ACTUALITE ET ANALYSES
archives (divers)
MANIFESTATION CONTRE LES LICENCIEMENTS, LE CHOMAGE ET LA PRECARITE DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS (VIDEOS ET COMMUNIQUE)
COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN ORGANISÉ AU DJOLOFF LE 28 NOVEMBRE 2009
LA PRÉCARITÉ N'EST PAS UNE FATALITÉ (automne 2009)
RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE DE LA PAUVRETE DURABLE ! (automne 2009)
CONTRE LA REPRESSION D'ETAT A POITIERS (19 octobre 2009)
MANIFESTATION A LILLE EN SOLIDARITE AUX VICTIMES DE LA REPRESSION D'ETAT (10 octobre 2009)
TAULE - EMPLOI : NI CONTROLEURS NI DELATEURS ! (septembre 2009)
SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S DE CALAIS (juillet - aoüt 2009)
GREVE GENERALE : BILAN ET PERSPECTIVES (juin 2009)
CALAIS : CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION  (du 23 au 29 juin 2009)
FETE DE L'ALIENATION (1er mai / 14 mai 2009)
LICENCIE-E-S, SOUS PAYE-E-S, PRECARISE-E-S... Y'EN A ASSEZ ! (avril 2009)
TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 19 MARS.... ET APRES !? (19 mars 2009)
LE DROIT DE GREVE (rappels juridiques)
GREVE GENERALE AUX ANTILLES.... ET ICI, C'EST POUR QUAND ? (19 février 2009)
APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (février 2009)
COMPTE-RENDU ET APPEL DE  L'AG INTERPRO DU 29 JANVIER 2009 A LILLE
LA CRISE.... C'EST LE CAPITALISME ! TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29  JANVIER 2009 !
ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHOMEURS : NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! (21 janvier 2009)
ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 !
UN TOIT, C'EST UN DROIT ! ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! (15 novembre 08)
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS ! (4 octobre 2008)
REPRESENTATIVITE ET STRATEGIE SYNDICALE (motion de synthèse du congrès confédéral de la CNT - septembre 2008)
CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE : NON A LA REPRESSION A "LA POSTE" !
NON AUX BAS SALAIRES ! NON AUX INEGALITES SALARIALES ! (janvier 2008)
SANS-PAPIERS : SOLIDARITE AVEC LE CSP 59 ! (décembre 2007)
SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE... LA LUTTE CONTINUE ! (20 novembre 2007 / décembre 2007 / ...)
MANIFESTATION NATIONALE CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE (8 décembre 2007)
NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL ! (décembre 2007)
SNCF : APPEL A LA GREVE RECONDUCTIBLE DES CHEMINOTS CNT (novembre 07)
RESTAURATION : MARRE D'ETRE EXPLOITES !  (17 novembre 07)
L'EXTREME-DROITE DE DIEU REMET LE COUVERT (17 novembre 2007)
APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (15 novembre 2007)
MOBILISATION DANS LE PUBLIC, SECTEUR PAR SECTEUR (du 18 octobre au 20 novembre 2007)
UN TOIT, C'EST UN DROIT ! (26 octobre 07)
APPEL DU RESEAU "INTER LUTTES" DE LILLE (19 octobre 07)
PUBLIC - PRIVE : 37,5 ANNUITES : C'EST CA L'EGALITE ! (18 octobre 07)
LA LOI HORTEFEUX : UNE DENI DU DROIT D'EXISTER ! (17 octobre 07)
Sécu : comment est-ce qu'on fabrique un "déficit" ? (3 octobre 07)
RENTREE SOCIALE : TRACT CONFEDERAL DE LA CNT (26 septembre 07)
NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! (septembre-octobre 07)
NOS DROITS SOCIAUX NE SONT PAS NEGOCIABLES....
NOUS NE NEGOCIERONS RIEN ! (19 septembre 07)
SANS-PAPIERS : LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE (31 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE (22 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE RESF 59/62 (21 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DU CSP 59 (1er août 07)
PAS DE SERVICE MINIMUM... POUR LA LUTTE DES CLASSES ! (31 juillet 07)
BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE" ORGANISEE A BETHUNE (23 juin 07)
MAI 68 : LE RETOUR ! (juin 07)
MARCHE DES CHOMEURS A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK (21 mai 07)
LA CNT FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL (10 mai 07)
PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL ! (4 mai 07)
MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
(affiche et tract de la CNT pour le samedi 17 mars 2007 à Lille)
LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL ET LE FRONT NATIONAL
(appel de la CNT à la manifestation anti FN du 24 février 2007 à Lille)
SECTEUR PUBLIC : TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !
SOUSCRIPTION REGIONALE POUR L'ACHAT D'UNE SONO (17/01/07)
SOUTIEN A LA CNT-PTT (25/11/06)
UNE SECTION CNT A MEDIAPOLE : A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ? (23/11/06)
DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER… OU ETAT POLICIER ? (22/11/06)
DROIT A L'AVORTEMENT ET A LA CONTRACEPTION (18/11/06)
SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S DE QUEBECOR HELLEMMES (16/11/06)
TRACT DE RENTREE INTERPRO DE L'UL-CNT DE LILLE ET ENVIRONS (automne 06)
SOUTIEN A BERNARD COQUELLE, MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"),
POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE (23/09/06)
PROCES DE BENJAMIN DECEUNINCK, MILITANT CNT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"),
POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE (05/09/06, 08/11/06 et 28/11/06 )
NI GENETIQUEMENT MODIFIES, NI GENETIQUEMENT FICHES ! (01/07/06)
1er MAI 2006 : APPEL INTERSYNDICAL
LE CPE EST MORT ! LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE ! (13/04/06)
CHIRAC ET LE CODE DU TRAVAIL (03/04/06)
DECLARATION DE L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES (01/04/06)
POURQUOI SE METTRE EN GREVE ET MANIFESTER MARDI 28 MARS ?
POURQUOI RECONDUIRE LA GREVE DES LES JOURS SUIVANTS ?
UN TOIT,  C'EST UN DROIT ! (11/03/06)
MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT AU SUJET DU SOUTIEN
AUX PRISONNIERS DU GROUPE "ACTION DIRECTE" (28/01/06)
2005 MAUVAISE ANNEE... CA VA CONTINUER EN 2006 ! (25/01/06)
L'ACCORD UNDEDIC EN DETAIL (07/01/06)
PROCES DE CHRISTIAN VANNESTE, DEPUTE U.M.P. DE TOURCOING,
POUR INCITATION A LA HAINE HOMOPHOBE (13/12/05)
ABROGATION DES ORDONNANCES VILLEPIN ! (21/09/05)
NON AUX OGM DANS NOS ASSIETTES ! SOLIDARITE AVEC LES 11 D'AVELIN ! (15/09/05)
ANALYSE POST-RÉFÉRENDAIRE (15/06/05)
NON A L'EUROPE DU CAPITAL ! (18/05/05)
LUNDI DE PENTECOTE : NON AU TRAVAIL FORCE, TOUS ET TOUTES EN GREVE !
LES MARCHEURS SONT A ROUBAIX (25/04/05)
LES MARCHEURS SONT A LIEVIN (23/04/05)

LES MARCHEURS SONT A BETHUNE (22/04/05)
LES MARCHEURS SONT A CALAIS (20/04/05)
LES MARCHEURS SONT PARTIS (18/04/05)
PROGRAMME DE LA MARCHE REGIONALE
CONTRE LA PRECARISATION DE NOS VIES (DU 16/04/05 AU 01/05/05)
AGRESSION FASCISTE CONTRE LE LOCAL C.N.T. DE LILLE (15/04/05)
AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES ET DES MINIMA SOCIAUX !
FACE AU BULLDOZER CAPITALISTE...
1 JOUR DE GREVE NE SUFFIT PAS ! CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE !
10 MARS ET AU-DELA : SI ON OSAIT ?
REPRESSION AU PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE
TRAVAILLER MOINS, TOUS ET AUTREMENT !
DES ACQUIS, FAISONS TABLE RASE ! (devise du baron Sellières) - tract du STIS-CNT 59
35 HEURES : JOURNEE DU 5 FEVRIER 2005 - appel confédéral de la CNT
GREVE ET MANIF CONTRE LES PROJETS DE LOI
SUR LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE
(3 FEVRIER - appel de la fédé CNT santé social fpt)
MANIF CONTRE LES PROPOS HOMOPHOBES DE VANNESTE,
DEPUTE UMP DE TOURCOING (29/01)
UN EXEMPLE DE PRECARITE ET DE PRIVATISATION DANS LE SERVICE PUBLIC
COMMUNIQUE CONFEDERAL DE LA CNT AU SUJET DES MOBILISATIONS
DANS LA FONCTION PUBLIQUE
GREVE DES TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE
LES PAUVRES PLUS PAUVRES. LES RICHES PLUS RICHES ?
CHARTE DEMOCRATIE DIRECTE
LE DROIT DE GREVE DANS LE PRIVE
NOS RETRAITES NE SONT PAS A VENDRE !
RETRAITES
EN PLEIN 19ème SIECLE...
FAIRE CONVERGER LES LUTTES A L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE
PREPARER LA GREVE DU 17 OCTOBRE !
DU NORD AU SUD, NON AU F.HAINE
LA HAINE HOMOPHOBE A ENCORE FRAPPÉ
LEGIONELLOSE : QUE NOUS CACHE-T-ON ?
LILLE 2004: CULTURE A COURT TERME,
MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE INDERTERMINEE
RMA
LOI FILLON SUR LE DIALOGUE SOCIAL
JOSÉ BOVÉ
FONCTION PUBLIQUE : SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ !
35 H DANS LA FONCTION PUBLIQUE ?
CAMARADES, ENCORE UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" !
GEL DES SALAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC
NON AU TRAVAIL PRECAIRE !
RETRAITES
35 HEURES...
Solidarité avec les grévistes du musée de Lille, accusés d'abandon de poste !
NON AU LICENCIEMENT ABUSIF DE BABOUSE !
FILATURE MOSSLEY
SALARIES DE " LU " EN COLERE !
LICENCIONS LES PATRONS !
SANS PAPIERS : LA MAIRIE DE LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE !
SANS PAPIERS : RESUME / SYNTHESE ET BILAN
COMMUNIQUE DU COMITE DES SANS PAPIERS 59
JOSPIN ET LES SANS-PAPIERS LILLOIS
LES PRINCIPAUX PLANS DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS
(EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION
HOPITAUX : TOUS EN GREVE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2001.
HOPITAUX : LES 35... LEURRES !
HOPITAUX : IMPOSONS NOTRE PASSAGE AUX 35 HEURES !
MEDECINS
"BROUTCHOUX (... ET MARCHONS SUR LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre K.
THÉATRE ENGAGÉ
ELECTIONS PRUD'HOMALES
APPEL POUR UN FRONT SOCIAL DES RESISTANCES
A PROPOS DU "FRONT REPUBLICAIN"
CHIRAC ESCROC, LE PEN FACHO !
SUITE AU 1er TOUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE POURQUOI ?



MANIFESTATION
CONTRE LES LICENCIEMENTS,
LE CHOMAGE ET LES PRECARITES
DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS

Vidéos :
- Cortège de l'UL-CNT de Lille et de la CNT-RP
- Rencontre de l'UL-CNT de Lille avec les travailleurs sans-papiers d'ISS (société de nettoyage) en grève pour leur régularisation

Communiqué confédéral CNT du 04/12/09 :


Peu d'enjeux sont aussi immédiatement interprofessionnels que ceux liés au chômage et à la précarité. La CNT appelle l'ensemble des travailleurs (avec ou sans emploi, avec ou sans papiers) à participer aux manifestations de ce samedi 5 décembre et aux assemblées générales pour donner suite au mouvement. Cette mobilisation sera le point d’orgue de semaines d’action des précaires mais la lutte ne s’arrêtera pas à une journée !

La crise financière a enfoncé la plupart des pays dans la récession, avec son cortège de conséquences en chaîne sur l’économie réelle : licenciements permanents, taux de chômage qui explosent, chômage partiel, situations de précarité renforcées, etc.

En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en sous-emploi. Les licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un an !

Pour certaines grandes firmes, le business continue, y compris dans ses dérives les plus financiaristes et spéculatives, et la crise est un prétexte à restructurations, avec des conséquences en cascade sur les entreprises sous-traitantes, les salariés étant toujours en première ligne.

Mais la précarité n’est pas une nouveauté. Depuis des années les CDD, le temps partiel forcé, l’intérim, les contractuels de droit privé dans la Fonction publique, sont un mode de gestion, et la précarisation des travailleurs un principe économique. La sous-traitance, un moyen hypocrite et trop commode pour les grands groupes et pour l’État, de faire semblant de ne pas voir les conséquences sociales et humaines de ces « gains de productivité ».

Tous les travailleurs sont précaires, chômeurs en puissance, corvéables à merci. S'ils ne le savaient pas, leurs patrons et leurs hiérarchies le leur rappellent quotidiennement à coups de pression psychologique, de menaces de licenciement économique et de délocalisations, en répétant le nombre de chômeurs prêts à prendre leur place. Et lorsque les travailleurs victimes de licenciements économiques se battent pour obtenir autre chose que des miettes, on les envoie directement au tribunal à l’image des salariés de Continental que l'État traîne en justice…

Et parallèlement, la fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « Pôle emploi » n’a fait qu’aggraver le problème. Le traitement des dossiers est déshumanisé. Les chômeurs sont traités comme des fraudeurs en puissance, et l’un des critères « d’efficacité » est le taux de transfert de dossiers vers les sous-traitants privés qui, selon les chiffres même du gouvernement, sont plus chers et moins efficaces que le service public.

Pendant que des millions de personnes basculent dans la misère et que les autres subissent encore plus la flexibilité et les pressions patronales, les politiques nationales et internationales accouchent de souris (voire prennent des décisions absurdes comme faire travailler plus et plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite ou en défiscalisant les heures supplémentaires) et nos dirigeants économiques et politiques continuent à se gaver à coups de milliards.

Il est grand temps de faire converger les luttes en allant rejoindre les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements et en intégrant les précaires et chômeurs au sein des syndicats, au même titre que tous les salariés. Quel que soit son statut chaque travailleur est concerné, et c’est pourquoi les syndicats CNT se mobilisent à travers toute la France et notamment à Rennes, Lyon et Paris.

Parce qu'avec ou sans emploi aujourd'hui nous voulons travailler tous, moins et autrement. Répartissons la richesse, pas la misère !



COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN 
ORGANISÉ AU DJOLOFF
LE 28/11/09

L'union locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement les agressions verbales et physiques, en particulier celles à caractère sexistes, perpétrées pas les vigiles engagés par le Djoloff à l'encontre de personnes venues assister au concert de soutien à notre organisation dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 novembre 2009.

Ces vigiles, armés entre autres d'une machette, d'un pistolet à grenaille, de matraques et de poings électriques ont eu un comportement intolérable qui se doit d'être combattu.

Nous dénonçons également les agissements de la police qui, une fois arrivée sur place, s'est comportée comme à son habitude : provocations, insultes (notamment sexistes et racistes), agressions physiques (notamment au Flash Ball) et arrestations arbitraires.

Nous affirmons notre plus grande solidarité avec toutes les victimes des vigiles du Djoloff et de la police, et en particulier avec tous-tes les interpellé-e-s.

UL-CNT de Lille



LA PRÉCARITÉ
N'EST PAS UNE FATALITÉ

Une version maquettée de ce tract confédéral de la CNT sur la précarité
est téléchargeable en cliquant ici (format pdf - 1 page - 236 ko).


Assez de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d'ajustement économique évidents du système capitaliste.

1. Requalification de tous les contrats précaires en CDI :

Les contrats précaires, quand t'es jeune et que t'arrives sur le marché du travail, c'est vécu comme normal, c'est intériorisé. Mais ne perdons pas de vue que c'est pour nous diviser que se multiplient ces sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom...). Bref, de la main-d'œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour pas qu'on voit l'arnaque : « Les caisses sont vides ». Pour l'armée et les banques, de l'argent y'en a. Le paquet fiscal, les parachutes dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour nous RIEN !?

2. Travaillons toutes et tous moins et autrement :

Le chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con. Alors qu'il est justement là pour te mettre la pression, qu'avec la concurrence accrue, tu t'estimes heureux d'avoir un boulot, et que tu la fermes, sinon au coin ! Direction pôle emploi, qui va te proposer une « offre raisonnable » d'emploi et va contrôler tes papiers à l'inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing, comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000 demandeurs d'emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu'on est tous ensemble dans le même bateau, qu'on va devoir se serrer la ceinture (tout en consommant le plus possible, faut bien relancer l'économie !), et qu'on va devoir ramer ensemble.
Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur job? Combien de patron-ne-s? Quelles sont leurs conditions de travail ? Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ?
Partageons les richesses, pas la misère !

3. Des papiers pour toutes et tous :

La précarité, c'est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir ou déclaré, c'est sans protection sociale, le tout agrémenté de cache-cache avec les flics et risques d'expulsion. Immigration choisie d'un côté et disqualification des formations de l'autre, tout en reprenant des thèmes idéologiques de l'extrême droite.

Chômeurs-ses, précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s. Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail, partage égalitaire des richesses !

NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !

Manifestation nationale contre les licenciements, le chômage et la précarité :
Cette manif clôturera les marches régionales contre les licenciements, le chômage et la précarité qui se dérouleront du 20 novembre au 5 décembre. Elle se déroulera le samedi 5 décembre après-midi à Paris.

L'union locale des syndicats CNT de Lille affrète un bus pour descendre à Paris à cette occasion. Pensez à vous inscrire dés maintenant en envoyant un mail à l'UL-CNT de Lille : ul-lille@cnt-f.org

Le prix est de 15 euros et, pour celles/ceux qui ont des problèmes d'argent, de 5 euros minimum.
Départ : 10h, porte de Paris, Lille (M° mairie de Lille)
Retour : dans la soirée

Pour ceux et celles qui se rendraient à Paris par leurs propres moyens, le rendez-vous est à 14h, place de la bataille de Stalingrad (ancienne place de Stalingrad), Paris 19°. Métro : ligne 2, 5 et 7 (station "Stalingrad"), ligne 7 bis (station "Jaurès").

Tract du collectif de coordination des marches organisées dans différentes régions en novembre et décembre : cliquer ici (format pdf - 4 pages - 310 ko).

RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE
DE LA PAUVRETE DURABLE !

LE RSA - REVENU DE SOLIDARITÉ ACTIVE - EST CENSÉ CONTRIBUER DE FAÇON DÉCISIVE À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. BONJOUR L’ESCROQUERIE !

Le RSA (Revenu de Solidarité Active) remplace le Revenu minimum d’insertion (RMI) et l’Allocation de parent isolé (API). Il complète les revenus du travail des travailleurs pauvres et oblige à s’inscrire à Pôle Emploi.

Derrière son côté "charitable", c’est en fait une application de l’escroquerie intellectuelle du "travailler plus" pour "gagner plus" qui stigmatise "l’oisiveté" des RMistes face aux « pauvres méritants » et va ainsi amener à une mise en concurrence accrue des travailleurs entre eux.

L’État, aujourd’hui, nous fait miroiter que nous pouvons gagner plus en travaillant moins !!! Mais le fondement de cette politique ne serait-il pas d’organiser la précarisation du travail en essayant de nous faire passer la pilule sans heurt ? Demain, qui l’empêchera de diminuer le SMIC à 800 € pour un temps plein ?

De même, cette incitation financière à la reprise d’un emploi quelle qu’en soit la qualité, risque de provoquer une généralisation du travail au noir (donc sans couverture sociale et sans cotisation pour la retraite).

Enfin, si le RSA ne permet pas d’accéder à un revenu décent, il ne sera pas non plus le moyen de recevoir une reconnaissance professionnelle, ni même d’entrevoir un avenir solide.

Evaluations réalisées par le simulateur de calcul du RSA disponible sur www.caf.fr :
- SMIC temps plein (35 heures) : 1000 € net par mois
- RSA mi-temps (17,5 heures) : 710 € net par mois (500 € de salaire + 210 € de RSA)
- RSA quart-temps (8,75 heures) : 550 € net par mois (250 € de salaire + 305 € de RSA)

Mais ne nous y trompons pas. Un SMIC à temps plein ne permet déjà pas de vivre dignement !

PRÉCARISATION ACCRUE

Le "but recherché" de faire sortir les RMistes et les travailleurs « modestes » de la pauvreté ne sera pas atteint, compte tenu des revenus qui resteront bien en-dessous de ce qu’ils devraient être pour vivre décemment.

L’État, par la création du RSA, nous démontre que le revenu, seul, n’est plus suffisant pour permettre aux travailleurs (et souvent à leurs familles) de vivre dignement. Plutôt que d’imposer une augmentation des salaires, il obéit, comme ça a toujours été le cas, aux ordres du patronat.

Nous risquons dans les années à venir de voir exploser, grâce à ce dispositif, le nombre de travailleurs pauvres, et disparaître le SMIC. Ne pouvant diminuer le salaire minimum horaire, l’État propose au patronat de réduire le temps de travail, donc le revenu global.

Une personne seule travaillant à temps plein et rémunérée au SMIC perçoit environ 1000 € net par mois. Avec le RSA, en travaillant à mi-temps, elle percevra un revenu global d’un peu plus de 700 €.

UN CADEAU SUPPLÉMENTAIRE POUR LE PATRONAT

Finalement, le RSA est une aubaine pour le patronat qui se voit offrir des "petits boulots subventionnés". En effet les employeurs vont être encouragés à développer des postes à bas salaire et à temps partiel. Le tout dans un marché du travail nettement plus flexible. On peut déjà les entendre dire : "on ne peut pas vous proposer un temps complet, c’est la crise. Mais ne vous inquiétez pas, le RSA est là pour compléter vos revenus..."

Avec la sous-traitance au secteur privé (Adecco, ...) d’un grand nombre de demandeurs d’emploi (pour "soulager" Pôle-emploi), c’est l’afflux d’une main d’œuvre bon marché et docile, car précaire, pour les entreprises.

MACHINE A EXCLURE, A CASSER, A FLIQUER !

Loin d’être une solution, le RSA ne combat même pas l’exclusion, il l’institutionnalise.

Le RSA impose plus d’obligations que le RMI. En effet pour avoir droit au RSA, il faudra être inscrit à Pôle-Emploi et donc se plier aux mêmes règles que les chômeurs avec le risque de radiation des listes et donc d’une suspension des allocations.

Les personnes qui ne sont pas en capacité de reprendre un emploi (ne pouvant donc pas accepter une "offre d’emploi raisonnable"), ne seront donc pas concernées par le RSA.

S’ajoute à cela un système de flicage-fichage. Déjà, à sa mise en place, il était quasiment demandé de poursuivre ses parents en justice si ceux-ci n’aidaient pas financièrement les bénéficiaires. Récemment, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des libertés) a été saisie pour vérifier la création d’un fichier conséquent consultable par un grand nombre d’intervenants dont ni la qualité ni la diversité, ni l’éventail des usages qu’ils pourraient en faire n’est connu !

Enfin, comme pour le RMI et la plupart des aides sociales, le RSA se base sur la "famille". Encore une fois, il est impossible d’être considéré comme un individu à part entière. Les documents présentant le RSA parlent de « nombre d’heures de travail dans le couple », ou bien de « revenu d’activité du couple », ceci sans se soucier de savoir qui travaille et combien de temps. Est-ce l’homme, la femme, ou les deux ? Combien de temps chacun, pour quel salaire ? Un salaire est bien versé à une personne nominativement, pourquoi pas le RSA ?

CHOMEUR, POUR CONTINUER D’ETRE PAUVRE, VA FALLOIR TRAVAILLER !

Travaillons tous-tes, moins et autrement ! 
Union locale des syndicats CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org

Ce tract (format pdf - 2 pages - 259 ko) peut être téléchargé en cliquant ici.

Manifestation nationale des chômeurs et précaires le samedi 5 décembre 2009 à Paris. Pour un départ de Lille en bus, contacter l'union locale CNT de Lille.


CONTRE LA REPRESSION D'ETAT
A POITIERS


L'union locale CNT de Lille s’élève contre la répression féroce qui s’abat sur des camarades à Poitiers depuis le 10 octobre 2009.

Suite à la manifestation contre l’enfermement et la construction de la prison privée de Vivonne, dix-huit personnes, dont certains militants, ont été arrêtées et placées en garde à vue. Certaines ont même été arrêtées alors qu’elles n’avaient pas participé à la manifestation ! Jugées en comparution immédiate - nom juridique de la justice expéditive - trois d’entre elles ont été condamnées à de la prison ferme.

Pour faire taire le mouvement social, l’État a choisi arbitrairement trois boucs émissaires innocents et utilise ce prétexte pour ficher tous les militants locaux. Hortefeux réactive la peur de l’ennemi intérieur et en profite pour faire passer des nouvelles lois liberticides : « inventaire des lieux de vie communautaire où se regroupent des mouvances anarchistes potentiellement violentes », « identification très précise des groupuscules qui organisent ces incidents », dissolution de ces groupes.

L'union locale CNT de Lille invite à créer des comités de soutien aux inculpé-e-s ou à rejoindre ceux qui existent déjà. Nous dénonçons un État qui utilise les violences policières, les lois scélérates et une « justice » d’exception pour détruire toute contestation sociale. Nous continuerons à lutter contre l’enfermement, nous continuerons à participer à des manifestations contre toutes les violences économiques, sociales et politiques. Nous serons toujours dans les luttes et y développerons l’autogestion et la solidarité contre la peur et l’injustice.


Précisions sur les condamnés :

Patrick, quatre mois fermes, quatre mois avec sursis et 800 € d’amende pour violence sur commissaire ; Sam (trésorier de la CNT éducation 86), un mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur commissaire ; Jean-Salvy, un mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur officier de police ; Nathalie et Charles, deux mois avec sursis pour détention de feux d’artifices ; Serge, six mois avec sursis, deux ans de mise à l’épreuve et 2 850 € d’amende pour dégradations volontaires de biens privés ; Léo, six mois avec sursis pour dégradations volontaires par incendie et jets de pierres ; Candice, six mois avec sursis et 950 € d’amende pour dégradations volontaires sur un bien d’utilité publique. Par ailleurs, le parquet a fait appel pour quatre d’entre eux.

Procès à venir : le 5 janvier 2010, une mineure (14 ans) pour rébellion et refus de prélèvement ADN à Limoges ; le 23 février 2010, Angel (CNT éducation 86) et Sarah pour refus de prélèvement ADN (et refus de prise de photos et d’empreintes pour Angel).

Renseignements :

- Le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ( http://antirepression.unblog.fr ) appelle à un rassemblement lundi 19 octobre à 17h30, place d’Armes, Poitiers.

- Un blog de soutien pour Sam et Jean-Salvy : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org/
Pour signer l’appel à leur libération : http://5237.lapetition.be
Pour contacter le Comité de soutien : soutiensametjeansalvy@gmail.com




MANIFESTATION A LILLE
EN SOLIDARITE AUX VICTIMES
DE LA REPRESSION D'ETAT

(10 octobre 2009)

Le 23 Mai 2009 à Lille 26 personnes sont arrêtées suite à une manifestation contre la répression d’Etat. Leurs noms et coordonnées sont fournies aux fascistes de « la maison de l’identité flamande » située à Lambersart, ceux-ci les diffusent sur leur site internet dans une vidéo. Des policiers auraient-ils fournis les coordonnées des manifestants à « la maison de l’identité flamande » ? En plus des trois procès en cours et des six mois de prison avec sursis déjà écopés par l’un des manifestants ; des néo-nazis au crâne rasé ont agressé à deux reprises, dont une fois à l’arme blanche, des camarades dont les données personnelles furent ainsi divulguées.

Du 23 au 29 Juin à Calais plus de 2000 personnes se réunissaient au sein du camp No Border pour dénoncer la politique des Etats français et britannique, les traitements inhumains qu’ils font subir aux migrants sans-papiers via leur police, leur camps « de rétention » et leur justice de classe. Elles ont réclamé avec force la liberté de circulation pour tous et toutes et la suppression de toutes les frontières afin que chacun puisse vivre là où il le souhaite. Alors que toutes les actions entamées sont pacifiques, la police arrête une cinquantaine de personnes dont 2 qui passeront en procès le 14 octobre à Boulogne-sur-Mer pour « outrage » et « rébellion ».

Le 8 Juillet à Montreuil, Joachim Gatti perd un œil suite à un tir de flash ball lors de l’expulsion d’un squat. S’en suit une manifestation qui tourne à l’émeute lorsque la police attaque à nouveau sans raison le cortège et les habitants du quartier. Cette fois, face au peuple uni et déterminé, elle battra en retraite !

Le 1er Septembre à Compiègne, six ouvriers de l’usine Continental de Clairoix, fermée par les « patrons-voyous » sont condamnés à des peines allant de 3 à 5 mois de prison avec sursis ainsi qu’à des dommages et intérêts qui dépasseront les 60 000 euros sous prétexte d’avoir saccagé une préfecture. L’Etat a voulu faire payer aux syndicalistes une lutte dure, sans compromis, contrôlée par la base, parsemée d’actions et qui, au grand dam des directions syndicales, a permis de faire reculer le patronat et d’obtenir une prime de licenciement s’élevant à 50 000 euros par travailleur. « Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça, tous ces parasites. » (Xavier Mathieu, délégué CGT et condamné par le tribunal).

Le 17 Septembre à Marseille, Erwan Redon comparaitra en CAPD disciplinaire à l’Inspection Académique. Il risque des sanctions pouvant aller du blâme à la révocation. Sa « faute professionnelle » ? Comme plusieurs centaines d’autres professeurs des écoles, instituteurs et institutrices, il refuse d’appliquer les mesures Darcos : nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations et fichage des élèves.

Tous les jours la police patrouille, provoque, fouille, violente et rafle ceux qui pourraient légitimement se révolter, les victimes du capital, ceux qui n’ont pas ou plus d’emploi, ceux qui sont exploités à l’usine ou au bureau,ceux qui ont la couleur de peau un peu trop foncée, ceux qui n’entrent pas dans le moule.

Mais quelle est cette guerre en cours ? C’est la guerre des classes ! Le capitalisme est malade et nos maîtres le savent. Ils attaquent le peuple pour conserver et accroître leurs privilèges, pour nous faire tous baisser la tête et filer droit.

"Il est temps que la peur change de camp ! Il est temps de passer de la haine entre les « races » à la solidarité de classe, à la guerre des exploités contre les exploiteurs. Il est temps de se lever et de se mettre en marche" (Yves Peirat, antifasciste marseillais).

Manifestation en solidarité aux victimes de la répression d’Etat 
samedi 10 octobre 2009 à 14h30, métro "Porte des postes" (Lille).

Premiers signataires (à la date du 8 octobre 2009) : UL CNT Lille, SCALP Np2c, Gdale, Comité du 23, Chiche Lille, RUSF Lille, Sud Etudiant Lille, SUD éducation 59/62, des individus-es.



TAULE - EMPLOI :
NI CONTROLEURS NI DELATEURS !

Depuis maintenant quelques mois focalisés sur le remboursement de nos dents (les coups de matraque de la fusion ont fait quelques dégâts, heureusement la Mutuelle Générale nous couvre), le carambar à 25 cents qu’on pourra dorénavant s’offrir en fin de repas, le chiffrage kilométrique de nos déplacements et notre comité d’entreprise (qui au final reverse sous forme de prestations, certes équitables, le salaire que l’Etablissement ne nous donne pas), on en oublierait un autre détail, celuici d’importance :

Entre deux conseils, celui qui indemnise est aussi celui qui contrôle

Un mélange des genres tout droit sorti d’un roman de Kafka !

Pourquoi dans ces conditions ne pas avoir intégré dans la fusion le maigre effectif de la remarquable Inspection du Travail pour contrôler les abus des entreprises ?

Ce sont donc bien encore les chômeurs qui sont implicitement désignés comme responsables des crises (artificielles) capitalistes et sont les premières victimes de la guerre (réelle) des chiffres du chômage.

Quant à nous Conseillers, nous sommes historiquement passés de travailleur social à employé commercial pour finir aujourd’hui agent contrôleur des chômeurs !

L’évolution de notre système informatique fera de nous dès demain, des policiers de l’emploi qui collaborerons à la hausse statistique des interpellations des étrangers en situation irrégulière.

La CNT au coeur des luttes milite contre cette injustice inhérente au système et se bat sur le terrain pour l’utilité sociale du monde du travail par sa réorganisation.

Ni contrôleurs, ni délateurs, refusons d’être les matons de Taule Emploi !

La CNT, un syndicat de combat !

Confédération Nationale du Travail
Section Pôle-Emploi 59/62
c/o Syndicat CNT-SSEC 59/62
1 rue Broca, 59000 LILLE
Tél : 03 20 56 96 10
Mail : ssec5962@cnt-f.org

Ce texte est disponible sous la forme d'un tract maquetté
(1 page - format pdf - 143 ko) à télécharger
ici.




SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S
DE CALAIS (juillet - août 2009)

Extrait d'Indymedia-Lille :

Alors que Besson a annoncé le "nettoyage" des jungles de Calais et de la côte d’ici fin 2009, le Haut Commisariat aux Réfugiés (HCR) et France Terre d’Asile (FTDA) sont arrivés sur place en vue d’"informer" les personnes migrantes.

Pour autant les actions des forces de l’ordre ne se font pas attendre. Déjà durant le camp No Border, le squatt des palestiniens avait été vidé près du port.

Le 2 Juillet, les policiers détruirent le squatt des Erythréens près du channel, et arrêtèrent 11 d’entres eux.

Quelques jours après, de nouveaux accords franco-britanniques furent présentés, le renforcement du dispositif sécuritaire sur place prenait son envol. Alors qu’un charter est annoncé pour fin Juillet, c’est 25 personnes afghanes qui sont arrêtées par des personnes en civil.

Le 13 juillet a lieu le conseil des migrants, auquel ces derniers ne sont toujours pas conviés. Pour l’occasion, un rassemblement de militant-e-s No Border a lieu devant la mairie, provoquant ainsi la discussion avec des membres de l’association Salam dont les positions créent la controverse. Dans la journée, un des militant-e-s présent-e-s fut mis en garde à vue pour outrage.

Le 14 juillet, c’est un autre militant qui reçoit le même sort, suite à une discussion avec Mme Bouchart, maire de Calais.

Parallèlement, la destruction de la Jungle plane toujours et serait prévue pour le 21 Juillet, date démentie immédiatement par les autorités.

Le 20 Juillet, un meeting entre le préfet Bousquet et les associations humanitaires est prévue à la préfecture. Les militant-e-s No Border sont au rendez vous et marquent leur opposition aux projets du gouvernement.Une action à l’ambassade de France a lieu à Londres en même temps.

Un charter Franco-Britannique est annoncé pour le 24 Juillet.Tandis que le charter paraît "annulé", de nouvelles arrestations ont lieu sur place ainsi qu’une forte mobilisation de la police. Une présence permanente de militant-e-s est organisée dans les différents lieux où habitent les personnes migrantes.

Le 24 juillet, une action en solidarité avec les personnes migrantes est organisée à Vienne devant l’ambassade de france.

Le 30 juillet, c’est deux réfugiés politiques qui sont arrêtés et matraqués alors qu’ils étaient installés devant la mairie.

Deux numéros de téléphones sont dédiés à l’organisation du soutien. N’hésitez pas à prendre contact : 06.77.94.44.76 ou 06.34.81.07.10

Deux sites pour les infos :
- http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com
- http://twitter.com/calaisolidarity



GREVE GENERALE :
BILAN ET PERSPECTIVES....

Force est de constater que les directions des confédérations CGT, CFDT, FO, etc. n'ont pas envie d'une grève générale interprofessionnelle et reconductible. Mais, parallèlement et malheureusement, il faut bien admettre que la base elle-même n’y ait pas majoritairement favorable (même si ça se murmure ici et là). Donc, si on peut reprocher à un syndicat comme la CGT de ne pas profiter de son implantation importante dans le monde du travail pour tenter de construire la grève générale reconductible, si on peut lui reprocher de freiner les salarié.e.s qui y sont favorables, il faut bien admettre que la situation n’est pas mûre pour un tel mouvement. Quant aux deux syndicats favorables officiellement à l’idée de la grève générale reconductible (la CNT et Solidaires), en l’état actuel de leur développement, ils ne sont pas en capacité d’organiser seuls un mouvement d'ampleur.

Cela étant dit, dans le contexte des luttes actuelles (très dures dans certaines boîtes), avec l'augmentation des « plans sociaux » et avec les pressions de la base et de certaines structures syndicales (sections de boite, syndicats et fédérations de secteur) sur leurs directions nationales, la situation peut évoluer. Mais il n'y a pas de solution magique et un travail militant de longue haleine s’offre à nous.

Au-delà de la critique évidente des stratégies perdantes mais assumées des confédérations CGT, CFDT, FO, etc., nous devons :
- faire émerger partout où c'est possible (collectifs de base, AG interpro, intersyndicales de secteurs ou de boîtes) des plates-formes de revendications qui parlent à tous et toutes (à ce propos, il faut expliquer la différence entre la plate-forme du LKP guadeloupéen, qui est une base de lutte, et celle de l'intersyndicale nationale, qui est très floue et qui ne sert qu'à justifier la place de négociateurs des bureaucraties syndicales),
- continuer à diffuser les revendications de la CNT à court et long terme,
- amplifier notre campagne de syndicalisation,
- participer aux luttes qui se mènent actuellement,
- les initier quand nous en avons les moyens,
- pousser à la reconduction de la grève quand c'est possible (comme dans l'éducation par exemple),
- établir des convergences interprofessionnelles...
 
C'est cela qui permettra de faire reconnaître la CNT comme une alternative concrète. Les salariés nous « jugeront » sur nos actes, et pas seulement sur nos discours. Et ils auront raison !

Article extrait du bulletin régional n° 28 des syndicats CNT 59/62
(printemps / été 2009)

PS : Pourquoi certaines organisations syndicales (leurs dirigeants, pas leurs militants de base) ont-elles tout fait pour casser l’idée de grève générale reconductible ?

- Parce qu’un mouvement de grève générale reconductible génère toujours des phénomènes de démocratie directe et que les bureaucraties syndicales craignent de voir leur pouvoir remis en cause dans le cadre de ce type de lutte. Rappelons à ce propos que la phobie principale d’un bureaucrate syndical est celle d’être débordée par « sa » base ! Or, après le succès du 29 janvier et celui du 19 mars, une partie de la base était prête à se lancer dans un mouvement de grève générale reconductible. Pour les bureaucraties syndicales, il fallait donc tout faire pour casser le mouvement tout en donnant l’illusion qu’elles continuaient à mobiliser (pour ne pas heurter les militants les plus combatifs) ; d’où le rendez-vous du 1er mai et celui du 26 mai ! Elles ne pouvaient ignorer que le 1er mai (jour férié) ne peut rivaliser avec un jour de grève en termes de mobilisation. Quant au 26 mai, la façon dont a été présentée cette journée (« journée nationale d’actions décentralisées avec possibilité de grève selon les secteurs professionnels ») montre que l’objectif n’était pas de mobiliser massivement. A cet égard, le 26 mai fut une défaite voulue et assumée. Et il est regrettable qu’un syndicat comme Solidaires, sous prétexte d’unité syndicale, ait cautionné cet enterrement.

- Parce qu’en période pré-électorale (cf. les européennes de juin 2009), les bureaucraties syndicales calquent leur stratégie sur celle des partis politiques. En effet, il ne faut surtout pas effrayer l'électrice et l'électeur avec des appels à la grève, surtout si ces appels risquent d’être suivis massivement.



CAMP NO BORDER ET
MANIFESTATION TRANSNATIONALE

POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION

Sommaire :
- Comptes-rendus de la manifestation du 27 juin
- Clip sur le camp No Border de Calais
- "Nomade", journal quotidien du camp
- Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation le 27 juin
- Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border
- Appel unitaire

Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org



Compte-rendus de la manifestation du 27 juin :

1) Vidéo de la manif : ici

2) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
article
- photos

3) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale : ici

4) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) : ici

5) Nouvel Obs : ici

6) Compte rendu de la manif par le réseau "No border"
http://lille.indymedia.org/article16878.html

La grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgré un dispositif policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot. Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp, que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).


Aujourd’hui nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège, la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons etc. etc.

Ce fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait celle de quelques maisons.

Arrivé-e-s au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant de l’eau.

Mais l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp, invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons d’innofensifs "altermondialistes".

En attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris... 


7) Photos du réseau "No border" : ici




Clip pour annoncer le camp No Border de Calais :
http://www.dailymotion.com/video/x9o890_calais-no-border-camp-a-call-for-ac_news



"Nomade"
, journal quotidien du camp :


n° 4 - lundi 29 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero4_francais_internet.pdf

n° 3 - vendredi 26 juin

6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf

n° 2 - mercredi 24 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf

n° 1 - mardi 23 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf



Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation :

Affiche à télécharger au format pdf : cliquer ici.



Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border  :
La version maquettée peut être téléchargée ici (2 pages - format pdf - 218 ko)

POUR DIRE NON À CE MONDE CAPITALISTE !
LA SOLIDARITÉ ET L’ENTRAIDE DOIVENT S’IMPOSER À CALAIS AVEC LES MIGRANT-ES !

Les camps No Border : un outil efficace pour dénoncer les aberrations du système de domination Nord-Sud

No Border (« Sans Frontières ») lutte pour la liberté de circulation entre les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen. Pour les capitaux, les marchandises et les gros portefeuilles pas de problème, pas de flicage démesuré. Pour les migrant-es si. C’est que l’État français et les barons de l’économie taisent les véritables raisons de ces afflux massifs de personnes désœuvrées. Sarkozy, en capitaliste averti mais hypocrite, se donne comme excuse les passeurs qui profitent sur le dos de la misère. Encore une fois « Petit Homme » essaye d’endosser le costume de Zorro. Il feint de dénoncer l’exploitation libérale des pays du Sud par les pays du Nord dont l’Europe. Le passeur mafieux ne pèse pas lourd face à ces arguments :

D’abord, grâce à une valeur monétaire euros-dollars dominante face à celle des pays du Sud, les capitalistes du Nord dominent toujours depuis des décennies. Ceux qui migrent faute de rémunération digne de ce nom ou par cessation d’activité non désirée (chômage), ont vite fait le calcul en venant jusqu’ici. On est à même de les comprendre.

Ensuite, par la destruction des cultures vivrières en Afrique en faveur des cultures de rente et d’exportation, ce qui est une autre aberration. Ce sont des politiques imposées par l’Europe et les États-Unis pour profiter au mieux des prix du café, du cacao, etc, et en retour leur vendre leur blé. Résultat, des paysan-es sans terres sont contraint-es d’émigrer pour survivre.

Il y a aussi les guerres impérialistes. Il faut rappeler que la France est impliquée en Afghanistan. Pourquoi ? À cause d’entreprises qui voudraient exploiter le gaz et autres richesses minières dans une démocratie où c’est elles qui dirigeraient en fait. Résultat, des gens qui n’ont rien demandé se trouvent obligés de fuir ces massacres aveugles et terroristes (bombardements). Passons évidemment sur l’Irak ou les guerres civiles en Afrique, financées et armées par qui à on sait…

Enfin, autres grands problèmes, la désertification, les pénuries d’eau, le changement climatique en somme. Ce sont encore ceux du Sud qui trinquent. Encore une fois on leur impose un mode de vie totalement en inadéquation avec les ressources et surtout le bon sens. Plus d’ressources, pas d’travail. Pas d’travail, pas d’nourriture. Pas d’nourriture, famine. Solution : l’émigration avec toutes ses incertitudes et ses dangers. N’oublions pas que le réchauffement climatique incombe aux pays les plus industrialisés, mais ce sont toujours les pays du Sud qui en souffre le plus…

No Border dénonce aussi les politiques sécuritaires de la forteresse Europe

No Border a aussi pour but de dénoncer le tout répressif de l’État français vis-à-vis des migrant-es en situation difficile et précaire. Son bras armé c’est évidemment la police et ses maudites prisons qu’il a bon ton d’appeler « centres de rétention administrative ». Il faut rappeler que le Sarkozy, avec sa loi, a rallongé le temps maximal de rétention de douze à trente-deux jours ! Toujours dans ce cas de figure, on ne compte plus les cas d’humiliations, de brimades et de rafles arbitraires envers ces personnes victimes du système capitaliste. Et que dire de la lutte incessante des sans-papiers pour la reconnaissance de leurs droits !? L’État tient un double discours. D’un côté il expulse des personnes qui veulent aller en Angleterre et qui ne seront donc pas exploitables par le patronat français, et de l’autre il s’arrange pour fermer les yeux sur les travailleurs immigré-es qui, faute de statut légal, sont obligés d’accepter n’importe quels salaires, horaires et conditions de travail ! Qui travaille en plonge, sur les chantiers ou dans les ateliers ? Des esclaves modernes si l’on peut s’exprimer ainsi. Voilà la réalité, et c’est à vomir. Encore plus quand ceux qui dénoncent ces injustices sont pris pour cible. Éh ouais, c’est 30 000 € d’amende pour qui aide les sans-papiers (article L622-1 du CEDESA : « pour celui qui aura tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire »). De qui s’moque t-on ? Justement, en ne faisant rien pour des personnes livrées à elles-mêmes et ne dénonçant pas les violences policières, on réveille un passé nauséabond de l’histoire française !

No Border n’est en aucun cas un instrument de violence

Attention, une incompréhension s’installe chez les citoyens, notamment ceux de Calais. D’accord, ils n’ont pas choisi d’accueillir ce camp dans leur ville. C’est pourquoi, face à ce projet, la police, les autorités et les médias s’empressent de mener une campagne de désinformation visant à discréditer ce projet solidaire en lui donnant une allure de rassemblement de « casseurs ». Ces manœuvres pour jeter le trouble et le discrédit sur un mouvement plus que louable est totalement abject. L’agression commence par cet énorme dispositif policier avec escadrons de CRS, flics en civil, etc. Ces personnes, comme à l’accoutumée, sont promptes à obéir aveuglément. Leur but est évidemment d’empêcher la tenue du camp et on s’en doute, casser du militant. Les habitant-es n’ont rien à craindre des participant-es du camp No Border. La lutte pour la défense des droits de l’Homme et la dignité humaine est pacifiste. Dans ce camp se tiendra des ateliers-discussions, des soirées d’information sur des sujets tels que « Migrations et changements climatiques », « Frontex : l’agence européenne de contrôle aux frontières », ou encore « Le droit d’asile ». Des projections de films sur les pays d’origine des migrant-es de Calais donneront l’occasion de mieux discuter avec les personnes concernées des raisons de leur exil. En somme les condés pourront gagner à se cultiver !

Les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires de la CNT se portent solidaires et se fédèrent à cette initiative citoyenne. Initiative qui rejoint nos modes de pensées et d’actions :
- autogestion,
- dénonciation du capitalisme et de l’intimidation-répression d’État,
- solidarité internationale des travailleur-euses,
- lutte contre le développement de l’univers carcéral décliné sous toutes ces formes,
- libre circulation et installation des personnes,
- arrêt des interpellations, oppressions et répressions policières contre les immigré-es et militant-es.



Appel unitaire :

Nous appelons à une manifestation transnationale à Calais le samedi 27 juin 2009. Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à l'abolition des contrôles migratoires

Entre 800 et 1000 migrants sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche, subissant un acharnement policier constant.

Ces migrants sont persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».

Les sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et combien de millions dans toute l'Europe ?

Tous les sans-papiers sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.

Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.

Le trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.

Nous appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.

Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009
Rendez-vous
samedi 27 juin 2009 à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés.

site web : http://calaisnoborder.eu.org
contact : contact@calaisnoborder.eu.org

Premiers signataires de l’appel au 11 juin 2009 :

ALTERNATIVE LIBERTAIRE - ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE - BÜRENGRUPPE PADERBORN (ALLEMAGNE) - CHICHE! LILLE - COMITÉ DES SANSPAPIERS 59 - CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL (CNT) - COORDINATION DES GROUPES ANARCHISTES - ELAF 81 - FÉDÉRATION ANARCHISTE - LES FLAMANDS ROSES - GROUPE D'ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS - MARÉE NOIRE - MRAP DUNKERQUE - NO-RACISM.NET - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE – RÉSEAU NO BORDER UK - RESF / UCIJ 84 - SUD EDUCATION NORD PAS-DE-CALAIS - SUD ÉTUDIANT-E LILLE - SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 - UNION REGIONALE DES SYNDICATS CNT DU NORD PAS-DE-CALAIS  - UNION SYNDICALE SOLIDAIRES NORD PAS-DE-CALAIS - FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ SOCIAUX - SGAD ESTERRA - MÉMOIRE VIVE- AGIR POUR LA CITOYENNETÉ AU MAROC - ATTAC ROUBAIX TOURCOING

Plateforme unitaire d’appel à la manifestation du 27 juin à Calais :
 
Liberté de circulation et  droit d'installation pour toutes et pour tous
Pour les droits des migrants
Contre le délit de solidarité :
Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !
Régularisation de tous les sans papiers !
 
-    nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
-    nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
-    nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
-    nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines, complices de l' Europe forteresse de Schengen,
-    Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
-    nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.




FETE DE L'ALIENATION
du 1er au 14 mai 2009


Tous les 1ers mai, c'est... la fête du travail !

Alors que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...

Plusieurs association, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale. L'objectif est de questionner l'idéologie du travail. : souffrances au boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s et sans-papiers, confiscation du temps, perte de nos autonomies au profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes d'auto-aliénation (management, développement personnel), l'exploitation des ressources naturelles au profit de nos petites gueules...

Vendredi 1er mai

Manifestation
Rendez-vous à Lile : 10h30 - porte de Paris.

8ème salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

Arras - quartier des Arts - de 10h à 21h
plus de renseignements : www.coleresdupresent.com

Dimanche 3 mai - 20h

PROJECTION - DEBAT
Soirée "Soyons nos propres bourreaux"

"Violence des échanges en milieu tempéré"
de Jean-Marc Moutout (France, 2004, 1h39)

A 25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand cabinet de consultants en entreprise. Sa première mission, qu'il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d'une usine par un grand groupe.

Ses premiers rapports sont convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie de nouvelles responsabilités  Dès lors, Philippe doit se convaincre du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.

Séance suivie d'une discussion avec Thomas de Chiche ! sur le management et la soumission volontaire

Soirée organisée par Chiche ! http://chichelille.free.fr Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes- accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Mardi 5 mai - 20h


PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"

"Femmes précaires"
Documentaire de Marcel Trillat (France, 2005, 1h20)

Ce documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC.  A la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à la misère.

Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue

Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr

Cinéma l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Mercredi 6 mai - 20h


PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"

"Les Lip, l'imagination au pouvoir"
De Christian Rouaud (France, 2007, 1h58)

"Les Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à Besançon.

Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence.

Séance suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : « critique et remise en question du salariat ».

Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org        

Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Jeudi 7 mai - 20h

DEBAT - PROJECTION
Soirée  " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"

Histoire de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables …  aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces dernières années.

Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.

Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)

infos :  ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Le tract annonçant cette soirée peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 1 page - 2,4 Mo).

Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Vendredi 8 mai - de 14h à 18h

ZONE D’AUTONOMIE,  DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES

Travail et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui, ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !

Ateliers en plein air : atelier réparation de vélos,  création d’affiches et collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse, portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie, mais c'est gratuit)...

Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr

Place Richebé Métro République à Lille

Lundi 11 mai - 20h

PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre" - documentaire

Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».

Deux mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.

En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin

Soirée organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre – idees.a.coudre@gmail.com Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix (M° Eurotéléport)

Mercredi 13 mai - 20h30

PRESENTATION – DISCUSSION

Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.

Comment poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des inégalités de traitement en milieu éducatif.

Avec Sandie Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de Lille 1, 2005.

Soirée organisée par Idées A Coudre

Contact :  idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/

Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)

Jeudi 14 mai - 20h30

PRÉSENTATION -DISCUSSION

"Travail du sexe" disent-ils ?

Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.

A partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme et construction de genre (LGBT ou non).

Avec Jessy Cormont, auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines, hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission européennes, 2008.

Soirée organisée par Idées A Coudre

Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/

Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)



Vidéos sur le 1er mai :
 

1) appel international de la CNT pour un 1er mai de lutte de classe

2) 1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !

Tract, appel et communiqué pour le 1er mai :

L'annonce de la manifestation du 1er mai à Lille
, suivi de l'appel international de la CNT, peut être téléchargée ici (format pdf - 2 pages - 226 ko).


Licencié-e-s, sous payé-e-s, précarisé-e-s...
Y EN A ASSEZ !

On s’y met vraiment pour de bon QUAND ?!

Même massives, les journées d'action éparpillées dans l'année (revendication après revendication, région après région, secteur après secteur, entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils d’administration et comités d’entreprise. Par l’action, réapproprions-nous les débats et notre outil de production.

Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !

Nous pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l'a vu avec la lutte du peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l'économie, nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l'État et du patronat. C'est ce que permet la grève générale reconductible. Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre en place une véritable solidarité.

Comment ?

Nous devons dès aujourd'hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG * dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un actionnaire qui ne produit rien !).
OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.

* Les AG (assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif car elles permettent à tous et toutes de s'exprimer et de prendre acte collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L'AG est souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent primer, non des décisions venues d'ailleurs (de directions syndicales ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l'on est mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser l'AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S'il y a besoin d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs. Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils ont dit ou signé.
 
Ho hisse !

Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la plupart des organisations syndicales appelleront à la grève reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons ! Que les plus motivé-e-s d'entre nous montrent le chemin car après les licenciements il est malheureusement souvent trop tard ! NOUS N’AVONS RIEN, PRENONS TOUT ! 

UL-CNT de Lille

Ce tract peut être téléchargé ici (2 pages - format pdf - 230 ko).


Rappels sur le droit de grève : 
lire ci-dessous


Vidéo :
1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !

Assemblée générale interprofessionnelle :

POUR ÉCHANGER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE LA RIPOSTE !

En tant que travailleurs/ses, chômeurs/ses, étudiant-e-s ou retraité-e-s, nous subissons de nombreuses attaques gouvernementales et patronales et constatons que la stratégie adoptée par les intersyndicales nationales n’est pas suffisante pour faire aboutir nos revendications.

Ainsi proposer uniquement le 1er mai comme journée de manifestation ne risque pas d’enclencher une riposte à la hauteur des enjeux. De plus, il s’agit d’une unité de façade qui ne reflète pas les luttes en cours et ne permet pas de les faire converger. Les sections syndicales plus revendicatives se retrouvent otages des syndicats les plus timorés.

Il faut parvenir à se réunir et à échanger pour casser ces isolements, et donc créer un réseau unitaire, impliquant les syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s, et capable de porter des initiatives et des revendications communes.

Les outils « classiques » d’échanges et de mobilisation semblent insuffisants face au morcellement des luttes. Nous nous retrouvons souvent isolés dans nos secteurs. Au mieux, certains de nos secteurs peuvent être mobilisés mais subissent aussi un isolement par rapport aux autres luttes du monde du travail.

Jeudi 16 avril 2009 à 18h à l’Université de Lille 3
salle A2 106 (rendez-vous à 17h45 dans le hall A)
Villeneuve d’Ascq, Métro Pont de bois

Trois tracts d'appel avec chacun une "accroche" différente selon le public visé (universités / fonction publique / secteur privé) peuvent être téléchargés ici : http://www.cnt-f.org/spip.php?article1030



TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 19 MARS... ET APRES !?

Grève générale 
jeudi 19 mars

et après... partout où les conditions de la grève reconductible seront réunies !
Documents à télécharger :
1) affichette d'appel à la grève et à la manifestation (format pdf - 131 ko)
2) tract "chômage, misère, précarité... ça suffit !" (format pdf - 1 page - 41ko)
3) tract en direction des chômeurs et des précaires (format pdf - 2 pages - 240 ko)

Vidéos à visionner :
1)
Grève générale le 19 mars 2009... et après !?
2) C'est dans la rue qu' ça s' passe ! Grève générale !
3) Notre précarité... c'est leurs profits !
4) Intervention de la CNT au meeting intersyndical unitaire organisé le 12 mars 2009 à Lyon
Vidéo du cortège CNT lors des manifestations organisées à Paris et à Lille à l'occasion de la grève générale du 19 mars 2009. N'attendons pas le 1er mai pour organiser la suite. A la base et dans l'unité, construisons la grève générale reconductible !


Chômage, misère, précarité... ça suffit !

Sarkozy, ses copains, tous les politicienNEs, Parisot, touTEs les patronNEs, veulent faire croire qu’ils ont, qu’ils sont, la clé de la crise.

Qui bosse ? C’est toi !

Qui produit les richesses ? C’est toi.
Qui engraisse patronNEs, actionnaires, rentierEs, vampires financiers aux dents longues ? C’est toi.
Qui peine pour ses impôts ? Pour les taxes sur tout ?
Qui finance bouclier fiscal, cadeaux aux patronNEs, milliards aux banques ?
Mais qui regarde à ses achats ?
Qui tire la langue en fin de mois ?
Qui tire un trait sur son avenir ? Sur celui de ses enfants ?
C’est toi… C’est nous… Jamais eux...

Et « eux », pendant ce temps-là…

Leur argent domine le monde. « Ils/elles » l’accumulent par les profits tirés de ton travail. « Ils/elles » le jouent par millions en bourse. « Ils/elles » s’en engraissent. Eux/elles, les exploiteurSEs, les parasites, les petitEs chefs, les grandEs chefs, les notables, les édiles, les hiérarques, les dirigeantEs de tous bords et de tous poils du fruit de ton travail. Leur argent ? TON ARGENT !

Et toi, pendant ce temps-là…
Pour eux temps libre, voyages, culture, produits de qualité, santé à portée de chéquier, rollex, consommation outrancière.
Et pour toi, chômage,  temps partiel, baisse de salaire, dépression, licenciement, location au proprio, produits « bon» marché bourrés de graisses et de sucres ? 
Toi, tu es soumisE au contrôle permanent, du/de la patronNE, de la police, de la « justice », de la sécu, de la vidéosurveillance, des fichiers informatisés, des empreintes génétiques, des lois anti-tout…
Toi, ton avenir promis, c’est pas la croisière avec Bolloré ou le ski à Megève.
Toi, ton avenir promis, c’est la grande famille des sans : sans-logis, sans-papier, sans-toit, sans-travail, sans-soin, sans droit…
 

Quelques revendications :
- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à 1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de 300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de « cotisation retraite »…

* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 19 MARS 2009 !
rendez-vous porte de Paris à Lille dès 14h





LE DROIT DE GREVE
RAPPELS JURIDIQUES

En ces temps de grève générale (et de sa nécessaire et possible reconduction), il n’est pas inutile de faire quelques rappels sur le droit de grève...

1) Le droit de grève dans le privé

En dépit des attaques incessantes dont il fait l’objet, le droit de grève demeure encore un droit constitutionnel, car inscrit dans le bloc de constitutionnalité formé, entre autre, par le préambule de la constitution de 1946. La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins deux personnes de l’entreprise. S’il s’agit d’un mouvement dont les revendications vont au-delà du cadre de l’entreprise, on peut être le seul de son entreprise à se déclarer gréviste car on répond alors à un mot d’ordre de grève national et interprofessionnel. La grève est donc un droit individuel, mais exercé collectivement, et qui, en principe, se passe des syndicats (qu’ils aient été jugés représentatifs ou pas) ; ces derniers n’ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d’une grève, mais dans la pratique, il est fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.

Il n’existe aucun préavis légal dans le secteur privé (sauf exception - cf. ci-dessous). Les grévistes peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de leurs revendications (il est important de le mettre au courant pour éviter que le mouvement ne soit qualifié de mouvement illicite et non de grève). Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps (heures, jours, semaines). Elle cesse lorsque l’ensemble des revendications ont été satisfaites. Enfin, une convention collective ne peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).

Dans le cas des entreprises privées chargées d’une mission de service public (ou d’intérêt général), le Code du travail impose un préavis motivé de cinq jours francs avant tout déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une faute. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du Code du travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève. D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence entre les salariés qui sont à la production, ou qui sont en contact du public, et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise (les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).

L’exercice du droit de grève portant sur des revendications, ces dernières peuvent prendre différentes formes :

- les revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites, etc.) ;

- les grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple, grève contre la politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En revanche, sont considérées comme illicites les mouvements qui revêtent un caractère purement politique sans rapport avec des questions d’ordre professionnel ;

- les grèves de solidarité (mouvements consistant, pour certains salariés, à faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.

2) Le droit de grève dans le public

La loi du 31 juillet 1963 et insérée à l’article L.2512-2 du Code du travail, a réglementé l’exercice du droit de grève dans la fonction publique territoriale et d’État. Ainsi, le dépôt d’un préavis de cinq jours francs, avant la grève, est obligatoire afin d’amener les parties à discuter et tenter, au mieux, durant ce délai, de se concerter. Le préavis est déposé par une ou plusieurs OSR (organisation syndicale représentative).

En pratique, les délégués syndicaux ou du personnel savent si des préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites pression sur les délégués syndicaux et leurs instances. À la SNCF, à la RATP, ou encore pour les écoles maternelles et élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le « service minimum » (dont on a vu l’efficacité à la gare de Paris Saint-Lazare récemment…), tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations préalables ». Dans l’éducation (1er degré), la procédure restreint le droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009) ; en effet, la ou les organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité administrative les motifs qui pourraient les conduire à envisager un préavis de grève. L’autorité administrative est tenue de réunir, dans un délai maximal de trois jours, la ou les organisations syndicales représentatives ayant procédé à cette notification. Si les négociations échouent, un préavis légal de grève (de cinq jours francs) doit être déposé, au plus tôt, à l’issue des huit jours francs de négociations. D’autre part, le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes motifs que le précédent, et avant que celui-ci ne soit arrivé à échéance (« préavis glissant »), est désormais interdit pour les enseignants du 1er degré. L’enseignant, lui, toujours en lien avec cette loi sur le service d’accueil minimum des élèves du 1er degré, doit déclarer à son inspecteur de circonscription quarante-huit heures avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire grève). L’enseignant, qui fait cette déclaration d’intention sur la base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du Code du travail), ne se déclare qu’une fois au début de la grève, quelque soit sa durée (la loi du 21/08/08 ne pose donc pas d’obstacle à une grève reconductible).



