réseau régional contre la précarité
2) Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à propos de la situation des assistant-e-s d'éducation




1) Tract du réseau régional contre la précarité

Personnels précaires et titulaires :
luttons contre la précarité dans l'Éducation Nationale

Contrats précaires, contrats aidés, contrats de la honte !

Des dizaines de milliers de personnes travaillent aujourd’hui en contrat précaire dans l'Éducation nationale, contrats aux appellations multiples, la plus cynique étant sans doute « contrat d’avenir ». Difficile de dire exactement combien d’entre elles sont employées, combien seront licenciées par l'Éducation nationale qui, sous ses dehors service public « bon enfant », exploite avec la même férocité que dans le privé ce vivier né directement de la précarité actuelle. Le ministère a encore décidé d'aggraver les choses avec le recrutement de 5 000 contrats aidés de « médiateurs de la réussite scolaire ».

Qu’ils/elles soient contractuel-les, vacataires, assistant-es d’éducation, en « contrat d’avenir », en « CAE » (contrat d’accompagnement à l’emploi) ou autre « emploi-tremplin », ces salarié-es sont bien dans le même sac : celui des sous-contrats. À savoir, des CDD souvent à temps partiel subis, payés au smic horaire et soumis aux 3 jours de carence pour maladie quelle que soit la qualification des individus (la moitié des salarié-es en « contrats aidés » ont au moins une licence).

Les « bénéficiaires » de ces merveilleux contrats n’ont pas droit à la moindre prime de précarité à la fin d’un contrat justement totalement précaire ! Bref, ce sont les sous-travailleurs/ses de l’Éducation Nationale.
Ces contrats ne sont finalement rien d’autre que de vrais-faux contrats de travail, faisant de l’individu à la fois un vrai-faux salarié-e et un-e vrai faux chômeur/se. Ils aident surtout l’employeur qui use et abuse de ce bon filon. Le rectorat exploite, toute honte bue, ces nouveaux sous-travailleurs/ses de l’Éducation qui ne lui coûtent vraiment pas cher : le « salaire » moyen (bien entendu exonéré de toutes charges patronales) tourne autour de sept cent euros, dont les deux tiers sont financés par le Conseil Général pour les contrats aidés !

Il est éthiquement scandaleux, et socialement dangereux, de laisser se développer, au sein même d’un service public et national, de telles pratiques.

Il faut sortir du leurre des solutions individuelles, type concours internes ou autres « 3ème voie » qui sont de fausses solutions, comme on a pu le vérifier avec les emplois-jeunes. Si une minorité a pu sortir de la précarité par le haut, par le biais des concours, pour la majorité, c’est le chômage sans aucune formation après plusieurs années de service.

Contre cette spirale de la précarité présentée comme une fatalité, exigeons :
- la titularisation de tous les précaires sur les postes qu’ils occupent sans condition de concours ni de nationalité puis la création massive de postes statutaires ;
- l’accès à des formations afin que les expériences et les compétences soient reconnues ;
- l'accès aux mêmes droits que les titulaires (congés, primes, prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des salaires...) ;
- le réemploi de tous les personnels précaires mis au chômage ces dernières années ;
- le rétablissement du statut de MI/SE.

Il est urgent de nous mobiliser et de lutter pour un véritable Avenir ! Plus nous serons nombreux et mieux nous pourrons mener à bien nos actions. Tous et toutes en grève le 29 janvier (manifestation à 14h, porte de Paris) ! Rassemblement devant le rectorat jeudi 29 janvier 2009 à 10h ! La grève du 29 janvier doit aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et toutes (salarié-es du privé et du public, chômeurs/ses, retraité-es, étudiant-es, lycéen-nes...).


Premiers signataires : CNT-SSEC 59/62, SUD éducation 59/62...

A propos du réseau régional contre la précarité :
Le réseau Nord Pas-de-Calais contre la précarité est ouvert à tout salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais présente, l'idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des initiatives du réseau s'inscrit dans la lutte contre les attaques du gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es, intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation généralisée des droits sociaux. Prochaine réunion : vendredi 6 février 2009 à 18h30 au local de "Solidaires", 84 rue de Cambrai à Lille.



2) Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à propos de la situation des assistant-e-s d'éducation

A l’attention des personnels de l’Education Nationale et des parents d’élèves

Nous, assistantes et assistants d’éducation, tenons à vous informer de la situation dans laquelle évoluent nos élèves et vos enfants.

Actuellement, l’Education Nationale subit des suppressions de postes massives. Nous vous rappelons qu’à la rentrée 2008, il y’a eu environ 10 000 postes de supprimés dans la fonction publique. Nous attendons environ 13 000 nouvelles suppressions de postes à la rentrée prochaine sachant que les postes d’assistants d’éducation ne sont pas comptés dans ces chiffres, le contrat AE étant à durée déterminée et n’étant pas toujours renouvelé ni remplacé.

Nous ne sommes plus en mesure de travailler dans de bonnes conditions. Dans les établissements scolaires, cette politique se traduit concrètement par la suppression de plusieurs postes d’assistants d’éducation. Pour pallier ce manque de personnels auprès des élèves, notre volume horaire est passé de 19 heures par semaine à 21h30 pour un contrat à mi-temps et environ 550 euro par mois.

Cela entraîne pour chacune et chacun d’entre nous des complications : difficultés à suivre des études en parallèle, venir travailler 4 jours par semaine pour parfois seulement 2 ou 3 heures…

En plus de la perte de nos droits, nous n’avons plus les conditions nécessaires pour assurer la sécurité physique et affective des élèves ainsi que nos missions éducatives. Il nous arrive régulièrement d’être en sous-effectif ( une personne seulement de surveillance dans la cour ou à la grille d’entrée des établissements, suppression des clubs et ateliers ouverts aux demis-pensionnaires, heures supplémentaires non rémunérées et difficiles à rattraper et bien sur moins de disponibilité auprès des élèves pour les accompagner dans leur scolarité).

Pour ces raisons, nous exigeons des postes d’assistantes et d’assistants d’éducation supplémentaires et un retour à 17 heures 30 par semaine pour toutes et tous, c’est à dire un vrai contrat à mi-temps.

Comme moyen de lutte, nous allons envoyer un courrier au rectorat les informant de la situation dans les établissements publiques réclamant une audience le 29 janvier au matin *. En plus, nous appelons le personnel éducatif et les parents d’élèves à se mobiliser et à s’organiser pour la défense de l’école publique…

La section CNT du collège Saint-Exupéry (Hellemmes-Lille)

* Rassemblement devant le rectorat de Lille
le 29 janvier 2009 à 10h



EDUCATION :
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE NORD PAS-DE-CALAIS
(18 décembre 2008)

Depuis la rentrée, les organisations syndicales ont mobilisé les personnels contre les projets du gouvernement qui s’est attaqué à tous les échelons du système éducatif, de la maternelle à l’université. La réussite des actions : manifestation nationale du 19 octobre, grève du 20 novembre, rassemblements du 10 décembre a mis en évidence la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative.
Les organisations syndicales enregistrent avec satisfaction le premier recul du ministre et sa décision de reporter d’un an la réforme des lycées. Elles considèrent que ce premier pas a été obtenu grâce à leur mobilisation et à celle des lycéens. 

Elles attendent maintenant que s’ouvrent sans préalable dicté par le gouvernement des négociations permettant à tous les partenaires (parents, élèves étudiants et personnels) d’exprimer leurs attentes de réformes qui démocratisent réellement l’Ecole de la maternelle à l’université. Ces négociations ne peuvent se dérouler dans le cadre des suppressions massives de postes inscrites dans le budget 2009 qui toucheront une nouvelle fois notre académie à hauteur de plusieurs centaines d’emplois. L’intersyndicale exige que les postes soient maintenus de la maternelle à l’université. Elle affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen qui exprime avec force ces demandes. Elle dénonce toutes les tentatives pour empêcher ces mouvements.

L’intersyndicale appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.

Elle appelle d’ores et déjà à poursuivre l’action sous toutes ses formes dès la rentrée, avec, entre autres : journée de manifestations le samedi 17 janvier et participation à la grève interprofessionnelle du 29 janvier 2009. L’intersyndicale se réunira le 6 janvier pour en fixer précisément les modalités.
L'intersyndicale éducation 59/62 réunie le 18 décembre 2008 à Lille
FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, CGT Education, Sud Education, EIL, FAEN, FO, CNT


EDUCATION :
GREVE NATIONALE
LE 20 NOVEMBRE  2008

Parce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !

L’auto-satisfaction et le mépris affichés des ministres de l’Education et de la Recherche révèlent au fil des mois leur parti pris. Il s’agit moins de « réformer » l’école, le lycée ou l’université que de soumettre l’éducation nationale aux lois du marché. S’il y a de l’argent pour les banques, il n’y en a pas pour l’école. Suppression des Instituts Universitaires de Formation des Maitres ; suppression de 13 500 postes pour la rentrée 2009, dont 3 000 postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aides pour le primaire ; recours à des emplois précaires, recrutement de personnels à la retraite pour combler les besoins de personnels de vie scolaire ou d’enseignants... Une politique purement comptable motive les décisions ministérielles : il faut en finir avec le service public d’éducation.

Cette logique économique s’habille des oripeaux du « bon sens », du mythe de « l’égalité des chances » et d’une vision fantasmée de la splendeur d’une école du passé.

Ainsi, les « nouveaux programmes » du primaire réhabilite « La Marseillaise », « l’instruction civique » et les « fondamentaux » des maths et du français. Comme si l’école se résumait au formatage du bon citoyen et aux exercices à répétition.

La semaine de quatre jours dans le primaire et la suppression de la carte scolaire cachent mal une philosophie discriminatoire : weekends à la campagne et collèges de centre-villes pour les uns, cités et ghettos pour les autres.

Le « soutien » aux élèves en difficultés, hors du temps de classe, témoigne d’une idéologie réactionnaire. La culture scolaire y est légitimée comme seule clef de la réussite. Et l’échec, malgré cette aide, validera la hiérarchie sociale.

Jeudi 20 novembre, l’ensemble des organisations syndicales, du primaire au supérieur, appelle à une journée de grève. Elle s’inscrit dans une semaine d’actions pour l’éducation.

Il serait pédagogique de la reconduire, cette grève !


Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation
CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte

Manifestation : 14h, porte de Paris, Lille.

Pour télécharger le tract du syndicat CNT éducation 59/62
(1 page - 412 ko - format pdf)
, cliquer ici.

D'autre part, la CNT-FTE a sorti un tract fédéral pour la grève du 20 novembre.
"Darcos, encore une couche !" (format pdf - 2 pages - 209 ko) est en téléchargement ici :
http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/tract2011CNTFTE.pdf

Signalons aussi qu'un n° hors série  de "Classes en lutte" (bulletin de la CNT-FTE) est paru.
Il est daté du 17 novembre 2008 et est téléchargeable ici :
http://www.cnt-f.org/59-62/CeL17nov2008.pdf
(format pdf - 6 pages - 1,71 Mo).

Enfin, le tract de l'intersyndicale "enseignement supérieur & recherche" de Lille
est disponible
ici (format pdf - 1 page - 626 ko).
 


TRAVAILLEURS SOCIAUX :
NON A LA CASSE
DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE 66 !

La convention collective du 15 mars 1966 est celle qui régit un grand nombre d'établissements dans le travail social. Elle concerne les secteurs sanitaire et médico-social, soit la plupart des établissements pour personnes inadaptées et handicapées (de l'IME aux clubs de prévention, en passant par les ESAT, FJT, centres de soins et CAARRUD – cf. note ci-dessous).  Cette convention a déjà échappé à une réécriture assassine pour ses salariés qui doivent aujourd'hui encore faire face à des attaques sans nom de leurs patrons !

Ne nous y trompons pas la convention dont  la FEGAPEI est porteuse ressemble à celle qui avait cassé la convention collective « 51 » et l'avait transformé en réel instrument de division des travailleur-ses et  en outil d'asservissement : nouvelle classification des emplois, salaire individualisé, annualisation du temps de travail, suppression des congés trimestriels, service minimum...! Mais quoi de mieux pour éviter des actions de solidarité dans le but d'acquérir de nouveaux droits et de défendre ceux existants que d'instaurer une compétition entre travailleur-ses ?!

A travail égal, salaire inégal ?

Le projet de la FEGAPEI permet d’individualiser les salaires par la délivrance - au petit bonheur la chance – d'indemnités dues aux anomalies de rythme de travail, à l'implantation géographique, aux « efforts physiques ou moraux » effectués par certains salariés (à croire les patrons, tout le monde n'en fait pas...), à la réalisation de missions spécifiques, sans compter les indemnités pour les directeurs généraux ! Les indemnisations pour réalisation de mission en individuel ou en collectif  ne sont en fait que l'introduction du salaire au mérite ! Et  toute année d'ancienneté n'entraînera plus qu'une augmentation de 1% !

Pour mieux diviser les personnels et éviter des embauches plus que nécessaires, l'annualisation du temps de travail est devenue l’objectif. Les salarié-e-s ne devront plus faire 35 heures par semaine, mais 1607 heures dans l'année et ce, pour ceux qui ne passeront pas sur une base de 39 heures...! De plus, cela va de soi, les heures supplémentaires ne seront payées qu'en fin d'année !


Les travailleur-ses, en plus de se voir supprimer leurs congés trimestriels, ne choisiront leurs journées de RTT que pour 20% de celles-ci et seront balancés de service en service pour des remplacements... Nous ne serons plus que des pions que le patron placera où il veut et quand il veut « selon les nécessités de service ».


Et toujours plus de précarisation…

Quand il ne peut vraiment pas faire autrement, le patron embauche. Mais dans quelles conditions? La période d'essai varie de trois à six mois, sans indemnité en cas de rupture (par quelconque partie) et avec un délai de prévenance n'allant que de deux à cinq jours...

Les indemnisations de licenciement ou départ à la retraite étant, elles, réduites de deux tiers. Le délai de carence pour arrêt maladie est amené à trois jours...


Et bien sûr (il ne manquait plus que ça), l'introduction du service minimum et la surveillance accrue des personnels, des syndicats et militants, qui pourraient renforcer cette logique de profit des patrons, au mépris total des  travailleur-ses et donc, de leur travail auprès des personnes accompagnées.


Pour la CNT, la riposte n’en doit être que plus forte ! Une telle casse de la convention « 66 » n'est pas acceptable!  Même si nous ne nous contentons pas de ce qu’elle pouvait garantir ! L’attaque est violente. Dirigée contre les travailleur-ses du secteur santé-social, elle vise d’abord à casser les statuts et les droits acquis pour imposer la logique du seul profit. Ne nous laissons pas non plus faire par les directions syndicales réformistes qui ne défendent pas les travailleur-ses mais leurs propres intérêts. Au lendemain de la commission nationale paritaire de négociation de la CCN « 66 » du 2 juillet, la CFDT se félicitait d'obtenir une augmentation des salaires à l'embauche de 2,15%, pour une augmentation du pouvoir d'achat, si aveuglante à leurs yeux qu'ils en oublient de se battre pour le pouvoir de vivre. Mais depuis 1999, c'est de plus de 10% que le pouvoir d'achat a diminué pour les salarié-e-s de notre secteur...

Les rendez-vous sont nombreux (les infos détaillées et les nouvelles sont sur
http://touche.pas.a.la.66.free.fr ).

Organisons la lutte  pour la défense de nos droits ! Ce n'est que par la grève et l'action qu'on obtiendra satisfaction !


Pierre, syndicat CNT-SSEC 59/62

Notes à propos des sigles utilisés :

- IME : Institut Médico-Educatif
- Clubs de prévention : associations faisant du travail de rue dans certains quartiers pour le dynamiser, créer du lien entre les habitants, venir en aide aux populations migrantes, faire de la prévention sur multiples sujets.
- ESAT : Établissement et Services d'Aide par le Travail (anciennement CAT : Centre d'Aide par le Travail).
- FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs-ses.
- CAARRUD : Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues.
- FEGAPEI : Syndicat d’employeurs, au même titre que le SOP, ou le SNASEA. Ce sont des directeurs à la tête des différentes structures qui gèrent le budget et qui payent directement les salariés. L'argent venant de l'État (CPAM mais aussi DRASS, conseils généraux et régionaux...) est ainsi attribué en budget annuel (qui est revu à la baisse chaque année).
- Convention collective « 51 » : convention d'établissements privés hospitaliers, de soins, de cure, de garde...


Pour télécharger le tract au format pdf (1 page - 147 ko),
cliquer
ici.




EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008  
(CGT – CNT – FSU – SUD)



1) Appel intersyndical et régional CGT, CNT, FSU, SUD

2) Appel à une AG de bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs)



Mardi 7 octobre
:
journée d'action syndicale internationale pour un  travail décent.

Le travail est-il décent dans l'Education Nationale ?

 Le projet du ministre :

  moins d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours !

 

Dans un projet de société néolibéral toujours plus inégalitaire, le gouvernement actuel tente de mettre en place une école de la concurrence, qui tournerait le dos à la réussite de tous où les inégalités seraient d’autant moins acceptables qu’elles reposeraient sur les individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas « profité ».  à cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques : mépris affiché du Ministre envers les enseignants de maternelle en prétendant qu’ils ne feraient que changer les couches des plus petits, cérémonie des médailles après obtention du Bac, bilinguisme obligatoire ! En outre, le ministre veut briser le droit syndical sous prétexte d’irresponsabilité et surtout casser un système qui, malgré ses limites, a permis une élévation significative du niveau des élèves...

Il faut d'autres choix pour une politique éducative  REPONDANT AUX BESOINS SOCIAUX ET SCOLAIRES

 

Un budget 2009 à la hauteur des NECESSITES

La suppression de 13500 postes au budget 2009 (11200 en 2008) annonce une rentrée encore plus désastreuse l'année prochaine dans notre académie. Moins de titulaires, au statut malmené, mais des précaires plus nombreux aux situations chaque jour plus difficiles.

 

Des conditions de travail et d’étude améliorées

Qui peut croire que les élèves réussiront mieux dans des classes plus chargées, avec moins d'heures de cours et des enseignants moins formés ? Qui peut croire que les écoles, collèges et lycées fonctionneront mieux avec moins de personnels, administratifs, de vie scolaire, sociaux, de santé, de psychologie et d'orientation ? Le gouvernement ne cache plus ses intentions de supprimer définitivement la scolarisation des enfants de 2 ans en rejetant hypocritement la faute sur les Maires des communes. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si réduits que s’absenter est devenu un luxe soumis à suspicion de la part de l’Administration. Devront-ils renoncer aux arrêts maladie ? Pour répondre  au besoin de tous les élèves, des familles, de la société, il faut réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...

 

Le respect des missions du service public d’éducation

L'assouplissement de la carte scolaire remet en cause l'accès de tous aux mêmes conditions d'enseignement et a pour conséquence de mettre à mal la notion de mixité sociale dans les établissements ; «l’accompagnement éducatif » après 16 heures se substitue à des enseignements ou des activités d’ouverture dispensés sur le temps scolaire.

 

La  revalorisation de nos métiers et de nos salaires :

En 2008, la hausse des salaires prévue est inférieure à 0,8%, pour une inflation supérieure à 3 %. Le pouvoir d’achat des agents de l’Etat continue de se dégrader considérablement (-10 % depuis 2000 ; - 25 % depuis les années 80).

 

un débat sur les évolutions  du système éducatif pour la réussite de tous

 

Après l’instauration du socle commun et la réforme des programmes dans le primaire, le ministre veut  instaurer d’une part un lycée élitiste  renonçant  à la démocratisation de l’enseignement et d’autre part  l’Apprentissage renonçant  à la démocratisation Refusant tout véritable dialogue, il veut précipiter sa contre-réforme afin de réduire l'emploi. Son objectif : supprimer 160000 emplois publics dans les 4 années à venir, dont la moitié dans l'Éducation Nationale.

Ne laissons pas faire...

exigeons ensemble d'autres choix pour l'École.


Une version maquettée de ce tract d'appel à la grève
peut être téléchargée ici (format pdf - 1 page - 107 ko)

Manifestation interpro : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
Le secteur "éducation" partira à 14h30 de la place des Bleuets (à côté du rectorat) pour se joindre ensuite à la manif interpro.



A l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 7 octobre 2008, les personnels grévistes (syndiqués CGT, CNT, SNEP, SNES et non syndiqués) du collège Boris Vian de Lille-Fives, réunis en heure d’information syndicale, ont décidé d’appeler à la réunion d’une Assemblée Générale de Bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs).

- Pour rompre l’isolement de celles et ceux qui, dans les petites structures,  se mettent en grève et refusent de céder au fatalisme malgré la désinformation gouvernementale et médiatique.

- Pour imaginer ensemble des perspectives de luttes et préparer une mobilisation d’ampleur, reconductible et interpro car nous sommes conscient(e)s que la grève de 24 heures est un moment d’expression du malaise, un coup de gueule mais qu’elle ne suffira pas à faire reculer le gouvernement.


- Pour que les grèves ne passent pas inaperçues * car elles restent l’arme essentielle des salarié(e)s. L’AG doit être l’occasion de diffuser nos tracts dans la rue, de discuter  avec les parents d'élèves, mais aussi les passant(e)s salarié(e)s en activité, chômeurs, retraité(e)s qui subissent aussi les régressions sociales.


RDV à la mairie de quartier de Lille-Fives (2ème étage) à 10h
le matin du mardi 7 octobre 2008.


* « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »
Nicolas Sarkozy, 7 juillet 2008...

RENTREE SCOLAIRE 2008 :
DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES !

1) "Classes en luttes...", bulletin de la CNT-FTE (septembre 2008)
2) Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008)




"Classes en luttes...", bulletin de la fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation :

Le numéro de septembre 2008 est à télécharger à l'adresse suivante :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2253&var_mode=calcul

Le numéro est à agrandir en A3.

"Classes en lutte..." est diffusé par mail. Pour le recevoir automatiquement, écrivez à : fede-educ@cnt-f.org

Sommaire :

* La CNT c’est quoi ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2252

La CNT-FTE est un syndicat indépendant qui fonctionne sans subvention, uniquement avec les cotisations des adhérents. La CNT-FTE tourne en autogestion, tout est décidé en assemblées générales dans chaque syndicat, les mandats sont tournants et révocables à tout moment, il n’y a pas de permanents et tout travail est bénévole. Chaque syndicat appartient à une fédération. Nous appartenons à la fédération des (...)

* La rentrée sera chaude ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2251

Construisons la lutte ! L’année dernière a été riche en mouvements sociaux. Dans l’Éducation, tous les secteur s’y sont mis : à l’université contre la LRU (loi Pécresse) ; dans le second degré, contre la baisse des moyens, la suppression de postes, la disparition du BEP ; dans le primaire contre les multiples dispositifs Darcos qui annoncent
une nouvelle école encore plus sélective ; (...)

* Perspectives de rentrée et de luttes
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2250

La rentrée s’annonce difficile : soumission de la communauté universitaire, CNRS envoyé à l’équarrissage, généralisation de bacs pro 3 ans inadaptés aux besoins pédagogiques des élèves, perte de collègues, augmentation de la charge de travail, mise en place des programmes des années 20 dans le 1 er degré, stigmatisation des élèves en difficultés, fichage, répression pédagogique... et bien sûr, dans l’éducation (...)

* Entrez dans la lutte !
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2249

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, vous entrez dans un métier qui, de la maternelle à l’université, est en train de subir un véritable plan social. Les faits les plus marquants sont bien sûr les dhiffres des suppressions de postes : 11 200 pour cette rentrée, et l’annonce de 1 3500 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2009. Derrière ces
chiffres, et sous couvert d’évolution démographique (...)

* Le numéro 20 de n’autre école est paru
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2248

Le numéro 20 de n’autre école est paru Son thème : Sciences et valeurs : quelles pratiques ? Alors que le gouvernement a transformé le débat sur l’école en champ de bataille idéologique, nous avons voulu consacrer ce numéro aux idéologies et aux valeurs. Celles qui façonnent l’éducation. Celles qui sont reproduites ou transformées par elle. Celles qui nous sont imposées. Et aussi celles dont nous (...)

* Non à la sélection des étudiant.e.s !!!
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2247

Vous entrez aujourd’hui à l’université et vous allez découvrir les conséquences de la loi dite « d’autonomie » des universités, ou LRU,contre laquelle se sont opposé(e)s une grande majorité la sélection des étudiants par le biais de pré-inscriptions et «d’orientation active». Cela signifie que les universités peuvent (...)

* Base élève : une victoire, oui mais...
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2246

Après le retrait des informations concernant la nationalité et l’origine cet automne, le gouvernement a annoncé la suppression des champs sociaux et éducatifs dans le fichier base élève. Celui- ci devrait aussi voir sa durée d’existence réduite, puisque dorénavant les données seraient effacées lors de la sortie de l’enfant de l’école primaire (ce qui n’était pas prévu au départ). (...)



Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008) :


L’école publique a besoin de la mobilisation de tous pour permettre la réussite de tous.

A cette rentrée, plus de 800 postes ont été supprimés dans l’académie de Lille, postes d’enseignants des collèges et lycées, postes d’administratifs aussi. Dans le primaire, rien n’est fait pour répondre à la croissance démographique.

C'est la mise en œuvre du choix politique de « moins d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours».

Le résultat de ces suppressions se fait sentir dès cette rentrée : des classes plus chargées, des enseignements mal ou pas assurés. En classes maternelles, l’accueil des élèves de 2 ans est de plus en plus problématique. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si réduits qu’il ne sera pas possible d’assurer les remplacements

Qui peut croire qu'on fera mieux réussir tous les élèves dans des classes plus chargées avec moins d'heures de cours et moins d'enseignants formés ?

Qui peut croire que les écoles, les collèges, les lycées fonctionneront mieux avec moins de personnels   administratifs,   de   vie   scolaire,   sociaux,   de   santé,   de   psychologie  ou d'orientation ?

A cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques.

La loi dite sur le service minimum a pour conséquence de reporter sur les communes et des personnels non qualifiés l’accueil des élèves du primaire et pas seulement les jours de grève !

L’aide aux élèves (accompagnement éducatif) est renvoyée hors du temps scolaire,  pour les seuls élèves volontaires, et après avoir supprimé des dispositifs d’aide individualisée qui existaient auparavant !

Toutes les mesures prises depuis l'élection de N.Sarkozy vont dans le même sens. Dans une société plus inégalitaire, une école de la concurrence, qui va tourner le dos à la réussite de tous, où les inégalités sont acceptables parce qu’elles reposent sur les individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas « profité ».

Et le ministre veut aller encore plus loin ! « J'ai proposé le non-remplacement de 13500 départs à la retraite » (X. Darcos,« Libération » du 9/7/2008)
 
Ce que nous voulons au contraire, c'est une école plus juste dans une société plus juste.

Il faut une politique éducative ambitieuse qui réponde aux besoins des élèves, de tous l es élèves, des familles, de la société ; il faut réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...

Ne laissons pas faire... Dès la rentrée, exigeons ensemble d'autres choix pour l'école.



ABROGATION DE LA LOI "LRU"
(novembre/décembre 2007)

Sommaire :


1) Compte-rendu de l'intervention policière et de la réaction étudiante sur le campus de Lille 3 les 13 et 14 décembre 2007

2) La mobilisation du côté des étudiants
3) La mobilisation du côté des personnels
4) Tractations ministérielles : communiqué de l'AG de Lille 3 du 30/11/07
5) Contact et textes de la section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille
6) Coordination nationale étudiante : appel de Lille - 25 novembre 2007
7) Vidéos des violences policières des 22 novembre et 6 décembre 2007 à Lille

8) Principes de fonctionnement d’une assemblée générale
9) Tract intersyndical des universités de Lille 1, 2 et 3 du 29 octobre 2007
10) Plateforme de revendications de l'intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche


Bulletin national des sections SR (supérieur et recherche) de la CNT-FTE
Coup de griffe - novembre 2007 - à télécharger ici (format pdf - 8 pages - 2,5 Mo) .

Bulletin de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)
Classes en lutte - N° 86 - décembre 2007 - à télécharger ici (format pdf - 2 pages - 803 ko) ou à consulter en ligne ici.



1) Compte-rendu de l'intervention policière et de la réaction étudiante sur le campus de Lille 3 les 13 et 14 décembre 2007 :

Jeudi 13 décembre, à la demande du président de la fac, les chiens de garde de la république ont envahi le campus de Lille 3 pour casser le piquet de grève et virer les étudiants en lutte depuis 6 semaines. Voir la vidéo de l'intervention policière ainsi que les communiqués de la CNT.

Vendredi 14 décembre, 
après avoir passé la nuit sur place avec armes et bagages, les CRS ont à nouveau chargé  pour repousser les étudiants qui voulaient accéder au campus.

C'était sans compter sur la détermination des étudiants qui ont contourné le campus par petits groupes et qui sont parvenus à pénétrer dans les locaux en passant par derrière les bâtiments. Une fois à l'intérieur, les étudiants se sont invités au conseil d'administration de la fac
(qui avait lieu à ce moment là) pour demander des comptes à Mr Dupas, le président de la fac.
Voir la vidéo de l'investissement du CA ainsi que le reportage diffusé le soir sur France 3 Lille.

La suite de ce compte-rendu est extrait d'
Indymedia-Lille :

Les conseils d’administration sont bien chic. Madeleines, café et thé pour tout le monde. Les étudiants ne se privent pas pour bénéficier de ce petit-déjeuner inopiné tout en chantant le slogan tout approprié : « Dupas démission ! », suivi de « CRS hors des facs ! ». La prise de contact est plutôt chaotique, pleine d’énervement de part et d’autre. Et voila les CRS qui ce mettent de la partie. Deux d’entre eux entrent dans la salle et repartent aussitôt sous une pluie de madeleines, courbés en deux pour éviter au maximum ces projectiles hautement dangereux. Madeleines 1, matraques 0.

Tant qu’à avoir le président sous la main, et lui-même cherchant sans succès depuis deux semaines des interlocuteurs crédibles, une assemblée générale s’improvise. Plusieurs organisations syndicales demandent la démission de Mr Dupas. Et dénoncent du même coup les violences policières, l’évacuation par la force et le non respect du vote de l’AG de lundi. L’AG se prononce, en préalable à la moindre discussion, pour le retrait immédiat de toutes les forces de police du domaine universitaire. Mr Dupas se prononce, en préalable à la moindre discussion, pour l’arrêt immédiat du blocage des bâtiments. L’AG se termine sur cette note, avec la décision prise de re-bloquer immédiatement les bâtiments de Lille 3 afin de respecter la décision prise lundi par plus de 1200 étudiants.

Le gros des étudiants se réunit ensuite dans le hall B où les tables et chaises reprennent leur place normale, c’est à dire devant les portes. Les rumeurs courent comme quoi les CRS seraient en train de se préparer à intervenir d’ici une petite heure. [...] Finalement, [...] Mr Dupas demande aux forces de police de quitter le domaine universitaire. Aussitôt dit, aussitôt fait ! Le temps de retirer gilet pare-balle, casque, jambières, protège-coudes, protège-genoux... bref tout l’attirail du CRS, et de tout bien ranger dans les camions, voilà que les deux "unités de vie" (de gros camions blanc servant de lieu de vie aux CRS), suivis par une vingtaine de camionnettes, deux autobus et quelques voitures (pour les gradés), sortent du domaine universitaire pour se poster juste derrière les grilles.

Les étudiants se regroupent alors de nouveau dans le hall du bâtiment B où s’engage une AG concernant la conduite à tenir pendant le week-end ainsi que lundi et la semaine prochaine. Au final, les bâtiments A et B sont de nouveau bloqués.

I - Communiqué du syndicat CNT des travailleurs de l’éducation 59/62
II - Tract de la section CNT-SR de Lille

I - Communiqué du syndicat CNT des travailleurs de l’éducation 59/62 :

Jeudi 13 décembre après-midi, alors que l’Université de Lille 3 est toujours bloquée par décision hebdomadaire de l’assemblée générale souveraine des étudiants regroupant plusieurs milliers de personnes, alors qu’une partie de ces étudiants participaient à une manifestation, le président Jean-Claude Dupas, dans un élan anticipé de Liberté et de Responsabilité Universitaire, a demandé l’évacuation de l’établissement par la violence policière. Au retour des manifestants trois charges sans sommation ont eu lieu. Jean-Claude Dupas n’a eu de cesse, ces dernières semaines, d’expérimenter son futur plein pouvoir que la loi LRU lui conférera en exhibant, par des moyens plus ou moins rocambolesques, son mépris pour la démocratie, l’assemblée générale des étudiants et pour les étudiants eux-même. Cette action n’est pas surprenante car elle s’inscrit dans une stratégie nationale visant à faire taire par la matraque et par la mise en place de véritables milices au sein de certaines universités (comme à Lyon II), ceux qui refusent l’abandon du service publique d’enseignement supérieur, ceux qui refusent que de soit-disant représentants trahissent les revendications.

Aujourd’hui, une fois de plus, l’Etat et les présidents d’université montrent leur vrai visage, celui de la répression contre la contestation qui grandit depuis des années face à une réforme de l’université conforme aux directives de l’Union européenne et de l’OMC. Une réforme qui sous couvert d’autonomie vise à développer une université soumise aux lois de l’argent, basée sur la compétition, la sélection financière et scolaire, la soumission de la pensée aux intérêts des entreprises, et qui vise à faire des présidents d’université de véritables patrons. Ces derniers, organisés en lobby au sein de la CPU (conférences des présidents d’université) sont pour la plupart des soutiens indéfectibles de la réforme, et organisent la violence contre les grévistes, en utilisant les étudiants mécontents des blocages. Leur ministre, Valérie Pécresse a beau jeu de condamner toute forme de violence dans les facs alors que les forces de l’ordre étatique transforment les campus en champ de bataille.

La CNT dénonce les interventions policières dans les universités et la volonté du gouvernement de faire passer par la force une réforme comme toujours au service d’une minorité, celle des riches, celle qui gouverne, au détriment des étudiants et des salariés des universités. 

La CNT défend l’idée d’une université populaire, accessible à tous, indépendante des intérêts économiques, et gérée par ceux et celles qui y travaillent, étudiants et salariés. Pour cela, elle soutient les étudiants en lutte contre le patronat universitaire et son gouvernement.

CRS HORS DES FACS !  RETRAIT DE LA LRU !  
L’UNIVERSITE A CELLES ET CEUX QUI LA FONT VIVRE !

II - Tract de la section CNT-SR de Lille :

LA DÉMOCRATIE, C’EST QUAND LE PRÉSIDENT DÉCIDE ! (Jean-Claude Dupas)

La CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille tient à dénoncer l’intervention policière qui s’est déroulée le jeudi 13 décembre vers 17h00 à l’université Charles De Gaulle Lille 3.

Faisant fi de la présence de grévistes ou non sur le site de l’université occupée, la police n’hésita pas à évacuer de force les cours tenus et les étudiants de la BU, usant de gaz lacrymogènes, de taser et des matraques contre les étudiants et les personnels de l’université.

La nuit de jeudi à vendredi, les CRS dorment dans l’Université.

L’incohérence des positions prises par la présidence la semaine dernière a été dénoncée de toutes parts, que ce soit chez le personnels et chez les étudiants grévistes ou non.

Jeudi, elle décide unilatéralement l’évacuation de la fac et la féroce répression policière, ne respectant encore une fois en rien les décisions prises majoritairement en Assemblée Générale.

Que l’on soit bloqueur ou non, personne ne peut cautionner cette descente des forces policières sur l’université et les arrestations arbitraires qui s’en suivirent. Peut-on souhaiter, en toute conscience, être escortés par la police vers nos TD ou nos cours magistraux ? La communauté universitaire peut-elle cautionner que des étudiants, quelle que soit leur opinion, des enseignants et des personnels soient brutalisés, insultés et violentés dans l’enceinte et aux abords de l’université ?

Exprimons notre solidarité et la volonté de tous de conserver une démocratie directe dans les prises de décision.

La grève et l’occupation sont l’affaire de la communauté universitaire et de ses AG, pas de la police et d’un président irresponsable.

La CNT-SR réclame le départ immédiat des policiers de l’Université.
Elle demande la démission de son président Jean Claude Dupas.
Elle appelle tous les étudiants et les personnels de Lille 3 à refuser de travailler sous le contrôle policier.

Une version maquettée de ce tract de la section CNT-SR de Lille est disponible ici
en téléchargement (format pdf - 1 page - 120 ko).



2) La mobilisation du côté des étudiants :

Fac de Lille 1

L'AG du lundi 17 décembre a décidé de reconduire la grève jusqu'au vendredi 21 décembre. Les cours du jeudi 20 décembre seront banalisés toute la journée. 500 personnes étaient présentes. Dans un souci de rapidité, les votes ont été effectués à main levée (sauf passage par porte en cas d'ambigüité des résultats).
Prochaine AG : lundi 7 janvier à 12h, bâtiment M1 (amphi Archimède).

Site de l’AG :
http://www.ag-lille1.info


Fac de Lille 3

L'AG du lundi 17 décembre a décidé la reconduite du blocage. 1925 personnes étaient présentes. Résultats du vote (organisé selon la méthode du "passage par portes") : 946 pour, 882 contre, 97 abstentions. Il est demandé à chaque personne ayant voté la reconduite de venir prêter main forte sur les barricades. Nota bene : dans un communiqué commun publié il y a 3 jours, SUD étudiant-e, l'UNEF, la Ferc Sup CGT, le SNESup et le SNPRES-FO appelaient à cesser le blocage. 
Prochaine AG : lundi 7 janvier.

Site de l'AG : http://antilru.canalblog.com/
 

- Examens : Lundi 17 décembre, l'administration s'est engagée à ce que la semaine soit banalisée ; elle assure que les examens (contrôles continus ou terminaux) n'auront pas lieu et que le calendrier sera aménagé (une semaine de plus + calendrier décalé). Rappel : le 6 décembre, les enseignant-e-s présent-e-s à l'AG et venu-e-s d’UFR différents (lettres modernes, arts et culture, MSES...) avaient affirmé la volonté des enseignant-e-s de ne pénaliser personne en vue des examens (la situation n’a rien à voir avec celle du CPE  - 8 semaines de grève et seulement un mois et demi avant les vacances de juillet - et il reste, sinon janvier, sinon tout le reste de l’année, pour aménager des sessions d’examens et des rattrapages de cours).

Fac de Lille 2
Le vote à bulletin secret organisé lundi 3 décembre n'a pas reconduit le blocage mais, malgré les pressions de l'administration, l'opposition à la loi LRU reste majoritaire.
Site de l'AG : http://greve-lille2.over-blog.fr/


Fac de Valenciennes
La présidente de l'université a tout d'abord menacé de faire usage de la force pour faire lever le blocage (il faut savoir que la fac de Valenciennes s'est proposée pour être parmi les 30 premières à mettre en place la loi Pécresse !). Interdiction fut faite également aux étudiants en lutte de s'adresser à la presse et d'afficher toute information sur les murs de la fac (à Valenciennes, la durée d'existence d'un affichage ne dépasse pas deux heures !). Suite à la mobilisation des étudiants et des personnels (dont notamment les enseignants du SNESUP qui sont intervenus auprès de la présidente afin de soutenir les étudiants dans leur lutte pour rétablir la liberté d'expression et de réunion), le droit de tenir des AG a été obtenu. Toutefois, ce droit reste soumis à autorisation et il est très précaire : difficulté à être reçu par la présidente pour les demandes d'autorisation... et réunions sur écoute ! Pour contacter la CNT-SR de Valenciennes, écrire à la section CNT-SR de Lille.

Lycées de Lille et environs
Forum lillois de la coordination nationale lycéenne : http://lecrc.forumactif.fr/coor-lille-f42/


En dehors de la région mais pas si loin

  Depuis lundi 17 décembre, malgré la présence de vigiles recrutés par le président de l'univesité d'Amiens, la fac est à nouveau bloquée. Une AG improvisée des profs s'est tenue lundi dans la BU du pôle cathédrale. Cette AG appelle à une AG unitaire (étudiants et enseignants) dans les plus brefs délais.
Site web d’information de l’AG des personnels de Lille 1 (ATER, BIATOSS, chercheurs, doctorants, enseignants, enseignants-chercheurs)
: http://www.ag-personnels-lille1.fr

Lille 3


- Des membres du personnel, majoritairement des enseignant-e-s, participent régulièrement aux AG étudiantes. La convergence avec les étudant-e-s est ainsi de plus en plus marquée.

- L’assemblée générale des personnels de l’université de Lille 3 s’est réunie mardi 20 novembre 2007 à 10h afin de discuter de la loi de réforme de l’enseignement supérieur qui provoque le blocage actuel de notre établissement. L’assemblée générale s’est prononcée, par 32 voix pour, 2 contre, 10 abstentions et 4 "ne prend pas part au vote", pour la motion suivante (le texte respecte l’esprit de la motion mais a fait l’objet d’une réécriture pour éviter des répétitions et des formulations peu correctes) : "Les personnels de l’Université Charles de Gaulle Lille 3, réunis en Assemblée Générale le 20 novembre, affirment leur opposition à la loi LRU. La loi met en danger les valeurs et les pratiques collégiales et démocratiques de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle affaiblit le service public. Elle réduit la représentation des étudiants et des personnels BIATOSS au CA. Elle programme l’accroissement de la part du financement privé. Nous enregistrons l’ampleur actuelle de la mobilisation contre la LRU et la cohérence des oppositions au texte de la loi. Nous déclarons soutenir cette mobilisation et la nourrir de nos actions, réflexions et propositions." L’assemblée générale a décidé le principe d’une pétition sur la loi LRU, dont le texte sera rédigé en concertation avec les différentes listes et sensibilités représentées à l’AG. Par ailleurs, l’assemblée générale a proposé (à l’unanimité, moins 1 voix contre et 1 abstention) la réunion d’un groupe de travail afin de réfléchir aux modalités de validation de ce premier semestre et aux moyens à mettre en œuvre pour que celle-ci se fasse dans les meilleures conditions, afin de garantir la crédibilité des diplômes délivrés par notre université.

Pour suivre la mobilisation sur le plan national

Etat de la mobilisation nationale, département par département :

cliquer
ici.




4) Tractations ministérielles : communiqué de l’AG de Lille 3 du 30/11/07

L’Assemblée générale des étudiant-e-s de Lille 3, réunie mercredi 30 novembre 2007, tient à réagir aux tractations menées par Bruno Julliard, président de l’UNEF avec la ministre Valérie Pécresse hier, mardi 27 novembre. Selon une dépêche AFP, Mr Julliard, aurait estimé que Valérie Pécresse avait fait "des avancées importantes" sur l’accompagnement de la loi sur l’autonomie des universités et a demandé que les assemblées générales d’étudiants les prennent "en compte".

Nous ne pouvons que dénoncer l’imposture tant sur la forme que sur le fond de ces discutions et ce, à plusieurs égards :

1° - Nous réaffirmons une énième fois que les seuls représentants aptes à s’exprimer légitimement au nom de lutte étudiante sont les portes-paroles mandatés par la coordination nationale étudiante. Bruno Julliard et la section majoritaire de l’UNEF font la guerre à cet organe démocratique d’organisation de la lutte issu des assemblées générales, car il leur renvoi au visage leur imposture.

2° - Comment un interlocuteur auto-désigné, qui s’est à plusieurs reprises prononcé contre l’abrogation de la loi pourrait-il allait négocier « des aménagements » à une réforme que l’ensemble des Assemblées générales de France refusent dans sa globalité ? Comme, de surcroît, tolérer que ces négociations soient présentées comme "des réponses qui permettent une sortie de crise" ?

3° - De quel droit et par quel mépris, des individus extérieurs à la lutte, déjà consultés à l’été dernier sur le fond de la réforme, se retrouvent-ils en cabinet ministériel quatre mois plus tard en s’imposant « tête pensante » du mouvement de contestation ? Qui sont-ils pour lancer un appel aux assemblées générales à prendre en compte ce que tous le monde rejette en bloc : négocier une reculade ?

Cette position hégémonique et fantoche des bureaucraties syndicales est renforcée par la tendance des médias à désigner des leaders sans se soucier des réalités du mouvement en cours. Du côté du gouvernement, désigner des interlocuteurs valables et dociles est la meilleur des tactiques pour avoir prise sur un mouvement qui leur échappe. Qu’on se le dise, les assemblées générales ne se laisseront dicter leur conduite par personne, le mouvement étudiant n’a pas de chef.

Ce que nous condamnons fermement, c’est le rôle de courroie de transmission joué par les bureaucraties syndicales, lorsqu’il s’agit, à chaque attaque gouvernementale, de faire « avaler la pilule » aux assemblées générales en lutte. Cette observation ne s’applique pas exclusivement au mouvement étudiant.

Fort de notre expérience malheureuse au terme de la lutte contre la loi sur l’égalité des chances d’il y a deux ans, nous déclarons ne pas être dupes, et ne pas nous contenter des miettes que l’on tente de nous jeter. La loi LRU est une réforme structurelle, qui engage une conception libérale de l’université de demain, sélective et assujettie aux besoins du marché. Elle s’inscrit de plus, à l’échelle européenne dans le processus de marchandisation progressive des services publics (éducation, transports, énergie...). Cela, nous ne nous contenterons pas de l’« aménager » comme l’a rappelé le vote du lundi 26 novembre où 2363 étudiant-e-s de Lille 3 se sont prononcé-e-s pour l’abrogation de la LRU contre 666 voix.

Nous appelons nos camarades membres de toutes les sections de l’UNEF et parti prenante du mouvement depuis le début de la grève, sur le campus de Pont de Bois et ailleurs, à réaffirmer leur position intangible et leur désaccord avec la politique menée par leur bureau national.

Les bureaucraties syndicales n’ont aucune emprise sur le mouvement et les évènements prochains le démontreront.

L’assemblée de Lille 3 en lutte.



5) Contacts et textes de la section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille :

La section Supérieur et Recherche (SR) du syndicat des travailleurs-euses de l’éducation de la Confédération Nationale du Travail (CNT) regroupe à la fois les étudiants et les personnels (IATOS, enseignants et enseignants chercheurs) sur leur lieu de travail. Convaincus que l’union fait la force et que les revendications des étudiants rejoignent celles des personnels, nous nous démarquons des syndicats corporatistes qui de fait cautionnent les divisions et les concurrences. Indépendante des partis politiques et rejetant leur emprise sur le mouvement social, la CNT participe à la construction d’un syndicalisme de combat résolument anti-capitaliste, anti-étatique, anti-sexiste, anti-fasciste, égalitaire, solidaire et autogestionnaire. Fonctionnant sur le mode de la démocratie directe et du fédéralisme, elle condamne le carriérisme syndical et les mots d’ordre venus d’en haut…

Réunions de la section CNT-SR :
- Lille 3 : le lundi à 18h - RDV dans le hall du bâtiment A, M° Pont de bois, V. d'Ascq.
Lille 1 : le vendredi à 18h - RDV amphi Archimède, bâtiment M1, M° Cité Scientifique, V. d'Ascq.

Adresse e-mail : sr-lille@cnt-f.org


Extrait du dernier tract de la section  (le tract entier peut être téléchargé sous sa forme maquettée ici - format pdf - 1 page - 120 ko) :

Le blocage comme moyen de lutte
Le blocage permet de se libérer en partie des contraintes du travail (cours, administration, entretien…) et de se consacrer efficacement à la défense de nos acquis. Sans blocage, la participation aux assemblées générales, commissions, manifestations et actions préparées collectivement serait difficile. Organiser une manifestation par mois ne suffira pas à faire reculer le gouvernement.
La LRU tout comme les franchises médicales, la privatisation d’EDF-GDF, la réforme des régimes spéciaux, s’inscrit dans une logique globale de casse du service publique. On ne peut lutter contre la LRU, pour un service public de qualité et ignorer ces thématiques.  
Le blocage permet également de consacrer une partie de son temps à lutter aux côtés des cheminots, des acteurs de la fonction publique, etc…
Nous appelons au maintien du blocage, à la constitution de réelles assemblées générales non corporatistes (réunissant personnels et étudiants), à un investissement dans les commissions et à la convergence des luttes.


Communiqué des sections "Supérieur et Recherche" de la CNT (Lille 1 et Lille 3) et de l’UL-CNT interpro de Lille - 12 novembre 2007 :

Les sections Supérieur et Recherche de la Confédération nationale du travail de Lille 1 et Lille 3, et l’union locale CNT de Lille, appellent l’ensemble des établissements scolaires à se mobiliser immédiatement et à opposer un front commun face au passage en force du gouvernement.

Nous appelons à la participation des différents corps de l’université à des assemblées générales souveraines et non corporatistes.

Nous soutenons la grève et l’occupation des universités comme moyens permettant la mobilisation de toute la communauté universitaire contre la loi relative aux libertés et responsabilités des universités votée en août 2007.

La CNT est solidaire de toutes les luttes sociales visant à défendre les droits des travailleurs et des travailleuses c’est pourquoi elle encourage les acteurs de ces luttes à faire converger les revendications (régimes spéciaux, franchises médicales, défense du service publique...).

Autres textes ici.



6) Coordination nationale étudiante des 24 et 25 novemembre à Lille (appel général * et communiqué suite à l'invalidation d'une dizaine de délégués **) :

* Appel général

Nous, étudiants de 67 universités, réunis en Coordination nationale les 24-25 novembre 2007 à Lille, adoptons l'appel suivant.

Plus de la moitié des universités sont en blocage total ou partiel et plus de 60 universités sont touchées par la mobilisation.

Nous rejetons la LRU parce qu'elle signifie la privatisation de l'enseignement supérieur. L'introduction de financements privés va renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L'université n'est pas responsable du chômage, et adapter l'université aux exigences du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l'emploi : la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la déqualification et vers la précarité. La LRU implique aussi la précarisation des statuts des enseignants et personnels, et la transformation des présidents d'université en véritables managers.

Nous refusons la logique d'autonomie financière, qui implique le désengagement financier de l'Etat, et donc l'augmentation à terme des frais d'inscription. Nous refusons également l'instauration d'une pré-sélection à l'entrée de l'université, qui remet en cause l'accès de tous à l'université.

La ministre Pécresse a récemment annoncé le déblocage de moyens pour les étudiants en 1er cycle (réorientation, tutorat), ainsi que la suppression des cautions pour le logement... en échange d'un « retour au calme » sur les campus. Cela prouve que le gouvernement voit bien qu'il y a un problème dans les universités, et qu'il a peur du mouvement étudiant. Mais ces annonces ne répondent pas au problème central : la LRU, et les dangers qu'elle nous promet. C'est pourquoi nous demandons au bureau national de l'Unef de prendre clairement position pour l'abrogation de la loi Pécresse, et de cesser toute négociation jusqu'au retrait de cette loi.

La LRU n'est ni amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national. Depuis le début de la lutte, c'est la position de toutes les assemblées générales et de la coordination nationale, seules instances représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.

Si nous nous battons pour l'abrogation de la LRU, c'est parce que nous nous battons pour le droit à l'éducation pour tous, et contre la destruction du service public. Etudiants et lycéens, avec la LRU et les 11 500 suppressions de postes dans l'education, c'est notre avenir qui est menacé. Exiger l'abrogation implique donc de lutter pour une augmentation massive du budget de l'enseignement supérieur, pour la création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour l'égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l'accès aux études. Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides sociales, et d'être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment pour une amélioration de leur pouvoir d'achat.

Il est possible de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications. SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction publique... Sarkozy a beau dire qu'il ne reculera pas face à nous, lui et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la journée de grève du 20 novembre a montré qu'il existait une volonté de lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail. Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa politique était possible.

En effet, la LRU n'est pas une loi isolée mais fait partie d'un contexte de casse généralisée du service public dû à une libéralisation grandissante de la société et de l'économie française, ce que nous condamnons.

Pour cela, la coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et amplifier la mobilisation dans les campus, à renforcer les liens entre personnels, enseignants et étudiants. Les lycéens doivent se mobiliser encore plus massivement. Et lycéens et étudiants doivent chercher la convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l'Education Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.

La plupart des présidents d'université étant en faveur de la LRU, ils n'hésitent pas à recourir à la répression pour briser la mobilisation. Les fermetures administratives, les interventions policières... ne répondent pas à de prétendus « problèmes de sécurité » : elles visent à nous empêcher de nous mobiliser, c'est-à-dire nous priver de notre droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions policières et les arrestations. Nous exigeons l'amnistie de tous les inculpés des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement cheminot. Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces de police qui occupent actuellement des universités.

Nous réclamons la démission des présidents d'universités ayant fait appel à la répression et collaboré à l'expulsion de sans-papiers.

Suspendre les cours est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser. Sans blocages votés dans des Assemblées Générales massives, les étudiants ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par l'intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c'est dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de cause. C'est aux grévistes d'organiser eux-mêmes la prise de décision et non aux présidences d'université, qui pour la plupart soutiennent la réforme.

- Nous appelons donc au boycott des votes organisés par les administrations universitaires.
- Nous exigeons la réouverture de toutes les universités fermées administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives (polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement les universités.

Leur projet est de détruire l'ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet, c'est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement d'ensemble des jeunes et des salariés pour riposter à l'offensive du gouvernement.

- Nous appelons à un véritable service public dans tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce qui implique un réengagement massif de l'Etat dans le financements de l'enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des précaires, l'augmentation des salaires et du point d'indice dans la fonction publique....
- Nous reprenons l'appel de la coordination de Tours à la journée de mobilisation 27 novembre.
- Nous appelons à faire du 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens.
- Nous appelons à une journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le 3 décembre.
- Nous proposons une prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le 4 décembre.
- Nous rejoindrons toute initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi le nôtre.
- Nous appelons tous les jeunes et les salariés à se saisir de ces dates pour nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions interprofessionnelles dans toutes les villes.

** Communiqué au sujet des délégations litigieuses et des délégués dûment mandatés :

La coordination nationale  regrette le choix de la direction de l’UNEF de quitter la coordination, en raison de l’invalidation d’une dizaine de délégués, membres de sa majorité, qui faisaient partie de délégations litigieuses. Nous avons appelé les mandatés dûment élus à réintégrer la coordination.

