ACTUALITE
ET ANALYSES archives (divers)
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 | MANIFESTATION CONTRE LES LICENCIEMENTS, LE CHOMAGE ET LA PRECARITE DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS (VIDEOS ET COMMUNIQUE) |
 | COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN ORGANISÉ AU DJOLOFF LE 28 NOVEMBRE 2009 |
 | LA PRÉCARITÉ N'EST PAS UNE FATALITÉ (automne 2009) |
 | RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE DE LA PAUVRETE DURABLE ! (automne 2009) |
 | CONTRE LA REPRESSION D'ETAT A POITIERS (19 octobre 2009) |
 | MANIFESTATION A LILLE EN SOLIDARITE AUX VICTIMES DE LA REPRESSION D'ETAT (10 octobre 2009) |
 | TAULE - EMPLOI : NI CONTROLEURS NI DELATEURS ! (septembre 2009) |
 | SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S DE CALAIS (juillet - aoüt 2009) |
 | GREVE GENERALE : BILAN ET PERSPECTIVES (juin 2009) |
 | CALAIS : CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION (du 23 au 29 juin 2009) |
 | FETE DE L'ALIENATION (1er mai / 14 mai 2009) |
 | LICENCIE-E-S, SOUS PAYE-E-S, PRECARISE-E-S... Y'EN A ASSEZ ! (avril 2009) |
 | TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 19 MARS.... ET APRES !? (19 mars 2009) |
 | LE DROIT DE GREVE (rappels juridiques) |
 | GREVE GENERALE AUX ANTILLES.... ET ICI, C'EST POUR QUAND ? (19 février 2009) |
 | APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (février 2009) |
 | COMPTE-RENDU ET APPEL DE L'AG INTERPRO DU 29 JANVIER 2009 A LILLE |
 | LA CRISE.... C'EST LE CAPITALISME ! TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29 JANVIER 2009 ! |
 | ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHOMEURS : NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! (21 janvier 2009) |
 | ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 ! |
 | UN TOIT, C'EST UN DROIT ! ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! (15 novembre 08) |
 | NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS ! (4 octobre 2008) |
 | REPRESENTATIVITE ET STRATEGIE SYNDICALE (motion de synthèse du congrès confédéral de la CNT - septembre 2008) |
 | CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE : NON A LA REPRESSION A "LA POSTE" ! |
 | NON AUX BAS SALAIRES ! NON AUX INEGALITES SALARIALES ! (janvier 2008) |
 | SANS-PAPIERS : SOLIDARITE
AVEC LE CSP 59 ! (décembre 2007) |
 | SERVICES
PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE... LA LUTTE CONTINUE !
(20 novembre 2007 / décembre 2007 / ...) |
 | MANIFESTATION NATIONALE
CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE (8 décembre 2007) |
 | NON A LA CASSE DU CODE DU
TRAVAIL ! (décembre 2007) |
 | SNCF : APPEL A LA GREVE RECONDUCTIBLE DES
CHEMINOTS CNT (novembre 07) |
 | RESTAURATION : MARRE D'ETRE
EXPLOITES ! (17 novembre 07) |
 | L'EXTREME-DROITE DE DIEU REMET LE COUVERT
(17 novembre 2007) |
 | APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (15
novembre 2007) |
 | MOBILISATION DANS
LE PUBLIC, SECTEUR PAR SECTEUR (du 18 octobre au 20
novembre 2007) |
 | UN TOIT, C'EST UN DROIT !
(26 octobre 07) |
 | APPEL DU RESEAU "INTER
LUTTES" DE LILLE (19 octobre 07) |
 | PUBLIC - PRIVE : 37,5
ANNUITES : C'EST CA L'EGALITE ! (18 octobre 07) |
 | LA LOI HORTEFEUX : UNE DENI
DU DROIT D'EXISTER ! (17 octobre 07) |
 | Sécu : comment est-ce qu'on fabrique un
"déficit" ? (3 octobre 07) |
 | RENTREE SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT (26 septembre 07) |
 | NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! (septembre-octobre 07) |
 | NOS DROITS SOCIAUX NE SONT PAS NEGOCIABLES.... NOUS NE NEGOCIERONS RIEN ! (19 septembre 07) |
 | SANS-PAPIERS : LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE, MAIS LA LUTTE CONTINUE (31 août 07) |
 | SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE (22 août 07) |
 | SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE RESF 59/62 (21 août 07) |
 | SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DU CSP 59 (1er août 07) |
 | PAS DE SERVICE MINIMUM... POUR LA LUTTE DES CLASSES ! (31 juillet 07) |
 | BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE" ORGANISEE A BETHUNE (23 juin 07) |
 | MAI 68 : LE RETOUR ! (juin 07) |
 | MARCHE DES CHOMEURS A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK (21 mai 07) |
 | LA CNT FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL (10 mai 07) |
 | PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL ! (4 mai 07) |
 | MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE (affiche et tract de la CNT pour le samedi 17 mars 2007 à Lille) |
 | LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL ET LE FRONT
NATIONAL (appel de la CNT à la manifestation anti FN du 24
février 2007 à Lille) |
 | SECTEUR PUBLIC : TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 ! |
 | SOUSCRIPTION REGIONALE POUR L'ACHAT D'UNE SONO (17/01/07) |
 | SOUTIEN A LA CNT-PTT (25/11/06) |
 | UNE SECTION CNT A MEDIAPOLE : A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ? (23/11/06) |
 | DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER… OU ETAT POLICIER
? (22/11/06) |
 | DROIT A L'AVORTEMENT ET A LA CONTRACEPTION (18/11/06) |
 | SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S DE QUEBECOR HELLEMMES (16/11/06) |
 | TRACT DE RENTREE INTERPRO DE L'UL-CNT DE LILLE
ET ENVIRONS (automne 06) |
 | SOUTIEN A BERNARD COQUELLE, MILITANT ANTI-OGM
(EX "11 D'AVELIN"), POUR SON REFUS DE
FICHAGE GENETIQUE (23/09/06) |
 | PROCES DE BENJAMIN DECEUNINCK, MILITANT CNT
ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"), POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE
(05/09/06, 08/11/06 et 28/11/06 ) |
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NI GENETIQUEMENT MODIFIES, NI GENETIQUEMENT
FICHES ! (01/07/06) |
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1er MAI 2006 : APPEL INTERSYNDICAL |
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LE CPE EST MORT ! LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE ! (13/04/06) |
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CHIRAC ET LE CODE DU TRAVAIL (03/04/06) |
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DECLARATION DE L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES
(01/04/06) |
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POURQUOI SE METTRE EN GREVE ET MANIFESTER MARDI
28 MARS ? POURQUOI RECONDUIRE LA GREVE DES LES JOURS SUIVANTS ? |
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UN TOIT, C'EST UN DROIT ! (11/03/06) |
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MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT AU SUJET
DU SOUTIEN AUX PRISONNIERS DU GROUPE "ACTION DIRECTE" (28/01/06) |
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2005 MAUVAISE ANNEE... CA VA CONTINUER EN 2006 !
(25/01/06) |
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L'ACCORD UNDEDIC EN DETAIL (07/01/06) |
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PROCES DE CHRISTIAN VANNESTE, DEPUTE U.M.P. DE
TOURCOING,
POUR INCITATION A LA HAINE HOMOPHOBE (13/12/05) |
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ABROGATION DES ORDONNANCES VILLEPIN !
(21/09/05) |
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NON AUX OGM DANS NOS ASSIETTES !
SOLIDARITE AVEC LES 11
D'AVELIN ! (15/09/05) |
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ANALYSE
POST-RÉFÉRENDAIRE (15/06/05) |
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NON
A L'EUROPE
DU CAPITAL ! (18/05/05) |
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LUNDI
DE PENTECOTE : NON AU TRAVAIL FORCE, TOUS ET
TOUTES EN GREVE ! |
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LES
MARCHEURS SONT A ROUBAIX
(25/04/05) |
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LES
MARCHEURS SONT A LIEVIN (23/04/05) |

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LES
MARCHEURS SONT A BETHUNE
(22/04/05) |
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LES
MARCHEURS SONT A CALAIS (20/04/05) |
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LES
MARCHEURS SONT PARTIS (18/04/05) |
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PROGRAMME
DE LA MARCHE REGIONALE CONTRE LA
PRECARISATION DE NOS VIES (DU 16/04/05 AU 01/05/05) |
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AGRESSION
FASCISTE CONTRE LE LOCAL
C.N.T. DE LILLE (15/04/05) |
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AUGMENTATION
IMMEDIATE DES SALAIRES ET DES
MINIMA SOCIAUX ! |
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FACE
AU BULLDOZER CAPITALISTE... 1 JOUR DE
GREVE NE SUFFIT PAS ! CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE ! |
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10
MARS ET AU-DELA : SI ON OSAIT ? |
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REPRESSION AU
PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE |
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TRAVAILLER MOINS,
TOUS ET AUTREMENT ! |
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DES ACQUIS, FAISONS
TABLE RASE ! (devise du
baron
Sellières) - tract du
STIS-CNT 59 |
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35 HEURES :
JOURNEE DU 5 FEVRIER 2005 - appel
confédéral de la CNT |
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GREVE ET MANIF
CONTRE LES PROJETS DE LOI SUR
LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE (3 FEVRIER - appel de la
fédé CNT santé social fpt) |
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MANIF CONTRE LES
PROPOS HOMOPHOBES DE
VANNESTE, DEPUTE UMP DE TOURCOING (29/01) |
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UN EXEMPLE DE
PRECARITE ET DE
PRIVATISATION DANS LE SERVICE PUBLIC |
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COMMUNIQUE
CONFEDERAL DE LA CNT AU SUJET DES
MOBILISATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE |
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GREVE DES
TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE |
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LES PAUVRES PLUS
PAUVRES. LES
RICHES PLUS RICHES ? |
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CHARTE
DEMOCRATIE DIRECTE |
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LE DROIT DE
GREVE DANS LE PRIVE |
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NOS RETRAITES NE
SONT PAS A
VENDRE ! |
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RETRAITES |
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EN PLEIN
19ème SIECLE... |
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FAIRE CONVERGER
LES LUTTES A
L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE |
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PREPARER LA GREVE
DU 17 OCTOBRE ! |
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DU NORD AU SUD,
NON AU F.HAINE |
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LA HAINE
HOMOPHOBE A ENCORE
FRAPPÉ |
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LEGIONELLOSE :
QUE NOUS
CACHE-T-ON ? |
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LILLE 2004:
CULTURE A COURT
TERME, MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE INDERTERMINEE |
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RMA |
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LOI FILLON SUR LE DIALOGUE SOCIAL |
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JOSÉ BOVÉ |
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FONCTION
PUBLIQUE
: SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ ! |
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35 H DANS LA
FONCTION PUBLIQUE ? |
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CAMARADES,
ENCORE
UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" ! |
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GEL DES SALAIRES
DANS LE SECTEUR PUBLIC |
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NON AU TRAVAIL
PRECAIRE ! |
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RETRAITES |
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35 HEURES... |
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Solidarité avec les
grévistes du musée de Lille, accusés d'abandon de
poste ! |
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NON AU LICENCIEMENT ABUSIF DE
BABOUSE ! |
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FILATURE MOSSLEY |
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SALARIES DE " LU " EN COLERE ! |
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LICENCIONS LES PATRONS ! |
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SANS PAPIERS : LA MAIRIE DE
LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE ! |
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SANS PAPIERS : RESUME / SYNTHESE
ET BILAN |
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COMMUNIQUE DU COMITE DES SANS
PAPIERS 59 |
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JOSPIN ET LES SANS-PAPIERS
LILLOIS |
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LES PRINCIPAUX PLANS DE
SUPPRESSIONS D'EMPLOIS (EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION |
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HOPITAUX : TOUS
EN GREVE JEUDI
20 SEPTEMBRE 2001. |
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HOPITAUX : LES
35... LEURRES ! |
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HOPITAUX :
IMPOSONS NOTRE
PASSAGE AUX 35 HEURES ! |
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MEDECINS |
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"BROUTCHOUX
(...
ET MARCHONS SUR
LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre K. |
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THÉATRE
ENGAGÉ |
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ELECTIONS
PRUD'HOMALES |
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APPEL POUR UN
FRONT SOCIAL DES RESISTANCES |
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A PROPOS DU "FRONT
REPUBLICAIN" |
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CHIRAC ESCROC,
LE PEN FACHO ! |
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SUITE AU 1er TOUR
DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE POURQUOI ? |
MANIFESTATION
CONTRE LES LICENCIEMENTS,
LE CHOMAGE ET LES PRECARITES
DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS |
Vidéos :
- Cortège de l'UL-CNT de Lille et de la CNT-RP
- Rencontre de l'UL-CNT de Lille avec les travailleurs sans-papiers d'ISS (société de nettoyage) en grève pour leur régularisation
Communiqué confédéral CNT du 04/12/09 :
Peu d'enjeux sont aussi immédiatement interprofessionnels que ceux liés
au chômage et à la précarité. La CNT appelle l'ensemble des
travailleurs (avec ou sans emploi, avec ou sans papiers) à participer
aux manifestations de ce samedi 5 décembre et aux assemblées générales
pour donner suite au mouvement. Cette mobilisation sera le point
d’orgue de semaines d’action des précaires mais la lutte ne s’arrêtera
pas à une journée !
La crise financière a enfoncé la plupart des pays dans la récession,
avec son cortège de conséquences en chaîne sur l’économie réelle :
licenciements permanents, taux de chômage qui explosent, chômage
partiel, situations de précarité renforcées, etc.
En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en
sous-emploi. Les licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un
an !
Pour certaines grandes firmes, le business continue, y compris dans ses
dérives les plus financiaristes et spéculatives, et la crise est un
prétexte à restructurations, avec des conséquences en cascade sur les
entreprises sous-traitantes, les salariés étant toujours en première
ligne.
Mais la précarité n’est pas une nouveauté. Depuis des années les CDD,
le temps partiel forcé, l’intérim, les contractuels de droit privé dans
la Fonction publique, sont un mode de gestion, et la précarisation des
travailleurs un principe économique. La sous-traitance, un moyen
hypocrite et trop commode pour les grands groupes et pour l’État, de
faire semblant de ne pas voir les conséquences sociales et humaines de
ces « gains de productivité ».
Tous les travailleurs sont précaires, chômeurs en puissance, corvéables
à merci. S'ils ne le savaient pas, leurs patrons et leurs hiérarchies
le leur rappellent quotidiennement à coups de pression psychologique,
de menaces de licenciement économique et de délocalisations, en
répétant le nombre de chômeurs prêts à prendre leur place. Et lorsque
les travailleurs victimes de licenciements économiques se battent pour
obtenir autre chose que des miettes, on les envoie directement au
tribunal à l’image des salariés de Continental que l'État traîne en
justice…
Et parallèlement, la fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « Pôle
emploi » n’a fait qu’aggraver le problème. Le traitement des dossiers
est déshumanisé. Les chômeurs sont traités comme des fraudeurs en
puissance, et l’un des critères « d’efficacité » est le taux de
transfert de dossiers vers les sous-traitants privés qui, selon les
chiffres même du gouvernement, sont plus chers et moins efficaces que
le service public.
Pendant que des millions de personnes basculent dans la misère et que
les autres subissent encore plus la flexibilité et les pressions
patronales, les politiques nationales et internationales accouchent de
souris (voire prennent des décisions absurdes comme faire travailler
plus et plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite ou en
défiscalisant les heures supplémentaires) et nos dirigeants économiques
et politiques continuent à se gaver à coups de milliards.
Il est grand temps de faire converger les luttes en allant rejoindre
les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements et
en intégrant les précaires et chômeurs au sein des syndicats, au même
titre que tous les salariés. Quel que soit son statut chaque
travailleur est concerné, et c’est pourquoi les syndicats CNT se
mobilisent à travers toute la France et notamment à Rennes, Lyon et
Paris.
Parce qu'avec ou sans emploi aujourd'hui nous voulons travailler tous,
moins et autrement. Répartissons la richesse, pas la misère !
COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN ORGANISÉ AU DJOLOFF LE 28/11/09 |
L'union
locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement les agressions
verbales et physiques, en particulier celles à caractère sexistes,
perpétrées pas les vigiles engagés par le Djoloff à l'encontre de
personnes venues assister au concert de soutien à notre organisation
dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 novembre 2009.
Ces
vigiles, armés entre autres d'une machette, d'un pistolet à grenaille,
de matraques et de poings électriques ont eu un comportement
intolérable qui se doit d'être combattu.
Nous dénonçons
également les agissements de la police qui, une fois arrivée sur place,
s'est comportée comme à son habitude : provocations, insultes
(notamment sexistes et racistes), agressions physiques (notamment au
Flash Ball) et arrestations arbitraires.
Nous affirmons notre
plus grande solidarité avec toutes les victimes des vigiles du Djoloff
et de la police, et en particulier avec tous-tes les interpellé-e-s.
UL-CNT de Lille
LA PRÉCARITÉ
N'EST PAS UNE FATALITÉ |
Une version maquettée de ce tract confédéral de la CNT sur la précarité
est téléchargeable en cliquant ici (format pdf - 1 page - 236 ko).
Assez
de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle
part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d'ajustement
économique évidents du système capitaliste.
1. Requalification de tous les contrats précaires en CDI :
Les
contrats précaires, quand t'es jeune et que t'arrives sur le marché du
travail, c'est vécu comme normal, c'est intériorisé. Mais ne perdons
pas de vue que c'est pour nous diviser que se multiplient ces
sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des
conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom...).
Bref, de la main-d'œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces
messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour
pas qu'on voit l'arnaque : « Les caisses sont vides ». Pour l'armée et
les banques, de l'argent y'en a. Le paquet fiscal, les parachutes
dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour
nous RIEN !?
2. Travaillons toutes et tous moins et autrement :
Le
chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite
présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con.
Alors qu'il est justement là pour te mettre la pression, qu'avec la
concurrence accrue, tu t'estimes heureux d'avoir un boulot, et que tu
la fermes, sinon au coin ! Direction pôle emploi, qui va te proposer
une « offre raisonnable » d'emploi et va contrôler tes papiers à
l'inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de
ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing,
comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000
demandeurs d'emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux
politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu'on est tous ensemble
dans le même bateau, qu'on va devoir se serrer la ceinture (tout en
consommant le plus possible, faut bien relancer l'économie !), et qu'on
va devoir ramer ensemble.
Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur
job? Combien de patron-ne-s? Quelles sont leurs conditions de travail ?
Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ?
Partageons les richesses, pas la misère !
3. Des papiers pour toutes et tous :
La
précarité, c'est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir
ou déclaré, c'est sans protection sociale, le tout agrémenté de
cache-cache avec les flics et risques d'expulsion. Immigration choisie
d'un côté et disqualification des formations de l'autre, tout en
reprenant des thèmes idéologiques de l'extrême droite.
Chômeurs-ses,
précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s.
Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail,
partage égalitaire des richesses !
NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !
Manifestation nationale contre les licenciements, le chômage et la précarité :
Cette manif clôturera les marches régionales contre les licenciements, le chômage et la précarité qui se dérouleront du 20 novembre au 5 décembre. Elle se déroulera le samedi 5 décembre après-midi à Paris.
