ACTUALITE
ET ANALYSES
archives éducation et travail social
|
|
|
| Voir aussi les articles publiés à la rubrique "Education"
|
| |
 | EDUCATION : REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE (15 avril 2009) |
 | TRAVAIL SOCIAL : DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 (16 et 19 février 2009) |
 | DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE : CLASSES EN LUTTE ! (février 2009) |
 | EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009 |
 | LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES (février-mars-avril 2009) |
 | CONTRE LA PRECARITE DANS L'EDUCATION NATIONALE ! (janvier 2009) |
 | EDUCATION : COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE 59/62 (18 décembre 2008) |
 | EDUCATION : GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008 |
 | TRAVAILLEURS SOCIAUX : NON A LA CASSE DE LA CONVENTION DE 66 (octobre 08) |
 | EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008 |
 | RENTREE SCOLAIRE 2008 : DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES (29 août 2008) |
 | ABROGATION DE LA LOI "LRU" !
(novembre/décembre 2007) |
 | BEP ET BAC PRO : NON AU
COUP DE FORCE MINISTERIEL CONTRE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL !
(20 décembre 2007) |
 | EDUCATION : APPEL A LA GREVE DE LA CNT-FTE
(20 novembre 2007) |
 |
RENTREE SCOLAIRE : PUBLICATIONS DE LA CNT-FTE
(rentrée 2007) |
 |
LOI "D'AUTONOMIE" DES UNIVERSITES (15
juillet 07) |
 |
EDUCATION : COMMUNIQUE SUR LA CARTE SCOLAIRE +
TRACT SUR L'AVENIR DES EVS (juin 07) |
 |
COMMUNIQUE DE LA CNT - FTE SUITE A LA VICTOIRE DE
SARKOZY (8 mai 07) |
 |
RAPPORT HETZEL : LE MONDE DE L’ENTREPRISE A
L’ASSAUT DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (mars 07) |
 |
EDUCATION
: GREVE ET MANIFESTATIONS REGIONALES LE 20 FEVRIER 2007 |
 |
DES
ENFANTS LILLOIS SANS LOGEMENT ! (février 07) |
 |
EDUCATION
: LA CASSE DES STATUTS COMMENCE PAR LES TZR (février 07) |
 |
GREVE
DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE (18/12/06) |
 |
COMMUNIQUE
DU RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES AU SUJET DE GELA ET DAVID
(14/12/06) |
 |
MANIFESTATION
REGIONALE DE L'EDUCATION LE 15 NOVEMBRE 2006 A LILLE |
 |
RETRAIT
DU PROJET DE LOI SARKOZY SUR LA
DELINQUANCE (10/10/06) |
 |
DOCUMENTS
DE RENTREE DE LA FEDE CNT EDUCATION
(automne 06) |
 |
LECTURE
: LE COME-BACK DES REACS !
(07/01/06) |
 |
UNE ALTERNATIVE A LA
DIRECTION
D'ECOLE : LA GESTION COOPERATIVE (juin 06) |
 |
SOUTIEN AUX INCULPES DU
MOUVEMENT
SOCIAL (juin 06) |
 |
LE CPE EST MORT ! LA LUTTE
CONTRE
LA PRECARITE CONTINUE ! (avril 06) |
 |
CLASSES EN LUTTE
(printemps 06) |
 |
LYCEES : HALTE AUX PRESSIONS
ET
BARRIERES ADMINISTRATIVES ! (avril 06) |
 |
COORDINATION REGIONALE
ETUDIANTE
ET LYCEENNE (avril 06) |
 |
APPEL A LA GREVE DE LA FEDE
CNT
EDUCATION (avril 06) |
 |
MANIFESTATION CONTRE LA
DELATION
(mars 06) |
 |
APPEL DE LA FEDE CNT
EDUCATION
CONTRE LE CPE/CNE (mars 06) |
 |
DECLARATION DE
L'INTERSYNDICALE
REGIONALE DE L'EDUCATION (mars 06) |
 |
APRES LE 7 MARS : LA
MOBILISATION
S'AMPLIFIE (mars 06) |
 |
COMMUNIQUE SUITE AUX
VIOLENCES
POLICIERES DU 7 MARS (mars 06) |
 |
CPE, CNE, CONTRATS PRECAIRES
(7 mars 06) |
 |
BLOCAGE DE L'UNIVERSITE DE
LILLE 3
(mars 06) |
 |
OCCUPATION DE LA DIRECTION
DEPARTEMENTALE DE L'ANPE (février 06) |
 |
COMMUNIQUE DE LA CNT-FTE
(14 février 06) |
 |
MANIF ANT-CPE : DEMANDE DE
DROIT
DE REPONSE A NORD ECLAIR (février 06) |
 |
COMMUNIQUE DE LA CNT-FTE
(8 février 06) |
 |
BILAN DES MANIFS ANTI-CPE DU
7
FEVRIER 06 |
 |
DECRYPTAGE DE LA LOI SUR
L'EGALITE
DES CHANCES (février 06) |
 |
GREVE DU 2 FEVRIER 06 |
 |
AGRESSION AU LYCEE MALRAUX
DE
BETHUNE (janvier 06) |
 |
LE CPE (janvier 06) |
 |
CASSE DU SERVICE PUBLIC DANS
L'ACADEMIE DE LILLE (janvier 06) |
 |
REMPLACEMENTS "FILLON-DE
ROBIEN"
(janvier 06) |
 |
HALTE A LA PRECARITE !
(janvier 06) |
 |
BOYCOTT DES ELECTIONS
PARITAIRES
(décembre 05) |
 |
GREVE DU 24 NOVEMBRE 05 |
 |
LE CROUS EN GREVE
(novembre 05) |
 |
ETUDIANTS SDF
(octobre
05) |
 |
APPEL CNT-FTE A LA GREVE INTERPRO DU 4
OCTOBRE 05 |
 |
LA QUESTION DES
REMPLACEMENTS DANS LE SECONDAIRE (septembre 05) |
 |
RENTREE SCOLAIRE 2005 |
 |
LUTTES
UNIVERSITAIRES :
BILAN ET PERSPECTIVES (septembre 05) |
 |
A.G. MODE D'EMPLOI |
 |
EDUCATION
: RECUL SUR LA LOI FILLON
(19/06/05) |
 |
EDUCATION
SANS FRONTIERES (15/06/05) |
 |
POUR UNE
AUTRE ECOLE
: MANIFESTATION
A LILLE LE 12 MAI 2005 |
 |
UNIVERSITE
DE
LILLE 3 : DE L'OCCUPATION A L'EXPULSION POLICIERE (03/05/05) |
 |
LILLE
: OCCUPATION DU LYCEE BAGGIO (02/05/05) |
 |
LILLE
: LES LYCEENS ET LYCEENNES NE BAISSENT
PAS LES BRAS ! (29/04/05) |
 |
CRIMINALISATION
DU MOUVEMENT LYCEEN : COMMUNIQUE ET PRECISIONS DE LA FEDERATION CNT
EDUCATION (21/04/05) |
 |
NOUVELLE
JOURNEE DE
MOBILISATION
LYCEENNE A LILLE (08/04/05) |
 |
COMMUNIQUES
DE SOUTIEN AU MOUVEMENT LYCEEN |
 |
NON
A LA REPRESSION POLICIERE DU
MOUVEMENT LYCEEN ! |
 |
NOUVELLES
DES LYCEES OCCUPES A VILLENEUVE
D'ASCQ
ET A LILLE |
 |
COMPTE-RENDU
DE LA JOURNEE DU 5 AVRIL AU
LYCEE FAIDHERBE DE LILLE |
 |
LYCEE
OCCUPE :
DEMANDE CNT DE RETRAIT DE TOUTE SANCTION POUR FAIT DE GREVE |
 |
DECLARATION
DE L'A.G. DU LYCEE FAIDHERBE
OCCUPE (LILLE) |
 |
LYCEES
OCCUPES A LILLE : NON A LA
REPRESSION POLICIERE ! |
 |
EDUCATION
: OCCUPATIONS, AG... LA LUTTE
CONTINUE ! |
 |
REFORMES
DANS L'EDUCATION : UNE
MEME LOGIQUE LIBERALE ! |
 |
APPEL
DE LA FEDERATION CNT DES TRAVAILLEURS DE
L'EDUCATION |
 |
GREVE
"PUBLIC / PRIVE" DU 10 MARS 2005
: DECLARATION DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE DE L'EDUCATION |
 |
10
MARS 2005 : LA FCPE APPELLE A UNE JOURNEE
"ECOLE MORTE" |
 |
LES
ETUDIANTS S'ADRESSENT AUX LYCEENS... |
 |
APRES
LE 20 JANVIER, CONSTRUISONS LA RIPOSTE
SOCIALE ! (communiqué
de la
CNT-FTE) |
 |
DANS
L'EDUCATION NATIONALE AUSSI : LA PRECARITE CA SUFFIT ! |
 |
APPEL
DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE AU SUJET
DE LA GREVE DU 20 JANVIER 2005 |
 |
NON
AU PROJET DE LOI FILLON SUR L'EDUCATION ! |
 |
MESSAGE
DE LA CNT A L'INTERSYNDICALE
ACADEMIQUE AU SUJET DE LA MOBILISATION DE JANVIER 2005 |
 |
LA
NOUVELLE EDUCATION NATIONALE
SELON FILLON :RETOUR A LA CASERNE, MARCHEZ DROIT, NE PENSEZ PAS,
OBEISSEZ ! |
 |
ETAT
PATRON-VOYOU ! |
 |
Jeunes
scolarisés
sans papiers : régularisation, mode d’emploi |
 |
NON
AUX REFORMES
"ECTS / LMD /
3-5-8" ET A LA MARCHANDISATION DES UNIVERSITES |
 |
BOYCOTT
DU"DEBAT
NATIONAL SUR
L'AVENIR DE L'ECOLE" AU COLLEGE BORIS VIAN (LILLE-FIVES) |
 |
Débat
national sur
l'avenir de l'Ecole |
 |
DECOMPTE
DES
JOURS DE GREVE :
COMPTE-RENDU DE L'AUDIENCE AU RECTORAT DE LILLE |
 |
APPEL
DE
L'ASSEMBLEE GENERALE
DES GREVISTES DE LILLE : RIEN N'EST REGLE, LE COMBAT CONTINUE ! |
 |
LA
GRAINE EST
SEMEE. L'ETE LA
FERA GERMER ! |
 |
Déclaration
de
l'intersyndicale éducation de l'académie de Lille (5 juin
2003) |
 |
DU
NOUVEAU AU SUJET DE LA GREVE
ET DES EXAMENS ! |
 |
COMPTE-RENDU
DE
L'AG
"CONVERGENCES DES LUTTES" A L'UNIVERSITE LILLE 3 DU 21 MAI |
 |
DYSFONCTIONNEMENT
DEMOCRATIQUE
DES AG REGIONALES |
 |
APPEL
ET
COMPTE-RENDU DE
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE
L'ÉDUCATION NATIONALE EN LUTTE |
 |
ANALYSE
DE
L'AG EDUCATION DU 6
MAI |
 |
DECENTRALISATION,
RETRAITES,
LICENCIEMENTS DES EMPLOIS JEUNES ET DES MI-SE... TOUS EN GREVE
RECONDUCTIBLE ! |
 |
EMPLOIS
PRÉCAIRES,
ÉCOLE PRÉCAIRE |
 |
LE
DÉMANTELLEMENT
DE
L'ÉDUCATION NATIONALE EST EN PLACE ! |
 |
SALAIRES
EN
RETARD... DEMANDEZ DES INDEMNITES ! |
 |
ATOSS
ET 35
HEURES |
 |
AIDES-EDUCATEURS...
LE NOUVEAU DISPOSITIF ! |
 |
CONTRACTUEL(LE)S
MIS
EN “ CONGE ” AVANT LES VACANCES D’AUTOMNE...
QUE FAIRE ? |
 |
ELECTIONS
AU CA...
L’ESSENTIEL N’EST PAS DE VOTER, MAIS DE LUTTER ! |
 |
ADHERER
A LA
CNT,
COMMENT ON FAIT ? |
 |
PLATEFORME
REVENDICATIVE |
 |
CONCOURS
:
L’ARNAQUE
REPUBLICAINE |
 |
LE
PROJET DE
CARTE SCOLAIRE 2002 |
 |
AIDES-EDUCATEURS |
 |
LE
SPORT AU SERVICE DE
L’ENFANT SINGULIER |
 |
ENTRETIEN
AVEC UN
PROF DE GYM
DE LA CNT |
 |
COMPTE-RENDU
DE
L'ACTION
ANTI-PRECARITE DU 29 MAI 2002 |
EDUCATION :
REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE LE 15 AVRIL A LILLE |
Personnels
précaires de vie scolaire de la communauté urbaine lilloise (AED, AP,
AVSI, AVSco, AVS, EVS, Médiateurs/rices de la réussite scolaire...
recrutées en contrat d’assistant-es d’éducation, en contrat d’avenir ou
en CAE),
NOUS NE SOMMES PAS CORVÉABLES À MERCI, NOUS AVONS DES DROITS !!!
Or, trop souvent nous constatons :
- un allongement de notre temps de travail au nom de l’annualisation,
- des modifications imposées de nos emplois du temps d’une semaine sur l’autre,
- des retards de paiement de nos salaires,
- le non respect de nos temps de pause,
- des entraves à notre droit à la formation,
- des heures supplémentaires (imposées le plus souvent) non payées,
- un véritable chantage au renouvellement de contrat pour nous faire taire,
- une remise en cause de nos droits syndicaux (droit de grève,
participation aux réunions d’information syndicale...),
- etc.
Réunion d’information, de débat et d’organisation de la lutte mercredi 15 avril à partir de 17h au local "Solidaires", 84 rue de Cambrai, Lille, M° porte de Valenciennes
A l’appel du réseau Nord Pas de Calais contre la précarité dans l’éducation nationale* soutenu par (premiers signataires) : CNT, SUD éducation...
Tract à télécharger ici (1 page - format pdf - 165 ko).
* Le
réseau Nord pas de Calais contre la précarité est ouvert à tout
salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat
désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en
ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes
les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau
est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais
présente, l’idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des
initiatives du réseau s’inscrit dans la lutte contre les attaques du
gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es,
intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit
contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation
généralisée des droits sociaux.
TRAVAIL SOCIAL :
DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 |
Travailleurs
sociaux en formation, salariés des centres de formation, tous ensemble
pour la défense de la convention collective 66 !
Le
nouveau projet patronal de refonte de la CC 66 a été présenté le 5
décembre 2008. Ce projet s’inscrit parfaitement dans une politique
d’appauvrissement et de démantèlement du secteur social :
individualisation de la rémunération, introduction du salaire au
mérite, perte des congés trimestrielles, recul sur l’indemnité de
départ à la retraite, suppression su paiement des trois jours de
carence en cas de maladie, la référence aux 35h disparaît, pénalisation
ds temps partiels, progression de l’ancienneté limitée à 15 ans au
rythme de 1%/an (dévalorisation d’environ 1000 euros après 30 ans
d’activité). Pour les patrons, il s’agit bien de réduire le coût du
travail tout en nous faisant travailler plus longtemps, de diviser les
salariés et bannir la solidarité : la logique de profit agrandit encore
son nid.
Le
mouvement se construit depuis longtemps, les travailleurs sociaux se
mobilisent fortement. Le projet patronal n’est pas acceptable. Retrait
immédiat du projet, un recul social ne doit pas être négocié !
Jusqu’au
30 janvier, seule la direction de la CFDT était d’accord pour
participer aux commissions nationales paritaires de négociation. A ce
jour, les cinq directions syndicales « représentatives » (CFE-CGC,
CFDT, CGT, FO, CFTC) sont prêtes à détruire des acquis sociaux, ceux
des salariés, qui avaient été durement gagnées par des luttes. Qui ces
syndicats représentent ils, alors que la majorité des salariés refuse
de niveler leurs conditions de travail vers le bas ? Toute négociation
en l’état actuel ne peut qu’entraîner une perte de droits !
Il
est urgent de se mobiliser massivement, c’est maintenant que tout se
joue. Cette attaque de la CC 66 est à inscrire dans une logique de
précarisation globale menée par les gouvernements et le patronat. Le
fossé continue de se creuser entre les bas salaires et ceux des
responsables hiérarchiques. N’oublions pas la casse de l’éducation
nationale, les licenciements massifs et le chômage partiel en
métallurgie, dans la VPC , l’automobile…En Martinique et en Guadeloupe,
une grève générale est en cours pour l’amélioration de leurs conditions
de vie…
AG des travailleurs sociaux en formation et des salariés des centres de formation
lundi 16 février à 17h30
à l’ISL, 83 boulevard Vauban, salle 2 du bâtiment C, Lille.
Grève et manifestation jeudi 19
février à
Lille
(rendez-vous à 14h sur la
Grand' place).
Appel a la grève et manifestation le 19 février, date de la prochaine CNPN :
- Collectif permanent des travailleurs sociaux en formation du Nord Pas-de-Calais
http://collectif-permanent.over-blog.com
- Comité national de défense et d'amélioration de la CCN 66
http://Touche.pas.a.la.66.free.fr
Tract de la fédé CNT santé-social : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-fede-conv66-0209.pdf
DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE :
CLASSES EN LUTTE ! |
Pour télécharger ce tract (format pdf - 2 pages - 126 ko) :
cliquer ici.
De
gauche comme de droite, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse,
ces 20 dernières années, d'appliquer les directives du patronat
européen. Avides de nouveaux marchés et de nouvelles sources de
profits, les patron-ne-s jettent leur main (encore combien de temps la
laisserons-nous "invisible" ?) sur les services publics, c'est-à-dire
ces services essentiels à chacun et bénéfiques à la société dans son
ensemble. Ils prétextent, pour ce faire, que les prétendues efficacité
et réactivité de l'économie capitaliste seront bénéfiques pour les
ex-usager-e-s devenus alors client-e-s de prestataires de services mis en
concurrence.
Or
jeter en pâture les services publics dans la jungle de l'économie de
marché sous-entend bien évidemment le passage de ces mêmes services au
statut de marchandises. Réductions d’effectifs, recherche de
rentabilité maximale et bénéfices deviennent, par définition d'économie
capitaliste, les moteurs de la gestion et de la production de ces
services. Qu'ils soient fournis par une entreprise privée ou d'État, il
n'est plus question qu’ils assurent l'équité de leur accès,
géographique comme social.
Il
est clair que ces réformes se feront, comme pour le système de retraite
par exemple, une nouvelle fois, au bénéfice des
possédant-e-s et des dirigeant-e-s, et au détriment des
travailleur-se-s et des dépossédé-e-s d'ici et d'ailleurs.
Pour
bétonner une mainmise totale et pérenne de "ceux d'en haut" sur "ceux
d'en bas", le Pouvoir d’Etat, Sarkozy après d’autres, a compris qu'il
fallait en finir avec ces lieux de contestation où tentent d'exercer un
nombre encore trop élevé de producteur-trice-s d'esprits libres et
indépendants. Pour ce faire, il doit mettre au pas l'ensemble de
l'Education.
1- nous diviser
Les
statuts des personnels sont liquidés : depuis 2003 avec la
décentralisation des personnels administratifs et d'entretien du
secondaire et aujourd'hui avec le statut des
enseignant-e-s-chercheur-se-s. Les contrats sont éclatés (combien de
sigles pour les désigner ?) et précarisés. La concurrence est
exacerbée : classement des établissements, des universités et bientôt
des établissements primaires; concurrence entre personnels
universitaires.
2- nous soumettre
Les
emplois sont flexibilisés : annualisation du temps de travail non
choisie, modulation des enseignements dans l'université, multiplication
des taches et des missions partout, recours massif aux heures
supplémentaires après suppression de postes et aux emplois ponctuels
pour des besoins permanents. Les services sont éclatés : multiplication
des postes de remplacement, compléments de services hors spécialités,
turn-over des équipes, etc. Les élèves sont soumis-ses à un tri social de
plus en plus précoce sous la pression du retour en grâce des pédagogies
autoritaires.
3- nous contrôler
Les
hiérarchies sont renforcées: entretien d'embauche et de licenciement
par les chefs d’établissement et CPE, écoles transformées en
établissements primaires (EPEP) avec un vrai "chef", primes aux
résultats, individualisation des salaires et carrières, pouvoir
concentré dans les président-e-s d'université et leur CA. Les
contestations sont fortement réprimées: surveillance biométrique
dans le secondaire, base élève dans le primaire, criminalisation des
élèves et des personnels (intrusion de la police dans les
établissements, répression syndicale, arrestations, garde à vue
systématiques, violences contre les étudiants mobilisés). La culture du
résultat est encensée par la contractualisation et l’autonomie des
établissements (LOLF), la suppression de la carte scolaire,
l'évaluation des personnels et de leurs activités à tous les niveaux.
A
cela, il n'y a qu'une réponse. La solidarité et l’unité dans l'action
et dans la mobilisation. Le temps d'une grève générale qu'il nous reste
à construire, soyons tous sans papiers, tous étudiants, apprenons à
nous autogérer, sans hiérarchies et sans patrons, et construisons
l’alternative à ce système capitaliste qui nous asservit et nous
désolidarise.
Sections CNT-SR de Lille : sr-lille@cnt-f.org
Syndicat CNT-SSEC 59/62 : ssec5962@cnt-f.org
Site web de la CNT-FTE : http://www.cnt-f.org/fte
Agenda :
- Lundi 16 février :
grève académique de l’éducation (manifestation régionale à Lille :
14h30, bd Louis XIV / porte de Paris + AG après-manif à 17h au local de
"Solidaires").
- Jeudi 19 février : manifestation à Lille à l'appel de la coordination nationale des universités et organismes de recherche.
- Jeudi 19 mars : grève générale interprofessionnelle public-privé et manifestation régionale à Lille.
EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009 |
Grève académique (et manifestion - cf. rendez-vous ci-dessous) lundi 16 février 2009
à l'appel de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT
Pour télécharger cet appel (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.
L’exceptionnelle
mobilisation du secteur éducation dans le cadre de la journée d’action
interprofessionnelle du 29 janvier, qui a réuni 40 000 manifestants à
Lille et plus de 35 000 autres dans les principales villes de la
région, conforte l’intersyndicale éducation dans sa volonté de
poursuivre et amplifier la mobilisation.
Déjà
lourdement frappée, et avant même l’annonce de nouvelles mesures
concernant notamment les remplacements, par 639 suppressions de postes
(226 enseignants du 1er degré, 376 enseignants du 2nd degré, 37 emplois
d'administratifs), ainsi que dans la plupart des universités,
l’académie de Lille subit une nouvelle fois la volonté du gouvernement
de répondre aux seuls critères économiques qu’il s’est fixés.
L’intersyndicale académique éducation appelle à :
-
Organiser des réunions intersyndicales enseignants, parents, élus pour
informer et débattre dans les établissements, dans les écoles, dans les
communes.
- Participer aux assemblées générales.
- Réunir des conseils d’école extraordinaires.
-
Soutenir toutes les formes d’actions locales dans les Collèges, les
Lycées, les LP, les SEGPA et les EREA (boycott des Conseils
d’Administration des établissements du second degré, opérations écoles
mortes, rassemblements locaux, nuit des écoles…).
-
Amplifier l’action multiforme dans les universités (AG des personnels
pouvant voter la grève, information aux étudiants, rétention des notes,
etc.) dès le 2 février.
L’Intersyndicale
Education demande l’abandon des suppressions d’emplois dans le secteur
de l’éducation et de l’enseignement supérieur et exige un moratoire
afin d’établir un état des lieux exhaustif de la situation. Elle
réclame en outre :
- Des conditions de travail et d’étude améliorées.
- Le respect des personnels non titulaires.
- Le respect des missions du service public d’éducation.
- La revalorisation de nos métiers et de nos salaires.
- Un système éducatif affichant l’ambition de la réussite de tous.
-
L’arrêt de l’amputation de la carte des formations de l’enseignement
professionnel initial et de la réduction des champs professionnels en
SEGPA.
- L’arrêt des réformes annoncées sans aucune concertation avec les organisations syndicales et instances représentatives.
Le
rectorat vient de montrer son refus d’entendre les personnels en
envoyant aux établissements, au lendemain du 29 janvier, des projets de
dotations insupportables tout en programmant une nouvelle vague de
suppressions massives de postes. L’intersyndicale CGT, FSU, SNETAA-EIL,
Sud Education, CNT condamne cette obstination ; elle appelle à
développer les mouvements de grève dans les universités entamés depuis
le 26 janvier et, dans le premier et le second degré, à une
mobilisation immédiate et à une journée de grève et de
manifestation le 16 février.
MANIFESTATION REGIONALE
LUNDI 16 FEVRIER
Départ : 14h30 Bd Louis XIV / porte de Paris, Lille
AG inter-établissements à Valenciennes à 10h.
AG après-manif à Lille : à 17h au local de "Solidaires".
Pour lire l'appel intersyndical et les modalités de transport collectif, cliquer ici. Pour le télécharger (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.
Réservez votre place rapidement en téléphonant aux responsables des bus mis en place par la FSU,
date limite le vendredi 13 février. Une participation de 5 € sera demandée par personne.
Bus 1 :
Calais : Parking Gifi, sortie St Pierre, à12h30
Grande Synthe : Parking d’Auchan, à 13h00
Contacter Georges Bouchart 06 07 44 32 74
Bus 2 :
Maubeuge : Place de l’Hôtel de Ville à 12h30
Valenciennes : Parking du Gymnase du Collège Chasse Royal à 13h00
Contacter Danièle Przybylak 06 13 50 57 76
Bus 3 :
Cambrai : Hôtel de Ville à 12h30
Douai : Place du Barlet à 13h15
Contacter Pascal Boudart 06 07 11 73 93
Rappels
concernant la déclaration d'intention de se mettre en grève (procédure
obligatoire depuis la mise en place du service d'accueil des élèves à
l'école maternelle et élémentaire) :
- Attention : date limite de dépôt individuel de la déclaration d’intention = jeudi 12 février minuit
(arrivée à l’IEN soit par courrier soit par fax).
- Tout le monde se déclare, même s’il ne fait pas grève…
- Attention, chaque
enseignant se déclare sous enveloppe individuelle et envoie
directement, sans intermédiaire (certains collègues se sont fait piéger
le 29 janvier parce qu’ils avaient donné leur courrier en mairie ou à
leur directeur-trice qui n’avaient pas respecté les délais).
- Exemple de déclaration :
Ceci est une déclaration d'intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement.
NOM :
Prénom :
Affectation :
à M. l'Inspecteur d'Académie
s/c de M. l'IEN de ........
Madame, Monsieur l'Inspecteur,
La
Loi instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles
maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire apporte de
nouvelles restrictions à une liberté fondamentale – le droit de faire
grève - reconnu à tous les salariés dans la constitution pour la
défense des intérêts professionnels et collectifs.
Un certain nombre d'organisations syndicales en demande d'ailleurs l'abrogation.
Cette
loi impose "à toute personne exerçant des fonctions d'enseignement dans
une école de déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention
d'y participer".
En conséquence, je vous informe de mon
intention de participer au mouvement de grève du 16 février 2009 à
partir de ........ heures.
Conformément à la loi, je vous
rappelle que cette lettre "est couverte par le secret professionnel et
ne peut être utilisée que pour l'organisation du service d'accueil"
(article L133-5).
Le .....
Signature
LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES
|
LE TEMPS EST A L'ACTION UNITAIRE !
Depuis
le 2 février 2009, la coordination nationale des universités appelle
les enseignantEs chercheurSEs à engager une grève illimitée. Depuis peu
rejointe par les IUFM, le mouvement prend une grande ampleur au niveau
national. Les habituels anti-grévistes, indécisEs ou mêmes certaines
facs qui n’ont jamais fait grève s’engagent aujourd’hui dans la lutte.
En effet, les applications de la LRU n’ont pas tardé à prendre effet :
pouvoir absolu des présidentEs, gestion managériale, remise en cause de
l’indépendance des des charcheurSEs, casse de la formation des
enseignantEs (suppression des IUFM) et cerise sur le gâteau suppression
de 900 postes annoncée sont autant de raisons de dire ça suffit !
Le
mouvement contre la LRU que les étudiantEs avaient lancé l’an dernier
n’avait pas ou très peu été soutenu par les enseigantEs alors qu’ils se
battaient pour les mêmes motifs qui motivent la lutte d’aujourd’hui. Il
n’est pas trop tard : il faut impérativement fondre les AG
enseignantEs, étudiantEs, et incorporer les revendications du personnel
non enseignant qui connaît depuis longtemps la répression économique.
Le
corporatisme ou les luttes du « chacun pour soi » sont le lit de nos
défaites et ce sont aussi les rapports de forces trop faibles qui
découragent les plus exploitéEs de hausser le ton seulEs. Les
revendications sectorielles sont évidemment nécessaires mais c’est la
convergence des luttes, la solidarité et la construction
interprofessionnelle qui sont les seuls moyens pertinents et efficaces
de faire plier l’Etat et le patronat.
Ceux
qui continuent de détruire nos acquis durement obtenus par la lutte
sont unis et « eux » ont une conscience de classe ! Il n’y a quoi voir
à qui profitent toutes les réformes, les milliards que l’Etat distribue
aux patrons qui licencient à tour de bras et laissent des milliers de
salariéEs au chômage.
Nous
devons nous organiser de façon unitaire dans les universités mais aussi
nous coordonner avec les autres secteurs en lutte car nos intérêts sont
les mêmes ! Nous devons nous organiser en AG décisionnelles et
interprofessionnelles et nous investir chacunEs selon nos capacités car
la lutte est celle de toutEs et n’a besoin ni de spécialistes, ni de
bureaucrates pour être menée à bien. Grâce à la convergence des luttes,
bloquons l’économie, les gares… pour satisfaire nos revendications,
celles des autres camarades en lutte et enfin obtenir plus !
Pour
la grève générale interprofessionnelle et autogestionnaire. Pour
l’égalité économique et sociale et la révolution émancipatrice !
LA RECHERCHE QUE NOUS VOULONS :
La
CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un
enseignement supérieur au service de tous ; cela passe par l’arrêt de
la privatisation des recherches, le développement des logiciels libres,
le libre accès aux résultats de la recherche, la création d’universités
populaires, l’accès au savoir tout au long de la vie,
l’auto-organisation nonhiérarchique des équipes et des laboratoires, la
gratuité des publications dans le cadre des archives ouvertes...
Mais
ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour
entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et
l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force
suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :
•
une Université et une Recherche autogérées dans lesquelles les buts et
les orientations se décident de manière démocratique par des
commissions élues issues du monde étudiant et académique,
•
l’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au
sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela
commence par des emplois stables pour le personnel ! Ces financements
existent, à nous de nous les réapproprier :
-
Transfert des crédits militaires : l’arrêt de la recherche militaire,
permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche
publique non mortifère.
-
Arrêt du crédit impôt recherche : ce système qui vise à rembourser la
moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux.
3,5 milliards d’euros en 2008 ! Et avec une augmentation prévue
de 600 millions d’euros par an…
-
Suppression des agences d’innovation : les crédits énormes consentis
aux « agences pour l’innovation » (AII) représentent un autre cas de
détournement de l’argent public vers des projets conformes aux
exigences du monde industriel.
Section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille 3 - 1 rue Broca - 59000 Lille
Mail : sr-lille@cnt-f.org
Site de la fédération CNT éducation : http://www.cnt-f.org/fte
Ce tract est disponible ici au format pdf (2 pages - 77 ko)Voir également ici le tract général des sections CNT-SR (2 pages - format pdf - 3,26 Mo).
Lille 1 (cité scientifique)L'AG des personnels (en grève depuis le 6 février) appelle à l'amplification du mouvement et à la protestation sous toutes les formes possibles : grève, délocalisation des cours, actions de sensibilisation et à la poursuite de la rétention des notes et le blocage des jurys. Elle appelle à faire des jours de mobilisation nationale des journées de blocage massif des universités. Pour en savoir plus : http://agp.univ-lille1.fr
Lille 2 (site de Moulins)
L’AG étudiante a voté l’annulation totale des cours et des TD en faculté de Droit jusqu’au lundi 6 avril inclus.
Lille 3 (site du Pont de bois)
L’AG étudiante a voté la reconduite du blocage jusqu’au mardi 14 avril où une AG de décision se tiendra. La fac est toujours vivante et tous les renseignements sont disponibles dans le hall du bâtiment B. La mise en place de plusieurs commissions a été actée et/ou confirmé : information (information sur LRU, information mobilisation sur lille3,...) / logistique (organisation présence sur barrages,...) / action / imagination au pouvoir (rendre la fac vivante avec ou sans blocage, se la réapproprier avec plusieurs ateliers tels que cinéma, redécor de la fac, conférences,...) / juridique (prévention interpellations + soutien juridique si besoin) / interlutte (convergence sur le campus avec personnels universitaires dont Biatoss trop souvent mis de côté depuis plusieurs années et CROUS si possible, infos sur autres secteurs en lutte, convergence si possible avec ensemble de l’éducation,...) / intercommission (aide à coordination entre commissions)/ interfacs (coordination - infos entre facs de la métropole).... Un planning des réu de commission est mis à jour quotidiennement à l’entrée du hall du bâtiment B. Les commissions sont bien sûr ouvertes à tous et toutes, et pas seulement aux étudiants et étudiantes. Les commissions ne sont la propriété de personne, nul n’y est indispensable. Un compte rendu régulier des commissions est à faire pour les AG , notamment par rapport à certaines propositions qu’elles peuvent faire qui nécessiteraient une décision de l’AG. Ce qui ne doit pas bloquer toutes les initiatives des commissions. Les réu de commission se tiennent nécessairement sur un barrage. Pour en savoir plus : http://inter-commissions-lille3.over-blog.com
CONTRE LA PRECARITE DANS
L'EDUCATION NATIONALE ! |
1) Tract commun du réseau régional contre la précarité
2)
Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à
propos de la situation des assistant-e-s d'éducation
1) Tract du réseau régional contre la précarité
Personnels précaires et titulaires :
luttons contre la précarité dans l'Éducation Nationale
Contrats précaires, contrats aidés, contrats de la honte !
Des
dizaines de milliers de personnes travaillent aujourd’hui en contrat
précaire dans l'Éducation nationale, contrats aux appellations
multiples, la plus cynique étant sans doute « contrat d’avenir ».
Difficile de dire exactement combien d’entre elles sont employées,
combien seront licenciées par l'Éducation nationale qui, sous ses
dehors service public « bon enfant », exploite avec la même férocité
que dans le privé ce vivier né directement de la précarité actuelle. Le
ministère a encore décidé d'aggraver les choses avec le recrutement de
5 000 contrats aidés de « médiateurs de la réussite scolaire ».
Qu’ils/elles
soient contractuel-les, vacataires, assistant-es d’éducation, en «
contrat d’avenir », en « CAE » (contrat d’accompagnement à l’emploi) ou
autre « emploi-tremplin », ces salarié-es sont bien dans le même sac :
celui des sous-contrats. À savoir, des CDD souvent à temps partiel
subis, payés au smic horaire et soumis aux 3 jours de carence pour
maladie quelle que soit la qualification des individus (la moitié des
salarié-es en « contrats aidés » ont au moins une licence).
Les
« bénéficiaires » de ces merveilleux contrats n’ont pas droit à la
moindre prime de précarité à la fin d’un contrat justement totalement
précaire ! Bref, ce sont les sous-travailleurs/ses de l’Éducation
Nationale.
Ces contrats ne sont finalement rien d’autre que de
vrais-faux contrats de travail, faisant de l’individu à la fois un
vrai-faux salarié-e et un-e vrai faux chômeur/se. Ils aident surtout
l’employeur qui use et abuse de ce bon filon. Le rectorat exploite,
toute honte bue, ces nouveaux sous-travailleurs/ses de l’Éducation qui
ne lui coûtent vraiment pas cher : le « salaire » moyen (bien entendu
exonéré de toutes charges patronales) tourne autour de sept cent euros,
dont les deux tiers sont financés par le Conseil Général pour les
contrats aidés !
Il est éthiquement scandaleux, et socialement
dangereux, de laisser se développer, au sein même d’un service public
et national, de telles pratiques.
Il faut sortir du leurre des
solutions individuelles, type concours internes ou autres « 3ème voie »
qui sont de fausses solutions, comme on a pu le vérifier avec les
emplois-jeunes. Si une minorité a pu sortir de la précarité par le
haut, par le biais des concours, pour la majorité, c’est le chômage
sans aucune formation après plusieurs années de service.
Contre cette spirale de la précarité présentée comme une fatalité, exigeons :
-
la titularisation de tous les précaires sur les postes qu’ils occupent
sans condition de concours ni de nationalité puis la création massive
de postes statutaires ;
- l’accès à des formations afin que les expériences et les compétences soient reconnues ;
- l'accès aux mêmes droits que les titulaires (congés, primes, prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des salaires...) ;
- le réemploi de tous les personnels précaires mis au chômage ces dernières années ;
- le rétablissement du statut de MI/SE.
Il
est urgent de nous mobiliser et de lutter pour un véritable Avenir !
Plus nous serons nombreux et mieux nous pourrons mener à bien nos
actions. Tous et toutes en grève le 29 janvier (manifestation à 14h, porte de Paris) ! Rassemblement devant
le rectorat jeudi 29 janvier 2009 à 10h ! La grève du 29 janvier doit
aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à
chaque branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des
autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes,
c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et
toutes (salarié-es du privé et du public, chômeurs/ses, retraité-es,
étudiant-es, lycéen-nes...).
Premiers signataires : CNT-SSEC 59/62, SUD éducation 59/62...
A propos du réseau régional contre la précarité :
Le
réseau Nord Pas-de-Calais contre la précarité est ouvert à tout
salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat
désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en
ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes
les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau
est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais
présente, l'idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des
initiatives du réseau s'inscrit dans la lutte contre les attaques du
gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es,
intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit
contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation
généralisée des droits sociaux. Prochaine réunion : vendredi 6 février 2009 à 18h30 au local de "Solidaires", 84 rue de Cambrai à Lille.
2)
Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à
propos de la situation des assistant-e-s d'éducation
A l’attention des personnels de l’Education Nationale et des parents d’élèves
Nous,
assistantes et assistants d’éducation, tenons à vous informer de la
situation dans laquelle évoluent nos élèves et vos enfants.
Actuellement,
l’Education Nationale subit des suppressions de postes massives. Nous
vous rappelons qu’à la rentrée 2008, il y’a eu environ 10 000 postes de
supprimés dans la fonction publique. Nous attendons environ 13 000
nouvelles suppressions de postes à la rentrée prochaine sachant que les
postes d’assistants d’éducation ne sont pas comptés dans ces chiffres,
le contrat AE étant à durée déterminée et n’étant pas toujours
renouvelé ni remplacé.
Nous
ne sommes plus en mesure de travailler dans de bonnes conditions. Dans
les établissements scolaires, cette politique se traduit concrètement
par la suppression de plusieurs postes d’assistants d’éducation. Pour
pallier ce manque de personnels auprès des élèves, notre volume
horaire est passé de 19 heures par semaine à 21h30 pour un contrat à
mi-temps et environ 550 euro par mois.
Cela
entraîne pour chacune et chacun d’entre nous des complications :
difficultés à suivre des études en parallèle, venir travailler 4 jours
par semaine pour parfois seulement 2 ou 3 heures…
En
plus de la perte de nos droits, nous n’avons plus les conditions
nécessaires pour assurer la sécurité physique et affective des élèves
ainsi que nos missions éducatives. Il nous arrive régulièrement d’être
en sous-effectif ( une personne seulement de surveillance dans la cour
ou à la grille d’entrée des établissements, suppression des clubs et
ateliers ouverts aux demis-pensionnaires, heures supplémentaires non
rémunérées et difficiles à rattraper et bien sur moins de disponibilité
auprès des élèves pour les accompagner dans leur scolarité).
Pour
ces raisons, nous exigeons des postes d’assistantes et d’assistants
d’éducation supplémentaires et un retour à 17 heures 30 par semaine
pour toutes et tous, c’est à dire un vrai contrat à mi-temps.
Comme
moyen de lutte, nous allons envoyer un courrier au rectorat les
informant de la situation dans les établissements publiques réclamant
une audience le 29 janvier au matin *. En plus, nous appelons le
personnel éducatif et les parents d’élèves à se mobiliser et à
s’organiser pour la défense de l’école publique…
La section CNT du collège Saint-Exupéry (Hellemmes-Lille)
* Rassemblement devant le rectorat de Lille
le 29 janvier 2009 à 10h
EDUCATION :
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE NORD PAS-DE-CALAIS
(18 décembre 2008) |
Depuis
la rentrée, les organisations syndicales ont mobilisé les personnels
contre les projets du gouvernement qui s’est attaqué à tous les
échelons du système éducatif, de la maternelle à l’université. La
réussite des actions : manifestation nationale du 19 octobre,
grève du 20 novembre, rassemblements du 10 décembre a mis en évidence
la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative.
Les organisations syndicales enregistrent avec satisfaction le premier recul du ministre et sa décision de reporter d’un an la réforme des lycées. Elles considèrent que ce premier pas a été obtenu grâce à leur mobilisation et à celle des lycéens.
Elles attendent maintenant que s’ouvrent sans préalable dicté par le gouvernement des négociations permettant à tous les partenaires (parents, élèves étudiants et personnels) d’exprimer leurs attentes de réformes qui démocratisent réellement l’Ecole de la maternelle à l’université. Ces négociations ne peuvent se dérouler dans le cadre des suppressions massives de postes inscrites dans le budget 2009 qui toucheront une nouvelle fois notre académie à hauteur de plusieurs centaines d’emplois. L’intersyndicale exige que les postes soient maintenus de la maternelle à l’université. Elle affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen qui exprime avec force ces demandes. Elle dénonce toutes les tentatives pour empêcher ces mouvements.
L’intersyndicale appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.
Elle appelle d’ores et déjà à poursuivre l’action sous toutes ses formes dès la rentrée, avec, entre autres : journée de manifestations le samedi 17 janvier et participation à la grève interprofessionnelle du 29 janvier 2009. L’intersyndicale se réunira le 6 janvier pour en fixer précisément les modalités.
L'intersyndicale éducation 59/62 réunie le 18 décembre 2008 à Lille
FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, CGT Education, Sud Education, EIL, FAEN, FO, CNT
EDUCATION :
GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008 |
Parce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !
L’auto-satisfaction
et le mépris affichés des ministres de l’Education et de la Recherche
révèlent au fil des mois leur parti pris. Il s’agit moins de « réformer
» l’école, le lycée ou l’université que de soumettre l’éducation
nationale aux lois du marché. S’il y a de l’argent pour les banques, il
n’y en a pas pour l’école. Suppression des Instituts Universitaires de
Formation des Maitres ; suppression de 13 500 postes pour la rentrée
2009, dont 3 000 postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aides
pour le primaire ; recours à des emplois précaires, recrutement de
personnels à la retraite pour combler les besoins de personnels de vie
scolaire ou d’enseignants... Une politique purement comptable motive
les décisions ministérielles : il faut en finir avec le service public
d’éducation.
Cette logique économique s’habille des oripeaux du
« bon sens », du mythe de « l’égalité des chances » et d’une vision
fantasmée de la splendeur d’une école du passé.
Ainsi, les «
nouveaux programmes » du primaire réhabilite « La Marseillaise », «
l’instruction civique » et les « fondamentaux » des maths et du
français. Comme si l’école se résumait au formatage du bon citoyen et
aux exercices à répétition.
La semaine de quatre jours dans le
primaire et la suppression de la carte scolaire cachent mal une
philosophie discriminatoire : weekends à la campagne et collèges de
centre-villes pour les uns, cités et ghettos pour les autres.
Le
« soutien » aux élèves en difficultés, hors du temps de classe,
témoigne d’une idéologie réactionnaire. La culture scolaire y est
légitimée comme seule clef de la réussite. Et l’échec, malgré cette
aide, validera la hiérarchie sociale.
Jeudi
20 novembre, l’ensemble des organisations syndicales, du primaire au
supérieur, appelle à une journée de grève. Elle s’inscrit dans une
semaine d’actions pour l’éducation.
Il serait pédagogique de la
reconduire, cette grève !
Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation
CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte
Manifestation : 14h, porte de Paris, Lille.
Pour télécharger le tract du syndicat CNT éducation 59/62
(1 page - 412 ko - format pdf), cliquer ici.
D'autre part, la CNT-FTE a sorti un tract fédéral pour la grève du 20 novembre.
"Darcos, encore une couche !" (format pdf - 2 pages - 209 ko) est en
téléchargement ici :http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/tract2011CNTFTE.pdfSignalons aussi qu'un n° hors série de "Classes en lutte" (bulletin de
la CNT-FTE) est paru.
Il est daté du 17 novembre 2008 et est téléchargeable ici :http://www.cnt-f.org/59-62/CeL17nov2008.pdf
(format pdf - 6 pages - 1,71 Mo).
Enfin, le tract de l'intersyndicale "enseignement supérieur & recherche" de Lille
est disponible ici (format pdf - 1 page - 626 ko).
TRAVAILLEURS SOCIAUX :
NON A LA CASSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE 66 ! |
La
convention collective du 15 mars 1966 est celle qui régit un grand
nombre d'établissements dans le travail social. Elle concerne les
secteurs sanitaire et médico-social, soit la plupart des établissements
pour personnes inadaptées et handicapées (de l'IME aux clubs de
prévention, en passant par les ESAT, FJT, centres de soins et CAARRUD –
cf. note ci-dessous). Cette convention a
déjà échappé à une réécriture assassine pour ses salariés qui doivent
aujourd'hui encore faire face à des attaques sans nom de leurs patrons !
Ne
nous y trompons pas la convention dont la FEGAPEI est porteuse
ressemble à celle qui avait cassé la convention collective « 51 » et
l'avait transformé en réel instrument de division des travailleur-ses
et en outil d'asservissement : nouvelle classification des
emplois, salaire individualisé, annualisation du temps de travail,
suppression des congés trimestriels, service minimum...! Mais quoi de
mieux pour éviter des actions de solidarité dans le but d'acquérir de
nouveaux droits et de défendre ceux existants que d'instaurer une
compétition entre travailleur-ses ?!
A travail égal, salaire inégal ?
Le
projet de la FEGAPEI permet d’individualiser les salaires par la
délivrance - au petit bonheur la chance – d'indemnités dues aux
anomalies de rythme de travail, à l'implantation géographique, aux «
efforts physiques ou moraux » effectués par certains salariés (à croire
les patrons, tout le monde n'en fait pas...), à la réalisation de
missions spécifiques, sans compter les indemnités pour les directeurs
généraux ! Les indemnisations pour réalisation de mission en individuel
ou en collectif ne sont en fait que l'introduction du salaire au
mérite ! Et toute année d'ancienneté n'entraînera plus qu'une
augmentation de 1% !
Pour
mieux diviser les personnels et éviter des embauches plus que
nécessaires, l'annualisation du temps de travail est devenue
l’objectif. Les salarié-e-s ne devront plus faire 35 heures par
semaine, mais 1607 heures dans l'année et ce, pour ceux qui ne
passeront pas sur une base de 39 heures...! De plus, cela va de soi,
les heures supplémentaires ne seront payées qu'en fin d'année !
Les
travailleur-ses, en plus de se voir supprimer leurs congés
trimestriels, ne choisiront leurs journées de RTT que pour 20% de
celles-ci et seront balancés de service en service pour des
remplacements... Nous ne serons plus que des pions que le patron
placera où il veut et quand il veut « selon les nécessités de service ».
Et toujours plus de précarisation…
Quand
il ne peut vraiment pas faire autrement, le patron embauche. Mais dans
quelles conditions? La période d'essai varie de trois à six mois, sans
indemnité en cas de rupture (par quelconque partie) et avec un délai de
prévenance n'allant que de deux à cinq jours...
Les
indemnisations de licenciement ou départ à la retraite étant, elles,
réduites de deux tiers. Le délai de carence pour arrêt maladie est
amené à trois jours...
Et
bien sûr (il ne manquait plus que ça), l'introduction du service
minimum et la surveillance accrue des personnels, des syndicats et
militants, qui pourraient renforcer cette logique de profit des
patrons, au mépris total des travailleur-ses et donc, de leur
travail auprès des personnes accompagnées.
Pour
la CNT, la riposte n’en doit être que plus forte ! Une telle casse de
la convention « 66 » n'est pas acceptable! Même si nous ne nous
contentons pas de ce qu’elle pouvait garantir ! L’attaque est violente.
Dirigée contre les travailleur-ses du secteur santé-social, elle vise
d’abord à casser les statuts et les droits acquis pour imposer la
logique du seul profit. Ne nous laissons pas non plus faire par les
directions syndicales réformistes qui ne défendent pas les
travailleur-ses mais leurs propres intérêts. Au lendemain de la
commission nationale paritaire de négociation de la CCN « 66 » du 2
juillet, la CFDT se félicitait d'obtenir une augmentation des salaires
à l'embauche de 2,15%, pour une augmentation du pouvoir d'achat, si
aveuglante à leurs yeux qu'ils en oublient de se battre pour le pouvoir
de vivre. Mais depuis 1999, c'est de plus de 10% que le pouvoir d'achat
a diminué pour les salarié-e-s de notre secteur...
Les rendez-vous sont nombreux (les infos détaillées et les nouvelles sont sur http://touche.pas.a.la.66.free.fr ).
Organisons la lutte pour la défense de nos droits ! Ce n'est que par la grève et l'action qu'on obtiendra satisfaction !
Pierre, syndicat CNT-SSEC 59/62
Notes à propos des sigles utilisés :
- IME : Institut Médico-Educatif
- Clubs de prévention :
associations faisant du travail de rue dans certains quartiers pour le
dynamiser, créer du lien entre les habitants, venir en aide aux
populations migrantes, faire de la prévention sur multiples sujets.
- ESAT : Établissement et Services d'Aide par le Travail (anciennement CAT : Centre d'Aide par le Travail).
- FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs-ses.
- CAARRUD : Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues.
- FEGAPEI :
Syndicat d’employeurs, au même titre que le SOP, ou le SNASEA. Ce sont
des directeurs à la tête des différentes structures qui gèrent le
budget et qui payent directement les salariés. L'argent venant de
l'État (CPAM mais aussi DRASS, conseils généraux et régionaux...) est
ainsi attribué en budget annuel (qui est revu à la baisse chaque
année).
- Convention collective « 51 » : convention d'établissements privés hospitaliers, de soins, de cure, de garde...
Pour télécharger le tract au format pdf (1 page - 147 ko),
cliquer ici.
EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008 (CGT – CNT – FSU – SUD) |
1) Appel intersyndical et régional CGT, CNT, FSU, SUD
2) Appel à une AG de bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs)
Mardi 7 octobre :
journée d'action syndicale internationale pour
un travail décent.
Le travail est-il décent
dans l'Education Nationale ?
Le projet du ministre :
moins
d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours !

Dans un projet de société néolibéral
toujours plus inégalitaire, le gouvernement actuel tente de mettre en place une
école de la concurrence, qui tournerait le dos à la réussite de tous où les
inégalités seraient d’autant moins acceptables qu’elles reposeraient sur les
individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils
n’auraient pas « profité ». à cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions
démagogiques : mépris affiché du Ministre envers les enseignants de maternelle
en prétendant qu’ils ne feraient que changer les couches des plus petits,
cérémonie des médailles après obtention du Bac, bilinguisme obligatoire !
En outre, le ministre veut briser le droit syndical sous prétexte
d’irresponsabilité et surtout casser un système qui, malgré ses limites, a
permis une élévation significative du niveau des élèves...
Il faut d'autres choix pour
une politique éducative REPONDANT AUX BESOINS SOCIAUX
ET SCOLAIRES

Un budget 2009 à la hauteur
des NECESSITES
La suppression de 13500 postes au budget 2009 (11200 en 2008) annonce
une rentrée encore plus désastreuse l'année prochaine dans notre académie.
Moins de titulaires, au statut malmené, mais des précaires plus nombreux aux
situations chaque jour plus difficiles.

Des conditions de travail et
d’étude améliorées
Qui peut croire que les élèves réussiront mieux dans des classes plus
chargées, avec moins d'heures de cours et des enseignants moins formés ? Qui
peut croire que les écoles, collèges et lycées fonctionneront mieux avec moins
de personnels, administratifs, de vie scolaire, sociaux, de santé, de
psychologie et d'orientation ? Le gouvernement ne cache plus ses intentions de
supprimer définitivement la scolarisation des enfants de 2 ans en rejetant
hypocritement la faute sur les Maires des communes. Et il ne faudrait pas que
les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si
réduits que s’absenter est devenu un luxe soumis à suspicion de la part de
l’Administration. Devront-ils renoncer aux arrêts maladie ? Pour
répondre au besoin de tous les
élèves, des familles, de la société, il faut réduire les effectifs des classes,
aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...

Le respect des missions du
service public d’éducation
L'assouplissement de la carte scolaire remet en cause l'accès de tous
aux mêmes conditions d'enseignement et a pour conséquence de mettre à mal la
notion de mixité sociale dans les établissements ; «l’accompagnement éducatif »
après 16 heures se substitue à des enseignements ou des activités d’ouverture
dispensés sur le temps scolaire.

La revalorisation de nos métiers et de nos salaires :
En 2008, la hausse des salaires prévue est inférieure à 0,8%, pour une
inflation supérieure à 3 %. Le pouvoir d’achat des agents de l’Etat continue de
se dégrader considérablement (-10 % depuis 2000 ; - 25 % depuis les années
80).

un débat sur les
évolutions du système éducatif pour la
réussite de tous

Après
l’instauration du socle commun et la réforme des programmes dans le primaire,
le ministre veut instaurer d’une part un lycée élitiste renonçant
à la démocratisation de l’enseignement et d’autre part l’Apprentissage renonçant à la démocratisation Refusant tout véritable
dialogue, il veut précipiter sa contre-réforme afin de réduire l'emploi. Son objectif :
supprimer 160000 emplois publics dans les 4 années à venir, dont la moitié dans
l'Éducation Nationale.
Ne laissons pas
faire...
exigeons ensemble
d'autres choix pour l'École.
Une version maquettée de ce tract d'appel à la grève
peut être téléchargée ici (format pdf - 1 page - 107 ko)
Manifestation interpro : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
Le secteur "éducation" partira à 14h30 de la place des Bleuets (à côté du rectorat) pour se joindre ensuite à la manif interpro.
A
l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 7 octobre 2008,
les personnels grévistes (syndiqués CGT, CNT, SNEP, SNES et non
syndiqués) du collège Boris Vian de Lille-Fives, réunis en heure
d’information syndicale, ont décidé d’appeler à la réunion d’une
Assemblée Générale de Bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs).
-
Pour rompre l’isolement de celles et ceux qui, dans les petites
structures, se mettent en grève et refusent de céder au fatalisme
malgré la désinformation gouvernementale et médiatique.
-
Pour imaginer ensemble des perspectives de luttes et préparer une
mobilisation d’ampleur, reconductible et interpro car nous sommes
conscient(e)s que la grève de 24 heures est un moment d’expression du
malaise, un coup de gueule mais qu’elle ne suffira pas à faire reculer
le gouvernement.
-
Pour que les grèves ne passent pas inaperçues * car elles restent l’arme
essentielle des salarié(e)s. L’AG doit être l’occasion de diffuser nos
tracts dans la rue, de discuter avec les parents d'élèves, mais
aussi les passant(e)s salarié(e)s en activité, chômeurs, retraité(e)s
qui subissent aussi les régressions sociales.
RDV à la mairie de quartier de Lille-Fives (2ème étage) à 10h
le matin du mardi 7 octobre 2008.
* « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »
Nicolas Sarkozy, 7 juillet 2008...
RENTREE SCOLAIRE 2008 :
DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES ! |
1) "Classes en luttes...", bulletin de la CNT-FTE (septembre 2008)
2) Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008)
"Classes en luttes...", bulletin de la fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation :
Le numéro de septembre 2008 est à télécharger à l'adresse suivante :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2253&var_mode=calcul
Le numéro est à agrandir en A3.
"Classes en lutte..." est diffusé par mail. Pour le recevoir automatiquement, écrivez à : fede-educ@cnt-f.org
Sommaire :
* La CNT c’est quoi ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2252
La CNT-FTE est un syndicat indépendant qui fonctionne sans subvention, uniquement avec les cotisations des adhérents. La CNT-FTE tourne en autogestion, tout est décidé en assemblées générales dans chaque syndicat, les mandats sont tournants et révocables à tout moment, il n’y a pas de permanents et tout travail est bénévole. Chaque syndicat appartient à une fédération. Nous appartenons à la fédération des (...)
* La rentrée sera chaude ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2251
Construisons la lutte ! L’année dernière a été riche en mouvements sociaux. Dans l’Éducation, tous les secteur s’y sont mis : à l’université contre la LRU (loi Pécresse) ; dans le second degré, contre la baisse des moyens, la suppression de postes, la disparition du BEP ; dans le primaire contre les multiples dispositifs Darcos qui annoncent
une nouvelle école encore plus sélective ; (...)
* Perspectives de rentrée et de luttes
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2250
La rentrée s’annonce difficile : soumission de la communauté universitaire, CNRS envoyé à l’équarrissage, généralisation de bacs pro 3 ans inadaptés aux besoins pédagogiques des élèves, perte de collègues, augmentation de la charge de travail, mise en place des programmes des années 20 dans le 1 er degré, stigmatisation des élèves en difficultés, fichage, répression pédagogique... et bien sûr, dans l’éducation (...)
* Entrez dans la lutte !
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2249
Cela ne vous aura sans doute pas échappé, vous entrez dans un métier qui, de la maternelle à l’université, est en train de subir un véritable plan social. Les faits les plus marquants sont bien sûr les dhiffres des suppressions de postes : 11 200 pour cette rentrée, et l’annonce de 1 3500 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2009. Derrière ces
chiffres, et sous couvert d’évolution démographique (...)
* Le numéro 20 de n’autre école est paru
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2248
Le numéro 20 de n’autre école est paru Son thème : Sciences et valeurs : quelles pratiques ? Alors que le gouvernement a transformé le débat sur l’école en champ de bataille idéologique, nous avons voulu consacrer ce numéro aux idéologies et aux valeurs. Celles qui façonnent l’éducation. Celles qui sont reproduites ou transformées par elle. Celles qui nous sont imposées. Et aussi celles dont nous (...)
* Non à la sélection des étudiant.e.s !!!
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2247
Vous entrez aujourd’hui à l’université et vous allez découvrir les conséquences de la loi dite « d’autonomie » des universités, ou LRU,contre laquelle se sont opposé(e)s une grande majorité la sélection des étudiants par le biais de pré-inscriptions et «d’orientation active». Cela signifie que les universités peuvent (...)
* Base élève : une victoire, oui mais...
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2246
Après le retrait des informations concernant la nationalité et l’origine cet automne, le gouvernement a annoncé la suppression des champs sociaux et éducatifs dans le fichier base élève. Celui- ci devrait aussi voir sa durée d’existence réduite, puisque dorénavant les données seraient effacées lors de la sortie de l’enfant de l’école primaire (ce qui n’était pas prévu au départ). (...)
Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008) :
L’école publique a besoin de la mobilisation de tous pour permettre la réussite de tous.
A
cette rentrée, plus de 800 postes ont été supprimés dans l’académie de
Lille, postes d’enseignants des collèges et lycées, postes
d’administratifs aussi. Dans le primaire, rien n’est fait pour répondre
à la croissance démographique.
C'est
la mise en œuvre du choix politique de « moins
d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours».
Le
résultat de ces suppressions se fait sentir dès cette rentrée : des
classes plus chargées, des enseignements mal ou pas assurés. En classes
maternelles, l’accueil des élèves de 2 ans est de plus en plus
problématique. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades,
car les moyens de remplacement ont été si réduits qu’il ne sera pas
possible d’assurer les remplacements
Qui
peut croire qu'on fera mieux réussir tous les élèves dans des classes
plus chargées avec moins d'heures de cours et moins d'enseignants
formés ?
Qui
peut croire que les écoles, les collèges, les lycées fonctionneront
mieux avec moins de personnels administratifs,
de vie scolaire,
sociaux, de santé, de
psychologie ou d'orientation ?
A cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques.
La
loi dite sur le service minimum a pour conséquence de reporter sur les
communes et des personnels non qualifiés l’accueil des élèves du
primaire et pas seulement les jours de grève !
L’aide
aux élèves (accompagnement éducatif) est renvoyée hors du temps
scolaire, pour les seuls élèves volontaires, et après avoir
supprimé des dispositifs d’aide individualisée qui existaient
auparavant !
Toutes
les mesures prises depuis l'élection de N.Sarkozy vont dans le même
sens. Dans une société plus inégalitaire, une école de la concurrence,
qui va tourner le dos à la réussite de tous, où les inégalités sont
acceptables parce qu’elles reposent sur les individus, élèves ou
parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas «
profité ».
Et
le ministre veut aller encore plus loin ! « J'ai proposé le
non-remplacement de 13500 départs à la retraite » (X. Darcos,«
Libération » du 9/7/2008)
Ce que nous voulons au contraire, c'est une école plus juste dans une société plus juste.