GREVE GENERALE AUX ANTILLES....
ET ICI, C'EST POUR QUAND ?!

Les Antillais nous montrent la marche à suivre.
Et ici, la grève générale c’est pour quand ?!


Les travailleurs et les travailleuses seront-ils une fois de plus les dindons de cette crise du capitalisme ?

Sarkozy, en bon politicien aguerri, te ment lorsqu’il annonce que le plan de sauvetage des banques ne se fera pas sur ton dos, en l’occurrence tes impôts. Pose-toi déjà cette question : avec quelles richesses les a-t-il aidées à se refaire peau neuve ? Ta sueur… Et c’est toujours ta sueur qui est venue engraisser encore plus la panse des possédants grâce à ce cher « bouclier fiscal ». Il aura beau te dire que tout ça sert à remettre en route la machine, à accorder des prêts à ton entreprise (excuse-moi, à celle du propriétaire du capital, en l’occurrence celui qui nous domine tous, le patron) et relancer la consommation, etc. Que dalle ! Tu trimeras toujours à te bousiller la santé pour une bouchée de pain afin de grossir la marge coût de production-prix de vente. Et ce jusqu’à une probable délocalisation ou restructuration de « ta boîte ». C’est le marché qui veut ça, on te répète. Les militants de la CNT te disent que c’est ton exploitation (travaillez plus vite pour produire plus…) qui nourrit cette jungle capitaliste.

L’argent domine le monde, c’est vrai. Mais qui le fait tourner en fin de compte ? Pas des actionnaires ni des banquiers jouant des millions en bourse. Encore moins des énarques vivant grassement en te taxant. Et sûrement pas un patronat et des petits chefs avides de promotion sociale. C’est la valeur ajoutée créée par ton seul travail ! Imagine ne serait-ce qu’un instant la grève des travailleurs de l’usine, du transport, des chantiers, de la mer, de tous ceux qui fabriquent en prenant les plus gros risques et pour presque pas un sou. Tu comprends facilement qu’une minorité de capitalistes soit traitée de parasites et d’exploiteurs. « Vas-t-en faire tourner la baraque à toi tout seul ! », tu dirais à ton patron en rigolant… L’économie est le nerf de la guerre : les travailleuses et les travailleurs ne savent pas tous qu’ils en sont le moteur et non les vulgaires rouages ou les simples maillons d’une chaîne de montage !

Alors oui ! Il y a un « sacrifice » à faire : la cessation de travail. Mais quel sacrifice ! En pensant à celui que tu dois ou devras fournir en étant sommé d’accepter chômage partiel  et baisse de salaire, portes d’entrée pour les licenciements futurs, il n’y a pas photo ! Le confort matériel (maisons individuelles, etc.), le temps libre à passer à voyager, se cultiver, spéculer, cela fait belle lurette que la classe dominante en profite. À qui les produits de qualité, la santé à portée de chéquier, le bonheur de jouir de la vie et une consommation outrancière ? : la classe bourgeoise. À qui les miettes, le chômage, la dépression, l’alcool, la location au proprio, les produits « bon» marché bourrés de graisses et de sucres ? Et l’inflation sur les produits de première nécessité, qui en subit le plus les conséquences ? Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique ont bien compris qu’une « inflation sur les salaires » ne tombera jamais du ciel. Mais ils ont compris que seule la lutte paie. C’est pourquoi nous devons suivre leur exemple !

Ne laissons pas une fois de plus reposer cette crise sur le dos des travailleurs. Les problèmes de la propriété privée des moyens de production et de la répartition inégalitaire des richesses créées se posent avec on ne peut plus d’acuité. Seule une grève générale illimitée et expropriatrice peut générer un rétablissement de la balance. D’où naîtra un mode de production et de consommation nouveau pour une planète à bout de souffle. Toi et tes camarades avez la meilleure arme : la grève ; avec, comme but, le travail réalisé de manière autogestionnaire, partagé et sans division hiérarchique.

La grève générale : pour qui, pour quoi, comment ?

La CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale interprofessionnelle et reconductible. Car c’est de cette manière que les grandes conquêtes sociales ont toujours été obtenues. Que ce soit pendant les mouvements de 2003 sur les retraites ou les innombrables manifestations de secteur, la confédération travaille à l’unification des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces appels partent d’un triple constat : l’échec des grèves sectorielles éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de l’État et du patronat sur les droits des travailleurs, l’impasse dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui accentuées par la crise financière devenue économique et sociale.

Pour ces raisons, la CNT estime qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt à la dégradation sociale et de renverser le rapport de force en notre faveur. L’enjeu central d’une grève générale de ce type est de permettre le retour à une situation de droits collectifs des travailleurs, d’en gagner de nouveaux et ainsi d’arrêter de se faire plumer continuellement. Soyons en position de force au niveau des branches d’activité pour nous imposer face à l’arrogance de l’État et de l’avidité patronale. Construisons une grève générale d’où naîtront des liens interprofessionnels forts qui reconstitueront le tissu et le lien social laminés par la violence du capitalisme. Une grève générale qui opposera la solution collective et la solidarité de classe aux échappatoires individualistes, à la méritocratie et au chacun pour soi. Une grève générale qui remettra en cause les fondements inégalitaires, liberticides et immoraux du système de classes sociales. Une grève générale qui instituera des pratiques allant dans le sens de la satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns. Qui privilégiera la redistribution plutôt que l’accumulation et la concentration des richesses. Qui poussera à l’auto-organisation, l’autogestion et au développement des libertés plutôt qu’à la hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire. Une grève générale interprofessionnelle fondée sur des assemblées rassemblant travailleurs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public et du privé, et qui sera expropriatrice. Qui sera l’occasion de confronter nos revendications catégorielles, de voir en quoi elles nous concernent toutes et tous (comme l’éducation, la santé, les transports, etc.). Et qui permettra surtout d’élaborer un projet de société communiste libertaire et de le mettre en pratique. La soumission, c’est d’ingurgiter les valeurs bourgeoises véhiculées par la télévision, de dire que la pauvreté est une fatalité... En somme de ne rien faire de manière concrète et rationnelle pour le bonheur de tout un chacun.

La CNT est sûre que seuls les luttes sociales et le rapport de force sont efficaces pour obtenir satisfaction. Nous n’attendons rien de tel ou tel parti, de telle ou telle élection, ramassis d’hypocrisie, de corruption et de luttes pour le pouvoir personnel. Personne n’est en droit de parler et de décider pour nous. Il ne doit exister que des meneurs circonstanciels, mais au grand jamais de chefs permanents ! Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales réalisées dans un cadre unitaire et sans compromis sont porteuses d’espoir face à l’exploitation sur les lieux de travail. La mobilisation locale, régionale et ainsi de suite sur des sujets tels que les retraites, la santé, le logement ou les services publics sont le ciment d’une construction anticapitaliste concrète à l’instar des coopératives de production, des conseils de travailleurs, des bourses du travail et autres services d’entraide. C’est toujours la société civile qui a fait l’Histoire, les militants de la CNT le savent depuis belle lurette ! L’État et le patronat aussi, c’est pourquoi la répression antisyndicale a toujours été cruelle et tenace !

Tous et toutes en grève le 19 mars et après !

Les salariés, les sans-travail, les retraités, les sans-papiers, les étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que les organisations syndicales réformistes déjeunent à l’Élysée, les licenciements se multiplient dans la région : 3 490 dans le secteur automobile, 1 356 dans la VPC à La Redoute et aux 3 Suisses à Roubaix, 630  dans l’Education académique ; 1 500 dans les hôpitaux publics. Et ce n’est qu’un début !

La facture est lourde et le peuple en a marre ! Marre de ces banquiers et de ces dirigeants qui étalent leur vie de luxe avec arrogance et mépris. Marre de payer les pots cassés pour tous ces propriétaires ! Assez, c’en est trop pour nos dos voûtés, nos mains usées et nos méninges surmenées ! Nous étions des millions le 29 janvier dernier pour dire non à cette politique de nantis. Parce que nous sommes forts, il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour nous imposer comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique. Devant deux journalistes bien choisis, Sarkozy, dans son allocution télévisée du 5 février dernier, l’a même avoué : « les gens se révolteront et ils auront raison… ». La grève générale, c’est maintenant !


UL-CNT de Lille
Le 19 février 2009

Le tract (2 pages - format pdf - 66 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.



APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES

Communiqué de l’espace de convergence intersyndical issu de l’appel de syndicalistes du Nord-Pas-de-Calais, réuni en Assemblée Générale le 11 février 2009 à Lille :

Les salariés, chômeurs, retraités, étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que le gouvernement consulte les organisations syndicales, les licenciements et suppressions d’emplois se multiplient.

3490 suppressions d’emplois dans le secteur automobiles pour 16 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ;

1356 suppressions d’emplois dans le secteur de la vente par correspondance dans les seules entreprises de La Redoute et 3 Suisses à Roubaix sur les 2600 sur le plan national ;

1000 suppressions d’emplois de professeurs dans l’académie sur les 13500 au niveau national ;

1500 suppressions de contrats et de postes dans les hôpitaux publics de la région sur les 20.000 au niveau national.

Pendant que le gouvernement dilapide des centaines de Milliards d’euros pour les Banques et les grandes entreprises, il n’y a pas un centime pour les services publics et les besoins de la population. Dans le public comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions de postes et de licenciements qui sont annoncés.

Ce n’est pas à la population de payer la crise !

Nous étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut, tous ensemble, continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique.

Contre les licenciements, pour l’indemnisation du chômage partiel à 100%, contre la précarité, pour la défense du service public et l’arrêt des suppressions d’emplois publics, pour la défense des retraites, de la santé et de la protection sociale, pour le relèvements de 300€ des salaires et de tous les minimas sociaux, …

… Sans attendre le 19 mars, nous appelons à faire converger les luttes professionnelles, à soutenir et à participer aux manifestations :

- Le 16 février à 14h30, Porte de Paris à Lille, à l’appel des salariés et étudiants de l’Education Nationale ;

- Le 19 février à 10h30, Sous-préfecture de Valenciennes (rue des dentellières), à l’appel des salariés du secteur de la métallurgie, du secteur social, de la VPC ;

- Le 19 février à 14h, Grand Place à Lille, à l’appel des salariés du secteur social contre la remise en cause de la Convention collective 1966, des salariés de la santé contre la loi bachelot qui livre aux profits et aux actionnaires le service public de santé.

Lille, le 11 février 2009


COMPTE-RENDU ET APPEL
DE L'AG INTERPRO

DU 29 JANVIER 2009 A LILLE

Une centaine de personnes d'horizons divers (santé, social, éducation, métallurgie, sans-emploi et autres) était présente à cette assemblée générale organisée à Lille à l'issue de la manifestation du 29 janvier.

Les personne présentes sont a priori d’accord pour construire une lute intersyndicale. La construction d’une grève reconductible est donc à l’ordre du jour.

Voici quelques points de vue exposés pendant l’AG :

- Nécessité d’organiser des AG sur nos lieux de travail pour que les gens commencent à s’impliquer.

- La grève reconductible se construit sur nos revendications en-dehors des grosses centrales syndicales.

- Dans le secteur de la santé, il existe un service minimum qui pourrait rendre difficile la grève reconductible.

- Populariser les grèves en cours permettrait de créer de la solidarité et de ne pas laisser partir un secteur seul (cf. ce qui s’est passé en Angleterre sous Thatcher).

- On arrivera à la grève reconductible si on est convaincu sur des questions de fond. C’est pourquoi la lutte ne peut être qu’interprofessionnelle. Points du texte d’appel qui devraient être fédérateurs : 1) la défense de l’emploi dans le public et le privé, 2) l’augmentation des salaires, 3) la défense des services publics.

- Une forme d’action particulière est exposée : le matin même du 29, une réquisition de nourriture, matériel pour bébés et enfants a été tentée dans un supermarché à destination des gens du voyage.

Pour la grande majorité des présents, il était évident que la grève est incontournable, qu’il faut convoquer des Ag pour démarrer les luttes et ensuite les faire converger. Au delà de notre appartenance syndicale ou de notre non-appartenance, au-delà de nos secteurs d’activités, il faut se fédérer.

Perspectives :
- Maintenir le texte d’appel (lire ci-dessous),
- Prolonger le mouvement au travers des AG,
- Constituer des cahiers de doléances.
Prochaine AG
de l'espace de convergence interprofessionnel
merdredi 11 février 2009 à 18h
à la Maison de Quartier "Vauban Esquermes", 77 rue Roland, M° Port de Lille.
Texte d'appel :

Appel de syndicalistes de la région Nord Pas-de-Calais

La crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot,  Sevelnor, Arcelor et toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3 suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la hausse.

Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008, Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».

Ces derniers mois, nous avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...

- pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et pour le maintien des Hôpitaux publics...   
- contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel, les suppressions des postes à France Télécom,  ... et  dans tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer par  l'Education nationale. 

Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.

Et nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en journées d'action éclatées et sans continuité ...

Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera  passer toutes ses contre-réformes...

Et  ça, nous ne l'acceptons pas !

Aussi nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre  pour  faire converger les mécontentements et  fédérer les revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même temps, de façon prolongée.

Les thèmes des revendications communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois, protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et citoyennes...

En cela nous pensons que l’appel intersyndical et interprofessionnel et les puissantes manifestations  du 29 janvier doivent être un véritable point d’appui pour préparer et réunir  les conditions d’une grève générale et reconductible. Il est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou retraités.

Nous appelons tous les jeunes, salariés et chômeurs,  militants, quelle que soit leur appartenance syndicale, syndiqués  ou non à agir ensemble, à  faire vivre un espace de convergence et de débat intersyndical de tous ceux qui partagent ce point de vue en organisant :

-  dans toutes les entreprises, écoles, universités, des assemblées générales,
-  la solidarité avec les conflits en cours, en faisant qu’aucune lutte, particulièrement celles des salariés victimes du chômage technique et des licenciements ne demeure isolée face à un patronat tout puissant et un pouvoir autiste,
-  la convergence et la coordination des luttes de la jeunesse, des salariés, des chômeurs et des retraités qui permettront de construire une riposte interprofessionnelle.

Adopté le 29 janvier 2009 à Lille

Un appel unitaire pourquoi ?

Il est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de 24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications et obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous les niveaux. Tout le monde est concerné.

Cet appel a pour ambition :

- d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à la hauteur, face aux mauvais coups du gouvernement et du MEDEF;
- de contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le plus largement possible ;
- d'aider à ce que ce débat soit porté dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants, d'équipes et d'instances syndicales ;
- que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir ;

Cet appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de réflexion. Il peut aider  à définir des perspectives .permettant de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses organisations syndicales.

Il veut dépasser le simple aspect pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges permanents.

Nous décidons de nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications immédiates vitales pour nous tous :

- L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
- L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
- Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
- Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
- Le CDI comme seul contrat de travail ;
- Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
- L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous les sans papiers ;
- L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
- La défense le l’Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous ;
- La défense et l’amélioration de tous les services publics.

Les directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui n’aboutissent qu’à les faire passer.

Elles doivent cesser d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.

Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !

Pour signer cet appel : http://www.appelmilitant.org


LA CRISE... C'EST LE CAPITALISME !
TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 29 JANVIER... ET AU-DELA !

Chômage, pollution, misère, répression, exploitation...
La crise... c'est le capitalisme !


Holdup financier et crise sociale

Un vent de panique nous est venu des États-Unis ; les spécialistes gémissent le lamento des subprimes à longueur de médias. La crise frappe l’hexagone alors que, début octobre encore, tout allait "pour le mieux" selon la ministre Lagarde.


Le modèle américain : l'illusion tombe de haut !

Les États-Unis, ce modèle à suivre selon notre petit Nicolas, cultivent les plus grandes inégalités sociales. Merveilleux pays où plus de 2,5 millions de citoyens ont été mis à la rue depuis début 2007, où des centaines de gens tous les jours sont expulsés de leur logement – qui resteront aux banques puisque les acheteurs éventuels ont difficilement accès aux prêts ! Pendant ce temps-là, les retraités perdent leurs économies, et la santé des malades est indexée sur la santé des marchés.


Un "plan Paulson" fait offrande de 700 milliards d’argent public (en plus des 300 milliards déjà injectés) pour aider Wall-Street à continuer de faire licencier, d’expulser et d’accroître ses bénéfices. Les groupes multimilliardaires peuvent dormir tranquilles : la crise les épargnera !


Quand la misère se répand, les revenus des dirigeants, les "parachutes" en or massif, les profits des banques d’affaires, les magouilles entre initiés, entre avocats d’affaire (comme le sont Sarkozy, Lagarde et Copé) étouffent le ''petit peuple''.


La France et l'Europe à la traîne de leur modèle

Les Etats membres de l'UE rachètent les banqueroutes et mettent en place un fond de garantie global de 1700 milliards. En France, l'Etat organise un plan de 360 milliards "pour sauver les banques" ; sans oublier les 15 milliards donnés aux riches (loi TEPA), les 26 milliards versés aux entreprises et les 10700 euros accordés aux actionnaires de la Bourse. Bref, les deux mains de l'État et du Capital se servent dans nos poches... et brisent nos vies pour assurer leur survie !

Ras le bol de la spoliation des exploités !

L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont toujours les mêmes qui payent.
Et les possédants du Capital continuent leur extorsion multiforme et régulière : aujourd'hui, sous couvert des subprimes, ils prolongent et camouflent le détournement de fonds publics vers des intérêts particuliers : subventions diverses, allégements sociaux, évasion fiscale, exonérations fiscales, boucliers fiscaux, paradis fiscaux...

Non, le capitalisme n'est pas devenu "fou" !

Le capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout, il achète tout, de l’armement aux médicaments, et ponctionne ses profits sur le travail des salariés.


Quand Sarkozy parle de "moralisation du capitalisme financier", c’est son mensonge qu’il faut retenir. Et son hypocrisie, à lui qui pilote la commission Coulon sur la dépénalisation du droit des affaires, qui siphonne 22 milliards aux PEP (Plan d’Epargne Populaire) en cadeau aux Entreprises, qui pompe les Livrets A pour abreuver les banques d’affaires ! Lui dont la politique est celle des privilégiés et des grandes fortunes, dans le mépris et le traitement sécuritaire des classes sociales en difficultés que son idéologie pressure jusqu’à l’usure.


Car la crise financière permet aujourd’hui au Capital d'accélérer les régressions sociales, la dégradation des droits à la santé,  au logement et à la retraite, le sabotage des services publics par les privatisations et les suppressions massives de fonctionnaires, la baisse du pouvoir d’achat par le gel des salaires et l’inflation, la récession économique, la hausse du chômage et la généralisation de la précarité, …


Vers un autre futur !

Face à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de société, d'associer égalité sociale, solidarité collective et liberté individuelle. C'est ce que nous appelons communisme libertaire.


Et, pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni spécialistes du commandement.


Il faut alors un syndicalisme qui défende les salariés mais qui s’engage aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière. Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que l’Histoire est faite de révolutions quand le monde perd la tête.


Tous et toutes en grève le 29 janvier !

Les raison d'une grève

La crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes. De plus, cette crise menace l’avenir des jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection sociales ; elle accroit les inégalités et la précarité.

Les raisons de reconduire le mouvement les jours suivants

Gouvernement et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort, interprofessionnel et prolongé. C'est ainsi que les grandes conquêtes sociales (congés payés, Smic, retraites, etc.) ont toujours été obtenues. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant ainsi l'économie, les travailleurs ont les moyens d'instaurer un rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s'agit d'organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible reconduction à l'ordre du jour de ces AG. Et là, il y va de la responsabilité de chacune et chacun d'être de véritables "militants de la grève" ! D'autant plus que certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la "base"...

Faire converger les luttes

La grève du 29 janvier peu aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et toutes (salariés du privé et du public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).

Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
ur59-62@cnt-f.org

Chômeurs, précaires, salariés (en activité, en formation ou à la retraite)... face aux attaques de l'Etat et du patronat, ne te résigne pas, syndique-toi !  Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d'industrie, corporations artisanales...) !
Pour télécharger ce tract 
(2 pages - format pdf - 1,61 Mo), cliquer ici.

Manifestation régionale : rendez-vous à 14h, porte de Paris à Lille.

Assemblée générale de grévistes
(quelque soit leur appartenance syndicale, syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s) :
jeudi 29 janvier à 18h à Lille
(salle Lestiboudois, quartier Vauban/Esquermes, métro "P
ort de Lille")
pour organiser les prolongements qu’appelle la grève du 29.



ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHÔMEURS :
NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL !

Le 29 janvier 2009, les organisations syndicales appellent à la mobilisation contre la politique anti-sociale de Sarkozy et de l’Etat UMP.

En tant que Rmistes et demandeurs d’emploi, nous participons à ce mouvement pour avoir de meilleurs droits, une vie décente et la possibilité d’avoir un travail décent.

Les caisses étaient vides, apparemment pas pour tout le monde : 360 milliards d’euros ont été débloqués pour les banques ... et nous ? Qu’a-t-on fait ? Que fait-on ?
Toujours plus de radiations de la part du POLE(ICE) EMPLOI, toujours plus de contrôle de la CAF ! Comme si nous étions tous des tricheurs, des voleurs…
Notre pays va mal, il est aux mains d’un président et d’un gouvernement réactionnaires qui aiment diviser pour mieux régner. Nous l’avons vu pendant la campagne présidentielle où, déjà, nous étions qualifiés à travers TF1 et d’autres médias de « la France qui triche », « d’assistés » et où une partie des salariés bernés était contre nous. Sarkozy a fait de même en montant les français d’origine contre ceux venant de l’étranger avec des slogans du type : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes! ».

L’heure est à l’union, au rassemblement et au combat ! A Douai, le 18 décembre dernier, salariés de Renault et sous-traitant en congés forcés ou au chômage technique se sont unis aux lycéens. Cela a donné une manifestation de 4000 personnes dans les rues de Douai.

Avec les salariés, avec les lycéens, nous les précaires, mobilisons-nous, participons en nombre à la journée d’action du 29 Janvier 2009 contre le gouvernement Sarkozy et pour revendiquer :

- l'augmentation des allocations de chômage et des minimas sociaux,
- l'arrêt des expulsions locatives et réquisition des logements vides,
- l'arrêt des aides aux entreprises, seules responsables de la crise,
- la suppression du bouclier fiscal.

ASSEZ DES COMBATS INDIVIDUALISTES, TOUS UNIS DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
MANIFESTONS LE JEUDI 29 JANVIER 2009
RENDEZ-VOUS 14H PORTE DE PARIS À LILLE


STIS-CNT 59

Tract à télécharger (1 page - format pdf - 165 ko) : cliquer ici.


ANPE-ASSEDIC
EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 !

Faux départ pour "Pôle emploi"... le jour même de son ouverture officielle !

Le 19 décembre 2008, l'intersyndicale CGT ANPE/ASSEDIC, FO ANPE/ASSEDIC, FSU, SNAP (ex CFTC-ANPE) et SUD a rejoint les positions réclamées par la base de personnels, les collectifs de non-syndiqués et la CNT et a finalement adopté le lundi 5 janvier 2009 comme début d'une grève reconductible du service public de l'emploi.

ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER !

Et oui, la fusion du service public de l'emploi déposée, à Noël, dans les souliers des personnels et des usagers de l'ANPE et de l'ASSEDIC, a été fabriquée dans les ateliers de Saint Nicolas et du Pére Fouettard...

En concentrant le service public de l'emploi sur les missions régaliennes de contrôle social, la fusion ANPE-ASSEDIC ouvre la porte à une marchandisation croissante des services de conseil, de formation et d'accompagnement.
Les chômeurs et les salariés, de l'AFPA, de l'ANPE, et de l'ASSEDIC, sont les premiers à en faire les frais.

L'objectif réel de fusion est donc de masquer une pénurie récurrente d'emploi en stigmatisant encore plus les chômeurs, principales victimes de cette situation. Avec le lifting des lois scélérates, les pratiques de fichages croissantes et le développement du « tout sécuritaire », les classes dangereuses sont de retour. Malheur à celui qui perdra son statut de salarié pour rejoindre les plus démunis !

Les personnels aussi sont gâtés: conditions d'accueil et de travail empirées par les restructurations, nouvelles fonctions, nouvelles missions, moyens humains et matériels insuffisants, précarité institutionnalisée, pouvoir d'achat en régression, disparités salariales injustifiables entre personnels ANPE et ASSEDIC ...

En les conjuguant avec les autres attaques de nos droits sociaux (temps de travail, retraite, santé...) le gouvernement prépare un arsenal juridique destiné à contenir les mouvements sociaux qui surgiront à cause du creusement des inégalités et d'un chômage en hausse exponentielle.

Face au démantèlement du Service Public de l'Emploi, à la dénaturation des missions vers plus de flicage (tant pour les usagers que pour les personnels), la remise en cause des garanties sociales, qui se profilent, les salariés de l'ANPE et de l'ASSEDIC doivent se mobiliser aux cotés des chômeurs. Construisons nos luttes, sous le contrôle de la base, à partir des assemblées
générales souveraines.

POUR INVERSER LA VAPEUR, UNE GRÈVE MASSIVE, DÉTERMINÉE ET RECONDUCTIBLE EST NÉCESSAIRE DES LE 5 JANVIER 2009 !

Section ANPE - Syndicat CNT santé-social-ct région parisienne  
33 rue des Vignoles 75020 Paris - 06 20 44 61 93
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/actusectionanpe.html
section.anpe@cnt-f.org
 
C'EST DANS LES AGENCES ET DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !

Les personnels de l'ANPE et de l'ASSEDIC en ont marre d'être méprisés, sous-payés, sur-chargés, contrôlés, déqualifiés, sous-équipés, pressurés, sous-informés, manipulés, privatisés, délocalisés (bientôt)...

Le tout pour devenir une officine à la solde du patronat, chargée de faire accepter, à nos concitoyens, à nos proches et à nous-mêmes, des salaires de misère et des conditions de travail indécentes.

A quand les mutations sur la Plateforme de Service Téléphonique de Pékin, en contrat local ?

A quand les commissariats du chômage ouverts le dimanche ?

LE MOMENT EST VENU D'EXIGER :
- L'augmentation immédiate des salaires pour les personnels ANPE et ASSEDIC,
- La titularisation de tous les précaires sans condition,
- L'abrogation des lois répressives contre les chômeurs,
- L'augmentation des minima sociaux,
- Des conditions d'accueil et de travail dignes d'un service public d'utilité sociale, qu'en qualité de contribuables, salariés et usagers, nous construisons et faisons vivre.

La CNT invite les personnels de l'ANPE, de l'ASSEDIC et les chômeurs à se mobiliser et à participer aux actions syndicales à venir.

EN LUTTE MAINTENANT !
CNT CHOMEURS ET PRECAIRES : NOUS N'AURONS QUE CE QUE NOUS PRENDRONS !

UL-CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org

Pour télécharger le tract (2 pages - format pdf - 33 ko), cliquer ici.

Rendez-vous lundi 5 janvier à 10h au local de l'UL-CNT de Lille (1 rue Broca) pour distribution du tract devant l'ASSEDIC.



UN TOIT, C'EST UN DROIT !
ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES !

Manifestation samedi 15 novembre 2008 à 14h30, Grand'place, Lille
à l'initiative des Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Moulins (0320977294), Vieux-Lille (0320150496) et Wazemmes (0320158937).

Exigeons :
- L'arrêt complet et définitif des expulsions.
- La réquisition des logements vides, qu'ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L'arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable.
- La construction de logements véritablement sociaux en nombre suffisant pour loger tous les ayant droits.




C'est à la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives que le gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi, par la voix de Mme Boutin, de proposer une nouvelle loi concernant le logement. Encore une fois, cette loi rétrograde est une véritable provocation dans le contexte de crise du logement avérée depuis des dizaines d'années ! Elle est inacceptable :

Elle accélère la procédure d'expulsion des locataires, permettant en toute légalité de mettre plus rapidement des familles à la rue, dans des délais ne permettant plus l'intervention des associations et des organismes sociaux publics.

Elle favorise  les investisseurs immobiliers par la libéralisation du marché, la spéculation,

Elle est au détriment du financement de la construction de logements sociaux par le détournement de l'épargne populaire du Livret A (qui finance la construction des HLM) au profit d'organismes financiers,

Elle vide de son contenu la loi « SRU » en supprimant l'obligation de construire 20 % de logements sociaux.

En pleine crise, alors que nous constatons tous la baisse de nos ressources, de notre pouvoir d'achat, l'augmentation du travail précaire et du chômage, cette loi est au détriment de la population !

Elle provoquera dans l'immédiat encore plus d'expulsions pour les plus pauvres et les salariés précaires, provoquant l'éclatement des familles, l'errance entre foyers et hôtels, la construction d'abris de fortune.

Cette loi est aussi dangereuse pour les salariés aux revenus moyens qui espèrent devenir propriétaires. Pendant la campagne électorale des présidentielles, N.Sarkozy faisait l'apologie « d'une France de propriétaires ». Pour y arriver, il faisait plusieurs propositions, aujourd'hui développées dans la loi Boutin (vendre 40.000 logements sociaux par an, libéraliser au maximum le marché pour les investisseurs, et…). A terme, l'objectif de Sarkozy est d'inciter à l'achat immobilier dans une période où les remboursements de prêts sont à des niveaux intenables pour la majorité des salariés, et d'endetter ainsi au maximum les acheteurs. Comment ? Tout simplement en développant le système bancaire des « Subprimes » via le crédit dit « revolving » et le « crédit hypothécaire » qui jettent aujourd'hui à la rue 10 millions d'américains propriétaires !!!

Le 15 novembre, manifestons pour un véritable droit à se loger !



Nicolas Sarkozy (campagne électorale des présidentielles) :
"Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants"... "Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages".


REPRÉSENTATIVITÉ
ET STRATÉGIE SYNDICALE

I - MOTION DE SYNTHESE ADOPTEE AU 30ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT LES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE

La CNT se déclare fermement opposée aux « accords syndicaux » et leur traduction législative en août 2008 réformant la représentativité syndicale dans le secteur privé.

Elle invite ses syndicats à développer une critique et une dénonciation radicale de ces dispositions venant renforcer la cogestion patronat-Etat-syndicats. Elle mènera cette contestation avec d’autres syndicats si nécessaire. La CNT revendique le fait que les droits syndicaux ne soient liés ni aux résultats aux élections professionnelles, ni même à la participation à celles-ci.

1. Stratégie syndicale et représentativité

La CNT réaffirme que c’est la section syndicale et son syndicat d’appartenance qui sont les moteurs de l’action syndicale dans l’entreprise.

Dans le respect de ses pratiques et principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, les syndicats et sections syndicales cherchent à conserver ou à conquérir les droits syndicaux dans les lieux de travail.

Cela signifie que chaque syndicat ou section syndicale s’il estime que cela peut être utile à son développement cherche à obtenir la représentativité syndicale, dans le cadre des possibilités pratiques validées en congrès confédéral, tout en s’assurant que ses pratiques lui évitent de tomber dans le siège de la cogestion, ainsi que l’illusion qu’une réelle force syndicale puisse être issue d’une quelconque élection.

La participation à des élections ne peut se justifier que par le fait de vouloir protéger un camarade d’une répression exercée par l’employeur ou par la volonté de conserver et d’acquérir les droits que la CNT juge essentiels : panneau syndical, visite des locaux et services, organisation d’heures d’informations syndicales, appel à la grève, diffusion de tracts, etc.

Le fait de siéger dans les instances paritaires ou de cogestion ne peut en revanche être un motif de participation à des élections professionnelles. La CNT rappelle que la liberté des syndicats est également de ne pas se présenter aux élections professionnelles. La CNT ne limite pas sa lutte syndicale au cadre imposé par l’Etat et le patronat : elle rappelle que l’action directe collective et sans délégation de pouvoir reste la principale arme des travailleurs.

2. Le secteur privé

Actant de la réforme de la représentativité syndicale dans le secteur privé, la CNT adopte dans l’immédiat pour ce secteur les dispositions suivantes :

-  la CNT réaffirme sa position historique contre le principe des CE ;

-  la CNT, dans le cadre de la défense des travailleurs dans les entreprises, laisse le soin aux structures syndicales au plus près du terrain (sections syndicales, en cohésion impérative avec leur syndicat d’appartenance) et de l’UR d’organiser son action syndicale, y compris si ces structures jugent nécessaire de se présenter aux élections de CE ;

-  les syndicats de la CNT étudieront dans les mois à venir la pertinence (protection, capacités) de la désignation de « représentants de la section syndicale », telle que permise par les nouvelles dispositions législatives [ note du webmaster : pour en savoir plus à ce sujet, cliquer ici ] 

-  à l’égard du critère dit de « l’ancienneté » conditionnant l’émergence de section syndicale à une ancienneté du syndicat de plus de deux ans, les syndicats sont invités à fonder juridiquement dès que possible des syndicats d’industrie en vue de répondre au plus vite à ces exigences ; par défaut, la CNT pourra asseoir ses sections sur ses syndicats dits « interco » dont les statuts et intitulés légaux devraient dès lors permettre de couvrir le champ de syndicalisation (géographique et professionnel) le plus large et plus détaillé.

-  tout en rappelant la confiance nécessaire entre camarades de notre organisation, la CNT incite les syndicats à développer des pratiques en rupture avec le syndicalisme cogestionnaire et en accord avec les principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires telles que :

    • toute position d’un élu ou d’un délégué syndical doit être adoptée en lien avec la section syndicale et le syndicat ;

    • les élus doivent faire des compte-rendus de leurs réunions à leurs sections syndicales, syndicats et aux salariés de l’entreprise ;

    • les sections CNT sont invitées dans les négociations des protocoles électoraux à revendiquer la tenue des élections d’entreprise tous les deux ans, dispositif permettant une meilleure rotation des mandats électifs que les quatre ans prévus par la loi ;

    • les CCN inscriront systématiquement à leur ordre du jour un point sur les questions de stratégie syndicale en lien avec les réformes de la représentativité syndicale. Dès lors, les UR de la CNT, ou des fédérations, y exposeront de façon exhaustive les prises de décisions de ses syndicats afin qu’une analyse globale puisse être appréciée en vue d’éclairer le prochain congrès confédéral

- concernant l’acquisition de la représentativité de branche ou interprofessionnelle nationale, la CNT affirme son désintérêt total pour la recherche d’une légitimité quelconque tendant à l’amener à être ou devenir un interlocuteur permanent des négociations avec le patronat ou l’Etat.

- pour la compréhension de tous et toutes, une communication spécifique et argumentée quant à cette décision de congrès est publiée dans le "Combat syndicaliste" et adressée à l’ensemble des organisations syndicales avec lesquelles la CNT entretient des rapports de fraternité et de solidarité à l’échelle internationale.

3. Fonctions publiques

Aucun nouveau critère législatif n’étant adopté à l’heure de ce congrès, la CNT reste sur sa position de refus de participation aux instances paritaires et aux élections professionnelles dans les fonctions publiques. En cas de nouvelle loi sur ce sujet, la CNT décide d’analyser les nouveaux critères de représentativité syndicale dans un prochain congrès afin d’adapter sa position.

Dans l’attente de ce congrès, il est laissé la possibilité aux fédérations, sous contrôle des CCN, d’étudier la question de la participation aux élections si elles estiment que leurs droits syndicaux sont conditionnés par cette participation.

Texte de la motion au format pdf (2 pages - 66 ko).

II - A PROPOS DE LA REFORME DE LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE 

1) Le contexte politique de la réforme

Dès 2006, le gouvernement dominé par Villepin et Chirac décide de se mettre à la mode du « dialogue social » en mettant en place un agenda de négociation tripartite (État-syndicats-patronat) sur des thèmes choisis par le gouvernement. L’un d’eux est celui de la réforme de la représentativité des syndicats. Ceux-ci viennent de montrer, lors de ce qu’on a appelé de façon réductrice « le mouvement anti-CPE », qu’en suivant mollement la jeunesse mobilisée, ils peuvent contribuer à une mobilisation de masse. Pourtant, les protagonistes de l’UMP remplacés ensuite par le duo Sarko-Fillon les juge « trop faibles » et donc « trop nerveux ». En somme, malgré le faible nombre de syndiqués en France, une partie des syndicalistes sont encore trop militants et pas assez institutionnalisés au goût du gouvernement.

Des négociations sont alors engagées, marquées par une foire d’empoigne entre les syndicats qui veulent chacun mettre en avant une élection où il pense pouvoir gagner. Pour Solidaires (SUD), c’est les élections prud’homales et "Fonction publique". Pour FO, c’est la Sécu. Pour la CFTC, c’est l’activité à la base (!). Mais, finalement, la CGT et la CFDT vont coiffer tout ce petit monde sur le poteau en adoptant
courant 2008 une « position commune », signée avec le Medef et la CGPME, position qui va servir de base à la loi votée fin juillet. Après le scandale de l’UIMM (patronat de la métallurgie) qui a révélé les pratiques de corruption des associations patronales et la collusion avec certaines organisations de salariées, cette réforme, y compris dans son volet comptabilité, ne concerne pourtant que la représentativité des syndicats de salariés.

Le résultat est que les 5 « grands » (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) vont maintenant devoir prouver leur représentativité comme les autres et ne le seront plus automatiquement à tout moment et en tout lieu. En droit, nous sommes donc sur un pied d’égalité, même si dans les faits, il sera certainement toujours plus dur pour une section CNT de s’imposer. Pour les grosses ou les vieilles machine syndicales, l’heure est à l’inquiétude et pour certaines au regroupement : l'UNSA avec la CGC ? FO avec la CFTC ?  (pour la CGC, la réforme prévoit des dispositions spéciales pour que sa représentativité soit évaluée seulement à partir des collèges de cadres, comme le SNJ pour les journalistes)

Face à cette tentative d’institutionnaliser davantage les syndicats (en conditionnant leurs droits à leur résultats électoraux afin qu’ils se comportent d’avantage en représentants « responsables » qu’en militants actifs et afin de creuser davantage le fossé existant parfois entre eux et les autres travailleurs), la CNT, organisation anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire, était obligée de faire des choix difficiles. Au u congrès de Lille, en septembre 2008, tenant compte des lourdes difficultés actuelles du syndicalisme d’entreprise à s’implanter dans des entreprises de plus en plus morcelées par les montages financiers, et où la répression rend bien souvent nécessaire l’utilisation d’outils juridiques pour protéger les militants, les syndicats de la CNT ont décidé de s’accorder la possibilité dans le secteur privé de participer aux élections professionnelles dans le cas où la survie de leurs sections syndicales serait menacée. Ils soulignent cependant les dangers de l’électoralisme syndical et de la cogestion, et décident d’effectuer un suivi et un bilan régulier des expériences syndicales après cette réforme d’août 2008.

Afin d’adopter une stratégie efficace pour le développement de sections anarcho-syndicalistes dans le privé, il est nécessaire de s’approprier ce nouveau cadre institutionnel, puisqu’il s’agit d’un bouleversement majeur du droit syndical.

2) Le droit avant la réforme

En préambule, il peut être utile de rappeler qu’être « représentatif », pour une section syndicale CNT ne signifie pas quémander le respect du patron, ou autre pratique de cogestion servile. C’est avant tout la possibilité de nommer un ou plusieurs délégués syndicaux qu’on ne puisse licencier sans autorisation de l’inspection du travail, et ce qui permet d’avoir des droits syndicaux de base (affichage, heures de délégation, etc.) et de pouvoir négocier et signer des accords et donc d’obtenir des progrès sociaux, à condition d’établir un rapport de force réel, et de ne pas négocier dans le dos des salariés.

Avant la réforme, c’était plus simple. Cinq syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO, CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de représentativité  », c’est-à-dire qu’il pouvait nommer partout et à tout moment un délégué syndical, quand bien même celui-ci était tout seul, sans qu’on puisse contester sa représentativité. Les autres syndicats pouvaient également déclarer en lettre recommandé avec A/R une section syndicale dans une entreprise en désignant un délégué syndical mais avec le risque que cette désignation soit contestée devant le tribunal d’instance dans les quinze jours par les autres syndicats s’il y en avait et plus souvent par l’employeur. Pour ces syndicats devant faire leur preuve, comme la CNT, il leur fallait remplir les critères suivants, qui généralement se renforçaient les uns les autres, mais qui n’étaient pas cumulatifs : les effectifs, l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté du syndicat, l’attitude patriotique pendant l’occupation. Un autre critère non inscrit dans la loi, était de plus en plus pris en compte par les juges. C’est celui de l’audience, mesurée tous les 4 ans, dans les entreprises de plus de 11 salariés, par les résultats aux élections professionnelles : comité d’entreprise (CE) et délégués du personnel (DP), ou délégation unique du personnel (DUP) quand les deux sont fusionnés. C'est ce critère de l’audience, sur le mode de la démocratie politique représentative, qui devient aujourd'hui dans la réforme le critère déterminant pour l’obtention de la représentativité.


III - LE REPRESENTANT DE LA SECTION SYNDICALE

Dans la loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail », publiée au Journal officiel depuis le 20 août 2008 et refonde le droit syndical dans les entreprises du secteur privé, il est
un élément - le représentant de la section syndicale (RSS) - qui pour la CNT constitue une certaine forme d’avancée. En effet, avant, n’existait que le délégué syndical : il fallait clandestinement créer une section syndicale, s'assurer de remplir des critères de représentativité (activité, ancienneté et nombre d’adhérents notamment, tout ça à obtenir… clandestinement) et déclarer la section en étant très souvent attaqué devant le tribunal d'instance pour non-représentativité.

Maintenant, la CNT peut engager une action syndicale d’entreprise plus facilement en désignant un RSS et ainsi une section syndicale avec des droits de base (cf. annexes 2 et 3) sans qu'elle ait obtenu la représentativité proprement dite, mais en remplissant tout de même des critères restreints (cf. annexe 1).


Voici donc ici une fiche pratique juridique sur le nouveau droit d’implantation syndicale dans une entreprise du secteur privé et notamment le RSS. Vous trouverez à la fin cette fiche l’ensemble des articles du Code du travail mentionnés ainsi que des modèles de désignation de RSS.




MANIFESTATION ANTI-FASCISTE
A LILLE LE 4 OCTOBRE 2008

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS !

Racisme d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler à sa réorganisation.

L’extrême droite régionale, nouant des contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier en crise (tensions entre les communautés flamande et wallonne) pour favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses, communautaires mais aussi sociales. Le FN Nord Pas-de-Calais a aussi effectué récemment un "toilettage interne" de manière à favoriser le courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.

C’est ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ». Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales d’extrême droite. Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie. « Terre Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple, d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la « soupe au cochon », action interdite dans plusieurs villes pour discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou musulmane.

C’est très prochainement dans le quartier de Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle. Le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme, pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti égalitaire.

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE !

Laisserons-nous s’installer et prospérer près de chez nous un véritable foyer d’extrême droite ?

Nous appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre toutes les mesures pour empêcher son développement.

MANIFESTATION SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 A LILLE
RDV à 14h30 - métro "Bois Blancs"

Comité de vigilance antifasciste

Signataires : Solidaires, Chiche !, Mrap Lille/Nord Pas-de-Calais, Ligue des droits de l’Homme , UL-CNT de Lille, Sud santé-sociaux 59/62, Sud étudiant-es, Scalp, Sud éducation, Alternative libertaire, Comité sans papiers 59, GDALE, Flamands Roses, NPA Lille, LCR, individu-es antifascistes...

Pour télécharger l'affiche appelant à la manif (format pdf - 763 ko),
cliquer ici.


CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT
DES 19, 20 ET 21 SEPT. 2008 A LILLE :

NON A LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE A "LA POSTE" !

Samedi 20 septembre 2008 à Lille, en marge du congrés confédéral de la CNT qui se tenait à Lille ce weekend-là, une soixantaine de militants ont investi la Poste principale de Lille et distribué des tracts relatifs à la répression dont est victime Serge, postier marseillais. Lire l'article paru dans "La Voix du Nord" le 21 septembre 2008.

La pétition de soutien à Serge peut être téléchargée en cliquant ici (2 pages - 74 ko - format pdf ).

Elle peut aussi être signée en ligne à cette adresse :
http://www.millebabords.org/spip.php?article9000 (les cadres permettant de remplir et de signer la pétition en ligne se trouvent dans le corps de l'article consacré à Serge, juste en dessous de deux documents à télécharger).

Plus d'informations sur le site confédéral de la CNT.




NON AUX BAS SALAIRES !
NON AUX INEGALITES SALARIALES !

MOTION SUR LES SALAIRES
(adoptée en 2006 par l'UL-CNT de Lille et actualisée en 2008)


Les propositions d’augmentation uniforme (en pourcentage, du point d’indice ou du type « X euros pour tous ! ») ont le mérite d’être claires, mais elles avantagent les salariés les mieux payés. La CNT lutte pour des augmentations différenciées inversement proportionnelles aux salaires afin de réduire les inégalités entre travailleurs.

Ce que propose la CNT dans l’immédiat :
- Réduction des écarts de la grille des salaires et refonte des grilles indiciaires.
- Augmentation générale selon une échelle décroissante de 300 euros pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC réévalué.
- Pas de salaire net inférieur à 2000 euros.
- Pas d’augmentation des salaires sans relèvement en parallèle des minima sociaux, des contrats précaires, des contrats d’apprentissage, des indemnités-chômage et des retraites.

La CNT ne saurait se satisfaire de ces revendications, son objectif étant l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

La motion sous forme de tract (format pdf - 1 page - 147 ko) peut être téléchargée en cliquant ici.

SANS-PAPIERS :
SOLIDARITE
AVEC LE CSP 59 !

Communiqué de l'UL-CNT de Lille et environs :

Le 17 décembre 2007, l'un des responsables du Comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) a été interpelé dans le cadre d’une "commission rogatoire pour trafic d’influence". Il a passé 36 heures en garde à vue. Un des porte-parole a lui aussi été entendu par la police pendant que le local du CSP 59 était perquisitionné. Il est clair que ces manœuvres ont pour objectif la destruction totale de toute possibilité pour les sans-papiers de pouvoir s’organiser et lutter. Le préfet Canépa, dont on connait l’acharnement quasi-meurtrier de cet été, tente par des procédés innommables que sont l’attaque individuelle des militants et le bâillonnement des sans-papiers (si tu veux des papiers, ferme ta gueule) d’imposer une nouvelle fois la volonté du capitalisme total. L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien aux sans-papiers en lutte et dénonce la stratégie mortifère établie par le Préfet et l’Etat pour museler cette partie des travailleurs dans l’ombre. La CNT appelle à participer au rassemblement qu'organise le CSP tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.

Le 18 décembre 2007, 
Union locale des syndicats CNT de Lille.

Déclaration du CSP 59 à propos notamment de son financement :

Le lundi 17 décembre 2007 restera dans les mémoires comme une étape singulière dans la guerre déclarée par le régime du président Sarkozy contre la lutte des sans papiers pour la régularisation. Elu président après avoir récupéré les millions de voix des électeurs qui avaient permis au candidat J.M. Le Pen d’arriver au second tour de la présidentielle d’avril 2002, Sarkozy - chef de l’UMP, un des partis républicains - s’est cru en devoir de lancer la machine infernale de la chasse aux sans papiers jusque dans les écoles.

Le ton a été donné par l’annonce de 125.000 arrestations pour 25.000 expulsions pour l’année 2007. Hortefeux, le ministre de l’identité xénophobe, pratique la "rupture" en fixant des quotas d’expulsions de sans papiers comme moyen pour l’UMP de garder les électeurs du Front National.

Le racisme d’Etat est officiellement prôné sous le couvert de l’efficacité et se traduit à Lille contre l’un des CSP les plus combatifs de France par un acharnement répressif sans égal.

Les étapes de cette guerre contre le CSP59 sont : 

- la provocation de la grève de la faim de juin/juillet/août 2007 par la rafle du 15 juin dernier lors de l’occupation de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) ;

- Faire subir des traitements dégradants aux grévistes de la faim (les jeter à la rue, expulser des grévistes de la faim à plus de 60 jours, etc.) ;

- Proposer une sortie de crise par le "réexamen bienveillant" aux partenaires du CSP59, la LDH, le MRAP et agir sans vrai réexamen avec droit à la défense argumentée des dossiers ;

- Exercer des chantages sur les sans papiers en conditionnant la régularisation par l’abandon des manifestations et autres actions de visibilité collective organisées par le CSP59 ;

- Refuser leurs récépissés aux sans papiers annoncés régularisés et tenter ainsi de faire passer les commissions juridiques pour des menteurs.

Voilà maintenant le temps des commissions rogatoires du Parquet de Lille pour "trafic d’influence" contre les militants bénévoles du CSP59.

C’est ainsi que le coordinateur de la commission juridique a été mis en garde à vue durant 35 heures, interrogé pendant 30 heures pour être libéré sans présentation au juge. Pour semer encore plus la confusion et l’amalgame, on apprend que le juge d’instruction qui a signé la commission rogatoire serait celui-là même qui est chargé d’élucider le scandale de "trafic de papiers" qui a éclaboussé la Préfecture du Nord en février 2007. Selon la presse, ce présumé "trafic de papiers" en Préfecture du Nord a été révélé parce qu’un "sans papiers a protesté au sein même de la préfecture réclamant le récépissé "autorisé à travailler" pour lequel il prétend avoir payé 1500 euros à un fonctionnaire de la Préfecture".

Le camarade de la commission juridique du CSP59 a eu son compte bancaire épluché par les policiers. Son épouse et ses enfants (17 et 14 ans) ainsi que plusieurs dizaines de sans papiers, d’ex-sans papiers, de responsables associatifs issus de l’immigration, de simples relations, de militants ainsi que le porte parole du CSP59 ont été convoqués et entendus par la policiers avant et après l’arrestation et la mise en garde à vue. Selon les enquêteurs, la Préfecture a aussi été entendue. La persécution continue sans que l’accusé ne puisse accéder au dossier, sans savoir quel est le sort réservé à la procédure. Les questions portent sur "Avez-vous donné de l’argent à ... ?",  "Avez-vous couché avec... ?".

Parallèlement, les enquêteurs s’intéressent au financement du CSP59. Il semble que le CSP59 soit une "nébuleuse dans laquelle nicherait un paradis fiscal", qu’il y aurait de "l’argent à gogo". Il est clair que les poux que l’on cherche sur la tête du CSP59 font partie de la guerre préfectorale pour le faire disparaître. C’est cela le projet machiavélique : provoquer la grève de la faim, écraser celle-ci, faire disparaître le CSP59, se faire aider par des associations pour plus expulser par la mise en place de la fameuse commission départementale de réexamen des dossiers des sans papiers. L’échec de ce projet machiavélique entraîne la cabale actuelle pour salir les militants, justifier l’expulsion du CSP59 par le préfet de la commission départementale de réexamen des situations administratives installée par arrêté préfectoral et terroriser les sans papiers pour le amener à abandonner la manifestation du mercredi et les actions de visibilité collective.

Force est de constater que l’Etat - Préfecture et Parquet (est-il instrumentalisé sans le savoir ?! l’avenir le dira !) -  ne rechigne décidément sur aucun moyen. Mais cet acharnement répressif qui prend l’allure de "jeter aux chiens" (pour reprendre une expression de Mitterran) les militants a aussi pour but :

- de tenter d’accréditer l’idée fausse que le CSP59 ce sont les militants qui ne sont pas sans papiers. Ce qui est faux. Le CSP59, c’est d’abord et avant tout les sans papiers eux-mêmes qui élisent et confient des mandats, y compris à des militants. Rappelons qu’ils, qu’elles sont seuls à voter en Assemblée Générale sur le principe de la démocratie directe ;

- de surfer sur le recul terrible au sein de la société de l’idée de l’engagement militant bénévole. L’engagement sincère, en dehors de tout intérêt bassement matériel, qui a été un facteur essentiel de toutes les conquêtes démocratiques et sociales, est présenté aujourd’hui comme impossible.

Ces constats apparaissent clairement dans cette tentative ignoble de criminaliser le militantisme de conviction par la judiciarisation . En fait, dans la soi-disant enquête avec filature, écoute téléphonique, pression sur les sans papiers et ex-sans papiers, il y a deux affaires , voire trois :

- l’affaire du trafic présumé en préfecture révélé en février 2007 ;

- l’affaire du présumé "trafic d’influence pour obtenir des papiers" que l’on veut imputer au coordinateur de la commission juridique du CSP59 alors que seule la préfecture a le pouvoir de décision.

- l’affaire non avouée de la comptabilité du CSP59.

Or, la question du coût réel du combat social, citoyen, démocratique, anti-raciste et antifasciste est à l’étude depuis 2006 au sein du CSP59. Ce que la préfecture sait parfaitement, ne serait-ce que parce que le CSP59 est sur écoute avant même que le projet de loi qui prévoit "d’autoriser la police à placer des logiciels espions notamment contre l’aide aux sans-papiers" ne soit ficelé et soumis au Parlement. Il en est de même de l’étude sociologique et scientifique sur "le devenir des sans papiers" qui, manifestement, donne aussi des sueurs froides à la Préfecture. Ces deux études ont été décidées par l’Assemblée Générale du CSP59 et confiées au Collectif Afrique dans le cadre de l’ association Immigration et Droits des Migrants (IDM), association loi 1901 financée par les collectivités locales, créée en décembre 1999 pour mettre un local à disposition du CSP59 ; association regroupant les syndicats et les associations.

Le CSP59 publie un extrait de la demande de subvention formulée par IDM qui met en lumière le constat suivant : depuis 1996, le financement solidaire du CSP59 repose sur les efforts des sans papiers, des militants, des associations, des syndicats, des soutiens individuels et des collectivités locales pour le local et les salles.

La lutte collective des sans papiers apparaît justement comme un exemplaire antidote au fléau de l’individualisme forcené, de la "politique du ventre", du "bakchich", de l’intérêt et de l’égoïsme individuel qui minent la société écrasée par le libéralisme et le profit. C’est aussi à cet antidote salvateur que le régime Sarkozy s’attaque par son agression perfide contre le CSP59.

L'engagement militant est aussi une solidarité financière :

L’organisation d’un mouvement comme le CSP59 demande une participation d’acteurs multiples intervenant selon des modes spécifiques, sans qu’il soit toujours facile de valoriser le temps qu’ils, qu’elles passent à la réalisation de l’objectif de régularisation. Pour permettre une bonne compréhension du fonctionnement à l’étape actuelle, il faut identifier les types d’acteurs impliqués dans les différentes activités du CSP59.

Sont clairement identifiés :

1. En plus des sans papiers qui luttent pour les papiers, les animateurs que certains appellent  "entrepreneurs" : ce sont les responsables politiques qui ont reçu le mandat de l’assemblée générale pour animer le comité, également appelés "porte-paroles".

2. Les membres de la commission juridique. Il s’agit des militants qui ont une fonction technique dans l’accompagnement administratif, juridique et social des sans paapiers tout au long de leur trajectoire.

3. Les militants techniques sont des personnes qui apportent leur soutien technique au bon fonctionnement du mouvement. Les tâches telles que la gestion des sites internet, les relations avec les médias, les partenaires, les autres organisations, les institutions ; la gestion des moyens que se donne le comité (bus pour Paris par exemple), sont l’œuvre des sans papiers et de ces acteurs, militants du mouvement.

L’analyse des "investissements" immatériels met en relief les contributions entièrement bénévoles des membres de la commission juridique. Ces "investissements" n’auront pas toujours la lisibilité nécessaire. En effet, le comité s’est lancé en 1996 sur une décision politique des sans papiers et des militants qui n’ont jamais posé la question des moyens à mettre en place pour la gestion des activités du mouvement. Les membres de la commission juridique n’ont pas toujours conservé des notes pour les frais qu’ils ont engagés.

Il est néanmoins possible de quantifier les contributions volontaires de tous ces acteurs et partenaires qui ont un rôle important dans le fonctionnement du mouvement dans son ensemble et d’établir une préfiguration d’un budget prévisionnel.

Charges liées à l’activité de la commission juridique

En terme quantitatif, la commission juridique a consacré 5048 heures pour accomplir ses tâches, soit 631 heures par réfèrent en 2005. Ce calcul ne prend pas en compte le temps de socialisation ni de soutien psychologique (temps d’écoute consacré aux personnes rencontrant des difficultés personnelles). Pour donner une évaluation chiffrée des investissements immatériels nécessaires, nous nous sommes basés sur des moyennes repérées sur l’ensemble des tâches des membres de la commission juridique.

Si nous prenons comme indicateurs de fonctionnement pour construire notre budget 2005 :

Nombre de personnes suivies: 1500

Nombre de référents: 8

Heures consacrées: 5048

Heures rémunérées: 0

Nous avons 5048 heures que divisent 151,67 heures (35 heures par semaine) que divisent 12 mois soit 2,7 personnes.

L’analyse de ce "budget" met en évidence les "charges fictives" représentant deux équivalents temps plein et une personne à temps partiel, indispensables à la réalisation qualitative et quantitative des tâches essentielles de la commission juridique.

En prenant une base de 3.640 euros de salaires bruts par mois, plus 15% de ce budget en frais divers de gestion courante, nous obtenons un investissement immatériel de 70.324,80 euros, intégralement financé dans notre cas par bénévolat.

Charges à caractère variable

Fournitures administratives: 750,00 euros

Déplacements: 8 343,20 euros

Affranchissement: 300,00 euros

Photocopies: 1 612,80 euros

Téléphone, fax, internet: 6 596,90 euros

Consommables divers: 1 200,00 euros

Documentations juridiques: 204,00 euros

Missions et réceptions: 7 680,00 euros

TOTAL = 26 686,90 euros

Dans cette rubrique a été pris en compte uniquement les frais des membres de la commission juridique qui sont intervenus de manière continue durant toute l’année. Ils sont au nombre de 8.

Les parcours kilométriques sont estimés à 24. 684 kms. Les dépenses effectives sont de 7. 972,9 euros.

Aujourd’hui, plus 7.000 personnes régularisées depuis 96 sont passées par la commission juridique. En 2005, elle a reçu dans ses permanences près de 1500 personnes en moyenne dont 150 nouveaux dossiers.

Conclusion

Au vu de ces données sur 2005, on ne peut qu’être encore plus écœuré par cette lamentable opération de salissure jetée par l’Etat reposant sur un gravissime arbitraire et abus de pouvoir. Grand bravo aux militants et aux soutiens qui font ces contributions physiques, matériels et financières depuis 1996.

Rappelons aussi que le CSP59 ne reçoit aucune subvention et n’en recevra jamais directement. En effet, le CSP59 ne peut devenir une association loi 1901 parce que, tout simplement, ce serait accepter le fait, le principe de l’existence en soi des sans papiers, et cela de surcroît dans un pays où les "animaux, les végétaux ont des papiers". Nul humain ne doit être illégal, telle est la devise du CSP59.

Un Etat et une société qui admettent une telle possibilité ont un ventre gros de nouvelles Bastilles à prendre. Avant on disait que pour mesurer l’état réel de la démocratie dans un pays, il fallait regarder comment sont traitées les femmes ; aujourd’hui il faut regarder comment cet Etat traite ses étrangers.

Le CSP59 appelle tous les sans papiers, les militants et soutiens à  poursuivre plus que jamais notre mobilisation pour que triomphe les revendications et idéaux par lesquels nous creusons le sillon d’une société de solidarité et de justice. Contre cela, les traitements dégradants, les complots pourris, les mensonges, les diffamations, l’arbitraire et l’abus du pouvoir échoueront. Plus que jamais la lutte continue !

Fait à Lille le 25/12/07.

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800 Lille Fives. Tél : 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 - E.mail : csp59@wanadoo.fr




SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE...
LA LUTTE CONTINUE !

Nouvelle grève générale du secteur public
jeudi 24 janvier 2008 !

Une nouvelle grève dans les services publics aura lieu jeudi 24 janvier 2008 pour :
- le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités),
- la création d'emplois statutaires correspondant aux besoins de la population en matière de services publics,
- la préservation et l'amélioration du statut de la fonction publique...

La CNT appelle, d'ores et déjà, à préparer activement cette échéance et à élargir la mobilisation au secteur privé (bas salaires, fin annoncé du CDI, augmentation du temps de travail, délocalisations... les sujets de mécontentement ne manquent pas !).


Communiqué de la CNT au soir de la grève du 20 novembre 2007 :

La journée de mobilisation du mardi 20 novembre 2007 a été une réussite. 700 000 de personnes ont en effet défilé en France. Les médias continuent et continueront à tenter de discréditer un mouvement massif de rejet du projet de société voulu par Sarkozy et ses sbires. 

Les manifestants rejettent en bloc les réformes sur les retraites (régimes spéciaux et allongement de cotisation à 41 ans à venir en 2008), la casse orchestrée du service public (disparition de bureaux de postes, suppression de postes massive dans l’Education Nationale et ailleurs), la destruction du système de protection sociale (mise en place des franchises médicales...). 

Dans le même temps, les étudiants se battent contre la prise de pouvoir des intérêts privés sur les universités voulue par la loi Pécresse. 

La seule réponse apportée aux jeunes est la répression des forces de l’ordre : évacuation des facs, saccage de locaux syndicaux, matraquage d’étudiants. Cette journée ne doit donc être que le prémice d’un mouvement social fort qui fera plier un gouvernement prêt à tout pour mettre à genou les syndicats. 

Face à cela, les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et refuser toute négociation avec ce gouvernement qui a fait un cadeau de 15 milliards d’euros aux riches et aux patrons (paquet fiscal de l’été dernier). 

Il est grand temps de lutter aux côtés des étudiants et des grévistes qui se battent contre la casse programmée des retraites. 

La CNT soutient toutes les initiatives de reconduction de la grève. Elle appelle tous les travailleurs à discuter en Assemblée générale des échéances futures et se joint bien évidemment à l’appel à la grève interprofessionnelle de la coordination nationale étudiante pour le 27 novembre (voir l'appel ici ).

Le 20 novembre 2007 - 19h


Tract d'appel à la grève du 20 novembre 2007 :

Etendons et intensifions la lutte !

Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :

- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.

- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.

Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.

Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?

C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.

Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.

De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !

Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.

Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.

Alors, mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007 !

Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales ! Mettons en débat nos revendications, la reconduction de la grève et la lutte interprofessionnelle.
GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE dés le mardi 20 novembre 2007
Manifestation à Lille : 14h, porte de Paris
Ce tract est disponible ici
en téléchargement
(format pdf - 1 page - 2,3 Mo).