L'union locale des syndicats CNT de Lille affrète un bus pour descendre à Paris à cette occasion. Pensez à vous inscrire dés maintenant en envoyant un mail à l'UL-CNT de Lille : ul-lille@cnt-f.org
Le prix est de 15 euros et, pour celles/ceux qui ont des problèmes d'argent, de 5 euros minimum.
Départ : 10h, porte de Paris, Lille (M° mairie de Lille)
Retour : dans la soirée
Pour ceux et celles qui se rendraient à Paris par leurs propres moyens, le rendez-vous est à 14h, place de la bataille de Stalingrad (ancienne place de Stalingrad), Paris 19°. Métro : ligne 2, 5 et 7 (station "Stalingrad"), ligne 7 bis (station "Jaurès").
Tract du collectif de coordination des marches organisées dans différentes régions en novembre et décembre : cliquer ici (format pdf - 4 pages - 310 ko).
RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE
DE LA PAUVRETE DURABLE ! |
LE RSA - REVENU DE SOLIDARITÉ
ACTIVE - EST CENSÉ CONTRIBUER DE FAÇON DÉCISIVE À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. BONJOUR L’ESCROQUERIE !
Le
RSA (Revenu de Solidarité Active) remplace le Revenu minimum
d’insertion (RMI) et l’Allocation de parent isolé (API). Il complète
les revenus du travail des travailleurs pauvres
et oblige à s’inscrire à Pôle Emploi.
Derrière
son côté "charitable", c’est en fait une
application de l’escroquerie intellectuelle du "travailler plus" pour
"gagner plus" qui stigmatise "l’oisiveté" des RMistes face aux
« pauvres
méritants » et va ainsi amener à une mise en concurrence accrue
des
travailleurs entre eux.
L’État, aujourd’hui, nous fait miroiter que nous
pouvons gagner plus en travaillant moins !!! Mais le fondement de cette
politique ne serait-il pas d’organiser la précarisation du travail en
essayant de nous faire passer la pilule sans heurt ? Demain, qui
l’empêchera de diminuer le SMIC à 800 € pour un temps plein ?
De même, cette incitation financière à la reprise d’un
emploi quelle qu’en soit la qualité, risque de provoquer une
généralisation du travail au noir (donc sans couverture sociale et sans
cotisation pour la retraite).
Enfin, si le RSA ne permet pas d’accéder à un revenu
décent, il ne sera pas non plus le moyen de recevoir une reconnaissance
professionnelle, ni même d’entrevoir un avenir solide.
Evaluations réalisées par le simulateur de calcul du RSA disponible sur www.caf.fr :
- SMIC temps plein (35 heures) : 1000 € net par mois
- RSA mi-temps (17,5 heures) : 710 € net par mois (500 € de salaire + 210 € de RSA)
- RSA quart-temps (8,75 heures) : 550 € net par mois (250 € de salaire + 305 € de RSA)
Mais ne nous y trompons pas. Un SMIC à temps plein ne permet déjà pas de vivre dignement !
PRÉCARISATION ACCRUE
Le "but recherché" de faire sortir les RMistes et les
travailleurs « modestes » de la pauvreté ne sera pas atteint, compte
tenu des revenus qui resteront bien en-dessous de ce qu’ils devraient
être pour vivre décemment.
L’État, par la création du RSA, nous démontre que le
revenu, seul, n’est plus suffisant pour permettre aux travailleurs (et
souvent à leurs familles) de vivre dignement. Plutôt que d’imposer une
augmentation des salaires, il obéit, comme ça a toujours été le cas,
aux ordres du patronat.
Nous risquons dans les années à venir de voir exploser,
grâce à ce dispositif, le nombre de travailleurs pauvres, et
disparaître le SMIC. Ne pouvant diminuer le salaire minimum horaire,
l’État propose au patronat de réduire le temps de travail, donc le
revenu global.
Une personne seule travaillant à temps plein et
rémunérée au SMIC perçoit environ 1000 € net par mois. Avec le RSA, en
travaillant à mi-temps, elle percevra un revenu global d’un peu plus de
700 €.
UN CADEAU SUPPLÉMENTAIRE POUR LE PATRONAT
Finalement, le RSA est une aubaine pour le patronat qui
se voit offrir des "petits boulots subventionnés". En effet les
employeurs vont être encouragés à développer des postes à bas salaire
et à temps partiel. Le tout dans un marché du travail nettement plus
flexible. On peut déjà les entendre dire : "on ne peut pas vous
proposer un temps complet, c’est la crise. Mais ne vous inquiétez pas,
le RSA est là pour compléter vos revenus..."
Avec la sous-traitance au secteur privé (Adecco, ...)
d’un grand nombre de demandeurs d’emploi (pour "soulager" Pôle-emploi),
c’est l’afflux d’une main d’œuvre bon marché et docile, car précaire,
pour les entreprises.
MACHINE A EXCLURE, A CASSER, A FLIQUER !
Loin d’être une solution, le RSA ne combat même pas l’exclusion, il l’institutionnalise.
Le RSA impose plus d’obligations que le RMI. En effet
pour avoir droit au RSA, il faudra être inscrit à Pôle-Emploi et donc
se plier aux mêmes règles que les chômeurs avec le risque de radiation
des listes et donc d’une suspension des allocations.
Les personnes qui ne sont pas en capacité de reprendre
un emploi (ne pouvant donc pas accepter une "offre d’emploi
raisonnable"), ne seront donc pas concernées par le RSA.
S’ajoute à cela un système de flicage-fichage. Déjà, à
sa mise en place, il était quasiment demandé de poursuivre ses parents
en justice si ceux-ci n’aidaient pas financièrement les bénéficiaires.
Récemment, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des
libertés) a été saisie pour vérifier la création d’un fichier
conséquent consultable par un grand nombre d’intervenants dont ni la
qualité ni la diversité, ni l’éventail des usages qu’ils pourraient en
faire n’est connu !
Enfin, comme pour le RMI et la plupart des aides
sociales, le RSA se base sur la "famille". Encore une fois, il est
impossible d’être considéré comme un individu à part entière. Les
documents présentant le RSA parlent de « nombre d’heures de travail
dans le couple », ou bien de « revenu d’activité du couple », ceci sans
se soucier de savoir qui travaille et combien de temps. Est-ce l’homme,
la femme, ou les deux ? Combien de temps chacun, pour quel salaire ? Un
salaire est bien versé à une personne nominativement, pourquoi pas le
RSA ?
CHOMEUR, POUR CONTINUER D’ETRE PAUVRE, VA FALLOIR TRAVAILLER !
Travaillons tous-tes, moins et autrement !
Union locale des syndicats CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org
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Manifestation
nationale des chômeurs et précaires le samedi 5 décembre 2009 à Paris. Pour un
départ de Lille en bus, contacter l'union locale CNT de Lille.
CONTRE LA REPRESSION D'ETAT
A POITIERS |
L'union
locale CNT de Lille s’élève contre la répression féroce qui s’abat sur
des camarades à Poitiers depuis le 10 octobre 2009.
Suite
à la manifestation contre l’enfermement et la construction de la prison
privée de Vivonne, dix-huit personnes, dont certains militants, ont été
arrêtées et placées en garde à vue. Certaines ont même été arrêtées
alors qu’elles n’avaient pas participé à la manifestation ! Jugées en
comparution immédiate - nom juridique de la justice expéditive - trois
d’entre elles ont été condamnées à de la prison ferme.
Pour
faire taire le mouvement social, l’État a choisi arbitrairement trois
boucs émissaires innocents et utilise ce prétexte pour ficher tous les
militants locaux. Hortefeux réactive la peur de l’ennemi intérieur et
en profite pour faire passer des nouvelles lois liberticides : «
inventaire des lieux de vie communautaire où se regroupent des
mouvances anarchistes potentiellement violentes », « identification
très précise des groupuscules qui organisent ces incidents »,
dissolution de ces groupes.
L'union locale CNT de Lille invite à
créer des comités de soutien aux inculpé-e-s ou à rejoindre ceux qui
existent déjà. Nous dénonçons un État qui utilise les violences
policières, les lois scélérates et une « justice » d’exception pour
détruire toute contestation sociale. Nous continuerons à lutter contre
l’enfermement, nous continuerons à participer à des manifestations
contre toutes les violences économiques, sociales et politiques. Nous
serons toujours dans les luttes et y développerons l’autogestion et la
solidarité contre la peur et l’injustice.
Précisions sur les condamnés :
Patrick,
quatre mois fermes, quatre mois avec sursis et 800 € d’amende pour
violence sur commissaire ; Sam (trésorier de la CNT éducation 86), un
mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur commissaire ;
Jean-Salvy, un mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur
officier de police ; Nathalie et Charles, deux mois avec sursis pour
détention de feux d’artifices ; Serge, six mois avec sursis, deux ans
de mise à l’épreuve et 2 850 € d’amende pour dégradations volontaires
de biens privés ; Léo, six mois avec sursis pour dégradations
volontaires par incendie et jets de pierres ; Candice, six mois avec
sursis et 950 € d’amende pour dégradations volontaires sur un bien
d’utilité publique. Par ailleurs, le parquet a fait appel pour quatre
d’entre eux.
Procès à venir : le 5 janvier 2010, une mineure (14
ans) pour rébellion et refus de prélèvement ADN à Limoges ; le 23
février 2010, Angel (CNT éducation 86) et Sarah pour refus de
prélèvement ADN (et refus de prise de photos et d’empreintes pour
Angel).
Renseignements :
- Le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ( http://antirepression.unblog.fr ) appelle à un rassemblement lundi 19 octobre à 17h30, place d’Armes, Poitiers.
- Un blog de soutien pour Sam et Jean-Salvy : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org/
Pour signer l’appel à leur libération : http://5237.lapetition.be
Pour contacter le Comité de soutien : soutiensametjeansalvy@gmail.com
MANIFESTATION A LILLE
EN SOLIDARITE AUX VICTIMES DE LA REPRESSION D'ETAT
(10 octobre 2009) |
Le
23 Mai 2009 à Lille 26 personnes sont arrêtées suite à une
manifestation contre la répression d’Etat. Leurs noms et coordonnées
sont fournies aux fascistes de « la maison de l’identité flamande »
située à Lambersart, ceux-ci les diffusent sur leur site internet dans
une vidéo. Des policiers auraient-ils fournis les coordonnées des
manifestants à « la maison de l’identité flamande » ? En plus des trois
procès en cours et des six mois de prison avec sursis déjà écopés par
l’un des manifestants ; des néo-nazis au crâne rasé ont agressé à deux
reprises, dont une fois à l’arme blanche, des camarades dont les
données personnelles furent ainsi divulguées.
Du 23 au 29 Juin à
Calais plus de 2000 personnes se réunissaient au sein du camp No Border
pour dénoncer la politique des Etats français et britannique, les
traitements inhumains qu’ils font subir aux migrants sans-papiers via
leur police, leur camps « de rétention » et leur justice de classe.
Elles ont réclamé avec force la liberté de circulation pour tous et
toutes et la suppression de toutes les frontières afin que chacun
puisse vivre là où il le souhaite. Alors que toutes les actions
entamées sont pacifiques, la police arrête une cinquantaine de
personnes dont 2 qui passeront en procès le 14 octobre à
Boulogne-sur-Mer pour « outrage » et « rébellion ».
Le 8 Juillet
à Montreuil, Joachim Gatti perd un œil suite à un tir de flash ball
lors de l’expulsion d’un squat. S’en suit une manifestation qui tourne
à l’émeute lorsque la police attaque à nouveau sans raison le cortège
et les habitants du quartier. Cette fois, face au peuple uni et
déterminé, elle battra en retraite !
Le 1er Septembre à
Compiègne, six ouvriers de l’usine Continental de Clairoix, fermée par
les « patrons-voyous » sont condamnés à des peines allant de 3 à 5 mois
de prison avec sursis ainsi qu’à des dommages et intérêts qui
dépasseront les 60 000 euros sous prétexte d’avoir saccagé une préfecture.
L’Etat a voulu faire payer aux syndicalistes une lutte dure, sans
compromis, contrôlée par la base, parsemée d’actions et qui, au grand
dam des directions syndicales, a permis de faire reculer le patronat
et d’obtenir une prime de licenciement s’élevant à 50 000 euros par
travailleur. « Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer
avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça,
tous ces parasites. » (Xavier Mathieu, délégué CGT et condamné par le
tribunal).
Le 17 Septembre à Marseille, Erwan Redon comparaitra
en CAPD disciplinaire à l’Inspection Académique. Il risque des
sanctions pouvant aller du blâme à la révocation. Sa « faute
professionnelle » ? Comme plusieurs centaines d’autres professeurs des
écoles, instituteurs et institutrices, il refuse d’appliquer les
mesures Darcos : nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations
et fichage des élèves.
Tous les jours la police patrouille,
provoque, fouille, violente et rafle ceux qui pourraient légitimement
se révolter, les victimes du capital, ceux qui n’ont pas ou plus
d’emploi, ceux qui sont exploités à l’usine ou au bureau,ceux qui ont
la couleur de peau un peu trop foncée, ceux qui n’entrent pas dans le
moule.
Mais quelle est cette guerre en cours ? C’est la guerre
des classes ! Le capitalisme est malade et nos maîtres le savent. Ils
attaquent le peuple pour conserver et accroître leurs privilèges, pour
nous faire tous baisser la tête et filer droit.
"Il
est temps que la peur change de camp ! Il est temps de passer de la
haine entre les « races » à la solidarité de classe, à la guerre des
exploités contre les exploiteurs. Il est temps de se lever et de se
mettre en marche" (Yves Peirat, antifasciste marseillais).
Manifestation en solidarité aux victimes de la répression d’Etat
samedi 10 octobre 2009 à 14h30, métro "Porte des postes" (Lille).
Premiers signataires (à la date du 8 octobre 2009) : UL
CNT Lille, SCALP Np2c, Gdale, Comité du 23, Chiche Lille, RUSF Lille,
Sud Etudiant Lille, SUD éducation 59/62, des individus-es.
TAULE - EMPLOI :
NI CONTROLEURS NI DELATEURS ! |
Depuis
maintenant quelques mois focalisés sur le remboursement de nos dents
(les coups de matraque de la fusion ont fait quelques dégâts,
heureusement la Mutuelle Générale nous couvre), le carambar à 25 cents
qu’on pourra dorénavant s’offrir en fin de repas, le chiffrage
kilométrique de nos déplacements et notre comité d’entreprise (qui au
final reverse sous forme de prestations, certes équitables, le salaire
que l’Etablissement ne nous donne pas), on en oublierait un autre
détail, celuici d’importance :
Entre deux conseils, celui qui indemnise est aussi celui qui contrôle
Un mélange des genres tout droit sorti d’un roman de Kafka !
Pourquoi
dans ces conditions ne pas avoir intégré dans la fusion le maigre
effectif de la remarquable Inspection du Travail pour contrôler les
abus des entreprises ?
Ce sont donc bien encore les chômeurs qui
sont implicitement désignés comme responsables des crises
(artificielles) capitalistes et sont les premières victimes de la
guerre (réelle) des chiffres du chômage.
Quant à nous
Conseillers, nous sommes historiquement passés de travailleur social à
employé commercial pour finir aujourd’hui agent contrôleur des chômeurs
!
L’évolution de notre système informatique fera de nous dès
demain, des policiers de l’emploi qui collaborerons à la hausse
statistique des interpellations des étrangers en situation irrégulière.
La
CNT au coeur des luttes milite contre cette injustice inhérente au
système et se bat sur le terrain pour l’utilité sociale du monde du
travail par sa réorganisation.
Ni contrôleurs, ni délateurs, refusons d’être les matons de Taule Emploi !
La CNT, un syndicat de combat !
Confédération Nationale du Travail
Section Pôle-Emploi 59/62
c/o Syndicat CNT-SSEC 59/62
1 rue Broca, 59000 LILLE
Tél : 03 20 56 96 10
Mail : ssec5962@cnt-f.org
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(1 page - format pdf - 143 ko) à télécharger ici.
SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S
DE CALAIS (juillet - août 2009) |
Extrait d'Indymedia-Lille :
Alors
que Besson a annoncé le "nettoyage" des jungles de Calais et de la côte
d’ici fin 2009, le Haut Commisariat aux Réfugiés (HCR) et France Terre
d’Asile (FTDA) sont arrivés sur place en vue d’"informer" les personnes
migrantes.
Pour autant les actions des forces de l’ordre ne se
font pas attendre. Déjà durant le camp No Border, le squatt des
palestiniens avait été vidé près du port.
Le 2 Juillet, les policiers détruirent le squatt des Erythréens près du channel, et arrêtèrent 11 d’entres eux.
Quelques
jours après, de nouveaux accords franco-britanniques furent présentés,
le renforcement du dispositif sécuritaire sur place prenait son envol.
Alors qu’un charter est annoncé pour fin Juillet, c’est 25 personnes
afghanes qui sont arrêtées par des personnes en civil.
Le 13
juillet a lieu le conseil des migrants, auquel ces derniers ne sont
toujours pas conviés. Pour l’occasion, un rassemblement de militant-e-s
No Border a lieu devant la mairie, provoquant ainsi la discussion avec
des membres de l’association Salam dont les positions créent la
controverse. Dans la journée, un des militant-e-s présent-e-s fut mis
en garde à vue pour outrage.
Le 14 juillet, c’est un autre militant qui reçoit le même sort, suite à une discussion avec Mme Bouchart, maire de Calais.
Parallèlement,
la destruction de la Jungle plane toujours et serait prévue pour le 21
Juillet, date démentie immédiatement par les autorités.
Le 20
Juillet, un meeting entre le préfet Bousquet et les associations
humanitaires est prévue à la préfecture. Les militant-e-s No Border
sont au rendez vous et marquent leur opposition aux projets du
gouvernement.Une action à l’ambassade de France a lieu à Londres en
même temps.
Un charter Franco-Britannique est annoncé pour le
24 Juillet.Tandis que le charter paraît "annulé", de nouvelles
arrestations ont lieu sur place ainsi qu’une forte mobilisation de la
police. Une présence permanente de militant-e-s est organisée dans les
différents lieux où habitent les personnes migrantes.
Le 24 juillet, une action en solidarité avec les personnes migrantes est organisée à Vienne devant l’ambassade de france.
Le 30 juillet, c’est deux réfugiés politiques qui sont arrêtés et matraqués alors qu’ils étaient installés devant la mairie.
Deux
numéros de téléphones sont dédiés à l’organisation du soutien.
N’hésitez pas à prendre contact : 06.77.94.44.76 ou 06.34.81.07.10
Deux sites pour les infos :
- http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com
- http://twitter.com/calaisolidarity
GREVE GENERALE :
BILAN ET PERSPECTIVES.... |
Force
est de constater que les directions des confédérations CGT, CFDT, FO,
etc. n'ont pas envie d'une grève générale interprofessionnelle et
reconductible. Mais, parallèlement et malheureusement, il faut bien
admettre que la base elle-même n’y ait pas majoritairement favorable
(même si ça se murmure ici et là). Donc, si on peut reprocher à un
syndicat comme la CGT de ne pas profiter de son implantation importante
dans le monde du travail pour tenter de construire la grève générale
reconductible, si on peut lui reprocher de freiner les salarié.e.s qui
y sont favorables, il faut bien admettre que la situation n’est pas
mûre pour un tel mouvement. Quant aux deux syndicats favorables
officiellement à l’idée de la grève générale reconductible (la CNT et
Solidaires), en l’état actuel de leur développement, ils ne sont pas en
capacité d’organiser seuls un mouvement d'ampleur.