Il
faut une politique éducative ambitieuse qui réponde aux besoins des
élèves, de tous l es élèves, des familles, de la société ; il faut
réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps
scolaire, mieux former les enseignants...
Ne laissons pas faire... Dès la rentrée, exigeons ensemble d'autres choix pour l'école.
|
ABROGATION
DE LA LOI "LRU"
(novembre/décembre
2007)
|
Sommaire :
1) Compte-rendu de l'intervention
policière et de la réaction étudiante sur le campus de Lille
3 les 13 et 14 décembre 2007
2) La
mobilisation du côté des étudiants
3) La
mobilisation du côté des personnels
4)
Tractations ministérielles : communiqué de
l'AG de Lille 3 du 30/11/07
5) Contact et textes de la section CNT-SR
(supérieur et recherche) de Lille
6)
Coordination nationale étudiante
: appel de Lille - 25 novembre 2007
7) Vidéos
des violences policières des 22 novembre et 6 décembre 2007 à Lille
8) Principes de fonctionnement d’une
assemblée
générale
9) Tract
intersyndical des universités de Lille 1, 2 et 3 du 29 octobre 2007
10)
Plateforme de revendications de
l'intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche
Bulletin
national des sections SR (supérieur et recherche) de la CNT-FTE
Coup de griffe -
novembre 2007 - à télécharger ici (format
pdf - 8 pages - 2,5 Mo) .
Bulletin
de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)
Classes en
lutte - N° 86 - décembre 2007 - à télécharger ici
(format pdf - 2 pages - 803
ko) ou à consulter en ligne ici.
1) Compte-rendu de l'intervention
policière et de la réaction étudiante sur le campus de Lille 3 les 13
et 14 décembre 2007 :
Jeudi 13 décembre, à
la demande du président de la fac, les chiens de garde de la république
ont envahi le campus de Lille 3 pour casser le piquet de grève et virer
les étudiants en lutte depuis 6 semaines. Voir la vidéo
de l'intervention policière ainsi que les communiqués de la CNT.
Vendredi 14 décembre, après avoir
passé la nuit sur place avec armes et bagages, les CRS ont à nouveau
chargé pour repousser les étudiants qui voulaient accéder au
campus.
C'était
sans compter sur la détermination des étudiants qui ont contourné le
campus par petits groupes et qui sont parvenus à pénétrer dans les
locaux en passant par derrière les bâtiments. Une fois à l'intérieur,
les étudiants se sont invités au conseil d'administration de la fac (qui avait
lieu à ce moment là) pour demander des comptes à Mr Dupas, le
président de la fac. Voir la vidéo
de l'investissement du CA ainsi
que le
reportage diffusé le soir sur France
3 Lille.
La suite de ce compte-rendu
est extrait d'Indymedia-Lille :
Les
conseils d’administration sont bien chic. Madeleines, café et thé pour
tout le monde. Les étudiants ne se privent
pas pour bénéficier de ce petit-déjeuner inopiné tout en chantant le
slogan tout approprié : « Dupas
démission ! », suivi de « CRS hors des
facs ! ». La prise de contact est plutôt chaotique, pleine d’énervement
de part et d’autre. Et voila les CRS qui ce mettent de la partie. Deux
d’entre eux entrent dans la salle et repartent aussitôt sous une pluie
de madeleines, courbés en deux pour éviter au maximum ces projectiles
hautement dangereux. Madeleines 1, matraques 0.
Tant
qu’à avoir le président sous la main, et lui-même
cherchant sans succès depuis deux semaines des interlocuteurs
crédibles, une assemblée générale s’improvise. Plusieurs organisations
syndicales demandent la démission de
Mr Dupas. Et dénoncent du même coup les violences policières,
l’évacuation par la force et le non respect du vote de l’AG de lundi.
L’AG se prononce, en préalable à la moindre discussion, pour le
retrait immédiat de toutes les forces de police du domaine
universitaire.
Mr Dupas se prononce, en préalable à la moindre discussion,
pour
l’arrêt immédiat du blocage des bâtiments. L’AG se termine sur cette
note, avec la décision prise de
re-bloquer immédiatement les bâtiments de Lille 3 afin de respecter la
décision prise lundi par plus de 1200 étudiants.
Le
gros des étudiants se réunit
ensuite dans le hall B où les
tables et chaises reprennent leur place normale, c’est à dire devant
les portes. Les rumeurs courent comme quoi les CRS seraient en train de
se préparer à intervenir d’ici une petite heure. [...] Finalement,
[...] Mr Dupas demande aux
forces de police de quitter le domaine universitaire. Aussitôt dit,
aussitôt fait ! Le temps de retirer gilet pare-balle, casque,
jambières, protège-coudes, protège-genoux... bref tout l’attirail du
CRS, et de tout bien ranger dans les camions, voilà que les deux
"unités
de vie" (de gros camions blanc servant de lieu de vie aux CRS), suivis
par une vingtaine de camionnettes, deux autobus et quelques voitures
(pour les gradés), sortent du domaine universitaire pour se poster
juste derrière les grilles.
Les
étudiants se regroupent alors
de nouveau dans le hall du
bâtiment B où s’engage une AG concernant la conduite à tenir pendant
le week-end ainsi que lundi et la semaine prochaine. Au final, les
bâtiments A et B sont de nouveau bloqués.
I -
Communiqué du syndicat CNT des
travailleurs de l’éducation 59/62
II
- Tract de la section CNT-SR de Lille
I -
Communiqué du
syndicat CNT des travailleurs de l’éducation 59/62 :
Jeudi
13 décembre après-midi, alors que l’Université de
Lille 3 est toujours bloquée par décision hebdomadaire de l’assemblée
générale souveraine des étudiants regroupant plusieurs milliers de
personnes, alors qu’une partie de ces étudiants participaient à une
manifestation, le président Jean-Claude Dupas, dans un élan anticipé de
Liberté et de Responsabilité Universitaire, a demandé l’évacuation de
l’établissement par la violence policière. Au retour des manifestants
trois charges sans sommation ont eu lieu. Jean-Claude Dupas n’a eu de
cesse, ces dernières semaines, d’expérimenter son futur plein pouvoir
que la loi LRU lui conférera en exhibant, par des moyens plus ou moins
rocambolesques, son mépris pour la démocratie, l’assemblée générale des
étudiants et pour les étudiants eux-même. Cette action n’est pas
surprenante car elle s’inscrit dans une stratégie nationale visant à
faire taire par la matraque et par la mise en place de véritables
milices au sein de certaines universités (comme à Lyon II), ceux qui
refusent l’abandon du service publique d’enseignement supérieur, ceux
qui refusent que de soit-disant représentants trahissent les
revendications.
Aujourd’hui,
une fois de plus, l’Etat et les présidents
d’université montrent leur vrai visage, celui de la répression contre
la contestation qui grandit depuis des années face à une réforme de
l’université conforme aux directives de l’Union européenne et de l’OMC.
Une réforme qui sous couvert d’autonomie vise à développer une
université soumise aux lois de l’argent, basée sur la compétition, la
sélection financière et scolaire, la soumission de la pensée aux
intérêts des entreprises, et qui vise à faire des présidents
d’université de véritables patrons. Ces derniers, organisés en lobby au
sein de la CPU (conférences des présidents d’université) sont pour la
plupart des soutiens indéfectibles de la réforme, et organisent la
violence contre les grévistes, en utilisant les étudiants mécontents
des blocages. Leur ministre, Valérie Pécresse a beau jeu de condamner
toute forme de violence dans les facs alors que les forces de l’ordre
étatique transforment les campus en champ de bataille.
La
CNT
dénonce les interventions policières dans les
universités et la volonté du gouvernement de faire passer par la force
une réforme comme toujours au service d’une minorité, celle des riches,
celle qui gouverne, au détriment des étudiants et des salariés des
universités.
La
CNT
défend l’idée d’une université populaire,
accessible à tous, indépendante des intérêts économiques, et gérée par
ceux et celles qui y travaillent, étudiants et salariés. Pour cela,
elle soutient les étudiants en lutte contre le patronat universitaire
et son gouvernement.
CRS
HORS DES FACS ! RETRAIT DE LA LRU !
L’UNIVERSITE A CELLES ET CEUX QUI LA FONT VIVRE !
II - Tract de la section
CNT-SR de Lille :
LA
DÉMOCRATIE, C’EST QUAND LE PRÉSIDENT DÉCIDE !
(Jean-Claude Dupas)
La
CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille tient à
dénoncer l’intervention policière qui s’est déroulée le jeudi 13
décembre vers 17h00 à l’université Charles De Gaulle Lille 3.
Faisant
fi de la présence de grévistes ou non sur le
site de l’université occupée, la police n’hésita pas à évacuer de force
les cours tenus et les étudiants de la BU, usant de gaz lacrymogènes,
de taser et des matraques contre les étudiants et les personnels de
l’université.
La
nuit
de jeudi à vendredi, les CRS dorment dans l’Université.
L’incohérence
des positions prises par la présidence la
semaine dernière a été dénoncée de toutes parts, que ce soit chez le
personnels et chez les étudiants grévistes ou non.
Jeudi,
elle décide unilatéralement l’évacuation de la
fac et la féroce répression policière, ne respectant encore une fois en
rien les décisions prises majoritairement en Assemblée Générale.
Que
l’on soit bloqueur ou non, personne ne peut
cautionner cette descente des forces policières sur l’université et les
arrestations arbitraires qui s’en suivirent. Peut-on souhaiter, en
toute conscience, être escortés par la police vers nos TD ou nos cours
magistraux ? La communauté universitaire peut-elle cautionner
que des
étudiants, quelle que soit leur opinion, des enseignants et des
personnels soient brutalisés, insultés et violentés dans l’enceinte et
aux abords de l’université ?
Exprimons
notre solidarité et la volonté de tous de conserver une démocratie
directe dans les prises de décision.
La
grève et l’occupation sont l’affaire de la
communauté universitaire et de ses AG, pas de la police et d’un
président irresponsable.
La CNT-SR réclame le départ immédiat des
policiers de l’Université.
Elle demande la démission de son président Jean Claude Dupas.
Elle appelle tous les étudiants et les personnels de Lille 3 à refuser
de travailler sous le contrôle policier.
Une version
maquettée de ce tract de la section CNT-SR de Lille est
disponible ici
en téléchargement (format pdf
- 1 page - 120 ko).
2) La
mobilisation du côté des étudiants :
Fac
de Lille 1
L'AG
du
lundi 17 décembre
a décidé de reconduire la grève jusqu'au
vendredi 21 décembre. Les cours du jeudi 20 décembre seront banalisés
toute la journée. 500 personnes étaient présentes. Dans un souci de
rapidité, les votes ont été effectués à main levée (sauf passage par
porte en cas d'ambigüité des résultats).
Prochaine AG : lundi 7 janvier
à 12h, bâtiment M1 (amphi Archimède).
Site de l’AG :
http://www.ag-lille1.info
Fac
de Lille 3
- L'AG du
lundi 17
décembre a décidé
la reconduite du blocage.
1925
personnes étaient présentes. Résultats du vote (organisé selon la
méthode du "passage par portes") : 946 pour, 882 contre, 97
abstentions. Il est demandé à chaque personne ayant voté la reconduite
de venir prêter main forte sur les barricades. Nota bene :
dans un communiqué commun publié il y a 3 jours, SUD étudiant-e,
l'UNEF, la Ferc Sup CGT, le SNESup et le SNPRES-FO appelaient à cesser
le blocage.
Prochaine AG : lundi 7 janvier.
Site de l'AG : http://antilru.canalblog.com/
-
Examens : Lundi 17
décembre, l'administration
s'est engagée à ce que la semaine soit
banalisée ; elle assure que les examens (contrôles continus ou
terminaux) n'auront
pas lieu et que le calendrier sera aménagé (une semaine de
plus + calendrier décalé). Rappel :
le 6 décembre, les enseignant-e-s présent-e-s à l'AG et venu-e-s d’UFR
différents (lettres
modernes, arts et culture, MSES...) avaient affirmé la volonté des
enseignant-e-s de ne pénaliser personne en vue des examens (la
situation n’a rien à voir avec celle du CPE - 8
semaines de grève et seulement un mois et demi avant les vacances de
juillet - et il reste, sinon janvier, sinon tout le reste de
l’année,
pour aménager des sessions d’examens et des rattrapages de cours).
Fac
de Lille 2
Le
vote à bulletin secret organisé lundi 3 décembre n'a pas reconduit le
blocage mais, malgré les pressions de l'administration, l'opposition à
la loi LRU reste majoritaire.
Site de l'AG : http://greve-lille2.over-blog.fr/
Fac
de Valenciennes
La
présidente de l'université a tout d'abord menacé de faire usage de la
force pour faire lever le blocage (il faut savoir que la fac
de
Valenciennes s'est proposée pour être parmi les 30 premières à mettre
en place la loi Pécresse !). Interdiction fut faite également aux
étudiants en lutte de s'adresser à la presse et d'afficher toute
information sur les murs de la fac (à Valenciennes, la durée
d'existence d'un affichage ne dépasse pas deux heures !). Suite à la
mobilisation des étudiants et des personnels (dont notamment les
enseignants du SNESUP qui sont intervenus auprès de la présidente afin
de soutenir les étudiants dans
leur lutte pour rétablir la liberté d'expression et de réunion), le
droit de tenir des AG a été obtenu. Toutefois, ce droit reste soumis à
autorisation et il est très précaire : difficulté à être reçu par la
présidente pour les demandes d'autorisation... et réunions sur
écoute ! Pour contacter la CNT-SR de Valenciennes, écrire à la section
CNT-SR de Lille.
Lycées
de Lille et environs
Forum
lillois de la coordination nationale lycéenne : http://lecrc.forumactif.fr/coor-lille-f42/
En
dehors de la région mais pas si loin
- Depuis
lundi 17 décembre, malgré la présence de vigiles
recrutés par le président de l'univesité d'Amiens, la fac est à
nouveau bloquée. Une AG improvisée
des profs s'est tenue lundi dans la BU du pôle cathédrale. Cette AG
appelle à une AG unitaire (étudiants et enseignants) dans les plus
brefs délais.
Site
web d’information de l’AG des personnels de Lille 1 (ATER, BIATOSS,
chercheurs, doctorants, enseignants, enseignants-chercheurs)
: http://www.ag-personnels-lille1.fr
Lille 3
-
Des membres du personnel, majoritairement
des enseignant-e-s, participent régulièrement aux AG étudiantes. La convergence
avec les étudant-e-s est
ainsi de plus en plus marquée.
-
L’assemblée générale des personnels de l’université de Lille 3 s’est
réunie mardi 20 novembre
2007 à 10h afin de discuter de la loi de
réforme de l’enseignement supérieur qui provoque le blocage actuel de
notre établissement. L’assemblée générale s’est prononcée, par 32 voix
pour, 2 contre, 10
abstentions et 4 "ne prend pas part au vote", pour la motion suivante
(le texte respecte l’esprit de la motion mais a fait l’objet d’une
réécriture pour éviter des répétitions et des formulations peu
correctes) : "Les personnels de l’Université Charles de Gaulle Lille 3,
réunis en
Assemblée Générale le 20 novembre, affirment leur opposition à la loi
LRU. La loi met en danger les valeurs et les pratiques collégiales et
démocratiques de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle
affaiblit le service public. Elle réduit la représentation des
étudiants et des personnels BIATOSS au CA. Elle programme
l’accroissement de la part du financement privé. Nous enregistrons
l’ampleur actuelle de la mobilisation contre la LRU et la cohérence des
oppositions au texte de la loi. Nous déclarons soutenir cette
mobilisation et la nourrir de nos actions, réflexions et propositions."
L’assemblée générale a décidé le principe d’une pétition sur la loi
LRU, dont le texte sera rédigé en concertation avec les différentes
listes et sensibilités représentées à l’AG. Par
ailleurs, l’assemblée générale a proposé (à l’unanimité, moins 1
voix contre et 1 abstention) la réunion d’un groupe de travail afin de
réfléchir aux modalités de validation de ce premier semestre et aux
moyens à mettre en œuvre pour que celle-ci se fasse dans les meilleures
conditions, afin de garantir la crédibilité des diplômes délivrés par
notre université.
Pour suivre la
mobilisation sur le plan national
Etat de la mobilisation nationale,
département par département :
cliquer ici.
4)
Tractations ministérielles : communiqué de l’AG de Lille 3 du 30/11/07
L’Assemblée
générale des étudiant-e-s de Lille 3, réunie mercredi 30
novembre
2007, tient à réagir aux tractations menées par Bruno Julliard,
président de l’UNEF avec la ministre Valérie Pécresse hier, mardi 27
novembre. Selon une dépêche AFP, Mr Julliard, aurait estimé que Valérie
Pécresse avait fait "des avancées importantes" sur l’accompagnement de
la loi sur l’autonomie des universités et a demandé que les assemblées
générales d’étudiants les prennent "en compte".
Nous ne pouvons que dénoncer
l’imposture tant sur la forme que sur le
fond de ces discutions et ce, à plusieurs égards :
1°
- Nous réaffirmons une énième fois que les seuls représentants aptes à
s’exprimer légitimement au nom de lutte étudiante sont les
portes-paroles mandatés par la coordination nationale étudiante. Bruno
Julliard et la section majoritaire de l’UNEF font la guerre à cet
organe démocratique d’organisation de la lutte issu des assemblées
générales, car il leur renvoi au visage leur imposture.
2° -
Comment un interlocuteur auto-désigné, qui s’est à plusieurs reprises
prononcé contre l’abrogation de la loi pourrait-il allait négocier «
des aménagements » à une réforme que l’ensemble des Assemblées
générales de France refusent dans sa globalité ? Comme, de surcroît,
tolérer que ces négociations soient présentées comme "des réponses qui
permettent une sortie de crise" ?
3° - De quel droit et par quel
mépris, des individus extérieurs à la lutte,
déjà consultés à l’été
dernier sur le fond de la réforme, se retrouvent-ils en cabinet
ministériel quatre mois plus tard en s’imposant «
tête pensante » du
mouvement de contestation ? Qui sont-ils pour lancer un appel aux
assemblées générales à prendre en compte ce
que tous le monde rejette
en bloc : négocier une reculade ?
Cette position hégémonique et
fantoche des bureaucraties syndicales est renforcée par la tendance des
médias à désigner des leaders sans se soucier des réalités du mouvement
en cours. Du côté du gouvernement, désigner des interlocuteurs valables
et dociles est la meilleur des tactiques pour avoir prise sur un
mouvement qui leur échappe. Qu’on se le dise, les assemblées générales
ne se laisseront dicter leur conduite par personne, le mouvement
étudiant n’a pas de chef.
Ce que nous condamnons
fermement,
c’est le rôle de courroie de transmission joué par les bureaucraties
syndicales, lorsqu’il s’agit, à chaque attaque gouvernementale, de
faire « avaler la pilule » aux assemblées générales en lutte. Cette
observation ne s’applique pas exclusivement au mouvement étudiant.
Fort
de notre expérience malheureuse au terme de la lutte contre la loi sur
l’égalité des chances d’il y a deux ans, nous déclarons ne pas être
dupes, et ne pas nous contenter des miettes que l’on tente de nous
jeter. La loi LRU est une réforme structurelle, qui engage une
conception libérale de l’université de demain, sélective et assujettie
aux besoins du marché. Elle s’inscrit de plus, à l’échelle européenne
dans le processus de marchandisation progressive des services publics
(éducation, transports, énergie...). Cela, nous ne nous contenterons
pas de l’« aménager » comme l’a rappelé le vote du lundi 26 novembre où
2363 étudiant-e-s de Lille 3 se sont prononcé-e-s pour l’abrogation de
la LRU contre 666 voix.
Nous appelons nos camarades
membres de
toutes les sections de l’UNEF et parti prenante du mouvement depuis le
début de la grève, sur le campus de Pont de Bois et ailleurs, à
réaffirmer leur position intangible et leur désaccord avec la politique
menée par leur bureau national.
Les bureaucraties syndicales
n’ont aucune emprise sur le mouvement et
les évènements prochains le démontreront.
L’assemblée de Lille 3 en
lutte.
5)
Contacts et textes de la section CNT-SR (supérieur et recherche) de
Lille :
La
section Supérieur et Recherche (SR) du syndicat des travailleurs-euses
de l’éducation de la Confédération Nationale du Travail (CNT) regroupe
à la fois les étudiants et les personnels (IATOS, enseignants et
enseignants chercheurs) sur leur lieu de travail. Convaincus que
l’union fait la force et que les revendications des étudiants
rejoignent celles des personnels, nous nous démarquons des syndicats
corporatistes qui de fait cautionnent les divisions et les
concurrences. Indépendante des partis politiques et rejetant leur
emprise sur le mouvement social, la CNT participe à la construction
d’un syndicalisme de combat résolument anti-capitaliste, anti-étatique,
anti-sexiste, anti-fasciste, égalitaire, solidaire et autogestionnaire.
Fonctionnant sur le mode de la démocratie directe et du fédéralisme,
elle condamne le carriérisme syndical et les mots d’ordre venus d’en
haut…
Réunions
de la section CNT-SR :
- Lille 3 : le lundi
à 18h - RDV dans le hall du bâtiment A, M° Pont de bois, V. d'Ascq.
- Lille 1 : le
vendredi à 18h - RDV amphi Archimède, bâtiment M1, M° Cité
Scientifique, V. d'Ascq.
Adresse e-mail : sr-lille@cnt-f.org
Extrait
du dernier tract de la section (le
tract entier peut être téléchargé sous sa forme maquettée ici - format pdf -
1 page - 120 ko) :
Le
blocage comme moyen de lutte
Le
blocage permet de se libérer en partie des contraintes du travail
(cours, administration, entretien…) et de se consacrer efficacement à
la défense de nos acquis. Sans blocage, la participation aux assemblées
générales, commissions, manifestations et actions préparées
collectivement serait difficile. Organiser une manifestation par mois
ne suffira pas à faire reculer le gouvernement.
La
LRU tout comme les franchises médicales, la privatisation d’EDF-GDF, la
réforme des régimes spéciaux, s’inscrit dans une logique globale de
casse du service publique. On ne peut lutter contre la LRU, pour un
service public de qualité et ignorer ces thématiques.
Le
blocage permet également de consacrer une partie de son temps à lutter
aux côtés des cheminots, des acteurs de la fonction publique, etc…
Nous
appelons au maintien du blocage, à la constitution de réelles
assemblées générales non corporatistes (réunissant personnels et
étudiants), à un investissement dans les commissions et à la
convergence des luttes.
Communiqué
des sections "Supérieur et Recherche" de la CNT (Lille 1 et Lille 3) et
de l’UL-CNT interpro de Lille - 12 novembre 2007 :
Les
sections Supérieur et Recherche de la Confédération
nationale du travail de Lille 1 et Lille 3, et l’union locale CNT de
Lille, appellent l’ensemble des établissements scolaires à se mobiliser
immédiatement et à opposer un front commun face au passage en force du
gouvernement.
Nous
appelons à la participation des différents corps
de l’université à des assemblées générales souveraines et non
corporatistes.
Nous
soutenons la grève et l’occupation des universités
comme moyens permettant la mobilisation de toute la communauté
universitaire contre la loi relative aux libertés et responsabilités
des universités votée en août 2007.
La
CNT
est solidaire de toutes les luttes sociales
visant à défendre les droits des travailleurs et des travailleuses
c’est pourquoi elle encourage les acteurs de ces luttes à faire
converger les revendications (régimes spéciaux, franchises médicales,
défense du service publique...).
Autres
textes ici.
6)
Coordination nationale étudiante des 24 et 25 novemembre à Lille (appel
général * et communiqué suite à
l'invalidation d'une dizaine de délégués **)
:
* Appel général
Nous,
étudiants de 67 universités, réunis en Coordination nationale les 24-25
novembre 2007 à Lille, adoptons l'appel suivant.
Plus de la
moitié des
universités sont en blocage total ou partiel et plus de 60 universités
sont touchées par la mobilisation.
Nous
rejetons la LRU parce qu'elle signifie la privatisation de
l'enseignement supérieur. L'introduction de financements privés va
renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre
une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L'université
n'est pas responsable du chômage, et adapter l'université aux exigences
du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l'emploi :
la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la
déqualification et vers la précarité. La LRU implique aussi la
précarisation des statuts des enseignants et personnels, et la
transformation des présidents d'université en véritables managers.
Nous
refusons la logique d'autonomie financière, qui implique le
désengagement financier de l'Etat, et donc l'augmentation à terme des
frais d'inscription. Nous refusons également l'instauration d'une
pré-sélection à l'entrée de l'université, qui remet en cause l'accès de
tous à l'université.
La
ministre Pécresse a
récemment annoncé le
déblocage de moyens pour les étudiants en 1er cycle (réorientation,
tutorat), ainsi que la suppression des cautions pour le logement... en
échange d'un « retour au calme » sur les campus. Cela prouve que le
gouvernement voit bien qu'il y a un problème dans les universités, et
qu'il a peur du mouvement étudiant. Mais ces annonces ne répondent pas
au problème central : la LRU, et les dangers qu'elle nous promet. C'est
pourquoi nous demandons au bureau national de l'Unef de prendre
clairement position pour l'abrogation de la loi Pécresse, et de cesser
toute négociation jusqu'au retrait de cette loi.
La LRU
n'est ni
amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national.
Depuis le début de la lutte, c'est la position de toutes les assemblées
générales et de la coordination nationale, seules instances
représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.
Si nous
nous
battons pour l'abrogation de la LRU, c'est parce que nous nous battons
pour le droit à l'éducation pour tous, et contre la destruction du
service public. Etudiants et lycéens, avec la LRU et les 11 500
suppressions de postes dans l'education, c'est notre avenir qui est
menacé. Exiger l'abrogation implique donc de lutter pour une
augmentation massive du budget de l'enseignement supérieur, pour la
création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais
diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour
l'égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l'accès aux études.
Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides
sociales, et d'être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment
pour une amélioration de leur pouvoir d'achat.
Il est
possible
de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications.
SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction
publique... Sarkozy a beau dire qu'il ne reculera pas face à nous, lui
et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la
journée de grève du 20 novembre a montré qu'il existait une volonté de
lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail.
Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa
politique était possible.
En effet,
la LRU n'est
pas une loi
isolée mais fait partie d'un contexte de casse généralisée du service
public dû à une libéralisation grandissante de la société et de
l'économie française, ce que nous condamnons.
Pour cela,
la
coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et
amplifier la mobilisation dans les campus, à renforcer les liens entre
personnels, enseignants et étudiants. Les lycéens doivent se mobiliser
encore plus massivement. Et lycéens et étudiants doivent chercher la
convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l'Education
Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.
La
plupart des présidents d'université étant en
faveur de la LRU, ils
n'hésitent pas à recourir à la répression
pour briser la mobilisation.
Les fermetures administratives, les interventions policières...
ne
répondent pas à de prétendus «
problèmes de sécurité » : elles visent
à
nous empêcher de nous mobiliser, c'est-à-dire nous priver
de notre
droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions
policières et les arrestations. Nous exigeons l'amnistie de tous
les
inculpés des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement
cheminot.
Nous exigeons la réouverture de toutes les universités
fermées
administrativement, et le retrait de toutes les forces de police qui
occupent actuellement des universités.
Nous
réclamons la
démission des présidents d'universités ayant fait appel à la répression
et collaboré à l'expulsion de sans-papiers.
Suspendre
les cours
est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment
les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser.
Sans blocages votés dans des Assemblées Générales massives, les
étudiants ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans
occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de
se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par
l'intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité
des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c'est
dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent
être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de
cause. C'est aux grévistes d'organiser eux-mêmes la prise de décision
et non aux présidences d'université, qui pour la plupart soutiennent la
réforme.
- Nous
appelons donc au
boycott des votes organisés par les administrations universitaires.
- Nous
exigeons la réouverture de toutes les universités fermées
administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives
(polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement les universités.
Leur
projet est de détruire l'ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet,
c'est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement
d'ensemble des jeunes et des salariés pour riposter à l'offensive du
gouvernement.
- Nous
appelons à un
véritable service public dans
tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce
qui implique un réengagement massif de l'Etat dans le financements de
l'enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des
précaires, l'augmentation des salaires et du point d'indice dans la
fonction publique....
- Nous
reprenons l'appel
de la coordination de Tours à la journée de mobilisation 27 novembre.
- Nous
appelons à faire
du 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens.
- Nous
appelons à une
journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le 3 décembre.
- Nous
proposons une
prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le 4 décembre.
- Nous
rejoindrons toute
initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi
le nôtre.
- Nous
appelons tous les jeunes et les salariés à se saisir de ces dates pour
nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions
interprofessionnelles dans toutes les villes.
** Communiqué au sujet des délégations
litigieuses et des délégués dûment mandatés :
La
coordination
nationale regrette le choix de la direction de
l’UNEF de quitter la coordination, en raison de l’invalidation d’une
dizaine de délégués, membres de sa majorité, qui faisaient partie de
délégations litigieuses. Nous avons appelé les mandatés dûment élus à
réintégrer la coordination.
Les 222
mandatés
présents, notamment plus de 30 militants de l’UNEF, et
de nombreux étudiants syndiqués et non syndiqués, ont continué leurs
travaux. La coordination nationale et les étudiants continuent la lutte
pour l’abrogation de la LRU.
Pour la
prochaine
coordination nationale, nous invitons tous les
étudiants qui seront dûment mandatés par leur Assemblée Générale à être
présents et à remplir leur mandat , qu’ils soient membres de la
direction de l’UNEF, de toute autre organisation, ou qu’ils soient non
syndiqués. La coordination nationale, par le biais de ses
représentants, est disponible pour toute discussion permettant d’aller
dans ce sens.
Nous
appelons à
travailler dans l’unité au retrait de la loi Pécresse,
la coordination nationale étant la seule instance représentative des
étudiants mobilisés, tant auprès du gouvernement que des médias.
7)
Vidéos des violences policières à Lille :
* Alors que les étudiants et les lycéens manifestaient pacifiquement le 22 novembre dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille en direction d'un rond-point pour y distribuer des tracts d'information sur la LRU, un cordon de CRS les a bloqué et chargé violemment sans aucune sommation. Résultat : plusieurs manifestants matraqués, dont le secrétaire général de l’UEC qui a été emmené aux urgences et qui en est ressorti avec plusieurs points de suture. Pour voir la vidéo, cliquer ici.
* A l'issue de la manifestation du 6 décembre à Lille, la police a empêché les manifestants de se diriger vers le centre-ville... Trois petites vidéos :
- partie n° 1 : les manifestants qui veulent se rendre dans le centre-ville sont bloqués par un cordon de CRS et d'agents de la BAC (brigade
anti-criminalité !!!) ; "Etudiants non-violents" scandent les manifestants...
- partie n° 2 : face-à-face au cri de "El pueblo unido jamas sera vencido ! / Le peuple, uni, jamais ne sera vaincu !)".
- partie n° 3 : les CRS refoulent les manifestants (étudiants et enseignants) à coups de matraque et de gaz lacrymo.
Le soir, après la dispersion de la seconde manifestation qui s’était déroulée sans incidents, la BAC a arrêté (et parfois volemment matraqué) des petits groupes de militants qui rentraient chez eux.
A noter également ce jour là :
1°) Le vol de drapeaux CNT par des individus non identifiés qui les ont ensuite remis aux agents de la BAC. Une plainte a été déposée contre cette pratique qui a tendance à se répéter depuis quelque temps...
2°) La tentative de la BAC d’empêcher le porte-parole des manifestants de remettre un communiqué de presse à la rédaction de France 3. Tentative avortée car une étudiante a téléphoné à une journaliste dont elle avait le contact et la journaliste est sortie du bâtiment pour réceptionner le communiqué sous l'oeil furieux des agents de la BAC.
Police partout, justice nulle part !
8) Principes de fonctionnement d’une assemblée
générale
:
Un
document présentant les principes de fonctionnement d'une AG a été
rédigé sur le campus de Lille 3 à l’initiative d’un groupe de travail
constitué à l’issue de l’assemblée générale de Lille 3 du mardi 16
octobre 2007. Il a pour but
d’éclaircir les différents
principes de fonctionnement d’une AG afin de permettre
au plus de personnes possible de participer à la mobilisation. Les
principes de fonctionnement qui y sont décrits ont été établis dans un
souci constant de démocratie, de
transparence et d’efficacité quant au débats et décisions prises par
les AG. Ce document est téléchargeable ici
(format pdf
- 6 pages - 201 ko).
9) Tract
intersyndical des universités de Lille 1, 2 et 3 du 29 octobre 2007 :
Partout
en France, la mobilisation s’organise... et s’amplifie !
La
mobilisation contre la LRU s’amplifie sur presque toutes les
universités en France. Il se tient, un peu partout, des assemblées
générales de plus en plus massives. Par exemple, à Aix-Marseille, 700
étudiants, 800 personnes à Toulouse la semaine dernière. À Rouen, les
1000 personnes réunies en AG la semaine dernière ont décidé de voter le
blocage de l’université afin de donner une impulsion forte au
mouvement. Sur Lille, malgré la semaine de vacances de Lille 1 et Lille
2, la mobilisation ne faiblit pas. La dernière assemblée générale qui
s’est tenu à Lille 3 a réuni environ 300 personnes et la manifestation
du 23 octobre a rassemblé 500 étudiants et personnels.
Une
première coordination nationale de mobilisation s’est tenue le week-end
du 27-28 octobre. 36 délégués de 21 universités ont décidé d’appeler à
une nouvelle date de mobilisation nationale pour le 8 novembre. C’est
pourquoi, dans le cadre de cette deuxième journée d’action nationale
contre la LRU, nous appelons à la mobilisation de l’ensemble de la
communauté universitaire lilloise. Tous dans la rue le 8 novembre !
Résister
au gouvernement... tous ensemble !
Cette
loi qui vise à privatiser à terme le service public de l’enseignement
supérieur n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans l’offensive plus global
mise en place par Sarkozy et son gouvernement. En effet, en attaquant
tous les secteurs à la fois (réforme des régimes spéciaux, franchises
médicales, LRU ...) le gouvernement vise à détruire l’ensemble du
système de solidarité sociale que nous avons conquis à la Libération.
De plus, Sarkozy cherche à saper la capacité de résistance des
mouvements sociaux (service minimum, réforme de la justice vers plus de
répression...) et à nous diviser en faisant passer les cheminots pour
des privilégiés.
Face
à cette offensive, nous devons avancer vers la perspective d’un
mouvement d’ensemble des jeunes et des travailleurs afin de faire
résonner un véritable « Tous ensemble » seul à même de faire céder le
gouvernement. En ce sens, nous appelons à la mobilisation de toute la
communauté universitaire le 20 novembre, nouvelle date de grève appelée
dans la fonction public.
Cette
loi institutionnalise une vision de l’université où prédomine une
logique de marchés et de concurrence. En effet, en concédant une
autonomie budgétaire aux universités, ces dernières auront la
possibilité de « lever des fonds » privés. Les entreprises locales
auront un droit de regard sur le contenu des diplômes et celles-ci ne
financeront que les filières professionnelles qui leur seront
directement rentables.
De
plus et à terme, les universités seront sûrement amenées à augmenter
les frais d’inscription pour leur financement. Par exemple, en Italie
depuis l’application d’une loi similaire, les frais d’inscription ont
triplé, à l’université de Mannheim en Allemagne, les étudiants ont dû
débourser 5000 euros cette année pour s’inscrire ! À terme, c’est le
désengagement financier de l’État qui est légalisé ce qui favorisera la
concurrence entre les universités, entre les filières et de fait entre
les étudiants.
Mais
cette loi s’attaque aussi à l’ensemble de la communauté universitaire.
Le président pourra désormais avoir les pouvoirs de décision, décider
du recrutement et du licenciement des personnels, ainsi que de
l’attribution et du montant de leurs primes. Il pourra devenir le
patron de l’université ! Il pourra choisir d’engager des professeurs et
des personnels IATOSS en contrat de droit public, en CDD par exemple.
La
précarité remplacera à terme le statut de la fonction publique !
Signataires :
CNT-SR,
Ferc Sup CGT Lille3, Snesup Lille2 et Lille1, SNPREES FO 59, Sud
éducation 59/62, Sud étudiant-e Lille, Sud Recherche EPST Lille, UNEF
Lille, MJS Lille, JCR Lille, UEC Lille...
10)
Plateforme de revendications de l'intersyndicale lilloise de
l’enseignement supérieur et de la recherche :
Pour
un service public d'enseignement supérieur et de recherche démocratique
et répondant aux besoins sociaux, culturels et scientifiques réels,
l’intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la
recherche exige :
-
l’abrogation
de la loi LRU,
qui organise le démantèlement de l’université française et la
soumission des formations supérieures et de la recherche au marché des
biens et services ;
-
l’arrêt des négociations sur les AGCS
(Accords
Généraux sur le Commerce et les Services) : la science et l’éducation
ne sont pas des marchandises !
Pour
la liberté, l'égalité et la gratuité de l'accès à l'Université.
-
si nul ne conteste l'intérêt d'améliorer l'orientation pédagogique des
lycéens, nous rejetons toute procédure instaurant ou préfigurant une
sélection déguisée, ainsi que l'installation de structures d'insertion
professionnelle dans les universités
-
la libre inscription de l'étudiant dans la filière et l'université de
son choix
-
la gratuité de l'inscription et de tous les outils pédagogiques : non
aux frais d'inscription supplémentaires !
-
l’augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses d'Etat sur
critères sociaux, indexation sur le coût de la vie et versement sur 12
mois dès les premiers jours de chaque rentrée universitaire
-
le renforcement de la démocratie dans le fonctionnement des
universités, notamment au bénéfice des étudiants et personnels BIATOSS.
Pour
un enseignement supérieur et une recherche, 100% publics :
indépendants, de haut niveau, dans le respect des missions
traditionnelles de l’Université.
1)
la résorption des contrats précaires :
-
la titularisation des personnels précaires enseignants, chercheurs et
BIATOSS,
-
l'abrogation du décret n° 2002-682 relatif à la procédure
d'évaluation/notation.
-
un emploi stable pour les doctorants garantissant un salaire au niveau
d’ingénieur d’étude, la reconnaissance de leur expérience
professionnelle, les droits sociaux et la retraite
-
la reconnaissance du grade de docteur par les conventions collectives
et la fonction publique.
2)
l’amélioration des conditions d’emploi statutaire :
-
revalorisation des salaires (rattrapage de la perte de pouvoir d’achat
des fonctionnaires) et des pensions de retraite (rejet des projets
actuels de suppression des régimes spéciaux et d’allongement de la
durée de cotisation)
-
un vrai programme de déroulement des carrières et une reconnaissance
des qualifications
3)
l’amélioration des conditions de travail des enseignants et
enseignants-chercheurs pour un meilleur encadrement des étudiants :
-
réduction du service d’enseignement pour tous, au profit des activités
de recherche,
-
réduction supplémentaire pour les nouveaux maîtres de conférences,
-
suppression des cours de plusieurs centaines d’étudiants en
amphithéâtre.
4)
le développement de tous les domaines de recherche et de toutes les
formations, pas seulement ceux économiquement rentables :
-
arrêt de la professionnalisation systématique de toutes les formations
supérieures
-
le doublement d’ici 2010 des crédits de base pour les laboratoires
-
une programmation de création d’au moins 5000 emplois de fonctionnaires
par an dans l’enseignement supérieur et les
Établissements
Publics Scientifiques et Technologiques (EPST),
-
la suppression de l’Agence Nationale pour la Recherche
-
la suspension du crédit-impôt-recherche tant qu’un bilan public et
contradictoire n’en aura pas été tiré,
-
le maintien du CNRS et des autres EPST,
-
l’investissement public direct dans l’enseignement supérieur et la
recherche doit atteindre 3% du PIB à court terme.
5)
la coopération entre universités et organismes de recherche, et non
leur mise en concurrence :
-
le maintien des Unités Mixtes de Recherche (UMR) pour préserver
l’articulation entre enseignement supérieur et recherche,
-
l’arrêt de la course aux classements internationaux et des fusions
artificielles d’universités,
-
la suppression des PRES à la sauce gouvernementale,
-
la suppression de l’AERES et le retour à l’évaluation par les pairs élus
Premiers
signataires :
SNESUP
Lille 1, 2 et 3, SUD-Étudiant Lille, SUD-Recherche-EPST, SUD-Éducation
59-62, UNEF Lille, JCR Lille, UEC Lille, CNT-SR
|
BEP ET BAC
PRO :
NON AU COUP DE FORCE MINISTERIEL CONTRE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL !
|
Nord
Pas de Calais
Déclaration
commune "CGT,
FSU, FO, SNETAA-EIL, SUD, CNT "
Coup
de force ministériel contre l’enseignement professionnel !
Non
à la généralisation du Bac Pro 3 ans !
Maintien
des BEP 2 ans et des BAC PRO 2 ans !
Le
Ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, dans une note
adressée aux recteurs ce 29 octobre 2007 a annoncé sans concertation la
généralisation des bacs professionnels en 3 ans par le remplacement et
à court terme la disparition des sections de BEP et en étendant son
application à l’enseignement agricole.
Le
Bac pro 3 ans est un dispositif dérogatoire et expérimental voulu par
le patronat dans le but d'affaiblir tout l'édifice des diplômes
nationaux et des conventions collectives. Le bilan de cette
expérimentation à la fois dans les données chiffrées comme dans le
rapport de l'IGEN (Inspection Générale de l'Education Nationale) montre
que ce n'est pas une réussite.
Sous
prétexte d’égalité de traitement des élèves des filières technologiques
et professionnelles, le ministère vise en fait une diminution de
l’offre de formation et la suppression de milliers de postes pour
satisfaire à la logique budgétaire. (1500 suppressions envisagées dans
l’académie pour le second degré). C’est une déqualification du Bac Pro
amputé de 25 % du temps de formation professionnelle et générale.
En
application de la note ministérielle, le Recteur de Lille annonce que,
dans un premier temps pour la rentrée 2008, 25% des effectifs entrant
aujourd’hui en BEP seront concernés par la nouvelle 2nd pro (1ère année
du Bac Pro 3 ans). Mais à terme tous les actuels BEP seraient supprimés
et tous les Bac Pro transformés.
Le
ministre prétend favoriser la poursuite d’études vers les BTS des
élèves issus de LP, en diminuant le temps de formation d’une année
! La réalité sera dramatique :
-
mise en danger des formations existantes et du caractère
professionnalisant des formations...
-
fusion des voies technologique et professionnelle en dénaturant les
deux voies de formation.
-
Renforcement de l’exclusion par le recours à l’apprentissage, et cela
dès le collège, pour les élèves en difficulté, alors que cette voie de
formation est une voie d’échec.
-
Renforcement du pouvoir décisionnel des Régions quant au choix des
offres de formation au détriment de la formation initiale scolaire et
de l’Education Nationale.
Une
telle mesure s'inscrit dans le prolongement de l'ensemble des mesures
visant au démantèlement de l'enseignement public et des diplômes
nationaux qui y sont attachés.
Elle
met en cause l'existence même des lycées professionnels et
technologiques.
Dans
notre académie, c’est l’existence des 3 voies de formation qui a permis
l’élévation générale des qualifications. Ne les laissons pas détruire !
NOUS
EXIGEONS :
-
Le retrait de la note ministérielle du 29 octobre 2007 prévoyant la
généralisation des bac pro 3 ans, ainsi que la circulaire rectorale du
14 novembre ;
-
Le maintien des BEP et des Bac Pro 2 ans ;
-
La création et le développement de classes passerelles vers la voie
technologique (1ère d’adaptation, ainsi que vers les BTS) ;
-
Le maintien de tous les postes enseignants, non enseignants ainsi que
le réemploi des non titulaires ; et le refus de toute suppression de
lycée professionnel.
GREVE
LE JEUDI 20 DECEMBRE 2007
Manifestation
unitaire à Lille, porte de Paris, à 14h30.
Cette
déclaration
commune de la CGT, de la FSU, de FO, du SNETAA-EIL, de SUD et de la CNT
est disponible ici
en téléchargement (format pdf
- 1 page - 108 ko). Note bene : l'UNSA,
le Sgen-CFDT et la FAEN appellent aussi à la grève et à la
manifestation du jeudi 20 décembre, mais sur la base d'une autre
déclaration.
Le tract de la CNT est
disponible ici
en
téléchargement (format pdf - 1 page - 659 ko).
Etat des lieux de la mobilisation
sur le plan national
(analyses,
compte-rendus de réunions intersyndicales, etc.) :
rubrique
actualisée tous les soirs vers 21h sur le site de la CNT-FTE.
|
EDUCATION :
APPEL A LA GREVE DE LA CNT-FTE
|
Education (et
fonction publique) : toutes et tous en grève mardi 20
novembre 2007 !
La
grève du 18 octobre a été une réussite, chez les cheminots mais aussi
dans d’autres secteurs, et cela malgré le silence d’une certaine presse
et de
certains syndicats.
Nous
savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne
suffit pas pour gagner. Nous
savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent
ensemble.
Il faut étendre et intensifier le
combat !
L’Etat
s’attaque à tous et toutes en augmentant l’âge du départ à la retraite
et en faisant payer des franchises médicales. Pourtant,
le trou de la Sécurité sociale serait largement rempli et les retraites
assurées (pleines et entières à 60 ans) si les patrons payaient les
plus
de 200 milliards d’euros de cotisations dont ils ont été exonérés
depuis 1991. De
plus, le gouvernement annonce des suppressions massives de postes
(22.900 postes de fonctionnaires au budget 2008) et refuse d’augmenter
nos salaires alors qu’il vient d’accorder un nouveau cadeau fiscal aux
riches de plusieurs milliards.Bref, ce
sont la santé, les retraites, l’éducation, etc. qui sont bradées aux
capitalistes.Ils
veulent aussi s’attaquer au contrat de travail (en précarisant encore
plus ; cf. le « contrat unique ») et aux droits des
travailleurs-euses sans emploi (cf. la fusion ANPE-UNEDIC).Reprenons
ensemble au patronat ce qu’il nous vole !
Dès le 20 novembre, réunissons-nous en assemblées générales pour
débattre de l'extension inter-professionnelle de la grève
et de sa reconduction !
Fédération CNT des
travailleurs/euses de l'éducation (CNT-FTE)
http://www.cnt-f.org/fte/
Nota bene :
-
La grève est lancée par tous les syndicats.
- Le 20 novembre est le jour où
sera voté le budget annuel de l'Etat à l'Assemblée nationale.
Manifestion à Lille
rendez-vous à 14h, porte de Paris
Tracts
interpro de la CNT :
1)
cliquer ici
(format pdf - d'après le tract de la CNT éducation - 2 demis A4 sur 1
page - 138 ko).
2) cliquer ici
(format pdf - d'après le tract confédéral de la CNT - 1 page - 2,3 Mo)
Affichette
interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation) :
cliquer
ici (format
pdf - 1 page - 215 ko).
Réunion
des personnels de l’Education Nationale du bassin de Roubaix-Tourcoing :
rendez-vous
à 10h à la FAL,
20 rue de Lille à Roubaix, pour
discuter des moyens d’amplifier le mouvement et notamment de
la reconduction de la grève.
Texte d'appel
à la
réunion :
Dans
l’Education nationale,
le 20 novembre doit être une journée de grève massive. Mais
pouvons-nous nous satisfaire de cela ?
L’Education nationale est, elle aussi, l’objet d’attaques très
importantes :
-
11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée
-
affaiblissement de la carte scolaire, ce qui met en
concurrence les établissements au
moment où on réduit les moyens de l’enseignement public.
-
augmentation continue de la précarisation des emplois.
-
recours massif aux heures supplémentaires alors que les salaires
restent bloqués.
-
nouvelle menace d’allongement de la durée de cotisation pour la
retraite.
-
etc.
Mais
ce ne sont là que différentes facettes d’un plan d’ensemble visant,
d’une part, à la réduction des services publics en général, et d’autre
part, à l’attribution d’avantages encore accrus aux classes sociales
les plus favorisées au détriment de toutes les autres et d’abord des
classes populaires.
Face
à cette politique d’ensemble, il faut un vaste mouvement de
protestation, seul à même de faire reculer le pouvoir. Des actions
secteur d’activité par secteur d’activité risquent fort de ne mener
qu’à des avancées très partielles et qui seraient vite remises en
danger.
|
RENTREE
SCOLAIRE :
PUBLICATIONS
DE LA CNT-FTE
|
Voici
trois
publications de la Fédération CNT des travailleuses/eurs
de l'éducation pour attaquer la rentrée 2007.
Les
liens
indiqués ci-dessous permettent d'accéder au contenu de
ces publications sur le site web de la CNT-FTE (pour
télécharger la version maquettée d'un texte, il
suffit de cliquer sur le nom de fichier pdf se trouvant à la fin
du texte).
-
Tract de rentrée "général" (de la maternelle à l'université) :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1196
-
Tract de rentrée "primaire et secondaire" :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1197
- Guide
juridique sur les CAE CAV :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1208
-
Classes en lutte - n° 84 - octobre 2007 - bulletin de la CNT-FTE :
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=128
- Tract pour
la grève du 18 octobre 2007 :
http://www.cnt-f.org/59-62/tractFTE_greve_18oct07
(fichier pdf - 1 page - 167 ko)
-
Classes en lutte - n° 83 - septembre 2007 - bulletin de la CNT-FTE :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1207
|
LOI D’ «
AUTONOMIE » DES UNIVERSITES
(projet PECRESSE) :
on peut
jouer sur les mots
mais y a des limites !
|
Depuis plusieurs
années, et notamment avec le LMD, la privatisation des
universités pointe le bout de son nez. Suppression de
filières « non rentables », précarisation des
personnels, cadre sécuritaire (personnels contrôlés
par la vidéosurveillance, flicage des étudiant-e-s)...
l’Etat continue le massacre. Qu’on se le dise bien : le
bouquet final est pour bientôt. Eh oui, le spectacle suit son
cours : désormais la mission prioritaire de
l’éducation serait l’orientation et
l’insertion professionnelle. Rapport Hetzel, cahier des charges
de l’IUFM et surtout loi d’autonomie des
universités.
Concrètement voici ce qui nous tombe sur la gueule :
Autonomie = double dépendance publique/privée
L’article 16 du projet Pécresse stipule que les universités peuvent
demander « à
bénéficier de responsabilités et de
compétences élargies en matière budgétaire
et de gestion des ressources humaines ». Qu’est
ce que cela signifie ?
Il
faut
s’attendre à un engagement financier limité de
l’état quant à la masse salariale, ce qui
encouragera le/la président-e de l’université
à recruter des personnels sur ressources propres : « le
président peut recruter pour une durée
déterminée ou indéterminée des agents
contractuels ». C’est
la porte ouverte aux contrats précaires, pour « personnels
administratifs, techniques, ouvriers de service, employés de
l’enseignement et scientifique ».
Il
sera possible
pour l’université de devenir propriétaire des
bâtiments, ce qui fait qu’elle financera les
aménagements et réparations. Sachant qu’à
Lille 3 nous sommes justes, même en ce qui concerne les normes de
sécurité, ça promet ! Les facs qui ne choisissent
pas cette option seront de fait désavantagées. S’il
y a « autonomie », une bonne part des financements viendra
du privé et donc s’il n’y a pas « d’
autonomie », ces dernières devront se contenter des
maigres deniers de l’état. Cela entraînera un
enseignement à deux vitesses, facs poubelles, facs
bonduelles…
Toujours plus de démocratie…
Pour ce qui
concerne l’administration des universités, les fastes de
l’idéologie libérale apparaîssent de nouveau.
Sans cautionner la démocratie telle qu’elle s’exerce
actuellement à l’université (démocratie dite
représentative déléguant le pouvoir à une
minorité qui prend les décisions pour tou-te-s), on ne
peut que s’opposer à la régression
démocratique concernant le fonctionnement du conseil
d’administration :
-
vote à la majorité absolue et non plus au 2/3
-
quorum d’une moitié des élu-e-s pour une prise de décision n’est plus
nécessaire
-
voix prépondérante du/de la président-e lors du partage des voix
Le
conseil d’administration prend pour modèle les CA d’entreprises…
Par
ailleurs sa
composition change drastiquement, les représentant-e-s des
étudiant-e-s et des personnels voient leur proportion
réduite tandis que les personnalités extérieures (
ex : représentants du patronat) sont plus nombreuses et sont
nommées par le/la « président-e - manager » ).
AINSI, CONCERNANT LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE, LA BUREAUCRATIE RESTE,
LES SEIGNEURS CHANGENT.
L’un
des
points important est le nouveau rôle de calife du/de la
président-e de l’université. Grosso modo,
c’est lui le boss. Il était déjà responsable
du maintien de l’ordre ayant autorité sur l’ensemble
du personnel de l’établissement ; il décide avec ce
projet de loi de toutes les affectations et primes. De plus
n’étant qu’une personne ayant « vocation
» à enseigner (article 5), si c’est juste son
curé qui le dit, alors c’est VRAI ! … sic…
Le/la
président-e – manager pourra être à peu
près n’importe qui mais surtout un-e patron-ne. Sa mission
s’il l’accepte : distribuer l’argent que l’Etat
verse à l’université selon ses caprices, embaucher
du personnel précaire et dérouler le tapis rouge au MEDEF.
Ce
qui doit ici
tou-te-s nous inquiéter à la vue de ce nouveau conseil
d’administration, c’est la concentration des pouvoirs,
confiscant ceux d’autres conseils décisionnels, le CA a
désormais tout pouvoir de création et suppression de
filières ou projet de recherche, gère la
répartition et l’attribution des crédits, tout cela
en l’absence de régulation nationale. Il est certain que
nous assisterons, en plus d’une concurrence et d’une
sélection au sein des universités, à une
réelle régionalisation des diplômes.
Professeur-e-s
ou étudiant-e-s, filières peu rentables, d’aucun ne
seront à l’abri de la totale main mise du patronat sur le
fonctionnement universitaire. Du financement à
l’évaluation des enseignements, le cursus universitaire
passe sous le contrôle des chiens de garde du Capital.
Avec
le nouveau
rôle du conseil d’administration tout puissant et du/de la
président-e patron-ne, couplé à un financement
privé désormais indispensable à la survie des
universités autonomes, il apparaît évident que cela
aura des répercussions sur le contenu pédagogique comme
sur les frais d’inscription. Par ailleurs aucune fac
n’échappera à la sélection,
conséquence de la régionalisation des diplômes.
Cette soi-disant autonomie annonce bel et bien une privatisation de
l’enseignement supérieur.
Section "Supérieur et Recherche" (SR) du syndicat CNT-SSEC du Nord
Pas-de-Calais
sr-lille@cnt-f.org
Le tract maquetté est
disponible
ici
(format pdf - 2 pages - 120 ko).
PS : Ce projet de loi passe devant les députés jeudi 19 juillet 2007. Un rassemblement est organisé ce jour là à Lille (place de la République) à 17h30.
|
EDUCATION
:
COMMUNIQUE
SUR LA CARTE SCOLAIRE
+
TRACT SUR L'AVENIR DES EVS
|
La carte scolaire accusée de ségrégation, c’est le monde à l’envers !
Tract à télécharger (format pdf - 1 page - 95 ko)
Quel avenir pour les
EVS ?
Tract
à télécharger (format pdf - 1 page - 197 ko)
Voir également sur le site de la FTE
|
NI DIEU, NI CESAR, NI TRIBUN...
L'AVENIR NOUS APPARTIENT !
|
Le
résultat des élections présidentielles va inévitablement marquer nos
conditions de vie, de travail et de lutte. C'est finalement le candidat
de la
Droite qui l'a emporté, en ayant notamment si bien récupéré et intégré
dans son
discours et son programme les idées nauséabondes de l'extrême-droite.
Ces élections témoignent
d'une véritable "droitisation" de la vie
politique et de la société française, par son assise électorale comme
par les
thèmes abordés et les projets portés. Face à cela, la Gauche est bien
incapable
de proposer une quelconque alternative au plan politique, social et
économique.
Il est d'autant plus terrible que tant de salariés et de personnes des
classes
populaires aient porté leur suffrage sur ce candidat qui par illusions,
démagogie ou confusion est apparu à toutes celles et tous ceux victimes
d'insécurité sociale tel un homme providentiel apportant réponses et
solutions
à leurs problèmes (GIF) quotidiens et inquiétudes dans l’avenir.
Pourtant les
salariés et les classes populaires n’ont rien à attendre de ce nouveau
président et de son programme !
Dès son premier discours, le futur président a rappelé les idées qui
fondent
son projet de société : travail, autorité, morale, mérite, identité
nationale... Autant de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts
des
classes dirigeantes et possédantes et un projet de société
réactionnaire et
nationaliste. Inévitablement les inégalités vont continuer à se
creuser, la
précarité va se développer, le démantèlement des services publics et de
la
protection sociale va s'accélérer, le moralisme empreint de religion va
renforcer son emprise sur la société et les dérives répressives et
sécuritaires,
dont les immigrés et sans-papiers sont les premières victimes, vont
s'amplifier. Toutes ces logiques vont s'articuler avec des mesures très
concrètes qui risquent d'être mises en place très rapidement si on ne
s'y
oppose pas : remise en cause du code du travail, attaques contre le
droit de
grève avec notamment la mise en place du service minimum dans les
transports,
mise en place d'un bouclier fiscal favorisant les plus riches... Autant
de
mesures dont les salariés et les classes populaires feront les frais et
qui
vont renforcer cette société inégalitaire et capitaliste.
La lutte collective plutôt que la résignation !
Face à une telle situation, nous savons que seule la construction d'un
rapport
de force au plan social peut changer les choses et éviter que la France
connaisse à son tour le même sort ultra-libéral que l'Angleterre des
années 80
avec Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l'attentisme trop
souvent de
mise au lendemain d'élections présidentielles, de s'organiser et d'user
des
armes de la manifestation, de la grève et de l’occupation pour bloquer
le
rouleau compresseur libéral et sécuritaire qui s'annonce, défendre ce
qui reste
de services publics et de système de protection sociale et peut-être
aussi
retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur nous-mêmes et
sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail,
pour
faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur
porteur
d'autres logiques et projet de société.
Ils se durcissent, durcissons nos
luttes ! Le compte à rebours est enclenché !
CNT - Fédération des
travailleurs de l'éducation (FTE)
|
RAPPORT
HETZEL :
LE
MONDE DE L’ENTREPRISE
A
L’ASSAUT DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
|
Depuis
quelques
temps se dessine un nouvel avenir pour le monde de
l’éducation (décentralisation, loi Fillon).
L’université n’y échappe pas et dans la
foulée des réformes universitaires de ces
dernières années (LMD, LOPRI…), elle doit faire
face à une libéralisation accrue dont les
conséquences ne peuvent être que néfastes. En effet
de nouvelles aberrations vont voir le jour si l’on en juge les
préconisations mises en avant par la commission «
université-emploi » de juin 2006 dite « rapport
Hetzel ».
LE
PROJET GOULARD
Rappelons- nous
tout d’abord ce projet qui a fait suite à la loi Fillon.
Il a pour ambition de permettre la pré inscription dans les facs
dès février 2007. Les conséquences de cette
mesure sont une mise en concurrence des facs par le biais d’une
sélection à l’entrée, pour attirer les
meilleures « recrues » lycéennes. La
hiérarchisation des universités n’en sera que
renforcée.
QU’EST-CE QUE LE RAPPORT HETZEL (commission « université – emploi ») ?
Les
défenseurs de ce rapport (développé sous la forme
de mesures censées être mises en place au sein des
universités) partent du principe que la mauvaise orientation est
la cause du taux d’échec à la fac et du peu
d’insertion professionnelle des diplômés du
supérieur. Il nous semble pourtant évident que la casse
de l’éducation et le désinvestissement financier de
l’Etat (déficit matériel et humain) ainsi que la
précarité de nombreux-ses étudiant-e-s
(salarié-e-s, nombre et montant des bourses insuffisants,
problèmes de logement, …) constituent une cause plus
réaliste. Partant donc du présupposé que
l’université n’est pas adaptée en lui
imputant la responsabilité du taux de chômage, la
commission (à laquelle ont notamment pris part des
représentants d’ entreprises dont Danone et Véolia
!) professe une sainte parole : professionnalisation !
QUELLES MENACES ?
A travers ce
rapport qui vise à redéfinir les missions de
l’université (et ce sans la consultation et surtout la
participation de l’ensemble de la communauté
universitaire), on peut s’attendre à ce qu’une
dérive libérale sans précédent
s’instaure dans les universités, à l’image de
ce qui se fait dans d’autres pays de l’Union
Européenne (la Grèce par exemple où la
privatisation des universités suscite depuis un an un mouvement
étudiant). Bien que les travaux de la commission
n’aboutissent pas (temporairement ?) à une loi, les
mesures préconisées sont amenées à avoir un
impact dans un avenir proche sur les décisions qui seront prises
dans les conseils d’administration de nos facs…
Toujours est-il que la privatisation de l’enseignement
supérieur pointe son nez, si l’on en juge ce qui suit :
- Alors que l’entrée à
l’université risque à moyen terme
d’être sujette à une sélection, le processus
d’orientation durant le cursus universitaire, sous couvert
d’ « insertion professionnelle », suggère un
contrôle plus strict pour poursuivre la filière choisie
ainsi qu’une sélection accrue. Il est notamment question
d’un contrat d’orientation (comprenant l’obligation
de suivre des modules de projet professionnel) signé entre
l’étudiant et l’université dès la
Licence 1 (aux facs d’établir leurs propres types de
contrat), dont les objectifs fixés seront à respecter,
sous peine de redoublement ou réorientation vers des
filières professionnalisantes (aux parcours
élaborés avec l’apport du monde socio-
professionnel). La volonté de distinguer nettement le niveau
Licence (bac +3) du niveau Master (bac +5) apparaît
également dans le rapport, et cela se matérialiserait
notamment par une sélection pour entrer en M1. Les
critères d’entrée en M1 ne sont pas
précisés mais la suggestion de faire du
bénévolat à l’étranger ou un stage
durant un semestre ou une année « de césure »
laisse supposer que cela peut s’avérer être un
éventuel critère : se faire exploiter en guise de droit
d’entrée en M1, c’est du joli !
