ACTUALITE ET ANALYSES
archives (divers)
MANIFESTATION CONTRE LES LICENCIEMENTS, LE CHOMAGE ET LA PRECARITE DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS (VIDEOS ET COMMUNIQUE)
COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN ORGANISÉ AU DJOLOFF LE 28 NOVEMBRE 2009
LA PRÉCARITÉ N'EST PAS UNE FATALITÉ (automne 2009)
RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE DE LA PAUVRETE DURABLE ! (automne 2009)
CONTRE LA REPRESSION D'ETAT A POITIERS (19 octobre 2009)
MANIFESTATION A LILLE EN SOLIDARITE AUX VICTIMES DE LA REPRESSION D'ETAT (10 octobre 2009)
TAULE - EMPLOI : NI CONTROLEURS NI DELATEURS ! (septembre 2009)
SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S DE CALAIS (juillet - aoüt 2009)
GREVE GENERALE : BILAN ET PERSPECTIVES (juin 2009)
CALAIS : CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION  (du 23 au 29 juin 2009)
FETE DE L'ALIENATION (1er mai / 14 mai 2009)
LICENCIE-E-S, SOUS PAYE-E-S, PRECARISE-E-S... Y'EN A ASSEZ ! (avril 2009)
TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 19 MARS.... ET APRES !? (19 mars 2009)
LE DROIT DE GREVE (rappels juridiques)
GREVE GENERALE AUX ANTILLES.... ET ICI, C'EST POUR QUAND ? (19 février 2009)
APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (février 2009)
COMPTE-RENDU ET APPEL DE  L'AG INTERPRO DU 29 JANVIER 2009 A LILLE
LA CRISE.... C'EST LE CAPITALISME ! TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29  JANVIER 2009 !
ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHOMEURS : NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! (21 janvier 2009)
ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 !
UN TOIT, C'EST UN DROIT ! ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! (15 novembre 08)
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS ! (4 octobre 2008)
REPRESENTATIVITE ET STRATEGIE SYNDICALE (motion de synthèse du congrès confédéral de la CNT - septembre 2008)
CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE : NON A LA REPRESSION A "LA POSTE" !
NON AUX BAS SALAIRES ! NON AUX INEGALITES SALARIALES ! (janvier 2008)
SANS-PAPIERS : SOLIDARITE AVEC LE CSP 59 ! (décembre 2007)
SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE... LA LUTTE CONTINUE ! (20 novembre 2007 / décembre 2007 / ...)
MANIFESTATION NATIONALE CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE (8 décembre 2007)
NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL ! (décembre 2007)
SNCF : APPEL A LA GREVE RECONDUCTIBLE DES CHEMINOTS CNT (novembre 07)
RESTAURATION : MARRE D'ETRE EXPLOITES !  (17 novembre 07)
L'EXTREME-DROITE DE DIEU REMET LE COUVERT (17 novembre 2007)
APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (15 novembre 2007)
MOBILISATION DANS LE PUBLIC, SECTEUR PAR SECTEUR (du 18 octobre au 20 novembre 2007)
UN TOIT, C'EST UN DROIT ! (26 octobre 07)
APPEL DU RESEAU "INTER LUTTES" DE LILLE (19 octobre 07)
PUBLIC - PRIVE : 37,5 ANNUITES : C'EST CA L'EGALITE ! (18 octobre 07)
LA LOI HORTEFEUX : UNE DENI DU DROIT D'EXISTER ! (17 octobre 07)
Sécu : comment est-ce qu'on fabrique un "déficit" ? (3 octobre 07)
RENTREE SOCIALE : TRACT CONFEDERAL DE LA CNT (26 septembre 07)
NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! (septembre-octobre 07)
NOS DROITS SOCIAUX NE SONT PAS NEGOCIABLES....
NOUS NE NEGOCIERONS RIEN ! (19 septembre 07)
SANS-PAPIERS : LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE (31 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE (22 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE RESF 59/62 (21 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DU CSP 59 (1er août 07)
PAS DE SERVICE MINIMUM... POUR LA LUTTE DES CLASSES ! (31 juillet 07)
BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE" ORGANISEE A BETHUNE (23 juin 07)
MAI 68 : LE RETOUR ! (juin 07)
MARCHE DES CHOMEURS A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK (21 mai 07)
LA CNT FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL (10 mai 07)
PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL ! (4 mai 07)
MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
(affiche et tract de la CNT pour le samedi 17 mars 2007 à Lille)
LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL ET LE FRONT NATIONAL
(appel de la CNT à la manifestation anti FN du 24 février 2007 à Lille)
SECTEUR PUBLIC : TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !
SOUSCRIPTION REGIONALE POUR L'ACHAT D'UNE SONO (17/01/07)
SOUTIEN A LA CNT-PTT (25/11/06)
UNE SECTION CNT A MEDIAPOLE : A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ? (23/11/06)
DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER… OU ETAT POLICIER ? (22/11/06)
DROIT A L'AVORTEMENT ET A LA CONTRACEPTION (18/11/06)
SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S DE QUEBECOR HELLEMMES (16/11/06)
TRACT DE RENTREE INTERPRO DE L'UL-CNT DE LILLE ET ENVIRONS (automne 06)
SOUTIEN A BERNARD COQUELLE, MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"),
POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE (23/09/06)
PROCES DE BENJAMIN DECEUNINCK, MILITANT CNT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"),
POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE (05/09/06, 08/11/06 et 28/11/06 )
NI GENETIQUEMENT MODIFIES, NI GENETIQUEMENT FICHES ! (01/07/06)
1er MAI 2006 : APPEL INTERSYNDICAL
LE CPE EST MORT ! LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE ! (13/04/06)
CHIRAC ET LE CODE DU TRAVAIL (03/04/06)
DECLARATION DE L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES (01/04/06)
POURQUOI SE METTRE EN GREVE ET MANIFESTER MARDI 28 MARS ?
POURQUOI RECONDUIRE LA GREVE DES LES JOURS SUIVANTS ?
UN TOIT,  C'EST UN DROIT ! (11/03/06)
MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT AU SUJET DU SOUTIEN
AUX PRISONNIERS DU GROUPE "ACTION DIRECTE" (28/01/06)
2005 MAUVAISE ANNEE... CA VA CONTINUER EN 2006 ! (25/01/06)
L'ACCORD UNDEDIC EN DETAIL (07/01/06)
PROCES DE CHRISTIAN VANNESTE, DEPUTE U.M.P. DE TOURCOING,
POUR INCITATION A LA HAINE HOMOPHOBE (13/12/05)
ABROGATION DES ORDONNANCES VILLEPIN ! (21/09/05)
NON AUX OGM DANS NOS ASSIETTES ! SOLIDARITE AVEC LES 11 D'AVELIN ! (15/09/05)
ANALYSE POST-RÉFÉRENDAIRE (15/06/05)
NON A L'EUROPE DU CAPITAL ! (18/05/05)
LUNDI DE PENTECOTE : NON AU TRAVAIL FORCE, TOUS ET TOUTES EN GREVE !
LES MARCHEURS SONT A ROUBAIX (25/04/05)
LES MARCHEURS SONT A LIEVIN (23/04/05)

LES MARCHEURS SONT A BETHUNE (22/04/05)
LES MARCHEURS SONT A CALAIS (20/04/05)
LES MARCHEURS SONT PARTIS (18/04/05)
PROGRAMME DE LA MARCHE REGIONALE
CONTRE LA PRECARISATION DE NOS VIES (DU 16/04/05 AU 01/05/05)
AGRESSION FASCISTE CONTRE LE LOCAL C.N.T. DE LILLE (15/04/05)
AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES ET DES MINIMA SOCIAUX !
FACE AU BULLDOZER CAPITALISTE...
1 JOUR DE GREVE NE SUFFIT PAS ! CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE !
10 MARS ET AU-DELA : SI ON OSAIT ?
REPRESSION AU PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE
TRAVAILLER MOINS, TOUS ET AUTREMENT !
DES ACQUIS, FAISONS TABLE RASE ! (devise du baron Sellières) - tract du STIS-CNT 59
35 HEURES : JOURNEE DU 5 FEVRIER 2005 - appel confédéral de la CNT
GREVE ET MANIF CONTRE LES PROJETS DE LOI
SUR LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE
(3 FEVRIER - appel de la fédé CNT santé social fpt)
MANIF CONTRE LES PROPOS HOMOPHOBES DE VANNESTE,
DEPUTE UMP DE TOURCOING (29/01)
UN EXEMPLE DE PRECARITE ET DE PRIVATISATION DANS LE SERVICE PUBLIC
COMMUNIQUE CONFEDERAL DE LA CNT AU SUJET DES MOBILISATIONS
DANS LA FONCTION PUBLIQUE
GREVE DES TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE
LES PAUVRES PLUS PAUVRES. LES RICHES PLUS RICHES ?
CHARTE DEMOCRATIE DIRECTE
LE DROIT DE GREVE DANS LE PRIVE
NOS RETRAITES NE SONT PAS A VENDRE !
RETRAITES
EN PLEIN 19ème SIECLE...
FAIRE CONVERGER LES LUTTES A L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE
PREPARER LA GREVE DU 17 OCTOBRE !
DU NORD AU SUD, NON AU F.HAINE
LA HAINE HOMOPHOBE A ENCORE FRAPPÉ
LEGIONELLOSE : QUE NOUS CACHE-T-ON ?
LILLE 2004: CULTURE A COURT TERME,
MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE INDERTERMINEE
RMA
LOI FILLON SUR LE DIALOGUE SOCIAL
JOSÉ BOVÉ
FONCTION PUBLIQUE : SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ !
35 H DANS LA FONCTION PUBLIQUE ?
CAMARADES, ENCORE UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" !
GEL DES SALAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC
NON AU TRAVAIL PRECAIRE !
RETRAITES
35 HEURES...
Solidarité avec les grévistes du musée de Lille, accusés d'abandon de poste !
NON AU LICENCIEMENT ABUSIF DE BABOUSE !
FILATURE MOSSLEY
SALARIES DE " LU " EN COLERE !
LICENCIONS LES PATRONS !
SANS PAPIERS : LA MAIRIE DE LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE !
SANS PAPIERS : RESUME / SYNTHESE ET BILAN
COMMUNIQUE DU COMITE DES SANS PAPIERS 59
JOSPIN ET LES SANS-PAPIERS LILLOIS
LES PRINCIPAUX PLANS DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS
(EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION
HOPITAUX : TOUS EN GREVE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2001.
HOPITAUX : LES 35... LEURRES !
HOPITAUX : IMPOSONS NOTRE PASSAGE AUX 35 HEURES !
MEDECINS
"BROUTCHOUX (... ET MARCHONS SUR LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre K.
THÉATRE ENGAGÉ
ELECTIONS PRUD'HOMALES
APPEL POUR UN FRONT SOCIAL DES RESISTANCES
A PROPOS DU "FRONT REPUBLICAIN"
CHIRAC ESCROC, LE PEN FACHO !
SUITE AU 1er TOUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE POURQUOI ?



MANIFESTATION
CONTRE LES LICENCIEMENTS,
LE CHOMAGE ET LES PRECARITES
DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS

Vidéos :
- Cortège de l'UL-CNT de Lille et de la CNT-RP
- Rencontre de l'UL-CNT de Lille avec les travailleurs sans-papiers d'ISS (société de nettoyage) en grève pour leur régularisation

Communiqué confédéral CNT du 04/12/09 :


Peu d'enjeux sont aussi immédiatement interprofessionnels que ceux liés au chômage et à la précarité. La CNT appelle l'ensemble des travailleurs (avec ou sans emploi, avec ou sans papiers) à participer aux manifestations de ce samedi 5 décembre et aux assemblées générales pour donner suite au mouvement. Cette mobilisation sera le point d’orgue de semaines d’action des précaires mais la lutte ne s’arrêtera pas à une journée !

La crise financière a enfoncé la plupart des pays dans la récession, avec son cortège de conséquences en chaîne sur l’économie réelle : licenciements permanents, taux de chômage qui explosent, chômage partiel, situations de précarité renforcées, etc.

En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi. Les licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un an !

Pour certaines grandes firmes, le business continue, y compris dans ses dérives les plus financiaristes et spéculatives, et la crise est un prétexte à restructurations, avec des conséquences en cascade sur les entreprises sous-traitantes, les salariés étant toujours en première ligne.

Mais la précarité n’est pas une nouveauté. Depuis des années les CDD, le temps partiel forcé, l’intérim, les contractuels de droit privé dans la Fonction publique, sont un mode de gestion, et la précarisation des travailleurs un principe économique. La sous-traitance, un moyen hypocrite et trop commode pour les grands groupes et pour l’État, de faire semblant de ne pas voir les conséquences sociales et humaines de ces « gains de productivité ».

Tous les travailleurs sont précaires, chômeurs en puissance, corvéables à merci. S'ils ne le savaient pas, leurs patrons et leurs hiérarchies le leur rappellent quotidiennement à coups de pression psychologique, de menaces de licenciement économique et de délocalisations, en répétant le nombre de chômeurs prêts à prendre leur place. Et lorsque les travailleurs victimes de licenciements économiques se battent pour obtenir autre chose que des miettes, on les envoie directement au tribunal à l’image des salariés de Continental que l'État traîne en justice…

Et parallèlement, la fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « Pôle emploi » n’a fait qu’aggraver le problème. Le traitement des dossiers est déshumanisé. Les chômeurs sont traités comme des fraudeurs en puissance, et l’un des critères « d’efficacité » est le taux de transfert de dossiers vers les sous-traitants privés qui, selon les chiffres même du gouvernement, sont plus chers et moins efficaces que le service public.

Pendant que des millions de personnes basculent dans la misère et que les autres subissent encore plus la flexibilité et les pressions patronales, les politiques nationales et internationales accouchent de souris (voire prennent des décisions absurdes comme faire travailler plus et plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite ou en défiscalisant les heures supplémentaires) et nos dirigeants économiques et politiques continuent à se gaver à coups de milliards.

Il est grand temps de faire converger les luttes en allant rejoindre les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements et en intégrant les précaires et chômeurs au sein des syndicats, au même titre que tous les salariés. Quel que soit son statut chaque travailleur est concerné, et c’est pourquoi les syndicats CNT se mobilisent à travers toute la France et notamment à Rennes, Lyon et Paris.

Parce qu'avec ou sans emploi aujourd'hui nous voulons travailler tous, moins et autrement. Répartissons la richesse, pas la misère !



COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN 
ORGANISÉ AU DJOLOFF
LE 28/11/09

L'union locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement les agressions verbales et physiques, en particulier celles à caractère sexistes, perpétrées pas les vigiles engagés par le Djoloff à l'encontre de personnes venues assister au concert de soutien à notre organisation dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 novembre 2009.

Ces vigiles, armés entre autres d'une machette, d'un pistolet à grenaille, de matraques et de poings électriques ont eu un comportement intolérable qui se doit d'être combattu.

Nous dénonçons également les agissements de la police qui, une fois arrivée sur place, s'est comportée comme à son habitude : provocations, insultes (notamment sexistes et racistes), agressions physiques (notamment au Flash Ball) et arrestations arbitraires.

Nous affirmons notre plus grande solidarité avec toutes les victimes des vigiles du Djoloff et de la police, et en particulier avec tous-tes les interpellé-e-s.

UL-CNT de Lille



LA PRÉCARITÉ
N'EST PAS UNE FATALITÉ

Une version maquettée de ce tract confédéral de la CNT sur la précarité
est téléchargeable en cliquant ici (format pdf - 1 page - 236 ko).


Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d'ajustement économique évidents du système capitaliste.

1. Requalification de tous les contrats précaires en CDI :

Les contrats précaires, quand t'es jeune et que t'arrives sur le marché du travail, c'est vécu comme normal, c'est intériorisé. Mais ne perdons pas de vue que c'est pour nous diviser que se multiplient ces sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom...). Bref, de la main-d'œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour pas qu'on voit l'arnaque : « Les caisses sont vides ». Pour l'armée et les banques, de l'argent y'en a. Le paquet fiscal, les parachutes dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour nous RIEN !?

2. Travaillons toutes et tous moins et autrement :

Le chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con. Alors qu'il est justement là pour te mettre la pression, qu'avec la concurrence accrue, tu t'estimes heureux d'avoir un boulot, et que tu la fermes, sinon au coin ! Direction pôle emploi, qui va te proposer une « offre raisonnable » d'emploi et va contrôler tes papiers à l'inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing, comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000 demandeurs d'emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu'on est tous ensemble dans le même bateau, qu'on va devoir se serrer la ceinture (tout en consommant le plus possible, faut bien relancer l'économie !), et qu'on va devoir ramer ensemble.
Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur job? Combien de patron-ne-s? Quelles sont leurs conditions de travail ? Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ?
Partageons les richesses, pas la misère !

3. Des papiers pour toutes et tous :

La précarité, c'est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir ou déclaré, c'est sans protection sociale, le tout agrémenté de cache-cache avec les flics et risques d'expulsion. Immigration choisie d'un côté et disqualification des formations de l'autre, tout en reprenant des thèmes idéologiques de l'extrême droite.

Chômeurs-ses, précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s. Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail, partage égalitaire des richesses !

NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !

Manifestation nationale contre les licenciements, le chômage et la précarité :
Cette manif clôturera les marches régionales contre les licenciements, le chômage et la précarité qui se dérouleront du 20 novembre au 5 décembre. Elle se déroulera le samedi 5 décembre après-midi à Paris.

L'union locale des syndicats CNT de Lille affrète un bus pour descendre à Paris à cette occasion. Pensez à vous inscrire dés maintenant en envoyant un mail à l'UL-CNT de Lille : ul-lille@cnt-f.org

Le prix est de 15 euros et, pour celles/ceux qui ont des problèmes d'argent, de 5 euros minimum.
Départ : 10h, porte de Paris, Lille (M° mairie de Lille)
Retour : dans la soirée

Pour ceux et celles qui se rendraient à Paris par leurs propres moyens, le rendez-vous est à 14h, place de la bataille de Stalingrad (ancienne place de Stalingrad), Paris 19°. Métro : ligne 2, 5 et 7 (station "Stalingrad"), ligne 7 bis (station "Jaurès").

Tract du collectif de coordination des marches organisées dans différentes régions en novembre et décembre : cliquer ici (format pdf - 4 pages - 310 ko).

RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE
DE LA PAUVRETE DURABLE !

LE RSA - REVENU DE SOLIDARITÉ ACTIVE - EST CENSÉ CONTRIBUER DE FAÇON DÉCISIVE À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. BONJOUR L’ESCROQUERIE !

Le RSA (Revenu de Solidarité Active) remplace le Revenu minimum d’insertion (RMI) et l’Allocation de parent isolé (API). Il complète les revenus du travail des travailleurs pauvres et oblige à s’inscrire à Pôle Emploi.

Derrière son côté "charitable", c’est en fait une application de l’escroquerie intellectuelle du "travailler plus" pour "gagner plus" qui stigmatise "l’oisiveté" des RMistes face aux « pauvres méritants » et va ainsi amener à une mise en concurrence accrue des travailleurs entre eux.

L’État, aujourd’hui, nous fait miroiter que nous pouvons gagner plus en travaillant moins !!! Mais le fondement de cette politique ne serait-il pas d’organiser la précarisation du travail en essayant de nous faire passer la pilule sans heurt ? Demain, qui l’empêchera de diminuer le SMIC à 800 € pour un temps plein ?

De même, cette incitation financière à la reprise d’un emploi quelle qu’en soit la qualité, risque de provoquer une généralisation du travail au noir (donc sans couverture sociale et sans cotisation pour la retraite).

Enfin, si le RSA ne permet pas d’accéder à un revenu décent, il ne sera pas non plus le moyen de recevoir une reconnaissance professionnelle, ni même d’entrevoir un avenir solide.

Evaluations réalisées par le simulateur de calcul du RSA disponible sur www.caf.fr :
- SMIC temps plein (35 heures) : 1000 € net par mois
- RSA mi-temps (17,5 heures) : 710 € net par mois (500 € de salaire + 210 € de RSA)
- RSA quart-temps (8,75 heures) : 550 € net par mois (250 € de salaire + 305 € de RSA)

Mais ne nous y trompons pas. Un SMIC à temps plein ne permet déjà pas de vivre dignement !

PRÉCARISATION ACCRUE

Le "but recherché" de faire sortir les RMistes et les travailleurs « modestes » de la pauvreté ne sera pas atteint, compte tenu des revenus qui resteront bien en-dessous de ce qu’ils devraient être pour vivre décemment.

L’État, par la création du RSA, nous démontre que le revenu, seul, n’est plus suffisant pour permettre aux travailleurs (et souvent à leurs familles) de vivre dignement. Plutôt que d’imposer une augmentation des salaires, il obéit, comme ça a toujours été le cas, aux ordres du patronat.

Nous risquons dans les années à venir de voir exploser, grâce à ce dispositif, le nombre de travailleurs pauvres, et disparaître le SMIC. Ne pouvant diminuer le salaire minimum horaire, l’État propose au patronat de réduire le temps de travail, donc le revenu global.

Une personne seule travaillant à temps plein et rémunérée au SMIC perçoit environ 1000 € net par mois. Avec le RSA, en travaillant à mi-temps, elle percevra un revenu global d’un peu plus de 700 €.

UN CADEAU SUPPLÉMENTAIRE POUR LE PATRONAT

Finalement, le RSA est une aubaine pour le patronat qui se voit offrir des "petits boulots subventionnés". En effet les employeurs vont être encouragés à développer des postes à bas salaire et à temps partiel. Le tout dans un marché du travail nettement plus flexible. On peut déjà les entendre dire : "on ne peut pas vous proposer un temps complet, c’est la crise. Mais ne vous inquiétez pas, le RSA est là pour compléter vos revenus..."

Avec la sous-traitance au secteur privé (Adecco, ...) d’un grand nombre de demandeurs d’emploi (pour "soulager" Pôle-emploi), c’est l’afflux d’une main d’œuvre bon marché et docile, car précaire, pour les entreprises.

MACHINE A EXCLURE, A CASSER, A FLIQUER !

Loin d’être une solution, le RSA ne combat même pas l’exclusion, il l’institutionnalise.

Le RSA impose plus d’obligations que le RMI. En effet pour avoir droit au RSA, il faudra être inscrit à Pôle-Emploi et donc se plier aux mêmes règles que les chômeurs avec le risque de radiation des listes et donc d’une suspension des allocations.

Les personnes qui ne sont pas en capacité de reprendre un emploi (ne pouvant donc pas accepter une "offre d’emploi raisonnable"), ne seront donc pas concernées par le RSA.

S’ajoute à cela un système de flicage-fichage. Déjà, à sa mise en place, il était quasiment demandé de poursuivre ses parents en justice si ceux-ci n’aidaient pas financièrement les bénéficiaires. Récemment, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a été saisie pour vérifier la création d’un fichier conséquent consultable par un grand nombre d’intervenants dont ni la qualité ni la diversité, ni l’éventail des usages qu’ils pourraient en faire n’est connu !

Enfin, comme pour le RMI et la plupart des aides sociales, le RSA se base sur la "famille". Encore une fois, il est impossible d’être considéré comme un individu à part entière. Les documents présentant le RSA parlent de « nombre d’heures de travail dans le couple », ou bien de « revenu d’activité du couple », ceci sans se soucier de savoir qui travaille et combien de temps. Est-ce l’homme, la femme, ou les deux ? Combien de temps chacun, pour quel salaire ? Un salaire est bien versé à une personne nominativement, pourquoi pas le RSA ?

CHOMEUR, POUR CONTINUER D’ETRE PAUVRE, VA FALLOIR TRAVAILLER !

Travaillons tous-tes, moins et autrement ! 
Union locale des syndicats CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org

Ce tract (format pdf - 2 pages - 259 ko) peut être téléchargé en cliquant ici.

Manifestation nationale des chômeurs et précaires le samedi 5 décembre 2009 à Paris. Pour un départ de Lille en bus, contacter l'union locale CNT de Lille.


CONTRE LA REPRESSION D'ETAT
A POITIERS


L'union locale CNT de Lille s’élève contre la répression féroce qui s’abat sur des camarades à Poitiers depuis le 10 octobre 2009.

Suite à la manifestation contre l’enfermement et la construction de la prison privée de Vivonne, dix-huit personnes, dont certains militants, ont été arrêtées et placées en garde à vue. Certaines ont même été arrêtées alors qu’elles n’avaient pas participé à la manifestation ! Jugées en comparution immédiate - nom juridique de la justice expéditive - trois d’entre elles ont été condamnées à de la prison ferme.

Pour faire taire le mouvement social, l’État a choisi arbitrairement trois boucs émissaires innocents et utilise ce prétexte pour ficher tous les militants locaux. Hortefeux réactive la peur de l’ennemi intérieur et en profite pour faire passer des nouvelles lois liberticides : « inventaire des lieux de vie communautaire où se regroupent des mouvances anarchistes potentiellement violentes », « identification très précise des groupuscules qui organisent ces incidents », dissolution de ces groupes.

L'union locale CNT de Lille invite à créer des comités de soutien aux inculpé-e-s ou à rejoindre ceux qui existent déjà. Nous dénonçons un État qui utilise les violences policières, les lois scélérates et une « justice » d’exception pour détruire toute contestation sociale. Nous continuerons à lutter contre l’enfermement, nous continuerons à participer à des manifestations contre toutes les violences économiques, sociales et politiques. Nous serons toujours dans les luttes et y développerons l’autogestion et la solidarité contre la peur et l’injustice.