Cela étant
dit, dans le contexte des luttes actuelles (très dures dans certaines
boîtes), avec l'augmentation des « plans sociaux » et avec les
pressions de la base et de certaines structures syndicales (sections de
boite, syndicats et fédérations de secteur) sur leurs directions
nationales, la situation peut évoluer. Mais il n'y a pas de solution
magique et un travail militant de longue haleine s’offre à nous.
Au-delà de la critique évidente des stratégies perdantes mais assumées des confédérations CGT, CFDT, FO, etc., nous devons :
-
faire émerger partout où c'est possible (collectifs de base, AG
interpro, intersyndicales de secteurs ou de boîtes) des plates-formes
de revendications qui parlent à tous et toutes (à ce propos, il faut
expliquer la différence entre la plate-forme du LKP guadeloupéen, qui
est une base de lutte, et celle de l'intersyndicale nationale, qui est
très floue et qui ne sert qu'à justifier la place de négociateurs des
bureaucraties syndicales),
- continuer à diffuser les revendications de la CNT à court et long terme,
- amplifier notre campagne de syndicalisation,
- participer aux luttes qui se mènent actuellement,
- les initier quand nous en avons les moyens,
- pousser à la reconduction de la grève quand c'est possible (comme dans l'éducation par exemple),
- établir des convergences interprofessionnelles...
C'est
cela qui permettra de faire reconnaître la CNT comme une alternative
concrète. Les salariés nous « jugeront » sur nos actes, et pas
seulement sur nos discours. Et ils auront raison !
Article extrait du bulletin régional n° 28 des syndicats CNT 59/62
(printemps / été 2009)
PS :
Pourquoi certaines organisations syndicales (leurs
dirigeants, pas leurs militants de base) ont-elles tout fait pour
casser l’idée de grève générale reconductible ?
- Parce qu’un
mouvement de grève générale reconductible génère toujours des
phénomènes de démocratie directe et que les bureaucraties syndicales
craignent de voir leur pouvoir remis en cause dans le cadre de ce type
de lutte. Rappelons à ce propos que la phobie principale d’un
bureaucrate syndical est celle d’être débordée par « sa » base ! Or,
après le succès du 29 janvier et celui du 19 mars, une partie de la
base était prête à se lancer dans un mouvement de grève générale
reconductible. Pour les bureaucraties syndicales, il fallait donc tout
faire pour casser le mouvement tout en donnant l’illusion qu’elles
continuaient à mobiliser (pour ne pas heurter les militants les plus
combatifs) ; d’où le rendez-vous du 1er mai et celui du 26 mai ! Elles
ne pouvaient ignorer que le 1er mai (jour férié) ne peut rivaliser avec
un jour de grève en termes de mobilisation. Quant au 26 mai, la façon
dont a été présentée cette journée (« journée nationale d’actions
décentralisées avec possibilité de grève selon les secteurs
professionnels ») montre que l’objectif n’était pas de mobiliser
massivement. A cet égard, le 26 mai fut une défaite voulue et assumée.
Et il est regrettable qu’un syndicat comme Solidaires, sous prétexte
d’unité syndicale, ait cautionné cet enterrement.
- Parce
qu’en période pré-électorale (cf. les européennes de juin 2009), les bureaucraties
syndicales calquent leur stratégie sur celle des partis politiques. En
effet, il ne faut surtout pas effrayer l'électrice et l'électeur avec
des appels à la grève, surtout si ces appels risquent d’être suivis
massivement.
CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE
POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION
|
Sommaire :
- Comptes-rendus de la manifestation du 27 juin
- Clip sur le camp No Border de Calais
- "Nomade", journal quotidien du camp
- Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation le 27 juin
- Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border
- Appel unitaire
Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org
Compte-rendus de la manifestation du 27 juin :
1) Vidéo de la manif : ici
2) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
- article
- photos
3) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale : ici
4) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) : ici
5) Nouvel Obs : ici
6) Compte rendu de la manif par le réseau "No border"
http://lille.indymedia.org/article16878.html
La
grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgré un dispositif
policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans
des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot.
Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp,
que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons
ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent
tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos
drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus
tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).
Aujourd’hui
nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à
chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de
notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège,
la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et
sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons
etc. etc.
Ce
fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la
manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce
sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à
choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous
allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché
de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait
celle de quelques maisons.
Arrivé-e-s
au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous
attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du
NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs
fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant
de l’eau.
Mais
l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un
dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp,
invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les
regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes
pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche
ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle
opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les
journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de
flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un
supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement
des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant
du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons
d’innofensifs "altermondialistes".
En
attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es
et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise
de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait
hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris...
7) Photos du réseau "No border" : ici
Clip pour annoncer le camp No Border de Calais :
http://www.dailymotion.com/video/x9o890_calais-no-border-camp-a-call-for-ac_news
"Nomade", journal quotidien du camp :
n° 4 - lundi 29 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero4_francais_internet.pdf
n° 3 - vendredi 26 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf
n° 2 - mercredi 24 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf
n° 1 - mardi 23 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf
Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation :

Affiche à télécharger au format pdf : cliquer ici.
Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border :
La version maquettée peut être téléchargée ici (2 pages - format pdf - 218 ko)
POUR DIRE NON À CE MONDE CAPITALISTE !
LA SOLIDARITÉ ET L’ENTRAIDE DOIVENT S’IMPOSER À CALAIS AVEC LES MIGRANT-ES !
Les camps No Border : un outil efficace pour dénoncer les aberrations du système de domination Nord-Sud
No
Border (« Sans Frontières ») lutte pour la liberté de circulation entre
les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de
contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen. Pour les
capitaux, les marchandises et les gros portefeuilles pas de problème,
pas de flicage démesuré. Pour les migrant-es si. C’est que l’État
français et les barons de l’économie taisent les véritables raisons de
ces afflux massifs de personnes désœuvrées. Sarkozy, en capitaliste
averti mais hypocrite, se donne comme excuse les passeurs qui profitent
sur le dos de la misère. Encore une fois « Petit Homme » essaye
d’endosser le costume de Zorro. Il feint de dénoncer l’exploitation
libérale des pays du Sud par les pays du Nord dont l’Europe. Le passeur
mafieux ne pèse pas lourd face à ces arguments :
D’abord, grâce
à une valeur monétaire euros-dollars dominante face à celle des pays du
Sud, les capitalistes du Nord dominent toujours depuis des décennies.
Ceux qui migrent faute de rémunération digne de ce nom ou par cessation
d’activité non désirée (chômage), ont vite fait le calcul en venant
jusqu’ici. On est à même de les comprendre.
Ensuite, par la
destruction des cultures vivrières en Afrique en faveur des cultures de
rente et d’exportation, ce qui est une autre aberration. Ce sont des
politiques imposées par l’Europe et les États-Unis pour profiter au
mieux des prix du café, du cacao, etc, et en retour leur vendre leur
blé. Résultat, des paysan-es sans terres sont contraint-es d’émigrer
pour survivre.
Il y a aussi les guerres impérialistes. Il faut
rappeler que la France est impliquée en Afghanistan. Pourquoi ? À cause
d’entreprises qui voudraient exploiter le gaz et autres richesses
minières dans une démocratie où c’est elles qui dirigeraient en fait.
Résultat, des gens qui n’ont rien demandé se trouvent obligés de fuir
ces massacres aveugles et terroristes (bombardements). Passons
évidemment sur l’Irak ou les guerres civiles en Afrique, financées et
armées par qui à on sait…
Enfin, autres grands problèmes, la
désertification, les pénuries d’eau, le changement climatique en somme.
Ce sont encore ceux du Sud qui trinquent. Encore une fois on leur
impose un mode de vie totalement en inadéquation avec les ressources et
surtout le bon sens. Plus d’ressources, pas d’travail. Pas d’travail,
pas d’nourriture. Pas d’nourriture, famine. Solution : l’émigration
avec toutes ses incertitudes et ses dangers. N’oublions pas que le
réchauffement climatique incombe aux pays les plus industrialisés, mais
ce sont toujours les pays du Sud qui en souffre le plus…
No Border dénonce aussi les politiques sécuritaires de la forteresse Europe
No
Border a aussi pour but de dénoncer le tout répressif de l’État
français vis-à-vis des migrant-es en situation difficile et précaire.
Son bras armé c’est évidemment la police et ses maudites prisons qu’il
a bon ton d’appeler « centres de rétention administrative ». Il faut
rappeler que le Sarkozy, avec sa loi, a rallongé le temps maximal de
rétention de douze à trente-deux jours ! Toujours dans ce cas de
figure, on ne compte plus les cas d’humiliations, de brimades et de
rafles arbitraires envers ces personnes victimes du système
capitaliste. Et que dire de la lutte incessante des sans-papiers pour
la reconnaissance de leurs droits !? L’État tient un double discours.
D’un côté il expulse des personnes qui veulent aller en Angleterre et
qui ne seront donc pas exploitables par le patronat français, et de
l’autre il s’arrange pour fermer les yeux sur les travailleurs
immigré-es qui, faute de statut légal, sont obligés d’accepter
n’importe quels salaires, horaires et conditions de travail ! Qui
travaille en plonge, sur les chantiers ou dans les ateliers ? Des
esclaves modernes si l’on peut s’exprimer ainsi. Voilà la réalité, et
c’est à vomir. Encore plus quand ceux qui dénoncent ces injustices sont
pris pour cible. Éh ouais, c’est 30 000 € d’amende pour qui aide les
sans-papiers (article L622-1 du CEDESA : « pour celui qui aura tenté de
faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un
étranger sur le territoire »). De qui s’moque t-on ? Justement, en ne
faisant rien pour des personnes livrées à elles-mêmes et ne dénonçant
pas les violences policières, on réveille un passé nauséabond de
l’histoire française !
No Border n’est en aucun cas un instrument de violence
Attention,
une incompréhension s’installe chez les citoyens, notamment ceux de
Calais. D’accord, ils n’ont pas choisi d’accueillir ce camp dans leur
ville. C’est pourquoi, face à ce projet, la police, les autorités et
les médias s’empressent de mener une campagne de désinformation visant
à discréditer ce projet solidaire en lui donnant une allure de
rassemblement de « casseurs ». Ces manœuvres pour jeter le trouble et
le discrédit sur un mouvement plus que louable est totalement abject.
L’agression commence par cet énorme dispositif policier avec escadrons
de CRS, flics en civil, etc. Ces personnes, comme à l’accoutumée, sont
promptes à obéir aveuglément. Leur but est évidemment d’empêcher la
tenue du camp et on s’en doute, casser du militant. Les habitant-es
n’ont rien à craindre des participant-es du camp No Border. La lutte
pour la défense des droits de l’Homme et la dignité humaine est
pacifiste. Dans ce camp se tiendra des ateliers-discussions, des
soirées d’information sur des sujets tels que « Migrations et
changements climatiques », « Frontex : l’agence européenne de contrôle
aux frontières », ou encore « Le droit d’asile ». Des projections de
films sur les pays d’origine des migrant-es de Calais donneront
l’occasion de mieux discuter avec les personnes concernées des raisons
de leur exil. En somme les condés pourront gagner à se cultiver !
Les
anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires de la CNT
se portent solidaires et se fédèrent à cette initiative citoyenne.
Initiative qui rejoint nos modes de pensées et d’actions :
- autogestion,
- dénonciation du capitalisme et de l’intimidation-répression d’État,
- solidarité internationale des travailleur-euses,
- lutte contre le développement de l’univers carcéral décliné sous toutes ces formes,
- libre circulation et installation des personnes,
- arrêt des interpellations, oppressions et répressions policières contre les immigré-es et militant-es.
Appel unitaire :
Nous
appelons à une manifestation transnationale à Calais le samedi 27 juin
2009. Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à
l'abolition des contrôles migratoires
Entre 800 et 1000 migrants
sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche,
subissant un acharnement policier constant.
Ces migrants sont
persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart
des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».
Les
sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on
estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et
combien de millions dans toute l'Europe ?
Tous les sans-papiers
sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être
exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.
Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.
Le
trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les
migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au
Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.
Nous
appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des
migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.
Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009
Rendez-vous samedi 27 juin 2009 à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés.
site web : http://calaisnoborder.eu.org
contact : contact@calaisnoborder.eu.org
Premiers signataires de l’appel au 11 juin 2009 :
ALTERNATIVE
LIBERTAIRE - ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE - BÜRENGRUPPE
PADERBORN (ALLEMAGNE) - CHICHE! LILLE - COMITÉ DES SANSPAPIERS 59 -
CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL (CNT) - COORDINATION DES GROUPES
ANARCHISTES - ELAF 81 - FÉDÉRATION ANARCHISTE - LES FLAMANDS ROSES -
GROUPE D'ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS - MARÉE NOIRE - MRAP
DUNKERQUE - NO-RACISM.NET - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE – RÉSEAU NO
BORDER UK - RESF / UCIJ 84 - SUD EDUCATION NORD PAS-DE-CALAIS - SUD
ÉTUDIANT-E LILLE - SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 - UNION REGIONALE
DES SYNDICATS CNT DU NORD PAS-DE-CALAIS - UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
NORD PAS-DE-CALAIS - FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ SOCIAUX - SGAD
ESTERRA - MÉMOIRE VIVE- AGIR POUR LA CITOYENNETÉ AU MAROC - ATTAC
ROUBAIX TOURCOING
Plateforme unitaire d’appel à la manifestation du 27 juin à Calais :
Liberté de circulation et droit d'installation pour toutes et pour tous
Pour les droits des migrants
Contre le délit de solidarité :
Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !
Régularisation de tous les sans papiers !
- nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
- nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
- nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
-
nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines,
complices de l' Europe forteresse de Schengen,
- Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
- nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.
FETE DE L'ALIENATION
du 1er au 14 mai 2009 |
Tous les 1ers mai, c'est... la fête du travail !
Alors
que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de
plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur
positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...
Plusieurs
association, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions
sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale.
L'objectif est de questionner l'idéologie du travail. : souffrances au
boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s
et sans-papiers, confiscation du temps, perte de nos autonomies au
profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société
indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes
d'auto-aliénation (management, développement personnel), l'exploitation
des ressources naturelles au profit de nos petites gueules...
Vendredi 1er mai
Manifestation
Rendez-vous à Lile : 10h30 - porte de Paris.
8ème salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras - quartier des Arts - de 10h à 21h
plus de renseignements : www.coleresdupresent.com
Dimanche 3 mai - 20h
PROJECTION - DEBAT
Soirée "Soyons nos propres bourreaux"
"Violence des échanges en milieu tempéré"
de Jean-Marc Moutout (France, 2004, 1h39)
A
25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand
cabinet de consultants en entreprise. Sa première mission, qu'il aborde
avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d'une
usine par un grand groupe.
Ses premiers rapports sont
convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie de
nouvelles responsabilités Dès lors, Philippe doit se convaincre
du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont
il prépare le licenciement.
Séance suivie d'une discussion avec Thomas de Chiche ! sur le management et la soumission volontaire
Soirée
organisée par Chiche ! http://chichelille.free.fr Cinéma l'Univers - 16
rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes- accueil dès
19h30 - petite restauration - prix libre
Mardi 5 mai - 20h
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"
"Femmes précaires"
Documentaire de Marcel Trillat (France, 2005, 1h20)
Ce
documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq
femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC. A
la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par
dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à
la misère.
Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue
Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Cinéma
l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Mercredi 6 mai - 20h
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"
"Les Lip, l'imagination au pouvoir"
De Christian Rouaud (France, 2007, 1h58)
"Les
Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la
plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à
Besançon.
Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte
incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en
France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la
démocratie directe et l’imagination à incandescence.
Séance
suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et
Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : «
critique et remise en question du salariat ».
Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org
Cinéma
l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Jeudi 7 mai - 20h
DEBAT - PROJECTION
Soirée " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"
Histoire
de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les
années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits
et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables
… aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du
métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces
dernières années.
Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.
Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)
infos : ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Le tract annonçant cette soirée peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 1 page - 2,4 Mo).
Cinéma
l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Vendredi 8 mai - de 14h à 18h
ZONE D’AUTONOMIE, DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES
Travail
et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus
faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui,
ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !
Ateliers en
plein air : atelier réparation de vélos, création d’affiches et
collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse,
portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et
don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie,
mais c'est gratuit)...
Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Place Richebé Métro République à Lille
Lundi 11 mai - 20h
PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre" - documentaire
Printemps
2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations
et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».
Deux
mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour
discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés,
syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux
premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.
En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
Soirée
organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre –
idees.a.coudre@gmail.com Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix
(M° Eurotéléport)
Mercredi 13 mai - 20h30
PRESENTATION – DISCUSSION
Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.
Comment
poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non
mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques
éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux
issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des
inégalités de traitement en milieu éducatif.
Avec Sandie
Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des
Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de
Lille 1, 2005.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
Jeudi 14 mai - 20h30
PRÉSENTATION -DISCUSSION
"Travail du sexe" disent-ils ?
Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.
A
partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées
émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des
pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent
mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme
et construction de genre (LGBT ou non).
Avec Jessy Cormont,
auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs
mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines,
hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission
européennes, 2008.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
Vidéos sur le 1er mai :
1) appel international de la CNT pour un 1er mai de lutte de classe
2) 1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !
Tract, appel et communiqué pour le 1er mai :
L'annonce de la manifestation du 1er mai à Lille, suivi de l'appel international de la CNT, peut être téléchargée ici (format pdf - 2 pages - 226 ko).
Licencié-e-s, sous payé-e-s, précarisé-e-s...
Y EN A ASSEZ ! |
On s’y met vraiment pour de bon QUAND ?!
Même
massives, les journées d'action éparpillées dans l'année (revendication
après revendication, région après région, secteur après secteur,
entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas
grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement
radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots
d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le
patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de
croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par
l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de
salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils
d’administration et comités d’entreprise. Par l’action,
réapproprions-nous les débats et notre outil de production.
Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !
Nous
pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l'a vu avec la lutte du
peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l'économie,
nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l'État
et du patronat. C'est ce que permet la grève générale reconductible.
Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre
en place une véritable solidarité.
Comment ?
Nous devons dès aujourd'hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG *
dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les
décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un
actionnaire qui ne produit rien !).
OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.
* Les AG
(assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif
car elles permettent à tous et toutes de s'exprimer et de prendre acte
collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière
horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou
salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance
de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L'AG est
souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent
primer, non des décisions venues d'ailleurs (de directions syndicales
ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non
syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l'on est
mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser
l'AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions
prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S'il y a besoin
d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs.
Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la
délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils
ont dit ou signé.
Ho hisse !
Une
grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la
plupart des organisations syndicales appelleront à la grève
reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons !
Que les plus motivé-e-s d'entre nous montrent le chemin car après les
licenciements il est malheureusement souvent trop tard ! NOUS N’AVONS
RIEN, PRENONS TOUT !