-
L’apparition de modules tels que « formation à
l’intelligence économique », l’idée de
« former les étudiants aux connaissances et
compétences techniques nécessaires au
développement économique des entreprises sur les
marchés européens et mondiaux ainsi qu’à
leur nécessaire protection par rapport aux concurrents »
laissent présager de la place donnée à
l’acquisition de savoirs et au développement du sens
critique…sic…
- Dans quelle mesure les filières
générales de type par exemple sciences humaines pourront
survivre ? Le rapport Hetzel préconise qu’une partie des
moyens attribués par l’Etat aux filières
résulte d’un calcul annuel (taux de professionnalisation)
« en fonction des résultats obtenus par
l’université en matière d’insertion
professionnelle ». Ce calcul annuel qui déterminerait la
participation financière de l’Etat sera en
corrélation avec le financement privé. Non seulement cela
accroît la menace qui plane sur le devenir des filières
générales, mais en plus l’inégalité
entre universités s’accentuera : entendons qu’il y
aura double financement pour les facs « bonnes
élèves » et double peine pour les facs «
mauvaises élèves ». Voici l’enseignement
supérieur dans l’ère de la dépendance
financière à l’égard des entreprises et sous
son contrôle.
- La prévision d’un « stage
obligatoire dans chaque cursus, y compris dans les Licences
généralistes » va dans le sens d’un
asservissement. Une main d’œuvre quasi gratuite sera
à disposition du capital, dans les centres de formation du
capitalisme : les universités.
NOUS REFUSONS LA CONCURRENCE ENTRE LES ETUDIANTS,
LES FILIERES ET LES UNIVERSITES !
NOUS
SOMMES CONTRE LA SELECTION
!
NOUS
REJETONS TOUTES LES FORMES DE PRIVATISATION DE L’UNIVERSITE !
Si personne ne travaille à notre place, personne ne doit décider à
notre place...
Face au
réel danger de privatisation de l’enseignement
supérieur, nous sommes pour une autogestion de nos
universités, cela par le biais d’une
réappropriation de nos lieux de vie par la communauté
universitaire. Pour qu’ensemble, personnels et étudiants
luttions pour construire un autre enseignement, émancipateur et
pédagogique, au sein d’universités
gérées directement par leurs acteurs, sans pressions ni
décisions prises pour nous par des élus ou par le
patronat.
GREVE GENERALE POUR UNE N’autre
fac *
CNT-SR
Lille
-
Pour
nous contacter : sr-lille@cnt-f.org
ou aux tables de presse régulières dans le hall de la fac.
* N'autre fac,
journal apériodique de la CNT-SR Lille
Une version
maquettée de
ce tract sur le rapport Hetzel est disponible en
téléchargement (format pdf - 2 pages - 69 ko) en cliquant
ici.
|
EDUCATION
:
GREVE
ET MANIFESTATION REGIONALES
LE
20 FEVRIER 2007
|
Communiqué
de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
(FSU,
CGT, SE-UNSA, SGEN, SUD, SNETAA, SNCL-FAEN, CNT)
Les organisations
syndicales se félicitent de la mobilisation des
fonctionnaires lors de la journée du 8 février, et notamment de celle
des personnels de l'Education nationale où la grève a été majoritaire
et a atteint des chiffres très élevés dans certains secteurs.
L'intersyndicale entend
poursuivre l'action pour obtenir satisfaction
sur ses revendications.
Elle apporte son soutien
aux différentes actions déjà entreprises au
niveau local (grèves, journées mortes, autres actions médiatiques) et
elle appelle à les poursuivre et à les amplifier la semaine prochaine
au niveau des écoles, établissements et bassins (AG, rassemblements,
distributions de tracts, etc.).
L'intersyndicale réunie
dans la soirée du 8 février appelle l'ensemble
des personnels à un nouveau temps fort d'action unitaire le mardi 20
février, avec une grève et une manifestation régionales.
Cette action s'inscrit
dans la poursuite des actions entreprises depuis
septembre pour un autre budget qui permette la récupération des postes
supprimés, des créations à la hauteur des besoins pour assurer un
service public d'éducation de qualité mais aussi de répondre à nos
revendications salariales. Elle entend également obtenir le retrait
total des décrets Robien sur les services.
Lille, le 9 février 2007.
Matériel
CNT :
- "Classes
en lutte" n° 78 de février
2007 (149 ko)
- Autres tracts
à propos
de l'éducation
-
tract
"Appliquée aux services
publics... la logique capitaliste"
(format
pdf - 1 page - 151 ko)
|
DES
ENFANTS LILLOIS SANS LOGEMENT !
|
A l’école St Exupéry de Lille, rue de Strasbourg, plusieurs enfants passent des
nuits dans une voiture. Dans le meilleur des cas, leurs familles appellent le
115 tôt le matin pour trouver un hébergement le soir.
Des membres de la communauté éducative, parents, enseignants, s’élèvent contre
cette situation. Avec le soutien de RESF59/62, ils lancent un appel, une
interpellation des pouvoirs publics sous la forme d’une pétition.
PETITION :
Déclaration des Droits de l’Enfant adoptée aux Nations Unies en 1959 : "Art. 4 :
L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins
médicaux adéquats. Art. 6 : Il doit (…) grandir dans une atmosphère d’affection,
de sécurité morale et matérielle (…) La société et les pouvoirs publics ont le
devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui
n’ont pas de moyens d’existence suffisants. Art. 10 : l’enfant doit être protégé
contre les pratiques qui peuvent pousser (….) à toute forme de discrimination".
Savez vous qu’en ce début d’année 2007, il y a en France, dans notre commune,
des enfants qui vont en classe, des enfants comme les vôtres mais :
- des enfants qui risquent à tout moment de dormir dehors
- des enfants dont les familles sont renvoyées de lieux d’hébergement en lieux
d’hébergement à travers toute la Métropole Lilloise parfois sans accès aux
moyens de transport.
- Des enfants auxquels on interdit même toute possibilité d’espérer un espace
personnel pour ranger leurs affaires, faire leurs devoirs, vivre leur vie d’enfant
- des familles auxquelles on refuse le droit de gagner honnêtement leur vie, le
droit même de demander un logement
- des familles qui n’ont pas accès aux conditions de vie minimales
- des familles qui, à tout moment, vivent sous la menace d’une expulsion de
force du territoire par simple décision administrative ou suite à un contrôle
vers des pays où leurs vies peuvent être en danger alors qu’elles ne souhaitent
que vivre librement, dignement et honnêtement de leur travail
- des familles qui n’ont pas accès aux mêmes droits élémentaires que vous
Alors imaginez dans quel état d’angoisse, d’épuisement physique et moral peuvent
parfois être ces familles ; toutes les épreuves qu’elles doivent traverser avec
courage pour venir jusqu’à l’école. Chaque jour, ces familles méritent notre
respect, notre compréhension, notre solidarité et notre soutien
Alors, il est grand temps d’exiger de nos élus et des pouvoirs publics que ce
scandale cesse immédiatement : En tant que citoyennes et citoyens de notre
démocratie, nous personnes signataires demandons que aux autorités compétentes
que les familles du Groupe Scolaire Mme de SEGUR- SAINT EXUPERY 50 Boulevard de
Strasbourg à LILLE puissent avoir accès à des conditions de vie dignes et aux
droits les plus élémentaires et affirmons que ces autorités sont responsables
moralement de leurs situations présentes et futures.
Pétition à renvoyer à : Réseau Education Sans Frontières c/o Local Solidaires 84
rue de Cambrai 5900 Lille
Nom Profession Ville Signature
|
EDUCATION :
LA CASSE
DES STATUTS
COMMENCE PAR LES TZR !
|
Pour compenser les suppressions de postes, le rectorat multiplie les nominations de TZR hors cadre statutaire. La complexité des textes et le chantage au retrait sur salaire dissuadent souvent les récalcitrant(e)s.
Pas toujours !
Deux adhérents du SSEC-CNT 59/62 se trouvaient menacés de suspension de traitement pour refus d’effectuer des remplacements qui étaient hors cadre statutaire.
Après une période de silence, le rectorat est revenu à la charge pour annoncer à nos camarades que la suspension de traitement sera demandée au bureau payeur s'ils ne cédent pas dans les plus brefs délais.
Les menaces de recours au tribunal administratif (en référé) ont fait reculer le rectorat sur le cas de B. (PLP).
Concernent A. (certifié), le conflit est toujours en cours (le retrait envisagé dépasse déjà 800 euros).
Une caisse de soutien est créée pour compenser les pertes de salaires éventuelles et financer le recours à un avocat pour le référé. Chèques à l’ordre du SSEC-CNT avec mention "TZR" au verso.
CNT,
syndicat SSEC 59/62, 1 rue Broca, 59000 Lille
Tél
: 03 20 56 96 10
|
GREVE
DES ENSEIGNANTS
DU SECOND DEGRE
|
Suppressions de postes, atteinte à la liberté
pédagogique, casse des ZEP, apprentissage dès 14 ans,
bourse au mérite, note de vie scolaire, université
soumise aux intérêts du Capital, atteinte à la
carte scolaire, décret sur les obligations de service...
Encore une attaque et pas des moindres contre le service public d'éducation !
Le ministre de l'Education nationale a choisi de passer en force en inscrivant le projet de décret à l’ordre du jour du Comité technique paritaire ministériel (CTPM) du 11 décembre.
Le système paritaire a fait la preuve que les intérêts des salariés et de l'Etat-patron sont incompatibles. Le ministère distille ses attaques, il espère diviser pour freiner les mobilisation. Si nous ne réagissons pas rapidement et massivement sur ce coup de force (la question des décrets concerne directement plus de 400 000 personnes), il sera très difficile de mobiliser sur toutes les autres mesures rétrogrades.
"La saison est passée où les cailles tombaient du ciel, toutes rôties et enveloppées dans des feuilles de vigne" .
C’est par la grève et dans la rue que la reconquête doit s’engager !
D’autant que sur ce point de la définition des services comme sur bien d'autres points, nous n'avons rien à attendre d’une hypothétique alternance de la gauche libérale.
Plus que jamais, la grève générale reconductible est d'actualité. Commençons à la construire le lundi 18 décembre !
Lundi 18 décembre à l'appel de l'inter-syndicale académique (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA-EIL, SNFOLC, SSEC-CNT, SUD Education , URSEN-CGT).
Manifestation : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
A télécharger :
- l'appel inter-syndical (1 page - format pdf - 110 ko)
- le tract de la CNT-FTE (2 pages - format pdf - 3,52 Mo)
- Classes en lutte - n° 76 - décembre 2006 (bulletin mensuel de la CNT-FTE) ; un numéro spécial de 4 pages qui fait le point sur les différentes réformes en cours dans l'éducation et présente l'analyse des syndicats de la CNT pour déchiffrer et combattre le "B.A.-BA" de la manipulation ! Pour découvrir les différents articles (en ligne sur le site de la CNT-FTE), cliquer ici.
Pour en savoir plus et/ou télécharger d'autres documents, voir le site de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation.
|
COMMUNIQUE
DU
RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES
AU
SUJET DE GELA ET DAVID
|
Recours de
Gela et Davis refusés !
A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la
sécurité et les valeurs républicaines, quelle
formidable leçon de civisme donne-t-il ainsi aux nombreux
lycéens mobilisés autour de leur camarade !
A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la
sécurité et les valeurs républicaines, David,
jeune de 22 ans, est menacé d'expulsion vers la Géorgie,
pays où sa mère a été assassinée et
où son père est emprisonné parce qu'ils
appartiennent à une communauté religieuse
persécutée, les Yésides. Ce jeudi 14
décembre devant le Tribunal Administratif, l'argument
développé en réponse à cela par la
représentante de la préfecture fut : « de retour au
pays, David sera un soutien moral pour son père ». Alors
que l'enfant à échappé au sort de son père,
M. Sarkozy veut le lui faire subir à son tour ?
A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la
sécurité et les valeurs républicaines, il
considère que Géla peut être expulsé vers la
Géorgie, pays que sa famille a fui il y a 6 ans, (Géla
avait 12 ans ), victime des persécutions envers la
communauté Yéside. M. Sarkozy veut les renvoyer revivre
leurs persécutions, voir vivre ce que la famille de David a
vécu ?
Rappelons que ce dimanche 10 décembre, le juge des
libertés et de la détention a remis David et Géla
en liberté au motif que les procédures de contrôle
spécifiques de ces deux étrangers dans la rue
étaient irrégulières, et que leurs droits
n'avaient pas été respectés lors de leurs
transfert au centre de rétention.
Ce jeudi au Tribunal Administratif de Lille, les lycéens
ainsi
que toutes les personnes présentes pour soutenir les deux jeunes
gens, ont pu s'apercevoir avec effroi que non seulement deux jeunes qui
cherchent refuge chez nous peuvent être cruellement
expulsés, mais que M. Sarkozy expulse aussi des Afghans dans
leur pays en guerre. Ils ont même pu entendre la juge du Tribunal
Administratif dire que l'Afghanistan est un pays sûr alors que
nombre de soldats français viennent d'y trouver la mort ! !
Nous appelons M. le Préfet du Nord à prendre ses
responsabilités face à cette situation intolérable
et à régulariser.
Lille, le 14 décembre 2006
RESF 59-62
(CNT-SSEC, CSP59, FCPE,
FERC-CGT, FSU, LDH, MRAP, SUD Education,
SUD Santé-Sociaux, Syndicat des Avocats de France, UNSA Education, … et
des individus)
Pour tout contact : RESF 59-62,
s/c SUD 84 rue de Cambrai, 59000 Lille
RESF59
62@wanadoo.fr
|
MANIFESTATION
REGIONALE
DE
L'EDUCATION
LE
15 NOVEMBRE 2006 A LILLE
|
Appel
unitaire de l’intersyndicale FSU, UNSA-Education, FERC-CGT,
SGEN-CFDT, Sud-Education, SNCL-FAEN, SNETAA-EIL, SNCFOLC, CNT :
ENSEMBLE POUR
LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION
Le gouvernement, mû par la seule volonté de réduire
la dépense publique, continue de porter des coups très
rudes à l’enseignement public. Ce sont le droit et la
possibilité pour tous les élèves et
étudiants de réussir leur formation et leur insertion qui
sont menacés par ses propositions de budget pour 2007.
Détruire les emplois ne suffisant pas, il entend
aujourd’hui modifier les statuts pour introduire plus de
flexibilité et alourdir la charge de travail.
- Nous n’acceptons pas les nouvelles suppressions de postes,
décidées par le gouvernement et déjà
annoncées par l’administration académique, dans le
primaire et le secondaire, l’insuffisance des créations
d’emplois statutaires dans le supérieur et la recherche.
- Nous n’acceptons pas les mensonges du ministre sur la
rentrée, son autoritarisme et son refus de toute
véritable négociation;
- Nous n’acceptons pas la loi Fillon –Robien, source
d’inégalités et d’injustices (note de vie
scolaire, bourse au mérite, atteinte à la carte scolaire,
le développement de l’apprentissage dès 14 ans).
- Nous n’acceptons pas les attaques contre nos statuts, le
mépris manifesté pour nos qualifications et nos
disciplines.
- Nous n’acceptons pas de voir reprocher à
l’université les difficultés d’insertion
professionnelle des étudiants pour mieux la soumettre aux
intérêts du capital.
Le gouvernement a refusé d’entendre les personnels le 28
septembre, il a au contraire poursuivi dans sa politique de casse des
statuts, de mensonge et de mépris. Les organisations syndicales
signataires appellent donc à poursuivre le mouvement
POUR UN AUTRE
BUDGET PERMETTANT :
- L’arrêt des suppressions de
postes ( En
4 ans, 2500 suppressions de postes ont fragilisé les
équipes, alourdi la charge de travail) et des créations
pour permettre la réussite de tous les élèves.
- La création de 5000 emplois par an dans
le supérieur /recherche.
- Le réemploi avec formation des
personnels
précaires et la création de postes statutaires.
- Un accueil effectif et de qualité des
élèves, et en particulier pour les 2 ans et les
élèves handicapés.
- Une politique salariale permettant la
hausse du
point d’indice et le rattrapage des pertes accumulées.
POUR DEFENDRE
NOS STATUTS EN REFUSANT :
- Les atteintes aux droits des
TZR, le respect de leurs qualifications et des textes qui les régissent.
- Les atteintes à la liberté
pédagogique,les menaces et sanctions contre des
collègues, les appels à délation et les contre
vérités répandues par le ministre
- Le projet de réforme des décrets de
1950 définissant nos statuts qui prévoit de faciliter les
services partagés sur plusieurs établissements, sur
plusieurs disciplines ou hors discipline, la bivalence, qui
prétend imposer l’alourdissement des services par la
majoration pour les groupes, la suppression des heures de
décharge ( première chaire, laboratoire..) Nous
demandons le retrait de ce projet de réforme et
l’ouverture de négociations sur la réduction du
temps de travail dans le respect de la définition hebdomadaire
des services et des qualifications disciplinaires.
- La politique d’élitisme et de
concurrence qui remet en cause les objectifs et principes fondateurs du
supérieur et de la recherche.
Bâtir l’école
et
l’université de la réussite de tous les
élèves et étudiants ne passe pas par la
réduction des budgets, la non reconnaissance de nos
qualifications et des réalités de notre travail.
Réduire la fracture sociale, offrir à tous de
réelles perspectives de formation et d’insertion,
empêcher les sorties sans qualification ne peut se faire sans
moyens et en dehors de l’école. Les personnels sont
prêts à se mobiliser pour une politique ambitieuse. Il
faut leur en donner les moyens.
MANIFESTATION mercredi 15
novembre à Lille
rendez-vous à 15h, place aux
bleuets (près du rectorat)
|
PREVENTION DE LA DELINQUANCE :
RETRAIT DU PROJET DE LOI SARKOZY !
|
Mardi
10 octobre :
journée
nationale d'action et de grève
(un préavis a
été déposé sur le plan national par
plusieurs syndicats dont la CNT-FTE)
contre le projet de loi Sarkozy sur la "prévention de la
délinquance".
Manifestation à Lille à 14h
place de la
république
- 1)
Tract
d'appel de la CNT-FTE
- --> une version
maquettée de
ce tract
(1 page
- 115 ko - format pdf) est disponible ici.
- Le
plan
de prévention de la délinquance, c’est quoi ?
-
- Quand la loi sera définitivement
appliquée, les
enseignants et
travailleurs sociaux seront au cœur d’un trio gagnant avec
les
représentants politiques et les forces de l’ordre dans le
cadre du
secret partagé. En fait de partage, c’est une
véritable collaboration
forcée qui nous attend, au risque de mélanger
indubitablement des
entités à objectifs divergents.
-
Ainsi, le maire, centre de ce
dispositif,
verra son
pouvoir accru par
la possibilité pour lui de mettre
sous tutelle un enfant, de supprimer les allocations familiales, de
proposer des stages dits « de
parentalité » et, si l’envie lui en
prend, de prononcer l’hospitalisation ou l’internement
d’un enfant
déviant !
Les informations permettant au maire de prendre ce type de
décision
auront été collectées auprès de
l’ensemble des travailleurs de l’éducation.
Concrètement, l’enseignant
devient un auxiliaire de
renseignement en lieu et place d’un catalyseur
d’émancipation.
Concrètement,
qu’est ce que ça
change ?
Cette loi, non contente de ne pas résoudre les
inégalités et les
véritables problèmes sociaux, va au
contraire les augmenter fortement. Ainsi, une famille en
difficulté
financière se verra de nouveau
ponctionnée si l’un de ses jeunes membres présente
les symptômes du
futur délinquant (cf. rapport de
l’Inserm et son fameux dépistage précoce).
De plus, l’application des mesures de secret partagé
conduira
inévitablement à une détérioration
du lien entre familles et travailleurs de l’éducation,
sachant que
toute parole peut être rapportée aux
autorités.
- Une personne
victime de violences conjugales
osera t-elle dorénavant en parler si elle sait qu’un
processus judiciaire peut s’enclencher immédiatement
derrière ?
- Est-ce qu’une famille confrontée à la
consommation de substances
interdites du fait d’un mal-être,
souhaitera communiquer avec un enseignant, au risque de voir
débarquer
les instances
policières ?
- De leur côté, les enseignants, seront sans doute
réticents à signaler
un cas d’absentéisme scolaire
à leur hiérarchie, si cela entraîne des mesures de
rétorsion et non une
aide adaptée, permettant
une scolarisation normale.
Il
serait tout à fait
compréhensible que des parents d’élèves
sans-papiers aient peur d’en
parler avec
un membre de l’école...
Si les données collectées dans le récent
système informatique
base-élève sont destinées à la
répression, le boycott sera incontournable... A
l’écoute, l’entraide et
la solidarité, va se substituer le silence,
la défiance et l’isolement.
Les
liens école/famille
sont
déjà fort relatifs, ils risquent de devenir inexistants !
Pour que ce tableau noir soit relégué au fond de la
classe (politique),
mobilisons nous contre ce
projet de loi ! En 2004, suite au premier rapport du
député Bénisti,
l’ensemble du secteur social s’était
insurgé contre le projet de loi qui en découlait. Nous
avions gagné ! Le gouvernement revient à la
charge ? Nous aussi !! Nous sommes tous concernés par
les
problématiques éducatives, ne les
laissons pas s’en emparer !
-
La CNT appelle à
la grève
et
à une journée
de mobilisation
contre le Plan de prévention de la délinquance, le 10
octobre 2006 !
- 2)
Tract de la CNT -FTE
sur le fichier "Base élèves"
- Pour lire ce tract centré sur la
question du
fichier "Base élèves" (1 page - 672 ko -
format pdf),
cliquer ici.
3) Tract
du collectif
national unitaire
Le projet de loi de prévention de la délinquance est en
cours d’examen
au Parlement ; De très nombreuses réactions
opposées au projet et à ses
principaux aspects se sont accumulées : le Conseil
Supérieur du Travail
Social, la CNIL, l’Ordre des médecins, de nombreux
syndicats et
associations professionnels, le CNU, des associations de malades et des
organisations familiales, ainsi que de nombreux maires et des
organisations politiques.
Quelques exemples des
principales mesures
prévues par le projet :
LE MAIRE :
Les maires responsables de la
prévention de
la délinquance se
voient attribuer des pouvoirs étendus de contrôle et de
sanction.
Au nom de la prévention avec
l’article
5,le secret professionnel
sera levé au profit du maire qui aura droit d’accès
aux données
individuelles concernant les usagers des services sociaux et
médico-sociaux : Ce qui aura été confié
à une assistante sociale, un
médecin, un éducateur pourra se retrouver sur le bureau
du Maire au nom
de la prévention de la délinquance. Il s’agit
là d’une atteinte grave
aux droits des usagers qui menace la prévention basée sur
une relation
de confiance et instrumentalise le travail social et celui des
professionnels de santé, de l’éducation.
Pouvoir de demander la
suspension des allocations
familiales,
convocation devant un conseil des droits et devoirs des familles,
rappel à l’ordre : condamnation à des stages de
responsabilité
parentale. Les maires auront également accès au fichier
des malades
mentaux et devront tenir un fichier sur la scolarité des enfants
domiciliés sur sa commune.
LA JUSTICE DES
MINEURS :
En matière de justice des
mineurs c’est
la répression qui se
substitue à la prévention en appliquant des
procédures qui relèvent de
la justice des majeurs avec par exemple une procédure de type
comparution immédiate ce qui exclut toute prise en compte du
contexte
de vie du jeune.
PSYCHIATRIE :
Alors que 800 postes de
médecins psychiatres
hospitaliers sont
vacants, les malades mentaux sous contraintes seront
considérés comme
dangereux à priori et feront l’objet d’un
contrôle renforcé (fichage,
information du maire). Les soins psychiatriques se voient
instrumentalisés au nom de la sécurité publique.
AU TRAVAIL :
Le Procureur de la République
pourra faire
effectuer sur de
nombreux lieux de travail des contrôle d’identité et
des dépistages
sanguins ‘’si il existe une raisons plausibles de
soupçonner qu’elles
ont fait usage de stupéfiants’’ au mépris du
rôle de la médecine
professionnelle et des Instances du personnel (Comité
Hygiène et
Sécurité).
LUTTER CONTRE UN
PROJET SECURITAIRE :
Avec toutes ces dispositions
qui touchent à
de nombreux aspects de
la vie quotidienne de chacun, se dessine les contours d’une
société où
les impératifs de la Sécurité Publique, le
contrôle des populations
notamment les plus défavorisées, la surveillance
généralisée,
l’emportent sur la prévention et l’éducation.
RESISTONS ENSEMBLE :
Les organisations soussignées
appellent les
professionnels
directement concernés et l’ensemble des citoyens
attachés aux libertés
publiques, à se mobiliser unitairement, le plus largement
possible, et
à rendre visible tous ensemble notre exigence du retrait de ce
projet
de loi en participant à une.
COLLECTIF
NATIONAL UNITAIRE
(CGT, FSU, Solidaires, LDH, SUD Santé-Sociaux,
SUD
C-T,
SNPES-PJJ, SNEPAP, SNUAS-FP, SNU-Clias, SNES, SNUIPP, SNMPMI, Syndicat
de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale de
la Psychiatrie, Syndicat National des Psychologues, CNT, AC !,
Collectif des Etudiants en Travail Social)
Nouvelle journée de mobilisation :
samedi
18 novembre 2006
Réunion
publique à 14h
(place Vanhoenacker - Lille Moulins - M° porte d'Arras) à
l'initiative de l'Assemblée générale de
l'université de Lille 3, AG à laquelle participe la
section SR (supérieur et recherche) du syndicat CNT-SSEC 59/62.
Le tract de la fédé CNT éducation appelant
à la manif nationale organisée le même jour
à Paris se trouve ici
(format pdf - 2 pages - 535 ko).
|
DOCUMENTS
DE RENTREE
DE
LA FEDE CNT EDUCATION
|
|
LECTURE
:
LE
COME-BACK DES REACS !
|
Méthode globale, méthode
syllabique :
faux débat contre vrais enjeux pour l'école...
Gilles
de Robien
est-t-il vraiment pour la méthode syllabique ou est-ce
plutôt un partisan de la méthode Coué ? A l'heure
où le ministre organise la démolition des ZEP et que la
précarité est devenue un mode de gestion courant du
personnel de l'Education nationale, à l'heure où l'on
introduit des policiers référents dans les
établissements et des systèmes de contrôles
biométriques... une circulaire veut interdire l'utilisation dans
l'apprentissage de la lecture des entrées par la méthode
dite globale. Et tous les projecteurs des media de se tourner vers ce
"vrai" sujet de polémique. Simple manoeuvre politique? Mais
qu'est-ce que cela veut dire au juste, s'attaquer à la
méthode globale?
Qu'entend-on
par méthode
globale ?
Quand on parle de méthode globale ou de méthode
syllabique, on ne peut s'empêcher de se représenter deux
parti-pris contradictoires, s'excluant l'un et l'autre. En
réalité on devrait plutôt parler de méthode
ascendante et de méthode descendante. C'est à dire que
soit on part des lettres et des sons, pour aller vers les syllabes,
puis vers les mots ; soit on part des mots (globaux) pour descendre
vers leur décomposition en syllabes et en sons. On voit bien que
tout enseignant(e) navigue avec ses élèves dans les deux
sens. Qui prétendrait apprendre à lire à un enfant
sans lui expliquer le codage phonétique de la langue
française ? En sens inverse, peut-on lire " femme " ou " clown "
en déchiffrant les syllabes ? C'est pourquoi tous les
enseignants utilisent ces deux entrées dans la lecture.
La méthode
globale est-elle
responsable de l'illettrisme ?
Quand on parle d'illettrisme, il faut également préciser
ce que cela veut dire. Au contraire justement de
l'analphabétisme, il ne s'agit pas de personnes ne sachant pas
déchiffrer les sons. Il s'agit de personnes ne comprenant pas ce
qu'elles lisent. On remarquera que n'importe quel ado respecte la
valeur phonétique des lettres quand il "chate" sur internet ou
qu'il envoie un SMS. Comme quoi l'école a tout de même
dû lui parler des syllabes et des sons. Par contre, ce n'est pas
de déchiffrer toutes les syllabes de son contrat de travail ou
de sa police d'assurance qui l'empêchera de se faire arnaquer.
D'ailleurs ce sont les générations les plus anciennes qui
souffrent de l'illettrisme, et non celles qui sont sorties de
l'école depuis 10 ou 20 ans. Les tests de l'armée, qui
ont l'avantage de rester stables sur une longue période,
montrent bien que le niveau monte en lecture, moins que celui
exigé par l'évolution de la société, mais
les nouvelles générations savent mieux lire.
Pourquoi le
ministère
s'acharne-t-il contre la méthode globale ?
Il y a d'abord un fantasme de la droite réactionnaire contre
une
école qui serait gangrenée par des enseignants laxistes
et gauchistes depuis 68. Alors ils se proposent de revenir aux bonnes
vieilles méthodes... qui n'ont jamais fit leurs preuves. Il y a
surtout un effet d'annonce. On prétend résoudre une
difficulté sans débourser de moyens
supplémentaires. Il suffit de changer de méthode
pour résoudre les problèmes d'apprentissage de la
lecture. Arrêtons de nous prendre la tête sur les
difficultés sociales et culturelles des élèves.
C'est juste les enseignants qui ne savent pas faire leur métier.
Ca passe bien auprès des parents. On leur présente en
début de CP une liste des sons à apprendre et on les
tient régulièrement au courant du pourcentage atteint.
Pourquoi un
certain nombre
d'enseignants tiennent à introduire du global ?
Admettons comme hypothèse de travail qu'une majorité
d'enseignants veulent la réussite de leurs élèves.
De plus, il est plus facile de suivre un manuel de lecture B-A-BA, que
d'extraire d'albums de littérature de jeunesse une observation
réfléchie de la langue (ORL).Si ce n'est pas la paresse
qui justifie ce choix, peut-être est-ce l'expérience du
terrain ? En effet, on n'apprend pas à lire à un enfant
en assemblant des pièces éparses comme pour construire un
Toyota. La lecture est un phénomène complexe qui mobilise
de nombreuses compétences. Interdire une entrée qui prend
en compte cette complexité, c'est appauvrir les
possibilités pédagogiques. L'École doit
également construire les éléments d'une culture
commune. On se doute que certains enfants n'iront pas dans une
bibliothèque si leur enseignant ne les y emmène pas.
C'est peut-être peu rentable à court terme. Mais notre
rôle en tant qu'éducateurs est de développer la
curiosité et l'intelligence de nos élèves. Comme
disait A . Makarenko : " Éduquer, c'est construire chez l'enfant
les lignes de perspective qui feront ses joies de demain ".
CNT
éducation
69
Les propos du ministre de
l'Education
nationale au sujet des
méthodes de lecture ont suscité de nombreuses
réactions dans les milieux pédagogiques.
Voici par exemple ce que
déclarent l'AFL, le GFEN et l'ICEM :
Nous, éducateurs, enseignants, parents, militants de mouvements pédagogiques et d'éducation populaire, nous ne tiendrons pas compte de la circulaire du Ministre de l'Éducation nationale préconisant une méthode de lecture contraire à la visée émancipatrice de l'Éducation et aux résultats des recherches que nous conduisons. Depuis plusieurs mois, le terrain avait été minutieusement préparé : jeter le doute dans l'opinion publique, apeurer les parents, valoriser certaines pratiques pédagogiques, en condamner d'autres...
Les événements de novembre, renforçant ces peurs et ces doutes, ont permis de stigmatiser une partie de la jeunesse et de ses enseignants. La circulation organisée à l'échelle nationale de cette désinformation a constitué une véritable propagande gouvernementale afin de conditionner l' opinion publique.
Imposer une méthode d'apprentissage est déjà en soi un déni d'éducation, réduisant l'acte d'enseigner à une simple exécution et la classe à une somme de techniques et de recettes. Mais lorsque cette méthode vise l' assujettissement de la jeunesse, nous sommes bien dans la propagation d'une idéologie politique écrasant tout espoir d'émancipation possible par l' éducation.
Des méthodes d'apprentissage où l'enfant est chercheur à celle où l'enfant est dressé, le choix idéologique est limpide : lui refuser dès le plus jeune âge de penser, lui ôter le désir de questionner, de comprendre, de connaître, lui imposer une obéissance passive en l'enfermant d'abord dans des exercices répétitifs et mimétiques... Au-delà de l'apprentissage de la lecture, c'est bien la volonté d'agir sur les capacités réflexives et complexes de la compréhension du monde de toute une jeunesse !
Une jeunesse qui déchiffre et une jeunesse qui lit. Les jeunes des milieux populaires en sauront toujours bien assez pour déchiffrer les programmes de télévision, la publicité et les messages utiles à la consommation. Des textes simplifiés pour les uns, des textes complexes pour les autres, les "héritiers", qui les auront d'abord rencontrés dans la famille et les activités culturelles privées ...
La méthode syllabique constitue en outre un sérieux atout économique ! Pas la peine de réduire les effectifs ou de dédoubler des classes s'il s'agit de faire répéter en chour aux enfants des sons et des syllabes. Les récalcitrants seront traités au cas par cas dans les programmes de réussite éducative en contractualisant les familles qui devront accepter l'échec, la rééducation et l'orientation comme allant de soi. Les solutions préconisées ne coûteront rien à l'Éducation nationale puisque déléguées au privé : orthophonistes, soutiens scolaires, formations à distance, éditions scolaires et parascolaires....
On est bien loin de l'école publique, laïque et gratuite pour tous !
Le gouvernement a commencé par la méthode de lecture, emblématique de sa volonté politique et sociale. Mais qu'en sera-t-il demain de l'enseignement des mathématiques, de l'histoire, des arts .... ? Ils ne resteront pas davantage des espaces de mise en ouvre de la pensée.
M. de Robien est bien conscient que sa circulaire va à l'encontre des programmes de 2002. Qu'importe ! Trop ambitieux, ils seront changés pour rompre avec les progrès reconnus par tous dont ils témoignaient.
Non.
Nous appelons tous les enseignants et tous les éducateurs qui travaillent à l'augmentation (difficile car l'école n'est pas seule en cause) de la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes à poursuivre ce qu'ils ont engagé et dont les résultats, encore insuffisants, se situent déjà largement au-dessus de ceux des méthodes d'alphabétisation. Celles-ci, du temps où elles étaient utilisées, n'ont jamais permis à 50 % des enfants d' obtenir le Certificat d'études. Aujourd'hui, plus de 60 % d'une classe d'âge obtient le baccalauréat. Ce n'est pas un hasard.
Poursuivons ensemble !
Le 16 Janvier 2006
AFL (Association française pour la lecture), GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle), ICEM-Pédagogie Freinet(Institut coopératif de l'école moderne).
Signataires : .........
- Pour signer cette pétition, cliquer ici.
- Pour télécharger la pétition (document au format pdf - 1 page - 11 ko), cliquer ici.
- Lire également l'analyse de Jacques Bernardin (du GFEN) en cliquant ici (document texte au format rtf - 3 pages - 27 ko)
|
UNE
ALTERNATIVE
A LA DIRECTION D'ECOLE :
LA
GESTION COOPERATIVE
|
Un certain nombre de
syndicats ont
appelé les directeurs d’écoles à la
grève administrative depuis la rentrée de septembre 2000.
Si certaines
demandes de moyens (temps de décharge, secrétariat
administratif,…)
sont légitimes, nous refusons de focaliser le problème
sur la seule
personne du (de la) directeur(rice) d’école.
Nous pensons que c’est l’occasion d’avancer
d’autres logiques et
organisations dans le sens d’une meilleure coopération au
sein des
équipes et, par conséquent, d’une réelle
appropriation par chaque
enseignant du projet de son école.
C’est vrai que les charges diverses incombant aux écoles
primaires se
sont particulièrement alourdies depuis quelques années.
Cela explique
sans conteste le ras le bol ou la désertion de nombreux
directeurs,
esseulés dans leurs tâches et rebutés par des
responsabilités
croissantes. En même temps, on constate un peu partout que cet
exercice
solitaire conduit souvent à une
déresponsabilisation des adjoints et à
des dérives qui ne laissent que peu de pouvoir réel au
conseil des
maîtres. Bien délicat dans ces conditions
d’envisager un véritable
travail d’équipe que tout le monde s’accorde
à reconnaître comme
essentiel pour la réussite de l’école.
Nous appuyant sur de nombreuses années d’expérience
dans nos équipes
pédagogiques et conformément à la plate-forme des
équipes Freinet, nous
affirmons que la gestion coopérative ou collégiale
d’une école est une
alternative particulièrement efficace et dynamisante à la
direction
reposant sur une seule tête.
Elle permet :
- une responsabilisation de tous les acteurs de l’école
- le partage des responsabilités dévolues
traditionnellement au seul
directeur,
- le renforcement du rôle du conseil des maîtres (prise de
décisions,
prise d’initiatives…)
Par la
dynamique et la concertation
qu’elle instaure dans les équipes,
elle facilite :
- l’élaboration commune d’institutions et
d’outils au sein de l’école,
des cycles et des classes.
- la cohérence et l’harmonisation des pratiques et des
projets.
- la co-formation (échanges, confrontation d’idées
et de pratiques,
réflexion, projets de recherches ...)
- des pratiques de recherche-action vers la réussite de
l’école…
Elle s’appuie
sur des
dispositions adéquates :
- une décharge de direction à disposition de
l’équipe pédagogique et
non du seul directeur.
- une indemnité de direction à envisager au niveau de
l’équipe, selon
l’organisation de celle-ci.
- un conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les
décisions
relatives à la vie de l’école et garant de
celles-ci.
- des temps d’animation pédagogique et de concertation
pour travailler
au niveau de l’équipe et confronter avec d’autres
équipes.
- une régulation du travail de l’équipe par
l’analyse des pratiques.
Elle suppose une formation des enseignants au
travail en équipe
(organisation coopérative de l’école, gestion des
conflits…).
Pour la mise en place de ce mode de gestion des écoles, nous
demandons
une facilitation administrative partout où il y a une
volonté d’y
procéder.
Nous sommes prêts à communiquer nos expériences en
la matière et à nous
associer à une réflexion sur les aménagements
administratifs et légaux
induits par ce type d’organisation.
En conséquence, nous demandons que, dans le cadre des
négociations
actuelles sur la direction d’école, le Ministère de
l’Education
Nationale et les syndicats enseignants prennent en compte cette
alternative.
ICEM-Pédagogie
Freinet
|
APPEL DU
COLLECTIF DE
SOUTIEN
AUX
INCULPE-E-S DU
MOUVEMENT SOCIAL
CONTRE LA PRECARITE
ET AUX VICTIMES DE LA
REPRESSION POLICIERE
|
Suite aux cinq journées de
mobilisation nationale, nous avons compté à Lille plus
d'une centaine d'arrestations et sommes à ce jour
confrontés à onze procès de manifestants.
Rappelons qu'au lundi 3 avril, 2700 personnes avaient été
interpellées en France, 175 personnes condamnées et 43
ont écopées d'une peine de prison ferme (chiffres
émanant du ministère de l'Intérieur,
rapportés par l'Humanité le 5 avril 2006).
- constatant les violences policières
lors des
manifestations et le nombre d'interpellations,
- constatant les arrestations
arbitraires et les faux
chefs d'inculpation,
- constatant les abus et
humiliations ayant eu lieu
lors des gardes à vues,
- constatant les peines très
lourdes
prononcées à l'égard d'une partie des
interpellé-es,
- constatant les pressions
administratives
exercées sur les lycéen-ne-s,
Le collectif de soutien aux inculpé-e-s du mouvement social
contre la précarité et aux victimes de la
répression policière :
- dénonce le traitement
spécifique de
la jeunesse et des mouvements sociaux,
- dénonce la provocation
policière lors
des manifestations,
- appelle à l'amnistie des
personnes
condamnées et à l'abandon de toutes les poursuites.
Le collectif soutient toutes les personnes interpellées et
condamnées, qu'elles soient étudiantes ou non.
Le collectif de soutien se donne pour objectif de mettre en place une
caisse de solidarité, d'organiser les rassemblements de soutien
devant les tribunaux, de mettre en oeuvre les moyens pour une meilleure
circulation de l'information afin de contrer le discours gouvernemental
sur les arrestations ciblées et de dépasser l'opinion
largement relayée par les médias sur les « casseurs
» et les « non casseurs ».
Premières organisations
membres
du collectif : Confédération Paysanne
59/62, CSP 59, Flamands roses, Gauche Révolutionnaire, GDALE,
LCR,
Place Libre, Solidaires 59/62, Sud éducation 59/62, Sud
étudiant-e,
UL-CNT Lille, UEC, UNEF Lille, Zéro de conduite, PCF...
Le
collectif de soutien
aux
inculpé-e-s du mouvement social et aux victimes de la
répression policière appelle à un rassemblement
devant le tribunal de Lille,
avenue du peuple belge,
lors des procès suivants :
8
juin à 14h,
15 juin à 14h,
4
octobre à
8h30...
|
LE
CPE EST MORT !
LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE
CONTINUE !
|
Communiqué
du 13 avril 2006
du
bureau confédéral de la CNT
Une
belle leçon de démocratie directe !
C'est la rue qui s'est imposée en deux mois de
manifestations,
blocages, grèves, occupations... En annonçant le
retrait
du CPE, le
gouvernement a entériné son recul face
à la
mobilisation des lycéens,
étudiants et salariés.Comme ces patrons qui
affichent
leur morgue
devant leurs salariés et qui reculent tous penauds
face
à l'action
collective, les gouvernants ont dû reculer. Pour eux, c'est
incontestablement une défaite, parce qu'ils avaient promis
au
monde
entier "qu'on allait voir, que contrairement à leurs
prédécesseurs ils
ne cèderaient pas"... Seulement voilà :
un
mouvement de masse,
profond, actif, dynamique, qui s'organise de lui-même, qui
gagne
une
sympathie aussi large, les a fait reculer.
Sans
doute tout n'est pas acquis : le retrait du CPE ne signifie pas
une victoire totale. Et le gouvernement en prend encore bien
à
son aise
pour engraisser les patrons sous prétexte d'aider les plus
pauvres.
Comme si cela pouvait donner le change.
N'empêche,
il faudra s'en souvenir : une loi votée peut
être
défaite.
Le CPE, voté et promulgué, est aujourd'hui
retiré.
Une belle leçon de
démocratie directe !
A
l'opposé, faut-il s'étonner que le syndicalisme
de
co-gestion se soit
dédit ? La loi sur
"l'égalité des chances"
et le CNE demeurent mais
les règles de la consultation sont rétablies ;
est-ce
là prendre la
mesure de ce qui s'est joué dans les AG de
grévistes
pendant plus de
deux mois ? Est-ce pour cela que deux fois trois millions de
grévistes
ont défilé dans les rues ? C'est un non sens ou
de la
surdité de
circonstance.
D'ailleurs,
l'intersyndicale nationale qui se satisfait du retrait du
seul CPE aurait-elle "oublié" de revendiquer l'amnistie pour
les
centaines d'interpellés, de mis en examens ou
d'emprisonnés lors des
manifestations ? Le retrait du CPE doit être acté
sur
cette question.
C'est, comme on dit, le "minimum syndical".
Sans
bloquer l'économie, les étudiants ont
inquiété : les AG, les
débats et le quotidien de la grève reconductible
ont
créé des espaces
de solidarité, de reflexion collective et d'action directe
qui
sont
d'actualité. Si le patronat reprend l'offensive :
"flexibilisons,
flexibilisons" ! au fond, il le sait : la
grève a
réussi là où le
syndicalisme de co-gestion a renoncé. En mettant au centre
de
leurs
revendications la précarité et l'injustice
sociale, les
étudiants-grévistes ont unifié les
luttes,
abolissant les frontières
générationnelles avec les salariés et
les
chômeurs, administratives
avec les sans-papiers, sociales avec les banlieues, revendiquant une
seule lutte de classe contre la
précarité. L'action
collective dans la
grève reconductible montre sa force, sa
créativité, sa pertinence. Les
perspectives du mouvement émergeront des AG
d'étudiants,
de lycéens et
de salariés...
Contre
le CNE et la loi sur "l'égalité des chances",
contre la
répression et contre l'avenir précaire que cette
société organise pour
les jeunes et les salariés, soyons inflexibles !
Le bureau
confédéral de la CNT,
le
13 avril 2006.
Communiqué
du 10 avril 2006
de la
fédé CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)
La
rue les a fait reculer, à nous tous maintenant de les faire
plier...
Ils
reculent... ? Pas nous !
CNE,
loi d’(in)égalité des chances, CESEDA,
condamnations des
manifestant(e)s...
Ils
ont tout à perdre, nous avons tout à gagner !
La
rue
les a fait reculer, à nous tous maintenant de les faire plier...
En annonçant le retrait du CPE
(même si pour garder la face ce retrait
pur et simple est annoncé sous la forme d’un «
remplacement » n’ayant
aucune réalité supplémentaire que des dispositifs
déjà existants qui
sont encore et toujours des cadeaux au patronat) le
gouvernement a
entériné son recul face à la mobilisation qui dure
depuis plus de deux
mois des lycéens, étudiants et salariés. Au
delà du CPE, cette annonce
est une première victoire pour le mouvement social dans le bras
de fer
qui l’opposait aux classes dirigeantes. Une victoire qui permet
après
plusieurs années de reculs, de lois antisociales
encaissées, de
défaites parfois cuisantes comme en 2003, de relever la
tête, de
renouer avec l’action collective et de redonner espoir pour les
luttes
sociales à venir.Nous avons en effet démontré que
la grève et l’action
directe étaient capables de faire plier les plus inflexibles.
Cette
victoire doit marquer le début d’une nouvelle
période plus offensive
pour les luttes.
Bien
sûr,
le retrait du CPE ne signifie pas une victoire totale, loin
de là... Mais il ne faut pas non plus se cacher que ce retrait,
après
le bras de fer de ces derniers mois, signifie un recul, d’autant
plus
intéressant qu’il s’agit d’une recul face
à la rue, l’action directe,
la grève, les manifestations, les blocages et les occupations.
C’est
une démonstration victorieuse que seule la lutte paye et que les
choses
ne se résoudront pas par les illusoirs espoirs des isoloirs de
2007.
On
ne peut
que
regretter que les directions syndicales, après avoir
fermement tenu une position unitaire, aient joué leur rôle
de
partenaire social en offrant, lors de la dernière semaine, une
porte de
sortie à un pouvoir réactionnaire qui utilise la violence
et la fermeté
contre le mouvement social. Ceci est d’autant plus dommageable
que les
étudiants, lycéens et travailleurs ont su créer un
rapport de force
sans précédent depuis 10 ans, notamment avec deux
journées de grève
interprofessionnelle regroupant trois millions de personnes. Les
directions syndicales ont choisi de rester sur la seule revendication
de retrait du CPE alors que les étudiants, lycéens et de
nombreux
travailleurs ont élargi celle-ci au CNE, à la loi sur
l’(in)égalité des
chances et plus généralement à la
précarité devenue une norme de la
gestion du monde du travail. En effet, si le CPE est retiré, le
CNE est
toujours là et surtout la Loi sur
l’(in)égalité des chances contenant
des mesures toutes aussi antisociales que le CPE comme «
l’apprentissage junior » (apprentissage dès 14 ans),
l’autorisation du
travail de nuit pour les mineurs dés 15 ans ou encore le contrat
de
responsabilité parentale. Ces mesures enfoncent encore un peu
plus le
clou de "l’école à 2 vitesse", celle des riches et
celle des pauvres.
Rien
n’est
donc fini, la lutte doit se poursuivre pour faire aboutir
les revendications mais aussi celles propres à l’Education
nationale
sur la réforme des ZEP, la pénurie de postes ou encore la
précarité
dans notre secteur. C’est
pour cela que la CNT-FTE maintient son
appel
à la grève et à se joindre à la
journée nationale du 11 avril appelée
par la coordination nationale étudiante. Enfin,
nous
réaffirmons
notre
soutien à toutes les personnes interpellées durant ce
mouvement, et
demandons l’arrêt de toutes les poursuites en cours ainsi
que
l’amnistie de toutes les personnes actuellement
incarcérées. En
espérant que la victoire contre le CPE soit porteuse
d’autres luttes et
d’autres victoires à venir pour construire un autre futur.
Rien n’est
fini mais tout peut commencer !
Le
secrétariat fédéral de la CNT-FTE,
le
10 avril 2006.
Voici le
dispositif
qui remplace l'article 8 de la loi dite "pour l'égalité
des chances" (article qui instituait le feu CPE) :
1) Augmentation
du nombre de
CJE (contrat jeune en entreprise), un
contrat à durée indéterminée dont 300.000
jeunes ont déjà bénéficié.
Désormais, "tous les jeunes y auront accès du moment
qu'ils sont depuis plus de six mois au chômage". De plus, l'aide
mensuelle de 200 euros que l'Etat verse à l'employeur sera
portée à 400 euros la première année. Elle
reviendra à 200 euros la deuxième année.
2)
L'Etat accompagnera
désormais les contrats de
professionnalisation, contrats en alternance, en versant à
l'employeur une prime de 200 euros par mois la première
année et de 100 euros la deuxième année dès
lors que le contrat débouche sur un CDI. Selon le ministre de
l'Emploi Jean-Louis Borloo, "cela pourrait concerner 30.000 contrats".
3)
"A partir de
l'été 2006", "50.000 stages seront
ouverts pour 50.000 jeunes" dans les "métiers en tension, cette
dizaine de métiers dans lesquels il y a des difficultés
de recrutement". Il s'agira de "stages intensifs de formation en
entreprise" qui seront "fortement qualifiants".
4)
Le CIVIS, contrat
destiné aux jeunes demandeurs d'emploi qui
ont un projet social ou humanitaire, sera "réformé". Il
sera désormais précédé d'un "bilan de
compétences" et, lorsque le jeune trouvera un emploi en
entreprise, il sera suivi par "un tuteur". Il s'agira "de regarder
comment on enchaîne les périodes de formation et de
travail, de régler éventuellement des problèmes
concrets : le transport, le logement, la parentalité pour des
mères isolées". Pour en
savoir plus sur le CIVIS, cliquer ici.
|
"CLASSES EN
LUTTE"
LE BULLETIN
DE LA FEDE
CNT
EDUCATION
|
Anciens
numéros de "Classes
en lutte", bulletin de la fédération CNT des
travailleurs et travailleuses de l'éducation (2 pages au format
pdf) :
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=7
Pour le recevoir par
mail, abonnez-vous (et faites abonner vos
amis et collègues) en écrivant à :
Classesenlutte@cnt-f.org
|
LYCEES :
HALTE AUX
PRESSIONS
ET
BARRIERES
ADMINISTRATIVES !
DROIT DE GREVE
ET LEGITIMITE DES DECISIONS
PRISES EN ASSEMBLEES GENERALES !
|
Depuis
le début du mouvement social déclenché par la loi
dite "pour l'égalité des chances" (CPE mais aussi travail
de nuit à 15 ans, contrat d'apprentissage dès 14 ans...),
les blocages d'universités entrepris par les étudiant-e-s
sont également accompagnés par des blocages de
lycées menés intégralement par les
lycéen-ne-s mobilisé-e-s, la plupart du temps suite
à des décisions prises en assemblée
générale et à des votes cautionnés par les
administrations.
Or,
les pressions et barrières administratives se multiplient de
plus en plus sur les lycéen-ne-s mobilisé-e-s, que ce
soient quant aux absences dues à la grève ou à la
participation aux blocus :
*
menaces
de
conseils de discipline (lycées Fénelon, Notre Dame
d'Annay de Lille),
*
expulsions
d'internes en guise de punition pour les grévistes
mobilisé-e-s sur les blocus (tout prétexte est bon) comme
par exemple au lycée Baggio de Lille et Gambetta de Tourcoing,
*
envoi de
courriers intimidants par les proviseurs aux parents
d'élèves quant aux absences des grévistes
(lycées Notre Dame d'Annay, Zola de Wattrelos),
*
intimidation
complice d'enseignant-e-s, du proviseur, de CPE et même parfois
de parents d'élèves sur les élèves
"bloqueur-se-s" (lycées Fénelon de Lille, LP automobile
de Marcq en Baroeul, Blaringhem de Béthune, Robespierre d'Arras)
*
voire
menaces
physiques (lycée Fénelon),
*
refus de
donner aux lycéen-ne-s mobilisé-e-s une salle du
lycée adaptée aux assemblées
générales et mise régulièrement à
disposition aux réunions d'organisation du mouvement
(lycées Kernanec à Marcq en Baroeul, Jean Perrin à
Lambersaart, Beaupré à Haubourdin),
*
barricades
mises en place par les lycéen-ne-s enlevées en fin de
journée ou pendant les manifestations allant à l'encontre
des prises de décision des assemblées
générales lycéennes
(lycées
Baggio, Berger de Lille),
*
pressions
morales exercées quant au passage en année suivante (sur
les 1ère années de prépa au lycée Berger de
Lille par exemple),
*
appels
téléphoniques personnels de proviseur incitant les
élèves à cesser le blocus et envoi de courrier aux
domiciles des élèves appelant à voter contre
l'occupation du lycée (lycée Montebello deLille),
*
menaces
d'appeler les forces de police si le blocus se fait , et passage
à l'acte (lycées Fénelon de Lille, LP automobile
de Marcq en Baroeul, Zola de Wattrelos),
*
fausses
rumeurs véhiculées sur les élèves
bloqueur-se-s - du genre vol d'ordinateurs, casse de matériel,
agressions - (lycées Montebello de Lille, LP automobile de Marcq
en Baroeul) avec parfois un relais médiatique (Voix du Nord de
samedi sur le blocus de Montebello)...
La
CNT éducation 59-62 rappelle que :
-
Le droit de grève des lycéen-ne-s n'a pas à
être entravé à coups de menaces et sanctions
disciplinaires. Le droit de grève est un droit reconnu par la
constitution "dans les limites fixées par la loi", limites qui
n'indiquent pas de conditions d'âge pour la grève !
L'argument de la majorité plaidé par les proviseurs, les
CPE, les enseignant-e-s et certains parents d'élèves
hostiles au mouvement n'est pas valable car nulle part prévu par
la loi; ainsi un-e apprenti-e a beau avoir 15 ans, il a le droit de
grève. LE DROIT DE GREVE EST UN DROIT SOCIAL ET NON UN DROIT
POLITIQUE ( la plénitude des droits politiques est acquise
à la majorité).
Le
droit de grève est une rupture momentanée du contrat
de travail, pour les lycéen-ne-s (et collégien-ne-s) se
déclarant en grève, le contrat de travail c'est l'
obligation d'assiduité. La grève rompt cette obligation !
En cas de menace de conseil de discipline, pas de panique ! La personne
convoquée a le DROIT d'être assistée d'une personne
de son choix (un-e avocat-e, un-e enseignant-e pas forcément du
bahut par exemple). Un délai de convocation est obligatoire et
la convocation doit porter sur un fait précis; le
"délit" doit être indiqué dans le règlement
intérieur du lycée. Il y a toujours possibilité de
faire appel auprès du rectorat. En dernier recours, les
décisions peuvent être contestées au Tribunal
Administratif pour non-respect des procédures.
-
Les assemblées générales des lycéen-ne-s
sont à même de prendre les décisions quant à
la poursuite du mouvement. On ne peut tolérer les remises en
cause de ces décisions prises dans un processus
démocratique (chacun et chacune a le droit à la parole
lors des débats tenus en AG, les décisions prises se font
ensuite par vote) suite à un ordre venu du haut de la
hiérarchie locale (CPE, proviseur).
-
Le blocus lycéen s'inscrit dans un mouvement social
(étudiant-e-s en grève et blocage de facs depuis plus
d'un mois, grève reconductible de salarié-e-s dans
certains secteurs depuis quelques temps,...).
La CNT éducation 59-62 soutient
l'autonomie des assemblées générales
lycéennes et respecte les décisions qui y sont prises.
Elle appelle également les salarié-e-s à se
réunir en AG. Les assemblées générales sont
l'organe de la lutte et à ce titre pas besoin d'attendre l'aval
des centrales syndicales pour se mettre en action aux
côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s
mobilisé-e-s depuis plus d'un mois.
La CNT éducation 59-62 ne
s'oppose
pas et, au contraire, prend part à la radicalisation du
mouvement (blocus d'établissements, de routes, de gares,...) qui
découle du mépris gouvernemental à l'égard
des mouvements sociaux (mouvement sur les retraites,
étudiant-e-s contre le LMD, lycéen-ne-s contre la loi
Fillon, intermittent-e-s,...).
La CNT éducation 59-62 appelle
à la grève générale reconductible, moyen le
plus radical de combattre la politique menée par nos
gouvernements successifs.
La CNT éducation 59-62 reste
vigilante quant aux pressions exercées sur les
élèves mobilisé-e-s et se tient prête
à agir en conséquence, en collaboration avec d'autres
syndicats de l'éducation. Par ailleurs elle rappelle que le
meilleur soutien que peuvent apporter les enseignant-e-s aux
élèves mobilisé-e-s est de se mettre en
grève reconductible. Plutôt que de céder à
la division sur la question du blocage ou des examens (le gouvernement
s'en amuse, rappelons-nous de l'annonce de De Robien quant à
l'évacuation policière des lycées bloqués
et des craintes affichées par Chirac par rapport aux examens).
Unissons
nous dans la grève !
ELEVES,
PARENTS, ENSEIGNANTS, PERSONNELS : TOUTES ET TOUS EN GREVE !
QUE LA LUTTE CONTINUE !
CNT
éducation
59/62
(enseignant-e-s, personnels, étudiant-e-s, lycéen-ne-s)
|
COMPTE-RENDU
DE
LA COORDINATION REGIONALE
ETUDIANTE ET LYCEENNE
TENUE
A LILLE 3 LE 5 AVRIL 2006
|
15
représentants d'établissements présents
Ordre
du jour :
1.
Bilan du jour
- Bilan par établissements
- Bilan général de la mobilisation
2.
Perspectives
- Revendications
- Actions coordonnées
3.
Texte d'appel de la Coordination Régionale
1.
Bilan du jour
-
Bilan par
établissements
* Lycée Fénelon (Lille) : Le
blocage
pose problème voir
débordement notamment des rapports de force avec le Proviseur
qui ouvre
et ferme le lycée. Suppression du bac blanc, l'administration a
organisé un aménagement de rattrapage de cours.
* Lycée Jean Ferrat
(Lens) : Blocage depuis quatre semaines ; blocage
totale
depuis une
semaine et demi. Se coordonnent des actions communes avec d'autres
lycées Manifestations, tractage en entreprises pour toucher
les
salariés.
* Lycée d'Haubourdin :
perturbé
depuis trois semaines
avec
plus ou moins un blocage. Des débordements ont lieu à
cause d'autres
lycées venant les provoquer. Des arrestations ont lieu mais
volonté de
se servir de cet argument pour mobiliser d'autres personnes.
*
Collège-Lycée de Wattrelos : Seul le lycée
est bloqué totalement depuis
trois semaines. Des problèmes ont lieu avec le proviseur. Ce
dernier
menaçant d'appeler les policiers et envoyant des lettres aux
parents.
Mise en place d'un communiqué de presse, tractage et
organisation
d'actions.
* Lycée Montebello
(Lille) : Quatre
semaines de blocage
dont
deux dans le lycée. Dans l'ensemble tout se passe bien. Quelques
problèmes la nuit. Le blocage se vote à bulletin secret.
* Lycée
Queneau : quatre semaines de blocage filtrant sans
débordement.
*
Faculté de Boulogne sur Mer : La mobilisation vient en
partie des
lycéens ; la mise en place du blocage a été
difficile. Le blocage n'a
pas été voté mais sont mis en place beaucoup
d'actions en coordination
avec les lycées.
* Lycée Mariette
(Lille) : Blocage depuis
le trois
mars maintenant devenu partiel. Le vote a bulletin secret a
été refusé
par l'administration. Sont mis en place beaucoup de petites actions.
*
Faculté de Lille 1 : Fac bloquée mais la logistique
est assez difficile
à mettre en place et les étudiants ne cherchent plus
à venir.
* Lycée
Béhal (Lens) : Trois semaines de mobilisation avec deux
semaines de
blocages partiel devenant total.
* Lycée Baggio
(Lille) : Blocage
devenant partiel mais restant total le jour de fortes mobilisation. Il
y a de moins en moins de monde mais restent tout autant en
manifestations.