Les 222 mandatés présents, notamment plus de 30 militants de l’UNEF, et de nombreux étudiants syndiqués et non syndiqués, ont continué leurs travaux. La coordination nationale et les étudiants continuent la lutte pour l’abrogation de la LRU.

Pour la prochaine coordination nationale, nous invitons tous les étudiants qui seront dûment mandatés par leur Assemblée Générale à être présents et à remplir leur mandat , qu’ils soient membres de la direction de l’UNEF, de toute autre organisation, ou qu’ils soient non syndiqués. La coordination nationale, par le biais de ses représentants, est disponible pour toute discussion permettant d’aller dans ce sens.

Nous appelons à travailler dans l’unité au retrait de la loi Pécresse, la coordination nationale étant la seule instance représentative des étudiants mobilisés, tant auprès du gouvernement que des médias.




7) Vidéos des violences policières à Lille :
* Alors que les étudiants et les lycéens manifestaient pacifiquement le 22 novembre dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille en direction d'un rond-point pour y distribuer des tracts d'information sur la LRU, un cordon de CRS les a bloqué et chargé violemment sans aucune sommation. Résultat : plusieurs manifestants matraqués, dont le secrétaire général de l’UEC qui a été emmené aux urgences et qui en est ressorti avec plusieurs points de suture. Pour voir la vidéo, cliquer ici.

* A l'issue de la manifestation du 6 décembre à Lille, la police a empêché les manifestants de se diriger vers le centre-ville... Trois petites vidéos :

- partie n° 1 : les manifestants qui veulent se rendre dans le centre-ville sont bloqués par un cordon de CRS et d'agents de la BAC (brigade
anti-criminalité !!!) ; "Etudiants non-violents" scandent les manifestants...

- partie n° 2 : face-à-face au cri de "El pueblo unido jamas sera vencido ! / Le peuple, uni, jamais ne sera vaincu !)".
- partie n° 3 : les CRS refoulent les manifestants (étudiants et enseignants) à coups de matraque et de gaz lacrymo.

Le soir, après la dispersion de la seconde manifestation qui s’était déroulée sans incidents, la BAC a arrêté (et parfois volemment matraqué) des petits groupes de militants qui rentraient chez eux.

A noter également ce jour là :

1°) Le vol de drapeaux CNT par des individus non identifiés qui les ont ensuite remis aux agents de la BAC.
Une plainte a été déposée contre cette pratique qui a tendance à se répéter depuis quelque temps...

2°) La tentative de la BAC d’empêcher le porte-parole des manifestants de remettre un communiqué de presse à la rédaction de France 3. Tentative avortée car une étudiante a téléphoné à une journaliste dont elle avait le contact et la journaliste est sortie du bâtiment pour réceptionner le communiqué sous l'oeil furieux des agents de la BAC.

Police partout, justice nulle part !




8) Principes de fonctionnement d’une assemblée générale :

Un 
document présentant les principes de fonctionnement d'une AG a été rédigé sur le campus de Lille 3 à l’initiative d’un groupe de travail constitué à l’issue de l’assemblée générale de Lille 3 du mardi 16 octobre 2007. Il a pour but d’éclaircir les différents principes de fonctionnement d’une AG afin de permettre au plus de personnes possible de participer à la mobilisation. Les principes de fonctionnement qui y sont décrits ont été établis dans un souci constant de démocratie, de transparence et d’efficacité quant au débats et décisions prises par les AG. Ce document est téléchargeable ici (format pdf - 6 pages - 201 ko).



9) Tract intersyndical des universités de Lille 1, 2 et 3 du 29 octobre 2007 :

Partout en France, la mobilisation s’organise... et s’amplifie !

La mobilisation contre la LRU s’amplifie sur presque toutes les universités en France. Il se tient, un peu partout, des assemblées générales de plus en plus massives. Par exemple, à Aix-Marseille, 700 étudiants, 800 personnes à Toulouse la semaine dernière. À Rouen, les 1000 personnes réunies en AG la semaine dernière ont décidé de voter le blocage de l’université afin de donner une impulsion forte au mouvement. Sur Lille, malgré la semaine de vacances de Lille 1 et Lille 2, la mobilisation ne faiblit pas. La dernière assemblée générale qui s’est tenu à Lille 3 a réuni environ 300 personnes et la manifestation du 23 octobre a rassemblé 500 étudiants et personnels.

Une première coordination nationale de mobilisation s’est tenue le week-end du 27-28 octobre. 36 délégués de 21 universités ont décidé d’appeler à une nouvelle date de mobilisation nationale pour le 8 novembre. C’est pourquoi, dans le cadre de cette deuxième journée d’action nationale contre la LRU, nous appelons à la mobilisation de l’ensemble de la communauté universitaire lilloise. Tous dans la rue le 8 novembre !

Résister au gouvernement... tous ensemble !

Cette loi qui vise à privatiser à terme le service public de l’enseignement supérieur n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans l’offensive plus global mise en place par Sarkozy et son gouvernement. En effet, en attaquant tous les secteurs à la fois (réforme des régimes spéciaux, franchises médicales, LRU ...) le gouvernement vise à détruire l’ensemble du système de solidarité sociale que nous avons conquis à la Libération. De plus, Sarkozy cherche à saper la capacité de résistance des mouvements sociaux (service minimum, réforme de la justice vers plus de répression...) et à nous diviser en faisant passer les cheminots pour des privilégiés.

Face à cette offensive, nous devons avancer vers la perspective d’un mouvement d’ensemble des jeunes et des travailleurs afin de faire résonner un véritable « Tous ensemble » seul à même de faire céder le gouvernement. En ce sens, nous appelons à la mobilisation de toute la communauté universitaire le 20 novembre, nouvelle date de grève appelée dans la fonction public.

Cette loi institutionnalise une vision de l’université où prédomine une logique de marchés et de concurrence. En effet, en concédant une autonomie budgétaire aux universités, ces dernières auront la possibilité de « lever des fonds » privés. Les entreprises locales auront un droit de regard sur le contenu des diplômes et celles-ci ne financeront que les filières professionnelles qui leur seront directement rentables.

De plus et à terme, les universités seront sûrement amenées à augmenter les frais d’inscription pour leur financement. Par exemple, en Italie depuis l’application d’une loi similaire, les frais d’inscription ont triplé, à l’université de Mannheim en Allemagne, les étudiants ont dû débourser 5000 euros cette année pour s’inscrire ! À terme, c’est le désengagement financier de l’État qui est légalisé ce qui favorisera la concurrence entre les universités, entre les filières et de fait entre les étudiants.

Mais cette loi s’attaque aussi à l’ensemble de la communauté universitaire. Le président pourra désormais avoir les pouvoirs de décision, décider du recrutement et du licenciement des personnels, ainsi que de l’attribution et du montant de leurs primes. Il pourra devenir le patron de l’université ! Il pourra choisir d’engager des professeurs et des personnels IATOSS en contrat de droit public, en CDD par exemple.

La précarité remplacera à terme le statut de la fonction publique !

Signataires : CNT-SR, Ferc Sup CGT Lille3, Snesup Lille2 et Lille1, SNPREES FO 59, Sud éducation 59/62, Sud étudiant-e Lille, Sud Recherche EPST Lille, UNEF Lille, MJS Lille, JCR Lille, UEC Lille...



10) Plateforme de revendications de l'intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche :

Pour un service public d'enseignement supérieur et de recherche démocratique et répondant aux besoins sociaux, culturels et scientifiques réels, l’intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche exige :
- l’abrogation de la loi LRU, qui organise le démantèlement de l’université française et la soumission des formations supérieures et de la recherche au marché des biens et services ;
- l’arrêt des négociations sur les AGCS (Accords Généraux sur le Commerce et les Services) : la science et l’éducation ne sont pas des marchandises !

Pour la liberté, l'égalité et la gratuité de l'accès à l'Université.

- si nul ne conteste l'intérêt d'améliorer l'orientation pédagogique des lycéens, nous rejetons toute procédure instaurant ou préfigurant une sélection déguisée, ainsi que l'installation de structures d'insertion professionnelle dans les universités
- la libre inscription de l'étudiant dans la filière et l'université de son choix
- la gratuité de l'inscription et de tous les outils pédagogiques : non aux frais d'inscription supplémentaires !
- l’augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses d'Etat sur critères sociaux, indexation sur le coût de la vie et versement sur 12 mois dès les premiers jours de chaque rentrée universitaire
- le renforcement de la démocratie dans le fonctionnement des universités, notamment au bénéfice des étudiants et personnels BIATOSS.

Pour un enseignement supérieur et une recherche, 100% publics : indépendants, de haut niveau, dans le respect des missions traditionnelles de l’Université.

1) la résorption des contrats précaires :
- la titularisation des personnels précaires enseignants, chercheurs et BIATOSS,
- l'abrogation du décret n° 2002-682 relatif à la procédure d'évaluation/notation.
- un emploi stable pour les doctorants garantissant un salaire au niveau d’ingénieur d’étude, la reconnaissance de leur expérience professionnelle, les droits sociaux et la retraite
- la reconnaissance du grade de docteur par les conventions collectives et la fonction publique.

2) l’amélioration des conditions d’emploi statutaire :
- revalorisation des salaires (rattrapage de la perte de pouvoir d’achat des fonctionnaires) et des pensions de retraite (rejet des projets actuels de suppression des régimes spéciaux et d’allongement de la durée de cotisation)
- un vrai programme de déroulement des carrières et une reconnaissance des qualifications

3) l’amélioration des conditions de travail des enseignants et enseignants-chercheurs pour un meilleur encadrement des étudiants :
- réduction du service d’enseignement pour tous, au profit des activités de recherche,
- réduction supplémentaire pour les nouveaux maîtres de conférences,
- suppression des cours de plusieurs centaines d’étudiants en amphithéâtre.

4) le développement de tous les domaines de recherche et de toutes les formations, pas seulement ceux économiquement rentables :
- arrêt de la professionnalisation systématique de toutes les formations supérieures
- le doublement d’ici 2010 des crédits de base pour les laboratoires
- une programmation de création d’au moins 5000 emplois de fonctionnaires par an dans l’enseignement supérieur et   les Établissements Publics Scientifiques et Technologiques (EPST),
- la suppression de l’Agence Nationale pour la Recherche
- la suspension du crédit-impôt-recherche tant qu’un bilan public et contradictoire n’en aura pas été tiré,
- le maintien du CNRS et des autres EPST,
- l’investissement public direct dans l’enseignement supérieur et la recherche doit atteindre 3% du PIB à court terme.

5) la coopération entre universités et organismes de recherche, et non leur mise en concurrence :
- le maintien des Unités Mixtes de Recherche (UMR) pour préserver l’articulation entre enseignement supérieur et recherche,
- l’arrêt de la course aux classements internationaux et des fusions artificielles d’universités,
- la suppression des PRES à la sauce gouvernementale,
- la suppression de l’AERES et le retour à l’évaluation par les pairs élus

Premiers signataires :
SNESUP Lille 1, 2 et 3, SUD-Étudiant Lille, SUD-Recherche-EPST, SUD-Éducation 59-62, UNEF Lille, JCR Lille, UEC Lille, CNT-SR


BEP ET BAC PRO :
NON AU COUP DE FORCE MINISTERIEL CONTRE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL !

Nord Pas de Calais
Déclaration commune "CGT, FSU, FO, SNETAA-EIL, SUD, CNT "

Coup de force ministériel contre l’enseignement professionnel !
Non à la généralisation du Bac Pro 3 ans !
Maintien des BEP 2 ans et des BAC PRO 2 ans !


Le Ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, dans une note adressée aux recteurs ce 29 octobre 2007 a annoncé sans concertation la généralisation des bacs professionnels en 3 ans par le remplacement et à court terme la disparition des sections de BEP et en étendant son application à l’enseignement agricole.

Le Bac pro 3 ans est un dispositif dérogatoire et expérimental voulu par le patronat dans le but d'affaiblir tout l'édifice des diplômes nationaux et des conventions collectives. Le bilan de cette expérimentation à la fois dans les données chiffrées comme dans le rapport de l'IGEN (Inspection Générale de l'Education Nationale) montre que ce n'est pas une réussite.

Sous prétexte d’égalité de traitement des élèves des filières technologiques et professionnelles, le ministère vise en fait une diminution de l’offre de formation et la suppression de milliers de postes pour satisfaire à la logique budgétaire. (1500 suppressions envisagées dans l’académie pour le second degré). C’est une déqualification du Bac Pro amputé de 25 % du temps de formation professionnelle et générale.
 
En application de la note ministérielle, le Recteur de Lille annonce que, dans un premier temps pour la rentrée 2008, 25% des effectifs entrant aujourd’hui en BEP seront concernés par la nouvelle 2nd pro (1ère année du Bac Pro 3 ans). Mais à terme tous les actuels BEP seraient supprimés et tous les Bac Pro transformés.

Le ministre prétend favoriser la poursuite d’études vers les BTS des élèves issus de LP, en diminuant le temps de formation d’une année !  La réalité sera dramatique :
- mise en danger des formations existantes et du caractère professionnalisant des formations...
- fusion des voies technologique et professionnelle en dénaturant les deux voies de formation.
- Renforcement de l’exclusion par le recours à l’apprentissage, et cela dès le collège, pour les élèves en difficulté, alors que cette voie de formation est une voie d’échec.
- Renforcement du pouvoir décisionnel des Régions quant au choix des offres de formation au détriment de la formation initiale scolaire et de l’Education Nationale.

Une telle mesure s'inscrit dans le prolongement de l'ensemble des mesures visant au démantèlement de l'enseignement public et des diplômes nationaux qui y sont attachés.
Elle met en cause l'existence même des lycées professionnels et technologiques.
Dans notre académie, c’est l’existence des 3 voies de formation qui a permis l’élévation générale des qualifications. Ne les laissons pas détruire !

NOUS EXIGEONS :

- Le retrait de la note ministérielle du 29 octobre 2007 prévoyant la généralisation des bac pro 3 ans, ainsi que la circulaire rectorale du 14 novembre ;
- Le maintien des BEP et des Bac Pro 2 ans ;
- La création et le développement de classes passerelles vers la voie technologique (1ère d’adaptation, ainsi que vers les BTS) ;
- Le maintien de tous les postes enseignants, non enseignants ainsi que le réemploi des non titulaires ; et le refus de toute suppression de lycée professionnel.


GREVE LE JEUDI 20 DECEMBRE 2007
Manifestation unitaire à Lille, porte de Paris, à 14h30.


Cette déclaration commune de la CGT, de la FSU, de FO, du SNETAA-EIL, de SUD et de la CNT est disponible ici en téléchargement (format pdf - 1 page - 108 ko). Note bene : l'UNSA, le Sgen-CFDT et la FAEN appellent aussi à la grève et à la manifestation du jeudi 20 décembre, mais sur la base d'une autre déclaration.

Le tract de la CNT est disponible ici en téléchargement (format pdf - 1 page - 659 ko).



Etat des lieux de la mobilisation sur le plan national
(analyses, compte-rendus de réunions intersyndicales, etc.) :
rubrique actualisée tous les soirs vers 21h sur le site de la CNT-FTE.
 


EDUCATION :
APPEL A LA GREVE DE LA  CNT-FTE

Education (et fonction publique) : toutes et tous en grève mardi 20 novembre 2007 !


La grève du 18 octobre a été une réussite, chez les cheminots mais aussi dans d’autres secteurs, et cela malgré le silence d’une certaine presse et de certains syndicats.
Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.

Il faut étendre et intensifier le combat !
L’Etat s’attaque à tous et toutes en augmentant l’âge du départ à la retraite et en faisant payer des franchises médicales. Pourtant, le trou de la Sécurité sociale serait largement rempli et les retraites assurées (pleines et entières à 60 ans) si les patrons payaient les plus de 200 milliards d’euros de cotisations dont ils ont été exonérés depuis 1991. De plus, le gouvernement annonce des suppressions massives de postes (22.900 postes de fonctionnaires au budget 2008) et refuse d’augmenter nos salaires alors qu’il vient d’accorder un nouveau cadeau fiscal aux riches de plusieurs milliards.Bref, ce sont la santé, les retraites, l’éducation, etc. qui sont bradées aux capitalistes.Ils veulent aussi s’attaquer au contrat de travail (en précarisant encore plus ; cf. le « contrat unique ») et aux droits des travailleurs-euses sans emploi (cf. la fusion ANPE-UNEDIC).Reprenons ensemble au patronat ce qu’il nous vole !

Dès le 20 novembre, réunissons-nous en assemblées générales pour débattre de l'extension inter-professionnelle de la grève et de sa reconduction !


Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation (CNT-FTE)
http://www.cnt-f.org/fte/

Nota bene :
- La grève est lancée par tous les syndicats.
- Le 
20 novembre est le jour où sera voté le budget annuel de l'Etat à l'Assemblée nationale.
Manifestion à Lille
rendez-vous à 14h, porte de Paris


Tracts interpro de la CNT :
1) cliquer ici (format pdf - d'après le tract de la CNT éducation - 2 demis A4 sur 1 page - 138 ko).
2) cliquer
ici (format pdf - d'après le tract confédéral de la CNT - 1 page - 2,3 Mo)

Affichette interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation) :
cliquer ici (format pdf - 1 page - 215 ko).


Réunion des personnels de l’Education Nationale du bassin de Roubaix-Tourcoing :

rendez-vous à 10h à la FAL, 20 rue de Lille à Roubaix, pour discuter des moyens d’amplifier le mouvement  et notamment de la reconduction de la grève.

Texte d'appel à la réunion :

Dans l’Education nationale,  le 20 novembre doit être une journée de grève massive. Mais pouvons-nous nous satisfaire de cela ?

L’Education nationale est, elle aussi, l’objet d’attaques très importantes :

- 11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée
- affaiblissement de  la carte scolaire, ce qui met en concurrence les établissements au moment où on réduit les moyens de l’enseignement public.
- augmentation continue de la précarisation des emplois.
- recours massif aux heures supplémentaires alors que les salaires restent bloqués.
- nouvelle menace d’allongement de la durée de cotisation pour la retraite.
- etc.

Mais ce ne sont là que différentes facettes d’un plan d’ensemble visant, d’une part, à la réduction des services publics en général, et d’autre part, à l’attribution d’avantages encore accrus aux classes sociales les plus favorisées au détriment de toutes les autres et d’abord des classes populaires.

Face à cette politique d’ensemble, il faut un vaste mouvement de protestation, seul à même de faire reculer le pouvoir. Des actions secteur d’activité par secteur d’activité risquent fort de ne mener qu’à des avancées très partielles et qui seraient vite remises en danger.



RENTREE SCOLAIRE :
PUBLICATIONS DE LA CNT-FTE

Voici trois publications de la Fédération CNT des travailleuses/eurs de l'éducation pour attaquer la rentrée 2007. Les liens indiqués ci-dessous permettent d'accéder au contenu de ces publications sur le site web de la CNT-FTE (pour télécharger la version maquettée d'un texte, il suffit de cliquer sur le nom de fichier pdf se trouvant à la fin du texte).   

- Tract de rentrée "général" (de la maternelle à l'université) : http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1196   

- Tract de rentrée "primaire et secondaire" :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1197  

 
- Guide juridique sur les CAE CAV :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1208

- Classes en lutte - n° 84 - octobre 2007 - bulletin de la CNT-FTE :
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=128

-
Tract pour la grève du 18 octobre 2007 :
http://www.cnt-f.org/59-62/tractFTE_greve_18oct07 (fichier pdf - 1 page - 167 ko)


- Classes en lutte - n° 83 - septembre 2007 - bulletin de la CNT-FTE :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1207


LOI D’ « AUTONOMIE » DES UNIVERSITES
(projet PECRESSE) :
on peut jouer sur les mots
mais y a des limites !

Depuis plusieurs années, et notamment avec le LMD, la privatisation des universités pointe le bout de son nez. Suppression de filières « non rentables », précarisation des personnels, cadre sécuritaire (personnels contrôlés par la vidéosurveillance, flicage des étudiant-e-s)... l’Etat continue le massacre. Qu’on se le dise bien : le bouquet final est pour bientôt. Eh oui, le spectacle suit son cours : désormais la mission prioritaire de l’éducation serait l’orientation et l’insertion professionnelle. Rapport Hetzel, cahier des charges de l’IUFM et surtout loi d’autonomie des universités.


Concrètement voici ce qui nous tombe sur la gueule :


Autonomie = double dépendance publique/privée

L’article 16 du projet Pécresse stipule que les universités peuvent demander «
à bénéficier de responsabilités et de compétences élargies en matière budgétaire et de gestion des ressources humaines ». Qu’est ce que cela signifie ? Il faut s’attendre à un engagement financier limité de l’état quant à la masse salariale, ce qui encouragera le/la président-e de l’université à recruter des personnels sur ressources propres : « le président peut recruter pour une durée déterminée ou indéterminée des agents contractuels ». C’est la porte ouverte aux contrats précaires, pour « personnels administratifs, techniques, ouvriers de service, employés de l’enseignement et scientifique ». Il sera possible pour l’université de devenir propriétaire des bâtiments, ce qui fait qu’elle financera les aménagements et réparations. Sachant qu’à Lille 3 nous sommes justes, même en ce qui concerne les normes de sécurité, ça promet ! Les facs qui ne choisissent pas cette option seront de fait désavantagées. S’il y a « autonomie », une bonne part des financements viendra du privé et donc s’il n’y a pas « d’ autonomie », ces dernières devront se contenter des maigres deniers de l’état. Cela entraînera un enseignement à deux vitesses, facs poubelles, facs bonduelles…

Toujours plus de démocratie…

Pour ce qui concerne l’administration des universités, les fastes de l’idéologie libérale apparaîssent de nouveau. Sans cautionner la démocratie telle qu’elle s’exerce actuellement à l’université (démocratie dite représentative déléguant le pouvoir à une minorité qui prend les décisions pour tou-te-s), on ne peut que s’opposer à la régression démocratique concernant le fonctionnement du conseil d’administration :
- vote à la majorité absolue et non plus au 2/3 - quorum d’une moitié des élu-e-s pour une prise de décision n’est plus nécessaire - voix prépondérante du/de la président-e lors du partage des voix Le conseil d’administration prend pour modèle les CA d’entreprises… Par ailleurs sa composition change drastiquement, les représentant-e-s des étudiant-e-s et des personnels voient leur proportion réduite tandis que les personnalités extérieures ( ex : représentants du patronat) sont plus nombreuses et sont nommées par le/la « président-e - manager » ).   

AINSI, CONCERNANT LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE, LA BUREAUCRATIE RESTE, LES SEIGNEURS CHANGENT.

L’un des points important est le nouveau rôle de calife du/de la président-e de l’université. Grosso modo, c’est lui le boss. Il était déjà responsable du maintien de l’ordre ayant autorité sur l’ensemble du personnel de l’établissement ; il décide avec ce projet de loi de toutes les affectations et primes. De plus n’étant qu’une personne ayant « vocation » à enseigner (article 5), si c’est juste son curé qui le dit, alors c’est VRAI ! … sic… Le/la président-e – manager pourra être à peu près n’importe qui mais surtout un-e patron-ne. Sa mission s’il l’accepte : distribuer l’argent que l’Etat verse à l’université selon ses caprices, embaucher du personnel précaire et dérouler le tapis rouge au MEDEF. Ce qui doit ici tou-te-s nous inquiéter à la vue de ce nouveau conseil d’administration, c’est la concentration des pouvoirs, confiscant ceux d’autres conseils décisionnels, le CA a désormais tout pouvoir de création et suppression de filières ou projet de recherche, gère la répartition et l’attribution des crédits, tout cela en l’absence de régulation nationale. Il est certain que nous assisterons, en plus d’une concurrence et d’une sélection au sein des universités, à une réelle régionalisation des diplômes. Professeur-e-s ou étudiant-e-s, filières peu rentables, d’aucun ne seront à l’abri de la totale main mise du patronat sur le fonctionnement universitaire. Du financement à l’évaluation des enseignements, le cursus universitaire passe sous le contrôle des chiens de garde du Capital. Avec le nouveau rôle du conseil d’administration tout puissant et du/de la président-e patron-ne, couplé à un financement privé désormais indispensable à la survie des universités autonomes, il apparaît évident que cela aura des répercussions sur le contenu pédagogique comme sur les frais d’inscription. Par ailleurs aucune fac n’échappera à la sélection, conséquence de la régionalisation des diplômes. Cette soi-disant autonomie annonce bel et bien une privatisation de l’enseignement supérieur.

Section "Supérieur et Recherche" (SR) du syndicat CNT-SSEC du Nord Pas-de-Calais
sr-lille@cnt-f.org

Le tract maquetté est disponible ici
(format pdf - 2 pages - 120 ko).

PS : Ce projet de loi passe devant les députés jeudi 19 juillet 2007. Un rassemblement est organisé ce jour là à Lille (place de la République) à 17h30.


 
EDUCATION :
COMMUNIQUE SUR LA CARTE SCOLAIRE
+ TRACT SUR L'AVENIR DES EVS
La carte scolaire accusée de ségrégation, c’est le monde à l’envers !
Tract à télécharger (format pdf - 1 page - 95 ko)
Quel avenir pour les EVS ? Tract à télécharger (format pdf - 1 page - 197 ko)
Voir également sur le site de la FTE




NI DIEU, NI CESAR, NI TRIBUN...
L'AVENIR NOUS APPARTIENT !

Le résultat des élections présidentielles va inévitablement marquer nos conditions de vie, de travail et de lutte. C'est finalement le candidat de la Droite qui l'a emporté, en ayant notamment si bien récupéré et intégré dans son discours et son programme les idées nauséabondes de l'extrême-droite.

Ces élections témoignent d'une véritable "droitisation" de la vie politique et de la société française, par son assise électorale comme par les thèmes abordés et les projets portés. Face à cela, la Gauche est bien incapable de proposer une quelconque alternative au plan politique, social et économique. Il est d'autant plus terrible que tant de salariés et de personnes des classes populaires aient porté leur suffrage sur ce candidat qui par illusions, démagogie ou confusion est apparu à toutes celles et tous ceux victimes d'insécurité sociale tel un homme providentiel apportant réponses et solutions à leurs problèmes (GIF) quotidiens et inquiétudes dans l’avenir. Pourtant les salariés et les classes populaires n’ont rien à attendre de ce nouveau président et de son programme !

Dès son premier discours, le futur président a rappelé les idées qui fondent son projet de société : travail, autorité, morale, mérite, identité nationale... Autant de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts des classes dirigeantes et possédantes et un projet de société réactionnaire et nationaliste. Inévitablement les inégalités vont continuer à se creuser, la précarité va se développer, le démantèlement des services publics et de la protection sociale va s'accélérer, le moralisme empreint de religion va renforcer son emprise sur la société et les dérives répressives et sécuritaires, dont les immigrés et sans-papiers sont les premières victimes, vont s'amplifier. Toutes ces logiques vont s'articuler avec des mesures très concrètes qui risquent d'être mises en place très rapidement si on ne s'y oppose pas : remise en cause du code du travail, attaques contre le droit de grève avec notamment la mise en place du service minimum dans les transports, mise en place d'un bouclier fiscal favorisant les plus riches... Autant de mesures dont les salariés et les classes populaires feront les frais et qui vont renforcer cette société inégalitaire et capitaliste.

La lutte collective plutôt que la résignation !

Face à une telle situation, nous savons que seule la construction d'un rapport de force au plan social peut changer les choses et éviter que la France connaisse à son tour le même sort ultra-libéral que l'Angleterre des années 80 avec Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l'attentisme trop souvent de mise au lendemain d'élections présidentielles, de s'organiser et d'user des armes de la manifestation, de la grève et de l’occupation pour bloquer le rouleau compresseur libéral et sécuritaire qui s'annonce, défendre ce qui reste de services publics et de système de protection sociale et peut-être aussi retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur nous-mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur porteur d'autres logiques et projet de société.

Ils se durcissent, durcissons nos luttes ! Le compte à rebours est enclenché !

CNT - Fédération des travailleurs de l'éducation (FTE)



RAPPORT HETZEL :
LE MONDE DE L’ENTREPRISE
A L’ASSAUT DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR

Depuis quelques temps se dessine un nouvel avenir pour le monde de l’éducation (décentralisation, loi Fillon). L’université n’y échappe pas et dans la foulée des réformes universitaires de ces dernières années (LMD, LOPRI…), elle doit faire face à une libéralisation accrue dont les conséquences ne peuvent être que néfastes. En effet de nouvelles aberrations vont voir le jour si l’on en juge les préconisations mises en avant par la commission « université-emploi » de juin 2006 dite « rapport Hetzel ».

 LE PROJET GOULARD
Rappelons- nous tout d’abord ce projet qui a fait suite à la loi Fillon. Il a pour ambition de permettre la pré inscription dans les facs dès février  2007. Les conséquences de cette mesure sont une mise en concurrence des facs par le biais d’une sélection à l’entrée, pour attirer les  meilleures « recrues » lycéennes. La hiérarchisation des universités n’en sera que renforcée.


QU’EST-CE QUE LE RAPPORT HETZEL (commission « université – emploi ») ?

Les défenseurs de ce rapport (développé sous la forme de mesures censées être mises en place au sein des universités) partent du principe que la mauvaise orientation est la cause du taux d’échec à la fac et du peu d’insertion professionnelle des diplômés du supérieur. Il nous semble pourtant évident que la casse de l’éducation et le désinvestissement financier de l’Etat (déficit matériel et humain) ainsi que la précarité de nombreux-ses étudiant-e-s (salarié-e-s, nombre et montant des bourses insuffisants, problèmes de logement, …) constituent une cause plus réaliste. Partant donc du présupposé que l’université n’est pas adaptée en lui imputant la responsabilité du taux de chômage, la commission (à laquelle ont notamment pris part des représentants d’ entreprises dont Danone et Véolia !) professe une sainte parole : professionnalisation !

QUELLES MENACES ?

A travers ce rapport qui vise à redéfinir les missions de l’université (et ce sans la consultation et surtout la participation de l’ensemble de la communauté universitaire), on peut s’attendre à ce qu’une dérive libérale sans précédent s’instaure dans les universités, à l’image de ce qui se fait dans d’autres pays de l’Union Européenne (la Grèce par exemple où la privatisation des universités suscite depuis un an un mouvement étudiant). Bien que les travaux de la commission n’aboutissent pas (temporairement ?) à une loi,  les mesures préconisées sont amenées à avoir un impact dans un avenir proche sur les décisions qui seront prises dans les conseils d’administration de nos facs…


Toujours est-il que la privatisation de l’enseignement supérieur pointe son nez, si l’on en juge ce qui suit :

-    Alors que l’entrée à l’université risque à moyen terme d’être sujette à une sélection, le processus d’orientation durant le cursus universitaire, sous couvert d’ « insertion professionnelle », suggère un contrôle plus strict pour poursuivre la filière choisie ainsi qu’une sélection accrue. Il est notamment question d’un contrat d’orientation (comprenant l’obligation de suivre des modules de projet professionnel) signé entre l’étudiant et l’université dès la Licence 1 (aux facs d’établir leurs propres types de contrat), dont les objectifs fixés seront à respecter, sous peine de redoublement ou réorientation vers des filières professionnalisantes (aux parcours élaborés avec l’apport du monde socio- professionnel). La volonté de distinguer nettement le niveau Licence (bac +3) du niveau Master (bac +5) apparaît également dans le rapport, et cela se matérialiserait notamment par une sélection pour entrer en M1. Les critères d’entrée en M1 ne sont pas précisés mais la suggestion de faire du bénévolat à l’étranger ou un stage durant un semestre ou une année « de césure » laisse supposer que cela peut s’avérer être un éventuel critère : se faire exploiter en guise de droit d’entrée en M1, c’est du joli !
-    L’apparition de modules tels que « formation à l’intelligence économique », l’idée de « former les étudiants aux connaissances et compétences techniques nécessaires au développement économique des entreprises sur les marchés européens et mondiaux ainsi qu’à leur nécessaire protection par rapport aux concurrents » laissent présager de la place donnée à l’acquisition de savoirs et au développement du sens critique…sic…
-    Dans quelle mesure les filières générales de type par exemple sciences humaines pourront survivre ? Le rapport Hetzel préconise qu’une partie des moyens attribués par l’Etat aux filières résulte d’un calcul annuel (taux de professionnalisation) « en fonction des résultats obtenus par l’université en matière d’insertion professionnelle ». Ce calcul annuel qui déterminerait la participation financière de l’Etat sera en corrélation avec le financement privé. Non seulement cela accroît la menace qui plane sur le devenir des filières générales, mais en plus l’inégalité entre universités s’accentuera : entendons qu’il y aura double financement pour les facs « bonnes élèves » et double peine pour les facs « mauvaises élèves ». Voici l’enseignement supérieur dans l’ère de la dépendance financière à l’égard des entreprises et sous son contrôle.

-    La prévision d’un « stage obligatoire dans chaque cursus, y compris dans les Licences généralistes » va dans le sens d’un asservissement. Une main d’œuvre quasi gratuite sera à disposition du capital, dans les centres de formation du capitalisme : les universités.

NOUS REFUSONS LA CONCURRENCE ENTRE LES ETUDIANTS,
LES FILIERES ET LES UNIVERSITES !
NOUS SOMMES CONTRE LA SELECTION !                                
NOUS REJETONS TOUTES LES FORMES DE PRIVATISATION DE L’UNIVERSITE !

Si personne ne travaille à notre place, personne ne doit décider à notre place...


Face au réel danger de privatisation de l’enseignement supérieur, nous sommes pour une autogestion de nos universités, cela par le biais d’une réappropriation de nos lieux de vie par la communauté universitaire. Pour qu’ensemble, personnels et étudiants luttions pour construire un autre enseignement, émancipateur et pédagogique, au sein d’universités gérées directement par leurs acteurs, sans pressions ni décisions prises pour nous par des élus ou par le  patronat.

GREVE GENERALE POUR UNE N’autre fac *
                         
CNT-SR Lille - Pour nous contacter : sr-lille@cnt-f.org ou aux tables de presse régulières dans le hall de la fac.
* N'autre fac, journal apériodique de la CNT-SR Lille

Une version maquettée de ce tract sur le rapport Hetzel est disponible en téléchargement (format pdf - 2 pages - 69 ko) en cliquant ici.


EDUCATION :
GREVE ET MANIFESTATION REGIONALES
LE 20 FEVRIER 2007

Communiqué de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
(FSU, CGT, SE-UNSA, SGEN, SUD, SNETAA, SNCL-FAEN, CNT)

Les organisations syndicales se félicitent de la mobilisation des fonctionnaires lors de la journée du 8 février, et notamment de celle des personnels de l'Education nationale où la grève a été majoritaire et a atteint des chiffres très élevés dans certains secteurs.

L'intersyndicale entend poursuivre l'action pour obtenir satisfaction sur ses revendications.

Elle apporte son soutien aux différentes actions déjà entreprises au niveau local (grèves, journées mortes, autres actions médiatiques) et elle appelle à les poursuivre et à les amplifier la semaine prochaine au niveau des écoles, établissements et bassins (AG, rassemblements, distributions de tracts, etc.).

L'intersyndicale réunie dans la soirée du 8 février appelle l'ensemble des personnels à un nouveau temps fort d'action unitaire le mardi 20 février, avec une grève et une manifestation régionales.

Cette action s'inscrit dans la poursuite des actions entreprises depuis septembre pour un autre budget qui permette la récupération des postes supprimés, des créations à la hauteur des besoins pour assurer un service public d'éducation de qualité mais aussi de répondre à nos revendications salariales. Elle entend également obtenir le retrait total des décrets Robien sur les services.

Lille, le 9 février 2007.

Matériel CNT :

-
"Classes en lutte" n° 78 de février 2007 (149 ko)
Autres tracts à propos de l'éducation

- tract "Appliquée aux services publics... la logique capitaliste"  (format pdf - 1 page - 151 ko)



DES ENFANTS LILLOIS SANS LOGEMENT !

A l’école St Exupéry de Lille, rue de Strasbourg, plusieurs enfants passent des 
nuits dans une voiture. Dans le meilleur des cas, leurs familles appellent le
115 tôt le matin pour trouver un hébergement le soir.

Des membres de la communauté éducative, parents, enseignants, s’élèvent contre
cette situation. Avec le soutien de RESF59/62, ils lancent un appel, une
interpellation des pouvoirs publics sous la forme d’une pétition.

PETITION :

Déclaration des Droits de l’Enfant adoptée aux Nations Unies en 1959 : "Art. 4 :
L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins
médicaux adéquats. Art. 6 : Il doit (…) grandir dans une atmosphère d’affection,
de sécurité morale et matérielle (…) La société et les pouvoirs publics ont le
devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui
n’ont pas de moyens d’existence suffisants. Art. 10 : l’enfant doit être protégé
contre les pratiques qui peuvent pousser (….) à toute forme de discrimination".

Savez vous qu’en ce début d’année 2007, il y a en France, dans notre commune,
des enfants qui vont en classe, des enfants comme les vôtres mais :
- des enfants qui risquent à tout moment de dormir dehors
- des enfants dont les familles sont renvoyées de lieux d’hébergement en lieux
d’hébergement à travers toute la Métropole Lilloise parfois sans accès aux
moyens de transport.
- Des enfants auxquels on interdit même toute possibilité d’espérer un espace
personnel pour ranger leurs affaires, faire leurs devoirs, vivre leur vie d’enfant
- des familles auxquelles on refuse le droit de gagner honnêtement leur vie, le
droit même de demander un logement
- des familles qui n’ont pas accès aux conditions de vie minimales
- des familles qui, à tout moment, vivent sous la menace d’une expulsion de
force du territoire par simple décision administrative ou suite à un contrôle
vers des pays où leurs vies peuvent être en danger alors qu’elles ne souhaitent
que vivre librement, dignement et honnêtement de leur travail
- des familles qui n’ont pas accès aux mêmes droits élémentaires que vous

Alors imaginez dans quel état d’angoisse, d’épuisement physique et moral peuvent
parfois être ces familles ; toutes les épreuves qu’elles doivent traverser avec
courage pour venir jusqu’à l’école. Chaque jour, ces familles méritent notre
respect, notre compréhension, notre solidarité et notre soutien

Alors, il est grand temps d’exiger de nos élus et des pouvoirs publics que ce
scandale cesse immédiatement : En tant que citoyennes et citoyens de notre
démocratie, nous personnes signataires demandons que aux autorités compétentes
que les familles du Groupe Scolaire Mme de SEGUR- SAINT EXUPERY 50 Boulevard de
Strasbourg à LILLE puissent avoir accès à des conditions de vie dignes et aux
droits les plus élémentaires et affirmons que ces autorités sont responsables
moralement de leurs situations présentes et futures.

Pétition à renvoyer à : Réseau Education Sans Frontières c/o Local Solidaires 84
rue de Cambrai 5900 Lille

Nom Profession Ville Signature

EDUCATION :
LA CASSE DES STATUTS
COMMENCE PAR LES TZR !

Pour compenser les suppressions de postes, le rectorat multiplie les nominations de TZR hors cadre statutaire. La complexité des textes et le chantage au retrait sur salaire dissuadent souvent les récalcitrant(e)s.

Pas toujours !

Deux adhérents du SSEC-CNT 59/62 se trouvaient menacés de suspension de traitement pour refus d’effectuer des remplacements qui étaient hors cadre statutaire.

Après une période de silence, le rectorat est revenu à la charge pour annoncer à nos camarades que la suspension de traitement sera demandée au bureau payeur s'ils ne cédent pas dans les plus brefs délais.

Les menaces de recours au tribunal administratif (en référé) ont fait reculer le rectorat sur le cas de B. (PLP).

Concernent A. (certifié), le conflit est toujours en cours (le retrait envisagé dépasse déjà 800 euros).

Une caisse de soutien est créée pour compenser les pertes de salaires éventuelles et financer le recours à un avocat pour le référé. Chèques à l’ordre du SSEC-CNT avec mention "TZR" au verso.

CNT, syndicat SSEC 59/62, 1 rue Broca, 59000 Lille
Tél : 03 20 56 96 10


GREVE DES ENSEIGNANTS
DU SECOND DEGRE

Suppressions de postes, atteinte à la liberté pédagogique, casse des ZEP, apprentissage dès 14 ans, bourse au mérite, note de vie scolaire, université soumise aux intérêts du Capital, atteinte à la carte scolaire, décret sur les obligations de service...

Encore une attaque et pas des moindres contre le service public d'éducation !

Le ministre de l'Education nationale a choisi de passer en force en inscrivant le projet de décret à l’ordre du jour du Comité technique paritaire ministériel (CTPM) du 11 décembre.

Le système paritaire a fait la preuve que les intérêts des salariés et de l'Etat-patron sont incompatibles. Le ministère distille ses attaques, il espère diviser pour freiner les mobilisation. Si nous ne réagissons pas rapidement et massivement sur ce coup de force (la question des décrets concerne directement plus de 400 000 personnes), il sera très difficile de mobiliser sur toutes les autres mesures rétrogrades.

"La saison est passée où les cailles tombaient du ciel, toutes rôties et enveloppées dans des feuilles de vigne" .

C’est par la grève et dans la rue que la reconquête doit s’engager !

D’autant que sur ce point de la définition des services comme sur bien d'autres points, nous n'avons rien à attendre d’une hypothétique alternance de la gauche libérale.

Plus que jamais, la grève générale reconductible est d'actualité. Commençons à la construire le lundi 18 décembre !
Lundi 18 décembre à l'appel de l'inter-syndicale académique (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA-EIL, SNFOLC, SSEC-CNT, SUD Education , URSEN-CGT). 

Manifestation :
rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.

A télécharger :

- l'appel inter-syndical (1 page - format pdf - 110 ko)

- le tract de la CNT-FTE (2 pages - format pdf - 3,52 Mo)

- Classes en lutte - n° 76 - décembre 2006 (bulletin mensuel de la CNT-FTE) ; un numéro spécial de 4 pages qui fait le point sur les différentes réformes en cours dans l'éducation et présente l'analyse des syndicats de la CNT pour déchiffrer et combattre le "B.A.-BA" de la manipulation ! Pour découvrir les différents articles (en ligne sur le site de la CNT-FTE), cliquer ici. 

Pour en savoir plus et/ou télécharger d'autres documents, voir le site de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation.


COMMUNIQUE
DU RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES
AU SUJET DE GELA ET DAVID

Recours de Gela et Davis refusés !

A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la sécurité et les valeurs républicaines, quelle formidable leçon de civisme donne-t-il ainsi aux nombreux lycéens mobilisés autour de leur camarade !

A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la sécurité et les valeurs républicaines, David, jeune de 22 ans, est menacé d'expulsion vers la Géorgie, pays où sa mère a été assassinée et où son père est emprisonné parce qu'ils appartiennent à une communauté religieuse persécutée, les Yésides. Ce jeudi 14 décembre devant le Tribunal Administratif, l'argument développé en réponse à cela par la représentante de la préfecture fut : « de retour au pays, David sera un soutien moral pour son père ». Alors que l'enfant à échappé au sort de son père, M. Sarkozy veut le lui faire subir à son tour  ?

A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la sécurité et les valeurs républicaines, il considère que Géla peut être expulsé vers la Géorgie, pays que sa famille a fui il y a 6 ans, (Géla avait 12 ans ), victime des persécutions envers la communauté Yéside. M. Sarkozy veut les renvoyer revivre leurs persécutions, voir vivre ce que la famille de David a vécu ?

Rappelons que ce dimanche 10 décembre, le juge des libertés et de la détention a remis David et Géla en liberté au motif que les procédures de contrôle spécifiques de ces deux étrangers dans la rue étaient irrégulières, et que leurs droits n'avaient pas été respectés lors de leurs transfert au centre de rétention.

Ce jeudi au Tribunal Administratif de Lille, les lycéens ainsi que toutes les personnes présentes pour soutenir les deux jeunes gens, ont pu s'apercevoir avec effroi que non seulement deux jeunes qui cherchent refuge chez nous peuvent être cruellement expulsés, mais que M. Sarkozy expulse aussi des Afghans dans leur pays en guerre. Ils ont même pu entendre la juge du Tribunal Administratif dire que l'Afghanistan est un pays sûr alors que nombre de soldats français viennent d'y trouver la mort ! !

Nous appelons M. le Préfet du Nord à prendre ses responsabilités face à cette situation intolérable et à régulariser.

Lille, le 14 décembre 2006

RESF 59-62
(CNT-SSEC, CSP59, FCPE, FERC-CGT, FSU, LDH, MRAP, SUD Education,
SUD Santé-Sociaux, Syndicat des Avocats de France, UNSA Education, … et des individus)


Pour tout contact : RESF 59-62,
s/c SUD 84 rue de Cambrai, 59000 Lille
RESF59 62@wanadoo.fr



MANIFESTATION REGIONALE
DE L'EDUCATION
LE 15 NOVEMBRE 2006 A LILLE

Appel unitaire de l’intersyndicale FSU, UNSA-Education, FERC-CGT, SGEN-CFDT, Sud-Education, SNCL-FAEN, SNETAA-EIL, SNCFOLC, CNT :

ENSEMBLE POUR LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION

Le gouvernement, mû par la seule volonté de réduire la dépense publique, continue de porter des coups très rudes à l’enseignement public. Ce sont le droit et la possibilité pour tous les élèves et étudiants de réussir leur formation et leur insertion qui sont menacés par ses propositions de budget pour 2007. Détruire les emplois ne suffisant pas, il entend aujourd’hui modifier les statuts pour introduire plus de flexibilité et alourdir la charge de travail.

- Nous n’acceptons pas les nouvelles suppressions de postes, décidées par le gouvernement et déjà annoncées par l’administration académique, dans le primaire et le secondaire, l’insuffisance des créations d’emplois statutaires dans le supérieur et la recherche.
- Nous n’acceptons pas les mensonges du ministre sur la rentrée, son autoritarisme et son refus de toute véritable négociation;
- Nous n’acceptons pas la loi Fillon –Robien, source d’inégalités et d’injustices (note de vie scolaire, bourse au mérite, atteinte à la carte scolaire, le développement de l’apprentissage dès 14 ans).
- Nous n’acceptons pas les attaques contre nos statuts, le mépris manifesté pour nos qualifications et nos disciplines.
- Nous n’acceptons pas de voir reprocher à l’université les difficultés d’insertion professionnelle des étudiants pour mieux la soumettre aux intérêts du capital.

Le gouvernement a refusé d’entendre les personnels le 28 septembre, il a au contraire poursuivi dans sa politique de casse des statuts, de mensonge et de mépris. Les organisations syndicales signataires appellent donc à poursuivre le mouvement

POUR UN AUTRE BUDGET PERMETTANT :

-    L’arrêt des suppressions de postes ( En 4 ans, 2500 suppressions de postes ont fragilisé les équipes, alourdi la charge de travail) et des créations pour permettre la réussite de tous les élèves.
-    La création de 5000 emplois par an dans le supérieur /recherche.
-    Le réemploi avec formation des personnels précaires et la création de postes statutaires.
-    Un accueil effectif et de qualité des élèves, et en particulier pour les 2 ans et les élèves handicapés.
-    Une politique salariale permettant la hausse du point d’indice et le rattrapage des pertes accumulées.

POUR DEFENDRE NOS STATUTS EN REFUSANT :

-    Les atteintes aux droits des TZR, le respect de leurs qualifications et des textes qui les régissent.
-    Les atteintes à la liberté pédagogique,les menaces et sanctions contre des collègues, les appels à délation et les contre vérités répandues par le ministre
-    Le projet de réforme des décrets de 1950 définissant nos statuts qui prévoit de faciliter les services partagés sur plusieurs établissements, sur plusieurs disciplines ou hors discipline, la bivalence, qui prétend imposer l’alourdissement des services par la majoration pour les groupes, la suppression des heures de décharge (  première chaire, laboratoire..) Nous demandons le retrait de ce projet de réforme et l’ouverture de négociations sur la réduction du temps de travail dans le respect de la définition hebdomadaire des services et des qualifications disciplinaires.
-    La politique d’élitisme et de concurrence qui remet en cause les objectifs et principes fondateurs du supérieur et de la recherche.

Bâtir l’école et l’université de la réussite de tous les élèves et étudiants ne passe pas par la réduction des budgets, la non reconnaissance de nos qualifications et des réalités de notre travail. Réduire la fracture sociale, offrir à tous de réelles perspectives de formation et d’insertion, empêcher les sorties sans qualification ne peut se faire sans moyens et en dehors de l’école. Les personnels sont prêts à se mobiliser pour une politique ambitieuse. Il faut leur en donner les moyens.

MANIFESTATION mercredi 15 novembre à Lille
rendez-vous à 15h, place aux bleuets (près du rectorat)


PREVENTION DE LA DELINQUANCE :
RETRAIT DU PROJET DE LOI SARKOZY !


Mardi 10 octobre : journée nationale d'action et de grève
(un préavis a été déposé sur le plan national par plusieurs syndicats dont la CNT-FTE)

contre le projet de loi Sarkozy sur la "prévention de la délinquance".


Manifestation à Lille à 14h place de la république



1) Tract d'appel de la CNT-FTE
--> une version maquettée de ce tract (1 page - 115 ko - format pdf) est disponible ici.

Le plan de prévention de la délinquance, c’est quoi ?

Quand la loi sera définitivement appliquée, les enseignants et travailleurs sociaux seront au cœur d’un trio gagnant avec les représentants politiques et les forces de l’ordre dans le cadre du secret partagé. En fait de partage, c’est une véritable collaboration forcée qui nous attend, au risque de mélanger indubitablement des entités à objectifs divergents.

Ainsi, le maire, centre de ce dispositif, verra son pouvoir accru par la possibilité pour lui de mettre sous tutelle un enfant, de supprimer les allocations familiales, de proposer des stages dits « de parentalité » et, si l’envie lui en prend, de prononcer l’hospitalisation ou l’internement d’un enfant déviant !
Les informations permettant au maire de prendre ce type de décision auront été collectées auprès de l’ensemble des travailleurs de l’éducation. Concrètement, l’enseignant devient un auxiliaire de renseignement en lieu et place d’un catalyseur d’émancipation.

Concrètement, qu’est ce que ça change ?
Cette loi, non contente de ne pas résoudre les inégalités et les véritables problèmes sociaux, va au contraire les augmenter fortement. Ainsi, une famille en difficulté financière se verra de nouveau ponctionnée si l’un de ses jeunes membres présente les symptômes du futur délinquant (cf. rapport de l’Inserm et son fameux dépistage précoce). De plus, l’application des mesures de secret partagé conduira inévitablement à une détérioration du lien entre familles et travailleurs de l’éducation, sachant que toute parole peut être rapportée aux autorités.

- Une personne victime de violences conjugales osera t-elle dorénavant en parler si elle sait qu’un processus judiciaire peut s’enclencher immédiatement derrière ?
- Est-ce qu’une famille confrontée à la consommation de substances interdites du fait d’un mal-être, souhaitera communiquer avec un enseignant, au risque de voir débarquer les instances policières ?
- De leur côté, les enseignants, seront sans doute réticents à signaler un cas d’absentéisme scolaire à leur hiérarchie, si cela entraîne des mesures de rétorsion et non une aide adaptée, permettant une scolarisation normale.

Il serait tout à fait compréhensible que des parents d’élèves sans-papiers aient peur d’en parler avec un membre de l’école...
Si les données collectées dans le récent système informatique base-élève sont destinées à la répression, le boycott sera incontournable... A l’écoute, l’entraide et la solidarité, va se substituer le silence, la défiance et l’isolement.

Les liens école/famille sont déjà fort relatifs, ils risquent de devenir inexistants !
Pour que ce tableau noir soit relégué au fond de la classe (politique), mobilisons nous contre ce projet de loi ! En 2004, suite au premier rapport du député Bénisti, l’ensemble du secteur social s’était insurgé contre le projet de loi qui en découlait. Nous avions gagné ! Le gouvernement revient à la charge ? Nous aussi !! Nous sommes tous concernés par les problématiques éducatives, ne les laissons pas s’en emparer !

La CNT appelle à la grève et à une journée de mobilisation
contre le Plan de prévention de la délinquance, le 10 octobre 2006 !




2) Tract de la CNT -FTE sur le fichier "Base élèves"

Pour lire ce tract centré sur la question du fichier "Base élèves" (1 page - 672 ko - format pdf), cliquer ici.



3) Tract du collectif national unitaire

Le projet de loi de prévention de la délinquance est en cours d’examen au Parlement ; De très nombreuses réactions opposées au projet et à ses principaux aspects se sont accumulées : le Conseil Supérieur du Travail Social, la CNIL, l’Ordre des médecins, de nombreux syndicats et associations professionnels, le CNU, des associations de malades et des organisations familiales, ainsi que de nombreux maires et des organisations politiques.

    Quelques exemples des principales mesures prévues par le projet :

    LE MAIRE :

    Les maires responsables de la prévention de la délinquance se voient attribuer des pouvoirs étendus de contrôle et de sanction.

    Au nom de la prévention avec l’article 5,le secret professionnel sera levé au profit du maire qui aura droit d’accès aux données individuelles concernant les usagers des services sociaux et médico-sociaux : Ce qui aura été confié à une assistante sociale, un médecin, un éducateur pourra se retrouver sur le bureau du Maire au nom de la prévention de la délinquance. Il s’agit là d’une atteinte grave aux droits des usagers qui menace la prévention basée sur une relation de confiance et instrumentalise le travail social et celui des professionnels de santé, de l’éducation.

    Pouvoir de demander la suspension des allocations familiales, convocation devant un conseil des droits et devoirs des familles, rappel à l’ordre : condamnation à des stages de responsabilité parentale. Les maires auront également accès au fichier des malades mentaux et devront tenir un fichier sur la scolarité des enfants domiciliés sur sa commune.