UL-CNT de Lille
Ce tract peut être téléchargé ici (2 pages - format pdf - 230 ko).
Rappels sur le droit de grève :
lire ci-dessous
Vidéo :
1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !
Assemblée générale interprofessionnelle :
POUR ÉCHANGER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE LA RIPOSTE !
En
tant que travailleurs/ses, chômeurs/ses, étudiant-e-s ou retraité-e-s,
nous subissons de nombreuses attaques gouvernementales et patronales et
constatons que la stratégie adoptée par les intersyndicales nationales
n’est pas suffisante pour faire aboutir nos revendications.
Ainsi
proposer uniquement le 1er mai comme journée de manifestation ne risque
pas d’enclencher une riposte à la hauteur des enjeux. De plus, il
s’agit d’une unité de façade qui ne reflète pas les luttes en cours et
ne permet pas de les faire converger. Les sections syndicales plus
revendicatives se retrouvent otages des syndicats les plus timorés.
Il
faut parvenir à se réunir et à échanger pour casser ces isolements, et
donc créer un réseau unitaire, impliquant les syndiqué-e-s et non
syndiqué-e-s, et capable de porter des initiatives et des
revendications communes.
Les outils « classiques » d’échanges et
de mobilisation semblent insuffisants face au morcellement des luttes.
Nous nous retrouvons souvent isolés dans nos secteurs. Au mieux,
certains de nos secteurs peuvent être mobilisés mais subissent aussi un
isolement par rapport aux autres luttes du monde du travail.
Jeudi 16 avril 2009 à 18h à l’Université de Lille 3
salle A2 106 (rendez-vous à 17h45 dans le hall A)
Villeneuve d’Ascq, Métro Pont de bois
Trois
tracts d'appel avec chacun une "accroche" différente selon le public
visé (universités / fonction publique / secteur privé) peuvent être
téléchargés ici : http://www.cnt-f.org/spip.php?article1030
TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 19 MARS... ET APRES !? |
Grève générale jeudi 19 mars et après... partout où les conditions de la grève reconductible seront réunies !
| 
|
Vidéo du cortège CNT lors des manifestations organisées à Paris et à
Lille à l'occasion de la grève générale du 19 mars 2009. N'attendons
pas le 1er mai pour organiser la suite. A la base et dans l'unité, construisons la grève générale reconductible
!
Chômage, misère, précarité... ça suffit !
Sarkozy,
ses copains, tous les politicienNEs, Parisot, touTEs les patronNEs,
veulent faire croire qu’ils ont, qu’ils sont, la clé de la crise.
Qui bosse ? C’est toi !
Qui produit les richesses ? C’est toi.
Qui engraisse patronNEs, actionnaires, rentierEs, vampires financiers aux dents longues ? C’est toi.
Qui peine pour ses impôts ? Pour les taxes sur tout ?
Qui finance bouclier fiscal, cadeaux aux patronNEs, milliards aux banques ?
Mais qui regarde à ses achats ?
Qui tire la langue en fin de mois ?
Qui tire un trait sur son avenir ? Sur celui de ses enfants ?
C’est toi… C’est nous… Jamais eux...
Et « eux », pendant ce temps-là…
Leur
argent domine le monde. « Ils/elles » l’accumulent par les profits
tirés de ton travail. « Ils/elles » le jouent par millions en bourse. «
Ils/elles » s’en engraissent. Eux/elles, les exploiteurSEs, les
parasites, les petitEs chefs, les grandEs chefs, les notables, les
édiles, les hiérarques, les dirigeantEs de tous bords et de tous poils
du fruit de ton travail. Leur argent ? TON ARGENT !
Et toi, pendant ce temps-là…
Pour eux temps libre, voyages, culture, produits de qualité, santé à portée de chéquier, rollex, consommation outrancière.
Et
pour toi, chômage, temps partiel, baisse de salaire, dépression,
licenciement, location au proprio, produits « bon» marché bourrés de
graisses et de sucres ?
Toi,
tu es soumisE au contrôle permanent, du/de la patronNE, de la police,
de la « justice », de la sécu, de la vidéosurveillance, des fichiers
informatisés, des empreintes génétiques, des lois anti-tout…
Toi, ton avenir promis, c’est pas la croisière avec Bolloré ou le ski à Megève.
Toi,
ton avenir promis, c’est la grande famille des sans : sans-logis,
sans-papier, sans-toit, sans-travail, sans-soin, sans droit…
Quelques revendications :
- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à
1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de
300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les
salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les
travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de « cotisation retraite »…
* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les
hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la
répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.
TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 19 MARS 2009 !
rendez-vous porte de Paris à Lille dès 14h
En
ces temps de grève générale (et de sa nécessaire et possible
reconduction), il n’est pas inutile de faire quelques rappels sur le
droit de grève...
1) Le droit de grève dans le privé
En dépit des attaques incessantes dont il fait l’objet, le droit de
grève demeure encore un droit constitutionnel, car inscrit dans le bloc
de constitutionnalité formé, entre autre, par le préambule de la
constitution de 1946.
La grève se définit comme une cessation collective et concertée du
travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la
grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont
exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins
deux personnes de l’entreprise. S’il s’agit d’un mouvement dont les
revendications vont au-delà du cadre de l’entreprise, on peut être le
seul de son entreprise à se déclarer gréviste car on répond alors à un
mot d’ordre de grève national et interprofessionnel.
La grève est donc un droit individuel, mais exercé collectivement, et
qui, en principe, se passe des syndicats (qu’ils aient été jugés
représentatifs ou pas) ; ces derniers n’ont pas de rôle exclusif dans
le déclenchement d’une grève, mais dans la pratique, il est fréquent
que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.
Il n’existe aucun préavis légal dans le secteur privé (sauf exception - cf. ci-dessous). Les grévistes
peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de
leurs revendications (il est important de le mettre au courant pour
éviter que le mouvement ne soit qualifié de mouvement illicite et non
de grève). Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps
(heures, jours, semaines). Elle cesse lorsque l’ensemble des
revendications ont été satisfaites. Enfin, une convention collective ne
peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut
avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés
l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la
loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de
cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).
Dans le cas des entreprises privées
chargées d’une mission de service public (ou d’intérêt général), le
Code du travail impose un préavis motivé de cinq jours francs avant tout
déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations
syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la
grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une
faute. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du Code du
travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève.
D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence
entre les salariés qui sont à la production, ou qui sont en contact du
public, et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise
(les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).
L’exercice du droit de grève portant sur des revendications, ces dernières peuvent prendre différentes formes :
les
revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre
de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites,
etc.) ;
les
grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect
politique et un aspect professionnel ; par exemple, grève contre la
politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En
revanche, sont considérées comme illicites les mouvements qui revêtent
un caractère purement politique sans rapport avec des questions d’ordre
professionnel ;
les
grèves de solidarité (mouvements consistant, pour certains salariés, à
faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont
licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif
et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.
2) Le droit de grève dans le public
La loi du 31 juillet 1963 et insérée à l’article L.2512-2 du Code du
travail, a réglementé l’exercice du droit de grève dans la fonction
publique territoriale et d’État. Ainsi, le dépôt d’un préavis de cinq
jours francs, avant la grève, est obligatoire afin d’amener les parties
à discuter et tenter, au mieux, durant ce délai, de se concerter. Le
préavis est déposé par une ou plusieurs OSR (organisation syndicale
représentative).
En pratique, les délégués syndicaux ou du personnel savent si des
préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de
grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des
personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des
syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la
grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites
pression sur les délégués syndicaux et leurs instances.
À la SNCF, à la RATP, ou encore pour les écoles maternelles et
élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le « service minimum »
(dont on a vu l’efficacité à la gare de Paris Saint-Lazare récemment…),
tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations
préalables ». Dans l’éducation (1er degré), la procédure restreint le
droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009) ; en effet, la ou les
organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité
administrative les motifs qui pourraient les conduire à envisager un
préavis de grève. L’autorité administrative est tenue de réunir, dans
un délai maximal de trois jours, la ou les organisations syndicales
représentatives ayant procédé à cette notification. Si les négociations
échouent, un préavis légal de grève (de cinq jours francs) doit être
déposé, au plus tôt, à l’issue des huit jours francs de négociations.
D’autre part, le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes
motifs que le précédent, et avant que celui-ci ne soit arrivé à
échéance (« préavis glissant »), est désormais interdit pour les
enseignants du 1er degré. L’enseignant, lui, toujours en lien avec
cette loi sur le service d’accueil minimum des élèves du 1er degré,
doit déclarer à son inspecteur de circonscription quarante-huit heures
avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y
prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire
grève). L’enseignant, qui fait cette déclaration d’intention sur la
base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du Code du
travail), ne se déclare qu’une fois au début de la grève, quelque soit
sa durée (la loi du 21/08/08 ne pose donc pas d’obstacle à une grève
reconductible).
GREVE GENERALE AUX ANTILLES....
ET ICI, C'EST POUR QUAND ?! |
Les Antillais nous montrent la marche à suivre.
Et ici, la grève générale c’est pour quand ?!
Les travailleurs et les travailleuses seront-ils une fois de plus les dindons de cette crise du capitalisme ?
Sarkozy,
en bon politicien aguerri, te ment lorsqu’il annonce que le plan de
sauvetage des banques ne se fera pas sur ton dos, en l’occurrence tes
impôts. Pose-toi déjà cette question : avec quelles richesses les
a-t-il aidées à se refaire peau neuve ? Ta sueur… Et c’est toujours ta
sueur qui est venue engraisser encore plus la panse des possédants
grâce à ce cher « bouclier fiscal ». Il aura beau te dire que tout ça
sert à remettre en route la machine, à accorder des prêts à ton
entreprise (excuse-moi, à celle du propriétaire du capital, en
l’occurrence celui qui nous domine tous, le patron) et relancer la
consommation, etc. Que dalle ! Tu trimeras toujours à te bousiller la
santé pour une bouchée de pain afin de grossir la marge coût de
production-prix de vente. Et ce jusqu’à une probable délocalisation ou
restructuration de « ta boîte ». C’est le marché qui veut ça, on te
répète. Les militants de la CNT te disent que c’est ton exploitation
(travaillez plus vite pour produire plus…) qui nourrit cette jungle
capitaliste.
L’argent
domine le monde, c’est vrai. Mais qui le fait tourner en fin de compte
? Pas des actionnaires ni des banquiers jouant des millions en bourse.
Encore moins des énarques vivant grassement en te taxant. Et sûrement
pas un patronat et des petits chefs avides de promotion sociale. C’est
la valeur ajoutée créée par ton seul travail ! Imagine ne serait-ce
qu’un instant la grève des travailleurs de l’usine, du transport, des
chantiers, de la mer, de tous ceux qui fabriquent en prenant les plus
gros risques et pour presque pas un sou. Tu comprends facilement qu’une
minorité de capitalistes soit traitée de parasites et d’exploiteurs. « Vas-t-en faire tourner la baraque à toi tout seul !
», tu dirais à ton patron en rigolant… L’économie est le nerf de la
guerre : les travailleuses et les travailleurs ne savent pas tous
qu’ils en sont le moteur et non les vulgaires rouages ou les simples
maillons d’une chaîne de montage !
Alors
oui ! Il y a un « sacrifice » à faire : la cessation de travail. Mais
quel sacrifice ! En pensant à celui que tu dois ou devras fournir en
étant sommé d’accepter chômage partiel et baisse de salaire,
portes d’entrée pour les licenciements futurs, il n’y a pas photo ! Le
confort matériel (maisons individuelles, etc.), le temps libre à passer
à voyager, se cultiver, spéculer, cela fait belle lurette que la classe
dominante en profite. À qui les produits de qualité, la santé à portée
de chéquier, le bonheur de jouir de la vie et une consommation
outrancière ? : la classe bourgeoise. À qui les miettes, le chômage, la
dépression, l’alcool, la location au proprio, les produits « bon»
marché bourrés de graisses et de sucres ? Et l’inflation sur les
produits de première nécessité, qui en subit le plus les conséquences ?
Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique ont bien compris qu’une
« inflation sur les salaires » ne tombera jamais du ciel. Mais ils ont
compris que seule la lutte paie. C’est pourquoi nous devons suivre leur
exemple !
Ne
laissons pas une fois de plus reposer cette crise sur le dos des
travailleurs. Les problèmes de la propriété privée des moyens de
production et de la répartition inégalitaire des richesses créées se
posent avec on ne peut plus d’acuité. Seule une grève générale
illimitée et expropriatrice peut générer un rétablissement de la
balance. D’où naîtra un mode de production et de consommation nouveau
pour une planète à bout de souffle. Toi et tes camarades avez la
meilleure arme : la grève ; avec, comme but, le travail réalisé de
manière autogestionnaire, partagé et sans division hiérarchique.
La grève générale : pour qui, pour quoi, comment ?
La
CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale
interprofessionnelle et reconductible. Car c’est de cette manière que
les grandes conquêtes sociales ont toujours été obtenues. Que ce soit
pendant les mouvements de 2003 sur les retraites ou les innombrables
manifestations de secteur, la confédération travaille à l’unification
des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces
appels partent d’un triple constat : l’échec des grèves sectorielles
éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de
l’État et du patronat sur les droits des travailleurs, l’impasse
dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui
accentuées par la crise financière devenue économique et sociale.
Pour
ces raisons, la CNT estime qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt à
la dégradation sociale et de renverser le rapport de force en notre
faveur. L’enjeu central d’une grève générale de ce type est de
permettre le retour à une situation de droits collectifs des
travailleurs, d’en gagner de nouveaux et ainsi d’arrêter de se faire
plumer continuellement. Soyons en position de force au niveau des
branches d’activité pour nous imposer face à l’arrogance de l’État et
de l’avidité patronale. Construisons une grève générale d’où naîtront
des liens interprofessionnels forts qui reconstitueront le tissu et le
lien social laminés par la violence du capitalisme. Une grève générale
qui opposera la solution collective et la solidarité de classe aux
échappatoires individualistes, à la méritocratie et au chacun pour soi.
Une grève générale qui remettra en cause les fondements inégalitaires,
liberticides et immoraux du système de classes sociales. Une grève
générale qui instituera des pratiques allant dans le sens de la
satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns. Qui
privilégiera la redistribution plutôt que l’accumulation et la
concentration des richesses. Qui poussera à l’auto-organisation,
l’autogestion et au développement des libertés plutôt qu’à la
hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire. Une grève
générale interprofessionnelle fondée sur des assemblées rassemblant
travailleurs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public
et du privé, et qui sera expropriatrice. Qui sera l’occasion de
confronter nos revendications catégorielles, de voir en quoi elles nous
concernent toutes et tous (comme l’éducation, la santé, les transports,
etc.). Et qui permettra surtout d’élaborer un projet de société
communiste libertaire et de le mettre en pratique. La soumission, c’est
d’ingurgiter les valeurs bourgeoises véhiculées par la télévision, de
dire que la pauvreté est une fatalité... En somme de ne rien faire de
manière concrète et rationnelle pour le bonheur de tout un chacun.
La
CNT est sûre que seuls les luttes sociales et le rapport de force sont
efficaces pour obtenir satisfaction. Nous n’attendons rien de tel ou
tel parti, de telle ou telle élection, ramassis d’hypocrisie, de
corruption et de luttes pour le pouvoir personnel. Personne n’est en
droit de parler et de décider pour nous. Il ne doit exister que des
meneurs circonstanciels, mais au grand jamais de chefs permanents !
Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales réalisées
dans un cadre unitaire et sans compromis sont porteuses d’espoir face à
l’exploitation sur les lieux de travail. La mobilisation locale,
régionale et ainsi de suite sur des sujets tels que les retraites, la
santé, le logement ou les services publics sont le ciment d’une
construction anticapitaliste concrète à l’instar des coopératives de
production, des conseils de travailleurs, des bourses du travail et
autres services d’entraide. C’est toujours la société civile qui a fait
l’Histoire, les militants de la CNT le savent depuis belle lurette !
L’État et le patronat aussi, c’est pourquoi la répression antisyndicale
a toujours été cruelle et tenace !
Tous et toutes en grève le 19 mars et après !
Les
salariés, les sans-travail, les retraités, les sans-papiers, les
étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que les organisations
syndicales réformistes déjeunent à l’Élysée, les licenciements se
multiplient dans la région : 3 490 dans le secteur automobile, 1 356
dans la VPC à La Redoute et aux 3 Suisses à Roubaix, 630 dans
l’Education académique ; 1 500 dans les hôpitaux publics. Et ce n’est
qu’un début !
La
facture est lourde et le peuple en a marre ! Marre de ces banquiers et
de ces dirigeants qui étalent leur vie de luxe avec arrogance et
mépris. Marre de payer les pots cassés pour tous ces propriétaires !
Assez, c’en est trop pour nos dos voûtés, nos mains usées et nos
méninges surmenées ! Nous étions des millions le 29 janvier dernier
pour dire non à cette politique de nantis. Parce que nous sommes forts,
il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour nous imposer comme
le fait la population en Guadeloupe et en Martinique. Devant deux
journalistes bien choisis, Sarkozy, dans son allocution télévisée du 5
février dernier, l’a même avoué : « les gens se révolteront et ils auront raison… ». La grève générale, c’est maintenant !
UL-CNT de Lille
Le 19 février 2009
Le tract (2 pages - format pdf - 66 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.
| APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES |
Communiqué
de l’espace de convergence intersyndical issu de l’appel de
syndicalistes du Nord-Pas-de-Calais, réuni en Assemblée Générale le 11
février 2009 à Lille :
Les salariés, chômeurs, retraités,
étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que le gouvernement consulte
les organisations syndicales, les licenciements et suppressions
d’emplois se multiplient.
3490 suppressions d’emplois dans le secteur automobiles pour 16 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ;
1356
suppressions d’emplois dans le secteur de la vente par correspondance
dans les seules entreprises de La Redoute et 3 Suisses à Roubaix sur
les 2600 sur le plan national ;
1000 suppressions d’emplois de professeurs dans l’académie sur les 13500 au niveau national ;
1500 suppressions de contrats et de postes dans les hôpitaux publics de la région sur les 20.000 au niveau national.
Pendant
que le gouvernement dilapide des centaines de Milliards d’euros pour
les Banques et les grandes entreprises, il n’y a pas un centime pour
les services publics et les besoins de la population. Dans le public
comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions
de postes et de licenciements qui sont annoncés.
Ce n’est pas à la population de payer la crise !
Nous
étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du
gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut, tous ensemble,
continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la
population en Guadeloupe et en Martinique.
Contre les
licenciements, pour l’indemnisation du chômage partiel à 100%, contre
la précarité, pour la défense du service public et l’arrêt des
suppressions d’emplois publics, pour la défense des retraites, de la
santé et de la protection sociale, pour le relèvements de 300€ des
salaires et de tous les minimas sociaux, …
… Sans attendre le 19
mars, nous appelons à faire converger les luttes professionnelles, à
soutenir et à participer aux manifestations :
- Le 16 février à 14h30, Porte de Paris à Lille, à l’appel des salariés et étudiants de l’Education Nationale ;
-
Le 19 février à 10h30, Sous-préfecture de Valenciennes (rue des
dentellières), à l’appel des salariés du secteur de la métallurgie, du
secteur social, de la VPC ;
- Le 19 février à 14h, Grand Place à
Lille, à l’appel des salariés du secteur social contre la remise en
cause de la Convention collective 1966, des salariés de la santé contre
la loi bachelot qui livre aux profits et aux actionnaires le service
public de santé.