* Lycée Gaston Berger
(Lille) : Trois
semaines de
blocage filtrant avec pour cette semaine juste le mardi et le jeudi. Le
proviseur appelle à aller en cours.
* Faculté de Lille 2 :
une semaine
de blocage avec 70/100 personnes mobilisés tous les jours pour
des
actions.
* Lycée Faidherbe
(Lille) : Blocage total
où un noyau
dur est
formé de vingt-cinq personnes environ. La fatigue et
l'essoufflement
s'installent. Le maintient du blocage est relatif à la
mobilisation de
jeudi.
* Faculté de Lille 3 :
Le blocage n'est
plus voté
d'autant plus
qu'il y a appui du président. Toutes personnes qui veulent
occuper les
lieux sont les bienvenues. Le problème des examens est
posé tout en
essayant de ramener des gens. Espoir dans le mouvement des
salariés.
-
Bilan
général de la mobilisation
* Les actions décidées par la
Coordination Nationale
sont annoncées par des porte-parole : blocage des
trains/passages à
niveau. Il y a démobilisation au niveau des
établissements, il est
fatiguant d'être « toujours là »,
mais pas au niveau du mouvement.
* La
mobilisation dans les rues augmente.
* Appel à rester après les
manifestations, il y a de plus en plus de monde qui reste après,
il
faut donc continuer à tenir ce mot d'ordre.
* Les étudiants sont venus
en aide aux salariés qui bloquaient la zone portuaire alors que
les
forces de l'ordre intervenaient. Les syndicats ayant
décidé de lever le
barrage, les CRS sont intervenus brutalement.
* Tous commencent à être
fatigués, il faut trouver du « sang neuf »
d'autant plus que les RG
commencent à repérer les têtes.
* Sensibilisation et
manifestation
symbolique : ISEG, banque, boîte d'interim,
« quartiers », zone
industriel... Mobiliser les salariés et élargir les
revendications afin
que chacun se retrouve sous un mot d'ordre commun tout en gardant
l'objectif du « retrait du CPE » pour
lycéens et étudiants.
2.
Perspectives
-
Les revendications
adoptées sont :
* Le retrait de la loi dite « sur
l'égalité des
chances ».
* Abrogation du LMD et de la Loi
Fillon
* Retrait de
« CPE »
des affiches, banderolles...
* Appel à la grève générale
reconductible
* Même si le CPE est abrogé, la lutte
continue
* Demande l'augmentation
du nombre de postes dans l'enseignement.
* Demande la demission du
gouvernement
* Réclame le revenu minimum
étudiant avec
l'augmentation
des plafonds boursiers.
* S'oppose à la loi sur
l'immigration
* demande
la régularisation de tous les sans-papiers
Les
revendications à discuter
au niveau local et à voter à la prochaine
coord' régionale sont :
* plusieurs sujets au bac
* Réforme des retraites
*
Faire des états généraux/cahiers de
doléances
* Suppression de filières
(passage de 12 à 6) dans les lycées et les facs
* Faire ressortir les
arrêtés des émeutes et manifestations pour un
jugement plus juste
*
Réformer la Sécu
-
Actions
coordonnées
* Une action d'ampleur est prévue pour
mercredi
prochain
* La prochaine assemblée aura
lieu jeudi matin
à
Boulogne sur
mer. Rendez-vous des délégations représentantes
élues par AG locales, à
9h à la bourse du travail Place Danton.
* Conférence de presse à mettre
en place
3.
Texte d'appel de la
Coordination Régionale
Appel à la grève générale
reconductible. Texte amendé
et adopté à la majorité. Il sera diffusé
dans chacune des facultés et
dans chaque lycée de la région.
La prochaine assemblée aura lieu jeudi
matin
à Boulogne
sur mer. Rendez-vous des délégations
représentantes élues par AG
locales, à 9h à la bourse du travail Place Danton.
Propos
recueillis par Marina
Soler le 5 avril 2006
|
APPELS A LA GREVE
DE LA FEDERATION CNT EDUCATION
|
Communiqué pour le 4
avril
2006 et après
:
- La CNT-FTE appelle
à la
reconduction
de la
grève après le 4 avril 2006
- Les
syndicats de la CNT-FTE réunis en congrès les 30, 31 mars
et 1er avril
à Villeurbanne (69) appellent l’ensemble des personnels de
l’Education
nationale à reconduire la grève après le mardi 4
avril.
-
En effet, pour la CNT-FTE, il est
primordial de
prolonger la
mobilisation contre la casse du code du travail et la casse de
l’école
entreprises par un gouvernement à la solde du MEDEF. C’est
pour ceci
que nous militons au sein de toutes nos sections afin de soutenir et de
rejoindre les collègues déjà en grève , les
étudiantEs et lycéenNEs,
jusqu’à obtention de nos revendications :
Abrogation de la loi sur
l’égalité des chances (CPE,
apprentissage à 14
ans, travail de nuit pour les mineurs, flicage des allocations
familiales
pour les familles populaires...).
Retrait du CNE
Arrêt de toutes les poursuites contre les
acteurs du
mouvement social
et libération de ceux actuellement emprisonnés
Cela sera aussi l’occasion de remettre
en
avant les
revendications spécifiques à notre secteur :
Titularisation de tous les précaires de
l’Education
nationale, sans
condition de concours, ni de nationalité
Retrait du plan Ambition réussite sur les
ZEP
Revalorisation des salaires en priorité
les
plus bas
Réouverture et augmentation des postes
aux
concours
Abrogation du Pacte pour la Recherche
Il est évident que les déclarations
de Chirac ne
nous
donnent pas satisfaction, mais montrent que des fissures apparaissent
au sein des classes dirigeantes à la suite de la mobilisation. Il
est donc indispensable d’utiliser la grève reconductible
pour parvenir
à l’entière satisfaction de nos revendications.
Dans cette optique,
nous avons proposé aux autre fédérations de
l’éducation un appel
unitaire allant dans ce sens.
Le Vème congrès de la FTE -
CNT
http://www.cnt-f.org/fte
Communiqué n°2 pour le 28 mars 2006
:
Reconduction
jusqu’à satisfaction !
- La
CNT-FTE appelle l’ensemble des personnels de l’Education
Nationale à
être nombreux et nombreuses en grève mardi 28 mars et
à discuter de la
reconduction de celle-ci.
-
En effet le mouvement contre le CPE,
le CNE et
la
loi sur l’égalité des
chances s’enracine au sein des facultés avec des
étudiants qui sont
toujours fortement mobilisés. De nombreuses facs sont toujours
occupées
ou bloquées, dans certaines villes comme Rennes, la lutte entre
dans sa
septième semaine.
Celle-ci
s’élargit avec la
mobilisation des lycéens qui
rejoignent leurs aînés en bloquant leurs
établissements, ainsi jeudi
600 lycées sur 4000 ont été fermés et les
cours n’ont pas eu lieu. Dans
ces lycées, des personnels ont soutenu activement ces actions en
étant
en grève aux côtés de leurs élèves.
La CNT-FTE militera dans toutes ses
sections pour que ceci s’étende le plus massivement
possible, comme
c’est le cas également au niveau des personnels des
universités. Nous
soutenons en effet les personnels en grève reconductible depuis
plusieurs semaines et qui sont en train de construire des organes de
lutte démocratiques comme la coordination inter-universitaire
regroupant toutes les catégories de personnels (IATOS,
bibliothécaires,
enseignants) de 12 universités. Dans
tous
ces cas, la CNT-FTE salue les
fonctionnements démocratiques de prise de décisions ainsi
que les modes
d’action mises en place.
Dans cette situation, le gouvernement
parie sur un
pourrissement du conflit et persiste à jouer la stratégie
de la
tension. Il a ainsi fait le choix de la violence avec des provocations
policières et des arrestations arbitraires dans la plupart des
villes
de France. Dans la même logique, on voit que les lycéens
sont réprimés
encore beaucoup plus sévèrement avec des interventions
très violentes
des forces de l’ordre contre des lycéens bloquant
pacifiquement leurs
établissements. Le gouvernement porte donc
l’entière responsabilité des
violences, nous sommes et resterons
solidaires de
toutes les personnes interpellées et réclamons
l’arrêt de toutes les poursuites en cours.
En effet nous n’avons rien à reprocher à des
personnes qui ne font que
se défendre contre les agressions de la police ; par contre
nous
regrettons que la rancœur et la colère populaire se
retournent parfois
contre nous-même, cette violence irraisonnée fait le jeu
du
gouvernement, alors qu’il est nécessaire de maintenir
l’unité de classe.
Nous
regrettons l’attitude des centrales
syndicales
dites « représentatives » qui ont
entamé le dialogue avec ce
gouvernement arrogant et autoritaire. Nous
rappelons que dans l’état actuel des choses, rien
n’est négociable, le
gouvernement doit retirer ses projets de démolition sociale
visant à la casse du code du travail et à
précariser une partie
toujours plus grande de la population. Il est donc regrettable que les
bureaucraties syndicales tentent de dialoguer avec le but non
avoué
d’offrir une porte de sortie au gouvernement. Face à ces
attitudes, la
CNT-FTE réaffirme son attachement à l’autonomie du
mouvement social,
nous devons lutter sans penser aux échéances
électorales futures.
La
CNT-FTE appelle donc
l’ensemble
des personnes à participer aux assemblées
générales, pour
qu’établissement par établissement, académie
par académie, secteur par
secteur, nous construisions, à la base, la grève
reconductible qui fera
plier ce gouvernement.
Le
secrétariat
fédéral de la CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte
-
Le 26 mars 2006
-
Texte
maquetté
(format pdf - 1 page - 101 ko)
Communiqué n°1 pour le
28 mars 2006
:
Après le succès
incontestable des manifestations des 16 et 18 mars,
la CNT-FTE (fédération CNT des travailleurs et
travailleuses de
l'éducation) appelle l’ensemble des personnels de
l’Education Nationale
à poursuivre et intensifier la mobilisation contre le CPE, le
CNE et la
loi sur l’égalité des chances.
Notre
fédération a déposé, comme chaque
semaine depuis le 07/02, des préavis de grève couvrant
les personnels
de la maternelle à l’université.
Nous sommes
totalement solidaires des étudiants qui bloquent ou
occupent les universités, des personnels de celles-ci qui sont
en grève
reconductible depuis plusieurs semaines tout comme des personnels du
secondaire qui débrayent en soutien avec les actions de leurs
élèves.
En dehors de la lutte anti-CPE, les problèmes engendrés
par 4 années de
démolition systématique du service public
d’éducation ressurgissent,
les occupations d’établissements scolaires à
travers la France
l’illustrent bien. Ce combat est le même :
fédérons nos luttes !
Malgré cette
montée en puissance de la protestation, le
gouvernement reste sourd, persiste dans son intransigeance et cherche
par tous les moyens à attiser les tensions ; les arrestations
arbitraires et violentes en sont la preuve. Par son mépris et
ses
provocations, le gouvernement est le seul responsable des violences.
Cela n’entame en rien notre résolution et nous
réaffirmons : pas de
retrait, pas de paix !
Ainsi nous appelons
l’ensemble des personnels à être en grève le
jeudi 23 mars et à rejoindre les manifestations prévues
ce jour-là, à
l’appel de la coordination nationale des universités en
lutte ainsi que
par les syndicalistes de GDF en opposition à la privatisation.
Il est
nécessaire de faire monter la pression en préparation de
la
journée de grève générale du 28 mars,
auquel évidement la CNT FTE
s’associe. Comme en 2003, (re)forgeons nos outils de lutte
(comité de
grève, collectifs, AGs démocratiques) afin de
décider la reconduction
de la grève partout où cela sera possible dans les
prochains jours.
Le
28/03 doit être le point de départ d’un vaste
mouvement de grève
faisant échec à la démolition, par ce
gouvernement, de notre cadre de
travail et de nos vies ! La casse sociale mérite bien une
grève
générale, organisons-là !
|
MANIFESTATION
NATIONALE
CONTRE
LA DELATION
(LE 22 MARS 2006 A PARIS)
|
Ni
flic, ni délateur
Face
à la
misère et à la précarité d’une frange
de plus en plus importante de la population, et en réponse
à la révolte des banlieues le gouvernement répond
par la
répression, le contrôle, et la mise en place de la
délation généralisée. Le
gouvernement
réaffirme sa volonté d'imposer un projet de
société ultra-sécuritaire. Le 9
décembre
2005, Nicolas Sarkozy remet au 1er ministre un avant projet de loi. Le 17
janvier 2006,
le gouvernement crée, par décret, un comité
interministériel de prévention de la délinquance.
Le 10 février 2006, il nomme un préfet comme
secrétaire général à sa tête. Ce projet
s’articule principalement autour de l’école et plus
généralement des lieux d’éducation, de
formation et de soin.
Après
avoir installé les flics dans les établissements
scolaires, après avoir expulsé des sans papiers par
charters, après avoir retiré les subventions à des
associations refusant cette logique; le gouvernement prévoit de
transformer les travailleurs de l’éducation, du social ,
du médico-social en agents de contrôle et de
délation. La raison
donnée: accélérer les délais
d’intervention. La
réalité: criminaliser la pauvreté et la
désigner du doigt en supprimant « le secret professionnel
» au profit du « secret partagé ». Les
informations seront partagés avec les élus et la police,
désormais considérés comme des professionnels de
la prévention.
A
projet ambitieux, moyens ambitieux
Pour
criminaliser la pauvreté, il faut renforcer le contrôle et
la répression. A cet effet, le projet de loi de
"prévention de la délinquance" prévoit:
-
de
généraliser la vidéo surveillance dans les lieux
publics et privés avec des aides fiscales.
-
d’aider
au financement des systèmes de sécurité et de
systèmes biométriques ( par exemple dans les
écoles pour contrôler le passage des élèves
à la cantine)
-
de mettre
à contribution les CAF avec la mise sous contrôle des
prestations (transmission de fichiers pour vérifier les
informations données par l‘école).
-
d’organiser des formations communes « à la
délation » pour les professionnels détenant des
informations confidentielles.
-
de
culpabiliser les parents en leur proposant des stages de «
parentalité » et selon les cas en les sanctionnant
(amendes et/ou suppression des allocations).
-
de
généraliser la méritocratie à
l’école et au travail (bourses au mérite et
instauration d‘établissements secondaires
d‘excellence)
-
de
rétablir la responsabilité pénale collective (le
seul fait d’être présent sur le lieu d’un acte
de délinquance ou criminel engagera la responsabilité
pénale des personnes)
Le
maire comme professionnel de prévention !
Comme
il
faut
quelqu’un pour centraliser les informations après la phase
de délation, c’est le maire qui a été choisi
pour piloter la politique de prévention de la délinquance
dans sa ville en lien avec le conseil général. Il sera
désormais considéré comme un professionnel de la
prévention et aura une délégation du préfet
pour intervenir en matière de délinquance ! Il pourra
prononcer
des rappels à la loi et des mesures de réparation. Vu le
silence des
élus sur ce projet, les jeunes,les pauvres, les professionnels
« récalcitrants »et tous les révoltés
ont du souci à se faire.
Par
ailleurs
disparition du secret professionnel au profit du « secret
partagé » va changer fondamentalement les modes
d’intervention des professionnels auprès des personnes et
des familles. Comme
c’est
déjà le cas dans beaucoup de villes, on risque
d’assister à une accélération des expulsions
des plus pauvres et à des règlements de compte
politiciens sous couvert de prévention des troubles à
l’ordre public.
Ce
projet
de loi
de "prévention de la délinquance" n'en a que le nom ;
c'est un projet de loi liberticide qui n'a d'autre ambition que de
contrôler et réprimer les classes laborieuses, clairement
définies ici comme dangereuses. Mais c'est un vieil adage du
capitalisme !
La
CNT appelle à la mobilisation et à la grève les
salariés, les étudiants, les lycéens, les
chômeurs, les précaires et les sans-papiers le mercredi 22
mars 2006 (départ de la manifestation à 13h30, place
Denfert-Rochereau à Paris) :
-
pour que
toutes les lois répressives, sécuritaires et liberticides
soient abrogées car elles ne sont faites qu’au profit de
l‘Etat et des patrons.
-
pour la
préservation du secret professionnel qui doit garantir aux
personnes la confidentialité des informations qu’elles
donnent dans le but d’être aidées.
-
pour que les
professionnels et les populations visées sortent de
l’isolement afin de construire des résistances collectives
et ne pas céder aux pressions du pouvoir.
-
pour
arrêter la construction des lieux d’enfermement comme les
Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM) prévus
pour 2007.
-
pour
construire nos rapports humains sur d’autres bases que la
méfiance , le contrôle et la délation.
A l’image
des
lycéens et étudiants qui ont refusé
l’installation d’une borne biométrique à
Gif-sur-Yvette en octobre dernier, ne laissons pas
s’installer dans nos vies et nos lieux de travail les outils de
notre propre contrôle.
|
APPEL
DE LA FEDERATION
CNT
EDUCATION
POUR LES 16 ET 18 MARS 2006
|
La
FTE
CNT appelle les travailleurs de l’Education à rejoindre
massivement le mouvement entamé le 07/02, en participant
à toutes les initiatives de lutte prévues, notamment les
journées d’action des 16 et 18 mars. Notre
fédération a déposé en ce sens des
préavis de grève couvrant toute la semaine.
Il
s’agit
de mettre un coup d’arrêt à la politique de casse du
droit du travail et de précarisation du salariat avec le retrait
pur et simple des CNE et CPE. Les fonctionnaires ne resteront pas
protégés très longtemps face à cette remise
en cause globale des garanties collectives ! Nous sommes tous
concernés !
Il
s’agit d’obtenir également le retrait de la loi
sur « l’égalité des chances » qui
instaure l’apprentissage à 14 ans et le flicage des
classes populaires avec les « contrats de responsabilité
parentale ». Nous ne voulons pas de cette école à 2
vitesses qui se précise à chaque nouvelle initiative de
ce gouvernement de casse sociale !
Il
s’agit aussi de mettre en avant les revendications propres
à notre secteur. Les occupations d’établissements
scolaires qui se multiplient ces derniers jours, de Lille à
Marseille en passant par le 93 nous en démontrent encore plus la
nécessité. Contre l’asphyxie budgétaire et
les suppressions de postes, contre le licenciement des personnels
précaires, contre les attaques sur les statuts des personnels
(TOS,certifiés…), contre la dérive
réactionnaire… On se mobilise ! Le gouvernement est sur
la défensive, profitons-en !
La
FTE CNT est
entièrement solidaire du mouvement qui touche actuellement plus
de la moitié des universités. Ses sections syndicales du
supérieur, regroupant salariés et étudiants, y
participent activement. La grève (dont des personnels en
grève reconductible comme à Paris III) et
l’occupation des campus sont justifiées par
l’intransigeance gouvernementale et nous dénonçons
la répression qui va grandissante à l’image de
l’évacuation de la Sorbonne vendredi dernier. Le
gouvernement n’a que les mots « dialogue social »
à la bouche mais la matraque à la main !
Nous
ne
laisserons pas la jeunesse seule dans la lutte ! En
conséquence, nous appelons l’ensemble des
collègues à la grève le jeudi 16 mars et à
rejoindre les manifestations étudiantes-lycéennes. Nous
appelons aussi à participer massivement aux manifestations
unitaires du samedi 18 mars.
Même
s’il ne faut négliger aucun moyen de pression sur le
gouvernement, nous déplorons que le succès de la
journée du 07/03 n’ait pas débouché
rapidement sur une nouvelle journée de grève
interprofessionnelle.
Il
est illusoire
d’attendre quoi que ce soit de directions syndicales frileuses et
immobilistes, organisons-nous dans des organes de luttes
(collectifs, comités de grève…) combatifs et
démocratiques. Dans l’épreuve de force
engagée, il est maintenant nécessaire de durcir le ton et
de recourir à la grève jusqu’à satisfaction !
Le
secrétariat fédéral
Appel
maquetté
(format
pdf
- 1
page - 102 ko).
Site
internet de la fédé CNT éducation :
http://www.cnt-f.org/fte
|
DECLARATION
DE
L'INTERSYNDICALE
DE
L'EDUCATION 59/62
|
Intersyndicale de l'Education du
Nord
Pas-de-Calais :
CNT, EIL, FAEN, FERC CGT,
FSU, Sgen
CFDT, SUD Education, UNSA Education.
HALTE A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC
d'Education
nationale dans l'académie de LILLE !
La situation de l'Education
nationale dans le
Nord-Pas-de-Calais est extrêmement grave :
- forte
baisse des postes aux concours : moins 15% pour les concours
internes
et externes dans le premier degré, de 30% à 50% de baisse
des postes
aux concours du second degré, ce qui se traduira par un
déficit de 7
000 enseignants, CPE et Copsy à la rentrée 2007, les
recrutements
couvrant moins de la moitié des besoins
générés par les départs à la
retraite. Ce déficit s'ajoute à celui des années
précédentes et ne
tient pas compte de la hausse démographique que connaît le
primaire
depuis 2003.
-
nouvelles
suppressions de postes : elles touchent particulièrement le
second
degré (- 636 postes dans notre académie, soit 30 % du
total). - 31 ETP
d'emplois administratifs. Quant aux créations de postes, elles
sont
très en-deçà des besoins criants des
établissements : 8 postes pour
1000 élèves supplémentaires dans le premier
degré, 10 postes
d'infirmières scolaires. Aucune annonce sur les assistants
sociaux, le
personnel de la vie scolaire.
Depuis la rentrée 1998, notre
académie perd des emplois
dans le second degré : il s'agit 3568 emplois au total dans
le second
degré, avec une accélération depuis la
rentrée 2003 et de tristes
records pour la rentrée 2005 (- 895) et pour la rentrée
(- 636). Le
rectorat avance la baisse démographique (- 7300
élèves à la rentrée
2006), pour supprimer un poste pour 11 élèves en moins .
Dans le premier degré,
l'augmentation des
effectifs
depuis 2003 (+ 4000) oblige le rectorat à utiliser un autre
argument et
c'est au nom de la « péréquation »
que le premier degré perd 138 postes
en quatre ans.
Logique mathématique non, logique
comptable
oui ! Sous
la pression des restrictions budgétaires qui frappent
massivement les
services publics et les emplois de fonctionnaires.
- Dynamitage de la politique de
l'éducation
prioritaire.
- Recul inacceptable de l'âge de
la
scolarité avec l'apprentissage à 14 ans.
L'échec scolaire ne recule plus
dans notre
académie
depuis la fin des années 90, les résultats aux examens,
l'évolution de
l'orientation au profit des formations courtes, le recul de la
scolarisation montre une situation qui s'aggrave. Cela engendre dans
les établissements scolaires des tensions croissantes, dans une
région
où l'état d'urgence sociale devrait imposer la
mobilisation de toutes
les énergies et des services publics pour y répondre.
En refusant cette logique
comptable de
restrictions
budgétaires, il faut exiger une politique ambitieuse qui offre
à chaque
élève des perspectives réelles
d'élévation des connaissances et des
qualifications. Cela doit passer notamment par la diminution du nombre
d'élèves par classe, par l'allongement de la
scolarité et une réelle
mixité sociale. Ce sont d'autres choix qui s'imposent, traduits
par des
moyens à la hauteur des besoins indispensables à la
réussite de tous
les jeunes de la région Nord Pas de Calais.
La mobilisation n'a cessé de
prendre de
l'ampleur dans
beaucoup d'établissements de l'académie (journée
collège ou lycée
« mort », occupation des locaux…). Aux
cotés des étudiants et des
autres salariés, les personnels de l'Education nationale ont
pris part
à la mobilisation anti-CPE du mardi 7 mars ; le
succès de cette journée
(plus de 15000 manifestants dans les rues de Lille et un million dans
toute la France) nous incite à poursuivre l'action sur les
questions
d'Education comme sur celles du droit du travail et à
intensifier la
mobilisation pour faire reculer le gouvernement et obtenir de
réels
moyens pour l'Education.
Il est urgent de fédérer toutes
les
initiatives locales
pour qu'elles se rejoignent d'abord au niveau régional et
aboutissent
ensuite à une action nationale.
L'Intersyndicale de l'Education
appelle
à :
- Une semaine d'action par bassin
ou par ville du
13 au 17 mars.
- La
participation à la manifestation régionale samedi 18 mars
à 14 h 30
Porte de Paris contre le CPE et pour l'obtention de moyens pour
l'Education dans notre région.
|
APRES
LE 7 MARS :
LA
MOBILISATION S'AMPLIFIE !
|
Le
mouvement d'occupation des facs s'amplifie dans la région.
Après
Lille 3 (qui a voté le maintien du blocage ce matin en AG ),
puis
l'IUT B de Tourcoing, Lille 1, Lille 2 et l'IEP de Lille, c'est au tour
d'Arras et de Lens. On attend des nouvelles de Béthune et du
littoral...
Nota bene : A Lille
3, le vote (plus
de 800 personnes pour la poursuite du
blocage) s'est fait avec présentation de la carte
d'étudiant. Bien que
ne prenant pas part pour l'instant aux débats, il faut noter une
bonne
présence de IATOSS (personnels ouvriers, administratifs et
techniques
de la fac).
Cela
bouge
également dans les lycées par rapport notamment aux
suppressions de postes. Le lycée Queneau de Villeneuve d'Ascq
est
toujours bloqué et le blocage du lycée Montebello de
Lille va sûrement
reprendre demain. Un lycée d'Armentières a
été bloqué aujourd'hui. Sur
Roubaix (collège Anne Franck, collège Lebas, etc.), la
mobilisation
continue avec la participation active des parents
d'élèves et une manif
est prévue samedi après-midi.
En
ce qui
concerne les personnes interpellées mardi 7 mars à Lille,
elles ont été relâchés. Des charges seraient
retenues (outrages à agent
+ incitation à l'émeute). Parmi les interpellés,
signalons un lycéen du
lycée professionnel Baggio de Lille qui s'est fait
tabassé pendant son
interpellation (2 dents cassées + menton bien amoché) et
à qui aucun
soin n'a été donné pendant sa garde à vue.
D'autre
part,
quatre lycéens internes du lycée Baggio de Lille risquent
d'êtres exclus du lycée pour cause de non respect du
règlement (absence
la nuit). Un prof syndiqué de
Baggio est prêt à intervenir si ça arrive. Mais on
passe
quand même l'info afin que l'on puisse également faire
quelque chose si
le proviseur agit de la sorte.
Enfin,
les
deux
militants CNT qui ont été matraqués par les
gendarmes
mobiles mardi 7 mars à Lille se portent bien. L'un d'entre eux
s'en
sort avec quatre points de suture, mais il garde la pêche.
Lille, le 8
mars 2006.
Communiqué
confédéral :
Le
7 mars, des centaines de milliers de manifestants en France,
peut-être plus d'un million, ont défilé contre le
CPE.
Etudiants,
lycéens, salariés du public comme du privé,
rejettent, au-delà du CPE,
les régressions sociales, la précarité (CNE,
CDD...) et l'avenir sécuritaire. Le
mouvement étudiant se coordonne : grèves, manifestations,
blocages...
La
CNT
appelle les sans-papiers, les étudiants, les lycéens, les
salariés du
public et du privé et les chômeurs à amplifier la
grève et à rejoindre
l'appel des étudiants pour le jeudi 16 mars.
Elle
appelle aussi à manifester le samedi 18 mars *
et
à s'organiser au sein
des AG de salariés, d'étudiants et de lycéens pour
reconduire la grève.
*
à
Lille, rendez-vous à 14
h 30 place de la république.
|
COMMUNIQUE
DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE
AUX VIOLENCES POLICIERES
DU 7 MARS
|
Mardi 7
mars, les
jeunes - et parmi eux les étudiants, salariés et
précaires de Lille - ont massivement exprimé leur rejet
du CPE. De son côté, le monde salarié a massivement
exprimé son rejet du CNE. Mardi 7 mars, la rue a massivement
exprimé son opposition à toutes les formes d’une
précarité croissante, à toutes les atteintes aux
droits des travailleurs, chômeurs, précaires et
sans-emploi.
Mais
au cri
de
la rue, le pouvoir a répondu par la matraque. L’ordre UMP
a tenté d’imposer silence à la jeunesse et une
vingtaine d’arrestations arbitraires ont été
menées dans une violence gratuite et disproportionnée
(plusieurs blessés dont un militant syndicaliste conduit au CHR)
à l’issue de la manifestation organisée à
Lille.
Ces
événements ont débuté non loin du
siège de l'UMP (devant lequel il est interdit de manifester
depuis quelques années), près du lieu de dissolution et
après l'interpellation de quelques manifestants par des
policiers en civils dans une rue adjacente. La police et les gendarmes
mobiles se sont soudainement mis à charger les quelques
centaines de manifestants (dont des syndicalistes de la CNT) qui leur
faisaient face pour dénoncer l'Etat UMP et demander la
libération des manifestants interpellés.
Une
deuxième agression policière, tout aussi violente et
gratuite, a eu lieu devant le commissariat central devant lequel
plusieurs dizaines de jeunes s’étaient assis pacifiquement
pour réclamer la libération de leurs camarades.
L’union
locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien
à l'AG des étudiants, salariés et précaires
de Lille 3 ainsi qu'à tout le mouvement contre le CPE, le CNE et
la précarité. Elle proteste contre la violence
injustifiée exercée par les forces dites de l'ordre. Elle
exige la libération immédiate de tous les manifestants
interpellés et qu'aucune charge ne soit retenue contre elles.
Lille, le 7 mars 2006.
|
CPE / CNE / CONTRATS
PRECAIRES : GREVE ET MANIFESTATION
DU 7 MARS 2006
|
En
septembre 2005, pour les entreprises de moins de 20 salariés,
Villepin imposait le CNE (Contrat Nouvelle Embauche). Aujourd'hui, pour
les jeunes de moins de 26 ans et dans toutes les entreprises, c'est le
CPE (Contrat Première Embauche)… Villepin a d'ailleurs
prévenu : les attaques contre le code du travail ne font que
commencer !
Bref, avec ces mesures, c'est le Contrat à Durée
Indéterminée (CDI) et les garanties qu'il offre aux
salariés qui sont visés ! La mesure phare du CPE, comme
du CNE, c'est l'instauration de la période d'essai de deux ans
après l'embauche, c'est-à-dire la possibilité de
se faire licencier n'importe quand et sans motif.
Le 14 février, une dépêche AFP montrait à
quel point deux ans de période d'essai, c'est deux ans sans
droits, deux ans à être soumis aux moindres caprices du
patron sous peine de licenciement. En effet, six mois après la
création du CNE, les premières plaintes de
salariés, embauchés en CNE et licenciés, arrivent
aux prud'hommes. Ici, c'est un employé remercié pour dix
minutes de retard, là une jeune femme licenciée quelques
jours après avoir annoncé sa grossesse. Très
souvent, les salariés sont renvoyés après avoir
réclamé le paiement d'heures supplémentaires. La
Cgt évoque le cas d'un salarié licencié
après avoir prévenu son patron qu'il devait se faire
opérer. Dans le Nord, c'est un boucher renvoyé pour avoir
fait ses courses en tenue de « jogging », un jour de repos,
dans le supermarché où il travaille habituellement.
Bref, être malade, réclamer le paiement de ses heures
supplémentaire, être enceinte ou simplement avoir un
comportement qui déplait au patron… et voilà le
travailleur licencié sur le champ !
Depuis le 7 février, les étudiants et les lycéens
se battent pour le retrait du CPE. Mais le CPE ne concerne pas que la
jeunesse ! Si les lycéens et les étudiants ont raison de
se battre, les mesures Villepin sont une attaque contre l'ensemble du
monde du travail. Alors, tous ensemble, travailleurs du public et du
privé, chômeurs, étudiants et lycéens,
mobilisons-nous pour le retrait du CNE et du CPE ! Luttons contre
l'accroissement de la précarité et les mesures
anti-ouvrières du gouvernement !
Le 7 mars est une occasion de se retrouver tous ensemble dans la lutte
! Mais ce dont le mouvement aura besoin pour obtenir satisfaction c'est
certainement plus qu'une seule journée de mobilisation. Aussi,
le 7 mars ne doit être qu'une étape vers une mobilisation
d'ampleur de l'ensemble du monde du travail, vers la grève
générale reconductible. C'est dans la rue et par la
grève que nous ferons reculer l'État et le patronat et
que nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales. Pas dans
l'attente des hypothétiques illusions électorales de 2007
! Toute l'histoire du 20ème siècle a montré que
c'est par le mouvement social, par la mobilisation, la grève et
l'occupation que les conquêtes sociales ont été
obtenues, comme en 1936 ou en 68. En 1994 aussi, c'est par la
mobilisation qu'on a pu obtenir le retrait du « SMIC-jeunes
».
Retrait
du CNE et du CPE !
Contre le chômage et la précarité : interdiction
des licenciements, transformation des emplois précaires en
emplois stables et réduction du temps de travail !
Grève nationale et interprofessionnelle mardi 7 mars
Manifestation à 15 h, porte de Paris à Lille
L'université de
Lille 1 (M° cité scientifique) vient de voter la
grève et le blocage
jusqu'à mardi soir. Résultats du vote : 240 pour
la grève (0 contre et
20 abstentions) et 219 pour le blocage (38 contre et 5 abstentions).
Une nouvelle AG
sera
organisée mardi soir.
Forum
interprofessionnel contre la précarité mardi
7 mars
de
11 h à
14 h à la fac de Lille 3 (M° Pont de bois - amphi
A - batiment
B). Parmi les interventions : personnels IATOSS de Lille 3,
personnels du CROUS, sans-papiers, intermittents, travailleurs sociaux,
non-titulaires de l'éducation, syndicaliste de Sud (CPE/CNE et
casse du
code du travail), chômeurs (avec le collectif RTO), etc...
BLOCAGE DE L'UNIVERSITE DE
LILLE 3
|
Dernières
nouvelles de
l'assemblée générale de l'université de
Lille 3
(Pont
de bois - Villeneuve d'Ascq) :
Commencé
le 28 février, le blocage a été reconduit jusqu'à mercredi 8
mars
à 9 h 30.
Les
étudiants
présents aux AG (entre 500 et 700 personnes depuis quelques
jours) ont adopté :
-
le
principe de
la
grève reconductible
-
l’appel
de la coordination nationale de Rennes
-
l’occupation nocturne de l’université de Lille 3
dans le bâtiment B
Pour
le
reste de
la journée, l’assemblée générale a
décidé de faire des débrayages dans les amphis
pour informer les étudiants.
Une
charte
d’assemblée générale a été
rédigée et affichée à l’intention des
étudiants.
Le
président
de l’université a pris acte de la mobilisation et a
annoncé son intention de ne pas faire appel à la police
pour casser le mouvement.
Ce
blocage
n’entrave par le fonctionnement de la bibliothèque
universitaire centrale,de la crèche et du CROUS.
Pourquoi
bloquer Lille 3 ?
Le
blocage
de
l’université a été effectué pour
permettre de libérer les
étudiants de la pression des cours et pour qu’ils puissent
prendre
position ouvertement contre la situation de précarité
permanente que ce
gouvernement cherche à instaurer de force (CPE, CNE,
apprentissage à 14
ans, travail de nuit à 15 ans…)
Nous
sommes
conscients que le blocage d’une université est une
décision
difficile à prendre et à faire accepter. Cette
radicalisation est
néanmoins rendue nécessaire par l’intransigeance
d’un gouvernement
déterminé à faire passer de force ce projet de loi
"d’égalité dans la
misère" (utilisation de l’art. 49.3…)
Le
blocage
a
permis à un grand nombre
d’étudiants de rejoindre le mouvement. Les
étudiants peuvent ainsi se rendre plus facilement dans les
assemblées générales pour donner un poids encore
plus grand aux
décisions prises.
Le
blocage
permet également d’instaurer un espace plus important de
débats et de discussions sur les propositions d’action
quant à la suite
du mouvement.
Rejoignez
nous pour
en débattre
et lutter tous ensemble pour notre avenir proche.
Assemblée
générale tous les matins à 9 h 30
Nous revendiquons
:
-
Le
retrait de
la loi d’égalité des chances dont le CPE fait
partie
(apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15
ans, CDD senior…)
-
Le
retrait du
CNE
-
Un plan
pluriannuel de création de postes à la hauteur des
besoins dans l’éducation nationale
L’assemblée
générale de Lille 3
|
OCCUPATION
DE
LA DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'ANPE
LE
26 FEVRIER 2006 A LILLE
|
L'assemblée générale des lycéens,
étudiants, précaires et le collectif RTO, ont
occupé (sans dégradation) la direction
départementale de l'ANPE à Lille afin d'obtenir les
informations suivantes:
- la liste des chiffres des chômeurs orientés vers des
contrats précaires sur la région.
- Le nombre de CNE contractés et rompus.
- Le nombre de radiations.
- Le nombre de chômeurs orientés vers INGEUS la filiale
privée de l'ANPE.
- Les modalités des attributions de primes des agents.
- L'obtention d'un panneau d'affichage pour les associations de
chômeurs et syndicats.
La photocopieuse de l'ANPE a été
réquisitionnée.
Le directeur nous a appris qu'il n'y a pas de suivi
concernant le CNE
(et demain le CPE) et que de nombreuses offres de CDI proposées
par l'ANPE se révélaient être des CNE.
De plus la société INGEUS obtient en moyenne 4000 euros
de l'ANPE (et cela peut monter jusque 6000 euros) pour chaque
chômeur réorientés vers elle.
Alors que nous étions en train de récolter d'autres
informations, la police est intervenue dans l'agence.
Notre combat ne s'arrète pas à dénoncer le CPE
mais la précarisation généralisée du monde
du travail.
|
CPE :
COMMUNIQUE
DE LA FEDE
CNT ECUCATION
DU 14 FEVRIER 2006
|
Après
le succès des manifestations du 07/02 contre le
CPE, La CNT-FTE appelle l'ensemble des salariés de l'E.N, de
l'enseignement supérieur et de la recherche, les lycéens
et les
étudiants, à la poursuite de la mobilisation notamment en
participant
aux journées nationales de manifestation prévue ce mardi
14 février et
jeudi 16 février 2006. Un préavis de grève a
été déposé pour couvrir
l'ensemble des personnels du secteur hors zones de vacances scolaires.
L'illusion
parlementaire a été révélée au grand
jour
par la parodie démocratique de la semaine dernière qui a
vu adopter la
loi sur « l 'égalité des chances »
en pleine nuit dans un hémicycle
désert. Après le coup de force du 49-3, le gouvernement
poursuit sa
dérive autoritaire en tentant de casser le mouvement de lutte
naissant
par la répression policière. Les arrestations se sont
multipliées lors
des manifestations lycéenNEs - étudiantEs de jeudi
dernier à Grenoble,
Marseille et Toulouse, Tours... Un militant syndical étudiant de
SUD a
déjà écopé d'une peine de trois mois de
prison avec sursis et 80 H de
TIG ! Etat policier ou Vichy-pirate ?
La
« loi pour l'égalité » des chances
c'est d'abord le
CPE qui concerne l'ensemble des salariés de moins de 26 ans. Ce
contrat, c'est la liberté pour le patron de licencier sans
aucune
justification, ce qui signifie, pour le salarié, une plus grande
flexibilité (impossibilité de refuser les heures
supplémentaires), une
impossibilité de faire des projets à long terme (pas de
garanties pour
se loger) et tout simplement la perte du droit de revendiquer.
Mais
cette loi a aussi de sérieuses incidences sur
l'école avec notamment l'apprentissage à 14 ans ou les
« contrats de
responsabilité parentale », véritable flicage
des classes populaires
qui permettront le chantage aux allocations pour les parents d'enfants
en difficulté scolaire. Ces mesures signifient l'aggravation
rapide de
la situation de l'école publique vers plus
d'inégalité et de sélection
sociale.
Quelle
mobilisation face à cette attaque ? Alors que
des milliers de salariés ont manifesté jeudi dernier, que
les lycéens
et étudiants se mobilisent, que des universités sont en
grève voir
occupées (Rennes 2, Toulouse-Rangeuil, IUT de Tours…),
l'attitude des
organisations syndicales soi-disant représentatives est
totalement
irresponsable ! En effet l'intersyndicale nationale ne
prévoit une
nouvelle mobilisation nationale public-privé que le 07 mars sans
appel
à la grève, faisant reposer l'essentiel de la lutte sur
les étudiantEs
et lycéenNEs ! Lâcheté ou sabotage
délibéré ?
Au
contraire pour la CNT-FTE, la lutte contre cette loi
de casse sociale doit être l'affaire de tous et toutes !
Nous ne
laisserons pas la jeunesse seule et seront présents dans les
prochaines
manifestations ! Nous serons en grève et dans la rue le
07/03/06 !
Ensemble
mobilisons nous pour faire retirer la loi sur
« l 'égalité des chances » dans son
ensemble ! Luttons contre la casse
du droit du travail : CPE, CNE et autres ! C'est dans
la rue,
sur nos
lieux de travail par la grève que nous ferons reculer l'Etat et
le
patronat et que nous gagnerons de nouvelles conquêtes
sociales !
Lyon,
le 14/02/06
Le
secrétariat fédéral de la CNT-FTE
Communiqué
maquetté
(format pdf - 1 page - 7
ko)
|
MANIFESTATION
CONTRE
LE CPE :
DROIT DE
REPONSE
ENVOYE
AU QUOTIDIEN "NORD ECLAIR"
|
L'union
locale
des syndicats CNT de Lille et environs s'indigne des propos calomnieux
qui ont été tenus à l’encontre de la CNT
dans l'édition du 10 février de Nord Eclair (page
"Métropole").
La
CNT
n'infiltre pas les manifestations contre le CPE comme l’affirme
l’étudiante de Lille 3 citée dans l’article
consacré au compte-rendu de la manifestation du 9 février
à Lille. Elle en est une des composantes visibles qui refuse
simplement de se soumettre aux tentatives de canalisation et de
récupération du mouvement. Et c'est
précisément ce qui dérange cette étudiante
de Lille 3 !
En
ce qui
concerne les propos de cette étudiante taxant les militants CNT
« d’excités » et leur faisant porter la
responsabilité du fait que des lycéens se soient fait
matraquer l'an dernier par des CRS, il s’agit là
d’insulte et de diffamation pure et simple !
Quant
au
fait
d’écrire que la CNT n’a pas pour priorité
d’avancer ses arguments contre le CPE, l'union locale des
syndicats CNT de Lille et environs rappelle qu'elle est investie
entièrement dans le combat contre la loi sur «
l'égalité des chances » (CPE, apprentissage
dès 14 ans, etc.) et plus généralement contre la
précarité toujours plus grandissante dans le monde du
travail ( cf. ses slogans, ses tracts, ses affiches, ses stands
d’information, ses publications, ses communiqués de
presse, son site régional internet : www.cnt-f.org/59-62 ).
La
CNT est
présente dans des intersyndicales de lutte et se prononce pour
l'unité des travailleurs (étudiants et lycéens
inclus) face aux attaques patronales et gouvernementales. Briser
l'unité du mouvement social n'a jamais été une
stratégie de sa part. Par contre, la CNT dénonce et
dénoncera toujours toute tentative de récupération
des mouvements sociaux à des fins électoralistes.
Enfin,
la
CNT
appelle à participer aux journées d'action des mardi 14
et jeudi 16 février ainsi qu'à préparer la riposte
syndicale du mardi 7 mars, date à laquelle elle appelle à
la grève générale interprofessionnelle (et si
possible reconductible).
A
Lille, le
12
février 2006.
Confédération
Nationale du Travail (CNT)
Union
locale
interprofessionnelle de Lille et environs
|
CPE
: COMMUNIQUE DE LA
FEDERATION CNT EDUCATION (08/02/06)
|
Contre
le CPE et la casse
sociale… la mobilisation doit se poursuivre !
La
journée de mobilisation du 7 février contre le CPE
(Contrat Première
Embauche ou Contrat Pour l’Exploitation !) a été
une réussite pour une
première étape. Avec plus de 10 000 manifestants à
Lyon, 15 000 à
Grenoble et Toulouse, 30 000 à Marseille ou encore 45 000
à Paris et au
total 187 manifestations dans toute la France, c’est près
de 400 000
personnes qui ont battu le pavé pour s’opposer et
réclamer le retrait
pur et simple de cette loi antisociale qui va extraire du Droit du
travail (du moins de ce qu’il va bientôt en rester) les
14-26 ans !
Pourtant
la
mobilisation de la jeunesse comme des personnels de
l’éducation n’est pas évidente en raison des
vacances scolaires qui ont
commencé sur certaines zones. Si la jeunesse étudiante et
lycéenne
s’est moins mobilisée qu’elle aurait pu, la surprise
est venue des
salariés, de l‘Education nationale et surtout du secteur
privé, qui
représentaient environ la moitié des effectifs des
manifestants, alors
que certaines fédérations de l’éducation,
voire des Confédérations,
n’appelaient pas à la grève. Comme quoi la
colère et la volonté de se
mobiliser réellement des salarié-e-s dépassent la
passivité et
l’immobilisme auxquels voudraient nous faire croire les
bureaucraties
syndicales.
Reste
qu’il se pose la question des suites à donner
à cette journée
tant le gouvernement fait une nouvelle fois la sourde oreille et semble
bien déterminé à poursuivre son œuvre de
démolition sociale. Si les
lycéens et étudiants ont bien compris qu’il est
évident qu’il faut
battre le fer tant qu’il est chaud et que des mobilisations et
manifestations vont reprendre dès le jeudi 9 février dans
de nombreuses
villes, il n’en est pas de même du côté des
organisations syndicales
incapables d’offrir des perspectives et un appel clairs à
l’action.
La
CNT-FTE
appelle à être solidaire et à participer
chaque fois qu’il
est possible aux mobilisations étudiantes et lycéennes
contre le CPE et
surtout à se préparer à se relancer dans la
grève, reconductible s’il
le faut ! Ce dont le mouvement à besoin pour obtenir
satisfaction c’est
bien une journée de grève interprofessionnelle,
public-privé,
étudiants-lycéens avec possibilité de reconduction
! La CNT-FTE agit
dans ce sens, y appellera et a déjà déposé
un préavis de grève
reconductible pour la semaine prochaine.
C’est
dans
la rue que nous ferons reculer l’Etat et le
patronat et que
nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales, pas dans
l’attente des
hypothétiques illusions électorales de 2007. Toute
l’histoire du 20ème
siècle a montré que c’est par le mouvement social,
par la mobilisation,
la grève et l’occupation que les conquêtes sociales
ont été obtenues,
en 1936, 46 ou 68 et non par la délégation de pouvoir
électorale.
Fédération
CNT des travailleurs/euses de
l'éducation
Le
secrétariat fédéral, le 08/02/06
Une version
de ce communiqué
(maquettée sous
la forme d'un tract)
peut
être
téléchargée ici
(format pdf - 1 page
- 102 ko) .
|
BILAN
DES MANIFS ANTI-CPE
DU
7 FEVRIER 2006 DANS LA REGION
|
Entre
4.000 et
8.000 personnes ont manifesté mardi 7 février à
Lille contre le CPE.
D’autres
rassemblement ont eu lieu à Valenciennes (500 personnes),
Dunkerque (1.000), Caudry (250), Lumbres (100), Douai (1.000), Arras
(1.500), St Omer (400), Boulogne (2.000), Calais (1.000) et
Béthune.
A
l'issue
de la
manif lilloise, une occupation de la Chambre des Métiers du
Nord, rue Inkermann (à proximité de la
préfecture), a été organisée. Les militants
ont été expulsés par la police après avoir
fait la déclaration suivante :
"La Chambre des métiers regroupe
les
patrons des PME et les artisans. Il s'agit également d'un lieu
qui gère l'apprentissage et la formation des apprentis. Pour les
petits patrons, se regrouper en Chambre des métiers est un moyen
de pression sur le gouvernement. Les entreprises sont les vrais
bénéficiaires des ordonnances de De Villepin. Elles
bénéficient d'exonération de charges qui vont
encore contribuer à fragiliser les régimes sociaux
(retraites, chômage, sécu...). De plus, le CNE pour les
entreprises de moins de 20 salariés et le CPE pour toutes les
entreprises signifient la destruction du droit du travail. Les
entreprises peuvent désormais se servir de travailleurs
corvéables et jetables à souhait. Nous
dénonçons également le contrat d'apprentissage
dès 14 ans, un service civil permettant encore de sous payer les
jeunes travailleurs, l'extension des ZFU (zones franches urbaines)
exemptant les entreprises et les actionnaires d'impôt sur les
bénéfices, et le contrat de responsabilité
parentale qui fragilise encore les familles de travailleurs pauvres au
lieu de combattre les cause de cette pauvreté
(précarité, chômage, salaires trop bas...). Parce
que nous ne voulons pas laisser le patronat obtenir tout ce qu'il
demande, parce que nous voulons construire un autre futur, sans
précarité, misère et exploitation, nous -
travailleurs, chômeurs, étudiants, lycéens, grands
perdants des mesures de De Villepin - occupons ce lieu qui est celui
des actuels grands gagnants : le patronat".
Document
très intéressant à lire, celui de la lettre de
l'APCM (Assemblée Permanente des Chambres de Métiers) de
novembre 2005 qui fait l'apologie des CNE en édito
.
Autre info
:
En
marge de la manif lilloise, l'ANPE de la place des Bleuets a
été occupée pendant 3/4 d'heure.
Dernière
minute !
Nouvel
appel à
manifester contre le CPE ce jeudi
9
février 2006 à Lille
(rendez-vous à 15 h, porte de Paris, M° mairie de Lille).
Cet appel est signé "Collectif
unitaire des étudiants, lycéens et salariés de
Lille". Il a été rédigé lors d'une
assemblée générale qui s'est réunie
à la Bourse du Travail de Lille mardi 7 février
après la manifestation contre le CPE. Une cinquantaine de
personnes étaient présentes à cette AG
(lycéens, étudiants, UNEF, LO, Sud, CGT et CNT). La
section universitaire du syndicat CNT-SSEC 59/62 est partie
prenante
de cet appel.
|
DECRYPTAGE
DE LA
LOI DITE
" POUR L'EGALITE DES CHANCES " (CPE, etc.)
|
par le bureau régional RP de la CNT
La
loi dite " pour l'égalité des chances ", avec ses
amendements, se
fixe
une cible prioritaire : les jeunes... c'est aussi un formidable cadeau
aux employeurs.
Voir
le
projet
de loi et les amendementssur le site de l'Assemblée nationale
(http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/egalite_chances.asp).
SOMMAIRE
:
1) Le contrat précarité étendue (CPE)
2) L'apprentissage
3)
Les stagiaires
4) Service civil volontaire
5) Les zones franches urbaines (ZFU)
6) Abattements de cotisations et d'impôts pour les
patrons
7) Contrat de responsabilité parentale
Les
jeunes et les quartiers populaires seront les principales victimes de
cette loi.
Pour
les jeunes, de nouvelles étapes de précarité sont
mises en places (CPE, service civil), tandis que l'âge du
début de l'exploitation est abaissé : dès 14 ans,
ils entreront dans le processus du contrat d'apprentissage. Quant aux
stages, dont l'Etat et de nombreuses entreprises usent et abusent,
aucun progrès notable, sinon l'obligation d'une «
indemnité »... à partir du quatrième mois,
sans seuil minimum, elle ne constitue pas un salaire et est sujette
à abattement de charges sociales, ce qui encouragera un
plafonnement de l'indemnité à 360 euros, après
trois mois de travail gratuit !
Pour
les quartiers où vivent les travailleurs les plus pauvres et
où se concentre le plus de précarité et de
chômage, l'Etat choisit de punir les parents qui n'auront su
dresser leurs enfants à se taire, à subir et à
obéir. Et la création de nouvelles zones franches
participe aux fabuleux cadeaux qui sont faits au patronat... cadeaux
qui augmenteront leurs bénéfices, tout en diminuant les
ressources de la sécurité sociale... ce qui
entraînera encore plus de misère, encore plus de violence,
encore plus de répression... Encore plus de cadeaux, encore plus
de profits, encore plus de misère... Les frères Sarkozy,
le grand patron Guillaume et le grand flic Nicolas, n'ont pas fini de
se gaver.
Grande
semaine du jeune travailleur : on brade le stock !
1)
Le "contrat précarité étendue" (CPE - aussi
appelé « contrat première embauche »)
-
Entreprises
de plus de 20 salariés.
-
Jeunes
de
moins de 26 ans.
-
Période
d'essai de 2 ans.
-
Contestation
du licenciement : prescription au bout de douze mois (au lieu de 30 ans
dans le droit du travail !).
-
Ne peut
servir à recruter des emplois saisonniers.
-
Possibilité
de bénéficier du congé de fromation et du droit
individuel à la formation.
-
Prise en
compte des stages et périodes d'intérim
réalisés dans les deux ans avant la signature du contrat
dans la durée de la période d'essai de deux ans.
-
Rupture
par simple lettre recommandée avec accusé de
réception.
-
Préavis
de deux semaines pour un contrat de 1 mois à 6 mois,
préavis d'un mois pour un contrat de 6 mois à 2 ans.
-
Indemnité
de licenciement de 8% du montant total de la rémunération
brute (sans cotisations sociales !)
-
Contribution
de 2% aux Assédic.
-
Après
rupture du CPE, l'employeur ne peut employer le même
salarié avant un délai de 3 mois.
-
Travailleurs
virés entre 4 mois et 6 mois d'ancienneté ont une
allocation d'Etat forfaitaire pendant deux mois (16,4 euros par jour
!), dans les mêmes conditions que pour le CNE.
Le
gouvernement
présente le CPE et le CNE comme des CDI... curieuse
sécurité de l'emploi que de pouvoir se faire virer sans
motif pendant deux ans ! Cela sans aucune garantie d'accès au
logement ou aux prêts, contrairement aux affirmations de
Villepin. Quant à l'immense progrès social
annoncé, qu'on en juge sur pièce : deux mois
d'indemnité chômage à 16,4 euros par jour, à
condition d'avoir entre 4 mois et 6 mois d'ancienneté... Quelle
générosité...
2)
L'apprentissage
Augmentation
de la taxe d'apprentissage pour les entreprises de plus de 250
salariés ayant un nombre d'apprentis inférieur au seuil
(3% des effectifs à partir de 2008 - aujourd'hui 0,5% des
effectifs) : 0,6% de la masse salariale. Objectif : 500000 jeunes en
contrat d'apprentisisage à partir de 2009, 200000 nouveaux par
an à partir de 2007.
Les
apprentis
junior :
- à
partir de 14 ans
- 1
an en
"parcours d'initiation au métier" dans le cadre scolaire (+
stages en entreprises) ; Puis contrat d'apprentissage en entreprise
à partir de 15 ans (même pour les jeunes n'ayant pas fini
le 1er cycle de l'enseignement scolaire).
-
tutorat
non obligatoire de l'apprenti junior
-
possibilité
de réintégrer l'enseignement général
(théorique car élèves largués !)
jusqu'à 16 ans, avec l'accord du représentant légal
-
extension
du contrat d'apprentissage au-delà de deux ans facilitée
-
2200 euros
d'abattement fiscal pour un patron d'apprenti junior (au lieu de 1600
euros)
-
100 euros
de crédit d'impôt par semaine de présence dans
l'entreprise pour un employeur de stagiaire en "parcours d'initiation"
(jusqu'à 6 mois par an !)
Le
développement de l'apprentissage, c'est tout
bénéfice. Tout bénéfice pour l'Etat : moins
de jeunes dans les écoles, donc baisse du budget de l'Education
nationale. Tout bénéfice pour le patronat : 3 % des
salariés pour un salaire de misère, en échange
d'un « apprentissage » le plus souvent bidon, sans aucune
garantie (pas même d'un tuteur issu de l'Education nationale).
500 000 faux apprentis de plus, c'est 500 000 vrais CDI de moins.
3)
Les stagiaires
-
Indemnisation
des stages de plus de trois mois : ce n'est pas un salaire !
-
Indemnité
fixée en entreprise, par convention de branche ou accord
professionnel (pas de seuil minimum).
-
Abattement
de cotisation sociale à hauteur de 360 euros d'indemnité
mensuelle.
-
Prise en
compte des stages dans l'ancienneté (CPE).
Il
s'agit
d'une
institutionnalisation perverse des stages comme période de
travail, sans aucune réelle compensation. Les revendications des
stagiaires (un vrai statut inscrit dans le Code du travail, un vrai
salaire, soumis à cotisations sociales, dès le
début du stage et augmentant avec la durée de ce dernier)
ne sont pas prises en compte. L'abattement de cotisations sociales sur
une indemnité minimaliste était déjà en
vigueur : il encourage les patrons à ne pas payer plus, au lieu
de les obliger à un salaire minimum.
4)
Service civil volontaire
-
Jeunes de
16 à 25 ans.
-
Dans un
but d'intérêt général ou d'expérience
professionnelle.
Pas
de
garantie
de salaire, pas de conditions claires d'emploi pour ce « service
civil ». L'intérêt général pourra tout
aussi bien être celui d'entreprises qui imposeront aux jeunes
cette nouvelle étape de précarité avant un vrai
travail payé normalement.
5)
Les zones franches urbaines (ZFU)
-
Création
de nouvelles zones franches urbaines (une quinzaine).
-
Extension
des ZFU existantes.
-
Le chiffre
d'affaires de l'entreprise ne doit pas excéder 50 millions
d'euros (ça laisse de la marge).
-
Elargissement
des exonérations de charges fiscales (impôts) pour les
entreprises jusqu'à 250 salariés : pendant 5 ans,
exonération d'impôt sur les bénéfices ; 5
années suivantes : 60% des bénéfices
exonérés d'impôts ; 40% les 2 années
suivantes ; 20% les deux années suivantes. Total : 14 ans.
Plafond relevé : 100 000 euros par an. + 5000 euros par
salarié résidant dans une ZUS embauché au moins
six mois à temps plein.
-
Exonération
fiscale des actionnaires des entreprises en ZFU : 50% des
bénéfices ne sont pas imposables.
-
Exonération
de fiscalité directe locale (fragilisation des communes ayant
déjà peu de moyens).
-
Exonérations
de cotisations sociales (maladie et maternité) pour les
artisans, commerçants et patrons d'entreprises individuelles en
ZFU : totales les 5 premières années, puis
dégressives.
-
Libéralisation
de sprocédures d'installation des grandes surfaces et des
multiplexes, destructeurs de petits commerces.
-
Exonération
de la taxe d'aide au commerce et à l'artisanat.
Les
zones
franches se développent en marge des lois communes. En plus
d'exploiter les travailleurs, les actionnaires vont profiter
d'abattements fiscaux sur leurs bénéfices. Quant aux
petits commerces... des grandes surfaces sauvages et des multiplexes,
destructeurs de liens sociaux, vont encore pourir l'environnement de
quartier déjà fragiles.
6)
abattements de cotisations et d'impôts... pour les patrons !
-
Voir
aussi les
abattements de cotisations et d'impôts dans le cadre du CPE, de
l'apprentissage et des stages...
-
Prime
mensuelle pour les patrons embauchant en CDI des jeunes de 16 à
22 ans sans formation (à 25 ans en cas de CIVIS - contrat
d'inertion dans la vie sociale - et les jeunes originaires de ZUS -
zone urbaine sensible). Montant à fixer par décret.
Durée de trois ans.
Si
les
jeunes
travailleurs, sont priés de se serrer la ceinture et de
supporter des périodes de plus en plus longue où ils
seront « testés » en attendant de devenir des
« vrais » salariés, les patrons, eux, sont
gavés. Abattements de cotisations sociales, qui fragilisent la
sécu, qui justifient la casse de la santé publique, des
retraites, de la protection contre le chômage et la
précarité... Abattements fiscaux, qui font reposer de
plus en plus les impôts sur les seuls salariés, tandis que
les patrons et les actionnaires accumulent les bénéfices
: et le budget de l'Etat, toujours plus réduit, sert de plus en
plus essentiellement à faire de nouveaux cadeaux aux patrons, et
à punir les pauvres qui se révoltent.
7)
Contrat de responsabilité parentale
-
A la
demande du président du Conseil général.
-
Par
auto-saisine, sur saisine du maire, du chef d'établissement, du
préfet ou du directeur de la CAF.
-
Les
parents ne peuvent refuser.
-
Suppression
des allocations familiales relative à l'enfant
(absentéisme à l'école, etc.).
-
Contravention.
-
Mise sous
tutelle des autres allocations.
-
Saisie du
procureur.
Pour
lutter
contre l'exclusion sociale, Villepin met des flics dans chaque foyer :
les parents devront devenir correspondants du ministère de
l'intérieur auprès de leurs propres enfants s'ils ne
veulent pas voir leurs maigres ressources encore amputées. A la
pauvreté, on répond par encore plus de pauvreté,
à la précarité par la précarité, aux
conséquences de la misère par la punition sociale.
CNT -
bureau
régional RP
Un
tract des sections universitaires et lycéennes de la CNT peut
être
téléchargé en cliquant ici
(format
pdf -
2 pages
- 164
ko). Un
autre
tract,
publié par la commission précarité de la CNT-RP
celui-là, est disponible ici
(format
pdf - 2 pages - 184 ko).
|
GREVE
DE LA FONCTION PUBLIQUE
LE
2 FEVRIER 2006
|
Tract de la
Fédération des Travailleur(se)s de l'Education (FTE)
:
En
grève le 2 et 7 février !