    LA JUSTICE DES MINEURS :

    En matière de justice des mineurs c’est la répression qui se substitue à la prévention en appliquant des procédures qui relèvent de la justice des majeurs avec par exemple une procédure de type comparution immédiate ce qui exclut toute prise en compte du contexte de vie du jeune.

    PSYCHIATRIE :

    Alors que 800 postes de médecins psychiatres hospitaliers sont vacants, les malades mentaux sous contraintes seront considérés comme dangereux à priori et feront l’objet d’un contrôle renforcé (fichage, information du maire). Les soins psychiatriques se voient instrumentalisés au nom de la sécurité publique.

    AU TRAVAIL :

    Le Procureur de la République pourra faire effectuer sur de nombreux lieux de travail des contrôle d’identité et des dépistages sanguins ‘’si il existe une raisons plausibles de soupçonner qu’elles ont fait usage de stupéfiants’’ au mépris du rôle de la médecine professionnelle et des Instances du personnel (Comité Hygiène et Sécurité).

    LUTTER CONTRE UN PROJET SECURITAIRE :

    Avec toutes ces dispositions qui touchent à de nombreux aspects de la vie quotidienne de chacun, se dessine les contours d’une société où les impératifs de la Sécurité Publique, le contrôle des populations notamment les plus défavorisées, la surveillance généralisée, l’emportent sur la prévention et l’éducation.

    RESISTONS ENSEMBLE :

    Les organisations soussignées appellent les professionnels directement concernés et l’ensemble des citoyens attachés aux libertés publiques, à se mobiliser unitairement, le plus largement possible, et à rendre visible tous ensemble notre exigence du retrait de ce projet de loi en participant à une.

COLLECTIF NATIONAL UNITAIRE
(CGT, FSU, Solidaires, LDH, SUD Santé-Sociaux, SUD C-T, SNPES-PJJ, SNEPAP, SNUAS-FP, SNU-Clias, SNES, SNUIPP, SNMPMI, Syndicat de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale de la Psychiatrie, Syndicat National des Psychologues, CNT, AC !, Collectif des Etudiants en Travail Social)


Nouvelle journée de mobilisation
:

samedi 18 novembre 2006

Réunion publique à 14h (place Vanhoenacker - Lille Moulins - M° porte d'Arras) à l'initiative de l'Assemblée générale de l'université de Lille 3, AG à laquelle participe la section SR (supérieur et recherche) du syndicat CNT-SSEC 59/62
.

Le tract de la fédé CNT éducation appelant à la manif nationale organisée le même jour à Paris se trouve ici (format pdf - 2 pages - 535 ko).




DOCUMENTS DE RENTREE
DE LA FEDE CNT EDUCATION

Plateforme de la Fédé CNT des travailleurs/euses de l'Education (2 pages - 497 ko - format pdf)
"Classes en lutte" n° 74 d'octobre 2006 (2 pages - 337 ko - format pdf)

Tract pour la grève du 28 septembre (2 pages - 81 ko - format pdf)

Affiche pour la grève du 28 septembre (1 page - 288 ko - format pdf)

Fichier "Base élève" (1 page - 672 ko - format pdf)

Contre la mise en place des "conseils pédagogiques" dans le second degré (1 page - 191 ko - format pdf)


Bienvenue aux EVS ! Luttons avec eux contre les emplois précaires ! (1 page - 272 ko- format pdf)

EVS : bilan 1 an après ! (1 page - 88 ko - format pdf)


Contre le fichage génétique (1 page - 366 ko - format pdf)

La note de vie scolaire ou le retour du "zéro de conduite" (1 page - 202 ko - format pdf)

Contre le protocole de direction dans le 1er degré, pour une école autogestionnaire ! (1 page - 221 ko - format pdf)

Inspectés, évalués, hiérarchiés...
(4 pages - 462 ko - format pdf)

Le logement, un droit élémentaire pour les élèves et leurs familles (4 pages - 3 Mo - format pdf - à destination des écoles - réalisé par une intersyndicale de l'éducation ainsi que des associations de droit au logement et de défense des droits de l'Homme)


Ni délateur ni flic ! (1 page - 170 ko - format pdf)

Affiche anti-sécuritaire (1 page - 1,27 ko - image format png)


Contre le projet de loi Sarkozy de "prévention de la délinquance" (1 page - 115 ko - format pdf)

Contre le projet de loi Sarkozy de "prévention de la délinquance" (édition du 18 novembre 2006 - 2 pages - 535 ko - format pdf)

Contre l'augmentation du temps de travail et la casse des statuts (2 pages - 1339 ko - format pdf)


LECTURE :
LE COME-BACK DES REACS !

Méthode globale, méthode syllabique :
faux débat contre vrais enjeux pour
l'école...

Gilles de Robien est-t-il vraiment pour la méthode syllabique ou est-ce plutôt un partisan de la méthode Coué ? A l'heure où le ministre organise la démolition des ZEP et que la précarité est devenue  un mode de gestion courant du personnel de l'Education nationale, à l'heure où l'on introduit des policiers référents dans les établissements et des systèmes de contrôles biométriques... une circulaire veut interdire l'utilisation dans l'apprentissage de la lecture des entrées par la méthode dite globale. Et tous les projecteurs des media de se tourner vers ce "vrai" sujet de polémique. Simple manoeuvre politique? Mais qu'est-ce que cela veut dire au juste, s'attaquer à la méthode globale?

Qu'entend-on par méthode globale ?

Quand on parle de méthode globale ou de méthode syllabique, on ne peut s'empêcher de se représenter deux parti-pris contradictoires, s'excluant l'un et l'autre. En réalité on devrait plutôt parler de méthode ascendante et de méthode descendante. C'est à dire que soit on part des lettres et des sons, pour aller vers les syllabes, puis vers les mots ; soit on part des mots (globaux) pour descendre vers leur décomposition en syllabes et en sons. On voit bien que tout enseignant(e) navigue avec ses élèves dans les deux sens. Qui prétendrait apprendre à lire à un enfant sans lui expliquer le codage phonétique de la langue française ? En sens inverse, peut-on lire " femme " ou " clown " en déchiffrant les syllabes ? C'est pourquoi tous les enseignants utilisent ces deux entrées dans la lecture.

La méthode globale est-elle responsable de l'illettrisme ?

Quand on parle d'illettrisme, il faut également préciser ce que cela veut dire. Au contraire justement de l'analphabétisme, il ne s'agit pas de personnes ne sachant pas déchiffrer les sons. Il s'agit de personnes ne comprenant pas ce qu'elles lisent. On remarquera que n'importe quel ado respecte la valeur phonétique des lettres quand il "chate" sur internet ou qu'il envoie un SMS. Comme quoi l'école a tout de même dû lui parler des syllabes et des sons. Par contre, ce n'est pas de déchiffrer toutes les syllabes de son contrat de travail ou de sa police d'assurance qui l'empêchera de se faire arnaquer. D'ailleurs ce sont les générations les plus anciennes qui souffrent de l'illettrisme, et non celles qui sont sorties de l'école depuis 10 ou 20 ans. Les tests de l'armée, qui ont l'avantage de rester stables sur une longue période, montrent bien que le niveau monte en lecture, moins que celui exigé par l'évolution de la société, mais les nouvelles générations savent mieux lire.

Pourquoi le ministère s'acharne-t-il contre la méthode globale ?

Il y a d'abord un fantasme de la droite réactionnaire contre une école qui serait gangrenée par des enseignants laxistes et gauchistes depuis 68. Alors ils se proposent de revenir aux bonnes vieilles méthodes... qui n'ont jamais fit leurs preuves. Il y a surtout un effet d'annonce. On prétend résoudre une difficulté sans débourser de moyens supplémentaires. Il suffit de changer de méthode pour  résoudre les problèmes d'apprentissage de la lecture. Arrêtons de nous prendre la tête sur les difficultés sociales et culturelles des élèves. C'est juste les enseignants qui ne savent pas faire leur métier. Ca passe bien auprès des parents. On leur présente en début de CP une liste des sons à apprendre et on les tient régulièrement au courant du pourcentage atteint.

Pourquoi un certain nombre d'enseignants tiennent à introduire du global ?

Admettons comme hypothèse de travail qu'une majorité d'enseignants veulent la réussite de leurs élèves. De plus, il est plus facile de suivre un manuel de lecture B-A-BA, que d'extraire d'albums de littérature de jeunesse une observation réfléchie de la langue (ORL).Si ce n'est pas la paresse qui justifie ce choix, peut-être est-ce l'expérience du terrain ? En effet, on n'apprend pas à lire à un enfant en assemblant des pièces éparses comme pour construire un Toyota. La lecture est un phénomène complexe qui mobilise de nombreuses compétences. Interdire une entrée qui prend en compte cette complexité, c'est appauvrir les possibilités pédagogiques. L'École doit également construire les éléments d'une culture commune. On se doute que certains enfants n'iront pas dans une bibliothèque si leur enseignant ne les y emmène pas. C'est peut-être peu rentable à court terme. Mais notre rôle en tant qu'éducateurs est de développer la curiosité et l'intelligence de nos élèves. Comme disait A . Makarenko : " Éduquer, c'est construire chez l'enfant les lignes de perspective qui feront ses joies de demain ".

CNT éducation 69



Les propos du ministre de l'Education nationale au sujet des méthodes de lecture ont suscité de nombreuses réactions dans les milieux pédagogiques.

Voici par exemple ce que déclarent l'AFL, le GFEN et l'ICEM :
Nous, éducateurs, enseignants, parents, militants de mouvements pédagogiques et d'éducation populaire, nous ne tiendrons pas compte de la circulaire du Ministre de l'Éducation nationale préconisant une méthode de lecture contraire à la visée émancipatrice de l'Éducation et aux résultats des recherches que nous conduisons. Depuis plusieurs mois, le terrain avait été minutieusement préparé : jeter le doute dans l'opinion publique, apeurer les parents, valoriser certaines pratiques pédagogiques, en condamner d'autres...

Les événements de novembre, renforçant ces peurs et ces doutes, ont permis de stigmatiser une partie de la jeunesse et de ses enseignants. La circulation organisée à l'échelle nationale de cette désinformation a constitué une véritable propagande gouvernementale afin de conditionner l' opinion publique.

Imposer une méthode d'apprentissage est déjà en soi un déni d'éducation, réduisant l'acte d'enseigner à une simple exécution et la classe à une somme de techniques et de recettes. Mais lorsque cette méthode vise l' assujettissement de la jeunesse, nous sommes bien dans la propagation d'une idéologie politique écrasant tout espoir d'émancipation possible par l' éducation.

Des méthodes d'apprentissage où l'enfant est chercheur à celle où l'enfant est dressé, le choix idéologique est limpide : lui refuser dès le plus jeune âge de penser, lui ôter le désir de questionner, de comprendre, de connaître, lui imposer une obéissance passive en l'enfermant d'abord dans des exercices répétitifs et mimétiques... Au-delà de l'apprentissage de la lecture, c'est bien la volonté d'agir sur les capacités réflexives et complexes de la compréhension du monde de toute une jeunesse !

Une jeunesse qui déchiffre et une jeunesse qui lit. Les jeunes des milieux populaires en sauront toujours bien assez pour déchiffrer les programmes de télévision, la publicité et les messages utiles à la consommation. Des textes simplifiés pour les uns, des textes complexes pour les autres, les "héritiers", qui les auront d'abord rencontrés dans la famille et les activités culturelles privées ...

La méthode syllabique constitue en outre un sérieux atout économique ! Pas la peine de réduire les effectifs ou de dédoubler des classes s'il s'agit de faire répéter en chour aux enfants des sons et des syllabes. Les récalcitrants seront traités au cas par cas dans les programmes de réussite éducative en contractualisant les familles qui devront accepter l'échec, la rééducation et l'orientation comme allant de soi. Les solutions préconisées ne coûteront rien à l'Éducation nationale puisque déléguées au privé : orthophonistes, soutiens scolaires, formations à distance, éditions scolaires et parascolaires....

On est bien loin de l'école publique, laïque et gratuite pour tous !

Le gouvernement a commencé par la méthode de lecture, emblématique de sa volonté politique et sociale. Mais qu'en sera-t-il demain de l'enseignement des mathématiques, de l'histoire, des arts .... ? Ils ne resteront pas davantage des espaces de mise en ouvre de la pensée.

M. de Robien est bien conscient que sa circulaire va à l'encontre des programmes de 2002. Qu'importe ! Trop ambitieux, ils seront changés pour rompre avec les progrès reconnus par tous dont ils témoignaient.

Non.

Nous appelons tous les enseignants et tous les éducateurs qui travaillent à l'augmentation (difficile car l'école n'est pas seule en cause) de la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes à poursuivre ce qu'ils ont engagé et dont les résultats, encore insuffisants, se situent déjà largement au-dessus de ceux des méthodes d'alphabétisation. Celles-ci, du temps où elles étaient utilisées, n'ont jamais permis à 50 % des enfants d' obtenir le Certificat d'études. Aujourd'hui, plus de 60 % d'une classe d'âge obtient le baccalauréat. Ce n'est pas un hasard.

Poursuivons ensemble !

Le 16 Janvier 2006
AFL (Association française pour la lecture), GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle), ICEM-Pédagogie Freinet(Institut coopératif de l'école moderne).

Signataires : .........


- Pour signer cette pétition, cliquer
ici.
- Pour télécharger la pétition (document au format pdf - 1 page - 11 ko), cliquer ici.
- Lire également l'analyse de Jacques Bernardin (du GFEN) en cliquant ici (document texte au format rtf - 3 pages - 27 ko)



UNE ALTERNATIVE
A LA DIRECTION D'ECOLE :
LA GESTION COOPERATIVE

Un certain nombre de syndicats ont appelé les directeurs d’écoles à la grève administrative depuis la rentrée de septembre 2000. Si certaines demandes de moyens (temps de décharge, secrétariat administratif,…) sont légitimes, nous refusons de focaliser le problème sur la seule personne du (de la) directeur(rice) d’école.

Nous pensons que c’est l’occasion d’avancer d’autres logiques et organisations dans le sens d’une meilleure coopération au sein des équipes et, par conséquent, d’une réelle appropriation par chaque enseignant du projet de son école.

C’est vrai que les charges diverses incombant aux écoles primaires se sont particulièrement alourdies depuis quelques années. Cela explique sans conteste le ras le bol ou la désertion de nombreux directeurs, esseulés dans leurs tâches et rebutés par des responsabilités croissantes. En même temps, on constate un peu partout que cet exercice solitaire conduit  souvent à une déresponsabilisation des adjoints et à des dérives qui ne laissent que peu de pouvoir réel au conseil des maîtres. Bien délicat dans ces conditions d’envisager un véritable travail d’équipe que tout le monde s’accorde à reconnaître comme essentiel pour la réussite de l’école.

Nous appuyant sur de nombreuses années d’expérience dans nos équipes pédagogiques et conformément à la plate-forme des équipes Freinet, nous affirmons que la gestion coopérative ou collégiale d’une école est une alternative particulièrement efficace et dynamisante à la direction reposant sur une seule tête.
 
Elle permet :
- une responsabilisation de tous les acteurs de l’école
- le partage des responsabilités dévolues traditionnellement au seul directeur,
- le renforcement du rôle du conseil des maîtres (prise de décisions, prise d’initiatives…)

Par la dynamique et la concertation qu’elle instaure dans les équipes, elle facilite :
- l’élaboration commune d’institutions et d’outils au sein de l’école,  des cycles et des classes.
- la cohérence et l’harmonisation des pratiques et des projets.
- la co-formation (échanges, confrontation d’idées et de pratiques, réflexion, projets de recherches ...)
- des pratiques de recherche-action vers la réussite de l’école…

Elle s’appuie sur des dispositions adéquates :
- une décharge de direction à disposition de l’équipe pédagogique et non du seul directeur.
- une indemnité de direction à envisager au niveau de l’équipe, selon l’organisation de celle-ci.
- un conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les décisions relatives à la vie de l’école et garant de celles-ci.
- des temps d’animation pédagogique et de concertation pour travailler au niveau de l’équipe et confronter avec d’autres équipes.
- une régulation du travail de l’équipe par l’analyse des pratiques.

Elle suppose une formation des enseignants au travail en équipe (organisation coopérative de l’école, gestion des conflits…).

Pour la mise en place de ce mode de gestion des écoles, nous demandons une facilitation administrative partout où il y a une volonté d’y procéder.

Nous sommes prêts à communiquer nos expériences en la matière et à nous associer à une réflexion sur les aménagements administratifs et légaux induits par ce type d’organisation.

En conséquence, nous demandons que, dans le cadre des négociations actuelles sur la direction d’école, le Ministère de l’Education Nationale et les syndicats enseignants prennent en compte cette alternative.

ICEM-Pédagogie Freinet


APPEL DU COLLECTIF DE SOUTIEN
AUX INCULPE-E-S DU MOUVEMENT SOCIAL
CONTRE LA PRECARITE

ET AUX VICTIMES DE LA REPRESSION  POLICIERE

Suite aux cinq journées de mobilisation nationale, nous avons compté à Lille plus d'une centaine d'arrestations et sommes à ce jour confrontés  à onze procès de manifestants.

Rappelons qu'au lundi 3 avril, 2700 personnes avaient été interpellées en France, 175 personnes condamnées et 43 ont écopées d'une peine de prison ferme (chiffres émanant du ministère de l'Intérieur, rapportés par l'Humanité le 5 avril 2006).

-    constatant les violences policières lors des manifestations et le nombre d'interpellations,
-    constatant les arrestations arbitraires et les faux chefs d'inculpation,
-    constatant les abus et humiliations ayant eu lieu lors des gardes à vues,
-    constatant les peines très lourdes prononcées à l'égard d'une partie des interpellé-es,
-    constatant les pressions administratives exercées sur les lycéen-ne-s,

Le collectif de soutien aux inculpé-e-s du mouvement social contre la précarité et aux victimes de la répression policière :
-    dénonce le traitement spécifique de la jeunesse et des mouvements sociaux,
-    dénonce la provocation policière lors des manifestations,
-    appelle à l'amnistie des personnes condamnées et à l'abandon de toutes les poursuites.

Le collectif soutient toutes les personnes interpellées et condamnées, qu'elles soient étudiantes ou non.

Le collectif de soutien se donne pour objectif de mettre en place une caisse de solidarité, d'organiser les rassemblements de soutien devant les tribunaux, de mettre en oeuvre les moyens pour une meilleure circulation de l'information afin de contrer le discours gouvernemental sur les arrestations ciblées et de dépasser l'opinion largement relayée par les médias sur les « casseurs » et les « non casseurs ».

Premières organisations membres du collectif : Confédération Paysanne 59/62, CSP 59, Flamands roses, Gauche Révolutionnaire, GDALE, LCR, Place Libre, Solidaires 59/62, Sud éducation 59/62, Sud étudiant-e, UL-CNT Lille, UEC, UNEF Lille, Zéro de conduite, PCF...



Le collectif de
soutien aux inculpé-e-s du mouvement social et aux victimes de la répression policière appelle à un rassemblement devant le tribunal de Lille, avenue du peuple belge, lors des procès suivants :


8 juin
à 14h,

15 juin
à 14h,

4 octobre à 8h30...



LE CPE EST MORT !
LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE !

Communiqué du 13 avril 2006
du bureau confédéral de la CNT

Une belle leçon de démocratie directe !

C'est la rue qui s'est imposée en deux mois de manifestations, blocages, grèves, occupations... En annonçant le retrait du CPE, le gouvernement a entériné son recul face à la mobilisation des lycéens, étudiants et salariés.Comme ces patrons qui affichent leur morgue devant  leurs salariés et qui reculent tous penauds face à l'action collective, les gouvernants ont dû reculer. Pour eux, c'est incontestablement une défaite, parce qu'ils avaient promis au monde entier "qu'on allait voir, que contrairement à leurs prédécesseurs ils ne cèderaient pas"... Seulement voilà  : un mouvement de masse, profond, actif, dynamique, qui s'organise de lui-même, qui gagne une sympathie aussi large, les a fait reculer.


Sans doute tout n'est pas acquis : le retrait du CPE ne signifie pas une victoire totale. Et le gouvernement en prend encore bien à son aise pour engraisser les patrons sous prétexte d'aider les plus pauvres. Comme si cela pouvait donner le change.

N'empêche, il faudra s'en souvenir :  une loi votée peut être défaite. Le CPE, voté et promulgué, est aujourd'hui retiré. Une belle leçon de démocratie directe !


A l'opposé, faut-il s'étonner que le syndicalisme de co-gestion se soit dédit  ? La loi sur "l'égalité des chances" et le CNE demeurent mais les règles de la consultation sont rétablies ; est-ce là prendre la mesure de ce qui s'est joué dans les AG de grévistes pendant plus de deux mois ? Est-ce pour cela que deux fois trois millions de grévistes ont défilé dans les rues ? C'est un non sens ou de la surdité de circonstance.

D'ailleurs, l'intersyndicale nationale qui se satisfait du retrait du seul CPE aurait-elle "oublié" de revendiquer l'amnistie pour les centaines d'interpellés, de mis en examens ou d'emprisonnés lors des manifestations ? Le retrait du CPE doit être acté sur cette question. C'est, comme on dit, le "minimum syndical".

Sans bloquer l'économie, les étudiants ont inquiété : les AG, les débats et le quotidien de la grève reconductible ont créé des espaces de solidarité, de reflexion collective et d'action directe qui sont d'actualité. Si le patronat reprend l'offensive : "flexibilisons, flexibilisons" !  au fond, il le sait :  la grève a réussi  là où le syndicalisme de co-gestion a renoncé. En mettant au centre de leurs revendications la précarité et l'injustice sociale, les étudiants-grévistes ont unifié les luttes, abolissant les frontières générationnelles avec les salariés et les chômeurs, administratives avec les sans-papiers, sociales avec les banlieues, revendiquant une seule lutte de classe contre la précarité.  L'action collective dans la grève reconductible montre sa force, sa créativité, sa pertinence. Les perspectives du mouvement émergeront des AG d'étudiants, de lycéens et de salariés...

Contre le CNE et la loi sur "l'égalité des chances", contre la répression et contre l'avenir précaire que cette société organise pour les jeunes et les salariés, soyons inflexibles !


Le bureau confédéral de la CNT,
le 13 avril 2006
.



Communiqué du 10 avril 2006
de la fédé CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)

La rue les a fait reculer, à nous tous maintenant de les faire plier...
Ils reculent... ? Pas nous !

CNE, loi d’(in)égalité des chances, CESEDA, condamnations des manifestant(e)s...
Ils ont tout à perdre, nous avons tout à gagner !


La rue les a fait reculer, à nous tous maintenant de les faire plier... En annonçant le retrait du CPE (même si pour garder la face ce retrait pur et simple est annoncé sous la forme d’un « remplacement » n’ayant aucune réalité supplémentaire que des dispositifs déjà existants qui sont encore et toujours des cadeaux au patronat) le gouvernement a entériné son recul face à la mobilisation qui dure depuis plus de deux mois des lycéens, étudiants et salariés. Au delà du CPE, cette annonce est une première victoire pour le mouvement social dans le bras de fer qui l’opposait aux classes dirigeantes. Une victoire qui permet après plusieurs années de reculs, de lois antisociales encaissées, de défaites parfois cuisantes comme en 2003, de relever la tête, de renouer avec l’action collective et de redonner espoir pour les luttes sociales à venir.Nous avons en effet démontré que la grève et l’action directe étaient capables de faire plier les plus inflexibles. Cette victoire doit marquer le début d’une nouvelle période plus offensive pour les luttes.

Bien sûr, le retrait du CPE ne signifie pas une victoire totale, loin de là... Mais il ne faut pas non plus se cacher que ce retrait, après le bras de fer de ces derniers mois, signifie un recul, d’autant plus intéressant qu’il s’agit d’une recul face à la rue, l’action directe, la grève, les manifestations, les blocages et les occupations. C’est une démonstration victorieuse que seule la lutte paye et que les choses ne se résoudront pas par les illusoirs espoirs des isoloirs de 2007.

On ne peut que regretter que les directions syndicales, après avoir fermement tenu une position unitaire, aient joué leur rôle de partenaire social en offrant, lors de la dernière semaine, une porte de sortie à un pouvoir réactionnaire qui utilise la violence et la fermeté contre le mouvement social. Ceci est d’autant plus dommageable que les étudiants, lycéens et travailleurs ont su créer un rapport de force sans précédent depuis 10 ans, notamment avec deux journées de grève interprofessionnelle regroupant trois millions de personnes. Les directions syndicales ont choisi de rester sur la seule revendication de retrait du CPE alors que les étudiants, lycéens et de nombreux travailleurs ont élargi celle-ci au CNE, à la loi sur l’(in)égalité des chances et plus généralement à la précarité devenue une norme de la gestion du monde du travail. En effet, si le CPE est retiré, le CNE est toujours là et surtout la Loi sur l’(in)égalité des chances contenant des mesures toutes aussi antisociales que le CPE comme « l’apprentissage junior » (apprentissage dès 14 ans), l’autorisation du travail de nuit pour les mineurs dés 15 ans ou encore le contrat de responsabilité parentale. Ces mesures enfoncent encore un peu plus le clou de "l’école à 2 vitesse", celle des riches et celle des pauvres.

Rien n’est donc fini, la lutte doit se poursuivre pour faire aboutir les revendications mais aussi celles propres à l’Education nationale sur la réforme des ZEP, la pénurie de postes ou encore la précarité dans notre secteur. C’est pour cela que la CNT-FTE maintient son appel à la grève et à se joindre à la journée nationale du 11 avril appelée par la coordination nationale étudiante. Enfin, nous réaffirmons notre soutien à toutes les personnes interpellées durant ce mouvement, et demandons l’arrêt de toutes les poursuites en cours ainsi que l’amnistie de toutes les personnes actuellement incarcérées. En espérant que la victoire contre le CPE soit porteuse d’autres luttes et d’autres victoires à venir pour construire un autre futur. Rien n’est fini mais tout peut commencer !

Le secrétariat fédéral de la CNT-FTE,
le 10 avril 2006.



Voici le dispositif qui remplace l'article 8 de la loi dite "pour l'égalité des chances"  (article qui instituait le feu CPE) :

1) Augmentation du nombre de CJE (contrat jeune en entreprise), un contrat à durée indéterminée dont 300.000 jeunes ont déjà bénéficié. Désormais, "tous les jeunes y auront accès du moment qu'ils sont depuis plus de six mois au chômage". De plus, l'aide mensuelle de 200 euros que l'Etat verse à l'employeur sera portée à 400 euros la première année. Elle reviendra à 200 euros la deuxième année.

2) L'Etat accompagnera désormais les contrats de professionnalisation, contrats en alternance, en versant à l'employeur une prime de 200 euros par mois la première année et de 100 euros la deuxième année dès lors que le contrat débouche sur un CDI. Selon le ministre de l'Emploi Jean-Louis Borloo, "cela pourrait concerner 30.000 contrats".

3) "A partir de l'été 2006", "50.000 stages seront ouverts pour 50.000 jeunes" dans les "métiers en tension, cette dizaine de métiers dans lesquels il y a des difficultés de recrutement". Il s'agira de "stages intensifs de formation en entreprise" qui seront "fortement qualifiants".

4) Le CIVIS, contrat destiné aux jeunes demandeurs d'emploi qui ont un projet social ou humanitaire, sera "réformé". Il sera désormais précédé d'un "bilan de compétences" et, lorsque le jeune trouvera un emploi en entreprise, il sera suivi par "un tuteur". Il s'agira "de regarder comment on enchaîne les périodes de formation et de travail, de régler éventuellement des problèmes concrets : le transport, le logement, la parentalité pour des mères isolées". Pour en savoir plus sur le CIVIS, cliquer ici.



"CLASSES EN LUTTE"
LE BULLETIN
DE LA FEDE CNT EDUCATION

Anciens numéros de "Classes en lutte", bulletin de la fédération CNT des travailleurs et travailleuses de l'éducation (2 pages au format pdf) :
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=7


Pour le recevoir par mail, abonnez-vous (et faites abonner vos amis et collègues) en écrivant à : Classesenlutte@cnt-f.org



LYCEES : HALTE AUX PRESSIONS
ET BARRIERES ADMINISTRATIVES !

DROIT DE GREVE 
ET LEGITIMITE DES DECISIONS
PRISES EN ASSEMBLEES GENERALES !

Depuis le début du mouvement social déclenché par la loi dite "pour l'égalité des chances" (CPE mais aussi travail de nuit à 15 ans, contrat d'apprentissage dès 14 ans...), les blocages d'universités entrepris par les étudiant-e-s sont également accompagnés par des blocages de lycées menés intégralement par les lycéen-ne-s mobilisé-e-s, la plupart du temps suite à des décisions prises en assemblée générale et à des votes cautionnés par les administrations.

Or, les pressions et barrières administratives se multiplient de plus en plus sur les lycéen-ne-s mobilisé-e-s, que ce soient quant aux absences dues à la grève ou à la participation aux blocus :

* menaces de conseils de discipline (lycées Fénelon, Notre Dame d'Annay de Lille),

* expulsions d'internes en guise de punition pour les grévistes mobilisé-e-s sur les blocus (tout prétexte est bon) comme par exemple au lycée Baggio de Lille et Gambetta de Tourcoing,

* envoi de courriers intimidants par les proviseurs aux parents d'élèves quant aux absences des grévistes (lycées Notre Dame d'Annay, Zola de Wattrelos),

* intimidation complice d'enseignant-e-s, du proviseur, de CPE et même parfois de parents d'élèves sur les élèves "bloqueur-se-s" (lycées Fénelon de Lille, LP automobile de Marcq en Baroeul, Blaringhem de Béthune, Robespierre d'Arras)

* voire menaces physiques (lycée Fénelon),

* refus de donner aux lycéen-ne-s mobilisé-e-s une salle du lycée adaptée aux assemblées générales et mise régulièrement à disposition aux réunions d'organisation du mouvement (lycées Kernanec à Marcq en Baroeul, Jean Perrin à Lambersaart, Beaupré à Haubourdin),

* barricades mises en place par les lycéen-ne-s enlevées en fin de journée ou pendant les manifestations allant à l'encontre des prises de décision des assemblées générales lycéennes
(lycées Baggio, Berger de Lille),

* pressions morales exercées quant au passage en année suivante (sur les 1ère années de prépa au lycée Berger de Lille par exemple),

* appels téléphoniques personnels de proviseur incitant les élèves à cesser le blocus et envoi de courrier aux domiciles des élèves appelant à voter contre l'occupation du lycée (lycée Montebello deLille),

* menaces d'appeler les forces de police si le blocus se fait , et passage à l'acte (lycées Fénelon de Lille, LP automobile de Marcq en Baroeul, Zola de Wattrelos),

* fausses rumeurs véhiculées sur les élèves bloqueur-se-s - du genre vol d'ordinateurs, casse de matériel, agressions - (lycées Montebello de Lille, LP automobile de Marcq en Baroeul) avec parfois un relais médiatique (Voix du Nord de samedi sur le blocus de Montebello)...

La CNT éducation 59-62 rappelle que :

- Le droit de grève des lycéen-ne-s n'a pas à être entravé à coups de menaces et sanctions disciplinaires. Le droit de grève est un droit reconnu par la constitution "dans les limites fixées par la loi", limites qui n'indiquent pas de conditions d'âge pour la grève ! L'argument de la majorité plaidé par les proviseurs, les CPE, les enseignant-e-s et certains parents d'élèves hostiles au mouvement n'est pas valable car nulle part prévu par la loi; ainsi un-e apprenti-e a beau avoir 15 ans, il a le droit de grève. LE DROIT DE GREVE EST UN DROIT SOCIAL ET NON UN DROIT POLITIQUE ( la plénitude des droits politiques est acquise à la majorité).

Le droit de grève est une rupture momentanée du contrat de travail, pour les lycéen-ne-s (et collégien-ne-s) se déclarant en grève,  le contrat de travail c'est l' obligation d'assiduité. La grève rompt cette obligation ! En cas de menace de conseil de discipline, pas de panique ! La personne convoquée a le DROIT d'être assistée d'une personne de son choix (un-e avocat-e, un-e enseignant-e pas forcément du bahut par exemple). Un délai de convocation est obligatoire et la convocation  doit porter sur un fait précis; le "délit" doit être indiqué dans le règlement intérieur du lycée. Il y a toujours possibilité de faire appel auprès du rectorat. En dernier recours, les décisions peuvent être contestées au Tribunal Administratif pour non-respect des procédures.


- Les assemblées générales des lycéen-ne-s sont à même de prendre les décisions quant à la poursuite du mouvement. On ne peut tolérer les remises en cause de ces décisions prises dans un processus démocratique (chacun et chacune a le droit à la parole lors des débats tenus en AG, les décisions prises se font ensuite par vote) suite à un ordre venu du haut de la hiérarchie locale (CPE, proviseur).

- Le blocus lycéen s'inscrit dans un mouvement social (étudiant-e-s en grève et blocage de facs depuis plus d'un mois, grève reconductible de salarié-e-s dans certains secteurs depuis quelques temps,...).

La CNT éducation 59-62 soutient l'autonomie des assemblées générales lycéennes et respecte les décisions qui y sont prises. Elle appelle également les salarié-e-s à  se réunir en AG. Les assemblées générales sont l'organe de la lutte et à ce titre pas besoin d'attendre l'aval des centrales syndicales pour se mettre en action aux côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s mobilisé-e-s depuis plus d'un mois.

La CNT éducation 59-62 ne s'oppose pas et, au contraire, prend part à la radicalisation du mouvement (blocus d'établissements, de routes, de gares,...) qui découle du mépris gouvernemental à l'égard des mouvements sociaux (mouvement sur les retraites, étudiant-e-s contre le LMD, lycéen-ne-s contre la loi Fillon,  intermittent-e-s,...).

La CNT éducation 59-62 appelle à la grève générale reconductible, moyen le plus radical de combattre la politique menée par nos gouvernements successifs.

La CNT éducation 59-62 reste vigilante quant aux pressions exercées sur les élèves mobilisé-e-s et se tient prête à agir en conséquence, en collaboration avec d'autres syndicats de l'éducation. Par ailleurs elle rappelle que le meilleur soutien que peuvent apporter les enseignant-e-s aux élèves mobilisé-e-s est de se mettre en grève reconductible. Plutôt que de céder à la division sur la question du blocage ou des examens (le gouvernement s'en amuse, rappelons-nous de l'annonce de De Robien quant à l'évacuation policière des lycées bloqués et des craintes affichées par Chirac par rapport aux examens).

Unissons nous dans la grève !

ELEVES, PARENTS, ENSEIGNANTS, PERSONNELS : TOUTES ET TOUS EN GREVE !

QUE LA LUTTE CONTINUE !


CNT éducation 59/62
(enseignant-e-s, personnels, étudiant-e-s, lycéen-ne-s)




COMPTE-RENDU
DE LA COORDINATION REGIONALE
ETUDIANTE ET LYCEENNE

TENUE A LILLE 3 LE 5 AVRIL 2006

15 représentants d'établissements présents

Ordre du jour : 

1. Bilan du jour
- Bilan par établissements
- Bilan général de la mobilisation

2. Perspectives
- Revendications
- Actions coordonnées

3. Texte d'appel de la Coordination Régionale


1. Bilan du jour

- Bilan par établissements

* Lycée Fénelon (Lille) : Le blocage pose problème voir débordement notamment des rapports de force avec le Proviseur qui ouvre et ferme le lycée. Suppression du bac blanc, l'administration a organisé un aménagement de rattrapage de cours.

* Lycée Jean Ferrat (Lens) : Blocage depuis quatre semaines ; blocage totale depuis une semaine et demi. Se coordonnent des actions communes avec d'autres lycées  Manifestations, tractage en entreprises pour toucher les salariés.

* Lycée d'Haubourdin : perturbé depuis trois semaines avec plus ou moins un blocage. Des débordements ont lieu à cause d'autres lycées venant les provoquer. Des arrestations ont lieu mais volonté de se servir de cet argument pour mobiliser d'autres personnes.

* Collège-Lycée de Wattrelos : Seul le lycée est bloqué totalement depuis trois semaines. Des problèmes ont lieu avec le proviseur. Ce dernier menaçant d'appeler les policiers et envoyant des lettres aux parents. Mise en place d'un communiqué de presse, tractage et organisation d'actions.

* Lycée Montebello (Lille) : Quatre semaines de blocage dont deux dans le lycée. Dans l'ensemble tout se passe bien. Quelques problèmes la nuit. Le blocage se vote à bulletin secret.

* Lycée Queneau : quatre semaines de blocage filtrant sans débordement.

* Faculté de Boulogne sur Mer : La mobilisation vient en partie des lycéens ; la mise en place du blocage a été difficile. Le blocage n'a pas été voté mais sont mis en place beaucoup d'actions en coordination avec les lycées.

* Lycée Mariette (Lille) : Blocage depuis le trois mars maintenant devenu partiel. Le vote a bulletin secret a été refusé par l'administration. Sont mis en place beaucoup de petites actions.

* Faculté de Lille 1 : Fac bloquée mais la logistique est assez difficile à mettre en place et les étudiants ne cherchent plus à venir.

* Lycée Béhal (Lens) : Trois semaines de mobilisation avec deux semaines de blocages partiel devenant total.

* Lycée Baggio (Lille) : Blocage devenant partiel mais restant total le jour de fortes mobilisation. Il y a de moins en moins de monde mais restent tout autant en manifestations.

* Lycée Gaston Berger (Lille) : Trois semaines de blocage filtrant avec pour cette semaine juste le mardi et le jeudi. Le proviseur appelle à aller en cours.

* Faculté de Lille 2 : une semaine de blocage avec 70/100 personnes mobilisés tous les jours pour des actions.

* Lycée Faidherbe (Lille) : Blocage total où un noyau dur est formé de vingt-cinq personnes environ. La fatigue et l'essoufflement s'installent. Le maintient du blocage est relatif à la mobilisation de jeudi.

* Faculté de Lille 3 : Le blocage n'est plus voté d'autant plus qu'il y a appui du président. Toutes personnes qui veulent occuper les lieux sont les bienvenues. Le problème des examens est posé tout en essayant de ramener des gens. Espoir dans le mouvement des salariés.

- Bilan général de la mobilisation

* Les actions décidées par la Coordination Nationale sont annoncées par des porte-parole : blocage des trains/passages à niveau. Il y a démobilisation au niveau des établissements, il est fatiguant d'être « toujours là », mais pas au niveau du mouvement.

* La mobilisation dans les rues augmente.

* Appel à rester après les manifestations, il y a de plus en plus de monde qui reste après, il faut donc continuer à tenir ce mot d'ordre.

* Les étudiants sont venus en aide aux salariés qui bloquaient la zone portuaire alors que les forces de l'ordre intervenaient. Les syndicats ayant décidé de lever le barrage, les CRS sont intervenus brutalement.

* Tous commencent à être fatigués, il faut trouver du « sang neuf » d'autant plus que les RG commencent à repérer les têtes.

* Sensibilisation et manifestation symbolique : ISEG, banque, boîte d'interim, « quartiers », zone industriel... Mobiliser les salariés et élargir les revendications afin que chacun se retrouve sous un mot d'ordre commun tout en gardant l'objectif du « retrait du CPE » pour lycéens et étudiants.


2. Perspectives

- Les revendications adoptées sont :

* Le retrait de la loi dite « sur l'égalité des chances ».

* Abrogation du LMD et de la Loi Fillon

* Retrait de « CPE » des affiches, banderolles...

* Appel à la grève générale reconductible

* Même si le CPE est abrogé, la lutte continue

* Demande l'augmentation du nombre de postes dans l'enseignement.

* Demande la demission du gouvernement

* Réclame le revenu minimum étudiant avec l'augmentation des plafonds boursiers.

* S'oppose à la loi sur l'immigration

* demande la régularisation de tous les sans-papiers

Les revendications à discuter au niveau local et à voter à la prochaine coord' régionale sont :

* plusieurs sujets au bac

* Réforme des retraites

* Faire des états généraux/cahiers de doléances

* Suppression de filières (passage de 12 à 6) dans les lycées et les facs

* Faire ressortir les arrêtés des émeutes et manifestations pour un jugement plus juste

* Réformer la Sécu

- Actions coordonnées

* Une action d'ampleur est prévue pour mercredi prochain

* La prochaine assemblée aura lieu jeudi matin à Boulogne sur mer. Rendez-vous des délégations représentantes élues par AG locales, à 9h à la bourse du travail Place Danton.

* Conférence de presse à mettre en place


3. Texte d'appel de la Coordination Régionale

Appel à la grève générale reconductible. Texte amendé et adopté à la majorité. Il sera diffusé dans chacune des facultés et dans chaque lycée de la région.

La prochaine assemblée aura lieu jeudi matin à Boulogne sur mer. Rendez-vous des délégations représentantes élues par AG locales, à 9h à la bourse du travail Place Danton.

Propos recueillis par Marina Soler le 5 avril 2006




APPELS A LA GREVE
DE LA FEDERATION CNT EDUCATION

Communiqué pour le 4 avril 2006 et après :
La CNT-FTE appelle à la reconduction de la grève après le 4 avril 2006

Les syndicats de la CNT-FTE réunis en congrès les 30, 31 mars et 1er avril à Villeurbanne (69) appellent l’ensemble des personnels de l’Education nationale à reconduire la grève après le mardi 4 avril.

En effet, pour la CNT-FTE, il est primordial de prolonger la mobilisation contre la casse du code du travail et la casse de l’école entreprises par un gouvernement à la solde du MEDEF. C’est pour ceci que nous militons au sein de toutes nos sections afin de soutenir et de rejoindre les collègues déjà en grève , les étudiantEs et lycéenNEs, jusqu’à obtention de nos revendications :
-  Abrogation de la loi sur l’égalité des chances (CPE, apprentissage à 14 ans, travail de nuit pour les mineurs, flicage des allocations familiales pour les familles populaires...).
-  Retrait du CNE
-  Arrêt de toutes les poursuites contre les acteurs du mouvement social et libération de ceux actuellement emprisonnés

Cela sera aussi l’occasion de remettre en avant les revendications spécifiques à notre secteur :
  Titularisation de tous les précaires de l’Education nationale, sans condition de concours, ni de nationalité
  Retrait du plan Ambition réussite sur les ZEP
  Revalorisation des salaires en priorité les plus bas
  Réouverture et augmentation des postes aux concours
  Abrogation du Pacte pour la Recherche

Il est évident que les déclarations de Chirac ne nous donnent pas satisfaction, mais montrent que des fissures apparaissent au sein des classes dirigeantes à la suite de la mobilisation. Il est donc indispensable d’utiliser la grève reconductible pour parvenir à l’entière satisfaction de nos revendications. Dans cette optique, nous avons proposé aux autre fédérations de l’éducation un appel unitaire allant dans ce sens.

Le Vème congrès de la FTE - CNT 
http://www.cnt-f.org/fte



Communiqué n°2 pour le 28 mars 2006
:


Reconduction jusqu’à satisfaction !
La CNT-FTE appelle l’ensemble des personnels de l’Education Nationale à être nombreux et nombreuses en grève mardi 28 mars et à discuter de la reconduction de celle-ci.

En effet le mouvement contre le CPE, le CNE et la loi sur l’égalité des chances s’enracine au sein des facultés avec des étudiants qui sont toujours fortement mobilisés. De nombreuses facs sont toujours occupées ou bloquées, dans certaines villes comme Rennes, la lutte entre dans sa septième semaine.

Celle-ci s’élargit avec la mobilisation des lycéens qui rejoignent leurs aînés en bloquant leurs établissements, ainsi jeudi 600 lycées sur 4000 ont été fermés et les cours n’ont pas eu lieu. Dans ces lycées, des personnels ont soutenu activement ces actions en étant en grève aux côtés de leurs élèves. La CNT-FTE militera dans toutes ses sections pour que ceci s’étende le plus massivement possible, comme c’est le cas également au niveau des personnels des universités. Nous soutenons en effet les personnels en grève reconductible depuis plusieurs semaines et qui sont en train de construire des organes de lutte démocratiques comme la coordination inter-universitaire regroupant toutes les catégories de personnels (IATOS, bibliothécaires, enseignants) de 12 universités. Dans tous ces cas, la CNT-FTE salue les fonctionnements démocratiques de prise de décisions ainsi que les modes d’action mises en place.

Dans cette situation, le gouvernement parie sur un pourrissement du conflit et persiste à jouer la stratégie de la tension. Il a ainsi fait le choix de la violence avec des provocations policières et des arrestations arbitraires dans la plupart des villes de France. Dans la même logique, on voit que les lycéens sont réprimés encore beaucoup plus sévèrement avec des interventions très violentes des forces de l’ordre contre des lycéens bloquant pacifiquement leurs établissements. Le gouvernement porte donc l’entière responsabilité des violences, nous sommes et resterons solidaires de toutes les personnes interpellées et réclamons l’arrêt de toutes les poursuites en cours. En effet nous n’avons rien à reprocher à des personnes qui ne font que se défendre contre les agressions de la police ; par contre nous regrettons que la rancœur et la colère populaire se retournent parfois contre nous-même, cette violence irraisonnée fait le jeu du gouvernement, alors qu’il est nécessaire de maintenir l’unité de classe.

Nous regrettons l’attitude des centrales syndicales dites « représentatives » qui ont entamé le dialogue avec ce gouvernement arrogant et autoritaire. Nous rappelons que dans l’état actuel des choses, rien n’est négociable, le gouvernement doit retirer ses projets de démolition sociale visant à la casse du code du travail et à précariser une partie toujours plus grande de la population. Il est donc regrettable que les bureaucraties syndicales tentent de dialoguer avec le but non avoué d’offrir une porte de sortie au gouvernement. Face à ces attitudes, la CNT-FTE réaffirme son attachement à l’autonomie du mouvement social, nous devons lutter sans penser aux échéances électorales futures.

La CNT-FTE appelle donc l’ensemble des personnes à participer aux assemblées générales, pour qu’établissement par établissement, académie par académie, secteur par secteur, nous construisions, à la base, la grève reconductible qui fera plier ce gouvernement.

Le secrétariat fédéral de la CNT-FTE
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Le 26 mars 2006

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Communiqué n°1 pour le 28 mars 2006 :

Après le succès incontestable des manifestations des 16 et 18 mars, la CNT-FTE (fédération CNT des travailleurs et travailleuses de l'éducation) appelle l’ensemble des personnels de l’Education Nationale à poursuivre et intensifier la mobilisation contre le CPE, le CNE et la loi sur l’égalité des chances. Notre fédération a déposé, comme chaque semaine depuis le 07/02, des préavis de grève couvrant les personnels de la maternelle à l’université.

    Nous sommes totalement solidaires des étudiants qui bloquent ou occupent les universités, des personnels de celles-ci qui sont en grève reconductible depuis plusieurs semaines tout comme des personnels du secondaire qui débrayent en soutien avec les actions de leurs élèves. En dehors de la lutte anti-CPE, les problèmes engendrés par 4 années de démolition systématique du service public d’éducation ressurgissent, les occupations d’établissements scolaires à travers la France l’illustrent bien. Ce combat est le même : fédérons nos luttes !

    Malgré cette montée en puissance de la protestation, le gouvernement reste sourd, persiste dans son intransigeance et cherche par tous les moyens à attiser les tensions ; les arrestations arbitraires et violentes en sont la preuve. Par son mépris et ses provocations, le gouvernement est le seul responsable des violences. Cela n’entame en rien notre résolution et nous réaffirmons : pas de retrait, pas de paix !

    Ainsi nous appelons l’ensemble des personnels à être en grève le jeudi 23 mars et à rejoindre les manifestations prévues ce jour-là, à l’appel de la coordination nationale des universités en lutte ainsi que par les syndicalistes de GDF en opposition à la privatisation.

    Il est nécessaire de faire monter la pression en préparation de la journée de grève générale du 28 mars, auquel évidement la CNT FTE s’associe. Comme en 2003, (re)forgeons nos outils de lutte (comité de grève, collectifs, AGs démocratiques) afin de décider la reconduction de la grève partout où cela sera possible dans les prochains jours. Le 28/03 doit être le point de départ d’un vaste mouvement de grève faisant échec à la démolition, par ce gouvernement, de notre cadre de travail et de nos vies ! La casse sociale mérite bien une grève générale, organisons-là !

Le secrétariat fédéral de la CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte

Le 19 mars 2006

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MANIFESTATION NATIONALE
CONTRE LA DELATION
(LE 22 MARS 2006 A PARIS)


Ni flic, ni délateur

Face à la misère et à la précarité d’une frange de plus en plus importante de la population, et en réponse à la révolte des banlieues le gouvernement répond par la répression, le contrôle, et la mise en place de la délation généralisée. Le gouvernement réaffirme sa volonté d'imposer un projet de société ultra-sécuritaire. Le 9 décembre 2005, Nicolas Sarkozy remet au 1er ministre un avant projet de loi. Le 17 janvier 2006, le gouvernement crée, par décret, un comité interministériel de prévention de la délinquance. Le 10 février 2006, il nomme un préfet comme secrétaire général à sa tête. Ce projet s’articule principalement autour de l’école et plus généralement des lieux d’éducation, de formation et de soin.

Après avoir installé les flics dans les établissements scolaires, après avoir expulsé des sans papiers par charters, après avoir retiré les subventions à des associations refusant cette logique; le gouvernement prévoit de transformer les travailleurs de l’éducation, du social , du médico-social en agents de contrôle et de délation. La raison donnée: accélérer les délais d’intervention. La réalité: criminaliser la pauvreté et la désigner du doigt en supprimant « le secret professionnel » au profit du « secret partagé ». Les informations seront partagés avec les élus et la police, désormais considérés comme des professionnels de la prévention.

A projet ambitieux, moyens ambitieux

Pour criminaliser la pauvreté, il faut renforcer le contrôle et la répression. A cet effet, le projet de loi de "prévention de la délinquance" prévoit:
- de généraliser la vidéo surveillance dans les lieux publics et privés avec des aides fiscales.
- d’aider au financement des systèmes de sécurité et de systèmes biométriques ( par exemple dans les écoles pour contrôler le passage des élèves à la cantine)
- de mettre à contribution les CAF avec la mise sous contrôle des prestations (transmission de fichiers pour vérifier les informations données par l‘école).
- d’organiser des formations communes « à la délation » pour les professionnels détenant des informations confidentielles.
- de culpabiliser les parents en leur proposant des stages de « parentalité » et selon les cas en les sanctionnant (amendes et/ou suppression des allocations).
- de généraliser la méritocratie à l’école et au travail (bourses au mérite et instauration d‘établissements secondaires d‘excellence)
- de rétablir la responsabilité pénale collective (le seul fait d’être présent sur le lieu d’un acte de délinquance ou criminel engagera la responsabilité pénale des personnes)

Le maire comme professionnel de prévention !

Comme il faut quelqu’un pour centraliser les informations après la phase de délation, c’est le maire qui a été choisi pour piloter la politique de prévention de la délinquance dans sa ville en lien avec le conseil général. Il sera désormais considéré comme un professionnel de la prévention et aura une délégation du préfet pour intervenir en matière de délinquance ! Il pourra prononcer des rappels à la loi et des mesures  de réparation. Vu le silence des élus sur ce projet, les jeunes,les pauvres, les professionnels « récalcitrants »et tous les révoltés ont du souci à se faire.

Par ailleurs disparition du secret professionnel au profit du « secret partagé » va changer fondamentalement les modes d’intervention des professionnels auprès des personnes et des familles. Comme c’est déjà le cas dans beaucoup de villes, on risque d’assister à une accélération des expulsions des plus pauvres et à des règlements de compte politiciens sous couvert de prévention des troubles à l’ordre public.

Ce projet de loi de "prévention de la délinquance" n'en a que le nom ; c'est un projet de loi liberticide qui n'a d'autre ambition que de contrôler et réprimer les classes laborieuses, clairement définies ici comme dangereuses. Mais c'est un vieil adage du capitalisme !

La CNT appelle à la mobilisation et à la grève les salariés, les étudiants, les lycéens, les chômeurs, les précaires et les sans-papiers le mercredi 22 mars 2006 (départ de la manifestation à 13h30, place Denfert-Rochereau à Paris) :

- pour que toutes les lois répressives, sécuritaires et liberticides soient abrogées car elles ne sont faites qu’au profit de l‘Etat et des patrons.
- pour la préservation du secret professionnel qui doit garantir aux personnes la confidentialité des informations qu’elles donnent dans le but d’être aidées.
- pour que les professionnels et les populations visées sortent de l’isolement afin de construire des résistances collectives et ne pas céder aux pressions du pouvoir.
- pour arrêter la construction des lieux d’enfermement comme les Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM) prévus pour 2007.
- pour construire nos rapports humains sur d’autres bases que la méfiance , le contrôle et la délation.

A l’image des lycéens et étudiants qui ont refusé l’installation d’une borne biométrique à Gif-sur-Yvette  en octobre dernier, ne laissons pas s’installer dans nos vies et nos lieux de travail les outils de notre propre contrôle.


Confédération Nationale du Travail (CNT)
Syndicat Santé-Social & Fonction publique Territoriale de la Région Parisienne
33 rue des Vignoles, 75020 Paris
Tel: 06 88 81 26 47  Fax: 01 43 72 71 55
sante-social.rp@cnt-f.org

www.cnt-f.org/sante-social.rp



APPEL DE LA FEDERATION
CNT EDUCATION
POUR LES 16 ET 18 MARS 2006

La FTE CNT appelle les travailleurs de l’Education à rejoindre massivement le mouvement entamé le 07/02, en participant à toutes les initiatives de lutte prévues, notamment les journées d’action des 16 et 18 mars. Notre fédération a déposé en ce sens des préavis de grève couvrant toute la semaine.

Il s’agit de mettre un coup d’arrêt à la politique de casse du droit du travail et de précarisation du salariat avec le retrait pur et simple des CNE et CPE. Les fonctionnaires ne resteront pas protégés très longtemps face à cette remise en cause globale des garanties collectives ! Nous sommes tous concernés !