Lille, le 11 février 2009
COMPTE-RENDU ET APPEL DE L'AG INTERPRO
DU 29 JANVIER 2009 A LILLE |
Une
centaine de personnes d'horizons divers (santé, social, éducation,
métallurgie, sans-emploi et autres) était présente à cette assemblée
générale organisée à Lille à l'issue de la manifestation du 29 janvier.
Les
personne présentes sont a priori d’accord pour construire une lute
intersyndicale. La construction d’une grève reconductible est donc à
l’ordre du jour.
Voici quelques points de vue exposés pendant l’AG :
- Nécessité d’organiser des AG sur nos lieux de travail pour que les gens commencent à s’impliquer.
- La grève reconductible se construit sur nos revendications en-dehors des grosses centrales syndicales.
- Dans le secteur de la santé, il existe un service minimum qui pourrait rendre difficile la grève reconductible.
-
Populariser les grèves en cours permettrait de créer de la solidarité
et de ne pas laisser partir un secteur seul (cf. ce qui s’est passé en
Angleterre sous Thatcher).
- On arrivera à la grève
reconductible si on est convaincu sur des questions de fond. C’est
pourquoi la lutte ne peut être qu’interprofessionnelle. Points du texte
d’appel qui devraient être fédérateurs : 1) la défense de l’emploi dans
le public et le privé, 2) l’augmentation des salaires, 3) la défense
des services publics.
- Une forme d’action particulière est
exposée : le matin même du 29, une réquisition de nourriture, matériel
pour bébés et enfants a été tentée dans un supermarché à destination
des gens du voyage.
Pour la grande majorité des présents, il
était évident que la grève est incontournable, qu’il faut convoquer des
Ag pour démarrer les luttes et ensuite les faire converger. Au delà de
notre appartenance syndicale ou de notre non-appartenance, au-delà de
nos secteurs d’activités, il faut se fédérer.
Perspectives :
- Maintenir le texte d’appel (lire ci-dessous),
- Prolonger le mouvement au travers des AG,
- Constituer des cahiers de doléances.
Prochaine AG
de l'espace de convergence interprofessionnel
merdredi 11 février 2009 à 18h
à la Maison de Quartier "Vauban Esquermes", 77 rue Roland, M° Port de Lille.
Texte d'appel :
Appel de syndicalistes de la région Nord Pas-de-Calais
La
crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois
s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot, Sevelnor, Arcelor et
toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3
suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la
hausse.
Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008,
Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs
de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en
aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».
Ces derniers mois, nous
avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action
avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...
-
pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le
maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du
Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions
collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et
pour le maintien des Hôpitaux publics...
-
contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel,
les suppressions des postes à France Télécom, ... et dans
tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer
par l'Education nationale.
Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.
Et
nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les
jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en
journées d'action éclatées et sans continuité ...
Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera passer toutes ses contre-réformes...
Et ça, nous ne l'acceptons pas !
Aussi
nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés
qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre
pour faire converger les mécontentements et fédérer les
revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même
temps, de façon prolongée.
Les thèmes des revendications
communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois,
protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des
services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et
citoyennes...
En cela nous pensons que l’appel intersyndical
et interprofessionnel et les puissantes manifestations du 29
janvier doivent être un véritable point d’appui pour préparer et
réunir les conditions d’une grève générale et reconductible. Il
est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes
revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la
fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou
retraités.
Nous appelons tous les jeunes, salariés et
chômeurs, militants, quelle que soit leur appartenance syndicale,
syndiqués ou non à agir ensemble, à faire vivre un espace
de convergence et de débat intersyndical de tous ceux qui partagent ce
point de vue en organisant :
- dans toutes les entreprises, écoles, universités, des assemblées générales,
-
la solidarité avec les conflits en cours, en faisant qu’aucune lutte,
particulièrement celles des salariés victimes du chômage technique et
des licenciements ne demeure isolée face à un patronat tout puissant et
un pouvoir autiste,
- la convergence et la coordination des
luttes de la jeunesse, des salariés, des chômeurs et des retraités qui
permettront de construire une riposte interprofessionnelle.
Adopté le 29 janvier 2009 à Lille
Un appel unitaire pourquoi ?
Il
est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire
des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous
azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou
privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au
delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de
24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la
convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications et
obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les
équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous
les niveaux. Tout le monde est concerné.
Cet appel a pour ambition :
-
d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à
la hauteur, face aux mauvais coups du gouvernement et du MEDEF;
- de
contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la
question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le
plus largement possible ;
- d'aider à ce que ce débat soit porté
dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants,
d'équipes et d'instances syndicales ;
- que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir ;
Cet
appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour
vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou
partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les
structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de
réflexion. Il peut aider à définir des perspectives .permettant
de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses
organisations syndicales.
Il veut dépasser le simple aspect
pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous
les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges
permanents.
Nous décidons de
nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en
train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications
immédiates vitales pour nous tous :
- L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
- L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
- Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
- Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
- Le CDI comme seul contrat de travail ;
- Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
-
L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La
fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous
les sans papiers ;
- L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
- La défense le l’Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous ;
- La défense et l’amélioration de tous les services publics.
Les
directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou
concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui
n’aboutissent qu’à les faire passer.
Elles doivent cesser
d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont
chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à
empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.
Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !
Pour signer cet appel : http://www.appelmilitant.org
LA CRISE... C'EST LE CAPITALISME !
TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29 JANVIER... ET AU-DELA ! |
Chômage, pollution, misère, répression, exploitation...
La crise... c'est le capitalisme !
Holdup financier et crise sociale
Un
vent de panique nous est venu des États-Unis ; les spécialistes
gémissent le lamento des subprimes à longueur de médias. La crise
frappe l’hexagone alors que, début octobre encore, tout allait "pour le
mieux" selon la ministre Lagarde.
Le modèle américain : l'illusion tombe de haut !
Les
États-Unis, ce modèle à suivre selon notre petit Nicolas, cultivent les
plus grandes inégalités sociales. Merveilleux pays où plus de 2,5
millions de citoyens ont été mis à la rue depuis début 2007, où des
centaines de gens tous les jours sont expulsés de leur logement – qui
resteront aux banques puisque les acheteurs éventuels ont difficilement
accès aux prêts ! Pendant ce temps-là, les retraités perdent leurs
économies, et la santé des malades est indexée sur la santé des marchés.
Un
"plan Paulson" fait offrande de 700 milliards d’argent public (en plus
des 300 milliards déjà injectés) pour aider Wall-Street à continuer de
faire licencier, d’expulser et d’accroître ses bénéfices. Les groupes
multimilliardaires peuvent dormir tranquilles : la crise les épargnera !
Quand
la misère se répand, les revenus des dirigeants, les "parachutes" en or
massif, les profits des banques d’affaires, les magouilles entre
initiés, entre avocats d’affaire (comme le sont Sarkozy, Lagarde et
Copé) étouffent le ''petit peuple''.
La France et l'Europe à la traîne de leur modèle
Les
Etats membres de l'UE rachètent les banqueroutes et mettent en
place un fond de garantie global de 1700 milliards. En France,
l'Etat organise un plan de 360
milliards "pour sauver les banques" ; sans oublier les 15 milliards donnés aux
riches (loi TEPA), les 26 milliards versés aux entreprises et
les 10700 euros accordés aux actionnaires de la Bourse. Bref, les deux mains
de l'État et du Capital se servent dans nos poches... et brisent nos vies
pour assurer leur survie !
Ras le bol de la spoliation des exploités !
L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont toujours les mêmes qui payent. Et
les possédants du Capital continuent leur extorsion multiforme et
régulière : aujourd'hui, sous couvert des subprimes, ils prolongent et
camouflent le détournement de fonds publics vers des intérêts
particuliers : subventions diverses, allégements sociaux, évasion
fiscale, exonérations fiscales, boucliers fiscaux, paradis fiscaux...
Non, le capitalisme n'est pas devenu "fou" !
Le
capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout, il achète tout, de
l’armement aux médicaments, et ponctionne ses profits sur le travail
des salariés.
Quand
Sarkozy parle de "moralisation du capitalisme financier", c’est son
mensonge qu’il faut retenir. Et son hypocrisie, à lui qui pilote la
commission Coulon sur la dépénalisation du droit des affaires, qui
siphonne 22 milliards aux PEP (Plan d’Epargne Populaire) en cadeau aux
Entreprises, qui pompe les Livrets A pour abreuver les banques
d’affaires ! Lui dont la politique est celle des privilégiés et des
grandes fortunes, dans le mépris et le traitement sécuritaire des
classes sociales en difficultés que son idéologie pressure jusqu’à
l’usure.
Car
la crise financière permet aujourd’hui au Capital d'accélérer les
régressions sociales, la dégradation des droits à la santé, au
logement et à la retraite, le sabotage des services publics par les
privatisations et les suppressions massives de fonctionnaires, la
baisse du pouvoir d’achat par le gel des salaires et l’inflation, la
récession économique, la hausse du chômage et la généralisation de la
précarité, …
Vers un autre futur !
Face
à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de
société, d'associer égalité sociale, solidarité collective et liberté
individuelle. C'est ce que nous appelons communisme libertaire.
Et,
pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là
où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte
doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons
construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni
spécialistes du commandement.
Il
faut alors un syndicalisme qui défende les salariés mais qui s’engage
aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la
société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme
conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de
toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière.
Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que
l’Histoire est faite de révolutions quand le monde perd la tête.
Tous et toutes en grève le 29 janvier !
Les raison d'une grève
La
crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés
dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la
responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités
en sont les premières victimes. De plus, cette crise menace l’avenir des
jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection
sociales ; elle accroit les inégalités et la précarité.
Les raisons de reconduire le mouvement les jours suivants
Gouvernement
et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort,
interprofessionnel et prolongé. C'est ainsi que les grandes conquêtes
sociales (congés payés, Smic, retraites, etc.) ont toujours été
obtenues. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant
ainsi l'économie, les travailleurs ont les moyens d'instaurer un
rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale
reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s'agit
d'organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par
secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible
reconduction à l'ordre du jour
de ces AG. Et là, il y va de la responsabilité de chacune et chacun
d'être de véritables "militants de la grève" ! D'autant plus que
certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que
si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la "base"...
Faire converger les luttes
La
grève du 29 janvier peu aussi être l'occasion de dresser la liste des
revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité et de
fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches
d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et
favoriser la mobilisation de tous et toutes (salariés du privé et du
public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).
Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
ur59-62@cnt-f.org
Chômeurs,
précaires, salariés (en activité, en formation ou à la retraite)...
face aux attaques de l'Etat et du patronat, ne te résigne pas,
syndique-toi ! Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués
et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d'industrie,
corporations artisanales...) !
Pour télécharger ce tract
(2 pages - format pdf - 1,61 Mo), cliquer ici.
Manifestation régionale : rendez-vous à 14h, porte de Paris à Lille.
Assemblée générale de grévistes
(quelque soit leur appartenance syndicale, syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s) :
jeudi 29 janvier à 18h à Lille
(salle Lestiboudois, quartier Vauban/Esquermes, métro "Port de Lille")
pour organiser les prolongements qu’appelle la grève du 29.
ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHÔMEURS :
NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! |
Le
29 janvier 2009, les organisations syndicales appellent à la
mobilisation contre la politique anti-sociale de Sarkozy et de l’Etat
UMP.
En
tant que Rmistes et demandeurs d’emploi, nous participons à ce
mouvement pour avoir de meilleurs droits, une vie décente et la
possibilité d’avoir un travail décent.
Les
caisses étaient vides, apparemment pas pour tout le monde : 360
milliards d’euros ont été débloqués pour les banques ... et nous ?
Qu’a-t-on fait ? Que fait-on ?
Toujours
plus de radiations de la part du POLE(ICE) EMPLOI, toujours plus de
contrôle de la CAF ! Comme si nous étions tous des tricheurs, des
voleurs…
Notre
pays va mal, il est aux mains d’un président et d’un gouvernement
réactionnaires qui aiment diviser pour mieux régner. Nous l’avons vu
pendant la campagne présidentielle où, déjà, nous étions qualifiés à
travers TF1 et d’autres médias de « la France qui triche », «
d’assistés » et où une partie des salariés bernés était contre nous.
Sarkozy a fait de même en montant les français d’origine contre ceux
venant de l’étranger avec des slogans du type : « la France, tu l’aimes
ou tu la quittes! ».
L’heure
est à l’union, au rassemblement et au combat ! A Douai, le 18 décembre
dernier, salariés de Renault et sous-traitant en congés forcés ou au
chômage technique se sont unis aux lycéens. Cela a donné une
manifestation de 4000 personnes dans les rues de Douai.
Avec
les salariés, avec les lycéens, nous les précaires, mobilisons-nous,
participons en nombre à la journée d’action du 29 Janvier 2009 contre
le gouvernement Sarkozy et pour revendiquer :
- l'augmentation des allocations de chômage et des minimas sociaux,
- l'arrêt des expulsions locatives et réquisition des logements vides,
- l'arrêt des aides aux entreprises, seules responsables de la crise,
- la suppression du bouclier fiscal.
ASSEZ DES COMBATS INDIVIDUALISTES, TOUS UNIS DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
MANIFESTONS LE JEUDI 29 JANVIER 2009
RENDEZ-VOUS 14H PORTE DE PARIS À LILLE
STIS-CNT 59
Tract à télécharger (1 page - format pdf - 165 ko) : cliquer ici.
ANPE-ASSEDIC
EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 ! |
Faux départ pour "Pôle emploi"... le jour même de son ouverture officielle !
Le
19 décembre 2008, l'intersyndicale CGT ANPE/ASSEDIC, FO ANPE/ASSEDIC,
FSU, SNAP (ex CFTC-ANPE) et SUD a rejoint les positions réclamées par
la base de personnels, les collectifs de non-syndiqués et la CNT et a
finalement adopté le lundi 5 janvier 2009 comme début d'une grève
reconductible du service public de l'emploi.
ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER !
Et
oui, la fusion du service public de l'emploi déposée, à Noël, dans les
souliers des personnels et des usagers de l'ANPE et de l'ASSEDIC, a été
fabriquée dans les ateliers de Saint Nicolas et du Pére Fouettard...
En
concentrant le service public de l'emploi sur les missions régaliennes
de contrôle social, la fusion ANPE-ASSEDIC ouvre la porte à une
marchandisation croissante des services de conseil, de formation et
d'accompagnement.
Les chômeurs et les salariés, de l'AFPA, de l'ANPE, et de l'ASSEDIC, sont les premiers à en faire les frais.
L'objectif
réel de fusion est donc de masquer une pénurie récurrente d'emploi en
stigmatisant encore plus les chômeurs, principales victimes de cette
situation. Avec le lifting des lois scélérates, les pratiques de
fichages croissantes et le développement du « tout sécuritaire », les
classes dangereuses sont de retour. Malheur à celui qui perdra son
statut de salarié pour rejoindre les plus démunis !
Les
personnels aussi sont gâtés: conditions d'accueil et de travail
empirées par les restructurations, nouvelles fonctions, nouvelles
missions, moyens humains et matériels insuffisants, précarité
institutionnalisée, pouvoir d'achat en régression, disparités
salariales injustifiables entre personnels ANPE et ASSEDIC ...
En
les conjuguant avec les autres attaques de nos droits sociaux (temps de
travail, retraite, santé...) le gouvernement prépare un arsenal
juridique destiné à contenir les mouvements sociaux qui surgiront à
cause du creusement des inégalités et d'un chômage en hausse
exponentielle.
Face
au démantèlement du Service Public de l'Emploi, à la dénaturation des
missions vers plus de flicage (tant pour les usagers que pour les
personnels), la remise en cause des garanties sociales, qui se
profilent, les salariés de l'ANPE et de l'ASSEDIC doivent se mobiliser
aux cotés des chômeurs. Construisons nos luttes, sous le contrôle de la
base, à partir des assemblées
générales souveraines.
POUR INVERSER LA VAPEUR, UNE GRÈVE MASSIVE, DÉTERMINÉE ET RECONDUCTIBLE EST NÉCESSAIRE DES LE 5 JANVIER 2009 !
C'EST DANS LES AGENCES ET DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !
Les
personnels de l'ANPE et de l'ASSEDIC en ont marre d'être méprisés,
sous-payés, sur-chargés, contrôlés, déqualifiés, sous-équipés,
pressurés, sous-informés, manipulés, privatisés, délocalisés
(bientôt)...
Le
tout pour devenir une officine à la solde du patronat, chargée de faire
accepter, à nos concitoyens, à nos proches et à nous-mêmes, des
salaires de misère et des conditions de travail indécentes.
A quand les mutations sur la Plateforme de Service Téléphonique de Pékin, en contrat local ?
A quand les commissariats du chômage ouverts le dimanche ?
LE MOMENT EST VENU D'EXIGER :
- L'augmentation immédiate des salaires pour les personnels ANPE et ASSEDIC,
- La titularisation de tous les précaires sans condition,
- L'abrogation des lois répressives contre les chômeurs,
- L'augmentation des minima sociaux,
-
Des conditions d'accueil et de travail dignes d'un service public
d'utilité sociale, qu'en qualité de contribuables, salariés et usagers,
nous construisons et faisons vivre.
La
CNT invite les personnels de l'ANPE, de l'ASSEDIC et les chômeurs à se
mobiliser et à participer aux actions syndicales à venir.
EN LUTTE MAINTENANT !
CNT CHOMEURS ET PRECAIRES : NOUS N'AURONS QUE CE QUE NOUS PRENDRONS !
Pour télécharger le tract (2 pages - format pdf - 33 ko), cliquer ici.
Rendez-vous lundi 5 janvier à 10h au local de l'UL-CNT de Lille (1 rue Broca) pour distribution du tract devant l'ASSEDIC.
UN TOIT, C'EST UN DROIT !
ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! |
Manifestation samedi 15 novembre 2008 à 14h30, Grand'place, Lille
à l'initiative des Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Moulins
(0320977294), Vieux-Lille (0320150496) et Wazemmes (0320158937).
Exigeons :
- L'arrêt complet et définitif des expulsions.
- La réquisition des logements vides, qu'ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L'arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable.
- La construction de logements véritablement sociaux en nombre suffisant pour loger tous les ayant droits.
C'est à la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives que le
gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi, par la voix de Mme Boutin, de
proposer une nouvelle loi concernant le logement. Encore une fois,
cette loi rétrograde est une véritable provocation dans le contexte de
crise du logement avérée depuis des dizaines d'années ! Elle est
inacceptable :
Elle accélère la procédure d'expulsion des locataires, permettant en
toute légalité de mettre plus rapidement des familles à la rue, dans
des délais ne permettant plus l'intervention des associations et des
organismes sociaux publics.