Précisions sur les condamnés :

Patrick, quatre mois fermes, quatre mois avec sursis et 800 € d’amende pour violence sur commissaire ; Sam (trésorier de la CNT éducation 86), un mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur commissaire ; Jean-Salvy, un mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur officier de police ; Nathalie et Charles, deux mois avec sursis pour détention de feux d’artifices ; Serge, six mois avec sursis, deux ans de mise à l’épreuve et 2 850 € d’amende pour dégradations volontaires de biens privés ; Léo, six mois avec sursis pour dégradations volontaires par incendie et jets de pierres ; Candice, six mois avec sursis et 950 € d’amende pour dégradations volontaires sur un bien d’utilité publique. Par ailleurs, le parquet a fait appel pour quatre d’entre eux.

Procès à venir : le 5 janvier 2010, une mineure (14 ans) pour rébellion et refus de prélèvement ADN à Limoges ; le 23 février 2010, Angel (CNT éducation 86) et Sarah pour refus de prélèvement ADN (et refus de prise de photos et d’empreintes pour Angel).

Renseignements :

- Le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ( http://antirepression.unblog.fr ) appelle à un rassemblement lundi 19 octobre à 17h30, place d’Armes, Poitiers.

- Un blog de soutien pour Sam et Jean-Salvy : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org/
Pour signer l’appel à leur libération : http://5237.lapetition.be
Pour contacter le Comité de soutien : soutiensametjeansalvy@gmail.com




MANIFESTATION A LILLE
EN SOLIDARITE AUX VICTIMES
DE LA REPRESSION D'ETAT

(10 octobre 2009)

Le 23 Mai 2009 à Lille 26 personnes sont arrêtées suite à une manifestation contre la répression d’Etat. Leurs noms et coordonnées sont fournies aux fascistes de « la maison de l’identité flamande » située à Lambersart, ceux-ci les diffusent sur leur site internet dans une vidéo. Des policiers auraient-ils fournis les coordonnées des manifestants à « la maison de l’identité flamande » ? En plus des trois procès en cours et des six mois de prison avec sursis déjà écopés par l’un des manifestants ; des néo-nazis au crâne rasé ont agressé à deux reprises, dont une fois à l’arme blanche, des camarades dont les données personnelles furent ainsi divulguées.

Du 23 au 29 Juin à Calais plus de 2000 personnes se réunissaient au sein du camp No Border pour dénoncer la politique des Etats français et britannique, les traitements inhumains qu’ils font subir aux migrants sans-papiers via leur police, leur camps « de rétention » et leur justice de classe. Elles ont réclamé avec force la liberté de circulation pour tous et toutes et la suppression de toutes les frontières afin que chacun puisse vivre là où il le souhaite. Alors que toutes les actions entamées sont pacifiques, la police arrête une cinquantaine de personnes dont 2 qui passeront en procès le 14 octobre à Boulogne-sur-Mer pour « outrage » et « rébellion ».

Le 8 Juillet à Montreuil, Joachim Gatti perd un œil suite à un tir de flash ball lors de l’expulsion d’un squat. S’en suit une manifestation qui tourne à l’émeute lorsque la police attaque à nouveau sans raison le cortège et les habitants du quartier. Cette fois, face au peuple uni et déterminé, elle battra en retraite !

Le 1er Septembre à Compiègne, six ouvriers de l’usine Continental de Clairoix, fermée par les « patrons-voyous » sont condamnés à des peines allant de 3 à 5 mois de prison avec sursis ainsi qu’à des dommages et intérêts qui dépasseront les 60 000 euros sous prétexte d’avoir saccagé une préfecture. L’Etat a voulu faire payer aux syndicalistes une lutte dure, sans compromis, contrôlée par la base, parsemée d’actions et qui, au grand dam des directions syndicales, a permis de faire reculer le patronat et d’obtenir une prime de licenciement s’élevant à 50 000 euros par travailleur. « Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça, tous ces parasites. » (Xavier Mathieu, délégué CGT et condamné par le tribunal).

Le 17 Septembre à Marseille, Erwan Redon comparaitra en CAPD disciplinaire à l’Inspection Académique. Il risque des sanctions pouvant aller du blâme à la révocation. Sa « faute professionnelle » ? Comme plusieurs centaines d’autres professeurs des écoles, instituteurs et institutrices, il refuse d’appliquer les mesures Darcos : nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations et fichage des élèves.

Tous les jours la police patrouille, provoque, fouille, violente et rafle ceux qui pourraient légitimement se révolter, les victimes du capital, ceux qui n’ont pas ou plus d’emploi, ceux qui sont exploités à l’usine ou au bureau,ceux qui ont la couleur de peau un peu trop foncée, ceux qui n’entrent pas dans le moule.

Mais quelle est cette guerre en cours ? C’est la guerre des classes ! Le capitalisme est malade et nos maîtres le savent. Ils attaquent le peuple pour conserver et accroître leurs privilèges, pour nous faire tous baisser la tête et filer droit.

"Il est temps que la peur change de camp ! Il est temps de passer de la haine entre les « races » à la solidarité de classe, à la guerre des exploités contre les exploiteurs. Il est temps de se lever et de se mettre en marche" (Yves Peirat, antifasciste marseillais).

Manifestation en solidarité aux victimes de la répression d’Etat 
samedi 10 octobre 2009 à 14h30, métro "Porte des postes" (Lille).

Premiers signataires (à la date du 8 octobre 2009) : UL CNT Lille, SCALP Np2c, Gdale, Comité du 23, Chiche Lille, RUSF Lille, Sud Etudiant Lille, SUD éducation 59/62, des individus-es.



TAULE - EMPLOI :
NI CONTROLEURS NI DELATEURS !

Depuis maintenant quelques mois focalisés sur le remboursement de nos dents (les coups de matraque de la fusion ont fait quelques dégâts, heureusement la Mutuelle Générale nous couvre), le carambar à 25 cents qu’on pourra dorénavant s’offrir en fin de repas, le chiffrage kilométrique de nos déplacements et notre comité d’entreprise (qui au final reverse sous forme de prestations, certes équitables, le salaire que l’Etablissement ne nous donne pas), on en oublierait un autre détail, celuici d’importance :

Entre deux conseils, celui qui indemnise est aussi celui qui contrôle

Un mélange des genres tout droit sorti d’un roman de Kafka !

Pourquoi dans ces conditions ne pas avoir intégré dans la fusion le maigre effectif de la remarquable Inspection du Travail pour contrôler les abus des entreprises ?

Ce sont donc bien encore les chômeurs qui sont implicitement désignés comme responsables des crises (artificielles) capitalistes et sont les premières victimes de la guerre (réelle) des chiffres du chômage.

Quant à nous Conseillers, nous sommes historiquement passés de travailleur social à employé commercial pour finir aujourd’hui agent contrôleur des chômeurs !

L’évolution de notre système informatique fera de nous dès demain, des policiers de l’emploi qui collaborerons à la hausse statistique des interpellations des étrangers en situation irrégulière.

La CNT au coeur des luttes milite contre cette injustice inhérente au système et se bat sur le terrain pour l’utilité sociale du monde du travail par sa réorganisation.

Ni contrôleurs, ni délateurs, refusons d’être les matons de Taule Emploi !

La CNT, un syndicat de combat !

Confédération Nationale du Travail
Section Pôle-Emploi 59/62
c/o Syndicat CNT-SSEC 59/62
1 rue Broca, 59000 LILLE
Tél : 03 20 56 96 10
Mail : ssec5962@cnt-f.org

Ce texte est disponible sous la forme d'un tract maquetté
(1 page - format pdf - 143 ko) à télécharger
ici.




SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S
DE CALAIS (juillet - août 2009)

Extrait d'Indymedia-Lille :

Alors que Besson a annoncé le "nettoyage" des jungles de Calais et de la côte d’ici fin 2009, le Haut Commisariat aux Réfugiés (HCR) et France Terre d’Asile (FTDA) sont arrivés sur place en vue d’"informer" les personnes migrantes.

Pour autant les actions des forces de l’ordre ne se font pas attendre. Déjà durant le camp No Border, le squatt des palestiniens avait été vidé près du port.

Le 2 Juillet, les policiers détruirent le squatt des Erythréens près du channel, et arrêtèrent 11 d’entres eux.

Quelques jours après, de nouveaux accords franco-britanniques furent présentés, le renforcement du dispositif sécuritaire sur place prenait son envol. Alors qu’un charter est annoncé pour fin Juillet, c’est 25 personnes afghanes qui sont arrêtées par des personnes en civil.

Le 13 juillet a lieu le conseil des migrants, auquel ces derniers ne sont toujours pas conviés. Pour l’occasion, un rassemblement de militant-e-s No Border a lieu devant la mairie, provoquant ainsi la discussion avec des membres de l’association Salam dont les positions créent la controverse. Dans la journée, un des militant-e-s présent-e-s fut mis en garde à vue pour outrage.

Le 14 juillet, c’est un autre militant qui reçoit le même sort, suite à une discussion avec Mme Bouchart, maire de Calais.

Parallèlement, la destruction de la Jungle plane toujours et serait prévue pour le 21 Juillet, date démentie immédiatement par les autorités.

Le 20 Juillet, un meeting entre le préfet Bousquet et les associations humanitaires est prévue à la préfecture. Les militant-e-s No Border sont au rendez vous et marquent leur opposition aux projets du gouvernement.Une action à l’ambassade de France a lieu à Londres en même temps.

Un charter Franco-Britannique est annoncé pour le 24 Juillet.Tandis que le charter paraît "annulé", de nouvelles arrestations ont lieu sur place ainsi qu’une forte mobilisation de la police. Une présence permanente de militant-e-s est organisée dans les différents lieux où habitent les personnes migrantes.

Le 24 juillet, une action en solidarité avec les personnes migrantes est organisée à Vienne devant l’ambassade de france.

Le 30 juillet, c’est deux réfugiés politiques qui sont arrêtés et matraqués alors qu’ils étaient installés devant la mairie.

Deux numéros de téléphones sont dédiés à l’organisation du soutien. N’hésitez pas à prendre contact : 06.77.94.44.76 ou 06.34.81.07.10

Deux sites pour les infos :
- http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com
- http://twitter.com/calaisolidarity



GREVE GENERALE :
BILAN ET PERSPECTIVES....

Force est de constater que les directions des confédérations CGT, CFDT, FO, etc. n'ont pas envie d'une grève générale interprofessionnelle et reconductible. Mais, parallèlement et malheureusement, il faut bien admettre que la base elle-même n’y ait pas majoritairement favorable (même si ça se murmure ici et là). Donc, si on peut reprocher à un syndicat comme la CGT de ne pas profiter de son implantation importante dans le monde du travail pour tenter de construire la grève générale reconductible, si on peut lui reprocher de freiner les salarié.e.s qui y sont favorables, il faut bien admettre que la situation n’est pas mûre pour un tel mouvement. Quant aux deux syndicats favorables officiellement à l’idée de la grève générale reconductible (la CNT et Solidaires), en l’état actuel de leur développement, ils ne sont pas en capacité d’organiser seuls un mouvement d'ampleur.

Cela étant dit, dans le contexte des luttes actuelles (très dures dans certaines boîtes), avec l'augmentation des « plans sociaux » et avec les pressions de la base et de certaines structures syndicales (sections de boite, syndicats et fédérations de secteur) sur leurs directions nationales, la situation peut évoluer. Mais il n'y a pas de solution magique et un travail militant de longue haleine s’offre à nous.

Au-delà de la critique évidente des stratégies perdantes mais assumées des confédérations CGT, CFDT, FO, etc., nous devons :
- faire émerger partout où c'est possible (collectifs de base, AG interpro, intersyndicales de secteurs ou de boîtes) des plates-formes de revendications qui parlent à tous et toutes (à ce propos, il faut expliquer la différence entre la plate-forme du LKP guadeloupéen, qui est une base de lutte, et celle de l'intersyndicale nationale, qui est très floue et qui ne sert qu'à justifier la place de négociateurs des bureaucraties syndicales),
- continuer à diffuser les revendications de la CNT à court et long terme,
- amplifier notre campagne de syndicalisation,
- participer aux luttes qui se mènent actuellement,
- les initier quand nous en avons les moyens,
- pousser à la reconduction de la grève quand c'est possible (comme dans l'éducation par exemple),
- établir des convergences interprofessionnelles...
 
C'est cela qui permettra de faire reconnaître la CNT comme une alternative concrète. Les salariés nous « jugeront » sur nos actes, et pas seulement sur nos discours. Et ils auront raison !

Article extrait du bulletin régional n° 28 des syndicats CNT 59/62
(printemps / été 2009)

PS : Pourquoi certaines organisations syndicales (leurs dirigeants, pas leurs militants de base) ont-elles tout fait pour casser l’idée de grève générale reconductible ?

- Parce qu’un mouvement de grève générale reconductible génère toujours des phénomènes de démocratie directe et que les bureaucraties syndicales craignent de voir leur pouvoir remis en cause dans le cadre de ce type de lutte. Rappelons à ce propos que la phobie principale d’un bureaucrate syndical est celle d’être débordée par « sa » base ! Or, après le succès du 29 janvier et celui du 19 mars, une partie de la base était prête à se lancer dans un mouvement de grève générale reconductible. Pour les bureaucraties syndicales, il fallait donc tout faire pour casser le mouvement tout en donnant l’illusion qu’elles continuaient à mobiliser (pour ne pas heurter les militants les plus combatifs) ; d’où le rendez-vous du 1er mai et celui du 26 mai ! Elles ne pouvaient ignorer que le 1er mai (jour férié) ne peut rivaliser avec un jour de grève en termes de mobilisation. Quant au 26 mai, la façon dont a été présentée cette journée (« journée nationale d’actions décentralisées avec possibilité de grève selon les secteurs professionnels ») montre que l’objectif n’était pas de mobiliser massivement. A cet égard, le 26 mai fut une défaite voulue et assumée. Et il est regrettable qu’un syndicat comme Solidaires, sous prétexte d’unité syndicale, ait cautionné cet enterrement.

- Parce qu’en période pré-électorale (cf. les européennes de juin 2009), les bureaucraties syndicales calquent leur stratégie sur celle des partis politiques. En effet, il ne faut surtout pas effrayer l'électrice et l'électeur avec des appels à la grève, surtout si ces appels risquent d’être suivis massivement.



CAMP NO BORDER ET
MANIFESTATION TRANSNATIONALE

POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION

Sommaire :
- Comptes-rendus de la manifestation du 27 juin
- Clip sur le camp No Border de Calais
- "Nomade", journal quotidien du camp
- Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation le 27 juin
- Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border
- Appel unitaire

Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org



Compte-rendus de la manifestation du 27 juin :

1) Vidéo de la manif : ici

2) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
article
- photos

3) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale : ici

4) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) : ici

5) Nouvel Obs : ici

6) Compte rendu de la manif par le réseau "No border"
http://lille.indymedia.org/article16878.html

La grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgré un dispositif policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot. Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp, que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).


Aujourd’hui nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège, la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons etc. etc.

Ce fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait celle de quelques maisons.

Arrivé-e-s au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant de l’eau.

Mais l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp, invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons d’innofensifs "altermondialistes".

En attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris... 


7) Photos du réseau "No border" : ici




Clip pour annoncer le camp No Border de Calais :
http://www.dailymotion.com/video/x9o890_calais-no-border-camp-a-call-for-ac_news



"Nomade"
, journal quotidien du camp :


n° 4 - lundi 29 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero4_francais_internet.pdf

n° 3 - vendredi 26 juin

6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf

n° 2 - mercredi 24 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf

n° 1 - mardi 23 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf



Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation :

Affiche à télécharger au format pdf : cliquer ici.



Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border  :
La version maquettée peut être téléchargée ici (2 pages - format pdf - 218 ko)

POUR DIRE NON À CE MONDE CAPITALISTE !
LA SOLIDARITÉ ET L’ENTRAIDE DOIVENT S’IMPOSER À CALAIS AVEC LES MIGRANT-ES !

Les camps No Border : un outil efficace pour dénoncer les aberrations du système de domination Nord-Sud

No Border (« Sans Frontières ») lutte pour la liberté de circulation entre les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen. Pour les capitaux, les marchandises et les gros portefeuilles pas de problème, pas de flicage démesuré. Pour les migrant-es si. C’est que l’État français et les barons de l’économie taisent les véritables raisons de ces afflux massifs de personnes désœuvrées. Sarkozy, en capitaliste averti mais hypocrite, se donne comme excuse les passeurs qui profitent sur le dos de la misère. Encore une fois « Petit Homme » essaye d’endosser le costume de Zorro. Il feint de dénoncer l’exploitation libérale des pays du Sud par les pays du Nord dont l’Europe. Le passeur mafieux ne pèse pas lourd face à ces arguments :

D’abord, grâce à une valeur monétaire euros-dollars dominante face à celle des pays du Sud, les capitalistes du Nord dominent toujours depuis des décennies. Ceux qui migrent faute de rémunération digne de ce nom ou par cessation d’activité non désirée (chômage), ont vite fait le calcul en venant jusqu’ici. On est à même de les comprendre.

Ensuite, par la destruction des cultures vivrières en Afrique en faveur des cultures de rente et d’exportation, ce qui est une autre aberration. Ce sont des politiques imposées par l’Europe et les États-Unis pour profiter au mieux des prix du café, du cacao, etc, et en retour leur vendre leur blé. Résultat, des paysan-es sans terres sont contraint-es d’émigrer pour survivre.

Il y a aussi les guerres impérialistes. Il faut rappeler que la France est impliquée en Afghanistan. Pourquoi ? À cause d’entreprises qui voudraient exploiter le gaz et autres richesses minières dans une démocratie où c’est elles qui dirigeraient en fait. Résultat, des gens qui n’ont rien demandé se trouvent obligés de fuir ces massacres aveugles et terroristes (bombardements). Passons évidemment sur l’Irak ou les guerres civiles en Afrique, financées et armées par qui à on sait…

Enfin, autres grands problèmes, la désertification, les pénuries d’eau, le changement climatique en somme. Ce sont encore ceux du Sud qui trinquent. Encore une fois on leur impose un mode de vie totalement en inadéquation avec les ressources et surtout le bon sens. Plus d’ressources, pas d’travail. Pas d’travail, pas d’nourriture. Pas d’nourriture, famine. Solution : l’émigration avec toutes ses incertitudes et ses dangers. N’oublions pas que le réchauffement climatique incombe aux pays les plus industrialisés, mais ce sont toujours les pays du Sud qui en souffre le plus…

No Border dénonce aussi les politiques sécuritaires de la forteresse Europe

No Border a aussi pour but de dénoncer le tout répressif de l’État français vis-à-vis des migrant-es en situation difficile et précaire. Son bras armé c’est évidemment la police et ses maudites prisons qu’il a bon ton d’appeler « centres de rétention administrative ». Il faut rappeler que le Sarkozy, avec sa loi, a rallongé le temps maximal de rétention de douze à trente-deux jours ! Toujours dans ce cas de figure, on ne compte plus les cas d’humiliations, de brimades et de rafles arbitraires envers ces personnes victimes du système capitaliste. Et que dire de la lutte incessante des sans-papiers pour la reconnaissance de leurs droits !? L’État tient un double discours. D’un côté il expulse des personnes qui veulent aller en Angleterre et qui ne seront donc pas exploitables par le patronat français, et de l’autre il s’arrange pour fermer les yeux sur les travailleurs immigré-es qui, faute de statut légal, sont obligés d’accepter n’importe quels salaires, horaires et conditions de travail ! Qui travaille en plonge, sur les chantiers ou dans les ateliers ? Des esclaves modernes si l’on peut s’exprimer ainsi. Voilà la réalité, et c’est à vomir. Encore plus quand ceux qui dénoncent ces injustices sont pris pour cible. Éh ouais, c’est 30 000 € d’amende pour qui aide les sans-papiers (article L622-1 du CEDESA : « pour celui qui aura tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire »). De qui s’moque t-on ? Justement, en ne faisant rien pour des personnes livrées à elles-mêmes et ne dénonçant pas les violences policières, on réveille un passé nauséabond de l’histoire française !

No Border n’est en aucun cas un instrument de violence

Attention, une incompréhension s’installe chez les citoyens, notamment ceux de Calais. D’accord, ils n’ont pas choisi d’accueillir ce camp dans leur ville. C’est pourquoi, face à ce projet, la police, les autorités et les médias s’empressent de mener une campagne de désinformation visant à discréditer ce projet solidaire en lui donnant une allure de rassemblement de « casseurs ». Ces manœuvres pour jeter le trouble et le discrédit sur un mouvement plus que louable est totalement abject. L’agression commence par cet énorme dispositif policier avec escadrons de CRS, flics en civil, etc. Ces personnes, comme à l’accoutumée, sont promptes à obéir aveuglément. Leur but est évidemment d’empêcher la tenue du camp et on s’en doute, casser du militant. Les habitant-es n’ont rien à craindre des participant-es du camp No Border. La lutte pour la défense des droits de l’Homme et la dignité humaine est pacifiste. Dans ce camp se tiendra des ateliers-discussions, des soirées d’information sur des sujets tels que « Migrations et changements climatiques », « Frontex : l’agence européenne de contrôle aux frontières », ou encore « Le droit d’asile ». Des projections de films sur les pays d’origine des migrant-es de Calais donneront l’occasion de mieux discuter avec les personnes concernées des raisons de leur exil. En somme les condés pourront gagner à se cultiver !

Les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires de la CNT se portent solidaires et se fédèrent à cette initiative citoyenne. Initiative qui rejoint nos modes de pensées et d’actions :
- autogestion,
- dénonciation du capitalisme et de l’intimidation-répression d’État,
- solidarité internationale des travailleur-euses,
- lutte contre le développement de l’univers carcéral décliné sous toutes ces formes,
- libre circulation et installation des personnes,
- arrêt des interpellations, oppressions et répressions policières contre les immigré-es et militant-es.



Appel unitaire :

Nous appelons à une manifestation transnationale à Calais le samedi 27 juin 2009. Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à l'abolition des contrôles migratoires

Entre 800 et 1000 migrants sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche, subissant un acharnement policier constant.

Ces migrants sont persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».

Les sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et combien de millions dans toute l'Europe ?

Tous les sans-papiers sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.

Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.

Le trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.

Nous appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.

Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009
Rendez-vous
samedi 27 juin 2009 à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés.

site web : http://calaisnoborder.eu.org
contact : contact@calaisnoborder.eu.org

Premiers signataires de l’appel au 11 juin 2009 :

ALTERNATIVE LIBERTAIRE - ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE - BÜRENGRUPPE PADERBORN (ALLEMAGNE) - CHICHE! LILLE - COMITÉ DES SANSPAPIERS 59 - CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL (CNT) - COORDINATION DES GROUPES ANARCHISTES - ELAF 81 - FÉDÉRATION ANARCHISTE - LES FLAMANDS ROSES - GROUPE D'ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS - MARÉE NOIRE - MRAP DUNKERQUE - NO-RACISM.NET - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE – RÉSEAU NO BORDER UK - RESF / UCIJ 84 - SUD EDUCATION NORD PAS-DE-CALAIS - SUD ÉTUDIANT-E LILLE - SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 - UNION REGIONALE DES SYNDICATS CNT DU NORD PAS-DE-CALAIS  - UNION SYNDICALE SOLIDAIRES NORD PAS-DE-CALAIS - FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ SOCIAUX - SGAD ESTERRA - MÉMOIRE VIVE- AGIR POUR LA CITOYENNETÉ AU MAROC - ATTAC ROUBAIX TOURCOING

Plateforme unitaire d’appel à la manifestation du 27 juin à Calais :
 
Liberté de circulation et  droit d'installation pour toutes et pour tous
Pour les droits des migrants
Contre le délit de solidarité :
Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !
Régularisation de tous les sans papiers !
 
-    nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
-    nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
-    nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
-    nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines, complices de l' Europe forteresse de Schengen,
-    Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
-    nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.




FETE DE L'ALIENATION
du 1er au 14 mai 2009


Tous les 1ers mai, c'est... la fête du travail !

Alors que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...

Plusieurs association, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale. L'objectif est de questionner l'idéologie du travail. : souffrances au boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s et sans-papiers, confiscation du temps, perte de nos autonomies au profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes d'auto-aliénation (management, développement personnel), l'exploitation des ressources naturelles au profit de nos petites gueules...

Vendredi 1er mai

Manifestation
Rendez-vous à Lile : 10h30 - porte de Paris.

8ème salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

Arras - quartier des Arts - de 10h à 21h
plus de renseignements : www.coleresdupresent.com

Dimanche 3 mai - 20h

PROJECTION - DEBAT
Soirée "Soyons nos propres bourreaux"

"Violence des échanges en milieu tempéré"
de Jean-Marc Moutout (France, 2004, 1h39)

A 25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand cabinet de consultants en entreprise. Sa première mission, qu'il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d'une usine par un grand groupe.

Ses premiers rapports sont convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie de nouvelles responsabilités  Dès lors, Philippe doit se convaincre du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.

Séance suivie d'une discussion avec Thomas de Chiche ! sur le management et la soumission volontaire

Soirée organisée par Chiche ! http://chichelille.free.fr Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes- accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Mardi 5 mai - 20h


PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"

"Femmes précaires"
Documentaire de Marcel Trillat (France, 2005, 1h20)

Ce documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC.  A la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à la misère.

Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue

Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr

Cinéma l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Mercredi 6 mai - 20h


PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"

"Les Lip, l'imagination au pouvoir"
De Christian Rouaud (France, 2007, 1h58)

"Les Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à Besançon.

Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence.

Séance suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : « critique et remise en question du salariat ».

Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org        

Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Jeudi 7 mai - 20h

DEBAT - PROJECTION
Soirée  " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"

Histoire de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables …  aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces dernières années.

Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.

Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)

infos :  ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Le tract annonçant cette soirée peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 1 page - 2,4 Mo).

Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Vendredi 8 mai - de 14h à 18h

ZONE D’AUTONOMIE,  DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES

Travail et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui, ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !

Ateliers en plein air : atelier réparation de vélos,  création d’affiches et collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse, portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie, mais c'est gratuit)...

Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr

Place Richebé Métro République à Lille

Lundi 11 mai - 20h

PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre" - documentaire

Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».

Deux mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.

En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin

Soirée organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre – idees.a.coudre@gmail.com Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix (M° Eurotéléport)

Mercredi 13 mai - 20h30

PRESENTATION – DISCUSSION

Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.

Comment poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des inégalités de traitement en milieu éducatif.

Avec Sandie Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de Lille 1, 2005.

Soirée organisée par Idées A Coudre

Contact :  idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/

Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)

Jeudi 14 mai - 20h30

PRÉSENTATION -DISCUSSION

"Travail du sexe" disent-ils ?

Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.

A partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme et construction de genre (LGBT ou non).

Avec Jessy Cormont, auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines, hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission européennes, 2008.

Soirée organisée par Idées A Coudre

Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/

Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)



Vidéos sur le 1er mai :
 

1) appel international de la CNT pour un 1er mai de lutte de classe

2) 1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !

Tract, appel et communiqué pour le 1er mai :

L'annonce de la manifestation du 1er mai à Lille
, suivi de l'appel international de la CNT, peut être téléchargée ici (format pdf - 2 pages - 226 ko).


Licencié-e-s, sous payé-e-s, précarisé-e-s...
Y EN A ASSEZ !

On s’y met vraiment pour de bon QUAND ?!

Même massives, les journées d'action éparpillées dans l'année (revendication après revendication, région après région, secteur après secteur, entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils d’administration et comités d’entreprise. Par l’action, réapproprions-nous les débats et notre outil de production.

Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !

Nous pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l'a vu avec la lutte du peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l'économie, nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l'État et du patronat. C'est ce que permet la grève générale reconductible. Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre en place une véritable solidarité.

Comment ?

Nous devons dès aujourd'hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG * dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un actionnaire qui ne produit rien !).
OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.

* Les AG (assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif car elles permettent à tous et toutes de s'exprimer et de prendre acte collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L'AG est souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent primer, non des décisions venues d'ailleurs (de directions syndicales ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l'on est mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser l'AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S'il y a besoin d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs. Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils ont dit ou signé.
 
Ho hisse !

Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la plupart des organisations syndicales appelleront à la grève reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons ! Que les plus motivé-e-s d'entre nous montrent le chemin car après les licenciements il est malheureusement souvent trop tard ! NOUS N’AVONS RIEN, PRENONS TOUT ! 

UL-CNT de Lille

Ce tract peut être téléchargé ici (2 pages - format pdf - 230 ko).


Rappels sur le droit de grève : 
lire ci-dessous


Vidéo :
1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !

Assemblée générale interprofessionnelle :

POUR ÉCHANGER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE LA RIPOSTE !

En tant que travailleurs/ses, chômeurs/ses, étudiant-e-s ou retraité-e-s, nous subissons de nombreuses attaques gouvernementales et patronales et constatons que la stratégie adoptée par les intersyndicales nationales n’est pas suffisante pour faire aboutir nos revendications.

Ainsi proposer uniquement le 1er mai comme journée de manifestation ne risque pas d’enclencher une riposte à la hauteur des enjeux. De plus, il s’agit d’une unité de façade qui ne reflète pas les luttes en cours et ne permet pas de les faire converger. Les sections syndicales plus revendicatives se retrouvent otages des syndicats les plus timorés.

Il faut parvenir à se réunir et à échanger pour casser ces isolements, et donc créer un réseau unitaire, impliquant les syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s, et capable de porter des initiatives et des revendications communes.

Les outils « classiques » d’échanges et de mobilisation semblent insuffisants face au morcellement des luttes. Nous nous retrouvons souvent isolés dans nos secteurs. Au mieux, certains de nos secteurs peuvent être mobilisés mais subissent aussi un isolement par rapport aux autres luttes du monde du travail.

Jeudi 16 avril 2009 à 18h à l’Université de Lille 3
salle A2 106 (rendez-vous à 17h45 dans le hall A)
Villeneuve d’Ascq, Métro Pont de bois

Trois tracts d'appel avec chacun une "accroche" différente selon le public visé (universités / fonction publique / secteur privé) peuvent être téléchargés ici : http://www.cnt-f.org/spip.php?article1030



TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 19 MARS... ET APRES !?

Grève générale 
jeudi 19 mars

et après... partout où les conditions de la grève reconductible seront réunies !
Documents à télécharger :
1) affichette d'appel à la grève et à la manifestation (format pdf - 131 ko)
2) tract "chômage, misère, précarité... ça suffit !" (format pdf - 1 page - 41ko)
3) tract en direction des chômeurs et des précaires (format pdf - 2 pages - 240 ko)

Vidéos à visionner :
1)
Grève générale le 19 mars 2009... et après !?
2) C'est dans la rue qu' ça s' passe ! Grève générale !
3) Notre précarité... c'est leurs profits !
4) Intervention de la CNT au meeting intersyndical unitaire organisé le 12 mars 2009 à Lyon
Vidéo du cortège CNT lors des manifestations organisées à Paris et à Lille à l'occasion de la grève générale du 19 mars 2009. N'attendons pas le 1er mai pour organiser la suite. A la base et dans l'unité, construisons la grève générale reconductible !


Chômage, misère, précarité... ça suffit !

Sarkozy, ses copains, tous les politicienNEs, Parisot, touTEs les patronNEs, veulent faire croire qu’ils ont, qu’ils sont, la clé de la crise.

Qui bosse ? C’est toi !

Qui produit les richesses ? C’est toi.
Qui engraisse patronNEs, actionnaires, rentierEs, vampires financiers aux dents longues ? C’est toi.
Qui peine pour ses impôts ? Pour les taxes sur tout ?
Qui finance bouclier fiscal, cadeaux aux patronNEs, milliards aux banques ?
Mais qui regarde à ses achats ?
Qui tire la langue en fin de mois ?
Qui tire un trait sur son avenir ? Sur celui de ses enfants ?
C’est toi… C’est nous… Jamais eux...

Et « eux », pendant ce temps-là…

Leur argent domine le monde. « Ils/elles » l’accumulent par les profits tirés de ton travail. « Ils/elles » le jouent par millions en bourse. « Ils/elles » s’en engraissent. Eux/elles, les exploiteurSEs, les parasites, les petitEs chefs, les grandEs chefs, les notables, les édiles, les hiérarques, les dirigeantEs de tous bords et de tous poils du fruit de ton travail. Leur argent ? TON ARGENT !

Et toi, pendant ce temps-là…
Pour eux temps libre, voyages, culture, produits de qualité, santé à portée de chéquier, rollex, consommation outrancière.
Et pour toi, chômage,  temps partiel, baisse de salaire, dépression, licenciement, location au proprio, produits « bon» marché bourrés de graisses et de sucres ? 
Toi, tu es soumisE au contrôle permanent, du/de la patronNE, de la police, de la « justice », de la sécu, de la vidéosurveillance, des fichiers informatisés, des empreintes génétiques, des lois anti-tout…
Toi, ton avenir promis, c’est pas la croisière avec Bolloré ou le ski à Megève.
Toi, ton avenir promis, c’est la grande famille des sans : sans-logis, sans-papier, sans-toit, sans-travail, sans-soin, sans droit…
 

Quelques revendications :
- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à 1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de 300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de « cotisation retraite »…

* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 19 MARS 2009 !
rendez-vous porte de Paris à Lille dès 14h





LE DROIT DE GREVE
RAPPELS JURIDIQUES

En ces temps de grève générale (et de sa nécessaire et possible reconduction), il n’est pas inutile de faire quelques rappels sur le droit de grève...

1) Le droit de grève dans le privé

En dépit des attaques incessantes dont il fait l’objet, le droit de grève demeure encore un droit constitutionnel, car inscrit dans le bloc de constitutionnalité formé, entre autre, par le préambule de la constitution de 1946. La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins deux personnes de l’entreprise. S’il s’agit d’un mouvement dont les revendications vont au-delà du cadre de l’entreprise, on peut être le seul de son entreprise à se déclarer gréviste car on répond alors à un mot d’ordre de grève national et interprofessionnel. La grève est donc un droit individuel, mais exercé collectivement, et qui, en principe, se passe des syndicats (qu’ils aient été jugés représentatifs ou pas) ; ces derniers n’ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d’une grève, mais dans la pratique, il est fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.

Il n’existe aucun préavis légal dans le secteur privé (sauf exception - cf. ci-dessous). Les grévistes peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de leurs revendications (il est important de le mettre au courant pour éviter que le mouvement ne soit qualifié de mouvement illicite et non de grève). Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps (heures, jours, semaines). Elle cesse lorsque l’ensemble des revendications ont été satisfaites. Enfin, une convention collective ne peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).

Dans le cas des entreprises privées chargées d’une mission de service public (ou d’intérêt général), le Code du travail impose un préavis motivé de cinq jours francs avant tout déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une faute. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du Code du travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève. D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence entre les salariés qui sont à la production, ou qui sont en contact du public, et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise (les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).

L’exercice du droit de grève portant sur des revendications, ces dernières peuvent prendre différentes formes :

- les revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites, etc.) ;

- les grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple, grève contre la politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En revanche, sont considérées comme illicites les mouvements qui revêtent un caractère purement politique sans rapport avec des questions d’ordre professionnel ;

- les grèves de solidarité (mouvements consistant, pour certains salariés, à faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.

2) Le droit de grève dans le public

La loi du 31 juillet 1963 et insérée à l’article L.2512-2 du Code du travail, a réglementé l’exercice du droit de grève dans la fonction publique territoriale et d’État. Ainsi, le dépôt d’un préavis de cinq jours francs, avant la grève, est obligatoire afin d’amener les parties à discuter et tenter, au mieux, durant ce délai, de se concerter. Le préavis est déposé par une ou plusieurs OSR (organisation syndicale représentative).

En pratique, les délégués syndicaux ou du personnel savent si des préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites pression sur les délégués syndicaux et leurs instances. À la SNCF, à la RATP, ou encore pour les écoles maternelles et élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le « service minimum » (dont on a vu l’efficacité à la gare de Paris Saint-Lazare récemment…), tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations préalables ». Dans l’éducation (1er degré), la procédure restreint le droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009) ; en effet, la ou les organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité administrative les motifs qui pourraient les conduire à envisager un préavis de grève. L’autorité administrative est tenue de réunir, dans un délai maximal de trois jours, la ou les organisations syndicales représentatives ayant procédé à cette notification. Si les négociations échouent, un préavis légal de grève (de cinq jours francs) doit être déposé, au plus tôt, à l’issue des huit jours francs de négociations. D’autre part, le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes motifs que le précédent, et avant que celui-ci ne soit arrivé à échéance (« préavis glissant »), est désormais interdit pour les enseignants du 1er degré. L’enseignant, lui, toujours en lien avec cette loi sur le service d’accueil minimum des élèves du 1er degré, doit déclarer à son inspecteur de circonscription quarante-huit heures avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire grève). L’enseignant, qui fait cette déclaration d’intention sur la base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du Code du travail), ne se déclare qu’une fois au début de la grève, quelque soit sa durée (la loi du 21/08/08 ne pose donc pas d’obstacle à une grève reconductible).



GREVE GENERALE AUX ANTILLES....
ET ICI, C'EST POUR QUAND ?!

Les Antillais nous montrent la marche à suivre.
Et ici, la grève générale c’est pour quand ?!


Les travailleurs et les travailleuses seront-ils une fois de plus les dindons de cette crise du capitalisme ?

Sarkozy, en bon politicien aguerri, te ment lorsqu’il annonce que le plan de sauvetage des banques ne se fera pas sur ton dos, en l’occurrence tes impôts. Pose-toi déjà cette question : avec quelles richesses les a-t-il aidées à se refaire peau neuve ? Ta sueur… Et c’est toujours ta sueur qui est venue engraisser encore plus la panse des possédants grâce à ce cher « bouclier fiscal ». Il aura beau te dire que tout ça sert à remettre en route la machine, à accorder des prêts à ton entreprise (excuse-moi, à celle du propriétaire du capital, en l’occurrence celui qui nous domine tous, le patron) et relancer la consommation, etc. Que dalle ! Tu trimeras toujours à te bousiller la santé pour une bouchée de pain afin de grossir la marge coût de production-prix de vente. Et ce jusqu’à une probable délocalisation ou restructuration de « ta boîte ». C’est le marché qui veut ça, on te répète. Les militants de la CNT te disent que c’est ton exploitation (travaillez plus vite pour produire plus…) qui nourrit cette jungle capitaliste.

L’argent domine le monde, c’est vrai. Mais qui le fait tourner en fin de compte ? Pas des actionnaires ni des banquiers jouant des millions en bourse. Encore moins des énarques vivant grassement en te taxant. Et sûrement pas un patronat et des petits chefs avides de promotion sociale. C’est la valeur ajoutée créée par ton seul travail ! Imagine ne serait-ce qu’un instant la grève des travailleurs de l’usine, du transport, des chantiers, de la mer, de tous ceux qui fabriquent en prenant les plus gros risques et pour presque pas un sou. Tu comprends facilement qu’une minorité de capitalistes soit traitée de parasites et d’exploiteurs. « Vas-t-en faire tourner la baraque à toi tout seul ! », tu dirais à ton patron en rigolant… L’économie est le nerf de la guerre : les travailleuses et les travailleurs ne savent pas tous qu’ils en sont le moteur et non les vulgaires rouages ou les simples maillons d’une chaîne de montage !

Alors oui ! Il y a un « sacrifice » à faire : la cessation de travail. Mais quel sacrifice ! En pensant à celui que tu dois ou devras fournir en étant sommé d’accepter chômage partiel  et baisse de salaire, portes d’entrée pour les licenciements futurs, il n’y a pas photo ! Le confort matériel (maisons individuelles, etc.), le temps libre à passer à voyager, se cultiver, spéculer, cela fait belle lurette que la classe dominante en profite. À qui les produits de qualité, la santé à portée de chéquier, le bonheur de jouir de la vie et une consommation outrancière ? : la classe bourgeoise. À qui les miettes, le chômage, la dépression, l’alcool, la location au proprio, les produits « bon» marché bourrés de graisses et de sucres ? Et l’inflation sur les produits de première nécessité, qui en subit le plus les conséquences ? Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique ont bien compris qu’une « inflation sur les salaires » ne tombera jamais du ciel. Mais ils ont compris que seule la lutte paie. C’est pourquoi nous devons suivre leur exemple !

Ne laissons pas une fois de plus reposer cette crise sur le dos des travailleurs. Les problèmes de la propriété privée des moyens de production et de la répartition inégalitaire des richesses créées se posent avec on ne peut plus d’acuité. Seule une grève générale illimitée et expropriatrice peut générer un rétablissement de la balance. D’où naîtra un mode de production et de consommation nouveau pour une planète à bout de souffle. Toi et tes camarades avez la meilleure arme : la grève ; avec, comme but, le travail réalisé de manière autogestionnaire, partagé et sans division hiérarchique.

La grève générale : pour qui, pour quoi, comment ?

La CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale interprofessionnelle et reconductible. Car c’est de cette manière que les grandes conquêtes sociales ont toujours été obtenues. Que ce soit pendant les mouvements de 2003 sur les retraites ou les innombrables manifestations de secteur, la confédération travaille à l’unification des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces appels partent d’un triple constat : l’échec des grèves sectorielles éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de l’État et du patronat sur les droits des travailleurs, l’impasse dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui accentuées par la crise financière devenue économique et sociale.

Pour ces raisons, la CNT estime qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt à la dégradation sociale et de renverser le rapport de force en notre faveur. L’enjeu central d’une grève générale de ce type est de permettre le retour à une situation de droits collectifs des travailleurs, d’en gagner de nouveaux et ainsi d’arrêter de se faire plumer continuellement. Soyons en position de force au niveau des branches d’activité pour nous imposer face à l’arrogance de l’État et de l’avidité patronale. Construisons une grève générale d’où naîtront des liens interprofessionnels forts qui reconstitueront le tissu et le lien social laminés par la violence du capitalisme. Une grève générale qui opposera la solution collective et la solidarité de classe aux échappatoires individualistes, à la méritocratie et au chacun pour soi. Une grève générale qui remettra en cause les fondements inégalitaires, liberticides et immoraux du système de classes sociales. Une grève générale qui instituera des pratiques allant dans le sens de la satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns. Qui privilégiera la redistribution plutôt que l’accumulation et la concentration des richesses. Qui poussera à l’auto-organisation, l’autogestion et au développement des libertés plutôt qu’à la hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire. Une grève générale interprofessionnelle fondée sur des assemblées rassemblant travailleurs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public et du privé, et qui sera expropriatrice. Qui sera l’occasion de confronter nos revendications catégorielles, de voir en quoi elles nous concernent toutes et tous (comme l’éducation, la santé, les transports, etc.). Et qui permettra surtout d’élaborer un projet de société communiste libertaire et de le mettre en pratique. La soumission, c’est d’ingurgiter les valeurs bourgeoises véhiculées par la télévision, de dire que la pauvreté est une fatalité... En somme de ne rien faire de manière concrète et rationnelle pour le bonheur de tout un chacun.

La CNT est sûre que seuls les luttes sociales et le rapport de force sont efficaces pour obtenir satisfaction. Nous n’attendons rien de tel ou tel parti, de telle ou telle élection, ramassis d’hypocrisie, de corruption et de luttes pour le pouvoir personnel. Personne n’est en droit de parler et de décider pour nous. Il ne doit exister que des meneurs circonstanciels, mais au grand jamais de chefs permanents ! Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales réalisées dans un cadre unitaire et sans compromis sont porteuses d’espoir face à l’exploitation sur les lieux de travail. La mobilisation locale, régionale et ainsi de suite sur des sujets tels que les retraites, la santé, le logement ou les services publics sont le ciment d’une construction anticapitaliste concrète à l’instar des coopératives de production, des conseils de travailleurs, des bourses du travail et autres services d’entraide. C’est toujours la société civile qui a fait l’Histoire, les militants de la CNT le savent depuis belle lurette ! L’État et le patronat aussi, c’est pourquoi la répression antisyndicale a toujours été cruelle et tenace !

Tous et toutes en grève le 19 mars et après !

Les salariés, les sans-travail, les retraités, les sans-papiers, les étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que les organisations syndicales réformistes déjeunent à l’Élysée, les licenciements se multiplient dans la région : 3 490 dans le secteur automobile, 1 356 dans la VPC à La Redoute et aux 3 Suisses à Roubaix, 630  dans l’Education académique ; 1 500 dans les hôpitaux publics. Et ce n’est qu’un début !

La facture est lourde et le peuple en a marre ! Marre de ces banquiers et de ces dirigeants qui étalent leur vie de luxe avec arrogance et mépris. Marre de payer les pots cassés pour tous ces propriétaires ! Assez, c’en est trop pour nos dos voûtés, nos mains usées et nos méninges surmenées ! Nous étions des millions le 29 janvier dernier pour dire non à cette politique de nantis. Parce que nous sommes forts, il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour nous imposer comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique. Devant deux journalistes bien choisis, Sarkozy, dans son allocution télévisée du 5 février dernier, l’a même avoué : « les gens se révolteront et ils auront raison… ». La grève générale, c’est maintenant !


UL-CNT de Lille
Le 19 février 2009

Le tract (2 pages - format pdf - 66 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.



APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES

Communiqué de l’espace de convergence intersyndical issu de l’appel de syndicalistes du Nord-Pas-de-Calais, réuni en Assemblée Générale le 11 février 2009 à Lille :

Les salariés, chômeurs, retraités, étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que le gouvernement consulte les organisations syndicales, les licenciements et suppressions d’emplois se multiplient.

3490 suppressions d’emplois dans le secteur automobiles pour 16 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ;

1356 suppressions d’emplois dans le secteur de la vente par correspondance dans les seules entreprises de La Redoute et 3 Suisses à Roubaix sur les 2600 sur le plan national ;

1000 suppressions d’emplois de professeurs dans l’académie sur les 13500 au niveau national ;

1500 suppressions de contrats et de postes dans les hôpitaux publics de la région sur les 20.000 au niveau national.

Pendant que le gouvernement dilapide des centaines de Milliards d’euros pour les Banques et les grandes entreprises, il n’y a pas un centime pour les services publics et les besoins de la population. Dans le public comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions de postes et de licenciements qui sont annoncés.

Ce n’est pas à la population de payer la crise !

Nous étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut, tous ensemble, continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique.

Contre les licenciements, pour l’indemnisation du chômage partiel à 100%, contre la précarité, pour la défense du service public et l’arrêt des suppressions d’emplois publics, pour la défense des retraites, de la santé et de la protection sociale, pour le relèvements de 300€ des salaires et de tous les minimas sociaux, …

… Sans attendre le 19 mars, nous appelons à faire converger les luttes professionnelles, à soutenir et à participer aux manifestations :

- Le 16 février à 14h30, Porte de Paris à Lille, à l’appel des salariés et étudiants de l’Education Nationale ;

- Le 19 février à 10h30, Sous-préfecture de Valenciennes (rue des dentellières), à l’appel des salariés du secteur de la métallurgie, du secteur social, de la VPC ;

- Le 19 février à 14h, Grand Place à Lille, à l’appel des salariés du secteur social contre la remise en cause de la Convention collective 1966, des salariés de la santé contre la loi bachelot qui livre aux profits et aux actionnaires le service public de santé.

Lille, le 11 février 2009


COMPTE-RENDU ET APPEL
DE L'AG INTERPRO

DU 29 JANVIER 2009 A LILLE

Une centaine de personnes d'horizons divers (santé, social, éducation, métallurgie, sans-emploi et autres) était présente à cette assemblée générale organisée à Lille à l'issue de la manifestation du 29 janvier.

Les personne présentes sont a priori d’accord pour construire une lute intersyndicale. La construction d’une grève reconductible est donc à l’ordre du jour.

Voici quelques points de vue exposés pendant l’AG :

- Nécessité d’organiser des AG sur nos lieux de travail pour que les gens commencent à s’impliquer.

- La grève reconductible se construit sur nos revendications en-dehors des grosses centrales syndicales.

- Dans le secteur de la santé, il existe un service minimum qui pourrait rendre difficile la grève reconductible.

- Populariser les grèves en cours permettrait de créer de la solidarité et de ne pas laisser partir un secteur seul (cf. ce qui s’est passé en Angleterre sous Thatcher).

- On arrivera à la grève reconductible si on est convaincu sur des questions de fond. C’est pourquoi la lutte ne peut être qu’interprofessionnelle. Points du texte d’appel qui devraient être fédérateurs : 1) la défense de l’emploi dans le public et le privé, 2) l’augmentation des salaires, 3) la défense des services publics.

- Une forme d’action particulière est exposée : le matin même du 29, une réquisition de nourriture, matériel pour bébés et enfants a été tentée dans un supermarché à destination des gens du voyage.

Pour la grande majorité des présents, il était évident que la grève est incontournable, qu’il faut convoquer des Ag pour démarrer les luttes et ensuite les faire converger. Au delà de notre appartenance syndicale ou de notre non-appartenance, au-delà de nos secteurs d’activités, il faut se fédérer.

Perspectives :
- Maintenir le texte d’appel (lire ci-dessous),
- Prolonger le mouvement au travers des AG,
- Constituer des cahiers de doléances.
Prochaine AG
de l'espace de convergence interprofessionnel
merdredi 11 février 2009 à 18h
à la Maison de Quartier "Vauban Esquermes", 77 rue Roland, M° Port de Lille.
Texte d'appel :

Appel de syndicalistes de la région Nord Pas-de-Calais

La crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot,  Sevelnor, Arcelor et toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3 suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la hausse.

Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008, Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».

Ces derniers mois, nous avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...

- pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et pour le maintien des Hôpitaux publics...   
- contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel, les suppressions des postes à France Télécom,  ... et  dans tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer par  l'Education nationale. 

Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.

Et nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en journées d'action éclatées et sans continuité ...

Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera  passer toutes ses contre-réformes...

Et  ça, nous ne l'acceptons pas !

Aussi nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre  pour  faire converger les mécontentements et  fédérer les revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même temps, de façon prolongée.

Les thèmes des revendications communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois, protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et citoyennes...

En cela nous pensons que l’appel intersyndical et interprofessionnel et les puissantes manifestations  du 29 janvier doivent être un véritable point d’appui pour préparer et réunir  les conditions d’une grève générale et reconductible. Il est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou retraités.