Il s’agit d’obtenir également le retrait de la loi sur « l’égalité des chances » qui instaure l’apprentissage à 14 ans et le flicage des classes populaires avec les « contrats de responsabilité parentale ». Nous ne voulons pas de cette école à 2 vitesses qui se précise à chaque nouvelle initiative de ce gouvernement de casse sociale !

Il s’agit aussi de mettre en avant les revendications propres à notre secteur. Les occupations d’établissements scolaires qui se multiplient ces derniers jours, de Lille à Marseille en passant par le 93 nous en démontrent encore plus la nécessité. Contre l’asphyxie budgétaire et les suppressions de postes, contre le licenciement des personnels précaires, contre les attaques sur les statuts des personnels (TOS,certifiés…), contre la dérive réactionnaire… On se mobilise ! Le gouvernement est sur la défensive, profitons-en !


La FTE CNT est entièrement solidaire du mouvement qui touche actuellement plus de la moitié des universités. Ses sections syndicales du supérieur, regroupant salariés et étudiants, y participent activement. La grève (dont des personnels en grève reconductible comme à Paris III) et l’occupation des campus sont justifiées par l’intransigeance gouvernementale et nous dénonçons la répression qui va grandissante à l’image de l’évacuation de la Sorbonne vendredi dernier. Le gouvernement n’a que les mots « dialogue social » à la bouche mais la matraque à la main !  
 
Nous ne laisserons pas la jeunesse seule dans la lutte ! En conséquence,  nous appelons l’ensemble des collègues à la grève le jeudi 16 mars et à rejoindre les manifestations étudiantes-lycéennes. Nous appelons aussi à participer massivement aux manifestations unitaires du samedi 18 mars.

Même s’il ne faut négliger aucun moyen de pression sur le gouvernement, nous déplorons que le succès de la journée du 07/03 n’ait pas débouché rapidement sur une nouvelle journée de grève interprofessionnelle.


Il est illusoire d’attendre quoi que ce soit de directions syndicales frileuses et immobilistes,  organisons-nous dans des organes de luttes (collectifs, comités de grève…) combatifs et démocratiques. Dans l’épreuve de force engagée, il est maintenant nécessaire de durcir le ton et de recourir à la grève jusqu’à satisfaction !

Le secrétariat fédéral
Appel maquetté
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Site internet de la fédé CNT éducation :
http://www.cnt-f.org/fte


DECLARATION DE
L'INTERSYNDICALE DE L'EDUCATION 59/62

Intersyndicale de l'Education du Nord Pas-de-Calais :
CNT, EIL, FAEN, FERC CGT, FSU, Sgen CFDT, SUD Education, UNSA Education.

HALTE A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC d'Education nationale dans l'académie de LILLE !

La situation de l'Education nationale dans le Nord-Pas-de-Calais est extrêmement grave :

- forte baisse des postes aux concours : moins 15% pour les concours internes et externes dans le premier degré, de 30% à 50% de baisse des postes aux concours du second degré, ce qui se traduira par un déficit de 7 000 enseignants, CPE et Copsy à la rentrée 2007, les recrutements couvrant moins de la moitié des besoins générés par les départs à la retraite. Ce déficit s'ajoute à celui des années précédentes et ne tient pas compte de la hausse démographique que connaît le primaire depuis 2003.

- nouvelles suppressions de postes : elles touchent particulièrement le second degré (- 636 postes dans notre académie, soit 30 % du total). - 31 ETP d'emplois administratifs. Quant aux créations de postes, elles sont très en-deçà des besoins criants des établissements : 8 postes pour 1000 élèves supplémentaires dans le premier degré, 10 postes d'infirmières scolaires. Aucune annonce sur les assistants sociaux, le personnel de la vie scolaire.

Depuis la rentrée 1998, notre académie perd des emplois dans le second degré : il s'agit 3568 emplois au total dans le second degré, avec une accélération depuis la rentrée 2003 et de tristes records pour la rentrée 2005 (- 895) et pour la rentrée (- 636). Le rectorat avance la baisse démographique (- 7300 élèves à la rentrée 2006), pour supprimer un poste pour 11 élèves en moins .

Dans le premier degré, l'augmentation des effectifs depuis 2003 (+ 4000) oblige le rectorat à utiliser un autre argument et c'est au nom de la « péréquation » que le premier degré perd 138 postes en quatre ans.

Logique mathématique non, logique comptable oui ! Sous la pression des restrictions budgétaires qui frappent massivement les services publics et les emplois de fonctionnaires.

- Dynamitage de la politique de l'éducation prioritaire.

- Recul inacceptable de l'âge de la scolarité avec l'apprentissage à 14 ans.

L'échec scolaire ne recule plus dans notre académie depuis la fin des années 90, les résultats aux examens, l'évolution de l'orientation au profit des formations courtes, le recul de la scolarisation montre une situation qui s'aggrave. Cela engendre dans les établissements scolaires des tensions croissantes, dans une région où l'état d'urgence sociale devrait imposer la mobilisation de toutes les énergies et des services publics pour y répondre.

En refusant cette logique comptable de restrictions budgétaires, il faut exiger une politique ambitieuse qui offre à chaque élève des perspectives réelles d'élévation des connaissances et des qualifications. Cela doit passer notamment par la diminution du nombre d'élèves par classe, par l'allongement de la scolarité et une réelle mixité sociale. Ce sont d'autres choix qui s'imposent, traduits par des moyens à la hauteur des besoins indispensables à la réussite de tous les jeunes de la région Nord Pas de Calais.

La mobilisation n'a cessé de prendre de l'ampleur dans beaucoup d'établissements de l'académie (journée collège ou lycée « mort », occupation des locaux…). Aux cotés des étudiants et des autres salariés, les personnels de l'Education nationale ont pris part à la mobilisation anti-CPE du mardi 7 mars ; le succès de cette journée (plus de 15000 manifestants dans les rues de Lille et un million dans toute la France) nous incite à poursuivre l'action sur les questions d'Education comme sur celles du droit du travail et à intensifier la mobilisation pour faire reculer le gouvernement et obtenir de réels moyens pour l'Education.

Il est urgent de fédérer toutes les initiatives locales pour qu'elles se rejoignent d'abord au niveau régional et aboutissent ensuite à une action nationale.

L'Intersyndicale de l'Education appelle à :

- Une semaine d'action par bassin ou par ville du 13 au 17 mars.

- La participation à la manifestation régionale samedi 18 mars à 14 h 30 Porte de Paris contre le CPE et pour l'obtention de moyens pour l'Education dans notre région.




APRES LE 7 MARS :
LA MOBILISATION S'AMPLIFIE !

Le mouvement d'occupation des facs s'amplifie dans la région. Après Lille 3 (qui a voté le maintien du blocage ce matin en AG ), puis l'IUT B de Tourcoing, Lille 1, Lille 2 et l'IEP de Lille, c'est au tour d'Arras et de Lens. On attend des nouvelles de Béthune et du littoral...

Nota bene : A Lille 3, le vote (plus de 800 personnes pour la poursuite du blocage) s'est fait avec présentation de la carte d'étudiant. Bien que ne prenant pas part pour l'instant aux débats, il faut noter une bonne présence de IATOSS (personnels ouvriers, administratifs et techniques de la fac).

Cela bouge également dans les lycées par rapport notamment aux suppressions de postes. Le lycée Queneau de Villeneuve d'Ascq est toujours bloqué et le blocage du lycée Montebello de Lille va sûrement reprendre demain. Un lycée d'Armentières a été bloqué aujourd'hui. Sur Roubaix (collège Anne Franck, collège Lebas, etc.), la mobilisation continue avec la participation active des parents d'élèves et une manif est prévue samedi après-midi.

En ce qui concerne les personnes interpellées mardi 7 mars à Lille, elles ont été relâchés. Des charges seraient retenues (outrages à agent + incitation à l'émeute). Parmi les interpellés, signalons un lycéen du lycée professionnel Baggio de Lille qui s'est fait tabassé pendant son interpellation (2 dents cassées + menton bien amoché) et à qui aucun soin n'a été donné pendant sa garde à vue.
  
D'autre part, quatre lycéens internes du lycée Baggio de Lille risquent d'êtres exclus du lycée pour cause de non respect du règlement (absence la nuit). Un prof syndiqué de Baggio est prêt à intervenir si ça arrive. Mais on passe quand même l'info afin que l'on puisse également faire quelque chose si le proviseur agit de la sorte.

Enfin, les deux militants CNT qui ont été matraqués par les gendarmes mobiles mardi 7 mars à Lille se portent bien. L'un d'entre eux s'en sort avec quatre points de suture, mais il garde la pêche.

Lille, le 8 mars 2006.

Communiqué confédéral :

Le 7 mars, des centaines de milliers de manifestants en France, peut-être plus d'un million, ont défilé contre le CPE.

Etudiants, lycéens, salariés du public comme du privé, rejettent, au-delà du CPE, les régressions sociales, la précarité (CNE, CDD...) et l'avenir sécuritaire. Le mouvement étudiant se coordonne : grèves, manifestations, blocages...

La CNT appelle les sans-papiers, les étudiants, les lycéens, les salariés du public et du privé et les chômeurs à amplifier la grève et à rejoindre l'appel des étudiants pour le jeudi 16 mars.

Elle appelle aussi à manifester le samedi 18 mars * 
et à s'organiser au sein des AG de salariés, d'étudiants et de lycéens pour reconduire la grève.

* à Lille, rendez-vous à 14 h 30 place de la république.




COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE AUX VIOLENCES POLICIERES
DU 7  MARS

Mardi 7 mars, les jeunes - et parmi eux les étudiants, salariés et précaires de Lille - ont massivement exprimé leur rejet du CPE. De son côté, le monde salarié a massivement exprimé son rejet du CNE. Mardi 7 mars, la rue a massivement exprimé son opposition à toutes les formes d’une précarité croissante, à toutes les atteintes aux droits des travailleurs, chômeurs, précaires et sans-emploi.

Mais au cri de la rue, le pouvoir a répondu par la matraque. L’ordre UMP a tenté d’imposer silence à la jeunesse et une vingtaine d’arrestations arbitraires ont été menées dans une violence gratuite et disproportionnée (plusieurs blessés dont un militant syndicaliste conduit au CHR) à l’issue de la manifestation organisée à Lille.

Ces événements ont débuté non loin du siège de l'UMP (devant lequel il est interdit de manifester depuis quelques années), près du lieu de dissolution et après l'interpellation de quelques manifestants par des policiers en civils dans une rue adjacente. La police et les gendarmes mobiles se sont soudainement mis à charger les quelques centaines de manifestants (dont des syndicalistes de la CNT) qui leur faisaient face pour dénoncer l'Etat UMP et demander la libération des manifestants interpellés. 

Une deuxième agression policière, tout aussi violente et gratuite, a eu lieu devant le commissariat central devant lequel plusieurs dizaines de jeunes s’étaient assis pacifiquement pour réclamer la libération de leurs camarades.

L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien à l'AG des étudiants, salariés et précaires de Lille 3 ainsi qu'à tout le mouvement contre le CPE, le CNE et la précarité. Elle proteste contre la violence injustifiée exercée par les forces dites de l'ordre. Elle exige la libération immédiate de tous les manifestants interpellés et qu'aucune charge ne soit retenue contre elles.

Lille, le 7 mars 2006.

Document juridique à télécharger :
"Que faire lorsqu'on est arrêté par la police lors d'une manifestation ?"
(format pdf - 4 pages - 31 ko)

 


CPE / CNE / CONTRATS PRECAIRES : GREVE ET MANIFESTATION
DU 7 MARS 2006

En septembre 2005, pour les entreprises de moins de 20 salariés, Villepin imposait le CNE (Contrat Nouvelle Embauche). Aujourd'hui, pour les jeunes de moins de 26 ans et dans toutes les entreprises, c'est le CPE (Contrat Première Embauche)… Villepin a d'ailleurs prévenu : les attaques contre le code du travail ne font que commencer !

Bref, avec ces mesures, c'est le Contrat à Durée Indéterminée (CDI) et les garanties qu'il offre aux salariés qui sont visés ! La mesure phare du CPE, comme du CNE, c'est l'instauration de la période d'essai de deux ans après l'embauche, c'est-à-dire la possibilité de se faire licencier n'importe quand et sans motif.

Le 14 février, une dépêche AFP montrait à quel point deux ans de période d'essai, c'est deux ans sans droits, deux ans à être soumis aux moindres caprices du patron sous peine de licenciement. En effet, six mois après la création du CNE, les premières plaintes de salariés, embauchés en CNE et licenciés, arrivent aux prud'hommes. Ici, c'est un employé remercié pour dix minutes de retard, là une jeune femme licenciée quelques jours après avoir annoncé sa grossesse. Très souvent, les salariés sont renvoyés après avoir réclamé le paiement d'heures supplémentaires. La Cgt évoque le cas d'un salarié licencié après avoir prévenu son patron qu'il devait se faire opérer. Dans le Nord, c'est un boucher renvoyé pour avoir fait ses courses en tenue de « jogging », un jour de repos, dans le supermarché où il travaille habituellement.

Bref, être malade, réclamer le paiement de ses heures supplémentaire, être enceinte ou simplement avoir un comportement qui déplait au patron… et voilà le travailleur licencié sur le champ !

Depuis le 7 février, les étudiants et les lycéens se battent pour le retrait du CPE. Mais le CPE ne concerne pas que la jeunesse ! Si les lycéens et les étudiants ont raison de se battre, les mesures Villepin sont une attaque contre l'ensemble du monde du travail. Alors, tous ensemble, travailleurs du public et du privé, chômeurs, étudiants et lycéens, mobilisons-nous pour le retrait du CNE et du CPE ! Luttons contre l'accroissement de la précarité et les mesures anti-ouvrières du gouvernement !

Le 7 mars est une occasion de se retrouver tous ensemble dans la lutte ! Mais ce dont le mouvement aura besoin pour obtenir satisfaction c'est certainement plus qu'une seule journée de mobilisation. Aussi, le 7 mars ne doit être qu'une étape vers une mobilisation d'ampleur de l'ensemble du monde du travail, vers la grève générale reconductible. C'est dans la rue et par la grève que nous ferons reculer l'État et le patronat et que nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales. Pas dans l'attente des hypothétiques illusions électorales de 2007 ! Toute l'histoire du 20ème siècle a montré que c'est par le mouvement social, par la mobilisation, la grève et l'occupation que les conquêtes sociales ont été obtenues, comme en 1936 ou en 68. En 1994 aussi, c'est par la mobilisation qu'on a pu obtenir le retrait du « SMIC-jeunes ».

Retrait du CNE et du CPE !
Contre le chômage et la précarité : interdiction des licenciements, transformation des emplois précaires en emplois stables et réduction du temps de travail !

Grève nationale et interprofessionnelle mardi 7 mars
Manifestation à 15 h, porte de Paris à Lille

Confédération nationale du travail (CNT) 

Autres documents :

Affichette contre le CPE, le CNE et les contrats précaires
(format pdf - 41 ko)


Bulletin n° 53 de mars 2006 de la fédé CNT éducation  (CNT-FTE)
(fomat pdf - 2 pages - 324 ko)

Tract d'appel de la fédé CNT éducation pour le 7 mars 2006
(format pdf - 2 pages - 160 ko)


L'université de Lille 1 (M° cité scientifique) vient de voter la grève et le blocage jusqu'à mardi soir. Résultats du vote : 240 pour la grève (0 contre et 20 abstentions) et 219 pour le blocage (38 contre et 5 abstentions). Une nouvelle AG sera organisée mardi soir.

Forum interprofessionnel contre la précarité mardi 7 mars de 11 h à 14 h à la fac de Lille 3 (M° Pont de bois - amphi A - batiment B). Parmi les interventions : personnels IATOSS de Lille 3, personnels du CROUS, sans-papiers, intermittents, travailleurs sociaux, non-titulaires de l'éducation, syndicaliste de Sud (CPE/CNE et casse du code du travail), chômeurs (avec le collectif RTO), etc...


BLOCAGE DE L'UNIVERSITE DE LILLE 3 


Dernières nouvelles de l'assemblée générale de l'université de Lille 3
(Pont de bois - Villeneuve d'Ascq) :
Commencé le 28 février, le blocage a été reconduit jusqu'à mercredi 8 mars à 9 h 30.



Les étudiants présents aux AG (entre 500 et 700 personnes depuis quelques jours) ont adopté :

- le principe de la grève reconductible
- l’appel de la coordination nationale de Rennes
- l’occupation nocturne de l’université de Lille 3 dans le bâtiment B

Pour le reste de la journée, l’assemblée générale a décidé de faire des débrayages dans les amphis pour informer les étudiants.

Une charte d’assemblée générale a été rédigée et affichée à l’intention des étudiants.

Le président de l’université a pris acte de la mobilisation et a annoncé son intention de ne pas faire appel à la police pour casser le mouvement.

Ce blocage n’entrave par le fonctionnement de la bibliothèque universitaire centrale,de la crèche et du CROUS.

Pourquoi bloquer Lille 3 ?

Le blocage de l’université a été effectué pour permettre de libérer les étudiants de la pression des cours et pour qu’ils puissent prendre position ouvertement contre la situation de précarité permanente que ce gouvernement cherche à instaurer de force (CPE, CNE, apprentissage à 14 ans, travail de nuit à 15 ans…)

Nous sommes conscients que le blocage d’une université est une décision difficile à prendre et à faire accepter. Cette radicalisation est néanmoins rendue nécessaire par l’intransigeance d’un gouvernement déterminé à faire passer de force ce projet de loi "d’égalité dans la misère" (utilisation de l’art. 49.3…)

Le blocage a permis à un grand nombre d’étudiants de rejoindre le mouvement. Les étudiants peuvent ainsi se rendre plus facilement dans les assemblées générales pour donner un poids encore plus grand aux décisions prises.

Le blocage permet également d’instaurer un espace plus important de débats et de discussions sur les propositions d’action quant à la suite du mouvement.


Rejoignez nous pour en débattre
et lutter tous ensemble pour notre avenir proche.


Assemblée générale tous les matins à 9 h 30

Nous revendiquons :

- Le retrait de la loi d’égalité des chances dont le CPE fait partie (apprentissage  à 14 ans, travail de nuit dès 15 ans, CDD senior…)

- Le retrait du CNE

- Un plan pluriannuel de création de postes à la hauteur des besoins dans l’éducation nationale

L’assemblée générale de Lille 3



OCCUPATION
DE LA DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'ANPE
LE 26 FEVRIER 2006 A LILLE

L'assemblée générale des lycéens, étudiants, précaires et le collectif RTO, ont occupé (sans dégradation) la direction départementale de l'ANPE à Lille afin d'obtenir les informations suivantes:

- la liste des chiffres des chômeurs orientés vers des contrats précaires sur la région.
- Le nombre de CNE contractés et rompus.
- Le nombre de radiations.
- Le nombre de chômeurs orientés vers INGEUS la filiale privée de l'ANPE.
- Les modalités des attributions de primes des agents.
- L'obtention d'un panneau d'affichage pour les associations de chômeurs et syndicats.

La photocopieuse de l'ANPE a été réquisitionnée.

Le directeur nous a appris qu'il n'y a pas de suivi concernant le CNE (et demain le CPE) et que de nombreuses offres de CDI proposées par l'ANPE se révélaient être des CNE.

De plus la société INGEUS obtient en moyenne 4000 euros de l'ANPE (et cela peut monter jusque 6000 euros) pour chaque chômeur réorientés vers elle.

Alors que nous étions en train de récolter d'autres informations, la police est intervenue dans l'agence.

Notre combat ne s'arrète pas à dénoncer le CPE mais la précarisation généralisée du monde du travail.



CPE :
COMMUNIQUE DE LA FEDE CNT ECUCATION
DU 14 FEVRIER 2006

Après le succès des manifestations du 07/02 contre le CPE, La CNT-FTE appelle l'ensemble des salariés de l'E.N, de l'enseignement supérieur et de la recherche, les lycéens et les étudiants, à la poursuite de la mobilisation notamment en participant aux journées nationales de manifestation prévue ce mardi 14 février et jeudi 16 février 2006. Un préavis de grève a été déposé pour couvrir l'ensemble des personnels du secteur hors zones de vacances scolaires.

L'illusion parlementaire a été révélée au grand jour par la parodie démocratique de la semaine dernière qui a vu adopter la loi sur « l 'égalité des chances » en pleine nuit dans un hémicycle désert. Après le coup de force du 49-3, le gouvernement poursuit sa dérive autoritaire en tentant de casser le mouvement de lutte naissant par la répression policière. Les arrestations se sont multipliées lors des manifestations lycéenNEs - étudiantEs de jeudi dernier à Grenoble, Marseille et Toulouse, Tours... Un militant syndical étudiant de SUD a déjà écopé d'une peine de trois mois de prison avec sursis et 80 H de TIG  ! Etat policier ou Vichy-pirate ?

La « loi pour l'égalité » des chances c'est d'abord le CPE qui concerne l'ensemble des salariés de moins de 26 ans. Ce contrat, c'est la liberté pour le patron de licencier sans aucune justification, ce qui signifie, pour le salarié, une plus grande flexibilité (impossibilité de refuser les heures supplémentaires), une impossibilité de faire des projets à long terme (pas de garanties pour se loger) et tout simplement la perte du droit de revendiquer.

Mais cette loi a aussi de sérieuses incidences sur l'école avec notamment l'apprentissage à 14 ans ou les « contrats de responsabilité parentale », véritable flicage des classes populaires qui permettront le chantage aux allocations pour les parents d'enfants en difficulté scolaire. Ces mesures signifient l'aggravation rapide de la situation de l'école publique vers plus d'inégalité et de sélection sociale.

Quelle mobilisation face à cette attaque ? Alors que des milliers de salariés ont manifesté jeudi dernier, que les lycéens et étudiants se mobilisent, que des universités sont en grève voir occupées (Rennes 2, Toulouse-Rangeuil, IUT de Tours…), l'attitude des organisations syndicales soi-disant représentatives est totalement irresponsable ! En effet l'intersyndicale nationale ne prévoit une nouvelle mobilisation nationale public-privé que le 07 mars sans appel à la grève, faisant reposer l'essentiel de la lutte sur les étudiantEs et lycéenNEs ! Lâcheté ou sabotage délibéré ?

Au contraire pour la CNT-FTE, la lutte contre cette loi de casse sociale doit être l'affaire de tous et toutes ! Nous ne laisserons pas la jeunesse seule et seront présents dans les prochaines manifestations ! Nous serons en grève et dans la rue le 07/03/06 !

Ensemble mobilisons nous pour faire retirer la loi sur « l 'égalité des chances » dans son ensemble ! Luttons contre la casse du droit du travail : CPE, CNE et autres ! C'est dans la rue, sur nos lieux de travail par la grève que nous ferons reculer l'Etat et le patronat et que nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales !

Lyon, le 14/02/06

Le secrétariat fédéral de la CNT-FTE

Communiqué maquetté
(format pdf - 1 page - 7 ko)

Site internet de la fédé CNT éducation :
http://www.cnt-f.org/fte

MANIFESTATION CONTRE LE CPE :
DROIT DE REPONSE ENVOYE
AU QUOTIDIEN "NORD ECLAIR"

L'union locale des syndicats CNT de Lille et environs s'indigne des propos calomnieux qui ont été tenus à l’encontre de la CNT dans l'édition du 10 février de Nord Eclair (page "Métropole").

La CNT n'infiltre pas les manifestations contre le CPE comme l’affirme l’étudiante de Lille 3 citée dans l’article consacré au compte-rendu de la manifestation du 9 février à Lille. Elle en est une des composantes visibles qui refuse simplement de se soumettre aux tentatives de canalisation et de récupération du mouvement. Et c'est précisément ce qui dérange cette étudiante de Lille 3 !

En ce qui concerne les propos de cette étudiante taxant les militants CNT « d’excités » et leur faisant porter la responsabilité du fait que des lycéens se soient fait matraquer l'an dernier par des CRS, il s’agit là d’insulte et de diffamation pure et simple !

Quant au fait d’écrire que la CNT n’a pas pour priorité d’avancer ses arguments contre le CPE, l'union locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle qu'elle est investie entièrement dans le combat contre la loi sur « l'égalité des chances » (CPE, apprentissage dès 14 ans, etc.) et plus généralement contre la précarité toujours plus grandissante dans le monde du travail ( cf. ses slogans, ses tracts, ses affiches, ses stands d’information, ses publications, ses communiqués de presse, son site régional internet : www.cnt-f.org/59-62 ).

La CNT est présente dans des intersyndicales de lutte et se prononce pour l'unité des travailleurs (étudiants et lycéens inclus) face aux attaques patronales et gouvernementales. Briser l'unité du mouvement social n'a jamais été une stratégie de sa part. Par contre, la CNT dénonce et dénoncera toujours toute tentative de récupération des mouvements sociaux à des fins électoralistes.

Enfin, la CNT appelle à participer aux journées d'action des mardi 14 et jeudi 16 février ainsi qu'à préparer la riposte syndicale du mardi 7 mars, date à laquelle elle appelle à la grève générale interprofessionnelle (et si possible reconductible).

A Lille, le 12 février 2006.

Confédération Nationale du Travail (CNT)
Union locale interprofessionnelle de Lille et environs



CPE : COMMUNIQUE DE LA
FEDERATION CNT EDUCATION (08/02/06)

Contre le CPE et la casse sociale… la mobilisation doit se poursuivre !

La journée de mobilisation du 7 février contre le CPE (Contrat Première Embauche ou Contrat Pour l’Exploitation !) a été une réussite pour une première étape. Avec plus de 10 000 manifestants à Lyon, 15 000 à Grenoble et Toulouse, 30 000 à Marseille ou encore 45 000 à Paris et au total 187 manifestations dans toute la France, c’est près de 400 000 personnes qui ont battu le pavé pour s’opposer et réclamer le retrait pur et simple de cette loi antisociale qui va extraire du Droit du travail (du moins de ce qu’il va bientôt en rester) les 14-26 ans !

Pourtant la mobilisation de la jeunesse comme des personnels de l’éducation n’est pas évidente en raison des vacances scolaires qui ont commencé sur certaines zones. Si la jeunesse étudiante et lycéenne s’est moins mobilisée qu’elle aurait pu, la surprise est venue des salariés, de l‘Education nationale et surtout du secteur privé, qui représentaient environ la moitié des effectifs des manifestants, alors que certaines fédérations de l’éducation, voire des Confédérations, n’appelaient pas à la grève. Comme quoi la colère et la volonté de se mobiliser réellement des salarié-e-s dépassent la passivité et l’immobilisme auxquels voudraient nous faire croire les bureaucraties syndicales.

Reste qu’il se pose la question des suites à donner à cette journée tant le gouvernement fait une nouvelle fois la sourde oreille et semble bien déterminé à poursuivre son œuvre de démolition sociale. Si les lycéens et étudiants ont bien compris qu’il est évident qu’il faut battre le fer tant qu’il est chaud et que des mobilisations et manifestations vont reprendre dès le jeudi 9 février dans de nombreuses villes, il n’en est pas de même du côté des organisations syndicales incapables d’offrir des perspectives et un appel clairs à l’action.

La CNT-FTE appelle à être solidaire et à participer chaque fois qu’il est possible aux mobilisations étudiantes et lycéennes contre le CPE et surtout à se préparer à se relancer dans la grève, reconductible s’il le faut ! Ce dont le mouvement à besoin pour obtenir satisfaction c’est bien une journée de grève interprofessionnelle, public-privé, étudiants-lycéens avec possibilité de reconduction ! La CNT-FTE agit dans ce sens, y appellera et a déjà déposé un préavis de grève reconductible pour la semaine prochaine.

C’est dans la rue que nous ferons reculer l’Etat et le patronat et que nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales, pas dans l’attente des hypothétiques illusions électorales de 2007. Toute l’histoire du 20ème siècle a montré que c’est par le mouvement social, par la mobilisation, la grève et l’occupation que les conquêtes sociales ont été obtenues, en 1936, 46 ou 68 et non par la délégation de pouvoir électorale.

Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation
Le secrétariat fédéral, le 08/02/06

Une version de ce communiqué (maquettée sous la forme d'un tract)
peut être téléchargée ici (format pdf - 1 page - 102 ko) .



BILAN DES MANIFS ANTI-CPE
DU 7 FEVRIER 2006 DANS LA REGION

Entre 4.000 et 8.000 personnes ont manifesté mardi 7 février à Lille contre le CPE.

D’autres rassemblement ont eu lieu à Valenciennes (500 personnes), Dunkerque (1.000), Caudry (250), Lumbres (100), Douai (1.000), Arras (1.500), St Omer (400), Boulogne (2.000), Calais (1.000) et Béthune.

A l'issue de la manif lilloise, une occupation de la Chambre des Métiers du Nord, rue Inkermann (à proximité de la préfecture), a été organisée. Les militants ont été expulsés par la police après avoir fait la déclaration suivante :

"La Chambre des métiers regroupe les patrons des PME et les artisans. Il s'agit également d'un lieu qui gère l'apprentissage et la formation des apprentis. Pour les petits patrons, se regrouper en Chambre des métiers est un moyen de pression sur le gouvernement. Les entreprises sont les vrais bénéficiaires des ordonnances de De Villepin. Elles bénéficient d'exonération de charges qui vont encore contribuer à fragiliser les régimes sociaux (retraites, chômage, sécu...). De plus, le CNE pour les entreprises de moins de 20 salariés et le CPE pour toutes les entreprises signifient la destruction du droit du travail. Les entreprises peuvent désormais se servir de travailleurs corvéables et jetables à souhait. Nous dénonçons également le contrat d'apprentissage dès 14 ans, un service civil permettant encore de sous payer les jeunes travailleurs, l'extension des ZFU (zones franches urbaines) exemptant les entreprises et les actionnaires d'impôt sur les bénéfices, et le contrat de responsabilité parentale qui fragilise encore les familles de travailleurs pauvres au lieu de combattre les cause de cette pauvreté (précarité, chômage, salaires trop bas...). Parce que nous ne voulons pas laisser le patronat obtenir tout ce qu'il demande, parce que nous voulons construire un autre futur, sans précarité, misère et exploitation, nous - travailleurs, chômeurs, étudiants, lycéens, grands perdants des mesures de De Villepin - occupons ce lieu qui est celui des actuels grands gagnants : le patronat".

Document très intéressant à lire, celui de la lettre de l'APCM (Assemblée Permanente des Chambres de Métiers) de novembre 2005 qui fait l'apologie des CNE en édito .

Autre info :


En marge de la manif lilloise, l'ANPE de la place des Bleuets a été occupée pendant 3/4 d'heure.

Dernière minute !

Nouvel appel à manifester contre le CPE ce jeudi 9 février 2006 à Lille (rendez-vous à 15 h, porte de Paris, M° mairie de Lille). Cet appel est signé "Collectif unitaire des étudiants, lycéens et salariés de Lille". Il a été rédigé lors d'une assemblée générale qui s'est réunie à la Bourse du Travail de Lille mardi 7 février après la manifestation contre le CPE. Une cinquantaine de personnes étaient présentes à cette AG (lycéens, étudiants, UNEF, LO, Sud, CGT et CNT). La section universitaire du syndicat CNT-SSEC 59/62 est partie prenante de cet appel.



DECRYPTAGE DE LA LOI DITE
" POUR L'EGALITE DES CHANCES " (CPE, etc.)

par le bureau régional RP de la CNT

La loi dite " pour l'égalité des chances ", avec ses amendements, se fixe une cible prioritaire : les jeunes... c'est aussi un formidable cadeau aux employeurs.

Voir le projet de loi et les amendementssur le site de l'Assemblée nationale (http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/egalite_chances.asp).

SOMMAIRE :
1) Le contrat précarité étendue (CPE)
2) L'apprentissage
3) Les stagiaires
4) Service civil volontaire
5) Les zones franches urbaines (ZFU)
6) Abattements de cotisations et d'impôts pour les patrons
7) Contrat de responsabilité parentale

Les jeunes et les quartiers populaires seront les principales victimes de cette loi.

Pour les jeunes, de nouvelles étapes de précarité sont mises en places (CPE, service civil), tandis que l'âge du début de l'exploitation est abaissé : dès 14 ans, ils entreront dans le processus du contrat d'apprentissage. Quant aux stages, dont l'Etat et de nombreuses entreprises usent et abusent, aucun progrès notable, sinon l'obligation d'une « indemnité »... à partir du quatrième mois, sans seuil minimum, elle ne constitue pas un salaire et est sujette à abattement de charges sociales, ce qui encouragera un plafonnement de l'indemnité à 360 euros, après trois mois de travail gratuit !

Pour les quartiers où vivent les travailleurs les plus pauvres et où se concentre le plus de précarité et de chômage, l'Etat choisit de punir les parents qui n'auront su dresser leurs enfants à se taire, à subir et à obéir. Et la création de nouvelles zones franches participe aux fabuleux cadeaux qui sont faits au patronat... cadeaux qui augmenteront leurs bénéfices, tout en diminuant les ressources de la sécurité sociale... ce qui entraînera encore plus de misère, encore plus de violence, encore plus de répression... Encore plus de cadeaux, encore plus de profits, encore plus de misère... Les frères Sarkozy, le grand patron Guillaume et le grand flic Nicolas, n'ont pas fini de se gaver.
 
Grande semaine du jeune travailleur : on brade le stock !

1) Le "contrat précarité étendue" (CPE - aussi appelé « contrat première embauche »)

  - Entreprises de plus de 20 salariés.
-  Jeunes de moins de 26 ans.
-  Période d'essai de 2 ans.
-  Contestation du licenciement : prescription au bout de douze mois (au lieu de 30 ans dans le droit du travail !).
  - Ne peut servir à recruter des emplois saisonniers.
  - Possibilité de bénéficier du congé de fromation et du droit individuel à la formation.
-  Prise en compte des stages et périodes d'intérim réalisés dans les deux ans avant la signature du contrat dans la durée de la période d'essai de deux ans.
  - Rupture par simple lettre recommandée avec accusé de réception.
  - Préavis de deux semaines pour un contrat de 1 mois à 6 mois, préavis d'un mois pour un contrat de 6 mois à 2 ans.
  - Indemnité de licenciement de 8% du montant total de la rémunération brute (sans cotisations sociales !)
  - Contribution de 2% aux Assédic.
  - Après rupture du CPE, l'employeur ne peut employer le même salarié avant un délai de 3 mois.
  - Travailleurs virés entre 4 mois et 6 mois d'ancienneté ont une allocation d'Etat forfaitaire pendant deux mois (16,4 euros par jour !), dans les mêmes conditions que pour le CNE.

Le gouvernement présente le CPE et le CNE comme des CDI... curieuse sécurité de l'emploi que de pouvoir se faire virer sans motif pendant deux ans ! Cela sans aucune garantie d'accès au logement ou aux prêts, contrairement aux affirmations de Villepin. Quant à l'immense progrès social annoncé, qu'on en juge sur pièce : deux mois d'indemnité chômage à 16,4 euros par jour, à condition d'avoir entre 4 mois et 6 mois d'ancienneté... Quelle générosité...

2) L'apprentissage

Augmentation de la taxe d'apprentissage pour les entreprises de plus de 250 salariés ayant un nombre d'apprentis inférieur au seuil (3% des effectifs à partir de 2008 - aujourd'hui 0,5% des effectifs) : 0,6% de la masse salariale. Objectif : 500000 jeunes en contrat d'apprentisisage à partir de 2009, 200000 nouveaux par an à partir de 2007.


Les apprentis junior :
- à partir de 14 ans
- 1 an en "parcours d'initiation au métier" dans le cadre scolaire (+ stages en entreprises) ; Puis contrat d'apprentissage en entreprise à partir de 15 ans (même pour les jeunes n'ayant pas fini le 1er cycle de l'enseignement scolaire).
- tutorat non obligatoire de l'apprenti junior
- possibilité de réintégrer l'enseignement général (théorique car élèves largués !) jusqu'à 16 ans, avec l'accord du représentant légal
 - extension du contrat d'apprentissage au-delà de deux ans facilitée
- 2200 euros d'abattement fiscal pour un patron d'apprenti junior (au lieu de 1600 euros)
- 100 euros de crédit d'impôt par semaine de présence dans l'entreprise pour un employeur de stagiaire en "parcours d'initiation" (jusqu'à 6 mois par an !)

Le développement de l'apprentissage, c'est tout bénéfice. Tout bénéfice pour l'Etat : moins de jeunes dans les écoles, donc baisse du budget de l'Education nationale. Tout bénéfice pour le patronat : 3 % des salariés pour un salaire de misère, en échange d'un « apprentissage » le plus souvent bidon, sans aucune garantie (pas même d'un tuteur issu de l'Education nationale). 500 000 faux apprentis de plus, c'est 500 000 vrais CDI de moins.

3) Les stagiaires
 
- Indemnisation des stages de plus de trois mois : ce n'est pas un salaire !

- Indemnité fixée en entreprise, par convention de branche ou accord professionnel (pas de seuil minimum).
- Abattement de cotisation sociale à hauteur de 360 euros d'indemnité mensuelle.
- Prise en compte des stages dans l'ancienneté (CPE).

Il s'agit d'une institutionnalisation perverse des stages comme période de travail, sans aucune réelle compensation. Les revendications des stagiaires (un vrai statut inscrit dans le Code du travail, un vrai salaire, soumis à cotisations sociales, dès le début du stage et augmentant avec la durée de ce dernier) ne sont pas prises en compte. L'abattement de cotisations sociales sur une indemnité minimaliste était déjà en vigueur : il encourage les patrons à ne pas payer plus, au lieu de les obliger à un salaire minimum.

4) Service civil volontaire

- Jeunes de 16 à 25 ans.

- Dans un but d'intérêt général ou d'expérience professionnelle.

Pas de garantie de salaire, pas de conditions claires d'emploi pour ce « service civil ». L'intérêt général pourra tout aussi bien être celui d'entreprises qui imposeront aux jeunes cette nouvelle étape de précarité avant un vrai travail payé normalement.

5) Les zones franches urbaines (ZFU)
 
- Création de nouvelles zones franches urbaines (une quinzaine).

- Extension des ZFU existantes.
- Le chiffre d'affaires de l'entreprise ne doit pas excéder 50 millions d'euros (ça laisse de la marge).
- Elargissement des exonérations de charges fiscales (impôts) pour les entreprises jusqu'à 250 salariés : pendant 5 ans, exonération d'impôt sur les bénéfices ; 5 années suivantes : 60% des bénéfices exonérés d'impôts ; 40% les 2 années suivantes ; 20% les deux années suivantes. Total : 14 ans. Plafond relevé : 100 000 euros par an. + 5000 euros par salarié résidant dans une ZUS embauché au moins six mois à temps plein.
- Exonération fiscale des actionnaires des entreprises en ZFU : 50% des bénéfices ne sont pas imposables.
- Exonération de fiscalité directe locale (fragilisation des communes ayant déjà peu de moyens).
- Exonérations de cotisations sociales (maladie et maternité) pour les artisans, commerçants et patrons d'entreprises individuelles en ZFU : totales les 5 premières années, puis dégressives.
- Libéralisation de sprocédures d'installation des grandes surfaces et des multiplexes, destructeurs de petits commerces.
- Exonération de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat.

Les zones franches se développent en marge des lois communes. En plus d'exploiter les travailleurs, les actionnaires vont profiter d'abattements fiscaux sur leurs bénéfices. Quant aux petits commerces... des grandes surfaces sauvages et des multiplexes, destructeurs de liens sociaux, vont encore pourir l'environnement de quartier déjà fragiles.

6) abattements de cotisations et d'impôts... pour les patrons !

- Voir aussi les abattements de cotisations et d'impôts dans le cadre du CPE, de l'apprentissage et des stages...
- Prime mensuelle pour les patrons embauchant en CDI des jeunes de 16 à 22 ans sans formation (à 25 ans en cas de CIVIS - contrat d'inertion dans la vie sociale - et les jeunes originaires de ZUS - zone urbaine sensible). Montant à fixer par décret. Durée de trois ans.

Si les jeunes travailleurs, sont priés de se serrer la ceinture et de supporter des périodes de plus en plus longue où ils seront « testés » en attendant de devenir des « vrais » salariés, les patrons, eux, sont gavés. Abattements de cotisations sociales, qui fragilisent la sécu, qui justifient la casse de la santé publique, des retraites, de la protection contre le chômage et la précarité... Abattements fiscaux, qui font reposer de plus en plus les impôts sur les seuls salariés, tandis que les patrons et les actionnaires accumulent les bénéfices : et le budget de l'Etat, toujours plus réduit, sert de plus en plus essentiellement à faire de nouveaux cadeaux aux patrons, et à punir les pauvres qui se révoltent.

7) Contrat de responsabilité parentale
 
- A la demande du président du Conseil général.

- Par auto-saisine, sur saisine du maire, du chef d'établissement, du préfet ou du directeur de la CAF.
- Les parents ne peuvent refuser.
- Suppression des allocations familiales relative à l'enfant (absentéisme à l'école, etc.).
- Contravention.
- Mise sous tutelle des autres allocations.
- Saisie du procureur.

Pour lutter contre l'exclusion sociale, Villepin met des flics dans chaque foyer : les parents devront devenir correspondants du ministère de l'intérieur auprès de leurs propres enfants s'ils ne veulent pas voir leurs maigres ressources encore amputées. A la pauvreté, on répond par encore plus de pauvreté, à la précarité par la précarité, aux conséquences de la misère par la punition sociale.

CNT - bureau régional RP

Un tract des sections universitaires et lycéennes de la CNT peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 2 pages - 164 ko). Un autre tract, publié par la commission précarité de la CNT-RP celui-là, est disponible ici (format pdf - 2 pages - 184 ko).


GREVE DE LA FONCTION PUBLIQUE
LE 2 FEVRIER 2006

Tract de la Fédération des Travailleur(se)s de l'Education (FTE) :

En grève le 2 et 7 février !
Et entre ? et après ?

 
La CNT-FTE appelle à la journée de grève unitaire de la fonction publique du 02/02. Cette journée avait été initialement prévue par les fédérations syndicales "représentatives", uniquement sur la question salariale. Mais pour nous, un élargissement est indispensable en pointant l’austérité budgétaire, la remise en cause des droits des personnels et en dénonçant les logiques de casse des services publics.
Au delà, avec le Contrat Première Embauche, c’est le monde du travail et la jeunesse qui se trouvent encore attaqués. Cette dégradation sociale généralisée n’épargnera pas l’école ! La CNT-FTE appelle donc à la grève le 07/02 et à se joindre aux manifestations syndicales et étudiantes contre le CPE. Un préavis de grève reconductible est déposé entre le 02/02 et le 07/02 pour tous les personnels désirant se mobiliser plus durablement.  
La dénonciation des choix anti-sociaux de l’Etat sous diktat du patronat sera au centre de notre mobilisation tant ils révèlent des logiques sociales d’inspiration libérale désastreuses pour les personnels comme pour la population dans son ensemble.

Asphyxie budgétaire
Pour la quatrième année consécutive, des suppressions de postes touchent le 2nd degré : 2083, auxquelles s’ajoute la prévision de non réemploi de 2500 non-titulaires. Le taux d’encadrement en vie scolaire poursuit quant à lui son érosion.
Dans le primaire, ce sont 694 postes qui sont crées au regard de 34000 élèves en plus soit un ratio de 50 nouveaux élèves pour un nouvel enseignant.
Logique mathématique ? Logique comptable ! Il s’agit d’appliquer le mot d’ordre idéologique de destruction d’emplois publics, au mépris des réalités et des besoins. Resultat sur le terrain : surcharge des classes, recul de la scolarisation des 2-3 ans, réduction d’options, fermeture de sections… Autre conséquence immédiate, c’est l’hécatombe dans les concours de recrutement du secondaire avec de 30 à 50%  de baisse suivant les disciplines. Autant de jeunes, de chômeurs, voyant s’envoler la perspective d’un emploi, à moins de céder au chantage du CPE…
Pour les TOS, d’après les 1ers échos émanant des collectivités locales, la décentralisation va rapidement se traduire par un déficit de personnel et une dégradation des conditions de travail : non remplacement des départs, externalisation de missions au privé…

Démantèlement des ZEP
Dans le cadre du label « ambition réussite », 200 à 250 collèges, jugés parmi « les plus en difficulté » bénéficieront d’un classement EP1. Cela se traduira par l’affectation de 1.000 enseignant-e-s et 3.000 assistant-e-s pédagogiques supplémentaires. Ces mesures seront mises en place à budget constant, avec un redéploiement de personnels notamment par la suppression de la ½ heure non- affectée en 5°et en 4°. On déshabille Paul pour habiller Jacques … Joli tour de passe-passe !
Cette concentration sur quelques établissements laisse craindre un démantèlement rapide du dispositif ZEP (911 zones ou réseaux actuellement). Après les EP1, il y aura les EP2 qui devraient garder les moyens actuels du dispositif ZEP. Un nombre indéterminé d’écoles et collèges, classés EP 3 devront "sortir du dispositif en trois ans". Cela signifiera pour eux une perte significative de moyens humains et financiers, germe des difficultés de demain… En clair, le ministère va jouer les pompiers avec quelques établissements et laissera les autres dans le dénuement !

Remise en cause des droits des personnels
Avec De Robien, l’offensive contre les statuts est clairement lancée.  La pression est actuellement très forte pour une hausse du temps de travail des enseignants du 2nd degré. Déjà la circulaire sur les remplacements obligatoires donne la possibilité de travailler 60 H en plus par an.  La prochaine instauration de la bivalence pour les certifiés s’inscrit dans la même logique. On a un stock x d’élèves,  un stock y de profs et il faut faire coïncider les deux malgré la diversité des disciplines et des emplois du temps. Solution : n’importe qui fait n’importe quoi, il y a « un prof’ face à un classe », et les « objectifs de production » sont remplis ! Staline ou Ford ? Quelles que soient les références des conseillers du ministre, elles sont à l’opposé de l’éducation, plaçant la gestion comptable au-dessus de tout. En suivant ce raisonnement jusqu’au bout, il est à prévoir une hausse statutaire du temps de présence en établissements pour ces personnels.
Après la décentralisation, Les TOS expérimentent eux la notation négative suite au nouveau système d’évaluation (circulaire Antoine du 27/10/05). Salaire, retraite, ce système aura des incidences énormes sur les carrières et facilitera la caporalisation du personnel. Il devrait s’étendre à toutes les catégories de personnel dans le cadre de la LOLF.

Toujours plus précaires
Depuis 2003, plus de 20000 enseignants non-titulaires ont été mis au chômage. Le ministère ne propose, aujourd’hui, presque plus que des vacations, pour un maximum de 200H/ année et ne donnant pas droit aux indemnisations chômage.  
Pour vivre et conserver les droits aux concours internes, des centaines d’ex-contractuels ont du intégrer les nouveaux contrats précaires de vie scolaire : AE ou pire CAE (remplacement des CES, 20H/semaine et contrats de 6 mois à 1 an). C’est la spirale de la précarité ! Pour les étudiants, ces contrats (plus d’heures et moins payés) ne permettent plus, au contraire de l’ancien statut MI/SE, de poursuivre des études dans de bonnes conditions.  

Dérive réactionnaire et flicage à tout les étages
Circulaire sur la lecture, apprentissage à 14 ans, bourses aux mérites, sanctions financières contre les parents d’élèves en difficulté, apprentissage de la Marseillaise et bientôt de la bible, retour de la note de discipline… les annonces du ministère sentent bon la vieille France rance. Mais est-ce vraiment par le retour 40 ans en arrière que se régleront les problèmes de l’école d’aujourd’hui ?
Alors même qu’il se désengage des services publics, en particulier dans les quartiers populaires, l’Etat réaffirme sa présence à travers la démagogie sécuritaire. L’Etat policier, voilà bien le seul “service public” qui se porte bien aujourd’hui. Permanences policières dans les établissements, circulaire musclée à venir contre les "violences"… l’école n’y échappe pas. Ces "violences scolaires" ne sont que le pendant d’une société toujours plus malade des inégalités et de la sélection sociale… La fuite en avant sécuritaire est le complément de la politique de casse sociale orchestrée depuis des années par la classe politique. A nous de porter un projet social émancipateur en alternative !

Quel avenir pour la jeunesse ?
La glorification de l’excellence et de la méritocratie ne sont qu’un leurre cachant l’essentiel :  apprentissage à 14 ans et "découverte professionnelle" comme seul horizon  pour une majorité de la jeunesse populaire. Les "enseignements fondamentaux" du socle commun sont bien suffisants pour être employable et corvéable par le MEDEF !
La précarité sera aussi la règle pour ceux qui s’acharneront à poursuivre des études. Avec, le Contrat Première Embauche, les jeunes de moins de 26 ans seront des salariés de seconde zone.  Exonération de cotisations sociales, possibilité de virer à tout moment sans besoin de justification pendant deux ans… Les jeunes servent aujourd’hui de laboratoire pour un dispositif qui risque de se généraliser à l’avenir.

Les centrales "représentatives" ne nous proposent que des mobilisations en ordre dispersé. Les fonctionnaires le 2, les jeunes le 7, etc. Alors que le monde du travail s’était massivement mobilisé le 4 octobre, cette stratégie est suicidaire.
Au contraire, préparons-nous à une grève dure et réanimons tous les instruments démocratiques de lutte (coordinations, collectifs…) qui avaient donné sa vitalité et sa richesse au mouvement du printemps 2003.

Battons-nous pour une autre école, un autre futur !

Fédération CNT
des travailleur(se)s de l'Education (FTE)



AU SUJET DE L'AGRESSION
AU LYCEE MALRAUX DE BETHUNE

Ca se passe près de chez vous !

Vendredi 27 janvier 2006, agression au sein du lycée Malraux de Béthune,  par des personnes extérieures à l'établissement, d'un jeune lycéen (tentative de vol de portable et blessure au cutter).  700 lycéens (chiffres de La Voix du Nord) ont réagis immédiatement en partant en manifestation dans la ville. Lundi 30 janvier, deux manifestations de 300 à 400 lycéens se déroulent  de nouveau.

Le syndicat CNT SSEC 59-62 (Santé Social Education Culture et en particulier ses sections des lycées Malraux et Blaringhem de Béthune) soutient et rejoint la révolte spontanée des élèves à l'occasion de cet acte inadmissible relevant primate-ment de la "loi du plus fort" mais tient aussitôt à mettre en garde contre les récupérations sécuritaires que peut susciter l'événement.

Il rappelle que ces dernières années, le personnel adulte d'encadrement pédagogique et administratif a été drastiquement amputé, qu'il s'agisse des personnels ATOS (Administratif et Technicien Ouvrier de Service) qui viennent de perdre leur statut de fonctionnaire d'état pour passer à la Région, qu'il s'agisse de ce que l'on appelait autrefois les "pions", emplois jeunes et auxiliaires d'enseignement, qui ont été licenciés en nombre comme des malpropres, qu'il s'agisse du personnel enseignant qui en 3 ans a perdu 34 postes dans ce lycée (bientôt les chiffres de cette année vont tomber ...) !!!

Il estime que ce ne sont pas les miradors, les grilles d'enceinte, les bornes biométriques, les caméras de télé-surveillance et l'ouverture des établissements scolaires à la police qui résoudront pédagogiquement et socialement ces problèmes de violences.

Pire, ces solutions sécuritaires à la « y-a-ka » ne feront que renforcer l'inégalité et l'insécurité sociale dans les établissements: à quand un lycéen poursuivi par un policier au sein d'un lycée pour délits de faciès et contraint de se cacher dans une armoire EDF et de s'y faire électrocuter ? A quand un élève empalé sur une grille qu'il voulait escalader pour « se faire la belle » ?

Le lycée se doit d'être un lieu de formation, d'accueil, d'apprentissage à la vie collective et à la confiance et non pas un lieu confiné, en proie à la suspicion, au contrôle, au « flicage » , à la judiciarisation et aux punitions.

Il se doit d'être ouvert sur la cité et, à Béthune comme dans la région Nord Pas De Calais, dans un environnement depuis longtemps, dégradé socialement, économiquement et écologiquement par un capitalisme outrancier il doit être richement doté de moyens matériels et humains pour combattre les inégalités sociales, l'intolérance et l'ignorance.

Or en 2005, c’est 895 postes d’enseignants que perd le Nord-Pas de Calais. Et en 2006, c’est 636 postes d’enseignants que perd la région soit le tiers des suppressions nationales. Et pourquoi ?
Pour remplacer les profs par des policiers ?
Pour remplacer le personnel d'encadrement et de formation par des caméras et des grilles ?

Non aux miradors et à la police dans les établissements scolaires
Embauche immédiate et en nombre de personnels enseignants et administratifs qualifiés
Titularisation sans conditions de tous les précaires

Syndicat CNT-SSEC 59/62 (Santé-Social-Education-Culture)
Section du lycée Malraux de Béthune
1 rue Broca - 59000 Lille
Tél : 03 20 56 96 10

Extrait de « 1984 » de Georges Orwell : « Au loin un hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment, telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas d'importance.
Seule comptait la Police de la pensée
».




LE CONTRAT PREMIERE EMBAUCHE (CPE)

Communiqué confédéral de la CNT :

Le "Contrat Première Embauche" : le contrat "no future" pour la jeunesse !

La rentrée scolaire 2005 voyait s'établir le CNE. A peine quatre mois plus tard , le premier ministre instaure le Contrat Première Embauche qui concerne les jeunes de moins de 26 ans quelle que soit la taille de l'entreprise. La mesure phare du CPE, comme du CNE, c'est l'instauration de la période d'essai de deux ans après l’embauche.  En « contrepartie », le premier ministre concède une allocation chômage de 460 euros par mois pendant deux mois aux jeunes qui se feront licencier entre 4 mois et 6 mois d’ancienneté. Allocation-aumône qu’il ose appeler « avancée sociale majeure ». Les employeurs, eux,  bénéficieront d’un abattement de charges sociales pendant trois ans.