Et
entre ? et après ?
La
CNT-FTE
appelle à la journée de grève unitaire de la
fonction
publique du 02/02. Cette journée avait été
initialement prévue par les
fédérations syndicales "représentatives",
uniquement sur la question
salariale. Mais pour nous, un élargissement est indispensable en
pointant l’austérité budgétaire, la remise
en cause des droits des
personnels et en dénonçant les logiques de casse des
services publics.
Au
delà,
avec le Contrat Première Embauche, c’est le monde du
travail
et la jeunesse qui se trouvent encore attaqués. Cette
dégradation
sociale généralisée n’épargnera pas
l’école ! La CNT-FTE appelle donc à
la grève le 07/02 et à se joindre aux manifestations
syndicales et
étudiantes contre le CPE. Un préavis de grève
reconductible est déposé
entre le 02/02 et le 07/02 pour tous les personnels désirant se
mobiliser plus durablement.
La
dénonciation des choix anti-sociaux de l’Etat sous diktat
du
patronat sera au centre de notre mobilisation tant ils
révèlent des
logiques sociales d’inspiration libérale
désastreuses pour les
personnels comme pour la population dans son ensemble.
Asphyxie
budgétaire
Pour
la
quatrième année consécutive, des suppressions de
postes
touchent le 2nd degré : 2083, auxquelles s’ajoute la
prévision de non
réemploi de 2500 non-titulaires. Le taux d’encadrement en
vie scolaire
poursuit quant à lui son érosion.
Dans
le
primaire, ce sont 694 postes qui sont crées au regard de 34000
élèves en plus soit un ratio de 50 nouveaux
élèves pour un nouvel
enseignant.
Logique
mathématique ? Logique comptable ! Il s’agit
d’appliquer le mot
d’ordre idéologique de destruction d’emplois
publics, au mépris des
réalités et des besoins. Resultat sur le terrain :
surcharge des
classes, recul de la scolarisation des 2-3 ans, réduction
d’options,
fermeture de sections… Autre conséquence
immédiate, c’est l’hécatombe
dans les concours de recrutement du secondaire avec de 30 à
50% de
baisse suivant les disciplines. Autant de jeunes, de chômeurs,
voyant
s’envoler la perspective d’un emploi, à moins de
céder au chantage du
CPE…
Pour
les TOS,
d’après les 1ers échos émanant des
collectivités locales,
la décentralisation va rapidement se traduire par un
déficit de
personnel et une dégradation des conditions de travail : non
remplacement des départs, externalisation de missions au
privé…
Démantèlement
des ZEP
Dans
le cadre du
label « ambition réussite », 200 à 250
collèges, jugés
parmi « les plus en difficulté »
bénéficieront d’un classement EP1.
Cela se traduira par l’affectation de 1.000 enseignant-e-s et
3.000
assistant-e-s pédagogiques supplémentaires. Ces mesures
seront mises en
place à budget constant, avec un redéploiement de
personnels notamment
par la suppression de la ½ heure non- affectée en
5°et en 4°. On
déshabille Paul pour habiller Jacques … Joli tour de
passe-passe !
Cette
concentration sur quelques établissements laisse craindre un
démantèlement rapide du dispositif ZEP (911 zones ou
réseaux
actuellement). Après les EP1, il y aura les EP2 qui devraient
garder
les moyens actuels du dispositif ZEP. Un nombre
indéterminé d’écoles et
collèges, classés EP 3 devront "sortir du dispositif en
trois ans".
Cela signifiera pour eux une perte significative de moyens humains et
financiers, germe des difficultés de demain… En clair, le
ministère va
jouer les pompiers avec quelques établissements et laissera les
autres
dans le dénuement !
Remise
en cause des droits des personnels
Avec
De Robien,
l’offensive contre les statuts est clairement
lancée.
La pression est actuellement très forte pour une hausse du temps
de
travail des enseignants du 2nd degré. Déjà la
circulaire sur les
remplacements obligatoires donne la possibilité de travailler 60
H en
plus par an. La prochaine instauration de la bivalence pour
les
certifiés s’inscrit dans la même logique. On a un
stock x d’élèves, un
stock y de profs et il faut faire coïncider les deux malgré
la
diversité des disciplines et des emplois du temps. Solution :
n’importe
qui fait n’importe quoi, il y a « un prof’ face
à un classe », et les «
objectifs de production » sont remplis ! Staline ou Ford ?
Quelles que
soient les références des conseillers du ministre, elles
sont à
l’opposé de l’éducation, plaçant la
gestion comptable au-dessus de
tout. En suivant ce raisonnement jusqu’au bout, il est à
prévoir une
hausse statutaire du temps de présence en établissements
pour ces
personnels.
Après
la
décentralisation, Les TOS expérimentent eux la notation
négative suite au nouveau système
d’évaluation (circulaire Antoine du
27/10/05). Salaire, retraite, ce système aura des incidences
énormes
sur les carrières et facilitera la caporalisation du personnel.
Il
devrait s’étendre à toutes les catégories de
personnel dans le cadre de
la LOLF.
Toujours
plus précaires
Depuis
2003,
plus de 20000 enseignants non-titulaires ont été mis au
chômage. Le ministère ne propose, aujourd’hui,
presque plus que des
vacations, pour un maximum de 200H/ année et ne donnant pas
droit aux
indemnisations chômage.
Pour
vivre et
conserver les droits aux concours internes, des centaines
d’ex-contractuels ont du intégrer les nouveaux contrats
précaires de
vie scolaire : AE ou pire CAE (remplacement des CES, 20H/semaine et
contrats de 6 mois à 1 an). C’est la spirale de la
précarité ! Pour les
étudiants, ces contrats (plus d’heures et moins
payés) ne permettent
plus, au contraire de l’ancien statut MI/SE, de poursuivre des
études
dans de bonnes conditions.
Dérive
réactionnaire et flicage à tout les étages
Circulaire
sur
la lecture, apprentissage à 14 ans, bourses aux mérites,
sanctions financières contre les parents
d’élèves en difficulté,
apprentissage de la Marseillaise et bientôt de la bible, retour
de la
note de discipline… les annonces du ministère sentent bon
la vieille
France rance. Mais est-ce vraiment par le retour 40 ans en
arrière que
se régleront les problèmes de l’école
d’aujourd’hui ?
Alors
même
qu’il se désengage des services publics, en particulier
dans
les quartiers populaires, l’Etat réaffirme sa
présence à travers la
démagogie sécuritaire. L’Etat policier,
voilà bien le seul “service
public” qui se porte bien aujourd’hui. Permanences
policières dans les
établissements, circulaire musclée à venir contre
les "violences"…
l’école n’y échappe pas. Ces "violences
scolaires" ne sont que le
pendant d’une société toujours plus malade des
inégalités et de la
sélection sociale… La fuite en avant sécuritaire
est le complément de
la politique de casse sociale orchestrée depuis des
années par la
classe politique. A nous de porter un projet social émancipateur
en
alternative !
Quel
avenir pour la jeunesse ?
La
glorification
de l’excellence et de la méritocratie ne sont qu’un
leurre cachant l’essentiel : apprentissage à 14 ans
et "découverte
professionnelle" comme seul horizon pour une majorité de
la jeunesse
populaire. Les "enseignements fondamentaux" du socle commun sont bien
suffisants pour être employable et corvéable par le MEDEF !
La
précarité sera aussi la règle pour ceux qui
s’acharneront à
poursuivre des études. Avec, le Contrat Première
Embauche, les jeunes
de moins de 26 ans seront des salariés de seconde zone.
Exonération de
cotisations sociales, possibilité de virer à tout moment
sans besoin de
justification pendant deux ans… Les jeunes servent
aujourd’hui de
laboratoire pour un dispositif qui risque de se
généraliser à l’avenir.
Les
centrales
"représentatives" ne nous proposent que des mobilisations
en ordre dispersé. Les fonctionnaires le 2, les jeunes le 7,
etc. Alors
que le monde du travail s’était massivement
mobilisé le 4 octobre,
cette stratégie est suicidaire.
Au
contraire,
préparons-nous à une grève dure et
réanimons tous les
instruments démocratiques de lutte (coordinations,
collectifs…) qui
avaient donné sa vitalité et sa richesse au mouvement du
printemps
2003.
Battons-nous
pour une autre école, un autre futur !
Fédération CNT
des travailleur(se)s de
l'Education
(FTE)
|
AU
SUJET DE L'AGRESSION
AU
LYCEE MALRAUX DE BETHUNE
|
Ca
se passe près de chez vous !
Vendredi
27
janvier 2006, agression au sein du lycée Malraux de
Béthune, par des personnes extérieures à
l'établissement, d'un jeune lycéen (tentative de vol de
portable et blessure au cutter). 700 lycéens (chiffres de
La Voix du Nord) ont réagis immédiatement en partant en
manifestation dans la ville. Lundi 30 janvier, deux manifestations de
300 à 400 lycéens se déroulent de nouveau.
Le
syndicat
CNT
SSEC 59-62 (Santé Social Education Culture et en particulier ses
sections des lycées Malraux et Blaringhem de Béthune)
soutient et rejoint la révolte spontanée des
élèves à l'occasion de cet acte inadmissible
relevant primate-ment de la "loi du plus fort" mais tient
aussitôt à mettre en garde contre les
récupérations sécuritaires que peut susciter
l'événement.
Il
rappelle
que
ces dernières années, le personnel adulte d'encadrement
pédagogique et administratif a été drastiquement
amputé, qu'il s'agisse des personnels ATOS (Administratif
et
Technicien Ouvrier de Service) qui viennent de perdre leur statut de
fonctionnaire d'état pour passer à la Région,
qu'il s'agisse de ce que l'on appelait autrefois les "pions", emplois
jeunes et auxiliaires d'enseignement, qui ont été
licenciés en nombre comme des malpropres, qu'il s'agisse du
personnel enseignant qui en 3 ans a perdu 34 postes dans ce
lycée (bientôt les chiffres de cette année vont
tomber ...) !!!
Il
estime
que ce
ne sont pas les miradors, les grilles d'enceinte, les bornes
biométriques, les caméras de
télé-surveillance et l'ouverture des
établissements scolaires à la police qui
résoudront pédagogiquement
et socialement ces
problèmes de violences.
Pire,
ces
solutions sécuritaires
à la « y-a-ka » ne
feront que renforcer l'inégalité et
l'insécurité sociale dans les établissements:
à quand un lycéen poursuivi par un policier au sein d'un
lycée pour délits de faciès et contraint de se
cacher dans une armoire EDF et de s'y faire électrocuter ? A
quand un élève empalé sur une grille qu'il voulait
escalader pour « se faire la belle » ?
Le
lycée
se doit d'être un lieu
de
formation, d'accueil, d'apprentissage
à la vie collective et à la confiance et non pas
un lieu
confiné, en proie à la suspicion, au contrôle, au
« flicage » , à la judiciarisation et aux punitions.
Il
se doit
d'être ouvert sur la cité
et, à Béthune
comme dans la région Nord Pas De Calais, dans un environnement
depuis longtemps, dégradé socialement,
économiquement et écologiquement par un capitalisme
outrancier il doit être richement doté de moyens
matériels et humains pour combattre les inégalités
sociales, l'intolérance et l'ignorance.
Or
en 2005,
c’est 895 postes
d’enseignants que perd le Nord-Pas de
Calais. Et en 2006, c’est 636
postes d’enseignants que perd
la région soit le tiers des suppressions nationales. Et pourquoi
?
Pour
remplacer
les profs par des policiers ?
Pour
remplacer
le personnel d'encadrement et de formation par des caméras et
des grilles ?
Non aux miradors et à la police
dans
les établissements scolaires
Embauche immédiate et en
nombre de personnels enseignants et administratifs qualifiés
Titularisation sans
conditions de tous
les précaires
Syndicat
CNT-SSEC
59/62 (Santé-Social-Education-Culture)
Section
du
lycée Malraux de Béthune
1
rue Broca -
59000 Lille
Tél
: 03
20 56 96 10
Extrait
de « 1984 »
de
Georges Orwell : « Au
loin un
hélicoptère glissa entre les toits, plana un moment,
telle une mouche bleue, puis repartit comme une flèche, dans un
vol courbe. C'était une patrouille qui venait mettre le nez aux
fenêtres des gens. Mais les patrouilles n'avaient pas
d'importance.
Seule comptait la Police de la pensée ».
|
LE
CONTRAT PREMIERE
EMBAUCHE (CPE)
|
Communiqué
confédéral de la CNT :
Le
"Contrat
Première Embauche" : le contrat "no future" pour la
jeunesse !
La
rentrée scolaire 2005 voyait s'établir le CNE. A peine
quatre mois
plus tard , le premier ministre instaure le Contrat Première
Embauche
qui concerne les jeunes de moins de 26 ans quelle que soit la taille de
l'entreprise. La mesure phare du CPE, comme du CNE, c'est
l'instauration de la période d'essai de deux ans après
l’embauche. En
« contrepartie », le premier ministre concède une
allocation chômage de
460 euros par mois pendant deux mois aux jeunes qui se feront licencier
entre 4 mois et 6 mois d’ancienneté.
Allocation-aumône qu’il ose
appeler « avancée sociale majeure ». Les employeurs,
eux,
bénéficieront d’un abattement de charges sociales
pendant trois ans.
C’est
donc
toute une classe d’âge, les jeunes de
moins de 26 ans, qui
entrera désormais sur le marché du travail avec des
protections
sociales quasi-nulles.
Voudrait-on
mettre au pas une jeunesse qui serait non seulement pauvre,
mais insolente ? Voudrait-on mettre à terre cette jeunesse
déjà frappée
de plein fouet par l'injustice sociale ?
En
effet, il
faudrait avoir la mémoire courte pour ne pas se
rappeler
qu'entre le CNE et le CPE, de jeunes émeutiers ont
enflammé les
banlieues. Banlieues dont 40% des jeunes, justement, sont
frappés par
le chômage...Y compris les bons élèves avec
diplômes. La réponse à ces
émeutes : plus de 4500 interpellations et 830
incarcérations, un Etat
d' Urgence et aujourd'hui, le CPE.
Si
l'on
suit
bien le premier ministre, il s'agirait de faciliter
l’embauche en facilitant le licenciement et l’exploitation
des jeunes
pauvres. Décidémment, ce CPE n'innove pas grand chose et
"rompt" encore
moins "avec les politiques menées depuis trente ans", comme s'en
targue
son auteur : il ne fait que reprendre à son compte la vieille
antienne
capitaliste. Corvéables et jetables à merci.
Avec
ce
"Plan
Emploi", le premier ministre est plein d'ambition :
après
les grèves de 2003 contre l'allongement de la durée des
cotisations
pour le droit à la retraite et la diminution des
indemnités, il annonce
aujourd'hui le cumul du travail-retraite ou de plusieurs emplois pour
les salariés les plus modestes. Il y a fort à parier que
ces derniers
vont bientôt perdre tout simplement le droit à la
retraite. Et monsieur
De Villepin prévient ; les attaques contre le code du
travail ne font
que commencer. C'est le Contrat à Durée
Indéterminée qui est visé.
Le
travail
jetable dès le plus jeune âge jusqu'à la
tombe, c'est ce que
le capitalisme nous promet.
Le
patronat n'en
aura jamais fini avec la misère, l'injustice et
l'exploitation.
Opposons-lui
la
grève sans limites !
|
EDUCATION
:
LA
CASSE DU SERVICE PUBLIC SE POURSUIT DANS L’ACADEMIE DE LILLE !
|
Déclaration
inter-syndicale
(CNT, EIL, FAEN, FERC-CGT, FSU, SGEN-CFDT, SUD Educ, UNSA Educ, UNEF,
SUD étudiant) :
Après les propos lénifiants sur «
l’égalité des chances », la «
discrimination positive », la réalité des moyens
mis à disposition de notre académie par le
Ministère fait tomber les masques : la rentrée 2006 se
fera dans des conditions dégradées, une fois de plus.
C’est toujours moins pour le service public
d’éducation à Lille.
- forte baisse des postes aux concours : moins 15% pour les
concours
internes et externes dans le premier degré, de 30% à 50%
de baisse des postes aux concours du second degré, ce qui se
traduira par un déficit de 7 000 enseignants, CPE et Copsy
à la rentrée 2007, les recrutements couvrant moins de la
moitié des besoins générés par les
départs à la retraite. Ce déficit s’ajoute
à celui des années précédentes et ne tient
pas compte de la hausse démographique que connaît le
primaire depuis 2003.
- nouvelles suppressions de postes : elles touchent
particulièrement le second degré (- 636 postes dans notre
académie, soit 30 % du total). – 31 ETP
d’emplois administratifs. Quant aux créations de
postes, elles sont très en-deçà des besoins
criants des établissements : 8 postes pour 1000
élèves supplémentaires dans le premier
degré, 10 postes d’infirmières scolaires. Aucune
annonce sur les assistants sociaux, le personnel de la vie scolaire.
Depuis la rentrée 1998, notre académie perd des emplois
dans le second degré : il s’agit 3568 emplois au
total dans le second degré, avec une accélération
depuis la rentrée 2003 et de tristes records pour la
rentrée 2005 (- 895) et pour celle qui se prépare (-
636). Le rectorat avance la baisse démographique (- 7300
élèves à la rentrée 2006), pour
supprimer un poste pour 11 élèves en moins .
Dans le premier degré, l’augmentation des effectifs depuis
2003 (+ 4000) oblige le rectorat à utiliser un autre
argument et c’est au nom de la « péréquation
» que le premier degré perd 39 postes en trois ans.
Logique mathématique non, logique comptable oui ! Sous la
pression des restrictions budgétaires qui frappent massivement
les services publics et les emplois de fonctionnaires.
A ces suppressions d’emplois annoncées il faut ajouter les
effets des redéploiements déjà inscrits comme le
remplacement à l’interne (190 ETP), les retraits horaires
en 5ème et 4ème (87 ETP) et la mise en œuvre de la
réforme de l’éducation prioritaire ( par
redéploiement de 113 ETP). Année après
année, les ponctions se font plus lourdes, alors que la baisse
démographique s’atténue. Nous contestons fermement
le pseudo argument de l’équité, alors que toutes
les académies souffrent de pénuries de moyens. Cette
dégradation favorise la déscolarisation et le recours
à l’enseignement privé et aux établissements
belges.
Nous en connaissons tous les conséquences pour les
élèves :
- des classes plus chargées
- la baisse de scolarisation des 2-3 ans
- le recul des heures en petits groupes
- une offre d'enseignement et des options réduites ainsi que
des
activités pédagogiques passées à la trappe
(les TPE en terminales, des heures d’aide individualisée
en seconde dans de nombreux lycées, le soutien scolaire en
collège...)
- l’échec scolaire qui ne recule plus dans notre
académie depuis la fin des années 90, comme en
témoignent les résultats aux évaluations 1er
degré et 6ème, les résultats aux examens,
l’évolution de l’orientation au profit des
formations courtes, le recul de la scolarisation... Les organisations
rejettent la proposition de l’apprentissage à 14 ans et le
recul inouï de la scolarité obligatoire.
- les souffrances et les tensions croissantes que cela
engendre dans
les établissements scolaires, dans une région où
l’état d’urgence sociale devrait imposer la
mobilisation de toutes les énergies et des services publics pour
y répondre...
- les difficultés de mise en oeuvre de la nouvelle
loi sur
le handicap, sans moyen supplémentaire, ne permettront pas une
réelle scolarisation des élèves en situation de
handicap dans le cadre d’une politique
d’intégration.
Si le rectorat et le ministère ne renoncent pas à ces
mesures, c’est bien l’ensemble des personnels qui sera
touché et les conditions d’enseignement qui continueront
à se dégrader. Ecoles primaires et maternelles,
collèges, lycées, et lycées professionnels, tous
les établissements sont concernés.
- de plus en plus de collègues sont touchés par des
mesures de carte scolaire ou par des services partagés sur 2 ou
3 établissements, voire affectés en ZR alors que le
volume d’heures sup dans leurs anciens établissements
augmente, et que de nombreux contractuels et vacataires sont mis au
chômage ;
- cette mobilité imposée dans un contexte de suppressions
de postes réduit de façon spectaculaire les perspectives
de mobilité choisie ;
- les conditions déjà très peu favorables pour le
travail en équipe sont encore plus difficiles, de même que
la pérennité de projets pourtant reconnus comme
efficaces, cela ne facilite pas, tout particulièrement, la
résorption des postes de direction vacants
- la formation continue est de moins en moins un droit offert
aux
personnels et ceci s’aggrave par le manque de moyens en
remplaçants
- les conditions de travail de chacun continuent de
se
dégrader, avec le sentiment de plus en plus insupportable de ne
pas pouvoir exercer nos métiers de la façon la plus
efficace, comme s’il s’agissait de nous convaincre de la
fatalité de la difficulté scolaire, de pointer les
difficultés du service public d’éducation, de
focaliser tous les problèmes d’acquisition de la lecture
sur la méthode globale, quand l’école privée
sous contrat échappe aux restrictions budgétaires qui
nous frappent !
- la précarité progresse et, avec elle, les agressions
qu’elle rend plus faciles contre les TZR et les non titulaires,
qu’ils soient enseignants ou personnels vie scolaire .
Loin de cette logique comptable de restrictions budgétaires,
il
faut exiger une politique ambitieuse qui offre à chaque
élève des perspectives réelles
d’élévation des connaissances et des
qualifications. Cela doit passer notamment par la diminution du nombre
d’élèves par classe, par l’allongement de la
scolarité et une réelle mixité sociale. Ce sont
d’autres choix qui s’imposent, traduits par des moyens
à la hauteur des besoins indispensables à la
réussite de tous les jeunes de la région Nord Pas de
Calais.
Les personnels et les étudiants réunis en intersyndicale
demandent donc :
- une présentation claire et complète des objectifs
éducatif de l’académie et de leur mise en
œuvre à la rentrée 2006, pour l’ensemble des
établissements et tout particulièrement en ce qui
concerne l’enseignement prioritaire, qui représente une
part importante des élèves scolarisés dans
l’académie.
- le retrait immédiat des propositions ministérielles qui
viennent d’être faites et un abondement des moyens pour des
créations à la hauteur des besoins réels de
l’académie.
A l’issue du CTPA du 11 janvier, Mme le Recteur s’est fait
l’écho de l’intersyndicale et a contacté le
cabinet du ministre pour demander l’abandon des mesures qui
touchent l’académie.
Face au refus de M. de Robien, l'intersyndicale
appelle dores et
déjà à une journée
de grève le vendredi 20 janvier et à manifester à 14 h 30 à partir
de la Porte de Paris à Lille.
Lille, le 12 janvier 2006.
|
EDUCATION
:
REMPLACEMENTS
"FILLON-DE ROBIEN",
C'EST NON !
|
Déclaration
commune :
CNT,
EIL, FSU,
FERC-CGT, SGEN-CFDT, SNCL, SUD, UNSA.
Les organisations syndicales expriment leur refus de la mise
en place
du décret De Robien sur les remplacements à l'interne.
Faute de vouloir résoudre le véritable problème,
celui des remplacements longs, qui nécessiteraient la
création de postes de titulaires remplaçants,le
gouvernement met en place des mesures inefficaces et vexatoires.
Elles sont inefficaces car environ 40 % des remplacements
sont des
remplacements longs, et elles ne permettent donc ni d'assurer un
véritable suivi pédagogique, ni même d'assurer la
continuité du service public.. Dans l'intérêt des
élèves, il faut faciliter le travail en autonomie
par la modernisation des équipements, par des dotations
suffisantes pour les établissements, et le recrutement de
personnels compétents pour assurer le suivi des
élèves en dehors des cours : documentalistes, MiSE.
Elles sont vexatoires puisqu'elles suggèrent que l'absence
est
un phénomène préoccupant alors que les chiffres
montrent que les taux sont très faibles (4,19% selon le bilan
social de l'académie) et en baisse ces dernières
années ! Elles risquent aussi d'installer au sein des
équipes pédagogiques un climat de tension sous lequel
enseignants et élèves auront beaucoup à
perdre. Cette mesure vise à remettre en cause les statuts des
enseignants, à commencer par les TZR dont les missions,
définies par le décret de 1999, ne correspondent pas au
décret De Robien.
Elles sont néfastes car en leur faisant supporter une charge
de
travail supplémentaire conséquente, elles compromettent
la poursuite de tâches assurées volontairement par les
professeurs en dehors de leur service obligatoire: soutien scolaire,
oraux de bac. blanc, etc
Elles sont enfin dangereuses parce qu'en culpabilisant les
professeurs
qui ont par ailleurs d'autres missions de service public, elles
remettent en cause le droit à la formation et la poursuite de
pratiques pédagogiques anciennes et appréciées de
tous comme les voyages scolaires ou les échanges.
Dans un contexte de réduction des postes, la proposition du
ministre d'affecter un nombre restreint d'HSE prouve que son objectif
est bien de diminuer les moyens mis à disposition de
l'école et de favoriser la flexibilité. Le paradoxe est
que cela empêchera la poursuite d'actions existantes dans
certains établissements sur la base du volontariat.
Les
organisations syndicales appellent
les personnels :
- à refuser l'imposition d'un travail supplémentaire:
en signant des refus collectifs
en s'opposant à toute tentative d'un chef d'établissement
d'imposer un remplacement à tout collègue affecté
ou rattaché à l'établissement
- à se mettre en grève si le chef d'établissement
passait outre. Des préavis ont été
déposés.
- à avertir parents et administration de leurs décisions.
Elles réclament
:
- l'abrogation du décret
- le recrutement de titulaires remplaçants à un niveau de
7 % des corps et l'amélioration de leurs conditions de travail
(notamment le respect de zones de remplacement, et le maintien de zones
de taille réduite qui rendent le remplacement plus efficace
comme le montre le cas de l'académie de Lille)
- l'amélioration de l'encadrement éducatif dans les
établissements.
|
EDUCATION
:
HALTE
A LA PRECARITE !
|
Le
MEDEF en a rêvé... l'Education nationale l'a fait !
- "Dis
Papa, regarde le
clochard qui
mendie à la sortie du
métro. C'est mon prof de français de l'année
dernière !"
- "Ca m'étonnerait,
Kevin,
dans l'Education Nationale ce sont
tous des
fonctionnaires planqués. Allez, c'est pas tout mais il faut que
l'on
fasse les courses de Noël."
Et pourtant, cette année, dans l'indifférence
générale, l'Etat met
plus
de 15 000 non-titulaires au chômage ! Un licenciement
massif sans
aucun
plan social !!
Les non titulaires de l'Education nationale sont employés par le
rectorat, pour des missions de courte de durée , quand il s'agit
de
pallier à un manque de fonctionnaires. Ils sont soit vacataires,
soit
contractuels. Le vacataire est l'intérimaire de l'EN, il est
payé à
l'heure, il n'a pas de congé payé et peut être
viré du jour au
lendemain sans raison valable, il ne touche pas le chômage. Il ne
peut
faire que 200 heures dans l'année, au delà, s'il est
reconduit, il
devient contractuel. Un contractuel a un CDD pouvant durer un an comme
une semaine. Les salaires et l'indemnisation chômage des non
titulaires
sont payés avec des retards pouvant dépasser les 6 mois
ce qui est une
entrave unique au code du travail (une spécificité qui
ferait rougir de
jalousie Ernest-Antoine Sellière). De plus, l'administration
peut
mettre fin à l'indemnisation chômage en cas de refus d'un
poste proposé.
Aujourd'hui, ceux qui sont repris le sont en majorité à
temps partiel
et beaucoup de contractuels repassent vacataires. A la rentrée,
dans
l'académie du Nord Pas de Calais, 700 contractuels n'ont pas
été repris
. Le nombre de postes mis au concours se réduit comme peau de
chagrin,
des concours dans certaine disciplineont été
supprimés en 2006,
notamment ceux qui étaient réservés aux
non-titualires. Et ce ne sont
pas les remplacements De Robien qui vont arranger les choses…
Ainsi,
payés au lance pierre, sans emploi et obligés d'accepter
n'importe quel
poste, les non titulaires sont dans une situation de
précarité sociale
inacceptable.
Pour ces
raisons nous exigeons:
- un nombre de postes mis au concours en adéquation avec les
besoins,
- la garantie de réemploi,
- la prolongation des droits des non titulaires au chômage tant
qu'il n'ont pas été réemployés,
- la titularisation sans condition de tous les précaires de
l'Education nationale.
|
EDUCATION :
BOYCOTT DES
ELECTIONS
PARITAIRES
DU 06/12/05
|
Le
bulletin
CNT-éducation 59/62 est disponible ici au format pdf (4
pages -
175 ko). C'est un spécial "boycott des élections
paritaires". Un extrait est disponible à la rubrique "Bulletin éducation".
A propos de ces élections, la fédération CNT des
travailleur(se)s de l'Education a publié quant à elle un
tract de 2 pages. Il est disponible ici
(format pdf - 143 ko).
|
EDUCATION
:
TOUS
EN GREVE LE 24 NOVEMBRE 2005 !
|
La
FTE - CNT a décidé de se joindre au
mouvement de grève du 24/11/05, dans l’Education Nationale
en l’élargissant à l’ensemble des personnels
du 1er degré à l’université. En effet, dans
le contexte d’explosion sociale généralisée,
il nous paraissait impossible de se limiter à un appel sectoriel
dans le 2nd degré sur la revendication catégorielle des
remplacements De Robien aussi juste soit-elle.
La révolte des jeunes issus des classes populaires, fruit
d’une importante dégradation sociale orchestrée par
les gouvernements successifs, et concentrée dans les banlieues,
depuis de nombreuses années, a été de nouveau
l’occasion pour le gouvernement de poursuivre dans la
surenchère sécuritaire et la casse sociale.
Les déclarations de Villepin sur l’école, au lieu
d’être porteuses d’espoir pour les jeunes, deviennent
un prétexte pour appliquer les aspects les plus
rétrogrades de la loi Fillon, déjà unanimement
rejetée par l’ensemble de la communauté
éducative. En souhaitant instaurer l’apprentissage
dès 14 ans, le gouvernement veut revenir sur l’obligation
de scolarisation de tous les jeunes jusqu’à 16 ans, ceci
s’accompagnant inévitablement de la fin du collège
unique et de la casse du code du travail qui interdit l’emploi de
jeunes de moins de 16 ans. Le collège unique, loin de
bénéficier des moyens à la hauteur de ses projets,
a l’ambition de tenter d’enrayer le déterminisme
social et de faire accéder tous les jeunes à un
même niveau de culture.
Les crédits de l'enseignement scolaire pour 2006 ont
étés votés dans la nuit du 14 au 15/11. Les
députés, compte tenu de la situation en banlieue ont mis
de côté l'amendement qui diminuait ce budget de 80
millions. Par contre, les crédits de l'EN (sans être
augmentés) vont être redistribués
différemment pour donner l'impression que l'Etat se donne les
moyens de gérer la crise actuelle... Ainsi, les
dépenses "personnel du second degré" vont
être réduites de 40 millions ! Cet argent sera
redistribué pour financer : les bourses au mérite (qui
créeront encore plus de cassure entre les jeunes des classes
populaires), l'embauche d'assistants pédagogiques en ZEP,
l’aide aux associations travaillant dans les quartiers sensibles.
Certes il était temps que le gouvernement songe à
rattraper les effets désastreux des coupes budgétaires de
ces dernières années. Par contre il est inadmissible que
cela se fasse à moyens constants et au prix de nouvelles
suppressions de postes d’enseignant-e-s ou d’un gel des
salaires après 5 années d’austérité.
De plus cette journée se place dans un contexte de lutte que
ce
soit par de nombreuses grèves dans le secteur privé
depuis septembre ou de défense des services publics, dont les
populations défavorisées sont les premières
bénéficiaires, avec les mobilisations des
travailleurs-euses d’EDF et de la SNCF. En effet les
privatisations touchent tous les secteurs, que ce soit des
prémices (comme à la SNCF, EDF, RTM) ou des
aboutissements (SNCM).
La CNT-FTE est résolument contre les remplacements De Robien
et
milite activement dans ses sections contre son application au sein de
nos établissements. Mais l’exacerbation actuelle de la
question sociale impose d’élargir le cadre de cette
journée de grève. Celle-ci peut-être une
étape dans la création d’une lutte
interprofessionnelle sur les thématiques qui nous unissent :
précarité, emploi, salaires et conditions de vie,
défense des services publics. Ensemble, il est temps
d’apporter une réponse à la hauteur des attaques
que nous subissons. En ce sens la CNT-FTE a déposé un
préavis de grève reconductible à partir du jeudi
24 novembre pour l’ensemble des personnels de
l’Education Nationale.
Bref compte-rendu de la
journée :
Un mouvement de grève pas très bien suivi (20 % dans
l'académie), une
toute petite manif à l'appel de la CGT, de la CNT, de la FSU, de
FO et
de SUD
(300 personnes !), une quasi atonie et un défilé
funèbre des cortèges
CGT, FSU, FO et SUD... mais un cortège CNT sympathique et
plutôt original
: présence autour de leur banderole d'une dizaine de
lycéens et
lycéennes de la toute nouvelle section CNT-FAL de Lille (les
seuls
lycéens présents dans la manif semble-t-il) +
présence de travailleurs
de l'éducation jamais vus dans les cortèges CNT +
animation sonore du
type "Etat d'urgence,
état
d'urgence sociale !", "Dans
les quartiers,
dans les usines, dans les bureaux, dans les écoles... c'est tous
ensemble qu'il faut lutter", etc.
Les personnels des résidences et restaurants universitaires
sont en grève les 22, 23 et 24 novembre. Ils dénoncent:
- le manque d'embauche (dispositif d'embauche annuel en
baisse,
création de restaurants sans création de postes)
- la précarité de plus en plus présente (pas
d'acquis sociaux liés à leur statut)
- la dégradation des conditions de travail (surcharge de
travail, passage de 4 à 2 personnes pour les mêmes
tâches).
CETTE SITUATION EST INTOLERABLE !!!
Nous ne pouvons pas
accepter la
dégradation du service public du CROUS.
Nous ne pouvons pas accepter la privatisation du CROUS qui se profile
derrière cette situation.
Etudiant-e-s et
personnels
TOUTES
ET TOUS
ENSEMBLE !!!
Appel à un rassemblement
solidaire mercredi
et jeudi devant le R.U. Flers (Lille3).
CNT - Sud
étudiant-e - UNEF
FACE
A LA PRECARITE, UNE
SEULE SOLUTION :
L’ACTION
COLLECTIVE… ET TOUT DE SUITE !
Dans
un contexte de précarité
ambiante, les
personnels du CROUS ont décidé de passer à
l’action en déclenchant un
mouvement de grève de 3 jours (22, 23 et 24 novembre). En plus
de
soutenir leur grève, on ne peut que les rejoindre dans la lutte,
non
seulement parce que nous ne pouvons pas accepter la
précarité mais
aussi parce que ce contre quoi ils et elles luttent nous concerne
tous : le prix du ticket RU et du loyer en cité U augmente
chaque
année , les services du CROUS se dégradent (par
exemple la suppression
du menu diététique de la salle pizza du RU Flers à
Lille3) .
Des
grévistes occupent le devant du Flers à Lille3
depuis mardi
(mais aussi devant d’autres RU dans l’académie), et
les étudiants ont
ainsi pu les rencontrer. Il en ressort que les personnels
attendent
une initiative des étudiants et qu’ils veulent au
moins mettre un
terme :
-
A L’ABSENCE D’EMBAUCHE : le
CROUS n’embauche plus, et ce malgré l’ouverture de
restaurants qui
n'est comblée que par un transfert de personnels
déjà existants (sous
prétexte que la grille d’emplois est pleine). Les
personnels partis à
la retraite ne sont plus remplacés.
-
AUX CONTRATS PRECAIRES : comme
pour les personnels IATOS de catégorie C de Lille3, la
titularisation
des personnels ne se fait pas. L’heure en est aux CDD (souvent
sur une
période allant de septembre à juin, ne donnant pas le
droit à des
congés payés !). Proportion importante de personnels
travaillant à
temps incomplet, principalement des femmes.
-
AUX SALAIRES INSUFFISANTS : le travail à temps
complet correspond à un
salaire qui
dépasse à peine le SMIC tandis que les dans le même
temps les
gestionnaires de restaurants obtiennent des primes en fonction du
nombre de repas vendus (eh oui ! la grève ne satisfait pas
ces
profiteurs qui s’en mettent plein les poches sur le do du
personnel !).
-
A LA DEGRADATION CONTINUE DES CONDITIONS DE
TRAVAIL : de
moins en moins de personnels et
par conséquent charge de travail accrue. Le nombre de personnels
par
services ne cesse de diminuer. Ainsi dans les cités U, les
femmes de
ménage ne sont plus que 2 par bâtiment (contre 4
auparavant) et si une
est malade…charge à l’autre de faire son
travail ! Pour les restos U,
prenons l’exemple de la rôtisserie du resto Flers (lille3)
où il manque
des personnes comparativement aux années
précédentes. Et puis cette
charge de travail accrue est amplifiée par une demande de
chiffres
incessante de la part des gestionnaires (« plus je vend,
plus je
gagne »), vive les pressions exercées sur les
personnels, tandis que
les consignes visant à réduire ce qui se trouve dans nos
assiettes est
à l’ordre du jour. Question matériel, il est
insuffisant et pas
toujours adapté (la carte CROUS occasionne bien des soucis pour
les
personnels…), en particulier pour les agents d’entretien.
FACE
A CELA, nous,
étudiants,
allons-nous continuer à garder tête baissée ?
Allons- nous nous
contenter d’attendre la fin de la grève et, pourquoi pas,
applaudir la
réouverture des RU ? Acceptons- nous cette situation pour
les
personnels et le devenir du CROUS qui tend progressivement à la
privatisation ? Ne sommes- nous pas également
touchés par la précarité
si on en juge par exemple le nombre important d’étudiants
qui se
salarient pour financer leurs études, les critères
d’attribution de
bourses et leur montant insuffisant, la pénurie de logements
universitaires… ?
Hier,
mercredi 23
novembre, les grévistes se sont rendus ensemble au CROUS afin de
rencontrer le directeur et obtenir satisfaction (13ème mois,
embauches,...). Mais le directeur a refusé de céder et
adopte la langue
de bois ...Plus que jamais rejoignons les personnels !
PASSONS
A L’ACTION !!!
ASSEMBLEE
GENERALE CE JEUDI 24 NOVEMBRE A 18H
RDV
DEVANT LE FLERS (resto U
à proximité BU de Lille3) A 18H
ETUDIANTS
–
PERSONNELS :
TOUS
ET TOUTES ENSEMBLE !
CNT - syndicat
SSEC 59/62 - section universitaire de Lille
|
DES ETUDIANTS S.D.F. :
CA SUFFIT !
|
Appel
du comité de lutte "logement
étudiant"
soutenu par le syndicat SUD-étudiant et la section universitaire
de la
CNT :
DES
ETUDIANT-E-S SDF ! CA SUFFIT !
Cette
année, nous connaissons de nouveau une pénurie de
logements
universitaires. La liste des étudiants en attente d’une
chambre ne
cesse de croître.
A
l’occasion d’un premier recensement il y a une semaine, une
soixantaine
d’étudiants des universités de Lille se sont
déclarés dans une
situation d’extrême précarité vis a vis de
leur logement. Selon de
nombreux témoignages ce n’est que l’arbre qui cache
la forêt. Des
témoignages révoltants :certains vadrouillent de
foyers en foyers avec
leur « maison » sur le dos, d’autres
vivent à quatre dans 9m2...
D’autres font plusieurs heures de trajet par jour ou sont
obligés de
vivre dans des logements insalubres ou trop chers par manque de choix.
Le CROUS
impose des quotas discriminatoires pour l’attribution des
logements. Un
nombre déterminé et trop bas de logements est
attribué aux étudiants
étrangers sachant que ce sont les plus précaires. Aussi,
le recteur
d’académie qui a reçu une enveloppe
budgétaire à des fins de
réhabilitation des résidences universitaires, continue de
geler ce
budget.
Suite à
une
première réunion, les responsables du CROUS ont
accepté de recevoir une
délégation vendredi dernier. Les solutions
proposées ne répondent pas
aux besoins.
L’action
continue !
De
l’argent il y
en a.
Rappelons leur les priorités :
-
un
logement pour tous
(mise en place d’un plan d’urgence)
-
suppression
des six mois
de caution
-
création
d’une instance
pour palier l’absence de garants
-
suppression
des quotas
sur les étudiants étrangers
-
suppression
de la
priorité accordée aux étudiants de
troisième cycle
-
constructions
et
rénovations de résidences universitaires
Pour
mettre un terme à la précarité étudiante,
pour que chaque étudiant
puisse se loger décemment, nous avons besoin de la mobilisation
de tous
et de toutes !
MANIFESTATION
JEUDI 13 OCTOBRE
RASSEMBLEMENT 14H30, PLACE REPUBLIQUE, LILLE
A
l’appel du comité de lutte « logement
étudiant » soutenu par la section universitaire de la CNT
et SUD-étudiant-e.
|
GREVE
INTERPRO DU 4 OCTOBRE :
APPEL
DE LA FEDERATION CNT-EDUCATION
|
La fédération CNT des
travailleurs de l'éducation
(CNT-FTE) appelle l'ensemble des travailleurs-euses de l'Education
Nationale à se mobiliser massivement dans le cadre de la
journée de grève interprofessionnelle unitaire du 4
octobre 2005.
Cette journée doit être
une première étape
de lutte interprofessionnelle. En effet les attaques
contre les
salariés se multiplient, dans l'éducation comme ailleurs.
Une nouvelle fois, cet été, les mauvais coups ont plu, le
gouvernement continuant sa politique de démolition sociale.
En déréglementant toujours plus le droit du travail, il
cherche à plonger un nombre grandissant de travailleurs dans la
précarité. Il commence ainsi par s'attaquer aux
entreprises de moins de 20 salariés avec l'instauration du
contrat nouvelle embauche (CNE), ce qui touchera 40% des travailleurs.
De tels contrats sont bien entendu une nouvelle banderille contre le
droit de grève, car il est bien évident qu'une personne
employée en CNE ne pourra se permettre de revendiquer aucune
amélioration de ses conditions de travail, en sachant que
pendant 2 ans il pourra être viré sans motif.
La destruction des services publics se poursuit avec la
prévision de privatisation d'EDF dans les semaines à
venir.
Pour
l'Education, le
remplacement obligatoire des professeurs
absents par leurs collègues est une attaque sans
précédent contre les conditions et le temps de travail
des enseignants tout comme une dégradation de la qualité
des enseignements reçus par les élèves.
L'adoption
en catimini des décrets d'application de la loi Fillon,
rejetée unanimement par l'ensemble de la communauté
éducative, va accentuer un peu plus les inégalités
scolaires dans le cadre d'une école libérale et
autoritaire.
Ajoutons à cela la décentralisation
programmée des personnels TOS dans les mois qui viennent.
Celle-ci ne sera rien d'autre que la première étape de la
privatisation des missions d'entretien des établissements
scolaires.
De plus, nous subissons de plein fouet depuis trois ans une
politique
brutale d'austérité budgétaire qui aggrave nos
conditions de travail avec des milliers de postes supprimés et
des milliers de non-titulaires au chômage.
Dans un tel
contexte, la CNT-FTE
dénonce l'attitude des
directions confédérales qui appellent les
travailleurs-euses à se mobiliser une seule journée, sur
les mêmes thèmes que le 10 mars. Cette journée qui
avait vu 1 million de personnes dans la rue, dont un nombre important
de travailleurs-euses du privé, était restée sans
suite malgré sa réussite. La CNT-FTE militera au
côté de tous les syndicats et de tous les
travailleurs-euses qui tenteront de dépasser ce cadre pour
offrir une réponse à la hauteur des attaques subies. La
CNT-FTE appelle donc tous les travailleurs-euses à se
réunir dans des assemblées générales le 4
octobre pour décider des suites à donner à cette
journée.
|
EDUCATION
:
LA
QUESTION DES REMPLACEMENTS
|
Remplacements
obligatoires ?
Ils
sont
organisés par le décret n°2005-1035 du 26/08/2005
ainsi que la note de service n° 2005-130 du 30/08/2005.
Extraits:
" ... le chef
d'établissement
désigne les personnels chargés d'assurer des
enseignements complémentaires pour pallier une absence de courte
durée. ... les personnels enseignants des établissements
d'enseignement du second degré ne peuvent être tenus ...,
d'assurer, ... plus de soixante heures supplémentaires par
année scolaire. Un enseignant ne peut être tenu
d'effectuer plus de cinq heures supplémentaires par semaine..."
Statutairement, le chef d'établissement pouvait
déjà imposer une heure supplémentaire par semaine.
Dans ce cas il ne pourra en imposer que 4 hebdomadaires à
hauteur de 60 heures annuelles.
Sur
la base du
volontariat, dans un premier temps, ce dispositif sera obligatoire
dès le 1er janvier 2006. Sa mise en place se fera sous la
responsabilité des chefs d'établissements qui voient
ainsi augmenter leurs pouvoirs hiérarchiques. Chaque chef
d'établissement doit présenter en CA un protocole
définissant la modalité d'application de ces
remplacements. Ces heures supplémentaires seront
rémunérées au tarif des HSE majorées de
25%. Nous devons être prévenus, au minimum, 24H avant un
tel remplacement.
Pour
la CNT FTE,
ce
décret est totalement
inacceptable et dangereux.
(18
x 2) + (5 x
2) = 46
Chacun
de nous
pourra donc concrètement se voir imposer un emploi du temps
démesuré avec au maximum 46H (cours, préparation
et autres activités compris) de travail par semaine, sur un
trimestre au minimum (60 h / 5 = 12 semaines). Cette augmentation de la
charge de travail bien peu anodine (jusqu'à 30 %
supplémentaire) ne manquera pas de générer fatigue
et stress. Au-delà, pour les mères et pères, ceux
qui poursuivent des études, qui participent à la vie de
la cité ou qui pratiquent une saine activité sportive ou
un hobby. : quid de notre vie privée face à la contrainte
horaire et la flexibilité ?
Une aberration pédagogique
Le
ministère nous présente habilement cette mesure comme
étant prise dans l'intérêt des
élèves. Mais tout professeur honnête sait qu'au
delà de 18H de cours, la qualité de son travail s'en
ressent et que ce sont les élèves qui en pâtiront !
Quelle qualité des enseignements au vu du peu de temps de
préparation pour répondre à ce remplacement ? Cela
sera d'autant plus dur dans les établissements difficiles
où l'investissement en temps, en dehors des heures
d'enseignement, est déjà important. De plus, le
remplacement se fera dans la matière de l'enseignant
remplaçant et pas dans celle du remplacé. Quel
intérêt pédagogique, par exemple, pour un
élève de collège de faire 8 heures de maths et 2
heures de français une semaine puis 1 heure de
d'histoire-géo et 9 heure de français une autre ? Bien
peu effectivement. ! Cette mesure s'apparente donc plus à
l'institution d'une halte-garderie pour masquer les carences de
l'institution face à la colère légitime des
familles. Mais qui est responsable de ces carences ? Le
ministère, pas nous !
Une
question d'argent ?
Le
ministère compte beaucoup sur la carotte financière pour
faire passer ce dispositif, à défaut d'employer le
bâton après le 1er janvier 2006. Alors, ces HSE
majorées seraient la réponse miracle à un pouvoir
d'achat en berne depuis 2000 ? Certainement pas ! Au lieu de ce
pis-aller qui ne profitera qu'à quelques-uns, il est
impératif de se battre collectivement pour une vraie
revalorisation salariale généralisée.
Si
il est
question d'argent, c'est bien pour le ministère qui poursuit sa
politique d'économie financière au mépris des
réalités, de destruction de postes et de licenciement des
précaires.
Le
vrai scandale
Cette
année, 3400 emplois de profs sont supprimés dans les
collèges et lycées. Le budget 2006 prévoit d'ores
et déjà 3000 suppressions supplémentaires. Depuis
2003, ce sont ainsi plus de 10000 ETP (Equivalent Temps Plein) qui ont
disparu. Dans le même temps, environ 17000 ETP de non titulaires
sont supprimés et ces collègues se retrouvent au
chômage. Ces restrictions budgétaires et cette politique
du flux tendu n'expliquent-elles pas le problème
récurrent des profs absents non remplacés ? Les
collègues non titulaires jetés à la rue, ne
participaient-ils pas, au contraire, à la résolution de
ce problème, en assurant nombre de remplacements ? N'aurait-il
pas alors été plus intelligent de les intégrer par
la titularisation ? Certainement !
Qui
est
responsable de cette politique calamiteuse, le gouvernement pas nous !
Pourtant, c'est encore à nous que l'on demande, à moindre
coût, un effort supplémentaire. bonjour l'arnaque !
Une
menace pour les statuts
Sous
couvert de
volontariat, cette surcharge de travail ouvre la porte à une
future hausse statutaire de notre présence en
établissement qui, rappelons-le, était
préconisée dans le rapport Thélot. Ces horaires
flexibles nous rappellent également l'annualisation du temps de
travail repoussée en 2000, en LP, après une grève
dure. L'introduction d'une mention complémentaire aux Capes va
dans le même sens : un prof d'histoire-géo pourra
enseigner le français, et vice versa. Il s'agit de banaliser la
pratique des compléments de service et de constituer des
réserves dans lesquelles piocher pour assurer les remplacements.
La boucle est bouclée !
La
CNT- FTE appelle à la désobéissance collective !
Refusons
ces réquisitions !
Comment
lutter ?
Le
ministère cherche à nous diviser avec une mesure qui fait
la part belle aux comportements individualistes (je veux de l'argent
donc je fais des heures sup même si je sais que cela coûte
son emploi à un précaire, par exemple). Au contraire,
nous devons lui opposer une réponse collective et ferme, seule
à même de tenir face aux pressions hiérarchiques
qui ne manqueront pas.
Réunissons
nous en AG d'établissement, lors de l'Heure d'Information
Syndicale mensuelle, pour refuser ensemble cette mesure et bloquer les
protocoles.
Demandons,
imposons :
-
Suppression du
décret n°2005-1035.
-
Le
rétablissement des postes supprimés / L'accroissement du
nombre de postes aux concours.
-
La
ré-embauche de tous les précaires des années
précédentes et leur titularisation sans conditions.
- Revalorisation
généralisée des salaires, avec un effort
supplémentaire pour les bas salaires.
La
fédération CNT
des travailleurs de l'éducation
Ce
texte est disponible ici
sous la forme d'un tract maquetté
(format pdf - 2 pages - 131 ko).
« Une rentrée
scolaire placée sous le signe de la confiance » : ce sont
les mots du
rutilant De Robien. le nouveau ministre multiplie
les gestes d’apaisement envers les enseignants et les personnels
éducatifs, les assurant de son soutien et de sa bonne
volonté.
Pourtant, derrière les sourires, toujours le même rouleau
compresseur :
gestion de la pénurie et précarisation, poursuite de la
réforme Fillon…
- Toujours moins de
postes:
3400 emplois de profs supprimés dans les
collèges et lycées, au prétexte de la fameuse
baisse démographique
qu'aucun d'entre nous ne peut jamais mesurer dans sa classe... le
budget 2006 prévoit d'ores et déjà 3000
suppressions supplémentaires.
Création de 700 postes dans le 1er degré: il en faudrait
au moins 2500
pour faire face à l'afflux de 46000 nouveaux
élèves. Dans ce cas-là, on
est moins sourcilleux sur la démographie ! 15 000 postes
d’enseignants
en moins (statutaires et non statutaires) en 3 ans voilà le
triste
bilan du gouvernement Raffarin.
- Toujours plus
de
précarité: l’éducation nationale est
un grand
employeur de précaires, avec environ 1 personnel sur 10 !
Après les
aides-éducateurs, après les assistant d'éducation,
voilà le temps des «
emplois de vie scolaire ». De Robien, grand seigneur, en annonce
45000.
Il oublie de signaler que ce chiffre intègre la «
reconversion » des
27000 CES et CEC qui vont arriver au terme de leur contrat. Il oublie
aussi de rappeler que cela reste dérisoire par rapport au
déficit
accumulé depuis 2003: 30000 emplois d’encadrement
éducatif supprimés
avec le non renouvellement des emplois-jeunes et la fin des Mi-se,
disparition de 60000 CES… Ces emplois, en fait des CAE (contrats
d’accompagnement à l’emploi), prévus dans le
cadre de la loi de
cohésion sociale de Borloo sont encore plus précaires que
ceux qui les
ont précédés. D’une durée de 6
à 24 mois maximum, sur la base d’une
durée annuelle de 1607 heures, ils seront payés en
dessous du Smic.
Pour ce qui est des personnels enseignants, la logique entamée
l’année
dernière avec la mise au chômage d’un grand nombre
de profs
contractuels devrait se poursuivre avec l’embauche majoritaire de
vacataires.
- Quant aux TOS,
ils seront
décentralisés à partir de janvier 2006 sans
aucune garantie quant à leurs futurs statuts et conditions de
travail.
Derrière la décentralisation se profile la privatisation
de l’entretien
des établissements, et par là même la
dégradation du cadre
d’apprentissage.
Face à cette entreprise de casse,
nous réaffirmons notre refus de la
démultiplication des statuts et la nécessité de la
titularisation de
tous les précaires sans condition de concours ni de
nationalité. A
travail égal, statuts et salaires égaux ! Retrait de la
loi de décentralisation et des décrets de la loi Fillon !
Passage en force de la loi de
régression scolaire Fillon
Après l’affichage d’une pseudo volonté de
dialogue en juin, le
gouvernement a profité de l’été pour faire
passer les décrets
d’application d’une loi majoritairement refusée par
la communauté
éducative. Un refus que les lycéens ont mis en pratique
avec
détermination, ce qui leur a valu une répression brutale.
Plusieurs
d’entre eux ont été lourdement condamnés et
risquent de l’être encore
si nous ne parvenons pas à imposer l’arrêt des
poursuites et la levée
des sanctions.
- Les TPE,
que les
lycéens ont défendu avec ardeur sont supprimés ;
la
raison invoquée de leur disparition était de se servir
des heures
libérées pour l’apprentissage des langues vivants
en petits groupes. A
l’arrivée, ce n’est même pas le cas !
- Les « PPRE »
ou
programmes personnalisés de réussite éducative :
sans
aucun effort en termes de moyens, cela risque fort de ressembler
à un
effet d’annonce. De plus, cette mesure en insistant sur
l’individualisation de l’aide au détriment
d’une action globale
s’inscrit dans une remise en cause de la politique des ZEP.
- Le « socle
commun des
compétences », véritable RMI scolaire est
mis
en place sous la nouvelle dénomination : « décret
relatif aux
dispositifs d’aide et de soutien pour la réussite des
élèves au collège
». Il doit être défini début octobre par le
haut conseil de
l’éducation autour des compétences de base :
maîtrise de la langue et
des principales notions de mathématiques, d’une langue
vivante
étrangère et des techniques usuelles d’information
et de communication.
Le reste des enseignements risque bien de ne plus être totalement
obligatoire : qu’importe puisqu’il s’agit de
naturaliser les
difficultés et de faire des élèves les plus
fragiles de la chair à
patrons !
- Le
développement de
l’apprentissage dès la 4ème. En plus de
multiplier les sorties avant la fin de 3ème, on favorise les
centres
d’apprentissages privés, au détriment de la
formation professionnelle
publique. Même logique de privatisation rampante et de tri
social
avec la nouvelle troisième, option découverte
professionnelle,
présentée comme une simple option supplémentaire,
et surtout pas comme
l’émergence d’une filière
ségrégative !
- L’affirmation
d’une
école réactionnaire et autoritaire : avec
l’apprentissage obligatoire de la Marseillaise,
l’instauration d’une
note de vie scolaire comptant pour l’obtention du brevet,
et la
création de bourses au mérite. Ces dernières
délivrées, pour une part,
automatiquement aux élèves bénéficiaires
d’une mention au brevet, pour
l’autre part autour de la notion arbitraire «
d’effort ». Et tout cela
en fonction des budgets des académies. Ainsi, crée-t-on
les bons
pauvres et les mauvais, les chanceux (vivant dans une région
riche) et
les plus mal lotis…
-
L’augmentation du temps de
travail par l’imposition du remplacement
de courte durée. Sur la base du volontariat dans un
premier temps, ce
dispositif mis en place par le chef d’établissement sera
obligatoire
dès le 1er janvier 2006 à la hauteur de 60 H maximum par
an et 5 H par
semaine. Réduire toujours plus le nombre des enseignants en les
faisant travailler toujours plus, en se fichant de la
qualité du
service rendu, tel est la politique ministérielle, au nom de la
rentabilité financière ! L’introduction d’une
mention complémentaire
aux Capes va dans le même sens : un prof
d’histoire-géo pourra
enseigner le français, et vice versa. Il s’agit de
banaliser la
pratique des compléments de service et de constituer des
réserves dans
lesquelles piocher pour assurer les remplacements.
L’école
qu’on nous propose est bien celle de ce gouvernement MEDEF qui
se débarrasse un à un de tous les acquis sociaux, de
toute idée de
garantie collective. La liquidation de la protection sociale
(retraites, sécu…), du droit du travail
accélérée avec les ordonnances
Villepin s’accompagne inévitablement des armes de la
répression
(lycéens et syndicalistes arrêtés, mis à
pied, licenciés…) et de la
stigmatisation des populations les plus fragiles. On parle de
rentrée
calamiteuse, mais pour certains, il n’y a pas eu de
rentrée du tout :
pour les enfants qui ont perdu la vie parce qu’ils étaient
relégués
dans des logements insalubres, pour ceux qui ont été
expulsés au
prétexte de leur sécurité, ou expulsés tout
court pendant l’été. Ce
gouvernement qui propose de nettoyer au carsher toute la misère
du
monde en la renvoyant chez elle ou en la mettant derrière des
barreaux
doit trouver des adversaires à sa taille.
Il
y a urgence à se battre en étant déterminés
et nombreux. Dans notre
secteur, auto-organisons nous et construisons un mouvement fort pour un
service public d’éducation de qualité, pour une
école égalitaire et
émancipatrice. Joignons nous aux luttes de tous les
travailleurs,
exigeant d’autres conditions de travail et d’existence.
CNT
- fédération des travailleurs de l'éducation
6
septembre 2005
Une
version maquettée de ce tract
est disponible ici (2 pages - format pdf - 150
ko).
|
LUTTES
UNIVERSITAIRES :
BILAN ET PERSPECTIVES
|
CONTRE
la
récupération des syndicats !
POUR
l’autogestion des luttes !
Suite
à la
réforme LMD et donc la semestrialisation accrue
qui en a découlé,
l’administration en a
profité pour modifier le calendrier universitaire. Alors que
jusque là les
sessions de rattrapage se
faisaient en
septembre, nous en
avons eu en 2004-2005
une session par semestre.
Lesdites
sessions de rattrapage deviennent alors caduques et empiètent
sur le temps de
cours. Plutôt que d’apprendre, passons des examens. Et les
étudiants salariés
peuvent aller se brosser, perdant
un des
rares
dispositifs, la session de septembre, qui leur permettait de concilier
travail
et études.
Au
cours de l’année scolaire
2004/2005 (janvier – février),
une pétition a
été lancée, réclamant le
rétablissement de la session de septembre et
recueillant environ 300 signatures. Vu les difficultés
techniques de faire
connaître une pétition (peu de moyens de la faire
connaître, impossibilité de
rencontrer tous les étudiants certains ne venant que rarement,
étant
salariés...) et donc de faire signer les éventuels
partisans, le chiffre n’est
pas négligeable. Le Président de
l’université se plaît à souligner le faible
nombre de signatures comparé aux nombres
d’étudiants inscrits à Lille 3, mais
il ne se risque jamais à leur demander directement leur avis
alors que lui
en a les moyens (un référendum par exemple), il
préfère discuter avec les
« élus » étudiants,
considérés comme représentatifs, du haut des 5 %
de participation aux élections universitaires.
Dans
la foulée
de cette pétition, a été créé un
collectif
autogéré, le Collectif des étudiants et personnels
de Lille 3. Ce collectif (http://collectiflille3.forumactif.com
)
était ouvert à tous, étudiants, enseignants et
personnels, était indépendant
des syndicats et fonctionnait de manière
autogérée, c’est-à-dire que toutes les
décisions y étaient prises par la base, sans
bureaucratie. A chaque réunion
étaient mandatés par les membres de
l’Assemblée générale un
« Président de
séance », un secrétaire et un
modérateur, sur le principe de la rotation
des tâches, afin d’éviter les professionnels du
mandat. Le collectif qui
s’opposait d’abord uniquement à la suppression de la
session de septembre, a
élargi son implication en s’opposant à la
réforme LMD et autres réformes
libérales de l’éducation nationale (LOPRI, loi
Fillon sur l’enseignement
secondaire, nouvelle procédure de notation/évaluation des
personnels...).
La
FAU Lille (section
universitaire de la CNT), tout comme SUD étudiantEs, est en
accord avec les
positions prises par ce collectif de Lille3 et ne peut que se
réjouir du
caractère auto-gestionnaire de ce dernier.
A noter, en revanche, le silence de la « représentative »
UNEF.