Nous appelons tous les jeunes, salariés et chômeurs,  militants, quelle que soit leur appartenance syndicale, syndiqués  ou non à agir ensemble, à  faire vivre un espace de convergence et de débat intersyndical de tous ceux qui partagent ce point de vue en organisant :

-  dans toutes les entreprises, écoles, universités, des assemblées générales,
-  la solidarité avec les conflits en cours, en faisant qu’aucune lutte, particulièrement celles des salariés victimes du chômage technique et des licenciements ne demeure isolée face à un patronat tout puissant et un pouvoir autiste,
-  la convergence et la coordination des luttes de la jeunesse, des salariés, des chômeurs et des retraités qui permettront de construire une riposte interprofessionnelle.

Adopté le 29 janvier 2009 à Lille

Un appel unitaire pourquoi ?

Il est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de 24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications et obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous les niveaux. Tout le monde est concerné.

Cet appel a pour ambition :

- d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à la hauteur, face aux mauvais coups du gouvernement et du MEDEF;
- de contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le plus largement possible ;
- d'aider à ce que ce débat soit porté dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants, d'équipes et d'instances syndicales ;
- que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir ;

Cet appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de réflexion. Il peut aider  à définir des perspectives .permettant de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses organisations syndicales.

Il veut dépasser le simple aspect pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges permanents.

Nous décidons de nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications immédiates vitales pour nous tous :

- L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
- L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
- Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
- Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
- Le CDI comme seul contrat de travail ;
- Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
- L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous les sans papiers ;
- L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
- La défense le l’Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous ;
- La défense et l’amélioration de tous les services publics.

Les directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui n’aboutissent qu’à les faire passer.

Elles doivent cesser d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.

Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !

Pour signer cet appel : http://www.appelmilitant.org


LA CRISE... C'EST LE CAPITALISME !
TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 29 JANVIER... ET AU-DELA !

Chômage, pollution, misère, répression, exploitation...
La crise... c'est le capitalisme !


Holdup financier et crise sociale

Un vent de panique nous est venu des États-Unis ; les spécialistes gémissent le lamento des subprimes à longueur de médias. La crise frappe l’hexagone alors que, début octobre encore, tout allait "pour le mieux" selon la ministre Lagarde.


Le modèle américain : l'illusion tombe de haut !

Les États-Unis, ce modèle à suivre selon notre petit Nicolas, cultivent les plus grandes inégalités sociales. Merveilleux pays où plus de 2,5 millions de citoyens ont été mis à la rue depuis début 2007, où des centaines de gens tous les jours sont expulsés de leur logement – qui resteront aux banques puisque les acheteurs éventuels ont difficilement accès aux prêts ! Pendant ce temps-là, les retraités perdent leurs économies, et la santé des malades est indexée sur la santé des marchés.


Un "plan Paulson" fait offrande de 700 milliards d’argent public (en plus des 300 milliards déjà injectés) pour aider Wall-Street à continuer de faire licencier, d’expulser et d’accroître ses bénéfices. Les groupes multimilliardaires peuvent dormir tranquilles : la crise les épargnera !


Quand la misère se répand, les revenus des dirigeants, les "parachutes" en or massif, les profits des banques d’affaires, les magouilles entre initiés, entre avocats d’affaire (comme le sont Sarkozy, Lagarde et Copé) étouffent le ''petit peuple''.


La France et l'Europe à la traîne de leur modèle

Les Etats membres de l'UE rachètent les banqueroutes et mettent en place un fond de garantie global de 1700 milliards. En France, l'Etat organise un plan de 360 milliards "pour sauver les banques" ; sans oublier les 15 milliards donnés aux riches (loi TEPA), les 26 milliards versés aux entreprises et les 10700 euros accordés aux actionnaires de la Bourse. Bref, les deux mains de l'État et du Capital se servent dans nos poches... et brisent nos vies pour assurer leur survie !

Ras le bol de la spoliation des exploités !

L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont toujours les mêmes qui payent.
Et les possédants du Capital continuent leur extorsion multiforme et régulière : aujourd'hui, sous couvert des subprimes, ils prolongent et camouflent le détournement de fonds publics vers des intérêts particuliers : subventions diverses, allégements sociaux, évasion fiscale, exonérations fiscales, boucliers fiscaux, paradis fiscaux...

Non, le capitalisme n'est pas devenu "fou" !

Le capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout, il achète tout, de l’armement aux médicaments, et ponctionne ses profits sur le travail des salariés.


Quand Sarkozy parle de "moralisation du capitalisme financier", c’est son mensonge qu’il faut retenir. Et son hypocrisie, à lui qui pilote la commission Coulon sur la dépénalisation du droit des affaires, qui siphonne 22 milliards aux PEP (Plan d’Epargne Populaire) en cadeau aux Entreprises, qui pompe les Livrets A pour abreuver les banques d’affaires ! Lui dont la politique est celle des privilégiés et des grandes fortunes, dans le mépris et le traitement sécuritaire des classes sociales en difficultés que son idéologie pressure jusqu’à l’usure.


Car la crise financière permet aujourd’hui au Capital d'accélérer les régressions sociales, la dégradation des droits à la santé,  au logement et à la retraite, le sabotage des services publics par les privatisations et les suppressions massives de fonctionnaires, la baisse du pouvoir d’achat par le gel des salaires et l’inflation, la récession économique, la hausse du chômage et la généralisation de la précarité, …


Vers un autre futur !

Face à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de société, d'associer égalité sociale, solidarité collective et liberté individuelle. C'est ce que nous appelons communisme libertaire.


Et, pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni spécialistes du commandement.


Il faut alors un syndicalisme qui défende les salariés mais qui s’engage aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière. Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que l’Histoire est faite de révolutions quand le monde perd la tête.


Tous et toutes en grève le 29 janvier !

Les raison d'une grève

La crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes. De plus, cette crise menace l’avenir des jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection sociales ; elle accroit les inégalités et la précarité.

Les raisons de reconduire le mouvement les jours suivants

Gouvernement et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort, interprofessionnel et prolongé. C'est ainsi que les grandes conquêtes sociales (congés payés, Smic, retraites, etc.) ont toujours été obtenues. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant ainsi l'économie, les travailleurs ont les moyens d'instaurer un rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s'agit d'organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible reconduction à l'ordre du jour de ces AG. Et là, il y va de la responsabilité de chacune et chacun d'être de véritables "militants de la grève" ! D'autant plus que certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la "base"...

Faire converger les luttes

La grève du 29 janvier peu aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et toutes (salariés du privé et du public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).

Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
ur59-62@cnt-f.org

Chômeurs, précaires, salariés (en activité, en formation ou à la retraite)... face aux attaques de l'Etat et du patronat, ne te résigne pas, syndique-toi !  Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d'industrie, corporations artisanales...) !
Pour télécharger ce tract 
(2 pages - format pdf - 1,61 Mo), cliquer ici.

Manifestation régionale : rendez-vous à 14h, porte de Paris à Lille.

Assemblée générale de grévistes
(quelque soit leur appartenance syndicale, syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s) :
jeudi 29 janvier à 18h à Lille
(salle Lestiboudois, quartier Vauban/Esquermes, métro "P
ort de Lille")
pour organiser les prolongements qu’appelle la grève du 29.



ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHÔMEURS :
NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL !

Le 29 janvier 2009, les organisations syndicales appellent à la mobilisation contre la politique anti-sociale de Sarkozy et de l’Etat UMP.

En tant que Rmistes et demandeurs d’emploi, nous participons à ce mouvement pour avoir de meilleurs droits, une vie décente et la possibilité d’avoir un travail décent.

Les caisses étaient vides, apparemment pas pour tout le monde : 360 milliards d’euros ont été débloqués pour les banques ... et nous ? Qu’a-t-on fait ? Que fait-on ?
Toujours plus de radiations de la part du POLE(ICE) EMPLOI, toujours plus de contrôle de la CAF ! Comme si nous étions tous des tricheurs, des voleurs…
Notre pays va mal, il est aux mains d’un président et d’un gouvernement réactionnaires qui aiment diviser pour mieux régner. Nous l’avons vu pendant la campagne présidentielle où, déjà, nous étions qualifiés à travers TF1 et d’autres médias de « la France qui triche », « d’assistés » et où une partie des salariés bernés était contre nous. Sarkozy a fait de même en montant les français d’origine contre ceux venant de l’étranger avec des slogans du type : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes! ».

L’heure est à l’union, au rassemblement et au combat ! A Douai, le 18 décembre dernier, salariés de Renault et sous-traitant en congés forcés ou au chômage technique se sont unis aux lycéens. Cela a donné une manifestation de 4000 personnes dans les rues de Douai.

Avec les salariés, avec les lycéens, nous les précaires, mobilisons-nous, participons en nombre à la journée d’action du 29 Janvier 2009 contre le gouvernement Sarkozy et pour revendiquer :

- l'augmentation des allocations de chômage et des minimas sociaux,
- l'arrêt des expulsions locatives et réquisition des logements vides,
- l'arrêt des aides aux entreprises, seules responsables de la crise,
- la suppression du bouclier fiscal.

ASSEZ DES COMBATS INDIVIDUALISTES, TOUS UNIS DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
MANIFESTONS LE JEUDI 29 JANVIER 2009
RENDEZ-VOUS 14H PORTE DE PARIS À LILLE


STIS-CNT 59

Tract à télécharger (1 page - format pdf - 165 ko) : cliquer ici.


ANPE-ASSEDIC
EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 !

Faux départ pour "Pôle emploi"... le jour même de son ouverture officielle !

Le 19 décembre 2008, l'intersyndicale CGT ANPE/ASSEDIC, FO ANPE/ASSEDIC, FSU, SNAP (ex CFTC-ANPE) et SUD a rejoint les positions réclamées par la base de personnels, les collectifs de non-syndiqués et la CNT et a finalement adopté le lundi 5 janvier 2009 comme début d'une grève reconductible du service public de l'emploi.

ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER !

Et oui, la fusion du service public de l'emploi déposée, à Noël, dans les souliers des personnels et des usagers de l'ANPE et de l'ASSEDIC, a été fabriquée dans les ateliers de Saint Nicolas et du Pére Fouettard...

En concentrant le service public de l'emploi sur les missions régaliennes de contrôle social, la fusion ANPE-ASSEDIC ouvre la porte à une marchandisation croissante des services de conseil, de formation et d'accompagnement.
Les chômeurs et les salariés, de l'AFPA, de l'ANPE, et de l'ASSEDIC, sont les premiers à en faire les frais.

L'objectif réel de fusion est donc de masquer une pénurie récurrente d'emploi en stigmatisant encore plus les chômeurs, principales victimes de cette situation. Avec le lifting des lois scélérates, les pratiques de fichages croissantes et le développement du « tout sécuritaire », les classes dangereuses sont de retour. Malheur à celui qui perdra son statut de salarié pour rejoindre les plus démunis !

Les personnels aussi sont gâtés: conditions d'accueil et de travail empirées par les restructurations, nouvelles fonctions, nouvelles missions, moyens humains et matériels insuffisants, précarité institutionnalisée, pouvoir d'achat en régression, disparités salariales injustifiables entre personnels ANPE et ASSEDIC ...

En les conjuguant avec les autres attaques de nos droits sociaux (temps de travail, retraite, santé...) le gouvernement prépare un arsenal juridique destiné à contenir les mouvements sociaux qui surgiront à cause du creusement des inégalités et d'un chômage en hausse exponentielle.

Face au démantèlement du Service Public de l'Emploi, à la dénaturation des missions vers plus de flicage (tant pour les usagers que pour les personnels), la remise en cause des garanties sociales, qui se profilent, les salariés de l'ANPE et de l'ASSEDIC doivent se mobiliser aux cotés des chômeurs. Construisons nos luttes, sous le contrôle de la base, à partir des assemblées
générales souveraines.

POUR INVERSER LA VAPEUR, UNE GRÈVE MASSIVE, DÉTERMINÉE ET RECONDUCTIBLE EST NÉCESSAIRE DES LE 5 JANVIER 2009 !

Section ANPE - Syndicat CNT santé-social-ct région parisienne  
33 rue des Vignoles 75020 Paris - 06 20 44 61 93
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/actusectionanpe.html
section.anpe@cnt-f.org
 
C'EST DANS LES AGENCES ET DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !

Les personnels de l'ANPE et de l'ASSEDIC en ont marre d'être méprisés, sous-payés, sur-chargés, contrôlés, déqualifiés, sous-équipés, pressurés, sous-informés, manipulés, privatisés, délocalisés (bientôt)...

Le tout pour devenir une officine à la solde du patronat, chargée de faire accepter, à nos concitoyens, à nos proches et à nous-mêmes, des salaires de misère et des conditions de travail indécentes.

A quand les mutations sur la Plateforme de Service Téléphonique de Pékin, en contrat local ?

A quand les commissariats du chômage ouverts le dimanche ?

LE MOMENT EST VENU D'EXIGER :
- L'augmentation immédiate des salaires pour les personnels ANPE et ASSEDIC,
- La titularisation de tous les précaires sans condition,
- L'abrogation des lois répressives contre les chômeurs,
- L'augmentation des minima sociaux,
- Des conditions d'accueil et de travail dignes d'un service public d'utilité sociale, qu'en qualité de contribuables, salariés et usagers, nous construisons et faisons vivre.

La CNT invite les personnels de l'ANPE, de l'ASSEDIC et les chômeurs à se mobiliser et à participer aux actions syndicales à venir.

EN LUTTE MAINTENANT !
CNT CHOMEURS ET PRECAIRES : NOUS N'AURONS QUE CE QUE NOUS PRENDRONS !

UL-CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org

Pour télécharger le tract (2 pages - format pdf - 33 ko), cliquer ici.

Rendez-vous lundi 5 janvier à 10h au local de l'UL-CNT de Lille (1 rue Broca) pour distribution du tract devant l'ASSEDIC.



UN TOIT, C'EST UN DROIT !
ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES !

Manifestation samedi 15 novembre 2008 à 14h30, Grand'place, Lille
à l'initiative des Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Moulins (0320977294), Vieux-Lille (0320150496) et Wazemmes (0320158937).

Exigeons :
- L'arrêt complet et définitif des expulsions.
- La réquisition des logements vides, qu'ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L'arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable.
- La construction de logements véritablement sociaux en nombre suffisant pour loger tous les ayant droits.




C'est à la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives que le gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi, par la voix de Mme Boutin, de proposer une nouvelle loi concernant le logement. Encore une fois, cette loi rétrograde est une véritable provocation dans le contexte de crise du logement avérée depuis des dizaines d'années ! Elle est inacceptable :

Elle accélère la procédure d'expulsion des locataires, permettant en toute légalité de mettre plus rapidement des familles à la rue, dans des délais ne permettant plus l'intervention des associations et des organismes sociaux publics.

Elle favorise  les investisseurs immobiliers par la libéralisation du marché, la spéculation,

Elle est au détriment du financement de la construction de logements sociaux par le détournement de l'épargne populaire du Livret A (qui finance la construction des HLM) au profit d'organismes financiers,

Elle vide de son contenu la loi « SRU » en supprimant l'obligation de construire 20 % de logements sociaux.

En pleine crise, alors que nous constatons tous la baisse de nos ressources, de notre pouvoir d'achat, l'augmentation du travail précaire et du chômage, cette loi est au détriment de la population !

Elle provoquera dans l'immédiat encore plus d'expulsions pour les plus pauvres et les salariés précaires, provoquant l'éclatement des familles, l'errance entre foyers et hôtels, la construction d'abris de fortune.

Cette loi est aussi dangereuse pour les salariés aux revenus moyens qui espèrent devenir propriétaires. Pendant la campagne électorale des présidentielles, N.Sarkozy faisait l'apologie « d'une France de propriétaires ». Pour y arriver, il faisait plusieurs propositions, aujourd'hui développées dans la loi Boutin (vendre 40.000 logements sociaux par an, libéraliser au maximum le marché pour les investisseurs, et…). A terme, l'objectif de Sarkozy est d'inciter à l'achat immobilier dans une période où les remboursements de prêts sont à des niveaux intenables pour la majorité des salariés, et d'endetter ainsi au maximum les acheteurs. Comment ? Tout simplement en développant le système bancaire des « Subprimes » via le crédit dit « revolving » et le « crédit hypothécaire » qui jettent aujourd'hui à la rue 10 millions d'américains propriétaires !!!

Le 15 novembre, manifestons pour un véritable droit à se loger !



Nicolas Sarkozy (campagne électorale des présidentielles) :
"Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants"... "Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages".


REPRÉSENTATIVITÉ
ET STRATÉGIE SYNDICALE

I - MOTION DE SYNTHESE ADOPTEE AU 30ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT LES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE

La CNT se déclare fermement opposée aux « accords syndicaux » et leur traduction législative en août 2008 réformant la représentativité syndicale dans le secteur privé.

Elle invite ses syndicats à développer une critique et une dénonciation radicale de ces dispositions venant renforcer la cogestion patronat-Etat-syndicats. Elle mènera cette contestation avec d’autres syndicats si nécessaire. La CNT revendique le fait que les droits syndicaux ne soient liés ni aux résultats aux élections professionnelles, ni même à la participation à celles-ci.

1. Stratégie syndicale et représentativité

La CNT réaffirme que c’est la section syndicale et son syndicat d’appartenance qui sont les moteurs de l’action syndicale dans l’entreprise.

Dans le respect de ses pratiques et principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, les syndicats et sections syndicales cherchent à conserver ou à conquérir les droits syndicaux dans les lieux de travail.

Cela signifie que chaque syndicat ou section syndicale s’il estime que cela peut être utile à son développement cherche à obtenir la représentativité syndicale, dans le cadre des possibilités pratiques validées en congrès confédéral, tout en s’assurant que ses pratiques lui évitent de tomber dans le siège de la cogestion, ainsi que l’illusion qu’une réelle force syndicale puisse être issue d’une quelconque élection.

La participation à des élections ne peut se justifier que par le fait de vouloir protéger un camarade d’une répression exercée par l’employeur ou par la volonté de conserver et d’acquérir les droits que la CNT juge essentiels : panneau syndical, visite des locaux et services, organisation d’heures d’informations syndicales, appel à la grève, diffusion de tracts, etc.

Le fait de siéger dans les instances paritaires ou de cogestion ne peut en revanche être un motif de participation à des élections professionnelles. La CNT rappelle que la liberté des syndicats est également de ne pas se présenter aux élections professionnelles. La CNT ne limite pas sa lutte syndicale au cadre imposé par l’Etat et le patronat : elle rappelle que l’action directe collective et sans délégation de pouvoir reste la principale arme des travailleurs.

2. Le secteur privé

Actant de la réforme de la représentativité syndicale dans le secteur privé, la CNT adopte dans l’immédiat pour ce secteur les dispositions suivantes :

-  la CNT réaffirme sa position historique contre le principe des CE ;

-  la CNT, dans le cadre de la défense des travailleurs dans les entreprises, laisse le soin aux structures syndicales au plus près du terrain (sections syndicales, en cohésion impérative avec leur syndicat d’appartenance) et de l’UR d’organiser son action syndicale, y compris si ces structures jugent nécessaire de se présenter aux élections de CE ;

-  les syndicats de la CNT étudieront dans les mois à venir la pertinence (protection, capacités) de la désignation de « représentants de la section syndicale », telle que permise par les nouvelles dispositions législatives [ note du webmaster : pour en savoir plus à ce sujet, cliquer ici ] 

-  à l’égard du critère dit de « l’ancienneté » conditionnant l’émergence de section syndicale à une ancienneté du syndicat de plus de deux ans, les syndicats sont invités à fonder juridiquement dès que possible des syndicats d’industrie en vue de répondre au plus vite à ces exigences ; par défaut, la CNT pourra asseoir ses sections sur ses syndicats dits « interco » dont les statuts et intitulés légaux devraient dès lors permettre de couvrir le champ de syndicalisation (géographique et professionnel) le plus large et plus détaillé.

-  tout en rappelant la confiance nécessaire entre camarades de notre organisation, la CNT incite les syndicats à développer des pratiques en rupture avec le syndicalisme cogestionnaire et en accord avec les principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires telles que :

    • toute position d’un élu ou d’un délégué syndical doit être adoptée en lien avec la section syndicale et le syndicat ;

    • les élus doivent faire des compte-rendus de leurs réunions à leurs sections syndicales, syndicats et aux salariés de l’entreprise ;

    • les sections CNT sont invitées dans les négociations des protocoles électoraux à revendiquer la tenue des élections d’entreprise tous les deux ans, dispositif permettant une meilleure rotation des mandats électifs que les quatre ans prévus par la loi ;

    • les CCN inscriront systématiquement à leur ordre du jour un point sur les questions de stratégie syndicale en lien avec les réformes de la représentativité syndicale. Dès lors, les UR de la CNT, ou des fédérations, y exposeront de façon exhaustive les prises de décisions de ses syndicats afin qu’une analyse globale puisse être appréciée en vue d’éclairer le prochain congrès confédéral

- concernant l’acquisition de la représentativité de branche ou interprofessionnelle nationale, la CNT affirme son désintérêt total pour la recherche d’une légitimité quelconque tendant à l’amener à être ou devenir un interlocuteur permanent des négociations avec le patronat ou l’Etat.

- pour la compréhension de tous et toutes, une communication spécifique et argumentée quant à cette décision de congrès est publiée dans le "Combat syndicaliste" et adressée à l’ensemble des organisations syndicales avec lesquelles la CNT entretient des rapports de fraternité et de solidarité à l’échelle internationale.

3. Fonctions publiques

Aucun nouveau critère législatif n’étant adopté à l’heure de ce congrès, la CNT reste sur sa position de refus de participation aux instances paritaires et aux élections professionnelles dans les fonctions publiques. En cas de nouvelle loi sur ce sujet, la CNT décide d’analyser les nouveaux critères de représentativité syndicale dans un prochain congrès afin d’adapter sa position.

Dans l’attente de ce congrès, il est laissé la possibilité aux fédérations, sous contrôle des CCN, d’étudier la question de la participation aux élections si elles estiment que leurs droits syndicaux sont conditionnés par cette participation.

Texte de la motion au format pdf (2 pages - 66 ko).

II - A PROPOS DE LA REFORME DE LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE 

1) Le contexte politique de la réforme

Dès 2006, le gouvernement dominé par Villepin et Chirac décide de se mettre à la mode du « dialogue social » en mettant en place un agenda de négociation tripartite (État-syndicats-patronat) sur des thèmes choisis par le gouvernement. L’un d’eux est celui de la réforme de la représentativité des syndicats. Ceux-ci viennent de montrer, lors de ce qu’on a appelé de façon réductrice « le mouvement anti-CPE », qu’en suivant mollement la jeunesse mobilisée, ils peuvent contribuer à une mobilisation de masse. Pourtant, les protagonistes de l’UMP remplacés ensuite par le duo Sarko-Fillon les juge « trop faibles » et donc « trop nerveux ». En somme, malgré le faible nombre de syndiqués en France, une partie des syndicalistes sont encore trop militants et pas assez institutionnalisés au goût du gouvernement.

Des négociations sont alors engagées, marquées par une foire d’empoigne entre les syndicats qui veulent chacun mettre en avant une élection où il pense pouvoir gagner. Pour Solidaires (SUD), c’est les élections prud’homales et "Fonction publique". Pour FO, c’est la Sécu. Pour la CFTC, c’est l’activité à la base (!). Mais, finalement, la CGT et la CFDT vont coiffer tout ce petit monde sur le poteau en adoptant
courant 2008 une « position commune », signée avec le Medef et la CGPME, position qui va servir de base à la loi votée fin juillet. Après le scandale de l’UIMM (patronat de la métallurgie) qui a révélé les pratiques de corruption des associations patronales et la collusion avec certaines organisations de salariées, cette réforme, y compris dans son volet comptabilité, ne concerne pourtant que la représentativité des syndicats de salariés.

Le résultat est que les 5 « grands » (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) vont maintenant devoir prouver leur représentativité comme les autres et ne le seront plus automatiquement à tout moment et en tout lieu. En droit, nous sommes donc sur un pied d’égalité, même si dans les faits, il sera certainement toujours plus dur pour une section CNT de s’imposer. Pour les grosses ou les vieilles machine syndicales, l’heure est à l’inquiétude et pour certaines au regroupement : l'UNSA avec la CGC ? FO avec la CFTC ?  (pour la CGC, la réforme prévoit des dispositions spéciales pour que sa représentativité soit évaluée seulement à partir des collèges de cadres, comme le SNJ pour les journalistes)

Face à cette tentative d’institutionnaliser davantage les syndicats (en conditionnant leurs droits à leur résultats électoraux afin qu’ils se comportent d’avantage en représentants « responsables » qu’en militants actifs et afin de creuser davantage le fossé existant parfois entre eux et les autres travailleurs), la CNT, organisation anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire, était obligée de faire des choix difficiles. Au u congrès de Lille, en septembre 2008, tenant compte des lourdes difficultés actuelles du syndicalisme d’entreprise à s’implanter dans des entreprises de plus en plus morcelées par les montages financiers, et où la répression rend bien souvent nécessaire l’utilisation d’outils juridiques pour protéger les militants, les syndicats de la CNT ont décidé de s’accorder la possibilité dans le secteur privé de participer aux élections professionnelles dans le cas où la survie de leurs sections syndicales serait menacée. Ils soulignent cependant les dangers de l’électoralisme syndical et de la cogestion, et décident d’effectuer un suivi et un bilan régulier des expériences syndicales après cette réforme d’août 2008.