Affichette interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation)
:

cliquer ici (format pdf - 1 page - 215 ko).



AU FAIT, QUI SONT LES VERITABLES PRIVILEGIES ?
Quelques chiffres :

Revenu moyen d'un patron du CAC 40 : 3 800 000 euros par an

Hausse des salaires des PDG : jusqu'à 59 %

Les 60 patrons actionnaires les mieux lotis ont empoché en moyenne en 2006 :
30 000 000 d'euros de dividende chacun

Hausse du salaire du Président de la République : 206 % cette année

Hausse des salaires des ministres : 70 % en 2002

Chômage des députés : 5 ans à 5 400 euros par mois

Et pendant ce temps...

50 % des salariés gagnent moins de 18 000 euros par an

15 % des salariés gagnent moins de 12 000 euros par an

50 % des retraités gagnent moins de 15 000 euros par an

Allocation moyenne des chômeurs : 800 euros par mois

Nos salaires stagnent… et les prix explosent :

- Hausse, cette année, des prix des céréales (95 %), du lait (20 %), du beurre (40 %), etc.

- 38 % de hausse pour les prix de l'essence (depuis 2004)

- 37,7 % de hausse des loyers (depuis 1998)

Trois personnes meurent par jour à cause du travail en France (accidents du travail et suicide), sans parler des handicapés et des maladies professionnelles, et cela pendant que d'autres font leurs courses chez Fauchon, dînent chez Bocuse, s'habillent chez Dior, se promènent de par le monde sur de grands yachts...

100 000 000 000 d'euros de bénéfice en 2006 pour les entreprises du CAC 40, 17 % de hausse pour les cours de la bourse en 2006… De l'argent, il y en a ! Dans les caisses du patronat ! Et même dans certaines caisses noires du patronat prévues en cas de coup dur ! On a ainsi trouvé 600 millions d'euros à la fédération de la métallurgie du MEDEF (UIMM)…

Notre travail rapporte, mais pas à nous. Les bénéfices sont là, la productivité de notre travail est une des meilleures du monde, mais nous - les travailleurs - nous nous appauvrissons de jour en jour. Il est temps de redresser la tête et de s'unir pour s'opposer à cette situation.
La version maquettée du texte "Qui sont les véritables privilégiés ?"
est téléchargeable ici  (format pdf - 1 page - 95 ko).

MANIFESTATION NATIONALE
CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE

TOUTES ET TOUS CONTRE LE CHÔMAGE ET TOUTES LES FORMES DE PRECARITE !
MANIFESTONS EN MASSE POUR LA JUSTICE SOCIALE
SAMEDI 8 DECEMBRE 2007 à 14H, PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ! *

Des départs en bus sont organisés du Nord et du Pas-de-Calais. Pour réserver votre place, téléphonez au 03.21.29.69.59 (pour le Pas-de-Calais) et au 03.20.38.08.83 (pour le Nord).

En ce qui concerne le Pas-de-Calais, rendez-vous à 9h à la mairie de Loos-en-Gohelle, à 9h30 à la mairie de Liévin (avenue Lamendin) ou à 10h à la gare d'Arras. Pour le Nord, le départ se fera à 9h30 devant la mairie de Lille (porte de Paris).

Chti Guevara (syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois)




PAUVRETES - PRECARITES - INEGALITES  =  STOP !

Nous avons tous le droit à un emploi choisi, à un revenu décent et à l'accès à une vrai formation tout au long de notre vie . Les demandeurs d'emploi sont d'abord des privés d'emploi. Ils n'ont pas choisi d'être licenciés.

- Plus de 60 % des demandeurs d'emploi ne sont plus indemnisés.
- Le peu d'indemnisation conduit les chômeurs vers les minimas-sociaux et une vie de galère.
- Les jeunes de moins de 25 ans n'ont toujours aucun revenu.
- L'absence d'indemnisation des stagiaires est un travail masqué !
- Le chômage développe la précarité et favorise la dégradation des conditions de travail et des rémunérations pour l'ensemble des salariés.
- La difficulté de vivre dignement est de plus en plus grande ; à cela s'ajoutent des conditions de logement et d'accès aux soins inaccessibles.

CETTE SITUATION EST ALARMANTE... ET POURTANT !

- Les contrôles, la culpabilisation des chômeurs (fraudeurs, fainéants), les sanctions et les radiations sont le lot journalier des privés d'emploi !
- La protection des plus faibles sera encore plus grande avec la fusion ANPE/ASSEDIC et avec le placement des demandeurs d'emploi par des organismes privés.
- Démantèlement des services publics, démantèlement du code du travail, remise en cause du CDI, allongement de la période d'essai, facilité de licenciement, installation de la précarité pour tous les salariés, la protection sociale instaurée en 1945 est dépecée.
- A cela s'ajoute une sécurité sociale qui devient l'insécurité pour les malades et le retrait de la solidarité sur laquelle elle était fondée ("Payer selon ses moyens. Se soigner selon ses besoins").
- Exonérations massives de cotisations sociales patronales (+ de 20 milliards d'euro) censées produire de l'emploi mais sans contrôles ni évaluation et sans obligation de résultat.
- Entreprises dédouanées de leur responsabilité sociale (générant pourtant la précarité dans le travail).
- Dépénalisation du droit des affaires (soit, impunité des patrons "voyous" de leurs pratiques).
- Projet de suppression de l'Allocation Equivalent Retraite à compter du premier janvier 2008.

TOUTES CES PRATIQUES SONT INACCEPTABLES ET CONTRAIRES AUX DROITS HUMAINS !

* A l'appel de mouvements de lutte contre le chômage et la précarité (AC!, APEIS, CGT Chômeurs, MNCP) et avec le soutien
- d'associations (AC le feu, APNEE/ActuChômage, ATMF, ATTAC, CDSL, CNDF, Convergence de défense des services publics, Coordination des sans papiers 93, DAL, Droits devant !, ENU, Euromarches, Fondation Copernic, CIP-IDF, LDH, Marches européennes, No Vox, Stop précarité),
- de syndicats (CNT, Union syndicale Solidaires, SNU-TEFI-FSU)
- et de partis (Alternatifs, Alternative libertaire, CUAL, JCR, LCR, LO, Les Verts, PCF).


NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL !

La ré-écriture du code du travail à laquelle on assiste actuellement dans le plus grand silence est, dans le privé, l'un des pendants de la remise en cause du statut de la fonction publique (beaucoup plus médiatisée car, dans ce secteur, les syndicats gardent une petite capacité à mobiliser, ce qui oblige l'Etat à sortir l'artillerie lourde du matraquage médiatique afin de les isoler et de les affaiblir).
Dans le privé, la stratégie est bien entendu inverse. Les syndicats étant faibles et très divisés selon les secteurs économiques et les salariés étant "illettrés" en matière de connaissance de leurs droits les plus élémentaires, l'Etat avance masqué et il est d'une discrétion inouïe, se contentant des quelques grosses ficelles habituelles pour faire passer d'énormes couleuvres.

La ré-écriture actuelle du code du travail a peu de chance de sortir du sérail de l'inspection du travail qui n'est concernée qu'au second chef (bien moins concernée en tout cas que le salarié lambda du privé) et qui, comme toute corporation, est très repliée sur elle-même. Peu de chance également de sortir des salons feutrés des hautes instances des "grandes" centrales syndicales qui ont, depuis longtemps, fait le choix de s'émouvoir par des communiqués de presse symboliques et confidentiels plutôt que de faire oeuvre d'instruction et d'éducation des salariés. Il n'y a donc rien à attendre d'elles.

Il y a cohérence à mettre cette recodification en corrélation avec la volonté d'enrôler les fonctionnaires de l'inspection du travail dans la chasse à l'étranger. Cohérence également avec la fermeture de 63 prud'hommes sur 271 et avec la transmission aux tribunaux pénaux (qui sont, si on sort de la langue de bois, littéralement à la botte du gouvernement et du patronat) de certains types d'affaire du droit du travail (pendant que d'autres échappent à toute possibilité de poursuite).

Très concrètement, imaginez que votre employeur décide de ne pas vous payer le salaire du mois. Imaginez qu'il préfère un salarié tout frais sorti de l'ANPE et motivé pour retrouver du boulot, plutôt que de recourir à vos services (parfaitement échangeables sur le marché du travail, mais qui ont le démérite de ne pas être subventionnables par l'Etat). Traditionnellement, le salarié allait demander des infos à l'inspection du travail qui passait un coup de fil, faisait un petit courrier... Puis, le salarié saisissait les prud'hommes....

Demain, si vous avez la chance d'être syndiqué (comme 8% des salariés du privé), de travailler dans une grosse boite ou de travailler dans une ville qui a un prud'homme, vous arriverez à récupérer votre dû.

Par contre, si vous travaillez dans une PME, n'êtes pas syndiqué (comme plus de 95% des salariés des PME), habitez un bled pommé, êtes ignorant de vos droits et résigné à tout, vous n'aurez plus qu'à espérer n'être pas dans la catégorie des travailleurs étrangers démunis de titre de séjour et expulsables. Dans tous les cas, vous partagerez leur sort d'esclave. Votre employeur, lui, percevra : 1°) la plus value habituelle que vous aurez payée en tant que consommateur, 2°) le salaire que vous auriez du toucher mais que vous vous êtes fait siffler à la fin du mois de travail, 3°) les subventions pour l'emploi aidé de votre remplaçant. Pour vous : la facture... avec les remerciements du patron !

Franchement, il n'y a ici aucune exagération. La politique menée depuis cinq ans avec Chirac est, comme on peut s'y attendre, accentuée par son héritier. Elle conduit inexorablement à multiplier les marchands d'esclaves quelle que soit la couleur de peau de ceux-ci (surtout dans les petites entreprises qui, pour résister à la concurrence des gros, seront tentées d'en profiter). Elle conduit à organiser l'impunité de leurs abus. Le reste n'est qu'une question de loterie : bons secteurs économiques / secteurs économiques en mauvaise passe, employeurs philantropes (ou du moins légalistes) / employeurs je-m'en-foutistes (ou sans scrupules), etc.

Un militant du syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59),
contrôleur du travail à l'inspection du travail de Lille.

Lille, le 1er décembre 2007.

Pour en savoir plus, lire l'étude réalisée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, en cliquant ici (format pdf - 45 pages - 439 ko).

Note bene :
Le 19 décembre 2007, le parlement a adopté le projet de loi de refonte du code du travail entériné en deuxième lecture par le Sénat. Le texte autorise donc maintenant la ratification d'une ordonnance qui prévoit la ré-écriture du code.


SNCF :
APPEL A LA GREVE RECONDUCTIOBLE
DES CHEMINOTS CNT (novembre 2007)

Il était temps ! Enfin un mouvement de grève reconductible et unitaire à la SNCF, à la hauteur des attaques que nous subissons depuis des années.

L’avertissement du 18 octobre dernier qui, rappelons le, a montré un taux de grévistes historique (près de 80%) ne pouvait pas suffire sur une base de 24 heures. Les fédérations de cheminots « les plus représentatives » ont été poussées dans les Assemblées Générales par leurs bases pour poursuivre le mouvement du 18 octobre. Mais certains appareils syndicaux avaient donnés des directives bien précises : 24 heures et pas plus ! Grâce aux nombreuses AG qui ont reconduit la grève du 18 octobre, les négociateurs habituels ont été contraints et forcés d’appeler à une grève reconductible.

Les régimes spéciaux dont font partis notamment les régimes de retraite de la SNCF, RATP, EDF-GDF, sont les derniers vestiges en matière de retraite par répartition, avancée sociale importante, créée en 1944 par le Conseil National de la Résistance (CNR). Le CNR instaurait alors un programme définissant la durée de cotisation concernant les retraites des salariés : 37, 5 annuités pour tous.

Il n’y a pas si longtemps, en 1993, le gouvernement Balladur décidait d’amener le privé à 40 ans de cotisation. Ce fut un recul social sans précédent. En 2003, le gouvernement Fillon (avec la collaboration tacite et intéressée des principales confédérations syndicales), enfonçait le clou : 40 ans pour le public.

Maintenant c’est au tour d’une partie des régimes spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF... mais pas tous : militaires, parlementaires en sont évidemment exclus. Ne les laissons pas faire, nous sommes parmi les derniers à cotiser 37, 5 ans. Après nous, les cheminots, ce sera 41 ans en 2008, 42 ans en 2012 ? Et 45 ans c’est pour quand ? Les salariés ont tous à y perdre, unissons nos luttes : public, privé, précaires, même combat !

RETOUR AUX 37,5 ANS POUR TOUS !

C’est largement possible dans un pays aussi riche que la France. Rappel : 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux patrons à comparer aux 5 milliards d’euros par an que le retour aux 37,5 annuités pour tous coûterait.

Cheminots et autres travailleurs des régimes spéciaux : ouvrons la voie !

Les luttes du passé (comme décembre 95) ont montré qu’autour d’une lutte d’une catégorie de travailleurs peut se cimenter une révolte beaucoup plus puissante. N’ayons pas peur de ces illusionnistes du gouvernement , ils ne sont que des croquemitaines. Si un mouvement social comme celui de décembre 95 se cristallise, on verra bien si tous ces pontes feront encore les malins à grands renforts d’intox médiatique. N’oublions pas que si nous décidions de bloquer l’économie du pays, Etat, patrons, puissants de tous poils viendront nous manger dans la main. Preuve s’il en était, qu’ils ont besoin de nous mais nous n’avons pas besoin d’eux.

Nous travaillons et ils en profitent ! Changeons de société : que ceux qui travaillent soient ceux qui décident ! A gouvernement de combat, syndicat de combat !

ENGAGEONS LE COMBAT DES LE 13 NOVEMBRE 20 HEURES

La période est d’autant plus propice que la colère gronde dans d’autres secteurs. Nous pouvons faire plier ce gouvernement réactionnaire car contrairement à ce qu’on veut nous faire croire nous ne sommes pas seuls.

Le ras-le-bol explose dans de nombreux secteurs :

* Les étudiants font face à une loi scélérate qui veut faire entrer le capitalisme à l’université. Le mécanisme est simple : passer d’un financement 100% public des universités à un financement 50% public - 50% privé et ainsi faire financer la moitié du budget des facs par les entreprises du secteur. Conséquences : augmentation phénoménale des frais d’inscription (+200% ?) choix et financement des filières les plus intéressantes pour les entreprises, mise au placards des filières non exploitables compétition entre les universités : les filières comme histoire, philosophie... seront malclassées donc auront encore moins de moyens. Si nous les laissons faire les études ne permettront plus aux jeunes de s’émanciper, d’avoir une pensée autonome. A quand une licence COCA-COLA, un master ALSTHOM, une thèse VEOLIA ?

* EDF-GDF , La RATP sont aussi visés par leur « réforme » des régimes spéciaux de retraite.

* Les magistrats et les avocats qui s’opposent à la « réforme » de la carte judiciaire prévoyant la fermeture de 20% des tribunaux, laissant présager une justice encore plus expéditive.

La lutte des classes ?!
Ils voudraient nous faire croire à coup de renfort « médiagogique », qu’elle n’existe plus, que c’est un avatar du passé, une bêtise de l’histoire. La lutte des classes existe encore, mais elle est inversée actuellement. Ceux qui n’ont que leur travail pour vivre subissent la loi des dominants : patronat, gouvernement, financiers, Etat... Et nous continuerons à subir leurs lois si nous ne prenons pas conscience que la vraie force des travailleurs c’est leur résistance face à leurs exploiteurs. Ils avancent seulement parce qu’on recule et c’est bien cela la lutte des classes. Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre !


LA CNT KESAKO ?
La CNT est une confédération syndicale fondée en 1946. Elle s’organise sur la base de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe. Elle tire sa force de l’action directe, c’est-à-dire de l’action collective des personnes en lutte (grève, blocage, boycott, occupation, manif’, etc.). La CNT, c’est l’effort militant à la place de la bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place du corporatisme, c’est un syndicalisme libre de toute interférence politicienne. Pour la CNT, ce qui est fondamental, c’est que les gens décident pour eux même. Dans la section, dans le syndicat, c’est l’assemblée générale qui décide de tout : pas de mot d’ordre parachuté, pas de « ligne à suivre », pas de hiérarchie.... La CNT c’est également un PROJET DE SOCIETE porteur d’un autre futur : justice sociale, égalité économique et politique, autogestion et collectivisation des moyens de production, abolition de l’Etat et des classes sociales.... Bref, un futur fait de paix, de pain et de solidarité !!!


Coordination nationale des cheminots CNT
 


RESTAURATION :
MARRE D'ETRE EXPLOITES !
 
Comme dans de nombreux secteurs, les travailleur-euses de la restauration ne sont pas épargné-es par les conditions de travail pénibles, humiliantes et dégradantes imposées par les patrons.

Nous vous proposons de survoler la carte des atteintes aux droits des salarié-es.

En guise de hors d’oeuvre : dans de nombreux restaurants, les employé-es (serveur-euses, plongeur-euses, personnels de cuisine) travaillent six jours sur sept avec uniquement un jour de repos hebdomadaire et des horaires répartis sur toute une journée, cela ne laissant aucune place à une vie personnelle et sociale.

En plat principal : le harcèlement moral et la pression exercés par les « chefs » occupent une place de choix dans le domaine de la restauration. A l’aide de caméras et de tout un attirail d’instruments de contrôle, la surveillance permanente et incessante des salarié-es s’apparente à une forme d’internement. Dans ce cadre carcéral, les employé-es sont rabaissé-es. Les ordres contradictoires et les tâches impossibles à réaliser alimentent leur quotidien. Servir et encaisser toujours plus, toujours plus vite.

En dessert, il est fréquent que les restaurateurs sous-payent leurs employé-es. La rémunération d’un-e salarié-e reste bloquée au niveau du SMIC pendant toute sa vie active alors que les patrons se gavent de profits grâce aux efforts des employé-es.

Et ne parlons pas du temps de l’habillage souvent non compté dans le temps de travail et de la question de l’hygiène…

Avant de passer à table, la CNT vous invite à aiguiser les couteaux pour partager de façon égalitaire le gâteau des bénéfices et à lever notre verre en exigeant :
- une réelle réduction du temps de travail avec au minimum deux jours de repos hebdomadaires,
- une embauche en CDI de tous les salariés précaires (CDD, stagiaires…),
- un salaire minimum de 1 500 euros net pour 35 heures par semaine, avec 2 jours de repos consécutifs,
- le respect et la dignité de chacun des salarié-es (l’abus de pouvoir est dangereux pour la santé).

CNT - STIS 59 (Syndicat des Travailleurs de l'Industrie et des Services)
1 rue Broca - 59000 Lille - Courriel : ul-lille@cnt-fr.org

Pour télécharger la version maquettée de ce tract
,
cliquer ici (format pdf - 1 page - 247 ko).

L’EXTREME-DROITE
DE DIEU REMET LE COUVERT !

Samedi 17 novembre 2007, l’association « SOS TOUT PETITS » entend nous refaire le coup du rosaire public à proximité du planning familial dans un seul but : Remettre en cause le droit à l’avortement ! Sous un semblant de respectabilité familiale « bon enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les « perversions sexuelles » (Ils considèrent les homosexuelLEs comme « des malades » qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la morale publique.

SOS tout-petit : une longue histoire de harcèlement des femmes et de violence !

L’association SOS Tout-Petits, présidée par le sinistre Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils « déstérilisent » tout le matériel à usage abortif et s’enchaînent aux tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines ! Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !

Le droit à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile

Par delà les actions violentes de ces groupes d’extrême droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse...).

Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :

• Une meilleure information sur la contraception et la sexualité 

• Un accès réel et égal au droit à l’avortement et au choix des méthodes d’IVG 

• La défense d’un système de santé égalitaire

Ne laissons pas le terrain à ces fanatiques intégristes, réactionnaires et montrons leur notre attachement au droit des femmes à disposer librement de leur corps.

Rassemblement samedi 17 novembre à 14h devant le Planning familial de Lille, 16 avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille.



APPEL A LA CONVERGENCE
DES LUTTES

Appel de la commission "interlutte" de l'AG de la fac de Lille 3

AUX SECTEURS EN LUTTE DE LA SANTE, DE L’EDUCATION, DE LA JUSTICE, DE LA CULTURE, DES TRANSPORTS, DE L’ENERGIE, LES CHOMEURS, PRECAIRES, SANS-PAPIERS ET AUTRES "SANS"

Au-delà de leur lutte pour l’abrogation de la loi dite Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), les étudiantEs de Lille3 voudraient attirer l’attention sur un élargissement des revendications, sur une mise en commun des efforts de lutte, car ils et elles estiment que l’ennemi à combattre est le même pour les différentes catégories socio-professionnelles visées par ce tract. Cet ennemi en question n’est pas une personne ou l’Etat en particulier, ni même tout à fait ce gouvernement dans sa spécificité, mais plutôt la dynamique libérale qu’il incarne et qui vise à réduire chaque jour davantage les prérogatives de l’Etat et ses responsabilités dans la gestion des financements publics. L’assemblée générale de Lille3 en lutte :

- a perçu dans son analyse que dans leurs luttes respectives les différents secteurs en lutte reprochent à notre gouvernement ainsi qu’au précédent de s’engager dans une privatisation successive et inquiétante des éléments vitaux de notre société : éducation, santé, culture, justice, transports, énergies…

- appelle donc à la mobilisation des autres secteurs en lutte pour dénoncer le désengagement de l’Etat et la déconstruction des services publics.

- souhaite que la loi dite LRU soit mise en relation avec un certain nombre d’autres lois votées par ce gouvernement et son prédécesseur, afin de mettre un doigt sur ce qui constitue une privatisation systématique des prérogatives d’Etat dans une optique de rentabilité.

- s’interroge sur les motivations de notre gouvernement et sur sa tendance à vouloir copier des modèles économiques qui ne sont pas gage de succès mais tendent au contraire à augmenter les inégalités sociales.

- par le biais de sa commission interlutte mandatée pour entrer en contact avec l’ensemble des autres secteurs en lutte, demande à ce que les AG en lutte, collectifs, organisations, associations et personnes se sentant concernés par la convergence des luttes participent à :

L'ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
du jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment M1)
afin notamment d’établir un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions unitaires...



Compte-rendu de la commission "interlutte" de Lille 3
(réunion du samedi 10 novembre 2007)


Ordre du jour :
1) Rôle des référents.
2) Bilan du travail des groupes de l’interlutte Lille3.
3) Réalisation et transformation des tracts d’appel.

I. ROLE DES REFERENTS

- Instauration d’un binome de référents en la personne de Greg (06 79 94 43 43) et Cédric (06 08 18 06 20), qui seront chargés de réunir aussi bien les bilans de travail des différents groupes de travail, les centraliser et en faire la communication avec l’AG. Ils sont tous deux détenteurs d’un cahier de contacts. L’instauration d’un second référent permet d’avoir toujours un référent disponible en l’absence de l’autre.
- Les référents seront chargés de se renseigner régulièrement sur le travail effectués par les différents groupes de travail. Si besoin, utiliser la ligne téléphonique disponible au local de Sud de Lille3.
- Etablissement d’un cahier avec le Compte-Rendu des réunions, contenant un tableau des différents groupes de travail avec le contact de leur référent et le rôle qu’ils jouent.
- Nécessité de créer deux référents pour chaque site mobilisé, à condition qu’une commission interlutte soit formée au niveau de Lille 1 : le mandat adopté par l’AG de Lille 3 pour la commission interlutte de Lille3 doit être adopté par l’AG de Lille1 pour la commission interlutte de Lille 1.

>> Question : Faut-il créer une Commission Interlutte unique commune aux différents sites universitaires mobilisés ?

II. GROUPES DE TRAVAIL

Inventaire des différents groupes de travail à incorporer au tableau du cahier des CR :

- Groupe de travail sur les LYCEES : la référente est HOURIA (06 98 16 29 06 ; couldyou aMn hotmail.fr). Diffusion de tracts à la sortie des lycées et contact avec les éventuels représentants lycéens. Réalisation du tract à diffuser.

- Groupe de travail sur les FACS : le référent est JOHN ( 06 18 89 95 70 ; caprifolio aMn gmail.com). Infos sur la mobilisation au niveau national et affichage de l’évolution pour chaque site mobilisé. Etablissement de contacts avec les autres universités au niveau national.

- Groupe de travail sur les QUARTIERS : la référente est AMANDINE (06 26 66 02 85 ; amanvick aMn hotmail.fr). Comme elle a des gros horaires de travail, voir aussi JO (06 17 46 61 11 ; jozouk59 aMn hotmail.com) ou ADRIEN (contact à ajouter). Lien avec le quartier Pont-de-Bois, rapprochement des étudiants et des populations de quartiers. Organisation d’un repas sur la passerelle de la fac, d’un tournois de foot sur le forum, concert, pièce de théâtre, slams, rap, cours de hip-hop, le MERCREDI 21 novembre. Diffusion de tracts concernant l’événement.

- Groupe de travail sur les autres SECTEURS EN LUTTE :

- Sans-papiers : la référente est DJAHIDA (06 12 69 40 00 ; pansy_gilraen aMn yahoo.fr).

- RESF

- Syndicats

- Cheminots

- Groupe de travail INTERPRO : le référent est YANN (06 66 07 70 65 ; yann.leroy aMn nordnet.fr). Organisation de l’AG Interpro du 15 novembre à 18h en Amphi Archimède, bâtiment M1 de Lille1. Contact avec tous les autres secteurs en lutte. Réalisation Tract d’appel à l’AG du 15.

III. REDACTION DES TRACTS D’APPEL

- Tract à l’attention des Lycéens.
- Tract d’appel à l’AG interpro du jeudi 15 novembre à partir de 18h (cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment M1), AG organisée afin d’établir notamment un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions unitaires...


MOBILISATION DANS LE PUBLIC,
SECTEUR PAR SECTEUR
(du 18 oct. au 20 nov. 2007)

En ce qui concerne la CNT, la fédération des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE) a d'ores et déjà publié un communiqué appelant à faire grève le 20 novembre 2007 et à débattre en assemblée générale de la reconduction du mouvement les jours suivants (cf. ci-dessus).


Fonction publique

Sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC), réunies en intersyndicale le 22 octobre, ont décidé d’appeler à la grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les « salaires, l’emploi et le service public » . « L’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir satisfaction », soulignent les syndicats. La CFE-CGC, qui ne participait pas à la réunion des autres syndicats, a jugé qu’il était « trop tôt » pour un mouvement de grève.


Éducation nationale

Cinq fédérations de l’éducation (FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, UNSA éducation), réunies le 23 octobre, ont décidé d’appeler à la grève le 20 novembre. Elles « dénoncent une politique gouvernementale qui va à l’encontre de la réussite de tous les jeunes. Avec 11 200 suppressions de postes à la rentrée 2008, s’ajoutant aux milliers de suppressions de ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une nouvelle étape est franchie dans la dégradation du service public d’éducation ». Cet appel intervient au lendemain de l’appel lancé par sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC) pour une journée de grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les salaires, l’emploi et le service public.


SNCF
Le 22 octobre, les syndicats de la SNCF ont convenu d’attendre le 31 octobre pour décider d’une nouvelle grève à la mi-novembre, grève éventuellement reconductible, selon les réponses du gouvernement. Ils demandent à celui-ci d’organiser, à l’issue des rencontres bilatérales prévues cette semaine, une « table ronde nationale sur les régimes spéciaux avec le gouvernement et l’ensemble des syndicats de cheminots ». Dans un courrier qu’elles vont adresser au ministre du Travail, Xavier Bertrand, les fédérations syndicales annoncent qu’elles ne se rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction de la SNCF « tant que les principes généraux de la réforme n’auront pas changé ».Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, évoque dans Le Parisien (23-10-07), la possibilité de convergences entre une éventuelle grève des cheminots à la mi-novembre et le mouvement des fonctionnaires prévu le 20 novembre. Plusieurs syndicats de fonctionnaires ont toutefois prévenu qu’ils refuseraient toute fusion avec le mouvement des cheminots, Éric Fritsch (CFDT) soulignant qu’il ne voulait pas « mélanger les genres » et Élisabeth David (Unsa) insistant pour une journée de grève « spécifique à la Fonction publique ». Et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a prévenu : « S’il y a un mélange des mouvements entre les régimes spéciaux, les fonctionnaires et je ne sais qui encore, on se réserve le droit de se retirer ».

RATP

Six syndicats de la RATP sur huit (CGT, CFDT, SUD, FO, Indépendants et CFTC) ont annoncé qu’ils décideraient le 31 octobre, comme les cheminots, s’ils appellent « à la mi-novembre » à un « mouvement plus long » que celui du 18 octobre, en fonction des réponses du gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Ils ont redit qu’ils refusaient de participer à toute négociation d’entreprise dans l’attente d’une prise en compte du résultat de la mobilisation du 18 octobre. L’UNSA, qui a quitté la réunion peu avant la fin, a fait savoir qu’elle réservait sa réponse jusqu’au 25 octobre, dans l’attente de sa rencontre avec le ministère. Ce syndicat était le seul, le matin du 23 octobre, à avoir maintenu son appel à la grève reconductible depuis le 18 octobre. Des représentants d’autres syndicats ont estimé son « positionnement ambigu », espérant que l’UNSA ne « négocie pas en coulisses des avantages catégoriels ».

Industries électriques et gazières
Cinq fédérations des industries électriques et gazières (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) décideront le 31 octobre si elles appellent ou non à la grève « après les vacances de la Toussaint » contre la réforme des régimes spéciaux. FO a évoqué des actions déterminées et fortes avec coupures et baisses de charge, ajoutant qu’elle proposerait une action reconductible. Le mouvement dans l’énergie n’est « pas forcément lié à la mobilisation des syndicats RATP et SNCF », a souligné la CFDT, mais « on n’est pas contre » une convergence.



UN TOIT, C'EST UN DROIT !

Extrait de l'appel à la manifestation du 27 novembre 2007 à l'initiative des APU de Lille et à laquelle a participé l'union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise :

En matière de logement, comme pour de nombreux autres droits fondamentaux, nous devons faire face à une politique de plus en plus dure. 

C'est ainsi que Mr Canépa, préfet du Nord Pas-de-Calais, a clairement décidé de déclarer la guerre aux pauvres. Fin juin 2007, le nombre de recours à la "force publique" accordés par la Préfecture avait déjà augmenté de près de 300 % par rapport à l'ensemble de l'année dernière. En 2006 : 44. Fin juin : 128 ! 

De plus, les délais extrêmement rapides d'accord du préfet en la matière et les consignes passées aux services de l'Etat de ne plus travailler avec les associations militantes ne permet plus d'agir pour travailler durablement au maintien dans le logement ou trouver un relogement et éviter ainsi la violence de l'expulsion.

Non aux expulsions de locataires sans relogement !


APPEL DU RESEAU
"INTER-LUTTES" DE LILLE


Déclaration du réseau Inter-Luttes (*) réuni à la Bourse du Travail le 18 octobre 2007 à l’issue de la manifestation à Lille :

La mobilisation du 18 octobre a démontré une large capacité du monde du travail et de la jeunesse de s’opposer à la volonté du MEDEF et du Pouvoir de s’attaquer aux acquis solidaires en matière de retraite, de santé et de sécurité sociale, de service public et de droit du travail (contrat de travail, protection des salariés …).

Cette mobilisation se prolonge aujourd’hui autour de la reconduction partielle de la grève chez les cheminots mais aussi d’une multitude d’initiatives comme :

· La manifestation du vendredi du 19 octobre des retraités et pensionnés,

· La mobilisation des samedi 20 et lundi 22 octobre en faveur de Florimond GUIMART, militant du réseau éducation sans frontière - RESF - qui passe en procès à Marseille,

· La journée nationale de grève et de manifestations des étudiants et des enseignants des universités le mardi 23 octobre contre la loi dite LRU,

· La mobilisation des mardi 23 et mercredi 24 octobre contre les franchises médicales et l’accès aux soins pour tous,

· La manifestation du mercredi 24 octobre des sans papier.

Pour construire et élargir la mobilisation, le réseau Inter-Luttes de Lille appelle :

· A renforcer dans chacun des secteurs professionnels du privé et du public une bataille pour faire aboutir les revendications spécifiques au-delà des revendications communes à tous les salariés,

· A élargir et participer aux actions d’ores et déjà décidées ou qui seront programmées dans les prochains jours,

· A organiser un front de résistance et de solidarité autour des cheminots en grève reconductible.

· A œuvrer au rassemblement maximum des organisations syndicales et de tout le mouvement populaire pour permettre la construction d’un "Tous Ensemble" à même de faire céder le Pouvoir et le MEDEF.

Le réseau Inter-Luttes de Lille appelle déjà à une nouvelle réunion le 23 octobre à 17h30 à l’issue de la manifestation des universités.

(*) Le réseau Inter-Luttes est un réseau souple et ouvert de militants de toute origine syndicale du monde du travail et de la jeunesse étudiante et lycéenne. Il a pour objet de mettre en commun les expériences et les luttes menées dans le secteur public, le secteur privé et le monde étudiant. Rejoignez-le !

L'appel maquetté est disponible ici en téléchargement (format pdf - 1 page - 93 ko).


PUBLIC - PRIVE :
37,5 ANNUITES... C'EST CA L'EGALITE !
(18 octobre 2007)

Retraites, services publics...
ils veulent tout casser : résistance !

Depuis 2 mois, les coups pleuvent sur les travailleurs du public et du privé :

- « service public 2012 » c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000 suppressions par an dès 2009 ! C’est le recrutement par CDI (droit privé) au lieu du statut de fonctionnaire.

-  passage « non négociable » aux 41 ans de cotisation pour tous dès 2009 : il est déjà prévu de passer à 42 ans en 2013 ! Après la volonté de casser les régimes spéciaux de retraites, où s’arrêteront-ils ?

-  instauration des franchises médicales pour tous. Mais les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs cotisations sociales ! Ils veulent nous faire payer 2 fois !

Retraites, franchises médicales... c’est notre salaire qu’ils attaquent !

Les attaques du gouvernement sont très cohérentes. C’est le programme du MEDEF !

La protection sociale

La Sécu est financée par les cotisations des salariés et des patrons. Elle verse directement des prestations aux travailleurs retraités (les Pensions), aux travailleurs malades (remboursement des soins et des médicaments), aux travailleurs au chômage (allocation). Les cotisations font partie de notre salaire : c’est le salaire socialisé. Cet argent échappe aux capitalistes qui ne rêvent que d’une chose : mettre la main dessus pour le placer en bourse et faire encore plus de profits.

Le nombre d’annuités pour la retraite augmentent mais Fillon sait bien que les salariés ne pourront pas travailler 41, 42 ans et +. Ils n’auront donc pas leur retraite à taux plein et vont être encouragés à souscrire à des fonds de pension (retraites) et à des assurances privées (maladie), avec le coût et le risque que l’on sait (ENRON aux Etats-Unis). En même temps, les patrons sont exonérés de cotisations sociales (+ de 200 milliards d’euros depuis 1991) ! Eux payent moins, nous, nous payons plus ! Ainsi, les travailleurs vont travailler plus pour que les patrons gagnent plus !

Postes supprimés, services publics privatisés... ça ne peut plus durer !

Les services publics 

Devant assurer un service égalitaire et gratuit pour tous, les services publics ne « rapportent » rien. Donc d’abord, le gouvernement fait des « économies » en supprimant massivement des postes au mépris des usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.). Pour pouvoir licencier plus facilement, il ouvre le recrutement en CDI. On sait ce que ça a signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit aussi d’introduire la culture du résultat et la promotion au mérite. En fait, on prépare clairement la privatisation !

De l’argent pour la Sécu, il y en a ! Dans les poches du patronat !

D’autres solutions existent :
arrêter d’exonérer les employeurs de cotisations et augmenter les cotisations sociales patronales en fonction des besoins de la Sécu. Le seul remboursement des exonérations patronales depuis 1991 (plus de 200 milliard d’euros) ne comblerait-il pas le « trou de la Sécu » ? Mais le gouvernement des plus riches ne va pas s’attaquer aux profits des patrons ! C'est à nous de re-gagner ce que nous avons perdu !

 En 1995, les cheminots, les postiers, les enseignants et les salariés du privé ont bloqué par une grève massive la casse de la Sécu, prévue par le plan Juppé. En 2006, les étudiants, les lycéens et les salariés ont imposé par l’occupation et par la grève l’abandon du Contrat Première Embauche.

La force des travailleurs, c’est la grève !

Ils attaquent sur tous les fronts, répondons-leur TOUS ENSEMBLE ! Faisons du 18 octobre la première étape d’une mobilisation générale contre le gouvernement des patrons !

Dans l'immédiat, nous nous battons pour :

* le retour aux 37,5 annuités pour tous (public-privé) ;

* l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et le remboursement des sommes exonérées depuis 1991 ;

* la création de postes à la hauteur des demandes exprimées par les établissements ;

* l’arrêt du recours à l’emploi précaire et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires ;

* l’abandon des franchises médicales.

Tous et toutes en grève jeudi 18 octobre ! 
Manifestation à Lille : 14h - porte de Paris
Tract de l'union régionale interpro de la CNT
(format pdf - 2 pages - 86 ko) : cliquer ici.

Tract de la fédération CNT éducation 
(fichier pdf - 1 page - 167 ko) : cliquer
ici.

Affiche (format pdf - 1 page - 195 ko) : cliquer ici.


LA LOI HORTEFEUX :
UN DENI DU DROIT D'EXISTER !
Les capitalistes n'ont pas de frontières... Nous non plus !

Tous les six mois, les gouvernements nous sortent leur nouveau projet de loi visant à enfermer, traquer, priver de tous les droits les travailleurs étrangers qui sont pourtant les plus exploités, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français /étrangers, avec/sans papiers, toujours au profit du patronat, et exploiter au maximum les travailleurs migrants, fragilisés par les difficultés d’obtenir une carte de séjour, sous des formes qui finissent toujours par être étendus au reste de la population. [...]
Ttract de la commission "Travailleurs migrants" de la CNT avec les coordonnées de l'UR-CNT 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/loiHortefeuxOCT07.pdf (format pdf - 1 page - 1,1 Mo).



Sécu :
comment est-ce qu'on fabrique
un "déficit" ?

La Sécu est financée essentiellement par les cotisations sociales et c'est normal qu'elle le soit (à propos de l’évolution de ce financement, voir la note ci-dessous *). Mais elle souffre, dit-on, d'un "déficit chronique". D'où vient ce "déficit" ? Comment est-il organisé ? Plusieurs origines sont en cause.

1- D'abord d'un gel des cotisations patronales.
En 20 ans, la cotisation "assurance-maladie" des employeurs est passée de 12,8 % à 13,1% (voir fiches de paie). Or, en bloquant les cotisations qui financent la Sécu, gouvernements et  patronat ont délibérément fabriqué le "déficit" de la Sécu.

2- Des exonérations massives de cotisations  sur les bas salaires.
Depuis 20 ans, chaque année, le gouvernement organise une évasion légale de cotisations. Les exonérations sont passées de 3 milliards en 1993 à 22 milliards en 2005, 23 milliards en 2006, combien en 2007, 2008 ?? Sur l'ensemble des ces exonérations, 2 à 3  milliards ne parviennent plus aux caisses d'assurance  maladie. Coût prévisionnel de l'exonération totale de cotisations sociales sur les heures supplémentaires (programme de Sarkozy) : 5 milliards d'euros.

3- Des stock-options totalement exonérées de cotisations sociales.
Dans le dernier rapport de la Cour des comptes publié le 12 septembre 2007, son président Philippe Séguin a donné l'exemple de l'exonération de la  plus-value d'acquisition des stock-options : "Les exonérations de cotisations sociales des stock-options ont fait perdre 3 milliards d'euros de recettes à la Sécurité sociale".

4- Des mécanismes d'intéressement (stock-options, épargne salariale, actionnariat d'entreprise, primes diverses...) tous exonérés de cotisations.
Le dernier rapport de la Cour des comptes précise, par exemple, que les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement, les chèques-vacances, les indemnités de transport, etc... tous "ces  dispositifs, souvent exonérés de cotisations sociales, ont représenté une perte de recettes pour le régime général de la Sécu (salariés) comprise  entre 6 et 8,3 milliards d'euros en 2005, pour un déficit qui s'élevait cette année-là à 11,6 milliards d'euros".

5- Les dettes de l'Etat.
Les 23 milliards d'exonérations de cotisations sur les bas salaires ne sont pas totalement compensées par les dotations budgétaires. Là aussi, dans le  dernier rapport de la Cour des comptes, l'Etat est mis à l'index "pour les dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la Sécu en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges" dixit Ph. Seguin.

6- Une politique de bas salaires.
3 400 000 travailleurs pauvres (temps partiel imposé, contrats précaires...) gagnent moins que le SMIC. Qui dit bas salaires, dit faibles cotisations et donc médiocres contributions au financement des régimes sociaux. Ex : 1% de masse salariale en moins représente 1,1 milliard d'euros de perte pour la Sécu.

7- Un chômage de masse.
Depuis 25 ans, le taux de chômage se maintient à un niveau élevé (9 % en juin 2006). La Sécu, faut-il le rappeler, est financée par les cotisations sociales assises sur les salaires. Donc la Sécu, c'est du salaire. Et plus il y a d'emplois, plus il y a de salaires, plus la masse salariale grandit et plus l'assiette des cotisations est importante, et donc plus il y a d'argent à la Sécu. Déficits et recettes sont étroitement liés à l'activité, à l'emploi et à la masse salariale. Ex : 100 000 chômeurs en moins, c'est 400 millions d'euros de recettes en plus pour la Sécurité sociale. Une simple baisse du chômage de 4 points, à condition que les salaires soient payés dans leur intégralité, c'est-à-dire cotisations incluses, suffirait à résorber tous les "déficits" de la Sécu.

8- La fraude massive des entreprises.
Il faut rappeler que la Cour des comptes a estimé, début 2007, que la fraude des entreprises en matière de cotisations sociales se situait dans une fourchette allant de 9,7 à 13,4 milliards d'euros, soit plus que le "déficit" de l'assurance maladie.

9- Les placements financiers ne sont soumis à aucune cotisation sociale.
C'est ici que l'on retrouve, en partie, les cotisations non versées aux caisses de Sécurité sociale). Ainsi, si on appliquait aux 80 milliards d'euros de placements financiers le même taux que les cotisations patronales à l'Assurance maladie, il rentrerait 10 milliards d'euros ; soit plus que le déficit actuel !

Comment peut-on faire croire aux français qu'on va vers une pénurie de ressources alors que la France n'a jamais été aussi riche de son histoire... Du pognon, il y en a ! Il faut reprendre aux riches ce qu'ils ont piqué aux pauvres et à l'ensemble des travailleurs...
J. S. - Valenciennes
(extrait du prochain bulletin régional de la CNT).

* Note : En matière de financement, la Sécu est en voie de fiscalisation (et par conséquent d’étatisation). En effet, son financement est de plus en plus fiscalisé par le biais de la CSG (actuellement 2/3 de cotisations et 1/3 de CSG, tout en sachant qu’il faudrait inclure dans ce calcul diverses taxes affectées mais de moindre importance).


Rassemblement mercredi 24 octobre 2007 à 18h, place de la République à Lille (ce rassemblement se conclura par une remise de pétitions en préfecture ; centralisation des pétitions : association "Aides", 109 rue du Molinel à Lille, ou remettre à l'une des organisations signataires).



RENTREE SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT


Version régionale du tract de rentrée sociale publié par le bureau confédéral de la CNT (26 sept 2007).Pour avoir la version maquettée de ce tract (format pdf - 4 pages - 6 Mo), cliquer ici.  N'hésitez pas à le télécharger, à l'imprimer, à le photocopier et à le diffuser autour de vous !



LA RAGE ET LA LUTTE ! PAS LA RÉSIGNATION DES PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES !
Le gouvernement l’a annoncé, il est en train de l’appliquer : DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES, DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES !

Les salariés, et en premier lieu les classes populaires, n’ont rien à attendre du nouveau gouvernement et de son programme. Dès le premier discours, le président a rappelé les idées qui fondent son projet de société : travail, autorité, morale, mérite, identité nationale… Autant de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts des classes dirigeantes et possédantes et un projet de société réactionnaire et nationaliste. Inévitablement, les inégalités vont continuer à se creuser, la précarité va se développer, le démantèlement des services publics et de la protection sociale va s’accélérer, le moralisme empreint de religion va renforcer son emprise sur la société et les dérives répressives et sécuritaires, dont les immigrés et sans-papiers sont les premières victimes, vont s’amplifier. Toutes ces logiques vont s’articuler autour de mesures très concrètes qui risquent d’être mises en place très rapidement si on ne s’y oppose.

Face à cette situation, seule la construction d’un rapport de force sur le plan social peut changer les choses et éviter que la France ne connaisse à son tour le même sort ultralibéral que l’Angleterre des années 80 avec Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l’attentisme trop souvent de mise, de s’organiser et de répliquer pour bloquer le rouleau compresseur libéral et sécuritaire qui s’annonce, défendre ce qui reste des services publics et du système de protection sociale et peut-être aussi retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur nous-mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur porteur d’une autre logique et d’un autre projet de société.


Le programme du gouvernement ?Contre le droit du travail !

• Mise en place d’un contrat de travail unique (CTU) avec une période d’essai permanente, inspiré du CNE pour remplacer le CDI et tous les autres contrats de travail. C’est purement et simplement la précarité pour tous, une main d’oeuvre corvéable à merci sur laquelle plane la peur du licenciement, une insécurité de tous les instants.
• Exonération des charges sur les heures supplémentaires, le fameux “travailler plus pour gagner plus”, menant à l’abandon de l’idée de la réduction du temps de travail, mais aussi de l’idée d’embauche, le travail se faisant par les salariés en plus de celui déjà réalisé quotidiennement. Et gare à tous ceux qui oseraient refuser ces heures supplémentaires…
• Obligation d’activité pour les bénéficiaires de minima sociaux. Le retour du travail imposé, l’idée que les métiers les plus pénibles pourront être réalisés par les plus précaires : les bénéficiaires de la solidarité sociale !
• Allocations familiales sous conditions. Mettre des conditions, c’est trier les bonnes familles des mauvaises. C’est faire payer aux enfants, aux retraités, aux handicapés la supposée inefficacité de leur famille. C’est tout sauf de la solidarité, une discrimination pure et simple.
• Instauration d’une TVA sociale, c’est-à-dire transfert d’une partie des cotisations patronales sur la TVA. Alors que tout le monde s’accorde à dire que c’est l’impôt le plus inégalitaire, le gouvernement décide de le renforcer. Les pauvres paieront pour les riches et les riches pour ?…



ASSURANCES SOCIALES (et franchises)

On nous dit que les patrons n’embauchent pas parce que les “ charges sociales ” sont trop lourdes. Cela fait des années que le patronat travaille donc d’arrache-pied à s’exonérer de ses trop lourdes cotisations, fiscales (zones franches défiscalisées) ou sociales (contrats “aidés” et bientôt heures sup). Bien sûr il n’a jamais embauché plus pour autant. Et d’ailleurs, c’est quoi exactement ces fameuses “ charges sociales ”, dont on nous rebat les oreilles depuis des années ? Ces “ charges ”, comme les appelle le patronat, ne sont en réalité rien d’autre qu’une partie de nos salaires que nous, les travailleurs, avons décidé à u moment de notre histoire de mettre de côté en cas de coup dur (maladie, chômage) et pour nos vieux jours (retraite). Ces salaires, dits différés ou encore socialisés, sont composés de la part salariale et de la part patronale. Quand le patronat parle donc de “ charges ”, nous, nous parlons de “ cotisations ” ou encore “d’assurances ”. Et d’assurances sociales, parce que les travailleurs y cotisent proportionnellement à leurs moyens pour pouvoir, un jour, en bénéficier. Rien à voir avec les assurances privées, dont le client bénéficie à hauteur de ce qu’il a payé. En s’exonérant de nos cotisations sociales, c’est donc d’une partie de nos salaires que le patronat s’exonère. On nous dit aussi que le déficit de la Sécu continue de se creuser, essentiellement parce qu’on est trop souvent malades, et qu’il va bien falloir qu’on prenne nos responsabilités et qu’on mette nous aussi la main au porte-monnaie pour nous soigner, en payant par exemple une franchise sur les actes médicaux, ou en n’étant plus remboursés d’une partie de plus en plus importante de nos soins. Mais cette Sécu, c’est nous qui la payons ! Et triplement puisque nous la finançons d’abord par nos cotisations, ensuite par nos impôts (CSG), enfin, et de plus en plus, par les déremboursements et franchises que patronat et gouvernement nous imposent. Finalement, le patronat nous fait combler un déficit de la Sécu qu’il a lui-même provoqué en ne s’acquittant pas de la part patronale de nos cotisations, sous couvert d’embauches qu’il n'a jamais créées.

Contre les services publics !

• Poursuite des privatisations d’entreprises publiques.
• Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De 35000 à 40000 postes supprimés, signifiant une baisse de la qualité et le développement de la précarité (santé, éducation, etc.).
• Fin de la carte scolaire (voir page 4).
• Introduction du concept de performance dans la fonction publique et rémunération au mérite.
• Fusion ANPE-Unedic, dans un premier temps, et appel à des organismes privés liés aux cercles patronaux pour gérer les dossiers des chômeurs. La solidarité entre les travailleurs au service des bénéfices privés !

Contre le droit de grève !

• Instauration rapide d’un service minimum garanti en cas de grève dans le service public.
• Obligation pour tout salarié de déclarer 48 heures à l’avance s’il sera gréviste ou non.
• Refonte de la représentativité des syndicats dans les entreprises.

Contre la “ classe dangereuse ” !

• Établissement d’une peine plancher en cas de récidive allant à l’encontre de la constitution française et de la législation européenne.
• Alignement progressif du statut pénal des mineurs sur celui des adultes.
• Restriction des sursis et des remises de peine.
• Construction de nouvelles prisons et de centres fermés pour les mineurs tels que les EPM.
• Application de la loi sur la prévention de la délinquance.
• Déclarations pendant la campagne présidentielle sur le caractère génétique de la criminalité ou de la pédophilie. Une absurdité scientifique qui nous ramène au thèses eugénistes d’une autre époque.
 


TRAVAIL MINIMUM

Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le secteur public, et particulièrement dans les transports. Nous ne pouvons que rappeler pourtant que des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc.). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longue lutte en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d’autant plus dangereuse qu’elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leurs revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l’État que l’on ne peut exploiter des hommes et des femmes sans craindre une réaction. Elle reste donc l’arme que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a aussi pour but, à long terme, de privatiser le service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en attaquant le droit de grève. Sans compter que les grèves de cheminots défendent souvent les intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1956, les retraites en 2003) et que leurs conditions de travail matérielles et humaines ont forcément des conséquences sur nos conditions de transport. Cette réforme constitue donc non seulement une attaque contre le droit de grève en général, mais aussi contre notre qualité de vie.

Pour les plus riches !

• Suppression des droits de succession. L’idée de succession est contraire au principe d’égalité en prédisposant chaque personne à bénéficier d’un capital plus ou moins important en fonction de sa famille. Les riches resteront donc riches et les pauvres…
• Suppression de l’ISF (impôt sur la fortune).
• Allègement de la taxe professionnelle et par conséquent baisse des aides aux collectivités publiques.
• Bouclier fiscal à 50 % des revenus.
• Multiplication des zones franches. C’est-à-dire des zones sans règles financières ni sociales, des espaces de test de libéralisme effréné aux dépens du reste de la population.

Utilitariste vis-à-vis de l’immigration
 
• Pas de régularisation massive des sans-papiers. leur statut est bien trop utile au patronat et aux profiteurs de toute sorte. Le gouvernement souhaite donc par cette décision pérenniser le travail clandestin.
• Nouveau projet de loi sur l’immigration restreignant davantage le regroupement familial.
• Mise en place de quotas d’immigration, en fonction des compétences des individus et des besoins des entreprises en matière de main-d’oeuvre. C’est-à-dire faire de l’être humain une marchandise, le considérant uniquement comme une force de travail attribuée spécifiquement à un métier.
• Création d’un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement . La France est le seul pays européen avec l’Autriche à se doter d’un tel ministère. Souvenirs d’une époque pétainiste…
 


LOI DE LA PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE
 
Au niveau des villes de plus de 10 000 habitants, cette loi renforce les pouvoirs de police et de justice du maire et étend son intervention dans des domaines réservés jusque-là aux professionnels du social de la santé et de l’éducation. Ces professionnels doivent désormais partager les informations qu’ils détiennent sur les usagers avec les élus. La loi prévoit aussi la mise en place d’un conseil pour les droits et devoirs des familles – qui est un véritable tribunal municipal –, ainsi que l’officialisation des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance au sein desquels la police, les élus et des professionnels s’échangeront des informations sur les personnes et familles dites en difficulté... et certainement les militants trop gênants. En matière judiciaire, la jeunesse est une nouvelle fois visée. L’ordonnance de 45 qui donnait la primauté à l’éducatif sur le répressif pour les mineurs devient presque caduque. L’introduction de la présentation immédiate qui supprime tout temps éducatif avant jugement combinée à la nouvelle loi sur les peines planchers risque de remplir rapidement les nouvelles prisons pour mineurs. Enfin, outre une multitude de dispositions qui renforcent le fichage et le contrôle des personnes, on peut relever l’attaque faite aux salariés des transports qui pourront désormais voir débarquer la police sur leur lieu de travail s’ils sont soupçonnés de consommation d’alcool ou de drogue. Avant la loi, c’était la médecine du travail et les CSHCT qui intervenaient lorsque des salariés rencontraient des difficultés de ce type.
 


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Sarkozy dit : « Ceux qui veulent gagner plus doivent pouvoir travailler plus… » Nous répondons : « Travaillons tous et toutes, moins et autrement ! ».

Face à cela, la CNT a toujours défendu l’idée d’une semaine de 28 heures (chiffre évalué en fonction de la densité d’actifs dans la population), le reste du temps permettant à chacun et chacune de se consacrer à son émancipation personnelle, activité par ailleurs elle-même créatrice d’emplois.

Mais le patronat souhaite maintenir le chômage en place pour faire du chantage aux licenciements : « Tu n’es pas content, j’ai dix CV pour te remplacer ! » Ce discours associé à la précarité du futur contrat CTU ne permet pas aux salariés d’envisager sereinement l’avenir. Alors, fermer sa gueule… à vie ?

Non il faut imposer l’idée que tout le monde travaille, moins et autrement. Même dans une logique économique capitaliste, cette idée est acceptable. Moins de chômeurs, c’est moins d’aides sociales donc moins de charges pour l’employeur, moins d’impôts, moins de prélèvements sur nos salaires bruts. Seulement s’il n’y a plus l’arme chômage pour imposer des cadences infernales et précariser les employés, ces derniers risquent fort à terme de se solidariser et de s’approprier l’outil de production… contre le patron ! Plus nombreux dans l’entreprise, conscients du travail fait et à faire, maîtres des outils et des procédés, l’idée de gestion directe de l’entreprise par les travailleurs se fera plus concrète et donc l’inutilité d’un patron plus flagrante.

Toujours est-il que l’idée de la répartition et de la division des tâches est de plus en plus oubliée par les syndicats et les salariés. Chacun et chacune s’attachent à son poste, son pré carré, comme un naufragé à sa bouée, plutôt que de partager avec son voisin. Pourtant nous y gagnerions tous et toutes. En temps, en qualité de vie, en loisirs et en santé. Il nous reste donc à organiser la division et la répartition du travail, et non à bosser plus au détriment de nous-mêmes et de nos collègues au chômage.



LA CARTE SCOLAIRE ACCUSÉE DE SÉGRÉGATION,C’EST LE MONDE À L’ENVERS !
Attention ! Leçon de manipulation !

Pour promouvoir l’égalité sociale, le nouveau gouvernement vient d’annoncer la suppression progressive de la carte scolaire en trois ans tout en permettant aux familles de la contourner dès la rentrée prochaine.

1) Ne pas s’intéresser aux causes premières : mise en place en 1963, elle pose comme principe qu’un enfant soit scolarisé dans un établissement en fonction de son lieu d’habitation. La mixité scolaire n’est donc qu’une conséquence de la mixité urbaine. S’il existe des ghettos scolaires dans certains quartiers, c’est bien parce que les populations les plus défavorisées s’y retrouvent, les loyers étant moins chers et l’offre de logements sociaux plus importante qu’ailleurs. On ne peut répondre à ces inégalités géographiques qu’en construisant des logements sociaux en nombre suffisant dans tous les quartiers et en plafonnant les loyers. Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.

2) Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.

3) Flatter la liberté individuelle : l’année prochaine, davantage d’élèves pourraient choisir leur établissement. C’est oublier qu’il y a un nombre de places limitées dans chaque établissement, et que les critères sont suffisamment flous pour que les lycées sélectionnent les dossiers qui les intéressent. Privés de leurs meilleurs élèves, les difficultés des établissements des ZEP n’en seront que plus grandes.

Malgré les contournements, la carte scolaire est donc le dernier rempart qui permet aux ZEP de garder les rares élèves issus des couches favorisées. Le gouvernement répond à une ségrégation sociale déjà existante en favorisant les plus favorisés et en désarmant les plus faibles pour mieux les stigmatiser. Face à ce redoutable rouleau compresseur idéologique qui érige une société de classes toujours plus individualiste et refermée sur elle-même, dénonçons les mensonges de ceux qui nous gouvernent, montrons que la lutte collective paye en nous organisant sur nos lieux de travail et dans nos quartiers.

Avec eux, c’est le monde à l’envers. Alors, prenons-les au mot et renversons leur monde !



POUR NOUS REJOINDRE :

CNT 59/62, 1 rue Broca, 59000 Lille
Tél : 03 20 56 96 10
Courriel : ur59-62@cnt-f.org

POUR S’INFORMER :

- Un site internet régional : http://www.cnt-f.org/59-62
- Un mensuel confédéral : Le Combat syndicaliste (pour le recevoir gratuitement pendant 3 mois, envoyez un mail à : cs-administration@cnt-f.org en indiquant vos nom, prénom, adresse, métier et secteur d’activité).
- Une liste internet : postmaster-ur5962@cnt-f.org
 
QUE PERSONNE NE DÉCIDE À TA PLACE !
PUISQUE PERSONNE NE TRAVAILLE À TA PLACE !



LA CNT, C’EST QUOI ?
 
UN SYNDICAT ! Parce que cette forme d’organisation englobe les champs économique, politique, social et culturel. Elle est directement issue du peuple et elle représente ses intérêts.

DE COMBAT ! Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement au capitalisme. Les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans l’action et la mobilisation.
 
AUTOGESTIONNAIRE ! Parce que les décisions doivent être prises à la base. Nous appelons à l’auto-organisation des luttes.

SOLIDAIRE ! Parce que les hiérarchies s’opposent à une société égalitaire et autogérée. Seules la réflexion et l’action interprofessionnelles permettent d’éviter le corporatisme.

ANTICAPITALISTE ! Parce que nous fabriquons toutes les marchandises et assurons tous les services, nous devons les orienter pour le bien de toute la collectivité et non pour l’ambition de quelques-uns. C’est pourquoi nous pensons que le syndicalisme doit être porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre… Un projet révolutionnaire.



NON AUX FRANCHISES MEDICALES !

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer ».
 
Plus ça va, plus on fait payer les malades

D'abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner.
1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

Avec les franchises, les malades paient pour les malades

Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise au début c'est 50 euros, mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par consultation qui – promis juré – ne devait augmenter et était plafonné à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.

Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. A l'opposé de ce système solidaire, celui des assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies.
Transformer les conditions de vie, de travail, d'environnement, d'alimentation… autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
 
NOUS SOMMES TOUS PROPRIETAIRES DE LA SECU.ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !



Extrait de la pétition :
« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGERNicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer et Alzheimer)..Plus ça va plus on fait payer les malades : Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Nous, salariés, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE : Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C’est la fin des principes fondateurs de la Sécurité Sociale, d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu, reçoit selon ses besoins et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades, sans les culpabiliser. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée. Franchise =  Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien…  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.Franchise =  Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ». La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes. Franchise  = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers. Le forfait hospitalier était à 3 € en 1983 il est aujourd’hui à 18 € . La franchise n’est que le premier volet  des remises en causes annoncées de la sécurité sociale par Sarkozy pour le 1er semestre 2008.Nous refusons  les remises en causes de la sécu et l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.Nous réclamons l’accès aux soins pour tous.


NOS DROITS SOCIAUX
NE SONT PAS NéGOCIABLES..
.
NOUS NE NéGOCIERONS RIEN !

Sous l'impulsion des classes aisées et du patronat, Sarkozy et son gouvernement s'agitent frénétiquement avec leurs attaques contre nos droits sociaux. La guerre a été déclarée aux travailleurs-euses et aux privé-e-s d'emploi. Nous devons riposter avec vigueur en refusant de cautionner les réformes gouvernementales et en nous tenant prêts à défendre nos droits dans la rue.


TOUJOURS PLUS DE PRECARITé !

Les baisses du chômage annoncées par le gouvernement sont des leurres. Les offres d’emploi proposées, dans leur grande majorité, sont des contrats précaires : intérim, CDD, temps partiel. Avec la fusion ASSEDIC / ANPE va se renforcer le flicage des demandeurs-euses d'emploi, avec à la clé plus de radiations permettant de mieux "maîtriser" les chiffres du chômage. Largement inspiré du CNE (jugé illégal en juillet par la Cour d'appel de Paris), le futur contrat unique promis par Sarkozy va généraliser la précarité dans le monde du travail. Si l'on ajoute les promesses de cadeaux faites aux patrons (défiscalisation des heures supplémentaires, TVA sociale...), c'est une déclaration de guerre faite aux travailleurs-euses.

LE DROIT DE GRèVE DOIT RESTER UNE ARME AUX MAINS DES TRAVAILLEURS !

La mise en place d'un service minimum dans les transports en commun jette les bases d'un démantèlement du droit de grève (les agents devront se déclarer grévistes 48 heures à l'avance, le personnel devra être consulté sur la continuation de la grève au bout de  8 jours de conflit) ; sans garantir pour autant à l'usager un service de meilleure qualité, déjà mis à mal par la compression des effectifs à la SNCF.

é
TAT UMP : éTAT POLICIER !