C’est donc toute une classe d’âge, les jeunes de moins de 26 ans, qui entrera désormais sur le marché du travail avec des protections sociales quasi-nulles.

Voudrait-on mettre au pas une jeunesse qui serait non seulement pauvre, mais insolente ? Voudrait-on mettre à terre cette jeunesse déjà frappée de plein fouet par l'injustice sociale ?
 
En effet, il faudrait avoir la mémoire courte pour ne pas se rappeler qu'entre le CNE et le CPE, de jeunes émeutiers ont enflammé les banlieues. Banlieues dont 40% des jeunes, justement, sont frappés par le chômage...Y compris les bons élèves avec diplômes. La réponse à ces émeutes : plus de 4500 interpellations et 830 incarcérations, un Etat d' Urgence et aujourd'hui, le CPE.

Si l'on suit bien le premier ministre, il s'agirait de faciliter l’embauche en facilitant le licenciement et l’exploitation des jeunes pauvres. Décidémment, ce CPE n'innove pas grand chose et "rompt" encore moins "avec les politiques menées depuis trente ans", comme s'en targue son auteur : il ne fait que reprendre à son compte la vieille antienne capitaliste. Corvéables et jetables à merci.

Avec ce "Plan Emploi", le premier ministre est plein d'ambition : après les grèves de 2003 contre l'allongement de la durée des cotisations pour le droit à la retraite et la diminution des indemnités, il annonce aujourd'hui le cumul du travail-retraite ou de plusieurs emplois pour les salariés les plus modestes. Il y a fort à parier que ces derniers vont bientôt perdre tout simplement le droit à la retraite. Et monsieur De Villepin  prévient ; les attaques contre le code du travail ne font que commencer. C'est le Contrat à Durée Indéterminée qui est visé.

Le travail jetable dès le plus jeune âge jusqu'à la tombe, c'est ce que le capitalisme nous promet.
Le patronat n'en aura jamais fini avec la misère, l'injustice et l'exploitation.
Opposons-lui la grève sans limites !


EDUCATION :
LA CASSE DU SERVICE PUBLIC SE POURSUIT DANS L’ACADEMIE DE LILLE !

Déclaration inter-syndicale (CNT, EIL, FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, SUD Educ, UNSA Educ, UNEF, SUD étudiant) :

Après les propos lénifiants sur « l’égalité des chances », la « discrimination positive », la réalité des moyens mis à disposition de notre académie par le Ministère fait tomber les masques : la rentrée 2006 se fera dans des conditions dégradées, une fois de plus. C’est toujours moins pour le service public d’éducation à Lille.

- forte baisse des postes aux concours : moins 15% pour les concours internes et externes dans le premier degré, de 30% à 50% de baisse des postes aux concours du second degré, ce qui se traduira par un déficit de 7 000 enseignants, CPE et Copsy à la rentrée 2007, les recrutements couvrant moins de la moitié des besoins générés par les départs à la retraite. Ce déficit s’ajoute à celui des années précédentes et ne tient pas compte de la hausse démographique que connaît le primaire depuis 2003.

- nouvelles suppressions de postes : elles touchent particulièrement le second degré (- 636 postes dans notre académie, soit 30 % du total). – 31 ETP  d’emplois administratifs. Quant aux  créations de postes, elles sont très en-deçà des besoins criants des établissements : 8 postes pour 1000 élèves supplémentaires dans le premier degré, 10 postes d’infirmières scolaires. Aucune annonce sur les assistants sociaux, le personnel de la vie scolaire.

Depuis la rentrée 1998, notre académie perd des emplois dans le second degré : il s’agit 3568  emplois au total dans le second degré, avec une accélération depuis la rentrée 2003 et de tristes records pour la rentrée 2005 (- 895) et pour celle qui se prépare (- 636). Le rectorat avance la baisse démographique (- 7300 élèves à la rentrée 2006),  pour supprimer un poste pour 11 élèves en moins .

Dans le premier degré, l’augmentation des effectifs depuis 2003 (+ 4000) oblige le rectorat  à utiliser un autre argument et c’est au nom de la « péréquation » que le premier degré perd 39 postes en trois ans.

Logique mathématique non, logique comptable oui ! Sous la pression des restrictions budgétaires qui frappent massivement les services publics et les emplois de fonctionnaires.

A ces suppressions d’emplois annoncées il faut ajouter les effets des redéploiements déjà inscrits comme le remplacement à l’interne (190 ETP), les retraits horaires en 5ème et 4ème (87 ETP) et la mise en œuvre de la réforme de l’éducation prioritaire ( par redéploiement de 113 ETP). Année après année, les ponctions se font plus lourdes, alors que la baisse démographique s’atténue. Nous contestons fermement le pseudo argument de l’équité, alors que toutes les académies souffrent de pénuries de moyens. Cette dégradation favorise la déscolarisation et le recours à l’enseignement privé et aux établissements belges.

Nous en connaissons tous les conséquences pour les élèves :

- des classes plus chargées

- la baisse de scolarisation des 2-3 ans

- le recul des heures en petits groupes 

- une offre d'enseignement et des options réduites ainsi que des activités pédagogiques passées à la trappe (les TPE en terminales, des heures d’aide individualisée en seconde dans de nombreux lycées, le soutien scolaire en collège...)

- l’échec scolaire qui ne recule plus dans notre académie depuis la fin des années 90, comme en témoignent les résultats aux évaluations 1er degré et 6ème, les résultats aux examens, l’évolution de l’orientation au profit des formations courtes, le recul de la scolarisation... Les organisations rejettent la proposition de l’apprentissage à 14 ans et le recul inouï de la scolarité obligatoire.

- les souffrances et les tensions croissantes que cela engendre dans les établissements scolaires, dans une région où l’état d’urgence sociale devrait imposer la mobilisation de toutes les énergies et des services publics pour y répondre...

- les difficultés de mise en oeuvre de la nouvelle  loi sur le handicap, sans moyen supplémentaire, ne permettront pas une réelle scolarisation des élèves en situation de handicap dans le cadre d’une politique d’intégration.

Si le rectorat et le ministère ne renoncent pas à ces mesures, c’est bien l’ensemble des personnels qui sera touché et les conditions d’enseignement qui continueront à se dégrader. Ecoles primaires et maternelles, collèges, lycées, et lycées professionnels, tous les établissements sont concernés.

- de plus en plus de collègues sont touchés par des mesures de carte scolaire ou par des services partagés sur 2 ou 3 établissements, voire affectés en ZR alors que le volume d’heures sup dans leurs anciens établissements augmente, et que de nombreux contractuels et vacataires sont mis au chômage ;

- cette mobilité imposée dans un contexte de suppressions de postes réduit de façon spectaculaire les perspectives de mobilité choisie ;

- les conditions déjà très peu favorables pour le travail en équipe sont encore plus difficiles, de même que la pérennité de projets pourtant reconnus comme efficaces, cela ne facilite pas, tout particulièrement, la résorption des postes  de direction vacants 

- la formation continue est de moins en moins un droit offert aux personnels et ceci s’aggrave par le manque de moyens en remplaçants 

- les conditions de travail de chacun continuent de se  dégrader, avec le sentiment de plus en plus insupportable de ne pas pouvoir exercer nos métiers de la façon la plus efficace, comme s’il s’agissait de nous convaincre de la fatalité de la difficulté scolaire, de pointer les difficultés du service public d’éducation, de focaliser tous les problèmes d’acquisition de la lecture sur la méthode globale, quand l’école privée sous contrat échappe aux restrictions budgétaires qui nous frappent !

- la précarité progresse et, avec elle, les agressions qu’elle rend plus faciles contre les TZR et les non titulaires, qu’ils soient enseignants ou personnels vie scolaire .

Loin de cette logique comptable de restrictions budgétaires, il faut exiger une politique ambitieuse qui offre à chaque élève des perspectives réelles d’élévation des connaissances et des qualifications. Cela doit passer notamment par la diminution du nombre d’élèves par classe, par l’allongement de la scolarité et une réelle mixité sociale. Ce sont d’autres choix qui s’imposent, traduits par des moyens à la hauteur des besoins indispensables à la réussite de tous les jeunes de la région Nord Pas de Calais.

Les personnels et les étudiants réunis en intersyndicale demandent donc :

- une présentation claire et complète des objectifs éducatif de l’académie et de leur mise en œuvre à la rentrée 2006, pour l’ensemble des établissements et tout particulièrement en ce qui concerne l’enseignement prioritaire, qui représente une part importante des élèves scolarisés dans l’académie.

- le retrait immédiat des propositions ministérielles qui viennent d’être faites et un abondement des moyens pour des créations à la hauteur des besoins réels de l’académie.

A l’issue du CTPA du 11 janvier, Mme le Recteur s’est fait l’écho de l’intersyndicale et a contacté le cabinet du ministre pour demander l’abandon des mesures qui touchent l’académie.

Face au refus de  M. de Robien, l'intersyndicale appelle dores et déjà à une journée de grève le vendredi 20 janvier et à manifester à 14 h 30 à partir de la Porte de Paris à Lille.

Lille, le 12 janvier 2006.



EDUCATION :
REMPLACEMENTS "FILLON-DE ROBIEN",
C'EST NON !

Déclaration commune :
CNT, EIL, FSU,  FERC-CGT, SGEN-CFDT, SNCL, SUD, UNSA.

Les organisations syndicales expriment leur refus de la mise en place du décret De Robien sur les remplacements à l'interne.

Faute de vouloir résoudre le véritable problème, celui des remplacements longs, qui nécessiteraient la création de postes de titulaires remplaçants,le gouvernement met en place des mesures inefficaces et vexatoires.

Elles sont inefficaces car environ 40 % des remplacements sont des remplacements longs, et elles ne permettent donc ni d'assurer un véritable suivi pédagogique, ni même d'assurer la continuité du service public.. Dans l'intérêt des élèves, il faut  faciliter le travail en autonomie par la modernisation des équipements, par des dotations suffisantes pour les établissements, et le recrutement de personnels compétents pour assurer le suivi des élèves en dehors des cours : documentalistes, MiSE.

Elles sont vexatoires puisqu'elles suggèrent que l'absence est un phénomène préoccupant alors que les chiffres montrent que les taux sont très faibles (4,19% selon le bilan social de l'académie) et en baisse ces dernières années ! Elles risquent aussi d'installer au sein des équipes pédagogiques un climat de tension sous lequel enseignants et élèves auront beaucoup  à perdre. Cette mesure vise à remettre en cause les statuts des enseignants, à commencer par les TZR dont les missions, définies par le décret de 1999, ne correspondent pas au décret De Robien.

Elles sont néfastes car en leur faisant supporter une charge de travail supplémentaire conséquente, elles compromettent la poursuite de tâches assurées volontairement par les professeurs en dehors de leur service obligatoire: soutien scolaire, oraux de bac. blanc, etc

Elles sont enfin dangereuses parce qu'en culpabilisant les professeurs qui ont par ailleurs d'autres missions de service public, elles remettent en cause le droit à la formation et la poursuite de pratiques pédagogiques anciennes et appréciées de tous comme les voyages scolaires ou les échanges.
Dans un contexte de réduction des postes, la proposition du ministre d'affecter un nombre restreint d'HSE prouve que son objectif est bien de diminuer les moyens mis à disposition de l'école et de favoriser la flexibilité. Le paradoxe est que cela empêchera la poursuite d'actions existantes dans certains établissements sur la base du volontariat.

Les organisations syndicales appellent les personnels :

- à refuser l'imposition d'un travail supplémentaire:
en signant des refus collectifs
en s'opposant à toute tentative d'un chef d'établissement d'imposer un remplacement à tout collègue affecté ou rattaché à l'établissement
- à se mettre en grève si le chef d'établissement passait outre. Des préavis ont été déposés.
- à avertir parents et administration de leurs décisions.

Elles réclament :
- l'abrogation du décret
- le recrutement de titulaires remplaçants à un niveau de 7 % des corps et l'amélioration de leurs conditions de travail (notamment le respect de zones de remplacement, et le maintien de zones de taille réduite qui rendent le remplacement plus efficace comme le montre le cas de l'académie de Lille)
- l'amélioration de l'encadrement éducatif dans les établissements.



EDUCATION :
HALTE A LA PRECARITE !

Le MEDEF en a rêvé... l'Education nationale l'a fait !

- "Dis Papa, regarde le clochard qui mendie à la sortie du métro. C'est mon prof de français de l'année dernière !"
- "Ca m'étonnerait, Kevin, dans l'Education Nationale ce sont tous des fonctionnaires planqués. Allez, c'est pas tout mais il faut que l'on fasse les courses de Noël."

Et pourtant, cette année, dans l'indifférence générale, l'Etat met plus de 15 000 non-titulaires au chômage ! Un licenciement massif sans aucun plan social !!
 
Les non titulaires de l'Education nationale sont employés par le rectorat, pour des missions de courte de durée , quand il s'agit de pallier à un manque de fonctionnaires. Ils sont soit vacataires, soit contractuels. Le vacataire est l'intérimaire de l'EN, il est payé à l'heure, il n'a pas de congé payé et peut être viré du jour au lendemain sans raison valable, il ne touche pas le chômage. Il ne peut faire que 200 heures dans l'année, au delà, s'il est reconduit, il devient contractuel. Un contractuel a un CDD pouvant durer un an comme une semaine. Les salaires et l'indemnisation chômage des non titulaires sont payés avec des retards pouvant dépasser les 6 mois ce qui est une entrave unique au code du travail (une spécificité qui ferait rougir de jalousie Ernest-Antoine Sellière). De plus, l'administration peut mettre fin à l'indemnisation chômage en cas de refus d'un poste proposé.

Aujourd'hui, ceux qui sont repris le sont en majorité à temps partiel et beaucoup de contractuels repassent vacataires. A la rentrée, dans l'académie du Nord Pas de Calais, 700 contractuels n'ont pas été repris . Le nombre de postes mis au concours se réduit comme peau de chagrin, des concours dans certaine disciplineont été supprimés en 2006, notamment ceux qui étaient réservés aux non-titualires. Et ce ne sont pas les remplacements De Robien qui vont arranger les choses… Ainsi, payés au lance pierre, sans emploi et obligés d'accepter n'importe quel poste, les non titulaires sont dans une situation de précarité sociale inacceptable.

Pour ces raisons nous exigeons:
- un nombre de postes mis au concours en adéquation avec les besoins,
- la garantie de réemploi,
- la prolongation des droits des non titulaires au chômage tant qu'il n'ont pas été réemployés,
- la titularisation sans condition de tous les précaires de l'Education nationale.



EDUCATION :
BOYCOTT DES ELECTIONS PARITAIRES DU 06/12/05


Le bulletin CNT-éducation 59/62 est disponible ici au format pdf (4 pages - 175 ko). C'est un spécial "boycott des élections paritaires". Un extrait est disponible à la rubrique "Bulletin éducation".

A propos de ces élections, la fédération CNT des travailleur(se)s de l'Education a publié quant à elle un tract de 2 pages. Il est disponible ici (format pdf - 143 ko).



EDUCATION :
TOUS EN GREVE LE 24 NOVEMBRE 2005 !

La FTE - CNT a décidé de se joindre au mouvement de grève du 24/11/05, dans l’Education Nationale en l’élargissant à l’ensemble des personnels du 1er degré à l’université. En effet, dans le contexte d’explosion sociale généralisée, il nous paraissait impossible de se limiter à un appel sectoriel dans le 2nd degré sur la revendication catégorielle des remplacements De Robien aussi juste soit-elle.

La révolte des jeunes issus des classes populaires, fruit d’une importante dégradation sociale orchestrée par les gouvernements successifs, et concentrée dans les banlieues, depuis de nombreuses années, a été de nouveau l’occasion pour le gouvernement de poursuivre dans la surenchère sécuritaire et la casse sociale.

Les déclarations de Villepin sur l’école, au lieu d’être porteuses d’espoir pour les jeunes, deviennent un prétexte pour appliquer les aspects les plus rétrogrades de la loi Fillon, déjà unanimement rejetée par l’ensemble de la communauté éducative. En souhaitant instaurer l’apprentissage dès 14 ans, le gouvernement veut revenir sur l’obligation de scolarisation de tous les jeunes jusqu’à 16 ans, ceci s’accompagnant inévitablement de la fin du collège unique et de la casse du code du travail qui interdit l’emploi de jeunes de moins de 16 ans. Le collège unique, loin de bénéficier des moyens à la hauteur de ses projets, a l’ambition de tenter d’enrayer le déterminisme social et de faire accéder tous les jeunes à un même niveau de culture.

Les crédits de l'enseignement scolaire pour 2006 ont étés votés dans la nuit du 14 au 15/11. Les députés, compte tenu de la situation en banlieue ont mis de côté l'amendement qui diminuait ce budget de 80 millions. Par contre, les crédits  de l'EN (sans être augmentés) vont être redistribués différemment pour donner l'impression que l'Etat se donne les moyens de gérer la crise actuelle... Ainsi, les dépenses  "personnel du second degré" vont être réduites de 40   millions ! Cet argent sera redistribué pour financer : les bourses au mérite (qui créeront encore plus de cassure entre les jeunes des classes populaires), l'embauche d'assistants pédagogiques en ZEP, l’aide aux associations travaillant dans les quartiers sensibles. Certes il était temps que le gouvernement songe à rattraper les effets désastreux des coupes budgétaires de ces dernières années. Par contre il est inadmissible que cela se fasse à moyens constants et au prix de nouvelles suppressions de postes d’enseignant-e-s ou d’un gel des salaires après 5 années d’austérité.

De plus cette journée se place dans un contexte de lutte que ce soit par de nombreuses grèves dans le secteur privé depuis septembre ou de défense des services publics, dont les populations défavorisées sont les premières bénéficiaires, avec les mobilisations des travailleurs-euses d’EDF et de la SNCF. En effet les privatisations touchent tous les secteurs, que ce soit des prémices (comme à la SNCF, EDF, RTM) ou des aboutissements (SNCM).

La CNT-FTE est résolument contre les remplacements De Robien et milite activement dans ses sections contre son application au sein de nos établissements. Mais l’exacerbation actuelle de la question sociale impose d’élargir le cadre de cette journée de grève. Celle-ci peut-être une étape dans la création d’une lutte interprofessionnelle sur les thématiques qui nous unissent : précarité, emploi, salaires et conditions de vie, défense des services publics. Ensemble, il est temps d’apporter une réponse à la hauteur des attaques que nous subissons. En ce sens la CNT-FTE a déposé un préavis de grève reconductible à partir du jeudi 24 novembre  pour l’ensemble des personnels de l’Education Nationale.



Bref compte-rendu de la journée :

Un mouvement de grève pas très bien suivi (20 % dans l'académie), une toute petite manif à l'appel de la CGT, de la CNT, de la FSU, de FO et de SUD (300 personnes !), une quasi atonie et un défilé funèbre des cortèges CGT, FSU, FO et SUD... mais un cortège CNT sympathique et plutôt original  : présence autour de leur banderole d'une dizaine de lycéens et lycéennes de la toute nouvelle section CNT-FAL de Lille (les seuls lycéens présents dans la manif semble-t-il) + présence de travailleurs de l'éducation jamais vus dans les cortèges CNT + animation sonore du type "Etat d'urgence, état d'urgence sociale !", "Dans les quartiers, dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles... c'est tous ensemble qu'il faut lutter", etc.



LE CROUS EN GREVE

Les personnels des résidences et restaurants universitaires sont en grève les 22, 23 et 24 novembre. Ils dénoncent:
- le manque d'embauche (dispositif d'embauche annuel en baisse, création de restaurants sans création de postes)
- la précarité de plus en plus présente (pas d'acquis sociaux liés à leur statut)
- la dégradation des conditions de travail (surcharge de travail, passage de 4 à 2 personnes pour les mêmes tâches).
 
CETTE SITUATION EST  INTOLERABLE !!!
 
Nous ne pouvons pas accepter la dégradation du service public du CROUS.
Nous ne pouvons pas accepter la privatisation du CROUS qui se profile derrière cette situation.

Etudiant-e-s et personnels
TOUTES ET TOUS ENSEMBLE !!!
 
Appel à un rassemblement solidaire mercredi et jeudi devant le R.U. Flers (Lille3).
 
CNT - Sud étudiant-e  - UNEF



FACE A LA PRECARITE, UNE SEULE SOLUTION :
L’ACTION COLLECTIVE… ET TOUT DE SUITE !
 
   Dans un contexte de précarité ambiante, les personnels du CROUS ont décidé de passer à l’action en déclenchant un mouvement de grève de 3 jours (22, 23 et 24 novembre). En plus de soutenir leur grève, on ne peut que les rejoindre dans la lutte, non seulement parce que nous ne pouvons pas accepter la précarité mais aussi parce que ce contre quoi ils et elles luttent nous concerne tous : le prix du ticket RU et du loyer en cité U augmente chaque année , les services du CROUS se dégradent (par exemple la suppression du menu diététique de la salle pizza du RU Flers à Lille3) .

Des grévistes occupent le devant du Flers à Lille3 depuis mardi (mais aussi devant d’autres RU dans l’académie), et les étudiants ont ainsi pu les rencontrer. Il en ressort que les personnels attendent une initiative des étudiants et qu’ils veulent au moins mettre un terme :
 
-          A L’ABSENCE D’EMBAUCHE : le CROUS n’embauche plus, et ce malgré l’ouverture de restaurants qui n'est comblée que par un transfert de personnels déjà existants (sous prétexte que la grille d’emplois est pleine). Les personnels partis à la retraite ne sont plus remplacés.
-          AUX CONTRATS PRECAIRES : comme pour les personnels IATOS de catégorie C de Lille3, la titularisation des personnels ne se fait pas. L’heure en est aux CDD (souvent sur une période allant de septembre à juin, ne donnant pas le droit à des congés payés !). Proportion importante de personnels travaillant à temps incomplet, principalement des femmes.
-          AUX SALAIRES INSUFFISANTS : le travail à temps complet correspond à un salaire qui dépasse à peine le SMIC tandis que les dans le même temps les gestionnaires de restaurants obtiennent des primes en fonction du nombre de repas vendus (eh oui ! la grève ne satisfait pas ces profiteurs qui s’en mettent plein les poches sur le do du personnel !).
-          A LA DEGRADATION CONTINUE DES CONDITIONS DE TRAVAIL : de moins en moins de personnels et par conséquent charge de travail accrue. Le nombre de personnels par services ne cesse de diminuer. Ainsi dans les cités U, les femmes de ménage ne sont plus que 2 par bâtiment (contre 4 auparavant) et si une est malade…charge à l’autre de faire son travail ! Pour les restos U, prenons l’exemple de la rôtisserie du resto Flers (lille3) où il manque des personnes comparativement aux années précédentes. Et puis cette charge de travail accrue est amplifiée par une demande de chiffres incessante de la part des gestionnaires (« plus je vend, plus je gagne »), vive les pressions exercées sur les personnels, tandis que les consignes visant à réduire ce qui se trouve dans nos assiettes est à l’ordre du jour. Question matériel, il est insuffisant et pas toujours adapté (la carte CROUS occasionne bien des soucis pour les personnels…), en particulier pour les agents d’entretien.
 
FACE A CELA, nous, étudiants, allons-nous continuer à garder tête baissée ? Allons- nous nous contenter d’attendre la fin de la grève et, pourquoi pas, applaudir la réouverture des RU ? Acceptons- nous cette situation pour les personnels et le devenir du CROUS qui tend progressivement à la privatisation ? Ne sommes- nous pas également touchés par la précarité si on en juge par exemple le nombre important d’étudiants qui se salarient pour financer leurs études, les critères d’attribution de bourses et leur montant insuffisant, la pénurie de logements universitaires… ?
 
 Hier, mercredi 23 novembre, les grévistes se sont rendus ensemble au CROUS afin de rencontrer le directeur et obtenir satisfaction (13ème mois, embauches,...). Mais le directeur a refusé de céder et adopte la langue de bois ...Plus que jamais rejoignons les personnels !

PASSONS A L’ACTION !!!
 
ASSEMBLEE GENERALE CE JEUDI 24 NOVEMBRE A 18H
RDV DEVANT LE FLERS (resto U à proximité BU de Lille3) A 18H

ETUDIANTS – PERSONNELS :
TOUS ET TOUTES ENSEMBLE !


CNT - syndicat SSEC 59/62 - section universitaire de Lille




DES ETUDIANTS S.D.F. :
CA SUFFIT !

Appel du comité de lutte "logement étudiant"
soutenu par le syndicat SUD-étudiant et la section universitaire de la CNT
:

DES ETUDIANT-E-S SDF ! CA SUFFIT !

Cette année, nous connaissons de nouveau une pénurie de logements universitaires. La liste des étudiants en attente d’une chambre ne cesse de croître.

A l’occasion d’un premier recensement il y a une semaine, une soixantaine d’étudiants des universités de Lille se sont déclarés dans une situation d’extrême précarité vis a vis de leur logement. Selon de nombreux témoignages ce n’est que l’arbre qui cache la forêt. Des témoignages révoltants :certains vadrouillent de foyers en foyers avec leur « maison » sur le dos, d’autres vivent à quatre dans 9m2... D’autres font plusieurs heures de trajet par jour ou sont obligés de vivre dans des logements insalubres ou trop chers par manque de choix.

Le CROUS impose des quotas discriminatoires pour l’attribution des logements. Un nombre déterminé et trop bas de logements est attribué aux étudiants étrangers sachant que ce sont les plus précaires. Aussi, le recteur d’académie qui a reçu une enveloppe budgétaire à des fins de réhabilitation des résidences universitaires, continue de geler ce budget.

Suite à une première réunion, les responsables du CROUS ont accepté de recevoir une délégation vendredi dernier. Les solutions proposées ne répondent pas aux besoins.

L’action continue !

De l’argent il y en a. Rappelons leur les priorités :

Pour mettre un terme à la précarité étudiante, pour que chaque étudiant puisse se loger décemment, nous avons besoin de la mobilisation de tous et de toutes !

MANIFESTATION JEUDI 13 OCTOBRE
RASSEMBLEMENT 14H30, PLACE REPUBLIQUE, LILLE

A l’appel du comité de lutte « logement étudiant » soutenu par la section universitaire de la CNT et  SUD-étudiant-e.



GREVE INTERPRO DU 4 OCTOBRE :
APPEL DE LA FEDERATION CNT-EDUCATION

La fédération CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE) appelle l'ensemble des travailleurs-euses de l'Education Nationale à se mobiliser massivement dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle unitaire du 4 octobre 2005.

Cette journée doit être une première étape de lutte interprofessionnelle. En effet les attaques contre les salariés se multiplient, dans l'éducation comme ailleurs. Une nouvelle fois, cet été, les mauvais coups ont plu, le gouvernement continuant sa politique de démolition sociale.

En déréglementant toujours plus le droit du travail, il cherche à plonger un nombre grandissant de travailleurs dans la précarité. Il commence ainsi par s'attaquer aux entreprises de moins de 20 salariés avec l'instauration du contrat nouvelle embauche (CNE), ce qui touchera 40% des travailleurs. De tels contrats sont bien entendu une nouvelle banderille contre le droit de grève, car il est bien évident qu'une personne employée en CNE ne pourra se permettre de revendiquer aucune amélioration de ses conditions de travail, en sachant que pendant 2 ans il pourra être viré sans motif.

La destruction des services publics se poursuit avec la prévision de privatisation d'EDF dans les semaines à venir.

Pour l'Education, le remplacement obligatoire des professeurs absents par leurs collègues est une attaque sans précédent contre les conditions et le temps de travail des enseignants tout comme une dégradation de la qualité des enseignements reçus par les élèves.

L'adoption en catimini des décrets d'application de la loi Fillon, rejetée unanimement par l'ensemble de la communauté éducative, va accentuer un peu plus les inégalités scolaires dans le cadre d'une école libérale et autoritaire.

Ajoutons à cela la décentralisation programmée des personnels TOS dans les mois qui viennent. Celle-ci ne sera rien d'autre que la première étape de la privatisation des missions d'entretien des établissements scolaires.

De plus, nous subissons de plein fouet depuis trois ans une politique brutale d'austérité budgétaire qui aggrave nos conditions de travail avec des milliers de postes supprimés et des milliers de non-titulaires au chômage.

Dans un tel contexte, la CNT-FTE dénonce l'attitude des directions confédérales qui appellent les travailleurs-euses à se mobiliser une seule journée, sur les mêmes thèmes que le 10 mars. Cette journée qui avait vu 1 million de personnes dans la rue, dont un nombre important de travailleurs-euses du privé, était restée sans suite malgré sa réussite. La CNT-FTE militera au côté de tous les syndicats et de tous les travailleurs-euses qui tenteront de dépasser ce cadre pour offrir une réponse à la hauteur des attaques subies. La CNT-FTE appelle donc tous les travailleurs-euses à se réunir dans des assemblées générales le 4 octobre pour décider des suites à donner à cette journée.



EDUCATION :
LA QUESTION DES REMPLACEMENTS

Remplacements obligatoires ?

Ils sont organisés par le décret n°2005-1035 du 26/08/2005 ainsi que la note de service n° 2005-130 du 30/08/2005.

Extraits: " ... le chef d'établissement désigne les personnels chargés d'assurer des enseignements complémentaires pour pallier une absence de courte durée. ... les personnels enseignants des établissements d'enseignement du second degré ne peuvent être tenus ..., d'assurer, ... plus de soixante heures supplémentaires par année scolaire. Un enseignant ne peut être tenu d'effectuer plus de cinq heures supplémentaires par semaine..." Statutairement, le chef d'établissement pouvait déjà imposer une heure supplémentaire par semaine. Dans ce cas il ne pourra en imposer que 4 hebdomadaires à hauteur de 60 heures annuelles.

Sur la base du volontariat, dans un premier temps, ce dispositif sera obligatoire dès le 1er janvier 2006. Sa mise en place se fera sous la responsabilité des chefs d'établissements qui voient ainsi augmenter leurs pouvoirs hiérarchiques. Chaque chef d'établissement doit présenter en CA un protocole définissant la modalité d'application de ces remplacements. Ces heures supplémentaires seront rémunérées au tarif des HSE majorées de 25%. Nous devons être prévenus, au minimum, 24H avant un tel remplacement.

Pour la CNT FTE,
ce décret est totalement inacceptable et dangereux.

(18 x 2) + (5 x 2) = 46

Chacun de nous pourra donc concrètement se voir imposer un emploi du temps démesuré avec au maximum 46H (cours, préparation et autres activités compris) de travail par semaine, sur un trimestre au minimum (60 h / 5 = 12 semaines). Cette augmentation de la charge de travail bien peu anodine (jusqu'à 30 % supplémentaire) ne manquera pas de générer fatigue et stress. Au-delà, pour les mères et pères, ceux qui poursuivent des études, qui participent à la vie de la cité ou qui pratiquent une saine activité sportive ou un hobby. : quid de notre vie privée face à la contrainte horaire et la flexibilité ?

Une aberration pédagogique

Le ministère nous présente habilement cette mesure comme étant prise dans l'intérêt des élèves. Mais tout professeur honnête sait qu'au delà de 18H de cours, la qualité de son travail s'en ressent et que ce sont les élèves qui en pâtiront ! Quelle qualité des enseignements au vu du peu de temps de préparation pour répondre à ce remplacement ? Cela sera d'autant plus dur dans les établissements difficiles où l'investissement en temps, en dehors des heures d'enseignement, est déjà important. De plus, le remplacement se fera dans la matière de l'enseignant remplaçant et pas dans celle du remplacé. Quel intérêt pédagogique, par exemple, pour un élève de collège de faire 8 heures de maths et 2 heures de français une semaine puis 1 heure de d'histoire-géo et 9 heure de français une autre ? Bien peu effectivement. ! Cette mesure s'apparente donc plus à l'institution d'une halte-garderie pour masquer les carences de l'institution face à la colère légitime des familles. Mais qui est responsable de ces carences ? Le ministère, pas nous !

Une question d'argent ?

Le ministère compte beaucoup sur la carotte financière pour faire passer ce dispositif, à défaut d'employer le bâton après le 1er janvier 2006. Alors, ces HSE majorées seraient la réponse miracle à un pouvoir d'achat en berne depuis 2000 ? Certainement pas ! Au lieu de ce pis-aller qui ne profitera qu'à quelques-uns, il est impératif de se battre collectivement pour une vraie revalorisation salariale généralisée.

Si il est question d'argent, c'est bien pour le ministère qui poursuit sa politique d'économie financière au mépris des réalités, de destruction de postes et de licenciement des précaires.

Le vrai scandale

Cette année, 3400 emplois de profs sont supprimés dans les collèges et lycées. Le budget 2006 prévoit d'ores et déjà 3000 suppressions supplémentaires. Depuis 2003, ce sont ainsi plus de 10000 ETP (Equivalent Temps Plein) qui ont disparu. Dans le même temps, environ 17000 ETP de non titulaires sont supprimés et ces collègues se retrouvent au chômage. Ces restrictions budgétaires et cette politique du flux tendu n'expliquent-elles pas le problème récurrent des profs absents non remplacés ? Les collègues non titulaires jetés à la rue, ne participaient-ils pas, au contraire, à la résolution de ce problème, en assurant nombre de remplacements ? N'aurait-il pas alors été plus intelligent de les intégrer par la titularisation ? Certainement !

Qui est responsable de cette politique calamiteuse, le gouvernement pas nous ! Pourtant, c'est encore à nous que l'on demande, à moindre coût, un effort supplémentaire. bonjour l'arnaque !

Une menace pour les statuts

Sous couvert de volontariat, cette surcharge de travail ouvre la porte à une future hausse statutaire de notre présence en établissement qui, rappelons-le, était préconisée dans le rapport Thélot. Ces horaires flexibles nous rappellent également l'annualisation du temps de travail repoussée en 2000, en LP, après une grève dure. L'introduction d'une mention complémentaire aux Capes va dans le même sens : un prof d'histoire-géo pourra enseigner le français, et vice versa. Il s'agit de banaliser la pratique des compléments de service et de constituer des réserves dans lesquelles piocher pour assurer les remplacements. La boucle est bouclée !

La CNT- FTE appelle à la désobéissance collective !
Refusons ces réquisitions !

Comment lutter ?

Le ministère cherche à nous diviser avec une mesure qui fait la part belle aux comportements individualistes (je veux de l'argent donc je fais des heures sup même si je sais que cela coûte son emploi à un précaire, par exemple). Au contraire, nous devons lui opposer une réponse collective et ferme, seule à même de tenir face aux pressions hiérarchiques qui ne manqueront pas.

Réunissons nous en AG d'établissement, lors de l'Heure d'Information Syndicale mensuelle, pour refuser ensemble cette mesure et bloquer les protocoles.

Demandons, imposons :

- Suppression du décret n°2005-1035.
- Le rétablissement des postes supprimés / L'accroissement du nombre de postes aux concours.
- La ré-embauche de tous les précaires des années précédentes et leur titularisation sans conditions.
- Revalorisation généralisée des salaires, avec un effort supplémentaire pour les bas salaires.

La fédération CNT
des travailleurs de l'éducation


Ce texte est disponible ici sous la forme d'un tract maquetté
(format pdf - 2 pages - 131 ko).



RENTREE SCOLAIRE 2005

« Une rentrée scolaire placée sous le signe de la confiance »  : ce sont les mots du rutilant De Robien. le nouveau ministre multiplie les gestes d’apaisement envers les enseignants et les personnels éducatifs, les assurant de son soutien et de sa bonne volonté. Pourtant, derrière les sourires, toujours le même rouleau compresseur : gestion de la pénurie et précarisation, poursuite de la réforme Fillon…

- Toujours moins de postes: 3400 emplois de profs supprimés dans les collèges et lycées, au prétexte de la fameuse baisse démographique qu'aucun d'entre nous ne peut jamais mesurer dans sa classe... le budget 2006 prévoit d'ores et déjà 3000 suppressions supplémentaires. Création de 700 postes dans le 1er degré: il en faudrait au moins 2500 pour faire face à l'afflux de 46000 nouveaux élèves. Dans ce cas-là, on est moins sourcilleux sur la démographie ! 15 000 postes d’enseignants en moins (statutaires et non statutaires) en 3 ans voilà le triste bilan du gouvernement Raffarin. 

- Toujours plus de précarité: l’éducation nationale est un grand employeur de précaires, avec environ 1 personnel sur 10 ! Après les aides-éducateurs, après les assistant d'éducation, voilà le temps des « emplois de vie scolaire ». De Robien, grand seigneur, en annonce 45000. Il oublie de signaler que ce chiffre intègre la « reconversion » des 27000 CES et CEC qui vont arriver au terme de leur contrat. Il oublie aussi de rappeler que cela reste dérisoire par rapport au déficit accumulé depuis 2003: 30000 emplois d’encadrement éducatif supprimés avec le non renouvellement des emplois-jeunes et la fin des Mi-se, disparition de 60000 CES… Ces emplois, en fait des CAE (contrats d’accompagnement à l’emploi), prévus dans le cadre de la loi de cohésion sociale de Borloo sont encore plus précaires que ceux qui les ont précédés. D’une durée de 6 à 24 mois maximum, sur la base d’une durée annuelle de 1607 heures, ils seront payés en dessous du Smic.
Pour ce qui est des personnels enseignants, la logique entamée l’année dernière avec la mise au chômage d’un grand nombre de profs contractuels devrait se poursuivre avec l’embauche majoritaire de vacataires.

- Quant aux TOS, ils seront décentralisés à partir de janvier 2006 sans aucune garantie quant à leurs futurs statuts et conditions de travail. Derrière la décentralisation se profile la privatisation de l’entretien des établissements, et par là même la dégradation du cadre d’apprentissage.

Face à cette entreprise de casse, nous réaffirmons notre refus de la démultiplication des statuts et la nécessité de la titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité. A travail égal, statuts et salaires égaux ! Retrait de la loi de décentralisation et des décrets de la loi Fillon !

Passage en force de la loi de régression scolaire Fillon

Après l’affichage d’une pseudo volonté de dialogue en juin, le gouvernement a profité de l’été pour faire passer les décrets d’application d’une loi majoritairement refusée par la communauté éducative. Un refus que les lycéens ont mis en pratique avec détermination, ce qui leur a valu une répression brutale. Plusieurs d’entre eux ont été lourdement condamnés et risquent de l’être encore si nous ne parvenons pas à imposer l’arrêt des poursuites et la levée des sanctions.

- Les TPE, que les lycéens ont défendu avec ardeur sont supprimés ; la raison invoquée de leur disparition était de se servir des heures libérées pour l’apprentissage des langues vivants en petits groupes. A l’arrivée, ce n’est même pas le cas !

- Les « PPRE » ou programmes personnalisés de réussite éducative : sans aucun effort en termes de moyens, cela risque fort de ressembler à un effet d’annonce. De plus, cette mesure en insistant sur l’individualisation de l’aide au détriment d’une action globale s’inscrit dans une remise en cause de la politique des ZEP.

- Le « socle commun des compétences », véritable RMI scolaire est mis en place sous la nouvelle dénomination : « décret relatif aux dispositifs d’aide et de soutien pour la réussite des élèves au collège ». Il doit être défini début octobre par le haut conseil de l’éducation  autour des compétences de base : maîtrise de la langue et des principales notions de mathématiques, d’une langue vivante étrangère et des techniques usuelles d’information et de communication. Le reste des enseignements risque bien de ne plus être totalement obligatoire : qu’importe puisqu’il s’agit de naturaliser les difficultés et de faire des élèves les plus fragiles de la chair à patrons !

- Le développement de l’apprentissage dès la 4ème. En plus de multiplier les sorties avant la fin de 3ème, on favorise les centres d’apprentissages privés, au détriment de la formation professionnelle publique.  Même logique de privatisation rampante et de tri social  avec la nouvelle troisième, option découverte professionnelle, présentée comme une simple option supplémentaire, et surtout pas comme l’émergence d’une filière ségrégative !

- L’affirmation d’une école réactionnaire et autoritaire : avec l’apprentissage obligatoire de la Marseillaise, l’instauration d’une note de vie scolaire  comptant pour l’obtention du brevet, et la création de bourses au mérite. Ces dernières délivrées, pour une part, automatiquement aux élèves bénéficiaires d’une mention au brevet, pour l’autre part autour de la notion arbitraire « d’effort ». Et tout cela en fonction des budgets des académies. Ainsi, crée-t-on les bons pauvres et les mauvais, les chanceux (vivant dans une région riche) et les plus mal lotis…

- L’augmentation du temps de travail par l’imposition du remplacement de courte durée. Sur la base du volontariat dans un premier temps, ce dispositif mis en place par le chef d’établissement sera obligatoire dès le 1er janvier 2006 à la hauteur de 60 H maximum par an et 5 H par semaine. Réduire toujours plus le nombre des enseignants en les faisant  travailler toujours plus, en se fichant de la qualité du service rendu, tel est la politique ministérielle, au nom de la rentabilité financière ! L’introduction d’une mention complémentaire aux Capes va dans le même sens : un prof d’histoire-géo pourra enseigner le français, et vice versa. Il s’agit de banaliser la pratique des compléments de service et de constituer des réserves dans lesquelles piocher pour assurer les remplacements.

L’école qu’on nous propose est bien celle de ce gouvernement MEDEF qui se débarrasse un à un de tous les acquis sociaux, de toute idée de garantie collective. La liquidation de la protection sociale (retraites, sécu…), du droit du travail accélérée avec les ordonnances Villepin s’accompagne inévitablement des armes de la répression (lycéens et syndicalistes arrêtés, mis à pied, licenciés…) et de la stigmatisation des populations les plus fragiles. On parle de rentrée calamiteuse, mais pour certains, il n’y a pas eu de rentrée du tout : pour les enfants qui ont perdu la vie parce qu’ils étaient relégués dans des logements insalubres, pour ceux qui ont été expulsés au prétexte de leur sécurité, ou expulsés tout court pendant l’été. Ce gouvernement qui propose de nettoyer au carsher toute la misère du monde en la renvoyant chez elle ou en la mettant derrière des barreaux doit trouver des adversaires à sa taille.

Il y a urgence à se battre en étant déterminés et nombreux. Dans notre secteur, auto-organisons nous et construisons un mouvement fort pour un service public d’éducation de qualité, pour une école égalitaire et émancipatrice. Joignons nous aux luttes de tous les travailleurs, exigeant d’autres conditions de travail et d’existence.

CNT - fédération des travailleurs de l'éducation
6 septembre 2005
Une version maquettée de ce tract
est disponible ici (2 pages - format pdf - 150 ko).



LUTTES UNIVERSITAIRES :
BILAN ET PERSPECTIVES

CONTRE la récupération des syndicats !

POUR l’autogestion des luttes !

      Suite à la réforme LMD et donc la semestrialisation accrue qui en a découlé, l’administration en a profité pour modifier le calendrier universitaire. Alors que jusque là les sessions de rattrapage se faisaient en septembre, nous en avons eu en 2004-2005 une session par semestre. Lesdites sessions de rattrapage deviennent alors caduques et empiètent sur le temps de cours. Plutôt que d’apprendre, passons des examens. Et les étudiants salariés peuvent aller se brosser, perdant un des rares dispositifs, la session de septembre, qui leur permettait de concilier travail et études.

      Au cours de l’année scolaire 2004/2005 (janvier – février), une pétition a été lancée, réclamant le rétablissement de la session de septembre et recueillant environ 300 signatures. Vu les difficultés techniques de faire connaître une pétition (peu de moyens de la faire connaître, impossibilité de rencontrer tous les étudiants certains ne venant que rarement, étant salariés...) et donc de faire signer les éventuels partisans, le chiffre n’est pas négligeable. Le Président de l’université se plaît à souligner le faible nombre de signatures comparé aux nombres d’étudiants inscrits à Lille 3, mais il ne se risque jamais à leur demander directement leur avis alors que lui en a les moyens (un référendum par exemple), il préfère discuter avec les « élus » étudiants, considérés comme représentatifs, du haut des 5 % de participation aux élections universitaires.

      Dans la foulée de cette pétition, a été créé un collectif autogéré, le Collectif des étudiants et personnels de Lille 3. Ce collectif (http://collectiflille3.forumactif.com [1]) était ouvert à tous, étudiants, enseignants et personnels, était indépendant des syndicats et fonctionnait de manière autogérée, c’est-à-dire que toutes les décisions y étaient prises par la base, sans bureaucratie. A chaque réunion étaient mandatés par les membres de l’Assemblée générale un « Président de séance », un secrétaire et un modérateur, sur le principe de la rotation des tâches, afin d’éviter les professionnels du mandat. Le collectif qui s’opposait d’abord uniquement à la suppression de la session de septembre, a élargi son implication en s’opposant à la réforme LMD et autres réformes libérales de l’éducation nationale (LOPRI, loi Fillon sur l’enseignement secondaire, nouvelle procédure de notation/évaluation des personnels...).

La FAU Lille (section universitaire de la CNT), tout comme SUD étudiantEs, est en accord avec les positions prises par ce collectif de Lille3 et ne peut que se réjouir du caractère auto-gestionnaire de ce dernier.  A noter, en revanche, le silence de la « représentative » UNEF.

      Début juin, une délégation (mandatée par le collectif) a rencontré le Président de l’université Philippe Rousseau et la Vice-présidente du CEVU Claire Lecointre  pour remettre les pétitions demandant que soit rétablie la session de septembre. L’entrevue, certes, fut courtoise, mais au final, la revendication n’a pas été prise en compte.

      Dans la continuité, il a été décidé lors d’une Assemblée Générale une occupation du Conseil d’Administration pour pouvoir être tout de même un peu entendu, CA dans lequel devait être voté le calendrier pour l’année 2005/2006. Grâce à la pression des militants présents (et non pas grâce à celle des élus de l’UNEF, qui n’ont comme pouvoir que leur connivence avec la présidence de l’université), le vote a été reporté, ce qui donnait la possibilité d’organiser des Assemblées Générales par UFR, permettant de réfléchir à des alternatives aux calendriers discutés dans les conseils centraux, tout en prenant en compte les problèmes concrets rencontrés par les étudiants suite à l’instauration du nouveau calendrier dans chaque UFR. Malheureusement le contexte de la période d’examens ainsi que la passivité assumée de nombreuses personnes (toujours en attente des autres et sans prendre d’initiatives ou sans participer à ce qui se fait telles que Assemblées Générales et les actions qui en découlent) n’a pas favorisé une multiplication d’AG par UFR très suivies. Au final, seul l’UFR études romanes et de langues slaves et orientales a donné lieu à une AG bien suivie, commune à étudiants et profs : leur choix se porta sur un calendrier fixant les rattrapages en juin.

     Au CA suivant, trois calendriers ont été proposés. Le moins mauvais a été voté : celui proposé par l’AG d’UFR études romanes et de langues slaves et orientales mais modifié dans le mauvais sens par l’administration ; au final ce calendrier prévoit en effet une session de rattrapage du 1er semestre qui suit immédiatement la première session du 2ème semestre ! Voilà un fait qui démontre une fois de plus que le LMD débouche sur des mesures nocives à la pédagogie et toujours plus hostiles aux conditions d’études des étudiants salariés ! Néanmoins si ce moins mauvais a pu être obtenu c’est bien grâce à la pression des personnes réunies en Assemblée Générale et non pas à l’UNEF, contrairement à ses affirmations frauduleuses : ses élus s’étant par exemple positionné lors du dernier CEVU consacré aux calendriers pour une rentrée…le 12 septembre !!! Par ailleurs l’UNEF n’a JAMAIS apporté son moindre soutien, moral ou matériel, au Collectif des étudiants personnels de Lille 3 car en opposition à certaines de ses revendications, notamment sur le thème de la session de septembre, pour laquelle l’UNEF se caractérise par son défaitisme et son inactivité. Pour faire aboutir vos revendications, voter aux élections universitaires ne peut que bercer d’illusions. L’essentiel est dans la lutte. Et celle-ci doit continuer, ayant trop peu obtenu pour le moment. Nous n’aurons que ce que nous prendrons et ce qui est à prendre ne se fera pas par le biais des conseils centraux qui en fin de compte s’accaparent autoritairement toutes les décisions relatives à l’université au détriment des étudiants et personnels qui la composent. 

Face au LMD et à ses retombées : RESISTANCE !

Ne laissons pas la démocratie dite « représentative » entraver notre volonté de changement au détriment du sens collectif que peut lui donner une mobilisation collective.

La rentrée prochaine sonnera t-elle la riposte collective ?


[1] Un bilan de 10 pages sur  l’application du LMD sur Lille3 est consultable en ligne sur ce forum. Le lien se trouve sur la page d’accueil. On y trouve également des comptes-rendus d’assemblées générales, de réunions par UFR, d’actions,…


Une version maquettée de ce tract
est disponible ici (2 pages - format pdf - 91 ko).



A.G. MODE D'EMPLOI

Partout ou elle est implantée, la CNT milite pour l'auto-organisation des luttes, l'action directe et autonome des personnels, parents et élèves en lutte. Elle considère que le syndicat doit être un instrument au service des luttes et non la courroie de transmission de l'Administration ou des partis politiques.

Indispensable dans un mouvement revendicatif parce qu'elle permet à tous et à toutes de s'exprimer et de prendre collectivement des décisions, reconduire ou suspendre  une grève par exemple, l'AG doit fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation.

- L'assemblée générale est souveraine : ce sont ces décisions, élaborées par elle, qui doivent primer, non des décisions venues d'ailleurs, de directions syndicales ou politiques.

- Tous et toutes ont la parole, syndiqués(e)s ou non syndiqué(e)s ; on peut parler en son nom propre, au nom de son syndicat, de son collectif ou de son établissement si l'on est mandaté.

- Un compte rendu des résolutions prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible.

- S'il y a besoin d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs. Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les "professionnel(le)s de la délégation". Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils ont dit ou signé.

Débattre collectivement et prendre des décisions n'est pas facile.
Mais si on ne le fait pas, d'autres décident à notre place !


CNT éducation 59 / 62

- Tract "AG mode d'emploi" : format pdf - 1 page - 82 ko
- Autre tract "AG mode d'emploi" : format pdf - 1page - 81 ko
- Autres informations sur le fonctionnement d'une AG : voir à la page "Textes et documents", rubrique "Fiches pratiques", sous-rubrique "Comment organiser une assemblée générale ?" (texte html) ou cliquer ici.



EDUCATION : RECUL SUR LA LOI FILLON

Le ministère recule sur la loi Fillon. Une pause est décrétée.

Les décrets d'application sont mis en veilleuse.
Ainsi, l'obligation de remplacer les professeurs absents pour de courtes durées à hauteur de 72 heures par an. (18 fois 4 = 72, soit un mois de travail supplémentaire imposable pour les certifiés..)

Le succès n'est pas total. Le remplacement pourrait être proposé par incitation, appel au volontariat. Cette solution semble satisfaire nos amis syndicalistes du SNES et d'autres...

Ce n'est pas satisfaisant pour nous.

Nous savons par expérience que le volontariat et l'incitation ne sont que des armes données aux hiérarchies pour imposer. Tout comme dans les entreprises, le temps partiel, le temps supplémentaire ne seront jamais choisis.

Ils seront subis ! Et peut-être récompensés...

Besoin d'heures supplémentaires pour améliorer l'ordinaire d'un salaire insuffisant, besoin de satisfaire une hiérarchie pour valider un stage, besoin de satisfaire une hiérarchie pour prétendre à la hors-classe, besoin de répondre présent pour espérer avoir un nouveau contrat précaire...

On trouvera toujours assez de raisons que l'on déguisera derrière l'alibi "le bien des enfants".

Mais, on oubliera très vite que toutes ces petites victoires, partielles, provisoires n'ont été obtenues que grâce aux grèves de l'automne-printemps 2004-2005. Grèves dans l' éducation, grèves dans la fonction publique et grève public/privé interprofessionnelle le 10 mars.

Alors, nous rappelons une fois de plus : oui, la lutte paie!
Elle paie chichement pour les salaires, elle commence peut-être à payer sur la loi Fillon.
Ce n'est pas le moment de baisser les bras !

RENDEZ-VOUS EN SEPTEMBRE ET VIGILANCE PENDANT L'ETE, PERIODE DES COUPS TORDUS.
BONNES VACANCES !


CNT éducation 59/62.
19 Juin 05

EDUCATION SANS FRONTIERES (15/06/05)

Courrier du Réseau "Education Sans Frontières 59/62" envoyé aux préfets et aux inspecteurs d'Académie du Nord et du Pas-de-Calais :


Les organisations et associations membres du Réseau Education Sans Frontières 59/62 (FSU, Sud Education, FERC-CGT, UNSA Education, CNT-Education, le SAF, le SM, le MRAP, la LDH, le CSP 59) souhaitent attirer votre attention sur la situation des élèves sans papier(e)s scolarisés dans notre région.


Nous insistons sur le fait que le droit à l'éducation est un droit pour tous, garanti par les principes mêmes de notre démocratie.

Nous rappelons également qu'un élève sans papiers suivant un cursus scolaire accompagné d'un projet professionnel démontre par la même son intégration dans le système éducatif et donc dans la société.

Enseignants, parents d'élève, et en cela nous pensons pouvoir relayer les sentiments des élèves, il nous paraît inconcevable qu'un jeune puisse être renvoyé de France ou qu'il soit réduit à vivre sans papiers dans l'illégalité. Ceci ne peut être que contraire aux valeurs que la communauté éducative transmet à ses élèves. De tels agissements ne pourrait être ressentis par l'ensemble des élèves que comme une certaine trahison de la part de la communauté éducative en particulier, et des adultes en général.

Nous demandons donc la régularisation de l'ensemble des élèves sans-papiers majeurs grâce à l'obtention d'un titre de séjour correspondant à leurs attentes et projets.

Notre démarche s'accompagne d'une vive inquiétude quant aux menaces de reconduite à la frontière de jeunes majeurs scolarisés pendant les vacances scolaires.

Nous dénonçons par avance toute opération éventuelle de ce type qui pourrait être effectuée en catimini, comme malheureusement semblent le laisser présager certains fonctionnements (délivrance de carte de séjour temporaire, avis de refus délivré en fin d'année. ).