Début
juin, une
délégation (mandatée par le collectif) a
rencontré le Président de l’université Philippe
Rousseau et la Vice-présidente du CEVU Claire Lecointre
pour
remettre les pétitions
demandant que
soit rétablie la session de septembre. L’entrevue, certes,
fut courtoise, mais
au final, la revendication n’a pas été prise en
compte.
Dans
la
continuité, il a été décidé lors
d’une Assemblée
Générale une occupation du
Conseil d’Administration
pour pouvoir être tout de même un peu entendu, CA dans
lequel devait
être voté le calendrier pour l’année
2005/2006. Grâce à la pression des
militants présents (et non pas grâce à celle des
élus de l’UNEF, qui n’ont
comme pouvoir que leur connivence avec la présidence de
l’université), le vote
a été reporté, ce qui donnait
la possibilité
d’organiser des Assemblées Générales par
UFR, permettant de réfléchir à des
alternatives aux calendriers discutés dans les conseils
centraux, tout en
prenant en compte les problèmes concrets rencontrés par
les étudiants suite à
l’instauration du nouveau calendrier dans chaque UFR. Malheureusement
le contexte de la période d’examens ainsi que la
passivité assumée de
nombreuses personnes (toujours en attente des autres et sans prendre
d’initiatives ou sans participer à ce qui se fait telles
que Assemblées
Générales et les actions qui en découlent)
n’a pas favorisé une multiplication
d’AG par UFR très suivies. Au final, seul l’UFR
études romanes et de langues
slaves et orientales a donné lieu à une AG bien suivie,
commune à étudiants et
profs : leur choix se porta sur un calendrier fixant les
rattrapages en
juin.
Au
CA suivant, trois
calendriers ont été proposés. Le moins
mauvais a été voté :
celui proposé par
l’AG
d’UFR études romanes et de langues
slaves et orientales mais modifié dans le mauvais sens par
l’administration ; au final ce calendrier prévoit en
effet une session de
rattrapage du 1er semestre qui suit
immédiatement la
première
session du 2ème semestre ! Voilà un
fait
qui démontre une fois
de plus que le LMD débouche sur des mesures nocives à la
pédagogie et toujours
plus hostiles aux conditions d’études des étudiants
salariés ! Néanmoins
si ce moins mauvais a pu être obtenu c’est bien
grâce à la pression des personnes
réunies en Assemblée Générale et non
pas à
l’UNEF, contrairement à ses affirmations
frauduleuses : ses élus s’étant
par exemple positionné lors du dernier CEVU
consacré aux calendriers pour une rentrée…le 12
septembre !!! Par
ailleurs l’UNEF n’a JAMAIS apporté son moindre
soutien, moral ou matériel, au
Collectif des étudiants personnels de Lille 3 car en
opposition à certaines de ses revendications, notamment sur
le thème de
la session de septembre, pour laquelle l’UNEF se
caractérise par son défaitisme
et son inactivité. Pour faire aboutir vos revendications, voter
aux élections
universitaires ne peut que bercer d’illusions. L’essentiel
est dans la lutte.
Et celle-ci doit continuer, ayant trop peu obtenu pour le moment. Nous n’aurons que ce que nous
prendrons
et ce qui est à
prendre ne se fera pas par le biais des conseils centraux qui en fin de
compte
s’accaparent autoritairement toutes les décisions
relatives à l’université au
détriment des étudiants et personnels qui la composent.
Face au
LMD et à ses retombées :
RESISTANCE !
Ne
laissons pas la démocratie dite
« représentative » entraver notre
volonté de changement au détriment
du sens collectif que peut lui donner
une
mobilisation
collective.
La rentrée prochaine
sonnera t-elle la riposte
collective ?
Une
version maquettée de ce tract
est disponible ici (2 pages - format pdf - 91
ko).
A.G.
MODE D'EMPLOI
Partout ou elle est implantée, la CNT milite pour
l'auto-organisation des luttes, l'action directe et autonome des
personnels, parents et élèves en lutte. Elle
considère que le syndicat doit être un instrument au
service des luttes et non la courroie de transmission de
l'Administration ou des partis politiques.
Indispensable dans un mouvement revendicatif parce qu'elle
permet
à tous et à toutes de s'exprimer et de prendre
collectivement des décisions, reconduire ou suspendre une
grève par exemple, l'AG doit fonctionner de manière
à être une instance de démocratie directe et non un
instrument de manipulation.
- L'assemblée générale est souveraine : ce sont
ces décisions, élaborées par elle, qui doivent
primer, non des décisions venues d'ailleurs, de directions
syndicales ou politiques.
- Tous et toutes ont la parole, syndiqués(e)s ou non
syndiqué(e)s ; on peut parler en son nom propre, au nom de son
syndicat, de son collectif ou de son établissement si l'on est
mandaté.
- Un compte rendu des résolutions prises doit être fait
puis diffusé et rendu accessible.
- S'il y a besoin d'élire des délégués,
leurs mandats doivent être précis et impératifs.
Ils sont désignés à chaque fois pour éviter
les "professionnel(le)s de la délégation". Après
délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils ont
dit ou signé.
Débattre collectivement et
prendre
des décisions n'est pas facile.
Mais si on ne le fait pas, d'autres décident à notre
place !
CNT éducation 59 / 62
- Tract "AG mode d'emploi" : format
pdf - 1 page - 82 ko
- Autre tract "AG mode d'emploi"
: format
pdf - 1page - 81 ko
-
Autres informations
sur le fonctionnement d'une AG :
voir
à la page
"Textes
et documents",
rubrique
"Fiches
pratiques", sous-rubrique "Comment organiser une assemblée
générale ?" (texte html) ou cliquer ici.
|
EDUCATION :
RECUL SUR
LA LOI
FILLON
|
Le
ministère recule sur la loi Fillon. Une pause est
décrétée.
Les
décrets d'application sont mis en veilleuse.
Ainsi,
l'obligation de remplacer les professeurs absents pour de courtes
durées à hauteur de 72 heures par an. (18 fois 4 = 72,
soit un mois de travail supplémentaire imposable pour les
certifiés..)
Le
succès
n'est pas total. Le remplacement pourrait être proposé par
incitation, appel au volontariat. Cette solution semble satisfaire nos
amis syndicalistes du SNES et d'autres...
Ce
n'est pas
satisfaisant pour nous.
Nous
savons par
expérience que le volontariat et l'incitation ne sont que des
armes données aux hiérarchies pour imposer. Tout comme
dans les entreprises, le temps partiel, le temps supplémentaire
ne seront jamais choisis.
Ils
seront
subis ! Et peut-être récompensés...
Besoin
d'heures
supplémentaires pour améliorer l'ordinaire d'un salaire
insuffisant, besoin de satisfaire une hiérarchie pour valider un
stage, besoin de satisfaire une hiérarchie pour prétendre
à la hors-classe, besoin de répondre présent pour
espérer avoir un nouveau contrat précaire...
On
trouvera
toujours assez de raisons que l'on déguisera derrière
l'alibi "le bien des enfants".
Mais,
on
oubliera très vite que toutes ces petites victoires, partielles,
provisoires n'ont été obtenues que grâce aux
grèves de l'automne-printemps 2004-2005. Grèves dans l'
éducation, grèves dans la fonction publique et
grève public/privé interprofessionnelle le 10 mars.
Alors,
nous
rappelons une fois de plus :
oui,
la
lutte
paie!
Elle
paie
chichement pour les salaires, elle commence peut-être à
payer sur la loi Fillon.
Ce
n'est
pas le
moment de baisser les bras !
RENDEZ-VOUS
EN
SEPTEMBRE ET VIGILANCE PENDANT L'ETE, PERIODE DES COUPS TORDUS.
BONNES VACANCES !
CNT
éducation
59/62.
19
Juin 05
|
EDUCATION SANS FRONTIERES (15/06/05)
|
Courrier
du Réseau "Education Sans Frontières 59/62" envoyé
aux préfets et aux inspecteurs d'Académie du Nord et du
Pas-de-Calais :
Les
organisations et associations membres du Réseau Education Sans
Frontières 59/62 (FSU, Sud Education, FERC-CGT, UNSA Education,
CNT-Education, le SAF, le SM, le MRAP, la LDH, le CSP 59) souhaitent
attirer votre attention sur la situation des élèves sans
papier(e)s scolarisés dans notre région.
Nous
insistons sur le fait que le droit à l'éducation est un
droit pour tous, garanti par les principes mêmes de notre
démocratie.
Nous
rappelons également qu'un élève sans papiers
suivant un cursus scolaire accompagné d'un projet professionnel
démontre par la même son intégration dans le
système éducatif et donc dans la société.
Enseignants,
parents d'élève, et en cela nous pensons pouvoir relayer
les sentiments des élèves, il nous paraît
inconcevable qu'un jeune puisse être renvoyé de France ou
qu'il soit réduit à vivre sans papiers dans
l'illégalité. Ceci ne peut être que contraire aux
valeurs que la communauté éducative transmet à ses
élèves. De tels agissements ne pourrait être
ressentis par l'ensemble des élèves que comme une
certaine trahison de la part de la communauté éducative
en particulier, et des adultes en général.
Nous
demandons donc la régularisation de l'ensemble des
élèves sans-papiers majeurs grâce à
l'obtention d'un titre de séjour correspondant à leurs
attentes et projets.
Notre
démarche s'accompagne d'une vive inquiétude quant aux
menaces de reconduite à la frontière de jeunes majeurs
scolarisés pendant les vacances scolaires.
Nous
dénonçons par avance toute opération
éventuelle de ce type qui pourrait être effectuée
en catimini, comme malheureusement semblent le laisser présager
certains fonctionnements
(délivrance de carte de séjour temporaire, avis de refus
délivré en fin d'année. ).
Nous
serons particulièrement vigilants.
Dans
ce cadre, nous tenons à affirmer notre soutien total à
Mlle Z. Aling, élève de seconde du lycée Berthelot
à Calais, dans son projet de poursuivre ses études (elle
passe en 1ère S) et sa vie en France (elle souhaite devenir
professeur de Mathématiques).
Enseignants,
parents d'élève, il nous paraît inconcevable
qu'Aling soit renvoyée de France ou qu'elle soit réduite
à vivre sans papiers dans l'illégalité.
Nous
demandons que sa situation soit régularisée et qu'elle
obtienne le titre de séjour souhaité.
|
POUR
UNE AUTRE ECOLE :
MANIFESTATION
A LILLE LE 12 MAI
|
Les gouvernements successifs se sont lancés dans une vaste campagne de réforme du système éducatif dont les conséquences néfastes actuelles et à venir constituent une casse libérale de l’éducation dans son ensemble, depuis la maternelle jusqu’à l’université. Ces attaques libérales se caractérisent notamment par:
- Pour
la loi Fillon : un ajout de matières et d’une
mention pour le brevet des collèges avec bourse au mérite
à la clé ; un « socle commun de connaissances
» qui relègue des disciplines au second plan (arts
plastiques, langues anciennes, SVT, histoire,…) ; une
préparation des élèves à la logique
patronale dès le collège avec notamment
l’entrée d’enseignements et de professionnels
liés aux entreprises ; une « augmentation de
l’autonomie financière des établissements scolaires
» qui implique une rentabilisation des lieux d’enseignement
; l’apprentissage obligatoire de la Marseillaise.
- Pour le LMD : la suppression et la fragilisation de
filières dites non rentables ; la fin du cadrage national du
diplôme universitaire ; une sélection accrue des
étudiants au-delà de la Licence ; une mise en avant du
caractère quantitatif des diplômes (crédits ECTS)
au détriment de leur caractère pédagogique et
qualitatif.
- Pour la loi Fillon et le LMD : la mise en concurrence des
établissements avec pour corrélat l’accentuation
des inégalités scolaires.
- Pour la décentralisation : une précarisation
croissante des personnels travaillant dans l’éducation
(notamment pour les vacataires et les personnels d’entretien).
- Pour la LOPRI (Loi d’orientation et de Programmation pour
la recherche et l’Innovation) : casse de la recherche
fondamentale par la mise en avant de la recherche appliquée
financée par les entreprises (constitution de Pôles de
Recherche dans l’Enseignement Supérieur) ; perte de
l’autonomie de la recherche ; 1ères années
universitaires coupées de la recherche.
- Pour l’éducation en général : baisse
de moyens (suppressions de postes dont 940 dans l’Académie
de Lille et classes surchargées).
La surdité et le mépris gouvernementaux vis-à-vis de la rue ne sont pas nouveaux et les mouvements dans l’éducation de ces dernières années en témoignent : profs et personnels en 2003, étudiants en 2004 ; tout comme plus récemment les lycéens contre la loi Fillon (avec plus de 200 interpellations et des violences policières), enseignants-chercheurs contre la LOPRI et professeurs et parents d’élèves contre les suppressions de postes. Aujourd’hui il est donc temps que tous et toutes nous nous unissions dans une lutte unitaire face à l’ensemble de ces mesures libérales imposées par nos décideurs.
Manifestation
- 14 h
- place de la République - Lille
Assemblée générale -
16 h 30 - Bourse du travail
(salle Delory / rue J. d'Arc / Lille)
Rassemblement - 18 h - Grand'
Place - Lille
TOUTES ET TOUS
ENSEMBLE CONTRE
L’ÉCOLE LIBÉRALE !
|
UNIVERSITE
DE
LILLE 3 :
DE L'OCCUPATION A L'EXPULSION POLICIERE (03/05/05)
|
Communiqué
du mardi 3 mai 2005 à 16 h :
Depuis
plusieurs mois, nous, lycéens et lycéennes
de la métropole lilloise et de France, manifestons notre
opposition à la loi
Fillon qui
s'inscrit dans une logique de casse libérale du système
éducatif dans
son ensemble.
Depuis
les simples manifestations aux
occupations et
blocages de lycées, le ministre est resté sourd à
nos revendications
qui restent toujours :
Retrait
total de la loi Fillon
Retrait
de la réforme Lang ( LMD )
Annulation
des suppressions de postes à
l'échelle nationale
Refus
de la présence policière dans les
lycées et facultés
Le
maintien des TPE
Nous
avons donc décidé d'occuper
l'université de Lille
III et ce afin, notamment, de donner lieu à un
élargissement du
mouvement par le biais d'un relais étudiant.
Les
reformes liberales de l'éducations
nous concernent
tous, nous appelons donc à une lutte unitaire : profs,
ATOSS, IATTOSS,
étudiants, lycéens, parents d'élèves, etc.
TOUS
ENSEMBLE CONTRE L'ECOLE
CAPITALISTE !
Lycéens et
lycéennes de la métropole lilloise
en
occupation de
Lille III
Communiqué
du mardi 3 mai 2005
à 19 h :
Lycéens
et étudiants se sont réunis
en assemblée générale commune ce mardi 3 mai
à l'université lille3 où
un amphi est occupé depuis ce matin 11 h. Il a été
établi au cours de
cette AG des liens entre les réformes de l'éducation, loi
Fillon et LMD
(Licence- Master- Doctorat, dans l'enseignement supérieur):
-
suppression et
fragilisation des
filières et disciplines non rentables;
-
deux réformes votées
malgré les contestations des concernés
-
logique de concurrence
entgre les
établissements avec pour corrélat l'accentuation des
inégalités scolaires;
-
changement fondamental
du rôle
de
l'éducation: une orientation vers une main mise de l'entreprise
au
détriment de débouchés professionnels alternatifs
(par exemple, les
métiers de la culture qui sont menacés) et au
détriment de la formation
d'un esprit critique et de l'acquisition d'un savoir étendu,
réellement
pluridisciplinaire.
Par
conséquent, l'assemblée générale a
décidé de maintenir l'occupation de l'amphi 6 de Lille3.
La direction
prévoit d'ores et déjà de mettre fin à
cette occupation en faisant
appel aux forces de "l'ordre".
LycéenNEs
et étudiantEs
réuniEs en assemblée générale à
Lille3.
Dernière
minute !
Mardi
soir, à 21 h, les occupants se sont faits expulser de Lille3 par les CRS
sur
décision de la
direction de
l’université. Le
président de Lille3, M.
Rousseau, a
justifié en partie cette
décision par un
discours
prenant parti contre le mouvement
lycéen
qu’il a
défini comme «
minoritaire » et a ainsi tenté
de le
discréditer. Par ailleurs, il
a assuré avoir eu
le soutien
de la communauté
pédagogique de
l’université,
ce qui reste
à être vérifié…
Une
AG
lycéenne et étudiante aura lieu
mercredi 4
mai à 17 h (rendez-vous
devant la
station de métro "Cité
scientifique"). A
l'ordre du
jour, il y aura notamment la question des
actions à venir (dont la préparation pour la
journée du 12 mai). Les personnels et parents
d'élèves sont invités.
|
LILLE
: OCCUPATION DU LYCEE BAGGIO (02/05/05)
|
Depuis tôt ce matin le lycée Baggio est occupé
par les lycéenNEs en lutte contre la loi Fillon. Ils/elles ont
commencé par bloquer les entrées et le proviseur a
appelé les flics. Ceux- ci ont commencé à entrer
pour inciter les élèves à sortir du lycée.
Le proviseur a demandé aux flics de resortir du lycée
afin que les élèves les suivent. Ces dernierEs sont
finalement restéEs.Très peu de cours se tiennent et les
épreuves de bacs blancs ont tout de même lieu. Environ 100
lycéenNEs de Montebello sont venuEs rejoindre l'occupation de
Baggio. Quelques banderoles sont mises sur une entrée du
lycée: "Ecoles
libérales, grève
générale !",
"Tous ensemble :
chômeurs,
salariés, lycéens, étudiants. Luttons pour un
présent meilleur", "Fillon
= Sarko de l'éducation".
|
LILLE : LES LYCEENS
ET
LYCEENNES
NE BAISSENT PAS LES BRAS ! (29/04/05)
|
A Lille, les vacances de printemps n'ont pas
enrayé la
mobilisation
des lycéens et lycéennes. Barrages filtrants à
l'entrée des établissements, manifestations et
assemblées générales se sont ainsi
succédés chaque jour de cette semaine de rentrée.
Et ce, toujours en lien étroit avec les étudiants en
lutte contre la réforme "LMD" (la version universitaire de loi
Fillon).
Au menu également de cette semaine tendue : intimidations
policières, molestage par les forces de répression d'un
journaliste-photographe du quotidien "20 minutes" et arrestation de 8
lycéens de
Montebello
(dont 4 mineurs) embarqués par les flics après leur
entrée
dans le lycée Fénelon *.
* A suivi un rassemblement de lycéens devant le
commissariat
central mais
qui se sont faits gentillement dégagés du trottoir.. La
marche régionale "contre
la précarisation de nos vies", des étudiants et des profs
de Sud
sont venus rejoindre
les lycéens qui attendaient la relâche des lycéens
à proximité du
commissariat. Ils ont été relâchés dans
l'après-midi sauf les 4
mineurs pour lesquels il fallait attendre la venue des parents.
|
CRIMINALISATION
DU MOUVEMENT LYCEEN :
COMMUNIQUE
ET
PRECISIONS DE LA FEDERATION CNT EDUCATION
|
La CNT-FTE (Fédération des Travailleurs-euses de
l'Education) s'étonne des différents articles outranciers
qui ont paru
ces derniers jours dans la presse.
Ces
articles participent à la criminalisation du
mouvement des lycéen-nes. En cherchant à marginaliser la
coordination
lycéenne, dont le fonctionnement démocratique permet
à tous de
poursuivre la lutte contre la loi Fillon, le pouvoir et la presse s'en
sont bien évidemment pris à la CNT-FAL (Formation Action
Lycéenne,
c'est la section lycéenne de la CNT Education) , dont les
militant-e-s
participent, au même titre que les autres, à ce mouvement.
L'accusation
d'infiltration du mouvement par la CNT est totalement infondée.
Nous
tenons à rappeler avec force que la CNT ne peut être
accusée de
développer des pratiques d'infiltration, propres aux partis ou
aux
syndicats bureaucratiques. Nous n'infiltrons jamais aucun mouvement,
nous y prenons part, légitimement, comme tout acteur d'un
mouvement
social.
Nous
tenons à réaffirmer notre soutien aux lycéen-ne-s
en lutte : leur mouvement est tout à fait légitime.
Nous rappelons que
la loi Fillon a été imposée contre l'avis de
l'ensemble des acteurs de
l'école : parents, lycéens, syndicats. Le
gouvernement qui poursuit sa
politique de régression sociale, continue d'user de la violence
policière pour faire plier les lycéen-nes. Il est
maintenant relayé par
les médias (Figaro, Europe1, Nouvel Observateur ....) qui non
contents
de se faire l'écho du gouvernement, cherchent à
désigner des
responsables.
Mercredi
20 avril, suite à l'occupation de l'annexe du
Rectorat, rue Pasteur à Paris, ce sont deux cents
lycéen-nes qui ont
été interpellés vers 18h. Deux cents mineurs
répartis dans les
commissariats parisiens. Là est le vrai scandale. Ces pratiques
sont
inacceptables. Nous les dénoncerons toujours.
Nous
rappelons que la CNT n'est pas "un syndicat
anarchiste" comme persiste à le présenter les
médias, mais un syndicat
regroupant les travailleurs sur des pratiques anarcho-syndicalistes et
syndicaliste révolutionnaires. Notre syndicalisme qui
privilégie les
pratiques autogestionnaires dans les mouvements de lutte :
assemblées
générales souveraines, syndicat outil au service des
luttes, rotation
des mandats est bien entendu très éloigné de la
manipulation politique
ou syndicale. Nous continuerons à défendre un
syndicalisme de base, un
syndicalisme de classe, un syndicalisme de lutte.
Lyon,
le 21 janvier 05.
Le
secrétariat fédéral de la FTE-CNT.
|
8
AVRIL :
NOUVELLE
JOURNEE DE MOBILISATION LYCEENNE A LILLE
|
Quelques
infos sur
les dernières 24 heures de luttes des lycéen-ne-s :
La
journée de jeudi 7 avril s'est terminée par deux AG de
lycéen-ne-s
distinctes, un groupe de lycéen-ne-s autonomes a quitté
l'AG dirigée
par les chefaillon-ne-s UNL-FIDEL, imposant leurs visions et
décisions,
ne respectant pas les prises de paroles, ni les règles de
fonctionnement habituelles des AG : une belle leçon de
démocratie par
les donneurs de leçon en démocratie. Ils/elles avaient
déjà demontré
précédemment leur aptitude à ne pas respecter les
décisions décidées en
AG, lors de la décision prise de réoccuper Faidherbe
mardi midi. 30 à
40 lycéen-ne-s ont donc décidé de quitté
l'AG des chefs
autoproclamé-e-s et ont tenu leur propre AG, une AG digne de ce
nom, au
Jardin des plantes, avec respect des tours de prise de parole,
écoute
et décision collective des actions du lendemain.
Vendredi
8 avril,
7h00, rassemblement de 200 à 300 lycéen-ne-s et barrage
filtrant devant
Bagio. Le gros de la troupe se dirige alors vers Faidherbe, mais
impossible d'y entrer, les grilles du parking étant
cadenassées et
l'entrée étant sévèrement gardée par
quelques chiens de garde du
proviseur Bouchot. Tentative aussi vaine pour aller à Gaston
Berger.
Retour à Bagio pour retrouver la vingtaine de lycéen-ne-s
qui
continuait à filtrer les entrées (afin de permettre aux
seuls BTS
d'entrer). Tout le monde part en manif vers le centre. Un peu avant
11h00, le cortège des lycéen-ne-s autonomes rejoint le
cortège
UNL-FIDEL qui avait fixé rendez-vous à 11h00 devant la
mairie de Lille.
Fidèles à leurs habitudes les leaders UNL-FIDEL veulent
prendre le
controle du cortège unitaire, et emmener tout le monde voir
Martine
Aubry à la mairie. Pas d'accord avec cette décision
autoritaire, une
partie de la manif, constituée notamment des lycéen-ne-s
de l'AG
autonome du jardin des plantes, décide de quitter le
cortège unitaire
et de se diriger vers le siège de l'UMP, ce qui avait
été discuté en
AG.
Pendant
plus d'une heure le groupe de lycéen-ne-s assiègeront
le siège de l'UMP, jouant au chat et à la souris avec les
forces de
l'ordre, plusieurs controles d'identité et quelques
interpellations à
la clé. Pendant ce temps là, je suppose que le
cortège UNL-FIDEL a
suivi son parcours devant la mairie puis vers la Place de la
République.
Vendredi
8 avril
après-midi, nouveau face à face avec les forces de
l'ordre en nombre impressionnant : on pouvait dénombrer 25
fourgons de
CRS et 4 bus de gardes mobiles boulevard de la Liberté. Des
lycéen-ne-s
étaient coincé-e-s rue de Béthune, d'autres
rassemblé-e-s place de la
République. Les CRS ont semble-t-il de nouveau chargé
pour disperser
les différents groupes, mais j'avais quitté les lieux
pour faire ce
compte rendu.
(texte posté
sur
indymedia-lille)
Dernière minute !
Un rassemblement de
solidarité
avec les lycéens est organisé samedi 9 avril à 12
h (place de la République - Lille ) à l'appel des
syndicats de l'éducation (cfdt, cgt, cnt, fsu, sud) et des
parents d'élèves (fcpe).
|
COMMUNIQUES
DE SOUTIEN AU
MOUVEMENT LYCEEN
|
Communiqué
du syndicat CNT - EDUCATION 59 / 62 :
Jeudi
7 avril, les forces de police ont violemment agressé
les lycéens qui manifestaient pacifiquement devant la
préfecture de Lille. L'alibi d' « éléments
extérieurs » qui auraient provoqué les forces de
l'ordre a servi de prétexte au déchaînement de la
violence policière.
A Paris, le 8 mars, les forces de police ont laissé les «
éléments extérieurs » agresser les
lycéens qui manifestaient pacifiquement.
La CNT condamne cette violence policière ordonnée par le
Ministre de l'Éducation incapable depuis plusieurs années
d'entendre la France d'en bas !
Le même qui souhaite casser le bac n'a plus que le mot bac
à la bouche pour justifier sa « fermeté ».
Nous en ririons presque.
La violence policière, visible, brutale s'accompagne d'une
répression sournoise, feutrée au sein des
établissements. Certains chefs d'établissement
zélés méprisent les droits des
élèves. Droit d'expression collective, droit de
réunion, droit d'information, droit de publication, droit
d'association.
Ils n'hésitent pas à prononcer des sanctions arbitraires,
à multiplier les brimades, à proférer des menaces.
La CNT condamne cette violence larvée exercée par des
chefs d'établissement représentants de l'État et
à ce titre garants du respect des droits de tous.
Communiqué de
la Fédération CNT - EDUCATION
:
La
fédération CNT des travailleuses et travailleurs de
l'éducation, dénonce avec force les violences
policières exercées contre les lycéen-ne-s lors de
la journée de mobilisation du jeudi 7 avril, notamment à
Lille, Paris, Béziers.
L'usage de la matraque, les interpellations, montrent la surdité
du ministre de l'Education et du gouvernement face aux revendications
légitimes des lycéen-ne-s, qui luttent depuis
déjà plusieurs mois contre la casse organisée du
service public d'éducation. La violence policière et les
tentatives de marginalisation (notamment la référence
à de prétendus "groupuscules infiltrés") tentent
d'étouffer un mouvement qui dérange, et montre
l'intransigeance d'un pouvoir répressif et réactionnaire.
Nous affirmons notre solidarité avec les lycéen-ne-s
contre la répression, protestons contre les exactions
(tabassages en règles) perpétrées par le pouvoir.
Il est de la responsabilité des organisation syndicales de
l'éducation de refuser la logique de marginalisation des
mouvement lycéen-ne-s et de prendre leur responsabilité
en lançant un appel franc à la grève reconductible
des personnels, et ce dans les plus bref délais. C'est en ce
sens que nous oeuvrons depuis plusieurs mois, et que nous continuerons
à oeuvrer.
Lyon, le
08/04/05.
Le
secrétariat fédéral de la FTE-CNT.
Pour
télécharger la version
maquettée du communiqué :
1
page - format pdf - 68 ko
|
NON A LA REPRESSION
POLICIERE
DU MOUVEMENT LYCEEN !
|
Depuis
lundi 4 avril au petit matin, les forces de l'ordre civiles et
militaires interviennent dans les lycées lillois pour
empêcher l'expression des lycéens.
Les
lycéens en grève, exprimant leurs opinions, sont-ils de
telles menaces pour l'ordre public ?
Les
promesses
faites par les chefs d'établissement ont-elles si peu de valeur
qu'un recteur puisse les méconnaître et ordonner
l'intervention des CRS ou des gardes mobiles de la gendarmerie ?
Accepterons
nous
ce recours à la force contre cette action pacifique,
responsable, maîtrisée ? Serons nous complices en ne la
dénonçant pas ?
Non.
Nous
ne
pouvons
accepter cette réponse policière et militaire aux
revendications lycéennes.
Les
lycéens, les "jeunes", nous appellent et demandent notre
solidarité active. Leurs revendications sont les nôtres.
Leur refus des abus de pouvoir montre la vigueur des exigences
démocratiques du pays.
Nous
ne les
laisserons pas seuls.
|
NOUVELLES
DES LYCEES OCCUPES
A
VILLENEUVE D'ASCQ ET A LILLE
|
Queneau
(V.
d'Ascq):
Le
lycée
était occupé hier soir (mardi 5 avril). Les CRS sont
venus déloger les lycéenNEs dans la soirée. Le
recteur avait demandé au proviseur du lycée d'appeler la
police pour l'évacuation. Evacuation qui s'est faite avec des
violences: lycéenNEs traînéEs à terre, coups
de matraques,... Beaucoup de soutiens étaient présents
à l'extérieur du lycée: parents
d'élèves, enseignantEs,... Les CRS ont été
bloqués quelques temps dans l'enceinte du lycée car une
grille a été refermée sur eux. Puis une fois la
grille ouverte, quelques CRS sont restés postés dans la
cour du lycée durant la nuit. Une trentaine de lycéeNEs
sont restées à proximité du lycée et y ont
installé
leurs tentes pour y passer la nuit.
Ce
mercredi
6
avril au matin, le blocage du lycée Queneau est mis en place:
environ 80 lycéenNEs bloquent les deux entrées du
lycée réservées aux élèves. Quelques
élèves rejoignent le barrage mais la plupart repart ou
squatte dans les parages. Une poignée d'élèves est
passée à travers le barrage humain mis en place à
une entrée annexe. La plupart des enseignantEs sont
présentEs à l'extérieur du lycée et ne font
pas cours. Une photo de l'évacuation policière d'hier
soir (un lycéen traîné par deux CRS) a
été
photocopiée
à plusieurs exemplaires par une enseignante du SNES et
affichés devant le lycée. Un tract issu de "l'AG des
lycéens de la métropole lilloise" qui s'est tenue hier
est diffusé aux élèves: appel à rejoindre
le sitting de la grande place à 14h aujourd'hui.
Pasteur
(Lille):
Le
lycée
pasteur était occupé depuis hier soir 20h par 40 - 50
lycéeNEs. Une voiture de flics était venue
constatée l'occupation mais pas d'évacuation
prévue dans la soirée. Néanmoins l'info est venue
de Queneau comme quoi le lycée serait évacué le
lendemain matin et le soir les occupantEs devaient en principe
s'organiser pour cette évacuation. Quatre parents
d'élèves sont passés dans la soirée. Je
leur ai demandé s'ils pouvaient contacter d'autres parents
d'élèves pour être présents à
l'évacuation. Aux dernières nouvelles , les occupantEs
ont été expulsées du lycée et, là
encore, des violences auraient été faites. Les
lycéenNEs devraient en principe rejoindre le sit-in de 14h.
Montebello
(Lille) :
Le
lycée
était de nouveau occupé hier soir mais pas de nouvelles
ce matin (expulsion ?).
Faidherbe
(Lille) :
Une
AG se
déroule en ce moment même (mercredi 6 avril au matin).
Hier, les lycéenNEs de Faidherbe ne comptaient pas se joindre au
sit-in.
Greg (CNT
éducation - section universitaire)
|
COMPTE-RENDU
DE LA JOURNEE DU 5 AVRIL
AU
LYCEE FAIDHERBE DE LILLE
|
Par un
élève
du lycée Faidherbe (Lille) :
Eh
Non c'est pas
fini ! Alors j'embraye sur un petit compte rendu de la journée
d'aujourd'hui (5 avril) pour ce qui est des Faidherbistes...
La
journée a commencée un peu après 7h00 la veille,
notre assemblee generale avaient voté une tentative de
re-blocage du bahut mais les flics ( qui avaient du passer la nuit ou
revenir très tôt ) était deja present et nous
n'etions qu'une quarantaine à tout casser... on s'est donc
contenter d'interpeler les personnes qui entraient sur la presence des
flics dans un bahut, mais la plupart gardait les oeillères... on
a rapidemment fait un sit-in symbolique devant l'entrée
principale, mais les cours étant assurés le nombre de
personne qui s'arrêter était quasi nul...
Vers
9h nous
avons decidé de tenter une infiltration du bahut pour s'octroyer
une tribune dans les classes et sensibiliser ( profs y compris ) la
large majorité de gens insensibles aux evenements de la veille
et a nos revendications... Les personnes qui sont entrées se
sont finalement contenter de s'asseoir au milieu de la cour et de
lancer quelques slogans ( entreprise pas vaine car une alarme
s'étant déclenchée, quelques classes sont
descendues dans la cour pour voir de quoi il s'agissait... )
Pendant
ce temps
un groupe restreint était resté devant l'entrée,
actionnant tout nos contacts habituels ( les associations de parents
d'élève ont accepté de faire un papier affichant
ouvertement leur soutient sur le modèle de ce qu'à deja
fait la CNT )et interpellant les profs qui passait ( tous des reac',
serieux ça fout les jetons ).
A
10h on a
reçu un appel des lycéens de Pasteur qui bloquaient le
rectorat et semblait avoir besoin d'aide... on est tous parti sans trop
se poser de question mais arrivant sur place on s'est vite demander ce
qu'on foutait là : les lycéens étaient dehors,
assis, ressortait les slogans tous gentils " si t'aime pas la loi
fillon frappe des pieds" et ne semblait pas dans l'état de
detresse qu'ils semblaient sous entendre au telephone ! Ces cons
là on nominait une delegation d'inconnus pour aller "negocier"
avec le recteur sur je ne sais quelles miettes... à Faidherbe on
s'est foutu à l'écart refusant toute logique de
delegation qui risquerait à coup sur de parler d'autres choses
que ce que nous reclamons depuis le debut : le retrait total du projer
de loi... et de toute façon cette decision à était
prise par ceux qui, dixit, se presentait comme " les organisateurs " de
la reunion... bref, fermez vos gueules, on decide pour vous...
12h30
c'était l'Heure de l'assenblee general inter-lycée
à Montebello... les 3/4 des gens presents votent l'occupation de
Faidherbe...
14h,
Lycée Faidherbe, entre 200 et 300 lycéens arrivent
à faidherbe, une partie pénètre derrière la
serie de premières grilles mais les grilles se ferme sur le
reste du cortège, les lycéens sont coupés en deux,
la plus grosse partie reste sur le trottoir...
5
minutes plus
tard, un defilé invraissemblable de 3 ou 4 fourgons de keufs
defilent devant nos yeux et vont se garer un peu plus loin...
Dans
le
demi-heure qui suit, Montebello a montré l'étendu de leur
connerie et l'emprise des petits chefs sur leur mouvement de brebis
égarés... ( desolé je suis radical mais
après avoir parler pendant 20 minutes avec eux ils m'ont
vraiment déçu )...
Car
oui en
effet, Montebello c'est le terrain de recup' des syndicats
lycéens... ils ont une ou deux bonnes oratrices et leur
influence sur le groupe est totale...
Après
avoir vu defilé les keufs donc, une demoiselle decide que
l'occupation entamée est "contraire à ce que montebello a
toujours entrepris" le qualifiant à la fois de "violent" et "
desorganisé" ( je sais pas ou elle a été pecher
ça ) les gars de Montebello, niant la valeur du vote
exercé 45 minutes plus tôt se retire sur le trottoir d'en
face pour organisé une "AG" qui se resume à un monologue
d'une personne, laissant l'autre moitié se demerder avec les
keufs qui voyant l'occupation s'effriter d'elle-même se
réjouissait bien de pouvoir desormais intervenir et feliciter
surment les lycéens de montebello d'avoir fait le sal boulot
à leur place : dissoudre le rassemblement, nous discrediter,
nier la solidarité inter-bahut ( mercredi on était avec
eux pour leur blocage et cela leur a permi de grossir leur rang )" bah
ouais c'est votre bahut quoi !"...
Ils
se barrent
une demi-heure plus tard ( alors que, comble du rire, tout ceux avec
qui j'ai parler pendant cette demi-heure était d'accord avec
moi, mais se sont casser quand même ! ) pretextant une autre AG
à l'ecart des flics ( à 12h30 yen avait deja eu une quoi
! ! ! )... On a nos taupes, à cette AG ils ont même pas
parler de faidherbe.... Les petits chefs, les syndicats recuperateurs,
UNL, FIDL et tout le tintouin c'est clairement, la gangrène du
mouvement de contestation, chaque jour qui passe en est une preuve plus
concrète...
Bravo
les gars
Niquez le mouvement !
Reprenons,
après cet elan fraternel ( promi après ça
j'arrête ) les flics n'avaient plus qu'à intervenir...
chose faite avec une violence inouie, trainés par terre, pris
à la gorge, ruée de coups au thorax, des claques ont
volées aussi, les lycéens assis à l'interieur du
bahut se sont fait mettre sur le trottoir sans menagement... la grille
refermée derrière eux... suite à cela les keufs se
sont copieusement fait insulter ( normal ! ) et la colère
grandissait...
Un
representant
de la FCPE a exigeait de parler au responsable de la milice fasciste
et, témoin de la scène a alerté le prefet... M6
était là, peur de se faire recupérer par les
medias on a mis la pression sur le contenu du reportage, on a
delegué un gars a nous pour relater les evenements... on vera ce
que ça donne ce soir... ce n'est pas sans risque.. et on
était pas tous pour...
Voila
c'est
à peu près tout... Demain se reprend... plus que jamais
on a besoin de soutient car le facteur keuf est apparu depuis 2
jours... pour tenir un bahut il faut être au minimum deux fois
plus... de plus, le chantage administratif est omnipresent... sur
Faidherbe nous sommes toujours minoritaire et nous exposons chaque jour
au chantage de notre cher Proviseur...
Cette
nuit les
occupations reprennent sur Lille et ses environs, et chose ridicule si
il en est une la fameuse AG "bis" de montebello à decider un
sit-in... sur la grand place...
Je
crois que je
vais adhérer à l'UNL... ( lol ! )
Un
lycéen de
Faidherbe (Lille).
|
LYCEE
OCCUPE :
DEMANDE
CNT DE RETRAIT DE TOUTE SANCTION POUR FAIT DE GREVE
|
Lettre de la CNT
éducation
59/62
:
Lille, le
lundi 4 avril
2005 à 20 h.
Destinataires
:
- Syndicats
enseignants
-
Associations de
parents d’élèves
-
Administration
du lycée Faidherbe
-
Professeurs
concernés et CPE
-
Rectorat de
Lille
Objet
:
demande de
retrait de toute sanction pour faits de grève.
Mesdames,
Messieurs,
Suite
à
l'occupation de leur établissement par les lycéens du
lycée Faidherbe à Lille, le dimanche 3 avril 2005
à 18h00 et à leur expulsion par les forces de l'"ordre"
le lundi matin à 6h00, des tentatives d'intimidation de la part
de l'administration ont eu lieu à l'encontre des lycéens
et des étudiants en classe préparatoire venus les
soutenir et qui n'étaient pas rentrés en internat avant
les 22h00 mentionnés dans le règlement intérieur.
Les
élèves repérés par la police comme risquant
d’appartenir au mouvement revendicatif n'ont pu y rentrer
à 8h00 et ont été tenus éloignés du
lycée et des autres lycéens pendant toute la
journée. Il leur a été promis une note de 0 au Bac
blanc qui se déroule cette semaine à Faidherbe.
Nous
nous
élevons vigoureusement contre ces mesures qui entravent la
liberté d'expression, de manifestation et de grève, et
nous exigeons qu'aucune sanction ne soit prise, ni au niveau
administratif, ni au niveau pédagogique (note nulle pour les
"lock-outés") envers les citoyens-élèves en lutte.
Nous
restons et
resterons particulièrement vigilants à ce que notre
exigence soit respectée dans son intégralité, et
nous nous engageons par la présente à faire la plus large
publicité autour de toute sanction prise pour faits de
grève et pour tout comportement facilitateur de ces sanctions,
actif ou par omission, de l'équipe éducative du
lycée Faidherbe.
|
DECLARATION
DE
L'A.G. DU LYCEE FAIDHERBE OCCUPE (LILLE)
|
Nous,
Assemblée Générale du Lycée Faidherbe
occupé (dans toute notre diversité), nous avions
décidé d'occuper notre lycée dés dimanche
soir, cette action rentrant dans le cadre d'un mouvement lycéen
national à la hauteur de nos revendications, à savoir le
mouvement de blocage pur et simple des lycées.
Ce
moyen de lutte
répond à la surdité d'un gouvernement qui a
décidé de faire passer en force ses réformes
libérales concernant aussi bien les lycéenNEs que les
chercheurEUSEs et les étudiantEs.
Dimanche
3 avril
2005, nous sommes entréEs dans le lycée Faidherbe dans le
but de l'occuper. Ayant conscience du poids des classes
préparatoires et des internats, nous avons décidé
de laisser l'accès libre à ces sections. Ce filtrage nous
a permis de nous entendre avec le proviseur quant à la
non-intervention des "forces de l'ordre".
Espoir
déçu, puisque le lendemain matin (lundi) vers 6h30, nous
avons vu débarquer une bonne soixantaine de policiers venus tout
spécialement pour déloger la vingtaine d'occupantEs
présentEs. Notre mouvement s'inscrivait pourtant expliciter dans
une perspective d'action non-violente.
Nos
revendications
restent inchangées :
-
retrait
total de
la loi Fillon
-
retrait
total de
la "réforme" LMD
-
annulation
des
suppressions de postes (IATOSS et pédagogiques)
- pas
de
flics
dans nos lycées
- pas
de
sanctions
pour les occupantEs / grévistes.
L'AG de
Faidherbe
occupé
(soutenue moralement par la FCPE et la PEEP).
|
LYCEES OCCUPES A
LILLE :
NON A LA
REPRESSION POLICIERE !
|
Ce
matin (lundi 4 avril 2005) à 6 h 30, 7 fourgons de police ont
vomi leur
cargaison de moutons haineux et surarmés devant les grilles du
lycée
Faidherbe. Ce lycée était occupé depuis hier soir
par les lycéen-es
eux-mêmes, cette action s'inscrivant dans la continuité
des autres
occupations qui étaient en cours sur Lille.
Agissant
sur réquisition du préfet, environ 70 flics
ont alors pénétré dans l'enceinte du lycée,
par une grille de service
qui avait été rouverte la veille à la demande du
proviseur - "afin de
laisser un passage aux pompiers" (sic). L'ampleur de l'opération
policière était évidemment totalement
disproportionnée : 70 flics
contre 25 lycéen-es. La préfecture craignait
sûrement que les
occupant-es sortent leurs armes : stylos Bic, doubles
décimètres,
calculatrice...
Sur un
ton péremptoire et sans aucune possibilité de
dialogue, les lycéen-es ont été enjoints de vider
les lieux (leur lieu
de travail...). S'en est suivi une résistance passive et
pacifique sous
forme de sit-in devant la grille d'entrée, barricadée la
veille. Les
forces de l'Ordre ont alors dégagé les barricades, puis
ouvert la
grille en l'utilisant comme bélier face aux lycéen-es
assis-es.
Certain-es se retrouvant évidemment coincé-es brutalement
derrière
cette grille. Les occupant-es ont ensuite été
repoussé-es vivement
jusqu'au trottoir, où ils-elles sont toujours à l'heure
actuelle.
Les
autres lycéen-es arrivant à l'heure pour le début
des cours ont donc, pour ceux-celles qui le souhaitaient, rejoint leur
salle de cours en passant devant un rideau de keufs. Les plus
motivé-es
d'entre eux ont rejoint le mouvement, une centaine de lycéen-es
stationnant dehors, sur le trottoir, parmi les affaires
éparpillées par
les policiers.
L'Etat
UMP, pris de cours par un mouvement d'ampleur
nationale, très déterminé, sur des revendications
claires, n'aura-t'il
donc aucune autre réponse que la violence
policière ? Saluons aussi le
proviseur du lycée Faidherbe, homme de dialogue et de
tolérance, qui
fait sonner la Troupe quand ses élèves lui demandent son
soutien...
(les mêmes faits se sont produits au
Lycée Montebello au même moment...)
|
EDUCATION
:
OCCUPATIONS, AG... LA LUTTE CONTINUE !
|
Le syndicat SSEC-CNT 59/62 apporte
son
soutien aux lycéens qui
occupent et/ou bloquent leur établissement à Lille, Le
Quesnoy, Dunkerque, Arras, etc.
Il salue
leur combat contre la loi réactionnaire dite « loi
Fillon » et pour de meilleures conditions de vie. Il
invite une nouvelle fois tous les personnels à manifester
concrètement
leur solidarité avec ces actions entreprises au nom du droit
à l'éducation égal
pour tous et toutes.
Ayant eu
connaissance de fait de répression,
sanction, brimade émanant aussi bien des chefs
d'établissement que de
professeurs, le syndicat SSEC-CNT souligne qu'il est très
attentif au respect
du droit de grève exercé par les lycéens et
collégiens. Pour lui, toute mesure
de répression, d'où qu'elle émane, sera
considérée comme une atteinte au droit
de grève inscrit dans la Constitution. Le syndicat en tirera les
conséquences.
Et agira en conséquence contre les responsables des atteintes
inadmissibles au
droit de grève.
CNT éducation 59/62
Occupations,
manifestations et ????
Elle est passée, mais le combat
ne
s’arrête pas
! La loi Fillon (loi de régression, loi de
sélection, loi de restriction) est unanimement condamnée
par les élèves, les parents et les personnels. Certes, la
mobilisation des personnels n’a pas été, du moins
jusqu’à maintenant, à la hauteur des enjeux. Et les
organisations syndicales majoritaires ont leur part de
responsabilité dans ce domaine. Ainsi, en appelant - au
lendemain
de la grève du 10 mars - à
une manifestation le 2 avril
(soit dix jours après le vote de la loi au Parlement !), ces
organisations ont rompu avec la dynamique de grève
enclenchée cet hiver. Elles ont laissé les lycéens
sans perspectives, rejouant d’une certaine façon le
mauvais coup du printemps 2003.
Aujourd’hui, plus que jamais, l’heure est à la
mobilisation ; mais aussi à l’organisation des personnels,
des parents et des élèves à travers des
collectifs, des réseaux, des coordinations et des syndicats de
lutte.
Élèves, parents et personnels, c’est tous ensemble
que nous devons lutter, c’est tous ensemble que nous pouvons
gagner !
Au contraire d’une manifestation en décalage avec les
mobilisations réelles, il est plus que temps de se donner les
moyens d'établir un véritable rapport de force et
d'appeler tous les personnels de l'Éducation Nationale à
lancer un mouvement de grève massif en posant, d'emblée,
la question de sa reconduction jusqu'au retrait de la loi. En mai 2003,
le mouvement était parti de la base. A l'initiative de quelques
établissements au départ, il avait fait boule de neige en
moins de deux semaines. Pas besoin d'attendre les « temps forts
» décidés par les syndicats majoritaires pour se
lancer ! Rappelons que plusieurs syndicats ont déposé des
préavis de grève illimités. Les personnels qui
décideraient de partir en grève sont donc tout à
fait couverts d'un point de vue légal. Alors, qu’est-ce
qu’on attend ? Une hypothétique victoire de la gauche
parlementaire en 2007 ???
Réunissons-nous
en AG, coordonnons-nous
entre
établissements et votons la grève !
Jeudi 31 mars 2005
CNT éducation 59 / 62
PS : Mercredi 30 mars,
plusieurs
personnes issues de différentes AG du Nord
Pas-de-Calais (parents,
enseignants, lycéens et étudiants
des régions lilloise, dunkerquoise et béthunoise)
se sont
réunies au
collége Carnot
à Lille dans le but de se coordonner.
|
REFORMES
DANS L'EDUCATION :
UNE MEME LOGIQUE LIBERALE !
|
Depuis quelques
années, nos gouvernements successifs
imposent des réformes de l’éducation
nationale.
Leur
stratégie consiste à les étaler dans
le temps, donnant
l’impression
qu’elles sont
sans relation les unes avec les autres : LMD, loi Fillon sur
l’école et
LOPRI. Et
pourtant :
- démocratie
illusoire :
Chacune
d’elles a été
(ou sera) passée au forceps : ainsi, par
exemple, le grand
débat sur l’école a
été une pseudo-consultation où les profs
étaient
libres de poser les questions qu‘on leur avait
préparées ; il a
abouti au rapport Thélot (source
de
la loi Fillon sur l’école). Le LMD, lui, a été
voté à Lille 3 par
un CA ignorant les revendications du mouvement étudiant qui
exigeait notamment
une réelle consultation des usagerEs
de
l’université. Plus
généralement, la
mise
en application du LMD dans les
universités s’est appuyée sur la démocratie prétendue
représentative. Quant à la LOPRI, son application sera
du ressort
du Haut Conseil de la Recherche et de l’Innovation (aux
membres
nommés
par le ministère),
court-circuitant ainsi les EGR.
-
privatisation des lieux
d’enseignement :
Comme
souhaitait le faire
la loi de modernisation (“suspendue”) des
universités, la loi Fillon sur l’école vise
à « une augmentation de
l’autonomie financière des
établissements ». Cette dernière mesure, à relier à la
régionalisation commencée
dans le secondaire, exposera encore plus
les établissements aux pressions locales, aux
logiques concurrentielles, aux exigences immédiates du
marché. Cette
autonomisation financière implique une rentabilisation du lieu
d’enseignement
(d’où, peut-être, une multiplication des pubs
commerciales dans les
couloirs…).
De
plus, on peut craindre
des coupes dans les budgets (notamment salariales pour les personnels)
puisque
le ministère serait amené par la loi de modernisation des
universités
(« suspendue »)
à
verser un
budget global aux établissements. En ce qui concerne la LOPRI,
un budget global
prend le nom de « projet
en coût complet » :
« l’ANR
[exécutante des industriels] financera des projets en coût
complet (incluant
les CDD) ».
Par
ailleurs, le projet
Fillon préconise que « les établissements dans le cadre de
leur dotation en heures
d’enseignement, pourront faire appel à des professeurs
associés, issus des
milieux professionnels » : l’entreprise
vient jusque dans les écoles dicter sa loi. Les
enseignantEs seront
soumisES
à
« l’augmentation du temps de travail et à la
flexibilité ». Pour la
LOPRI, cela signifie
stagnation de l’emploi statutaire et
aucune limite pour les contrats de « chercheurs
associés ».
La LOPRI prévoit des Pôles de
Recherches et
d’Enseignement Supérieur (PRES), c’est-à-dire
une offre de formation régionale
limitée, définie par le bassin d’emploi
régional. La recherche
fondamentale est plus qu’en danger puisque son
financement dépendra
des
applications.
-
mise en concurrence des
établissements d’enseignement :
En effet, la loi Fillon prévoyait
d’introduire le
contrôle continu au bac. Il
y
aurait ainsi eu une
différence entre les établissements des quartiers
aisés et ceux des quartiers
défavorisés. De même, la réforme LMD vise
à développer des pôles d’excellence au
côté de facs « poubelles ». Comme
l’annexe descriptive au diplôme universitaire indiquera
à l’employeur que vous
avez fait une fac de merde, cela implique la fin des conventions
collectives
définies à partir des diplômes nationaux que casse
le LMD.
Les PRES de la LOPRI seront
restreints aux
Master et
Doctorat (Licence exclue) : système universitaire à
deux vitesses, avec
des
universités tournées vers la recherche
(Master, Doctorat) et des universités sans recherche
(Licence) ; avec des filières
tournées vers la recherche, et des filières sans
recherche.
-
formatage des élèves à
la logique patronale :
La loi Fillon
sur l’école et le LMD parlent
de « compétences » ;
ça n’indique pas
l’acquisition de
connaissances et la formation d’un esprit critique :
c’est juste un truc
qui dit qu’on possède tel « savoir-faire
» dans tel domaine. On va
former des techniciens qui appliquent
et
reproduisent
les acquis du
domaine
professionnel,
pas des individus pensants. Cela ouvre probablement la voie à la
formation continuée
(« compétences » qui se
périment).
La
loi Fillon (« socle commun de connaissances et
de compétences ») entérine explicitement
la mise à l’écart de
disciplines déclarées non fondamentales et la
hiérarchisation des savoirs.
Tandis que le LMD implique une fragilisation de disciplines non
rentables (à
Lille 3, l’application du LMD a entraîné la
disparition de l’ethnologie et la
fragilisation du cursus de sociologie). La LOPRI est
monothématique et donc pas
pluridisciplinaire.
La
loi Fillon met en place des « mesures
[visant] à
transformer les finalités
de l’école et à placer comme priorité
l’employabilité (…). L’école comme variable
d’ajustement aux besoins immédiats des entreprises ».
Le LMD en
est l’équivalent universitaire dans nombre de ses
aspects : apparition
dans les UE libres d’options bidons genre découverte de
l’entreprise, création
d’entreprise, projet professionnel ; multiplications de
stages (genre La
Redoute ou Michelin…) ; rapport de stage qui remplace le
mémoire en filière
pro.
Ces
liens
(non exhaustifs) entre les réformes de l’éducation
nationale
tendent
à montrer
qu’elles sont au service d’une même logique et
qu’elles sont pensées dans un
projet global de main mise du patronat sur l’éducation
nationale
et sa
privatisation.
C’est
pourquoi, touTEs
ensembles (étudiantEs, lycéenNEs, enseignantEs,
chercheurEUSEs, personnels
IATOSS) nous devons nous rejoindre sur une lutte commune contre ces
réformes au
lieu de rester chacun dans notre
coin. Il est
à souhaiter que les AG et collectifs se multiplient et
créent des liens
concrets entre eux (des AG unitaires, actions communes, …) afin
de s’opposer
ensemble face à l’éducation patronale qui
s’annonce et de construire
collectivement une autre école…et une autre
société ! Dans cette perspective
nous ne devons pas attendre la grève générale
reconductible mais au contraire
la construire ! La FAU Lille (section universitaire de la CNT)
appelle les
étudiantEs et personnels de l’université à
se joindre aux AG et collectifs
actuellement en lutte contre ces réformes.
Section
universitaire lilloise du
syndicat SSEC-CNT 59 / 62
Tract
maquetté à télécharger (format pdf) :
recto
- 62 ko
verso
- 39 ko
|
APPEL
DE
LA FEDERATION CNT DES TRAVAILLEURS DE L'EDUCATION
|
La
Fédération CNT des travailleurs de l'Education (FTE) a
décidé d’appeler aux différentes
mobilisations de la semaine du 7 mars. Elle appelle tous les personnels
de l’Education à rejoindre la manifestation nationale des
lycéens du 8 mars, à participer à la mobilisation
des universités contre la LOPRI le 9 mars, et à
manifester avec l’ensemble des travailleurs (public/privé)
le 10 mars. En effet les travailleurs du public comme du privé
subissent depuis plusieurs années la politique
réactionnaire de ce gouvernement aux ordres du Medef, celle-ci
visant à faire de la précarité la nouvelle forme
de gestion du monde du travail. A ceci s’ajoute évidemment
une hausse des profits du patronat au détriment des
salariés. De plus, toutes les lois anti-sociales de ces
dernières années : retraite, sécu, racket patronal
avec suppression d’un jour férié, se poursuivent
avec la casse des 35 heures, qui avaient déjà
apporté la flexibilité par l’annualisation.
Pour
l’Education, les protestations contre la loi rétrograde de
Fillon se sont multipliés depuis le 20 janvier, avec des
opérations « école morte » ou des occupations
d’écoles sans oublier le mouvement des lycéens.
Ainsi, malgré que cette loi soit rejetée par
l’ensemble des acteurs de l’école :
élèves, parents et enseignants, Fillon a tenté de
profiter des vacances pour mener à bien son projet de
destruction du service public d’éducation qui, sous
prétexte de remédier aux difficultés du
système scolaire français, ne fait que suivre la
lignée des projets européens d’adaptation de
l’école à la société capitaliste et
d’offensives libérales sans précédent.
La
CNT-FTE
militera donc dans toutes ses sections, dans toutes les AG pour que la
journée du 10 mars soit le départ d’une
grève illimitée jusqu’au retrait du plan Fillon.
Elle s’associera également à tous les autres
secteurs du public comme du privé qui choisiraient de
s’engager dans une grève reconductible au lendemain du
10/03.
Confédération
nationale du travail (CNT)
Fédération
des travailleurs de l'Education (FTE)
|
GREVE "PUBLIC / PRIVE" DU
10 MARS
2005 :
DECLARATION
DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE DE L'EDUCATION
|
JEUDI 10
MARS 2005 :
EDUCATION,
RECHERCHE, SERVICES PUBLICS, PRIVÉ
TOUS
ENSEMBLE
DANS L’ACTION
L’intersyndicale
de l’Éducation Nationale
FSU,
UNSA,
FERC-CGT, SGEN-CFDT, SNFOLC, FAEN, EIL, SUD, CNT,
appelle
tous les
personnels à faire grève et à manifester.
L’intersyndicale
académique de l’Éducation appelle tous les
personnels à faire grève et à manifester le 10
mars dans le
cadre de la
journée de grève
interprofessionnelle pour l’augmentation des salaires, la
réduction du temps de travail et l’emploi et la
défense des services publics.
Dans
l’académie, les mobilisations se sont multipliées
et renforcées contre les suppressions (-940 postes) et
l’insuffisance des moyens.
Le
10 mars, nous
exigerons aux côtés des salariés du privé et
du public :
-
L’augmentation générale des salaires et des
pensions : rattrapage des pertes du pouvoir d’achat subies depuis
le 1er janvier 2000 dans la fonction publique ( + 5%) ;
-
Le refus des
940 suppressions de postes dans notre académie, des
7000 suppressions nationales et le maintien de toutes les garanties
statutaires qui fondent la fonction publique. Non au transfert des TOS,
maintien de la fonction publique d’Etat pour tous !
;
-
L’arrêt de la dégradation des conditions de travail
– qu’amplifierait le projet Fillon – avec la
multiplication des services partagés, l’augmentation de la
charge de travail (en particulier sur les questions de remplacement) ;
-
Un plan
de
résorption de la précarité et des
recrutements à la hauteur des besoins
;
-
Le refus
du
développement de l’apprentissage en
concurrence directe avec les formations professionnelles et techniques
sous statut scolaire ;
-
Le
retrait du
projet de loi Fillon qui génère des
suppressions de postes, de filières, de classes, de
dédoublement, supprime les heures de cours et les programmes
nationaux en instaurant un socle minimum de connaissances et des
enseignements dits complémentaires ;
-
Le
maintien du
bac comme examen terminal anonyme national.
Pour
des
services publics partout performants, une école qui ait les
moyens d’assurer la réussite de tous les jeunes parce que
ce sont des facteurs déterminants d’une politique de
droits, de justice, de développement économique et social
et de vitalité des territoires. ;
Après
le
20 janvier, le 5 février et le 25 février, les personnels
de l’Éducation Nationale, montreront le 10 mars, par leur
mobilisation massive avec les autres salariés du public et du
privé, leur détermination à défendre leurs
postes, leurs statuts, leurs conditions de travail.
L’intersyndicale
apporte également son soutien à la journée de
manifestation des lycéens
du 8
mars et à
celle des
personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur
le 9 mars. Elle appelle les personnels à débattre
des
suites de l’action dans les assemblées
générales.
Pour
avoir la version maquettée
de cette déclaration (format pdf - 1 page - 71 ko), cliquer
ici.
Tract
de la
Fédération CNT des travailleurs de l'éducation
pour les 8, 9 et 10 mars
(format pdf - 2 pages - 97 ko)
Nota bene :
Un préavis de grève couvre l’ensemble des
personnels de l’Education
nationale, de l’enseignement supérieur et de
larRecherche, enseignants
et chercheurs, IATOSS et personnels éducatifs, titulaires ou
précaires,
de droit public ou de droit privé, pour la semaine du 7 au
12 mars
2005.
|
10
MARS 2005 :
LA
FCPE APPELLE A UNE JOURNEE "ECOLE MORTE"
|
Communiqué de la FCPE
(fédération des conseils de parents
d’élèves)
ÉCOLE MORTE, LE JEUDI 10 MARS
L'École subit des restrictions budgétaires sans
précédent. Depuis 2002, des milliers de postes
d'enseignants, de personnels de service, de surveillants ont
été supprimés. Le budget Sarkozy-Fillon pour 2005
ferme plus de 6000 postes dans le secondaire et ne crée pas
suffisamment de postes dans le primaire pour faire face à la
hausse démographique.
On nous annonce encore pire pour 2006.