Pour satisfaire le désir présidentiel d'expluser 25 000 sans papiers cette année, Hortefeux a demandé aux forces
de l'ordre de faire du zèle. On a pu voir cet été avec quelle violence les sans papiers lillois on été traités. Les entreprises ne connaissent pas de frontières, les travailleurs-euses doivent jouir de la liberté de circulation.
Nous entrons avec Sarkozy dans l'ère du tout sécuritaire, avec la banalisation et l'amplification de l'emploi de caméras de surveillance, l'extension des contrôles biométriques et l'application de peines plancher pour les récidivistes.


HALTE AU DéMANTèLEMENT DU SERVICE PUBLIC !

Le gouvernement prévoit, pour 2008, 22 700 postes de fonctionnaires supprimés, un départ à la retraite sur trois non remplacé. C'est l'Education nationale qui va être principalement touchée.
Tout cela en contradiction avec les besoins sociaux qui exigent davantage de moyens (humains et financiers) pour travailler dans des conditions acceptables. Comment va-t-on pouvoir garantir un service public de qualité avec des moyens en baisse ?
La loi d'autonomie des universités va livrer l'enseignement supérieur aux grandes entreprises. La santé publique s'enfonce dans la crise et, une fois de plus, c'est l'usager qui sera mis à contribution avec l'instauration de la franchise médicale.

LES SYNDICATS C.N.T. DE L'UNION LOCALE DE LILLE ET ENVIRONS
SE BATTENT POUR :


 - un service public renforcé (titularisation de tous les précaires et création de postes pour un vrai service public),
 - accès à la formation pour tous et toutes avec maintien du salaire,
 - généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
 - augmentation générale des minima sociaux et des salaires,
 - pas de salaire net inférieur à 1 500 euros,
 - liberté de circulation et d'installation plutôt que politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
 - retraite complète à 60 ans pour tous et toutes, mais prise en compte des travaux pénibles ainsi que retour au système de retraite par répartition,
 - gratuité de tous les soins pour tous et toutes,
 - gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro).

CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !
Seuls 8% des travailleurs-euses sont syndiqué-e-s ! Si nous voulons résister, nous devons nous organiser !! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même seul-e sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien. Mettons en place et développons des assemblées générales sur nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de décider, tous et toutes ensemble à la base, des combats à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique du patronat. C’est par une véritable offensive syndicale que nous pourrons créer une alternative concrète à la société que nous imposent la bourgeoisie et l’Etat. Les appels à des journées d’action et de manifestation des centrales syndicales réformistes ne sont pas suffisants et ont montré leurs limites. Il est temps de s’organiser autrement et d’user de pratiques réellement efficaces face aux attaques des sales capitalistes et de leurs laquais. Grève illimitée jusqu’à satisfaction, action directe, autogestion des luttes !


LA CNT : UN SYNDICAT DE COMBAT !

UN SYNDICAT AUTOGESTIONNAIRE :
Les décisions sont prises collectivement, par l’ensemble des adhérent-e-s, lors des assemblés générales du syndicat. Nous refusons les permanent-e-s, les professionnels-elles du syndicalisme. Tout le travail syndical se fait en plus des heures de travail des militant-e-s. Refus également de la hiérarchie, les délégué-e-s doivent l’être sur des mandats précis et révocables à tout moment.

UN SYNDICAT DE LUTTE AU QUOTIDIEN : Sur les lieux de travail, pour l’amélioration des conditions de travail, mais également contre toutes les formes de discriminations (racisme, sexisme…), contre les lois sécuritaires qui stigmatisent les travailleurs-euses les plus pauvres et les moins armé-e-s, ainsi que contre le fascisme dont les gouvernements au pouvoir font le jeu.

UN SYNDICAT INTERNATIONAL :
En soutenant les travailleurs-euses en lutte dans tous les pays, mais également les travailleurs-euses migrant-e-s (souvent sans papiers). Les travailleurs-euses n’ont pas de patrie : solidarité internationale !

UN SYNDICAT 
RéVOLUTIONNAIRE : Nous n’attendons pas quelques réformes pour pallier les désastres du capitalisme sous la bienveillance de l’Etat. C’est la transformation de la société par les travailleurs, pour un partage égalitaire des richesses, selon le principe «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoin ».

Union locale des syndicats CNT de Lille et environs

ul-lille@cnt-f.org

PS : une version maquettée de ce tract est disponible ici en téléchargement (format pdf - 2 pages - 541 ko) .


SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !

Le 30 août 2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70 jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord proposé par le Préfet Canepa. Cet accord prévoit au mieux un examen au cas par cas de leur demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au rabais ne répond pas aux voeux des grévistes qui réclamaient une régularisation collective. Elle est par ailleurs très éloignée de la stricte application des « accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour l’instant aucunement ni leur régularisation définitive ni encore moins celle des autres sans-papiers. 

Aujourd'hui, l
a lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...

Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.




SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !

Le 30 août 2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70 jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord proposé par le Préfet Canepa. Cet accord prévoit au mieux un examen au cas par cas de leur demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au rabais ne répond pas aux voeux des grévistes qui réclamaient une régularisation collective. Elle est par ailleurs très éloignée de la stricte application des « accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour l’instant aucunement ni leur régularisation définitive ni encore moins celle des autres sans-papiers. 

Aujourd'hui, l
a lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...

Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.


SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
(22 août 2007)

L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs dénonce les rafles de sans papiers qu’a menées la police nationale mardi matin et mercredi après-midi, à bientôt 70 jours de leur grève de la faim.

Depuis le 1er août, jour de l’évacuation de la Bourse de travail orchestrée par la préfecture, la soixantaine de sans papiers grévistes de la faim a été trimbalée d’hôpitaux en commissariats en passant par les centres de rententions et les tribunaux.

Il y a une semaine environ, 7 guinéens grévistes de la faim ont été expulsés via le Maroc. Une quarantaine d’autres se trouvaient depuis aux abords des hôpitaux de Lille, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes où ils poursuivaient leur grève dans des abris de fortune, l’administration hospitalière refusant de les hospitaliser. Ils ont été raflés et enfermés dans différents commissariats et centres de rétention. Aujourd’hui ce sont 6 sans papiers hospitalisés à l’hopital de Seclin qui ont été embarqués par la police.

Ainsi, l’Etat et la préfecture usent de méthodes odieuses pour casser le mouvement de lutte des sans papiers du Nord qui ne sont pas sans nous remémorer les pages les plus sombres de notre histoire.

L’union locale CNT tient à exprimer son indignation face aux méthodes toujours plus répressives de l’Etat à l’encontre des sans papiers et apporte tout son soutien aux victimes des politiques racistes et inhumaines.

Nous réaffirmons la nécessité d’une solidarité internationale entre les peuples au delà des frontières, des cultures et des Etats.

L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs appelle à participer aux manifestations de soutien aux sans-papiers en lutte tous les soirs à 18h (place de la République à Lille) ainsi que samedi 25 août 2007 à 15h (même lieu).

SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE RESF 59/62
(21 août 2007)

Réseau Education Sans Frontières 5962 soutient les sans-papiers
grévistes de la faim et proteste contre la répression organisée par l’Etat.
Des dizaines de sans-papiers poursuivent une grève de la faim entamée par certains depuis le 15 juin. Cette grève de la faim a été imposée par l’attitude de la Préfecture du Nord qui a arrêté, poursuivi, expulsé dessans-papiers qui sont en attente d’une régularisation depuis des mois voire des années.Devant cette rupture unilatérale et brutale par la préfecture des accords Delarue de 2004, les sans-papiers n’ont eu, en désespoir de cause, d’autre choix que de mettre leurs vies en danger en utilisant l’ultime recours à leur disposition : la grève de la faim.Ce mardi 21 août, tôt le matin, une vaste opération policière a été menée contre les sans-papiers grévistes de la faim installés devant différents hôpitaux de la métropole lilloise. Actuellement dans les locaux de la PAF, notre inquiétude est très forte sur leur sort.Réseau Education Sans Frontières 5962 proteste contre l’attitude de plus en plus répressive des services de l’Etat à l’encontre des "étrangers" définis au faciès et des sans-papiers grévistes de la faim, en particulier.Réseau Education Sans Frontières 5962 affirme son entière solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim et les autres.Réseau Education Sans Frontières 5962 appelle tous ses membres à manifester le plus large soutien et à protester le plus fortement possible auprès de la préfecture du Nord et du ministère en charge de cette question.Réseau Education Sans Frontières 5962 exige que les revendications des sans-papiers grévistes de la faim soient satisfaites.

Pétition de RESF 59/62 à signer sur http://www.educationsansfrontieres.org/?article7636 (en cas de dysfontionnement, aller sur la page d'accueil http://www.educationsansfrontieres.org ; toutes les infos sont en ligne à la rubrique "collectifs locaux/59 62/divers" jusqu'au 15/08/07 puis dans la rubrique "grève de la faim").



SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DU CSP 59
(1er août 2007)

Au 47ème jour de grève de la faim, le préfet du Nord expulse de la Bourse du travail de Lille les sans-papiers grévistes et rafle les autres !

L’ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la porte, les 169 sans papiers à l’intérieur ne pouvant plus sortir de la Bourse du Travail.

Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40 véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l’intérieur, se sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d’un contrôle d’identité. Quelques uns ont été conduits à l’extérieur, d’autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin, Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à Lille etc.…

Si l’expulsion de la Bourse s’est faite sans violences notables, il s’agit là d’une nouvelle provocation répressive contre les Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare selon l’AFP que l’intervention policière était « indispensable sur le plan sanitaire, de l’hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice l’appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique de l’évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se substitue à la Justice. Une fois n’est pas coutume, ne sont-ce pas les mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil, de Lille et la Cour d’Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même Préfecture s’est même permise d’inventer l’article 78.2.8, qui n’existe pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations de sans papiers diffuseur du tract d’appel à la conférence du magistrat PORTELLI.

Selon l’AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans papiers ont été placés en garde à vue pour l’examen de leurs situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A l’heure actuelle affirme clairement qu’il y avait 170 sans papiers dont 56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du Travail par les rondes de la BAC jusqu’à 6h du matin.

Le Préfet continue le double langage qui consiste à nier sans le paraître l’existence d’une grève de la faim qu’il a lui-même provoqué. Selon l’AFP il ne reconnaît qu’une « quarantaine se prétendant en grève de la faim (qui ) feront l’objet médical par précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant les symptômes d’une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le CSP 59 a repéré pour l’instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet instant sans nouvelles des autres.

Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l’être ».

Pour qualifier la liste des grévistes de la faim, des 60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour compte des accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP et la CIMADE ,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de « fantaisiste », le Préfet évoque un « violeur », un cas de « mariage forcé » et d’autres « déjà régularisés ». Décidément, M. CANEPA a des difficultés à respecter la séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif qu’il représente et le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà régularisés » auxquels fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu’il s’agit d’abord d’une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en longue attente d’une visite médicale à l’ANAEM pour obtenir la carte d’un an ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du premier récépissé. Le simple fait de présenter comme « fantaisiste » une telle liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.

Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce matin, le premier à avoir été libéré s’est vu remettre un document préfectoral le dépossèdant de son récépissé de demande d’asile à l’OFPRA alors qu’il est en attente de la décision de la commission de recours de l’OFPRA. Le document remis considère, avant même que cette commission n’ait siégé que le demandeur d’asile guinéen ne peut « se prévaloir des dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales ». Le CSP 59 considère d’une part que la Préfecture n’a pas à se substituer à la commission de recours de l’OFPRA et conseille d’autre part à M. CANEPA de prendre langue avec MM. BOLLORE et SARKOZY pour qu’ils l’informent des 130 morts et plus causés par la répression de leur ami le dictateur Lansana CONTE ces derniers mois en Guinée.

M. CANEPA, vous n’êtes ni crédible, ni sérieux. Toutefois, vous avez entre vos mains la santé et la vie des grévistes de la faim. Votre action répressive d’aujourd’hui, à l’instar de ce qui ce qui s’est passé le 15 juin pourrait multiplier le nombre actuel de grévistes reconnus par le CSP 59. En effet, depuis le 25 juillet, jour de l’installation des grévistes à la Bourse du Travail, l’opinion publique est témoin du formidable travail citoyen et civique effectué pour éviter justement que le désespoir des sans papiers ne se transforme en acte hors-loi ; c’est à dire que des sans papiers n’ayant reçu aucune première réponse ou étant encore en procédure de demande d’asile ou relevant d’autres Préfectures ne viennent s’ajouter à ceux qui ont construits leurs dossiers conformément aux demandes de vos services et aux exigences de l’accord DELARUE.

Le CSP 59 vous tient par avance pour responsable de toute conséquence dramatique qui découlerait de votre irresponsabilité et de votre mépris pour les étrangers sans papiers.

Lille, le 1er août 2007.

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59000 Lille - Tél: 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 – E-mail : csp59@wanadoo.fr


PAS DE SERVICE MINIMUM...
POUR LA LUTTE DES CLASSES !

Cet été, pendant que les couches populaires vont se dorer la pilule sur les plages polluées et que les plus pauvres restent chez eux à affronter la canicule ou les inondations, le gouvernement se dépêche de faire passer plusieurs projets de loi. La tendance générale des mesures qu'ils nous ont concoctées, ce n'est pas un révélation, est à l'antisocial. Ce gouvernement est d'autant plus dangereux que, lui aussi, raisonne en terme de classes : toujours plus pour les riches et encore moins pour les pauvres. Ou plutôt, enrichir les riches en prenant aux pauvres. Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le service public et particulièrement dans les transports. Pourtant, des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc...). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longues luttes en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d'autant plus dangereuse qu'elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leur revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l'État que l'on ne peut exploiter des femmes et des hommes sans craindre une réaction, elle reste donc l'arme que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a aussi pour but à long terme de privatiser le service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en s'attaquant au droit de grève. Sans compter qu'en France, par la grève, les cheminots ont souvent été à la pointe de la défense des intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1995, les retraites en 2003). De plus, le gouvernement ne cache pas sa volonté d'étendre le service minimum aux autres services publics. Sont particulièrement visées : La Poste et l'Education Nationale. L'embuscade se referme sur nous. Si nous nous battons maintenant pour défendre les acquis que nos anciens ont obtenus parfois dans le sang, si nous ne réagissons pas, c'est à terme le droit de grève dans le public comme dans le privé qui sera remis en cause. Le choix est clair : se soumettre ou résister.

PAS DE SERVICE MINIMUM ... POUR LA LUTTE DES CLASSES !

PUBLIC-PRIVÉ, RÉAGISSONS !



BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE"
ORGANISEE A BETHUNE

Le 23 juin 2007, l'union locale CNT de Béthune organisait une commémoration de la "Commune de Paris" ; l'occasion de faire la fête en famille... Les délicieux goûters et repas du soir ont été engloutis. Les services librairie et bibliothèque de l'UL-CNT de Béthune, une projection de films et de diaporama sur 2 ordinateurs et écran télé ont assuré une animation sonore et visuelle de qualité. Les ateliers dessin, découpage, jet de projectiles sur boites de conserve, courses et jeux divers se sont déroulés idéalement dans le vaste espace de la Maison des syndicats.
Le T-shirt commémoratif "Vive la Commune !" (voir un aperçu ici) est sorti. Il est en vente au prix de 8 euros. Tailles disponibles : XXL, XL et L . Coloris : noir (+ quelques-uns en bleu).
D'autre part, le fascicule n°2 de l'UPAB-CNT * est sorti : "La Commune de Paris : chants et chansons" (12 pages, 24 chansons, 24 vignettes illustrations). Prix : 2 euros.

Le T-shirt et/ou le recueil de chansons sont à commander par mail à UL-CNT de Béthune

* Université populaire et autogérée du béthunois des syndicats CNT qui se déroule tous les vendredi après-midi à la maison des syndicats de Béthune avec un atelier d'informatique libre (Linux, logiciels libres, sécurité, réseau, site Web, maintenance, installation...) et un atelier d'écriture et de critique sociale (écriture collective, recherche documentaire...).



MAI 68 : LE RETOUR ?

Projections vidéos et débats autour de Mai 68.


Samedi
16 juin de 19h30 à 23h30, à la MEP (Maison de l’éducation permanente), place Georges Lyon à Lille.


Entrée gratuite.
Possibilité de se désaltérer et de se restaurer sur place.
Le but de la soirée est de replacer Mai 68 dans son contexte international et de montrer en quoi ce mouvement correspondait à une phase bien particulière de l’évolution du capitalisme. Avec les intervenants *, nous dresserons la liste des différentes thématiques portées par Mai 68. Nous débattrons de leurs différences d’état d’esprit et de leur dimension révolutionnaire (ou pas... ?). Nous réfléchirons à la fonction qu’ont joué ces événements à l’époque et nous analyserons « l’héritage » qu’ils ont laissé dans les mentalités et les structures de la société actuelle. Nous verrons ce qui a changé par rapport à cette époque et ce qui est demeuré identique. Nous essayerons de tirer les leçons de ce mouvement pour mieux lutter aujourd’hui… Venez nombreux !

CNT-Lille


*
Parmi ces intervenants, citons par exemple Bernard GIL, militant du syndicat CNT santé-social de la région parisienne. Bernard GIL avait 17 ans en mai 68. Il nous rendra compte d’un aspect méconnu de mai 68 à Paris : l’occupation de la fac de Censier par un comité d’étudiants et de travailleurs.
Programmation vidéo : 

Grands soirs et petits matins :

« Le seul vrai film sur l’esprit de Mai 68 ! »

William Klein filme au jour le jour des assemblées, débats improvisés, barricades, bagarres de rues, palabres, utopie en marche, résignation, malentendus. D’une durée d’1h37 et monté en 1998 dix ans après les évènements, ce documentaire est une passionnante chronique qui allie la chaleur lyrique du "direct" au recul ironique et critique. Filmé en noir et blanc, caméra au poing, c’est le document le plus précieux, le plus juste et le plus troublant sur ces évènements historiques. Des facs jusqu’aux usines, des AG aux barricades… l’Etat, la hiérarchie et le capitalisme sont contestés par des millions de grévistes, étudiants et salariés. Garçons de café, retraités, illuminés, immigrés, ménagères, étudiants, syndicalistes, touristes des beaux quartiers, cadres en mal de conscience, enragés de tous poils et de toutes tendances forment partout des tables rondes ambulantes... Pavés de bonnes intentions, rumeurs et révélations, rêves et discours les plus fous, analyses correctes et aberrantes, coups de théâtre, complots, confessions, crises de conscience, tripes et psychodrames... Pour visionner un extrait, cliquer ici. 

Reprise :
« Un voyage passionnant au cœur de la classe ouvrière… »

Dans un petit film tourné en juin 68 par des étudiants en cinéma devant l'usine Wonder à Saint Ouen, on voyait une femme refusait passionnément de reprendre le travail après la grève, de rentrer dans « cette boîte pourrie ». Patiemment, Hervé Le Roux a recherché toutes les "acteurs" de ce petit film, les militants, les étudiants "maos", les conseillers municipaux communistes, les ouvriers, les contremaîtres… et les a longuement interrogés. Le pari de son documentaire, sorti en 1996, est de retenir l'attention du spectateur par ce suspense : retrouvera-t-on cette femme, saura-t-on si elle est "rentrée", si sa vie a changé ? Cela dure plus de trois heures et c'est passionnant, parce qu'on découvre la puissance de la parole ouvrière, le témoignage d'une époque, d'un capitalisme paternaliste et sauvage, d'un monde de 1968 semblant à la fois préhistorique et parfaitement immédiat. Et, comme dans un thriller, on ne cesse d'espérer l'apparition de la mystérieuse pasionaria…

L’an 01 :
« On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste ! »

Au départ, « L’an 01 » est une bande dessinée de Gébé publiée à partir de 1970 sous forme de série dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel.  Puis, cette série écologiste et utopiste fut adaptée au cinéma par Jacques Doillon qui donna ainsi son premier rôle à Gérard Depardieu. On y voit également Coluche, l'équipe du Splendid, les collaborateurs de Hara kiri, Gotlib, Jacques Higelin ainsi que de nombreux autres (François Béranger, Romain Bouteille, Cabu, Jean-Paul Farré, Patrice Leconte, Miou-Miou, Daniel Prévost…). Ce film, sorti en 1973 et d'une durée de 1h27, a dépassé les 500 000 entrées. Le sujet est une volonté de rompre avec le système traditionnel où les gens perdent huit heures par jour à entraîner la destruction de la planète et à consommer des choses qui ne servent à rien.

Le tract de présentation de la soirée est disponible ici 
en téléchargement (format pdf - 1 page - 171 ko).




MARCHE DES CHOMEURS
A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK

La marche des chômeurs, partie de Paris pour se rendre à Rostock en Allemagne (où a lieu le sommet du G8), est de passage dans la région.

Elle était à
Arras et Douai ce lundi 21 mai. Petit compte-rendu en cette fin d'après-midi :
Une centaine de personnes ont manifesté à Arras (CNT, No vox, AC !, MNCP, APEIS, Solidaires). Après une entrevue en mairie, la marche a rejoint les ouvriers en lutte de l’entreprise Delphy (équipementier automobile) à la Beubrières près de Douai. La CNT-Béthune y a distribué un tract extrait du "Combat Syndicaliste" de mai 07 (Delphi, c’est aussi à Cadix en Espagne où nos camarades de la CGT espagnole sont en lutte - cf. le site http://www.cgt.es ).

La marche sera à Lille mardi 22 mai (cf. ci-dessous quelques rendez-vous extraits du programme régional).

Communiqué : pourquoi la CNT-Béthune soutient-elle cette marche ?

A l'occasion du sommet des puissants, l'union locale CNT de Béthune soutient cette action européenne qui entend encore une fois :
- dénoncer le chômage, la précarisation, la pauvreté, les exclusions et les discriminations,
- témoigner, à chacune des étapes, des luttes organisées localement (et les soutenir bien entendu).

Ce soutien s'inscrit tout naturellement dans les engagements locaux que mènent depuis nombre d'années l'union locale CNT de Béthune et le syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois (lutte contre les expulsions locatives et soutien aux réfugiés de Calais).

La marche 2007 fait suite à celles entreprises dans les années précédentes depuis 1997. Pour rappel, la CNT béthunoise et plus particulièrement le syndicat des sans emplois et précaires ont été présents dans les marches de 1997 ("Marche anti-G8" de Tanger à Amsterdam, ), de 2004 ("Marche des sans papiers" de Bruxelles à Paris) et de 2005 ("Marche contre la précarisation de nos vies", Arras-Calais-Lille-Paris).

Les soutiens financiers sont à envoyer par chèques libellés au nom de "Union locale CNT de Béthune" (avec la mention "marche" au verso) à l' adresse suivante : Union locale CNT, Maison des syndicats, 558 rue de Lille, 62400 Béthune. En parallèle, merci de confirmer votre envoi postal par l'envoi d'un courrier e-mail à l'adresse suivante : ul-bethune@cnt-f.org

Extraits du programme pour les 21, 22 et 23 mai 2007 :

Lundi 21 mai à Arras :

- 11h30 : accueil des marcheurs devant l'Hôtel de Ville par toutes les associations et syndicats du secteur qui soutiennent la marche : AC ! Nord-Pas-De-Calais (EPAA Liévin, SEDE Oignies, AC ! métropole lilloise, AC ! Ternois) - MNCP (Boulogne, Annoeullin, Aire sur la Lys) - CNT Béthune et CNT Lille - SUD 62  - ATTAC (Artois et La Gohelle ) - Confédération Paysanne Nord Pas-de-Calais

- 12h / 12h30 : arrivée des caravanes venant de Paris

- 14h : défilé dans la ville pour rejoindre l'Hôtel de ville jusqu'à la place des Héros

- de 16 à 18h : action de soutien aux salarié-e-s d’une entreprise menacée de fermeture

- 18h30 : départ pour le quartier Ouest d'Arras

- 19h : prises de paroles

- 20 h : soirée festive avec repas (barbecue de la Confédération paysanne)

Mardi 22 mai à Lille :

- 12h : accueil de la caravane venant de Paris et d'Arras à la maison de quartier de Wazemmes

- 14h : projection du film de Gilles Balbastre "Le chômage a une histoire" (102 minutes) et débat avec les marcheurs sur la précarité et le G8

- 16h15 : départ de la manifestation à pied vers le centre-ville de Lille (rue Gambetta, Molinel, Gare, Faidherbe, Grand-Place, vers l'Avenue du Peuple Belge)

- 20h : soirée-débat à la "Halle aux Sucres", avenue du peuple belge (Vieux-Lille) sur le thème "Les droits sociaux en Europe, contre toutes les formes de précarité". Intervenants : Jean Gadrey (économiste), sur le G8 et ses enjeux - Michel Rousseau (Euromarches), sur les marches européennes - Christiane Maigre (Belgique), sur la précarité en Europe - David Gipoulou, sur les services publics en Europe. Le tout sera suivi d'un débat et de témoignages de luttes. Il y aura aussi des stands associatifs sur l'emploi, le chômage, la précarité, le logement, les sans-papiers, les services publics, les luttes étudiantes, les luttes des femmes…

Mercredi 23 mai à Lille :
départ vers Charleroi (Belgique) à 9h30




LA CNT
FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL 

Les présidents et les gouvernements changent...
Nous, on ne change pas !

La démagogie de droite a triomphé dans les urnes. La démagogie de gauche aurait pu tout aussi bien l’emporter de la même façon. Le seul gagnant de ces élections est le Capital et son appareil d’Etat répressif. L’obscénité financière se donne déjà à voir ! Face à cette situation et quel que soit le résultat des prochaines élections législatives (pour lesquelles nous ne donnons aucune consigne - ni de vote ni d'abstention - l'essentiel pour nous étant ailleurs), la CNT continue son combat de classe sur les lieux de travail ou de formation, auprès de la population retraitée ou privée d'emploi et selon les méthodes qui sont les siennes (lire ci-dessous).

La CNT et le "mouvement anti-Sarkozy"

Contrairement à ce qui a été annoncé dans plusieurs médias de la presse écrite et audio-visuelle, la CNT n'est pas impliquée dans les incidents qui émaillent depuis plusieurs jours les manifestations anti-Sarkozy.
La CNT comprend les craintes, la colère, l'impatience et l'exaspération de toute une partie de la jeunesse. Elle n'a pas à juger ni à condamner leur révolte et elle soutiendra dans la mesure de ses moyens tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement une répression judiciaire complètement démesurée. Mais que les choses soient claires : en tant qu'organisation syndicale, la CNT ne se situe pas sur le même terrain d'action que le mouvement anti-Sarkosy qui de développe aujourd'hui (ce n'est pas une critique mais un simple constat). En effet, le combat de la CNT ne peut pas se focaliser autour de la personnalité d'un président de la République. La CNT combat l'Etat-patron, le patronat privé et le capitalisme avec les outils qui sont ceux du syndicalisme. Elle le faisait avant l'élection de Nicolas Sarkosy ; elle continue à le faire depuis qu'il est élu.   Le "troisième tour social" préconisé par la CNT passe donc par le renforcement du syndicat sur les lieux de travail et de formation, par un travail très concret d'explication et de sensibilisation auprès de toute la population, par la participation à des actions comme la marche des chômeurs organisée à l'occasion du G8 de Rostock *... et bien sûr par la grève ! Quant aux attaques contre les travailleurs qui ne manqueront pas d'être prises prochainement par le futur gouvernement, les syndicalistes de la CNT les attendent de pied ferme et préparent d'ores et déjà la riposte...

 Lille, le 10 mai 2007.

*
Dans la région Nord Pas-de-Calais, lire l'article de "L'avenir de l'Artois"
et celui de la "Voix du Nord" de Béthune.



Précision sur l'identité syndicale de la CNT :
Contrairement à ce qui été annoncé également dans plusieurs médias, la CNT n'est pas une organisation idéologique au sens restrictif du terme, mais une organisation syndicale se revendiquant de la grande tradition anti-autoritaire et anti-capitaliste du mouvement ouvrier et regroupant des travailleurs de différentes sensibilités (syndicalistes révolutionnaires, anarcho-syndicalistes, syndicalistes autogestionnaire, syndicalistes de lutte de classe, etc.). Parler des "anarchistes de la CNT" est donc tout aussi caricatural que si l'on parlait des "communistes de la CGT", des "socialistes de la CFDT", des "trotkystes de SUD", etc... !


PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL !
Quelle que soit l'attitude que chacune ou chacun d'entre nous adoptera à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle (choix de l'abstention, du vote blanc ou du vote "anti-Sarko") - et quel que soit le résultat de cette élection (Royal ou Sarkozy) ! - la CNT rappelle qu'il est plus que jamais nécessaire de se syndiquer, de se mobiliser, d'être solidaire des autres secteurs en lutte, de faire converger nos revendications et nos combats dans un grand mouvement d'ensemble. 

Car seul un rapport de force massif et organisé à la base sera capable d'imposer une réelle distribution des richesses et le droit à un logement décent, d'empêcher les licenciements et la casse des services publics, de stopper le nucléaire, d'obtenir la régularisation de tous les sans papiers, d'en finir avec les discriminations et la répression policière accrue dans les quartiers populaires...

Soyons ingouvernables !


MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
SAMEDI 17 MARS 2007 A LILLE
.
Reportage vidéo sur la manifestation anti-nucléaire du 17 mars 2007 à Lille :
www.dailymotion.com/video/x1svby_stop-epr-lille



Tract de l'UL-CNT de Lille distribué à cette occasion :

La CNT exige la sortie du nucléaire.
Elle exprime cette détermination
en fonction des dangers sociaux et politiques que représente la filière nucléaire.

Danger social

L'industrie nucléaire merde partout en France. Ce n'est pas toujours dit, mais il y a des incidents et des accidents toutes les semaines (que ce soit sur les centrales, les centres de retraitement ou les installations militaires). Le risque d'accident majeur est possible. Ce risque n'est pas écarté par les progrès de l'industrie nucléaire. Il augmente au contraire avec la complexité croissante de techniques mises en oeuvre et avec la course à la productivité. Ce risque augmente aussi avec le vieillissement des installations nucléaires déjà existantes, sachant qu'EDF envisage d'aller toujours plus loin dans le maintien de ces installations (durée de vie prévue au départ de 20 à 25 ans et rallongée à 40 ans pour des raisons uniquement d'ordre capitaliste).
Le problème des déchets radioactifs n'est toujours pas résolu, plus de 25 ans après le lancement du programme nucléaire civil en France. L'accumulation de ces déchets et le renvoi de leur gestion aux générations futures est proprement irresponsable. Les risques pour la santé liés à la pollution radioactive sont toujours présents et touchent notamment l'ensemble des travailleurs et des populations en contact avec l'industrie nucléaire, comme l'ont montré les divers incidents liés aux transports des déchets ou aux différents types de sites nucléaires : centrales, unités de stockage et de retraitement mais aussi mines d'uranium. A propos de ces dernières, rappelons que si l'extraction de l'uranium nécessaire au fonctionnement des centrales ne se fait plus en France (et on nous parle "d'indépendance énergétique" !), il se fait dans les pays pauvres. Ainsi, ce sont 200 000 personnes à travers le monde qui meurent chaque année par contamination. En ce qui concerne les salariés de la filière nucléaire en France, précisons que ce sont les intérimaires d'EDF qui sont particulièrement touchés. Les normes de sécurité, quand bien même elles seraient suffisantes, ne sont pas du tout respectées, ce qui implique des travailleurs parfois irradiés, en tout cas jetables après 5 ou 6 ans de travail !

Danger politique

Projet d'essence étatique et technocratique, le nucléaire a été imposé sur la base du secret d'Etat et du mensonge délibéré, sans débat réel au niveau des populations concernées (et, en fait, de l'ensemble de l'humanité… au regard des conséquences planétaires de tout accident majeur). Dans une société où la production vise moins les réels besoins des individus que la constitution de plus-value pour les riches, le mythe d'une énergie abondante et peu chère (mythe véhiculé par les nucléocrates) a occulté les questions essentielles sur les conséquences sociales et environnementales de l'emploi de cette énergie, faisant
passer les besoins de l'industrie capitaliste avant toute autre considération. La décision de favoriser l'énergie nucléaire correspond ainsi à un mode de gestion autoritaire de la société (par le biais de l'Etat et de ses comparses capitalistes) à l'opposé d'un mode autogestionnaire de fonctionnement (tel que le défend la CNT). Imposer le nucléaire nous dépossède de nos moyens de décision un peu plus, confiant la "chose" à des "experts". Nous, "simples" consommateurs et / ou travailleurs, n'avons pas notre mot à dire. Il correspond aussi à un modèle économique où le développement à outrance de la production ne répond pas aux besoins et à la finalité de bien-être des individus, mais bien à la soif de profits d'une minorité de riches. Enfin, et ce n'est pas le moindre des dangers, le maintien de la filière nucléaire favorise la prolifération nucléaire à des fins militaires.

>>>>>>>>>>>>>>
La sortie du nucléaire est possible aujourd'hui. Elle repose sur le recours, en phase transitoire, aux techniques de production énergétique les moins néfastes pour l'environnement et les individus (centrales au gaz et cogénération prioritaires). Elle doit favoriser le développement des énergies renouvelables et de toutes les possibilités d'économie d'énergie. La sortie du nucléaire n'implique pas la mise au chômage des personnels. Il faut exiger la retraite anticipée avec plein salaire et primes pour les personnels les plus exposés aux risques cancérigènes (cancers du poumon, du larynx, des os) et le maintien sur les sites de ceux et celles qui le désirent pour assurer à long terme les démantèlements, les réhabilitations et les rénovations dans les meilleures conditions.


Union locale interprofessionnelle
des syndicats CNT de Lille et environs

Ce tract peut être téléchargé sous sa forme maquettée

(format pdf - 2 pages - 126 ko)
en cliquant ici.


LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL
ET LE FRONT NATIONAL

Tract d'appel de l'union locale des syndicats CNT de Lille et environs à la manifestation antifasciste organisée le 24 février 2007 à Lille à l'occasion de la convention nationale du FN :

La Confédération nationale du travail (CNT) exprime son antifascisme historique en appelant à manifester samedi 24 février 2007 contre la convention nationale du FN qui se déroule à Lille Grand Palais les 24 et 25 février 2007.
Seulement, pour notre syndicat, il n’est pas question de se joindre aux "forces républicaines" qui, à 3 mois des élections présidentielles, partent à la pêche aux bulletins de vote. Il n’y a pas eu de "coup de tonnerre" dans notre ciel le 21 avril 2002. La situation électorale actuelle est le fruit d’une évolution que nous n’avons pas découverte à cette occasion. En effet, la montée du Front national a d’abord servi des intérêts uniquement électoraux, lorsque le PS l’a utilisée pour diviser la droite, et pour rassembler autour de lui les autres partis de gauche.
La montée du Front national a ensuite été la conséquence de ce qu’on a appelé la 'lepénisation" des esprits, lorsque les politiciens ont permis aux propos démagogiques du FN d’atteindre une légitimité populaire. Car enfin, quand Le Pen parle de renvoyer les immigrés dans leur pays d'origine, de les priver de droits sociaux ou encore de casser les syndicats, n'oublions pas que ce sont les gouvernements de gauche comme de droite qui remplissent les charters, construisent des centres de rétention, votent des lois liberticides, envoient la police et l'armée pour stopper tout mouvement social, criminalisent les syndicalistes... La montée du Front national a enfin été la conséquence de la corruption et des mensonges des élus, des promesses non tenues, d’une gauche convertie à l'économie de marché, d'un syndicalisme institutionnalisé abandonnant les couches sociales pauvres. Le combat que mène la CNT ne se fera certainement pas en appelant à voter pour qui que ce soit. Chaque adhérent fera à ce propos ce qu’il juge bon. C'est dans les entreprises, dans les quartiers, avec des organisations syndicales du monde entier que nous le menons, pour la construction d’un autre futur sans exploités ni exploiteurs, sans dominants condamnant à la misère la plus grande part de l’humanité. Car enfin, c’est sur ce terreau (le chômage, la précarité, la misère, l’exclusion et l’exploitation) que croît le fascisme. L’antifascisme de la CNT est indissociable de son anticapitalisme, tant il est évident que c’est la fin de l'exploitation qui sonnera définitivement la mort du fascisme.


Contre la tenue à Lille de la convention nationale du FN,
la CNT appelle à manifester sur ses propres bases :

- L'antifascisme est un combat quotidien (non aux récupérations politiciennes et électoralistes !) ;

- L'antifascisme n'est véritablement efficace que sur le plan économique et social (seule la lutte de classe peut contrecarrer le développement de l'extrême-droite !).

Rendez-vous samedi 24 février 2007 à 14h30,
porte de Paris, place Simon Vollant (M° Mairie de Lille).

Le tract maquetté (1 page - format pdf - 164 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.


Nota bene :
la CNT sera présente dans le cortège des syndicats.



SECTEUR PUBLIC :
TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !

La CNT appelle à cette grève sur ses propres bases : titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité, augmentation générale des salaires selon une échelle décroissante allant de 300 à 0 euros (priorité aux bas salaires !), convergence avec les travailleurs du secteur privé, les étudiants et les chômeurs, lutte pour l'égalité sociale et l'autogestion, etc.

Manifestation unitaire : Lille - 14h - porte de Paris (rendez-vous CNT à l'angle de la rue de Paris et de l'avenue Kennedy).

Pour info, voici un extrait du tract de l'intersyndicale de la fonction publique (à laquelle la CNT n'est pas invitée) :

- Pour l’ouverture immédiate de véritables négociations sur l’ensemble du contentieux salarial, la refonte de la grille et le niveau des pensions, le rattrapage sur les pertes intervenues depuis 2000 (+ de 6 %).
- Pour la défense des services publics et de la fonction publique.
- Pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de tous les personnels.
- Pour une politique d’emploi public statutaire qui corresponde aux besoins.


Texte commun du STIS-CNT 59 et du SSEC-CNT 59/62


APPLIQUEE AUX SERVICES PUBLICS... LA LOGIQUE CAPITALISTE !

Aujourd'hui plus que jamais, les services publics sont la cible du "libéralisme avancé" :

Fermeture des bureaux de poste, des administrations de proximité, des classes trop peu surchargées, des petites maternités et des services hospitaliers non "rentables"...

Seuls secteurs épargnés : tribunaux, police, prisons.

Nous savons la dégradation des transports publics (et la perte de sécurité) dans le système anglo-saxon prôné par le Pouvoir, le gonflement démesuré des factures énergétiques (électricité par exemple) dans le secteur passé au privé... La liste est longue.

TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Sous les prétextes de qualité et d'efficacité se cache de fait l'objectif de rentabilité : il faut faire travailler plus pour produire plus.

La réforme Fillon a allongé les durées de cotisation à 40, 41 et bientôt 42 ans pour les retraites. Les services sont réorganisés, les établissements fermés, les personnels regroupés. La pénurie organisée des effectifs alourdit la charge de travail mais conduit aussi à la remise en cause des droits des personnels (droits aux congés, remplacements à combler).

15000 suppressions d'emplois sont ainsi inscrites dans la loi de finances 2007, (5300 en 2006), qui conduisent à redéfinir en les maximisant les missions des fonctionnaires.

Dans le même temps, on a une baisse de plus de 7%, en sept ans, du pouvoir d'achat des travailleurs des hôpitaux, de l'éducation, des collectivités, de la poste, pour des salaires toujours plus dégradés des non titulaires restants.

EN FINIR AVEC LES DISCOURS DE PRETENDUE NECESSITE

Bien que dégradé, le Service Public doit remplir ses missions.

L'Etat se montre alors le 1er pourvoyeur de travail précaire avec un recours massif aux vacataires, contractuels, MA, EVS, CAE, assistants de toutes sortes dans l'Education, intérimaires et CDD à la Poste, 30% de non titulaires, soit plus de 500 000 agents dans la Fonction publique territoriale... sans statut (le Droit du Travail dans le secteur privé) donc sans défense, soumis au vouloir, bon ou mauvais, du "chef", au salaire dérisoire, aux horaires incertains, à la menace du licenciement immédiat.

L'absence de personnels titulaires stables et qualifiés, c'est encore la détérioration des conditions de travail, la faiblesse de la présence adulte dans les écoles, la dégradation des matériels et de l'entretien des établissements...

La réponse de l'État ? Mobilité, flexibilité. Allongement des temps de travail, remplacements à l'interne, nominations hors compétence, et sur 2 voire 3 établissements...

ENSEMBLE, EXIGEONS

- une augmentation générale des salaires, vers l'égalité salariale (contre les hiérarchies de revenus qui divisent les travailleurs),

- un recrutement massif de travailleurs titulaires en fonction des demandes des AG de salariés (seules à même d'évaluer les réels besoins sur le terrain),

- la titularisation immédiate, sans condition de concours ni de nationalité, de tous les travailleurs précaires de la fonction publique.
A TRAVAIL EGAL,
STATUTS ET
SALAIRES EGAUX !

Syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59)
Syndicat santé-social-éducation-culture du Nord Pas-de-Calais (SSEC-CNT 59/62)
 


LA GREVE DANS L'EDUCATION :


Contre une éducation soldée, fliquée, précarisée !

Le syndicat santé-social-éducation-culture du Nord Pas-de-Calais (SSEC-CNT 59/62) vous informe que le matériel de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (tract format A3 pour les panneaux syndicaux, tract A4 recto-verso, affiche d'appel à la grève, tract sur le projet de super dirlo dans le 1er degré...) est disponible ici.

Quant au tract de l'intersyndicale de l'éducation 59/62, le voici :

Dans l’EDUCATION NATIONALE, la coupe est pleine !

NON, un professeur n'est pas payé 4100 euros !

Le salaire d'un débutant est de 1,25 fois le SMIC, malgré la longueur des études et la difficulté du métier. Le salaire net moyen d’un enseignant représente, en 2003, 65 % de celui d’un cadre du privé et 68 % de celui d’un cadre de la fonction publique. Nous sommes revenus, en 2004, à un pouvoir d’achat équivalent à celui du milieu des années 60 ! Est-il illégitime de demander des vraies hausses de salaires, au-delà des miettes qu’on nous donne cyniquement (+0,8%, « mangés » à coup sûr par l’inflation !) ? Etre en grève, c’est affirmer que la solution ne passe pas par des mesures individuelles, le recours à un mérite calibré, mais par une riposte collective pour des mesures générales.

Nous demandons le rattrapage des baisses de pouvoir d’achat et la revalorisation significative du point d’indice !

NON, enseignant ne rime pas avec tire au flanc !

Toutes les enquêtes aboutissent à évaluer la durée moyenne du travail des enseignants entre 39 h 47 (source MEN 2002) et 45 heures hebdomadaires pendant l’année scolaire, auxquelles il convient d’ajouter les temps d’interrogations d’examens, et le travail personnel pendant les vacances (10 à 20 jours par an selon les niveaux, disciplines et enquêtes). Soit un total annuel de 1600 à 1800 heures.

Nous demandons le retrait immédiat des projets de décret sur le projet de décret sur les services et les statuts (notamment la bivalence) de Robien qui justifient les retraits de postes et les amputations salariales au mépris de nos statuts et de nos qualifications

NON, la démographie ne justifie pas les retraits d’emplois !

Rentrée 2007, ce sont encore plus de 700 postes qui seront supprimés dans l'académie ! Au total ce seront plus de 3208 postes dans le second degré et 138 postes dans le premier degré qui auront disparu depuis 2002 dans l’Académie. On supprime 1 poste pour une perte de 8,5 élèves dans le second degré mais dans le premier degré il faut 45 élèves pour créer un seul poste ! Robien joue sur les mots pour justifier les suppressions. Par exemple en mélangeant les secteurs. Les 2 créations dans le primaire compensent-elles les suppressions de postes d’administratif. Les annonces sur les postes dans le supérieur (inférieures de moitié aux engagements du ministère) celles dans le secondaire ?

Nous demandons le retrait des suppressions de postes, et les créations des emplois statutaires nécessaires au bon fonctionnement du service public

NON, les élèves en difficulté ne sont pas aidés !

On supprime massivement les postes dans les zones prioritaires, on remplace des personnels qualifiés par des jeunes sans formation et sans moyens ! L’an dernier, le dispositif « Ambition Réussite » a permis d’amputer les moyens de dizaines d’établissements classés REP. Cette année, les seuils sont encore relevés ! Tout cela fait le jeu du privé dans l’académie, favorise l’exclusion et empêche tout effort de mixité sociale

Assez des redéploiements : entre écoles du 62 et du 59 (22 postes en moins), entre élèves handicapés et élèves en difficulté (34 postes en UPI sur des retraits d’HSE) !

MAINTENONS LA PRESSION, ENSEMBLE DANS LA GREVE LE JEUDI 8 FEVRIER
MANIFESTATION UNITAIRE A LILLE - 14H - PORTE DE PARIS



SOUSCRIPTION REGIONALE
POUR L'ACHAT D'UNE SONO

L'union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais organise une souscription auprès de tous/toutes ses adhérentEs et sympathisantEs pour l'achat d'une sono et d'un groupe électrogène permettant de l'alimenter. Ceci bien sûr afin de faire encore mieux entendre sa voix dans les manifs auxquelles elle participe régulièrement à Lille, mais aussi un peu partout dans la région.

Objectif : 3000 euros.

Les chèques sont
- à libeller à l'ordre de : union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise
- et à envoyer à : UL-CNT, 1 rue Broca, 59000 LILLE.

Merci d'avance pour votre soutien.



SOUTIEN A LA CNT-PTT

Dans un texte du 27 janvier 2006, la direction de la Poste impose une réforme syndicale à ses travailleurs. Dés lors, la CNT-PTT, syndicat abusivement présenté comme non représentatif, n’a plus le droit de citer. En effet, tous ses panneaux syndicaux ont été supprimés, et les militants ont interdiction de s’organiser sur leur lieu de travail. Il leur est interdit de pouvoir tenir des réunions statutaires et d’information dans les locaux et de prendre des congés de formation syndicale. Au-delà de cette volonté de faire taire des syndicats qui dérangent, la Poste et les organisations syndicales qui acceptent cet état de fait conduisent le droit syndical à sa perte. Demain, il ne sera plus possible pour eux d’utiliser les moyens de rapport de force tel le droit de grève qui est maintenant limité et encadré.

L’union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise se joint à la fédération CNT-PTT pour dire non aux discriminations en matière de droit syndical et non aux restrictions du droit de grève. 
Elle participera, dans la métropole lilloise, à la journée nationale d'action organisée le samedi 25 novembre 2006.


SECTION CNT-MEDIAPOLE :
A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ?

Une section syndicale CNT a été créée courant octobre à Médiapole, les médiateurs "agents oranges" du métro lillois. Notre camarade Ouari a été mandaté par le STIS-CNT 59 comme délégué syndical, ce qui n'a pas été contesté par la direction, ni par les autres syndicat présents dans la boîte. Des panneaux d'affichage ont été mis à la disposition de la CNT.

Médiapole est une association qui emploie une part importante de précaires. Plusieurs revendications sont engagées, notament concernant le rattachement à une convention collective afin de mieux encadrer le droit du travail (grille de salaires et autres avantages spécifiques).



DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER…
OU ETAT POLICIER ?

Non aux interpellations arbitraires survenues le 15/11/06 à Lille à l'occasion de la venue de Dominique de Villepin !

Mercredi 15 novembre, une vaste journée militante se met en place sur la métropole lilloise :  mobilisation du « Réseau Universités Sans Frontières », soutien aux syndicalistes de la SAC suédoise, manifestation des syndicats de l’éducation.

Un rassemblement de soutien au  « Réseau Universités Sans Frontières » (RUSF) et au « Comité des Sans Papiers » (CSP 59) est prévu à proximité de la conférence du premier ministre sur le site de  l'université de Lille II.

Un groupe de militants et sympathisants cénétistes, munis de drapeaux de la CNT roulés, décide de rejoindre ce rassemblement. A la descente du métro « Porte de Douai », la police nationale intervient et empêche nos camarades de sortir de la station. Un commissaire affirme que « personne ne pourra descendre avant Porte des Postes » (deux stations plus loin !) ». D’évidence, un blocage filtrant est organisé pour éloigner les militants qui veulent rejoindre le lieu de rassemblement.

Contraints par les forces de l'ordre, nos camarades  continuent  vers la « Porte des Postes ». A  vingt mètres de la sortie de la station, sur le boulevard Victor Hugo, le groupe est interpellé  sur le trottoir. Interpellation conduite par le même commissaire rencontré dans le métro et deux motards, rapidement rejoint par d'autres  policiers. Après un contrôle d'identité, nos camarades sont embarqués vers le commissariat. L’un d’entre eux sera passé à la question  menottes aux poings ! Mais tous seront relâchés trois heures plus tard, à la fin de leur interrogatoire.

L'union locale CNT de Lille et l’union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais, réaffirment leur soutien aux militants interpellés et dénoncent le comportement injustifiable des forces de l'ordre. Ces méthodes rappellent les interpellations et condamnations du mouvement social de ce printemps en s'inscrivant clairement dans la criminalisation des mouvements sociaux et des militants.


DROIT A L'AVORTEMENT
ET A LA CONTRACEPTION

Face aux intégristes de "SOS tout-petits", rassemblement samedi 18 novembre à 10h30 devant le Planning familial de Lille (16 avenue du président Kennedy, M° mairie de Lille) pour réaffirmer que l'IVG est un droit fondamental !

Alors que l'Interruption Volontaire de Grossesse est légale en France depuis 1975, le lobby « pro-vie » soutenu par les extrêmes droites et le Vatican est présent dans de nombreux pays. En France, des nombreuses associations formant la nébuleuse anti-IVG, SOS tout petits est la plus active. Depuis 20 ans déjà, cette association organise des actions violentes d'entraves à l'avortement partout en France, dans les hôpitaux pratiquant l'ivg pour protester contre le droit a l'avortement. Le 18 novembre 2006, pour fêter ses 20 ans, SOS Tout-petits organise une journée nationale de prière contre l'avortement. A Lille, elle se déroulera à proximité du Planning Familial. Face à ces intégristes, nous devons réaffirmer que l'IVG est un droit fondamental. Le corps d'une femme n'appartient qu'à elle-même. C'est donc à elle seule que doit revenir la décision de poursuivre ou d'interrompre sa grossesse. Actuellement dans le monde, une femme meurt toutes les 6 minutes suite à un avortement clandestin alors que l'IVG est une intervention bénigne. En France, la lutte n'est pas achevée même si l'avortement est légalisé. En effet, des attaques visent encore et toujours à le remettre en cause (tentative d'amendement Garreau). De plus les limites matérielles actuelles (principalement en termes de place dans les hôpitaux et du manque de formation des médecins) freinent l'application effective de ce droit. En ce qui concerne la contraception, bien qu'il existe beaucoup de moyens contraceptifs différents, très peu sont remboursés ; il n'y a donc pas de réel choix et de réelle gratuité.

Premiers signataires : Chiche 59, Union locale des syndicats CNT de Lille et environs, LCR 59, RLF, SCALP 59/62, Sud Etudiant-e Lille, Sud éduc 59/62…

Pour télécharger le tract d'appel maquetté (format pdf - 1 page - 105 ko),
 cliquer ici.


SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S
DE QUEBECOR HELLEMMES

Une nouvelle fois, l’infamie capitaliste fait des ravages.

On ne compte plus le nombre d’usines qui ferment et laissent sur le carreau des centaines, voir des milliers, d’ouvriers et leurs familles.

La direction de l’imprimerie QUEBECOR a annoncé la fermeture progressive du site d’Hellemmes, avec une cessation d’activité et le licenciement de ces 230 salarié-e-s et 40 travailleurs précaires.

Pourtant, l’usine tourne et son cahier de commande est considérable, elle est économiquement viable. Mais, comme pour de nombreuses autres, elle ne fait pas assez de profit, ne satisfaisant pas les actionnaires. C’est vrai que 15 millions d’Euros de dividendes en 2006 et 5 millions prévus cette année c’est peu… !

Depuis plus d’un mois, les salarié-e-s, ne pouvant accepter de voir disparaître leur outil de travail, occupent leur usine, organisent des AG, préparent la lutte dans l’espoir de le préserver.

Mais ce qui s’est passé à Nouzonville est de mauvais augure. Jeudi et vendredi dernier, ce sont les CRS qui ont déménagé les moyens de production du site de Thomé-Génot et ont chargé violemment la manifestation des salariés. Encore une fois, l’Etat protège les patrons.

L’Union Locale des syndicats CNT de la métropole lilloise tient à exprimer son soutien aux salariés de QUEBECOR Hellemmes et dénonce, une nouvelle fois, les patrons et actionnaires dont le seul but est de s’en mettre plein les poches sur le dos des travailleurs.

Lille, le 16/11/2006
L´Union Locale des syndicats CNT de la métropole lilloise



TRACT DE RENTREE  INTERPRO
DDE L'UNION LOCALE CNT DE LILLE ET ENVIRONS

Version maquettée disponible ici au format pdf (2 pages - 56 ko)

Automne 2006,

Nous sommes toujours plus nombreux à être fragilisés tout azimut. La peur nous retranche dans des stratégies individuelles de survie. Les luttes collectives en sont ébranlées, le syndicalisme en pâtit, le droit syndical toujours plus bafoué dans l’entreprise, la criminalisation du mouvement social n’est pas en reste (intervention du GIPN contre les grévistes de la SNCM, interpellations et condamnations pendant le mouvement dit anti-CPE, fichage généralisé…).

L’offensive gouvernementale main dans la main avec le MEDEF met à l’index un à un nos acquis sociaux :
-    Casse du droit du travail (CNE, CA, CAE…),
-    Réduction des droits des chômeurs (radiation, baisse de la durée d’indemnisation, contrôles renforcés…),
-    augmentation des annuités pour l’accès à une retraite complète,
-    perte du système par répartition,
-    discrimination à l’accès aux soins (inaccessibilité à certains soins car non remboursés),
-    remise en cause du service minimum = fin du droit de grève,
-    casse de la diversité syndicale par l’institutionnalisation des syndicats réformistes…

Les conditions actuelles de nos vies se dégradent :

o    précarité grimpante,
-    Des centaines de milliers de chômeurs sont invisibles ; ils sont sortis des statistiques de l’ANPE, pour faire illusion. Le chômage officiel n’est que la part émergée de la privation d’emploi, de l’interdit de travail. En juin, les radiations administratives (par exemple pour absence à une convocation) ont augmenté de 20 %, à 43 707. Quant aux radiations pour " absence au contrôle ", elles ont augmenté de 5 %, à 146 851. En juillet 2006, le vrai chiffre du chômage (catégorie 1, 2 et 3) est de 2,3 millions soit 8,5 %. Mais à cela, il faut ajouter les nombreux les RMIstes et chômeurs sans droit (ni ASSEDIC, ni RMI).
-    absence d’embauche dans les services publics qui se caractérise par une multiplication des contrats précaires (La Poste préfère exploiter les facteurs par le biais de contrats d’Intérim),
-    privatisation du secteur public : augmentation généralisée de la sous-traitance des missions de service public (l’Unédic délègue les missions de recherche d’emploi de l’ANPE à des sociétés privées dont le seul but est de faire du profit, et on ne compte plus dans les hôpitaux et écoles la sous-traitance des services de nettoyage et de maintenance avec, à la clé, des conditions de travail déplorables),

o    atteintes aux droits syndicaux et particulièrement au droit de grève,
avec notamment le projet de loi sur « la réforme du dialogue social » prévu pour Automne 2006.
 
o    criminalisation du mouvement social : procès à répétition des jeunes arrêtés lors du mouvement du printemps dernier, fichage génétique généralisé…

o    division entre les travailleurs (public/privé, français expatriés et immigrés) :
les travailleurs immigrés sont privés de ce qu’il nous reste de droit du travail, et utilisés comme boucs émissaires par les gouvernements successifs.

o    exonération des cotisations sociales (les charges patronales) : autant de cadeaux faits aux patrons qui nous empêchent d’avoir une réelle couverture. Et après on nous parle de trou de la sécu… le montant des exonérations de charges est passé de 3 milliards d'euros en 1993, à 19,8 milliards en 2005. Elles représentent aujourd'hui "26% des dépenses publiques pour l'emploi". Les mesures annoncées par le gouvernement pour la rentrée visent à accorder de nouvelles exonérations de cotisations sociales, pour les salaires égaux ou inférieurs au SMIC, dans les entreprises de moins de 20 salariés. Cela n'aurait pour conséquence que de grossir le nombre de smicards.



Seule l’organisation collective saura peser dans le rapport de force. La mobilisation dite anti-CPE en a montré l’exemple. Une lutte qui s’est mise en place par la base, ayant posé un fonctionnement en Assemblée Générale souveraine et dont l’issue a permis le retrait du CPE.



Les syndicats CNT de l’Union Locale de Lille se battent pour :

-    un service public renforcé (titularisation de tous les précaires, créations de postes pour un vrai service public),
-    accès à la formation pour tous avec maintien du salaire,
-    généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
-    augmentation générale des minima sociaux et des salaires selon une échelle décroissante de 500 euros pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC réévalué,
-    pas de salaire net inférieur à 1500 euros,
-    la liberté de circulation et d'installation plutôt que la politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
-    retraite complète à 60 ans pour tous mais prise en compte des travaux pénibles,
-    retour au système de retraite par répartition,
-    gratuité de tous les soins pour tous,
-    gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro)

CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !

Seuls 8% des travailleurs sont syndiqués ! Si nous voulons résister, nous devons nous organiser ! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même seul sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien.

Mettons en place et développons des assemblées générales dans nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de décider tous et toutes ensemble à la base, des offensives à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique du Patronat.

Seule la grève générale nous permettra de discuter ensemble, en assemblée générale, de nous organiser et de nous défendre. C'est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives d'un changement de société. AUTOGESTION des luttes !

UL-CNT de la métropole lilloise
Le 26 septembre 2006



SOUTIEN A BERNARD COQUELLE
MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE !

Début juillet 2006, Bernard Coquelle, paysan d’Auberchicourt (près de Douai) et syndicaliste à la Confédération Paysanne, a refusé le prélèvement de son empreinte génétique.

Par ce refus, il se trouve à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 24 octobre 2006 à Douai et risque jusqu’à un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende.

Une double peine

Bernard a participé en 2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d’un champ de betteraves transgéniques à Avelin dans le Nord.

Le 3 novembre 2005, il a été condamné avec 10 autres personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à verser des dommages et intérêts collectifs à Advanta, propriétaire du champ OGM.

Comme ça ne pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été convoqué avec six de ses co-condamnés à alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG).

Un autre des 11 d’Avelin, Benjamin Deceuninck, a refusé ce matraquage juridique. Il est passé devant le tribunal d’Alès (Gard) le 25 août dernier. La procureur a requis 500 euros d’amende. Le jugement sera rendu le 29 septembre.

Solidarité

Le procès arrive à grands pas et une réponse collective s’impose. Une première réunion de soutien aura lieu le 2 octobre 2006 à la MNE à Lille à 18h30.

Soyons nombreux pour le soutenir.

Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille 
est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).

PROCES DE BENJAMIN DECEUNINK,
MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE

Le 23 juin 2006, Benjamin Deceuninck, paysan CNTiste du Gard, a refusé le prélèvement de son empreinte génétique. Par ce refus, il s'est trouvé à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 25 août 2006 et risquer jusqu'à un an de prison ferme et 15000 € d'amende.

Une double peine

Benjamin a participé en 2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d'un champ de betteraves transgéniques à Avelin dans le Nord. Le 3 novembre 2005, il a été condamné avec 10 autres personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à verser des dommages et intérêts à Advanta, propriétaire du champ OGM. Comme ça ne pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été convoqué avec six de ses co-condamnés à alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). Deux d'entre eux, Ben et Bernard (un paysan du Nord) ont refusé.

Le FNAEG, le fascisme selon Sarko

Créé en 2001 sous le gouvernement Jospin, ce fichier avait pour but de ficher les auteurs de crimes graves, homicides volontaires, actes de terrorisme et attaques à main armée. A cette époque, aucune opposition n'est exprimée. Pourtant, on savait déjà que se battre contre les conséquences d'un système ne sert à rien si on ne s'attaque pas aux causes. De plus, dès qu'un système de flicage intensif est mis en place, il est très facile, dans la démocratie que nous connaissons (sic), de l'étendre à tout et n'importe quoi…enfin presque. 2003 arrive et Sarko aussi. La portée du FNAEG est entendue à toutes personnes ayant commis crime ou délit (ou sur simple présomption d'un officier de police judiciaire), sauf… pour les délits financiers. Sarko prend garde à son derrière, le grand Jacques ne sera pas inquiété.

Le procès

D'abord, le juge refuse d'écouter les deux témoins de Benjamin, ne souhaitant pas débattre sur le fond. Etonnant ! Ces témoins avaient pourtant beaucoup de choses à dire. Claire, co-condamnée de Ben dans l'affaire des 11 d'Avelin, n'a pas été conviée à donner son ADN. Mais sur quelles bases la justice définit-elle qui sera fiché de qui ne le sera pas ? Peut-être que Ben est un militant un peu trop actif aux yeux de l'Etat ? Et en plus, il est anarchiste, donc délinquant, forcément ! Olivier, le deuxième témoin, a participé au fauchage de Nonette, rendu célèbre par sa violence répressive. Avec ses co-détenus, et avant toute forme de procès, ils n'ont pas eu trop le choix. Les flics ne leurs ont laissé le temps de réfléchir, et les ont surtout mal informés du risque qu'ils prenaient s'ils refusaient le prélèvement d'ADN. Ils leurs ont tout simplement dit qu'en cas de refus, ils passeraient un an en prison et paieraient 15000 € d'amendes (alors que c'est le maximum encouru). Pression fasciste ? ! Donc, du fait du refus du juge de laisser la plaidoirie de l'avocat de Benjamin se dérouler, ce dernier a dû changer de tactique et baser sa défense sur les faits du fauchage d'OGM de 2001. Néanmoins, Maître Gandini a pu lire au tribunal des lettres de deux anciennes résistantes. Odette Ester, 91 ans, a écrit : « Ayant connu les horreurs de la guerre 39-45, je m'inquiète de voir ressurgir des méthodes que je croyais à jamais disparues… » qui plus est semblant liées à des pratiques d'Etat policier. De son côté, la procureure déclare que le débat est évidemment politique, mais qu'elle n'est « qu'un pauvre magistrat ». Comble pour le défenseur d'un Etat bourgeois ! Elle déclare ensuite qu'elle ne peut faire de distinguo entre un voleur avéré et un faucheur d'OGM, les deux étant des délinquants aux yeux de la loi. Et elle a raison ! On ne peut pas, on ne doit pas distinguer une mère de famille qui vole un steak pour nourrir ses enfants et Benjamin Deceuninck qui fauche des OGM dans son combat contre le capitalisme. Le flicage, génétique ou pas, ne doit pas exister. En définitive, la procureure a requis 500 € d'amende. Le jugement est mis en délibéré au 29 septembre 2006.