Nous serons particulièrement vigilants.

Dans ce cadre, nous tenons à affirmer notre soutien total à Mlle Z. Aling, élève de seconde du lycée Berthelot à Calais, dans son projet de poursuivre ses études (elle passe en 1ère S) et sa vie en France (elle souhaite devenir professeur de Mathématiques).

Enseignants, parents d'élève, il nous paraît inconcevable qu'Aling soit renvoyée de France ou qu'elle soit réduite à vivre sans papiers dans l'illégalité.

Nous demandons que sa situation soit régularisée et qu'elle obtienne le titre de séjour souhaité.



POUR UNE AUTRE ECOLE :
MANIFESTATION A LILLE LE 12 MAI

 Les gouvernements successifs se sont lancés dans une vaste campagne de réforme du système éducatif dont les conséquences néfastes actuelles et à venir constituent une casse libérale de l’éducation dans son ensemble, depuis la maternelle jusqu’à l’université. Ces attaques libérales se caractérisent notamment par:
La surdité et le mépris gouvernementaux vis-à-vis de la rue ne sont pas nouveaux et les mouvements dans l’éducation de ces dernières années en témoignent : profs et personnels en 2003, étudiants en 2004 ; tout comme plus récemment les lycéens contre la loi Fillon (avec plus de 200 interpellations et des violences policières), enseignants-chercheurs contre la LOPRI et professeurs et parents d’élèves contre les suppressions de postes. Aujourd’hui il est donc temps que tous et toutes nous nous unissions dans une lutte unitaire face à l’ensemble de ces mesures libérales imposées par nos décideurs.

Manifestation - 14 h - place de la République - Lille

Assemblée générale - 16 h 30 - Bourse du travail
(salle Delory / rue J. d'Arc / Lille)


Rassemblement - 18 h - Grand' Place - Lille

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE CONTRE L’ÉCOLE LIBÉRALE !


UNIVERSITE DE LILLE 3 :
DE L'OCCUPATION A L'EXPULSION POLICIERE (03/05/05)


Communiqué du mardi 3 mai 2005 à 16 h :

Depuis plusieurs mois, nous, lycéens et lycéennes de la métropole lilloise et de France, manifestons notre opposition à la loi Fillon qui s'inscrit dans une logique de casse libérale du système éducatif dans son ensemble.

Depuis les simples manifestations aux occupations et blocages de lycées, le ministre est resté sourd à nos revendications qui restent toujours :
-  Retrait total de la loi Fillon
-  Retrait de la réforme Lang ( LMD )
-  Annulation des suppressions de postes à l'échelle nationale
-  Refus de la présence policière dans les lycées et facultés
-  Le maintien des TPE

Nous avons donc décidé d'occuper l'université de Lille III et ce afin, notamment, de donner lieu à un élargissement du mouvement par le biais d'un relais étudiant.

Les reformes liberales de l'éducations nous concernent tous, nous appelons donc à une lutte unitaire : profs, ATOSS, IATTOSS, étudiants, lycéens, parents d'élèves, etc.

TOUS ENSEMBLE CONTRE L'ECOLE CAPITALISTE !

Lycéens et lycéennes de la métropole lilloise
en occupation de Lille III

Communiqué du mardi 3 mai 2005 à 19 h :

Lycéens et étudiants se sont réunis en assemblée générale commune ce mardi 3 mai à l'université lille3 où un amphi est occupé depuis ce matin 11 h. Il a été établi au cours de cette AG des liens entre les réformes de l'éducation, loi Fillon et LMD (Licence- Master- Doctorat, dans l'enseignement supérieur):

Par conséquent, l'assemblée générale a décidé de maintenir l'occupation de l'amphi 6 de Lille3. La direction prévoit d'ores et déjà de mettre fin à cette occupation en faisant appel aux forces de "l'ordre".

LycéenNEs et étudiantEs
réuniEs en assemblée générale à Lille3.

Dernière minute !

Mardi soir, à 21 h, les occupants se sont faits expulser de Lille3 par les CRS sur décision de la direction de l’université. Le président de Lille3, M. Rousseau, a justifié en partie cette décision par un discours prenant parti contre le mouvement lycéen qu’il a défini comme « minoritaire » et a ainsi tenté de le discréditer. Par ailleurs, il a assuré avoir eu le soutien de la communauté pédagogique de l’université, ce qui reste à être vérifié…

Une AG lycéenne et étudiante aura lieu mercredi 4 mai à 17 h (rendez-vous devant la station de métro "Cité scientifique"). A l'ordre du jour, il y aura notamment la question des actions à venir (dont la préparation pour la journée du 12 mai). Les personnels et parents d'élèves sont invités.


LILLE : OCCUPATION DU LYCEE BAGGIO (02/05/05)


Depuis tôt ce matin le lycée Baggio est occupé par les lycéenNEs en lutte contre la loi Fillon. Ils/elles ont commencé par bloquer les entrées et le proviseur a appelé les flics. Ceux- ci ont commencé à entrer pour inciter les élèves à sortir du lycée. Le proviseur a demandé aux flics de resortir du lycée afin que les élèves les suivent. Ces dernierEs sont finalement restéEs.Très peu de cours se tiennent et les épreuves de bacs blancs ont tout de même lieu. Environ 100 lycéenNEs de Montebello sont venuEs rejoindre l'occupation de Baggio. Quelques banderoles sont mises sur une entrée du lycée: "Ecoles libérales, grève générale !", "Tous ensemble : chômeurs, salariés, lycéens, étudiants. Luttons pour un présent meilleur", "Fillon = Sarko de l'éducation".



LILLE : LES LYCEENS ET LYCEENNES
NE BAISSENT PAS LES BRAS ! (29/04/05
)


A Lille, les vacances de printemps n'ont pas enrayé la mobilisation des lycéens et lycéennes. Barrages filtrants à l'entrée des établissements, manifestations et assemblées générales se sont ainsi succédés chaque jour de cette semaine de rentrée. Et ce, toujours en lien étroit avec les étudiants en lutte contre la réforme "LMD" (la version universitaire de loi Fillon).

Au menu également de cette semaine tendue : intimidations policières, molestage par les forces de répression d'un journaliste-photographe du quotidien "20 minutes" et arrestation de 8 lycéens
de Montebello (dont 4 mineurs) embarqués par les flics après leur entrée dans le lycée Fénelon *.

* A suivi un rassemblement de lycéens devant le commissariat central mais qui se sont faits gentillement dégagés du trottoir.. La marche régionale "contre la précarisation de nos vies", des étudiants et des profs de Sud sont venus rejoindre les lycéens qui attendaient la relâche des lycéens à proximité du commissariat. Ils ont été relâchés dans l'après-midi sauf les 4 mineurs pour lesquels il fallait attendre la venue des parents.





CRIMINALISATION DU MOUVEMENT LYCEEN :
COMMUNIQUE ET PRECISIONS DE LA FEDERATION CNT EDUCATION

La CNT-FTE (Fédération des Travailleurs-euses de l'Education) s'étonne des différents articles outranciers qui ont paru ces derniers jours dans la presse.

Ces articles participent à la criminalisation du mouvement des lycéen-nes. En cherchant à marginaliser la coordination lycéenne, dont le fonctionnement démocratique permet à tous de poursuivre la lutte contre la loi Fillon, le pouvoir et la presse s'en sont bien évidemment pris à la CNT-FAL (Formation Action Lycéenne, c'est la section lycéenne de la CNT Education) , dont les militant-e-s participent, au même titre que les autres, à ce mouvement. L'accusation d'infiltration du mouvement par la CNT est totalement infondée. Nous tenons à rappeler avec force que la CNT ne peut être accusée de développer des pratiques d'infiltration, propres aux partis ou aux syndicats bureaucratiques. Nous n'infiltrons jamais aucun mouvement, nous y prenons part, légitimement, comme tout acteur d'un mouvement social.

Nous tenons à réaffirmer notre soutien aux lycéen-ne-s en lutte : leur mouvement est tout à fait légitime. Nous rappelons que la loi Fillon a été imposée contre l'avis de l'ensemble des acteurs de l'école : parents, lycéens, syndicats. Le gouvernement qui poursuit sa politique de régression sociale, continue d'user de la violence policière pour faire plier les lycéen-nes. Il est maintenant relayé par les médias (Figaro, Europe1, Nouvel Observateur ....) qui non contents de se faire l'écho du gouvernement, cherchent à désigner des responsables.

Mercredi 20 avril, suite à l'occupation de l'annexe du Rectorat, rue Pasteur à Paris, ce sont deux cents lycéen-nes qui ont été interpellés vers 18h. Deux cents mineurs répartis dans les commissariats parisiens. Là est le vrai scandale. Ces pratiques sont inacceptables. Nous les dénoncerons toujours.

Nous rappelons que la CNT n'est pas "un syndicat anarchiste" comme persiste à le présenter les médias, mais un syndicat regroupant les travailleurs sur des pratiques anarcho-syndicalistes et syndicaliste révolutionnaires. Notre syndicalisme qui privilégie les pratiques autogestionnaires dans les mouvements de lutte : assemblées générales souveraines, syndicat outil au service des luttes, rotation des mandats est bien entendu très éloigné de la manipulation politique ou syndicale. Nous continuerons à défendre un syndicalisme de base, un syndicalisme de classe, un syndicalisme de lutte.

Lyon, le 21 janvier 05.
Le secrétariat fédéral de la FTE-CNT.




8 AVRIL :
NOUVELLE JOURNEE DE MOBILISATION LYCEENNE A LILLE

Quelques infos sur les dernières 24 heures de luttes des lycéen-ne-s :

La journée de jeudi 7 avril s'est terminée par deux AG de lycéen-ne-s distinctes, un groupe de lycéen-ne-s autonomes a quitté l'AG dirigée par les chefaillon-ne-s UNL-FIDEL, imposant leurs visions et décisions, ne respectant pas les prises de paroles, ni les règles de fonctionnement habituelles des AG : une belle leçon de démocratie par les donneurs de leçon en démocratie. Ils/elles avaient déjà demontré précédemment leur aptitude à ne pas respecter les décisions décidées en AG, lors de la décision prise de réoccuper Faidherbe mardi midi. 30 à 40 lycéen-ne-s ont donc décidé de quitté l'AG des chefs autoproclamé-e-s et ont tenu leur propre AG, une AG digne de ce nom, au Jardin des plantes, avec respect des tours de prise de parole, écoute et décision collective des actions du lendemain.

Vendredi 8 avril, 7h00, rassemblement de 200 à 300 lycéen-ne-s et barrage filtrant devant Bagio. Le gros de la troupe se dirige alors vers Faidherbe, mais impossible d'y entrer, les grilles du parking étant cadenassées et l'entrée étant sévèrement gardée par quelques chiens de garde du proviseur Bouchot. Tentative aussi vaine pour aller à Gaston Berger. Retour à Bagio pour retrouver la vingtaine de lycéen-ne-s qui continuait à filtrer les entrées (afin de permettre aux seuls BTS d'entrer). Tout le monde part en manif vers le centre. Un peu avant 11h00, le cortège des lycéen-ne-s autonomes rejoint le cortège UNL-FIDEL qui avait fixé rendez-vous à 11h00 devant la mairie de Lille. Fidèles à leurs habitudes les leaders UNL-FIDEL veulent prendre le controle du cortège unitaire, et emmener tout le monde voir Martine Aubry à la mairie. Pas d'accord avec cette décision autoritaire, une partie de la manif, constituée notamment des lycéen-ne-s de l'AG autonome du jardin des plantes, décide de quitter le cortège unitaire et de se diriger vers le siège de l'UMP, ce qui avait été discuté en AG.

Pendant plus d'une heure le groupe de lycéen-ne-s assiègeront le siège de l'UMP, jouant au chat et à la souris avec les forces de l'ordre, plusieurs controles d'identité et quelques interpellations à la clé. Pendant ce temps là, je suppose que le cortège UNL-FIDEL a suivi son parcours devant la mairie puis vers la Place de la République.
Vendredi 8 avril après-midi, nouveau face à face avec les forces de l'ordre en nombre impressionnant : on pouvait dénombrer 25 fourgons de CRS et 4 bus de gardes mobiles boulevard de la Liberté. Des lycéen-ne-s étaient coincé-e-s rue de Béthune, d'autres rassemblé-e-s place de la République. Les CRS ont semble-t-il de nouveau chargé pour disperser les différents groupes, mais j'avais quitté les lieux pour faire ce compte rendu.

(texte posté sur indymedia-lille)

Dernière minute !
Un rassemblement de solidarité avec les lycéens est organisé samedi 9 avril à 12 h (place de la République - Lille ) à l'appel des syndicats de l'éducation (cfdt, cgt, cnt, fsu, sud) et des parents d'élèves (fcpe).





COMMUNIQUES DE SOUTIEN AU MOUVEMENT LYCEEN


Communiqué du syndicat CNT - EDUCATION 59 / 62 :

Jeudi 7 avril, les forces de police ont violemment agressé les lycéens qui manifestaient pacifiquement devant la préfecture de Lille. L'alibi d' « éléments extérieurs » qui auraient provoqué les forces de l'ordre a servi de prétexte au déchaînement de la violence policière.

A Paris, le 8 mars, les forces de police ont laissé les « éléments extérieurs » agresser les lycéens qui manifestaient pacifiquement.

La CNT condamne cette violence policière ordonnée par le Ministre de l'Éducation incapable depuis plusieurs années d'entendre la France d'en bas !

Le même qui souhaite casser le bac n'a plus que le mot bac à la bouche pour justifier sa « fermeté ». Nous en ririons presque.

La violence policière, visible, brutale s'accompagne d'une répression sournoise, feutrée au sein des établissements. Certains chefs d'établissement zélés méprisent les droits des élèves. Droit d'expression collective, droit de réunion, droit d'information, droit de publication, droit d'association.

Ils n'hésitent pas à prononcer des sanctions arbitraires, à multiplier les brimades, à proférer des menaces.

La CNT condamne cette violence larvée exercée par des chefs d'établissement représentants de l'État et à ce titre garants du respect des droits de tous.


Communiqué de la Fédération CNT - EDUCATION
:

        La fédération CNT des travailleuses et travailleurs de l'éducation,  dénonce avec force les violences policières exercées contre les lycéen-ne-s lors de la journée de mobilisation du jeudi 7 avril, notamment à Lille, Paris, Béziers.

        L'usage de la matraque, les interpellations, montrent la surdité du ministre de l'Education et du gouvernement face aux revendications légitimes des lycéen-ne-s, qui luttent depuis déjà plusieurs mois contre la casse organisée du service public d'éducation. La violence policière et les tentatives de marginalisation (notamment la référence à de prétendus "groupuscules infiltrés") tentent d'étouffer un mouvement qui dérange, et montre l'intransigeance d'un pouvoir répressif et réactionnaire.

        Nous affirmons notre solidarité avec les lycéen-ne-s contre la répression, protestons contre les exactions (tabassages en règles) perpétrées par le pouvoir. Il est de la responsabilité des organisation syndicales de l'éducation de refuser la logique de marginalisation des mouvement lycéen-ne-s et de prendre leur responsabilité en lançant un appel franc à la grève reconductible des personnels, et ce dans les plus bref délais. C'est en ce sens que nous oeuvrons depuis plusieurs mois, et que nous continuerons à oeuvrer.

Lyon, le 08/04/05.
Le secrétariat fédéral de la FTE-CNT.

Pour télécharger la version maquettée du communiqué :
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NON A LA REPRESSION POLICIERE
DU MOUVEMENT LYCEEN !

Depuis lundi 4 avril au petit matin, les forces de l'ordre civiles et militaires interviennent dans les lycées lillois pour empêcher l'expression des lycéens.

Les lycéens en grève, exprimant leurs opinions, sont-ils de telles menaces pour l'ordre public ?

Les promesses faites par les chefs d'établissement ont-elles si peu de valeur qu'un recteur puisse les méconnaître et ordonner l'intervention des CRS ou des gardes mobiles de la gendarmerie ?

Accepterons nous ce recours à la force contre cette action pacifique, responsable, maîtrisée ? Serons nous complices en ne la dénonçant pas ?

Non.

Nous ne pouvons accepter cette réponse policière et militaire aux revendications lycéennes.

Les lycéens, les "jeunes", nous appellent et demandent notre solidarité active. Leurs revendications sont les nôtres. Leur refus des abus de pouvoir montre la vigueur des exigences démocratiques du pays.

Nous ne les laisserons pas seuls.



NOUVELLES DES LYCEES OCCUPES
A VILLENEUVE  D'ASCQ ET A LILLE


Queneau (V. d'Ascq):

Le lycée était occupé hier soir (mardi 5 avril). Les CRS sont venus déloger les lycéenNEs dans la soirée. Le recteur avait demandé au proviseur du lycée d'appeler la police pour l'évacuation. Evacuation qui s'est faite avec des violences: lycéenNEs traînéEs à terre, coups de matraques,... Beaucoup de soutiens étaient présents à l'extérieur du lycée: parents d'élèves, enseignantEs,... Les CRS ont été bloqués quelques temps dans l'enceinte du lycée car une grille a été refermée sur eux. Puis une fois la grille ouverte, quelques CRS sont restés postés dans la cour du lycée durant la nuit. Une trentaine de lycéeNEs sont restées à proximité du lycée et y ont
installé leurs tentes pour y passer la nuit.

Ce mercredi 6 avril au matin, le blocage du lycée Queneau est mis en place: environ 80 lycéenNEs bloquent les deux entrées du lycée réservées aux élèves. Quelques élèves rejoignent le barrage mais la plupart repart ou squatte dans les parages. Une poignée d'élèves est passée à travers le barrage humain mis en place à une entrée annexe. La plupart des enseignantEs sont présentEs à l'extérieur du lycée et ne font pas cours. Une photo de l'évacuation policière d'hier soir (un lycéen traîné par deux CRS) a été
photocopiée à plusieurs exemplaires par une enseignante du SNES et affichés devant le lycée. Un tract issu de "l'AG des lycéens de la métropole lilloise" qui s'est tenue hier est diffusé aux élèves: appel à rejoindre le sitting de la grande place à 14h aujourd'hui.

Pasteur (Lille):

Le lycée pasteur était occupé depuis hier soir 20h par 40 - 50 lycéeNEs. Une voiture de flics était venue constatée l'occupation mais pas d'évacuation prévue dans la soirée. Néanmoins l'info est venue de Queneau comme quoi le lycée serait évacué le lendemain matin et le soir les occupantEs devaient en principe s'organiser pour cette évacuation. Quatre parents d'élèves sont passés dans la soirée. Je leur ai demandé s'ils pouvaient contacter d'autres parents d'élèves pour être présents à l'évacuation. Aux dernières nouvelles , les occupantEs ont été expulsées du lycée et, là encore, des violences auraient été faites. Les lycéenNEs devraient en principe rejoindre le sit-in de 14h.

Montebello (Lille) :

Le lycée était de nouveau occupé hier soir mais pas de nouvelles ce matin (expulsion ?).

Faidherbe (Lille) :

Une AG se déroule en ce moment même (mercredi 6 avril au matin). Hier, les lycéenNEs de Faidherbe ne comptaient pas se joindre au sit-in.

Greg (CNT éducation - section universitaire)




COMPTE-RENDU DE LA JOURNEE DU 5 AVRIL
AU LYCEE FAIDHERBE DE LILLE

Par un élève du lycée Faidherbe (Lille) :

Eh Non c'est pas fini ! Alors j'embraye sur un petit compte rendu de la journée d'aujourd'hui (5 avril) pour ce qui est des Faidherbistes...

La journée a commencée un peu après 7h00 la veille, notre assemblee generale avaient voté une tentative de re-blocage du bahut mais les flics ( qui avaient du passer la nuit ou revenir très tôt ) était deja present et nous n'etions qu'une quarantaine à tout casser... on s'est donc contenter d'interpeler les personnes qui entraient sur la presence des flics dans un bahut, mais la plupart gardait les oeillères... on a rapidemment fait un sit-in symbolique devant l'entrée principale, mais les cours étant assurés le nombre de personne qui s'arrêter était quasi nul...

Vers 9h nous avons decidé de tenter une infiltration du bahut pour s'octroyer une tribune dans les classes et sensibiliser ( profs y compris ) la large majorité de gens insensibles aux evenements de la veille et a nos revendications... Les personnes qui sont entrées se sont finalement contenter de s'asseoir au milieu de la cour et de lancer quelques slogans ( entreprise pas vaine car une alarme s'étant déclenchée, quelques classes sont descendues dans la cour pour voir de quoi il s'agissait... )

Pendant ce temps un groupe restreint était resté devant l'entrée, actionnant tout nos contacts habituels ( les associations de parents d'élève ont accepté de faire un papier affichant ouvertement leur soutient sur le modèle de ce qu'à deja fait la CNT )et interpellant les profs qui passait ( tous des reac', serieux ça fout les jetons ).

A 10h on a reçu un appel des lycéens de Pasteur qui bloquaient le rectorat et semblait avoir besoin d'aide... on est tous parti sans trop se poser de question mais arrivant sur place on s'est vite demander ce qu'on foutait là : les lycéens étaient dehors, assis, ressortait les slogans tous gentils " si t'aime pas la loi fillon frappe des pieds" et ne semblait pas dans l'état de detresse qu'ils semblaient sous entendre au telephone ! Ces cons là on nominait une delegation d'inconnus pour aller "negocier" avec le recteur sur je ne sais quelles miettes... à Faidherbe on s'est foutu à l'écart refusant toute logique de delegation qui risquerait à coup sur de parler d'autres choses que ce que nous reclamons depuis le debut : le retrait total du projer de loi... et de toute façon cette decision à était prise par ceux qui, dixit, se presentait comme " les organisateurs " de la reunion... bref, fermez vos gueules, on decide pour vous...

12h30 c'était l'Heure de l'assenblee general inter-lycée à Montebello... les 3/4 des gens presents votent l'occupation de Faidherbe...

14h, Lycée Faidherbe, entre 200 et 300 lycéens arrivent à faidherbe, une partie pénètre derrière la serie de premières grilles mais les grilles se ferme sur le reste du cortège, les lycéens sont coupés en deux, la plus grosse partie reste sur le trottoir...

5 minutes plus tard, un defilé invraissemblable de 3 ou 4 fourgons de keufs defilent devant nos yeux et vont se garer un peu plus loin...

Dans le demi-heure qui suit, Montebello a montré l'étendu de leur connerie et l'emprise des petits chefs sur leur mouvement de brebis égarés... ( desolé je suis radical mais après avoir parler pendant 20 minutes avec eux ils m'ont vraiment déçu )...

Car oui en effet, Montebello c'est le terrain de recup' des syndicats lycéens... ils ont une ou deux bonnes oratrices et leur influence sur le groupe est totale...

Après avoir vu defilé les keufs donc, une demoiselle decide que l'occupation entamée est "contraire à ce que montebello a toujours entrepris" le qualifiant à la fois de "violent" et " desorganisé" ( je sais pas ou elle a été pecher ça ) les gars de Montebello, niant la valeur du vote exercé 45 minutes plus tôt se retire sur le trottoir d'en face pour organisé une "AG" qui se resume à un monologue d'une personne, laissant l'autre moitié se demerder avec les keufs qui voyant l'occupation s'effriter d'elle-même se réjouissait bien de pouvoir desormais intervenir et feliciter surment les lycéens de montebello d'avoir fait le sal boulot à leur place : dissoudre le rassemblement, nous discrediter, nier la solidarité inter-bahut ( mercredi on était avec eux pour leur blocage et cela leur a permi de grossir leur rang )" bah ouais c'est votre bahut quoi !"...

Ils se barrent une demi-heure plus tard ( alors que, comble du rire, tout ceux avec qui j'ai parler pendant cette demi-heure était d'accord avec moi, mais se sont casser quand même ! ) pretextant une autre AG à l'ecart des flics ( à 12h30 yen avait deja eu une quoi ! ! ! )... On a nos taupes, à cette AG ils ont même pas parler de faidherbe.... Les petits chefs, les syndicats recuperateurs, UNL, FIDL et tout le tintouin c'est clairement, la gangrène du mouvement de contestation, chaque jour qui passe en est une preuve plus concrète...

Bravo les gars Niquez le mouvement !

Reprenons, après cet elan fraternel ( promi après ça j'arrête ) les flics n'avaient plus qu'à intervenir... chose faite avec une violence inouie, trainés par terre, pris à la gorge, ruée de coups au thorax, des claques ont volées aussi, les lycéens assis à l'interieur du bahut se sont fait mettre sur le trottoir sans menagement... la grille refermée derrière eux... suite à cela les keufs se sont copieusement fait insulter ( normal ! ) et la colère grandissait...

Un representant de la FCPE a exigeait de parler au responsable de la milice fasciste et, témoin de la scène a alerté le prefet... M6 était là, peur de se faire recupérer par les medias on a mis la pression sur le contenu du reportage, on a delegué un gars a nous pour relater les evenements... on vera ce que ça donne ce soir... ce n'est pas sans risque.. et on était pas tous pour...

Voila c'est à peu près tout... Demain se reprend... plus que jamais on a besoin de soutient car le facteur keuf est apparu depuis 2 jours... pour tenir un bahut il faut être au minimum deux fois plus... de plus, le chantage administratif est omnipresent... sur Faidherbe nous sommes toujours minoritaire et nous exposons chaque jour au chantage de notre cher Proviseur...

Cette nuit les occupations reprennent sur Lille et ses environs, et chose ridicule si il en est une la fameuse AG "bis" de montebello à decider un sit-in... sur la grand place...

Je crois que je vais adhérer à l'UNL... ( lol ! )

Un lycéen de Faidherbe (Lille).



LYCEE OCCUPE :
DEMANDE CNT DE RETRAIT DE TOUTE SANCTION POUR FAIT DE GREVE


Lettre de la CNT éducation 59/62 :

Lille, le lundi 4 avril 2005 à 20 h.

Destinataires :
- Syndicats enseignants
- Associations de parents d’élèves
- Administration du lycée Faidherbe
- Professeurs concernés et CPE
- Rectorat de Lille

Objet : demande de retrait de toute sanction pour faits de grève.

Mesdames, Messieurs,

Suite à l'occupation de leur établissement par les lycéens du lycée Faidherbe à Lille, le dimanche 3 avril 2005 à 18h00 et à leur expulsion par les forces de l'"ordre" le lundi matin à 6h00, des tentatives d'intimidation de la part de l'administration ont eu lieu à l'encontre des lycéens et des étudiants en classe préparatoire venus les soutenir et qui n'étaient pas rentrés en internat avant les 22h00 mentionnés dans le règlement intérieur.

Les élèves repérés par la police comme risquant d’appartenir au mouvement revendicatif n'ont pu y rentrer à 8h00 et ont été tenus éloignés du lycée et des autres lycéens pendant toute la journée. Il leur a été promis une note de 0 au Bac blanc qui se déroule cette semaine à Faidherbe.

Nous nous élevons vigoureusement contre ces mesures qui entravent la liberté d'expression, de manifestation et de grève, et nous exigeons qu'aucune sanction ne soit prise, ni au niveau administratif, ni au niveau pédagogique (note nulle pour les "lock-outés") envers les citoyens-élèves en lutte.

Nous restons et resterons particulièrement vigilants à ce que notre exigence soit respectée dans son intégralité, et nous nous engageons par la présente à faire la plus large publicité autour de toute sanction prise pour faits de grève et pour tout comportement facilitateur de ces sanctions, actif ou par omission, de l'équipe éducative du lycée Faidherbe.



DECLARATION
DE L'A.G. DU LYCEE FAIDHERBE OCCUPE (LILLE)

Nous, Assemblée Générale du Lycée Faidherbe occupé (dans toute notre diversité), nous avions décidé d'occuper notre lycée dés dimanche soir, cette action rentrant dans le cadre d'un mouvement lycéen national à la hauteur de nos revendications, à savoir le mouvement de blocage pur et simple des lycées.

Ce moyen de lutte répond à la surdité d'un gouvernement qui a décidé de faire passer en force ses réformes libérales concernant aussi bien les lycéenNEs que les chercheurEUSEs et les étudiantEs.

Dimanche 3 avril 2005, nous sommes entréEs dans le lycée Faidherbe dans le but de l'occuper. Ayant conscience du poids des classes préparatoires et des internats, nous avons décidé de laisser l'accès libre à ces sections. Ce filtrage nous a permis de nous entendre avec le proviseur quant à la non-intervention des "forces de l'ordre".

Espoir déçu, puisque le lendemain matin (lundi) vers 6h30, nous avons vu débarquer une bonne soixantaine de policiers venus tout spécialement pour déloger la vingtaine d'occupantEs présentEs. Notre mouvement s'inscrivait pourtant expliciter dans une perspective d'action non-violente.

Nos revendications restent inchangées :
- retrait total de la loi Fillon
- retrait total de la "réforme" LMD
- annulation des suppressions de postes (IATOSS et pédagogiques)
- pas de flics dans nos lycées
- pas de sanctions pour les occupantEs / grévistes.

L'AG de Faidherbe occupé
(soutenue moralement par la FCPE et la PEEP).





LYCEES OCCUPES A LILLE :
NON  A LA REPRESSION POLICIERE !

Ce matin (lundi 4 avril 2005) à 6 h 30, 7 fourgons de police ont vomi leur cargaison de moutons haineux et surarmés devant les grilles du lycée Faidherbe. Ce lycée était occupé depuis hier soir par les lycéen-es eux-mêmes, cette action s'inscrivant dans la continuité des autres occupations qui étaient en cours sur Lille.

Agissant sur réquisition du préfet, environ 70 flics ont alors pénétré dans l'enceinte du lycée, par une grille de service qui avait été rouverte la veille à la demande du proviseur - "afin de laisser un passage aux pompiers" (sic). L'ampleur de l'opération policière était évidemment totalement disproportionnée : 70 flics contre 25 lycéen-es. La préfecture craignait sûrement que les occupant-es sortent leurs armes : stylos Bic, doubles décimètres, calculatrice...

Sur un ton péremptoire et sans aucune possibilité de dialogue, les lycéen-es ont été enjoints de vider les lieux (leur lieu de travail...). S'en est suivi une résistance passive et pacifique sous forme de sit-in devant la grille d'entrée, barricadée la veille. Les forces de l'Ordre ont alors dégagé les barricades, puis ouvert la grille en l'utilisant comme bélier face aux lycéen-es assis-es. Certain-es se retrouvant évidemment coincé-es brutalement derrière cette grille. Les occupant-es ont ensuite été repoussé-es vivement jusqu'au trottoir, où ils-elles sont toujours à l'heure actuelle.

Les autres lycéen-es arrivant à l'heure pour le début des cours ont donc, pour ceux-celles qui le souhaitaient, rejoint leur salle de cours en passant devant un rideau de keufs. Les plus motivé-es d'entre eux ont rejoint le mouvement, une centaine de lycéen-es stationnant dehors, sur le trottoir, parmi les affaires éparpillées par les policiers.

L'Etat UMP, pris de cours par un mouvement d'ampleur nationale, très déterminé, sur des revendications claires, n'aura-t'il donc aucune autre réponse que la violence policière ? Saluons aussi le proviseur du lycée Faidherbe, homme de dialogue et de tolérance, qui fait sonner la Troupe quand ses élèves lui demandent son soutien...

(les mêmes faits se sont produits au Lycée Montebello au même moment...)




EDUCATION : 
OCCUPATIONS, AG... LA LUTTE CONTINUE !

Le syndicat SSEC-CNT 59/62 apporte son soutien aux lycéens qui occupent et/ou bloquent leur établissement à Lille, Le Quesnoy, Dunkerque, Arras, etc.  Il salue leur combat contre la loi réactionnaire dite « loi Fillon » et pour de meilleures conditions de vie. Il invite une nouvelle fois tous les personnels à manifester concrètement  leur solidarité avec ces actions entreprises au nom du droit à l'éducation égal pour tous et toutes.
Ayant eu connaissance de fait de répression, sanction, brimade émanant aussi bien des chefs d'établissement que de professeurs, le syndicat SSEC-CNT souligne qu'il est très attentif au respect du droit de grève exercé par les lycéens et collégiens. Pour lui, toute mesure de répression, d'où qu'elle émane, sera considérée comme une atteinte au droit de grève inscrit dans la Constitution. Le syndicat en tirera les conséquences. Et agira en conséquence contre les responsables des atteintes inadmissibles au droit de grève.

CNT éducation 59/62

Occupations, manifestations et ????

Elle est passée, mais le combat ne s’arrête pas !  La loi Fillon (loi de régression, loi de sélection, loi de restriction) est unanimement condamnée par les élèves, les parents et les personnels. Certes, la mobilisation des personnels n’a pas été, du moins jusqu’à maintenant, à la hauteur des enjeux. Et les organisations syndicales majoritaires ont leur part de responsabilité dans ce domaine. Ainsi, en appelant - au lendemain de la grève du 10 mars - à une manifestation le 2 avril (soit dix jours après le vote de la loi au Parlement !), ces organisations ont rompu avec la dynamique de grève enclenchée cet hiver. Elles ont laissé les lycéens sans perspectives, rejouant d’une certaine façon le mauvais coup du printemps 2003.

Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la mobilisation ; mais aussi à l’organisation des personnels, des parents et des élèves à travers des collectifs, des réseaux, des coordinations et des syndicats de lutte.

Élèves, parents et personnels, c’est tous ensemble que nous devons lutter, c’est tous ensemble que nous pouvons gagner !

Au contraire d’une manifestation en décalage avec les mobilisations réelles, il est plus que temps de se donner les moyens d'établir un véritable rapport de force et d'appeler tous les personnels de l'Éducation Nationale à lancer un mouvement de grève massif en posant, d'emblée, la question de sa reconduction jusqu'au retrait de la loi. En mai 2003, le mouvement était parti de la base. A l'initiative de quelques établissements au départ, il avait fait boule de neige en moins de deux semaines. Pas besoin d'attendre les « temps forts » décidés par les syndicats majoritaires pour se lancer ! Rappelons que plusieurs syndicats ont déposé des préavis de grève illimités. Les personnels qui décideraient de partir en grève sont donc tout à fait couverts d'un point de vue légal. Alors, qu’est-ce qu’on attend ? Une hypothétique victoire de la gauche parlementaire en 2007 ???

Réunissons-nous en AG, coordonnons-nous
entre établissements et votons la grève !


Jeudi 31 mars 2005
CNT éducation 59 / 62



PS : Mercredi 30 mars, plusieurs personnes issues de différentes AG du Nord Pas-de-Calais
(parents, enseignants, lycéens et étudiants des régions lilloise, dunkerquoise et béthunoise) se sont réunies au collége Carnot à Lille dans le but de se coordonner.




REFORMES DANS L'EDUCATION :
UNE MEME LOGIQUE LIBERALE !


Depuis quelques années, nos gouvernements successifs imposent des réformes de l’éducation nationale. Leur stratégie consiste à les étaler dans le temps, donnant l’impression qu’elles sont sans relation les unes avec les autres : LMD, loi Fillon sur l’école et LOPRI[1]. Et pourtant :

 

- démocratie illusoire : 

Chacune d’elles a été (ou sera) passée au forceps : ainsi, par exemple, le grand débat sur l’école a été une pseudo-consultation où les profs étaient libres de poser les questions qu‘on leur avait préparées ; il a abouti au rapport Thélot (source de la loi Fillon sur l’école). Le LMD, lui, a été voté à Lille 3 par un CA ignorant les revendications du mouvement étudiant qui exigeait notamment une réelle consultation des usagerEs de l’université. Plus généralement, la mise en application du LMD dans les universités s’est appuyée sur la démocratie prétendue représentative. Quant à la LOPRI, son application sera du ressort du Haut Conseil de la Recherche et de l’Innovation (aux membres nommés par le ministère), court-circuitant ainsi les EGR[2].

 

- privatisation des lieux d’enseignement :

Comme souhaitait le faire la loi de modernisation (“suspendue”) des universités, la loi Fillon sur l’école vise à « une augmentation de l’autonomie financière des établissements ». Cette dernière mesure, à relier à la régionalisation commencée dans le secondaire, exposera encore plus les établissements aux pressions locales, aux logiques concurrentielles, aux exigences immédiates du marché. Cette autonomisation financière implique une rentabilisation du lieu d’enseignement (d’où, peut-être, une multiplication des pubs commerciales dans les couloirs…).              

De plus, on peut craindre des coupes dans les budgets (notamment salariales pour les personnels) puisque le ministère serait amené par la loi de modernisation des universités (« suspendue »)  à verser un budget global aux établissements. En ce qui concerne la LOPRI, un budget global prend le nom de « projet en coût complet » : « l’ANR[3] [exécutante des industriels] financera des projets en coût complet (incluant les CDD) ».

Par ailleurs, le projet Fillon préconise que « les établissements dans le cadre de leur dotation en heures d’enseignement, pourront faire appel à des professeurs associés, issus des milieux professionnels » : l’entreprise vient jusque dans les écoles dicter sa loi. Les enseignantEs seront soumisES à « l’augmentation du temps de travail et à la flexibilité ». Pour la LOPRI, cela signifie stagnation de l’emploi statutaire et aucune limite pour les contrats de « chercheurs associés ».

La LOPRI prévoit des Pôles de Recherches et d’Enseignement Supérieur (PRES), c’est-à-dire une offre de formation régionale limitée, définie par le bassin d’emploi régional. La recherche fondamentale est plus qu’en danger puisque son financement dépendra des applications.

 

- mise en concurrence des établissements d’enseignement :

En effet, la loi Fillon prévoyait d’introduire le contrôle continu au bac. Il y aurait ainsi eu une différence entre les établissements des quartiers aisés et ceux des quartiers défavorisés. De même, la réforme LMD vise à développer des pôles d’excellence au côté de facs « poubelles ». Comme l’annexe descriptive au diplôme universitaire indiquera à l’employeur que vous avez fait une fac de merde, cela implique la fin des conventions collectives définies à partir des diplômes nationaux que casse le LMD.

Les PRES de la LOPRI seront restreints aux Master et Doctorat (Licence exclue) : système universitaire à deux vitesses, avec des universités tournées vers la recherche (Master, Doctorat) et des universités sans recherche (Licence) ; avec des filières tournées vers la recherche, et des filières sans recherche.

- formatage des élèves à la logique patronale :

          La loi Fillon sur l’école et le LMD parlent de « compétences » ; ça n’indique pas l’acquisition de connaissances et la formation d’un esprit critique : c’est juste un truc qui dit qu’on possède tel « savoir-faire » dans tel domaine. On va former des techniciens qui appliquent et reproduisent les acquis du domaine professionnel, pas des individus pensants. Cela ouvre probablement la voie à la formation continuée (« compétences » qui se périment).

          La loi Fillon (« socle commun de connaissances et de compétences ») entérine explicitement la mise à l’écart de disciplines déclarées non fondamentales et la hiérarchisation des savoirs. Tandis que le LMD implique une fragilisation de disciplines non rentables (à Lille 3, l’application du LMD a entraîné la disparition de l’ethnologie et la fragilisation du cursus de sociologie). La LOPRI est monothématique et donc pas pluridisciplinaire.

          La loi Fillon met en place des « mesures [visant] à transformer les finalités de l’école et à placer comme priorité l’employabilité (…). L’école comme variable d’ajustement aux besoins immédiats des entreprises ». Le LMD en est l’équivalent universitaire dans nombre de ses aspects : apparition dans les UE libres d’options bidons genre découverte de l’entreprise, création d’entreprise, projet professionnel ; multiplications de stages (genre La Redoute ou Michelin…) ; rapport de stage qui remplace le mémoire en filière pro.

Ces liens (non exhaustifs) entre les réformes de l’éducation nationale tendent à montrer qu’elles sont au service d’une même logique et qu’elles sont pensées dans un projet global de main mise du patronat sur l’éducation nationale et sa privatisation.

 

C’est pourquoi, touTEs ensembles (étudiantEs, lycéenNEs, enseignantEs, chercheurEUSEs, personnels IATOSS) nous devons nous rejoindre sur une lutte commune contre ces réformes au lieu de rester chacun dans notre coin. Il est à souhaiter que les AG et collectifs se multiplient et créent des liens concrets entre eux (des AG unitaires, actions communes, …) afin de s’opposer ensemble face à l’éducation patronale qui s’annonce et de construire collectivement une autre école…et une autre société ! Dans cette perspective nous ne devons pas attendre la grève générale reconductible mais au contraire la construire ! La FAU Lille (section universitaire de la CNT) appelle les étudiantEs et personnels de l’université à se joindre aux AG et collectifs actuellement en lutte contre ces réformes.


Section universitaire lilloise  du syndicat SSEC-CNT 59 / 62

Tract maquetté à télécharger (format pdf) :

recto - 62 ko

verso - 39 ko


[1]  LOPRI : Loi d’Orientation et de programmation pour la Recherche et l’Innovation

[2]  EGR : Etats Généraux de la Recherche

[3]  ANR : Agence Nationale de la Recherche




APPEL
DE LA FEDERATION CNT DES TRAVAILLEURS DE L'EDUCATION

La Fédération CNT des travailleurs de l'Education (FTE) a décidé d’appeler aux différentes mobilisations de la semaine du 7 mars. Elle appelle tous les personnels de l’Education à rejoindre la manifestation nationale des lycéens du 8 mars, à participer à la mobilisation des universités contre la LOPRI le 9 mars, et à manifester avec l’ensemble des travailleurs (public/privé) le 10 mars. En effet les travailleurs du public comme du privé subissent depuis plusieurs années la politique réactionnaire de ce gouvernement aux ordres du Medef, celle-ci visant à faire de la précarité la nouvelle forme de gestion du monde du travail. A ceci s’ajoute évidemment une hausse des profits du patronat au détriment des salariés. De plus, toutes les lois anti-sociales de ces dernières années : retraite, sécu, racket patronal avec suppression d’un jour férié, se poursuivent avec la casse des 35 heures, qui avaient déjà apporté la flexibilité par l’annualisation.

Pour l’Education, les protestations contre la loi rétrograde de Fillon se sont multipliés depuis le 20 janvier, avec des opérations « école morte » ou des occupations d’écoles sans oublier le mouvement des lycéens. Ainsi, malgré que cette loi soit rejetée par l’ensemble des acteurs de l’école : élèves, parents et enseignants, Fillon a tenté de profiter des vacances pour mener à bien son projet de destruction du service public d’éducation qui, sous prétexte de remédier aux difficultés du système scolaire français, ne fait que suivre la lignée des projets européens d’adaptation de l’école à la société capitaliste et d’offensives libérales sans précédent.

La CNT-FTE militera donc dans toutes ses sections, dans toutes les AG pour que la journée du 10 mars soit le départ d’une grève illimitée jusqu’au retrait du plan Fillon. Elle s’associera également à tous les autres secteurs du public comme du privé qui choisiraient de s’engager dans une grève reconductible au lendemain du 10/03.

Confédération nationale du travail (CNT)
Fédération des travailleurs de l'Education (FTE)

Tract de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation
pour les 8, 9 et 10 mars
(format pdf - 2 pages - 97 ko)



 GREVE "PUBLIC / PRIVE" DU 10 MARS 2005 :
DECLARATION DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE DE L'EDUCATION


JEUDI 10 MARS 2005 :
EDUCATION, RECHERCHE, SERVICES PUBLICS, PRIVÉ
TOUS ENSEMBLE DANS L’ACTION

L’intersyndicale de l’Éducation Nationale
FSU, UNSA, FERC-CGT, SGEN-CFDT, SNFOLC, FAEN, EIL, SUD, CNT,
appelle tous les personnels à faire grève et à manifester.

L’intersyndicale académique de l’Éducation appelle tous les personnels à faire grève et à manifester le 10 mars  dans le cadre de la journée de grève interprofessionnelle pour l’augmentation des salaires, la réduction du temps de travail et l’emploi et la défense des services publics.

Dans l’académie, les mobilisations se sont multipliées et renforcées contre les suppressions (-940 postes) et l’insuffisance des moyens.

Le 10 mars, nous exigerons aux côtés des salariés du privé et du public :

- L’augmentation générale des salaires et des pensions : rattrapage des pertes du pouvoir d’achat subies depuis le 1er janvier 2000 dans la fonction publique ( + 5%) ;

- Le refus des 940 suppressions de postes dans notre académie, des 7000 suppressions nationales et le maintien de toutes les garanties statutaires qui fondent la fonction publique. Non au transfert des TOS, maintien de la fonction publique d’Etat pour tous !  ;

- L’arrêt de la dégradation des conditions de travail – qu’amplifierait le projet Fillon – avec la multiplication des services partagés, l’augmentation de la charge de travail (en particulier sur les questions de remplacement) ;

- Un plan de résorption de la précarité et des recrutements à la hauteur des besoins ;

- Le refus du développement de l’apprentissage en concurrence directe avec les formations professionnelles et techniques sous statut scolaire ;

- Le retrait du projet de loi Fillon qui génère des suppressions de postes, de filières, de classes, de dédoublement, supprime les heures de cours et les programmes nationaux en instaurant un socle minimum de connaissances et des enseignements dits complémentaires ;

- Le maintien du bac comme examen terminal anonyme national.

Pour des services publics partout performants, une école qui ait les moyens d’assurer la réussite de tous les jeunes parce que ce sont des facteurs déterminants d’une politique de droits, de justice, de développement économique et social et de vitalité des territoires. ;

Après le 20 janvier, le 5 février et le 25 février, les personnels de l’Éducation Nationale, montreront le 10 mars, par leur mobilisation massive avec les autres salariés du public et du privé, leur détermination à défendre leurs postes, leurs statuts, leurs conditions de travail.

L’intersyndicale apporte également son soutien à la journée de manifestation des lycéens du 8 mars et à celle des personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur le 9 mars. Elle appelle les personnels à débattre des suites de l’action dans les assemblées générales.

Pour avoir la version maquettée
de cette déclaration (format pdf - 1 page - 71 ko), cliquer ici.

Tract de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation
pour les 8, 9 et 10 mars

(format pdf - 2 pages - 97 ko)

Nota bene :
Un préavis de grève couvre l’ensemble des personnels de l’Education nationale, de l’enseignement supérieur et de larRecherche, enseignants et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou précaires, de droit public ou de droit privé, pour la semaine du 7 au 12 mars 2005.


10 MARS 2005 :
LA FCPE APPELLE A UNE JOURNEE "ECOLE MORTE"

Communiqué de la FCPE
(fédération des conseils de parents d’élèves)
 
ÉCOLE MORTE, LE JEUDI 10 MARS
 
L'École subit des restrictions budgétaires sans précédent. Depuis 2002, des milliers de postes d'enseignants, de personnels de service, de surveillants ont été supprimés. Le budget Sarkozy-Fillon pour 2005 ferme plus de 6000 postes dans le secondaire et ne crée pas suffisamment de postes dans le primaire pour faire face à la hausse démographique.
 
On nous annonce encore pire pour 2006.
 
Nous avons la certitude que la rentrée prochaine sera catastrophique pour les conditions de travail de nos enfants :

- Recul de la scolarisation en maternelle ; il sera de plus en plus difficile voire impossible d'inscrire les enfants de moins de 3 ans et parfois ceux qui ont dépassé cet âge.
- En primaire, de nombreuses fermetures de classes, y compris dans les zones d'éducation prioritaires et les zones rurales, vont entraîner des effectifs très chargés et donc une difficulté à bien s'occuper de tous les élèves.
- Des collèges seront fermés dans certains départements ; la réduction de la dotation horaire conduira également à des classes à plus de 30 élèves.
- Les lycées paient un lourd tribut : de nombreuses options disparaissent dans la plupart des lycées, les TPE (travaux personnels encadrés) plébiscités par les lycéens et qui  constituaient une nouvelle façon de travailler préparant mieux aux études supérieures sont supprimés ; des filières professionnelles et technologiques sont rayées de la carte... Le choix des élèves sera limité, leurs conditions d'étude dégradées ; des lycées ruraux et même urbains sont mis en péril.
- Au moment où l'on affirme mener une politique en faveur de l'intégration des enfants handicapés, on retire des moyens à ce secteur.
 
Dans le même temps, le gouvernement fait voter une loi dont l'objectif essentiel est de justifier de nouvelles restrictions budgétaires pour l'école publique.
 
Devant la gravité de la situation, les parents ne cessent de réagir partout dans le pays.
Le gouvernement reste sourd.
Alors nous haussons le ton.

Pour signifier solennellement au gouvernement leur refus de cette politique de casse du service public, la FCPE appelle tous les parents à ne pas envoyer leurs enfants à l'école le jeudi 10 mars et à manifester ce jour là *.

* Pour le Nord Pas-de-Calais,
 le rendez-vous est fixé à 14 h 30, porte de Paris (Lille).




LES ETUDIANTS
S'ADRESSENT AUX LYCEENS...

DE L’EDUCATION NATIONALE A L’EDUCATION PATRONALE

En tant qu’étudiant-e-s, nous sommes heureux-ses que vous lycéen-ne-s ayez pris l’initiative de descendre dans la rue pour manifester votre mécontentement contre un système hiérarchisé où les décisions prises depuis le haut nous font subir des inégalités toujours croissantes au profit d’une classe dominante.

Nous-même, étudiant-e-s (et vous peut-être étudiant-e-s de demain), avons aussi à subir une série de réformes de l’Education Nationale dont la véritable visée est de mettre tout le système éducatif sous tutelle du Medef.

C’est ainsi qu’au niveau des universités vont émerger d’un côté des pôles d’excellence et de l’autre des « facs-poubelles ». Le projet Fillon apparaît donc comme une adaptation à ces réformes universitaires et tend à poser les bases d’une telle sélection dès le collège.

Depuis deux ans, des mouvements étudiants ont lutté sans succès contre ces réformes universitaires. Aujourd’hui, le fait que vous, lycéen-ne-s soyez dans la rue ne peut qu’encourager les étudiants à venir vous rejoindre afin que nous unissions nos forces contre les réformes de l’Education Nationale (LMD pour les facs, projet Fillon pour les lycées, LOPRI pour la recherche, modernisation et décentralisation pour les personnels).

De plus, le contexte social (privatisation du secteur public, précarisation croissante, délocalisation, …) nous incite à élargir notre lutte.

Parce qu’une société ne doit pas se changer depuis le haut, nous ne pouvons qu’encourager la multiplication des pratiques autonomes des lycéen-ne-s (http://www.lyceens-en-action.fr.st) : prises de décisions collectives en assemblées générales, etc.

POUR CHANGER D’ECOLE, IL FAUDRAIT CHANGER DE SOCIETE !
POUR UNE REVOLUTION SOCIALE, EDUCATIVE ET PEDAGOGIQUE

CNT - section universitaire de Lille

Le tract maquetté est ici
(format pdf - 1 page - 118 ko).



APRES LE 20 JANVIER,
CONSTRUISONS LA RIPOSTE SOCIALE !
Communiqué de la fédé CNT éducation

La CNT-FTE salue les dizaines de milliers de grévistes de la Fonction publique du 20/01/05, s'étant massivement mobilisé contre la politique antisocialede la clique Raffarin.

Toujours prompt à répondre aux ultimatums du MEDEF (dernièrement les 35 h), le gouvernement n'a de nouveau offert que mépris et arrogance aux travailleurs-euses. Notre mobilisation doit donc se poursuivre et s'amplifier. La CNT FTE s'inscrit pleinement dans toutes les initiatives prises à la base dans ce sens. À Vaulx-en Velin (69) des enseignant-e-s ont reconduit la grève pour 48 h afin d'informer plus largement population et collègues des dangers des attaques actuelles contre l'école. De Clermont-Ferrand à la région parisienne en passant par Marseille, de nombreuses initiatives locales sont programmées pour les semaines à venir : AGs, rassemblements ou actions, voire nouvelles grèves.

Nous ne pouvons donc que regretter la frilosité des organisations syndicales dites représentatives qui tardent à envisager les suites de l'action, semblant vouloir organiser une nouvelle journée de grève seulement après les vacances scolaires de février. Au contraire, nous devons nous préparer à une grève dure et réanimer tous les instruments de lutte démocratiques (coordinations, collectifs…) qui avaient donné sa vitalité et sa richesse au mouvement du printemps 2003. Nos objectifs restent inchangés : lutte contre la pénurie budgétaire et salariale, refus de la loi de régression scolaire de F. Fillon, articulés au-delà de l'Éducation nationale avec un combat pour de véritables services publics nonmarchands gérés par et pour tous.

Nous nous inscrivons également dans un mouvement de solidarité avec les travailleurs-euses du privé, fortement touchés par la régression sociale : remise  en cause des 35 h, chantage à l'emploi… Dans cette optique de solidarité interprofessionnelle, la CNT FTE sera présente au coté des autres structures de la CNT, dans les manifestations du 05 février * pour la réduction du temps de travail et une répartition égalitaire des richesses.

Lyon, le 22/01/05
Le secrétariat fédéral
de la fédération des travailleurs et travailleuses
de l’éducation (CNT-FTE)


* Pour la région Nord Pas-de-Calais, manifestation à Lille le 5 février 2005 à 14 h, porte de Paris.

 


DANS L’ÉDUCATION NATIONALE AUSSI :

LA PRÉCARITE, ÇA SUFFIT !



Un phénomène ancien et massif

L’Éducation Nationale et l’ensemble du secteur public (1,3 millions de précaires) a depuis longtemps recours à la précarité faute de recrutement de personnels titulaires. Cette situation risque encore de s’aggraver avec la décentralisation puisque les collectivités territoriales comptent encore plus de précaires que la fonction publique d’Etat.

Depuis les Maîtres Auxiliaires (MA) et après les TUC (mis en place par le PS en 1982), une multitude d’emplois précaires ont été créés : CES, CEC, contractuelLes, vacataires, emplois jeunes, assistantEs d’éducation… La loi Borloo nous en promet d’autres dont les contrats d’avenir nouvelle mouture du RMA, adaptable au public et au privé. Un travail de 26 h annualisé sera payé avec son RMI ou ses ASS et des clopinettes versées par le patronat. A cette multiplication des contrats précaires, il faut ajouter les précaires « prêté-e-s » par les associations ou les entreprises. Ainsi des emplois jeunes qualifié-e-s de « correspondant-e-s réseau éducatif » sont employé-e-s par Transpole via l’association ADEMN pour exercer dans les collèges de villes qui ont signé un contrat local de sécurité.