Nous avons la certitude que la rentrée prochaine sera
catastrophique pour les conditions de travail de nos enfants :
- Recul de la scolarisation en maternelle ; il sera de plus
en plus
difficile voire impossible d'inscrire les enfants de moins de 3 ans et
parfois ceux qui ont dépassé cet âge.
- En primaire, de nombreuses fermetures de classes, y compris dans les
zones d'éducation prioritaires et les zones rurales, vont
entraîner des effectifs très chargés et donc une
difficulté à bien s'occuper de tous les
élèves.
- Des collèges seront fermés dans certains
départements ; la réduction de la dotation horaire
conduira également à des classes à plus de 30
élèves.
- Les lycées paient un lourd tribut : de nombreuses options
disparaissent dans la plupart des lycées, les TPE (travaux
personnels encadrés) plébiscités par les
lycéens et qui constituaient une nouvelle façon de
travailler préparant mieux aux études supérieures
sont supprimés ; des filières professionnelles et
technologiques sont rayées de la carte... Le choix des
élèves sera limité, leurs conditions
d'étude dégradées ; des lycées ruraux et
même urbains sont mis en péril.
- Au moment où l'on affirme mener une politique en faveur de
l'intégration des enfants handicapés, on retire des
moyens à ce secteur.
Dans le même temps, le gouvernement fait voter une loi dont
l'objectif essentiel est de justifier de nouvelles restrictions
budgétaires pour l'école publique.
Devant la gravité de la situation, les parents ne cessent de
réagir partout dans le pays.
Le gouvernement reste sourd.
Alors nous haussons le ton.
Pour signifier solennellement au gouvernement leur refus de
cette
politique de casse du service public, la FCPE appelle tous les parents
à ne pas envoyer leurs enfants à l'école le jeudi
10 mars et à manifester ce jour là *.
*
Pour le Nord Pas-de-Calais,
le rendez-vous est
fixé
à 14 h 30, porte de Paris (Lille).
|
LES
ETUDIANTS
S'ADRESSENT
AUX LYCEENS...
|
DE
L’EDUCATION
NATIONALE A L’EDUCATION PATRONALE
En
tant qu’étudiant-e-s, nous sommes heureux-ses que vous
lycéen-ne-s ayez pris
l’initiative de descendre dans la rue pour manifester votre
mécontentement
contre un système hiérarchisé où les
décisions prises depuis le haut nous font
subir des inégalités toujours croissantes au profit
d’une classe dominante.
Nous-même, étudiant-e-s (et
vous peut-être étudiant-e-s de demain), avons aussi
à subir une série de
réformes de l’Education Nationale dont la véritable
visée est de mettre tout le
système éducatif sous tutelle du Medef.
C’est ainsi qu’au niveau des
universités vont émerger d’un côté des
pôles d’excellence et de l’autre des
« facs-poubelles ». Le projet Fillon
apparaît donc comme une
adaptation à ces réformes universitaires et tend à
poser les bases d’une telle
sélection dès le collège.
Depuis
deux ans, des mouvements étudiants ont lutté sans
succès contre ces réformes
universitaires. Aujourd’hui, le fait que vous, lycéen-ne-s
soyez dans la rue ne
peut qu’encourager les étudiants à venir vous
rejoindre afin que nous unissions
nos forces contre les réformes de l’Education Nationale
(LMD pour les facs,
projet Fillon pour les lycées, LOPRI pour la recherche,
modernisation et
décentralisation pour les personnels).
De plus, le contexte social
(privatisation du secteur public, précarisation croissante,
délocalisation, …)
nous incite à élargir notre lutte.
Parce qu’une
société ne
doit pas se changer depuis le haut, nous ne
pouvons qu’encourager la multiplication des pratiques autonomes
des lycéen-ne-s
(http://www.lyceens-en-action.fr.st) :
prises de décisions
collectives en
assemblées générales, etc.
POUR
CHANGER D’ECOLE, IL FAUDRAIT CHANGER DE SOCIETE !
POUR UNE
REVOLUTION SOCIALE, EDUCATIVE ET PEDAGOGIQUE
CNT
-
section
universitaire de Lille
Le
tract maquetté est ici
(format pdf - 1 page - 118 ko).
|
APRES
LE 20 JANVIER,
CONSTRUISONS
LA RIPOSTE SOCIALE !
|
Communiqué de
la
fédé CNT éducation
La CNT-FTE salue les dizaines de milliers de
grévistes de
la Fonction publique du 20/01/05, s'étant massivement
mobilisé contre la politique antisocialede la clique Raffarin.
Toujours prompt à répondre aux ultimatums du MEDEF
(dernièrement les 35 h), le gouvernement n'a de nouveau offert
que mépris et arrogance aux travailleurs-euses. Notre
mobilisation doit donc se poursuivre et s'amplifier. La CNT FTE
s'inscrit pleinement dans toutes les initiatives prises à la
base dans ce sens. À Vaulx-en Velin (69) des enseignant-e-s ont
reconduit la grève pour 48 h afin d'informer plus largement
population et collègues des dangers des attaques actuelles
contre l'école. De Clermont-Ferrand à la région
parisienne en passant par Marseille, de nombreuses initiatives locales
sont programmées pour les semaines à venir : AGs,
rassemblements ou actions, voire nouvelles grèves.
Nous ne pouvons donc que regretter la frilosité des
organisations syndicales dites représentatives qui tardent
à envisager les suites de l'action, semblant vouloir organiser
une nouvelle journée de grève seulement après les
vacances scolaires de février. Au contraire, nous devons nous
préparer à une grève dure et réanimer tous
les instruments de lutte démocratiques (coordinations,
collectifs…) qui avaient donné sa vitalité et sa
richesse au mouvement du printemps 2003. Nos objectifs restent
inchangés : lutte contre la pénurie budgétaire et
salariale, refus de la loi de régression scolaire de F. Fillon,
articulés au-delà de l'Éducation nationale avec un
combat pour de véritables services publics nonmarchands
gérés par et pour tous.
Nous nous inscrivons également dans un mouvement de
solidarité avec les travailleurs-euses du privé,
fortement touchés par la régression sociale :
remise en cause des 35 h, chantage à l'emploi… Dans
cette optique de solidarité interprofessionnelle, la CNT FTE
sera présente au coté des autres structures de la CNT,
dans les manifestations du 05 février * pour la réduction
du temps de travail et une répartition égalitaire des
richesses.
Lyon,
le 22/01/05
Le
secrétariat fédéral
de la fédération des travailleurs et travailleuses
de l’éducation (CNT-FTE)
* Pour
la région Nord Pas-de-Calais, manifestation à
Lille le 5 février 2005 à 14 h, porte de Paris.
|
DANS
L’ÉDUCATION NATIONALE AUSSI :
LA
PRÉCARITE, ÇA SUFFIT !
|
Un phénomène
ancien
et massif
L’Éducation Nationale et l’ensemble du secteur
public (1,3 millions de précaires) a depuis longtemps recours
à la précarité faute de recrutement de personnels
titulaires. Cette situation risque encore de s’aggraver avec la
décentralisation puisque les collectivités territoriales
comptent encore plus de précaires que la fonction publique
d’Etat.
Depuis les Maîtres Auxiliaires (MA) et après les TUC (mis
en place par le PS en 1982), une multitude d’emplois
précaires ont été créés : CES, CEC,
contractuelLes, vacataires, emplois jeunes, assistantEs
d’éducation… La loi Borloo nous en promet
d’autres dont les contrats d’avenir nouvelle mouture du
RMA, adaptable au public et au privé. Un travail de 26 h
annualisé sera payé avec
son RMI ou ses ASS et des clopinettes versées par le patronat. A
cette multiplication des contrats précaires, il faut ajouter
les précaires « prêté-e-s » par les
associations ou les entreprises. Ainsi des emplois jeunes
qualifié-e-s de «
correspondant-e-s réseau éducatif » sont
employé-e-s par Transpole via l’association ADEMN pour
exercer dans les collèges de villes qui ont signé un
contrat local de sécurité.
Conditions de
travail
précaires, salaire aléatoire et galère au quotidien
A travail égal, les précaires sont moins payé-e-s,
moins protégé-e-s, ont une moins bonne couverture
sociale, sont les victimes privilégié-e-s des petits
chefs…
Elles/Ils ont tôt tâté de la flexibilité. Il
faut bien profiter au mieux des 20h des CES ou des 30 h des CEC
payés au SMIC horaire ! Cette exploitation sans vergogne se fait
souvent au mépris de la législation du travail puisque
ces
personnels sont souvent embauché-e-s sur des postes «
liés à l’activité normale et permanente
» (art 121-1 du Code du Travail).
Evidemment, la précarité du travail entraîne une
précarité du quotidien : peur du lendemain liée au
renouvellement du contrat, stress lié à la
surexploitation, difficultés de logement, de transport…
Rajoutons que l’accès aux services médicaux,
sociaux et au services publics est de plus en plus
problématique. Les précaires, salarié-e-s à
jeter après usage ?
On l’a vu hier avec les contractuel-le-s, les emplois
jeunes… on le voit aujourd’hui avec les CES et les CEC :
dès qu’un contrat encore plus précaire pointe son
nez,
l’État-patron se débarrasse de salarié-e-s
qu’il a préssuré-e-s sans vergogne pour profiter de
l’aubaine. Où est la
« réinsertion sociale » pour ces personnes
renvoyées dans la spirale du chômage en attendant de
nouvelles formes de précarité.
La précarité
promise aux
titulaires
La précarité nous concerne tous. Sans mobilisation,
Fillon l’imposera à chacun.
- disparition des heures de décharges (labo, première
chaire…)
- remplacement à l’interne au sein des
établissements
- intervention des PLP en collège et des PLC en LP
- Les professeurs stagiaires sont déjà sous tutelle
pédagogique (au moins 14 inspections en un an). Avec les
conseils pédagogiques, c’est au tour des titulaires.
L’École : une
entreprise
de formation des précaires ?
Non seulement, l’Ecole recourt à la
précarité, mais elle fournit et forme aussi des
contingents de précaires ou de futur-e-s précaires.
Fillon s’est ainsi engagé
à augmenter le nombre de contrats d’apprentissage pour les
élèves en difficulté au collège dans la
droite ligne du plan Borloo (500 000 contrats d’apprentissage par
an). Or, l’apprentissage est souvent un moyen pour le patronat de
recruter
une main d’oeuvre docile et sous payée et il n’offre
aucune qualification pour l’avenir. De même,
le rapport Thélot, les lycées des métiers, le
projet de nouvelle troisième renforçaient
l’importance des
compétences (plus ou moins définies par le patronat
local) aux dépens des diplômes, c’est-à-dire
d’une capacité
indifférente au contexte ayant de ce fait une valeur juridique.
Bref, c’est un travail de sape contre les conventions collectives
qui permettent
d’apporter encore une petite protection aux salariée-s.
Les intérêts de l’entreprise sont d
‘ailleurs largement défendus puisqu’on invite de
plus en plus les patrons dans l’Ecole.
C’est pourquoi nous nous réunissons ce 19 janvier et avons
demandé audience au recteur pour obtenir les chiffres de la
précarité dans l’académie
afin d’entreprendre de nouvelles mobilisations dans le cadre des
actions entreprises par les chômeurs/ses et précaires au
niveau national.
TITULARISATION ET
RÉEMBAUCHE DE
TOU-TE-S LES PRÉCAIRES
SANS AUCUNE CONDITION !
Mercredi 19
janvier 2005 :
rassemblement à 14 h devant
le rectorat, rue St Jacques à Lille pour connaître les
chiffres de la précarité (une délégation
CNT / SUD sera reçu au Rectorat à la même heure).
Jeudi 20
janvier 2005 :
rassemblement à 10 h 30
devant le lycée Gaston Berger (centre de paiement des CEC), rue
G. Berger à Lille.
A l'initiative des
syndicats CNT
éducation et SUD éducation
du Nord Pas-de-Calais
|
APPEL
DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE
AU
SUJET DE LA GREVE DU 20 JANVIER 2005
|
L’intersyndicale de l’Éducation Nationale
FSU, CGT, FAEN, FO, SGEN-CFDT, UNSA, EIL, SUD-Education, CNT
appelle tous les personnels à faire grève et à
manifester
JEUDI 20 JANVIER 2005
L’intersyndicale académique de l’Éducation
s’inscrit pleinement dans la journée d’action
nationale de la Fonction publique car elle estime que les attaques
contre les salaires, l’emploi, les statuts sont liés et
relèvent d’une volonté gouvernementale de
réduire et de dénaturer les services publics.
Ø Nous refusons les mesures qui
programment
pour 2005 une nouvelle perte de pouvoir d’achat.
Ø Nous refusons une politique
de
l’emploi faite de suppressions massives de postes, de manque
d’effectifs et de précarité accrue : 7000
suppressions de postes d’enseignants au niveau national.
Dans notre académie, déjà durement touchée
par le chômage et les difficultés sociales :
- suppression de 895 postes
d’enseignants dans
le second degré, dont :
- suppression de
433 postes dans les
collèges ;
- suppression de 389 postes en
lycée
général et technologique ;
- suppression de 24 postes pour
l’enseignement spécialisé (fin des formations
qualifiantes) ;
- suppression de 49 postes en
LP (alors que les
effectifs par classe sont parmi les plus élevés de
France) ;
- suppression de 5 postes ½
dans les CIO ;
- suppression de 40 postes chez
les administratifs ;
- aucune création de postes
dans les
écoles primaires et maternelles alors que les effectifs
augmentent (!) ;
- aucune création en personnel
de santé
scolaire et des services sociaux.
Au total, ce sont 940 postes qui sont supprimés dans notre
académie.
Par ailleurs, la disparition des étudiants-surveillants se
poursuit et les aides éducateurs en fin de contrat ne sont pas
remplacés en nombre suffisant par des Assistants
d’Education dont nous contestons toujours le statut.
Ø Nous refusons la remise en
cause des
garanties statutaires contenues dans le rapport Dutreil qui
fait
disparaître les corps pour les remplacer par des cadres
d’emploi spécifiques, vise à remplacer la
carrière par le mérite, réduit les acquis sociaux
(par ex : droit à mutation, hors classes…) tout comme
nous refusons le transfert des personnels administratifs et des TOS
à la fonction publique territoriale.
Ø Nous refusons le projet de
loi Fillon sur
l’école qui ne répond pas aux besoins
éducatifs, entérine la régionalisation de
l’enseignement professionnel, casse les statuts des enseignants
pour notamment leur imposer une augmentation de leur charge de travail
obligatoire.
L’intersyndicale estime qu’une telle situation
nécessite la mobilisation de tous les personnels de
l’Éducation nationale dans l’unité la plus
large aux côtés de leurs collègues des autres
fonctions publiques pour exiger :
► le rattrapage
du pouvoir d’achat des
salaires
et pensions au regard de la hausse du coût de la vie depuis 2000 ;
► un plan
d’urgence pour
répondre aux
besoins en postes et améliorer les conditions
d’encadrement et de travail, le retrait des annonces de
suppression d’emplois, de postes, de sections, d’heures de
cours et un plan de titularisation des précaires ;
► l’abandon du projet de loi
Fillon, qui ignore
les attentes exprimées par les personnels, les parents, les
élèves, et l’ouverture de véritables
négociations sur la base du maintien des garanties statutaires
des personnels et le choix d’un système éducatif
garantissant l’avenir de tous les jeunes.
L’intersyndicale est déterminée à poursuivre
l’action si les personnels n’obtiennent pas satisfaction.
GRÈVE JEUDI 20 JANVIER 2005
MANIFESTATION RÉGIONALE À
LILLE
14 H 30 PORTE DE PARIS
|
<>
NON AU PROJET DE LOI FILLON SUR L'EDUCATION !
<>
|
Le
ministre qui présente sa loi le 12 janvier est le même qui
supprime 900 postes dans l’académie. Il a les mêmes
objectifs.
RASSEMBLEMENT LE 12 JANVIER A 14 H 30 DEVANT LE RECTORAT DE
LILLE
à l’appel du SNES, de la FSU, de la FERC-CGT, du SNLC-FO,
de SUD éducation et de la CNT
Après
la Sécu, les retraites et la décentralisation, le
gouvernement a décidé de casser le service public
d’éducation.
Le 7 décembre, plusieurs syndicats avaient appelé
à la grève contre le rapport Thélot et les projets
du ministre. Ceux-ci ont été confirmés lors du
Conseil Supérieur de l’Éducation, malgré le
rejet unanime (sauf CFTC) des organisations syndicales. Le MEDEF a
voté pour.
Sourd à tout dialogue, Fillon présente en conseil des
ministres un projet de loi, qui s’inscrit explicitement dans les
objectifs de Lisbonne qui visent à rendre l’individu
responsable de sa formation et à réduire les coûts
de la formation initiale.
Il reprend les propositions les plus dangereuses du rapport
Thélot :
Pour les élèves
- Un socle commun réducteur dont sont absents cultures
technique, artistique et sportive. La culture "humaniste"
rajoutée sous la pression reste floue. Ce socle commun est
l’objectif non seulement du primaire, mais aussi du
collège, sans obligation de résultat final, avec le
transfert des missions de la formation initiale à la formation "tout au long de la vie"
;
- Un collège à plusieurs vitesses, avec une offre
réduite pour les élèves en difficulté, le
développement de l’alternance dès la 4ème,
un développement selon les « talents » et les
goûts des élèves, ce qui mène à
la multiplication des dispositifs dérogatoires et
l’abandon des programmes nationaux.
- Une responsabilisation accrue de l’élève, seul
responsable de ses échecs. La remédiation se fait par
redéploiement des moyens (disparition de l’ATP et des IDD
sans rétablissement des horaires disciplinaires).
- L’instauration du contrôle continu pour les examens.
- En lycée, suppression de la seconde option, mettant ainsi
en
concurrence LV2, SES, langues anciennes et les enseignements
artistiques.
- Création d’un Haut conseil de l’éducation
dont les membres, nommés par le pouvoir politique, seront juges
et parties, chargés en même temps de la définition
des programmes et de leur évaluation !
Pour les
personnels :
- Diminution des recrutements à l ’horizon 2007- 2011. Des
suppressions massives sont d’ores et déjà inscrites
dans le futur. La fin annoncée du concours national, avec la
mise en place d’une définition régionale des
besoins et des recrutements. La fin du mouvement national.
- La formation continue réduite et imposée en dehors du
temps de travail. Silence sur le congé formation.
- Le remplacement à l’interne, avec obligation
d’assurer 72 heures annuelles, non comprise l’HSA imposable
dans le service, payées en HSE, et financé par la
disparition des heures de décharges (labo, cabinet,
première chaire...). La flexibilité gratuite en somme !
Le retour de la
bivalence au
collège
Renforcement de l’autoritarisme. Est institué un
Conseil
pédagogique, nommé par le chef
d’établissement, qui pilotera le projet
d’établissement, l’orientation, l’organisation
des enseignements et le contrôle individuel des pratiques
pédagogiques. C’est une hiérarchie
intermédiaire qui est mise en place, le chef
d’établissement recevant une carotte, la
possibilité de choisir les bénéficiaires de la
hors classe.
A Lille comme à Paris, les objectifs sont clairs : pour
réduire budget de l’État et déficits, pour
favoriser les plus riches par la baisse de l’impôt, il faut
:
- diminuer rapidement les effectifs de la fonction publique
d’éducation,
- diminuer les coûts en excluant les élèves et en
réduisant les formations.
Nous ne laisserons pas casser le service public
d’éducation.
MESSAGE DE LA
CNT A L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE
AU SUJET DE LA MOBILISATION DE JANVIER 2005
|
Le
syndicat SSEC-CNT
du Nord Pas-de-Calais note avec satisfaction l'unité syndicale
lors du
dernier Conseil supérieur de l'éducation (CSE).. Il
rappelle ses réserves sur le rôle purement consultatif
du CSE et sur les critères retenus actuellement par l'Etat pour
juger
de la représentativité ou non des organisations
syndicales. Il rappelle
que le ministre ne fait que conclure le mouvement social de 2003. En
mai 2003, son prédecesseur lançait le "débat sur
l'école" par la
distribution d'un opuscule. Il lui fut retourné, comme à
Rodez par
exemple. En matière de rapidité, il y a mieux : un grand
débat
mascarade suivant un report imposé par la rue, une commission
qui
accouche d'une souris, un ministre qui consulte avec le doigté
que nous
lui connaissons depuis les négociations sur les retraites...et
un
projet de loi qui passe à la hussarde. Le souvenir du
scénario des
"négociations sur les retraites" nous amène à
émettre les plus grandes
réserves sur l'amendement pr oposé par le SGEN - qui
s'est abstenu lors
du vote du CSE - et voté par tous. De quelles véritables
négociations
s'agit-il ? Nous exigeons l'abandon de la loi Fillon, pas sa
négociation. Néanmoins, avec toutes ces réserves,
le syndicat SSEC-CNT
59/62 est d'accord pour diffuser un appel le plus large possible
à un
rassemblement, à une manifestation ou à tout autre forme
d'action à
discuter ensemble durant la semaine du 10 au 15. Pour nous la
mobilisation devrait s'accompagner d'un mot d'ordre de grève
couvrant
la semaine du 10 au 15 , d'un appel à la grève et
être présentée comme
une étape vers la riposte syndicale qui sera envisagée le
05 janvier.
Selon nous, il n'y a pas d'un coté la loi d'orientation et de
l'autre
les désastres de la carte scolaire.
Syndicat
SSEC
(santé-social-éducation-culture) - CNT 59/62
LA NOUVELLE
EDUCATION NATIONALE SELON FILLON :
RETOUR A LA CASERNE, MARCHEZ DROIT, NE PENSEZ PAS, OBEISSEZ !
|
Un
arrière-goût de déjà-vu
Comme
pour le chômage, comme pour les retraites ou la santé,
sous le couvert d'une plus grande justice, c'est le traitement
individualisé à moindre coût qui est
privilégié pour mieux casser les aspirations collectives
à un socle de garanties sociales (opposées aux
intérêts du patronat qui, par Medef interposé,
refuse de payer) : contrats d'entreprise qui l'emportent sur les
conventions collectives, passage progressif des retraites et des
assurances-santé solidaires vers le privé,
entretiens-évaluations des contrats PARE /RMA... Chaque fois
aussi les solutions exonèrent les entreprises de cotisations ou
d'autres charges.
Liberté,
égalité, fraternité ? ...
Scolarité...
La casse des droits sociaux accroît par résonance les
inégalités et l'échec à l'école.
Alors Fillon leur assure un traitement " républicain " ; comme
pour les retraites, les licenciements, le chômage : c'est minimum
social et régression généralisée. Et pour
assurer l'ordre social, pour asseoir SA " cohésion sociale ", il
renforce l'ordre scolaire libéral et autoritaire.
Leur école
Selon les dogmes d'économies budgétaires et de
contrôle social libéraux, ça donne (c'est sans
surprise! directives européennes obligent !) :
POUR LES PERSONNELS:
- suppressions
de
postes
et, pour compenser, augmentation de la productivité du travail
(réquisitions pour rempla-cements, heures sup' obligatoires,
projets et bilans perso, inspections-évaluations plus
fréquentes);
- licenciement
de
milliers de précaires (contractuels, aide-éducateurs,
CES, CEC) et surexploitation des nouveaux contrats précaires
(vacataires, assistants d'éducation, futurs contrats Dutreil);
- décentralisation
pour les TOSS ;
- renforcement
des
pouvoirs hiérarchiques : management par les chefs et
évaluation des enseignant(e)s, direction d'école et
caporalisation) ;
- formation
continue
hors temps de travail ;
- salaires
au
mérite (déjà mis en place dans la police et la
justice) ;
- mobilité
forcée des personnels voulue par Dutreil.
ET
POUR LES ELEVES:
N'autre
école
Oui, il existe pourtant une autre voie pour l'école. Celle qui
considère que l'accès égalitaire au savoir pour
tous passe par l'accès égalitaire à tous les
savoirs, à une culture polytechnique qui ne hiérarchise
pas les disciplines (jouer de la guitare, réparer un moteur,
c'est aussi important que Pythagore non ?).
Limiter aux plus " méritants " l'accès aux arts, aux
langues vivantes, aux sciences, ce n'est pas construire une
école plus " juste ". Renforcer la sélection et la
compétition dès les premières années de la
scolarité c'est nier le pouvoir libérateur de
l'éducation.
Travailler autrement, ce n'est pas se rendre au turbin les
jours
fériés, en bénissant Saint Ernest, ce n'est pas
passer par la pointeuse avant d'aller rejoindre ses
élèves, c'est d'abord donner à tous les personnels
les moyens d'éduquer dans de bonnes conditions, loin des statuts
précaires et des contrats de misère.
Ce n'est pas dresser les uns contre les autres à coup de primes,
de statuts de " sous-chef " mais instaurer des moments de ren-contre et
d'échanges entre tous les acteurs de l'école, personnels
enseignants et personnels " dits " non-enseignants, parents,
élèves...
Assurer la réussite de tous, ce n'est pas transformer les
travailleurs de l'éducation en auxiliaires zélés
des rafles policières et leur demander d'accompagner parents et
enfants sans- papiers à la Préfecture ou aux camps de
transit... L'école de la réussite pour tous, c'est celle
qui rappelle que le premier devoir, en classe, à la maison, au
travail, dans la rue... c'est le devoir de soli-darité et de
résistance.
L'école de la réussite pour tous, c'est celle qui oppose
aux valeurs de la soumission, de l'intérêt individualiste,
de la compétition les valeurs collectives de l'entraide, de
l'écoute, de la coopération.
Ré(ac)publicains, pédabobos, Fayot, Fillon et les autres
ne nous donnent pas les moyens d'une telle école. Qu'importe,
nous irons nous servir nous-mêmes !
28
novembre 2004
CNT - syndicat SSEC (santé-social-éducation-culture) du
Nord Pas-de-Calais.
Plus
que jamais nous
devons nous mobiliser pour exiger :
Le
gouvernement et le Medef poursuivent leurs objectifs de destruction des
acquis sociaux. Dans l’éduc, le social et la culture,
commençons par riposter sur le terrain de la
précarité, des statuts et de l’emploi public, tout
est lié. En ce domaine comme sur les retraites, la sécu
ou les licenciements, nous n’avons rien à espérer
d’une hypothétique alternance. Précaires et
titulaires , nous ne pouvons compter que sur nous même et
nous n’aurons que ce que nous obtiendrons par la lutte collective.
RENDEZ
VOUS MERCREDI 29 SEPTEMBRE, 18 HEURES
au 1 rue Broca, Lille Fives (près du Mont de Terre)
|
Jeunes
scolarisés sans papiers : régularisation,
mode d’emploi
|
Guide pratique et juridique,
réalisé par des militants et associations du
réseau "Éducation sans frontières"
Ce
fascicule a pour objectif de donner des premières indications
à ceux (personnels de l’Education nationale, parents
d’élèves ou militants associatifs ou syndicaux,
voire élèves eux-mêmes), qui découvrent,
souvent avec stupeur qu’un élève ou un jeune de
leur entourage est sans papiers et menacé d’expulsion au
premier contrôle de police. Impossible dans ces circonstances de
faire comme si de rien n’était et de continuer à
enseigner les belles lettres ou à bâtir
d’élégantes démonstrations pendant que des
jeunes se débattent dans des difficultés inextricables. A
la question souvent entendue : « Je connais un jeune sans
papiers, qu’est-ce que je peux faire pour l’aider ?
», la brochure d’Education Sans Frontières
s’efforce d’apporter deux types de réponses.
Pratiques
d’abord. Fondée sur l’expérience
d’établissements scolaires qui ont réussi à
faire régulariser leurs élèves, elle propose des
idées sur l’aide à apporter au jeune en
difficulté : comment constituer un dossier ? Quelles
démarches entamer et comment ? Que risque-t-il ? Comment
organiser la solidarité autour de lui et faire en sorte que
l’action de ses enseignants, de ses camarades et de leurs parents
aboutisse à le tirer du puits.
Elle
fournit, dans une seconde partie, des indications juridiques permettant
une première approche de la situation du jeune au regard des
textes sur le séjour des étrangers.
La
régularisation des sans papiers, les scolaires comme les autres,
est souvent difficile. Moins toutefois qu’il n’y
paraît à la lecture des pages de cette brochure qui
donnent une vision condensée des embûches et des
problèmes. Dans les faits, les responsabilités sont
partagées et assumées collectivement. Et le temps
passé est largement payé. D’abord de la
satisfaction d’avoir fait ce qu’il était impossible
de ne pas faire. De la joie du jeune tiré de la
clandestinité, ensuite. Mais aussi, et c’est
peut-être finalement le plus important, de la conscience
d’avoir vraiment rempli sa mission d’éducateur et/ou
de parent. D’avoir fait la démonstration aux yeux
d’une génération qu’on dit privée de
repères que les adultes savent prendre parti et agir pour
empêcher l’inacceptable. Ce n’est pas rien.
Il
reste que, même si la mobilisation des adultes et des jeunes peut
régler un certain nombre de cas d’élèves
sans papiers - beaucoup, faut-il espérer ! - , la question
dépasse évidemment les situations individuelles et le cas
par cas. Derrière chacune de ces situations souvent dramatiques,
se cache en réalité le choix du monde dans lequel nous
voulons vivre et que nous voulons laisser aux jeunes
générations.
L’action
initiée par le réseau Education sans frontières,
par les syndicats et les associations qui y tiennent leur place est,
à sa façon, un commencement de réponse.
Téléchargez-le
(c'est gratuit) sur
le site d'ESF ou commandez-le
auprès de la CNT.
« Jeunes scolarisés sans
papiers : régularisation, mode d’emploi »
Octobre 2004, 44 pages
Vendu 1 € ou plus (ajouter 2 € pour les frais d'envois
postaux)
| NON AUX
REFORMES "ECTS / LMD / 3-5-8" ET A LA MARCHANDISATION DES UNIVERSITES |
ECTS,
LMD, pôles d’excellence, loi d’orientation, les
réformes universitaires qui se dessinent au niveau des
universités promettent d’aller dans le même sens que
celles concernant les autres services publics : toujours plus de
libéralisation, toujours moins de service public de
qualité. Les maquettes LMD (qui doivent fixer les offres de
formation de chaque UFR) sont examinées en ce moment par les
conseils centraux (CEVU, Conseil Scientifique, Conseil
d’administration) avant d’être envoyées au
ministère. Quel est leur contenu ? Nous n’en savons -
presque - rien. Les mobilisations étudiantes de l’an
dernier ont montré que les étudiant-e-s ne sont ni
informé-e-s ni consulté-e-s sur ces réformes, et
que nos soi-disant élu-e-s n’ont qu’un poids
symbolique dans les différentes instances décisionnelles.
Suite aux mobilisations, le Conseil d’Administration avait
voté une suspension des travaux en mai et l’a
supprimée en catimini en juillet. Avec les décrets Lang
qui mettent en place le régime Licence / Master / Doctorat et le
système ECTS, on peut s’attendre à :
UNIVERSITE
: LE DEBUT DE LA GREVE AU JOUR
LE JOUR.
- Jeudi 13
novembre: la FAU de Lille (note du claviste : c'est le nom de la
section CNT à la fac ; le sigle signifie "formation action
universitaire") appelle à une AG. Une centaine
d'étudiant-e-s sont présents. On pose les principes de
base de l'AG (indépendante de toute orga, décisions
discutées et votées en AG, tours de parole,
mandatés...). L'AG adopte quelques revendications dont le
retrait des LMD (note du claviste : harmonisation européenne
"licence/master/doctorat") et décide d'investir le CA (conseil
d'administration) du lendemain qui devait voter les maquettes LMD. Les
autres syndicats (UNEF, SUD-étudiants, CGT, SNESup) appellent de
leur côté à une réunion d'information
intersyndicale pour faire plébisciter une motion qu'ils veulent
présenter au CA. SUD se rend compte qu'il s'est fait avoir et
nous rejoint avant la fin de l'AG.
- Vendredi
14 : intervention "musclée" au CA. Suspension du CA qui
reprendra en douce l'après-midi, rue Angellier (bien
protégés et loin de la fac).
- Lundi 17
: AG de 30-40 personnes. L'UNEF pointe sa gueule. On décide de
faire de l'information et d'appeler à une AG jeudi 20.
- Jeudi 20
; L'AGEL-Résistance Syndicale, alliée à une corpo,
lance la campagne électorale sur le thème du
remboursement des frais d'inscription. Ils se font dégager
légalement : la campagne n'a pas encore officiellement
commencé. AG à 12 h 30: 4-500 personnes. Il faut
mobiliser: passages en amphis... AG à 16 h 15: 5-700 personnes.
On vote la grève! On vote l'appel de Rennes.
- Vendredi
21 : AG de 5-700 personnes. Toujours en grève mais pas de
blocage prévu. Actions prévues: passer dans les autres
facs, journée "festive" lundi pour débrayer les amphis,
informer, mobiliser.
Les AG
respectent plus ou moins les principes d'AG (pas de chefs,...),
même s'il faut un peu batailler et rester vigilants pour virer
régulièrement les mecs d'UNEF ou de SUD qui voudraient
s'incruster à la tribune ou ne respectent pas les tours de
parole. Quelques commissions de travail (contacts autres facs de la
région, contacts facs en grève, contacts
profs-personnel,...) devaient se réunir après l'AG de
vendredi, ce qui a permis au passage à quelques personnes de
créer des commissions qui n'avaient pas été
décidées par l'AG (commission "préparation du
blocage" alors que le blocage a été refusé par
l'AG, tentative d'intersyndicale,...).
Clément, CNT université (Lille).
| BOYCOTT
DU"DEBAT NATIONAL SUR L'AVENIR DE L'ECOLE" AU COLLEGE BORIS VIAN
(LILLE-FIVES) |
Le 20 novembre 2003 à 12 h 15,
l'AG du
collège Boris Vian
(Lille - Fives) a adopté à l'unanimité (28
personnes présentes) la décision de boycotter le
"débat national sur l'avenir de l'école" tel qu'il nous
est imposé.
POURQUOI ?
- Par
principe: il n'est pas question de participer à un tel
débat alors que le Gouvernement a refusé d'entendre nos
revendications au printemps dernier sur des sujets aussi graves que les
retraites, la décentralisation, la précarité ou
les restrictions de personnels essentiels au fonctionnement des
établissements et à l'encadrement des
élèves (surveillants, aides éducateurs).
- Par
résistance: contre la stratégie
médiatique démagogique du Gouvernement.
- Par
pragmatisme: la réforme est déjà
engagée à budget constant. On a déjà
constaté localement que :
COMMENT
?
- En
organisant un "contre-débat" interne avec les parents
d'élèves lors des 2 demi-journées entre le 6 et le
13 décembre 2003.
- En
refusant de faire remonter
le résultat de ce
débat par la voie officielle prévue.
- En
le diffusant sur Internet et aux médias locaux.
- En
annonçant par affichage notre décision de
boycott.
- Les
représentants du personnel élus au Conseil
d'Administration du collège voteront NON aux propositions
d'organisation du débat officiel.
A Lille, le 20 novembre 2003.
L'AG des personnels du Collège Boris Vian de Lille.
Avec le soutien des sections syndicales suivantes :
CNT-éducation, FO, SE-UNSA, SNES-FSU, SUD-éducation.
| Débat
national sur l'avenir de l'Ecole |
Le gouvernement lance son
"débat national
sur l’avenir de
l’école", nouvel avatar de de la « démocratie
participative » ou de la « nouvelle gouvernance ». On
met en scène une consultation bidon pour subjuguer
l’opinion et faire acclamer par les « partenaires sociaux
» une réforme déjà engagée :
retraites amputées et fonds de pension, asphyxie
budgétaire du service public, suppressions de postes,
privatisation ou soumission aux logiques marchandes, emplois-jeunes et
MI-SE liquidés, ATOS transférés aux
collectivités territoriales, précarité
renforcée sur les contrats les plus défavorables
(assistants d’éducation et vacataires), flexibilité
envisagée pour les titulaires (annualisation,
bivalence…), logiques répressives amplifiée
(centres fermés) et retour à l’ordre
pédagogique…
Depuis des mois, nous (personnels de l’éducation,
étudiants et parents) sommes mobilisés pour
dénoncer ces logiques capitalistes qui laminent le service
public et les droits sociaux. Le gouvernement, qui méprise nos
revendications lorsqu’elles sont exprimées dans les AG de
grève (collectifs AE et MI-SE de l’hiver, mouvement du
printemps sur les retraites, inter-luttes de l’été
et de l’automne…), prétend les prendre en compte
dans le cadre d’une consultation. Cette consultation nous invite
à cogérer et avaliser une réforme ficelée
que nous avons déjà refusée dans la rue. Ne soyons
pas dupes !
Nous appelons les enseignants, les IATOSS, les MI-SE, les
emplois-jeunes, les titulaires et les précaires, les parents
d’élèves et les étudiants à
dénoncer cette mascarade.
Boycott
!
CNT
éducation 59-62
| DECOMPTE
DES
JOURS DE GREVE : COMPTE-RENDU DE L'AUDIENCE AU RECTORAT DE LILLE |
Compte-rendu de Sophie
Z. (professeur
à Libercourt) qui
représentait la CNT à l'audience accordée lundi 7
juillet à 14 h par le recteur de l'Académie de Lille sur
les jours de grève.
Suite à l'intersyndicale éducation du lundi 7 juillet
à 11 h où étaient présents tous les
syndicats avec pour unique ordre du jour le texte que ns avions
co-signé sur les prélèvements des journées
de grève, le Recteur ns a reçus de 14 à 16 h.
Rapide compte-rendu de l'audience au rectorat :
Jean-François Larosière (FSU) rappelle :
1. l'exigence d'égalité des traitements à la fois
ds les académies et ds les bahuts.
2. La grève ne peut être comptée que par rapport
à un service effectif.
3. On rappelle l'arrêt Grondin du 28 oct. 98 du conseil d'Etat
sur la base de calcul des prélèvements (= base
après les déductions et cotisations obligatoires).
4. On tient donc à connaître les consignes données
par le gvt + position du Recteur.
Le Recteur (épaulé de son secrétaire
général) :
- Consignes ministérielles (orales) + déclarations
à l'Assemblée de Delevoye = appliquez l'arrêt Omont
* ! (soit prélèvement de tous les jours non
travaillés y compris w end).
- La réponse à la question écrite de 1980 sur
l'interprétation de l'arrêt Omont aurait été
envoyée à tous les recteurs.
Le recteur cependant, homme de cour et de franche
générosité, se propose de ne pas décompter
les jours non ouvrables, soient les dimanches et les jours
fériés. «
Les prélèvements ne sont en aucun cas une sanction, mais
la réponse logique à un service non effectué
». L'étalement se fera bien : 5 jours / mois maximum
pr profs ; 2/ mois pr pers. TOS.
Point sur les 4 profs de philo n'ayant pas pris leurs copies : 4 jours
de grève leur seront décomptés. Il était
logique de ne pas les convoquer pr les délibérations, par
contre ont été rappelés pr les oraux.
Nous avons eu aussi une sorte de sermon sur le bac, «
la
ligne jaune » dépassée par certains («
dont la réflexion manquait certainement de maturité
») qui ont décidé une « autre forme
de grève ».
Le droit de grève est fondamental, certes, à condition
qu'il n'hypothèque pas d'autres droits, tels que celui de
l'enfant et de ses parents à se voir évaluer au terme de
la scolarité... Une session de septembre pr le bac aurait
été impossible, le bac aurait été
donné sur dossier.
Autre phrase qui m'a bien plu : « les conflits
sont inévitables, les grévistes ont leur
sincérité, à laquelle s'oppose une autre
sincérité (! ) ; ceci n'exclut pas l'erreur ».
Je suis intervenue à 2 reprises pour soulever ce qui
m'apparaissait comme des contradictions : dire que les
prélèvements était la réponse logique
à un service non effectué et prélever le mercredi
ou le samedi (même si on ne travaille pas ces jours-là) ;
je ne voyais pas en quoi ne pas prendre ses copies était «
une autre forme de grève », c'était tout simplement
faire grève.
Sophie
(CNT éducation 59-62).
*
L’arrêt du conseil d'Etat du 7 juillet 1978 (dit «
arrêt Omont ») stipule que : "le
décompte des retenues à opérer sur le traitement
mensuel d'un agent public s'élève à autant de
trentièmes qu'il y a de journées comprises du premier
jour inclus au dernier jour inclus où cette absence a
été constatée, même si, durant certaines de
ces journées, cet agent n'avait, pour quelque cause que ce soit,
aucun service à accomplir."
Contre la politique de régression du gouvernement et
du
Medef...
Etendre, renforcer, durcir le mouvement social ! Tract
intersyndical
(Lille) :
Les mesures décidées ou annoncées par le
gouvernement conduisent à des transformations majeures de notre
Société et à la régression sociale.
Depuis plusieurs mois des salariés du public et du
privé, se sont mobilisés par milliers dans les
manifestations et les grèves pour :
- refuser dans le Public des restrictions budgétaires
et, dans le Privé, les fermetures d’entreprises
qui entraînent des milliers de suppressions d’emplois
et la précarité, - refuser la réforme de
décentralisation qui transfère aux collectivités
territoriales des services et des personnels dont elles ne pourront pas
assumer la charge. En fait, cette décentralisation confirme ou
accélère le désengagement de l’Etat.
C’est un préliminaire à l’abandon des
missions publiques, à leur marchandisation, à leur
privatisation, - refuser la loi sur les retraites
qui remet en cause l’âge de départ en retraite, le
niveau des pensions (- 20 à 30 %), fait supporter
l’essentiel du financement par les salariés (91 %),
exonère le patronat et l’Etat de leur obligation de payer,
- refuser l’exclusion du système d’indemnisation
chômage des centaines de milliers de demandeurs
d’emploi mais aussi des milliers d’intermittents du
spectacle…
Quant à la réforme de la sécurité
sociale
à venir, il s’agit d’établir un taux
zéro de couverture des soins qui concernera des maladies non
mortelles mais ouvrira un champ de remboursement pour les mutuelles et
les compagnies privées d’assurance.
La réforme du RMI par le RMA (revenu minimum
d’activité) rend quant à elle quasi obligatoire
l’acceptation par les rmistes d’un travail de 20 heures par
semaine payé une misère !
Le gouvernement met en œuvre une politique
ultra-libérale
qui ramène au niveau le plus bas possible les retraites, la
protection sociale, les salaires, les emplois, le service public. Il
affaiblit les ressources publiques en multipliant les
exonérations et allégement de toutes sortes au
bénéfice des plus hauts revenus et du patronat dans le
cadre d’une politique qui tourne le dos à toute justice
fiscale.
Il choisit à l’instar du Medef, la provocation, la
violence, la répression, en réponse aux
manifestants qui exigent la négociation sur leurs
légitimes revendications.
Face à ces orientations néfastes, il est possible
d’imposer d’autres choix de financement pour le
progrès social, cela passe par le partage équitable
des richesses produites.
Une seule solution : s’engager résolument dans la
lutte solidaire Privé/Public jusqu’à la
satisfaction des revendications.
| APPEL
DE
L'ASSEMBLEE GENERALE DES GREVISTES DE LILLE : RIEN N'EST REGLE, LE
COMBAT CONTINUE ! |
L'assemblée
générale des grévistes de l'Education Nationale de
Lille et leurs organisations syndicales présentes (SDEN CGT, FO,
CNT, SUD éducation) considèrent que la lutte n'est pas
terminée.
Les attaques du gouvernement et du MEDEF, qui rappellent
l'époque Thatcher nécéssitent toujours une
réponse à la hauteur des enjeux, à savoir un
rapport de force en faveur des salariés et des exclus du
système libéral.
La grève générale interprofessionnelle reste plus
que jamais une nécessité.
Si le gouvernement n'a pas plié, et qu'au contraire il montre
de
l'arrogance et prépare d'autres mauvais coups, le puissant
mouvement de ce printemps 2003 n'est pas pour autant un échec.
L'experience, les formes d'organisation et d'actions des personnels en
lutte (fonctionnement en AG décisionnelles, fonctionnement en
réseau, intersyndicales, unité à la base, liens
interprofessionnels, les différentes formes d'actions...) sont
de précieux acquis.
L'assemblée générale des grévistes et leurs
organisations syndicales appellent à poursuivre les actions en
cours, à en développer de nouvelles durant les mois
d'été dans la perspective d'un vaste mouvement
privé-public dans l'objectif de la grève
générale jusqu'à satisfaction des revendications.
L'AG appelle à la construction de cette grève
générale.
Elle reste vigilante sur l'évolution du mouvement pendant
l'été et donne un rendez-vous hebdomadaire tous les
mardis à 17 h 30, place de la République en face de la
préfecture.
L'année scolaire n'est pas finie. L'AG appelle à une
nouvelle réunion en assemblée générale le
27 juin à 17 h à la Bourse du Travail (rue B. Delespaul)
avec l'ordre du jour suivant :
1) modalités d'actions concernant la transmission des notes
à l'institution,
2) modalités d'actions concernant les menaces de repression
à l'encontre des grévistes (précomptage abusif des
jour de grève, sanctions administratives...).
Lille,
le 20 juin 2003.
| LA GRAINE EST
SEMEE. L'ETE LA FERA GERMER ! |
Il y a un mois et demi, le
gouvernement se
gaussait de sa
fermeté et refusait de recevoir les organisations syndicales,
affirmant qu'il n'y avait rien à discuter. Il pensait pouvoir
limiter l'opposition à ses projets à quelques
journées d'action isolées.
Aujourd'hui, malgré le discours de propagande
éhontée de nombreux médias, malgré la
répression et malgré la politique de sourde oreille du
gouvernement, le mouvement a montré encore ces derniers jours
une belle santé. Après avoir payé des
publicités dans les journaux, Raffarin en est à organiser
des tables rondes pour céder des petits bouts de réformes
et, dans le même temps, envoie la police contre les
grévistes.
En un mois et demi, nous avons ébranlé ce
gouvernement. Nous avons montré quelles faiblesses cachait sa
fermeté affirmée.
En un mois et demi, nous avons construit les outils d'une
démocratie de lutte avec nos assemblées
générales à tous les niveaux, du local au
national.
En un mois et demi, notre mouvement a dépassé le
cadre de l'éducation et a montré que les projets
menés par le gouvernement sont dirigés contre tous les
salariés. En Europe et au-delà, les politiques de
réforme (ou plutôt de régression) sont
cohérentes et défendent des intérêts qui
sont à l'opposé des nôtres. Les attaques contre les
services publics et contre les protections sociales (retraites et
santé) visent à créer de nouveaux marchés
et de nouvelles sources de profits. Elles ne sont pas dissociables des
plans de licenciements et de précarisation que subissent tous
les salariés et en premier lieu ceux du privé.
En un mois et demi, nous avons multiplié les liens
interprofessionnels. Les manifestations qui s'opposent aux projets
gouvernementaux et aux attaques patronales ne sont plus uniquement des
manifestations d'enseignants mais regroupent des salariés de
tous les secteurs.
Ce mois et demi de lutte a montré que notre véritable
force est dans la grève générale.
Voilà ce que le gouvernement a perdu dans cette
épreuve de force qu'il a choisie d'engager. Voilà
pourquoi il accepte de négocier et réprime tout à
la fois.
Les vacances scolaires ne feront ni taire ni disparaître
les grévistes de l'Éducation nationale. Ils restent aux
côtés de tous les salariés en lutte et continuerons
à construire la grève interprofessionnelle.
L'été ne marque pas la fin de notre mouvement.
Il annonce une nouvelle étape de la lutte : celle de tous les
salariés, unis, vers la grève générale.
Nous sommes prêts !
La
CNT - Le 16 juin 2003
| Déclaration
de l'intersyndicale éducation de l'académie de Lille (5
juin 2003) |
CNT ;
FERC-CGT ; FNEC-FO ; FSU ; SGEN-CFDT ; SUD éducation ;
UNSA éducation
Poursuivre et amplifier le mouvement dans l'éducation et la
recherche
Les organisations réunies à Lille ce jour appellent
l'ensemble des personnels - enseignants, non-enseignants - du 1er, 2nd
degré et du Supérieur à poursuivre la grève
reconductible. Elles les invitent à organiser le plus rapidement
possible des assemblées générales sur la base des
revendications suivantes :
- Refus de la réforme proposée par le gouvernement sur
les retraites et les pensions ; révision des mesures Balladur ;
garantie d'un système par répartition ; droit à la
retraite à taux plein à 60 ans maximum dans le
privé et dans le public ; haut niveau de pension pour tous les
salariés.
- Refus du transfert des personnels et de leurs missions aux
collectivités territoriales proposé par la réforme
Delevoye.
- Priorité à l'Education Nationale par un effort
budgétaire permettant de satisfaire les besoins du service
public en matière de recherche et de culture, de lutte contre la
précarité et qui lui donne les moyens d'offrir aux jeunes
des voies de réussite.
Elles invitent les personnels à se mobiliser en organisant les
solidarités entre catégories dans les actions locales,
départementales et académiques et à faire du 10
juin un moment fort de la mobilisation.
Elles invitent leurs représentants locaux à rencontrer
les parents et à construire l'unité la plus large.
Elles rappellent que le gouvernement a choisi un calendrier
qui risque
de pénaliser les élèves mais le recours à
la grève concerne toutes les obligations de service y compris
celles d'examen. Elles exigent que le gouvernement assume ses
responsabilités vis-à-vis des élèves et des
étudiants en mettant fin au conflit qu'il a initié. Cela
passe par la satisfaction des revendications.
Elles appellent à la poursuite et au développement d'un
puissant mouvement interprofessionnel.
Lille, le 5 juin 2003.
| DU NOUVEAU AU
SUJET DE LA GREVE ET DES EXAMENS ! |
Les mises en demeure,
requièrements et réquisitions du
Rectorat sont inamissibles et sans fondement légal. Il s'agit
d'intimidation (menaces de sanctions disciplinaires) et d'intoxication
psychologique visant à faire pression sur les personnels et
à casser la grève.
En effet, la mise en demeure ou le requièrement ne sont
utilisables par la hiérarchie que dans le cadre normal de
l’exercice du service... et non en cas de grève !
D'autre part, les sanctions disciplinaires doivent avoir fait
l’objet d’une procédure durant laquelle le
salarié est amené à assurer sa défense avec
l'aide des syndicats et elles ne peuvent être prises que lorsque
l’agent a commis... une faute ! Or, la grève est un droit
constitutionnel et ne peut être assimilée... à une
faute (les sanctions pour fait de grève sont interdites !) !!
Quant à la réquisition, cette décision fait
l’objet d’une procédure lourde et doit être
prise par décret en Conseil des ministres. Elle doit être
adressée nominativement par écrit à chaque
personne concernée par un représentant de la force
publique. Si le gouvernement osait engager cette procédure, rien
ne prouve qu’elle ne serait pas - en cas de recours devant un
tribunal administratif - jugée par la suite illégale.
Pour terminer, rappelons que ce ne sont pas les grévistes qui
violent le droit le droit des élèves et des
étudiants à passer leurs examens dans des conditions
normales, c'est le gouvernement qui en refusant de retirer ses projets
de réforme nous prend TOUS en otages.
CNT
éducation
En
ce qui la concerne,
l’AG régionale des personnels en grève et les
syndicats FO, CGT, FSU, SUD et CNT, réunie le mardi 27 mai 2003
à Lille, dénonce la pratique qui consiste à
imposer des convocations d’examens aux collègues
grévistes, au mépris du droit de grève et de
manifestation pourtant garanti par la constitution française.
Elle rappelle que les organisations syndicales ont demandé au
Ministre de l’Education Nationale de retirer ses projets de
réformes et de reporter les examens en cours.
L’assemblée Générale demande donc que de
telles pratiques cessent.
Quelle précaution prendre pour être gréviste des
surveillances de bac ?
En tant que gréviste, il faut refuser toute présentation
de document officiel (lettre, fax, convocation, etc...), ne surtout
rien signer et n'avertir personne de son envie de faire grève.
La grève s'applique à tous les services (unanimité
des syndicats) et s'abrite derrière les préavis
donnés par les syndicats (aucune justification personnelle n'est
à donner).
Pour les plus timides, s'arranger pour fuir tout proviseur,
membre de l'administration, facteur, sondeur, individus louches, en
prétextant un besoin subit et urgent nécessitant un
départ immédiat vers les toilettes (toute cette animation
à propos de "pseudo-réquisitions" ou autres
"requièrements", permettant de remettre en question les droits
fondamentaux de la démocratie donne évidemment envie de
gerb...).
| COMPTE-RENDU
DE L'AG "CONVERGENCES DES LUTTES" A L'UNIVERSITE LILLE 3 DU 21 MAI |
L'AG organisée à
l'appel de la CGT, du SNESup, de la CNT,
de SUD et d'étudiants non syndiqués s'est tenue dans le
hall B de l'université de Lille 3 (Pont de Bois - Villeneuve
d'Ascq).
Peu après le début de l'AG, à l'occasion
de cette journée de convergence des luttes, une centaine
d'ouvriers de l'entreprise "Stein" de Lys-Lez-Lannoy près de
Roubaix (entreprise liquidée ; 170 emplois supprimés) et
de l'ex-usine "Lever" d'Haubourdin près de Lille se sont joint
aux étudiants en grève. Ils ont pu ainsi apporter leur
expérience des diverses luttes qu'ils ont menés. Une
expérience qui fut très utile aux étudiants,
professeurs et personnels précaires de l'université.
- toutes leurs interventions ce sont déroulé en utilisant
la démocratie directe,
- action directe,
-
débats et respects des tours de parole, n'hésitant pas
à remettre en place certaines personnes peu habituée
à ces pratiques comme certain membre de la direction de
l'université.
A la fin de l'AG, la décision a été prise
de rencontrer le directeur de l'université. Un groupe
composé d'étudiants, de profs, de précaires et de
métallos ont donc été demander audience avec le
directeur de l'université.
Un passage a été ouvert dans les locaux de
l'administration (l'administration ayant fermé tous les
accès, il a fallut ouvrir une porte un peu brusquement ...).
Grâce à cette intervention, les
étudiants, professeurs et personnels précaires de la fac
ont pu exposer et discuter de leurs revendications lors d'une
réunion publique qui s'est engagée avec l'administration
de l'université.
Plusieurs décisions ont été prises par le
directeur de l'université.
- Le CA de vendredi acceptera une délégation
d'étudiants, et sera peut-être publique.
-
Le CA débattra de la question de reporter les examens afin de
permettre aux étudiants de participer au mouvement social actuel.
- Le CA débattra aussi des autres points de revendication.
Encore une fois merci aux métallos pour toutes les
choses qui ont apportés ; ça fait du bien ! Ce fut une
intervention remarquable.
Article extrait d'Indymédia-Lille et posté par Edd.
Post-scriptum de la CNT-éducation :
Des personnels
de l'éducation du 1er et du 2nd degré en grève
reconductible (membres de l'AG du bassin de Lille, du bassin de
Roubaix-Tourcoing et d'un collège de Libercourt) étaient
présents. Ils ont participé à l'assemblée
générale, à l'occupation des locaux administratifs
de la fac et à la discussion avec le président.
| DYSFONCTIONNEMENT
DEMOCRATIQUE DES AG REGIONALES |
Lors
des deux premières AG régionales, la CNT, SUD et des
non-syndiqués en grève reconductible ont demandé
à ce que le bureau de l'AG soit constitué à la
fois de représentants syndicaux (comme c'est le cas
actuellement) et de délégués mandatés par
les AG locales et/ou d'établissements. Cette proposition a
été huée par la salle et refusée par FO et
la CGT qui ont répondu que cela était inutile.
Vendredi 16 mai, lors de la troisième AG régionale, les
mêmes camarades ont proposé que l'AG régionale
mandate un observateur à la réunion de la coordination
nationale. Nous avons alors été taxés de
"diviseurs" par FO et la CGT et la coordination, malgré nos
explications, a été présentée par certains
orateurs (ayant leur "claque" dans la salle) comme une structure
"anti-syndicale" (!!!). Un vote n'a même pas été
possible...
Face à cette situation, la CNT appelle à renforcer la
légitimité des AG locales (de bassins et
d'établissements), assemblées générales
dont le fonctionnement démocratique est pour l'instant
exemplaire.
| APPEL ET
COMPTE-RENDU DE L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES
PERSONNELS DE L'ÉDUCATION NATIONALE EN LUTTE |
Le 6 mai à Lille
Nous appelons tous les salariés, tous les personnels
à se réunir en Assemblée Générale
dans leurs entreprises, leurs services, leurs établissements,
leurs écoles pour établir leurs revendications, discuter
et décider la grève reconductible jusqu'à la
satisfaction des revendications.
L'Assemblée générale a adopté les
revendications communes suivantes :
- 37,5 annuités de cotisations pour tous, public et privé
; retraite à taux plein à 60 ans maximum,
-
abrogation des mesures Balladur de 1993 et rétablissement du
calcul du montant de la retraite sur les 10 meilleures années
dans le privé,
- maintien intégral des dispositions du code des pensions
civiles et militaires,
- retrait du projet Raffarin de
décentralisation-régionalisation,
- maintien de tous les personnels de l'Education Nationale dans la
Fonction Publique d'Etat, aucun transfert de personnel,
- résorption de la précarité et titularisation de
tous les précaires,
- rétablissement du statut des maîtres d'internat et
surveillants d'externat,
Il est capital d'engager sans retard l'action unitaire la
plus
résolue pour sauver les conquêtes majeures que sont la
retraite dès 37,5 annuités de cotisation, la
Sécurité sociale, l'Education nationale, les Services
publics et le statut de la Fonction Publique.
L'Assemblée générale réunie à
l'initiative des organisations syndicales Ferc-Cgt, Snfolc, Fsu, Sud
Education et Cnt, s'adressent à toutes les
fédérations et confédérations syndicales
ouvrières pour qu'elles appellent dans l'unité, à
l'échelon national, tous ensemble, les salariés de tous
les secteurs à la grève reconductible
interprofessionnelle sur la base des revendications exprimées.
TOUS ENSEMBLE DANS L'ACTION ET LA GRÉVE JUSQU'A
SATISFACTION
DES REVENDICATIONS.
Appel adopté à l'unanimité moins 7 abstentions
dans une AG de près de 200 personnes.
L'AG a appelé à une nouvelle assemblée
générale le 13 mai à 18 heures à la Bourse
du travail à Lille.
Fait
à Lille, le 6 mai 2003
| ANALYSE
DE
L'AG EDUCATION DU 6 MAI |
Grosse
AG (300 personnes très motivées, c'était devenu
rare à Lille) à la Bourse du travail hier soir.
"Tribune" présidée d'office par CGT, FO, SNES et
SUD éduc (la CNT se signale et décline l'invitation
à se joindre à la table) mais, en fin de compte, le
mouvement de base ( syndiqués / non syndiqués) impose ses
revendications.
2 heures pour faire le tour des bahuts en grève
reconductible (une trentaine mais tous ne se sont pas exprimés
car le temps a manqué). Beaucoup de longueurs; souvent de la
part de militants "politiques" dont les établissements ne sont
pas en grève reconductible ! Faudra leur proposer de faire plus
court la prochaine fois. A trois quart d'heure de la fin, l'AG s'est
réduite à un peu plus de 200 personnes.
De nombreuses interventions nécessaires pour recadrer
le texte d'appel et contrer les quelques bureaucrates syndicaux qui
craignent de mettre leurs directions au pied du mur (faire voter un
texte en bloc ou esquiver certaines formulations : titularisation,
reconductible, inter-professionnelle, jusqu'à satisfaction des
revendications, etc.).
Les plus jeunes effarés par tant de manoeuvres et de
mauvaise foi au regard de l'évidence des appels exprimés
par les bahuts en luttes. Faudra retirer le texte "AG mode d'emploi"...
Aldo
(CNT-éducation / Lille).
| DECENTRALISATION,
RETRAITES, LICENCIEMENTS DES EMPLOIS JEUNES ET DES MI-SE... TOUS EN
GREVE RECONDUCTIBLE ! |
Appel de SUD
éducation et de la CNT éducation
Les
fédérations syndicales Sud éducation et CNT
éducation constatent que le gouvernement accumule les
décisions qui conduisent au démantèlement du
service public notamment d'éducation et en prépare
d'autres qui vont profondément dégrader la situation des
travailleurs (retraites, mise en cause du statut qui régit les
fonctionnaires par le Conseil d'Etat) :
- Suppression de 5 600 postes de MI-SE et liquidation du
statut
d'étudiant-surveillant
- Mise au chômage de 20 000 aides éducateurs
-
Transfert aux collectivités locales de 150 000 fonctionnaires et
leurs missions dont 110 000 TOS, Assistants sociaux, Médecins
scolaires, COPsy et Directeur de CIO
- Suppression de 6 à 7 000 postes d'enseignants, plaçant
ainsi le service public dans l'incapacité d'assurer les
remplacements
- Rentabilisation maximum de chaque poste par l'aggravation de la
précarité et le développement de la
flexibilité (postes à complément de service,
agrandissement des zones de remplacement).
- Les choix gouvernementaux sur les retraites sont catastrophiques et
s'inscrivent dans une logique de régression pour tous.
Elles affirment que seule l'action commune des personnels de
l'Education Nationale, des fonctionnaires, des salariés du
public et du privé avec leurs organisations syndicales pourra
s'opposer à cette politique cohérente de casse du service
public et des retraites. Il est nécessaire de mobiliser
l'ensemble des personnels dans l'unité la plus large pour un
mouvement durable. C'est tous ensemble, salariés du public et du
privé, que nous défendrons le service public et nos
retraites.