Un soutien principalement libertaire

Devant le tribunal, ce matin-là, on voyait surtout du rouge et du noir. Pas de grande gueule au micro, que des gens, anarcho pour la plupart, venus de Lille, Montpellier, Toulouse, Paris… pour soutenir Ben. Leurs messages étaient clairs, ici et là aussi de nombreux cas de flicages génétiques s'exercent : des taulards qui se prennent des mois supplémentaires pour ce même refus, des jeunes du mouvement du printemps dernier qui attendent leurs procès, d'autres, pas au courant, qui n'ont guère d'autres choix que d'accepter et qui se retrouvent aujourd'hui parmi les plus acharnés contre ce fascisme à la façon Sarko. Au grand damne de certains, pas libertaires du tout, le débat s'est déplacé à la bourse du travail. Sans tribune ni prise de parole d'expert pré-programmé, une centaine de personnes ont continué à débattre, à proposer et à aboutir à la création d'une plate-forme d'information sur le flicage-fichage.

Y'a baleine sous gravillons !

D'abord, soulagement pour Ben, ça aurait pu être pire, d'autant qu'il a du sursis sur la tête. Mais les réactions du juge me turlupinent. J'ai l'impression qu'il ne souhaite pas que ça s'émousse de trop. D'après un copain plus expert que moi en branlette juridique, il y aurait eu plusieurs cas de vice de procédure de la part du juge ? Exprès ou pas ? Il veut peut-être qu'il y ait un non-lieu pour vice de quelque chose ? Je pense qu'il y a baleine sous gravillons. Les OGM, c'est avant tout une affaire de fric dans laquelle l'Etat français ne trouve que peu d'intérêt sinon de protéger ses industries agronomiques. Cocorico ! Ici, le refus de flicage génétique met le doigt sur un problème autrement plus perfide. Il ne s'agit plus de simple combat contre le capitalisme, mais de combat contre le contrôle et le pouvoir. Qu'adviendra-t-il si un fou furieux comme Sarko ou Le Pen arrive au pouvoir ? Avec dans ses sacs de perlimpinpins un fichier génétique qui recense plusieurs centaines de milliers de personnes ? Et avec la volonté de l'étendre à toute la population ? ! Vous aimez la science fiction ? Vous êtes en plein dedans ! Vous vous rappelez d'un certain fou en 1923 qui commençait à délirer avec une certaine race arienne ? !…

Xamo (STIS-CNT 59)


Le procès en appel pour refus de prélèvement génétique de Benjamin DECEUNINCK aura lieu le 28 NOVEMBRE à NIMES à 8h30.

Le collectif "REFUS ADN" appelle à :

- VENIR SOUTENIR Benjamin devant le tribunal

- ORGANISER des actions de soutien partout en France le SAMEDI 25 NOVEMBRE pour soutenir Benjamin et INFORMER plus généralement sur le FLICAGE GENETIQUE (FNAEG *)
=> ses actions seront coordonnées sur le site http://refusadn.free.fr
=> merci de faire part de vos initiatives de soutien en laissant vos contacts et coordonnées à refusadn@free.fr

- DIFFUSER et SIGNER les pétitions de soutien

- SOUTENIR FINANCIEREMENT pour couvrir les frais des procès. Chèque à l'ordre de CNT FTTE (mention "refus adn" au dos), bal CNT, Bourse du travail, 7 pl G. Dupuy 30100 ALES

Communiqué de presse à télécharger (format Word - 1 page - 29 ko) :
http://www.cnt-f.org/59-62/Communique_de_presse_refus_ADN_appel-1.doc

Tract à télécharger (format Word - 1 page - 197 ko) :
http://www.cnt-f.org/59-62/tract_ADN_appel-1.doc
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).


Réquisition de la cour d'appel de Nîmes :

Le 28 novembre 2006, la cour d'appel de Nîmes a requis pour Benjamin une condamnation à 500 euros d'amende (ce qui est en-deçà de la loi, celle-ci prévoyant dans le cas d'un refus de fichage ADN 15.000 euros d'amende et un an de prison).

Le jugement a été mis en délibéré au 26 janvier 2007.

Si la réquisition est confirmée, la peine sera alors la même que celle prononcée le 25 août en première instance par le tribunal correctionnel d'Alès. 



NI GENETIQUEMENT MODIFIES,
NI GENETIQUEMENT FICHES !

Solidarité avec les camarades résistant au fichage génétique :

L’UL des syndicats CNT de Lille tient à exprimer sa solidarité avec Benjamin (CNT Alès), Claire (CNT Corrèze), Stéphane, et tous les autres militants syndicalistes et anti-capitalistes dans leur opposition au fichage génétique systématique des militants.

Ces trois personnes ont  déjà subi une condamnation de deux mois de prisons avec sursis pour avoir fauché un champ de betteraves transgéniques qui ne respectait pas la législation en 2001 dans le Nord.

Nous rappelons la perversité d'une loi qui met sur un même pied action militante, terrorisme, et crime sordide.

Sommes nous revenus aux fichages politiques des grandes heures du fascisme ?

Nous constatons une montée en puissance dans la criminalisation des militants syndicaux et anti-capitalistes. L’arsenal législatif mis en place par les gouvernements successifs font de chacun d’entre nous un présumé coupable. Le fichage génétique est une étape supplémentaire de ce processus.
Au-delà de la répression policière qui s'abat toujours plus durement sur les mouvements sociaux, c'est maintenant une réponse juridique que l'on oppose à nos revendications et actions légitimes.

Rappelons aussi que lors du mouvement dit « anti-CPE », de jeunes manifestants ont connu cette condamnation dont le seul but est d’empêcher toute forme d’expression populaire.

D'autre part nous dénonçons la banalisation du fichage humain. Outre le traitement infamant qu'il constitue, nous savons que l'on peut tirer des informations strictement personnelles de l'ADN. Qu'adviendra-t-il de notre liberté individuelle, déjà bien verrouillée, si le délire sécuritaire ambiant provoque un détournement de la finalité première de ces fichiers génétiques ?

Contrairement à ce qui est claironné, le fichage ADN n'est pas sans failles. Des erreurs de manipulation, des contaminations d'échantillons, voire la falsification de preuves, sont malheureusement prévisibles.

Aussi, l'union locale CNT Lille s'insurge contre le traitement infamant réservé aux militants anti-OGM et anti-capitaliste et demande l'arrêt du fichage ADN ainsi que la destruction des échantillons déjà stockés.

Face à la répression sociale tous azimuts et aux politiques d'exploitation des travailleurs, nous opposerons toujours la lutte solidaire et la solidarité militante.

Le 1er juillet 2006
CNT - union locale interpro des syndicats de Lille et environs
ul-lille@cnt-f.org

Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible
ici (format pdf - 1 page - 367 ko).



1er MAI 2006 :
APPEL INTERSYNDICAL

Après la victoire contre le CPE
Ensemble offensifs/ves ce 1er mai contre toutes les précarités !


Deux mois de luttes, une remarquable unité de la jeunesse et du monde du travail ont permis le retrait du CPE. C'est une victoire sans précédent face à un gouvernement qui était resté sourd à toutes les exigences sociales. Pour autant, le combat n'est pas terminé. Le CNE, la loi d'égalité des chances (l'apprentissage à 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans...) doivent aussi être supprimés. Ce 1er mai sera I'occasion de réaffirmer ces revendications, mais aussi celles de tout le monde du travail.

Abolissons la précarité sous toutes ses formes

La précarité au travail ne se résume pas au CPE et au CNE. Les salariés en CAE (ex-CES), CDD, intérim, temps partiel contraint... sont dans le privé et dans le public des millions de victimes de la précarité. Cette  précarité au travail induit la précarité dans l'accès au logement, à la santé, à l'éducation, à la culture... Au- delà, les plus précaires d'entre nous sont les millions de chômeurs, les victimes des licenciements !

Toutes les revendications sociales doivent être satisfaites...

Bas salaires, licenciements, remises en cause du droit du travail, attaques contre les services publics, la  santé, les retraites et l’éducation... la liste est longue des doléances des salariés de ce pays. Il s'agit aujourd'hui de reprendre l'offensive face à un gouvernement ébranlé par l'échec du CPE.

Solidaires par-delà les frontières !

C'est à travers l'Europe et la planète que se développe la précarité. Notre combat ne saurait s'arrêter aux postes frontières. Mais au-delà, l'incertitude quotidienne est plus grave encore pour les populations qui  sont victimes de la guerre (Irak, Palestine, Tchad, Tchétchénie...) ou de sa menace imminente (Iran, Syrie...).

Défendons les libertés publiques, refusons la répression

Deux mois durant, les mobilisations de la jeunesse ont été réprimées. Suite logique des lois sécuritaires LSI, LSQ, lois Perben I et II, plan Vigipirate et dernièrement la plus grave d'entre elles, "l'état d'urgence" datant de la guerre d'Algérie. Ce gouvernement veut aujourd’hui criminaliser le mouvement social, réprimer le mouvement syndical et stigmatiser davantage les habitants des quartiers populaires, les immigrés et sans-papiers avec les projets de loi de prévention de la délinquance et de réforme du CESEDA de Sarkozy. Le nouveau projet de loi liberticide du député Raoult est une menace pour nos libertés fondamentales.

Une fois encore, démontrons notre force dans l'unité en manifestant le 1er mai 2006 à Lille !

Signataires : CFDT, CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNSA.



La CNT, qui a été exclue de cet appel de manière très peu démocratique et unitaire, souscrit au texte ci-dessus et appelle également à manifester le 1er mai à Lille. Elle en profite pour s’élever vigoureusement contre  l’ostracisme dont font part certains responsables syndicaux à son égard (non invitation de l’UL-CNT de Lille aux réunions de l’intersyndicale des unions locales interprofessionnelles, refus de voir la CNT sièger à la Bourse du travail de Lille…).

Rendez-vous lundi 1er mai à 10 h 30 place Vanhoenacker (c’est dans le quartier de "Moulins" à l’intersection des rues Courmont et Lamartine ainsi que des rues d’Arras, de Condé et de Wattignies).
Attention : ni métro, ni bus, ni tramway ce jour-là à Lille.

Pour télécharger ce texte sous forme de tract maquetté
(format pdf - 1 page - 107 ko), cliquer ici.

Pour télécharger le tract de la CNT
Camarades, encore un effort pour être vraiment... "unitaires" !
cliquer ici (format pdf - 1 page - 52 ko).


LE CPE EST MORT !
LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE !

Communiqué du 13 avril 2006
du bureau confédéral de la CNT

Une belle leçon de démocratie directe !

C'est la rue qui s'est imposée en deux mois de manifestations, blocages, grèves, occupations... En annonçant le retrait du CPE, le gouvernement a entériné son recul face à la mobilisation des lycéens, étudiants et salariés.Comme ces patrons qui affichent leur morgue devant  leurs salariés et qui reculent tous penauds face à l'action collective, les gouvernants ont dû reculer. Pour eux, c'est incontestablement une défaite, parce qu'ils avaient promis au monde entier "qu'on allait voir, que contrairement à leurs prédécesseurs ils ne cèderaient pas"... Seulement voilà  : un mouvement de masse, profond, actif, dynamique, qui s'organise de lui-même, qui gagne une sympathie aussi large, les a fait reculer.

Sans doute tout n'est pas acquis : le retrait du CPE ne signifie pas une victoire totale. Et le gouvernement en prend encore bien à son aise pour engraisser les patrons sous prétexte d'aider les plus pauvres. Comme si cela pouvait donner le change.

N'empêche, il faudra s'en souvenir :  une loi votée peut être défaite. Le CPE, voté et promulgué, est aujourd'hui retiré. Une belle leçon de démocratie directe !

A l'opposé, faut-il s'étonner que le syndicalisme de co-gestion se soit dédit  ? La loi sur "l'égalité des chances" et le CNE demeurent mais les règles de la consultation sont rétablies ; est-ce là prendre la mesure de ce qui s'est joué dans les AG de grévistes pendant plus de deux mois ? Est-ce pour cela que deux fois trois millions de grévistes ont défilé dans les rues ? C'est un non sens ou de la surdité de circonstance.

D'ailleurs, l'intersyndicale nationale qui se satisfait du retrait du seul CPE aurait-elle "oublié" de revendiquer l'amnistie pour les centaines d'interpellés, de mis en examens ou d'emprisonnés lors des manifestations ? Le retrait du CPE doit être acté sur cette question. C'est, comme on dit, le "minimum syndical".

Sans bloquer l'économie, les étudiants ont inquiété : les AG, les débats et le quotidien de la grève reconductible ont créé des espaces de solidarité, de reflexion collective et d'action directe qui sont d'actualité. Si le patronat reprend l'offensive : "flexibilisons, flexibilisons" !  au fond, il le sait :  la grève a réussi  là où le syndicalisme de co-gestion a renoncé. En mettant au centre de leurs revendications la précarité et l'injustice sociale, les étudiants-grévistes ont unifié les luttes, abolissant les frontières générationnelles avec les salariés et les chômeurs, administratives avec les sans-papiers, sociales avec les banlieues, revendiquant une seule lutte de classe contre la précarité.  L'action collective dans la grève reconductible montre sa force, sa créativité, sa pertinence. Les perspectives du mouvement émergeront des AG d'étudiants, de lycéens et de salariés...

Contre le CNE et la loi sur "l'égalité des chances", contre la répression et contre l'avenir précaire que cette société organise pour les jeunes et les salariés, soyons inflexibles !

Le bureau confédéral de la CNT,
le 13 avril 2006.
 

CHIRAC
ET LE CODE DU TRAVAIL

1/ Je joue la montre : Je légalise le C.P.E, mais si vous reprenez le travail et arrêtez de manifester, le CPE sera modifié plus tard (après « un examen approfondi avec les partenaires sociaux », vient ­on d'apprendre) par une nouvelle loi par les députés, les mêmes qui ne pouvaient être saisis par une deuxième lecture pour le modifier ou le retirer.

2/ Je vous vends 2 C.P.E pour le prix d'1 : 1 an de période d'essai au lieu de deux, c'est à dire en fait 365 C.D.D d'un jour au lieu de 730, puisqu'on peut être licencié tous les jours et sans motif. Mais comme le patron peut, avec le même salarié jeune, lui faire un autre C.P.E (après un délai de deux mois), cela fait toujours deux ans. Et plus, puisqu'on peut repartir avec un C.P.E avec un autre employeur.

3/ Je vous rassure, le jeune aura droit à une explication sur son licenciement. Là le magicien Chirac se fait boni-menteur ! Le jeune « aura droit à une explication ». Le MEDEF avait depuis plusieurs semaines soufflé l'entourloupe. D'abord le jeune aura droit à une explication : cela signifie qu'il faudra qu'il la demande. Aujourd'hui, pour licencier un salarié en C.D.I ou rompre un C.D.D, et même pour prononcer une sanction moindre que le licenciement, l'employeur a obligation de convoquer à un entretien préalable le salarié (qui a alors droit à être accompagné par un témoin - délégué du personnel ou conseiller du salarié en cas de licenciement envisagé, personne au choix du salarié appartenant au personnel de l'entreprise en cas de sanction) et de lui donner le motif. (articles L.122-14, L.122-14-1, L.122-14-2, L.122-41 du Code du travail). Ensuite, le jeune, s'il l'a demandé, aura une explication : en termes plus clairs, un entretien au cours duquel le patron devrait lui dire pourquoi il le licencie. Il n'a pas été dit qu'il y aurait un témoin. Quoiqu'il en soit, si le jeune veut contester aux prud'hommes le motif de son licenciement, il dira : « le patron m'a dit que... ». Parole contre parole : du vent en droit, les prud'hommes jugeant uniquement sur ce qui est aujourd'hui obligatoire : le motif écrit sur la lettre de licenciement qui doit être notifié par envoi en recommandé avec avis de réception. Et, en cas de doute, ce doute aujourd'hui « profite au salarié » (article L.112-13 et L.122-14-3 du Code du travail) mais ce bénéfice du doute a été retiré pour le C.P.E ! ! (l'article L.122-13 ne s'applique pas). Ajoutons que les procédures de licenciement pour motif économique ne s'applique pas non plus en cas de C.P.E ! (article L.321-1 à L.321-17 du Code du travail). Par exemple, si l'employeur modifie le contrat, cette modification ne pourra plus être considérée (en cas de refus du jeune) comme un licenciement pour motif économique. Un dernier pour la route : l'article L.122-14-7 du Code du travail ne s'applique pas au C.P.E et c'est cet article qui interdit de passer outre les protections particulières applicables à certains salariés (maternité, accidentés du travail, représentants du personnel). L'objectif visé par les contrats C.P.E et C.N.E (lequel s'applique depuis le 2/08/05 à tous les salariés, y compris les jeunes, dans toutes les entreprises de moins de 20 salariés) étant précisément de pouvoir licencier sans motif, il fallait ­ face au refus de la grande majorité du peuple - trouver un moyen de le faire tout en disant qu'on ne le fait pas. Hier soir, en regardant bien, on aurait pu voir un MEDEF ventriloque s'agiter derrière les lunettes de la marionnette qui nous sert de Président.

Richard Abauzit (34)

Extrait de "Classes en lutte", le bulletin internet de la fédération CNT des travailleurs de l'éducation (n° 65 - édition du lundi 3 avril 2006). 

DECLARATION
DE L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES

Déclaration de la délégation de l’Assemblée de convergence des luttes de Lille à la Coordination nationale étudiante réunie à Villeneuve d'Ascq le 1er avril 2006 :

« Nous sommes les représentants de l’assemblée de convergence des luttes qui regroupe étudiants, syndicats locaux et régionaux, associations, créée par l’AG  de Lille 3.

Nous remercions la coordination nationale de nous laisser intervenir.

Vous êtes en train de marquer l’Histoire de ce pays.

C’est votre grève générale reconductible dans toutes les facs, tous les lycées pour le retrait sans conditions du CNE, du CPE, de la loi pour « l’égalité des chances » qui a permis une unité historique de 12 organisations syndicales au plan national.

C’est votre grève qui a permis pour la première fois depuis mai 1968 une lutte générale contre la précarité dans son ensemble, contre le chômage.

Face à la provocation de Jacques Chirac, les conditions sont aujourd’hui réunies pour une grève générale reconductible qui paralysera le pays et son économie.

Déjà dans 4 départements, la Gironde, la Loire Atlantique, la Sarthe et la Vienne, l’ensemble des organisations syndicales appellent à la grève reconductible.

L’ensemble des organisations bordelaises ont interpellé les 12 organisations nationales pour mettre en œuvre la perspective de la grève reconductible dès le 5 avril pour gagner.

Pour la cinquième fois, notre assemblée générale de convergence des luttes se réunira le lundi 3 avril ici même à 19h00 pour tout mettre en œuvre et réunir les conditions de la grève reconductible dès le mercredi 5 à Lille.

Dès à présent, de nombreuses associations de chômeurs, de précaires ont rejoint l’assemblée de convergence des luttes.

C’est cette démarche qu’il est possible de généraliser dans tous les départements pour imposer la victoire de la jeunesse, du monde du travail, des chômeurs, des précaires, des sans-papiers…

Toute la population doit se lever pour construire une autre société débarrassée de la précarité et du chômage : ALORS AGISSONS TOUS ENSEMBLE !!! »

POURQUOI SE METTRE EN GREVE
ET MANIFESTER MARDI 28 MARS ?


Pourquoi reconduire la grève
dès les jours suivants ?


La grève reconductible... comment ça marche ?

Pourquoi se mettre en grève et manifester mardi 28 mars ?
(à Lille, rendez-vous à 14 h, porte de Paris)

- Pour garantir à nos enfants un meilleur avenir (retrait du CPE et de la loi dite "pour l'égalité des chances" qui instaure entre autres le travail de nuit dès l'âge de 15 ans !).

- Pour obtenir l'abrogation du CNE et stopper ainsi la casse du droit du travail (remise en cause du CDI dans le privé et menace sur les statuts de la fonction publique).

- Pour faire reculer la précarité d'une manière générale (RMI, RMA, intérim...).

Pourquoi reconduire la grève dès les jours suivants ?

L'opposition au CPE et au CNE est actuellement massive. Mais la mobilisation des jeunes et la force de l’opinion publique ont leurs limites. Même chose en ce qui concerne la participation des salariés aux grandes manifestations du samedi 18 mars et aux différentes grèves de 24 heures !

En accentuant la mobilisation, et en l'élargissant à l'ensemble du monde du travail (à ce propos, la loi dite "pour l'égalité des chances" concerne tous les secteurs de la société, pas seulement les jeunes), il est possible de faire reculer le premier ministre. Encore faut-il s'en donner les moyens et passer à la vitesse supérieure ! Dans l'éducation, les personnels enseignants, administratifs et ouvriers de l'université de Lille 3 sont en grève reconductible depuis le 20 mars. Mais le combat doit dépasser le cadre de l'éducation. Nous sommes tous concernés, quel que soit notre secteur d'activité professionnelle !

Aujourd'hui, la rigidité du premier ministre nous montre qu'une journée d'action ne suffira pas à faire céder le gouvernement. En bloquant l'économie par la grève générale, les travailleurs peuvent instaurer un rapport de force décisif.

C'est pourquoi les salariés doivent dès aujourd'hui préparer la grève reconductible dans leurs entreprises, en faisant pression sur leurs délégués syndicaux, en s'organisant collectivement sans eux s'ils sont trop mous, en mettant sur pied des assemblées générales, en interpellant les dirigeants des syndicats majoritaires pour qu'ils appuient toutes les initiatives allant dans le sens d'une grève générale illimitée jusqu'au retrait du CPE et du CNE...

La lutte actuelle contre la précarité est aussi l'occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous (salariés du privé et du public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).

La grève reconductible... comment ça marche ?

Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Il y va de la responsabilité de tous et de toutes. Certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que si leurs dirigeants se sentent poussés par la "base". Alors, allons y,  poussons ! Il suffit parfois d'une étincelle pour que la grève se répande comme une traînée de poudre. Que les plus motivés d'entre nous montrent le chemin en se mettant en grève reconductible dès le 29 mars.

- Le droit de grève dans le privé :

Un mouvement de grève doit être une cessation totale, collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles. Ces revendications peuvent dépasser le simple cadre de l'entreprise (par exemple grèves générales pour les salaires, les retraites, etc.). Il doit regrouper au moins 2 personnes dans l'entreprise (ou en-dehors pour un mouvement dont les revendications vont au delà du cadre de l'entreprise). Aucun préavis n'étant nécessaire, les grévistes peuvent cesser le travail dès que l'employeur a eu connaissance de leurs revendications. Le déclenchement d'une grève peut se faire en dehors du cadre syndical. Les syndicats (jugés représentatifs ou non) n'ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d'une grève.

Les grèves "mixtes" (revendications qui revêtent à la fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple grève contre la politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En ce qui concerne les grèves de solidarité (mouvements consistant pour certains salariés à faire grève afin de défendre les intérêts d'autres salariés), elles sont licites si les grévistes peuvent se prévaloir d'un intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.

- Dans la fonction publique :

Dans la fonction publique, le dépôt d'un préavis précis est obligatoire 5 jours francs avant la grève (même si, dans certaines circonstances, la grève sauvage est tolérée). Renseignez-vous auprès de vos délégués syndicaux pour savoir si des préavis ont été déposés (dans l'éducation par exemple, même si l'information a parfois du mal à circuler, des préavis de grève illimitée ou à la semaine existent pour couvrir à tout moment l'ensemble des personnels). Insistez et n'hésitez pas à vérifier auprès des instances régionales ou nationales des syndicats, car certains délégués ne sont pas forcément au courant ou n'ont pas envie de promouvoir la grève. Si vous avez la preuve qu'aucun préavis n'a été déposé dans votre secteur, faites pression sur les délégués syndicaux de votre boîte pour qu'ils fassent remonter auprès de leurs instances et téléphonez au siège des différents syndicats pour les informer de votre volonté de partir en grève reconductible.

CNT 59/62

Pour télécharger la version maquetté de ce tract
(format pdf - 2 pages - 112 ko), cliquer
ici.




UN TOIT, C'EST UN DROIT !

La crise du logement en France est de plus en plus dramatique. En 2005, plus de 3 millions de personnes sont en situation de logement précaire ou sans domicile, près d'1 million sont hébergées par des proches faute de logement, 3,5 millions sont en situation de surpeuplement faute d'un logement assez grand pour la famille, et parmi les 86500 SDF recensés par l'INSEE, 1/3 sont salariés! (Chiffres Fondation Abbé Pierre).

En 2005, 52 personnes sont mortes à Paris dans des incendies, victimes de conditions de logements indignes dans des hôtels loués par la collectivité ou dans l'obligation d'ouvrir des squatts. Ces personnes étaient pour la plupart "en attente" d'un logement social. La réponse du gouvernement Chirac-De Villepin­Sarkozy : l'expulsion de centaines d'autres victimes du manque de logements sociaux. Rappelons aussi que chaque hiver, à Lille et ailleurs, des personnes meurent dans la rue, victimes de la pauvreté.

Dans la département du Nord, plus de 70000 personnes attendent un logement social (Observatoire Régional de l’Habitat, Juillet 04). Dans la Communauté Urbaine de Lille, plus de 30000  familles sont en attente d'un logement social (chiffres ADU-Lille Métropole, Repères 2003). Le délai de satisfaction est en moyenne de 3 ans et il peut atteindre 8 à 10 ans !

Lors d'une rencontre le 17 septembre 05, nous avions demandé au Préfet du Nord de communiquer les prévisions de constructions et de démolitions de logements sociaux (chiffres et calendrier), ainsi que le nombre de logements vacants dans le département et la CUDL. Nous lui avons aussi demandé s'il pensait utiliser son pouvoir de réquisition des logements vacants pour loger les personnes les plus précaires. Ces demandes sont toujours sans réponse. En revanche, en 2005, 36 concours de la force publique à des expulsions (dont 7 squatts) ont été accordés par la préfecture, contre 20 en 2004, soit près du double. En janvier 2006, un squatt était expulsé manu militari en plein centre de Lille, sous la neige.

Les dizaines de milliers de personnes en attente d'un logement social sont les laissés pour compte d'une politique gouvernementale qui multiplie les statuts précaires, qui encourage les bas salaires par des mesures au profit des patrons, qui favorise l'exploitation négrière en maintenant des travailleurs immigrés sans papiers. Combien de chômeurs, allocataires sociaux, travailleurs précaires, travailleurs sans papiers devront encore être sacrifiés, combien de temps faudra-t-il encore attendre pour que des mesures de crise soient adoptées? !!!

- ARRÊT des expulsions
- REQUISITION des logements vacants
- CONSTRUCTION massive de logements sociaux
- ARRÊT des démolitions des logements viables

Manifestation samedi 11 mars à 14h30, Grand'Place à Lille

Premiers signataires: APU Moulins, APU Vieux Lille, APU Wazemmes, CNL, CNT (syndicat SSEC 59/62), CNT (union locale des syndicats de la métropole lilloise), DAL npdc, DAL HLM, AC! Métropole, CSP59, LDH, SUD Education…



MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT
AU SUJET DU SOUTIEN AUX PRISONNIERS
DU GROUPE "ACTION DIRECTE"

Pour lever tout éventuel malentendu, l'union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais rappelle que les syndicalistes de la CNT  ne se reconnaissent ni dans la stratégie ni dans certains des buts du groupe politique "Action Directe" dont elle ne fait que réclamer la libération des membres, tous arrivés en fin de période de peine incompressible.

Mise au point adoptée
par l'assemblée générale de l'UR-CNT 59/62
le 28 janvier 2006.




2005 MAUVAISE ANNEE...
CA VA CONTINUER EN 2006 !

Tract du STIS-CNT 59 :

Chaque année, la planète s'enfonce toujours plus profond dans la misère du libéralisme. En France, ce n'est pas différent, outre l'état d'urgence, il y a eu des millions d'euros offerts aux patrons en exonérations diverses, l'instauration du Contrat Nouvelle Embauche, le droit de grève mis à mal (PTT Bègles, SNCM et RTM Marseille), le Code du Travail bafoué, la mystification du trou de la sécurité sociale, l'incurie de l'état à recouvrer la dette du patronat ... et surtout, toujours plus de précarité pour les travailleurs.

Refusons le contrat nouvelle embauche !

C'est un nouveau pas dans la déréglementation du contrat de travail et des droits du salarié. Actuellement réservé aux petites entreprises, il est clair que le gouvernement souhaite faire profiter du cadeau à l'ensemble des employeurs, nous serons tous bientôt concernés. Ce type de contrat de travail, décrété discrètement l'été dernier, est accompagné d'une période d'essai de deux ans. Un nouveau type de CDD à la mode patronale ?

Donc pendant les deux ans de la période d'essai :

Le salarié peut être licencié sans que l'employeur n'ait à justifier quoi que ce soit. Une complète contradiction avec le droit du travail actuel, cela permet de licencier : une femme enceinte, un salarié malade, pour refus d’heures supplémentaires, après un accident du travail, pour engueulade avec un chef, pour la participation à une grève...

Les pressions patronales pour imposer des modifications du contrat de travail, des horaires, des heures supplémentaires ... quant à l'engagement syndical, n'en parlons pas !

Et pour finir, à la veille des deux ans, le patron licencie son salarié pour réembaucher un nouveau CNE dans la foulée. C'est pratique et pas cher pour avoir de la main d'oeuvre docile et corvéable à merci. De plus, courant 2006, le CPE (Contrat Premier Emploi), un CNE pour les moins de 26 ans, devrait voir le jour avec en prime des exonérations de charges ... on solde les travailleurs toute l'année

Nous ne voulons pas non plus de l'accord 2006-2008 qui se profile pour l'assurance chômage.

Le régime devait être sauvé grâce à l'accord de décembre 2002, qui avait déjà diminué les indemnités et les droits des chômeurs et précaires. Et trois ans plus tard, se sont les chômeurs qui vont devoir faire de nouveaux efforts pour combler le trou de l'UNEDIC, on fait payer la victime !

Les salariés vont être mis à contribution : augmentation des cotisations salariées de 0,04 %. Les employeurs verront aussi leurs cotisations augmenter, alors que les profits et dividendes s’envolent et que le pouvoir d’achat des salariés chute.

Cet accord devrait, avec le décret gouvernemental de l’été 2005 durcissant les sanctions, les chômeurs "recalculés" et une durée d'indemnisation encore réduite, rendre la vie des demandeurs d'emploi encore plus précaire et pénible. Surtout dans une logique de radiations en masse, orchestrée par l'ANPE devenue une véritable «police de l'emploi». Et de l'autre côté les entreprises (qui créent le chômage en licenciant) auront droit à de nouvelles aides. De qui se moque-t-on ?

La CNT est aux côtés des travailleurs pour exiger :
- Le retrait de Contrat Nouvelle Embauche et la transformation des contrats signés en Contrat à Durée Indéterminé classique.
- L'indemnisation intégrale des travailleurs privés d'emploi par des fonds patronaux. Les coupables doivent payer !
- Une augmentation généralisée des salaires et réduction de la grille salariale.

Syndidat CNT des travailleurs
de l'industrie et des servives du Nord
(STIS-CNT 59)
janvier 2006

Version maquettée du tract (format pdf - 2 pages - 447 ko).

Lire également le tract de l'UL-CNT de Lille sur l'augmentation des salaires (version actualisée - format pdf - 1 page - 324 ko).



L’ACCORD UNDEDIC EN DETAIL

Convention Unedic du 22 décembre 2005 : la situation des précaires et chômeurs se dégrade encore !

Décryptage de l’accord (non encore appliqué) :
On remarquera les deux mesures essentielles, la création des filières A+ et la modification des règles de cumul salaire + indemnité. Les premières victimes en seront les précaires. C’est en effet la nouvelle cible désignée par le Medef...

Lire la suite de l'article sur le site du SIPM-CNT.



PROCES DE CHRISTIAN VANNESTE,
DEPUTE U.M.P. DE TOURCOING,
POUR INCITATION A LA HAINE HOMOPHOBE

PAS DE DISCRIMINATIONS AU NOM DE LA LIBERTE D'EXPRESSION !
 
Christian Vanneste, député UMP de Tourcoing, sera jugé le 13 décembre prochain au Tribunal Correctionnel de Lille pour incitation à la haine homophobe. C. Vanneste a tenu le 7 décembre 2004 à l'Assemblée Nationale des propos homophobes, qu'il a réitérés dans la presse à de nombreuses reprises :  "le comportement homosexuel est inférieur au comportement hétérosexuel", il est "une menace pour la survie de l'humanité", "le développement de l'homosexualité militante va de pair avec un déclin. La vie, c'est l'ordre et la hiérarchie des comportements". L'action en justice contre le député concerne ses déclarations dans les quotidiens La Voix du Nord du 26 janvier 2005 et Nord Eclair du 4 février 2005.
 
Nous devons combattre de tels propos qui prônent l'intolérance et légitiment les violences sexistes et homophobes. Dans un contexte de crise sociale, de montée de la précarité, du chômage et des discriminations, Christian Vanneste passe à l'offensive : il choisit délibérément de s'en prendre aux personnes et associations LGBT (Lesbiennes, Gays, BisexuelLEs et TranssexuelLEs). Il utilise à des fins politiques les discriminations liées à l'orientation sexuelle et s'appuie sur l'inégalité des droits entre hétérosexuelLEs et homosexuelLEs dans notre pays.
 
D'une manière générale, Christian Vanneste se présente comme le défenseur d'un ordre moral aux relents nauséabonds : non content de tenir des propos homophobes, il remet en cause le droit à l'avortement et tente de réintroduire la peine de mort dans le droit français (proposition de loi n° 1521 de 2004). Il a également défendu la loi du 23 février 2005 demandant entre autres aux enseignantEs de valoriser l'oeuvre positive (sic) de la France dans ses anciennes colonies. Toutes ces prises de positions politiques conservatrices et réactionnaires forment un ensemble dont la cohérence nous alerte.
 
Christian Vanneste se pose en victime d'un "lobby homosexuel" et tente de se protéger en invoquant la liberté d'expression. Il cite partiellement les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen : "Nul ne doit être inquiété pour ses opinions. La libre circulation des pensées et des opinions est un des biens les plus précieux de l'homme". Mais il oublie que ces mêmes articles obligent chacunE à "répondre de l'abus de cette liberté dans les cas déterminés par la loi". De plus, l'article 4 affirme que "la liberté consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à autrui." Nous pensons que les propos de C. Vanneste sont criminels : ils justifient les haines homophobes, renforcent le climat hostile aux personnes homosexuelles, peuvent affaiblir l'estime que ces personnes ont d'elles-mêmes, et contribuent à la multiplication des pratiques à risques et des tentatives de suicides chez les personnes LGBT.
 
Le procès du 13 décembre doit mettre fin à la répétition des propos homophobes de Christian Vanneste. Nous avons toujours réagi à ces propos par des actions et des prises de position publiques, et nous continuerons à être vigilantEs.
 
Nous appelons à un rassemblement le mardi 13 décembre à 14 h devant le palais de justice de Lille.

Chtio'homo, CNT, David et Jonathan, Les Flamands Roses,
LCR, Ras le Front, SCALP Lille, les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence,
 SHARP Lille, SUD éduc...

Le jugement a été rendu le 24 janvier 2006 : 3 000 euros d'amendes, 2 000 euros de dommages et intérêts et 1 000 euros de frais par associations plaignantes (actup, sos homophobie, sneg). Christian Vanneste a fait appel.

ABROGATION
DES ORDONNANCES VILLEPIN !

Après l’expression massive du refus du libéralisme exprimé à l’occasion du référendum, Dominique de Villepin a annoncé la priorité donnée à l’emploi. Or, le train de mesures annoncées se situe intégralement, au nom de l’emploi, dans la poursuite d’une politique libérale de précarisation, de cadeaux aux entreprises, de casse des droits sociaux...

Décryptage des ordonnances au format html.
Dossier au format pdf (4 pages - 100 ko).




NON AUX OGM DANS NOS ASSIETTES !
SOUTIEN AUX 11 D'AVELIN !

Le 15 septembre 2001 à Avelin (Nord), des militant-e-s CNT ont participé avec des militant-e-s d’autres organisations à une action anti-OGM (arrachage de betteraves transgéniques). Notre présence s'explique principalement par notre lutte anti-capitaliste, notamment contre ce nouveau marché hyper spéculatif des « biotechnologies » où le vivant est cédé aux intérêts financiers via la brevetabilité des semences. De plus, nous ne pouvons faire confiance à l'Etat qui  transfère le domaine de la recherche scientifique au privé, accentuant le manque de transparence sur la question des OGM. Plusieurs fâcheux exemples étaient d'actualité à l'époque : vache folle, sang contaminé, dioxine, amiante...

LUTTE ANTI-OGM ET ACTION SYNDICALE

Outre les dangers écologiques et sanitaires, il nous semble important d'un point de vue syndical de dénoncer l'embrigadement des travailleurs de la terre et de l'environnement dans la spirale de « l'industrialisation » à outrance de l'agriculture. Dans ce domaine, nous citerons la Politique Agricole Commune qui devait, lors de sa première mise en place en 1962, ouvrir un avenir radieux. Au final, ce ne sont que pollution des sols et des nappes phréatiques, et surendettement des paysans, qui en résultent.

DROIT À UNE ALIMENTATION SAINE POUR TOUS ET TOUTES

Nous (travailleurs salariés, en formation ou privés d’emploi) voulons pouvoir bénéficier d’une alimentation saine et en quantité suffisante. Nous refusons une société à deux vitesses où les aliments de qualité sont réservés aux nantis et la nourriture industrielle contenant les OGM aux plus pauvres.

INTERNATIONALISME

Nous ne sommes pas dupes de l'argumentaire pseudo-humanitaire libéral selon lequel les OGM seraient la solution à l'éradication de la faim dans le monde. La vraie cause des famines est la disparition des cultures vivrières au profit de monocultures d’exportation, imposées par l’OMC. La souveraineté alimentaire des peuples ne doit pas plier sous la volonté des multinationales agroalimentaires. Les OGM ont été créés et commercialisés sur un court terme non pas dans un élan humaniste, mais malheureusement et simplement pour réaliser un profit maximal.



Aujourd’hui, les 11 d’Avelin risquent 5 ans de prison, 70.000 euros d'amende et la société "Avanta" leur réclame 250.000 euros de dommages et intérêts. Ils seront jugés à Lille les jeudi 29 et vendredi 30 septembre 2005.

Grande journée d'animation et de mobilisation
(stands d'info, prises de paroles et débats sous chapiteau, buvette, restauration, concerts...) :

jeudi 29 septembre
devant le tribunal de Lille, avenue du peuple belge à Lille.


Une version maquettée de ce tract CNT
est disponible ici (1 page - format pdf - 194 ko).
Une version plus générale (sans référence aux 11 d'Avelin) 
est disponible ici (1 page - format pdf - 367 ko).
Egalement disponible :
l'affiche de soutien de la CNT
(1 page - format pdf - 249 ko)
le tract de la fédération CNT des travailleurs de la terre et de l'envionnement
(1 page - format pdf - 102 ko).

Pour en savoir plus sur les OGM et les 11 d'Avelin, cliquer ici.


Nota bene :
Le jugement a été mis en délibéré. Il sera rendu le jeudi 3 novembre à 14 h.
Nota bene 2 :
Le jugement a été rendu. Pour connaître les condamnations, cliquer ici.




ANALYSE POST-RÉFÉRENDAIRE


Le NON n'a rien réglé ;
c'est sur nos lieux de travail que nous changerons ce monde !

Pour accroître les profits des entreprises et des actionnaires et diminuer leurs impôts, les politiciens et les patrons ne cessent de s'attaquer à nos conditions de vie et de travail. Les agressions antisociales ne cessent de s'amplifier. L'emploi est attaqué dans les services publics, précarisé dans toute la société. Partout les vagues de licenciements sont annoncées et les quelques aumônes concédées pour maintenir la paix sociale sont revues à la baisse. Le salarié doit toujours payer, et tout payer.

ET APRÈS LE RÉFÉRENDUM, ÇA CONTINUE !

Aujourd’hui il nous semble primordial de rappeler que le 29 mai 2005 n’est en rien une finalité dans la lutte, mais marque une étape significative dans une lutte globale que nous appelons à continuer. Loin des négociations de salon ou des magouilles de changement de gouvernement, c’est maintenant dans nos entreprises, sur nos lieux de travail et dans nos quartiers que nous devons imposer de nouvelles solidarités et construire un contre pouvoir réel.

Car les partis politiques n’ont qu’une seule préoccupation : exploiter le NON social, le NON souverainiste ou xénophobe et le OUI avec, pour recomposer le « paysage », redistribuer les cartes et capter nos suffrages pour encore, toujours, nous diviser à l’horizon 2007. Ces partis n'ont qu'un seul programme : gérer nos vies dans le cadre du système capitaliste - privé ou d’État - et entretenir les systèmes de domination économiques, religieux et idéologiques. Nous n'avons pas la mémoire courte : c'est sous la « gauche plurielle » (PS, PC et Verts) que notre situation n'a cessé de se dégrader, de la précarisation du travail à la criminalisation des mouvements sociaux.

POUR NE PLUS SUBIR … NE LAISSONS PERSONNE DÉCIDER À NOTRE PLACE !

Nous devons nous unir, nous concentrer sur nos intérêts objectifs de travailleurs pour passer tous ensemble à l'offensive sociale : français et immigrés (z’ont voté quoi au referendum ?), travailleurs du privé et du public, chômeurs, jeunes et retraités. Nous devons préparer la grève générale pour montrer que nous ne sommes pas condamnés à subir, déléguer ou voter comme on pousse un coup de gueule

Pour nous, syndicalistes révolutionnaires et anarcho-syndicalistes, préparer la riposte sociale c'est mettre en place des pratiques solidaires par le biais de caisses de grève, multiplier les rencontres interprofessionnelles, retrouver l'imagination et la force des pratiques collectives autogestionnaires pour ne plus déléguer notre présent et notre avenir aux politiciens et aux directions syndicales.

À la CNT, nous savons que la riposte sociale est possible. Parce que les travailleurs sont majoritaires, parce qu'ils produisent les richesses et qu'en revanche les patrons et leurs alliés qui gouvernent ne sont pas indispensables. Parce que nous savons que la grève générale se construit dans les luttes quotidiennes, au sein des collectifs et des AG de base, et que la confiance en notre force collective s'y renforce.

Aldo (syndiqué au SSEC-CNT 59/62)



NON A L'EUROPE DU CAPITAL !

1) Extrait de la newsletter du SIPM-CNT :

Le traité constitutionnel européen :
la grande arnaque du Capital !

-  Dossier complet du Syndicat Interprofessionnel de la Presse et des Médias (SIPM-CNT) : analyse des conséquences du traité pour les travailleurs, les services publics, la protection sociale, historique de l'Union, fonctionnement démocratique...

-  Renvois systématiques aux articles cités, nombreux liens, documents de référence téléchargeables, illustrations...).

-  A lire en ligne et/ou à télécharger en version maquettée (format pdf, 2 Mo) sur le site du SIPM-CNT (http://sipm-cnt.org).



2) Extrait d'un tract de la CNT 33 :

Avec le traité constitutionnel européen, l'offensive ultralibérale continue. Pour les travailleurs jetés au chômage comme pour tout ceux ayant encore un emploi, l'Europe que nous préparent les politiques et le patronat européen sera une catastrophe. Le projet de constitution européenne est un pas de plus vers la destruction de toute protection sociale.

Que dit le traité à ce sujet ?
Plusieurs pays subissent déjà de plein fouet la mise en oeuvre de cette logique. Parmi ces pays, il y a l'Allemagne. Que s'y passe-t-il ? 

La barre des 6 millions de chômeurs a été atteinte. Les allocations chômage ont été dramatiquement réduites. Le gouvernement a créé des milliers d'emplois d'intérêt public payés 1 euro de l'heure. Comme avec le RMA en France (3 euros de l'heure), le but actuel des patrons et de leurs alliés politiques est de nous faire travailler pour le tarif d'un travailleur polonais ou hongrois. Toujours en Allemagne, l'Office fédéral du travail (l'ANPE allemande) a proposé à des chômeuses en fin de droit des emplois de prostituées dans des « Eros centers » (la prostitution est légale en Allemagne). Voila l'Europe « sociale » que nous prépare la racaille libérale !

La directive « Bolkestein » qui propose, entre autres, aux patrons français de pouvoir embaucher en France un travailleur polonais au tarif polonais ou un travailleur russe au tarif russe, etc. est la suite logique.

Ils veulent casser toutes les réglementations qui protégent encore un peu les travailleurs des pays de l'Europe de l'ouest pour les aligner sur ceux de l'est. Nous sommes à un tournant historique. Le chômage et la misère continuent de progresser. Dans le même temps, le nombre de milliardaires augmentent lui aussi, des fortunes colossales se créent.

De l'argent, il y en a et ceux qui nous disent de nous serrer la ceinture ne se privent pas pour s'engraisser sur notre dos comme a pu le voir avec l'ex ministre Gaymard.

Solidatité internationale des travailleurs !

Nous sommes solidaires des travailleurs et syndicalistes roumains, polonais, turcs, etc. qui luttent pour de meilleures conditions de vies et plus de démocratie. C'est notre intérêt à tous d'imposer une protection sociale européenne ou un Smic européen à plus de 1000 euros pour 35 heures de travail. Notre opposition à la constitution européenne n'a rien à voir avec celui de politiciens racistes comme Le Pen ou De Villiers qui agitent l'épouvantail turc pour ne pas poser les vrais problèmes. L'emploi n'est pas menacé en France par les travailleurs immigrés venus échapper à la misère, mais par le patronat qui - sans honte - délocalise dans des dictatures infâmes comme la Chine ou l'Indonésie.

Seule la lutte paiera !

Voter "NON" au référendum ne sera pas suffisant. Même si le "NON" passe, les attaques contre les chômeurs, la protection sociale, les délocalisations ne cesseront pas pour autant. Il faut se rassembler en syndicats, en collectifs, faire entendre ses droits, obtenir par exemple l'arrêt des coupures électriques, des expulsions, etc.



LUNDI DE PENTECOTE : NON AU TRAVAIL FORCE,
TOUS ET TOUTES  EN GREVE !

Non à la suppression d'un jour férié ! Non à l'arnaque de la journée de solidarité ! Non au travail gratuit ! Dans le public comme dans le privé, tous dans l'action le lundi 16 mai !

Bien sûr, nous sommes solidaires des personnes âgées dont nous connaissons parfaitement les besoins et dont nous rappelons qu'elles ont droit à des conditions de vie dignes. C'est d’ailleurs pourquoi nous considérons qu'il revient à l'État et aux institutions édifiées dans ce but d'assumer leur responsabilité en répondant à ces besoins et en garantissant le respect de ces droits. C'est ainsi que la solidarité peut et doit s'exprimer, et non en imposant une journée de travail gratuit obligatoire aux seuls travailleurs salariés (les professions libérales, les artisans, les paysans… ne sont pas concernés par la journée dite « de solidarité »). Nous rappelons aussi cette évidence simple : tout travail mérite salaire, le travail gratuit forcé est illégal. En conséquence : une journée de travail non rémunérée = une journée de travail non travaillée.



LES MARCHEURS SONT A ROUBAIX (25/04/05)

La marche "contre la précarisation de nos vies" se poursuit dans le Nord-Pas-de-Calais.
Mardi matin, le siège régional de Nord-Eclair à Roubaix a été occupé, en solidarité avec Jacques qui vient d'être licencié par le quotidien du groupe Dassault, en raison de son engament syndical à la CNT. Au terme de deux heures d'occupation et de perturbation du CE qui se réunissait au même moment, une délégation composée notamment de représentant de la CNT communication de Béthune, et de l'UL CNT de Béthune, a finalement été reçus par le directeur de publication. A ce jour, un recours devant la juridiction prud'homale pour contester la "gravité" de la faute imputée à Jacques est au menu !

L'après-midi, c'est dans un climat des plus tendus qu'une étude de huissiers a été envahie à Roubaix toujours... Appareil photos abîmé, altercation provoquée par l'un des huissiers en question connu pour son inflexibilité, ses outrances et la violence de ses auxiliaires ! Une dizaine de voitures de police ont bloqué la rue, après que les manifestants aient été neutralisés à l'intérieur ! Intervention de policiers munis de flash-balsl à l'intérieur, prise des identités... Au bout d'une heure d'occupation, les manifestants sont sortis sans encombre en présence des caméras de France 3. Le huissier a menacé de porter plainte contre l'ensemble des manifestants à titre individuel...

Présence de camarades de la CNT Béthune (communication et sans-emplois), du STIS-CNT de Lille et du SSEC-CNT 59/62.


LES MARCHEURS SONT A LIEVIN (23/O4/05)

La Marche "contre la précarisation de nos vies" a fait une halte ce matin sur  le site de l'hypermarché Carrefour à Liévin... Distribution de tracts sur la  voie menant au magasin et rencontre avec des syndicalistes de cette entreprise  en lutte pour des augmentations de salaire ont ponctué cette matinée... Un  débat avec ces mêmes salariés de Carrefour était au menu de l'après-midi.



LES MARCHEURS SONT A BETHUNE (22/O4/05)

La marche "contre la précarisation de nos vies" a fait étape à Béthune vendredi 22 avril. Accueillis par l'Union locale CNT à la Maison des syndicats, les marcheurs (CNT sans-emplois et précaires de Béthune, Collectif C' sur d'aide aux  réfugiés de Calais, Confédération paysanne, AC !, ATTAC...) ont ensuite occupé , une  heure durant, l'étude d'un huissier réputé pour son inflexibilité... et  retardé sa fermeture, en présence d'un imposant cortège de policiers. Redécorée aux  couleurs "rouge et noire" de la lutte, l'étude a ensuite été abandonnée...  dans l'attente d'une rencontre avec l'un des huissiers qui, du coup, n'osait pas  y retourner ! Les marcheurs ont passé la nuit à la Maison des syndicats avant  de, reprendre ce matin, la direction de Liévin, pour une rencontre avec les salariés de Carrefour.


LES MARCHEURS SONT A CALAIS (20/04/05)


Dans le cadre des "Marches régionales contre la précarisation de nos vies",  plusieurs organisations du mouvement social occupent actuellement le perron de la mairie de Calais et sont cernées par les forces de l'ordre. Parmi elles, on dénombre AC !, le DAL, la Confédération paysanne, les sans papiers de Lille, ainsi que les syndicats "Solidaires" et CNT.  Pour les organisations participantes, cette étape des Marches régionales a pour but de manifester leur soutien aux réfugiés.



LES MARCHEURS SONT PARTIS (18/04/05)

Partis de Courcelles-les-Lens ce samedi, les marcheurs ont investi lundi le Conseil général du Pas-de-Calais à Arras où ont été distribués 150 tracts. Ils ont ensuite gagné Saint-Pol-sur-Ternoise. Vers 11 heures, à l’hôtel de ville, ils se sont invités auprès de Maurice Louf, maire PS, qui n’avait auparavant pas répondu à leur demande de réception. Cette  "mini-occupation" de la mairie a donné lieu à un échange parfois vif entre le premier magistrat partisan du "oui" à la Constitution européenne, et ses interlocuteurs… Aux environs de 12h30, le cortège a gagné la zone industrielle afin de distribuer des tracts aux portes de l’usine Herta (fabricants de saucisses) menacée de délocalisation.. L’occasion d’un barbe-cue géant avec le soutien logistique de la Confédération paysanne. La projection d’un film sur Métaleurope était programmée dans l’après-midi.



PROGRAMME DE LA MARCHE REGIONALE
CONTRE LA PRECARISATION DE NOS VIES DU 16 AVRIL AU 1er MAI 2005

Jean-Marie Honoret et Frédéric Bourgeois,
militants du syndicat CNT des sans-emplois et précaires de Béthune,

seront présents tout au long de cette marche coordonnée
par plusieurs organisations syndicales et associatives de la région.
 
Samedi 16 avril :
14H00 :RdV Salle des fêtes de Courcelles les Lens :
Accueil des marcheurs et Débat (19H30) autour du film Germinal 2003- licenciements avec ATTAC et Cœur de fondeur.

Dimanche 17 avril :
Journée internationale des luttes paysannes Rendez-vous à Morchies (entre Bapaume et Cambrai) dès 10H .(sur le lieu d’une victoire foncière). Convergence de nos actions avec AC! Cambrai  AC ! Arras et Solidaires et tous le collectif contre la répression syndicale.Retour sur Arras au soir Rdv 19H 4/4 Place Verlaine

Lundi 18 avril :
Rdv Conseil Général  à 8H00 Déplacement Arras - St Pol /Ternoise.RdV 10H00 rue d’en haut Roëllecourt et marche vers StPol (arrivée sur le marché et usine Herta 13H).Assoc ATTAC et Etape pour un accueil autour des menaces de licenciements sur l’usine Herta(gpe Nestlé) St Pol (groupe Nestlé) lien avec la lutte des paysans face au groupe Nestlé. 17H Film Chœurs de frondeurs (Métaleurop)/débat délocalisation et paradis fiscaux.

Mardi 19 avril :
Rdv 9H00 Salle de sport de St Pol. Déplacement StPol-Berck arrivée sur Berck (Rdv :16H local syndical rue du Dr V.Menard-ou 16H30maison des syndicats rue des sables) action de soutien avec les infirmières de l’hôpital (sud santé)

Mercredi 20 avril :
Rdv Av Gaudin, Mayvillages,Le Touquet. Déplacement le Touquet-Calais (arrivée Boulogne 11H00 tribunal et Calais place de la mairie à 15H) Action avec les militants soutien aux réfugiés ; ATTAC, DAL et AC ! Calais  Fête de soutien 20H à Marck (collectif Salam Csûr).

Jeudi 21 avril:
Rdv 9H00 Salle des Fêtes de Marck Déplacement Calais-Dunkerque (arrivée Dunkerque à 11H30 place Jean bart )
Avec AC !Dunkerque et ATTAC. Action de soutien au collectif des veuves de l’amiante Dunkerque RdV cinéma (film le prix du silence et débat).

Vendredi 22 avril:
Déplacement Dunkerque-Arques (arrivée Arques à 13H RdV devant l’usine).Pique nique avec les salariés de la cristallerie d’Arques menacée de délocalisation en Chine.
Arrivée sur Béthune dans l’après midi.

Samedi 23 avril :
Rdv 9H00 Maison des syndicats 558 rue de Lille à béthune Déplacement Béthune-Liévin(arrivée Liévin à 11H RdV au magasin «Carrefour» )
Journée organisée par AC ! Rdv  Au CRAF chemin des manufactures rencontre avec les salariés de carrefour partage et soutien à leur lutte. Spectacle réalisé par les chômeurs en soirée (20H salle des fêtes) Hébergement au CRAF.

Dimanche 24 avril
Déplacement vers Lille

Lundi 25 avril :
action sur Tourcoing autour du collectif pour la dignité, CGT chômeurs, AC : repas au local de la CGT, rue de lille
débat  sur les ASSEDIC l’après-midi ; possibilité d’être reçu à la mairie

Mardi 26 avril :
RdV 9H00 Roubaix Gd Place Après Midi : sur Marcq  action avec AC!, mairie.

Mercredi 27 avril :
RdV 9 H 00 au local Solidaires (12 rue d’Artois à Lille) plusieurs actions et lieux de mobilisation
-puis RdV à Auchan Englos-Lomme. L’idée est d’y passer une bonne partie de la journée pour informer les gens et leur proposer de se joindre à nous pour les autres actions.
-Participation à la manif des sans-papiers à 18h place de la République.
-Le soir, organisation d’une soirée débat autour de la Constitution : précarité et UE…Un film de 20 minutes sur les grèves de la faim des sans-papiers sera projeté pour introduire le débat Salle des acacias place Heugeste près de la Mairie d’Helemmes (métro Hélemmes)

Jeudi 28 avril :
RdV arret tram Buisson problèmes sur l’emploi
RdV 14 H : métro Hôtel de ville V. d’Ascq.
RdV 15 H à la Maison des Droits de l’Homme et à 17 H

Vendredi 29 avril :
10H mairie de lille
14H AG des marches salle municipale de Wazemmes
interventions, débat  sur l’immigration  à la MEP à 18h

Samedi 30 avril :
matin proposition d’une action étiquetage OGM
Après midi et soirée sur Houdain.(salle des fêtes)

1er mai :
manif sur Lille au matin. Et à Arras après midi au salon du livre d’expression populaire et de critique sociale

Rendez-vous après la marche:
Tous à Paris le 2 mai  Départ du 1er mai Arras vers 18 H


Les objectifs des marcheurs :
- renforcer les luttes locales (les marcheurs participent aux actions décidées localement) ;
- créer et rendre visible les luttes communes ;
- créer et consolider les convergences locales.

Leurs conditions :
- l'indépendance du mouvement social et des  marches par rapport aux partis politiques ;
- la non-hégémonie d’une ou d’un groupe d’organisations sur les  marches ;
- la pratique de la désobéissance civique pendant les marches.

A chaque étape :
une action, un débat ou un  temps pour faire la fête...

Si vous désirez marcher
de façon intermittente ou permanente (
le nombre de jours, c'est selon votre disponibilité) :
n'hésitez pas à vous inscrire  (que vous soyez syndiqué ou pas, membre d'une association ou pas).



AGRESSION  FASCISTE
CONTRE LE LOCAL C.N.T. DE LILLE

Une nouvelle fois, un local syndical a été la cible de déprédations et de graffitis émanant de la mouvance fasciste. Tout comme les locaux du PCF à Lille-Fives avaient été taggués il y a quelques mois d'inscriptions néo-fascistes et racistes, la façade de la "Maison des syndicats CNT", située 1 rue Broca à Lille-Fives et regroupant les syndicats affiliés à la Confédération Nationale du Travail (CNT), a été la cible des groupes néo-nazis. Des sigles fascistes comme la croix celtique signée par le GUD (Groupe Union Défense - cf. historique ci-dessous *) ont été apposés sur le local et la serrure de la porte d'entrée a été endommagée. La CNT appelle tous les syndicats et tous les anti-fascistes à manifester leur solidarité et leur condamnation de tels agissements qui nous menacent tous.

Lille, le 15 avril 2005.
L'union locale interprofessionnelle des syndicats CNT de Lille.

* Le GUD, rappel historique, devoir de mémoire :

- Décembre 1968 : d'anciens dirigeants du mouvent d'extrême-droite "Occident" créent le" Groupe Union Droit" (GUD) à la faculté d'Assas à Paris.
- Décembre 1969 : le GUD participe à la création du parti fasciste "Ordre Nouveau" (dissous par décret en juin 1973).
- Octobre 1970 : le GUD s'implante dans plusieurs universités françaises et devient le "Groupe Union et Défense" (mêmes initiales que précédemment).
- Juin 98 : le GUD participe en tant que branche étudiante à la création du mouvement fasciste "Unité Radicale".
- Eté 2002 : le mouvement "Unité Radicale" auquel participe le GUD est dissous à l'été 2002 suite à l'attentat manqué contre Jacques Chirac et se reconstitue peu après  en deux mouvements distincts : un courant skinhead et violent dénommé "Réseau Radical" (et son organisation de jeunesse "Jeune Dissidence") et un courant, proche de la "Nouvelle Droite" et du GRECE, dénommé "Bloc Identitaire" (et son organisation de jeunes "Jeunesses Identitaires").
- Décembre 2000 : le GUD participe avec les jeunes mégrétistes du "Mouvement Républicain" à la création de l'UDEN ("Union de Défense des étudiants Nationalistes").

Les premières réactions :

Ras l'Front - Lille :

La Maison des Syndicats regroupant les organisations affiliées à la CNT a une fois de plus été dégradée par des tags fascistes : croix celtiques et signature du GUD, organisation radicale d’extrême droite.

Comme par hasard, cette attaque ciblée intervient suite à l’intervention du Comité de Vigilance Antifasciste visant à perturber la tenue du repas annuel des Jeunesses Identitaires le 10 avril, au restaurant Le Meunier (Lille), où de nombreux participants "revendiquaient" le statut de fascistes.

En s’en prenant à l’une des organisations syndicales les plus actives dans la lutte antifasciste, l’extrême droite radicale entend refaire parler d’elle et dissuader l’action antifasciste.

Loin de nous effrayer, ces exactions prouvent encore une fois la menace bien réelle de l’extrême droite, et doivent permettre de remobiliser l’ensemble des forces démocratiques contre elle.

Ras l'front condamne ces dégradations, et assure de tout son soutien les syndicats et militant-e-s CNT, dont nous saluons l’efficacité et les convictons antifascistes, et la permanente disponibilité dans cette lutte.


Syndicat Ufict-CGT de la CRAMNP :

En raison des vacances scolaires, le syndicat Ufict-CGT de la CRAMNP est dans l'impossibilité de se réunir et d'adopter une position syndicale commune de soutien. Néanmoins, en fonction du mandat confié par les camarades, en mon nom propre, je puis vous assurer de mon soutien, de mon indignation, et de celle des camarades devant cet acte indigne. Notre syndicat en a débattu à de nombreuses reprises et condamne sans ambiguïté les actes racistes, fascistes, xénophobes. De tels actes ne peuvent être tolérés !
Patrice, délégué syndical Ufict-CGT


CFDT - syndicat général de l'éducation nationale (SGEN) du Nord Pas-de-Calais :

Le Sgen CFDT 59-62 condamne tout acte visant à attaquer une personne ou une organisation (ici le PCF et la CNT) matériellement, juridiquement ou moralement pour ses opinions politiques religieuses ou syndicales. Nous rappelons notre attachement aux valeurs de respect des droits des personnes contre toute forme de discrimination, de xénophobie, de racisme, de sexisme, de harcèlement moral ; ainsi qu' au respect de la liberté d'opinion et d'association respectant les règles de la démocratie. Nous ne pouvons donc que condamner les attaques récentes subies par les locaux de la CNT à Lille.