Conditions de travail précaires, salaire aléatoire et galère au quotidien

A travail égal, les précaires sont moins payé-e-s, moins protégé-e-s, ont une moins bonne couverture sociale, sont les victimes privilégié-e-s des petits chefs… Elles/Ils ont tôt tâté de la flexibilité. Il faut bien profiter au mieux des 20h des CES ou des 30 h des CEC payés au SMIC horaire ! Cette exploitation sans vergogne se fait souvent au mépris de la législation du travail puisque ces personnels sont souvent embauché-e-s sur des postes « liés à l’activité normale et permanente » (art 121-1 du Code du Travail).

Evidemment, la précarité du travail entraîne une précarité du quotidien : peur du lendemain liée au renouvellement du contrat, stress lié à la surexploitation, difficultés de logement, de transport… Rajoutons que l’accès aux services médicaux, sociaux et au services publics est de plus en plus problématique. Les précaires, salarié-e-s à jeter après usage ?

On l’a vu hier avec les contractuel-le-s, les emplois jeunes… on le voit aujourd’hui avec les CES et les CEC : dès qu’un contrat encore plus précaire pointe son nez, l’État-patron se débarrasse de salarié-e-s qu’il a préssuré-e-s sans vergogne pour profiter de l’aubaine. Où est la « réinsertion sociale » pour ces personnes renvoyées dans la spirale du chômage en attendant de nouvelles formes de précarité.

La précarité promise aux titulaires

La précarité nous concerne tous. Sans mobilisation, Fillon l’imposera à chacun.
- disparition des heures de décharges (labo, première chaire…)
- remplacement à l’interne au sein des établissements
- intervention des PLP en collège et des PLC en LP
- Les professeurs stagiaires sont déjà sous tutelle pédagogique (au moins 14 inspections en un an). Avec les conseils pédagogiques, c’est au tour des titulaires.

L’École : une entreprise de formation des précaires ?

Non seulement, l’Ecole recourt à la précarité, mais elle fournit et forme aussi des contingents de précaires ou de futur-e-s précaires. Fillon s’est ainsi engagé à augmenter le nombre de contrats d’apprentissage pour les élèves en difficulté au collège dans la droite ligne du plan Borloo (500 000 contrats d’apprentissage par an). Or, l’apprentissage est souvent un moyen pour le patronat de recruter une main d’oeuvre docile et sous payée et il n’offre aucune qualification pour l’avenir. De même, le rapport Thélot, les lycées des métiers, le projet de nouvelle troisième renforçaient l’importance des compétences (plus ou moins définies par le patronat local) aux dépens des diplômes, c’est-à-dire d’une capacité indifférente au contexte ayant de ce fait une valeur juridique. Bref, c’est un travail de sape contre les conventions collectives qui permettent d’apporter encore une petite protection aux salariée-s. Les intérêts de l’entreprise sont d ‘ailleurs largement défendus puisqu’on invite de plus en plus les patrons dans l’Ecole.

C’est pourquoi nous nous réunissons ce 19 janvier et avons demandé audience au recteur pour obtenir les chiffres de la précarité dans l’académie afin d’entreprendre de nouvelles mobilisations dans le cadre des actions entreprises par les chômeurs/ses et précaires au niveau national.

TITULARISATION ET RÉEMBAUCHE DE TOU-TE-S LES PRÉCAIRES
SANS AUCUNE CONDITION !


Mercredi 19 janvier 2005 : rassemblement à 14 h devant le rectorat, rue St Jacques à Lille pour connaître les chiffres de la précarité (une délégation CNT / SUD sera reçu au Rectorat à la même heure).

Jeudi 20 janvier 2005 : rassemblement à 10 h 30 devant le lycée Gaston Berger (centre de paiement des CEC), rue G. Berger à Lille.


A l'initiative des syndicats CNT éducation et SUD éducation
du Nord Pas-de-Calais



APPEL DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE

AU SUJET DE LA GREVE DU 20 JANVIER 2005


L’intersyndicale de l’Éducation Nationale
FSU, CGT, FAEN, FO, SGEN-CFDT, UNSA, EIL, SUD-Education, CNT
appelle tous les personnels à faire grève et à manifester

JEUDI 20 JANVIER 2005

L’intersyndicale académique de l’Éducation s’inscrit pleinement dans la journée d’action nationale de la Fonction publique car elle estime que les attaques contre les salaires, l’emploi, les statuts sont liés et relèvent d’une volonté gouvernementale de réduire et de dénaturer les services publics.

Ø    Nous refusons les mesures qui programment pour 2005 une nouvelle perte de pouvoir d’achat.

Ø    Nous refusons une politique de l’emploi faite de suppressions massives de postes, de manque d’effectifs et de précarité accrue : 7000 suppressions de postes d’enseignants au niveau national.

Dans notre académie, déjà durement touchée par le chômage et les difficultés sociales :

-    suppression de 895 postes d’enseignants dans le second degré, dont :
-     suppression de 433 postes dans les collèges ;
-     suppression de 389 postes en lycée général et technologique ;
-     suppression de 24 postes pour l’enseignement spécialisé (fin des formations qualifiantes) ;
-     suppression de 49 postes en LP (alors que les effectifs par classe sont parmi les plus élevés de France) ;

-    suppression de 5 postes ½ dans les CIO ;

-    suppression de 40 postes chez les administratifs ;

-    aucune création de postes dans les écoles primaires et maternelles alors que les effectifs augmentent (!) ;

-    aucune création en personnel de santé scolaire et des services sociaux.

Au total, ce sont 940 postes qui sont supprimés dans notre académie.

Par ailleurs, la disparition des étudiants-surveillants se poursuit et les aides éducateurs en fin de contrat ne sont pas remplacés en nombre suffisant par des Assistants d’Education dont nous contestons  toujours le statut.

Ø    Nous refusons la remise en cause des garanties statutaires  contenues dans le rapport Dutreil qui fait disparaître les corps pour les remplacer par des cadres d’emploi spécifiques, vise à remplacer la carrière par le mérite, réduit les acquis sociaux (par ex : droit à mutation, hors classes…) tout comme nous refusons le transfert des personnels administratifs et des TOS à la fonction publique territoriale.

Ø    Nous refusons le projet de loi Fillon sur l’école qui ne répond pas aux besoins éducatifs, entérine la régionalisation de l’enseignement professionnel, casse les statuts des enseignants pour notamment leur imposer une augmentation de leur charge de travail obligatoire.

L’intersyndicale estime qu’une telle situation nécessite la mobilisation de tous les personnels de l’Éducation nationale dans l’unité la plus large aux côtés de leurs collègues des autres fonctions publiques pour exiger :

►   
le rattrapage du pouvoir d’achat des salaires et pensions au regard de la hausse du coût de la vie depuis 2000 ;

►   
un plan d’urgence pour répondre aux besoins en postes et améliorer les conditions d’encadrement et de travail, le retrait des annonces de suppression d’emplois, de postes, de sections, d’heures de cours et un plan de titularisation des précaires ;

►    l’abandon du projet de loi Fillon, qui ignore les attentes exprimées par les personnels, les parents, les élèves, et l’ouverture de véritables négociations sur la base du maintien des garanties statutaires des personnels et le choix d’un système éducatif garantissant l’avenir de tous les jeunes.

L’intersyndicale est déterminée à poursuivre l’action si les personnels n’obtiennent pas satisfaction.

GRÈVE JEUDI 20 JANVIER 2005

MANIFESTATION RÉGIONALE À LILLE
14 H 30 PORTE DE PARIS

tract de l'intersyndicale
(format pdf - 19 ko)


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NON AU PROJET DE LOI FILLON SUR L'EDUCATION !

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Le ministre qui présente sa loi le 12 janvier est le même qui supprime 900 postes dans l’académie. Il a les mêmes objectifs.

RASSEMBLEMENT LE 12 JANVIER A 14 H 30 DEVANT LE RECTORAT DE LILLE
à l’appel du SNES, de la FSU, de la FERC-CGT, du SNLC-FO, de SUD éducation et de la CNT

Après la Sécu, les retraites et la décentralisation, le gouvernement a décidé de casser le service public d’éducation.

Le 7 décembre, plusieurs syndicats avaient appelé à la grève contre le rapport Thélot et les projets du ministre. Ceux-ci ont été confirmés lors du Conseil Supérieur de l’Éducation, malgré le rejet unanime (sauf CFTC) des organisations syndicales. Le MEDEF a voté pour.

Sourd à tout dialogue, Fillon présente en conseil des ministres un projet de loi, qui s’inscrit explicitement dans les objectifs de Lisbonne qui visent à rendre l’individu responsable de sa formation et à réduire les coûts de la formation initiale.

Il reprend les propositions les plus dangereuses du rapport Thélot :

Pour les élèves

- Un socle commun réducteur dont sont absents cultures technique, artistique et sportive. La culture "humaniste" rajoutée sous la pression reste floue. Ce socle commun est l’objectif non seulement du primaire, mais aussi du collège, sans obligation de résultat final, avec le transfert des missions de la formation initiale à la formation "tout au long de la vie" ;

- Un collège à plusieurs vitesses, avec une offre réduite pour les élèves en difficulté, le développement de l’alternance dès la 4ème, un développement selon les « talents » et les goûts des élèves, ce qui mène  à la multiplication des dispositifs dérogatoires et l’abandon des programmes nationaux.

- Une responsabilisation accrue de l’élève, seul responsable de ses échecs. La remédiation se fait par redéploiement des moyens (disparition de l’ATP et des IDD sans rétablissement des horaires disciplinaires).

- L’instauration du contrôle continu pour les examens.

- En lycée, suppression de la seconde option, mettant ainsi en concurrence LV2, SES, langues anciennes et les enseignements artistiques.

- Création d’un Haut conseil de l’éducation dont les membres, nommés par le pouvoir politique, seront juges et parties, chargés en même temps de la définition des programmes et de leur évaluation !

Pour les personnels :

- Diminution des recrutements à l ’horizon 2007- 2011. Des suppressions massives sont d’ores et déjà inscrites dans le futur. La fin annoncée du concours national, avec la mise en place d’une définition régionale des besoins et des recrutements. La fin du mouvement national.

- La formation continue réduite et imposée en dehors du temps de travail. Silence sur le congé formation.

- Le remplacement à l’interne, avec obligation d’assurer 72 heures annuelles, non comprise l’HSA imposable dans le service, payées en HSE, et financé par la disparition des heures de décharges (labo, cabinet, première chaire...). La flexibilité gratuite en somme !

Le retour de la bivalence au collège

Renforcement de l’autoritarisme. Est institué un Conseil pédagogique, nommé par le chef d’établissement, qui pilotera le projet d’établissement, l’orientation, l’organisation des enseignements et le contrôle individuel des pratiques pédagogiques. C’est une hiérarchie intermédiaire qui est mise en place, le chef d’établissement recevant une carotte, la possibilité de choisir les bénéficiaires de la hors classe.

A Lille comme à Paris, les objectifs sont clairs : pour réduire budget de l’État et déficits, pour favoriser les plus riches par la baisse de l’impôt, il faut :
- diminuer rapidement les effectifs de la fonction publique d’éducation,
- diminuer les coûts en excluant les élèves et en réduisant les formations.


Nous ne laisserons pas casser le service public d’éducation.

Bulletin spécial "loi d'orientation"
de la fédération des travailleurs de l'éducation
à télécharger au format pdf (4 pages - 420 ko)


MESSAGE DE LA CNT A L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE
AU SUJET DE LA MOBILISATION DE JANVIER 2005


Le syndicat SSEC-CNT du Nord Pas-de-Calais note avec satisfaction l'unité syndicale lors du dernier Conseil supérieur de l'éducation (CSE).. Il rappelle ses réserves sur le rôle purement consultatif du CSE et sur les critères retenus actuellement par l'Etat pour juger de la représentativité ou non des organisations syndicales. Il rappelle que le ministre ne fait que conclure le mouvement social de 2003. En mai 2003, son prédecesseur lançait le "débat sur l'école" par la distribution d'un opuscule. Il lui fut retourné, comme à Rodez par exemple. En matière de rapidité, il y a mieux : un grand débat mascarade suivant un report imposé par la rue, une commission qui accouche d'une souris, un ministre qui consulte avec le doigté que nous lui connaissons depuis les négociations sur les retraites...et un projet de loi qui passe à la hussarde. Le souvenir du scénario des "négociations sur les retraites" nous amène à émettre les plus grandes réserves sur l'amendement pr oposé par le SGEN - qui s'est abstenu lors du vote du CSE - et voté par tous. De quelles véritables négociations s'agit-il ? Nous exigeons l'abandon de la loi Fillon, pas sa négociation. Néanmoins, avec toutes ces réserves, le syndicat SSEC-CNT 59/62 est d'accord pour diffuser un appel le plus large possible à un rassemblement, à une manifestation ou à tout autre forme d'action à discuter ensemble durant la semaine du 10 au 15. Pour nous la mobilisation devrait s'accompagner d'un mot d'ordre de grève couvrant la semaine du 10 au 15 , d'un appel à la grève et être présentée comme une étape vers la riposte syndicale qui sera envisagée le 05 janvier. Selon nous, il n'y a pas d'un coté la loi d'orientation et de l'autre les désastres de la carte scolaire.
 
Syndicat SSEC (santé-social-éducation-culture) - CNT 59/62


LA NOUVELLE EDUCATION NATIONALE SELON FILLON :
RETOUR A LA CASERNE, MARCHEZ DROIT, NE PENSEZ PAS, OBEISSEZ  !


Un arrière-goût de déjà-vu


Comme pour le chômage, comme pour les retraites ou la santé, sous le couvert d'une plus grande justice, c'est le traitement individualisé à moindre coût qui est privilégié pour mieux casser les aspirations collectives à un socle de garanties sociales (opposées aux intérêts du patronat qui, par Medef interposé, refuse de payer) : contrats d'entreprise qui l'emportent sur les conventions collectives, passage progressif des retraites et des assurances-santé solidaires vers le privé, entretiens-évaluations des contrats PARE /RMA... Chaque fois aussi les solutions exonèrent les entreprises de cotisations ou d'autres charges.


Liberté, égalité, fraternité ? ... Scolarité...
La casse des droits sociaux accroît par résonance les inégalités et l'échec à l'école. Alors Fillon leur assure un traitement " républicain " ; comme pour les retraites, les licenciements, le chômage : c'est minimum social et régression généralisée. Et pour assurer l'ordre social, pour asseoir SA " cohésion sociale ", il renforce l'ordre scolaire libéral et autoritaire.

Leur école
Selon les dogmes d'économies budgétaires et de contrôle social libéraux, ça donne (c'est sans surprise! directives européennes obligent !) :

POUR LES PERSONNELS:

ET POUR LES ELEVES: N'autre école
Oui, il existe pourtant une autre voie pour l'école. Celle qui considère que l'accès égalitaire au savoir pour tous passe par l'accès égalitaire à tous les savoirs, à une culture polytechnique qui ne hiérarchise pas les disciplines (jouer de la guitare, réparer un moteur, c'est aussi important que Pythagore non ?).
Limiter aux plus " méritants " l'accès aux arts, aux langues vivantes, aux sciences, ce n'est pas construire une école plus " juste ". Renforcer la sélection et la compétition dès les premières années de la scolarité c'est nier le pouvoir libérateur de l'éducation.

Travailler autrement, ce n'est pas se rendre au turbin les jours fériés, en bénissant Saint Ernest, ce n'est pas passer par la pointeuse avant d'aller rejoindre ses élèves, c'est d'abord donner à tous les personnels les moyens d'éduquer dans de bonnes conditions, loin des statuts précaires et des contrats de misère.
Ce n'est pas dresser les uns contre les autres à coup de primes, de statuts de " sous-chef " mais instaurer des moments de ren-contre et d'échanges entre tous les acteurs de l'école, personnels enseignants et personnels " dits " non-enseignants, parents, élèves...
Assurer la réussite de tous, ce n'est pas transformer les travailleurs de l'éducation en auxiliaires zélés des rafles policières et leur demander d'accompagner parents et enfants sans- papiers à la Préfecture ou aux camps de transit... L'école de la réussite pour tous, c'est celle qui rappelle que le premier devoir, en classe, à la maison, au travail, dans la rue... c'est le devoir de soli-darité et de résistance.
L'école de la réussite pour tous, c'est celle qui oppose aux valeurs de la soumission, de l'intérêt individualiste, de la compétition les valeurs collectives de l'entraide, de l'écoute, de la coopération.

Ré(ac)publicains, pédabobos, Fayot, Fillon et les autres ne nous donnent pas les moyens d'une telle école. Qu'importe, nous irons nous servir nous-mêmes !

28 novembre 2004
CNT - syndicat SSEC (santé-social-éducation-culture) du Nord Pas-de-Calais.

Bulletin spécial "loi d'orientation"
de la fédération des travailleurs de l'éducation
à télécharger au format pdf (4 pages - 420 ko)



ETAT-PATRON VOYOU !

Plus que jamais nous devons nous mobiliser pour exiger :

Le gouvernement et le Medef poursuivent leurs objectifs de destruction des acquis sociaux. Dans l’éduc, le social et la culture, commençons par riposter sur le terrain de la précarité, des statuts et de l’emploi public, tout est lié. En ce domaine comme sur les retraites, la sécu ou les licenciements, nous n’avons rien à espérer d’une hypothétique alternance. Précaires et titulaires , nous ne pouvons compter que sur nous même et nous n’aurons que ce que nous obtiendrons par la lutte collective.


RENDEZ VOUS MERCREDI 29 SEPTEMBRE, 18 HEURES
au 1 rue Broca, Lille Fives (près du Mont de Terre)





Jeunes scolarisés sans papiers : régularisation, mode d’emploi

Guide pratique et juridique,
réalisé par des militants et associations du réseau "Éducation sans frontières"

Ce fascicule a pour objectif de donner des premières indications à ceux (personnels de l’Education nationale, parents d’élèves ou militants associatifs ou syndicaux, voire élèves eux-mêmes), qui découvrent, souvent avec stupeur qu’un élève ou un jeune de leur entourage est sans papiers et menacé d’expulsion au premier contrôle de police. Impossible dans ces circonstances de faire comme si de rien n’était et de continuer à enseigner les belles lettres ou à bâtir d’élégantes démonstrations pendant que des jeunes se débattent dans des difficultés inextricables. A la question souvent entendue : « Je connais un jeune sans papiers, qu’est-ce que je peux faire pour l’aider ? », la brochure d’Education Sans Frontières s’efforce d’apporter deux types de réponses.

Pratiques d’abord. Fondée sur l’expérience d’établissements scolaires qui ont réussi à faire régulariser leurs élèves, elle propose des idées sur l’aide à apporter au jeune en difficulté : comment constituer un dossier ? Quelles démarches entamer et comment ? Que risque-t-il ? Comment organiser la solidarité autour de lui et faire en sorte que l’action de ses enseignants, de ses camarades et de leurs parents aboutisse à le tirer du puits.

Elle fournit, dans une seconde partie, des indications juridiques permettant une première approche de la situation du jeune au regard des textes sur le séjour des étrangers.

La régularisation des sans papiers, les scolaires comme les autres, est souvent difficile. Moins toutefois qu’il n’y paraît à la lecture des pages de cette brochure qui donnent une vision condensée des embûches et des problèmes. Dans les faits, les responsabilités sont partagées et assumées collectivement. Et le temps passé est largement payé. D’abord de la satisfaction d’avoir fait ce qu’il était impossible de ne pas faire. De la joie du jeune tiré de la clandestinité, ensuite. Mais aussi, et c’est peut-être finalement le plus important, de la conscience d’avoir vraiment rempli sa mission d’éducateur et/ou de parent. D’avoir fait la démonstration aux yeux d’une génération qu’on dit privée de repères que les adultes savent prendre parti et agir pour empêcher l’inacceptable. Ce n’est pas rien.

Il reste que, même si la mobilisation des adultes et des jeunes peut régler un certain nombre de cas d’élèves sans papiers - beaucoup, faut-il espérer ! - , la question dépasse évidemment les situations individuelles et le cas par cas. Derrière chacune de ces situations souvent dramatiques, se cache en réalité le choix du monde dans lequel nous voulons vivre et que nous voulons laisser aux jeunes générations.

L’action initiée par le réseau Education sans frontières, par les syndicats et les associations qui y tiennent leur place est, à sa façon, un commencement de réponse.

Téléchargez-le (c'est gratuit) sur le site d'ESF ou commandez-le auprès de la CNT.

« Jeunes scolarisés sans papiers : régularisation, mode d’emploi »
Octobre 2004, 44 pages
Vendu 1 € ou plus (ajouter 2 € pour les frais d'envois postaux)






NON AUX REFORMES "ECTS / LMD / 3-5-8" ET A LA MARCHANDISATION DES UNIVERSITES


ECTS, LMD, pôles d’excellence, loi d’orientation, les réformes universitaires qui se dessinent au niveau des universités promettent d’aller dans le même sens que celles concernant les autres services publics : toujours plus de libéralisation, toujours moins de service public de qualité. Les maquettes LMD (qui doivent fixer les offres de formation de chaque UFR) sont examinées en ce moment par les conseils centraux (CEVU, Conseil Scientifique, Conseil d’administration) avant d’être envoyées au ministère. Quel est leur contenu ? Nous n’en savons - presque - rien. Les mobilisations étudiantes de l’an dernier ont montré que les étudiant-e-s ne sont ni informé-e-s ni consulté-e-s sur ces réformes, et que nos soi-disant élu-e-s n’ont qu’un poids symbolique dans les différentes instances décisionnelles. Suite aux mobilisations, le Conseil d’Administration avait voté une suspension des travaux en mai et l’a supprimée en catimini en juillet. Avec les décrets Lang qui mettent en place le régime Licence / Master / Doctorat et le système ECTS, on peut s’attendre à :



UNIVERSITE : LE DEBUT DE LA GREVE AU JOUR LE JOUR.

Les AG respectent plus ou moins les principes d'AG (pas de chefs,...), même s'il faut un peu batailler et rester vigilants pour virer régulièrement les mecs d'UNEF ou de SUD qui voudraient s'incruster à la tribune ou ne respectent pas les tours de parole. Quelques commissions de travail (contacts autres facs de la région, contacts facs en grève, contacts profs-personnel,...) devaient se réunir après l'AG de vendredi, ce qui a permis au passage à quelques personnes de créer des commissions qui n'avaient pas été décidées par l'AG (commission "préparation du blocage" alors que le blocage a été refusé par l'AG, tentative d'intersyndicale,...).

Clément, CNT université (Lille).




BOYCOTT DU"DEBAT NATIONAL SUR L'AVENIR DE L'ECOLE" AU COLLEGE BORIS VIAN (LILLE-FIVES)


Le 20 novembre 2003 à 12 h 15, l'AG du collège Boris Vian (Lille - Fives) a adopté à l'unanimité (28 personnes présentes) la décision de boycotter le "débat national sur l'avenir de l'école" tel qu'il nous est imposé.

POURQUOI ?

  1. Par principe: il n'est pas question de participer à un tel débat alors que le Gouvernement a refusé d'entendre nos revendications au printemps dernier sur des sujets aussi graves que les retraites, la décentralisation, la précarité ou les restrictions de personnels essentiels au fonctionnement des établissements et à l'encadrement des élèves (surveillants, aides éducateurs).

  2. Par résistance: contre la stratégie médiatique démagogique du Gouvernement.

  3. Par pragmatisme: la réforme est déjà engagée à budget constant. On a déjà constaté localement que :
COMMENT ?
  1. En organisant un "contre-débat" interne avec les parents d'élèves lors des 2 demi-journées entre le 6 et le 13 décembre 2003.
  2. En refusant de faire remonter le résultat de ce débat par la voie officielle prévue.
  3. En le diffusant sur Internet et aux médias locaux.
  4. En annonçant par affichage notre décision de boycott.
  5. Les représentants du personnel élus au Conseil d'Administration du collège voteront NON aux propositions d'organisation du débat officiel.


A Lille, le 20 novembre 2003.
L'AG des personnels du Collège Boris Vian de Lille.
Avec le soutien des sections syndicales suivantes : CNT-éducation, FO, SE-UNSA, SNES-FSU, SUD-éducation.






Débat national sur l'avenir de l'Ecole


Le gouvernement lance son "débat national sur l’avenir de l’école", nouvel avatar de de la « démocratie participative » ou de la « nouvelle gouvernance ». On met en scène une consultation bidon pour subjuguer l’opinion et faire acclamer par les « partenaires sociaux » une réforme déjà engagée : retraites amputées et fonds de pension, asphyxie budgétaire du service public, suppressions de postes, privatisation ou soumission aux logiques marchandes, emplois-jeunes et MI-SE liquidés, ATOS transférés aux collectivités territoriales, précarité renforcée sur les contrats les plus défavorables (assistants d’éducation et vacataires), flexibilité envisagée pour les titulaires (annualisation, bivalence…), logiques répressives amplifiée (centres fermés) et retour à l’ordre pédagogique…

Depuis des mois, nous (personnels de l’éducation, étudiants et parents) sommes mobilisés pour dénoncer ces logiques capitalistes qui laminent le service public et les droits sociaux. Le gouvernement, qui méprise nos revendications lorsqu’elles sont exprimées dans les AG de grève (collectifs AE et MI-SE de l’hiver, mouvement du printemps sur les retraites, inter-luttes de l’été et de l’automne…), prétend les prendre en compte dans le cadre d’une consultation. Cette consultation nous invite à cogérer et avaliser une réforme ficelée que nous avons déjà refusée dans la rue. Ne soyons pas dupes !

Nous appelons les enseignants, les IATOSS, les MI-SE, les emplois-jeunes, les titulaires et les précaires, les parents d’élèves et les étudiants à dénoncer cette mascarade.

Boycott !

CNT éducation 59-62





DECOMPTE DES JOURS DE GREVE : COMPTE-RENDU DE L'AUDIENCE AU RECTORAT DE LILLE


Compte-rendu de Sophie Z. (professeur à Libercourt) qui représentait la CNT à l'audience accordée lundi 7 juillet à 14 h par le recteur de l'Académie de Lille sur les jours de grève.

Suite à l'intersyndicale éducation du lundi 7 juillet à 11 h où étaient présents tous les syndicats avec pour unique ordre du jour le texte que ns avions co-signé sur les prélèvements des journées de grève, le Recteur ns a reçus de 14 à 16 h.

Rapide compte-rendu de l'audience au rectorat :
Jean-François Larosière (FSU) rappelle :
1. l'exigence d'égalité des traitements à la fois ds les académies et ds les bahuts.
2. La grève ne peut être comptée que par rapport à un service effectif.
3. On rappelle l'arrêt Grondin du 28 oct. 98 du conseil d'Etat sur la base de calcul des prélèvements (= base après les déductions et cotisations obligatoires).
4. On tient donc à connaître les consignes données par le gvt + position du Recteur.


Le Recteur (épaulé de son secrétaire général) :
- Consignes ministérielles (orales) + déclarations à l'Assemblée de Delevoye = appliquez l'arrêt Omont * ! (soit prélèvement de tous les jours non travaillés y compris w end).
- La réponse à la question écrite de 1980 sur l'interprétation de l'arrêt Omont aurait été envoyée à tous les recteurs.

Le recteur cependant, homme de cour et de franche générosité, se propose de ne pas décompter les jours non ouvrables, soient les dimanches et les jours fériés. « Les prélèvements ne sont en aucun cas une sanction, mais la réponse logique à un service non effectué ». L'étalement se fera bien : 5 jours / mois maximum pr profs ; 2/ mois pr pers. TOS.

Point sur les 4 profs de philo n'ayant pas pris leurs copies : 4 jours de grève leur seront décomptés. Il était logique de ne pas les convoquer pr les délibérations, par contre ont été rappelés pr les oraux.

Nous avons eu aussi une sorte de sermon sur le bac, « la ligne jaune » dépassée par certains (« dont la réflexion manquait certainement de maturité ») qui ont décidé une « autre forme de grève ». Le droit de grève est fondamental, certes, à condition qu'il n'hypothèque pas d'autres droits, tels que celui de l'enfant et de ses parents à se voir évaluer au terme de la scolarité... Une session de septembre pr le bac aurait été impossible, le bac aurait été donné sur dossier.

Autre phrase qui m'a bien plu : « les conflits sont inévitables, les grévistes ont leur sincérité, à laquelle s'oppose une autre sincérité (! ) ; ceci n'exclut pas l'erreur ».

Je suis intervenue à 2 reprises pour soulever ce qui m'apparaissait comme des contradictions : dire que les prélèvements était la réponse logique à un service non effectué et prélever le mercredi ou le samedi (même si on ne travaille pas ces jours-là) ; je ne voyais pas en quoi ne pas prendre ses copies était « une autre forme de grève », c'était tout simplement faire grève.

Sophie (CNT éducation 59-62).


* L’arrêt du conseil d'Etat du 7 juillet 1978 (dit « arrêt Omont ») stipule que : "le décompte des retenues à opérer sur le traitement mensuel d'un agent public s'élève à autant de trentièmes qu'il y a de journées comprises du premier jour inclus au dernier jour inclus où cette absence a été constatée, même si, durant certaines de ces journées, cet agent n'avait, pour quelque cause que ce soit, aucun service à accomplir."



Contre la politique de régression du gouvernement et du Medef...
Etendre, renforcer, durcir le mouvement social ! Tract intersyndical (Lille) :

Les mesures décidées ou annoncées par le gouvernement conduisent à des transformations majeures de notre Société et à la régression sociale.

Depuis plusieurs mois des salariés du public et du privé, se sont mobilisés par milliers dans les manifestations et les grèves pour :

- refuser dans le Public des restrictions budgétaires et, dans le Privé, les fermetures d’entreprises qui entraînent des milliers de suppressions d’emplois et la précarité, - refuser la réforme de décentralisation qui transfère aux collectivités territoriales des services et des personnels dont elles ne pourront pas assumer la charge. En fait, cette décentralisation confirme ou accélère le désengagement de l’Etat. C’est un préliminaire à l’abandon des missions publiques, à leur marchandisation, à leur privatisation, - refuser la loi sur les retraites qui remet en cause l’âge de départ en retraite, le niveau des pensions (- 20 à 30 %), fait supporter l’essentiel du financement par les salariés (91 %), exonère le patronat et l’Etat de leur obligation de payer, - refuser l’exclusion du système d’indemnisation chômage des centaines de milliers de demandeurs d’emploi mais aussi des milliers d’intermittents du spectacle…

Quant à la réforme de la sécurité sociale à venir, il s’agit d’établir un taux zéro de couverture des soins qui concernera des maladies non mortelles mais ouvrira un champ de remboursement pour les mutuelles et les compagnies privées d’assurance.

La réforme du RMI par le RMA (revenu minimum d’activité) rend quant à elle quasi obligatoire l’acceptation par les rmistes d’un travail de 20 heures par semaine payé une misère !

Le gouvernement met en œuvre une politique ultra-libérale qui ramène au niveau le plus bas possible les retraites, la protection sociale, les salaires, les emplois, le service public. Il affaiblit les ressources publiques en multipliant les exonérations et allégement de toutes sortes au bénéfice des plus hauts revenus et du patronat dans le cadre d’une politique qui tourne le dos à toute justice fiscale.

Il choisit à l’instar du Medef, la provocation, la violence, la répression, en réponse aux manifestants qui exigent la négociation sur leurs légitimes revendications.

Face à ces orientations néfastes, il est possible d’imposer d’autres choix de financement pour le progrès social, cela passe par le partage équitable des richesses produites.

Une seule solution : s’engager résolument dans la lutte solidaire Privé/Public jusqu’à la satisfaction des revendications.






APPEL DE L'ASSEMBLEE GENERALE DES GREVISTES DE LILLE : RIEN N'EST REGLE, LE COMBAT CONTINUE !


L'assemblée générale des grévistes de l'Education Nationale de Lille et leurs organisations syndicales présentes (SDEN CGT, FO, CNT, SUD éducation) considèrent que la lutte n'est pas terminée.

Les attaques du gouvernement et du MEDEF, qui rappellent l'époque Thatcher nécéssitent toujours une réponse à la hauteur des enjeux, à savoir un rapport de force en faveur des salariés et des exclus du système libéral.
La grève générale interprofessionnelle reste plus que jamais une nécessité.

Si le gouvernement n'a pas plié, et qu'au contraire il montre de l'arrogance et prépare d'autres mauvais coups, le puissant mouvement de ce printemps 2003 n'est pas pour autant un échec. L'experience, les formes d'organisation et d'actions des personnels en lutte (fonctionnement en AG décisionnelles, fonctionnement en réseau, intersyndicales, unité à la base, liens interprofessionnels, les différentes formes d'actions...) sont de précieux acquis.

L'assemblée générale des grévistes et leurs organisations syndicales appellent à poursuivre les actions en cours, à en développer de nouvelles durant les mois d'été dans la perspective d'un vaste mouvement privé-public dans l'objectif de la grève générale jusqu'à satisfaction des revendications. L'AG appelle à la construction de cette grève générale.

Elle reste vigilante sur l'évolution du mouvement pendant l'été et donne un rendez-vous hebdomadaire tous les mardis à 17 h 30, place de la République en face de la préfecture.

L'année scolaire n'est pas finie. L'AG appelle à une nouvelle réunion en assemblée générale le 27 juin à 17 h à la Bourse du Travail (rue B. Delespaul) avec l'ordre du jour suivant :

1) modalités d'actions concernant la transmission des notes à l'institution,
2) modalités d'actions concernant les menaces de repression à l'encontre des grévistes (précomptage abusif des jour de grève, sanctions administratives...).

Lille, le 20 juin 2003.





LA GRAINE EST SEMEE. L'ETE LA FERA GERMER !


Il y a un mois et demi, le gouvernement se gaussait de sa fermeté et refusait de recevoir les organisations syndicales, affirmant qu'il n'y avait rien à discuter. Il pensait pouvoir limiter l'opposition à ses projets à quelques journées d'action isolées.

Aujourd'hui, malgré le discours de propagande éhontée de nombreux médias, malgré la répression et malgré la politique de sourde oreille du gouvernement, le mouvement a montré encore ces derniers jours une belle santé. Après avoir payé des publicités dans les journaux, Raffarin en est à organiser des tables rondes pour céder des petits bouts de réformes et, dans le même temps, envoie la police contre les grévistes.

En un mois et demi, nous avons ébranlé ce gouvernement. Nous avons montré quelles faiblesses cachait sa fermeté affirmée.

En un mois et demi, nous avons construit les outils d'une démocratie de lutte avec nos assemblées générales à tous les niveaux, du local au national.

En un mois et demi, notre mouvement a dépassé le cadre de l'éducation et a montré que les projets menés par le gouvernement sont dirigés contre tous les salariés. En Europe et au-delà, les politiques de réforme (ou plutôt de régression) sont cohérentes et défendent des intérêts qui sont à l'opposé des nôtres. Les attaques contre les services publics et contre les protections sociales (retraites et santé) visent à créer de nouveaux marchés et de nouvelles sources de profits. Elles ne sont pas dissociables des plans de licenciements et de précarisation que subissent tous les salariés et en premier lieu ceux du privé.

En un mois et demi, nous avons multiplié les liens interprofessionnels. Les manifestations qui s'opposent aux projets gouvernementaux et aux attaques patronales ne sont plus uniquement des manifestations d'enseignants mais regroupent des salariés de tous les secteurs.

Ce mois et demi de lutte a montré que notre véritable force est dans la grève générale.

Voilà ce que le gouvernement a perdu dans cette épreuve de force qu'il a choisie d'engager. Voilà pourquoi il accepte de négocier et réprime tout à la fois.

Les vacances scolaires ne feront ni taire ni disparaître les grévistes de l'Éducation nationale. Ils restent aux côtés de tous les salariés en lutte et continuerons à construire la grève interprofessionnelle.

L'été ne marque pas la fin de notre mouvement. Il annonce une nouvelle étape de la lutte : celle de tous les salariés, unis, vers la grève générale.

Nous sommes prêts !

La CNT - Le 16 juin 2003




Déclaration de l'intersyndicale éducation de l'académie de Lille (5 juin 2003)


CNT ; FERC-CGT ; FNEC-FO ; FSU ; SGEN-CFDT ; SUD éducation ; UNSA éducation

Poursuivre et amplifier le mouvement dans l'éducation et la recherche

Les organisations réunies à Lille ce jour appellent l'ensemble des personnels - enseignants, non-enseignants - du 1er, 2nd degré et du Supérieur à poursuivre la grève reconductible. Elles les invitent à organiser le plus rapidement possible des assemblées générales sur la base des revendications suivantes :
- Refus de la réforme proposée par le gouvernement sur les retraites et les pensions ; révision des mesures Balladur ; garantie d'un système par répartition ; droit à la retraite à taux plein à 60 ans maximum dans le privé et dans le public ; haut niveau de pension pour tous les salariés.
- Refus du transfert des personnels et de leurs missions aux collectivités territoriales proposé par la réforme Delevoye.
- Priorité à l'Education Nationale par un effort budgétaire permettant de satisfaire les besoins du service public en matière de recherche et de culture, de lutte contre la précarité et qui lui donne les moyens d'offrir aux jeunes des voies de réussite.


Elles invitent les personnels à se mobiliser en organisant les solidarités entre catégories dans les actions locales, départementales et académiques et à faire du 10 juin un moment fort de la mobilisation.

Elles invitent leurs représentants locaux à rencontrer les parents et à construire l'unité la plus large.

Elles rappellent que le gouvernement a choisi un calendrier qui risque de pénaliser les élèves mais le recours à la grève concerne toutes les obligations de service y compris celles d'examen. Elles exigent que le gouvernement assume ses responsabilités vis-à-vis des élèves et des étudiants en mettant fin au conflit qu'il a initié. Cela passe par la satisfaction des revendications.

Elles appellent à la poursuite et au développement d'un puissant mouvement interprofessionnel.

Lille, le 5 juin 2003.




DU NOUVEAU AU SUJET DE LA GREVE ET DES EXAMENS !


Les mises en demeure, requièrements et réquisitions du Rectorat sont inamissibles et sans fondement légal. Il s'agit d'intimidation (menaces de sanctions disciplinaires) et d'intoxication psychologique visant à faire pression sur les personnels et à casser la grève.

En effet, la mise en demeure ou le requièrement ne sont utilisables par la hiérarchie que dans le cadre normal de l’exercice du service... et non en cas de grève !

D'autre part, les sanctions disciplinaires doivent avoir fait l’objet d’une procédure durant laquelle le salarié est amené à assurer sa défense avec l'aide des syndicats et elles ne peuvent être prises que lorsque l’agent a commis... une faute ! Or, la grève est un droit constitutionnel et ne peut être assimilée... à une faute (les sanctions pour fait de grève sont interdites !) !!

Quant à la réquisition, cette décision fait l’objet d’une procédure lourde et doit être prise par décret en Conseil des ministres. Elle doit être adressée nominativement par écrit à chaque personne concernée par un représentant de la force publique. Si le gouvernement osait engager cette procédure, rien ne prouve qu’elle ne serait pas - en cas de recours devant un tribunal administratif - jugée par la suite illégale.

Pour terminer, rappelons que ce ne sont pas les grévistes qui violent le droit le droit des élèves et des étudiants à passer leurs examens dans des conditions normales, c'est le gouvernement qui en refusant de retirer ses projets de réforme nous prend TOUS en otages.

CNT éducation


En ce qui la concerne, l’AG régionale des personnels en grève et les syndicats FO, CGT, FSU, SUD et CNT, réunie le mardi 27 mai 2003 à Lille, dénonce la pratique qui consiste à imposer des convocations d’examens aux collègues grévistes, au mépris du droit de grève et de manifestation pourtant garanti par la constitution française. Elle rappelle que les organisations syndicales ont demandé au Ministre de l’Education Nationale de retirer ses projets de réformes et de reporter les examens en cours. L’assemblée Générale demande donc que de telles pratiques cessent.

Quelle précaution prendre pour être gréviste des surveillances de bac ?
En tant que gréviste, il faut refuser toute présentation de document officiel (lettre, fax, convocation, etc...), ne surtout rien signer et n'avertir personne de son envie de faire grève. La grève s'applique à tous les services (unanimité des syndicats) et s'abrite derrière les préavis donnés par les syndicats (aucune justification personnelle n'est à donner).

Pour les plus timides, s'arranger pour fuir tout proviseur, membre de l'administration, facteur, sondeur, individus louches, en prétextant un besoin subit et urgent nécessitant un départ immédiat vers les toilettes (toute cette animation à propos de "pseudo-réquisitions" ou autres "requièrements", permettant de remettre en question les droits fondamentaux de la démocratie donne évidemment envie de gerb...).




COMPTE-RENDU DE L'AG "CONVERGENCES DES LUTTES" A L'UNIVERSITE LILLE 3 DU 21 MAI


L'AG organisée à l'appel de la CGT, du SNESup, de la CNT, de SUD et d'étudiants non syndiqués s'est tenue dans le hall B de l'université de Lille 3 (Pont de Bois - Villeneuve d'Ascq).

Peu après le début de l'AG, à l'occasion de cette journée de convergence des luttes, une centaine d'ouvriers de l'entreprise "Stein" de Lys-Lez-Lannoy près de Roubaix (entreprise liquidée ; 170 emplois supprimés) et de l'ex-usine "Lever" d'Haubourdin près de Lille se sont joint aux étudiants en grève. Ils ont pu ainsi apporter leur expérience des diverses luttes qu'ils ont menés. Une expérience qui fut très utile aux étudiants, professeurs et personnels précaires de l'université.

- toutes leurs interventions ce sont déroulé en utilisant la démocratie directe,
- action directe,
- débats et respects des tours de parole, n'hésitant pas à remettre en place certaines personnes peu habituée à ces pratiques comme certain membre de la direction de l'université.

A la fin de l'AG, la décision a été prise de rencontrer le directeur de l'université. Un groupe composé d'étudiants, de profs, de précaires et de métallos ont donc été demander audience avec le directeur de l'université.

Un passage a été ouvert dans les locaux de l'administration (l'administration ayant fermé tous les accès, il a fallut ouvrir une porte un peu brusquement ...).

Grâce à cette intervention, les étudiants, professeurs et personnels précaires de la fac ont pu exposer et discuter de leurs revendications lors d'une réunion publique qui s'est engagée avec l'administration de l'université.

Plusieurs décisions ont été prises par le directeur de l'université.

- Le CA de vendredi acceptera une délégation d'étudiants, et sera peut-être publique.
- Le CA débattra de la question de reporter les examens afin de permettre aux étudiants de participer au mouvement social actuel.
- Le CA débattra aussi des autres points de revendication.

Encore une fois merci aux métallos pour toutes les choses qui ont apportés ; ça fait du bien ! Ce fut une intervention remarquable.

Article extrait d'Indymédia-Lille et posté par Edd.

Post-scriptum de la CNT-éducation :
Des personnels de l'éducation du 1er et du 2nd degré en grève reconductible (membres de l'AG du bassin de Lille, du bassin de Roubaix-Tourcoing et d'un collège de Libercourt) étaient présents. Ils ont participé à l'assemblée générale, à l'occupation des locaux administratifs de la fac et à la discussion avec le président.




DYSFONCTIONNEMENT DEMOCRATIQUE DES AG REGIONALES


Lors des deux premières AG régionales, la CNT, SUD et des non-syndiqués en grève reconductible ont demandé à ce que le bureau de l'AG soit constitué à la fois de représentants syndicaux (comme c'est le cas actuellement) et de délégués mandatés par les AG locales et/ou d'établissements. Cette proposition a été huée par la salle et refusée par FO et la CGT qui ont répondu que cela était inutile.

Vendredi 16 mai, lors de la troisième AG régionale, les mêmes camarades ont proposé que l'AG régionale mandate un observateur à la réunion de la coordination nationale. Nous avons alors été taxés de "diviseurs" par FO et la CGT et la coordination, malgré nos explications, a été présentée par certains orateurs (ayant leur "claque" dans la salle) comme une structure "anti-syndicale" (!!!). Un vote n'a même pas été possible...

Face à cette situation, la CNT appelle à renforcer la légitimité des AG locales (de bassins et d'établissements), assemblées générales dont le fonctionnement démocratique est pour l'instant exemplaire.




APPEL ET COMPTE-RENDU DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE L'ÉDUCATION NATIONALE EN LUTTE


Le 6 mai à Lille

Nous appelons tous les salariés, tous les personnels à se réunir en Assemblée Générale dans leurs entreprises, leurs services, leurs établissements, leurs écoles pour établir leurs revendications, discuter et décider la grève reconductible jusqu'à la satisfaction des revendications.

L'Assemblée générale a adopté les revendications communes suivantes :

- 37,5 annuités de cotisations pour tous, public et privé ; retraite à taux plein à 60 ans maximum,
- abrogation des mesures Balladur de 1993 et rétablissement du calcul du montant de la retraite sur les 10 meilleures années dans le privé,
- maintien intégral des dispositions du code des pensions civiles et militaires,
- retrait du projet Raffarin de décentralisation-régionalisation,
- maintien de tous les personnels de l'Education Nationale dans la Fonction Publique d'Etat, aucun transfert de personnel,
- résorption de la précarité et titularisation de tous les précaires,
- rétablissement du statut des maîtres d'internat et surveillants d'externat,

Il est capital d'engager sans retard l'action unitaire la plus résolue pour sauver les conquêtes majeures que sont la retraite dès 37,5 annuités de cotisation, la Sécurité sociale, l'Education nationale, les Services publics et le statut de la Fonction Publique.

L'Assemblée générale réunie à l'initiative des organisations syndicales Ferc-Cgt, Snfolc, Fsu, Sud Education et Cnt, s'adressent à toutes les fédérations et confédérations syndicales ouvrières pour qu'elles appellent dans l'unité, à l'échelon national, tous ensemble, les salariés de tous les secteurs à la grève reconductible interprofessionnelle sur la base des revendications exprimées.

TOUS ENSEMBLE DANS L'ACTION ET LA GRÉVE JUSQU'A SATISFACTION DES REVENDICATIONS.

Appel adopté à l'unanimité moins 7 abstentions dans une AG de près de 200 personnes.

L'AG a appelé à une nouvelle assemblée générale le 13 mai à 18 heures à la Bourse du travail à Lille.

Fait à Lille, le 6 mai 2003






ANALYSE DE L'AG EDUCATION DU 6 MAI


Grosse AG (300 personnes très motivées, c'était devenu rare à Lille) à la Bourse du travail hier soir.

"Tribune" présidée d'office par CGT, FO, SNES et SUD éduc (la CNT se signale et décline l'invitation à se joindre à la table) mais, en fin de compte, le mouvement de base ( syndiqués / non syndiqués) impose ses revendications.

2 heures pour faire le tour des bahuts en grève reconductible (une trentaine mais tous ne se sont pas exprimés car le temps a manqué). Beaucoup de longueurs; souvent de la part de militants "politiques" dont les établissements ne sont pas en grève reconductible ! Faudra leur proposer de faire plus court la prochaine fois. A trois quart d'heure de la fin, l'AG s'est réduite à un peu plus de 200 personnes.

De nombreuses interventions nécessaires pour recadrer le texte d'appel et contrer les quelques bureaucrates syndicaux qui craignent de mettre leurs directions au pied du mur (faire voter un texte en bloc ou esquiver certaines formulations : titularisation, reconductible, inter-professionnelle, jusqu'à satisfaction des revendications, etc.).

Les plus jeunes effarés par tant de manoeuvres et de mauvaise foi au regard de l'évidence des appels exprimés par les bahuts en luttes. Faudra retirer le texte "AG mode d'emploi"...

Aldo (CNT-éducation / Lille).






DECENTRALISATION, RETRAITES, LICENCIEMENTS DES EMPLOIS JEUNES ET DES MI-SE... TOUS EN GREVE RECONDUCTIBLE !


Appel de SUD éducation et de la CNT éducation

Les fédérations syndicales Sud éducation et CNT éducation constatent que le gouvernement accumule les décisions qui conduisent au démantèlement du service public notamment d'éducation et en prépare d'autres qui vont profondément dégrader la situation des travailleurs (retraites, mise en cause du statut qui régit les fonctionnaires par le Conseil d'Etat) :
- Suppression de 5 600 postes de MI-SE et liquidation du statut d'étudiant-surveillant
- Mise au chômage de 20 000 aides éducateurs
- Transfert aux collectivités locales de 150 000 fonctionnaires et leurs missions dont 110 000 TOS, Assistants sociaux, Médecins scolaires, COPsy et Directeur de CIO
- Suppression de 6 à 7 000 postes d'enseignants, plaçant ainsi le service public dans l'incapacité d'assurer les remplacements
- Rentabilisation maximum de chaque poste par l'aggravation de la précarité et le développement de la flexibilité (postes à complément de service, agrandissement des zones de remplacement).
- Les choix gouvernementaux sur les retraites sont catastrophiques et s'inscrivent dans une logique de régression pour tous.

Elles affirment que seule l'action commune des personnels de l'Education Nationale, des fonctionnaires, des salariés du public et du privé avec leurs organisations syndicales pourra s'opposer à cette politique cohérente de casse du service public et des retraites. Il est nécessaire de mobiliser l'ensemble des personnels dans l'unité la plus large pour un mouvement durable. C'est tous ensemble, salariés du public et du privé, que nous défendrons le service public et nos retraites.

- Contre la décentralisation.
- Pour le maintien, sans aucun transfert ni détachement, de tous les personnels de l'éducation nationale dans la fonction publique d'état avec le respect de leur statut.
- Pour l'abrogation de la loi sur les assistants d'éducation, le maintien du statut d'étudiant surveillant .
- Pas un licenciement d'emploi-jeune, accès à des postes statutaires
- Ouverture de négociations pour une solution globale visant à la titularisation de tous les précaires de la fonction publique. - Pour des retraites à taux plein, à 60 ans maximum, avec 37,5 annuités pour tous, public-privé, prenant en compte les années d'études et les périodes de chômage.
- Le maintien du code des pensions, l'abrogation des mesures Balladur de 1993.

Sud éducation et la CNT éducation estiment que l'unité syndicale qui est possible au niveau départemental et académique contre les attaques globales du gouvernement sur l'éducation, sur la décentralisation et les retraites, doit être réalisée au plan national afin de donner toute l'ampleur nécessaire au mouvement qui s'engage.

Sud éducation et la CNT éducation soutiennent les établissements déjà engagés dans la grève reconductible et elles appellent tous les personnels à la grève reconductible.

Elles les appellent à s'organiser en Assemblées générales locales et départementales, afin de mandater leurs représentants dans des A. G. régionales devant se coordonner au niveau national, pour construire un mouvement pouvant mettre en échec les projets gouvernementaux.

Saint Denis, le 2 mai 2003.






EMPLOIS PRÉCAIRES, ÉCOLE PRÉCAIRE


Depuis plusieurs semaines, voire plusieurs mois, une vingtaine d'académies sont mobilisées et en grève reconductible contre le licenciement de 76 000 emploi-jeunes, la suppression de 5 600 postes de surveillants, la casse du statut de MI/SE, et leur remplacement par des assistants d'éducation. Depuis le 14 janvier, ces luttes se sont amplifiées, malgré les vacances.

La CNT soutient et participe avec le collectif de Lille (voir coordonnées et rendez-vous en bas de page) à la coordination nationale des collectifs emploi-jeunes et surveillants, tant pour sa plate-forme que pour la souveraineté de ses Assemblées générales. La coordination nationale des emploi-jeunes et surveillants en lutte a fait sienne, dans les AG souveraines, la revendication de titularisation sans condition de concours ni de nationalité de tous les précaires, ainsi que l'arrêt du recrutement de nouveaux précaires, comme les assistants d'éducation sous contrats de 3 ans.

L'existence de plus d'un million de salariés précaires dans les différentes fonctions publiques (d'État, territoriale, hospitalière et transports), la multiplication des plans de licenciements, des CDD et des contrats d'intérims dans les entreprises, imposent la précarité comme norme du travail. L'État et le patronat cherchent ainsi à balayer les acquis obtenus par la lutte qui fondent le Code du travail. Dans l'Éducation nationale comme ailleurs, depuis de nombreuses années, sous des gouvernements successifs (de gauche comme de droite) et sous couvert de réformer le service public, on cherche à faire des économies sur le dos des salariés. Ces attaques cohérentes contre le tra?vail sont directement inspirées par le plan de "refondation sociale" du MEDEF.

Ces réformes sont autant d'armes de destruction du service public de l'Éducation (rappelons-nous le projet d'attachés temporaires de l'Éducation nationale sous contrat de 3 ans du gouvernement Jospin). La régionalisation de la gestion des personnels, la plus récente et la moins spectaculaire des réforme annoncées, sera comme le montre l'exemple du secteur de la santé ou des PTT, la plus destructrice (à commencer par les assistants d'éducation, AT0SS, CO-Psy et bientôt les CPE).

Il faut s'opposer aux régressions sociales qui nous sont imposées. Lutter avec les précaires contre le chômage et la précarité est aujourd'hui une nécessité, pas seulement un acte de solidarité. Nous luttons dans l'intérêt de tous les salariés ! Parce que la précarité sous toutes ses formes remet en cause tous les acquis des travailleurs, du public comme du privé, nous oeuvrons pour la convergences des luttes.




LE DÉMANTELLEMENT DE L'ÉDUCATION NATIONALE EST EN PLACE !