Afin d’adopter une stratégie efficace pour le développement de sections anarcho-syndicalistes dans le privé, il est nécessaire de s’approprier ce nouveau cadre institutionnel, puisqu’il s’agit d’un bouleversement majeur du droit syndical.

2) Le droit avant la réforme

En préambule, il peut être utile de rappeler qu’être « représentatif », pour une section syndicale CNT ne signifie pas quémander le respect du patron, ou autre pratique de cogestion servile. C’est avant tout la possibilité de nommer un ou plusieurs délégués syndicaux qu’on ne puisse licencier sans autorisation de l’inspection du travail, et ce qui permet d’avoir des droits syndicaux de base (affichage, heures de délégation, etc.) et de pouvoir négocier et signer des accords et donc d’obtenir des progrès sociaux, à condition d’établir un rapport de force réel, et de ne pas négocier dans le dos des salariés.

Avant la réforme, c’était plus simple. Cinq syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO, CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de représentativité  », c’est-à-dire qu’il pouvait nommer partout et à tout moment un délégué syndical, quand bien même celui-ci était tout seul, sans qu’on puisse contester sa représentativité. Les autres syndicats pouvaient également déclarer en lettre recommandé avec A/R une section syndicale dans une entreprise en désignant un délégué syndical mais avec le risque que cette désignation soit contestée devant le tribunal d’instance dans les quinze jours par les autres syndicats s’il y en avait et plus souvent par l’employeur. Pour ces syndicats devant faire leur preuve, comme la CNT, il leur fallait remplir les critères suivants, qui généralement se renforçaient les uns les autres, mais qui n’étaient pas cumulatifs : les effectifs, l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté du syndicat, l’attitude patriotique pendant l’occupation. Un autre critère non inscrit dans la loi, était de plus en plus pris en compte par les juges. C’est celui de l’audience, mesurée tous les 4 ans, dans les entreprises de plus de 11 salariés, par les résultats aux élections professionnelles : comité d’entreprise (CE) et délégués du personnel (DP), ou délégation unique du personnel (DUP) quand les deux sont fusionnés. C'est ce critère de l’audience, sur le mode de la démocratie politique représentative, qui devient aujourd'hui dans la réforme le critère déterminant pour l’obtention de la représentativité.


III - LE REPRESENTANT DE LA SECTION SYNDICALE

Dans la loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail », publiée au Journal officiel depuis le 20 août 2008 et refonde le droit syndical dans les entreprises du secteur privé, il est
un élément - le représentant de la section syndicale (RSS) - qui pour la CNT constitue une certaine forme d’avancée. En effet, avant, n’existait que le délégué syndical : il fallait clandestinement créer une section syndicale, s'assurer de remplir des critères de représentativité (activité, ancienneté et nombre d’adhérents notamment, tout ça à obtenir… clandestinement) et déclarer la section en étant très souvent attaqué devant le tribunal d'instance pour non-représentativité.

Maintenant, la CNT peut engager une action syndicale d’entreprise plus facilement en désignant un RSS et ainsi une section syndicale avec des droits de base (cf. annexes 2 et 3) sans qu'elle ait obtenu la représentativité proprement dite, mais en remplissant tout de même des critères restreints (cf. annexe 1).


Voici donc ici une fiche pratique juridique sur le nouveau droit d’implantation syndicale dans une entreprise du secteur privé et notamment le RSS. Vous trouverez à la fin cette fiche l’ensemble des articles du Code du travail mentionnés ainsi que des modèles de désignation de RSS.




MANIFESTATION ANTI-FASCISTE
A LILLE LE 4 OCTOBRE 2008

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS !

Racisme d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler à sa réorganisation.

L’extrême droite régionale, nouant des contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier en crise (tensions entre les communautés flamande et wallonne) pour favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses, communautaires mais aussi sociales. Le FN Nord Pas-de-Calais a aussi effectué récemment un "toilettage interne" de manière à favoriser le courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.

C’est ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ». Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales d’extrême droite. Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie. « Terre Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple, d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la « soupe au cochon », action interdite dans plusieurs villes pour discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou musulmane.

C’est très prochainement dans le quartier de Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle. Le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme, pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti égalitaire.

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE !

Laisserons-nous s’installer et prospérer près de chez nous un véritable foyer d’extrême droite ?

Nous appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre toutes les mesures pour empêcher son développement.

MANIFESTATION SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 A LILLE
RDV à 14h30 - métro "Bois Blancs"

Comité de vigilance antifasciste

Signataires : Solidaires, Chiche !, Mrap Lille/Nord Pas-de-Calais, Ligue des droits de l’Homme , UL-CNT de Lille, Sud santé-sociaux 59/62, Sud étudiant-es, Scalp, Sud éducation, Alternative libertaire, Comité sans papiers 59, GDALE, Flamands Roses, NPA Lille, LCR, individu-es antifascistes...

Pour télécharger l'affiche appelant à la manif (format pdf - 763 ko),
cliquer ici.


CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT
DES 19, 20 ET 21 SEPT. 2008 A LILLE :

NON A LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE A "LA POSTE" !

Samedi 20 septembre 2008 à Lille, en marge du congrés confédéral de la CNT qui se tenait à Lille ce weekend-là, une soixantaine de militants ont investi la Poste principale de Lille et distribué des tracts relatifs à la répression dont est victime Serge, postier marseillais. Lire l'article paru dans "La Voix du Nord" le 21 septembre 2008.

La pétition de soutien à Serge peut être téléchargée en cliquant ici (2 pages - 74 ko - format pdf ).

Elle peut aussi être signée en ligne à cette adresse :
http://www.millebabords.org/spip.php?article9000 (les cadres permettant de remplir et de signer la pétition en ligne se trouvent dans le corps de l'article consacré à Serge, juste en dessous de deux documents à télécharger).

Plus d'informations sur le site confédéral de la CNT.




NON AUX BAS SALAIRES !
NON AUX INEGALITES SALARIALES !

MOTION SUR LES SALAIRES
(adoptée en 2006 par l'UL-CNT de Lille et actualisée en 2008)


Les propositions d’augmentation uniforme (en pourcentage, du point d’indice ou du type « X euros pour tous ! ») ont le mérite d’être claires, mais elles avantagent les salariés les mieux payés. La CNT lutte pour des augmentations différenciées inversement proportionnelles aux salaires afin de réduire les inégalités entre travailleurs.

Ce que propose la CNT dans l’immédiat :
- Réduction des écarts de la grille des salaires et refonte des grilles indiciaires.
- Augmentation générale selon une échelle décroissante de 300 euros pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC réévalué.
- Pas de salaire net inférieur à 2000 euros.
- Pas d’augmentation des salaires sans relèvement en parallèle des minima sociaux, des contrats précaires, des contrats d’apprentissage, des indemnités-chômage et des retraites.

La CNT ne saurait se satisfaire de ces revendications, son objectif étant l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

La motion sous forme de tract (format pdf - 1 page - 147 ko) peut être téléchargée en cliquant ici.

SANS-PAPIERS :
SOLIDARITE
AVEC LE CSP 59 !

Communiqué de l'UL-CNT de Lille et environs :

Le 17 décembre 2007, l'un des responsables du Comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) a été interpelé dans le cadre d’une "commission rogatoire pour trafic d’influence". Il a passé 36 heures en garde à vue. Un des porte-parole a lui aussi été entendu par la police pendant que le local du CSP 59 était perquisitionné. Il est clair que ces manœuvres ont pour objectif la destruction totale de toute possibilité pour les sans-papiers de pouvoir s’organiser et lutter. Le préfet Canépa, dont on connait l’acharnement quasi-meurtrier de cet été, tente par des procédés innommables que sont l’attaque individuelle des militants et le bâillonnement des sans-papiers (si tu veux des papiers, ferme ta gueule) d’imposer une nouvelle fois la volonté du capitalisme total. L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien aux sans-papiers en lutte et dénonce la stratégie mortifère établie par le Préfet et l’Etat pour museler cette partie des travailleurs dans l’ombre. La CNT appelle à participer au rassemblement qu'organise le CSP tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.

Le 18 décembre 2007, 
Union locale des syndicats CNT de Lille.

Déclaration du CSP 59 à propos notamment de son financement :

Le lundi 17 décembre 2007 restera dans les mémoires comme une étape singulière dans la guerre déclarée par le régime du président Sarkozy contre la lutte des sans papiers pour la régularisation. Elu président après avoir récupéré les millions de voix des électeurs qui avaient permis au candidat J.M. Le Pen d’arriver au second tour de la présidentielle d’avril 2002, Sarkozy - chef de l’UMP, un des partis républicains - s’est cru en devoir de lancer la machine infernale de la chasse aux sans papiers jusque dans les écoles.

Le ton a été donné par l’annonce de 125.000 arrestations pour 25.000 expulsions pour l’année 2007. Hortefeux, le ministre de l’identité xénophobe, pratique la "rupture" en fixant des quotas d’expulsions de sans papiers comme moyen pour l’UMP de garder les électeurs du Front National.

Le racisme d’Etat est officiellement prôné sous le couvert de l’efficacité et se traduit à Lille contre l’un des CSP les plus combatifs de France par un acharnement répressif sans égal.

Les étapes de cette guerre contre le CSP59 sont : 

- la provocation de la grève de la faim de juin/juillet/août 2007 par la rafle du 15 juin dernier lors de l’occupation de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) ;

- Faire subir des traitements dégradants aux grévistes de la faim (les jeter à la rue, expulser des grévistes de la faim à plus de 60 jours, etc.) ;

- Proposer une sortie de crise par le "réexamen bienveillant" aux partenaires du CSP59, la LDH, le MRAP et agir sans vrai réexamen avec droit à la défense argumentée des dossiers ;

- Exercer des chantages sur les sans papiers en conditionnant la régularisation par l’abandon des manifestations et autres actions de visibilité collective organisées par le CSP59 ;

- Refuser leurs récépissés aux sans papiers annoncés régularisés et tenter ainsi de faire passer les commissions juridiques pour des menteurs.

Voilà maintenant le temps des commissions rogatoires du Parquet de Lille pour "trafic d’influence" contre les militants bénévoles du CSP59.

C’est ainsi que le coordinateur de la commission juridique a été mis en garde à vue durant 35 heures, interrogé pendant 30 heures pour être libéré sans présentation au juge. Pour semer encore plus la confusion et l’amalgame, on apprend que le juge d’instruction qui a signé la commission rogatoire serait celui-là même qui est chargé d’élucider le scandale de "trafic de papiers" qui a éclaboussé la Préfecture du Nord en février 2007. Selon la presse, ce présumé "trafic de papiers" en Préfecture du Nord a été révélé parce qu’un "sans papiers a protesté au sein même de la préfecture réclamant le récépissé "autorisé à travailler" pour lequel il prétend avoir payé 1500 euros à un fonctionnaire de la Préfecture".

Le camarade de la commission juridique du CSP59 a eu son compte bancaire épluché par les policiers. Son épouse et ses enfants (17 et 14 ans) ainsi que plusieurs dizaines de sans papiers, d’ex-sans papiers, de responsables associatifs issus de l’immigration, de simples relations, de militants ainsi que le porte parole du CSP59 ont été convoqués et entendus par la policiers avant et après l’arrestation et la mise en garde à vue. Selon les enquêteurs, la Préfecture a aussi été entendue. La persécution continue sans que l’accusé ne puisse accéder au dossier, sans savoir quel est le sort réservé à la procédure. Les questions portent sur "Avez-vous donné de l’argent à ... ?",  "Avez-vous couché avec... ?".

Parallèlement, les enquêteurs s’intéressent au financement du CSP59. Il semble que le CSP59 soit une "nébuleuse dans laquelle nicherait un paradis fiscal", qu’il y aurait de "l’argent à gogo". Il est clair que les poux que l’on cherche sur la tête du CSP59 font partie de la guerre préfectorale pour le faire disparaître. C’est cela le projet machiavélique : provoquer la grève de la faim, écraser celle-ci, faire disparaître le CSP59, se faire aider par des associations pour plus expulser par la mise en place de la fameuse commission départementale de réexamen des dossiers des sans papiers. L’échec de ce projet machiavélique entraîne la cabale actuelle pour salir les militants, justifier l’expulsion du CSP59 par le préfet de la commission départementale de réexamen des situations administratives installée par arrêté préfectoral et terroriser les sans papiers pour le amener à abandonner la manifestation du mercredi et les actions de visibilité collective.

Force est de constater que l’Etat - Préfecture et Parquet (est-il instrumentalisé sans le savoir ?! l’avenir le dira !) -  ne rechigne décidément sur aucun moyen. Mais cet acharnement répressif qui prend l’allure de "jeter aux chiens" (pour reprendre une expression de Mitterran) les militants a aussi pour but :

- de tenter d’accréditer l’idée fausse que le CSP59 ce sont les militants qui ne sont pas sans papiers. Ce qui est faux. Le CSP59, c’est d’abord et avant tout les sans papiers eux-mêmes qui élisent et confient des mandats, y compris à des militants. Rappelons qu’ils, qu’elles sont seuls à voter en Assemblée Générale sur le principe de la démocratie directe ;

- de surfer sur le recul terrible au sein de la société de l’idée de l’engagement militant bénévole. L’engagement sincère, en dehors de tout intérêt bassement matériel, qui a été un facteur essentiel de toutes les conquêtes démocratiques et sociales, est présenté aujourd’hui comme impossible.

Ces constats apparaissent clairement dans cette tentative ignoble de criminaliser le militantisme de conviction par la judiciarisation . En fait, dans la soi-disant enquête avec filature, écoute téléphonique, pression sur les sans papiers et ex-sans papiers, il y a deux affaires , voire trois :

- l’affaire du trafic présumé en préfecture révélé en février 2007 ;

- l’affaire du présumé "trafic d’influence pour obtenir des papiers" que l’on veut imputer au coordinateur de la commission juridique du CSP59 alors que seule la préfecture a le pouvoir de décision.

- l’affaire non avouée de la comptabilité du CSP59.

Or, la question du coût réel du combat social, citoyen, démocratique, anti-raciste et antifasciste est à l’étude depuis 2006 au sein du CSP59. Ce que la préfecture sait parfaitement, ne serait-ce que parce que le CSP59 est sur écoute avant même que le projet de loi qui prévoit "d’autoriser la police à placer des logiciels espions notamment contre l’aide aux sans-papiers" ne soit ficelé et soumis au Parlement. Il en est de même de l’étude sociologique et scientifique sur "le devenir des sans papiers" qui, manifestement, donne aussi des sueurs froides à la Préfecture. Ces deux études ont été décidées par l’Assemblée Générale du CSP59 et confiées au Collectif Afrique dans le cadre de l’ association Immigration et Droits des Migrants (IDM), association loi 1901 financée par les collectivités locales, créée en décembre 1999 pour mettre un local à disposition du CSP59 ; association regroupant les syndicats et les associations.

Le CSP59 publie un extrait de la demande de subvention formulée par IDM qui met en lumière le constat suivant : depuis 1996, le financement solidaire du CSP59 repose sur les efforts des sans papiers, des militants, des associations, des syndicats, des soutiens individuels et des collectivités locales pour le local et les salles.

La lutte collective des sans papiers apparaît justement comme un exemplaire antidote au fléau de l’individualisme forcené, de la "politique du ventre", du "bakchich", de l’intérêt et de l’égoïsme individuel qui minent la société écrasée par le libéralisme et le profit. C’est aussi à cet antidote salvateur que le régime Sarkozy s’attaque par son agression perfide contre le CSP59.

L'engagement militant est aussi une solidarité financière :

L’organisation d’un mouvement comme le CSP59 demande une participation d’acteurs multiples intervenant selon des modes spécifiques, sans qu’il soit toujours facile de valoriser le temps qu’ils, qu’elles passent à la réalisation de l’objectif de régularisation. Pour permettre une bonne compréhension du fonctionnement à l’étape actuelle, il faut identifier les types d’acteurs impliqués dans les différentes activités du CSP59.

Sont clairement identifiés :

1. En plus des sans papiers qui luttent pour les papiers, les animateurs que certains appellent  "entrepreneurs" : ce sont les responsables politiques qui ont reçu le mandat de l’assemblée générale pour animer le comité, également appelés "porte-paroles".

2. Les membres de la commission juridique. Il s’agit des militants qui ont une fonction technique dans l’accompagnement administratif, juridique et social des sans paapiers tout au long de leur trajectoire.

3. Les militants techniques sont des personnes qui apportent leur soutien technique au bon fonctionnement du mouvement. Les tâches telles que la gestion des sites internet, les relations avec les médias, les partenaires, les autres organisations, les institutions ; la gestion des moyens que se donne le comité (bus pour Paris par exemple), sont l’œuvre des sans papiers et de ces acteurs, militants du mouvement.

L’analyse des "investissements" immatériels met en relief les contributions entièrement bénévoles des membres de la commission juridique. Ces "investissements" n’auront pas toujours la lisibilité nécessaire. En effet, le comité s’est lancé en 1996 sur une décision politique des sans papiers et des militants qui n’ont jamais posé la question des moyens à mettre en place pour la gestion des activités du mouvement. Les membres de la commission juridique n’ont pas toujours conservé des notes pour les frais qu’ils ont engagés.

Il est néanmoins possible de quantifier les contributions volontaires de tous ces acteurs et partenaires qui ont un rôle important dans le fonctionnement du mouvement dans son ensemble et d’établir une préfiguration d’un budget prévisionnel.

Charges liées à l’activité de la commission juridique

En terme quantitatif, la commission juridique a consacré 5048 heures pour accomplir ses tâches, soit 631 heures par réfèrent en 2005. Ce calcul ne prend pas en compte le temps de socialisation ni de soutien psychologique (temps d’écoute consacré aux personnes rencontrant des difficultés personnelles). Pour donner une évaluation chiffrée des investissements immatériels nécessaires, nous nous sommes basés sur des moyennes repérées sur l’ensemble des tâches des membres de la commission juridique.

Si nous prenons comme indicateurs de fonctionnement pour construire notre budget 2005 :

Nombre de personnes suivies: 1500

Nombre de référents: 8

Heures consacrées: 5048

Heures rémunérées: 0

Nous avons 5048 heures que divisent 151,67 heures (35 heures par semaine) que divisent 12 mois soit 2,7 personnes.

L’analyse de ce "budget" met en évidence les "charges fictives" représentant deux équivalents temps plein et une personne à temps partiel, indispensables à la réalisation qualitative et quantitative des tâches essentielles de la commission juridique.

En prenant une base de 3.640 euros de salaires bruts par mois, plus 15% de ce budget en frais divers de gestion courante, nous obtenons un investissement immatériel de 70.324,80 euros, intégralement financé dans notre cas par bénévolat.

Charges à caractère variable

Fournitures administratives: 750,00 euros

Déplacements: 8 343,20 euros

Affranchissement: 300,00 euros

Photocopies: 1 612,80 euros

Téléphone, fax, internet: 6 596,90 euros

Consommables divers: 1 200,00 euros

Documentations juridiques: 204,00 euros

Missions et réceptions: 7 680,00 euros

TOTAL = 26 686,90 euros

Dans cette rubrique a été pris en compte uniquement les frais des membres de la commission juridique qui sont intervenus de manière continue durant toute l’année. Ils sont au nombre de 8.

Les parcours kilométriques sont estimés à 24. 684 kms. Les dépenses effectives sont de 7. 972,9 euros.

Aujourd’hui, plus 7.000 personnes régularisées depuis 96 sont passées par la commission juridique. En 2005, elle a reçu dans ses permanences près de 1500 personnes en moyenne dont 150 nouveaux dossiers.

Conclusion

Au vu de ces données sur 2005, on ne peut qu’être encore plus écœuré par cette lamentable opération de salissure jetée par l’Etat reposant sur un gravissime arbitraire et abus de pouvoir. Grand bravo aux militants et aux soutiens qui font ces contributions physiques, matériels et financières depuis 1996.

Rappelons aussi que le CSP59 ne reçoit aucune subvention et n’en recevra jamais directement. En effet, le CSP59 ne peut devenir une association loi 1901 parce que, tout simplement, ce serait accepter le fait, le principe de l’existence en soi des sans papiers, et cela de surcroît dans un pays où les "animaux, les végétaux ont des papiers". Nul humain ne doit être illégal, telle est la devise du CSP59.

Un Etat et une société qui admettent une telle possibilité ont un ventre gros de nouvelles Bastilles à prendre. Avant on disait que pour mesurer l’état réel de la démocratie dans un pays, il fallait regarder comment sont traitées les femmes ; aujourd’hui il faut regarder comment cet Etat traite ses étrangers.

Le CSP59 appelle tous les sans papiers, les militants et soutiens à  poursuivre plus que jamais notre mobilisation pour que triomphe les revendications et idéaux par lesquels nous creusons le sillon d’une société de solidarité et de justice. Contre cela, les traitements dégradants, les complots pourris, les mensonges, les diffamations, l’arbitraire et l’abus du pouvoir échoueront. Plus que jamais la lutte continue !

Fait à Lille le 25/12/07.

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800 Lille Fives. Tél : 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 - E.mail : csp59@wanadoo.fr




SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE...
LA LUTTE CONTINUE !

Nouvelle grève générale du secteur public
jeudi 24 janvier 2008 !

Une nouvelle grève dans les services publics aura lieu jeudi 24 janvier 2008 pour :
- le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités),
- la création d'emplois statutaires correspondant aux besoins de la population en matière de services publics,
- la préservation et l'amélioration du statut de la fonction publique...

La CNT appelle, d'ores et déjà, à préparer activement cette échéance et à élargir la mobilisation au secteur privé (bas salaires, fin annoncé du CDI, augmentation du temps de travail, délocalisations... les sujets de mécontentement ne manquent pas !).


Communiqué de la CNT au soir de la grève du 20 novembre 2007 :

La journée de mobilisation du mardi 20 novembre 2007 a été une réussite. 700 000 de personnes ont en effet défilé en France. Les médias continuent et continueront à tenter de discréditer un mouvement massif de rejet du projet de société voulu par Sarkozy et ses sbires. 

Les manifestants rejettent en bloc les réformes sur les retraites (régimes spéciaux et allongement de cotisation à 41 ans à venir en 2008), la casse orchestrée du service public (disparition de bureaux de postes, suppression de postes massive dans l’Education Nationale et ailleurs), la destruction du système de protection sociale (mise en place des franchises médicales...). 

Dans le même temps, les étudiants se battent contre la prise de pouvoir des intérêts privés sur les universités voulue par la loi Pécresse. 

La seule réponse apportée aux jeunes est la répression des forces de l’ordre : évacuation des facs, saccage de locaux syndicaux, matraquage d’étudiants. Cette journée ne doit donc être que le prémice d’un mouvement social fort qui fera plier un gouvernement prêt à tout pour mettre à genou les syndicats. 

Face à cela, les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et refuser toute négociation avec ce gouvernement qui a fait un cadeau de 15 milliards d’euros aux riches et aux patrons (paquet fiscal de l’été dernier). 

Il est grand temps de lutter aux côtés des étudiants et des grévistes qui se battent contre la casse programmée des retraites. 

La CNT soutient toutes les initiatives de reconduction de la grève. Elle appelle tous les travailleurs à discuter en Assemblée générale des échéances futures et se joint bien évidemment à l’appel à la grève interprofessionnelle de la coordination nationale étudiante pour le 27 novembre (voir l'appel ici ).

Le 20 novembre 2007 - 19h


Tract d'appel à la grève du 20 novembre 2007 :

Etendons et intensifions la lutte !

Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :

- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.

- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.

Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.

Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?

C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.

Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.

De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !

Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.

Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.

Alors, mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007 !

Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales ! Mettons en débat nos revendications, la reconduction de la grève et la lutte interprofessionnelle.
GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE dés le mardi 20 novembre 2007
Manifestation à Lille : 14h, porte de Paris
Ce tract est disponible ici
en téléchargement
(format pdf - 1 page - 2,3 Mo).


Affichette interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation)
:

cliquer ici (format pdf - 1 page - 215 ko).



AU FAIT, QUI SONT LES VERITABLES PRIVILEGIES ?
Quelques chiffres :

Revenu moyen d'un patron du CAC 40 : 3 800 000 euros par an

Hausse des salaires des PDG : jusqu'à 59 %

Les 60 patrons actionnaires les mieux lotis ont empoché en moyenne en 2006 :
30 000 000 d'euros de dividende chacun

Hausse du salaire du Président de la République : 206 % cette année

Hausse des salaires des ministres : 70 % en 2002

Chômage des députés : 5 ans à 5 400 euros par mois

Et pendant ce temps...

50 % des salariés gagnent moins de 18 000 euros par an

15 % des salariés gagnent moins de 12 000 euros par an

50 % des retraités gagnent moins de 15 000 euros par an

Allocation moyenne des chômeurs : 800 euros par mois

Nos salaires stagnent… et les prix explosent :

- Hausse, cette année, des prix des céréales (95 %), du lait (20 %), du beurre (40 %), etc.

- 38 % de hausse pour les prix de l'essence (depuis 2004)

- 37,7 % de hausse des loyers (depuis 1998)

Trois personnes meurent par jour à cause du travail en France (accidents du travail et suicide), sans parler des handicapés et des maladies professionnelles, et cela pendant que d'autres font leurs courses chez Fauchon, dînent chez Bocuse, s'habillent chez Dior, se promènent de par le monde sur de grands yachts...