Elle favorise les investisseurs immobiliers par la libéralisation du marché, la spéculation,
Elle est au détriment du financement de la construction de logements
sociaux par le détournement de l'épargne populaire du Livret A (qui
finance la construction des HLM) au profit d'organismes financiers,
Elle vide de son contenu la loi « SRU » en supprimant l'obligation de construire 20 % de logements sociaux.
En pleine crise, alors que nous constatons tous la baisse de nos
ressources, de notre pouvoir d'achat, l'augmentation du travail
précaire et du chômage, cette loi est au détriment de la population !
Elle provoquera dans l'immédiat encore plus d'expulsions pour les plus
pauvres et les salariés précaires, provoquant l'éclatement des
familles, l'errance entre foyers et hôtels, la construction d'abris de
fortune.
Cette loi est aussi dangereuse pour les salariés aux revenus moyens qui
espèrent devenir propriétaires. Pendant la campagne électorale des
présidentielles, N.Sarkozy faisait l'apologie « d'une France de
propriétaires ». Pour y arriver, il faisait plusieurs propositions,
aujourd'hui développées dans la loi Boutin (vendre 40.000 logements
sociaux par an, libéraliser au maximum le marché pour les
investisseurs, et…). A terme, l'objectif de Sarkozy est d'inciter à
l'achat immobilier dans une période où les remboursements de prêts sont
à des niveaux intenables pour la majorité des salariés, et d'endetter
ainsi au maximum les acheteurs. Comment ? Tout simplement en
développant le système bancaire des « Subprimes » via le crédit dit «
revolving » et le « crédit hypothécaire » qui jettent aujourd'hui à la
rue 10 millions d'américains propriétaires !!!
Le 15 novembre, manifestons pour un véritable droit à se loger !
Nicolas Sarkozy (campagne électorale des présidentielles) :
"Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque
était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité
personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du
bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont
les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux
indépendants"... "Les ménages français sont aujourd'hui les moins
endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment,
c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses
atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je
souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages".
REPRÉSENTATIVITÉ
ET STRATÉGIE SYNDICALE |
I - MOTION DE SYNTHESE ADOPTEE AU 30ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT LES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE
La
CNT se déclare fermement opposée aux « accords syndicaux » et leur
traduction législative en août 2008 réformant la représentativité
syndicale dans le secteur privé.
Elle invite ses syndicats à
développer une critique et une dénonciation radicale de ces
dispositions venant renforcer la cogestion patronat-Etat-syndicats.
Elle mènera cette contestation avec d’autres syndicats si nécessaire.
La CNT revendique le fait que les droits syndicaux ne soient liés ni
aux résultats aux élections professionnelles, ni même à la
participation à celles-ci.
1. Stratégie syndicale et représentativité
La
CNT réaffirme que c’est la section syndicale et son syndicat
d’appartenance qui sont les moteurs de l’action syndicale dans
l’entreprise.
Dans le respect de ses pratiques et principes
anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, les syndicats
et sections syndicales cherchent à conserver ou à conquérir les droits
syndicaux dans les lieux de travail.
Cela signifie que chaque
syndicat ou section syndicale s’il estime que cela peut être utile à
son développement cherche à obtenir la représentativité syndicale, dans
le cadre des possibilités pratiques validées en congrès confédéral,
tout en s’assurant que ses pratiques lui évitent de tomber dans le
siège de la cogestion, ainsi que l’illusion qu’une réelle force
syndicale puisse être issue d’une quelconque élection.
La
participation à des élections ne peut se justifier que par le fait de
vouloir protéger un camarade d’une répression exercée par l’employeur
ou par la volonté de conserver et d’acquérir les droits que la CNT juge
essentiels : panneau syndical, visite des locaux et services,
organisation d’heures d’informations syndicales, appel à la grève,
diffusion de tracts, etc.
Le fait de siéger dans les instances
paritaires ou de cogestion ne peut en revanche être un motif de
participation à des élections professionnelles. La CNT rappelle que la
liberté des syndicats est également de ne pas se présenter aux
élections professionnelles. La CNT ne limite pas sa lutte syndicale au
cadre imposé par l’Etat et le patronat : elle rappelle que l’action
directe collective et sans délégation de pouvoir reste la principale
arme des travailleurs.
2. Le secteur privé
Actant
de la réforme de la représentativité syndicale dans le secteur privé,
la CNT adopte dans l’immédiat pour ce secteur les dispositions
suivantes :
- la CNT réaffirme sa position historique contre le principe des CE ;
-
la CNT, dans le cadre de la défense des travailleurs dans les
entreprises, laisse le soin aux structures syndicales au plus près du
terrain (sections syndicales, en cohésion impérative avec leur syndicat
d’appartenance) et de l’UR d’organiser son action syndicale, y compris
si ces structures jugent nécessaire de se présenter aux élections de CE
;
- les syndicats de la CNT étudieront dans les mois à
venir la pertinence (protection, capacités) de la désignation de «
représentants de la section syndicale », telle que permise par les
nouvelles dispositions législatives [ note du webmaster : pour en savoir plus à ce sujet,
cliquer ici ]
-
à l’égard du critère dit de « l’ancienneté » conditionnant l’émergence
de section syndicale à une ancienneté du syndicat de plus de deux ans,
les syndicats sont invités à fonder juridiquement dès que possible des
syndicats d’industrie en vue de répondre au plus vite à ces exigences ;
par défaut, la CNT pourra asseoir ses sections sur ses syndicats dits «
interco » dont les statuts et intitulés légaux devraient dès lors
permettre de couvrir le champ de syndicalisation (géographique et
professionnel) le plus large et plus détaillé.
- tout en
rappelant la confiance nécessaire entre camarades de notre
organisation, la CNT incite les syndicats à développer des pratiques en
rupture avec le syndicalisme cogestionnaire et en accord avec les
principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires
telles que :
• toute position d’un élu ou
d’un délégué syndical doit être adoptée en lien avec la section
syndicale et le syndicat ;
• les élus doivent
faire des compte-rendus de leurs réunions à leurs sections syndicales,
syndicats et aux salariés de l’entreprise ;
•
les sections CNT sont invitées dans les négociations des protocoles
électoraux à revendiquer la tenue des élections d’entreprise tous les
deux ans, dispositif permettant une meilleure rotation des mandats
électifs que les quatre ans prévus par la loi ;
• les CCN inscriront systématiquement à leur ordre du jour un point sur
les questions de stratégie syndicale en lien avec les réformes de la
représentativité syndicale. Dès lors, les UR de la CNT, ou des
fédérations, y exposeront de façon exhaustive les prises de décisions
de ses syndicats afin qu’une analyse globale puisse être appréciée en
vue d’éclairer le prochain congrès confédéral
- concernant
l’acquisition de la représentativité de branche ou interprofessionnelle
nationale, la CNT affirme son désintérêt total pour la recherche d’une
légitimité quelconque tendant à l’amener à être ou devenir un
interlocuteur permanent des négociations avec le patronat ou l’Etat.
-
pour la compréhension de tous et toutes, une communication spécifique
et argumentée quant à cette décision de congrès est publiée dans le
"Combat syndicaliste" et adressée à l’ensemble des organisations
syndicales avec lesquelles la CNT entretient des rapports de fraternité
et de solidarité à l’échelle internationale.
3. Fonctions publiques
Aucun
nouveau critère législatif n’étant adopté à l’heure de ce congrès, la
CNT reste sur sa position de refus de participation aux instances
paritaires et aux élections professionnelles dans les fonctions
publiques. En cas de nouvelle loi sur ce sujet, la CNT décide
d’analyser les nouveaux critères de représentativité syndicale dans un
prochain congrès afin d’adapter sa position.
Dans l’attente de
ce congrès, il est laissé la possibilité aux fédérations, sous contrôle
des CCN, d’étudier la question de la participation aux élections si
elles estiment que leurs droits syndicaux sont conditionnés par cette
participation.
Texte de la motion au format pdf (2 pages - 66 ko).
II - A PROPOS DE LA REFORME DE LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE
1) Le contexte politique de la réforme
Dès
2006, le gouvernement dominé par Villepin et Chirac décide de se mettre
à la mode du « dialogue social » en mettant en place un agenda de
négociation tripartite (État-syndicats-patronat) sur des thèmes choisis
par le gouvernement. L’un d’eux est celui de la réforme de la
représentativité des syndicats. Ceux-ci viennent de montrer, lors de ce
qu’on a appelé de façon réductrice « le mouvement anti-CPE », qu’en
suivant mollement la jeunesse mobilisée, ils peuvent contribuer à une
mobilisation de masse. Pourtant, les protagonistes de l’UMP remplacés
ensuite par le duo Sarko-Fillon les juge « trop faibles » et donc «
trop nerveux ». En somme, malgré le faible nombre de syndiqués en
France, une partie des syndicalistes sont encore trop militants et pas
assez institutionnalisés au goût du gouvernement.
Des
négociations sont alors engagées, marquées par une foire
d’empoigne entre les syndicats qui veulent chacun mettre en avant une
élection où il pense pouvoir gagner. Pour Solidaires (SUD), c’est les
élections prud’homales et "Fonction publique". Pour FO, c’est la Sécu.
Pour la CFTC, c’est l’activité à la base (!). Mais, finalement, la CGT
et la CFDT vont coiffer tout ce petit monde sur le poteau en adoptant courant 2008
une « position commune », signée avec le Medef et la CGPME, position
qui va servir de base à la loi votée fin juillet. Après le scandale de
l’UIMM (patronat de la métallurgie) qui a révélé les pratiques de
corruption des associations patronales et la collusion avec certaines
organisations de salariées, cette réforme, y compris dans son volet
comptabilité, ne concerne pourtant que la représentativité des
syndicats de salariés.
Le
résultat est que les 5 « grands » (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) vont
maintenant devoir prouver leur représentativité comme les autres et ne
le seront plus automatiquement à tout moment et en tout lieu. En droit,
nous sommes donc sur un pied d’égalité, même si dans les faits, il sera
certainement toujours plus dur pour une section CNT de s’imposer. Pour
les grosses ou les vieilles machine syndicales, l’heure est à
l’inquiétude et pour certaines au regroupement : l'UNSA avec la CGC ?
FO avec la CFTC ? (pour la CGC, la réforme prévoit des
dispositions spéciales pour que sa représentativité soit évaluée
seulement à partir des collèges de cadres, comme le SNJ pour les
journalistes)
Face
à cette tentative d’institutionnaliser davantage les syndicats (en
conditionnant leurs droits à leur résultats électoraux afin qu’ils se
comportent d’avantage en représentants « responsables » qu’en militants
actifs et afin de creuser davantage le fossé existant parfois entre eux
et les autres travailleurs), la CNT, organisation anarcho-syndicaliste
et syndicaliste révolutionnaire, était obligée de faire des choix
difficiles. Au u congrès de Lille, en septembre 2008, tenant compte des
lourdes difficultés actuelles du syndicalisme d’entreprise à
s’implanter dans des entreprises de plus en plus morcelées par les
montages financiers, et où la répression rend bien souvent nécessaire
l’utilisation d’outils juridiques pour protéger les militants, les
syndicats de la CNT ont décidé de s’accorder la possibilité dans le
secteur privé de participer aux élections professionnelles dans le cas
où la survie de leurs sections syndicales serait menacée. Ils
soulignent cependant les dangers de l’électoralisme syndical et de la
cogestion, et décident d’effectuer un suivi et un bilan régulier des
expériences syndicales après cette réforme d’août 2008.
Afin
d’adopter une stratégie efficace pour le développement de sections
anarcho-syndicalistes dans le privé, il est nécessaire de s’approprier
ce nouveau cadre institutionnel, puisqu’il s’agit d’un bouleversement
majeur du droit syndical.
2) Le droit avant la réforme
En
préambule, il peut être utile de rappeler qu’être « représentatif »,
pour une section syndicale CNT ne signifie pas quémander le respect du
patron, ou autre pratique de cogestion servile. C’est avant tout la
possibilité de nommer un ou plusieurs délégués syndicaux qu’on ne
puisse licencier sans autorisation de l’inspection du travail, et ce
qui permet d’avoir des droits syndicaux de base (affichage, heures de
délégation, etc.) et de pouvoir négocier et signer des accords et donc
d’obtenir des progrès sociaux, à condition d’établir un rapport de
force réel, et de ne pas négocier dans le dos des salariés.
Avant
la réforme, c’était plus simple. Cinq syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO,
CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de
représentativité », c’est-à-dire qu’il pouvait nommer partout et
à tout moment un délégué syndical, quand bien même celui-ci était tout
seul, sans qu’on puisse contester sa représentativité. Les autres
syndicats pouvaient également déclarer en lettre recommandé avec A/R
une section syndicale dans une entreprise en désignant un délégué
syndical mais avec le risque que cette désignation soit contestée
devant le tribunal d’instance dans les quinze jours par les autres
syndicats s’il y en avait et plus souvent par l’employeur. Pour ces
syndicats devant faire leur preuve, comme la CNT, il leur fallait
remplir les critères suivants, qui généralement se renforçaient les uns
les autres, mais qui n’étaient pas cumulatifs : les effectifs,
l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté du
syndicat, l’attitude patriotique pendant l’occupation. Un autre critère
non inscrit dans la loi, était de plus en plus pris en compte par les
juges. C’est celui de l’audience, mesurée tous les 4 ans, dans les
entreprises de plus de 11 salariés, par les résultats aux élections
professionnelles : comité d’entreprise (CE) et délégués du personnel
(DP), ou délégation unique du personnel (DUP) quand les deux sont
fusionnés. C'est ce critère de l’audience, sur le mode de la démocratie
politique représentative, qui devient aujourd'hui dans la réforme le
critère déterminant pour l’obtention de la représentativité.
III - LE REPRESENTANT DE LA SECTION SYNDICALE
Dans la loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail »,
publiée au Journal officiel depuis le 20 août 2008 et
refonde le droit syndical dans les entreprises du secteur privé, il est un élément - le
représentant de la section syndicale (RSS) - qui pour la CNT constitue
une certaine forme d’avancée. En effet, avant, n’existait que le
délégué syndical : il fallait clandestinement créer une section
syndicale, s'assurer de remplir des critères de représentativité
(activité, ancienneté et nombre d’adhérents notamment, tout ça à
obtenir… clandestinement) et déclarer la section en étant très souvent
attaqué devant le tribunal d'instance pour non-représentativité.
Maintenant,
la CNT peut engager une action syndicale d’entreprise plus facilement
en désignant un RSS et ainsi une section syndicale avec des droits de
base (cf. annexes 2 et 3) sans qu'elle ait obtenu la représentativité
proprement dite, mais en remplissant tout de même des critères
restreints (cf. annexe 1).
Voici donc ici
une fiche pratique juridique sur le nouveau droit d’implantation
syndicale dans une entreprise du secteur privé et notamment le RSS.
Vous trouverez à la fin cette fiche l’ensemble des articles du Code du
travail mentionnés ainsi que des modèles de désignation de RSS.
MANIFESTATION ANTI-FASCISTE
A LILLE LE 4 OCTOBRE 2008 |
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS !
Racisme
d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des
conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent
aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler
à sa réorganisation.
L’extrême droite régionale, nouant des
contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement
Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier
en crise (tensions entre les communautés flamande et wallonne) pour
favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses,
communautaires mais aussi sociales. Le FN Nord Pas-de-Calais a aussi
effectué récemment un "toilettage interne" de manière à favoriser le
courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou
démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules
identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié
du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.
C’est
ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ».
Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore
flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales
d’extrême droite. Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses
Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de
divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec
la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie. « Terre
Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire
d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses
Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans
complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple,
d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la «
soupe au cochon », action interdite dans plusieurs villes pour
discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou
musulmane.
C’est très prochainement dans le quartier de
Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées
nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore
sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple
flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer
et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle. Le
fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su
adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme,
pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert
de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie
révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti
égalitaire.
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE !
Laisserons-nous
s’installer et prospérer près de chez nous un
véritable foyer d’extrême droite ?
Nous
appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de
ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre
toutes les mesures pour empêcher son développement.
MANIFESTATION SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 A LILLE
RDV à 14h30 - métro "Bois Blancs"
Comité de vigilance antifasciste
Signataires : Solidaires,
Chiche !, Mrap Lille/Nord Pas-de-Calais, Ligue des droits de l’Homme ,
UL-CNT de Lille, Sud santé-sociaux 59/62, Sud étudiant-es, Scalp, Sud
éducation, Alternative libertaire, Comité sans papiers 59, GDALE, Flamands Roses, NPA Lille, LCR, individu-es
antifascistes...
Pour télécharger l'affiche appelant à la manif (format pdf - 763 ko), cliquer ici.
CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPT. 2008 A LILLE :
NON A LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE A "LA POSTE" ! |
Samedi
20 septembre 2008 à Lille, en marge du congrés confédéral de la CNT qui
se tenait à Lille ce weekend-là, une soixantaine de militants ont
investi la Poste principale de Lille et distribué des tracts relatifs à
la répression dont est victime Serge, postier marseillais. Lire
l'article paru dans "La Voix du Nord" le 21 septembre 2008.
La pétition de soutien à Serge peut être téléchargée en cliquant ici (2 pages - 74 ko - format pdf ).
Elle peut aussi être signée en ligne à cette adresse : http://www.millebabords.org/spip.php?article9000
(les cadres permettant de remplir et de signer la pétition en ligne se
trouvent dans le corps de l'article consacré à Serge, juste en dessous
de deux documents à télécharger).
Plus d'informations sur le site confédéral de la CNT. |  |
NON AUX BAS SALAIRES !
NON AUX INEGALITES SALARIALES !
MOTION SUR LES SALAIRES
(adoptée en 2006 par l'UL-CNT de Lille et actualisée en 2008)
Les propositions d’augmentation uniforme (en pourcentage, du point
d’indice ou du type « X euros pour tous ! ») ont le mérite d’être
claires, mais elles avantagent les salariés les mieux payés. La CNT
lutte pour des augmentations différenciées inversement proportionnelles
aux salaires afin de réduire les inégalités entre travailleurs.
Ce que propose la CNT dans l’immédiat :
- Réduction des écarts de la grille des salaires et refonte des grilles
indiciaires.
- Augmentation générale selon une échelle décroissante de 300 euros
pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus
de 2 fois le SMIC réévalué.
- Pas de salaire net inférieur à 2000 euros.
- Pas d’augmentation des salaires sans relèvement en parallèle des
minima sociaux, des contrats précaires, des contrats d’apprentissage,
des indemnités-chômage et des retraites.
La CNT ne saurait se satisfaire de ces revendications, son objectif
étant l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la
construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des
richesses et l’autogestion.
La motion sous forme de tract (format pdf - 1 page - 147 ko) peut être téléchargée en cliquant ici.
|
SANS-PAPIERS
:
SOLIDARITE AVEC
LE CSP 59 !
|
Communiqué
de l'UL-CNT de Lille et environs :
Le
17
décembre 2007, l'un des responsables du Comité
des sans-papiers du Nord (CSP 59) a été interpelé dans le cadre d’une
"commission rogatoire pour trafic d’influence". Il a passé 36 heures
en garde à vue. Un des porte-parole a lui aussi été entendu par la
police pendant que le local du CSP 59 était perquisitionné. Il est
clair que ces manœuvres ont pour objectif la
destruction totale de toute possibilité pour les sans-papiers de
pouvoir s’organiser et lutter. Le préfet Canépa, dont on connait
l’acharnement quasi-meurtrier de cet été, tente par des procédés
innommables que sont l’attaque individuelle des militants et le
bâillonnement des sans-papiers (si tu veux des papiers, ferme ta
gueule) d’imposer une nouvelle fois la volonté du capitalisme total.