CNT - syndicat unifié du bâtiment, des travaux publics, du bois et de l'environnement du Nord (SUB-CNT 59) :

Le syndicat unifié du batiment, des travaux publics, du bois et de l'environnement de la CNT appelle tous les syndicats et organisations à manifester leur soutien radicalement antifasciste. Nous sommes convaincus que cet acte est directement lié aux actions antifascistes pour lesquelles la CNT a toujours été présentes avec d'autres organisations (en particulier le SCALP et le Collectif de vigilance antifasciste de Lille). Les groupuscules néo-nazis, n'ayant aucun champ d'action et éprouvant des difficultés à s'organiser, tentent comme d'habitude de semer les actions violentes et symboliques contre ceux qui s'opposent à leurs pauvres idées. Nous ne sommes en aucun cas intimidés ou effrayés par ces actions qui en réalité ne démontrent que la faiblesse de cet essai de mouvement. Le fascisme ne passera pas ! Pas de fascistes dans nos quartiers pas de quartiers pour les fascistes !

SCALP - Lille :

Le SCALP Lille condamne bien sûr sans appel ces exactions et attire pour la énième fois l'attention du public sur ces faits. Encore une fois, les différents groupuscules fascistes lillois défraient impunément la chronique par des actions aux relents nauséabonds. La CNT et les militant-es du CCL sont cette fois directement les proies de la violence atavique des nervis de l'extrême-droite radicale, que celle-ci soit identitaire ou nationaliste-révolutionnaire. Le SCALP Lille sera présent, comme nos camarades CNTistes, anars et autonomes ont toujours été présents pour nous, afin d'apporter la réponse nécessaire face aux derniers spasmes d'agonie des groupuscules néo-fascistes lillois. Le SCALP Lille remercie encore une fois les militant-es de la CNT et du CCL de leur indéfectible soutien sur le terrain, dans le passé et sur les actions à venir. Car notre combat continue plus que jamais, tous-toutes ensemble uni-es contre toutes les formes d'oppressions, que ce soit le capitalisme, le fascisme, le patriarcat ou l'homophobie.



AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES
ET DES MINIMA SOCIAUX !


SMIC, RMI, RMA, CDD, CES, CEC, CEJ, CIC, contrats d’apprentissage, alternance, bas salaires, salaires partiels… y’en a marre de galérer pendant que certains s’en mettent plein les poches !

Dans le privé, rien à faire du Medef et de sa proposition de "prime d’intéressement aux bénéfices de l’entreprise" ! Les primes ne concernent qu’1 salarié sur 4. Elles ne sont pas garanties dans la durée. Elles poussent les travailleurs à se fliquer mutuellement pour augmenter la productivité. Ce que nous voulons, nous qui produisons les richesses, ce sont des hausses de salaire. Point barre !

Dans le public, l’augmentation de 0,8% proposée par le gouvernement est une arnaque. Les bas salaires sont très nombreux dans ce secteur (le "salaire moyen des fonctionnaires" dont on nous rebat les oreilles n’a aucune réalité sur le terrain) et ils ont besoin d’être sérieusement revalorisés. Quant à la perte de pouvoir d’achat depuis 4 ans, elle est estimée à 5%. Alors, 0,8% d’augmentation c’est vraiment se "foutre" de la gueule du monde !

Enfin, le 10 mars, nous n’avons pas seulement manifesté pour les salaires mais aussi contre le chômage et la précarité, pour la défense des services publics, pour la réduction du temps de travail. Quelles sont les réponses du gouvernement à ce sujet ? Que dalle !

Stop aux bas salaires ! Stop aux inégalités salariales !
Augmentation générale selon une échelle décroissante allant de 300 à 0 euros !


Les propositions d’augmentation uniforme (en pourcentage, du point d’indice ou du type "X euros pour tous !") ont le mérite d’être claires, mais elles avantagent les salariés les mieux payés. La CNT lutte pour des augmentations différenciées inversement proportionnelles aux salaires afin de réduire les inégalités entre travailleurs. Bien sûr, la CNT ne saurait se satisfaire de ces augmentations, son objectif étant l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

Ce que propose la CNT dans l’immédiat :

- Augmentation générale selon une échelle décroissante de 300 euros pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC réévalué.
- Pas de salaire net inférieur à 2000 euros.
- Pas d’augmentation des salaires sans relèvement en parallèle des minima sociaux, des contrats précaires, des contrats d’apprentissage, des indemnités-chômage et des retraites.

Comment faire plier gouvernement et patronat ?

Négocier "à froid" est le meilleur moyen de se faire avoir ! Négocier secteur par secteur est le meilleur moyen d’opposer public et privé (la proposition d’augmenter les salaires des fonctionnaires est une tentative de casser l’unité entre les deux secteurs) ! Négocier branche par branche, entreprise par entreprise, c’est renouveler l’erreur des accords "35 heures". Ce qu’il faut, c’est continuer à lutter tous ensemble (public / privé). C’est bloquer l’économie du pays en s’attaquant là où ça fait mal, c’est à dire aux profits capitalistes. C’est construire un mouvement de grève générale, prolongé, offensif et contrôlé par la base. C’est refuser l’éparpillement géographique et professionnel ; c’est pousser gouvernement et patronat à accepter nos revendications sur un plan national et interprofessionnel.

UL-CNT de Lille métropole

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FACE AU BULLDOZER CAPITALISTE... 1 JOUR DE GREVE NE SUFFIT PAS !
CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE !

En mai-juin 2003, face à la casse des retraites, les grèves ou plutôt les « temps forts », les « journées de mobilisation », les  « étapes vers… ? » organisées par les « très responsables » bureaucraties syndicales se sont multipliées jusqu’à décourager la plupart des salariés du public et du privé.

Quand à la place d’une lutte on vous sert une gentille balade syndicale sans perspective, on a toutes les raisons de se sentir trahi et de se résigner jusqu’au prochain ras le bol qui fait qu’on veut encore y croire... Du coup, en 2004, pour la casse de la sécurité sociale... quasi silence radio du côté de la contestation sociale et syndicale. Après l’espoir avorté de 2003, on comprend pourquoi !

2005... Grève de diversion ou répétition générale ?

Aujourd’hui, rien n’a changé. Le gouvernement de droite (dans la continuité du PS) cède aux impératifs du patronat en visant à la réduction du coût du travail, à la casse des services publics et de la protection sociale. Dans le privé, plans de licenciements, intérims, CDD se sont multipliés. Le nombre d’annuités nécessaire à la retraite a été augmenté. Dans le public, les emplois précaires se sont multipliés au détriment des emplois statutaires. Les retraites des fonctionnaires ont finalement été alignées sur celles du privé, avec aggravation pour tous. Pour tous, une baisse du niveau de l’assurance maladie (forfait hospitalier, déremboursement de médicaments). Pour « lutter » contre le chômage, l’État a multiplié les emplois aidés (TUC, CES, CEC, Emploi-jeune, Contrat-jeune, etc.) en exonérant les entreprises de toutes leurs charges.

Alors maintenant, au moment où le ras le bol semble à nouveau plus fort que la résignation, allons nous retomber dans la balade contestataire, réconfortante pour les bureaucraties syndicales comme pour l’État-patron ? Ou allons nous tirer les enseignements des précédentes « mobilisations » et nous organiser à la base sans attendre d’hypothétiques appels confédéraux ?

Plan de coercition sociale

Ces attaques, secteur par secteur, sont mises en cohérence dans le projet de refondation sociale du MEDEF, traduit par le plan de cohésion sociale du gouvernement voté et budgétisé jusqu’en 2009. Ce plan de cohésion sociale s’en prend aux conditions de vies de toute la population.

Dans l’emploi, les contrats précaires deviennent la norme par la casse du Code du travail et du Code des trois fonctions publiques. L’indemnisation du chômage est soumise à la condition d’accepter n’importe quels boulots. Le travail (en alternance) dès 14 ans est favorisé pour subvenir aux besoins du patronat local. L’apprentissage est développé y compris pour accéder aux emplois de la fonction publique en remettant en cause les qualifications et les formations professionnelles.

Dans le logement, la rénovation urbaine se traduit par le transfert des populations les plus démunies, particulièrement visées par l’utilisation systématique des moyens de contrôle et de la vidéosurveillance dans les zones sensibles.

Les politiques éducatives et de protection de la jeunesse sont remises en cause par un « dépistage » précoce des jeunes et des familles en difficultés en imposant à tous les services sociaux, éducatifs (y compris l’Education nationale) et de santé (PMI, etc.) le rôle de délateur aux autorités préfectorales (mairie, préfecture).

Construisons l’offensive à la base !

Dans l’unité d’action (interprofessionnelle et intersyndicale) et sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui ne nous proposent que des actions d’un jour secteur par secteur ! Car les stratégies des chefs ne sont pas les nôtres ; elles nous écœurent et nous démobilisent ! Mettons en place et développons des assemblées générales dans nos lieux de vie et de travail, entreprise par entreprise (privée et publique), seul moyen nous permettant de décider - tous et toutes ensemble à la base - des offensives à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront d’imposer notre alternative face à la politique du patronat.

La grève générale nous permettra de discuter ensemble en assemblée générale, de nous organiser et de nous défendre. C’est de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives d’un changement de société. Autogestion des luttes !

Nous n’aurons que ce que nous prendrons. Construisons ensemble un syndicalisme de combat !

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10 MARS ET AU-DELA :
ET SI ON OSAIT ?

Pendant qu'une minorité de privilégiés s'en met plein les poches...

- les plans de licenciement se succèdent les uns après les autres dans le secteur privé, des milliers de postes sont supprimés dans le secteur public et le chômage gagne chaque jour du terrain (plus de 10 % de la population !) ;
- le pouvoir d'achat des salariés ne cesse de stagner ou de baisser ;
- les rares acquis liés à la loi Aubry sur la RTT sont remis en cause ;
- l'emploi est davantage flexibilisé (y compris par cette même loi Aubry) et précarisé (développement des contrats d'intérim et des CDD dans le secteur privé, casse des statuts dans le secteur public) ;
- les retraites sont amputées et les durées de cotisation allongées (passage à 42 annuités d'ici quelques années !) ;
- les services publics sont privatisés ;
- le code du travail est démembré ;
- l'assurance maladie est attaquée (augmentation du forfait hospitalier, déremboursement de médicaments, 1 euro non remboursé par consultation...) ;
- la formation des jeunes est bradée (loi Fillon de régression scolaire, budgets en baisse...) ;
- les droits des travailleurs privés d'emploi se réduisent ;
- les inégalités se creusent... et, cerise sur le gâteau, on nous carotte d'un jour férié !

Les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, sont responsables de cette situation... et seul aujourd'hui le mouvement social peut inverser la vapeur !

Certes, depuis quelques mois, la pression monte sur le plan syndical... Mais face à la situation actuelle, un constat s'impose : les journées d'action ponctuelles ne suffisent pas ! Il est grand temps de fédérer les mécontentements et de passer à la vitesse supérieure...

Dans cette optique, la journée de grève unitaire public-privé du 10 mars peut être le point de ralliement pour la construction d'un mouvement d'ampleur. Le gouvernement semble dérouté par les conflits qui éclatent un peu partout. C'est le moment d'y aller ! Mais pas chacun dans son coin : tous ensemble ! Et pas de manière frileuse : un mouvement de grève massif, généralisé et prolongé peut faire plier gouvernement, patronat et actionnaires !

Dans tous les secteurs professionnels, du privé comme du public, la CNT agit pour populariser l'idée de grève générale interpro et reconductible. Dans l'éducation, elle appelle l'ensemble des personnels, des étudiants et des lycéens à rejoindre les AG d'établissements ou de secteurs afin que la grève du 10 mars soit reconduite les jours qui suivront.  Partout, elle estime nécessaire de créer ou  de réanimer les instruments de luttes démocratiques (coordinations, collectifs et AG interpro) qui avaient donné sa vitalité et sa richesse au mouvement du printemps 2003. Enfin, elle appelle les chômeurs, les retraités et tous les " sans " à descendre dans la rue.

Syndicats CNT interpro du Nord Pas-de-Calais
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10 mars et au-delà : si on osait ? (format pdf - 1 page - 27 ko)



REPRESSION AU PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE

COMBIEN CA COUTE ?

Pour avoir réclamé la participation du personnel aux vœux du maire à son chef de service : un avertissement ? un blâme ? la révocation ?

Pour avoir évoqué une enquête de l’I.G.S sur son chef de service,en sa présence, lors d’une réunion de service, alors que la majeure partie des présents ont été auditionnés dans le cadre de cette enquête : un avertissement ? un blâme ? la révocation ?

Ou un grand éclat de rire ?

Pourtant, en ces temps d’inflation, cela coûte aujourd’hui très cher puisque, suite à ces faits, l’administration engage une procédure disciplinaire à l’encontre de 2 agents du Palais des Beaux Arts de Lille.

Combien coûtent maintenant l’engagement d’une procédure disciplinaire pour abandon de poste basée sur de faux rapports et pouvant entrainer la révocation de l’agent, ou encore la mutation ou le changement de fonctions d’agents sans même la consultation de la C.A.P… entre autres… ?

Rien ! du moins dans ce même service, le Palais des Beaux Arts de Lille….

Pour les uns : la rigueur des textes et des procédures. Pour les autres : le silence radio. Comme dit la fable :  «qu’on soit puissant ou misérable…» !

Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord
Section "Ville de Lille"





TRAVAILLER MOINS, TOUS ET AUTREMENT !

L'annualisation du temps de travail et le gel des salaires furent la contrepartie des Lois Aubry fixant la durée légale du temps de travail hebdomadaire à 35 heures en France. Le gouvernement d'alors signifiait aux salariés que réduire le temps de travail devait s'accompagner d'une déstructuration du code du travail : organiser en les légalisant la flexibilité et la précarité des travailleurs ; les 35 heures ne s’inscrivaient pas dans les conquêtes du mouvement ouvrier.

Aujourd'hui, le gouvernement et le MEDEF continuent de s' engouffrer dans cette brèche : si la réforme des 35 heures est adoptée, le Compte Epargne Temps pourra accumuler ad vitam aeternam les heures supplémentaires et repoussera aux calendes grecques la possibilité de récupérer ces heures ! Le capitalisme vit de grands jours : les salariés pourront racheter les heures qu'ils auront travaillées "en plus" : racheter ses heures travaillées, il fallait y penser !!! Ou bien alors les épargner sur un "compte-retraite", dont nul ne sait prédire aujourd'hui, depuis la réforme Fillon, de quoi elles seront faites...Le but est simple : surcharger les uns de travail, à moindre coût, quand des millions d'autres sont au chômage... Et que les marges bénéficiaires des entreprises augmentent sans cesse.

Allongement de la durée de cotisation et mise en péril des retraites, suppression d'un jour férié, augmentation du quota d'heures supplémentaires, Compte Epargne Temps illimité, décentralisation des négociations : quand le gouvernement annonce aux salariés "Travailler plus pour gagner plus", les travailleurs comprennent à raison : "Travaillez plus pour que le patronat gagne plus ". Ce à quoi la CNT oppose : "Travaillons moins, tous et autrement" !

Travailler moins : 30 heures hebdomadaires sans baisse des salaires ;

Travailler tous : répartir la charge de travail, faire cesser la précarité et le chômage ;

Travailler autrement : autogestion des richesses produites par les travailleurs eux-mêmes.



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APRES LE 20 JANVIER,
CONSTRUISONS LA RIPOSTE SOCIALE !
Communiqué de la fédé CNT éducation

La CNT-FTE salue les dizaines de milliers de grévistes de la Fonction publique du 20/01/05, s'étant massivement mobilisé contre la politique antisocialede la clique Raffarin.

Toujours prompt à répondre aux ultimatums du MEDEF (dernièrement les 35 h), le gouvernement n'a de nouveau offert que mépris et arrogance aux travailleurs-euses. Notre mobilisation doit donc se poursuivre et s'amplifier. La CNT FTE s'inscrit pleinement dans toutes les initiatives prises à la base dans ce sens. À Vaulx-en Velin (69) des enseignant-e-s ont reconduit la grève pour 48 h afin d'informer plus largement population et collègues des dangers des attaques actuelles contre l'école. De Clermont-Ferrand à la région parisienne en passant par Marseille, de nombreuses initiatives locales sont programmées pour les semaines à venir : AGs, rassemblements ou actions, voire nouvelles grèves.

Nous ne pouvons donc que regretter la frilosité des organisations syndicales dites représentatives qui tardent à envisager les suites de l'action, semblant vouloir organiser une nouvelle journée de grève seulement après les vacances scolaires de février. Au contraire, nous devons nous préparer à une grève dure et réanimer tous les instruments de lutte démocratiques (coordinations, collectifs…) qui avaient donné sa vitalité et sa richesse au mouvement du printemps 2003. Nos objectifs restent inchangés : lutte contre la pénurie budgétaire et salariale, refus de la loi de régression scolaire de F. Fillon, articulés au-delà de l'Éducation nationale avec un combat pour de véritables services publics nonmarchands gérés par et pour tous.

Nous nous inscrivons également dans un mouvement de solidarité avec les travailleurs-euses du privé, fortement touchés par la régression sociale : remise  en cause des 35 h, chantage à l'emploi… Dans cette optique de solidarité interprofessionnelle, la CNT FTE sera présente au coté des autres structures de la CNT, dans les manifestations du 05 février * pour la réduction du temps de travail et une répartition égalitaire des richesses.

Lyon, le 22/01/05
Le secrétariat fédéral
de la fédération des travailleurs et travailleuses
de l’éducation (CNT-FTE)



* Pour la région Nord Pas-de-Calais, manifestation à Lille le 5 février 2005 à 14 h, porte de Paris.


DES ACQUIS, FAISONS TABLE RASE !  (devise du baron Sellières)
Tract du STIS-CNT 59

APRES AVOIR PRECARISE NOTRE SYSTEME DE RETRAITES
ET DEMOLI NOTRE ASSURANCE-MALADIE... ILS S'ATTAQUENT AU DROIT DU TRAVAIL !



LA MISE EN BIÈRE DU DROIT DU TRAVAIL

Cela n’aura échappé à personne que, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement s’acharne à détruire les acquis sociaux. Très largement influencée, voire manipulée (quand ce n’est pas de la complicité) par ses amis du MEDEF, la droite au pouvoir s’en prend aux travailleurs en mettant à mal leurs retraites, leur protection sociale, leurs jours fériés et maintenant leur temps de travail. En effet, cela fait quelques mois que nos gouvernants s’en prennent directement aux « 35 heures » en usant d’arguments directement puisés dans le manuel du parfait patron comme la baisse de la compétitivité. Si le vingtième siècle a vu progresser les conditions d’existence, ce début de nouveau siècle commence par un grand coup de marche arrière. La bourgeoisie en profite pour se venger des droits qu’elle a du concéder, de mauvaise grâce, aux travailleurs.

Refusons ce discours ambiant pro-MEDEF qui vise à nous culpabiliser de vouloir vivre et travailler dans des conditions décentes… ce qui est loin d’être le cas !

Peu critiques sur les méfaits de l’économie globalisée et libérale qui régit la planète, les média entretiennent un discours malsain qui dépeint la France comme un pays où le travailleur coûte trop cher. Finalement, si les entrepreneurs n’ont d’autres alternatives que la délocalisation de leurs activités vers des contrées "meilleur marché", c’est que nous avons obtenu trop d’avantages. Des exposés, dramatisant des sujets comme les retraites ou la gestion de la sécurité sociale, ont déjà émaillé l’actualité des années passées. Conclusion : le salut se trouve dans le grand tourbillon de réformes libérales.


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Rappelons que la contrepartie de l’allégement du temps de travail était assujettie à une plus grande flexibilité et une modération salariale. De plus, les baisses de cotisations sociales des employeurs et autres subventions liées ont été financées par l’impôt et le gel de nos salaires. Les réclamations du patronat sont donc injustifiables.

La dernière attaque en date contre la loi sur les 35 heures illustre bien la stratégie en place au MEDEF et relayé par le gouvernement : casser la loi sur les réductions du temps de travail en gardant les avantages des patrons (annualisation du temps de travail, gel des salaires, quotas d’heures supplémentaires moins bien payées … ) et en faisant perdre un acquis social de plus aux travailleurs (le temps libre gagné). Pour bien enterrer cette loi, Seillère revendique « la liberté de négocier son temps de travail au niveau de l’entreprise ». S’il trouve un écho chez nos gouvernants, ça nous promet de longues semaines de travail… payées sur une base de 35 heures !

Comme cela a été le cas chez Bosh à Vénissieux, de plus en plus de patrons se lancent dans le chantage à la délocalisation. La menace odieuse de transférer l’activité d’une usine vers l’étranger a un impact chez les salariés de ces entreprises qui, effrayés à l’idée de perdre leur emploi, acceptent sous l’œil bienveillant des syndicats de travailler plus pour gagner moins.  Rappelons que cet « accord » (signé par la seule CFDT) est un passage de 35 à 36 heures hebdomadaires accompagné d’un gel des salaires et d’une baisse de la majoration des heures de nuit.

D’autres chantages et attaques dans la même veine sont à déplorer :

- Dans les Vosges, la direction des usines SEB propose un passage aux 38 heures hebdomadaires

- L’usine Sediver, à Saint-Yorre, qui le 10 août dernier a envoyé une lettre aux 294 salariés de l’entreprise pour leur « proposer » de maintenir le site en échange de substantielles aides publiques et d’une baisse des salaires de 30%.

DROIT DU TRAVAIL ALLÉGÉ, CONTRATS À DURÉE INCERTAINE… DES MESURES DISCRÈTES, POUR MIEUX NOUS GRUGER !

Le rapport Camdessus, commandé par Sarkozy et qui a dernièrement défrayé la chronique, balaie plusieurs droits fondamentaux. C’est un véritable bras d’honneur fait aux travailleurs. Ce rapport commandé par le ministre de l’économie et des finances ressemble beaucoup à un programme politique … ultra-libéral. Même le MEDEF n’en demande pas tant !

Ce rapport propose l'instauration d’un contrat de travail unique (à la place des contrats à durée déterminée – CDD  et indéterminée – CDI) aux conditions de rupture fixées à l'avance. L’emploi garanti à vie, c’est fini car, on s’en doute, ce type de contrat vise à s’affranchir des plans sociaux négociés avec les syndicats (thème repris dans l’avant projet de loi sur les licenciements).

Le gouvernement n’attaque pas de face la classe ouvrière. Il égraine de petites mesures qui, petit à petit, sapent nos droits pour profiter au patronat. On peut encore citer en exemple le rapport Camdessus qui préconise la simplification du Code du travail (faute de pouvoir le supprimer !) ainsi que la taxation des entreprises qui licencient (via un système de bonus-malus sur les cotisations sociales qu'elles paient).

Le SMIC est aussi visé. On ne va pas le supprimer mais le geler en supprimant les « coups de pouce ». De plus, le rapport plaide pour un renforcement du contrôle des chômeurs.

Malgré la complicité des « grandes » confédérations syndicales et des partis politiques, jusqu’où nous laisserons nous saigner ?


STIS-CNT 59
Syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord


Ton patron, ton boucher, ton médecin, ton plombier sont syndiqués pour défendre leurs intérêts. Une minorité de salariés sont syndiqués, laissant le champ libre au rouleau compresseur anti-social de la France d’en haut. Ne te laisse plus faire, syndique toi !

Le tract maquetté est disponible ici en téléchargement
(format pdf - 2 pages - 108 ko).


Notes du webmaster :

- Le STIS-CNT regroupe des chômeurs et des salariés (CDI ou CDD) de l'industrie (au sens large : métallurgie, informatique, etc.) et des services (également au sens large : commerce, fonction publique, etc.) ainsi que des retraités et des travailleurs en formation.

- Dans le cadre de la journée nationale d'action interpro du samedi 5 février 2005 :
manifestation régionale à 14 h à Lille (porte de Paris).



35 HEURES : JOURNEE DU  5 FEVRIER 2005
Appel confédéral de la CNT


TRAVAILLONS TOUS, MOINS ET AUTREMENT !


Les 35 heures, ce sont nous les travailleurs qui les avons payés, et chèrement : renforcement de la flexibilité, annualisation du temps de travail, gel des salaires, accroissement de la charge de travail, etc.

Mais pour le patronat et le gouvernement, le peu de garanties collectives que nous avons encore c’est encore trop. Ainsi les trois points essentiels de la proposition de loi sur « l’assouplissement des 35 heures » concernent le Compte Epargne Temps (C.E.T.), les Heures  Supplémentaires et les Petites et Moyennes Entreprises (P.M.E.) de moins de 20 salariés.

1)    Actuellement le C.E.T. permet de cumuler des jours de repos avec une limite en nombre en jours épargnés par an et en durée d’épargne. C’est fini : la nouvelle loi supprime ses limites. Ce qui permettra au patron de vous refuser un congé, de reporter les repos ad vitam aeternam !

2)    Augmentation du quota d’Heures Supplémentaires. Elles sont déjà passées de 130 à 180 heures en 2002. Ça SUFFIT ! Raffarin veut les autoriser jusqu’à 220 heures avec comme seule contrainte la réglementation européenne qui limite le temps de travail à 48 heures par semaine ! Presque des journées de 10 heures ! Pourquoi tant exploiter ceux et celles qui ont un emploi alors qu’il y a du chômage ?! Il y a une proposition de directive qui tourne autour de la Commision Européenne ( présentée à la commission le 22/9/2004) pour passer cette limite européenne sur le temps de travail à un maximun à 65  heures par semaine et en faisait passer le temps de référence de 4 semaine à un an  !!!

3)    Les patrons des P.M.E. de moins de 20 salariés seront ENCORE  autorisés à ne pas appliquer correctement les 35 heures avec des heures supplémentaires payées avec une majoration de 10% à la place de 25% prévu par la loi ! Dérogation supplémentaire de 3 ans. Délai  que s’autorise le patronat pour tordre définitivement le cou à la réforme des 35 heures ? Mais bien sûr, si le temps de travail peut être allongé la flexibilité et les gels de salaire qu’on nous a imposé sous prétexte de 35 heures, eux, ne seront pas remis en cause. Le principe du gouvernement est toujours le même : toujours plus pour les patrons, toujours moins pour les travailleurs !

A cela, il faut ajouter, toujours sur le temps de travail, la loi Fillon de 2003 sur les retraites qui allonge la durée de cotisation pour avoir droit à la retraite ou l’obligation de travailler gratuitement un jour férié. Jusqu’où va-t-on aller à ce rythme ? Jusqu’à la transformation de nos congés en travaux forcés ??

La C.N.T. réclame l’annulation de cet assouplissement, mal nommé par Raffarin de "réforme du temps choisi" (choisi par le patron, ça va de soi).

La C.N.T. refuse d’entendre que c’est un choix offert aux salariés (« plus travailler, pour mieux gagner »), surtout que les attaques contre le temps de travail depuis cet été (chez Bosch-Vénissieux par exemple) montrent clairement que ce que veut le patronat : nous faire bosser plus tout en nous faisant gagner moins ! ! Et depuis quand serait-ce le salarié qui choisit son temps de travail ?! Avec cette réforme le salarié sera rendu encore plus flexible, à la merci du patron.

Il faut d’ailleurs noter qu’alors que les patrons cherchent à nous faire bosser plus, des millions de travailleurs sont sans-emplois, qu’il ne se passe quasiment pas une journée sans qu’on apprenne un nouveau plan de licenciement, que dans le secteur public le gouvernement supprime des emplois par milliers ! Bref, alors que l’on crève de bosser trop, d’autres crèvent du chômage !

LA C.N.T. DIT NON A CETTE REFORME !

NON à une épargne imposée, à des repos reportés dans un avenir incertain et lointain.

NON à de plus en plus d’Heures Supplémentaires subies, alors qu’une trop grande partie de la population est au chômage.
NON à la dérogation des petites entreprises. Mêmes droits pour tous les salariés quelque soit la taille de l’entreprise !

Aussi, la CNT ne peut que réagir face à cette énième attaque contre nos garanties sociales :
- dépôt d’un préavis de grève national pour la journée du 05 février 2005,
- appel à manifester avec les autres syndicats ce même jour.

Mais s’il faut se mobiliser pour la journée du 5 février, il ne faut pas que cela soit une journée d’action sans lendemain, au contraire.

Profitons de cette journée pour reprendre confiance dans notre force collective, pour préparer la riposte massive du monde du travail contre le MEDEF et les gouvernements successifs à son service, faisons en sorte qu’en 2005, la peur change de camp !

TOUS ENSEMBLE,
TRAVAILLEURS DU PUBLIC ET DU PRIVE, AVEC OU SANS EMPLOI,
BATTONS-NOUS !


Contre le chômage et les licenciements ! Réduction du temps de travail avec embauches correspondantes ! Travaillons tous, moins et autrement !

Contre la flexibilité ! Non à l’annualisation du temps de travail !

Pour des augmentations de salaires ! Oui, avec le SMIC ou juste au dessus, on ne vit pas, on survit ! Mais plutôt que de laisser les patrons nous imposer toujours plus d’heures supplémentaires, imposons une hausse des salaires !

Il est temps, en effet, de remettre les pendules à l'heure ! Depuis 20 ans, la part des salaires et des revenus du travail ne cessent de baisser, tandis que les profits des capitalistes ne cessent d'augmenter ! Depuis des années, les gouvernements successifs, de droite comme de gauche, nous imposent reculs sociaux sur reculs sociaux ! Et pourtant, qui produit les richesses, si ce n'est nous les travailleurs salariés ? Si, tous ensemble, nous entrons dans la lutte, nous pouvons bloquer le pays et imposer nos revendications.

Le MEDEF chiale que les 35 heures lui coûterait « trop chères ». Et bien, rappelons que personne n’a jamais forcé quiconque à être patron ! Si leurs « ennuis de patrons » leur causent trop de soucis, qu’ils nous laissent gérer les entreprises et la société ! Nous n’avons pas besoin d’eux, puisque c’est nous, les travailleurs, qui produisons toutes les richesses et assurons tous les services. Et si, le jour où la classe ouvrière prendra en main les entreprises et l'ensemble de la société, nous ferons certainement quelques erreurs mais une chose est sûre : nous ne pourrons faire que beaucoup mieux que cette infâme société capitaliste !

La CNT revendique l'abandon de la réforme en cours et lutte au-delà :
- contre la diminution de salaire et la flexibilisation de l'emploi,
- contre la négociation décentralisée,
- contre la précarisation de l'emploi,
- pour la création de postes équivalents à la RTT,
- pour la poursuite de la réduction du temps de travail (30 heures par semaine sans perte de salaire),
- pour  le refus du recours aux heures supplémentaires.


Le tract maquetté au format pdf est disponible ici :
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Pour la région Nord Pas-de-Calais,
manifestation à Lille le 5 février 2005 à 14 h, porte de Paris.


GREVE ET MANIF CONTRE LES PROJETS DE LOI
SUR LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE

Fédération CNT des Travailleurs de la Santé, du Social et de la Fonction Publique Territoriale
33 rue des Vignoles 75020 Paris
Site web : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp
Tél: 06 88 81 26 47
Courriel : sante-social.rp@cnt-f.org

Appel à la grève et à manifester
contre les projets de prévention de la délinquance le jeudi 3 février 2005


En mars 2004 les travailleurs du social du médico-social et de l’éducation se sont mobilisés contre le projet  sur la prévention de la délinquance.

Le ministre a changé, le projet est toujours là !

La PJJ  est autant concernée que les éducateurs de prévention spécialisée, les assistants de service social ou les enseignants.

Depuis quelques années déjà, des services participent aux CLSPD, qui sont des lieux de contrôle des municipalités au prétexte de mettre en place une politique de prévention.
Avec la mise en place des centres éducatifs fermés (qui ne sont rien d’autre qu’un retour aux maisons de correction) et l’arrivée des personnels éducatifs dans les quartiers mineurs, la PJJ glisse dangereusement de la protection et de l’éducation vers la répression .

Ces évolutions changent radicalement les missions des personnels éducatifs.
Aujourd’hui, le rapport Bénisti propose de redéfinir le secret professionnel et opte pour le secret partagé. Il propose des stages parentaux pour les parents qui auront été désignés défaillants et donne tous pouvoirs aux maires et aux forces de police.

Parce que la CNT ne pas accepter le renforcement de la criminalisation des plus pauvres.
Parce que la CNT refuse la collaboration avec les forces répressives.
Parce que l’enfermement , le contrôle à outrance  et la répression sont incompatibles avec toute éducation visant à l’émancipation de l’individu.

La fédération CNT des Travailleurs de la santé, du social et de la Fonction Publique Territoriale (qui participe au collectif national unitaire avec d’autres organisations syndicales et différents collectifs) appelle à une journée de grève et à la manifestation

le jeudi 3 février 2005
RDV à 13 h devant l’IRTS Parmentier (métro : Goncourt)

Fédération CNT santé-social-fpt
Le 26 / 01 / 2005.



MANIF CONTRE LES PROPOS HOMOPHOBES DE VANNESTE,
DEPUTE UMP DE TOURCOING

Contre le sexisme et l’homophobie et toutes les discriminations
ÉGALITÉ DES DROITS ET JUSTICE SOCIALE !

C’est dans un contexte de crise sociale, de montée de la précarité, du chômage, des violences sexistes et homophobes que le Député UMP Christian Vanneste décide  de s’en prendre aux personnes et associations homosexuelles à l’Assemblée Nationale (lors du vote de la loi sur la Haute Autorité contre les Discriminations et l’Egalité) puis dans la presse. Voici un bref extrait des propos tenus par C.Vanneste et contre lesquels nous tenons à protester fermement : le "comportement homosexuel est inférieur au comportement hétérosexuel ; il  “est  une menace pour la survie de l'humanité" ; "le développement de l’homosexualité militante va de pair avec un déclin. La vie, c’est l’ordre et la hiérarchie des comportements" (journal 20 m du 7/12). A l’Assemblée et à Tourcoing, l’élu UMP se prend pour le défenseur d’Une humanité.
 
L’ordre pour lequel C.Vanneste fait du prosélytisme est celui de la famille traditionnelle, hétérosexiste et patriarcale. Partout, c’est tout un mouvement réactionnaire qui s’organise allant des partis au pouvoir aux intégristes religieux et à l'extrême-droite. Selon Christian Vanneste, les homosexuels seraient "un danger", "un lobby", l’annonce d’"un déclin".

Il propose à la vindicte populaire un groupe minoritaire : les LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s et Transsexuel-le-s). Ceux sont pourtant eux les victimes des discriminations homophobes.

Dans la réalité, les familles homoparentales sont niées dans le droit et au quotidien. Dans les écoles, dans la rue, dans la famille et au travail les comportements homophobes stigmatisent, violentent et tuent. Sébastien Nouchet à Noeux-les-Mines, a été insulté, harcelé, agressé avant d’être brûlé vif. Certains homophobes pourraient trouver dans les propos de C. Vanneste un encouragement et une justification de leurs agressions.
          
Nous pensons que la stigmatisation, la discrimination ou l'incitation à la violence sur une minorité ou un groupe opprimé,  sont injustifiables même par la "liberté d'expression".

NON AUX
PROPOS ET COMPORTEMENTS HOMOPHOBES !
OUI À L’ÉGALITÉ DES DROITS POUR TOUTES ET TOUS !


Rassemblement et manifestation :
samedi 29 janvier à 14 h, place V. Hassebroucq, Mairie de Tourcoing.

Au  22 janvier, les signataires sont les suivants :

Actup Paris, APGL, Centre Gay et Lesbien "j'en suis j'y reste" de Lille, Centre L.G.B.T, Collectif Anti Patriarcat, association "David et Jonathan", association  "Spiritek", Les Flamands Roses, Les Sœurs de la Perpétuelle Indulgence, Comité de Vigilance Anti Fasciste de Lille, Ras l'Front lille, SCALP  Lille, CNT - 59, Sud Education, Sud Etudiant-e-s, LCR,  lPCF de Tourcoing,  P.S de Tourcoing et de Lille, Les Verts N.P.C., des Habitants-es de Lille et de Tourcoing, Nouveau Planning Famillial - Lille, RDV Chrétien, Académie Gay et lesbien, Eglise Chrétienne Alliance, Alliance des Centres gais, lesbiens, bi & trans de France et leurs Membres associés", " En  Vie-Théâtre de l'Opprimé ", Nouveau Planning Familial - Métropole lilloise.



UN EXEMPLE DE PRECARITE ET DE PRIVATISATION
DANS LE SERVICE PUBLIC

Précarité et privatisation dans le service public...
Une histoire qui ne doit pas se banaliser :
"GBIT" ou comment contribuer à la dégradation des conditions de travail et à la privatisation de l’école publique.

De la misère en milieu éducatif

Au lycée Gaston Berger (bacs tertiaires, BTS, formations en alternance), comme dans les autres établissements publics, il n’y a pas suffisamment de personnel au Centre de Documentation et d'Information pour faire face à la demande croissante et permanente des élèves/étudiant(e)s en matière d’accès aux NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information et de la Communication). La dotation en aides-éducateurs, sinistre palliatif au manque de personnels titulaires (secrétariat, Conseiller Principaux d'Education, ...), n’y pourvoit pas non plus. De même, il n'y a pas d'ordinateurs en nombre suffisant pour mettre à la disposition des élèves. Au lycée Gaston Berger, on aurait pu revendiquer, se mettre en grève mais c’est une autre solution, une solution de facilité, de précarité qui a été choisie par certaines personnes pragmatiques et pas trop regardantes sur les acquis sociaux.

Service public et sous-traitance

Trop chers payés les profs et le personnel d'encadrement ? Trop de vacances ? Trop lourds, la législation sociale et les contrats à durée indéterminée ? Trop cher le matériel informatique et les logiciels ? Qu'à cela ne tienne : une association 1901 est créée pour compenser les manquements du service public d’éducation ; elle s'appelle "GBIT" pour "Gaston Berger Initiatives Tertiaires". L’établissement public met gratuitement à sa disposition une salle du lycée, dénommée pompeusement "Maison des Associations". Les étudiants sont mis à contribution avec une cotisation annuelle présentée comme obligatoire de 10 à 25 euros au mépris du principe de gratuité de l'enseignement public, ceci afin de pouvoir acheter de nouveaux ordinateurs et logiciels. C’est cette association qui sous-traitera les missions de soutien pédagogique et d'accès aux technologies qui devraient relever des missions du service public. La démarche d’ "externalisation/privatisation", déjà mise en oeuvre ailleurs pour les cantines scolaires et l'entretien-nettoyage des locaux et matériels, s’étend ainsi au domaine pédagogique.

Pragmatisme contre acquis sociaux

Le bureau de l’association recrute pour ce faire un emploi jeune, avec un statut à part (il ne relève pas du secteur public), un statut sur mesure à la sauce MEDEF. Payé au SMIC pour 35 heures de présence par semaine (en accueil du public), avec des fonctions qui relèvent à la fois des missions des TOSS (maintenance informatique) et des enseignants (animation, accompagnement, méthodologie, etc...), l’emploi-jeune ne bénéficie pas des vacances scolaires même lorsqu’il n’y a pas "école ouverte" ou autres activités votées au CA, contrairement aux autres emplois-jeunes/aide-éducateurs relevant directement du lycée.

Embauché comme "animateur et tuteur de projets éducatifs", il ne se voit pourtant pas appliquer les dispositions salariales de la convention collective dont il dépend et ne bénéficie pas de temps de préparation pour ses FFP (Face à Face Pédagogiques). Se pose aussi la question de ses responsabilités quand il est seul en présence de lycéen(ne)s et étudiant(e)s parfois mineur(e)s. On ouvre ainsi grand la porte à la généralisation de la flexibilité, de l’allongement du temps de travail et de la réduction des rémunérations pour tous et toutes. Pour la petite histoire, une pointeuse est d'ailleurs imposée aux personnels non enseignants du lycée Gaston Berger !!!


Licenciement d’un emploi-jeune

Ce dernier constate que ni les formations, ni le plan de formation, pourtant conditions sine qua non à l'obtention de l'aide, ne lui ont été proposés pendant les 3 ans qu'il a passé au service de "GBIT". Un comble quand on sait que l'activité est hébergée dans un organisme de formation. Il en arrive à contester la définition du temps de service et des tâches qui lui sont imposés. Pas question pour lui en effet d’accepter des conditions de travail dégradées par rapport à ses collègues emploi-jeunes du lycée. L'envoi de courriers par le syndicat CNT-Education dénonçant cette situation, aussi bien au bureau de l'association, qu'au proviseur et au recteur n'ont reçu que des réponses évasives, lorsqu'elles ont eu lieu. Comme seul retour, le bureau de "GBIT" (composé de 2 enseignants du lycée et d'un membre de l'administration) va décider de poursuivre jusqu’au bout sa logique libérale. Ce bureau se transforme en troupe de choc du licenciement sec, ceci comme le plus vil des DRH (Directeur de Ressources Humaines) de multinationale ! Mise à pied et licenciement pour fautes graves.

Schizophrénie

Ce qui est moins banal (ou espérons le, pas en voie de banalisation) c’est que des salariés/employeurs, non content(e)s d’accepter, comme parfois ailleurs, la précarité de leurs jeunes collègues, l'ont ici construite eux-même et ont ainsi suivi le modèle capitaliste qui dévore l’école publique. De victime à bourreau, d'exploité à exploiteur, il n’y a qu’un pas... ou un instant de réflexion... Ces contrats dits d'insertion ne profitent au final qu'à l'employeur, qui reçoit de l'état 80% du salaire à verser pour une main d'oeuvre maléable et corvéable à merci, "l'heureux bénéficiaire" de l’emploi aidé, quant à lui, se retrouvant à la case départ, 3 ans plus tard, sans plus de diplômes et pour seul bagage un licenciement pour fautes graves. Doit-on continuer à laisser les Conseils d'Administration cautionner ces officines privées au sein des établissements publics et, plus généralement, le recrutement de personnes sous statuts précaires et le mode de gestion brutale du personnel qui en découle ? A vous de décider!

CNT-éducation 59 / 62



COMMUNIQUE CONFEDERAL DE LA CNT
AU SUJET DES MOBILISATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE

Mobilisations dans la fonction publique
Contre l'Etat-patron : la grève !

La CNT appelle aux journées de grève et de manifestations dans la fonction publique les 18, 19 et 20 janvier prochains.
Elle salue au passage l'unité des organisations syndicales qui appellent l'ensemble des salarié-e-s du public à se mobiliser.
Cette unité est  indispensable et a été maintes fois appelée de leurs voeux par les salarié-e-s. De ce fait, il est à parier que les mobilisations seront fortes dans tous les secteurs concernés.

Ainsi, les revendications salariales, hélas légitimes ( pas ou peu d'augmentations depuis trois ans) en annoncent d'autres. Les réformes successives visant la disparition des Services Publics ont une dynamique visible, affichée et commune : dégager des profits.

Il aura fallu pour cela imposer des logiques de rentabilité et externaliser une grande partie des services des entreprises publiques vers de sociétés privées :
-entretien des voies, nettoyage et restauration dans les trains, fermetures des lignes peu fréquentées pour les Transports,
-fermeture des bureaux  les plus reculés sur le territoire, éclatement  en trois groupes de gestion privée ( courrier, colis, finances), intégration des statuts bancaires pour la Poste,
-transferts des personnels TOS vers les régions, sous-traitance de la restauration par des entreprises privées, "obligation de résultat"  instituée par la loi Fillon dans l'Education Nationale,
-sous-traitance de l'acheminement et du traitement des Eaux,
-sous-traitance de l'entretien des réseaux EDF-GDF,
-privatisation totale du service public des Télécommunications.
De ce fait, la précarité est le fléau de tous les secteurs publics et les clients ont peu à peu remplacé les usagers.
Les inégalités de statut au sein du Service Public et d'accès à ces services pour les usagers sont criantes. Les coupures d'électricité pour cause de non-paiement sont, de fait, criminelles.

Les salaires cachent mal la forêt !
C'est pourquoi la CNT dénonce l'éparpillement sur trois jours d'une grève que tout rassemble.
Cependant, les salariés vont renouer avec le seul moyen de s'opposer durablement à l'Etat-Patron : la grève !
La CNT s'emploiera dans les assemblées générales des travailleurs-euses grévistes à transformer ces trois jours en une mobilisation d'ampleur.

CNT - Bureau confédéral - Secrétariat médias - Le 16 janvier 2005

Quatre tracts parmi d'autres :
CNT équipement
  (format pdf - 105 ko)
Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord (format pdf - 51 ko)
Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (format pdf - 82 ko)
Fédé CNT santé-social (format pdf - 125 ko)




GREVE

DES TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE



Contre la casse du service public, contre les suppressions massives de postes, pour la titularisation des travailleurs précaires (sans condition de concours), pour le rattrapage du pouvoir d'achat des salaires et des pensions *, pour la revalorisation des bas salaires, pour la défense des garanties statutaires...


Tous et toutes en grève le jeudi 20 janvier 2005 !
Manifestation régionale à Lille (14 h 30 Porte de Paris)


* Entre le 1er janvier 2000 (fin du précédent accord salarial) et le mois de novembre 2004, les fonctionnaires ont enregistré une baisse de 5 % environ de leur pouvoir d'achat (cette baisse étant liée au décrochage de la valeur du point comparativement à l'évolution des prix). Le ministre de la fonction publique refuse de rattraper cette baisse de 5 % pour la période 2000-2004 et refuse d’anticiper l'évolution prévisible des prix pour l’année à venir (malgré l’obligation faite au gouvernement de négocier annuellement le traitement de ses fonctionnaires, il ne veut pas inclure une clause de rattrapage en fin d'exercice).


 Quatre tracts parmi d'autres :
CNT équipement
  (format pdf - 105 ko)
Syndicat CNT des travailleurs territoriaux du Nord (format pdf - 51 ko)
Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (format pdf - 82 ko)
Fédé CNT santé-social (format pdf - 125 ko)

 


LES PAUVRES PLUS PAUVRES. LES RICHES PLUS RICHES ?


En mai-juin dernier, des manifestations de masse se sont produites partout en France pour dire non aux réformes qui portent un coup sans précédent à tous les acquis sociaux hérités des luttes passées.

Un mouvement social d'envergure s'est imposé pour défendre des services publics de qualité qui puissent garantir une égalité d'accès à l'éducation, à la culture, à la santé, à la retraite, POUR TOUS, et refuser la mise en oeuvre de la politique du MEDEF et de ses logiques dévastatrices :

Travailler plus avec moins de droits sociaux : halte au scandale !



Alors que depuis le début de l'année on compte 33 licenciement à l'heure, Raffarin et Seillères se plaisent à répéter qu'il est urgent de « remettre la France au travail », que ce pays ne peut rester un « grand parc de loisirs ».

Qu'à cela ne tienne : des réformes convergentes pleuvent tous azimuts pour nous faire travailler toujours plus avec de moins en moins de droits :

Définitivement adoptée le 14 août, la réforme Fillon sur les retraites, fait passer à 42 ans de cotisation, sous prétexte d'«équité», tous les salariés (avec révision à la hausse tous les 5 ans), et cela au mépris des inégalités de carrière entre homme et femme, au mépris du décompte différent des annuités dans le public et dans le privé, au mépris enfin des millions de « demandeurs d'emplois » pour qui s'éloigne un peu plus la perspective d'une retraite décente.

L'accès à l'emploi se fait sur des bases toujours plus précaires. Alors que les CDI sont devenus denrées rares, la multiplication des statuts et le recours aux contrats précaires (CES, CEC, vacataires, intérimaires.) se généralisent à tous les secteurs, obligeant les travailleurs à se soumettre à des temps partiels imposés, à la flexibilité des horaires et aux cadences accélérées de travail générant stress et mal être. Hier, l'application des 35 heures ont intensifié cette flexibilité et précarisation du travail, offrant au patronat français l'heure de travail la plus productive du monde. Aujourd'hui, gouvernement et patronat veulent revenir sur le seul aspect positif de cette loi : la réduction de 4 heures de travail.

Parallèlement, avec l'instauration du RMA, c'est une véritable obligation au travail sous-payé qui est introduite. CDD de 6 mois, renouvelable 2 fois, offrant aux patrons le bénéfice du RMI et une main d'ouvre à 4,3 euros / l'heure TTC, le RMA impose une distinction entre bons et mauvais demandeurs d'emplois, porte directement atteinte au SMIC et ajoute un peu plus à l'exploitation des plus pauvres.

Après les intermittents, c'est l'ensemble de l'indemnisation du chômage qui est attaquée. Les ASS (Allocations de Solidarité Spécifique) réduites à 2 ans alors qu'elles étaient auparavant versées sans condition de durée, c'est plus de 850 000 demandeurs d'emploi se retrouvant sans droits et réduit au RMI. La baisse des impôts directs de 3% qui bénéficie aux plus riches représentera cette année un manque à gagner de 1.8 milliards ! Tandis que la réduction de l'ASS fera économiser à l'Etat 150 millions d'euros en 2004, un demi-millard en 2005 (cf. Le Monde du 19/9/03).

Une réforme de la sécu est annoncée pour l'automne, enclenchant le pas au déremboursement de centaines de médicaments, à la hausse du forfait hospitalier : une fois de plus, c'est l'égalité des droits sociaux qui est entamée. Combien serons-nous à être bientôt trop pauvres pour être soignés ?

Des sacrifices pour garantir la solidarité nationale : halte à l'arnaque !



L'appel répété aux « sacrifices nécessaires » et l'illusion entretenue que la somme des ces sacrifices garantira un avenir meilleur masquent une réalité scandaleuse : l'ensemble des efforts demandés se fait toujours du côté des travailleurs (les plus pauvres), offrant autant de victoires aux patrons dont les profits ont considérablement augmenté (en 20 ans, la part des salaires dans la richesse produite est passé de 70 à 60% au bénéfice du seul capital).

Le calcul est en effet assez simple : plus les efforts sont importants du côté des travailleurs, plus le coût du travail baisse, et augmentent à l'autre bout les bénéfices (si en 1945 la participation au financement des caisses sociales était pour le patronat 4 fois supérieure à celle des salariés, elle n'est plus aujourd'hui, après des décennies d'exonérations et de baisses de charges, que de 1,5).

Tout est à nous ! Nous ne garderons que ce que nous défendons !



Face à tant d'attaques et d'intox sur le caractère nécessaire, inéluctable et urgent de ces réformes, réaffirmer nos droits, exiger un autre partage des richesses et lutter pour une solidarité véritable devient incontournable pour tous ceux et celles qui ne se résignent pas à l'explosion des inégalités !

Résister, refuser ces démolitions dépend de chacun de nous. Sur nos lieux d'habitation, sur nos lieux de travail, les luttes quotidiennes sont à construire !

Dénonçons l'hypocrisie des discours politiciens et médiatiques qui exigent toujours plus d'efforts de la part des plus démunis. L'heure est plus que jamais à la mobilisation !

Changer de société : oui !
Changer de majorité : pour quoi faire ?



Face à ces attaques, pourtant rien de mobilisant. Changer la majorité ? Les élections ont l'air de monopoliser la parole. Qui sera candidat, où, en fonction de quelle stratégie arriviste, en fonction de quel groupe de pression au sein du parti et ainsi de suite...

On sait très bien qu'une autre majorité ferait la même chose. L'esprit libéral ne connaît pas les frontières politiques. Il souffle à droite, à gauche, au centre au point qu'on ne peut plus reconnaître : ni la droite, ni la gauche, ni le centre.

Aux élections de 2004, ce sera trop tard : c'est aujourd'hui qu'il faut dire non ! Développons nos refus, nos luttes. Soutenons toutes les actions - mêmes minimes - qui disent NON !




CHARTE DEMOCRATIE DIRECTE


Voici pour info la proposition de charte sur laquelle travaille la commission du même nom pour un bon fonctionnement démocratique et autogestionnaire de la coordination intermittents et précaires d'Ile de France et aussi de la coordination nationale des intermittents.

Eric Dussart (SSEC-CNT / Lille).

Une proposition de charte en trois points :
- l'esprit de la coordination
- l'assemblée générale
- les commissions


L'esprit de la coordination

La Coordination des intermittents et précaires d'île de France est née autour du refus du protocole d'accord relatif à l'assurance chômage des intermittents du spectacle signé dans la nuit du 26 au 27 juin 2003 par le Medef et trois syndicats minoritaires.
Suite à l'occupation de la salle charlie parker de la grande halle de la villette à paris le samedi 28 juin, une Assemblée Générale s'est réunie spontanément. Le nom de "Coordination des intermittents et précaires d'île de France" a été voté et un fonctionnement en commissions libres s'est institué.
Elle fait le choix de réunir des personnes syndiqués et non-syndiqués en dehors de leurs appartenances politiques ou religieuse au sein d'une organisation horizontale basée sur la démocratie directe, l'auto-discipline et la responsabilité individuelle de chacun de ces membres. Elle a la volonté de mener avec le plus grand nombre, la lutte pour la défense de la culture et d'élargir la combat dans la perspective d'une réforme pour de nouveaux droits.
Dans cet esprit, elle a à c¦ur d'établir et d'entretenir un réseau d'échanges avec les autres branches du secteur économique.

L'assemblée générale

L'assemblée générale de la Coordination des intermittents et précaires d'île de France est souveraine et décisionnaire.

L'AG renouvelle par vote les membres de la tribune à la fin de chaque séance.

L'ordre du jour est proposé en réunion inter-commissions. Cette réunion reste ouverte. Elle prépare et commente l'AG. Chaque commission est tenue d'y être représentée par un référent. Les membres de la tribune élus la veille en AG se doivent d'y assister.
L'ordre du jour et la Tribune sont validés par un vote de l'AG.

La tribune est un outil technique et faillible. Elle veille au bon fonctionnement de l'AG. Elle se compose de :
- Un président de séance qui veille au bon déroulement de l'ordre du jour et conduit les débats.
- Un assistant volant (avec une cape)
- Un assistant médiateur (avec un casque) qui modère les conflits
- Deux responsables des tours de parole
- Deux secrétaires se désignant dans l'AG. Les secrétaires rédigent un compte rendu consultable.

Les membres de la tribune observe un devoir de réserve quant à d'éventuels commentaires. Ils conservent le droit au tour de parole et au vote.

L'AG mandate des commissions ou des individus dans le cadre d'une mission préalablement définie dans son but et sa durée. Tout mandaté rend compte de son mandat à l'AG

L'AG peut à tout moment demander à toute commission un rapport d'activité. Le dialogue lors de ces communications s'établit, s'organise et se transforme au présent.

Ce que vote l'AG :

Tout vote est précédé d'un débat

- Tout textes amené à être diffusé au nom de la coordination
- Les mandats
- La tribune de la prochaine AG
- La charte et le règlement intérieur
- Suivant les débats et sur proposition de la tribune, elle peut voter tout point nécessitant validation, figurant ou non à l'ordre du jour

Les commissions

Les commissions fonctionnent suivant le principe de la libre association.
Elles sont librement créées au sein de la coordination. Elles sont techniques, ouvertes et libres d'accès.

Elles présentent leurs intentions et fonctionnement librement établis devant l'AG.
Elles sont tenues de rendre compte de leurs activités devant l'AG. Elles sont responsables devant l'AG des décisions et actions engagées. Leur champ d'action est en accord avec l'esprit de la coordination.

Chaque commission nomme quotidiennement un référent qui la représente aux réunions et, si nécessaire, en AG.

Règlement intérieur

Les commissions

Les commissions sont ouvertes à tous. Elles sont composées de libres membres. Leur fonctionnement est établit librement par chacune d'entre elles en accord avec l'esprit de la coordination (démocratie directe, auto-discipline et responsabilité de chacun)

Chaque commission nomme quotidiennement un référent. Il assiste à la réunion inter-commissions de préparation de l'AG.

Les réunions Inter-commissions

Elles sont de deux sortes.
1/ Préparation de l'AG: bi-quotidienne, prépare et commente (debrieffing) les AG.
2/ Coordination: réfléchit, entretient, amende, modifie l'organisation du travail au sein de la Coordination. Elle est aussi le lieu de débat, de réflexion sur les orientations, les stratégies de la coordination. Ces discussions débouchent sur des propositions à l'AG qui décide. Ces réunions sont ouvertes.

Préparation de l'AG Arriver en retard est super chiant pour les autres et le bon déroulement de la réunion.
Chaque référent se doit d'y assister. Un président, un rapporteur, un responsable de tour de parole sont nommés.
Chaque référent fait une proposition pour l'ordre du jour. Les propositions sont discutés. Un ordre du jour est établi. Certaines propositions peuvent être repoussées à un AG ultérieure.
Tout problème d'organisation, de stratégie, de positionnement, d'orientation ne relevant pas d'une décision à présenter à l'AG est écarté et renvoyé en réunion inter-commissions

Coordination

Arriver en retard est super chiant pour les autres et le bon déroulement de la réunion.
Cette réunion est limitée dans le temps. Elle est une tribune ouverte. Un ordre du jour peut être établit. Les personnes présentent cherchent des solutions aux problèmes d'organisation, de stratégie, de positionnement, d'orientation de la Coordination.
Un système de médiateur est mis en place pour aider à régler les problèmes inter ou internes aux commissions. Ces médiateurs sont le dernier recours. La durée limitée de chaque séance permet de laisser reposer la réflexion, d'essayer de ne pas se perdre dans les dédales délicieux du palais biscuit de l'agora (ronge les murs, lèche les vitres)

Le règlement intérieur conseille aux membres libres des commissions de changer de commissions, de ne pas se considérer comme indispensable. Les responsabilités doivent tourner, s'échanger, il faut savoir passer le relais (c'est à dire former les nouveaux libres membres au fonctionnement de la commission, leur transmettre les documents et infos inhérents à).

Les libres membres de la Coordination s'engagent au respect du matériel et des lieux mis à leur disposition.

Les communications quotidiennes d'informations entre commissions se font si possible par écrit (note de service)

L'accueil n'est pas un secrétariat. Il diffuse des informations générales sur la coordination, son actions, et renvoie les demandes vers les commissions concernées. De fait les commissions se doivent de tenir informé l'accueil de leurs activités, publications etc. L'accueil ne passe pas de coup de téléphone, ne prend pas de rendez-vous, ne balaie pas la salle, ne fait pas les courses pour les commissions.

Le comité de rédaction fonctionne à travers un site internet. Il regroupe, recoupe les textes produits et diffusés par les commissions au nom de la coordination. Les textes en écriture y sont soumis aux réflexions, augmentations, remarques des autres libres membres dans un esprit d'amélioration de synthèse et de clarté.



LE DROIT DE GREVE DANS LE PRIVE


La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d'appuyer des revendications professionnelles.

Si dans le secteur public la loi a réglementé de manière relativement conséquente l'exercice du droit de grève, dans le secteur privé, la réglementation est très pauvre, ainsi :

- les syndicats n'ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d'une grève ; leur intervention n'est nullement obligatoire même si dans la pratique, il est fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement ;

- aucun préavis légal n'existe ; les grévistes peuvent donc cesser le travail dès que l'employeur a eu connaissance de leurs revendications.

A noter : une convention collective ne peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés l'exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la loi peut créer un délai de préavis de grève s'imposant à eux (Cour de cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).




NOS RETRAITES NE SONT PAS A VENDRE !


Répartition ou capitalisation ?

Les premiers systèmes de retraite mis en place au début du 19ème siècle étaient des systèmes par "capitalisation". Après la dépression des années 30 où de nombreux épargnants furent ruinés, le mouvement syndical a réussi à imposer un système par "répartition" fondé sur la participation du patronat (cotisations sociales) et la solidarité entre les générations (cotisations des salariés en activité).

Le projet de loi gouvernemental qui sera voté en juillet à l'Assemblé nationale veut ré-introduire le système par "capitalisation" à côté du système actuel. L'État et le patronat comptent réduire progressivement le montant de nos retraites pour nous obliger à compléter notre pension par capitalisation, et cela jusqu'à ce que le nouveau système se substitue entièrement à l'ancien. Si ce type de système est adopté, nos cotisations seront alors gérées soit par « notre » patron, soit par une compagnie d'assurance, soit par une banque. Bien sûr, le montant de notre retraite ne dépendra plus de nos dernières fiches de paie et ne sera indexé ni sur les salaires ni sur les prix. Enfin, nos cotisations seront placées en bourse... et rien ne garantit qu'elles nous seront reversées sous forme de pension une fois atteint l'âge de la retraite !

Comme le prouve à la fois l'Histoire et l'actualité des pays où il est actuellement en vigueur, ce système est extrêmement dangereux pour les salariés. Rappelons pour mémoire qu'en 1991, Robert Maxwell, le magnat de la presse bri- tannique, a pillé les fonds de pension de ses 32 000 salariés avec la complicité de ses banquiers et de son cabinet d'audit. Par ailleurs, tout le monde se rappelle qu'en 2001, le géant américain "Enron" a vu sa valeur boursière s'effondrer. Les fonds de pension de cette compagnie ayant été investis en actions. "Enron" (!), ce sont 40 000 salariés qui ont été spoliés non seulement de leur emploi mais aussi de leur épargne salariale et de leur couverture-retraite. Dernier exemple en date : il y a un an en Suisse, suite à une crise boursière, l'État a autorisé le patronat à verser aux retraités moins de ce qu'il leur devait, le contribuable (c'est à dire les salariés !) prenant en charge la différence. Bref, le système par "capitalisation" n'offre aucune sécurité par rapport au système par "répartition". Si le projet de loi "Fillon" est voté, notre retraite sera à la merci d'une escroquerie ou d'une crise comme le capitalisme en génère régulièrement !

Quelle durée de cotisation ?

Depuis 1993, les salariés du privé doivent cotiser 40 annuités pour pouvoir toucher 100 % de leur retraite. Avec l'entrée tardive dans le monde du travail et les périodes de chômage qui émaillent la vie d'un salarié, il sera déjà difficile pour un grand nombre d'entre nous de cesser le travail à 60 ans avec 100 % de notre retraite. Certes, les retraites complémentaires assurent actuellement la différence. Mais avec l'allongement de la durée de cotisation à 42 ou 45 annuités (comme le préconisent gouvernement et patronat), les organismes de retraites complémentaires ne pourront pas suivre et deux solutions s'offriront alors aux salariés : l'adhésion à une caisse de retraite par "capitalisation" pour les plus riches, la poursuite de leur activité salariée jusqu'à 67 ou 70 ans pour les plus pauvres !

Avec quel financement ?

Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, il n'y a pas de «problème des retraites » en France. En effet, la richesse produite est largement suffisante pour assurer la pérennité du système actuel. Le problème, c'est la façon dont est répartie cette richesse. Les profits capitalistes représentent des milliards d'euros. Imposons l'augmentation des cotisations patronales et l'augmentation de nos salaires... et le système de retraite par "répartition" sera sauvé !

Comment lutter ?

L'offensive du patronat et de l'État bat son plein. Ils ont déclaré la guerre aux travailleurs et aux chômeurs : licenciements massifs, augmentation de la flexibilité et des contrats précaires, accord Unedic au détriment des chômeurs, casse de la retraite et de la Sécu, casse du service public (décentralisation, non remplacement des fonctionnaires partant en retraite sauf dans la police !), lois sécuritaires contre les pauvres.

Face à cette attaque massive, il n'y a pas à négocier. Négocier, c'est déjà perdre. Cessons d'être dans la défensive et construisons la riposte ! Nous avons le nombre, nous sommes la force de travail, nous sommes les producteurs : sans nous, le patronat n'est rien. Alors pourquoi céder aux exigences patronales et étatiques comme le font certaines centrales syndicales en abandonnant par exemple la lutte sur la durée de cotisation pour les retraites en contrepartie de quelques miettes ?

Nous ne devons pas attendre les vacances d'été pour réagir. Les manifs d'un jour ne soumettent à aucune pression État et patronat. Elles permettent juste aux directions des grosses confédérations de faire croire qu'elles luttent tout en contrôlant la contestation. Un véritable rapport de force est à créer. Construisons l'offensive à la base, dans l'unité d'action, sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui négocient déjà à notre place et se perdent dans des luttes stratégiques et électoralistes qui ne nous concernent pas. Mettons en place des assemblées générales dans tous nos lieux de travail, boîtes par boîtes (privé et public), seul moyen nous permettant de décider tous ensemble à la base des offensives à mener. Faisons converger les luttes, coordonnons nos actions et généralisons la grève reconductible qui a déjà commencé ici et là et qui seule nous permettra d'imposer nos choix.

Union régionale CNT du Nord / Pas-de-Calais


Nos revendications :
- Retour aux 37,5 annuités de cotisation pour les salariés du privé ;
- Droit à la retraite à 55 ans pour tous (avec versement d'une pension à 100 % quelle que soit la durée de cotisation et avec créations d'emplois correspondants aux départs en retraite) ;
- Financement des retraites par l'augmentation des cotisations patronales et l'augmentation de nos salaires ;
- Refus de toute forme de capitalisation (épargne salariale, fonds de pension et stocks-options) ;
- Refus de l'étatisation de la Sécu et de son financement par l'impôt (taxes et CSG) ;
- Revalorisation et égalisation des retraites (création pour chacune des trois branches de la Sécu et de l'assurance-chômage d'un régime universel afin qu'aucun individu ne soit exclu d'une couverture sociale) ;
- Suppression des exonérations de cotisations sociales décidées par l'État, exonérations constituant des effets d'aubaine pour le patronat (35 heures, zones franches.) ;
- Basculement de l'assiette des cotisations sociales de la masse salariale vers la "valeur ajoutée", c'est à dire vers la richesse créée dans l'entreprise par les travailleurs (travail + profits) ;
- Autogestion des caisses par les assurés sociaux et les salariés (sans le patronat et l'État).




RETRAITES


Les semaines qui viennent seront décisives pour l'avenir des retraites ! Si nous ne luttons pas, nous n'aurons bientôt plus que nos yeux pour pleurer !

Sous prétexte d'équité sociale, le gouvernement Raffarin est déterminé à aligner les salariés du public sur les 40 annuités imposées aux salariés du privé par Balladur en 1993. Au-delà, il envisage le passage à 42 ans de cotisation pour tous et une révision à la hausse tous les cinq ans "en fonction de l'évolution de l'espérance de vie".

Public, privé : 37 ans ½. c'est plus qu'assez !

Cette "réforme" du système des retraites par répartition repose sur un principe inique : faire payer les salariés pour épargner les patrons ! En effet, l'augmentation des cotisations de 7,85 % à 10,35 % du salaire brut, pour les salariés du public comme pour ceux du privé, équivaut à une baisse du salaire réel de 2,5 %. En revanche, aucune augmentation des cotisations patronales n'est envisagée ; la tendance est plutôt aux exonérations.

La retraite à la carte, on n'en veut pas !

En excluant d'augmenter la contribution des entreprises, la "réforme" organise le dépérissement du système par répartition sans l'attaquer de front et ouvre la voie à la capitalisation. La hausse de durée des cotisations et la baisse des retraites (décote de 3 % par année manquante et calcul sur les trois dernières années plutôt que sur les six derniers mois = moins 25 % pour un salarié du public à 37,5 annuités) incitera les salariés les plus aisés à recourir à l'assurance privée pour partir avec une retraite convenable à 60 ans ou après les 37,5 annuités. Pour les autres, le travail forcé : la bourse ou la vie ! Le gouvernement appelle ça "la retraite à la carte" ! C'est une démarche individuelle qui est proposée aux salariés : capitaliser ou se contraindre au travail pour conserver des retraites suffisantes. Une logique de servitude volontaire et d'isolement qui renforce les inégalités. Après les emplois-jeunes, les emplois vieux ? Avec l'allongement de l'activité, les plans sociaux, la logique de "mobilité" et de "formation tout au long de sa vie", un job en fin de carrière mal payé pour échapper au chômage. c'est la retraite calculée sur les meilleures années qui baisse ! Le patronat triomphe. Le Medef poursuit tambour battant son offensive de "refondation sociale" : toujours moins d'impôts et de cotisations sociales, toujours plus de profits ! Il ne supporte plus de financer les revenus des personnes qui ne sont pas exploitées au travail comme les retraités, les malades (à quand la privatisation de l'assurance maladie ?) ou les chômeurs. Il veut détourner les sommes investies dans les systèmes par répartition pour alimenter les compagnies privées d'assurances et de retraites par capitalisation qui spéculent et imposent partout la baisse des coûts salariaux et les plans de restructuration.

Pour une répartition égalitaire des richesses.

Cela fait des années que gouvernements, patronat et médias présentent la réforme du système par répartition comme "inéluctable" voire "mathématique". Il suffirait pourtant d'annuler les exonérations de charges concédées aux entreprises et qu'une partie des gains de productivité soit consacrée aux retraites pour qu'il n'y ait plus aucun problème de financement (d'ailleurs, durant les 40 dernières années, le coût des retraites a été multiplié par 10 sans affecter le système de répartition et ce coût ne sera à multiplier que par 3 durant les 40 prochaines années). Les cotisations patronales ne portent que sur les salaires et la part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est tombée de 67 % en 1980 à 58 % aujourd'hui. C'est à dire que la richesse créée par les travailleurs est de plus en plus consacrée aux profits et à la rémunération des actionnaires. Il faut bas?????? ?????culer l'assiette des cotisations sociales de la masse salariale vers la valeur ajoutée. Tout est question de répartition des richesses et de choix de société !

Grève générale Interprofessionnelle et reconductible !

Pour garantir nos droits, nous devrons surtout compter sur notre détermination. Il faudra dépasser les divergences syndicales et préparer l'unité à la base pour stopper cette politique de destruction des acquis sociaux. Les grèves d'une journée avec des mots d'ordre dispersés ne suffiront pas ! Il faut nous emparer des journées de mobilisation pour imposer nos revendications contre les propositions de la CFDT et d'autres qui acceptent déjà les 40 ans et négocient des miettes en contreparties.

CNT-Lille





EN PLEIN 19ème SIECLE...


Avant, pendant et après la Busherie, les frappes continuent : occupations militaires US en Irak, israélienne en Palestine ou française en Côte d’Ivoire… et ici on casse les retraites et l’emploi, on privatise les services, on précarise… histoire d’isoler les prolétaires et de détruire les protections et conventions collectives ("compétence" et arbitraire se substituant à la qualification et aux statuts alors que le PARE a déjà enterré l’assurance-chômage).

Une guerre impérialiste s’accompagne toujours d’une guerre sociale ; une guerre sociale toujours de l’intensification de l’ordre moral via notamment la criminalisation des victimes (sans-papiers, prostitués, chômeurs, précaires…) et du mouvement social, pour crever dans l’œuf la lutte collective et syndicale.

Nous ne sommes pas coupables d’être précaire, chômeur, licencié à 50 ans, sans-papiers, mal-logé, emploi-jeune… Nous ne sommes pas privilégiés d’avoir un emploi, d’être retraité, fonctionnaire, intermittent ou étudiant… Nous sommes tous exploités !

Pas plus que l’ONU n’empêchera les guerres et le retour à la colonisation, ni les grèves d’un jour, corporatistes et parcellaires, ni la cogestion des syndicats réformistes ne contreront les attaques qui nous ramènent en plein 19ème siècle.

Grève générale interprofessionnelle et reconductible !



FAIRE CONVERGER LES LUTTES A L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE


Les attaques contre les services publics, les acquis sociaux et le système de protection sociale s'accélèrent. Les objectifs sont toujours de soumettre la société aux normes capitalistes de la rentabilité et du profit.

Cela peut sembler paradoxal aux adeptes de l'État-providence mais, pour défendre les droits sociaux et les services publics socialement utiles, les salariés ne peuvent compter que sur leurs propres forces ! C'est bien l'État, gauche ou droite au pouvoir, qui privatise, asphyxie et ouvre au capital privé les services publics. La « décentralisation » annoncée n'est qu'une forme déconcentrée de ce pouvoir d'État destinée à accompagner ses politiques d'austérité, d'exploitation et de flicage de proximité. Rien à voir avec une décentralisation au service de la satisfaction des besoins sociaux. C'est encore l'État qui arbitre en faveur des patrons sur la question de la sécurité sociale et des retraites.

Sans entrer dans le débat théorique sur la nature de l'État, il suffit d'observer les faits. L'État démocratique, qui privilégie par ailleurs la police et l'armée, est loin de garantir l'égalité ou la justice sociale. Il satisfait plutôt les intérêts des patrons chaque fois qu'il détourne les salariés de leurs revendications collectives salariales en remplaçant les cotisations sociales payées par les patrons (Sécu : retraites, maladie et Unédic) par des dépenses publiques (CMU, emplois aidés et RMI). Car l'argent public repose surtout sur les taxes et contributions payées par les salariés et très peu par les hauts revenus et les profits des patrons (l'impôt sur les sociétés baisse sans cesse ; de 50% en 1986, il est passé à 33,3% aujourd'hui). La fiscalité porte surtout sur le Travail et non sur le Capital. Ainsi l'État ne remet pas en cause le partage inégalitaire des richesses : il l'entretient. Les budgets de ces dernières années prouvent que la tendance se renforce, car les cadeaux aux entreprises et aux revenus élevés se multiplient. Il est évident que ces politiques condamnent les services publics et la protection sociale. Plutôt que d'augmenter les cotisations, donc les salaires, pour financer les pensions, c'est l'allongement de la durée d'activité et l'épargne salariale individuelle qui sont privilégiés. Le gouvernement Raffarin remet en cause les mécanismes des préretraites (FNE, CFA.) et la loi Fabius de février 2001 avait déjà prévu des Plans Partenariaux d'Épargne Salariale Volontaire (PPESV avec le soutien du PCF). Ces mesures vont encore réduire la rémunération sous forme de salaires et réduire d'autant les ressources de la Sécurité Sociale. Car les patrons ne sont pas philanthropes et ne vont pas sacrifier spontanément leurs profits pour céder à la fois de l'épargne retraite et des salaires (un accord CFDT-CFTC-MEDEF prévoit de toute façon le blocage des cotisations sur 10 ans). La part des salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est déjà tombée de 67% en 1980 à 58% aujourd'hui.

C'est donc une démarche individuelle qui est proposée par l'État aux salariés pour les pousser à se maintenir au travail afin de conserver des retraites suffisantes : une logique de servitude volontaire et d'isolement. Après les emplois-jeunes, les emplois vieux ? Les jeunes retraités sont déjà sollicités dans l'éducation ou la santé pour couvrir les besoins. Un job en fin de carrière mal payé. et c'est la retraite calculée sur les meilleures années qui baisse. Le patronat triomphe :

il réduit les cotisations sociales (Il ne supporte plus de verser un salaire à des personnes qui ne sont pas exploitées comme les retraités, les malades, les chômeurs., les intermittents du spectacle),

il divise les salariés ; l'épargne salariale est en effet hors de portée des bas salaires (8% des smicards souscrivent à l'ES actuellement contre 45% avec un salaire mensuel d'au moins 20 000 francs) ; elle favorise l'individualisme et la constitution d'une classe de salariés actionnaires schizophrènes aux dépens de la solidarité de classe (d'autres diront du lien social) et de la revendication collective sur les salaires et leur socialisation,

il capte l'épargne de ses salariés pour l'investir dans l'économie boursière.

La lutte pour la défense du système de retraite par répartition est décisive. Elle doit permettre à l'ensemble des salariés de prendre conscience de leurs intérêts collectifs autour de la question des salaires et des cotisations sociales et ainsi de résister par l'action revendicative à toutes les autres formes d'exploitation économique ou de soumission aux dogmes de la société individualiste et marchande. La défense des retraites par répartition n'est qu'une étape dans la lutte pour que le travail ne soit plus une marchandise soumise à la loi de l'offre et de la demande. Mais si les travailleurs s'en donnent les moyens, la richesse qu'ils créent sous forme de salaires et de cotisations imposées aux patrons, il n'y aura plus aucun obstacle au maintien des retraites par répartition, à la reconquête et l'extension des services publics !

Le salaire n'est pas un simple revenu individuel. Il est défini par des conventions collectives et correspond à une récupération partielle de la richesse produite par les salariés. À l'inverse, les versements provenant de l'État (aides sociales sur impôts payés essentielle- ment par les travailleurs) et l'épargne individuelle (gérée en plus par des assurances privées ou l'entreprise elle-même avec l'actionnariat salarié) ne touchent pas à la répartition des richesses.

Bloquer les salaires (35 heures) et les cotisations (accord MEDEF-CFDT), multiplier les exonérations patronales et financer par l'impôt (taxes et CSG), favoriser l'épargne individuelle. c'est priver le régime par répartition des ressources prises sur les profits patronaux et ainsi le laisser dépérir au profit de l'assurance privée sans l'attaquer de front.

Les syndicats intégrés à la gestion du système capitaliste et étatique se contentent de mobiliser de temps à autre les salariés pour gagner des places aux tables de la cogestion et du paritarisme (pour gérer les fonds de pension aussi) ou préparer les alternances politiques. Ils sont prêts à accepter le travestissement du Travail (les salaires) en Capital (intéressement participation, plan épargne entreprise, épargne salariale) pour participer à la gestion des entreprises et des futurs fonds de pension.

Les appels catégoriels à la grève ou aux manifs du dimanche se multiplient comme s'il fallait canaliser la colère des salariés pour éviter que les prises de conscience et les luttes ne se fédèrent en un mouvement social autonome capable d'imposer ses intérêts propres contre ceux des patrons, de l'État et des partis qui briguent le pouvoir.

Seule une grève unitaire et reconductible en AG agira directement sur le gouvernement et les patrons. Après les grèves du 3 octobre contre la privatisation d'EDF et du 17 octobre dans l'Éducation nationale, après les mouvements des intermittents du spectacle, de l'ANPE, de France Télécom, d'Air France, à La Poste et dans les hôpitaux.il est temps de faire converger les luttes à l'occasion de la journée nationale des cheminots du 26 novembre.

Augmentation des salaires (à commencer par les plus bas) et des cotisations.

Titularisation sans conditions de tous les précaires.

Retraite pour tous à 55 ans.

Refus des retraites par capitalisation, de l'étatisation de la Sécu et de son financement par l'impôt.

Autogestion des caisses de la Sécu par les assurés sociaux (sans le patronat et l'État).

Reconquête et extension des services publics socialement utiles : école-ascenseur culturel, santé et soins pour tous, transports collectifs gratuits, accès pour tous à la communication et aux nouvelles technologies, etc.

CNT - Lille





PREPARER LA GREVE DU 17 OCTOBRE !


Les gouvernements changent, l'Etat accompagne toujours l'offensive patronale de refondation antisociale et renforce ses fonctions répressives. Les annonces du budget 2003 sont édifiantes:

- baisse de 5 % de l'impôt sur le revenu : cadeau de 2,55 milliards d'euros aux plus riches,
- baisse de la taxe professionnelle, aides reconduites pour les 35 H-Aubry et assouplissement heures sup,
- Fillon : quinze milliards d'euros d'économie pour le patronat,
- exonération de charges aux entreprises payant leurs salariés au Smic : un milliard et demi d'euros,
- dix milliards d'euros pour le plan sécuritaire de Sarkozy et dix autres milliards pour l'armée

Du fric pour les riches, austérité pour les services publics et des flics pour les pauvres !

Dans l'éducation, alors que les départs en retraite se font de plus en plus massifs (40% des personnels d'ici 2010), sous prétexte d'équilibre budgétaire et de baisse démographique, le ministère Ferry poursuit allégrement l'objectif de dégraissage : les licenciements et les suppressions de postes se multiplient.

Les collègues précaires qui se retrouvent sans emploi depuis cet été sont les victimes immédiates, et annoncées, des mesures de cartes scolaires prises sous le ministère Lang Les centaines de vacataires et contractuelles au chômage, plus de 700 dans l'académie de Lille, constituent le vivier de main d'ouvre qualifiée qui assurera les besoins de remplacements. Ceci à moindre coût puisque outre les bas salaires, les conditions d'emploi sont revues à la baisse (durée des contrats, congés payés et droits au chômage soumis à conditions drastiques).

Le nouveau budget 2003 amplifie les menaces puisque les 3000 créations d' emplois "programmées" dans le cadre des accords Sapin pour la titularisation des précaires "sapinisables" devraient disparaître. La situation révèle une fois de plus le leurre que constitue le protocole Sapin. Il a surtout encouragé l'Etat patron, le ministère, à institutionnaliser le recours à la précarité avec l'aval des syndicats signataires.

- 18 000 licenciements sont aussi programmés chez les aides-éducateurs pour juin 2003. Rien n'est prévu pour la sortie du dispositif et la cellule emploi jeune du rectorat reste une annexe de l'ANPE ou de Macdo, un tremplin vers les nouveaux contrats jeunes de Raffarin. La gauche a fourni des précaires aux services publics, la droite les renvoie au privé !

- Chez les Atoss victimes d'une ARTT sans création d'emplois, la flexibilité et la précarité restent la variable d'adaptation des besoins à l'austérité budgétaire. Des centaines de CES et contractuel(le)s sont renvoyés comme chaque année vers les ANPE avec souvent la caution des élu(e)s aux conseils d'administration sous prétexte des surcoûts budgétaires qu'occasionnerait la conversion des contrats en CEC ou en CDI.

5 600 suppressions de postes MI-SE sont aussi envisagées, avec davantage de personnes touchées car les MI SE à mi-temps sont nombreux(ses) et le statut actuel, bien qu'imparfait, permet à des étudiant(e)s défavorisé(e)s de poursuivre leurs cursus universitaires.

Dans les établissements, le nombre d'élèves par classe est toujours trop élevé, l'encadrement est insuffisant (enseignants, CPE , CO, PSY, CDI, surveillants, personnel Atoss).Ces conditions compromettent la réussite des élèves, en particulier les plus défavorisés. Avec moins d'enseignants et de surveillants pour éduquer et enseigner, on se replie sur une gestion autoritaire des gamins ( cf. redéfinition du rôle des CPE, développement des centres éducatifs fermés et remise en cause de l'ordonnance de 45) et on néglige les démarches pédagogiques émancipatrices.

Nos objectifs ne doivent pas se limiter pas à stigmatiser la politique budgétaire et libérale du gouvernement de droite pour préparer une hypothétique alternance politique ou les élections professionnelles de décembre prochain. Il faut organiser maintenant la riposte sociale dans l'éducation pour infléchir la politique ministérielle et imposer nos revendications, réemploi, titularisation et créations de postes. Le réseau contre la précarité (CNT, SUD, Collectifs) propose dores et déjà de préparer en réunion ces futures mobilisations.

Réseau régional contre la précarité.

RDV le mercredi 16 octobre à 18 h au 1 rue Broca, Lille Fives (Métro Fives, puis rue du long pot en direction du "Splendid").






DU NORD AU SUD, NON AU F.HAINE


Le 6 mars à Lille, le FN tiendra son meeting régional et propagera son idéologie fasciste, montrons dans la rue que nous ne voulons pas de l’Extrême Droite dans le Nord Pas de Calais.

Son programme, c’est :

Toutes les lois votées depuis 20 ans, qui étaient sensées lui couper l’herbe sous le pied,(lois Pasqua, Debré, Chevènement et Sarkozy) n’ont fait que renforcer sa crédibilité.

La destruction des acquis sociaux par le gouvernement CRS (Chirac, Raffarin, Sarkozy), son arrogance, sa suffisance et son mépris à l’égard du mouvement social, des sans papiers, des chômeurs, des jeunes et des précaires font le lit de l’Extrême Droite.

Nous condamnons et rejetons toute idéologie et toute politique qui repose sur la répression, l’insécurité sociale, l’exclusion, la haine, le racisme, la xénophobie, l’antisémitisme, le sexisme et l’homophobie.

FAISONS RECULER LE F.HAINE dirigé par un milliardaire raciste du même camp que les patrons-licencieurs de Metaleurop, Altadis, Coventry,...

MANIFESTONS TOUS ENSEMBLE
LE SAMEDI 6 MARS A 14H
PORTE DES POSTES à LILLE


Premiers signataires : AFPS, ATTAC Villeneuve d’Ascq, CSP 59, Centre Gai et Lesbien, Flamands Roses, LDH, Licra Dunkerque, MRAP, No Pasaran, Ras l’front, Sud Education, Sud-Etudiant-es Lille, UL-CNT, Coordination Communiste, FA, JC, LCR, PCF





LA HAINE HOMOPHOBE A ENCORE FRAPPÉ


Dans le Pas-de-Calais, à Noeux-les-mines, le 16 janvier 2004 Sébastien Nouchet est aspergé d'essence et transformé en torche humaine par un groupe d'individus. Il est depuis hospitalisé en Belgique, brûlé au troisième degré et a été mis sous coma artificiel.

La haine homophobe a déjà tué : le 15 septembre 2002, François Chenu a été battu à mort à Reims et le 1er aout 2003, Jean Pierre Humblot, dit Jeannot, a été retrouvé noyé dans le canal de la Marne au Rhin à Nancy.

SOS Homophobie constate une hausse sensible du nombre de témoignages reçus relatifs aux agressions physiques (près des 12% des appels reçus en 2003 sur leur ligne d'écoute). L'affaire relayée par la presse n'est que la partie visible d'une tendance à la hausse des agressions verbales et physiques.

A partir du moment où les les homosexuel-le-s peuvent se faire injurier sans pouvoir porter plainte pour injure homophobe, il ne faut pas chercher loin pour comprendre ce que l'homophobie peut offrir dans sa forme la plus extrême. Quand on ne fixe pas dès le début les limites pour protéger l'intégrité des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans), ces limites pourront toujours être dépassées.

Nous vous invitons également à signer les pétitions mises en place par SOS Homophobie
et par GayKitschCamp (38bis rue Royale).

Pour les Flamands Roses,
A.Matthieu




LEGIONELLOSE : QUE NOUS CACHE-T-ON ?


Légionellose, explosion de l'usine pétrochimique de Billy Berclau, d'AZF, scandale des farines animales et de la vache folle, scandale du nuage de Tchernobyl qui se serait arrêter à nos frontières, etc.(nous passerons sur l'amiante et Metalleurop dont les origines sont plus anciennes) : 20 ans d'une France gouvernée idéologiquement à droite nous montre aujourd'hui les conséquences de cette politique.

Alors que les immigrés et leurs enfants sont systématiquement stigmatisés, ghettoisés dans les cités et enfermés en prison sous n'importe quel prétexte, nous mesurons à quel point les entrepreneurs sont considérés comme au-dessus de tout droit et peuvent se permettre d'appliquer sans restriction l'unique règle qui est celle d'une entreprise: le profit, sans craindre d'être le moindre du monde importuner dans leur quête. Pourtant, autochtones, immigrés ou fils d'immigrés, les travailleurs-consommateurs que sont l'immense majorité des français sont bien victimes au même degré de ce profit sans retenue qui a fait passer de 70% à 60% en 20 ans la part des salaires dans la "richesse nationale" et les fait être victimes d'accident industriel.

A contrario cette politique et ses conséquences montrent à quel point ceux qui s'opposent réellement aux OGM ont compris ce qu'il y avait à faire, quitte à devoir assumer des démêlés avec les tribunaux.

Union locale CNT - Lille




LILLE 2004: CULTURE A COURT TERME, MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE INDERTERMINEE


Gênes 2004, capitale européenne de la culture ? C'est sur la ligne du TGV ou du Thalys ? Y'a quoi comme industries à Gênes ? Délocalisations comme produit et rendement ? Y'a quoi comme taux de chômage à Gênes ? On s'en tape après tout, cette année on aura tout pareil à Lille.

"Lille 2004" : méthode douce pour changements violents

Ils sont bons nos stratèges européens du marketing. Ils font synchro de vastes opérations publicitaires internationales. Ils mènent de front la propagande idéologique et l'investissement immobilier à la fois en Italie et par ici. Du grand art.

Les politiques culturelles ont certes toujours servi à conforter une "paix sociale" de consensus illusoire, mais avec les procédures Lille 2004, des masques tombent, des scrupules s'évanouissent : la loi du marché est joyeusement assumée. Elle fait une belle unanimité que l'on soit « politique de la ville » à Lille, à Valenciennes ou à Arras, de la dite gauche à la droite. L'Europe, c'est sûr, est plus du travail d'équipe que les vieilles chambres à députés micro-locales ou de « territoires ».

Si joyeusement que la première « ressource humaine » est le bénévolat : soyez figurant, animateur, « ambassadeur » pour pas un rond (ah pardon c'est vrai, si vous refusez, votre petite asso perd sa subvention ?).

C'est pratique aussi le bénévolat pour justifier un système d'enveloppes et passer tranquillement au travail artistique ou autre, rétribué de la main à la main, au noir ! Après tout qu'est-ce que ça change travail au noir ou travail précaire ?

Reconversion régionale ?

Voici le budget, tel qu'il se présente à nous (que les experts plus informés vérifient nos sources en cas d'erreur). Pas mal de sous, pas tellement "européens", ni tellement "privés" ou "sponsors"...
Budget global 73 millions d'euros 72
CUDL 13 millions d'euros 72
Etat 13 millions d'euros 72
Région 10 millions d'eros 67
Ville de Lille 8 millions d'euros 8
Dpt du Nord 6 millions d'euros 10
Pas-de-Calais 3 millions d'euros 5
Union européenne 12 millions d'euros 28
Mécénat privé 6 millions d'euros 10

Tant de sous ! Beaucoup de productions et d'emplois dans le secteur culturel, alors ?

C'est vrai qu'on a pas des masses d'informations pour incriminer les élus ou les gestionnaires municipaux et locaux de la politique d'emploi "Lille 2004" vu qu'ils ont délégué leurs responsabilités en matière d'argent public à toutes sortes de "cabinet de communication", de "consultants divers", de "spécialistes européens" ou à des associations de circonstances. Résultat : des campagnes de communication parfaitement réussies en citoyenneté, convivialité et transparence absolue, si absolue que y'a franchement rien à lire : une forme moderne d'opacité.

En tête des associations de circonstance, l'association gestionnaire de double modèle « Grand Lille municipal » et « gestion patronale ACCOR -Vivendi ». Modèle patronal et modèle municipal, si l'on traduit ça en européen, ça s'appelle un "collège économique". Un « revenez-y » moitié-clown moitié technocrate du comité Grand Lille qui, avant les capitales européennes faisait dans les jeux olympiques, selon le vieux principe "ils n'ont pas de pain dans le Nord-Pas-de-Calais, qu'ils mangent de la brioche multinationale et festive" !

Ben voyons ! La culture, laissez-nous rire. Le tourisme y'a que ça de vrai : transports aériens et ferroviaires, hôtellerie, restauration et produits dérivés. Les travailleurs de la culture sont sommés de rendement à court terme pour des feux d'artifice de consommation publique ; les managers de la haute finance et les promoteurs immobiliers eux "gèrent" à moyen terme pour des profits plus assurés. En matière d'investissements privés : on peut citer encore à vue de nez : le textile, le design et la mode : tous produits de valeur "française" qui visent à concurrencer la tour Eiffel pour des développements touristiques Nord-Pas-de-Calais.

Faut dire qu'on a l'habitude des reconversions par chez nous et c'est vrai aussi que les autres fois on n'avait pas eu des bals blancs pour nous consoler. Réjouissons-nous donc : on peut être assuré que les quelques emplois du tertiaire ainsi créés pour douze mois compenseront les fermetures d'usines et les licenciements industriels par milliers de personnes de la région. Au fait, si c'est rentable Lille 2004, quand c'est qu'on délocalise le patrimoine industriel et le Petit Quinquin (de polystyrène, place Kléber) en Chine ? Trois ans après, cinq … ?

Bref, une politique d'emploi public genre Opéra de Lille : le vide.

Avant la restauration du bâtiment, c'était un service de plus de 100 personnes dont quarante-six employés des services techniques (décor, éclairage, scénographie, sons, costumes, régie...). Reclassement, départ à la retraite (la Ville de Lille systématiquement ne remplace qu'une personne sur quatre en départ à la retraite) et maintenant la "place" est libre pour la gestion directe associative, pour l'intermittence au régime social amoindri et le turn-over artistique où la qualité première est de ne pas coûter cher et surtout de ne pas revendiquer face aux gestionnaires. Le cirque (cf. Lomme), l'opéra, le spectacle vivant, la danse (cf. Ballet du Nord) sous coupe « réglée » de déréglementations diverses et de para-conseils d'administration de moins en moins 1901 à but non lucratif ; gérant « leur autonomie » et non pas comme on pourrait le croire « le vide budgétaire ».

La procédure n'est pas neuve ni la langue de bois faite d'enthousiasme démagogique et d'effets d'annonces qui l'accompagne. Cependant cultivons notre étonnement : quand l'indignation est au point mort, la langue de bois est du bois dont on fait les cercueils.

Au vu de ces "méthodes de gestion des ressources humaines" tout à fait innovantes, tout à fait "européennes", tout à fait "le MEDEF l'a rêvé pour vous, Lille 2004 l'a réalisé", on ne peut qu'applaudir à deux mains - dès avant le culturel - pour la performance in situ… les artistes sont doublés sur le sprint : énormes "bénéfices" directs sur les coûts salariaux, grande braderie des cotisations patronales et des acquis sociaux, retraite, assurance chômage et assurance maladie. Abandonnons tous ces vieux trucs folkloriques. Soyons contemporains "emploi aidé" puisqu'on vous dit qu'il y a des bienfaiteurs sociaux et qu'on "aide". Sur la feuille de paie y'a même pas le minimum que le plus requin des patrons de boîtes d'intérim prendrait pas le risque d'oublier : les congés payés (si si ça existe !) et la prime durée déterminée. De toute façon les notions "feuille de paye", "droit du travail" ou "convention collective" semblent pas vraiment très capitales, ni européennes.

L'argent européen est dans son principe constitutif jetable à toute vitesse avec personnes jetables : ce qui semble être le plus nuisible au bon fonctionnement des marchés boursiers à en croire les politiques publiques pratiquées actuellement c'est l'idée d'un investissement quelconque ayant la moindre pérennité. On peut investir des millions en pétards et caméscopes en matière culturelle, mais attention :

Exact reflet de cet état d'esprit les formes de l'embauche sont des contractualisations vagues ou improbables, des engagements implicites, des positions d'attente : pas de postes d'emploi, pas d'intégration des contractuels et précaires sur les fonctions exercées, pas de contrat à durée indéterminée. Chacun (acteur qu'ils disent, porteur qu'ils disent) est très clairement jetable avec son "projet" une fois le plan marketing clos. En attendant, il bosse dur et fait dur bosser les stagiaires qui font la queue dans ce but de leur plein gré. Quand ils ne sont pas forçats forcés par des établissements d'éducation supérieure eux aussi de plus en plus performants et européens.

Tous ces laborantins du social, juste débarqués de l'école et pleins de bonne volonté, tous ces acteurs, porteurs, gestionnaires avisés apparemment de type associatif z'aiment vraiment l'art et la création.. Mais les banquiers aussi. Nous ne mettons pas en doute la rationalité économique des sponsors : le trapèze électoraliste de pacification événementielle est pleinement attractif sur le plan financier. L'argent européen c'est aussi de l'argent tête de gondole pour amorcer des pompes à reconduction de consommation de loisirs, de l'argent marketing qui marche (vous avez votre K-way pour le bal blanc ? et votre bol pour la fête de la soupe ? vous avez votre coupon TER qui sûrement ne s'appelle plus un abonnement de travail ? ...).

Quand j'entends le mot culture... ?

Hormis les appels au bon peuple de masse pour figuration gratuite dans des messes sons et lumières retransmises en cinémascope, ça marche même si bien le commerce que la politique de communication de Lille 2004 a délaissé le terrain habituel des propositions aux intermédiaires "classiques" (comité d'entreprises, établissement scolaire, communes, relais culturels divers) pour n'inviter "en culture" que les communicants des entreprises privées. Ils organiseront sous les strass, les "Rubens", et les "Buren(s)" leurs salons commerciaux (désolé, réservation close au Musée des Beaux-Arts, si vous aviez des bibelots à placer faut pas compter sur Lille 2004 et attendre la prochaine braderie ).

Si vous vouliez voir Rubens en Lille 2004, ça risque d'être comme pour Goya y'a trois ans : pas de remise pour étudiants, chômeurs, retraités ou ayant-droits du RMI. Vous n'allez pas mettre en péril les rentabilités économiques muséales et salonnières avec vos petites difficultés pécuniaires personnelles. Profitez de votre chance : cette fois-ci vous n'irez pas au spectacle d'insertion obligée avec votre chèque crédit loisirs assistés globalisé Variétés-Auchan. Cette fois-ci (nouvelle variante de la politique culturelle), on vous trouvera peut-être un emploi aidé genre RMA pour vous intégrer à "la culture". Au salon du Musée, ils ont besoin de serveurs et serveuses au col blanc empesé pour passer les plateaux aux invités (mais non pas un K-Way, le K-Way c'est pour le bal blanc - y comprennent rien, y sont incultes).

Cependant, y'a un musée auquel vous avez droit - même sans K-Way - un qui pratique la gratuité toute l'année et depuis plusieurs années - et pas seulement l'effet d'annonce le jour de la Saint-Glinglin : merci beaucoup. On ne dit pas lequel, dans le contexte actuel ça ne pourrait que nuire aux professionnels et aux visiteurs qui construisent ainsi une des rares politiques culturelles de la région : gratuité, égalité de droit et liberté d'accès.

Ce musée nuit grandement à l'équilibre des psychés consommatrices nécessaires aux rendements boursiers. « Lille 2004 » en revanche peut être consommé sans modération : c'est du tout payant, tarif première et seconde classe. Cependant ils n'ont pas trouvé le système pour nous obliger à payer pour aller sur les Grand-Places de Lille, Roubaix et ailleurs ou y'aura de la déco de Noël en plus-value et valeur ajoutée esthétique contemporaine (ce qui vaudra de toute façon mieux que le Petit Quinquin de plastique dont un homme d'affaire chinois vient de nous répondre par mail qu'il n'en voulait pas même dans dix ans...)

Le seul défaut donc pas réussir à nous faire payer le péage Grand-Place - autrement c'est du tout profit :

Profit modèle de société : grand développement du statut si vanté par le MEDEF « je suis mon propre patron-consommateur-exploité et content de la loi de la jungle en autophagie schizophrénique intégrée ». Tous les ingrédients de l'aliénation sont présents. Ils sont attractifs surtout pour les travailleurs les plus jeunes, les plus naïfs qui n'ont pas connu autre chose depuis leur début dans la vie active que la précarité organisée : le prestige apparent des professions para-artistique et para-culturelle, la responsabilisation forcenée des travailleurs, leur pseudo-indépendance intellectuelle ou créative, l'impossibilité d'assumer cette indépendance-leurre sous la pression du rendement, le piège des valeurs-refuge d'un certain idéal de beauté, partage et gratuité dans l'art du spectacle et de l'image. Tout est habilement instrumentalisé et manipulé sans oublier le si efficace « diviser pour régner » qu'on a senti passer saisonnièrement en "métropole". Chacun son tour, peu ou prou en 2003, s'est "pris la tête" avec Lille 2004 : les équipes enseignantes les associations d'habitants, les jeunes plasticiens, les marchands de cartes postales du Vieux-Lille... Même que cette zizanie européenne citoyenne s'est étendue jusqu'à chez nos voisins belges (qui avaient déjà donné avec Bruges). Proverbe marin breveté CNT : « pourtant c'est pas les crabes qu'ont inventé le panier ».

Profit masse salariale : Dégradation consternante des conditions d'entrée dans la vie active pour les plus jeunes et dégradation générale pour tous en termes de condition de travail, salaires, protection sociale. En gros, Lille 2004 valide clairement le y'a plus de salaire mais acquis, compétences, aptitudes, employabilité (talents et pourquoi pas même génie) reconnaissance (non pas sociale -c'est un gros mot - mais sociétale) de qualités professionnelles, prestige, discours, et en échange horaires non comptés, charge de travail non évaluée, engagement à la "tâche" sans calcul de somme de travail, urgence, mobilité et portable allumé jour et nuit : la "servitude volontaire".

Prenons la plaquette-programme et comptons la toute petite minorité de personnes citées par leurs noms qui ont participé au travail. Ne prenons pas les trois "collèges" dits institutionnel, économique et culturel, mais la suite des personnes citées. 48 personnes puis 16 stagiaires : pour les stagiaires, la question se pose à peine, mais pour les autres, lançons notre pétard mouillé 2004 nous aussi : notre petit jeu de propagande idéologique : faites des croix, cochez des cases, dites un chiffre : deux, trois... combien de CDI, CDD, emploi précaire, emploi aidé ? (si vous gagnez vous avez le droit d'être « ambassadeur » contre la précarité et de diffuser le Bulletin).

Profit Bancaire : Quand même, Européen ou Ch'ti, cet argent c'est le nôtre qu'il vienne des institutions européennes, de l'Etat ou des collectivités locales. On aimerait moins d'opacité et surtout que les bâtiments du centre ville ou les "Maisonfolies" émergentes - qui en 2004 "appartiennent" à la mairie - ne soient pas tous (en 2007 par exemple) des banques, des parkings payants et "paysagés" ou des résidences de haut-standing et de haute sécurité.

Parce que les profits les plus nets et de plus haut-rendement sont ceux des valeurs immobilières des terrains de centre ville. Elle ne sont pas calculés sur 2004 c'est sûr. Et si on ne peut que supputer l'avenir des Maisonfolies, associées dans leur destin, (pour ne citer qu'un quartier, mais on peut entamer des collections et des recensements) à la MNE, à la Bourse du travail, au CRDP peut-être même à la MEP (allez savoir les ardeurs des promoteurs) on peut affirmer par contre :

A la mode « habitants du quartier » sollicités pour la boucler : Si, si, quand même on n'est p'têt pas très cultivé mais l'Hospice Gantois est un hôtel ; le théâtre ouvrier de Moulin, un supermarché ; la porte de Gand baillée pour cent ans à des commerces ; la mairie du Vieux-Lille autre chose ; la brique douanière ex condition publique des halles aux importations de cotons dérive vers le bidon industriel essence moitié Kubrick moitié branché-rétro punk kitsch année 80, très très cher la consommation au bar.

A la mode « Lille 2004 » : la plus value à Wazemmes c'est plus ça, mais Moulins, ah Moulins …

A la mode CNT profitant de "Lille 2004" pour faire passer ses messages et "communiquer" : on revendique à juste titre d'avoir un local à la Bourse du travail, on n'y renonce pas, mais cette revendication légitime ne servira jamais les stratégies immobilières des investisseurs et spoliateurs de nos centres-villes et de nos quartiers.

A la mode digression pour conclure dans le genre « pain / brioche » y'a pas que « Lille 2004 » qui sache faire : quand même tous ces ceusses qui pètent dans la soie, dans des Xsara Picasso, dans des foulards Matisse et dans des chaises-longues à rayures, qu'est-ce qu'ils ont à vouloir leur soie, leurs salons, leurs chaises longues, leurs valeurs sures et leurs artistes précarisés dans la brique industrielle ? Pourquoi ils veulent leurs prouesses architecturales dans d'anciens bains-douches municipaux ?

Faites gaffe. Les pauvres qui s'épouillent ont la turberculose et la gangrène ça dure, et ça accroche aux murs. Faites gaffe. Qui fait briller la misère, récolte la colère, itou tout pareil que celui qui la sème. Faites gaffe : ça nous dérange pas votre mauvais goût à péter dans du foulard Matisse ou dans du bidon punk, à condition que Matisse, on puisse - quand ça nous chante et pas le jour dit - aller regarder ses tableaux sans logos et sans payer et que vous subventionniez vos nouveaux classiques musicaux des undergrounds urbains à la mesure de votre ardeur à les piller, récupérer, plagier et en tirer rendement.

Des militants et militantes CNT de Lille.




R.M.A.


Nostalgique du régime de Pétain, le gouvernement "à la solde du patronat" rétablit le Service du Travail Obligatoire en créant le RMA (Revenu Minimum d'Activité).

Cette mesure est loin de concerner seulement les RMIstes. Travailleurs en CDD et en CDI, Intérimaires savez-vous qu'un RMAste sera payé 2 à 3 euros de l'heure ? A ce prix là, votre patron pourra s'offrir 6 RMAstes pour le prix d'un SMIC. Quant à toi « Sale feignant d'RMIste », voilà ce qui t'attend :

L'organisation de la misère et de la précarité se poursuit, emportera-t-elle les dernières conquêtes sociales ? Tout ceci est l'aboutissement du système capitaliste.

Si nous ne faisons rien, préparons-nous à vivre, ici, les situations de misères que nous apercevons dans le poste de télévision, et qui semblent si lointaines.

UL-CNT de la métropole lilloise






  LOI FILLON SUR LE "DIALOGUE SOCIAL"


L'union locale de Lille des syndicats CNT condamne fermement le projet de loi Fillon sur le dialogue social qui, par l'importance donné aux accords d'entreprise, introduit insidieusement les germes qui permettront progressivement de remettre en cause le code du travail.

Le code du travail a pour objectif de garantir à tous les salariés les mêmes droits. En renvoyant nettement, comme le souhaite le patronat, le code du travail vers les accords d'entreprise, la loi Fillon permet à terme d’éclater le droit du travail. L'objectif final étant que chaque employeur puisse faire le droit qui lui convienne dans son entreprise.

La loi Aubry sur les 35 heures avait déjà initié cette logique, notamment par le principe du mandatement syndical dans les petites entreprises où, des salariés prétendument mandatés ne connaissant absolument rien aux arguties juridiques se sont trouvés à signer des accords auxquels ils ne comprenaient rien, et ceci sans le moindre suivi des syndicats.

Ces accords, alors que le salarié est dans une absolue dépendance économique vis à vis de son employeur, sont de faux accords et le contraire du droit social.

UL-CNT de la métropole lilloise







JOSÉ BOVÉ


José Bové en prison dès le lendemain des législatives: une provocation contre le droit syndical !

Rassemblement à Lille tous les mercredi à 18h Grand place à Lille (lieu et heure à confirmer).

Au lendemain des élections législatives, la première décision politique du gouvernement est une provocation révoltante: José Bové devra se rendre mercredi matin à la prison de Villeneuve-les-Maguelone (Montpellier) afin d'y purger plusieurs semaines de prison. En frappant d'entrée une figure symbolique du mouvement social, avant même la réunion de la nouvelle chambre des députés, le gouvernement signifie son ambition d'attenter aux libertés syndicales et de stopper la contestation de l'ordre marchand. Trois faits aggravent davantage la portée de cette décision:
- 3 ans après l'action "incriminée" (le démontage du chantier du Mac Do de Millau), le conflit qui la motivait entre l'Union européenne et les Etats-Unis sur l'importation en Europe de viande de boeuf hormonée n'est toujours pas réglé. Plusieurs produits européens sont toujours surtaxés pour l'exportation aux USA, dont le roquefort, et un recours face à l'OMC n'est toujours pas possible pour les paysans concernés.
- Les importateurs et fabricants de farines animales, responsables de la contamination des troupeaux bovins par l'ESB, n'ont jamais été poursuivis, malgré une plainte déposée par la Confédération paysanne dès 1996.
- Des adhérents de la FNSEA ont, le 15 octobre 2001, saccagé une entreprise et des entrepôts frigorifiques à Fougères (35), occasionnant plus de 10 millions de francs de dégâts. Et voilà que le gouvernement vient de décider que c'est l'Etat qui paiera la facture, personne n'étant poursuivi dans cette affaire. De la part de cet Etat, dont certains des plus hauts représentants sont notoirement corrompus, non seulement il n'y a pas d' "impunité zéro", mais il y a surtout une justice ouvertement conduite à 2 vitesses. La Confédération paysanne appelle tous les citoyennes et citoyens, conscients des menaces signifiées à l'encontre du droit syndical et des libertés publiques, à faire face à l'insécurité que veulent faire régner les nouveaux gouvernants et à se mobiliser pour réclamer la libération de José Bové.

Le 15 septembre 2001 à Avelin (Nord), une cinquantaine de militants anti-OGM procédait à une récolte “ préventive ” de betteraves sucrières génétiquement modifiées (cf. BR n° 12). Les quelques gendarmes qui assistaient à l’arrachage n’avaient eu d’autre choix que celui de laisser faire, se contentant de relever les numéros des plaques d’immatriculation des véhicules stationnant sur le chemin. Le jour même, le groupe “ Adventa ”, propriétaire du champ, déposait une plainte à la gendarmerie de Pont-à-Marcq. Aujourd’hui, plusieurs militants (dont deux camarades de l’union locale CNT de la métropole lilloise) viennent d’être “ invités ” à prendre contact avec les pandores. Affaire à suivre...




FONCTION PUBLIQUE : SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ !


A l'heure de la “ refondation sociale ” conjointement menée par les partenaires syndicaux et patronaux (CFDT, MEDEF et Cie), le gouvernement de la gauche plurielle décide de s'en tenir à l'aumône initialement prévue. Sapin n'hésite pas à restreindre la ceinture des travailleurs de la fonction publique après avoir savamment concocté un plan de résorption de la précarité qui n'offre qu'une compétition de plus aux précaires (les concours internes, aussi “ réservés ” soient-ils, ne proposent que l'intégration pour une minorité et l'exclusion pour la plupart).
Les attaques sont multiples dans le secteur public :
La multiplication des contrats précaires n'en finit plus de conforter les salariés dans la peur du lendemain et dans le chantage à l'emploi (emplois-jeunes et CES dans les mairies, CDD et intérimaires à la Poste, emplois-jeunes, vacataires et contractuels à l'Education nationale). La précarité se révèle aussi par la multiplication des contrats de droit privé. Les contrats emplois-jeunes ne sont que des CDD de 5 ans non renouvelables. Cette création gouvernementale démontre que les rêves de Seillières sont gentiment exaucés par le duo Jospin - Sapin. La “ France qui stagne ” (traduisez : les fonctionnaires en langage “ MEDEFien ” ) est la cible privilégiée du gouvernement et du patronat.
L'attaque libérale contre les services publics se traduit par la recherche du maximum de rentabilité. L'intérêt n'est plus celui du "public" mais la restriction des coûts (obligation du carcan capitaliste européen). Privatisations de France Télécom qui subit des restructurations permanentes et de GDF (Gaz de France appartient désormais au groupe Total !), suppressions massives d'emplois et menaces de privatisation sur La Poste avec arnaque générale des 35 h, pouvoir croissant donné aux chefs d'établissements dans la gestion des personnels de l'Education Nationale (on prévoit de leur laisser la possibilité d'attribuer les notes pédagogiques des enseignants). C'est aussi l'alibi pédago-étatique accrue des communes mais aussi des entreprises dans les écoles (Charte du XXI° siècle, Contrats Educatifs Locaux, etc...).
La rigueur salariale, d'abord enseignée dans les théories libérales anglo-saxonnes, est devenue l'apanage et le gage de crédibité gestionnaire de la “ gauche plurielle ”. C'est aussi, à terme, le rapprochement envisagé des durées de cotisation pour bénéficier de la retraite à taux plein entre le public et le privé (des 37 annuités ½ vers les 40, puis les 45 annuités).

Contre ces politiques parfaitement concertées au niveau de l'Etat et du patronat, des luttes se déclenchent ici ou là et empêchent la machine capitaliste de fonctionner normalement. A Lille, des précaires de l'Education nationale se sont mobilisés pour leur titularisation. Dans de nombreuses écoles, collèges et lycées, des mouvements exigent des embauches supplémentaires. A la Poste, des facteurs se sont mobilisés pour refuser la restructuration imposée par la négociation des 35 heures (restructuration qui alourdit la charge de travail).
Ensemble, exigeons :
· une augmentation générale des salaires vers l'égalité salariale (contre les hiérarchies de revenus qui divisent les travailleurs),
· la titularisation, sans condition de concours ni de nationalité, de tous les travailleurs précaires de la fonction publique,
· un recrutement massif de travailleurs titulaires en fonction des demandes des AG de salariés (seuls à même d'évaluer les réels besoins sur le terrain).




35 H DANS LA FONCTION PUBLIQUE ?


Selon les informations concordantes en notre possession, que ce soit dans la fonction publique d’Etat ou la fonction publique hospitalière, le projet sur l’ARTT est le même à savoir : 1 600 heures annuelles, pas de création d’emplois et quelques jours de congés en plus.
Les modalités varient assez peu. Le but qui semble se dessiner est de passer à une gestion flexible, souple du temps de travail. La question des sous-effectifs serait réglée par la polyvalence et l’annualisation. Il ne s’agit que d’un projet d’aménagement du temps de travail, pas du tout d’un passage aux 35 heures. Les syndicats "officiels et représentatifs" (CGT et CFDT, dans ce j'ai pu en savoir) ne sont pas d’accord avec ces projets, mais maintenant l’administration semble vouloir aller vite pour ne pas être coincée par la date butoir du 1er janvier 2002.
Les services qui acceptent les projets actuels ne pourront pas revenir en arrière. Il semble que les employé-e-s oscillent entre 2 demandes :
1 : 38 heures hebdo et des brouettes + quelques jours de congés (15 ? 23 ?) à prendre de façon banalisée sans interdiction de date et calendrier obligatoire.
2 : 35 heures hebdo pour diminuer le temps de travail par semaine réellement, les deux avec embauche pour assurer la qualité du service public. L’administration semble avoir dans ses cartons le "compte épargne temps" de façon à annualiser le temps de travail et à pouvoir gérer les périodes à problèmes pour le travail et les effectifs.
Un certain nombre de personnes souhaiteraient que le choix soit possible entre les deux formules (peu de réduction de temps de travail et plus de congés ou diminution réelle du temps de travail) de façon individuelle et réversible.
L’administration voudrait que ce choix soit collectif, obligatoire et non réversible avec un calendrier strict pour gérer les jours RTT (au nom de la fameuse "nécessité de service"). Ici, on voit que la gestion de "gauche" essaie d’être habile et elle présente cela sous l’angle du progrès social ses réformes, alors qu’il s’agit d’annualiser et de rendre plus souple la gestion du travail dans la fonction publique. La vigilance s’impose !

Philippe C. (CNT)




CAMARADES, ENCORE UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" !


Comme chaque année, une inter-syndicale s'est constituée pour préparer le 1er mai. Cette inter-syndicale dite "unitaire" ( ??) est en fait composée de la CFDT, de la CGT, de la CFE/CGC, de la FSU, du G 10 et de l'UNSA.

Comme au plus beau temps du stalinisme, la CNT en a été automatiquement exclue. Il semblerait que toutes les organisations membres de l'inter-syndicale ne soit pas responsables de cette exclusion et que seuls un ou deux syndicats (cherchez lesquels !) se soient véritablement opposés à la présence de la CNT.

Celle-ci entretient pourtant des rapports courtois avec tous les militants syndicalistes qui agissent comme elle sur le terrain des luttes sociales.

Et dire que pendant que certains se livrent à ces pratiques mesquines et anti-démocratiques. les profiteurs profitent, les exploiteurs exploitent, les capitalistes capitalisent !

Le 27 avril 2001, UL - CNT de Lille et environs.

PS : L'ostracisme dont est victime la CNT à l'occasion du 1er mai est à relier au refus des syndicats siégeant à la Bourse du Travail de voir la mairie de Lille y attribuer un local à la CNT.




GEL DES SALAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC
C’EST LE SAPIN QUI CACHE LA FORET DES RESTRICTIONS BUDGETAIRES…
SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ !


A l’heure de la " refondation sociale " conjointement menée par les " partenaires " ( !?) syndicaux et patronaux (CFDT, MEDEF et Cie), le gouvernement de la " gauche " plurielle décide de s’en tenir à l’aumône initialement prévue. Sapin n’hésite pas à restreindre la ceinture des travailleurs de la fonction publique après avoir savamment concocté un plan de résorption de la précarité qui n’offre qu’une compétition de plus aux précaires (les concours internes, aussi " réservés " soient-ils, ne proposent que l’intégration pour une minorité et l’exclusion pour la plupart).

Les attaques sont multiples dans le secteur public :

La multiplication des contrats précaires n’en finit plus de conforter les salariés dans la peur du lendemain et dans le chantage à l’emploi (emplois-jeunes dans les mairies, CDD et intérimaires (!!!) à " La Poste
 ", vacataires à l’Education nationale). La précarité se révèle aussi par la multiplication des contrats de droit privé. Les contrats " emplois-jeunes " ne sont que des CDD de 5 ans non renouvelables. Cette création gouvernementale démontre que les rêves de Seillières sont gentiment exaucés par le duo " Jospin-Sapin ". La " France qui stagne " (traduisez : les fonctionnaires en langage MEDEFien) est la cible privilégiée du gouvernement et du patronat.

L’attaque libérale contre les services publics se traduit par la recherche du maximum de rentabilité. L’intéret n’est plus celui du " public " mais la restriction des coûts (obligation du carcan européen-capitaliste). Privatisations de " France Télécom
 " qui subit des restructurations permanentes et de " GDF " (" Gaz de France " appartient désormais au groupe " Total " !), suppressions massives d’emplois et menaces de privatisation sur " La Poste " avec arnaque générale des 35 heures, pouvoir croissant donné aux chefs d’établissements dans la gestion des personnels de l’Education nationale (on prévoit de leur laisser la possibilité d’attribuer les notes pédagogiques des enseignants). C’est aussi l’alibi pédago-étatique accrue des communes mais aussi des entreprises dans les écoles (Charte du XXI° siècle, Contrats éducatifs locaux, etc.).

La rigueur salariale, d’abord enseignée dans les théories libérales anglo-saxonnes, est devenue l’apanage et le gage de crédibilité gestionnaire de la " gauche plurielle ". C’est aussi à terme le rapprochement envisagé des durées de cotisation pour bénéficier de la retraite à taux plein entre le public et le privé (des 37 annuités ½ vers les 40, puis les 45 annuités).

Contre ces politiques parfaitement concertées au niveau de l’Etat et du patronat, ici ou là des luttes se déclenchent et empêchent la machine capitaliste de fonctionner normalement. A Lille, des précaires de l’Education nationale se sont mobilisés pour leur titularisation. Dans de nombreuses écoles, collèges et lycées, des mouvements exigent des embauches supplémentaires. A " La Poste
 ", des facteurs se sont mobilisés pour refuser la restructuration imposée par la négociation des 35 heures, qui alourdit la charge de travail.

Ensemble, exigeons :




NON AU TRAVAIL PRECAIRE !


Le chômage est en baisse, mais une enquête récente de l’INSEE souligne la multiplication des " travailleurs pauvres
 ". La croissance est de retour, mais la lutte des classes menée tambour battant par le patronat déferle. PARE, retraites, salaires… la " refondation sociale " (antisociale !) du MEDEF et des syndicats domestiques vise à réduire le coût du travail par la baisse des salaires et des cotisations sociales.

L’objectif est de démanteler les acquis sociaux, de flexibiliser et précariser la main d’œuvre pour satisfaire les besoins des entreprises, renforcer l’exploitation et accroître les profits. La généralisation de la précarité est à l’ordre du jour et le CDI, contrat à durée illimitée, est en ligne de mire. L’État y trouve son compte en terme de réduction des dépenses publiques et de contrôle social. Il expérimente même de nouveaux dispositifs anti-sociaux en multipliant les recours aux salariés précaires : CDD de 5 ans pour les emplois-jeunes, " économie solidaire " définie cyniquement par le taux d’emplois précaires...

Dans le public, on compte déjà plus d’un million de contrats précaires, auxquels il faut ajouter les 450 000 emplois " aidés " (CES, emplois-jeunes CEC).

Dans l’éducation, la précarité s’affirme comme mode privilégié de gestion des personnels et des besoins. Le ministère et les rectorats exploitent une main d’ouvre sous payée et souvent privée des droits élémentaires du salarié (congés payés, congés maladie, droits aux ASSEDIC et à la formation sur le temps de travail).

Dans la fonction publique territoriale, la précarité banalisée (33 % des personnels) est instrumentalisée par les élus qui recrutent dans leurs permanences à des fins uniquement clientélistes. La Ville de Lille par exemple - particulièrement bonne élève en matière de précarité - concoure aujourd’hui pour la place de première agence d’intérim de la région. Si au début des années 80, la Ville comptait 4 200 emplois statutaires. Elle n’en compte plus que 3 000 aujourd’hui, auxquels s’ajoutent 800 précaires.

Dans la fonction publique hospitalière, on s’intègre non seulement dans l’économie de la précarité (20 % des emplois), mais également dans la mondialisation de l’économie... Aujourd’hui, dans les hôpitaux publics, alors que les travailleurs étrangers représentent ¼ des effectifs, ces salariés perçoivent des salaires inférieurs en moyenne de 40 % à leurs collègues français.

A la Poste, des milliers de contractuels, ACOS et auxiliaires effectuent le même travail que les agents relevant du statut des fonctionnaires. Or, ils travaillent au rabais : salaires inférieurs, pénalisations du point de vue de l’échelle indiciaire, exclusion du système des mutations, possibilité d’être licencié plus facilement, pas de prime bi-annuelle, etc.

Le protocole Sapin-CFDT-CFTC-FO-FSU-CGC-UNSA sur la résorption de la précarité est une arnaque destinée à masquer l’ampleur du processus de précarisation. Les personnels précaires sont pour la plupart exclus des hypothétiques plans de titularisation, parce qu’ils ne peuvent justifier des trois années de temps complet (les précaires se voient souvent imposer le temps partiel), qu’ils ne sont pas européens ou qu’ils sont simplement oubliés par les textes (CES, CEC, emplois-jeunes). Les autres, minoritaires, manquent de temps pour se préparer à des examens et concours.

Il faut diffuser les informations sur les conditions de travail, multiplier les témoignages sur les réalités quotidiennes (tracts, articles, contacts avec la presse) pour rompre l’isolement des précaires et favoriser l’implication des titulaires à leur côté. Cela nous concerne tous, car c’est par la précarité que se diffusent les nouvelles normes du travail.

Il faut exiger l’arrêt du recrutement et le réemploi des précaires, le respect de leurs droits fondamentaux de salariés (maladie, congés payés, cotisations ASSEDIC), leur formation sur le temps de travail et leur titularisation sans concours ni discrimination de nationalité (puisqu’ils ont prouvé qu’ils sont indispensables et compétents).




RETRAITES


Garantissons les retraites par les cotisations salariales, pas par l’impôt !

Refusons le diktat du MEDEF ! Halte à la dictature du patronat !


Dans le cadre des réunions paritaires entre le patronat et les syndicats co-gestionnaires, le MEDEF- par la voix de ses représentants - refuse d’augmenter les cotisations patronales pour combler le déficit des caisses dont le patronat est responsable.

Fidèle à sa méthode déjà éprouvée lors de la discussion sur le PARE, le patronat menace de quitter les instances paritaires si ces dernières n’avalisent pas ses positions. Seillières " Le Dracula de la rue Pierre 1er de Serbie 
" et Kessler " La Menace " ayant raté leur vocation de " catcheurs " à la Foire du Trône, ils se montrent régulièrement sur le cirque médiatique pour étaler leurs muscles et chercher à effrayer les travailleurs. Ce serait grotesque et infantile, s’il ne s’agissait de l’avenir des retraites, de la destruction de la protection sociale et de la solidarité entre les générations.

Pour le patronat, la répartition - la base actuelle des retraites - est " ringarde " et le temps ne travaille pas pour elle. Il exclut toute augmentation de cotisations pour les employeurs et préconise la retraite par capitalisation. Le capitalisme veut transformer les travailleurs en " zombies "  sans attaches, manipulables et corvéables à merci.



La CNT est consciente des défauts de la retraite par répartition, qui jusqu’au bout maintient des injustices insupportables, tant dans les conditions de vie que devant la maladie, la souffrance et la mort. Mais elle pense que ce système a le mérite, par rapport aux fonds de pension, de tenter de rendre solidaires les travailleurs actifs et les retraités, sans se cacher que, dans le cadre du système capitaliste, la vraie solidarité est par principe impossible.

Le hic (car il y a un hic) dans la solution miraculeuse des retraites par capitalisation, c’est qu’elle est fondée sur une escroquerie intellectuelle, à savoir la croyance qu’il existerait un " frigo économique " dans lequel on pourrait stocker les richesses produites aujourd’hui (son argent à soi par exemple) pour les consommer plus tard en temps voulu. Rappelons-le : ce sont, à tout instant, les travailleurs actifs qui font vivre les inactifs. Autrement dit, ce que l’on consomme comme biens et services à un instant donné doit être produit en cet instant même. La richesse n’a pas sa source dans l’accumulation intergénérationnelle, mais dans le flux permanent du travail vivant. Ainsi, récemment, deux caisses de retraites par capitalisation, dont le CREF (ex MRI-FEN issu du syndicat FEN), ont grandement baissé leur taux de versement aux retraités qui, pourtant, avaient versé de l’argent depuis des années.