100 000 000 000 d'euros de bénéfice en 2006 pour les entreprises du CAC 40, 17 % de hausse pour les cours de la bourse en 2006… De l'argent, il y en a ! Dans les caisses du patronat ! Et même dans certaines caisses noires du patronat prévues en cas de coup dur ! On a ainsi trouvé 600 millions d'euros à la fédération de la métallurgie du MEDEF (UIMM)…

Notre travail rapporte, mais pas à nous. Les bénéfices sont là, la productivité de notre travail est une des meilleures du monde, mais nous - les travailleurs - nous nous appauvrissons de jour en jour. Il est temps de redresser la tête et de s'unir pour s'opposer à cette situation.
La version maquettée du texte "Qui sont les véritables privilégiés ?"
est téléchargeable ici  (format pdf - 1 page - 95 ko).

MANIFESTATION NATIONALE
CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE

TOUTES ET TOUS CONTRE LE CHÔMAGE ET TOUTES LES FORMES DE PRECARITE !
MANIFESTONS EN MASSE POUR LA JUSTICE SOCIALE
SAMEDI 8 DECEMBRE 2007 à 14H, PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ! *

Des départs en bus sont organisés du Nord et du Pas-de-Calais. Pour réserver votre place, téléphonez au 03.21.29.69.59 (pour le Pas-de-Calais) et au 03.20.38.08.83 (pour le Nord).

En ce qui concerne le Pas-de-Calais, rendez-vous à 9h à la mairie de Loos-en-Gohelle, à 9h30 à la mairie de Liévin (avenue Lamendin) ou à 10h à la gare d'Arras. Pour le Nord, le départ se fera à 9h30 devant la mairie de Lille (porte de Paris).

Chti Guevara (syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois)




PAUVRETES - PRECARITES - INEGALITES  =  STOP !

Nous avons tous le droit à un emploi choisi, à un revenu décent et à l'accès à une vrai formation tout au long de notre vie . Les demandeurs d'emploi sont d'abord des privés d'emploi. Ils n'ont pas choisi d'être licenciés.

- Plus de 60 % des demandeurs d'emploi ne sont plus indemnisés.
- Le peu d'indemnisation conduit les chômeurs vers les minimas-sociaux et une vie de galère.
- Les jeunes de moins de 25 ans n'ont toujours aucun revenu.
- L'absence d'indemnisation des stagiaires est un travail masqué !
- Le chômage développe la précarité et favorise la dégradation des conditions de travail et des rémunérations pour l'ensemble des salariés.
- La difficulté de vivre dignement est de plus en plus grande ; à cela s'ajoutent des conditions de logement et d'accès aux soins inaccessibles.

CETTE SITUATION EST ALARMANTE... ET POURTANT !

- Les contrôles, la culpabilisation des chômeurs (fraudeurs, fainéants), les sanctions et les radiations sont le lot journalier des privés d'emploi !
- La protection des plus faibles sera encore plus grande avec la fusion ANPE/ASSEDIC et avec le placement des demandeurs d'emploi par des organismes privés.
- Démantèlement des services publics, démantèlement du code du travail, remise en cause du CDI, allongement de la période d'essai, facilité de licenciement, installation de la précarité pour tous les salariés, la protection sociale instaurée en 1945 est dépecée.
- A cela s'ajoute une sécurité sociale qui devient l'insécurité pour les malades et le retrait de la solidarité sur laquelle elle était fondée ("Payer selon ses moyens. Se soigner selon ses besoins").
- Exonérations massives de cotisations sociales patronales (+ de 20 milliards d'euro) censées produire de l'emploi mais sans contrôles ni évaluation et sans obligation de résultat.
- Entreprises dédouanées de leur responsabilité sociale (générant pourtant la précarité dans le travail).
- Dépénalisation du droit des affaires (soit, impunité des patrons "voyous" de leurs pratiques).
- Projet de suppression de l'Allocation Equivalent Retraite à compter du premier janvier 2008.

TOUTES CES PRATIQUES SONT INACCEPTABLES ET CONTRAIRES AUX DROITS HUMAINS !

* A l'appel de mouvements de lutte contre le chômage et la précarité (AC!, APEIS, CGT Chômeurs, MNCP) et avec le soutien
- d'associations (AC le feu, APNEE/ActuChômage, ATMF, ATTAC, CDSL, CNDF, Convergence de défense des services publics, Coordination des sans papiers 93, DAL, Droits devant !, ENU, Euromarches, Fondation Copernic, CIP-IDF, LDH, Marches européennes, No Vox, Stop précarité),
- de syndicats (CNT, Union syndicale Solidaires, SNU-TEFI-FSU)
- et de partis (Alternatifs, Alternative libertaire, CUAL, JCR, LCR, LO, Les Verts, PCF).


NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL !

La ré-écriture du code du travail à laquelle on assiste actuellement dans le plus grand silence est, dans le privé, l'un des pendants de la remise en cause du statut de la fonction publique (beaucoup plus médiatisée car, dans ce secteur, les syndicats gardent une petite capacité à mobiliser, ce qui oblige l'Etat à sortir l'artillerie lourde du matraquage médiatique afin de les isoler et de les affaiblir).
Dans le privé, la stratégie est bien entendu inverse. Les syndicats étant faibles et très divisés selon les secteurs économiques et les salariés étant "illettrés" en matière de connaissance de leurs droits les plus élémentaires, l'Etat avance masqué et il est d'une discrétion inouïe, se contentant des quelques grosses ficelles habituelles pour faire passer d'énormes couleuvres.

La ré-écriture actuelle du code du travail a peu de chance de sortir du sérail de l'inspection du travail qui n'est concernée qu'au second chef (bien moins concernée en tout cas que le salarié lambda du privé) et qui, comme toute corporation, est très repliée sur elle-même. Peu de chance également de sortir des salons feutrés des hautes instances des "grandes" centrales syndicales qui ont, depuis longtemps, fait le choix de s'émouvoir par des communiqués de presse symboliques et confidentiels plutôt que de faire oeuvre d'instruction et d'éducation des salariés. Il n'y a donc rien à attendre d'elles.

Il y a cohérence à mettre cette recodification en corrélation avec la volonté d'enrôler les fonctionnaires de l'inspection du travail dans la chasse à l'étranger. Cohérence également avec la fermeture de 63 prud'hommes sur 271 et avec la transmission aux tribunaux pénaux (qui sont, si on sort de la langue de bois, littéralement à la botte du gouvernement et du patronat) de certains types d'affaire du droit du travail (pendant que d'autres échappent à toute possibilité de poursuite).

Très concrètement, imaginez que votre employeur décide de ne pas vous payer le salaire du mois. Imaginez qu'il préfère un salarié tout frais sorti de l'ANPE et motivé pour retrouver du boulot, plutôt que de recourir à vos services (parfaitement échangeables sur le marché du travail, mais qui ont le démérite de ne pas être subventionnables par l'Etat). Traditionnellement, le salarié allait demander des infos à l'inspection du travail qui passait un coup de fil, faisait un petit courrier... Puis, le salarié saisissait les prud'hommes....

Demain, si vous avez la chance d'être syndiqué (comme 8% des salariés du privé), de travailler dans une grosse boite ou de travailler dans une ville qui a un prud'homme, vous arriverez à récupérer votre dû.

Par contre, si vous travaillez dans une PME, n'êtes pas syndiqué (comme plus de 95% des salariés des PME), habitez un bled pommé, êtes ignorant de vos droits et résigné à tout, vous n'aurez plus qu'à espérer n'être pas dans la catégorie des travailleurs étrangers démunis de titre de séjour et expulsables. Dans tous les cas, vous partagerez leur sort d'esclave. Votre employeur, lui, percevra : 1°) la plus value habituelle que vous aurez payée en tant que consommateur, 2°) le salaire que vous auriez du toucher mais que vous vous êtes fait siffler à la fin du mois de travail, 3°) les subventions pour l'emploi aidé de votre remplaçant. Pour vous : la facture... avec les remerciements du patron !

Franchement, il n'y a ici aucune exagération. La politique menée depuis cinq ans avec Chirac est, comme on peut s'y attendre, accentuée par son héritier. Elle conduit inexorablement à multiplier les marchands d'esclaves quelle que soit la couleur de peau de ceux-ci (surtout dans les petites entreprises qui, pour résister à la concurrence des gros, seront tentées d'en profiter). Elle conduit à organiser l'impunité de leurs abus. Le reste n'est qu'une question de loterie : bons secteurs économiques / secteurs économiques en mauvaise passe, employeurs philantropes (ou du moins légalistes) / employeurs je-m'en-foutistes (ou sans scrupules), etc.

Un militant du syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59),
contrôleur du travail à l'inspection du travail de Lille.

Lille, le 1er décembre 2007.

Pour en savoir plus, lire l'étude réalisée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, en cliquant ici (format pdf - 45 pages - 439 ko).

Note bene :
Le 19 décembre 2007, le parlement a adopté le projet de loi de refonte du code du travail entériné en deuxième lecture par le Sénat. Le texte autorise donc maintenant la ratification d'une ordonnance qui prévoit la ré-écriture du code.


SNCF :
APPEL A LA GREVE RECONDUCTIOBLE
DES CHEMINOTS CNT (novembre 2007)

Il était temps ! Enfin un mouvement de grève reconductible et unitaire à la SNCF, à la hauteur des attaques que nous subissons depuis des années.

L’avertissement du 18 octobre dernier qui, rappelons le, a montré un taux de grévistes historique (près de 80%) ne pouvait pas suffire sur une base de 24 heures. Les fédérations de cheminots « les plus représentatives » ont été poussées dans les Assemblées Générales par leurs bases pour poursuivre le mouvement du 18 octobre. Mais certains appareils syndicaux avaient donnés des directives bien précises : 24 heures et pas plus ! Grâce aux nombreuses AG qui ont reconduit la grève du 18 octobre, les négociateurs habituels ont été contraints et forcés d’appeler à une grève reconductible.

Les régimes spéciaux dont font partis notamment les régimes de retraite de la SNCF, RATP, EDF-GDF, sont les derniers vestiges en matière de retraite par répartition, avancée sociale importante, créée en 1944 par le Conseil National de la Résistance (CNR). Le CNR instaurait alors un programme définissant la durée de cotisation concernant les retraites des salariés : 37, 5 annuités pour tous.

Il n’y a pas si longtemps, en 1993, le gouvernement Balladur décidait d’amener le privé à 40 ans de cotisation. Ce fut un recul social sans précédent. En 2003, le gouvernement Fillon (avec la collaboration tacite et intéressée des principales confédérations syndicales), enfonçait le clou : 40 ans pour le public.

Maintenant c’est au tour d’une partie des régimes spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF... mais pas tous : militaires, parlementaires en sont évidemment exclus. Ne les laissons pas faire, nous sommes parmi les derniers à cotiser 37, 5 ans. Après nous, les cheminots, ce sera 41 ans en 2008, 42 ans en 2012 ? Et 45 ans c’est pour quand ? Les salariés ont tous à y perdre, unissons nos luttes : public, privé, précaires, même combat !

RETOUR AUX 37,5 ANS POUR TOUS !

C’est largement possible dans un pays aussi riche que la France. Rappel : 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux patrons à comparer aux 5 milliards d’euros par an que le retour aux 37,5 annuités pour tous coûterait.

Cheminots et autres travailleurs des régimes spéciaux : ouvrons la voie !

Les luttes du passé (comme décembre 95) ont montré qu’autour d’une lutte d’une catégorie de travailleurs peut se cimenter une révolte beaucoup plus puissante. N’ayons pas peur de ces illusionnistes du gouvernement , ils ne sont que des croquemitaines. Si un mouvement social comme celui de décembre 95 se cristallise, on verra bien si tous ces pontes feront encore les malins à grands renforts d’intox médiatique. N’oublions pas que si nous décidions de bloquer l’économie du pays, Etat, patrons, puissants de tous poils viendront nous manger dans la main. Preuve s’il en était, qu’ils ont besoin de nous mais nous n’avons pas besoin d’eux.

Nous travaillons et ils en profitent ! Changeons de société : que ceux qui travaillent soient ceux qui décident ! A gouvernement de combat, syndicat de combat !

ENGAGEONS LE COMBAT DES LE 13 NOVEMBRE 20 HEURES

La période est d’autant plus propice que la colère gronde dans d’autres secteurs. Nous pouvons faire plier ce gouvernement réactionnaire car contrairement à ce qu’on veut nous faire croire nous ne sommes pas seuls.

Le ras-le-bol explose dans de nombreux secteurs :

* Les étudiants font face à une loi scélérate qui veut faire entrer le capitalisme à l’université. Le mécanisme est simple : passer d’un financement 100% public des universités à un financement 50% public - 50% privé et ainsi faire financer la moitié du budget des facs par les entreprises du secteur. Conséquences : augmentation phénoménale des frais d’inscription (+200% ?) choix et financement des filières les plus intéressantes pour les entreprises, mise au placards des filières non exploitables compétition entre les universités : les filières comme histoire, philosophie... seront malclassées donc auront encore moins de moyens. Si nous les laissons faire les études ne permettront plus aux jeunes de s’émanciper, d’avoir une pensée autonome. A quand une licence COCA-COLA, un master ALSTHOM, une thèse VEOLIA ?

* EDF-GDF , La RATP sont aussi visés par leur « réforme » des régimes spéciaux de retraite.

* Les magistrats et les avocats qui s’opposent à la « réforme » de la carte judiciaire prévoyant la fermeture de 20% des tribunaux, laissant présager une justice encore plus expéditive.

La lutte des classes ?!
Ils voudraient nous faire croire à coup de renfort « médiagogique », qu’elle n’existe plus, que c’est un avatar du passé, une bêtise de l’histoire. La lutte des classes existe encore, mais elle est inversée actuellement. Ceux qui n’ont que leur travail pour vivre subissent la loi des dominants : patronat, gouvernement, financiers, Etat... Et nous continuerons à subir leurs lois si nous ne prenons pas conscience que la vraie force des travailleurs c’est leur résistance face à leurs exploiteurs. Ils avancent seulement parce qu’on recule et c’est bien cela la lutte des classes. Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre !


LA CNT KESAKO ?
La CNT est une confédération syndicale fondée en 1946. Elle s’organise sur la base de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe. Elle tire sa force de l’action directe, c’est-à-dire de l’action collective des personnes en lutte (grève, blocage, boycott, occupation, manif’, etc.). La CNT, c’est l’effort militant à la place de la bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place du corporatisme, c’est un syndicalisme libre de toute interférence politicienne. Pour la CNT, ce qui est fondamental, c’est que les gens décident pour eux même. Dans la section, dans le syndicat, c’est l’assemblée générale qui décide de tout : pas de mot d’ordre parachuté, pas de « ligne à suivre », pas de hiérarchie.... La CNT c’est également un PROJET DE SOCIETE porteur d’un autre futur : justice sociale, égalité économique et politique, autogestion et collectivisation des moyens de production, abolition de l’Etat et des classes sociales.... Bref, un futur fait de paix, de pain et de solidarité !!!


Coordination nationale des cheminots CNT
 


RESTAURATION :
MARRE D'ETRE EXPLOITES !
 
Comme dans de nombreux secteurs, les travailleur-euses de la restauration ne sont pas épargné-es par les conditions de travail pénibles, humiliantes et dégradantes imposées par les patrons.

Nous vous proposons de survoler la carte des atteintes aux droits des salarié-es.

En guise de hors d’oeuvre : dans de nombreux restaurants, les employé-es (serveur-euses, plongeur-euses, personnels de cuisine) travaillent six jours sur sept avec uniquement un jour de repos hebdomadaire et des horaires répartis sur toute une journée, cela ne laissant aucune place à une vie personnelle et sociale.

En plat principal : le harcèlement moral et la pression exercés par les « chefs » occupent une place de choix dans le domaine de la restauration. A l’aide de caméras et de tout un attirail d’instruments de contrôle, la surveillance permanente et incessante des salarié-es s’apparente à une forme d’internement. Dans ce cadre carcéral, les employé-es sont rabaissé-es. Les ordres contradictoires et les tâches impossibles à réaliser alimentent leur quotidien. Servir et encaisser toujours plus, toujours plus vite.

En dessert, il est fréquent que les restaurateurs sous-payent leurs employé-es. La rémunération d’un-e salarié-e reste bloquée au niveau du SMIC pendant toute sa vie active alors que les patrons se gavent de profits grâce aux efforts des employé-es.

Et ne parlons pas du temps de l’habillage souvent non compté dans le temps de travail et de la question de l’hygiène…

Avant de passer à table, la CNT vous invite à aiguiser les couteaux pour partager de façon égalitaire le gâteau des bénéfices et à lever notre verre en exigeant :
- une réelle réduction du temps de travail avec au minimum deux jours de repos hebdomadaires,
- une embauche en CDI de tous les salariés précaires (CDD, stagiaires…),
- un salaire minimum de 1 500 euros net pour 35 heures par semaine, avec 2 jours de repos consécutifs,
- le respect et la dignité de chacun des salarié-es (l’abus de pouvoir est dangereux pour la santé).

CNT - STIS 59 (Syndicat des Travailleurs de l'Industrie et des Services)
1 rue Broca - 59000 Lille - Courriel : ul-lille@cnt-fr.org

Pour télécharger la version maquettée de ce tract
,
cliquer ici (format pdf - 1 page - 247 ko).

L’EXTREME-DROITE
DE DIEU REMET LE COUVERT !

Samedi 17 novembre 2007, l’association « SOS TOUT PETITS » entend nous refaire le coup du rosaire public à proximité du planning familial dans un seul but : Remettre en cause le droit à l’avortement ! Sous un semblant de respectabilité familiale « bon enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les « perversions sexuelles » (Ils considèrent les homosexuelLEs comme « des malades » qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la morale publique.

SOS tout-petit : une longue histoire de harcèlement des femmes et de violence !

L’association SOS Tout-Petits, présidée par le sinistre Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils « déstérilisent » tout le matériel à usage abortif et s’enchaînent aux tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines ! Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !

Le droit à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile

Par delà les actions violentes de ces groupes d’extrême droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse...).

Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :

• Une meilleure information sur la contraception et la sexualité 

• Un accès réel et égal au droit à l’avortement et au choix des méthodes d’IVG 

• La défense d’un système de santé égalitaire

Ne laissons pas le terrain à ces fanatiques intégristes, réactionnaires et montrons leur notre attachement au droit des femmes à disposer librement de leur corps.

Rassemblement samedi 17 novembre à 14h devant le Planning familial de Lille, 16 avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille.



APPEL A LA CONVERGENCE
DES LUTTES

Appel de la commission "interlutte" de l'AG de la fac de Lille 3

AUX SECTEURS EN LUTTE DE LA SANTE, DE L’EDUCATION, DE LA JUSTICE, DE LA CULTURE, DES TRANSPORTS, DE L’ENERGIE, LES CHOMEURS, PRECAIRES, SANS-PAPIERS ET AUTRES "SANS"

Au-delà de leur lutte pour l’abrogation de la loi dite Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), les étudiantEs de Lille3 voudraient attirer l’attention sur un élargissement des revendications, sur une mise en commun des efforts de lutte, car ils et elles estiment que l’ennemi à combattre est le même pour les différentes catégories socio-professionnelles visées par ce tract. Cet ennemi en question n’est pas une personne ou l’Etat en particulier, ni même tout à fait ce gouvernement dans sa spécificité, mais plutôt la dynamique libérale qu’il incarne et qui vise à réduire chaque jour davantage les prérogatives de l’Etat et ses responsabilités dans la gestion des financements publics. L’assemblée générale de Lille3 en lutte :

- a perçu dans son analyse que dans leurs luttes respectives les différents secteurs en lutte reprochent à notre gouvernement ainsi qu’au précédent de s’engager dans une privatisation successive et inquiétante des éléments vitaux de notre société : éducation, santé, culture, justice, transports, énergies…

- appelle donc à la mobilisation des autres secteurs en lutte pour dénoncer le désengagement de l’Etat et la déconstruction des services publics.

- souhaite que la loi dite LRU soit mise en relation avec un certain nombre d’autres lois votées par ce gouvernement et son prédécesseur, afin de mettre un doigt sur ce qui constitue une privatisation systématique des prérogatives d’Etat dans une optique de rentabilité.

- s’interroge sur les motivations de notre gouvernement et sur sa tendance à vouloir copier des modèles économiques qui ne sont pas gage de succès mais tendent au contraire à augmenter les inégalités sociales.

- par le biais de sa commission interlutte mandatée pour entrer en contact avec l’ensemble des autres secteurs en lutte, demande à ce que les AG en lutte, collectifs, organisations, associations et personnes se sentant concernés par la convergence des luttes participent à :

L'ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
du jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment M1)
afin notamment d’établir un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions unitaires...



Compte-rendu de la commission "interlutte" de Lille 3
(réunion du samedi 10 novembre 2007)


Ordre du jour :
1) Rôle des référents.
2) Bilan du travail des groupes de l’interlutte Lille3.
3) Réalisation et transformation des tracts d’appel.

I. ROLE DES REFERENTS

- Instauration d’un binome de référents en la personne de Greg (06 79 94 43 43) et Cédric (06 08 18 06 20), qui seront chargés de réunir aussi bien les bilans de travail des différents groupes de travail, les centraliser et en faire la communication avec l’AG. Ils sont tous deux détenteurs d’un cahier de contacts. L’instauration d’un second référent permet d’avoir toujours un référent disponible en l’absence de l’autre.
- Les référents seront chargés de se renseigner régulièrement sur le travail effectués par les différents groupes de travail. Si besoin, utiliser la ligne téléphonique disponible au local de Sud de Lille3.
- Etablissement d’un cahier avec le Compte-Rendu des réunions, contenant un tableau des différents groupes de travail avec le contact de leur référent et le rôle qu’ils jouent.
- Nécessité de créer deux référents pour chaque site mobilisé, à condition qu’une commission interlutte soit formée au niveau de Lille 1 : le mandat adopté par l’AG de Lille 3 pour la commission interlutte de Lille3 doit être adopté par l’AG de Lille1 pour la commission interlutte de Lille 1.

>> Question : Faut-il créer une Commission Interlutte unique commune aux différents sites universitaires mobilisés ?

II. GROUPES DE TRAVAIL

Inventaire des différents groupes de travail à incorporer au tableau du cahier des CR :

- Groupe de travail sur les LYCEES : la référente est HOURIA (06 98 16 29 06 ; couldyou aMn hotmail.fr). Diffusion de tracts à la sortie des lycées et contact avec les éventuels représentants lycéens. Réalisation du tract à diffuser.

- Groupe de travail sur les FACS : le référent est JOHN ( 06 18 89 95 70 ; caprifolio aMn gmail.com). Infos sur la mobilisation au niveau national et affichage de l’évolution pour chaque site mobilisé. Etablissement de contacts avec les autres universités au niveau national.

- Groupe de travail sur les QUARTIERS : la référente est AMANDINE (06 26 66 02 85 ; amanvick aMn hotmail.fr). Comme elle a des gros horaires de travail, voir aussi JO (06 17 46 61 11 ; jozouk59 aMn hotmail.com) ou ADRIEN (contact à ajouter). Lien avec le quartier Pont-de-Bois, rapprochement des étudiants et des populations de quartiers. Organisation d’un repas sur la passerelle de la fac, d’un tournois de foot sur le forum, concert, pièce de théâtre, slams, rap, cours de hip-hop, le MERCREDI 21 novembre. Diffusion de tracts concernant l’événement.

- Groupe de travail sur les autres SECTEURS EN LUTTE :

- Sans-papiers : la référente est DJAHIDA (06 12 69 40 00 ; pansy_gilraen aMn yahoo.fr).

- RESF

- Syndicats

- Cheminots

- Groupe de travail INTERPRO : le référent est YANN (06 66 07 70 65 ; yann.leroy aMn nordnet.fr). Organisation de l’AG Interpro du 15 novembre à 18h en Amphi Archimède, bâtiment M1 de Lille1. Contact avec tous les autres secteurs en lutte. Réalisation Tract d’appel à l’AG du 15.

III. REDACTION DES TRACTS D’APPEL

- Tract à l’attention des Lycéens.
- Tract d’appel à l’AG interpro du jeudi 15 novembre à partir de 18h (cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment M1), AG organisée afin d’établir notamment un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions unitaires...


MOBILISATION DANS LE PUBLIC,
SECTEUR PAR SECTEUR
(du 18 oct. au 20 nov. 2007)

En ce qui concerne la CNT, la fédération des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE) a d'ores et déjà publié un communiqué appelant à faire grève le 20 novembre 2007 et à débattre en assemblée générale de la reconduction du mouvement les jours suivants (cf. ci-dessus).


Fonction publique

Sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC), réunies en intersyndicale le 22 octobre, ont décidé d’appeler à la grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les « salaires, l’emploi et le service public » . « L’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir satisfaction », soulignent les syndicats. La CFE-CGC, qui ne participait pas à la réunion des autres syndicats, a jugé qu’il était « trop tôt » pour un mouvement de grève.