L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs
rappelle son soutien aux sans-papiers en lutte et dénonce la stratégie
mortifère établie par le Préfet et l’Etat pour museler cette partie des
travailleurs dans l’ombre. La CNT appelle à participer au rassemblement
qu'organise le CSP tous les mercredis à 18h, place de la
République à Lille.
Le
18 décembre 2007,
Union locale des
syndicats CNT de Lille.
Déclaration
du CSP 59 à propos notamment de son financement :
Le
lundi 17 décembre 2007 restera dans les mémoires
comme une étape singulière dans la guerre déclarée par le régime du
président Sarkozy contre la lutte des sans papiers pour la
régularisation. Elu président après avoir récupéré les millions de
voix des électeurs qui avaient permis au candidat J.M. Le Pen
d’arriver
au second tour de la présidentielle d’avril 2002, Sarkozy - chef de
l’UMP, un des partis républicains - s’est cru en devoir de lancer la
machine infernale de la chasse aux sans papiers jusque dans les écoles.
Le
ton
a été donné par l’annonce de 125.000
arrestations pour 25.000 expulsions pour l’année 2007. Hortefeux, le
ministre de l’identité xénophobe, pratique la "rupture" en fixant des
quotas d’expulsions de sans papiers comme moyen pour l’UMP de garder
les électeurs du Front National.
Le
racisme d’Etat est officiellement prôné sous le
couvert de l’efficacité et se traduit à Lille contre l’un des CSP les
plus combatifs de France par un acharnement répressif sans égal.
Les
étapes de cette guerre contre le CSP59 sont :
-
la
provocation de la grève de la faim de juin/juillet/août 2007 par la
rafle du 15 juin dernier lors de l’occupation de la Chambre de Commerce
Internationale (CCI) ;
-
Faire
subir des traitements dégradants aux
grévistes de la faim (les jeter à la rue, expulser des grévistes de la
faim à plus de 60 jours, etc.) ;
- Proposer
une sortie de crise par le "réexamen bienveillant" aux partenaires du
CSP59, la LDH, le MRAP et
agir sans vrai réexamen avec droit à la défense argumentée des dossiers
;
-
Exercer des chantages sur les sans papiers en conditionnant la
régularisation par l’abandon des manifestations et autres actions de
visibilité collective organisées par le CSP59 ;
-
Refuser leurs récépissés
aux sans papiers annoncés régularisés et tenter ainsi de faire passer
les commissions juridiques pour des menteurs.
Voilà
maintenant le
temps des commissions rogatoires du Parquet de Lille pour
"trafic
d’influence" contre les militants bénévoles du CSP59.
C’est
ainsi que le
coordinateur de la commission
juridique a été mis en garde à vue durant 35 heures, interrogé pendant
30 heures
pour être libéré sans présentation au juge. Pour semer encore plus la
confusion et l’amalgame, on apprend que le juge d’instruction qui a
signé la commission rogatoire serait celui-là même qui est
chargé
d’élucider le scandale de "trafic de papiers" qui a éclaboussé la
Préfecture du Nord en février 2007. Selon la presse, ce présumé "trafic
de papiers" en Préfecture du Nord a été révélé parce qu’un "sans
papiers a protesté au sein même de la préfecture réclamant le récépissé
"autorisé à travailler" pour lequel il prétend avoir payé 1500 euros à
un fonctionnaire de la Préfecture".
Le
camarade de la
commission juridique du CSP59 a eu
son compte bancaire épluché par les policiers. Son épouse et
ses
enfants (17 et 14 ans) ainsi que plusieurs dizaines de sans papiers,
d’ex-sans papiers, de
responsables associatifs issus de l’immigration, de simples relations,
de militants ainsi que le porte parole du CSP59 ont été convoqués et
entendus par la policiers avant et après l’arrestation et la mise en
garde à vue. Selon les enquêteurs, la Préfecture a aussi été entendue.
La persécution continue sans que l’accusé ne puisse accéder au dossier,
sans savoir quel est le sort réservé à la procédure. Les questions
portent sur "Avez-vous donné de l’argent à ... ?", "Avez-vous
couché
avec... ?".
Parallèlement,
les enquêteurs s’intéressent au
financement du CSP59. Il semble que le CSP59 soit une "nébuleuse dans
laquelle nicherait un paradis fiscal", qu’il y aurait de "l’argent à
gogo". Il est clair que les poux que l’on cherche sur la tête du CSP59
font partie de la guerre préfectorale pour le faire disparaître. C’est
cela le projet machiavélique : provoquer la grève de la faim,
écraser
celle-ci, faire disparaître le CSP59, se faire aider par des
associations pour plus expulser par la mise en place de la fameuse
commission départementale de réexamen des dossiers des sans papiers.
L’échec de ce projet machiavélique entraîne la cabale actuelle pour
salir les militants, justifier l’expulsion du CSP59 par le préfet de la
commission départementale de réexamen des situations administratives
installée par arrêté préfectoral et terroriser les sans papiers pour le
amener à abandonner la manifestation du mercredi et les actions de
visibilité collective.
Force
est de constater que l’Etat - Préfecture et Parquet (est-il
instrumentalisé sans le savoir ?! l’avenir le
dira !) - ne rechigne décidément sur aucun moyen.
Mais cet
acharnement
répressif qui prend l’allure de "jeter aux chiens" (pour
reprendre
une expression de Mitterran) les militants a aussi pour but :
-
de
tenter d’accréditer l’idée fausse que le CSP59 ce
sont les militants qui ne sont pas sans papiers. Ce qui est faux. Le
CSP59, c’est d’abord et avant tout les sans papiers eux-mêmes qui
élisent et confient des mandats, y compris à des militants. Rappelons
qu’ils, qu’elles sont seuls à voter en Assemblée Générale sur le
principe de la démocratie directe ;
-
de
surfer sur le recul terrible au sein de la société
de l’idée de l’engagement militant bénévole. L’engagement sincère, en
dehors de tout intérêt bassement matériel, qui a été un facteur
essentiel de toutes les conquêtes démocratiques et sociales, est
présenté aujourd’hui comme impossible.
Ces
constats apparaissent clairement dans cette
tentative ignoble de criminaliser le
militantisme de conviction par la judiciarisation . En fait,
dans la soi-disant enquête avec
filature, écoute téléphonique, pression sur les sans papiers et ex-sans
papiers, il y a deux affaires , voire trois :
- l’affaire
du trafic présumé en préfecture révélé en février 2007 ;
- l’affaire
du présumé "trafic d’influence pour
obtenir des papiers" que l’on veut imputer au coordinateur de la
commission juridique du CSP59 alors que seule la préfecture a le
pouvoir de décision.
- l’affaire
non avouée de la comptabilité du CSP59.
Or,
la
question du coût réel du combat social, citoyen,
démocratique, anti-raciste et antifasciste est à l’étude depuis 2006 au
sein du CSP59. Ce que la préfecture sait parfaitement, ne serait-ce que
parce que le CSP59 est sur écoute avant même que le projet de
loi qui
prévoit "d’autoriser la police à placer des logiciels espions notamment
contre l’aide aux sans-papiers" ne soit ficelé et soumis au Parlement.
Il en est de même de l’étude sociologique et scientifique sur "le
devenir des sans papiers" qui, manifestement, donne aussi
des sueurs
froides à la Préfecture. Ces deux études ont été décidées par
l’Assemblée Générale du CSP59 et confiées au Collectif Afrique dans le
cadre de l’ association Immigration et Droits des Migrants (IDM),
association loi 1901 financée par les collectivités locales, créée en
décembre 1999 pour mettre un local à disposition du CSP59 ; association
regroupant les syndicats et les associations.
Le
CSP59 publie un extrait de la demande de subvention
formulée par IDM qui met en lumière le constat suivant :
depuis 1996,
le financement solidaire du CSP59 repose sur les efforts des sans
papiers, des militants, des associations, des syndicats, des soutiens
individuels et des collectivités locales pour le local et les salles.
La
lutte collective des sans papiers apparaît justement
comme un exemplaire antidote au fléau de l’individualisme forcené, de
la "politique du ventre", du "bakchich", de l’intérêt et de
l’égoïsme individuel qui minent la société écrasée par le libéralisme
et le profit. C’est aussi à cet antidote salvateur que le régime
Sarkozy s’attaque par son agression perfide contre le CSP59.
L'engagement
militant est aussi une solidarité financière :
L’organisation
d’un mouvement comme le CSP59 demande
une participation d’acteurs multiples intervenant selon des modes
spécifiques, sans qu’il soit toujours facile de valoriser le temps
qu’ils, qu’elles passent à la réalisation de l’objectif de
régularisation. Pour permettre une bonne compréhension du
fonctionnement à l’étape actuelle, il faut identifier les types
d’acteurs impliqués dans les différentes activités du CSP59.
Sont
clairement identifiés :
1.
En
plus des sans papiers qui luttent pour les
papiers, les animateurs que certains appellent
"entrepreneurs" : ce
sont les responsables politiques qui ont reçu le mandat de l’assemblée
générale pour animer le comité, également appelés "porte-paroles".
2.
Les
membres de la commission juridique. Il s’agit
des militants qui ont une fonction technique dans l’accompagnement
administratif, juridique et social des sans paapiers tout au long de
leur trajectoire.
3.
Les
militants techniques sont des personnes qui
apportent leur soutien technique au bon fonctionnement du mouvement.
Les tâches telles que la gestion des sites internet, les relations avec
les médias, les partenaires, les autres organisations, les
institutions ; la gestion des moyens que se donne le comité
(bus pour
Paris par exemple), sont l’œuvre des sans papiers et de ces acteurs,
militants du mouvement.
L’analyse
des "investissements" immatériels met en
relief les contributions entièrement bénévoles des membres de la
commission juridique. Ces "investissements" n’auront pas toujours la
lisibilité nécessaire. En effet, le comité s’est lancé en 1996 sur une
décision politique des sans papiers et des militants qui n’ont jamais
posé la question des moyens à mettre en place pour la gestion des
activités du mouvement. Les membres de la commission juridique n’ont
pas toujours conservé des notes pour les frais qu’ils ont engagés.
Il
est
néanmoins possible de quantifier les
contributions volontaires de tous ces acteurs et partenaires qui ont un
rôle important dans le fonctionnement du mouvement dans son ensemble et
d’établir une préfiguration d’un budget prévisionnel.
Charges liées à
l’activité de la commission
juridique
En
terme quantitatif, la commission juridique a
consacré 5048 heures pour accomplir ses tâches, soit 631 heures par
réfèrent en 2005. Ce calcul ne prend pas en compte le temps de
socialisation ni de soutien psychologique (temps d’écoute consacré aux
personnes rencontrant des difficultés personnelles). Pour donner une
évaluation chiffrée des investissements immatériels nécessaires, nous
nous sommes basés sur des moyennes repérées sur l’ensemble des tâches
des membres de la commission juridique.
Si
nous
prenons comme indicateurs de fonctionnement pour construire notre
budget 2005 :
Nombre
de personnes suivies: 1500
Nombre
de référents: 8
Heures
consacrées: 5048
Heures
rémunérées: 0
Nous
avons 5048 heures que divisent 151,67 heures (35 heures par semaine)
que divisent 12 mois soit 2,7 personnes.
L’analyse
de ce "budget" met en évidence les
"charges fictives" représentant deux équivalents temps plein et une
personne à temps partiel, indispensables à la réalisation qualitative
et quantitative des tâches essentielles de la commission juridique.
En
prenant une base de 3.640 euros de salaires bruts
par mois, plus 15% de ce budget en frais divers de gestion courante,
nous obtenons un investissement immatériel de 70.324,80 euros,
intégralement financé dans notre cas par bénévolat.
Charges à caractère
variable
Fournitures
administratives: 750,00 euros
Déplacements:
8 343,20 euros
Affranchissement:
300,00 euros
Photocopies:
1 612,80 euros
Téléphone,
fax, internet: 6 596,90 euros
Consommables
divers: 1 200,00 euros
Documentations
juridiques: 204,00 euros
Missions
et réceptions: 7 680,00 euros
TOTAL
=
26 686,90 euros
Dans
cette rubrique a été pris en compte uniquement les
frais des membres de la commission juridique qui sont intervenus de
manière continue durant toute l’année. Ils sont au nombre de 8.
Les
parcours kilométriques sont estimés à 24. 684 kms. Les dépenses
effectives sont de 7. 972,9 euros.
Aujourd’hui,
plus 7.000 personnes régularisées depuis
96 sont passées par la commission juridique. En 2005, elle a reçu dans
ses permanences près de 1500 personnes en moyenne dont 150 nouveaux
dossiers.
Conclusion
Au
vu
de ces données sur 2005, on ne peut qu’être
encore plus écœuré par cette lamentable opération de salissure jetée
par l’Etat reposant sur un gravissime arbitraire et abus de pouvoir.
Grand bravo aux militants et aux soutiens qui font ces contributions
physiques, matériels et financières depuis 1996.
Rappelons
aussi que le CSP59 ne reçoit aucune
subvention et n’en recevra jamais directement. En effet, le CSP59 ne
peut devenir une association loi 1901 parce que, tout simplement, ce
serait accepter le fait, le principe de l’existence en soi des sans
papiers, et cela de surcroît dans un pays où les "animaux, les
végétaux ont des papiers". Nul humain ne doit être illégal, telle est
la devise du CSP59.
Un
Etat
et une société qui admettent une telle
possibilité ont un ventre gros de nouvelles Bastilles à prendre. Avant
on disait que pour mesurer l’état réel de la démocratie dans un pays,
il fallait regarder comment sont traitées les femmes ;
aujourd’hui il faut
regarder comment cet Etat traite ses étrangers.
Le
CSP59 appelle tous les sans papiers, les militants
et soutiens à poursuivre plus que jamais notre mobilisation
pour que
triomphe les revendications et idéaux par lesquels nous creusons le
sillon d’une société de solidarité et de justice. Contre cela, les
traitements dégradants, les complots pourris, les mensonges, les
diffamations, l’arbitraire et l’abus du pouvoir échoueront. Plus que
jamais la lutte continue !
Fait
à
Lille le 25/12/07.
Comité
des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800 Lille Fives. Tél
: 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 - E.mail :
csp59@wanadoo.fr
SERVICES
PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE...
LA LUTTE CONTINUE !
|
Nouvelle
grève générale du secteur public
jeudi
24 janvier 2008 !
Une nouvelle grève dans les services publics aura lieu jeudi 24 janvier 2008 pour :
- le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités),
- la création d'emplois statutaires correspondant aux besoins de la population en matière de services publics,
- la préservation et l'amélioration du statut de la fonction publique...
La CNT appelle, d'ores et déjà, à préparer activement cette échéance et à élargir la mobilisation au secteur privé (bas salaires, fin annoncé du CDI, augmentation du temps de travail, délocalisations... les sujets de mécontentement ne manquent pas !).
Communiqué de la CNT au soir de la grève du 20 novembre 2007 :
La
journée de mobilisation du mardi 20 novembre 2007 a été une réussite.
700 000 de personnes ont en effet défilé en France. Les médias
continuent et continueront à tenter de discréditer un mouvement massif
de rejet du projet de société voulu par Sarkozy et ses sbires.
Les
manifestants rejettent en bloc les réformes sur les retraites (régimes
spéciaux et allongement de cotisation à 41 ans à venir en 2008), la
casse orchestrée du service public (disparition de bureaux de postes,
suppression de postes massive dans l’Education Nationale et ailleurs),
la destruction du système de protection sociale (mise en place des
franchises médicales...).
Dans
le même temps, les
étudiants se battent
contre la prise de pouvoir des intérêts privés sur les universités
voulue par la loi Pécresse.
La
seule réponse apportée aux
jeunes est la
répression des forces de l’ordre : évacuation des facs, saccage de
locaux syndicaux, matraquage d’étudiants. Cette journée ne doit donc
être que le prémice d’un mouvement social fort qui fera plier un
gouvernement prêt à tout pour mettre à genou les syndicats.
Face
à
cela, les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et refuser
toute négociation avec ce gouvernement qui a fait un cadeau de 15
milliards d’euros aux riches et aux patrons (paquet fiscal de l’été
dernier).
Il
est grand temps de lutter
aux côtés des étudiants et des
grévistes qui se battent contre la casse programmée des
retraites.
La
CNT soutient toutes les initiatives de reconduction de la grève. Elle
appelle tous les travailleurs à discuter en Assemblée générale des
échéances futures et se joint bien évidemment à l’appel à la
grève
interprofessionnelle de la coordination nationale étudiante pour le 27
novembre (voir
l'appel ici
).
Le
20 novembre 2007 - 19h
Tract
d'appel à la grève du
20 novembre 2007 :
Etendons et intensifions la lutte !
Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :
- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.
- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.
Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.
Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?
C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.
Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.
De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !
Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.
Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.
Alors, mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007 !
Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales ! Mettons en débat nos revendications, la reconduction de la grève et la lutte interprofessionnelle.
GRÈVE
INTERPROFESSIONNELLE
dés le mardi 20 novembre 2007
Manifestation
à Lille : 14h, porte
de Paris
Ce
tract est disponible
ici
en téléchargement (format
pdf - 1 page - 2,3 Mo).
Affichette interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation) :
cliquer
ici
(format pdf - 1 page - 215 ko).
AU
FAIT, QUI SONT LES VERITABLES PRIVILEGIES ?
Quelques chiffres :
Revenu moyen d'un patron du CAC 40 : 3 800 000 euros par an
Hausse des salaires des PDG : jusqu'à 59 %
Les 60 patrons actionnaires les mieux lotis ont empoché en moyenne en 2006 :
30 000 000 d'euros de dividende chacun
Hausse du salaire du Président de la République : 206 % cette année
Hausse des salaires des ministres : 70 % en 2002
Chômage des députés : 5 ans à 5 400 euros par mois
Et pendant ce temps...
50 % des salariés gagnent moins de 18 000 euros par an
15 % des salariés gagnent moins de 12 000 euros par an
50 % des retraités gagnent moins de 15 000 euros par an
Allocation moyenne des chômeurs : 800 euros par mois
Nos salaires stagnent… et les prix explosent :
- Hausse, cette année, des prix des céréales (95 %), du lait (20 %), du beurre (40 %), etc.
- 38 % de hausse pour les prix de l'essence (depuis 2004)
- 37,7 % de hausse des loyers (depuis 1998)
Trois personnes meurent par jour à cause du travail en France (accidents du travail et suicide), sans parler des handicapés et des maladies professionnelles, et cela pendant que d'autres font leurs courses chez Fauchon, dînent chez Bocuse, s'habillent chez Dior, se promènent de par le monde sur de grands yachts...