- Contre la décentralisation.
- Pour le maintien,
sans aucun transfert ni détachement, de tous les personnels de
l'éducation nationale dans la fonction publique d'état
avec le respect de leur statut.
- Pour l'abrogation de la loi sur les assistants d'éducation, le
maintien du statut d'étudiant surveillant .
- Pas un licenciement d'emploi-jeune, accès à des postes
statutaires
- Ouverture de négociations pour une solution globale visant
à la titularisation de tous les précaires de la fonction
publique. - Pour des retraites à taux plein, à 60 ans
maximum, avec 37,5 annuités pour tous, public-privé,
prenant en compte les années d'études et les
périodes de chômage.
- Le maintien du code des pensions, l'abrogation des mesures Balladur
de 1993.
Sud éducation et la CNT éducation estiment que
l'unité syndicale qui est possible au niveau
départemental et académique contre les attaques globales
du gouvernement sur l'éducation, sur la décentralisation
et les retraites, doit être réalisée au plan
national afin de donner toute l'ampleur nécessaire au mouvement
qui s'engage.
Sud éducation et la CNT éducation soutiennent
les établissements déjà engagés dans la
grève reconductible et elles appellent tous les personnels
à la grève reconductible.
Elles les appellent à s'organiser en Assemblées
générales locales et départementales, afin de
mandater leurs représentants dans des A. G. régionales
devant se coordonner au niveau national, pour construire un mouvement
pouvant mettre en échec les projets gouvernementaux.
Saint
Denis, le 2 mai 2003.
| EMPLOIS
PRÉCAIRES, ÉCOLE PRÉCAIRE |
Depuis
plusieurs semaines, voire plusieurs mois, une vingtaine
d'académies sont mobilisées et en grève
reconductible contre le licenciement de 76 000 emploi-jeunes, la
suppression de 5 600 postes de surveillants, la casse du statut de
MI/SE, et leur remplacement par des assistants d'éducation.
Depuis le 14 janvier, ces luttes se sont amplifiées,
malgré les vacances.
La CNT soutient et participe avec le collectif de Lille
(voir coordonnées et rendez-vous en bas de page) à la
coordination nationale des collectifs emploi-jeunes et surveillants,
tant pour sa plate-forme que pour la souveraineté de ses
Assemblées générales. La coordination nationale
des emploi-jeunes et surveillants en lutte a fait sienne, dans les AG
souveraines, la revendication de titularisation sans condition de
concours ni de nationalité de tous les précaires, ainsi
que l'arrêt du recrutement de nouveaux précaires, comme
les assistants d'éducation sous contrats de 3 ans.
L'existence de plus d'un million de salariés
précaires dans les différentes fonctions publiques
(d'État, territoriale, hospitalière et transports), la
multiplication des plans de licenciements, des CDD et des contrats
d'intérims dans les entreprises, imposent la
précarité comme norme du travail. L'État et le
patronat cherchent ainsi à balayer les acquis obtenus par la
lutte qui fondent le Code du travail. Dans l'Éducation nationale
comme ailleurs, depuis de nombreuses années, sous des
gouvernements successifs (de gauche comme de droite) et sous couvert de
réformer le service public, on cherche à faire des
économies sur le dos des salariés. Ces attaques
cohérentes contre le tra?vail sont directement inspirées
par le plan de "refondation sociale" du MEDEF.
Ces réformes sont autant d'armes de destruction du
service public de l'Éducation (rappelons-nous le projet
d'attachés temporaires de l'Éducation nationale sous
contrat de 3 ans du gouvernement Jospin). La régionalisation de
la gestion des personnels, la plus récente et la moins
spectaculaire des réforme annoncées, sera comme le montre
l'exemple du secteur de la santé ou des PTT, la plus
destructrice (à commencer par les assistants d'éducation,
AT0SS, CO-Psy et bientôt les CPE).
Il faut s'opposer aux régressions sociales qui nous
sont imposées. Lutter avec les précaires contre le
chômage et la précarité est aujourd'hui une
nécessité, pas seulement un acte de solidarité.
Nous luttons dans l'intérêt de tous les salariés !
Parce que la précarité sous toutes ses formes remet en
cause tous les acquis des travailleurs, du public comme du
privé, nous oeuvrons pour la convergences des luttes.
| LE
DÉMANTELLEMENT DE L'ÉDUCATION NATIONALE EST EN PLACE ! |
L'accès aux études pour les classes populaires est
remis en cause:
-Suppression du statut d'étudiant-surveillant qui permet
à des étudiants d'origine sociale
défavorisée de financer leurs études (protection
sociale, congés d'examen, définition claire des
tâches).
-5600 postes de MI/SE supprimés dès septembre 2003.
Liquidation des Emplois-Jeunes:
-62000 fins de contrat
prévues sur 5 ans. En juin 2003, 20000 EJ retournent à
l'ANPE et leurs missions sont supprimées.
Précarité grandissante dans le service public
d’enseignement (comme dans les autres):
-Actuellement, tous les contrats de droit privé dans l'Education
nationale sont des emplois précaires (CEC, CES, EJ,
Contractuels).
Eloignement des principes démocratiques et
émancipateurs de l’école:
-Que va devenir l'accompagnement pédagogique assurer grâce
aux surveillants et aux salariés sous contrat emplois jeunes
(lorsque l'on ne les oblige pas à effectuer des tâches
d'agents administratifs ou de personnels techniques): foyers
socioculturels, bibliothèques, aides aux devoirs, ateliers de
pratiques culturelles et sportives ?
-Installation de clôtures et de système de
vidéo-surveillance (certains établissement ont
déjà commandé le matériel)
Que propose le ministère ?
Le gouvernement a pour projet de mettre en place le dispositif
d'assistants d'éducation. 16000 contrats précaires seront
ainsi crées (contre 25000 licenciements). Ces contrats de droit
public, d'une durée de 3 ans renouvelables une fois, sont une
nouvelle arnaque:
-Recrutement(sans condition de formation)et définition des
missions par les chefs d'établissements transformés en
chefs d'entreprise
-39 semaines de travail par an (contre 35 pour les EJ, 34 pour les MI
et 28 pour les SE) sur la base de 1600h/an annualisées.
-Uniquement à mi-temps payé le SMIC, soit 460 € net
par mois !!!!!
Tout cela avec la complicité des cinq fédérations
CGT, FAEN, FSU, SGEN CFDT, UNSA éducation dont l'objectif n'est
que d'obtenir une rallonge budgétaire... qui permettra
d'embaucher plus d'assistants d'éducation. C'est ainsi que les
ATOS, les CPE et les CO-Psy ont perdu l'an passé sur l'AR.T.T .
en se voyant imposer l'annualisation du temps de travail et la
flexibilité, dont ces mêmes fédérations ont
préféré négocier les modalités
d'application plutôt que d'aider à organiser les luttes.
LE COLLECTIF DES SURVEILLANTS, EMPLOIS-JEUNES, CONTRACTUELS DE
L'ACADEMIE DE LILLE APPELLE TOUS LES PERSONNELS DE L'EDUCATION
NATIONALE (SYNDIQUES & NON-SYNDIQUES), LES PARENTS D'ELEVES,
LES
ETUDIANTS A CONSTRUIRE AVEC EUX UN MOUVEMENT DE GREVE RECONDUCTIBLE
POUR:
-Un droit inaliénable à l'éducation pour tous.
-Le retrait définitif du projet d'assistant d'éducation.
-Le maintien des 5600 postes de surveillants.
-Le maintien du statut national des étudiants-surveillants dans
le cadre de la Fonction Publique d'Etat & l'application de la
circulaire des MI-SE de 1968 notifiant le regroupement des horaires de
travail et l'aménagement des emplois du temps permettant
réellement de suivre une scolarité parallèle.
-Le renforcement des effectifs d'encadrement (1 SE pour 100
élèves et 1 MI pour 25 élèves).
-La reconnaissance des années d'ancienneté des
surveillants.
-La réduction du temps de travail avec maintien des salaires.
-L'arrêt du recours au recrutement des précaires.
-La titularisation de tous les précaires qui le souhaitent sur
des emplois statutaires de la fonction publique, par inscription sur
liste d'aptitude, sans condition de concours ni de nationalité
et avec reconnaissance de l'ancienneté et de l'expérience.
-Le droit à une formation qualifiante et/ou diplomante sur le
poste ou au choix du salarié.
-Une véritable ARTT, sans annualisation ni flexibilité.
A.G. du collectif Lundi 3 Février-18h.
RDV bâtiment M1-LILLE I
Ordre du jour: préparation de la journée du 6
Février
| SALAIRES EN
RETARD... DEMANDEZ DES INDEMNITES ! |
Il est
malheureusement assez fréquent, surtout lorsque
l’on est non titulaire, d’attendre
désespérément son salaire ou des sommes dues par
l’administration. Il existe alors une méthode pour
accélérer le processus : il faut demander à
celle-ci le paiement du principal (la somme due), mais aussi le
versement d’intérêts moratoires ou indemnités
de retard sur la base du taux de l’intérêt
légal (circulaire du Budget n° 140 du 24 octobre 1980 / RLR
332-0-d).
La demande est présentée directement à
l’administration (elle peut aussi faire l’objet d’une
procédure plus lourde au tribunal administratif), et permettra -
en général - d’accélérer le paiement
des sommes dues. L’administration jugera alors si votre demande
est fondée, et dans la pratique, elle ne versera pas
d’indemnités de retard, mais - oh miracle ! - vous devriez
être payé avec plus de célérité ! Il
faut toujours agir très vite car les intérêts
courent à la date de la demande et non à la date de la
dette.
Les enseignants peuvent tenter la même démarche pour les
heures et les sommes que l’administration paye parfois avec des
retards de 6 ou 12 mois. Faites nous part de vos réussites, nous
en ferons profiter tout le monde ! Dans la même logique, il faut
savoir que si vous devez une somme à L’État (un
trop perçu par exemple), celui-ci a 30 ans (!) pour la
réclamer : c’est la “ prescription trentenaire
”. Dans certains cas exceptionnel, vous pouvez cependant obtenir
une allocation compensatrice, si vous avez prévenu plusieurs
fois et depuis longtemps l’administration de son erreur ! En cas
de trop perçu ou de saisie-arrêt sur votre salaire, il
faut demander un échelonnement aux services gestionnaires, sinon
vous risquez de vous voir prélever d’un coup le montant de
la quotité saisissable de votre salaire (somme que
l’administration ou le juge a le droit de prélever, par
exemple pour dette fiscale). Pour les pensions alimentaires, le salaire
peut être intégralement saisi au-dessus du montant du RMI.
Attention ! Dans l’autre sens, quand c’est
L’État qui vous doit une somme, il y a prescription au
bout de 4 ou 5 ans (!). C’est ce qu’on appelle la “
déchéance quadriennale ” (4 ans + les mois de
l’année en cours ; loi 68-1250 du 31 décembre 1968
/ RLR 300-2).
Modèle de lettre pour demande d’indemnités pour
salaires ou sommes dues en retard :
A envoyer en recommandé avec AR pour que la date fasse preuve.
Vous pouvez également écrire une deuxième lettre,
avec la mention “ sous couvert du chef
d’établissement ”, qui transitera par voie
hiérarchique et que vous donnerez à votre chef
d’établissement.
Identité administrative du demandeur à : Service
gestionnaire (le service qui gère votre paie).
Date (c’est cette date qui comptera pour une éventuelle
procédure au Tribunal administratif).
Madame, Monsieur,
A ce jour, je n’ai pas été payé pour les
sommes dues suivantes (ici, il faut détailler très
précisément la demande, par exemple salaires, vacations,
indemnités ou heures supplémentaires pour telles et
telles dates) et je vous demande par la présente le paiement du
principal (il s’agit des sommes dues par l’administration)
ainsi que le versement d’intérêts moratoires et
d’indemnités de retard sur la base du taux de
l’intérêt légal, en vertu de la circulaire du
Budget n°140 du 24 octobre 1980.
Le 3
juillet 2001, le ministère de l’Education Nationale a
présenté ses projets pour la RTT-35 heures des ATOSS ! Il
refuse la création d’emplois pour compenser la
réduction du temps de travail de 39 à 35 heures
hebdomadaires et veut imposer une annualisation de1 600 heures.
C’est inacceptable ! Il faut créer des emplois et
titulariser les précaires pour alléger la charge de
travail des personnels et non profiter une fois de plus de la RTT pour
accroître la productivité et limiter les recrutements. Il
faut refuser l’annualisation et exiger le maintien minimum des 9
semaines de congés (9 semaines de congés = 43 semaines de
travail à 35 heures, soit 1 505 heures et non 1 600).
| AIDES-EDUCATEURS...
LE NOUVEAU DISPOSITIF ! |
Contrats en
cours
Les aides-éducateurs embauchés en 1997-1998, dont les
contrats arrivent à échéance en 2002-2003, verront
leur mission prorogée jusqu’au 30 juin 2003. Ceux qui ont
été recrutés en remplacement d’un
aide-éducateur démissionnaire disposeront d’un
contrat de cinq ans: un jeune embauché en janvier 2001 en
remplacement d’un collègue qui avait été
recruté en janvier 1998 pourra rester jusqu’en janvier
2006. Jusqu’à présent, son contrat, qui reprenait
“ l’ancienneté ” de son
prédécesseur, s’arrêtait en janvier 2003.
Nouveaux contrats
L’éducation nationale continuera à disposer
d’environ 70 000 emplois-jeunes. De nouveaux contrats de cinq ans
seront signés à partir de 2003 pour d’autres jeunes
que ceux actuellement en poste.
Formation
La durée annuelle de formation pourra être portée
à 400 heures annuelles dans les 2 dernières années
du contrat contre 200 actuellement.
Concours
A côté des voies interne (exclue aux
aides-éducateurs) et externe (à laquelle ils peuvent
postuler s’ils ont les diplômes requis), seront ouverts des
concours de “ troisième voie ”, offrant des
conditions d’accès spécifiques et intégrant
notamment la validation d’acquis de l’expérience.
CONTRACTUEL(LE)S
MIS EN “ CONGE ” AVANT LES VACANCES
D’AUTOMNE...
QUE FAIRE ? |
Texte-pétition à
diffuser avant de faire
téléphoner au rectorat sous menace de communiqué
de presse, grève, etc :
“ Pour compenser la pénurie organisée de titulaires
remplaçants, x contractuel(le)s sont actuellement en
activité dans notre établissement. La durée de
leur mission est sans cesse suspendue aux décisions du rectorat
concernant les titulaires en arrêt maladie. Les prochaines
échéances sont fixées au xx / xx / xx, date
à laquelle le rectorat envisage de faire cesser les contrats de
nos collègues contractuel(le)s. Ils se retrouveront donc
à cette date en “ vacances ” sans congés
payés ni droit aux indemnités de cessation
d’activité. La durée de leur période
d’activité est trop courte au regard des règlements
ministériels ! Ils seront de nouveau sollicités à
la rentrée pour assurer les services des même titulaires
absents. Il faut exiger que leurs contrats soient prolongés
au-delà des congés d’automne !!! Cette situation
faite à nos collègues est exemplaire du recours à
l’emploi précaire et des injustices qu’il banalise.
L’Etat devrait proposer un plan de résorption
définitive de la précarité par titularisation et
augmentation des postes aux concours !
Signatures des sections syndicales et des personnels (syndiqués
et non syndiqués) : …….. ”.
| ELECTIONS AU
CA... L’ESSENTIEL N’EST PAS DE VOTER, MAIS DE
LUTTER ! |
“ Les enfants croient
au Père Noël. Les adultes ne
croient pas au Père Noël… ils votent ”.
P. Desproges
Parce
que
la
délégation de pouvoir, sans contrôle ni
révocabilité des mandats, favorise le pantouflage des
élus et le désinvestissement des personnels.
Parce que ces élections par collèges
(élèves, parents enseignants, ATOSS) entretiennent les
hiérarchies et l’exclusion (les précaires sont
écartés : MA, contractuel(le)s, vacataires, CES, CEC, AE)
chez les acteurs de la communauté éducative et la
division des sections syndicales.
Parce que la participation à la gestion des
établissements cautionne les politiques budgétaires et
pédagogiques des rectorats (développement de la
précarité, DHG, effectifs par classes, hypocrisie de
l’égalité des chances et tri-contrôle
social).
La CNT appelle au boycott actif !
Ni angélique ni dogmatique, notre position est le fruit
d’une analyse empirique du système paritaire et
cogestionnaire : seule la lutte paye ! Lorsque nous votons, nous
remettons notre souveraineté (le rôle des élus au
CA n’est souvent que consultatif) pour un temps
déterminé à une ou plusieurs personnes. Les
élus sont considérés comme agissant selon notre
volonté. L’erreur est là ! Durant ce laps de temps,
ils sont incontrôlables par les électeurs, ils ne sont pas
révocables !
Voter, dans ces conditions, c’est donc abdiquer. La
représentation induit la dépossession de soi. Un
être dépossédé n’a plus aucun pouvoir,
il n’est plus qu’un représenté et son
rôle dans la démocratie s’arrête là. En
confisquant la représentativité à leur seul
profit, les élus signifient de fait la fin de la
démocratie (à l‘inverse de la démocratie
directe) et entretiennent les bases du système
d’exploitation en usurpant la volonté de la base.
Pour nous, il est important de se réapproprier les luttes,
important aussi de s’organiser en Assemblée
Générale souveraine, c’est à dire que tout
est discuté et décidé devant les individus formant
l’assemblée. Et s’il s’agit de mandater des
personnes, elles le sont sur un point précis et doivent rendre
compte de leur efficacité devant l’assemblée. En
cas d’échec, elles sont révoquées et
d’autres sont mandatées à leur place.
Alors un seul mot d’ordre : DEMOCRATIE DIRECTE !
| ADHERER A LA
CNT, COMMENT ON FAIT ? |
Choisir de se
syndiquer à la CNT ne relève pas du hasard
: engagement pour une transformation sociale globale, anticapitalisme
et antiétatisme, action directe, autogestion et syndicalisme de
lutte de classe… Chacun se définira avec son histoire,
ses références philosophiques et ses grilles
d’analyse. Mais adhérer, c’est aussi s’engager
concrètement, selon ses forces, ses envies et ses
possibilités, dans un combat syndical au quotidien ; et alors le
militant isolé ou sans expérience syndicale, se sent un
peu perdu et hésite parfois à se syndiquer ou à
apparaître comme sympathisant, dans son école ou dans son
établissement.
La première démarche à effectuer,
c’est de contacter le syndicat CNT existant localement ou
l’union régionale CNT. Dès que tu as
adhéré(e) formellement, tu disposes d’outils et
surtout de l’aide des camarades du syndicat. Si pour une raison
ou une autre, tu hésites à adhérer, tu peux aussi
recevoir des tracts, des affiches ou la presse syndicale,
contactes-nous sans hésiter.
Si tu es seul(e) de la CNT, voire seul(e) syndiqué(e)
de ton bahut ou de ton école, il t’appartient de
participer à la vie de ton syndicat (réunion mensuelle,
assemblée générale, formations, commissions
spécifiques, par exemple : commission femme, commission
antimilitariste). C’est une démarche indispensable, mais
il peut arriver que ta situation personnelle, ne te permette pas de
rencontrer régulièrement les camarades de ton syndicat :
dans ce cas, il te faudra trouver des modalités qui te
permettent de prendre part aux décisions collectives.
Pour commencer, tu as intérêt à te faire
nommer délégué syndical. C’est le syndicat,
en tant que structure de la CNT et en tant qu’entité
juridique, qui te nomme formellement auprès de
l’Administration en tant que représentant (pas
forcément exclusif) du syndicat. Cela te permettra
d’obtenir et d’exercer plus facilement tes doits syndicaux
dans l’Éducation nationale et plus largement dans la
Fonction publique (dans les structures de droit privé, ce sont
d’autres procédures qui s’imposent).
Rappelons que le syndicat est la structure de base de la CNT.
Chaque syndicat qui regroupe des adhérents isolés ou des
sections syndicales, par exemple le syndicat de
l’éducation de la métropole lilloise, se coordonne
au niveau national au sein de la fédération CNT des
travailleurs de l’Éducation (FTE-CNT).
Parallèlement, chaque syndicat adhère à la
Confédération Nationale du Travail, la CNT, qui rassemble
toutes les structures de la CNT. Sur le plan local, ton syndicat
appartient également à son Union locale ou
régionale, qui unit les syndicats des différentes
branches (par exemple, à Lille, le syndicat
santé-social-éducation-culture et le syndicat des
services et de l’industrie forment l’union locale de la
métropole lilloise ; dans la région tous les syndicats
locaux sont rassemblés au sein de l’UR-CNT du Nord / Pas
de Calais).
Ces structures qui peuvent sembler complexes sont seulement
des organes qui permettent de travailler ensemble et de se coordonner :
elles permettent d’organiser la solidarité au sein
d’un secteur (par exemple les emplois-jeunes de l’EN) et la
solidarité interprofessionnelle (par exemple avec nos camarades
des comités d’action chômeurs de la CNT).
Te voilà prêt(e) pour devenir le ou la super
syndicaliste de ton bahut ! Il te faut maintenant les outils pratiques
et juridiques pour te lancer. Tu es délégué
syndical (ou tu milites au sein de ta section),
c’est-à-dire que tu es mandaté officiellement par
le syndicat et tu disposes de droits. Il ne s’agira pas de
rentrer ici dans le détail des textes et procédures mais
de te donner un aperçu juridique et pratique.
Affichage des documents d’origine syndicale : La
CNT a
droit à ses panneaux syndicaux dans les différents
services, par exemple pour un collège ou un lycée, en
salle des profs (personnels enseignants et éducatifs) et en
salle de repos des ATOS (personnels de service, technique et de
santé). L’administration ne peut pas s’opposer
à l’affichage d’un document sauf injures et
diffamations.
Réunions syndicales : En dehors des
heures de travail,
la
CNT peut tenir des réunions statutaires ou d’informations
dans les locaux de l’établissement. Il faut en informer au
préalable l’administration. Pendant les heures de service,
la CNT a la possibilité de déposer une heure mensuelle
d’information. La durée de cette dernière ne peut
excéder une heure. Les modalités sont expliquées
en détail dans un texte publié par la
fédération.
Distribution de documents d’origine syndicale : Tout
document émanant d’une organisation syndicale peut
être distribué dans les locaux administratifs, mais cela
ne doit pas perturber le fonctionnement du service et concerner
théoriquement que les personnels. Ces distributions doivent
être assurées hors des heures de service de l’agent.
ASA (autorisation spéciale d’absence) : Comme
toutes les organisations syndicales, la CNT dispose d’ASA qui
permettent aux mandatés du syndicat de participer aux
réunions des organismes directeurs ou aux congrès locaux
ou nationaux. Les circulaires internes de la fédération
proposent des demandes type à utiliser principalement au moment
des congrès.
Droit de grève : Le droit de grève dans
la
Fonction publique est limité par des textes. Il faut retenir
qu’il est obligatoire de déposer un préavis de 5
jours francs qui précise les raisons et les personnels
concernés. Il ne faut jamais partir seul en grève et
toujours consulter les camarades du syndicat sur les modalités
pratiques et juridiques. Une brochure spécifique a
été éditée par la fédération
éducation : on y trouve les textes réglementaires, une
discussion sur l’exercice du droit de grève, un texte
intitulé "AG, mode d’emploi", des communiqués de
presse type, des textes sur les aspects pratiques et tactiques de la
grève, etc.
Pour conclure cette petite liste d’outils à ta
disposition, tu dois savoir que le syndicat est le lieu
privilégié pour acquérir de
l’expérience et pour s’entraider. Au sein de
celui-ci, ainsi qu’à la fédération, tu
disposeras d’outils, de publications, guides et brochures,
documentation juridique. Tu peux également t’abonner
à des listes internet de discussion et d’échange
(éducation et/ou interpro, régionale ou
confédérale). En principe, te voilà
rassuré, tu ne pars tout(e) seul(e) sur le front !
Salaires,
statuts, conditions de travail : refusons toutes les
hiérarchies !
1- Arrêt immédiat du recours à toutes les
formes de travail précaire et / ou aux statuts de droit
privé dans la fonction publique. Garantie de réemploi
pour toutes et tous et titularisation immédiate dans le service
public sans discrimination de concours, de nationalité ou
d’ancienneté avec le droit à une formation
adaptée.
2- Opposition à toutes les politiques de
privatisation de
l’école publique ( cf. note 1 ), pour les services de
nettoyage, transport scolaire, restauration, entretien… et
arrêt de la politique d’autonomie qui tend à la mise
en concurrence des établissements. Intégration de toutes
les activités scolaires ou périscolaires ( ateliers,
animations, édition…) dans le service public avec, dans
tous les cas, titularisation des personnels et embauches
nécessaires.
3- Réduction du temps de travail ( cf. note 2 ) et
revalorisation des salaires de tous les personnels, avec augmentation
progressive jusqu’à disparition des différences et
des inégalités salariales. Interdiction des heures
supplémentaires, de l’annualisation du temps de travail et
de la mobilité imposée. Droit à une formation
rémunérée intégrant des cours sur le droit
du travail. Droit à une retraite décente pour toutes et
tous. Conditions de travail et rémunérations identiques
pour tous les personnels de la maternelle à
l’université. Pour les élèves et les
étudiants, droit au logement, revalorisation,
élargissement et augmentation des bourses sur critères
sociaux.
Pour une école
égalitaire et solidaire :
élèves, parents, personnels… l’école
est à tous !
4- Financement public exclusivement en direction des
établissements scolaires, universitaires et de formation
continue publics. Transformation des établissements
privés qui en font la demande en établissements publics
déconfessionnalisés. La formation professionnelle
initiale et continue doit être soumise au contrôle exclusif
des travailleurs sans aucun droit de regard du patronat.
5- Augmentation des moyens humains, techniques et
architecturaux, mais aussi amélioration des modes et structures
de travail pour de réels changements pédagogiques.
Moratoire sur les fermetures de classes accompagné d’un
recrutement d’ampleur dans toutes les catégories de
personnels pour parvenir à une réduction significative
des effectifs par classe, conformément aux réels besoins
sociaux et non aux impératifs budgétaires et financiers.
6- Droits syndicaux et d’organisation permanente ou
temporaire, de réunion, d’assemblée,
d’affichage… pour tous les personnels, les
élèves et les étudiants, sans aucune restriction.
Droit de grève élargi à toutes les structures
syndicales, les collectifs, coordinations, assemblées de
personnels ou d’élèves. Abrogation du monopole de
représentativité syndicale octroyé par
l’Etat. Le tout pour permettre une véritable
démocratie directe au sein des établissements scolaires
et universitaires, socle de toute éducation autogestionnaire et
solidaire.
Ni libérale, ni
autoritaire : pour une éducation
autogestionnaire, pour une école émancipatrice !
7- Refus des protocoles et de tous les accords
signés
entre l’école, la justice, l’armée, la police
et le patronat… Dans une optique non-autoritaire,
l’école doit être le lieu de la coopération
de tous les personnels pour aider à la formation
d’individus équilibrés et compétents, par la
connaissance, la critique, la révolte. En ce sens, la lutte
contre le racisme, le fascisme, le sexisme et pour
l’égalité des individus en respectant leur
identité culturelle sont des devoirs de toute éducation
populaire au service des travailleurs.
8- Pour un véritable service social
d’éducation, dans une école gratuite, laïque
et autogérée. Défense de l’autogestion
comprise comme la participation libre et solidaire de tous les secteurs
de la communauté éducative. Abolition de toutes les
formes de hiérarchies ( agents chefs, maîtres directeurs,
principal, inspecteur…) remplacées par la gestion
collective de toutes et de tous et la rotation des tâches.
Disparition de l’inspection, mais exigence, à
côté de l’auto-évaluation de
l’équipe, d’une évaluation par un collectif
indépendant.
9- Refus de l’élitisme prétendument
républicain, tout comme de la gestion “ libérale
” de la misère culturelle. Pour une éducation
où toutes et tous ont les moyens d’acquérir une
maîtrise de soi avec les autres, sans hiérarchisation des
savoirs (techniques, sportifs, culturels…), sans limitation de
leur diversité, sans ségrégation par âge,
classe ou sexe. Pour un savoir polytechnique, accessible à
toutes et tous, à tous les âges de la vie et partout.
Abandon de la fonction de tri social de l’école et en
particulier de l’examen comme mode de contrôle des
acquisitions remplacé par une évaluation formative
établie sur toute la durée de l’apprentissage.
10- Contre l’archaïsme de l’enseignement
autoritaire, contre les projets éducatifs "libéraux", la
CNT défend, par principe et par la pratique, toutes les
pédagogies, anti-autoritaires, autogestionnaires et
émancipatrices qui cherchent à faire de
l’élève ( adulte, adolescent ou enfant ) le propre
acteur de son enseignement, de sa formation et de ses apprentissages.
L’éducation à l’autonomie et à la
liberté passe par la mise en pratique de principes sociaux sans
lesquels la liberté individuelle se résumerait à
être celle du "fort" contre celle du "faible". Aux valeurs de
l’autorité, de la compétition et de la
sélection, nous opposons celles de la démocratie directe,
de la solidarité, de l’égalité, de la
justice sociale et de l’auto-organisation, socle de toute
éducation autogestionnaire et solidaire.
Fédération
CNT des travailleurs de l'éducation.
1.
"Ecole" étant entendue de la maternelle à
l’université.
2. Trente heures par semaine pour tous les personnels, sans
flexibilité ni annualisation et avec embauches
correspondantes… Précisons qu’en ce qui concerne
les enseignants, ces 30 heures hebdomadaires incluent le temps de
préparation, de correction, de concertation et de suivi
individuel ainsi que le temps de présence devant les
élèves (ce qui implique une réduction des heures
de cours proportionnelle au passage de 39 à 30 heures et - pour
le 1er degré - plus d’un enseignant par classe ).
| CONCOURS :
L’ARNAQUE REPUBLICAINE |
Le protocole Sapin
dit de “ résorption de la
précarité ”, soutenu par la CFDT, FO, la FSU et
l’UNSA, n'en finit pas de révéler son hypocrisie.
Sur les 300 000 précaires de l'Éducation nationale (CES,
CEC, contractuels, vacataires, aide-éducateurs, emploi-jeunes
“ cadre de vie ”...), seuls 71 000 ont été
recensés dans l'enquête préalable qui
définit les ayant droits à l’intégration par
la voie des concours et des épreuves professionnelles. En sont
exclus d'emblée les CES, CEC, emploi-jeunes, vacataires et ceux
et celles qui ne peuvent justifier d’une durée au moins
égale à trois années d’équivalent
temps plein. C’est inacceptable. Toute personne embauchée
par le ministère doit bénéficier de
l’intégration sans avoir, après des mois ou des
années de service, à prouver par concours qu’elle
“ mérite ” un emploi stable et des conditions de
travail et de salaire décentes !
Le protocole Sapin est d’autant Le plus inacceptable que
la perspective d’intégration par voie de concours
n’est qu’un leurre. Le nombre de postes proposés est
dérisoire et les jurys des épreuves professionnelles, des
concours “ réservés ” ou “
spécifiques ” recalent chaque année plus de la
moitié des candidats en soulignant même parfois leur
“ incompétence ”.
Un système hypocrite, injuste et archaïque
Cela est d’autant plus scandaleux que les précaires en
poste sont souvent plus diplômé(e)s que les titulaires et
qu’ils elles se sont formé(e)s sur le terrain dans les
établissements et les classes les plus difficiles. On constate
même que de jeunes enseignant(e)s ou CPE reçu(e)s aux
concours externes se forment pendant les stages en situation au contact
des aides éducateur(trice)s, des contractuel(le)s et des
intervenant(e)s en langues… précaires mais
expérimenté(e)s !
Cette attitude des jurys est tout à fait caractéristique
des mentalités produites par la culture des concours.
C’est sur la notion même de concours et sur les injustices
et les archaïsmes qu’ils perpétuent qu’il nous
faut mener la réflexion pour davantage légitimer notre
revendication de titularisation immédiate et envisager un mode
de formation-recrutement plus en adéquation avec nos conceptions
d’une éducation égalitaire et solidaire.
Un instrument de division
Au nom de l’élitisme républicain, ces concours,
externes, internes, réservés ou spécifiques,
entretiennent les hiérarchies et les “ grades ”. Ils
reproduisent la codification des rapports sociaux et de la division du
travail imposée par les classes dominantes et
l’État. Les concours sont aussi un moyen d’exclure
en toute conscience et au nom de la préférence nationale
(aujourd’hui européenne) des milliers
d’étranger(e)s qui ont été
recruté(e)s pendant des années pour couvrir les besoins
dans les établissements. Les travailleurs(ses) de
l’éducation n’ont rien à y gagner. Le
ministère en revanche y trouve un instrument de division qui
facilite sa tâche de gestion des “ ressources humaines
”.
Comment justifier par exemple qu’un(e)
agrégé(e) travaille moins et gagne plus qu’un(e)
contractuel(le) ? Parce qu’il / elle est plus “ brillant(e)
”, plus pédagogue, plus respectueux(ses) de
l’autorité ou mieux intégré(e) à
l’élite ou à la nation ? Si les syndicats
réformistes ont depuis longtemps intégré ces
divisions hiérarchiques au point de les accompagner par autant
de syndicats catégoriels, en ce qui nous concerne, nous refusons
cette logique de division des personnels : à travail
égal, salaire et statut égaux ! Notre champ de
syndicalisation couvre l’ensemble des personnels de
l’éducation, enseignants et non enseignants, titulaires ou
pas, de l’école à l’université.
Un mode de recrutement inadapté
Pour le ministère et les syndicats “
légitimistes ”, le bon enseignant n’est pas celui ou
celle qui est bien formé(e), mais celui ou celle qui est bien
recruté(e) selon la norme des concours (la formation
professionnelle en IUFM, les stages et la pratique viennent ensuite).
Peut-on se satisfaire d’un mode de recrutement aussi peu
adapté à la réalité des situations
pédagogiques et humaines des établissements ? Comment
admettre que les compétences éducatives d’un
individu soient évaluées uniquement sur des savoirs
disciplinaires (la licence ou la maîtrise ne peuvent-elles pas
garantir les compétences scientifiques ?) qui font aussi peu de
place à l’esprit critique, aux démarches
pédagogiques et à la réflexion sur la culture et
sa nature de classe ? Comment éviter aussi que le bachotage
ségrégatif et aliénant des préparations aux
concours ne pèse ensuite sur les modèles et pratiques
didactiques des enseignant(e)s ?
Car le concours juge un individu. Or, l’enseignement doit
être une affaire d’équipe, de coopération.
Travailler seul dans son coin mène à
l’échec. Il faut se concerter, s’entraider. Le
concours apprend l’inverse et crée des individualistes qui
se culpabilisent de ne pas y arriver seuls. Enfin , le concours
n’est-il pas un alibi pour faire croire qu’on a des “
compétences ” une fois pour toutes, alors que la formation
continue sur le temps de travail et les échanges constants entre
enseignants et élèves permettent de s’adapter aux
évolutions ?
Quelle alternative ?
C’est pour juguler la revendication de titularisation et
diviser les personnels précaires que le ministère a
créé ces filières d’intégration
Perben et Sapin. Avec les concours, les précaires sont
renvoyé(e)s à une démarche de compétition
individuelle (pas de place pour tout le monde mais pour les
meilleur(e)s ; les premiers concours réservés ont
donné lieu à des actions de boycott ou de sabotage pour
ramener les précaires sur le terrain de la lutte collective pour
la titularisation) et donc soumi(se)s à la logique
d’autorité et d’exploitation du ministère qui
par ailleurs continue de recruter de nouveaux précaires. Au
contraire, le rapport de force engagé pour la titularisation
immédiate, aux côtés des collectifs et des
syndicats comme le nôtre, repose sur des valeurs de
solidarité et conteste sur le fond la politique d’emploi
du ministère de l’éducation et des services
publics.
Pour en finir avec la précarité, une seule
solution : titularisation de tous les précaires sans condition
de concours et de nationalité ! Rappelons que déjà
par le passé, la titularisation sans concours a
été imposée au ministère par la
mobilisation solidaire des titulaires et des précaires ; les
“ maîtres auxiliaires ” formé(e)s sur le tas
furent alors intégré(e)s comme “ adjoints
d’enseignement ”, preuve que notre revendication n’a
rien d’incongru. A nous de construire le rapport de force
nécessaire !
CNT-éducation
(Lille)
| LE PROJET DE
CARTE SCOLAIRE 2002 |
Dans les
écoles maternelles et élémentaires
Le Ministère prévoit de retirer 89 postes dans
l’Académie (67 dans le Nord et 22 dans le Pas-de-Calais).
Certes, la région connaît une baisse de la
démographie. Mais ce n’est pas en supprimant des postes
que l’on allégera de manière significative le
nombre d’élèves par classe (pour travailler
davantage en petits groupes et consacrer plus de temps à chaque
enfant *), que l’on palliera efficacement au remplacement des
maîtres malades ou en formation, que l’on favorisera le
travail en équipe, que l’on améliorera la prise en
charge des élèves en difficulté… De
même, l’enseignement des langues vivantes,
l’intégration des enfants handicapés,
l’utilisation des nouvelles technologies, la formation continue,
la mise en œuvre des projets d’école, etc.
nécessiteraient non seulement le maintien des postes, mais une
embauche massive de personnels !
Dans les collèges et les lycées
Le Ministère prévoit de supprimer 257 postes dans
l’Académie (alors que parallèlement la
précarité ne cesse de se développer). Si ce projet
aboutit, les “ horaires plancher ” vont être
appliqués partout et les dédoublements ou heures de
soutien pédagogiques en petits groupes vont disparaître.
Après les TPE en lycée, les PPCP en LP et les “
itinéraires de découverte ” engagés en
collège sans moyens horaires suffisants, on peut douter que
soient atteints les objectifs d'appropriation des programmes et
d’implication plus grande de l'élève à
travers les choix qui lui sont proposés. Le Rectorat et le
Ministère organisent la pénurie en accordant des
dotations qui ne correspondent jamais aux besoins réels pour
forcer les établissements à rentabiliser eux-mêmes
au maximum les moyens au détriment des conditions de travail des
personnels (l’annualisation déjà imposée aux
ATOSS et CPE menace les enseignants) et des dispositifs
pédagogiques.
Non à la gestion libérale de l’Éducation
L’Éducation nationale, même si elle affirme
officiellement sa mission d’éducation égalitaire,
humanitaire, progressiste et prenant en compte la personnalité
de chaque élève, continue d’avoir au contraire un
fonctionnement libéral et de jouer le rôle de sergent
recruteur de l’entreprise marchande. Cette gestion
libérale de l’éducation nationale atteint son
paroxysme lors de la carte scolaire. On ne prend plus alors en
considération les particularités des élèves
et des écoles. Terminés les beaux discours et les beaux
projets mis en place sur trois ans. Le fonctionnement des
établissements est alors remis en cause par les suppressions de
postes, on ne parle plus des compétences des
élèves, l’effet pervers des statistiques reprend
alors du service. Les suppressions de classes sont alors
considérées par l’administration comme des
économies budgétaires. Aucune prise en compte de
l’évolution des effectifs d’un établissement
n’est prise en compte sur le long terme. La productivité
des postes hors classes comme les remplaçants est alors
mesurée afin de justifier leur suppression. Les enseignants ne
font plus alors partie d’une équipe pédagogique,
mais deviennent de simples pions déplaçables à
souhait et des facteurs de production flexibles.
L’Éducation nationale revêt alors son habit
libéral et oublie tous ses beaux discours. Puis les beaux
discours réapparaissent à la rentrée et on fait
comme si de rien n’était jusqu’à
l’année suivante...
Pour une autre stratégie syndicale
Pour prévenir tout mouvement contestataire d’ampleur,
la stratégie du C’est ainsi que chaque année les
suppressions de postes passent sans mobilisation massive,
simultanée et radicale. Les stratégies du Rectorat et
celles des syndicats majoritaires sont complémentaires et les
années électorales voient ces manœuvres prendre un
caractère politicien caricatural (il faut éviter de
mettre le gouvernement et les partis au pouvoir en situation
délicate !). Cela discrédite le syndicalisme et
entretient le fatalisme des personnels. Parfois, des personnels de base
et des sections syndicales tentent de coordonner les luttes en appelant
à des AG locales et régionales (grève, votes en AG
d’établissement, mandats et AG régionales sur la
poursuite de la grève).
Comme en Seine St Denis ou dans l’Hérault ces
dernières années, seules les initiatives qui
fédèrent les personnels, parents et élèves
des établissements en lutte, créent le rapport de force
susceptible de faire reculer les autorités rectorales et
ministérielle, d’imposer les revendications
contrôlées par la base et de dénoncer les logiques
ministérielles de restriction budgétaire et de
démantèlement des services publics.
Réunissons-nous dans les établissements pour
préciser nos revendications et exiger la reconquête,
l’extension et l’amélioration du service public
d’éducation laïc et gratuit. Préparons
ensemble une AG académique et un rassemblement devant le
rectorat dès la rentrée. Il faut des moyens (des
créations de postes pour améliorer les conditions de
travail et lutter contre l’échec scolaire), des emplois
stables (titularisation immédiate des précaires), une
véritable RTT sans annualisation ni flexibilisation, des
salaires revalorisés (surtout les plus bas) et des politiques
recentrées sur les pédagogies émancipatrices
(école-ascenseur culturel sans tri social).
CNT-éducation
(Lille)
* A ce propos, l'étude américaine “ STAR ”
(Student Teacher Achievement Ratio), l'une des rares recherches
réellement scientifiques sur l'impact des effectifs des classes
sur la réussite des élèves (une cohorte de 11 000
élèves suivis durant plus de 12 ans) dévoile des
résultats fracassants !
STAR établit de manière irréfutable trois faits
essentiels :
1) La réduction de la taille des effectifs scolaires dans les
premières années d'enseignement est bel et bien un
facteur crucial de réussite scolaire (toutes choses restantes
égales par ailleurs).
2) Les effets d'une réduction de la taille des classes
dans les trois premières années d'école sont
durables et semblent même augmenter au fil des années
d'étude ultérieures.
3) La diminution de la taille des classes permet de
réduire considérablement les écarts entre enfants
de différentes origines sociales. Par exemple, STAR a
montré que le passage de 25 à 15 élèves au
début de l'école primaire réduisait de 54% la
différence entre blancs et noirs dans les examens d'accès
à l'enseignement supérieur.
Cela
fait plus de quatre ans que les aides-éducateurs et
éducatrices (c’est à dire les emplois-jeunes de
l’Education nationale) ont été embauché(e)s.
D'entrée, le gouvernement les avait mis au courant : “ Les
AE ne seront pas titularisé(e)s ”. Bon nombre ont cru que
cela ne serait pas vrai, croyant à la bienveillance d'un
gouvernement de gauche et/ou aux revendications des grosses centrales
syndicales. Bilan : nibe que dalle !
Les conseils académiques d'aide-éduc' devaient
porter les revendications de la base. Qu'en est-il ? Rien de neuf.
N'oublions pas que la " qualité " essentielle de ces conseils
est d'être consultatifs. Ce qui veut dire qu'ils n'ont aucun
pouvoir. Ils ne servent qu'à museler la contestation ; ils sont
un prétexte pour dire “ Regardez, on vous écoute
”. Les dernières propositions de concours de
troisième de voie et les accords cadres sont des leurres qui
n’offrent aux AE aucune garantie de réemploi, mais une
compétition de plus.
Partout des collectifs se constituent et la pression monte.
Par la
grève du 21 mars 2002 les AE ont prouvé qu’ils sont
indispensables à la bonne marche des écoles,
collèges et lycées et qu’ils sont capables de
porter des revendications collectives :
Pas un aide-éducateur(trice) au chômage en juin 2003 !
Titularisation des AE en emplois de droit public au profil bien
précis (animateur de foyer, aide documentaliste, responsable de
stages, animateur de BCD, animateur de salle informatique, etc.).
Une fois titularisés, une formation doit permettre d'assurer
le
travail dans les meilleures conditions. Il faut de vrais
métiers, à part entière : la polyvalence est trop
souvent l'alibi pour faire effectuer des tâches d'autres
personnels (surveillance, remplacement de profs, travail administratif,
etc.).
Les AE n’ont pas vocation à remplacer les personnels
absents (il faut imposer le respect des textes), ni à assumer le
manque de recrutement de l'Education nationale. Que le ministère
recrute !
La lutte ne sera efficace que si tous les personnels - AE,
CES, CEC, MA, vacataires, contractel(le)s et titulaires - la prennent
en main. Il faut diffuser la revendication de titularisation sans
conditions de concours et de nationalité (travail égal,
salaire égal), faire respecter les droits syndicaux et renforcer
le rapport de force avec l’administration pour en finir avec la
précarité et l’exploitation.
CNT-éducation
| LE SPORT AU
SERVICE DE L’ENFANT SINGULIER |
Alain,
un éducateur sportif de Villeneuve d’Ascq, a mis
sur pied et expérimente, depuis plusieurs années, une
approche de l’éducation physique basée non pas sur
des critères de performance mais plutôt sur les
progrès individuels de l'élève.
Lors d’un remplacement que j’effectuais dernièrement
à l’école Jacques Prévert (V. d’Ascq),
j’ai pu assister à l’une de ses séances et
Alain m’a remis le document suivant. Il y décrit
lui-même sa méthode.
Eric Dussart
(CNT éducation - Lille)
“
C’est en réfléchissant à la création
d'une méthode d'évaluation qui valorise non pas
uniquement la performance mais surtout les progrès individuels
et qui prend en compte l'enfant dans sa globalité qu'est
née cette méthode. Cette méthode est le fruit de
mon expérience d'éducateur territorial qui depuis 18 ans
travaille auprès d'enfants dont certains présentent
ponctuellement ou à plus long terme des difficultés
(troubles du comportement, échec scolaire,
démotivation...).
Débutée en 1995 en accord avec les directives du
bulletin officiel, elle a été expérimentée,
et régulièrement réajustée grâce
à la participation et l'observation des élèves,
ainsi que celle des enseignants. À ce jour, elle est partie
intégrante de la charte mise en place à l'école
Jacques Prévert de Villeneuve d'Ascq.
Cette méthode vit le jour alors que ma pratique
quotidienne mettait en évidence les éléments
suivants :
Le sport reste une discipline qui se situe, la plupart du temps, en
marge de l'enseignement.
Les méthodes classiques d’évaluation sont
parfois discriminantes pour certains enfants. Ex : Un enfant mal dans
son corps, parce qu'il a par exemple une surcharge pondérale,
court souvent moins vite. Il est ainsi pénalisé si l'on
prend en compte uniquement son temps de course plutôt que
l'effort qu'il a fourni et les progrès qui en découlent.
Le temps effectif d'activité est réduit.
Le temps de l'enseignant éducateur est largement
occupé par des contingences d’organisation du temps et du
matériel, au détriment d'une présence
individualisée.
Un certain nombre d'enfants ne comprend pas le sens de
l'activité, ni sa globalité (notion de temps, de
distance, de temps de course).
En revanche, pour certains enfants qui présentent des
difficultés (intégration scolaire difficile,
résultats insuffisants...), le sport est une discipline qui leur
permet de se valoriser et ainsi d'améliorer leurs
compétences dans d'autres matières et modifier ainsi le
regard que l'on porte sur eux.
Enfin, le cadre moins contraignant d'une séance de
sport permet l'émergence de situations conflictuelles entre
enfants ou encore de difficultés de respect des règles et
du matériel. Ce cadre offre ainsi l'occasion d'aider les enfants
dans la gestion de leurs conflits et les amener progressivement
à une plus grande citoyenneté.
Une nouvelle organisation et de nouveaux outils
Un disque laser de gestion du temps, des comètes (balle avec
une queue) pour le lancer avec fascicule explicatif, des livrets
explicatifs de chaque activité avec feuille de suivi de la
progression, un athlédisque, des jeux de cartes correspondant
aux différentes disciplines.
Avant toute chose, cette approche repose sur les concepts
suivants :
Tout enfant quel que soit son niveau scolaire, ses capacités
physiques, possède en lui les ressources qui vont lui permettre
de progresser. Il revient alors à l'éducateur /enseignant
de l'aider à les mobiliser et de l'accompagner dans sa
pro-gression.
Les difficultés scolaires et/ou de comportement sont la
plupart du temps l'expression de carences (éducatives,
affectives...) ou d'un mal vivre (intégration difficile, manque
de confiance en soi...). Plutôt que d'éviter leur
expression, elles sont un terrain privilégié pour guider
l'enfant dans la gestion de ses conflits et le dépassement
progressif de ses difficultés, afin qu'il devienne un citoyen"
bien dans sa tête et dans son corps" et libre de ses choix.
Les moyens utilisés
Travail par ateliers, par groupes de 6 à 8 élèves
maximum.
Pour le travail de la hauteur, mise en place d'un sautoir en
carré, avec 4 hauteurs différentes qui permet que chacun
travaille à partir de son niveau.
L'utilisation d'un disque laser pré-enregistré organise
les rythmes de passage ou la durée de l'atelier.
Nota: Cette gestion nouvelle du temps permet une augmentation
importante du temps de travail effectif, évitant par exemple les
files d'attentes au sautoir ou l'éviction au premier essai.
Après les consignes données une première fois par
l'enseignant ou l’éducateur, l'enfant a, à sa
disposition, un livret qui explique la manière d'installer les
ateliers, ainsi que les consignes auxquelles il peut revenir. Ce livret
contient aussi les différentes phases de progression.
Pour que l'enfant appréhende la globalité de
l'activité, il occupe tour à tour chaque fonction (juge,
organisateur, acteur, utilisateur du décamètre...).
Quelle que soit l'activité (athlétisme, sports
collectifs...), la systématisation de l’organisation
permet à l'élève de mieux se repérer et
d'être rapidement plus autonome.
En dehors des rencontres USEP (dont Alain remet en cause la
philosophie - note du claviste),
il n’y a pas de mesures des enfants les uns par rapport aux
autres. L'élève travaille à partir de ses acquis
visualisés par un cône personnalisé. Ses
progrès sont consignés sur la fiche "acquisition" du
livret.
L'utilisation d'un athlédisque (en athlétisme)
permet à chaque enfant de travailler par rapport à son
propre niveau. Par la répétition des exercices, il
visualise ses progrès.
La constitution des groupes se fait par affinités; les
enfants qui ne posent pas de problèmes ont ainsi du plaisir
à être ensemble et on observe une ambiance de travail
satisfaisante. Les enfants qui réussissent plus rapidement
peuvent se mettre au service des autres, renforçant ainsi dans
un même temps leur propre acquis.
Les élèves en difficulté de comportement
s'associent le plus souvent dans un même groupe. Lorsque des
problèmes ou des conflits émergent, l'absence de travail
qui apparaît dans leur livret peut être repris pour les
amener à gérer et trouver eux-mêmes une issue
à leurs conflits.
Enfin, si nécessaire, l’éducateur,
beaucoup plus disponible, car libéré des contraintes
d'organisation et de gestion du temps, peut intervenir à tout
moment. Ce temps libéré lui permet tout au long de la
séance d'observer et d'aider l'ensemble des enfants.
Perspectives
L'ensemble des supports écrits est remis à
l'élève et permet une continuité du travail au
collège. L'enfant, ayant le livret en sa possession, un travail
de collaboration avec l'enseignant et des passerelles sont possibles
avec d'autres matières. En mathématique par exemple, les
performances notées sur la fiche de travail des enfants sont un
support concret d’exercices de certains concepts
mathématiques (fonctions opératoires).
L'expérience montre que pour certains élèves il y
a ainsi facilitation de compréhension du sens de ces concepts.
Les situations de juge et de responsables des mesures constituent aussi
un terrain d'expérimentation concrète. Par cette mise en
relation de deux disciplines le sport occupe progressivement une place
à part entière.
Une méthode commune à différentes
écoles permet que les rencontres sportives se fassent sur le
même mode, avec une prise en charge globale par les enfants
autant dans l'organisation que dans le maniement des outils de
mesure...
| ENTRETIEN
AVEC
UN PROF DE GYM DE LA CNT |
À
l’occasion de la dernière coupe du monde de foot,
Fabrice, un prof de gym syndiqué à la CNT,
présentait dans “ Charlie Hebdo ” et dans “
Classes en lutte ”
(le bulletin de la fédé CNT-éducation) sa
façon à lui de partager avec les enfants le vrai plaisir
du sport. Extraits de cet entretien…
- Obtenir des résultats, être le premier…
n’est-ce pas ce que demandent les gosses ?
- Non, les gosses demandent seulement à s’amuser ;
à se sentir maîtres d’eux-mêmes, puissants ;
à savoir faire. Et pour cela, il y a diverses
possibilités.
- C’est à dire ?
- Aujourd’hui, les
sports sont très codifiés, les règles sont bien
établies, les gestes sont fixés d’avance. Il
n’est même pas sûr qu’ils soient efficaces.
Même en sport de haut niveau, Mc Enroe était
considéré comme une hérésie dans sa tenue
de raquette, etc. Cela ne l’a pas empêché
d’être un grand joueur. Mais on nous demande quand
même de reproduire les règles alors qu’on pourrait,
qu’on devrait, inventer d’autres gestes, d’autres
règles, d’autres jeux.
- Concrètement, cela veut dire quoi ?
- Un exemple
? Il y a des coins en Afrique où, quand ils jouent au foot,
celui qui marque un but change d’équipe. Dans ce cas, la
logique est tout de suite pervertie. Ce n’est palus une logique
d’affrontement de deux camps irréductiblement distincts.
C’est le jeu qui compte, et non plus le résultat.
- Dès qu’une équipe marque un point, elle perd un
joueur et se retrouve à 10 contre 12 ?
-
Non. En Afrique, le joueur qui a marqué passe dans
l’équipe adverse. Mais un joueur de l’équipe
adverse change également d’équipe pour que la
partie continue à 11 contre 11. Cela dit, on peut parfaitement
imaginer de modifier cette règle et que l’équipe
qui vient de marquer perde effectivement un joueur au profit de
l’équipe adverse. Ce serait une sorte de handicap
croissant pour l’équipe la plus forte. Ce serait
même assez amusant…
- C’est important de casser les règles ?
-
Très important. Pour retrouver le jeu. Dès que le
résultat est secondaire, dès qu’on modifie les
règles, le sport redevient un plaisir. C’est ce que
j’essaye de pratiquer dans mon enseignement. Ne pas valoriser les
gagnants plus que les perdants. Ne pas sanctifier le résultat,
mais jouir de la pratique.
- Tu as d’autres trucs en tant que prof ?
-
J’essaye de leur faire faire des jeux. Et qu’il n’y
ait pas de fin. Je prends un exemple. Tu peux jouer à la balle
au prisonnier dans une logique d’affrontement, en canardant
l’adversaire. C’est un jeu, c’est rigolo. Mais,
logiquement, il y a des gagnants et des perdants. Sauf si tu joues sur
la taille du terrain, la position des prisonniers de telle façon
que ces derniers puissent se libérer très facilement. Le
jeu, alors, n’a plus de fin. Chacun tourne très vite. Et
je te jure que là, les mômes s’éclatent. A la
fin, je leur fais toujours remarquer : “ Vous avez vu ? Personne
n’a gagné… ”. Mais tout le monde est content
!
- Tu mets des notes ?
- Non. Je suis prof de gym. Je suis
là pour qu’ils aiment la gym, pas pour les
hiérarchiser. Noter, c’est déjà introduire
une compétition. C’est d’ailleurs valable pour
toutes les disciplines…
| COMPTE-RENDU
DE L'ACTION ANTI-PRECARITE DU 29 MAI 2002 |
Le
mercredi 29 mai 2002 à 15 h, devant le rectorat de Lille, la
CNT éducation, SUD éducation et le collectif des
contractuel(le)s en langues du 1er degré appelaient à un
rassemblement pour la titularisation sans condition des travailleurs
précaires déjà employés, l'arrêt du
recrutement des travailleurs précaires, le respect des droits
fondamentaux (maladie, congés payés, cotisations
ASSEDIC), le paiement des salaires sans délai et le droit
à une formation sur le temps de travail.
Au même moment, un groupe du collectif des
contractuel(le)s du premier degré se rendait à
l'inspection académique pour y rencontrer le secrétaire
général de l'IA. Le lendemain, une
délégation CNT-SUD-collectif rencontrait la DRH du
rectorat pour poser les revendications et obtenir des précisions
sur le sort des contractuel(le)s, vacataires, AE, CES et CEC à
la rentrée prochaine..
Une délégation de six personnes (CNT, SUD et
collectif des contractuel(le)s en langues du premier degré) a
été reçue par la DRH du rectorat de Lille le jeudi
30 mai à 17 h.
Nous avons d'abord rappelé notre revendication de
titularisation et demandé qu'elle soit transmise au nouveau
ministre. 15 000 précaires sont concerné(e)s dans
l'académie.
Ensuite, nos questions ont porté sur le
ré-emploi des précaires de l'éducation dans
l'académie à la rentrée prochaine. Notre objectif
est aussi de lutter contre toute sortie de précaires vers
l'ANPE, en attendant que la titularisation soit imposée par un
mouvement unitaire des syndicats, collectifs et personnels.
Le rectorat annonce que 700 contractuel(le)s ou vacataires
enseignant(e)s ne seront pas réemployé(e)s à la
rentrée prochaine. C'est, selon la DRH, la conséquence
d'un afflux de titulaires vers l'académie : 1500
néo-certifié(e)s. C'est aussi, de notre point de vue, le
résultat de l'inconséquence des syndicats majoritaires
qui, en refusant de soutenir la titularisation, se sont limités
à la revendication des "créations de postes
supplémentaires aux concours" sans se soucier de l'avenir de
celles et ceux qui ont assuré au quotidien et à moindre
coût le service public d'éducation. Voilà le
résultat : les néo-titulaires arrivent et chassent les
contractuel(le)s. Le silence de ces organisations syndicales, les
mêmes qui ont signé le protocole Sapin, en dit long sur
leur volonté de lutter au côté des
précaires. C'est encore l'effet à retardement des
restrictions budgétaires, cautionnées en CTP, qui
provoquent la baisse des DHG et empêchent les
établissements de réduire les effectifs par la
création de nouvelles "divisions". Ceci assurerait pourtant
à la fois le maintien des contractuel(le)s et de meilleures
conditions de travail pour toutes et tous..
Les contractuel(le)s ATOSS semblent épargné(e)s
puisque leur réemploi semble assuré (on a encore besoin
d'eux et d'elles pour l'instant). La rencontre a été
aussi l'occasion d'évoquer les possibilités
d'intégration, de titularisation, sans concours pour les
personnels de catégorie C (90 postes d'OEA en septembre). Preuve
que notre revendication de titularisation sans condition de concours
n'est pas incongrue.
En ce qui concerne les "contrats aidés" qui couvrent
une large part des besoins ATOSS, nous avons insisté, à
partir de situations locales, sur les obstacles à la conversion
des CES en CEC. La DRH nous a fourni des informations (circulaires et
financements) qui devraient faciliter les démarches des sections
syndicales dans les établissements.
La question des aides-éducateurs (trices) a aussi
été évoquée. Seule la partie "traitement
social" (la cellule « emploi-jeune » du rectorat devient
une annexe de l'ANPE) relève des compétences du rectorat,
mais nous avons soulevé la question de la prolongation des
contrats qui prendront fin en janvier 2003 (après les 5
années). Le rectorat s'était en effet engagé
à les prolonger jusqu'à la fin de l'année
scolaire, mais les conditions juridiques ne sont pas encore
définies.
Dernier point (positif) : les contractuel(le)s en langue du
premier degré, qui sont les plus mobilisé(e)s (le
collectif se réunit régulièrement depuis 2 ans et
une dizaine de personnes sont bien impliquées, tracts,
courriers, etc.), ont obtenu la veille à l'inspection
académique la garantie de paiement des salaires pour
juillet-août et le ré-emploi en septembre. Ces
contractuel(le)s qui assurent l'enseignement des langues en CM1-CM2
sont 200 à 300 dans l'académie. Preuve encore que le
travail sur le long terme et la mise en place d'un collectif sont
essentiels !
Aldo
(CNT-Lille).
PS
: La mobilisation du 29 mai est restée trop faible au regard du
nombre considérable de collègues menacé-e-s
(contractuel-le-s et emplois jeunes particulièrement) par ce
plan drastique de "résorption de la précarité" par
le vide. Plus que jamais la mobilisation sur le mot d'ordre de
titularisation sans condition de concours et de nationalité est
d'actualité ! La précarité n'est pas une
fatalité administrative. Réagissons maintenant ! En
septembre, il sera trop tard. Une nouvelle action est envisagée
avant la fin du mois de juin. Réunion le mercredi 12 juin
à 18 h (1 rue Broca à Lille) pour en discuter...
Accueil
- Agenda - Actualité
et analyses - Bulletin
régional
interpro
- Education
- Vidéos - Liens
La CNT
dans la région - Internationalisme
- Orientations générales
- Textes
et documents
Union
régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais : ur59-62@cnt-f.org
UL de Lille : ul-lille@cnt-f.org
- UL de Béthune : ul-bethune@cnt-f.org