Éducation nationale

Cinq fédérations de l’éducation (FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, UNSA éducation), réunies le 23 octobre, ont décidé d’appeler à la grève le 20 novembre. Elles « dénoncent une politique gouvernementale qui va à l’encontre de la réussite de tous les jeunes. Avec 11 200 suppressions de postes à la rentrée 2008, s’ajoutant aux milliers de suppressions de ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une nouvelle étape est franchie dans la dégradation du service public d’éducation ». Cet appel intervient au lendemain de l’appel lancé par sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC) pour une journée de grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les salaires, l’emploi et le service public.


SNCF
Le 22 octobre, les syndicats de la SNCF ont convenu d’attendre le 31 octobre pour décider d’une nouvelle grève à la mi-novembre, grève éventuellement reconductible, selon les réponses du gouvernement. Ils demandent à celui-ci d’organiser, à l’issue des rencontres bilatérales prévues cette semaine, une « table ronde nationale sur les régimes spéciaux avec le gouvernement et l’ensemble des syndicats de cheminots ». Dans un courrier qu’elles vont adresser au ministre du Travail, Xavier Bertrand, les fédérations syndicales annoncent qu’elles ne se rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction de la SNCF « tant que les principes généraux de la réforme n’auront pas changé ».Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, évoque dans Le Parisien (23-10-07), la possibilité de convergences entre une éventuelle grève des cheminots à la mi-novembre et le mouvement des fonctionnaires prévu le 20 novembre. Plusieurs syndicats de fonctionnaires ont toutefois prévenu qu’ils refuseraient toute fusion avec le mouvement des cheminots, Éric Fritsch (CFDT) soulignant qu’il ne voulait pas « mélanger les genres » et Élisabeth David (Unsa) insistant pour une journée de grève « spécifique à la Fonction publique ». Et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a prévenu : « S’il y a un mélange des mouvements entre les régimes spéciaux, les fonctionnaires et je ne sais qui encore, on se réserve le droit de se retirer ».

RATP

Six syndicats de la RATP sur huit (CGT, CFDT, SUD, FO, Indépendants et CFTC) ont annoncé qu’ils décideraient le 31 octobre, comme les cheminots, s’ils appellent « à la mi-novembre » à un « mouvement plus long » que celui du 18 octobre, en fonction des réponses du gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Ils ont redit qu’ils refusaient de participer à toute négociation d’entreprise dans l’attente d’une prise en compte du résultat de la mobilisation du 18 octobre. L’UNSA, qui a quitté la réunion peu avant la fin, a fait savoir qu’elle réservait sa réponse jusqu’au 25 octobre, dans l’attente de sa rencontre avec le ministère. Ce syndicat était le seul, le matin du 23 octobre, à avoir maintenu son appel à la grève reconductible depuis le 18 octobre. Des représentants d’autres syndicats ont estimé son « positionnement ambigu », espérant que l’UNSA ne « négocie pas en coulisses des avantages catégoriels ».

Industries électriques et gazières
Cinq fédérations des industries électriques et gazières (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) décideront le 31 octobre si elles appellent ou non à la grève « après les vacances de la Toussaint » contre la réforme des régimes spéciaux. FO a évoqué des actions déterminées et fortes avec coupures et baisses de charge, ajoutant qu’elle proposerait une action reconductible. Le mouvement dans l’énergie n’est « pas forcément lié à la mobilisation des syndicats RATP et SNCF », a souligné la CFDT, mais « on n’est pas contre » une convergence.



UN TOIT, C'EST UN DROIT !

Extrait de l'appel à la manifestation du 27 novembre 2007 à l'initiative des APU de Lille et à laquelle a participé l'union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise :

En matière de logement, comme pour de nombreux autres droits fondamentaux, nous devons faire face à une politique de plus en plus dure. 

C'est ainsi que Mr Canépa, préfet du Nord Pas-de-Calais, a clairement décidé de déclarer la guerre aux pauvres. Fin juin 2007, le nombre de recours à la "force publique" accordés par la Préfecture avait déjà augmenté de près de 300 % par rapport à l'ensemble de l'année dernière. En 2006 : 44. Fin juin : 128 ! 

De plus, les délais extrêmement rapides d'accord du préfet en la matière et les consignes passées aux services de l'Etat de ne plus travailler avec les associations militantes ne permet plus d'agir pour travailler durablement au maintien dans le logement ou trouver un relogement et éviter ainsi la violence de l'expulsion.

Non aux expulsions de locataires sans relogement !


APPEL DU RESEAU
"INTER-LUTTES" DE LILLE


Déclaration du réseau Inter-Luttes (*) réuni à la Bourse du Travail le 18 octobre 2007 à l’issue de la manifestation à Lille :

La mobilisation du 18 octobre a démontré une large capacité du monde du travail et de la jeunesse de s’opposer à la volonté du MEDEF et du Pouvoir de s’attaquer aux acquis solidaires en matière de retraite, de santé et de sécurité sociale, de service public et de droit du travail (contrat de travail, protection des salariés …).

Cette mobilisation se prolonge aujourd’hui autour de la reconduction partielle de la grève chez les cheminots mais aussi d’une multitude d’initiatives comme :

· La manifestation du vendredi du 19 octobre des retraités et pensionnés,

· La mobilisation des samedi 20 et lundi 22 octobre en faveur de Florimond GUIMART, militant du réseau éducation sans frontière - RESF - qui passe en procès à Marseille,

· La journée nationale de grève et de manifestations des étudiants et des enseignants des universités le mardi 23 octobre contre la loi dite LRU,

· La mobilisation des mardi 23 et mercredi 24 octobre contre les franchises médicales et l’accès aux soins pour tous,

· La manifestation du mercredi 24 octobre des sans papier.

Pour construire et élargir la mobilisation, le réseau Inter-Luttes de Lille appelle :

· A renforcer dans chacun des secteurs professionnels du privé et du public une bataille pour faire aboutir les revendications spécifiques au-delà des revendications communes à tous les salariés,

· A élargir et participer aux actions d’ores et déjà décidées ou qui seront programmées dans les prochains jours,

· A organiser un front de résistance et de solidarité autour des cheminots en grève reconductible.

· A œuvrer au rassemblement maximum des organisations syndicales et de tout le mouvement populaire pour permettre la construction d’un "Tous Ensemble" à même de faire céder le Pouvoir et le MEDEF.

Le réseau Inter-Luttes de Lille appelle déjà à une nouvelle réunion le 23 octobre à 17h30 à l’issue de la manifestation des universités.

(*) Le réseau Inter-Luttes est un réseau souple et ouvert de militants de toute origine syndicale du monde du travail et de la jeunesse étudiante et lycéenne. Il a pour objet de mettre en commun les expériences et les luttes menées dans le secteur public, le secteur privé et le monde étudiant. Rejoignez-le !

L'appel maquetté est disponible ici en téléchargement (format pdf - 1 page - 93 ko).


PUBLIC - PRIVE :
37,5 ANNUITES... C'EST CA L'EGALITE !
(18 octobre 2007)

Retraites, services publics...
ils veulent tout casser : résistance !

Depuis 2 mois, les coups pleuvent sur les travailleurs du public et du privé :

- « service public 2012 » c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000 suppressions par an dès 2009 ! C’est le recrutement par CDI (droit privé) au lieu du statut de fonctionnaire.

-  passage « non négociable » aux 41 ans de cotisation pour tous dès 2009 : il est déjà prévu de passer à 42 ans en 2013 ! Après la volonté de casser les régimes spéciaux de retraites, où s’arrêteront-ils ?

-  instauration des franchises médicales pour tous. Mais les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs cotisations sociales ! Ils veulent nous faire payer 2 fois !

Retraites, franchises médicales... c’est notre salaire qu’ils attaquent !

Les attaques du gouvernement sont très cohérentes. C’est le programme du MEDEF !

La protection sociale

La Sécu est financée par les cotisations des salariés et des patrons. Elle verse directement des prestations aux travailleurs retraités (les Pensions), aux travailleurs malades (remboursement des soins et des médicaments), aux travailleurs au chômage (allocation). Les cotisations font partie de notre salaire : c’est le salaire socialisé. Cet argent échappe aux capitalistes qui ne rêvent que d’une chose : mettre la main dessus pour le placer en bourse et faire encore plus de profits.

Le nombre d’annuités pour la retraite augmentent mais Fillon sait bien que les salariés ne pourront pas travailler 41, 42 ans et +. Ils n’auront donc pas leur retraite à taux plein et vont être encouragés à souscrire à des fonds de pension (retraites) et à des assurances privées (maladie), avec le coût et le risque que l’on sait (ENRON aux Etats-Unis). En même temps, les patrons sont exonérés de cotisations sociales (+ de 200 milliards d’euros depuis 1991) ! Eux payent moins, nous, nous payons plus ! Ainsi, les travailleurs vont travailler plus pour que les patrons gagnent plus !

Postes supprimés, services publics privatisés... ça ne peut plus durer !

Les services publics 

Devant assurer un service égalitaire et gratuit pour tous, les services publics ne « rapportent » rien. Donc d’abord, le gouvernement fait des « économies » en supprimant massivement des postes au mépris des usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.). Pour pouvoir licencier plus facilement, il ouvre le recrutement en CDI. On sait ce que ça a signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit aussi d’introduire la culture du résultat et la promotion au mérite. En fait, on prépare clairement la privatisation !

De l’argent pour la Sécu, il y en a ! Dans les poches du patronat !

D’autres solutions existent :
arrêter d’exonérer les employeurs de cotisations et augmenter les cotisations sociales patronales en fonction des besoins de la Sécu. Le seul remboursement des exonérations patronales depuis 1991 (plus de 200 milliard d’euros) ne comblerait-il pas le « trou de la Sécu » ? Mais le gouvernement des plus riches ne va pas s’attaquer aux profits des patrons ! C'est à nous de re-gagner ce que nous avons perdu !

 En 1995, les cheminots, les postiers, les enseignants et les salariés du privé ont bloqué par une grève massive la casse de la Sécu, prévue par le plan Juppé. En 2006, les étudiants, les lycéens et les salariés ont imposé par l’occupation et par la grève l’abandon du Contrat Première Embauche.

La force des travailleurs, c’est la grève !

Ils attaquent sur tous les fronts, répondons-leur TOUS ENSEMBLE ! Faisons du 18 octobre la première étape d’une mobilisation générale contre le gouvernement des patrons !

Dans l'immédiat, nous nous battons pour :

* le retour aux 37,5 annuités pour tous (public-privé) ;

* l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et le remboursement des sommes exonérées depuis 1991 ;

* la création de postes à la hauteur des demandes exprimées par les établissements ;

* l’arrêt du recours à l’emploi précaire et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires ;

* l’abandon des franchises médicales.

Tous et toutes en grève jeudi 18 octobre ! 
Manifestation à Lille : 14h - porte de Paris
Tract de l'union régionale interpro de la CNT
(format pdf - 2 pages - 86 ko) : cliquer ici.

Tract de la fédération CNT éducation 
(fichier pdf - 1 page - 167 ko) : cliquer
ici.

Affiche (format pdf - 1 page - 195 ko) : cliquer ici.


LA LOI HORTEFEUX :
UN DENI DU DROIT D'EXISTER !
Les capitalistes n'ont pas de frontières... Nous non plus !

Tous les six mois, les gouvernements nous sortent leur nouveau projet de loi visant à enfermer, traquer, priver de tous les droits les travailleurs étrangers qui sont pourtant les plus exploités, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français /étrangers, avec/sans papiers, toujours au profit du patronat, et exploiter au maximum les travailleurs migrants, fragilisés par les difficultés d’obtenir une carte de séjour, sous des formes qui finissent toujours par être étendus au reste de la population. [...]
Ttract de la commission "Travailleurs migrants" de la CNT avec les coordonnées de l'UR-CNT 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/loiHortefeuxOCT07.pdf (format pdf - 1 page - 1,1 Mo).



Sécu :
comment est-ce qu'on fabrique
un "déficit" ?

La Sécu est financée essentiellement par les cotisations sociales et c'est normal qu'elle le soit (à propos de l’évolution de ce financement, voir la note ci-dessous *). Mais elle souffre, dit-on, d'un "déficit chronique". D'où vient ce "déficit" ? Comment est-il organisé ? Plusieurs origines sont en cause.

1- D'abord d'un gel des cotisations patronales.
En 20 ans, la cotisation "assurance-maladie" des employeurs est passée de 12,8 % à 13,1% (voir fiches de paie). Or, en bloquant les cotisations qui financent la Sécu, gouvernements et  patronat ont délibérément fabriqué le "déficit" de la Sécu.

2- Des exonérations massives de cotisations  sur les bas salaires.
Depuis 20 ans, chaque année, le gouvernement organise une évasion légale de cotisations. Les exonérations sont passées de 3 milliards en 1993 à 22 milliards en 2005, 23 milliards en 2006, combien en 2007, 2008 ?? Sur l'ensemble des ces exonérations, 2 à 3  milliards ne parviennent plus aux caisses d'assurance  maladie. Coût prévisionnel de l'exonération totale de cotisations sociales sur les heures supplémentaires (programme de Sarkozy) : 5 milliards d'euros.

3- Des stock-options totalement exonérées de cotisations sociales.
Dans le dernier rapport de la Cour des comptes publié le 12 septembre 2007, son président Philippe Séguin a donné l'exemple de l'exonération de la  plus-value d'acquisition des stock-options : "Les exonérations de cotisations sociales des stock-options ont fait perdre 3 milliards d'euros de recettes à la Sécurité sociale".

4- Des mécanismes d'intéressement (stock-options, épargne salariale, actionnariat d'entreprise, primes diverses...) tous exonérés de cotisations.
Le dernier rapport de la Cour des comptes précise, par exemple, que les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement, les chèques-vacances, les indemnités de transport, etc... tous "ces  dispositifs, souvent exonérés de cotisations sociales, ont représenté une perte de recettes pour le régime général de la Sécu (salariés) comprise  entre 6 et 8,3 milliards d'euros en 2005, pour un déficit qui s'élevait cette année-là à 11,6 milliards d'euros".

5- Les dettes de l'Etat.
Les 23 milliards d'exonérations de cotisations sur les bas salaires ne sont pas totalement compensées par les dotations budgétaires. Là aussi, dans le  dernier rapport de la Cour des comptes, l'Etat est mis à l'index "pour les dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la Sécu en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges" dixit Ph. Seguin.

6- Une politique de bas salaires.
3 400 000 travailleurs pauvres (temps partiel imposé, contrats précaires...) gagnent moins que le SMIC. Qui dit bas salaires, dit faibles cotisations et donc médiocres contributions au financement des régimes sociaux. Ex : 1% de masse salariale en moins représente 1,1 milliard d'euros de perte pour la Sécu.

7- Un chômage de masse.
Depuis 25 ans, le taux de chômage se maintient à un niveau élevé (9 % en juin 2006). La Sécu, faut-il le rappeler, est financée par les cotisations sociales assises sur les salaires. Donc la Sécu, c'est du salaire. Et plus il y a d'emplois, plus il y a de salaires, plus la masse salariale grandit et plus l'assiette des cotisations est importante, et donc plus il y a d'argent à la Sécu. Déficits et recettes sont étroitement liés à l'activité, à l'emploi et à la masse salariale. Ex : 100 000 chômeurs en moins, c'est 400 millions d'euros de recettes en plus pour la Sécurité sociale. Une simple baisse du chômage de 4 points, à condition que les salaires soient payés dans leur intégralité, c'est-à-dire cotisations incluses, suffirait à résorber tous les "déficits" de la Sécu.

8- La fraude massive des entreprises.
Il faut rappeler que la Cour des comptes a estimé, début 2007, que la fraude des entreprises en matière de cotisations sociales se situait dans une fourchette allant de 9,7 à 13,4 milliards d'euros, soit plus que le "déficit" de l'assurance maladie.

9- Les placements financiers ne sont soumis à aucune cotisation sociale.
C'est ici que l'on retrouve, en partie, les cotisations non versées aux caisses de Sécurité sociale). Ainsi, si on appliquait aux 80 milliards d'euros de placements financiers le même taux que les cotisations patronales à l'Assurance maladie, il rentrerait 10 milliards d'euros ; soit plus que le déficit actuel !

Comment peut-on faire croire aux français qu'on va vers une pénurie de ressources alors que la France n'a jamais été aussi riche de son histoire... Du pognon, il y en a ! Il faut reprendre aux riches ce qu'ils ont piqué aux pauvres et à l'ensemble des travailleurs...
J. S. - Valenciennes
(extrait du prochain bulletin régional de la CNT).

* Note : En matière de financement, la Sécu est en voie de fiscalisation (et par conséquent d’étatisation). En effet, son financement est de plus en plus fiscalisé par le biais de la CSG (actuellement 2/3 de cotisations et 1/3 de CSG, tout en sachant qu’il faudrait inclure dans ce calcul diverses taxes affectées mais de moindre importance).


Rassemblement mercredi 24 octobre 2007 à 18h, place de la République à Lille (ce rassemblement se conclura par une remise de pétitions en préfecture ; centralisation des pétitions : association "Aides", 109 rue du Molinel à Lille, ou remettre à l'une des organisations signataires).



RENTREE SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT


Version régionale du tract de rentrée sociale publié par le bureau confédéral de la CNT (26 sept 2007).Pour avoir la version maquettée de ce tract (format pdf - 4 pages - 6 Mo), cliquer ici.  N'hésitez pas à le télécharger, à l'imprimer, à le photocopier et à le diffuser autour de vous !



LA RAGE ET LA LUTTE ! PAS LA RÉSIGNATION DES PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES !
Le gouvernement l’a annoncé, il est en train de l’appliquer : DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES, DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES !

Les salariés, et en premier lieu les classes populaires, n’ont rien à attendre du nouveau gouvernement et de son programme. Dès le premier discours, le président a rappelé les idées qui fondent son projet de société : travail, autorité, morale, mérite, identité nationale… Autant de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts des classes dirigeantes et possédantes et un projet de société réactionnaire et nationaliste. Inévitablement, les inégalités vont continuer à se creuser, la précarité va se développer, le démantèlement des services publics et de la protection sociale va s’accélérer, le moralisme empreint de religion va renforcer son emprise sur la société et les dérives répressives et sécuritaires, dont les immigrés et sans-papiers sont les premières victimes, vont s’amplifier. Toutes ces logiques vont s’articuler autour de mesures très concrètes qui risquent d’être mises en place très rapidement si on ne s’y oppose.

Face à cette situation, seule la construction d’un rapport de force sur le plan social peut changer les choses et éviter que la France ne connaisse à son tour le même sort ultralibéral que l’Angleterre des années 80 avec Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l’attentisme trop souvent de mise, de s’organiser et de répliquer pour bloquer le rouleau compresseur libéral et sécuritaire qui s’annonce, défendre ce qui reste des services publics et du système de protection sociale et peut-être aussi retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur nous-mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur porteur d’une autre logique et d’un autre projet de société.


Le programme du gouvernement ?Contre le droit du travail !

• Mise en place d’un contrat de travail unique (CTU) avec une période d’essai permanente, inspiré du CNE pour remplacer le CDI et tous les autres contrats de travail. C’est purement et simplement la précarité pour tous, une main d’oeuvre corvéable à merci sur laquelle plane la peur du licenciement, une insécurité de tous les instants.
• Exonération des charges sur les heures supplémentaires, le fameux “travailler plus pour gagner plus”, menant à l’abandon de l’idée de la réduction du temps de travail, mais aussi de l’idée d’embauche, le travail se faisant par les salariés en plus de celui déjà réalisé quotidiennement. Et gare à tous ceux qui oseraient refuser ces heures supplémentaires…
• Obligation d’activité pour les bénéficiaires de minima sociaux. Le retour du travail imposé, l’idée que les métiers les plus pénibles pourront être réalisés par les plus précaires : les bénéficiaires de la solidarité sociale !
• Allocations familiales sous conditions. Mettre des conditions, c’est trier les bonnes familles des mauvaises. C’est faire payer aux enfants, aux retraités, aux handicapés la supposée inefficacité de leur famille. C’est tout sauf de la solidarité, une discrimination pure et simple.
• Instauration d’une TVA sociale, c’est-à-dire transfert d’une partie des cotisations patronales sur la TVA. Alors que tout le monde s’accorde à dire que c’est l’impôt le plus inégalitaire, le gouvernement décide de le renforcer. Les pauvres paieront pour les riches et les riches pour ?…



ASSURANCES SOCIALES (et franchises)

On nous dit que les patrons n’embauchent pas parce que les “ charges sociales ” sont trop lourdes. Cela fait des années que le patronat travaille donc d’arrache-pied à s’exonérer de ses trop lourdes cotisations, fiscales (zones franches défiscalisées) ou sociales (contrats “aidés” et bientôt heures sup). Bien sûr il n’a jamais embauché plus pour autant. Et d’ailleurs, c’est quoi exactement ces fameuses “ charges sociales ”, dont on nous rebat les oreilles depuis des années ? Ces “ charges ”, comme les appelle le patronat, ne sont en réalité rien d’autre qu’une partie de nos salaires que nous, les travailleurs, avons décidé à u moment de notre histoire de mettre de côté en cas de coup dur (maladie, chômage) et pour nos vieux jours (retraite). Ces salaires, dits différés ou encore socialisés, sont composés de la part salariale et de la part patronale. Quand le patronat parle donc de “ charges ”, nous, nous parlons de “ cotisations ” ou encore “d’assurances ”. Et d’assurances sociales, parce que les travailleurs y cotisent proportionnellement à leurs moyens pour pouvoir, un jour, en bénéficier. Rien à voir avec les assurances privées, dont le client bénéficie à hauteur de ce qu’il a payé. En s’exonérant de nos cotisations sociales, c’est donc d’une partie de nos salaires que le patronat s’exonère. On nous dit aussi que le déficit de la Sécu continue de se creuser, essentiellement parce qu’on est trop souvent malades, et qu’il va bien falloir qu’on prenne nos responsabilités et qu’on mette nous aussi la main au porte-monnaie pour nous soigner, en payant par exemple une franchise sur les actes médicaux, ou en n’étant plus remboursés d’une partie de plus en plus importante de nos soins. Mais cette Sécu, c’est nous qui la payons ! Et triplement puisque nous la finançons d’abord par nos cotisations, ensuite par nos impôts (CSG), enfin, et de plus en plus, par les déremboursements et franchises que patronat et gouvernement nous imposent. Finalement, le patronat nous fait combler un déficit de la Sécu qu’il a lui-même provoqué en ne s’acquittant pas de la part patronale de nos cotisations, sous couvert d’embauches qu’il n'a jamais créées.

Contre les services publics !

• Poursuite des privatisations d’entreprises publiques.
• Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De 35000 à 40000 postes supprimés, signifiant une baisse de la qualité et le développement de la précarité (santé, éducation, etc.).
• Fin de la carte scolaire (voir page 4).
• Introduction du concept de performance dans la fonction publique et rémunération au mérite.
• Fusion ANPE-Unedic, dans un premier temps, et appel à des organismes privés liés aux cercles patronaux pour gérer les dossiers des chômeurs. La solidarité entre les travailleurs au service des bénéfices privés !

Contre le droit de grève !

• Instauration rapide d’un service minimum garanti en cas de grève dans le service public.
• Obligation pour tout salarié de déclarer 48 heures à l’avance s’il sera gréviste ou non.
• Refonte de la représentativité des syndicats dans les entreprises.

Contre la “ classe dangereuse ” !

• Établissement d’une peine plancher en cas de récidive allant à l’encontre de la constitution française et de la législation européenne.
• Alignement progressif du statut pénal des mineurs sur celui des adultes.
• Restriction des sursis et des remises de peine.
• Construction de nouvelles prisons et de centres fermés pour les mineurs tels que les EPM.
• Application de la loi sur la prévention de la délinquance.
• Déclarations pendant la campagne présidentielle sur le caractère génétique de la criminalité ou de la pédophilie. Une absurdité scientifique qui nous ramène au thèses eugénistes d’une autre époque.
 


TRAVAIL MINIMUM

Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le secteur public, et particulièrement dans les transports. Nous ne pouvons que rappeler pourtant que des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc.). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longue lutte en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d’autant plus dangereuse qu’elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leurs revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l’État que l’on ne peut exploiter des hommes et des femmes sans craindre une réaction. Elle reste donc l’arme que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a aussi pour but, à long terme, de privatiser le service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en attaquant le droit de grève. Sans compter que les grèves de cheminots défendent souvent les intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1956, les retraites en 2003) et que leurs conditions de travail matérielles et humaines ont forcément des conséquences sur nos conditions de transport. Cette réforme constitue donc non seulement une attaque contre le droit de grève en général, mais aussi contre notre qualité de vie.

Pour les plus riches !

• Suppression des droits de succession. L’idée de succession est contraire au principe d’égalité en prédisposant chaque personne à bénéficier d’un capital plus ou moins important en fonction de sa famille. Les riches resteront donc riches et les pauvres…
• Suppression de l’ISF (impôt sur la fortune).
• Allègement de la taxe professionnelle et par conséquent baisse des aides aux collectivités publiques.
• Bouclier fiscal à 50 % des revenus.
• Multiplication des zones franches. C’est-à-dire des zones sans règles financières ni sociales, des espaces de test de libéralisme effréné aux dépens du reste de la population.