Le but du patronat est, dans un premier temps, de remplacer les salaires et les cotisations par de la fiscalité distributive (impôt négatif et exemptions de charges salariales), puis de sacrifier les retraites par répartition au bénéfice des fonds de pension. Lorsque le montant des retraites sera devenu dérisoire, les salariés demanderont eux-mêmes la retraite par capitalisation.

Le montant des retraites par répartition est directement proportionnel au niveau des salaires et des cotisations patronales. Si le montant des salaires par rapport à la richesse produite diminue, celui des retraites diminue en conséquence. C’est le résultat de la politique menée depuis 30 ans par le patronat avec l’aide des gouvernements successifs (qui nous ont parlé de crise économique alors que la richesse s’accumulait pour le plus grand profit du Capital).

La répartition des richesses atteint un tel niveau d’inégalité que les 250 revenus les plus élevés dans le monde équivalent au revenu cumulé de la moitié de l’humanité, que les 3 personnes les plus riches du monde possèdent une fortune supérieure à la somme des PIB des 48 pays les plus pauvres. En Europe, 18% de la population vit en dessous du seuil de pauvreté. En France, la part des salaires (y compris les retraites) par rapport à la valeur ajoutée (la richesse produite) a régressé de 69% à 59% ces vingt dernières années. En France, toujours, 1% des familles possèdent 35% des richesses mobilières et immobilières.

La logique du patronat, avec sa refondation anti-sociale (dont le chantier des retraites n’est que le troisième volet) est l’aggravation de l’inégalité sociale : une poignée de nantis, toujours plus riches et, en face, une masse toujours plus nombreuse de pauvres de plus en plus pauvres. Au lieu de se leurrer avec une pseudo inégalité entre secteur public et secteur privé, ou de reculer l’âge d’un repos bien gagné, payons nos retraites et nos pensions avec la richesse que nous, travailleurs, avons créée ! Que les entreprises lâchent le magot… il est à nous !

Ce que propose la CNT :



Opposons notre méthode à la leur et proposons de résoudre les problèmes sociaux sur la base, dès maintenant, du partage du travail et des richesses. Refusons le statu quo social !




35 HEURES...


2001 : L’ANNEE DE TOUS LES DANGERS

1° - Date d’entrée en vigueur du passage aux 35 heures


a) La nouvelle durée légale du travail (35 heures par semaine ou 1600 h par an) entrera automatiquement en vigueur au 1er janvier 2002 pour les entreprises et UES (Unités Économiques et Sociales) de 20 salarié-e-s et moins, ou qui franchissent le seuil de 20 salarié-e-s après le 31/12/1999, ou dont l’effectif est passé sous le seuil des 20 salarié-e-s pendant une période de plus de 12 mois consécutifs avant le 1er janvier 2000.

Nota bene : Le MEDEF réclame pour ces boîtes un délai supplémentaire.

b) Modalités du passage aux 35 heures

b1 : Les entreprises et UES de moins de 11 salarié-e-s peuvent appliquer au 1er janvier 2002 un accord de branche étendu existant, qui organise la RTT (Réduction du Temps de Travail) uniquement s’il y a un(e) salarié-e mandaté-e pour signer un accord d’entreprise.

b2 : Si ces deux conditions ne sont pas réunies, l’employeur-euse peut prendre l’initiative des modalités du passage aux 35 heures, mais il / elle devra soumettre son projet à l’approbation par vote de la majorité des salarié-e-s et, si elle existe, à la commission paritaire de branche nationale ou locale.

Nota bene : Dans les deux cas, l’accord doit être communiqué à une instance départementale, le CODEF (COmité DEpartemental de la Formation professionnelle, de la promotion sociale et de l’emploi).

2° - Qui peut négocier dans les boîtes de moins de 11 salarié-e-s ?

La loi ne prévoit ni délégué-e syndical-e, ni délégué-e du personnel qui peut faire fonction de délégué-e syndical-e dans les boîtes de moins de 11 salarié-e-s. On est donc ici dans le cas général de toute boîte, quel que soit le nombre de salarié-e-s (ça peut être 5 comme 500) qui n’en a pas. Voir donc les paragraphes b1 et b2 du 1er paragraphe ci-dessus…

Mais pour les cénétistes, la situation n’est pas facile. En effet, pour la RTT, cela ne se passe pas comme pour l’élection des délégué-e-s du personnel où on peut pousser à l’abstention au 1er tour de l’élection pour présenter quelqu’un au 2ème tour. Ici, seules les organisations syndicales irréfragables, c’est à dire reconnues " représentatives " au niveau national (CGT ; CFDT ; CGT-FO ; CFTC ; CFE-CGC) peuvent délivrer un mandat à un(e) salarié-e de la boîte pour participer aux négociations.

Pour négocier la RTT, dans les boîtes de moins de 11 salarié-e-s, il semble donc n’exister que les solutions du 1er paragraphe (b1 et b2). Mais rien n’empêche la création d’un rapport de forces pour obliger votre employeur-euse à négocier avec l’ensemble des salarié-e-s un accord d’entreprise ou l’application d’un accord de branche qui peut même être amélioré lui-même par un accord d’entreprise. Vous n’allez quand même pas vous empêcher de rêver, m’enfin !!

D’autre part, je ne pense pas qu’il y ait nécessité (à moins de 11 salarié-e-s) de désigner un(e) délégué-e pour le faire ; cela me paraîtrait même non-conforme à nos idées anarcho-syndicalistes...

Enfin, on peut imaginer que les choses vont bouger dans les mois qui viennent. En effet, plein de boîtes n’ont encore rien prévu. Les accords existants (locaux, de profession ou de branche) seront-ils étendus ? Et de quelle façon ? Par la voie législative ? Par décret ? Par accords entre le MEDEF et les syndicats irréfragables (tous ou certains d’entre eux) ?




Solidarité avec les grévistes du musée de Lille, accusés d'abandon de poste !


Dans un contexte d'appel à la grève reconductible et alors que plusieurs collectivités territoriales entrent ou sont déjà dans le mouvement, les agents du Palais des Beaux Arts de Lille, à l'appel de la section CNT, se sont massivement mis en grève le jeudi 22 mai, entraînant ainsi la fermeture du musée. Avec les travailleurs des impôts et de la métallurgie, ils ont rejoint la manifestation de l'Éducation.

Aujourd'hui, et malgré le dépôt de plusieurs préavis de grève reconductible, la mairie de Lille nie à ses salarié(e)s du musée l'exercice du droit de grève, les déclarant en "abandon de poste".

Nous condamnons fermement cette attitude qui porte atteinte aux principes fondamentaux de la liberté syndicale et d'expression des salarié(e)s. Nous considérerions comme une agression contre nous tous d'éventuelles sanctions envers nos camarades du Palais des Beaux Arts de Lille.

Suite aux motions envoyées par plusieurs AG de grévistes et suite à l'afflux de fax et d'e-mails de protestation, la DRH de la mairie a reculé. Comme quoi la solidarité n'est pas un vain mot !




NON AU LICENCIEMENT ABUSIF DE BABOUSE !


(appel à souscription à la fin de cet article et références précises du CCP de l'union locale CNT de Lille)

En mars 1999, Babouse, notre camarade de Boulogne-sur-Mer (bien connu des lecteurs du bulletin de l'union régionale CNT du Nord - Pas de Calais et membre du syndicat CNT interco de Seine-Saint-Denis - section "Huma".), est embauché en CDI aux éditions Play Bac Presse (pour le titre "L'actu") en tant que journaliste-dessinateur (travail réalisé à partir de son domicile par fax et courriers électroniques). Le 9 octobre 2001, il est convoqué à un entretien par la direction et celle-ci lui apprend son intention de le licencier pour "incompatibilité d'humeur" (sic !). L'excellence de son travail et sa grande conscience professionnelle ne sont pas remis en question, mais lui est reproché son "manque de respect à l'égard de M.François Dufour" (rédacteur en chef). D'autre part, plusieurs autres griefs sont avancés : 1° "Un anti-capitaliste n'a rien à faire dans une entreprise" (sic !), 2° "Nous ne voulons pas d'anarcho-révolutionnaires" (re-sic !). Enfin, dessinateur-pigiste à "L'Huma", la direction lui demande le montant de ses piges dans ce quotidien. Babouse s'exécute et il lui est alors répondu : ".tu vois bien, si tous les jours tu fais une première de couverture pour L'Huma, tu n'as pas besoin de nous !".

Pour ce qui est de ce manque de respect envers M. Dufour, ceci concerne notamment des mails en réponse 1°) à l'obligation de pointer par mails (ce que Babouse a fait dés réception d'un "avertissement avant licenciement" reçu comme 17 autres personnes de la rédaction), 2°) à un mail à consonance discriminatoire et à des propos homophobes à son égard ("Habille-toi en fille, ma poule, ça ira mieux !"), 3°) à un appel téléphonique lui intimant fermement de se calmer après que ce rédac-chef l'eut traité de "larve".

Bénéficiant d'un fort capital de sympathie dans le monde social et/ou éducatif du fait de nombreux bénévolats (interventions dans des écoles pour ateliers-dessins, réalisation à titre gracieux d'illustrations, etc.), adhérent depuis de nombreuses années à la CNT et fils d'un retraité de l' éducation nationale actif au sein de la FSU, l'info sur sa situation se propage et Babouse commence à recevoir des mails de solidarité ainsi que des transferts de mails envoyés à la direction de Play Bac Presse (mails signalant la mauvaise publicité que se fait l'entreprise en licenciant Babouse et signalant l'intention des expéditeurs de "boycotter" la production de Play Bac Presse et de faire la promotion de ce "boycott" au cas où son licenciement serait effectif). Babouse nie catégoriquement être à l'initiative de cet élan de soutien même s'il n'a strictement rien entrepris dans le but de le stopper, remerciant même ceux qui me faisaient part de leur engagement dans cette initiative !

Le 19 octobre, notre camarade apprend que la direction de Play Bac Presse a finalement décidé de le licencier pour "faute grave", ceci ne lui donnant droit à aucune indemnité de licenciement. Babouse est accusé de "non-respect de la hiérarchie", de "refus de pointer" et de "dénigrement de l'entreprise".

Aujourd'hui, il a décidé de porter l'affaire devant les prud'hommes pour "licenciement abusif". Afin de l'aider à payer les frais d'avocat, l'union locale CNT de Lille lance une souscription.
Envoyez vos dons à la CNT, 1 rue Broca, 59800 Lille (chèque à l'ordre de l'union locale des syndicats CNT) ou directement sur notre compte (Lille CCP 10 651 35 A).

Union locale CNT de Lille.




FILATURE MOSSLEY


Le 23 juin 2001, brutalement, la dernière filature de Lille a été mise en liquidation, selon le vocabulaire judiciaire. Ses 123 ouvriers seront bientôt sur le carreau. Motif avancé par le groupe textile français Mossley : "la décision de Damart de ne plus passer de commandes". Les syndicats pensent plutôt à une délocalisation en Turquie. Depuis, la direction s’est volatilisée.
Animés du sentiment d’avoir été trahis, les ouvriers occupent l’usine depuis deux mois, pour obtenir un meilleur "plan social" que celui, misérable, qui les attend. Ils gardent pour cela leur "trésor de guerre", 700 tonnes de fil, qu’ils évaluent à 20 millions de francs. Entre colère et angoisse, ils ne savent plus quoi faire pour se faire entendre.
Une rencontre entre ouvriers et artistes
Jeudi 6 septembre à partir de 20 h, dans l’usine occupée, “ J’m’excuse ” et “ 501 blues ” jouent en soutien aux licenciés de la filature Mossley (débat à l’issue des représentations).
Donner la parole est une des fonctions, majeures, du théâtre. Des artistes qui travaillent dans le Nord et le Pas-de-Calais ont décidé d’aller à la rencontre de ces ouvriers, sur le lieu même de leur travail, un grand bâtiment de briques sur trois hectares. Ils joueront, cette fois, bénévolement.
"501 Blues"
Il y a deux ans, un peu plus au sud, à La Bassée près de Lens, les 541 dernières couturières françaises du jean 501 ont été licenciées par la multinationale Levi’s. Avec cinq d’entre elles, devenues comédiennes, le metteur en scène Bruno Lajara a monté "501 blues", évocation de leur vie, dans l’usine et en dehors, et de leur licenciement. Créée le 8 mars à La Bassée, mais pas dans l’usine de Levi’s (qui voulait pour cela un droit de regard sur le pièce), "501 blues" tournera toute la saison 2001 / 2002, et notamment du 31 octobre au 4 novembre aux Rencontres de La Villette à Paris (une co-production de "Culture commune").
"J’m’excuse"
Né au fil de conversations entre Guy Alloucherie, metteur en scène, et Kader Baraka, comédien, tous deux fils de mineurs de fond, "J’m’excuse" souligne l’importance de la parole. Histoires enfouies de coron, de famille, de racisme ordinaire, d’amour.
Comment s’y rendre ?
L’usine : 73 rue Roger Salengro, à Hellemmes-Lille. En Métro : ligne 1, direction "4 Cantons", station "Hellemmes". En voiture : suivre "Hellemmes".

Pour soutenir les salariés :
Envoyez des messages par fax, directement sur le site de l’usine occupée : 03 20 04 00 33.
Envoyez des mails (individuels ou collectifs) à la CNT qui les transmettra au comité de soutien.
Ecrivez par courrier au "Comité de soutien SARL Hellemmes", 73 rue Roger Salengro, 59260 Hellemmes.
Envoyez votre soutien financier, en mettant les chèques à l’ordre du "Comité de soutien SARL Hellemmes" et en les envoyant à la même adresse que ci-dessus.
Combattez le capitalisme global là où il se fait... pas seulement là où il se décide !





SALARIES DE " LU " EN COLERE !


" Nous, salariés de LU-Belin-Danone, refusons la décision des actionnaires qui est de licencier 3 000 personnes en Europe (dont 1 700 en France) malgré des profits records annoncés le 7 février 2001 : 4,7 milliards de francs de résultat net, dont 900 millions de bénéfices pour LU - France qui représentent 60 % des profits de la branche " biscuits " mondiale de Danone.
Nous faisons appel à la solidarité de tous pour faire revenir Danone sur cette décision injuste et inacceptable ".

L’inter-syndicale.

A Calais, début mars, 350 personnes (dont une moitié du personnel du site local de " Lu ", soit une centaine de salariés) ont manifesté contre la fermeture de l’usine, le chômage et la précarité. Alors que l’action du 25 février sur le thème des retraites avait attiré la foule dans les rues de Calais (4 500 personnes), cette manif a malheureusement été beaucoup moins suivie. Les manifestants se sont rendus dans trois endroits : le MEDEF, la sous-préfecture et la chambre de commerce et d’industrie (qui a été occupée pendant 1 heure 30). Le sous-préfet a parlé… de la baisse du chômage dans le calaisis (baisse de 17% à 14%) ! Aux questions qui lui étaient posées sur l’éventuelle fermeture de " Lu " et le reclassement des travailleurs d’EPM (240 licenciements), il a répondu… qu’il n’avait aucune réponse !




LICENCIONS LES PATRONS !


Les actionnaires et patrons des différents groupes capitalistes, toujours plus avides de profits et de dividendes, l’avaient oublié. Pourtant la classe ouvrière n’est pas morte. Les réformistes syndicaux et politiques l’avaient rêvé. Mais non, la classe ouvrière n’est pas résignée. Et alors que le patronat organise des charrettes de licenciements pour satisfaire les appétits boursicoteurs des spéculateurs, les travailleurs(es) refusent d’être traité(e)s comme des kleenex que l’on jette avec cynisme sur le carreau. Face à la logique de profit du capital, les salarié(e)s, futur(e)s licencié(e)s affirment la légitimité de la révolte sociale. Après les occupations de l’été 2000 qui virent des travailleurs recourir à la menace du sabotage et de la violence pour se faire entendre, les licencié(e)s de 2001 s’organisent et tentent de se coordonner pour imposer leur droit à l’existence, ni plus ni moins. CLASSE CONTRE CLASSE POUR ARRACHER ZÉRO LICENCIEMENT

Les salariés de LU-DANONE, MARKS & SPENCER, MOULINEX, ANDRÉ, VALÉO…, confrontés à ces plans de licenciements (souvent dans des entreprises qui réalisent des bénéfices énormes), relèvent la tête et se révoltent. Face à cette violence patronale, les travailleurs redécouvrent les voies de l’autodéfense, les moyens de la solidarité interprofessionnelle. On constate la mise en place d’une résistance qui se construit à partir de la base. Les entreprises en lutte (en particulier LU à Ris Orangis dans l’Essonne) servent de quartier général et suppléent à la passivité des directions des centrales syndicales réformistes qui suivent le mouvement plus qu’elles ne l’impulsent. Aussi, face aux restructurations, un mouvement de résistance anti-capitaliste est en train de se construire, qu’il s’agit de renforcer sur tous les plans.

BOYCOTT DES PRODUITS DANONE

Les ouvriers(ères) de Danone ont appelé à un large mouvement de boycott des produits Danone, démarche unificatrice en direction des travailleurs(es) / consommateurs et moyen de pression sur les actionnaires du groupe. Cet appel est relayé et cela doit être renforcé : dans les entreprises (cantines), les services publics (écoles, hôpitaux, facs…), les quartiers. Le boycott permet en effet de passer d’une position défensive à une lutte offensive qui peut frapper Danone à la caisse et permettre que la peur change de camp. De plus, chacun(e) peut devenir un acteur solidaire des p’tits LU.

La solidarité ne saurait se limiter au boycott. Il s’agit d’agir pour que la mobilisation s’intensifie autour de tous les salarié(e)s menacé(e)s de licenciements. La solidarité combattante doit s’exprimer sous toutes les formes : de la collecte d’argent à la grève. Au-delà des expressions concrètes de la solidarité, il s’agit bel et bien d’agir pour le renforcement d’un front syndical à la base, dont la tâche pratique ne saurait être que l’action pour la réalisation de l’unité des luttes du secteur public (en voie de privatisation) et du privé, unité seule capable de faire plier un patronat de combat qui bénéficie de l’inertie d’un gouvernement de “ gauche ” complice. Cette mise au pas des Seillières et autres Riboud ne pourra être atteinte que par une lutte dure, une grève générale.

FAVORISER L’AUTOGESTION DE LA LUTTE

Pour la CNT, confédération syndicale autogestionnaire, tout ce qui favorise la maîtrise de la lutte par les travailleurs(es) eux-mêmes doit être soutenu : assemblées générales souveraines, délégué(e)s élu(e)s et révocables à tout moment, sections syndicales rendant des comptes devant les AG. Et si le choix du boycott est une initiative novatrice il faut également ne pas oublier les luttes qui se sont menées contre les licenciements dans le passé ou même dans d’autres pays. Ainsi, en 1973, les salarié(e)s de LIP à Palente se sont constitué(e)s un trésor de guerre en s’appropriant les stocks de montres pour les revendre, appliquant le principe “ on fabrique, on vend et on se paie ”. Plus récemment, en Grande Bretagne, des mineurs licenciés ont acheté leur mine et l’ont fait vivre en la gérant autrement, expérience qui a fait connaître cette action dans le monde entier et a donné lieu à la naissance d’un film “ Charbons ardents ” qui relate ce combat. Ces exemples montrent que là où existent l’esprit de résistance, le refus de la fatalité et de la résignation, la détermination, il est possible de s’opposer à la logique patronale et étatique, il est possible de les faire trembler, de les vaincre. C’est dans cette voie que les syndicats de la CNT agiront pour que la lutte de ceux et celles qui résistent aux licenciements se transforme en offensive résolument anti-capitaliste.

HALTE A LA DICTATURE DU PATRONAT !

FRONT SOCIAL ET SYNDICAL DE LUTTE CONTRE LA LOGIQUE PATRONALE ET LA COMPLICITÉ DU GOUVERNEMENT !
VERS LA GREVE GÉNÉRALE DES SECTEURS PRIVÉS ET PUBLICS !




SANS PAPIERS : LA MAIRIE DE LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE !


Communiqué du CSP-59 :

Le 30 juin 2001, le CSP-59 se retrouve à nouveau à la rue sans local. Deux ans après l'accord du 13 décembre 1999 qui engageait la Mairie de Lille et le Conseil Régional et la mise en place de l'IDM, le local définitif de lutte des sans papiers demeure toujours au stade des promesses. Deux ans durant lesquels, l'Évêché de Lille, les associations JOC, ACO et ACE ont assumé en mettant à la disposition du CSP-59 le local provisoire du 57 rue des Meuniers. Deux ans durant lesquels le CSP-59 a fait confiance et a été d 'une grande patience. Deux ans durant lesquels le local « Saint Louis » à Fives a été médiatiquement agité pour se révéler être une illusion de plus.

Aujourd'hui, la vérité éclate : le 30 juin 2001, nos amis de la JOC, d'ACO, d'ACE récupèrent leur local pour des travaux durant les vacances. Les sans papiers et leur GSP-59 remercient l'Évêché et ses associations de l'accueil durant ces 2 ans. Le CSP-59 demande solennellement aux collectivités territoriales (Mairie de Lille et Conseil Régional) de respecter la parole donnée le 13 décembre 1999. Le CSP-59 demande à l'IDM d'assumer toutes ses responsabilités sur la base de l'accord du 13 décembre 1999, accord politique qui a fait naître cette association dont l'objet est le local définitif du CSP-59. Le CSP-59 demande aux partis politiques élus à la Mairie de Lille de prendre leur responsabilité et d'assumer leurs engagements sur le local lors des élections municipales dernières.

Le CSP-59 informe qu'à partir du 30 juin 2001, l'assemblée générale du mercredi se tiendra dorénavant sur la place de la République (Lille) après le rassemblement de 18 h, et ce jusqu'à l'obtention du local définitif.




SANS PAPIERS : RESUME / SYNTHESE ET BILAN


Maintenus dans une situation « irrégulière » par les lois, dont le dernière en date, dite « Chevènement ».

Face au mur de la Préfecture qui lors des rencontres, arrachées par la grève de la faim (déjà !!!) de 25 sans papiers au printemps 2000, régularise au compte gouttes.
Depuis juillet 2000 des rencontres mensuelles ont lieu. Les grévistes de la faim de mai juin 2000 ont été régularisés. Mais au fur et à mesure de ces rencontres le nombre de régularisations annoncées n'a fait que diminuer et les conditions de discussion lors de ces rencontres se sont dégradées.

Menacés et indignés par la répression faite au mouvement sur Lille. Contrôles policiers aux alentours du local les jours d'AG, manifestations sous contrôles policiers, voir à certains moments en prise aux provocations de la BAC, accès impossible aux meetings barricadés de la liste Aubry (PS, PC, MDC.), criminalisation du CSP59 et des soutiens du mouvement.

Constatant l'état de mobilisation autour de leurs revendications. Les sans papiers ont sans cesse interpellé les organisations lors de rencontres (Verts, PC, PS, syndicats..) et lors de la campagne électorale pour les municipales. Mais le constat est que rien ne change, que rien ne bouge !

Constatant que les engagements pris en décembre 99 à propos de leur local de lutte restent dans les faits lettre morte. En décembre 99, suite à l'expulsion des sans papiers de leur local de lutte au CHRU de Lille (pavillon Denis Cordonnier), suite à l'expulsion particulièrement violente de l'église de Wazemmes, et suite aux 15 jours de manifestations non stop qui avaient suivis ces expulsions, un local provisoire avait été proposé aux sans papiers et des engagements avaient été pris par la mairie de Lille, le conseil régional et l'I.D.M. pour fournir au CSP59 un local définitif. Ces mêmes engagements précisaient même un délai : juin 2000.

En février-mars 2001, suite à 4 AG débattant sur la question, les sans papiers votent le principe de la grève de la faim « clandestine ».

4 propositions étaient discutées :
1 - Occuper un lieu public et les candidats grévistes déclenchent leur action.
2 - Attendre le local promis et les candidats grévistes déclenchent leur action.
3 - Déclencher une grève de la faim clandestine et ne la rendre publique qu' au delà d'un certain délai.
4 - Ne pas faire du tout de grève de la faim et chercher à développer la mobilisation.

Les propositions 1 et 2 ont été jugées trop risquées (menace d'expulsion des grévistes déclarés au déclenchement de l'action comme ce fut le cas à Toulouse au printemps 2000). La proposition 4 fut rejetée en invoquant et constatant la situation du mouvement des sans papiers tant à Lille qu'au plan national (manifestations nationales, état de la mobilisation dans les divers collectifs.) Les sans papiers votèrent majoritairement pour la troisième solution.

Le 1er mai la grève de la faim est rendue publique par un communiqué du CSP59.

Le 2 mai vers 16h, 19 Sans Papiers en grève de la faim depuis 31 jours se présentent aux urgences du CHR de Lille, à l'hôpital Provo de Roubaix et à l 'hôpital St Vincent à Lille.
A Roubaix, 4 laotiens ont été refusés et trois guinéens ont été autorisés à passer la nuit après l'intervention du CSP 59 et des soutiens.
Au CHR, l'ensemble des grévistes qui se sont présentés a été autorisé à passer la nuit, là aussi après l'intervention du CSP 59 et des soutiens. Une rencontre est prévue pour le lendemain matin avec le directeur M. WALBECQUE, M. DIAZ directeur délégué à la sécurité du CHR et le CSP 59 et ses soutiens.
Les Sans Papiers, questionnés par l'administration du CHR, ont formulé clairement leur refus de quitter l'hôpital. Il est apparu que l'institution hospitalière est soumise à de fortes pressions de la Préfecture.
Le jeudi 3 mai au matin au CHRU de Lille les sans papiers sont évacués. Ils sont hébergés dans les locaux d'AC Lille. A Roubaix, un gréviste est hospitalisé tandis qu'un autre est arrêté par la police et conduit à la Dircilec. Le soir, Une manifestation du CSP59 et des soutiens se rend à la Dircilec où le directeur lui donne l'information qu'il sera libéré. Il le sera le vendredi dans la matinée, après s'est vu notifié un APRF. Le troisième rejoint le local d'AC.
Le jeudi 3 au soir, 4 sans papiers gréviste se présentent aux urgences du CHRU de Lille. Deux sont hospitalisés, deux rejoignent les autres au local d'AC.

Après l'expulsion des grévistes de la faim des hôpitaux, l'hospitalisation et la négociation pour la régularisation sont acceptés.

La récupération par le CSP59 des grévistes de la faim, suite à leur expulsion des hôpitaux publics, d'abord dans les locaux AC ! Lille puis ceux de la LCR, deux organisations solidaires du CSP59, n'a duré que quatre jours. La Préfecture propose aux grévistes la ré-hospitalisation. Les grévistes de la faim acceptent mais posent les conditions suivantes :
- leur regroupement dans un seul hôpital et si possible dans un seul service,
- le libre accès aux grévistes du CSP 59 et des soutiens,
- le respect des droits des patients conformément à la charte,
- l'ouverture immédiate des négociations en vue de la régularisation avec le CSP59.
La Préfecture accepte les conditions, excepté que pour des raisons de places, les 23 grévistes seront répartis dans les trois hôpitaux suivants : le CHR de Lille, les hôpitaux publics de Roubaix et de Tourcoing. Ils rejoignent par ambulances à l'appel du CSP59, lundi 7 mai à partir de 15 h, leurs trois camarades déjà hospitalisés.

Le mercredi 9 mai, 18 h, puis le jeudi 10 mai, en présence de personnalités garantes, des rencontres ont lieu en Préfecture.
Le vendredi 11 une lettre de la préfecture, accompagnée d'un courrier du CSP59 indiquant ce qui avait été dit oralement par la préfecture lors de ces deux rencontres, est transmise à chacun des grévistes. Ce courrier de la préfecture leur délivre un sauf conduit de 3 mois renouvelable, et une autre lettre les informe que leur situation sera ré-examinée avec la plus grande bienveillance en vue de la régularisation.
Le vendredi 11 mai au soir 11 grévistes déclarent cesser leur jeûnes et 15 le poursuivent.

Au CHRU de Lille, nouvelle expulsion des grévistes

Samedi 12 mai, à partir de 10 h 45, 8 sans papiers, qui ont décidé de poursuivre leur grève, sont expulsés, dont certains manu militari, des hôpitaux du CHRU de Lille, alors que ces grévistes avaient décidé de poursuivre leur action.
Après avoir attendu, de longues heures, dehors, en pleine chaleur, que les hôpitaux leurs délivrent, comme cela doit se faire légalement, un bulletin de sorti (ce que refusaient manifestement de faire les hôpitaux), ils se sont regroupés au local d'AC puis, d'un commun accord, dans les locaux de la LCR au 26 rue Volta à Lille. Une gréviste est ré-hospitalisée le soir même.
Le samedi 12 mai au soir ils sont 12 sur les 26 qui ont décidé de poursuivre leur action parce qu'ils considèrent que le délai allant jusqu'en octobre prochain est long et que leur situation personnelle ne leur permet pas de rester sans autorisation de travailler. Ils demandent donc pour eux et pour leurs conjoints l'attribution immédiate d'un récépissé avec autorisation de travailler..
Parmi les 12, il y a le cas de deux algériens, qui sont à l'hôpital de Roubaix, qui posent la question importante de l'égalité de traitement. En effet, la seule avancée réelle de la Circulaire du 24 juin 1997 est la notion d'asile territorial qui prend en compte les persécutions et les menaces qui émanent d'un tiers qui n'est pas forcément l'Etat. Mais la décision relève du Ministère de l'Intérieur et la pratique fait qu'en 1999 sur 1388 demandes seules 8 ont été satisfaites.
Ces deux Algériens, qui continuent à poser la revendication d'égalité de traitement, ont annoncé, le dimanche 13 mai, la suspension de leur grève de la faim.

Ils sont donc, ce dimanche 13 mai, 16 à avoir cessé leur mouvement de jeûne et 10 à le poursuivre, trois dans les hôpitaux et 7 dans les locaux de la LCR qui les accueille.




COMMUNIQUE DU COMITE DES SANS PAPIERS 59


APPEL du 1er mai à la mobilisation solidaire :

AU 30ème JOUR, SANS LE LOCAL PROMIS,LES GREVISTES DE LA FAIM CACHES SE RENDENT DANS LES HOPITAUX PUBLICS !

Une nouvelle Grève de la faim en est à son 30éme jour. Tous les grévistes Guinéens, Laotiens, Thaïlandais, Algériens et Marocains doivent pouvoir être accueillis dans les hôpitaux publics de l'agglomération lilloise.

Les sans papiers du CSP59 déboutés par la circulaire des quotas ethniques et préfectoraux de M. Chevènement et Jospin refusent de retourner dans l'ombre du "travail clandestin". Ils rejettent la concurrence Sans Papiers/Chômeurs/Salariés qu'organisent les patrons et les gouvernants pour précariser l'ensemble des travailleurs.

Après avoir été fichés, ils veulent que la confiance qu'ils ont mis dans les promesses électorales de Jospin soit traduite par la décision de les régulariser. En désespoir de cause, ils sont décidés à arracher les papiers en mettant leurs vies en danger.

Au cours de 4 Assemblées Générales, ils ont voté sur quatre propositions formulées suite à leur exigence de faire la grève de la faim :

1) Occuper un lieu public et les candidats grévistes déclenchent leur action. Le risque, c'est l'intervention policière et des expulsions.

2) Attendre le local promis par la Mairie de Lille, le Conseil Régional et l'IDM. Mais la promesse sera t-elle vraiment tenue ?

3) Les candidats, après avoir consulté des médecins, s'être pesés, font à leur propre initiative et sous leur propre responsabilité leur grève de la faim durant 20 à 30 jours pour ensuite se faire admettre dans les hôpitaux. C'est dangereux, car un accident peut arriver. La Préfecture et les adversaires en profiteraient pour "criminaliser" le CSP59.

4) Ne pas faire du tout de grève de la faim et développer une mobilisation massive des 600 dossiers environ qui sont inscrits dans le CSP59.

Les sans papiers ont voté MAJORITAIREMENT pour la troisième proposition.

Le CSP59 appelle tous les travailleurs, les syndicats, notamment ceux des médecins et des infirmiers, les associations démocratiques et anti-racistes, bref l'opinion démocratique à se mobiliser pour que les grévistes de la faim du CSP59 aient gain de cause, pour que justice leur soit rendue.

Une nouvelle bataille a commencé, soyons à la hauteur de l'espérance mise en nous par la détermination et le courage à toute épreuve des grévistes.

Lille, le 1er Mai 2001

Manifestation tous les mercredi à 18 h place de la République

CSP 59, 57 rue des Meuniers, 59000 Lille
Fax: O3.20.52.76.92 - Tél: O6.84.91.36.87





JOSPIN ET LES SANS-PAPIERS LILLOIS


Premier meeting de campagne de Jospin jeudi 7 mars à Lille. Les sans papiers avaient décidé de l’accueillir pour lui rappeler ses promesses d’ivrogne de 1997 : abrogation des lois Pasqua et régularisation des sans papiers. Premier meeting… et déjà les matraques ont parlées.

Ça commençait mal : environ 400 sans-papiers de Lille et de Roubaix ont été bloqués par la police à 500 mètres du lieu du meeting, afin de les empêcher de rencontrer le bon peuple de gauche venu écouter la bonne parole désormais sécuritaire et responsable de leur champion. Belle mobilisation d’un mouvement en pleine renaissance sur Lille. Quelques-uns d’entre eux avaient pu se faufiler jusqu’à l’entrée du meeting, où ils ont rencontré d’autres mouvements de luttes comme ces hôpitaux psychiatriques de l’agglomération, en grève pour obtenir plus de moyens et un passage aux 35 heures décent. Ceux-ci ont pu constater d’étranges scènes à l’entrée du meeting : les vigiles retiraient des mains des spectateurs qui voulaient rentrer les tracts des hospitaliers en lutte et des sans-papiers.

Pendant ce temps-là, la manifestation des sans-papiers attendait vainement, en chantant leur colère, que les cordons de CRS qui les entouraient, les laissent enfin accéder au meeting. Ce n’est pas la première fois que les sans-papiers lillois se heurtent à des cordons de CRS lorsqu’ils tentent de s’approcher de réunions électorales. Martine Aubry leur avait déjà interdit l’entrée des siennes l’an dernier pour les municipales. Les sans-papiers avaient alors dénoncé ces procédés dignes du second empire, quand les candidats qui plaisaient à Napoléon III bénéficiaient d’une protection policière contre la populace.

Au bout de 2 heures de sur-place, nous sommes donc repartis en manifestation à travers la ville. La police n’a pas dû bien faire son travail, ce soir-là, puisqu’elle n’a pas réussi à empêcher une nouvelle occupation des sans-papiers de Lille. Cette fois-ci, la cible a été la fac de droit, dans le quartier de Moulins, où ont réussi à s’engouffrer 150 personnes avant que, dépitées, les forces de l’ordre n’arrivent.

Cela faisait plus d’un an que les sans -papiers lillois n’avaient pas réussi d’action de ce type. Mais il faut dire que la génération actuelle, création directe des lois Chevènement et du gouvernement “ socialiste ”, est particulièrement dynamique.

Il est probable que la police se soit peu soucié de demander l’ordre d’expulsion auprès du président de la fac, car l’évacuation n’aura pas traînée, et elle aura été particulièrement violente. Pas de la part des sans papiers, bien évidemment, mais de la police. On peut dire que les manifestant-e-s ont été victimes d’un tabassage en règle. Près d’une trentaine de personnes de personnes ont été blessées, dont dix ont été hospitalisées par le SAMU.

Jospin se voulait un candidat responsable, près à mettre le paquet pour la sécurité des français. Aurait-il donné un avant-goût, à Lille, de son programme de lendemain d’élection ?

Bertrand Dekoninck.






LES PRINCIPAUX PLANS DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS (EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION


Au-delà de Danone et Marks & Spencer, une série de plans de suppressions d' emplois a été annoncée au cours des dernières semaines ou pourraient se confirmer dans les semaines à venir. Voici la liste des principaux secteurs et entreprises touchés :

Agro-alimentaire :

Fermeture de LU-Danone à Calais dans le cadre d'un plan de restructuration de la branche biscuits entraînant 570 suppressions d'emplois en France (et 1 700 en Europe).

Commerce et distribution :

Marks & Spencer : le distributeur anglais va fermer 38 magasins en Europe continentale, dont ses 18 magasins français qui emploient quelque 1 700 personnes au total.

Groupe André : fermeture de 110 magasins en France (sur 230 au total) et suppression d'environ 450 emplois.

Electroménager :

L'usine Selnor - Brandt de Lesquin pourrait fermer, entraînant la suppression de 700 emplois.

Métallurgie :

ABB - Alstom avait annoncé fin février 2000 la suppression de 10 000 emplois dans le monde (sur 54 000), dont 1 800 en France avec la disparition dans la région du site de Lys-lez-Lannoy.

Textile :

La filature Breuvart à Armentières a annoncé l'arrêt de l'exploitation industrielle en France et la suppression de 66 des 74 emplois de l' entreprise.

Les patrons licencient... licencions les patrons !
Autogestion !


HOPITAUX : TOUS EN GREVE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2001.


La bourse ou la vie ? Choisissez la vie...
Effet d’annonce, le gouvernement prévoit la création de 45 000 emplois dans la santé publique pour les 35 heures. Nettement insuffisant. 22N’ayant rien fait depuis 1997, alors qu’il faut plusieurs années pour former le personnel, le gouvernement feint une solution qui n’en est pas une sous la pression des mouvements sociaux, de la médiatisation des problèmes des hôpitaux et de l’échéance électorale. Mais le compte n’y est pas.
D’abord sur la création d’emplois. Les 35 heures, c’est 10,3 % de temps de travail en moins, et donc 10,3 % d’emplois en plus. Il y a 780 000 agents hospitaliers. Il faut donc 80 000 postes en plus. Et il n’y a pas de garantie que ce seront des emplois tiarisés et à qualifications équivalentes. Ensuite sur le temps de travail. Actuellement, c’est 1 680 heures par an pour 39 heures, ce qui fait (1 680 x 35) / 39 = 1 507 heures. Or le gouvernement propose 1 600 heures, soit 37,2 heures hebdomadaires sur la base actuelle. Par la suppression de l’ordonnance de 1982 sur les statuts et certains acquis sociaux, le gouvernement augmente le temps de travail, annualise le travail et accroît la flexibilité au détriment de la vie professionnelle et privée.
D’autres mesures sont à l’image de la mauvaise foi. Un arrêt de travail d’une journée équivaudra à 7 heures d’absence, on devra des heures d’être arrêté si la durée quotidienne de travail est supérieure. Pas de définition du travail effectif, on ne comptera plus le repas, la pause, l’habillage, la formation et le travail discontinu pourra nous être imposé. On continuera à faire 39 heures comptées 35, à gérer la pénurie, à courir après la rentabilisation et la productivité aux dépens du soin et de la relation au patient.
Or les effectifs sont déjà insuffisants et on prévoit dans les 4-5 ans à venir des départs massifs à la retraite. La proposition du gouvernement ne répond pas à la situation.
Il n’y a pas à céder. Les 35 heures, c’est :
· 1 507 heures de travail par an avec un décompte hebdomadaire.
· 1 jour de congé pour 14 jours de travail, à prendre selon les services, pour 8 heures de travail par jour.
· Le maintien de l’ordonnance de 1982 et des acquis sociaux.
· La journée continue et la formation sur le temps de travail.
· Le décompte des arrêts de travail en jours et non en heures.
· 10,3 % d’embauche avec emplois titularisés à qualification équivalente, soit 80 000 emplois.
· 31 heures hebdomadaires pour le travail de nuit pour maintenir les acquis.
À moyen terme, un plan de formation et de recrutement, avec revalorisation de la profession, pour combler les manques d’effectifs, remplacer les départs à la retraite et passer aux 30 heures hebdomadaires pour tous. L’approche clinique a changé avec le PMSI. Son but n’est pas “ le thérapeutique ” mais de servir la rentabilisation. La gestion financière envahit tout au détriment des patients et du personnel soignant. La nouvelle classification des pathologies se réduit à un catalogue de symptômes sans prendre en compte la totalité de la personne. Des entités cliniques disparaissent, comme la névrose et par là même leur prise en charge qui ne sera plus budgétisée. C’est la caution médicalisée du moindre coût où l’homme devient une machine que l’on répare.
Depuis les grèves de 1988 et 1991, le signal d’alarme est tiré sur l’insuffisance de moyens et d’effectifs. Les gouvernements de droite et de gauche ont pourtant continué à réduire le budget du secteur public pour diminuer les charges des entreprises privées et maintenir leurs profits. Avec les ordonnances Juppé poursuivies par la gauche plurielle, la rentabilisation s’accentue avant privatisation du service public. L’argent veut tout posséder et décider de tout.
L’imposture idéologique du capitalisme nous fait croire qu’il n’y a pas d’autre solution. Vieux mensonge ! En économie réelle, nous produisons de plus en plus de richesses. Mais elles sont accaparées par le profit. Il existe une autre voie, c’est de supprimer le capitalisme. Il s’agit de définir les besoins en fonction de l’être humain et non du profit escompté par le capital, et de se partager le travail et les richesses. La CNT appelle à lutter contre la logique de l’argent.
Fédération CNT des travailleurs de la santé et du social
E-mail : 
sante-social.rp@cnt-f.org
Site web : http://ww.cnt-f.org/sante-social.rp



HOPITAUX : LES 35... LEURRES !


Le père Lionel est une ordure
L'habilité du gouvernement Jospin est d'avoir détourné une ancienne revendication du mouvement ouvrier (la baisse de la durée de l'exploitation par le travail, si ce n'est sa fin) pour faire adopter sa réforme : 35 heures hebdomadaires. Sauf que l'ensemble de ces 35 h est réparti sur l'année (= annualisation ) en fonction des besoins des patrons ou de l'Etat (= flexibilité)... Au revoir le temps libre et le temps choisi !
Les deux lois Aubry (dites des 35 h ) sont un "accord cadre", donc très flou et le moins contraignant possible, adaptable au cas par cas, branche par branche professionnelle. Ainsi divisées, les réactions des salariés restent affaiblies là où le rapport de force n'est pas en leur faveur : les négociations peuvent se dérouler tranquillement entre le patronat et les syndicats "représentatifs". Ces derniers signent donc tour à tour des accords bâclés afin de préserver le peu de crédibilité qu'il leur reste et surtout pour conserver les avantages de la gestion des organismes sociaux, encore intacts grâce au maintien du système actuel du travail.
Présentée comme une mesure "sociale", "créatrice d'emploi", l'application des 35 h va obligatoirement transformer le code du travail et les conventions collectives en des normes plus flexibles, la déréglementation étant le principal moyen de la mesure. Le gouvernement, et le MEDEF - avec l'aval de la CFDT - ont fait de la R.T.T. une machine à intensifier le travail à tout niveau et à exploiter encore plus les individus.
La flexibilité à temps complet
Comme dans de nombreuses branches, le passage aux 35 h dans le secteur santé-social a permis d'imposer, dans les divers établissements, l'annualisation du temps de travail. Conséquence palpable : la balance horaire en vigueur signifie plus de souplesse dans la gestion du personnel... fortement sollicité à devenir plus polyvalent.
Les conditions de travail et de vie des salariés du C.H.U. se dégradent :
· Effectifs médiocres (insécurité des soins, patients et personnels qu'ils soient soignants, techniques-ouvriers...),
· charge de travail accrue (activité plus importante ),
· flexibilité et mobilité accrues (horaires coupés, davantage de week-end travaillés, polyvalence des personnels...),
· précarisation des postes (CDD > 3 ans, parfois même une dizaine d'année dans certains cas !),
· gestion de la pénurie (personnels rappelés sur temps de repos, arrêts-maladie non remplacés...),
· etc...
On constate aujourd'hui, avec le bilan du passage aux 35 h dans le privé, qu'il n'y a pas eu d'embauches supplémentaires ou pas suffisamment. Le pire est donc à craindre dans notre secteur sanitaire. A Dijon, par exemple, la direction aurait même mené son enquête auprés des services pour savoir s'il était possible de fonctionner en 35 h avec l'effectif actuel ! Cela promet...
De discrètes négociations sur les 35 h dans la santé publique sont en cours ; peu d'infos circulent ; nous avons la nette impression que nos dirigeants veulent éviter toute contestation, toute lutte ou toute autre proposition qui briserait la paix sociale.
Puisque personne ne travaille à notre place, ne laissons personne négocier pour nous !
Nous pouvons imposer une autre application de la R.T.T., conforme à nos intérêts. Il est possible d'exiger des embauches fixes et statutaires, de préserver nos acquis, etc... La lutte pour la R.T.T. doit être l'occasion de lancer le débat sur le contenu même du travail : qui décide de l'organisation du travail ? à qui profite les fruits du travail ?...
Travaillons tous, moins et autrement !
35 heures sans perte de salaire et avec embauches réelles selon les besoins !
Titularisation de tous les contractuels !
Grève générale = rapport de force favorable aux salariés !

CNT - santé / social


HOPITAUX : IMPOSONS NOTRE PASSAGE AUX 35 HEURES !


La fonction publique hospitalière doit passer aux 35 heures au 1er janvier 2002. Le calcul est simple : de 39 à 35 h, c'est 4 heures de réduction du temps de travail par semaine (soit 1 repos supplémentaire tous les 14 jours) et 6 jours de congés de plus par an.

Tout le reste n'est que littérature !

Le questionnaire qui nous est imposé aujourd'hui a pour buts :
· De revenir sur les acquis sociaux (ordonnance du 26 mars 82).
· De cantonner la réduction du temps de travail (RTT) à son strict minimum.
· D'embaucher le moins possible, voire pas du tout.
· D'augmenter la flexibilité, la productivité, la précarité au sein du service public de santé.


Ne perdons pas de temps à répondre à ce type de questionnaire induit.
Exigeons plutôt la création d'emplois statutaires en proportion de la RTT.
Refusons l'abrogation de l'ordonnance du 26 mars 82, qui entraînerait une déréglementation et une flexibilité accrue de nos services.

Nous l'avons déjà dit : nous ne voulons ni des plats, ni des sauces que les technocrates nous servent. Quel acquis social n'a pas été obtenu par la lutte ?

Uni-e-s et solidaires. construisons ensemble NOTRE augmentation du temps de repos.

BOYCOTTONS LE QUESTIONNAIRE DE LA DIRECTION !

Puisque personne ne travaille à ta place. que personne ne décide pour toi de tes temps libres !

Fédération CNT des Travailleurs de la Santé et du Social
33 rue des Vignoles - 75020 Paris
Tél : 01 43 56 00 95
Site web :
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp
E-mail : sante-social.rp@cnt-f.org





MEDECINS


Tous les médecins libéraux n’ont pas pour seul objectif la consultation à 20 € et la visite à 30. Pour le syndicat de la médecine générale (SMG), la fonction et le mode de rémunération du médecin généraliste de base doivent être redéfinis. C’est ainsi que cette organisation (à ne pas confondre avec MG-France et autres) dénonce le paiement à l’acte (qui pousse à multiplier les actes au lieu d’inciter à la qualité) au profit d’une rémunération au forfait. C’est ainsi qu’elle milite, contre la dictature du libéralisme en matière de santé, contre le rôle destructeur de la logique de marché, contre la baisse des remboursements des soins, contre l’entrée des compagnies d'assurances dans la Sécu, pour la mise en place de réseaux de soins...

Eric (syndicat CNT santé-social-éducation-culture de Lille)




"BROUTCHOUX (... ET MARCHONS SUR LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre K.



La biographie d'un drôle de syndicaliste à la verve "croquignolesque"

Un acteur et un musicien racontent une histoire vieille d'un siècle, sans didactisme, avec humour, ironie et passion : la catastrophe minière de Courrières qui fit 1200 victimes, de 13 à 60 ans. On ne parlait pas encore de la France d'en bas. Celle de ce récit était à 300 mètres sous terre. De ce malheur émergea un homme, un anarcho-syndicaliste. Benoît Broutchoux s'opposa par la radicalité et l'action directe à un système politique et économique qui s'est aujourd'hui manifestement installé, en toute quiétude. Passé et présent se mêlent dans le flot de paroles de Benoît Broutchoux, poète écorché aux actes militants extrêmes.

Texte et mise en scène : Gérald Dumont
Avec Frédéric Baudimant et Gérald Dumont
Lumières : Xavier Boyaud
Scénographie : Frédérique Bertrand
Son : Arnaud Pouzin
Réalisation Films : Jean-Louis Accettone
Conseil artistique : David Conti
Conseil historique : Pierre Outtéryck

A noter :  la publication du texte et d'un commentaire historique de Pierre Outtéryck (aux Editions Le Geai Bleu).

Renseignements/Réservations : Culture Commune 03 21 14 25 35

Coproduction : Théâtre K, Culture Commune-Scène Nationale associée à la ville de Lens. Avec le soutien de la DRAC Nord/Pas-de-Calais, du Conseil Régional Nord/Pas-de-Calais, du Conseil Général du Nord et de la Mairie de Lille. Le Théâtre K. est une compagnie associée à Drama Makina Produktions.

Coréalisation : Culture Commune-Scène Nationale, ville de Lens. Avec le soutien du Conseil Général du Pas-de-Calais, dans le cadre du Plan Départemental de Lecture Publique. 

Pour en savoir plus sur Benoit Broutchoux, cliquer ici.

THÉATRE ENGAGÉ


"Ces derniers mois nous ont fait vivre des moments nauséeux. Me revint alors l'idée du théâtre engagé, du théâtre politique, où un chat s'appelle un chat, un salaud un salaud. Avec l'aide de Pierre Outtéryck, j'ai replongé avec ivresse, et souvent avec dégoût, dans l'histoire des luttes des plébéens contre les nantis. J'ai écrit un nouveau texte, avec l'absolue certitude d'être moral et juste. Je ne me fais guère d'illusions sur la portée d'un tel spectacle. Le théâtre n'a jamais renversé les dictateurs ni changé le cours de l'histoire. Cela se saurait. Mais parfois, le regard d'un spectateur ou d'un lecteur m'a laissé croire qu'il me disait : "c'est bien ce que tu dis". Que répondre à part : "J'espère. Maintenant, redis-le, ou écris-le, ou peins-le, avec tes mots, ton style, ton énergie, mais continue et que cela sorte de ce théâtre sous une autre forme"

Gérald Dumont (metteur en scène et comédien).






ÉLECTIONS PRUD'HOMALES



Suite aux élections prud'homales du 11 décembre 2002, la CNT tient à rappeler sa position.



La CNT est très critique quant à la nature et au fonctionnement des prud'hommes. En effet, contrairement à ce que prétendent les autres syndicats et la plupart des médias, les conseillers prud'homaux ne sont pas des défenseurs... mais des juges (ce n'est pas nous qui le disons, mais la Loi) ! La CNT, quand elle va aux prud'hommes, préfère y aller en tant que défenseur, pas en tant que juge. De plus, ces tribunaux n'ont rien de démocratiques. Les salariés (qui représentent 14 600 000 personnes) ont autant de représentants que les patrons (qui ne représentent pourtant que 920 000 personnes) ! C'est pour ces raisons (et pour bien d'autres encore) que nous n'avons présenté aucun candidat à ces élections. Voilà en ce qui concerne l'analyse que nous faisons de cette institution...

En ce qui concerne le fait de voter ou de ne pas voter, c'était aux syndicats CNT locaux de se déterminer. Au nom de l'autonomie que la CNT laisse à ses structures de base, certaines ont appelé à l'abstention (comme par exemple à Béthune), d'autres n'ont donné aucune consigne "officielle" (comme dans la métropole lilloise).

Pour conclure - et pour aborder la notion de "représentativité syndicale"chère à la section CNT de la Redoute - la CNT estime qu'avec 67,3 % d'abstention sur le plan national et 60,8 % sur le plan régional - l'institution prud'homale n'est pas un instrument de mesure objectif de l'audience syndicale. Pour la CNT, la représentativité syndicale se mesure sur le terrain. en termes de luttes et de combativité !




APPEL POUR UN FRONT SOCIAL DES RESISTANCES


L'issue du scrutin du 5 mai 2002 est sans surprise. L'hydre fasciste aux portes du pouvoir est balayé par un vote aux allures référendaires.

Mais le rejet d'un gouvernement Front National ne doit pas nous faire oublier certaines évidences. Le parti de Le Pen au second tour est le résultat logique des renoncements d'une gauche gouvernementale, qui de concert avec la droite, n'a de cesse mené depuis vingt ans une politique anti-ouvrière et anti-sociale, sécuritaire et répressive à l'égard des immigré(e)s.

Aussi, les perspectives d'un gouvernement Chirac ultra-libéral, et une éventuelle future nouvelle cohabitation PS-RPR, nous amène à assumer certaines responsabilités et à faire naître, en opposition aux gestionnaires du capitalisme, une alternative sociale.

Ce front du refus de la logique gouvernementale et patronale aura pour tâche de développer l'idée que tous et toutes ensemble nous avons la possibilité d'initier des dynamiques de lutte et de résistance.

Cette résistance devra prendre appui sur différents fronts de lutte :
· Licenciements et plans sociaux ;
· Défense des retraites, des droits des chômeurs et refus des logiques du MEDEF ;
· Défense des services publics et résorption de la précarité ;
· Régularisation des sans-papiers ;
· Droit à la santé et au logement ;
· Refus des logiques sécuritaires .

Pour faire aboutir ces revendications, la CNT, pas plus que quiconque d'ailleurs, ne peut prétendre, à elle seule, assumer cette tâche. Aussi, notre confédération s'adresse-t-elle aux forces vives du mouvement social et syndical pour constituer ce front social des résistances. Malgré nos divergences, nos histoires et pratiques différentes, l'heure est à l'unité d'action contre l'Etat, le patronat et le fascisme.




A PROPOS DU "FRONT REPUBLICAIN"


Le mouvement anti-FN rassemble des gens qui n'ont pas tous la même notion de la démocratie. Sous couvert de "front républicain", c'est le système politique et économique. que beaucoup défendent pour perpétuer la domination et l'exploitation !

Ainsi, si certains patrons ont bel et bien condamné Le Pen, cela ne les dérange pas de nous exploiter, de nous virer quand ça leur chante et d'attenter à la liberté syndicale. Un exemple récent : la toute nouvelle section CNT de La Redoute (qui compte à ce jour plus de 50 adhérents - dont 9 délégués syndicaux - et qui ne cesse de se développer depuis sa création il y a un mois) vient de voir sa représentativité contestée par la direction de l'entreprise. Un procès aura lieu le 21 mai au tribunal d'instance de Roubaix. Le Pen annonçait dans son programme qu'il voulait interdire les syndicats. Nous verrons dans deux semaines si le Ministère de la Justice et le patron de La Redoute sont d'accord avec lui !

Ainsi, nous n'étions guère nombreux samedi 4 mai devant le centre de rétention de Coquelles (près de Calais) pour dénoncer l'extension de ce "camp de transit" (comme dit Le Pen), extension voulue et programmée par le Ministère de l'Intérieur. avant la défaite de Jospin !

Ainsi, si les syndicats CFDT, CGT et FO se proclament démocratiques, ils entretiennent aussi, par la professionnalisation du syndicalisme et la cogestion, le désinvestissement des salarié(e)s, ils se méfient de la démocratie directe des AG et des actions directes de la base contre les attaques de l'Etat et du patronat, ils n'hésitent pas depuis plusieurs années à s'opposer à la présence de la CNT à la Bourse du Travail de Lille (rue Jeanne d'Arc). Même chose en ce qui concerne notre participation aux réunions inter-syndicales et inter-professionnelles organisées localement, régionalement et nationalement par ces organisations ainsi que par l'UNSA et la FSU (afin de préparer par exemple les manifs anti-FN et celles du 1er mai!). Pour ces camarades, la démocratie a sûrement des limites.

La liste bien sûr n'est pas exhaustive. Nous pourrions montrer en quoi certaines composantes du "front républicain" ne défendent en rien les valeurs de liberté, d'égalité et de fraternité. Du "bruit et des odeurs" de Chirac au refus de Jospin de régulariser les sans-papiers, de la politique anti-sociale de Juppé en 1995 aux cadeaux faits par le PS au patronat ces dernières années. les exemples ne manquent pas ! Alors. on continue la lutte ?




CHIRAC ESCROC, LE PEN FACHO !


La CNT appelle à manifester à Lille le mercredi 1er mai et le samedi 4 mai pour dénoncer à la fois l’ambiguïté du "front républicain" et promouvoir la constitution d’un front social, anti-fasciste et anti-capitaliste. Par ailleurs, dans la perspective d’une victoire électorale du Front national, la CNT appelle à la préparation de la grève générale reconductible.

La CNT a exprimé son anti-fascisme historique dans les manifestations de ces derniers jours. Mais nous ne rejoindrons certainement pas l’union sacrée qui se dessine autour d’un parti - et avec des partis - largement responsables de la montée du fascisme. L’anti-fascisme de la CNT est indissociable de son anti-capitalisme, tant il est évident que c’est dans le lit de l’exploitation que prospère le fascisme.
Pour notre syndicat, il n’est pas question de se joindre aux "forces républicaines" qui aujourd’hui récoltent ce qu’elles ont semé depuis des années. Il n’y a pas eu de “ coup de tonnerre ” dans notre ciel le 21 avril. La situation électorale actuelle est le fruit d’une évolution que nous n’avons pas découverte à cette occasion. La montée du Front national a d’abord servi des intérêts uniquement électoraux, lorsque le PS l’a utilisée pour diviser la droite. La montée du Front national a ensuite été la conséquence de ce qu’on a appelé la “ lepénisation ” des esprits, lorsque les politiciens ont permis aux propos démagogiques du FN d’atteindre une légitimité populaire. La montée du Front national a enfin été la conséquence de la corruption et des mensonges des élus, des promesses non tenues, d’une gauche convertie au libéralisme, abandonnant les couches sociales pauvres.
Le combat que mène la CNT ne se fera certainement pas en appelant à voter pour qui que ce soit. Chaque adhérent fera à ce propos ce qu’il juge bon (abstention, vote blanc ou vote pour Chirac). Le combat anti-fasciste de la CNT est indissociable de son combat anti-capitaliste. Elle le mène internationalement, avec des organisations syndicales du monde entier. Elle le mène dans les entreprises, dans les quartiers, pour la construction d’un autre futur sans exploités ni exploiteurs, sans dominants richissimes condamnant à la misère la plus grande part de l’humanité. C’est sur ce terreau (le chômage, la précarité, la misère, l’exclusion et l’exploitation) que croît le fascisme. Mais c’est aussi sur ce terreau que grandit la conscience de classe et que pourra se construire une nouvelle organisation sociale. C’est pourquoi notre action syndicale a pour objectif l’auto-organisation contre la soumission à toute démagogie.
La CNT appelle à manifester à Lille le mercredi 1er mai et le samedi 4 mai pour dénoncer à la fois l’ambiguïté du "front républicain" et promouvoir la constitution d’un front social, anti-fasciste et anti-capitaliste. Par ailleurs, dans la perspective d’une victoire électorale du Front national, la CNT appelle à la préparation de la grève générale reconductible.





SUITE AU 1er TOUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE
POURQUOI ?


La France et la démocratie parlementaire ont la gueule de bois. Deux chômeur(se)s ou ouvrier(e)s sur trois se sont abstenu(e)s au premier tour et les employé(e)s suivent la même voie. L'alternative présentée au corps électoral pour le second tour est le choix entre un président sortant corrompu dans la vie politique depuis les années 60 et un fasciste, ex-tortionnaire, lui-même impliqué dans la vie parlementaire depuis 1954.

Le PS invoque, comme raison de son échec, l'abstention et le vote d'extrême-gauche protestataire, marquant par-là son ignorance des réalités sociales et des préoccupations du monde du travail. Ayant abandonné toute référence au socialisme et collant au discours économique et sécuritaire de la droite et de l'extrême-droite (lois Pasqua-Chevènement et Vigipirate, Loi Sécurité Quotidienne), il a accompagné la mondialisation capitaliste (35 heures, PARE, privatisations, précarité dans la fonction publique) et abandonné les victimes des licenciements, de la précarisation, de la misère, de la désespérance sociale. Il a oublié que la véritable insécurité c'est l'insécurité sociale et il tente aujourd'hui de se refaire une image "de gauche" sur le seul thème de la lutte contre l'extrême-droite !

Les travailleur(se)s n'ont pas été associé(e)s à tous ces changements. Les syndicats majoritaires comme la CFDT s'y sont soumis et les inégalités sociales se sont amplifiées. Les gigantesques profits gérés par le capitalisme n'ont pas été redistribués. Si le système politique parlementaire a explosé en plein vol, c'est parce que la vraie question démocratique. c'est la question sociale : résoudre le problème de la production et de la répartition des richesses.

Loin de combattre le patronat, Le Pen est son plus arrogant pitbull. Lorsque ce milliardaire dénonce les "politiciens", le "fiscalisme" et la "bureaucratie", il règle des comptes avec la caste politique et intellectuelle traditionnelle et révèle son projet économique ultra libéral et anti-social : laisser le champ libre aux patrons et à l'initiative privée pour renforcer les missions de contrôle social et de flicage de l'Etat. Il est bien le reflet extrême de la violence patronale et étatique, de la criminalisation et de la répression du mouvement social ou des sans-papiers. Par son discours sécuritaire et nationaliste, il cherche à détourner la juste colère des travailleur(se)s vers des boucs émissaires pour "réserver en priorité l'emploi aux français". Son hostilité à Maastricht et à l'UE n'est pas du tout anti-capitaliste ; il veut juste que les salarié(e)s français(e)s soient exploité(e)s par des patrons français.

Ce n'est pas dans ces campagnes électorales qui évacuent le combat de classe et excluent les travailleur(se)s étranger(e)s que l'on fera reculer le FN. La réponse au fascisme passe par une reconstruction sociale au quotidien dans les lieux où la démocratie est absente : entreprises, quartiers, etc.

Le lieu fondamental de l'économie, l'entreprise, est anti-démocratique. Les producteur(rice)s de richesses sont exclu(e)s de toutes les décisions. Remettons la question sociale au centre des luttes ! Seule la mobilisation et la solidarité nous permettront de vaincre l'extrême-droite. Manifester dans la rue notre anti-fascisme ne suffira pas ; construisons aujourd'hui un syndicalisme pour l'autogestion généralisée.

Français, immigrés. même patrons, même combat !
Pas de véritable anti-fascisme sans anti-capitalisme !

Union locale CNT de Lille.



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