L'accès aux études pour les classes populaires est remis en cause:
-Suppression du statut d'étudiant-surveillant qui permet à des étudiants d'origine sociale défavorisée de financer leurs études (protection sociale, congés d'examen, définition claire des tâches).
-5600 postes de MI/SE supprimés dès septembre 2003.
Liquidation des Emplois-Jeunes:
-62000 fins de contrat prévues sur 5 ans. En juin 2003, 20000 EJ retournent à l'ANPE et leurs missions sont supprimées.
Précarité grandissante dans le service public d’enseignement (comme dans les autres):
-Actuellement, tous les contrats de droit privé dans l'Education nationale sont des emplois précaires (CEC, CES, EJ, Contractuels).
Eloignement des principes démocratiques et émancipateurs de l’école:
-Que va devenir l'accompagnement pédagogique assurer grâce aux surveillants et aux salariés sous contrat emplois jeunes (lorsque l'on ne les oblige pas à effectuer des tâches d'agents administratifs ou de personnels techniques): foyers socioculturels, bibliothèques, aides aux devoirs, ateliers de pratiques culturelles et sportives ?
-Installation de clôtures et de système de vidéo-surveillance (certains établissement ont déjà commandé le matériel)

Que propose le ministère ?
Le gouvernement a pour projet de mettre en place le dispositif d'assistants d'éducation. 16000 contrats précaires seront ainsi crées (contre 25000 licenciements). Ces contrats de droit public, d'une durée de 3 ans renouvelables une fois, sont une nouvelle arnaque:
-Recrutement(sans condition de formation)et définition des missions par les chefs d'établissements transformés en chefs d'entreprise
-39 semaines de travail par an (contre 35 pour les EJ, 34 pour les MI et 28 pour les SE) sur la base de 1600h/an annualisées.
-Uniquement à mi-temps payé le SMIC, soit 460 € net par mois !!!!!
Tout cela avec la complicité des cinq fédérations CGT, FAEN, FSU, SGEN CFDT, UNSA éducation dont l'objectif n'est que d'obtenir une rallonge budgétaire... qui permettra d'embaucher plus d'assistants d'éducation. C'est ainsi que les ATOS, les CPE et les CO-Psy ont perdu l'an passé sur l'AR.T.T . en se voyant imposer l'annualisation du temps de travail et la flexibilité, dont ces mêmes fédérations ont préféré négocier les modalités d'application plutôt que d'aider à organiser les luttes.

LE COLLECTIF DES SURVEILLANTS, EMPLOIS-JEUNES, CONTRACTUELS DE L'ACADEMIE DE LILLE APPELLE TOUS LES PERSONNELS DE L'EDUCATION NATIONALE (SYNDIQUES & NON-SYNDIQUES), LES PARENTS D'ELEVES, LES ETUDIANTS A CONSTRUIRE AVEC EUX UN MOUVEMENT DE GREVE RECONDUCTIBLE POUR:

-Un droit inaliénable à l'éducation pour tous.
-Le retrait définitif du projet d'assistant d'éducation.
-Le maintien des 5600 postes de surveillants.
-Le maintien du statut national des étudiants-surveillants dans le cadre de la Fonction Publique d'Etat & l'application de la circulaire des MI-SE de 1968 notifiant le regroupement des horaires de travail et l'aménagement des emplois du temps permettant réellement de suivre une scolarité parallèle.
-Le renforcement des effectifs d'encadrement (1 SE pour 100 élèves et 1 MI pour 25 élèves).
-La reconnaissance des années d'ancienneté des surveillants.
-La réduction du temps de travail avec maintien des salaires.
-L'arrêt du recours au recrutement des précaires.
-La titularisation de tous les précaires qui le souhaitent sur des emplois statutaires de la fonction publique, par inscription sur liste d'aptitude, sans condition de concours ni de nationalité et avec reconnaissance de l'ancienneté et de l'expérience.
-Le droit à une formation qualifiante et/ou diplomante sur le poste ou au choix du salarié.
-Une véritable ARTT, sans annualisation ni flexibilité.
A.G. du collectif Lundi 3 Février-18h.
RDV bâtiment M1-LILLE I
Ordre du jour: préparation de la journée du 6 Février





SALAIRES EN RETARD... DEMANDEZ DES INDEMNITES !


Il est malheureusement assez fréquent, surtout lorsque l’on est non titulaire, d’attendre désespérément son salaire ou des sommes dues par l’administration. Il existe alors une méthode pour accélérer le processus : il faut demander à celle-ci le paiement du principal (la somme due), mais aussi le versement d’intérêts moratoires ou indemnités de retard sur la base du taux de l’intérêt légal (circulaire du Budget n° 140 du 24 octobre 1980 / RLR 332-0-d).
La demande est présentée directement à l’administration (elle peut aussi faire l’objet d’une procédure plus lourde au tribunal administratif), et permettra - en général - d’accélérer le paiement des sommes dues. L’administration jugera alors si votre demande est fondée, et dans la pratique, elle ne versera pas d’indemnités de retard, mais - oh miracle ! - vous devriez être payé avec plus de célérité ! Il faut toujours agir très vite car les intérêts courent à la date de la demande et non à la date de la dette.
Les enseignants peuvent tenter la même démarche pour les heures et les sommes que l’administration paye parfois avec des retards de 6 ou 12 mois. Faites nous part de vos réussites, nous en ferons profiter tout le monde ! Dans la même logique, il faut savoir que si vous devez une somme à L’État (un trop perçu par exemple), celui-ci a 30 ans (!) pour la réclamer : c’est la “ prescription trentenaire ”. Dans certains cas exceptionnel, vous pouvez cependant obtenir une allocation compensatrice, si vous avez prévenu plusieurs fois et depuis longtemps l’administration de son erreur ! En cas de trop perçu ou de saisie-arrêt sur votre salaire, il faut demander un échelonnement aux services gestionnaires, sinon vous risquez de vous voir prélever d’un coup le montant de la quotité saisissable de votre salaire (somme que l’administration ou le juge a le droit de prélever, par exemple pour dette fiscale). Pour les pensions alimentaires, le salaire peut être intégralement saisi au-dessus du montant du RMI. Attention ! Dans l’autre sens, quand c’est L’État qui vous doit une somme, il y a prescription au bout de 4 ou 5 ans (!). C’est ce qu’on appelle la “ déchéance quadriennale ” (4 ans + les mois de l’année en cours ; loi 68-1250 du 31 décembre 1968 / RLR 300-2).
Modèle de lettre pour demande d’indemnités pour salaires ou sommes dues en retard :
A envoyer en recommandé avec AR pour que la date fasse preuve. Vous pouvez également écrire une deuxième lettre, avec la mention “ sous couvert du chef d’établissement ”, qui transitera par voie hiérarchique et que vous donnerez à votre chef d’établissement.
Identité administrative du demandeur à : Service gestionnaire (le service qui gère votre paie).
Date (c’est cette date qui comptera pour une éventuelle procédure au Tribunal administratif).
Madame, Monsieur,
A ce jour, je n’ai pas été payé pour les sommes dues suivantes (ici, il faut détailler très précisément la demande, par exemple salaires, vacations, indemnités ou heures supplémentaires pour telles et telles dates) et je vous demande par la présente le paiement du principal (il s’agit des sommes dues par l’administration) ainsi que le versement d’intérêts moratoires et d’indemnités de retard sur la base du taux de l’intérêt légal, en vertu de la circulaire du Budget n°140 du 24 octobre 1980.




ATOSS ET 35 HEURES


Le 3 juillet 2001, le ministère de l’Education Nationale a présenté ses projets pour la RTT-35 heures des ATOSS ! Il refuse la création d’emplois pour compenser la réduction du temps de travail de 39 à 35 heures hebdomadaires et veut imposer une annualisation de1 600 heures. C’est inacceptable ! Il faut créer des emplois et titulariser les précaires pour alléger la charge de travail des personnels et non profiter une fois de plus de la RTT pour accroître la productivité et limiter les recrutements. Il faut refuser l’annualisation et exiger le maintien minimum des 9 semaines de congés (9 semaines de congés = 43 semaines de travail à 35 heures, soit 1 505 heures et non 1 600).




AIDES-EDUCATEURS... LE NOUVEAU DISPOSITIF !


Contrats en cours
Les aides-éducateurs embauchés en 1997-1998, dont les contrats arrivent à échéance en 2002-2003, verront leur mission prorogée jusqu’au 30 juin 2003. Ceux qui ont été recrutés en remplacement d’un aide-éducateur démissionnaire disposeront d’un contrat de cinq ans: un jeune embauché en janvier 2001 en remplacement d’un collègue qui avait été recruté en janvier 1998 pourra rester jusqu’en janvier 2006. Jusqu’à présent, son contrat, qui reprenait “ l’ancienneté ” de son prédécesseur, s’arrêtait en janvier 2003.
Nouveaux contrats
L’éducation nationale continuera à disposer d’environ 70 000 emplois-jeunes. De nouveaux contrats de cinq ans seront signés à partir de 2003 pour d’autres jeunes que ceux actuellement en poste.
Formation
La durée annuelle de formation pourra être portée à 400 heures annuelles dans les 2 dernières années du contrat contre 200 actuellement.
Concours
A côté des voies interne (exclue aux aides-éducateurs) et externe (à laquelle ils peuvent postuler s’ils ont les diplômes requis), seront ouverts des concours de “ troisième voie ”, offrant des conditions d’accès spécifiques et intégrant notamment la validation d’acquis de l’expérience.





CONTRACTUEL(LE)S MIS EN “ CONGE ” AVANT LES VACANCES D’AUTOMNE...
QUE FAIRE ?


Texte-pétition à diffuser avant de faire téléphoner au rectorat sous menace de communiqué de presse, grève, etc :
“ Pour compenser la pénurie organisée de titulaires remplaçants, x contractuel(le)s sont actuellement en activité dans notre établissement. La durée de leur mission est sans cesse suspendue aux décisions du rectorat concernant les titulaires en arrêt maladie. Les prochaines échéances sont fixées au xx / xx / xx, date à laquelle le rectorat envisage de faire cesser les contrats de nos collègues contractuel(le)s. Ils se retrouveront donc à cette date en “ vacances ” sans congés payés ni droit aux indemnités de cessation d’activité. La durée de leur période d’activité est trop courte au regard des règlements ministériels ! Ils seront de nouveau sollicités à la rentrée pour assurer les services des même titulaires absents. Il faut exiger que leurs contrats soient prolongés au-delà des congés d’automne !!! Cette situation faite à nos collègues est exemplaire du recours à l’emploi précaire et des injustices qu’il banalise. L’Etat devrait proposer un plan de résorption définitive de la précarité par titularisation et augmentation des postes aux concours !
Signatures des sections syndicales et des personnels (syndiqués et non syndiqués) : …….. ”.





ELECTIONS AU CA... L’ESSENTIEL N’EST PAS DE VOTER, MAIS DE LUTTER !


“ Les enfants croient au Père Noël. Les adultes ne croient pas au Père Noël… ils votent ”.
P. Desproges

Parce que la délégation de pouvoir, sans contrôle ni révocabilité des mandats, favorise le pantouflage des élus et le désinvestissement des personnels.
Parce que ces élections par collèges (élèves, parents enseignants, ATOSS) entretiennent les hiérarchies et l’exclusion (les précaires sont écartés : MA, contractuel(le)s, vacataires, CES, CEC, AE) chez les acteurs de la communauté éducative et la division des sections syndicales.
Parce que la participation à la gestion des établissements cautionne les politiques budgétaires et pédagogiques des rectorats (développement de la précarité, DHG, effectifs par classes, hypocrisie de l’égalité des chances et tri-contrôle social).
La CNT appelle au boycott actif !
Ni angélique ni dogmatique, notre position est le fruit d’une analyse empirique du système paritaire et cogestionnaire : seule la lutte paye ! Lorsque nous votons, nous remettons notre souveraineté (le rôle des élus au CA n’est souvent que consultatif) pour un temps déterminé à une ou plusieurs personnes. Les élus sont considérés comme agissant selon notre volonté. L’erreur est là ! Durant ce laps de temps, ils sont incontrôlables par les électeurs, ils ne sont pas révocables !
Voter, dans ces conditions, c’est donc abdiquer. La représentation induit la dépossession de soi. Un être dépossédé n’a plus aucun pouvoir, il n’est plus qu’un représenté et son rôle dans la démocratie s’arrête là. En confisquant la représentativité à leur seul profit, les élus signifient de fait la fin de la démocratie (à l‘inverse de la démocratie directe) et entretiennent les bases du système d’exploitation en usurpant la volonté de la base.
Pour nous, il est important de se réapproprier les luttes, important aussi de s’organiser en Assemblée Générale souveraine, c’est à dire que tout est discuté et décidé devant les individus formant l’assemblée. Et s’il s’agit de mandater des personnes, elles le sont sur un point précis et doivent rendre compte de leur efficacité devant l’assemblée. En cas d’échec, elles sont révoquées et d’autres sont mandatées à leur place.
Alors un seul mot d’ordre : DEMOCRATIE DIRECTE !




ADHERER A LA CNT, COMMENT ON FAIT ?


Choisir de se syndiquer à la CNT ne relève pas du hasard : engagement pour une transformation sociale globale, anticapitalisme et antiétatisme, action directe, autogestion et syndicalisme de lutte de classe… Chacun se définira avec son histoire, ses références philosophiques et ses grilles d’analyse. Mais adhérer, c’est aussi s’engager concrètement, selon ses forces, ses envies et ses possibilités, dans un combat syndical au quotidien ; et alors le militant isolé ou sans expérience syndicale, se sent un peu perdu et hésite parfois à se syndiquer ou à apparaître comme sympathisant, dans son école ou dans son établissement.

La première démarche à effectuer, c’est de contacter le syndicat CNT existant localement ou l’union régionale CNT. Dès que tu as adhéré(e) formellement, tu disposes d’outils et surtout de l’aide des camarades du syndicat. Si pour une raison ou une autre, tu hésites à adhérer, tu peux aussi recevoir des tracts, des affiches ou la presse syndicale, contactes-nous sans hésiter.

Si tu es seul(e) de la CNT, voire seul(e) syndiqué(e) de ton bahut ou de ton école, il t’appartient de participer à la vie de ton syndicat (réunion mensuelle, assemblée générale, formations, commissions spécifiques, par exemple : commission femme, commission antimilitariste). C’est une démarche indispensable, mais il peut arriver que ta situation personnelle, ne te permette pas de rencontrer régulièrement les camarades de ton syndicat : dans ce cas, il te faudra trouver des modalités qui te permettent de prendre part aux décisions collectives.

Pour commencer, tu as intérêt à te faire nommer délégué syndical. C’est le syndicat, en tant que structure de la CNT et en tant qu’entité juridique, qui te nomme formellement auprès de l’Administration en tant que représentant (pas forcément exclusif) du syndicat. Cela te permettra d’obtenir et d’exercer plus facilement tes doits syndicaux dans l’Éducation nationale et plus largement dans la Fonction publique (dans les structures de droit privé, ce sont d’autres procédures qui s’imposent).

Rappelons que le syndicat est la structure de base de la CNT. Chaque syndicat qui regroupe des adhérents isolés ou des sections syndicales, par exemple le syndicat de l’éducation de la métropole lilloise, se coordonne au niveau national au sein de la fédération CNT des travailleurs de l’Éducation (FTE-CNT). Parallèlement, chaque syndicat adhère à la Confédération Nationale du Travail, la CNT, qui rassemble toutes les structures de la CNT. Sur le plan local, ton syndicat appartient également à son Union locale ou régionale, qui unit les syndicats des différentes branches (par exemple, à Lille, le syndicat santé-social-éducation-culture et le syndicat des services et de l’industrie forment l’union locale de la métropole lilloise ; dans la région tous les syndicats locaux sont rassemblés au sein de l’UR-CNT du Nord / Pas de Calais).

Ces structures qui peuvent sembler complexes sont seulement des organes qui permettent de travailler ensemble et de se coordonner : elles permettent d’organiser la solidarité au sein d’un secteur (par exemple les emplois-jeunes de l’EN) et la solidarité interprofessionnelle (par exemple avec nos camarades des comités d’action chômeurs de la CNT).

Te voilà prêt(e) pour devenir le ou la super syndicaliste de ton bahut ! Il te faut maintenant les outils pratiques et juridiques pour te lancer. Tu es délégué syndical (ou tu milites au sein de ta section), c’est-à-dire que tu es mandaté officiellement par le syndicat et tu disposes de droits. Il ne s’agira pas de rentrer ici dans le détail des textes et procédures mais de te donner un aperçu juridique et pratique.

Affichage des documents d’origine syndicale : La CNT a droit à ses panneaux syndicaux dans les différents services, par exemple pour un collège ou un lycée, en salle des profs (personnels enseignants et éducatifs) et en salle de repos des ATOS (personnels de service, technique et de santé). L’administration ne peut pas s’opposer à l’affichage d’un document sauf injures et diffamations.

Réunions syndicales : En dehors des heures de travail, la CNT peut tenir des réunions statutaires ou d’informations dans les locaux de l’établissement. Il faut en informer au préalable l’administration. Pendant les heures de service, la CNT a la possibilité de déposer une heure mensuelle d’information. La durée de cette dernière ne peut excéder une heure. Les modalités sont expliquées en détail dans un texte publié par la fédération.

Distribution de documents d’origine syndicale : Tout document émanant d’une organisation syndicale peut être distribué dans les locaux administratifs, mais cela ne doit pas perturber le fonctionnement du service et concerner théoriquement que les personnels. Ces distributions doivent être assurées hors des heures de service de l’agent.

ASA (autorisation spéciale d’absence) : Comme toutes les organisations syndicales, la CNT dispose d’ASA qui permettent aux mandatés du syndicat de participer aux réunions des organismes directeurs ou aux congrès locaux ou nationaux. Les circulaires internes de la fédération proposent des demandes type à utiliser principalement au moment des congrès.

Droit de grève : Le droit de grève dans la Fonction publique est limité par des textes. Il faut retenir qu’il est obligatoire de déposer un préavis de 5 jours francs qui précise les raisons et les personnels concernés. Il ne faut jamais partir seul en grève et toujours consulter les camarades du syndicat sur les modalités pratiques et juridiques. Une brochure spécifique a été éditée par la fédération éducation : on y trouve les textes réglementaires, une discussion sur l’exercice du droit de grève, un texte intitulé "AG, mode d’emploi", des communiqués de presse type, des textes sur les aspects pratiques et tactiques de la grève, etc.

Pour conclure cette petite liste d’outils à ta disposition, tu dois savoir que le syndicat est le lieu privilégié pour acquérir de l’expérience et pour s’entraider. Au sein de celui-ci, ainsi qu’à la fédération, tu disposeras d’outils, de publications, guides et brochures, documentation juridique. Tu peux également t’abonner à des listes internet de discussion et d’échange (éducation et/ou interpro, régionale ou confédérale). En principe, te voilà rassuré, tu ne pars tout(e) seul(e) sur le front !




PLATEFORME REVENDICATIVE


Salaires, statuts, conditions de travail : refusons toutes les hiérarchies !
1- Arrêt immédiat du recours à toutes les formes de travail précaire et / ou aux statuts de droit privé dans la fonction publique. Garantie de réemploi pour toutes et tous et titularisation immédiate dans le service public sans discrimination de concours, de nationalité ou d’ancienneté avec le droit à une formation adaptée.
2- Opposition à toutes les politiques de privatisation de l’école publique ( cf. note 1 ), pour les services de nettoyage, transport scolaire, restauration, entretien… et arrêt de la politique d’autonomie qui tend à la mise en concurrence des établissements. Intégration de toutes les activités scolaires ou périscolaires ( ateliers, animations, édition…) dans le service public avec, dans tous les cas, titularisation des personnels et embauches nécessaires.
3- Réduction du temps de travail ( cf. note 2 ) et revalorisation des salaires de tous les personnels, avec augmentation progressive jusqu’à disparition des différences et des inégalités salariales. Interdiction des heures supplémentaires, de l’annualisation du temps de travail et de la mobilité imposée. Droit à une formation rémunérée intégrant des cours sur le droit du travail. Droit à une retraite décente pour toutes et tous. Conditions de travail et rémunérations identiques pour tous les personnels de la maternelle à l’université. Pour les élèves et les étudiants, droit au logement, revalorisation, élargissement et augmentation des bourses sur critères sociaux. 

Pour une école égalitaire et solidaire : élèves, parents, personnels… l’école est à tous !
4- Financement public exclusivement en direction des établissements scolaires, universitaires et de formation continue publics. Transformation des établissements privés qui en font la demande en établissements publics déconfessionnalisés. La formation professionnelle initiale et continue doit être soumise au contrôle exclusif des travailleurs sans aucun droit de regard du patronat.
5- Augmentation des moyens humains, techniques et architecturaux, mais aussi amélioration des modes et structures de travail pour de réels changements pédagogiques. Moratoire sur les fermetures de classes accompagné d’un recrutement d’ampleur dans toutes les catégories de personnels pour parvenir à une réduction significative des effectifs par classe, conformément aux réels besoins sociaux et non aux impératifs budgétaires et financiers.
6- Droits syndicaux et d’organisation permanente ou temporaire, de réunion, d’assemblée, d’affichage… pour tous les personnels, les élèves et les étudiants, sans aucune restriction. Droit de grève élargi à toutes les structures syndicales, les collectifs, coordinations, assemblées de personnels ou d’élèves. Abrogation du monopole de représentativité syndicale octroyé par l’Etat. Le tout pour permettre une véritable démocratie directe au sein des établissements scolaires et universitaires, socle de toute éducation autogestionnaire et solidaire. 

Ni libérale, ni autoritaire : pour une éducation autogestionnaire, pour une école émancipatrice !
7- Refus des protocoles et de tous les accords signés entre l’école, la justice, l’armée, la police et le patronat… Dans une optique non-autoritaire, l’école doit être le lieu de la coopération de tous les personnels pour aider à la formation d’individus équilibrés et compétents, par la connaissance, la critique, la révolte. En ce sens, la lutte contre le racisme, le fascisme, le sexisme et pour l’égalité des individus en respectant leur identité culturelle sont des devoirs de toute éducation populaire au service des travailleurs.
8- Pour un véritable service social d’éducation, dans une école gratuite, laïque et autogérée. Défense de l’autogestion comprise comme la participation libre et solidaire de tous les secteurs de la communauté éducative. Abolition de toutes les formes de hiérarchies ( agents chefs, maîtres directeurs, principal, inspecteur…) remplacées par la gestion collective de toutes et de tous et la rotation des tâches. Disparition de l’inspection, mais exigence, à côté de l’auto-évaluation de l’équipe, d’une évaluation par un collectif indépendant.
9- Refus de l’élitisme prétendument républicain, tout comme de la gestion “ libérale ” de la misère culturelle. Pour une éducation où toutes et tous ont les moyens d’acquérir une maîtrise de soi avec les autres, sans hiérarchisation des savoirs (techniques, sportifs, culturels…), sans limitation de leur diversité, sans ségrégation par âge, classe ou sexe. Pour un savoir polytechnique, accessible à toutes et tous, à tous les âges de la vie et partout. Abandon de la fonction de tri social de l’école et en particulier de l’examen comme mode de contrôle des acquisitions remplacé par une évaluation formative établie sur toute la durée de l’apprentissage.
10- Contre l’archaïsme de l’enseignement autoritaire, contre les projets éducatifs "libéraux", la CNT défend, par principe et par la pratique, toutes les pédagogies, anti-autoritaires, autogestionnaires et émancipatrices qui cherchent à faire de l’élève ( adulte, adolescent ou enfant ) le propre acteur de son enseignement, de sa formation et de ses apprentissages. L’éducation à l’autonomie et à la liberté passe par la mise en pratique de principes sociaux sans lesquels la liberté individuelle se résumerait à être celle du "fort" contre celle du "faible". Aux valeurs de l’autorité, de la compétition et de la sélection, nous opposons celles de la démocratie directe, de la solidarité, de l’égalité, de la justice sociale et de l’auto-organisation, socle de toute éducation autogestionnaire et solidaire.

Fédération CNT des travailleurs de l'éducation.

1. "Ecole" étant entendue de la maternelle à l’université.
2. Trente heures par semaine pour tous les personnels, sans flexibilité ni annualisation et avec embauches correspondantes… Précisons qu’en ce qui concerne les enseignants, ces 30 heures hebdomadaires incluent le temps de préparation, de correction, de concertation et de suivi individuel ainsi que le temps de présence devant les élèves (ce qui implique une réduction des heures de cours proportionnelle au passage de 39 à 30 heures et - pour le 1er degré - plus d’un enseignant par classe ).





CONCOURS : L’ARNAQUE REPUBLICAINE


Le protocole Sapin dit de “ résorption de la précarité ”, soutenu par la CFDT, FO, la FSU et l’UNSA, n'en finit pas de révéler son hypocrisie. Sur les 300 000 précaires de l'Éducation nationale (CES, CEC, contractuels, vacataires, aide-éducateurs, emploi-jeunes “ cadre de vie ”...), seuls 71 000 ont été recensés dans l'enquête préalable qui définit les ayant droits à l’intégration par la voie des concours et des épreuves professionnelles. En sont exclus d'emblée les CES, CEC, emploi-jeunes, vacataires et ceux et celles qui ne peuvent justifier d’une durée au moins égale à trois années d’équivalent temps plein. C’est inacceptable. Toute personne embauchée par le ministère doit bénéficier de l’intégration sans avoir, après des mois ou des années de service, à prouver par concours qu’elle “ mérite ” un emploi stable et des conditions de travail et de salaire décentes !

Le protocole Sapin est d’autant Le plus inacceptable que la perspective d’intégration par voie de concours n’est qu’un leurre. Le nombre de postes proposés est dérisoire et les jurys des épreuves professionnelles, des concours “ réservés ” ou “ spécifiques ” recalent chaque année plus de la moitié des candidats en soulignant même parfois leur “ incompétence ”.

Un système hypocrite, injuste et archaïque
Cela est d’autant plus scandaleux que les précaires en poste sont souvent plus diplômé(e)s que les titulaires et qu’ils elles se sont formé(e)s sur le terrain dans les établissements et les classes les plus difficiles. On constate même que de jeunes enseignant(e)s ou CPE reçu(e)s aux concours externes se forment pendant les stages en situation au contact des aides éducateur(trice)s, des contractuel(le)s et des intervenant(e)s en langues… précaires mais expérimenté(e)s !

Cette attitude des jurys est tout à fait caractéristique des mentalités produites par la culture des concours. C’est sur la notion même de concours et sur les injustices et les archaïsmes qu’ils perpétuent qu’il nous faut mener la réflexion pour davantage légitimer notre revendication de titularisation immédiate et envisager un mode de formation-recrutement plus en adéquation avec nos conceptions d’une éducation égalitaire et solidaire.

Un instrument de division
Au nom de l’élitisme républicain, ces concours, externes, internes, réservés ou spécifiques, entretiennent les hiérarchies et les “ grades ”. Ils reproduisent la codification des rapports sociaux et de la division du travail imposée par les classes dominantes et l’État. Les concours sont aussi un moyen d’exclure en toute conscience et au nom de la préférence nationale (aujourd’hui européenne) des milliers d’étranger(e)s qui ont été recruté(e)s pendant des années pour couvrir les besoins dans les établissements. Les travailleurs(ses) de l’éducation n’ont rien à y gagner. Le ministère en revanche y trouve un instrument de division qui facilite sa tâche de gestion des “ ressources humaines ”.

Comment justifier par exemple qu’un(e) agrégé(e) travaille moins et gagne plus qu’un(e) contractuel(le) ? Parce qu’il / elle est plus “ brillant(e) ”, plus pédagogue, plus respectueux(ses) de l’autorité ou mieux intégré(e) à l’élite ou à la nation ? Si les syndicats réformistes ont depuis longtemps intégré ces divisions hiérarchiques au point de les accompagner par autant de syndicats catégoriels, en ce qui nous concerne, nous refusons cette logique de division des personnels : à travail égal, salaire et statut égaux ! Notre champ de syndicalisation couvre l’ensemble des personnels de l’éducation, enseignants et non enseignants, titulaires ou pas, de l’école à l’université.

Un mode de recrutement inadapté
Pour le ministère et les syndicats “ légitimistes ”, le bon enseignant n’est pas celui ou celle qui est bien formé(e), mais celui ou celle qui est bien recruté(e) selon la norme des concours (la formation professionnelle en IUFM, les stages et la pratique viennent ensuite).

Peut-on se satisfaire d’un mode de recrutement aussi peu adapté à la réalité des situations pédagogiques et humaines des établissements ? Comment admettre que les compétences éducatives d’un individu soient évaluées uniquement sur des savoirs disciplinaires (la licence ou la maîtrise ne peuvent-elles pas garantir les compétences scientifiques ?) qui font aussi peu de place à l’esprit critique, aux démarches pédagogiques et à la réflexion sur la culture et sa nature de classe ? Comment éviter aussi que le bachotage ségrégatif et aliénant des préparations aux concours ne pèse ensuite sur les modèles et pratiques didactiques des enseignant(e)s ?

Car le concours juge un individu. Or, l’enseignement doit être une affaire d’équipe, de coopération. Travailler seul dans son coin mène à l’échec. Il faut se concerter, s’entraider. Le concours apprend l’inverse et crée des individualistes qui se culpabilisent de ne pas y arriver seuls. Enfin , le concours n’est-il pas un alibi pour faire croire qu’on a des “ compétences ” une fois pour toutes, alors que la formation continue sur le temps de travail et les échanges constants entre enseignants et élèves permettent de s’adapter aux évolutions ?

Quelle alternative ?
C’est pour juguler la revendication de titularisation et diviser les personnels précaires que le ministère a créé ces filières d’intégration Perben et Sapin. Avec les concours, les précaires sont renvoyé(e)s à une démarche de compétition individuelle (pas de place pour tout le monde mais pour les meilleur(e)s ; les premiers concours réservés ont donné lieu à des actions de boycott ou de sabotage pour ramener les précaires sur le terrain de la lutte collective pour la titularisation) et donc soumi(se)s à la logique d’autorité et d’exploitation du ministère qui par ailleurs continue de recruter de nouveaux précaires. Au contraire, le rapport de force engagé pour la titularisation immédiate, aux côtés des collectifs et des syndicats comme le nôtre, repose sur des valeurs de solidarité et conteste sur le fond la politique d’emploi du ministère de l’éducation et des services publics.

Pour en finir avec la précarité, une seule solution : titularisation de tous les précaires sans condition de concours et de nationalité ! Rappelons que déjà par le passé, la titularisation sans concours a été imposée au ministère par la mobilisation solidaire des titulaires et des précaires ; les “ maîtres auxiliaires ” formé(e)s sur le tas furent alors intégré(e)s comme “ adjoints d’enseignement ”, preuve que notre revendication n’a rien d’incongru. A nous de construire le rapport de force nécessaire !

CNT-éducation (Lille)




LE PROJET DE CARTE SCOLAIRE 2002


Dans les écoles maternelles et élémentaires
Le Ministère prévoit de retirer 89 postes dans l’Académie (67 dans le Nord et 22 dans le Pas-de-Calais). Certes, la région connaît une baisse de la démographie. Mais ce n’est pas en supprimant des postes que l’on allégera de manière significative le nombre d’élèves par classe (pour travailler davantage en petits groupes et consacrer plus de temps à chaque enfant *), que l’on palliera efficacement au remplacement des maîtres malades ou en formation, que l’on favorisera le travail en équipe, que l’on améliorera la prise en charge des élèves en difficulté… De même, l’enseignement des langues vivantes, l’intégration des enfants handicapés, l’utilisation des nouvelles technologies, la formation continue, la mise en œuvre des projets d’école, etc. nécessiteraient non seulement le maintien des postes, mais une embauche massive de personnels !

Dans les collèges et les lycées
Le Ministère prévoit de supprimer 257 postes dans l’Académie (alors que parallèlement la précarité ne cesse de se développer). Si ce projet aboutit, les “ horaires plancher ” vont être appliqués partout et les dédoublements ou heures de soutien pédagogiques en petits groupes vont disparaître. Après les TPE en lycée, les PPCP en LP et les “ itinéraires de découverte ” engagés en collège sans moyens horaires suffisants, on peut douter que soient atteints les objectifs d'appropriation des programmes et d’implication plus grande de l'élève à travers les choix qui lui sont proposés. Le Rectorat et le Ministère organisent la pénurie en accordant des dotations qui ne correspondent jamais aux besoins réels pour forcer les établissements à rentabiliser eux-mêmes au maximum les moyens au détriment des conditions de travail des personnels (l’annualisation déjà imposée aux ATOSS et CPE menace les enseignants) et des dispositifs pédagogiques.

Non à la gestion libérale de l’Éducation
L’Éducation nationale, même si elle affirme officiellement sa mission d’éducation égalitaire, humanitaire, progressiste et prenant en compte la personnalité de chaque élève, continue d’avoir au contraire un fonctionnement libéral et de jouer le rôle de sergent recruteur de l’entreprise marchande. Cette gestion libérale de l’éducation nationale atteint son paroxysme lors de la carte scolaire. On ne prend plus alors en considération les particularités des élèves et des écoles. Terminés les beaux discours et les beaux projets mis en place sur trois ans. Le fonctionnement des établissements est alors remis en cause par les suppressions de postes, on ne parle plus des compétences des élèves, l’effet pervers des statistiques reprend alors du service. Les suppressions de classes sont alors considérées par l’administration comme des économies budgétaires. Aucune prise en compte de l’évolution des effectifs d’un établissement n’est prise en compte sur le long terme. La productivité des postes hors classes comme les remplaçants est alors mesurée afin de justifier leur suppression. Les enseignants ne font plus alors partie d’une équipe pédagogique, mais deviennent de simples pions déplaçables à souhait et des facteurs de production flexibles. L’Éducation nationale revêt alors son habit libéral et oublie tous ses beaux discours. Puis les beaux discours réapparaissent à la rentrée et on fait comme si de rien n’était jusqu’à l’année suivante...

Pour une autre stratégie syndicale
Pour prévenir tout mouvement contestataire d’ampleur, la stratégie du C’est ainsi que chaque année les suppressions de postes passent sans mobilisation massive, simultanée et radicale. Les stratégies du Rectorat et celles des syndicats majoritaires sont complémentaires et les années électorales voient ces manœuvres prendre un caractère politicien caricatural (il faut éviter de mettre le gouvernement et les partis au pouvoir en situation délicate !). Cela discrédite le syndicalisme et entretient le fatalisme des personnels. Parfois, des personnels de base et des sections syndicales tentent de coordonner les luttes en appelant à des AG locales et régionales (grève, votes en AG d’établissement, mandats et AG régionales sur la poursuite de la grève).

Comme en Seine St Denis ou dans l’Hérault ces dernières années, seules les initiatives qui fédèrent les personnels, parents et élèves des établissements en lutte, créent le rapport de force susceptible de faire reculer les autorités rectorales et ministérielle, d’imposer les revendications contrôlées par la base et de dénoncer les logiques ministérielles de restriction budgétaire et de démantèlement des services publics.

Réunissons-nous dans les établissements pour préciser nos revendications et exiger la reconquête, l’extension et l’amélioration du service public d’éducation laïc et gratuit. Préparons ensemble une AG académique et un rassemblement devant le rectorat dès la rentrée. Il faut des moyens (des créations de postes pour améliorer les conditions de travail et lutter contre l’échec scolaire), des emplois stables (titularisation immédiate des précaires), une véritable RTT sans annualisation ni flexibilisation, des salaires revalorisés (surtout les plus bas) et des politiques recentrées sur les pédagogies émancipatrices (école-ascenseur culturel sans tri social).

CNT-éducation (Lille)


* A ce propos, l'étude américaine “ STAR ” (Student Teacher Achievement Ratio), l'une des rares recherches réellement scientifiques sur l'impact des effectifs des classes sur la réussite des élèves (une cohorte de 11 000 élèves suivis durant plus de 12 ans) dévoile des résultats fracassants !

STAR établit de manière irréfutable trois faits essentiels :

1) La réduction de la taille des effectifs scolaires dans les premières années d'enseignement est bel et bien un facteur crucial de réussite scolaire (toutes choses restantes égales par ailleurs).

2) Les effets d'une réduction de la taille des classes dans les trois premières années d'école sont durables et semblent même augmenter au fil des années d'étude ultérieures.

3) La diminution de la taille des classes permet de réduire considérablement les écarts entre enfants de différentes origines sociales. Par exemple, STAR a montré que le passage de 25 à 15 élèves au début de l'école primaire réduisait de 54% la différence entre blancs et noirs dans les examens d'accès à l'enseignement supérieur.




AIDES-EDUCATEURS


Cela fait plus de quatre ans que les aides-éducateurs et éducatrices (c’est à dire les emplois-jeunes de l’Education nationale) ont été embauché(e)s. D'entrée, le gouvernement les avait mis au courant : “ Les AE ne seront pas titularisé(e)s ”. Bon nombre ont cru que cela ne serait pas vrai, croyant à la bienveillance d'un gouvernement de gauche et/ou aux revendications des grosses centrales syndicales. Bilan : nibe que dalle !

Les conseils académiques d'aide-éduc' devaient porter les revendications de la base. Qu'en est-il ? Rien de neuf. N'oublions pas que la " qualité " essentielle de ces conseils est d'être consultatifs. Ce qui veut dire qu'ils n'ont aucun pouvoir. Ils ne servent qu'à museler la contestation ; ils sont un prétexte pour dire “ Regardez, on vous écoute ”. Les dernières propositions de concours de troisième de voie et les accords cadres sont des leurres qui n’offrent aux AE aucune garantie de réemploi, mais une compétition de plus.

Partout des collectifs se constituent et la pression monte. Par la grève du 21 mars 2002 les AE ont prouvé qu’ils sont indispensables à la bonne marche des écoles, collèges et lycées et qu’ils sont capables de porter des revendications collectives :

Pas un aide-éducateur(trice) au chômage en juin 2003 !

Titularisation des AE en emplois de droit public au profil bien précis (animateur de foyer, aide documentaliste, responsable de stages, animateur de BCD, animateur de salle informatique, etc.).

Une fois titularisés, une formation doit permettre d'assurer le travail dans les meilleures conditions. Il faut de vrais métiers, à part entière : la polyvalence est trop souvent l'alibi pour faire effectuer des tâches d'autres personnels (surveillance, remplacement de profs, travail administratif, etc.).

Les AE n’ont pas vocation à remplacer les personnels absents (il faut imposer le respect des textes), ni à assumer le manque de recrutement de l'Education nationale. Que le ministère recrute !

La lutte ne sera efficace que si tous les personnels - AE, CES, CEC, MA, vacataires, contractel(le)s et titulaires - la prennent en main. Il faut diffuser la revendication de titularisation sans conditions de concours et de nationalité (travail égal, salaire égal), faire respecter les droits syndicaux et renforcer le rapport de force avec l’administration pour en finir avec la précarité et l’exploitation.

CNT-éducation

LE SPORT AU SERVICE DE L’ENFANT SINGULIER


Alain, un éducateur sportif de Villeneuve d’Ascq, a mis sur pied et expérimente, depuis plusieurs années, une approche de l’éducation physique basée non pas sur des critères de performance mais plutôt sur les progrès individuels de l'élève.

Lors d’un remplacement que j’effectuais dernièrement à l’école Jacques Prévert (V. d’Ascq), j’ai pu assister à l’une de ses séances et Alain m’a remis le document suivant. Il y décrit lui-même sa méthode.

Eric Dussart (CNT éducation - Lille)


“ C’est en réfléchissant à la création d'une méthode d'évaluation qui valorise non pas uniquement la performance mais surtout les progrès individuels et qui prend en compte l'enfant dans sa globalité qu'est née cette méthode. Cette méthode est le fruit de mon expérience d'éducateur territorial qui depuis 18 ans travaille auprès d'enfants dont certains présentent ponctuellement ou à plus long terme des difficultés (troubles du comportement, échec scolaire, démotivation...).

Débutée en 1995 en accord avec les directives du bulletin officiel, elle a été expérimentée, et régulièrement réajustée grâce à la participation et l'observation des élèves, ainsi que celle des enseignants. À ce jour, elle est partie intégrante de la charte mise en place à l'école Jacques Prévert de Villeneuve d'Ascq.

Cette méthode vit le jour alors que ma pratique quotidienne mettait en évidence les éléments suivants :

Le sport reste une discipline qui se situe, la plupart du temps, en marge de l'enseignement.

Les méthodes classiques d’évaluation sont parfois discriminantes pour certains enfants. Ex : Un enfant mal dans son corps, parce qu'il a par exemple une surcharge pondérale, court souvent moins vite. Il est ainsi pénalisé si l'on prend en compte uniquement son temps de course plutôt que l'effort qu'il a fourni et les progrès qui en découlent.

Le temps effectif d'activité est réduit.

Le temps de l'enseignant éducateur est largement occupé par des contingences d’organisation du temps et du matériel, au détriment d'une présence individualisée.

Un certain nombre d'enfants ne comprend pas le sens de l'activité, ni sa globalité (notion de temps, de distance, de temps de course).

En revanche, pour certains enfants qui présentent des difficultés (intégration scolaire difficile, résultats insuffisants...), le sport est une discipline qui leur permet de se valoriser et ainsi d'améliorer leurs compétences dans d'autres matières et modifier ainsi le regard que l'on porte sur eux.

Enfin, le cadre moins contraignant d'une séance de sport permet l'émergence de situations conflictuelles entre enfants ou encore de difficultés de respect des règles et du matériel. Ce cadre offre ainsi l'occasion d'aider les enfants dans la gestion de leurs conflits et les amener progressivement à une plus grande citoyenneté.

Une nouvelle organisation et de nouveaux outils
Un disque laser de gestion du temps, des comètes (balle avec une queue) pour le lancer avec fascicule explicatif, des livrets explicatifs de chaque activité avec feuille de suivi de la progression, un athlédisque, des jeux de cartes correspondant aux différentes disciplines.

Avant toute chose, cette approche repose sur les concepts suivants :
Tout enfant quel que soit son niveau scolaire, ses capacités physiques, possède en lui les ressources qui vont lui permettre de progresser. Il revient alors à l'éducateur /enseignant de l'aider à les mobiliser et de l'accompagner dans sa pro-gression.

Les difficultés scolaires et/ou de comportement sont la plupart du temps l'expression de carences (éducatives, affectives...) ou d'un mal vivre (intégration difficile, manque de confiance en soi...). Plutôt que d'éviter leur expression, elles sont un terrain privilégié pour guider l'enfant dans la gestion de ses conflits et le dépassement progressif de ses difficultés, afin qu'il devienne un citoyen" bien dans sa tête et dans son corps" et libre de ses choix.

Les moyens utilisés
Travail par ateliers, par groupes de 6 à 8 élèves maximum.

Pour le travail de la hauteur, mise en place d'un sautoir en carré, avec 4 hauteurs différentes qui permet que chacun travaille à partir de son niveau.

L'utilisation d'un disque laser pré-enregistré organise les rythmes de passage ou la durée de l'atelier.

Nota: Cette gestion nouvelle du temps permet une augmentation importante du temps de travail effectif, évitant par exemple les files d'attentes au sautoir ou l'éviction au premier essai.

Après les consignes données une première fois par l'enseignant ou l’éducateur, l'enfant a, à sa disposition, un livret qui explique la manière d'installer les ateliers, ainsi que les consignes auxquelles il peut revenir. Ce livret contient aussi les différentes phases de progression.

Pour que l'enfant appréhende la globalité de l'activité, il occupe tour à tour chaque fonction (juge, organisateur, acteur, utilisateur du décamètre...).

Quelle que soit l'activité (athlétisme, sports collectifs...), la systématisation de l’organisation permet à l'élève de mieux se repérer et d'être rapidement plus autonome.

En dehors des rencontres USEP (dont Alain remet en cause la philosophie - note du claviste), il n’y a pas de mesures des enfants les uns par rapport aux autres. L'élève travaille à partir de ses acquis visualisés par un cône personnalisé. Ses progrès sont consignés sur la fiche "acquisition" du livret.

L'utilisation d'un athlédisque (en athlétisme) permet à chaque enfant de travailler par rapport à son propre niveau. Par la répétition des exercices, il visualise ses progrès.

La constitution des groupes se fait par affinités; les enfants qui ne posent pas de problèmes ont ainsi du plaisir à être ensemble et on observe une ambiance de travail satisfaisante. Les enfants qui réussissent plus rapidement peuvent se mettre au service des autres, renforçant ainsi dans un même temps leur propre acquis.

Les élèves en difficulté de comportement s'associent le plus souvent dans un même groupe. Lorsque des problèmes ou des conflits émergent, l'absence de travail qui apparaît dans leur livret peut être repris pour les amener à gérer et trouver eux-mêmes une issue à leurs conflits.

Enfin, si nécessaire, l’éducateur, beaucoup plus disponible, car libéré des contraintes d'organisation et de gestion du temps, peut intervenir à tout moment. Ce temps libéré lui permet tout au long de la séance d'observer et d'aider l'ensemble des enfants.

Perspectives
L'ensemble des supports écrits est remis à l'élève et permet une continuité du travail au collège. L'enfant, ayant le livret en sa possession, un travail de collaboration avec l'enseignant et des passerelles sont possibles avec d'autres matières. En mathématique par exemple, les performances notées sur la fiche de travail des enfants sont un support concret d’exercices de certains concepts mathématiques (fonctions opératoires). L'expérience montre que pour certains élèves il y a ainsi facilitation de compréhension du sens de ces concepts. Les situations de juge et de responsables des mesures constituent aussi un terrain d'expérimentation concrète. Par cette mise en relation de deux disciplines le sport occupe progressivement une place à part entière.

Une méthode commune à différentes écoles permet que les rencontres sportives se fassent sur le même mode, avec une prise en charge globale par les enfants autant dans l'organisation que dans le maniement des outils de mesure...




ENTRETIEN AVEC UN PROF DE GYM DE LA CNT


À l’occasion de la dernière coupe du monde de foot, Fabrice, un prof de gym syndiqué à la CNT, présentait dans “ Charlie Hebdo ” et dans “ Classes en lutte ” (le bulletin de la fédé CNT-éducation) sa façon à lui de partager avec les enfants le vrai plaisir du sport. Extraits de cet entretien…

- Obtenir des résultats, être le premier… n’est-ce pas ce que demandent les gosses ?
- Non, les gosses demandent seulement à s’amuser ; à se sentir maîtres d’eux-mêmes, puissants ; à savoir faire. Et pour cela, il y a diverses possibilités.

- C’est à dire ?
- Aujourd’hui, les sports sont très codifiés, les règles sont bien établies, les gestes sont fixés d’avance. Il n’est même pas sûr qu’ils soient efficaces. Même en sport de haut niveau, Mc Enroe était considéré comme une hérésie dans sa tenue de raquette, etc. Cela ne l’a pas empêché d’être un grand joueur. Mais on nous demande quand même de reproduire les règles alors qu’on pourrait, qu’on devrait, inventer d’autres gestes, d’autres règles, d’autres jeux.

- Concrètement, cela veut dire quoi ?
- Un exemple ? Il y a des coins en Afrique où, quand ils jouent au foot, celui qui marque un but change d’équipe. Dans ce cas, la logique est tout de suite pervertie. Ce n’est palus une logique d’affrontement de deux camps irréductiblement distincts. C’est le jeu qui compte, et non plus le résultat.

- Dès qu’une équipe marque un point, elle perd un joueur et se retrouve à 10 contre 12 ?
- Non. En Afrique, le joueur qui a marqué passe dans l’équipe adverse. Mais un joueur de l’équipe adverse change également d’équipe pour que la partie continue à 11 contre 11. Cela dit, on peut parfaitement imaginer de modifier cette règle et que l’équipe qui vient de marquer perde effectivement un joueur au profit de l’équipe adverse. Ce serait une sorte de handicap croissant pour l’équipe la plus forte. Ce serait même assez amusant…

- C’est important de casser les règles ?
- Très important. Pour retrouver le jeu. Dès que le résultat est secondaire, dès qu’on modifie les règles, le sport redevient un plaisir. C’est ce que j’essaye de pratiquer dans mon enseignement. Ne pas valoriser les gagnants plus que les perdants. Ne pas sanctifier le résultat, mais jouir de la pratique.

- Tu as d’autres trucs en tant que prof ?
- J’essaye de leur faire faire des jeux. Et qu’il n’y ait pas de fin. Je prends un exemple. Tu peux jouer à la balle au prisonnier dans une logique d’affrontement, en canardant l’adversaire. C’est un jeu, c’est rigolo. Mais, logiquement, il y a des gagnants et des perdants. Sauf si tu joues sur la taille du terrain, la position des prisonniers de telle façon que ces derniers puissent se libérer très facilement. Le jeu, alors, n’a plus de fin. Chacun tourne très vite. Et je te jure que là, les mômes s’éclatent. A la fin, je leur fais toujours remarquer : “ Vous avez vu ? Personne n’a gagné… ”. Mais tout le monde est content !

- Tu mets des notes ?
- Non. Je suis prof de gym. Je suis là pour qu’ils aiment la gym, pas pour les hiérarchiser. Noter, c’est déjà introduire une compétition. C’est d’ailleurs valable pour toutes les disciplines…





COMPTE-RENDU DE L'ACTION ANTI-PRECARITE DU 29 MAI 2002


Le mercredi 29 mai 2002 à 15 h, devant le rectorat de Lille, la CNT éducation, SUD éducation et le collectif des contractuel(le)s en langues du 1er degré appelaient à un rassemblement pour la titularisation sans condition des travailleurs précaires déjà employés, l'arrêt du recrutement des travailleurs précaires, le respect des droits fondamentaux (maladie, congés payés, cotisations ASSEDIC), le paiement des salaires sans délai et le droit à une formation sur le temps de travail.

Au même moment, un groupe du collectif des contractuel(le)s du premier degré se rendait à l'inspection académique pour y rencontrer le secrétaire général de l'IA. Le lendemain, une délégation CNT-SUD-collectif rencontrait la DRH du rectorat pour poser les revendications et obtenir des précisions sur le sort des contractuel(le)s, vacataires, AE, CES et CEC à la rentrée prochaine..

Une délégation de six personnes (CNT, SUD et collectif des contractuel(le)s en langues du premier degré) a été reçue par la DRH du rectorat de Lille le jeudi 30 mai à 17 h.

Nous avons d'abord rappelé notre revendication de titularisation et demandé qu'elle soit transmise au nouveau ministre. 15 000 précaires sont concerné(e)s dans l'académie.

Ensuite, nos questions ont porté sur le ré-emploi des précaires de l'éducation dans l'académie à la rentrée prochaine. Notre objectif est aussi de lutter contre toute sortie de précaires vers l'ANPE, en attendant que la titularisation soit imposée par un mouvement unitaire des syndicats, collectifs et personnels.

Le rectorat annonce que 700 contractuel(le)s ou vacataires enseignant(e)s ne seront pas réemployé(e)s à la rentrée prochaine. C'est, selon la DRH, la conséquence d'un afflux de titulaires vers l'académie : 1500 néo-certifié(e)s. C'est aussi, de notre point de vue, le résultat de l'inconséquence des syndicats majoritaires qui, en refusant de soutenir la titularisation, se sont limités à la revendication des "créations de postes supplémentaires aux concours" sans se soucier de l'avenir de celles et ceux qui ont assuré au quotidien et à moindre coût le service public d'éducation. Voilà le résultat : les néo-titulaires arrivent et chassent les contractuel(le)s. Le silence de ces organisations syndicales, les mêmes qui ont signé le protocole Sapin, en dit long sur leur volonté de lutter au côté des précaires. C'est encore l'effet à retardement des restrictions budgétaires, cautionnées en CTP, qui provoquent la baisse des DHG et empêchent les établissements de réduire les effectifs par la création de nouvelles "divisions". Ceci assurerait pourtant à la fois le maintien des contractuel(le)s et de meilleures conditions de travail pour toutes et tous..

Les contractuel(le)s ATOSS semblent épargné(e)s puisque leur réemploi semble assuré (on a encore besoin d'eux et d'elles pour l'instant). La rencontre a été aussi l'occasion d'évoquer les possibilités d'intégration, de titularisation, sans concours pour les personnels de catégorie C (90 postes d'OEA en septembre). Preuve que notre revendication de titularisation sans condition de concours n'est pas incongrue.

En ce qui concerne les "contrats aidés" qui couvrent une large part des besoins ATOSS, nous avons insisté, à partir de situations locales, sur les obstacles à la conversion des CES en CEC. La DRH nous a fourni des informations (circulaires et financements) qui devraient faciliter les démarches des sections syndicales dans les établissements.

La question des aides-éducateurs (trices) a aussi été évoquée. Seule la partie "traitement social" (la cellule « emploi-jeune » du rectorat devient une annexe de l'ANPE) relève des compétences du rectorat, mais nous avons soulevé la question de la prolongation des contrats qui prendront fin en janvier 2003 (après les 5 années). Le rectorat s'était en effet engagé à les prolonger jusqu'à la fin de l'année scolaire, mais les conditions juridiques ne sont pas encore définies.

Dernier point (positif) : les contractuel(le)s en langue du premier degré, qui sont les plus mobilisé(e)s (le collectif se réunit régulièrement depuis 2 ans et une dizaine de personnes sont bien impliquées, tracts, courriers, etc.), ont obtenu la veille à l'inspection académique la garantie de paiement des salaires pour juillet-août et le ré-emploi en septembre. Ces contractuel(le)s qui assurent l'enseignement des langues en CM1-CM2 sont 200 à 300 dans l'académie. Preuve encore que le travail sur le long terme et la mise en place d'un collectif sont essentiels !

Aldo (CNT-Lille).

PS : La mobilisation du 29 mai est restée trop faible au regard du nombre considérable de collègues menacé-e-s (contractuel-le-s et emplois jeunes particulièrement) par ce plan drastique de "résorption de la précarité" par le vide. Plus que jamais la mobilisation sur le mot d'ordre de titularisation sans condition de concours et de nationalité est d'actualité ! La précarité n'est pas une fatalité administrative. Réagissons maintenant ! En septembre, il sera trop tard. Une nouvelle action est envisagée avant la fin du mois de juin. Réunion le mercredi 12 juin à 18 h (1 rue Broca à Lille) pour en discuter...


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