Utilitariste vis-à-vis de l’immigration
 
• Pas de régularisation massive des sans-papiers. leur statut est bien trop utile au patronat et aux profiteurs de toute sorte. Le gouvernement souhaite donc par cette décision pérenniser le travail clandestin.
• Nouveau projet de loi sur l’immigration restreignant davantage le regroupement familial.
• Mise en place de quotas d’immigration, en fonction des compétences des individus et des besoins des entreprises en matière de main-d’oeuvre. C’est-à-dire faire de l’être humain une marchandise, le considérant uniquement comme une force de travail attribuée spécifiquement à un métier.
• Création d’un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement . La France est le seul pays européen avec l’Autriche à se doter d’un tel ministère. Souvenirs d’une époque pétainiste…
 


LOI DE LA PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE
 
Au niveau des villes de plus de 10 000 habitants, cette loi renforce les pouvoirs de police et de justice du maire et étend son intervention dans des domaines réservés jusque-là aux professionnels du social de la santé et de l’éducation. Ces professionnels doivent désormais partager les informations qu’ils détiennent sur les usagers avec les élus. La loi prévoit aussi la mise en place d’un conseil pour les droits et devoirs des familles – qui est un véritable tribunal municipal –, ainsi que l’officialisation des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance au sein desquels la police, les élus et des professionnels s’échangeront des informations sur les personnes et familles dites en difficulté... et certainement les militants trop gênants. En matière judiciaire, la jeunesse est une nouvelle fois visée. L’ordonnance de 45 qui donnait la primauté à l’éducatif sur le répressif pour les mineurs devient presque caduque. L’introduction de la présentation immédiate qui supprime tout temps éducatif avant jugement combinée à la nouvelle loi sur les peines planchers risque de remplir rapidement les nouvelles prisons pour mineurs. Enfin, outre une multitude de dispositions qui renforcent le fichage et le contrôle des personnes, on peut relever l’attaque faite aux salariés des transports qui pourront désormais voir débarquer la police sur leur lieu de travail s’ils sont soupçonnés de consommation d’alcool ou de drogue. Avant la loi, c’était la médecine du travail et les CSHCT qui intervenaient lorsque des salariés rencontraient des difficultés de ce type.
 


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Sarkozy dit : « Ceux qui veulent gagner plus doivent pouvoir travailler plus… » Nous répondons : « Travaillons tous et toutes, moins et autrement ! ».

Face à cela, la CNT a toujours défendu l’idée d’une semaine de 28 heures (chiffre évalué en fonction de la densité d’actifs dans la population), le reste du temps permettant à chacun et chacune de se consacrer à son émancipation personnelle, activité par ailleurs elle-même créatrice d’emplois.

Mais le patronat souhaite maintenir le chômage en place pour faire du chantage aux licenciements : « Tu n’es pas content, j’ai dix CV pour te remplacer ! » Ce discours associé à la précarité du futur contrat CTU ne permet pas aux salariés d’envisager sereinement l’avenir. Alors, fermer sa gueule… à vie ?

Non il faut imposer l’idée que tout le monde travaille, moins et autrement. Même dans une logique économique capitaliste, cette idée est acceptable. Moins de chômeurs, c’est moins d’aides sociales donc moins de charges pour l’employeur, moins d’impôts, moins de prélèvements sur nos salaires bruts. Seulement s’il n’y a plus l’arme chômage pour imposer des cadences infernales et précariser les employés, ces derniers risquent fort à terme de se solidariser et de s’approprier l’outil de production… contre le patron ! Plus nombreux dans l’entreprise, conscients du travail fait et à faire, maîtres des outils et des procédés, l’idée de gestion directe de l’entreprise par les travailleurs se fera plus concrète et donc l’inutilité d’un patron plus flagrante.

Toujours est-il que l’idée de la répartition et de la division des tâches est de plus en plus oubliée par les syndicats et les salariés. Chacun et chacune s’attachent à son poste, son pré carré, comme un naufragé à sa bouée, plutôt que de partager avec son voisin. Pourtant nous y gagnerions tous et toutes. En temps, en qualité de vie, en loisirs et en santé. Il nous reste donc à organiser la division et la répartition du travail, et non à bosser plus au détriment de nous-mêmes et de nos collègues au chômage.



LA CARTE SCOLAIRE ACCUSÉE DE SÉGRÉGATION,C’EST LE MONDE À L’ENVERS !
Attention ! Leçon de manipulation !

Pour promouvoir l’égalité sociale, le nouveau gouvernement vient d’annoncer la suppression progressive de la carte scolaire en trois ans tout en permettant aux familles de la contourner dès la rentrée prochaine.

1) Ne pas s’intéresser aux causes premières : mise en place en 1963, elle pose comme principe qu’un enfant soit scolarisé dans un établissement en fonction de son lieu d’habitation. La mixité scolaire n’est donc qu’une conséquence de la mixité urbaine. S’il existe des ghettos scolaires dans certains quartiers, c’est bien parce que les populations les plus défavorisées s’y retrouvent, les loyers étant moins chers et l’offre de logements sociaux plus importante qu’ailleurs. On ne peut répondre à ces inégalités géographiques qu’en construisant des logements sociaux en nombre suffisant dans tous les quartiers et en plafonnant les loyers. Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.

2) Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.

3) Flatter la liberté individuelle : l’année prochaine, davantage d’élèves pourraient choisir leur établissement. C’est oublier qu’il y a un nombre de places limitées dans chaque établissement, et que les critères sont suffisamment flous pour que les lycées sélectionnent les dossiers qui les intéressent. Privés de leurs meilleurs élèves, les difficultés des établissements des ZEP n’en seront que plus grandes.

Malgré les contournements, la carte scolaire est donc le dernier rempart qui permet aux ZEP de garder les rares élèves issus des couches favorisées. Le gouvernement répond à une ségrégation sociale déjà existante en favorisant les plus favorisés et en désarmant les plus faibles pour mieux les stigmatiser. Face à ce redoutable rouleau compresseur idéologique qui érige une société de classes toujours plus individualiste et refermée sur elle-même, dénonçons les mensonges de ceux qui nous gouvernent, montrons que la lutte collective paye en nous organisant sur nos lieux de travail et dans nos quartiers.

Avec eux, c’est le monde à l’envers. Alors, prenons-les au mot et renversons leur monde !



POUR NOUS REJOINDRE :

CNT 59/62, 1 rue Broca, 59000 Lille
Tél : 03 20 56 96 10
Courriel : ur59-62@cnt-f.org

POUR S’INFORMER :

- Un site internet régional : http://www.cnt-f.org/59-62
- Un mensuel confédéral : Le Combat syndicaliste (pour le recevoir gratuitement pendant 3 mois, envoyez un mail à : cs-administration@cnt-f.org en indiquant vos nom, prénom, adresse, métier et secteur d’activité).
- Une liste internet : postmaster-ur5962@cnt-f.org
 
QUE PERSONNE NE DÉCIDE À TA PLACE !
PUISQUE PERSONNE NE TRAVAILLE À TA PLACE !



LA CNT, C’EST QUOI ?
 
UN SYNDICAT ! Parce que cette forme d’organisation englobe les champs économique, politique, social et culturel. Elle est directement issue du peuple et elle représente ses intérêts.

DE COMBAT ! Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement au capitalisme. Les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans l’action et la mobilisation.
 
AUTOGESTIONNAIRE ! Parce que les décisions doivent être prises à la base. Nous appelons à l’auto-organisation des luttes.

SOLIDAIRE ! Parce que les hiérarchies s’opposent à une société égalitaire et autogérée. Seules la réflexion et l’action interprofessionnelles permettent d’éviter le corporatisme.

ANTICAPITALISTE ! Parce que nous fabriquons toutes les marchandises et assurons tous les services, nous devons les orienter pour le bien de toute la collectivité et non pour l’ambition de quelques-uns. C’est pourquoi nous pensons que le syndicalisme doit être porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre… Un projet révolutionnaire.



NON AUX FRANCHISES MEDICALES !

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer ».
 
Plus ça va, plus on fait payer les malades

D'abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner.
1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

Avec les franchises, les malades paient pour les malades

Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise au début c'est 50 euros, mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par consultation qui – promis juré – ne devait augmenter et était plafonné à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.

Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. A l'opposé de ce système solidaire, celui des assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies.
Transformer les conditions de vie, de travail, d'environnement, d'alimentation… autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
 
NOUS SOMMES TOUS PROPRIETAIRES DE LA SECU.ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !



Extrait de la pétition :
« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGERNicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer et Alzheimer)..Plus ça va plus on fait payer les malades : Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Nous, salariés, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE : Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C’est la fin des principes fondateurs de la Sécurité Sociale, d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu, reçoit selon ses besoins et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades, sans les culpabiliser. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée. Franchise =  Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien…  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.Franchise =  Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ». La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes. Franchise  = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers. Le forfait hospitalier était à 3 € en 1983 il est aujourd’hui à 18 € . La franchise n’est que le premier volet  des remises en causes annoncées de la sécurité sociale par Sarkozy pour le 1er semestre 2008.Nous refusons  les remises en causes de la sécu et l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.Nous réclamons l’accès aux soins pour tous.


NOS DROITS SOCIAUX
NE SONT PAS NéGOCIABLES..
.
NOUS NE NéGOCIERONS RIEN !

Sous l'impulsion des classes aisées et du patronat, Sarkozy et son gouvernement s'agitent frénétiquement avec leurs attaques contre nos droits sociaux. La guerre a été déclarée aux travailleurs-euses et aux privé-e-s d'emploi. Nous devons riposter avec vigueur en refusant de cautionner les réformes gouvernementales et en nous tenant prêts à défendre nos droits dans la rue.


TOUJOURS PLUS DE PRECARITé !

Les baisses du chômage annoncées par le gouvernement sont des leurres. Les offres d’emploi proposées, dans leur grande majorité, sont des contrats précaires : intérim, CDD, temps partiel. Avec la fusion ASSEDIC / ANPE va se renforcer le flicage des demandeurs-euses d'emploi, avec à la clé plus de radiations permettant de mieux "maîtriser" les chiffres du chômage. Largement inspiré du CNE (jugé illégal en juillet par la Cour d'appel de Paris), le futur contrat unique promis par Sarkozy va généraliser la précarité dans le monde du travail. Si l'on ajoute les promesses de cadeaux faites aux patrons (défiscalisation des heures supplémentaires, TVA sociale...), c'est une déclaration de guerre faite aux travailleurs-euses.

LE DROIT DE GRèVE DOIT RESTER UNE ARME AUX MAINS DES TRAVAILLEURS !

La mise en place d'un service minimum dans les transports en commun jette les bases d'un démantèlement du droit de grève (les agents devront se déclarer grévistes 48 heures à l'avance, le personnel devra être consulté sur la continuation de la grève au bout de  8 jours de conflit) ; sans garantir pour autant à l'usager un service de meilleure qualité, déjà mis à mal par la compression des effectifs à la SNCF.

é
TAT UMP : éTAT POLICIER !

Pour satisfaire le désir présidentiel d'expluser 25 000 sans papiers cette année, Hortefeux a demandé aux forces
de l'ordre de faire du zèle. On a pu voir cet été avec quelle violence les sans papiers lillois on été traités. Les entreprises ne connaissent pas de frontières, les travailleurs-euses doivent jouir de la liberté de circulation.
Nous entrons avec Sarkozy dans l'ère du tout sécuritaire, avec la banalisation et l'amplification de l'emploi de caméras de surveillance, l'extension des contrôles biométriques et l'application de peines plancher pour les récidivistes.


HALTE AU DéMANTèLEMENT DU SERVICE PUBLIC !

Le gouvernement prévoit, pour 2008, 22 700 postes de fonctionnaires supprimés, un départ à la retraite sur trois non remplacé. C'est l'Education nationale qui va être principalement touchée.
Tout cela en contradiction avec les besoins sociaux qui exigent davantage de moyens (humains et financiers) pour travailler dans des conditions acceptables. Comment va-t-on pouvoir garantir un service public de qualité avec des moyens en baisse ?
La loi d'autonomie des universités va livrer l'enseignement supérieur aux grandes entreprises. La santé publique s'enfonce dans la crise et, une fois de plus, c'est l'usager qui sera mis à contribution avec l'instauration de la franchise médicale.

LES SYNDICATS C.N.T. DE L'UNION LOCALE DE LILLE ET ENVIRONS
SE BATTENT POUR :


 - un service public renforcé (titularisation de tous les précaires et création de postes pour un vrai service public),
 - accès à la formation pour tous et toutes avec maintien du salaire,
 - généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
 - augmentation générale des minima sociaux et des salaires,
 - pas de salaire net inférieur à 1 500 euros,
 - liberté de circulation et d'installation plutôt que politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
 - retraite complète à 60 ans pour tous et toutes, mais prise en compte des travaux pénibles ainsi que retour au système de retraite par répartition,
 - gratuité de tous les soins pour tous et toutes,
 - gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro).

CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !
Seuls 8% des travailleurs-euses sont syndiqué-e-s ! Si nous voulons résister, nous devons nous organiser !! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même seul-e sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien. Mettons en place et développons des assemblées générales sur nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de décider, tous et toutes ensemble à la base, des combats à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique du patronat. C’est par une véritable offensive syndicale que nous pourrons créer une alternative concrète à la société que nous imposent la bourgeoisie et l’Etat. Les appels à des journées d’action et de manifestation des centrales syndicales réformistes ne sont pas suffisants et ont montré leurs limites. Il est temps de s’organiser autrement et d’user de pratiques réellement efficaces face aux attaques des sales capitalistes et de leurs laquais. Grève illimitée jusqu’à satisfaction, action directe, autogestion des luttes !


LA CNT : UN SYNDICAT DE COMBAT !

UN SYNDICAT AUTOGESTIONNAIRE :
Les décisions sont prises collectivement, par l’ensemble des adhérent-e-s, lors des assemblés générales du syndicat. Nous refusons les permanent-e-s, les professionnels-elles du syndicalisme. Tout le travail syndical se fait en plus des heures de travail des militant-e-s. Refus également de la hiérarchie, les délégué-e-s doivent l’être sur des mandats précis et révocables à tout moment.

UN SYNDICAT DE LUTTE AU QUOTIDIEN : Sur les lieux de travail, pour l’amélioration des conditions de travail, mais également contre toutes les formes de discriminations (racisme, sexisme…), contre les lois sécuritaires qui stigmatisent les travailleurs-euses les plus pauvres et les moins armé-e-s, ainsi que contre le fascisme dont les gouvernements au pouvoir font le jeu.

UN SYNDICAT INTERNATIONAL :
En soutenant les travailleurs-euses en lutte dans tous les pays, mais également les travailleurs-euses migrant-e-s (souvent sans papiers). Les travailleurs-euses n’ont pas de patrie : solidarité internationale !

UN SYNDICAT 
RéVOLUTIONNAIRE : Nous n’attendons pas quelques réformes pour pallier les désastres du capitalisme sous la bienveillance de l’Etat. C’est la transformation de la société par les travailleurs, pour un partage égalitaire des richesses, selon le principe «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoin ».

Union locale des syndicats CNT de Lille et environs

ul-lille@cnt-f.org

PS : une version maquettée de ce tract est disponible ici en téléchargement (format pdf - 2 pages - 541 ko) .


SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !

Le 30 août 2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70 jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord proposé par le Préfet Canepa. Cet accord prévoit au mieux un examen au cas par cas de leur demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au rabais ne répond pas aux voeux des grévistes qui réclamaient une régularisation collective. Elle est par ailleurs très éloignée de la stricte application des « accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour l’instant aucunement ni leur régularisation définitive ni encore moins celle des autres sans-papiers. 

Aujourd'hui, l
a lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...

Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.




SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !

Le 30 août 2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70 jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord proposé par le Préfet Canepa. Cet accord prévoit au mieux un examen au cas par cas de leur demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au rabais ne répond pas aux voeux des grévistes qui réclamaient une régularisation collective. Elle est par ailleurs très éloignée de la stricte application des « accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour l’instant aucunement ni leur régularisation définitive ni encore moins celle des autres sans-papiers. 

Aujourd'hui, l
a lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...

Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.


SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
(22 août 2007)

L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs dénonce les rafles de sans papiers qu’a menées la police nationale mardi matin et mercredi après-midi, à bientôt 70 jours de leur grève de la faim.

Depuis le 1er août, jour de l’évacuation de la Bourse de travail orchestrée par la préfecture, la soixantaine de sans papiers grévistes de la faim a été trimbalée d’hôpitaux en commissariats en passant par les centres de rententions et les tribunaux.

Il y a une semaine environ, 7 guinéens grévistes de la faim ont été expulsés via le Maroc. Une quarantaine d’autres se trouvaient depuis aux abords des hôpitaux de Lille, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes où ils poursuivaient leur grève dans des abris de fortune, l’administration hospitalière refusant de les hospitaliser. Ils ont été raflés et enfermés dans différents commissariats et centres de rétention. Aujourd’hui ce sont 6 sans papiers hospitalisés à l’hopital de Seclin qui ont été embarqués par la police.

Ainsi, l’Etat et la préfecture usent de méthodes odieuses pour casser le mouvement de lutte des sans papiers du Nord qui ne sont pas sans nous remémorer les pages les plus sombres de notre histoire.

L’union locale CNT tient à exprimer son indignation face aux méthodes toujours plus répressives de l’Etat à l’encontre des sans papiers et apporte tout son soutien aux victimes des politiques racistes et inhumaines.

Nous réaffirmons la nécessité d’une solidarité internationale entre les peuples au delà des frontières, des cultures et des Etats.

L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs appelle à participer aux manifestations de soutien aux sans-papiers en lutte tous les soirs à 18h (place de la République à Lille) ainsi que samedi 25 août 2007 à 15h (même lieu).

SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE RESF 59/62
(21 août 2007)

Réseau Education Sans Frontières 5962 soutient les sans-papiers
grévistes de la faim et proteste contre la répression organisée par l’Etat.
Des dizaines de sans-papiers poursuivent une grève de la faim entamée par certains depuis le 15 juin. Cette grève de la faim a été imposée par l’attitude de la Préfecture du Nord qui a arrêté, poursuivi, expulsé dessans-papiers qui sont en attente d’une régularisation depuis des mois voire des années.Devant cette rupture unilatérale et brutale par la préfecture des accords Delarue de 2004, les sans-papiers n’ont eu, en désespoir de cause, d’autre choix que de mettre leurs vies en danger en utilisant l’ultime recours à leur disposition : la grève de la faim.Ce mardi 21 août, tôt le matin, une vaste opération policière a été menée contre les sans-papiers grévistes de la faim installés devant différents hôpitaux de la métropole lilloise. Actuellement dans les locaux de la PAF, notre inquiétude est très forte sur leur sort.Réseau Education Sans Frontières 5962 proteste contre l’attitude de plus en plus répressive des services de l’Etat à l’encontre des "étrangers" définis au faciès et des sans-papiers grévistes de la faim, en particulier.Réseau Education Sans Frontières 5962 affirme son entière solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim et les autres.Réseau Education Sans Frontières 5962 appelle tous ses membres à manifester le plus large soutien et à protester le plus fortement possible auprès de la préfecture du Nord et du ministère en charge de cette question.Réseau Education Sans Frontières 5962 exige que les revendications des sans-papiers grévistes de la faim soient satisfaites.

Pétition de RESF 59/62 à signer sur http://www.educationsansfrontieres.org/?article7636 (en cas de dysfontionnement, aller sur la page d'accueil http://www.educationsansfrontieres.org ; toutes les infos sont en ligne à la rubrique "collectifs locaux/59 62/divers" jusqu'au 15/08/07 puis dans la rubrique "grève de la faim").



SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DU CSP 59
(1er août 2007)

Au 47ème jour de grève de la faim, le préfet du Nord expulse de la Bourse du travail de Lille les sans-papiers grévistes et rafle les autres !

L’ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la porte, les 169 sans papiers à l’intérieur ne pouvant plus sortir de la Bourse du Travail.

Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40 véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l’intérieur, se sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d’un contrôle d’identité. Quelques uns ont été conduits à l’extérieur, d’autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin, Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à Lille etc.…

Si l’expulsion de la Bourse s’est faite sans violences notables, il s’agit là d’une nouvelle provocation répressive contre les Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare selon l’AFP que l’intervention policière était « indispensable sur le plan sanitaire, de l’hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice l’appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique de l’évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se substitue à la Justice. Une fois n’est pas coutume, ne sont-ce pas les mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil, de Lille et la Cour d’Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même Préfecture s’est même permise d’inventer l’article 78.2.8, qui n’existe pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations de sans papiers diffuseur du tract d’appel à la conférence du magistrat PORTELLI.

Selon l’AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans papiers ont été placés en garde à vue pour l’examen de leurs situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A l’heure actuelle affirme clairement qu’il y avait 170 sans papiers dont 56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du Travail par les rondes de la BAC jusqu’à 6h du matin.

Le Préfet continue le double langage qui consiste à nier sans le paraître l’existence d’une grève de la faim qu’il a lui-même provoqué. Selon l’AFP il ne reconnaît qu’une « quarantaine se prétendant en grève de la faim (qui ) feront l’objet médical par précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant les symptômes d’une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le CSP 59 a repéré pour l’instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet instant sans nouvelles des autres.

Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l’être ».

Pour qualifier la liste des grévistes de la faim, des 60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour compte des accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP et la CIMADE ,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de « fantaisiste », le Préfet évoque un « violeur », un cas de « mariage forcé » et d’autres « déjà régularisés ». Décidément, M. CANEPA a des difficultés à respecter la séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif qu’il représente et le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà régularisés » auxquels fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu’il s’agit d’abord d’une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en longue attente d’une visite médicale à l’ANAEM pour obtenir la carte d’un an ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du premier récépissé. Le simple fait de présenter comme « fantaisiste » une telle liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.

Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce matin, le premier à avoir été libéré s’est vu remettre un document préfectoral le dépossèdant de son récépissé de demande d’asile à l’OFPRA alors qu’il est en attente de la décision de la commission de recours de l’OFPRA. Le document remis considère, avant même que cette commission n’ait siégé que le demandeur d’asile guinéen ne peut « se prévaloir des dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales ». Le CSP 59 considère d’une part que la Préfecture n’a pas à se substituer à la commission de recours de l’OFPRA et conseille d’autre part à M. CANEPA de prendre langue avec MM. BOLLORE et SARKOZY pour qu’ils l’informent des 130 morts et plus causés par la répression de leur ami le dictateur Lansana CONTE ces derniers mois en Guinée.

M. CANEPA, vous n’êtes ni crédible, ni sérieux. Toutefois, vous avez entre vos mains la santé et la vie des grévistes de la faim. Votre action répressive d’aujourd’hui, à l’instar de ce qui ce qui s’est passé le 15 juin pourrait multiplier le nombre actuel de grévistes reconnus par le CSP 59. En effet, depuis le 25 juillet, jour de l’installation des grévistes à la Bourse du Travail, l’opinion publique est témoin du formidable travail citoyen et civique effectué pour éviter justement que le désespoir des sans papiers ne se transforme en acte hors-loi ; c’est à dire que des sans papiers n’ayant reçu aucune première réponse ou étant encore en procédure de demande d’asile ou relevant d’autres Préfectures ne viennent s’ajouter à ceux qui ont construits leurs dossiers conformément aux demandes de vos services et aux exigences de l’accord DELARUE.

Le CSP 59 vous tient par avance pour responsable de toute conséquence dramatique qui découlerait de votre irresponsabilité et de votre mépris pour les étrangers sans papiers.

Lille, le 1er août 2007.

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59000 Lille - Tél: 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 – E-mail : csp59@wanadoo.fr


PAS DE SERVICE MINIMUM...
POUR LA LUTTE DES CLASSES !

Cet été, pendant que les couches populaires vont se dorer la pilule sur les plages polluées et que les plus pauvres restent chez eux à affronter la canicule ou les inondations, le gouvernement se dépêche de faire passer plusieurs projets de loi. La tendance générale des mesures qu'ils nous ont concoctées, ce n'est pas un révélation, est à l'antisocial. Ce gouvernement est d'autant plus dangereux que, lui aussi, raisonne en terme de classes : toujours plus pour les riches et encore moins pour les pauvres. Ou plutôt, enrichir les riches en prenant aux pauvres. Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le service public et particulièrement dans les transports. Pourtant, des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc...). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longues luttes en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d'autant plus dangereuse qu'elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leur revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l'État que l'on ne peut exploiter des femmes et des hommes sans craindre une réaction, elle reste donc l'arme que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a aussi pour but à long terme de privatiser le service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en s'attaquant au droit de grève. Sans compter qu'en France, par la grève, les cheminots ont souvent été à la pointe de la défense des intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1995, les retraites en 2003). De plus, le gouvernement ne cache pas sa volonté d'étendre le service minimum aux autres services publics. Sont particulièrement visées : La Poste et l'Education Nationale. L'embuscade se referme sur nous. Si nous nous battons maintenant pour défendre les acquis que nos anciens ont obtenus parfois dans le sang, si nous ne réagissons pas, c'est à terme le droit de grève dans le public comme dans le privé qui sera remis en cause. Le choix est clair : se soumettre ou résister.

PAS DE SERVICE MINIMUM ... POUR LA LUTTE DES CLASSES !

PUBLIC-PRIVÉ, RÉAGISSONS !



BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE"
ORGANISEE A BETHUNE

Le 23 juin 2007, l'union locale CNT de Béthune organisait une commémoration de la "Commune de Paris" ; l'occasion de faire la fête en famille... Les délicieux goûters et repas du soir ont été engloutis. Les services librairie et bibliothèque de l'UL-CNT de Béthune, une projection de films et de diaporama sur 2 ordinateurs et écran