100 000 000 000 d'euros de bénéfice en 2006 pour les entreprises du CAC 40, 17 % de hausse pour les cours de la bourse en 2006… De l'argent, il y en a ! Dans les caisses du patronat ! Et même dans certaines caisses noires du patronat prévues en cas de coup dur ! On a ainsi trouvé 600 millions d'euros à la fédération de la métallurgie du MEDEF (UIMM)…
Notre travail rapporte, mais pas à nous. Les bénéfices sont là, la productivité de notre travail est une des meilleures du monde, mais nous - les travailleurs - nous nous appauvrissons de jour en jour. Il est temps de redresser la tête et de s'unir pour s'opposer à cette situation.
La
version maquettée du texte "Qui sont les véritables privilégiés ?"
est
téléchargeable ici
(format pdf
- 1 page - 95 ko).
|
MANIFESTATION
NATIONALE
CONTRE
LE CHOMAGE ET LA PRECARITE
|
TOUTES
ET TOUS CONTRE LE CHÔMAGE ET TOUTES LES FORMES DE PRECARITE !
MANIFESTONS
EN MASSE POUR LA JUSTICE SOCIALE
SAMEDI
8 DECEMBRE 2007 à 14H, PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ! *
Des départs en bus sont organisés
du Nord et du Pas-de-Calais. Pour
réserver votre place, téléphonez au 03.21.29.69.59 (pour le
Pas-de-Calais) et au 03.20.38.08.83 (pour le Nord).
En
ce qui concerne le Pas-de-Calais, rendez-vous à 9h à la mairie de
Loos-en-Gohelle, à 9h30 à la mairie de Liévin (avenue Lamendin) ou à
10h à la gare d'Arras. Pour le Nord, le départ se fera à 9h30 devant la
mairie de Lille (porte de Paris).
Chti Guevara (syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois)
PAUVRETES -
PRECARITES -
INEGALITES = STOP !
Nous avons tous le droit à un
emploi choisi, à un revenu décent et à
l'accès à une vrai formation tout au long de notre vie . Les demandeurs
d'emploi sont d'abord des privés d'emploi. Ils n'ont pas choisi d'être
licenciés.
- Plus de 60 % des demandeurs
d'emploi ne sont plus indemnisés.
- Le peu d'indemnisation
conduit les chômeurs vers les minimas-sociaux
et une vie de galère.
- Les jeunes de moins de 25
ans n'ont toujours aucun revenu.
- L'absence d'indemnisation
des stagiaires est un travail masqué !
- Le chômage développe la
précarité et favorise la dégradation des
conditions de travail et des rémunérations pour l'ensemble des salariés.
- La difficulté de vivre
dignement est de plus en plus grande ; à cela
s'ajoutent des conditions de logement et d'accès aux soins
inaccessibles.
CETTE
SITUATION EST
ALARMANTE... ET POURTANT !
- Les contrôles, la
culpabilisation des chômeurs (fraudeurs,
fainéants), les sanctions et les radiations sont le lot journalier des
privés d'emploi !
- La protection des plus
faibles sera encore plus grande avec la fusion
ANPE/ASSEDIC et avec le placement des demandeurs d'emploi par des
organismes privés.
- Démantèlement des services
publics, démantèlement du code du travail,
remise en cause du CDI, allongement de la période d'essai, facilité de
licenciement, installation de la précarité pour tous les salariés, la
protection sociale instaurée en 1945 est dépecée.
- A cela s'ajoute une sécurité
sociale qui devient l'insécurité pour
les malades et le retrait de la solidarité sur laquelle elle était
fondée ("Payer selon ses moyens. Se soigner selon ses besoins").
- Exonérations massives de
cotisations sociales patronales (+ de 20
milliards d'euro) censées produire de l'emploi mais sans contrôles ni
évaluation et sans obligation de résultat.
- Entreprises dédouanées de
leur responsabilité sociale (générant
pourtant la précarité dans le travail).
- Dépénalisation du droit des
affaires (soit, impunité des patrons
"voyous" de leurs pratiques).
- Projet de suppression de
l'Allocation Equivalent Retraite à compter
du premier janvier 2008.
TOUTES CES
PRATIQUES SONT
INACCEPTABLES ET CONTRAIRES AUX DROITS
HUMAINS !
*
A l'appel
de mouvements de lutte contre le chômage et la précarité
(AC!, APEIS, CGT Chômeurs, MNCP) et avec le soutien
-
d'associations
(AC le feu, APNEE/ActuChômage, ATMF, ATTAC, CDSL,
CNDF, Convergence de défense des services publics, Coordination des
sans papiers 93, DAL, Droits devant !, ENU, Euromarches, Fondation
Copernic, CIP-IDF, LDH, Marches européennes, No Vox, Stop précarité),
- de
syndicats
(CNT, Union syndicale Solidaires, SNU-TEFI-FSU)
- et de
partis
(Alternatifs, Alternative libertaire, CUAL, JCR, LCR,
LO, Les Verts, PCF).
|
NON
A LA CASSE DU
CODE DU TRAVAIL !
|
La
ré-écriture du code du travail à laquelle on assiste actuellement dans
le plus grand silence est, dans le
privé, l'un
des pendants de la remise en cause du statut de la fonction publique
(beaucoup plus médiatisée car, dans ce secteur, les syndicats gardent
une petite capacité à mobiliser, ce qui oblige l'Etat à sortir
l'artillerie lourde du matraquage médiatique afin de les isoler et de
les affaiblir).
Dans le privé, la stratégie est bien entendu inverse. Les syndicats étant faibles et très divisés selon les secteurs économiques et les salariés étant "illettrés" en matière de connaissance de leurs droits les plus élémentaires, l'Etat avance masqué et il est d'une discrétion inouïe, se contentant des quelques grosses ficelles habituelles pour faire passer d'énormes couleuvres.
La ré-écriture actuelle du code du travail a peu de chance de sortir du sérail de l'inspection du travail qui n'est concernée qu'au second chef (bien moins concernée en tout cas que le salarié lambda du privé) et qui, comme toute corporation, est très repliée sur elle-même. Peu de chance également de sortir des salons feutrés des hautes instances des "grandes" centrales syndicales qui ont, depuis longtemps, fait le choix de s'émouvoir par des communiqués de presse symboliques et confidentiels plutôt que de faire oeuvre d'instruction et d'éducation des salariés. Il n'y a donc rien à attendre d'elles.
Il y a cohérence à mettre cette recodification en corrélation avec la volonté d'enrôler les fonctionnaires de l'inspection du travail dans la chasse à l'étranger. Cohérence également avec la fermeture de 63 prud'hommes sur 271 et avec la transmission aux tribunaux pénaux (qui sont, si on sort de la langue de bois, littéralement à la botte du gouvernement et du patronat) de certains types d'affaire du droit du travail (pendant que d'autres échappent à toute possibilité de poursuite).
Très concrètement, imaginez que votre employeur décide de ne pas vous payer le salaire du mois. Imaginez qu'il préfère un salarié tout frais sorti de l'ANPE et motivé pour retrouver du boulot, plutôt que de recourir à vos services (parfaitement échangeables sur le marché du travail, mais qui ont le démérite de ne pas être subventionnables par l'Etat). Traditionnellement, le salarié allait demander des infos à l'inspection du travail qui passait un coup de fil, faisait un petit courrier... Puis, le salarié saisissait les prud'hommes....
Demain, si vous avez la chance d'être syndiqué (comme 8% des salariés du privé), de travailler dans une grosse boite ou de travailler dans une ville qui a un prud'homme, vous arriverez à récupérer votre dû.
Par contre, si vous travaillez dans une PME, n'êtes pas syndiqué (comme plus de 95% des salariés des PME), habitez un bled pommé, êtes ignorant de vos droits et résigné à tout, vous n'aurez plus qu'à espérer n'être pas dans la catégorie des travailleurs étrangers démunis de titre de séjour et expulsables. Dans tous les cas, vous partagerez leur sort d'esclave. Votre employeur, lui, percevra : 1°) la plus value habituelle que vous aurez payée en tant que consommateur, 2°) le salaire que vous auriez du toucher mais que vous vous êtes fait siffler à la fin du mois de travail, 3°) les subventions pour l'emploi aidé de votre remplaçant. Pour vous : la facture... avec les remerciements du patron !
Franchement, il n'y a ici aucune exagération. La politique menée depuis cinq ans avec Chirac est, comme on peut s'y attendre, accentuée par son héritier. Elle conduit inexorablement à multiplier les marchands d'esclaves quelle que soit la couleur de peau de ceux-ci (surtout dans les petites entreprises qui, pour résister à la concurrence des gros, seront tentées d'en profiter). Elle conduit à organiser l'impunité de leurs abus. Le reste n'est qu'une question de loterie : bons secteurs économiques / secteurs économiques en mauvaise passe, employeurs philantropes (ou du moins légalistes) / employeurs je-m'en-foutistes (ou sans scrupules), etc.
Un militant du syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59),
contrôleur du travail à l'inspection du travail de Lille.
Lille, le 1er décembre 2007.
Pour en savoir plus, lire l'étude réalisée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, en cliquant ici (format pdf - 45 pages - 439 ko).
Note bene : Le 19 décembre 2007, le parlement a adopté le projet de loi de refonte du code du travail entériné en deuxième lecture par le Sénat. Le texte autorise donc maintenant la ratification d'une ordonnance qui prévoit la ré-écriture du code.
|
SNCF
:
APPEL A LA GREVE RECONDUCTIOBLE
DES
CHEMINOTS CNT (novembre 2007)
|
Il
était temps ! Enfin un mouvement de grève reconductible et unitaire à
la SNCF, à la hauteur des attaques que nous subissons depuis des
années.
L’avertissement du 18 octobre
dernier qui,
rappelons le, a montré un taux de grévistes historique (près de 80%) ne
pouvait pas suffire sur une base de 24 heures. Les fédérations de
cheminots « les plus représentatives » ont été poussées dans les
Assemblées Générales par leurs bases pour poursuivre le mouvement du 18
octobre. Mais certains appareils syndicaux avaient donnés des
directives bien précises : 24 heures et pas plus ! Grâce aux nombreuses
AG qui ont reconduit la grève du 18 octobre, les négociateurs habituels
ont été contraints et forcés d’appeler à une grève reconductible.
Les
régimes spéciaux dont font partis notamment les régimes de retraite de
la SNCF, RATP, EDF-GDF, sont les derniers vestiges en matière de
retraite par répartition, avancée sociale importante, créée en 1944 par
le Conseil National de la Résistance (CNR). Le CNR instaurait alors un
programme définissant la durée de cotisation concernant les retraites
des salariés : 37, 5 annuités pour tous.
Il n’y a pas si
longtemps, en 1993, le gouvernement Balladur décidait d’amener le privé
à 40 ans de cotisation. Ce fut un recul social sans précédent. En 2003,
le gouvernement Fillon (avec la collaboration tacite et intéressée des
principales confédérations syndicales), enfonçait le clou : 40 ans pour
le public.
Maintenant c’est au tour d’une
partie des régimes
spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF... mais pas tous : militaires,
parlementaires en sont évidemment exclus. Ne les laissons pas faire,
nous sommes parmi les derniers à cotiser 37, 5 ans. Après nous, les
cheminots, ce sera 41 ans en 2008, 42 ans en 2012 ? Et 45 ans c’est
pour quand ? Les salariés ont tous à y perdre, unissons nos luttes :
public, privé, précaires, même combat !
RETOUR AUX
37,5 ANS POUR
TOUS !
C’est
largement possible dans un pays aussi riche que la France. Rappel : 15
milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux patrons à comparer
aux 5 milliards d’euros par an que le retour aux 37,5 annuités pour
tous coûterait.
Cheminots
et autres
travailleurs des régimes spéciaux : ouvrons la voie !
Les
luttes du passé (comme décembre 95) ont montré qu’autour d’une lutte
d’une catégorie de travailleurs peut se cimenter une révolte beaucoup
plus puissante. N’ayons pas peur de ces illusionnistes du gouvernement
, ils ne sont que des croquemitaines. Si un mouvement social comme
celui de décembre 95 se cristallise, on verra bien si tous ces pontes
feront encore les malins à grands renforts d’intox médiatique.
N’oublions pas que si nous décidions de bloquer l’économie du pays,
Etat, patrons, puissants de tous poils viendront nous manger dans la
main. Preuve s’il en était, qu’ils ont besoin de nous mais nous n’avons
pas besoin d’eux.
Nous travaillons et ils en
profitent !
Changeons de société : que ceux qui travaillent soient ceux qui
décident ! A gouvernement de combat, syndicat de combat !
ENGAGEONS
LE COMBAT DES
LE 13 NOVEMBRE 20 HEURES
La
période est d’autant plus propice que la colère gronde dans d’autres
secteurs. Nous pouvons faire plier ce gouvernement réactionnaire car
contrairement à ce qu’on veut nous faire croire nous ne sommes pas
seuls.
Le ras-le-bol explose dans de
nombreux secteurs :
*
Les étudiants font face à une loi scélérate qui veut faire entrer le
capitalisme à l’université. Le mécanisme est simple : passer d’un
financement 100% public des universités à un financement 50% public -
50% privé et ainsi faire financer la moitié du budget des facs par les
entreprises du secteur. Conséquences : augmentation phénoménale des
frais d’inscription (+200% ?) choix et financement des filières les
plus intéressantes pour les entreprises, mise au placards des filières
non exploitables compétition entre les universités : les filières comme
histoire, philosophie... seront malclassées donc auront encore moins de
moyens. Si nous les laissons faire les études ne permettront plus aux
jeunes de s’émanciper, d’avoir une pensée autonome. A quand une licence
COCA-COLA, un master ALSTHOM, une thèse VEOLIA ?
* EDF-GDF , La RATP sont aussi
visés par leur « réforme » des régimes
spéciaux de retraite.
*
Les magistrats et les avocats qui s’opposent à la « réforme » de la
carte judiciaire prévoyant la fermeture de 20% des tribunaux, laissant
présager une justice encore plus expéditive.
La lutte
des classes ?!
Ils
voudraient nous faire croire à coup de renfort « médiagogique »,
qu’elle n’existe plus, que c’est un avatar du passé, une bêtise de
l’histoire. La lutte des classes existe encore, mais elle est inversée
actuellement. Ceux qui n’ont que leur travail pour vivre subissent la
loi des dominants : patronat, gouvernement, financiers, Etat... Et nous
continuerons à subir leurs lois si nous ne prenons pas conscience que
la vraie force des travailleurs c’est leur résistance face à leurs
exploiteurs. Ils avancent seulement parce qu’on recule et c’est bien
cela la lutte des classes. Nous n’aurons que ce que nous saurons
prendre !
LA CNT
KESAKO ?
La
CNT est une confédération syndicale fondée en 1946. Elle s’organise sur
la base de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe.
Elle tire sa force de l’action directe, c’est-à-dire de l’action
collective des personnes en lutte (grève, blocage, boycott, occupation,
manif’, etc.). La CNT, c’est l’effort militant à la place de la
bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place
du corporatisme, c’est un syndicalisme libre de toute interférence
politicienne. Pour la CNT, ce qui est fondamental, c’est que les gens
décident pour eux même. Dans la section, dans le syndicat, c’est
l’assemblée générale qui décide de tout : pas de mot d’ordre parachuté,
pas de « ligne à suivre », pas de hiérarchie.... La CNT c’est également
un PROJET DE SOCIETE porteur d’un autre futur : justice sociale,
égalité économique et politique, autogestion et collectivisation des
moyens de production, abolition de l’Etat et des classes sociales....
Bref, un futur fait de paix, de pain et de solidarité !!!
Coordination
nationale des
cheminots CNT
|
RESTAURATION
:
MARRE
D'ETRE EXPLOITES !
|
Comme
dans de nombreux secteurs, les travailleur-euses de la restauration ne
sont pas épargné-es par les conditions de travail pénibles, humiliantes
et dégradantes imposées par les patrons.
Nous
vous proposons de
survoler la carte des atteintes aux droits des salarié-es.
En
guise de hors d’oeuvre
:
dans de nombreux restaurants, les employé-es (serveur-euses,
plongeur-euses, personnels de cuisine) travaillent six jours sur sept
avec uniquement un jour de repos hebdomadaire et des horaires répartis
sur toute une journée, cela ne laissant aucune place à une vie
personnelle et sociale.
En
plat principal :
le harcèlement moral et la pression exercés par les « chefs » occupent
une place de choix dans le domaine de la restauration. A l’aide de
caméras et de tout un attirail d’instruments de contrôle, la
surveillance permanente et incessante des salarié-es s’apparente à une
forme d’internement. Dans ce cadre carcéral, les employé-es sont
rabaissé-es. Les ordres contradictoires et les tâches impossibles à
réaliser alimentent leur quotidien. Servir et encaisser toujours plus,
toujours plus vite.
En
dessert,
il est fréquent que les restaurateurs sous-payent leurs employé-es. La
rémunération d’un-e salarié-e reste bloquée au niveau du SMIC pendant
toute sa vie active alors que les patrons se gavent de profits grâce
aux efforts des employé-es.
Et
ne parlons pas du temps de l’habillage souvent non compté dans le
temps de travail et de la question de l’hygiène…
Avant
de passer à table, la CNT vous invite à aiguiser les couteaux pour
partager de façon égalitaire le gâteau des bénéfices et à lever notre
verre en exigeant :
-
une réelle réduction du temps de travail avec au minimum deux jours
de repos hebdomadaires,
-
une embauche en CDI de tous les salariés précaires (CDD, stagiaires…),
-
un salaire minimum de 1 500 euros net pour 35 heures par semaine,
avec 2 jours de repos consécutifs,
-
le respect et la dignité de chacun des salarié-es (l’abus de pouvoir
est dangereux pour la santé).
CNT
- STIS 59
(Syndicat des Travailleurs de l'Industrie et des Services)
1
rue Broca - 59000 Lille - Courriel : ul-lille@cnt-fr.org
Pour télécharger la version maquettée de ce tract ,
cliquer ici (format pdf - 1 page - 247 ko).
|
L’EXTREME-DROITE
DE DIEU REMET LE COUVERT !
|
Samedi 17
novembre 2007, l’association
« SOS TOUT
PETITS » entend nous refaire le coup du rosaire public à
proximité du
planning familial dans un seul but : Remettre en cause le
droit à
l’avortement ! Sous un semblant de respectabilité familiale
« bon
enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus
intolérant et le
plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun
et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre :
abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation
contre le PACS, lutte contre les « perversions
sexuelles » (Ils
considèrent les homosexuelLEs comme « des malades »
qu’il faut soigner)
et bien entendu défense de la morale publique.
SOS
tout-petit : une longue histoire de harcèlement des femmes et
de violence !
L’association
SOS Tout-Petits, présidée
par le sinistre
Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des
hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils
« déstérilisent » tout le matériel à usage abortif et
s’enchaînent aux
tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs
reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de
Grossesse), sans jamais purger ses peines !
Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de
leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur
vie !
Le droit
à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile
Par delà
les actions violentes de ces
groupes d’extrême
droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé
par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying
politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative
d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse...).
Plus que
jamais il est nécessaire de lutter pour :
• Une
meilleure information sur la
contraception et la sexualité
• Un accès
réel et égal au droit à
l’avortement et au choix des méthodes d’IVG
• La
défense d’un système de santé
égalitaire
Ne
laissons pas le terrain à ces
fanatiques
intégristes, réactionnaires et montrons leur notre attachement au droit
des femmes à disposer librement de leur corps.
Rassemblement
samedi 17 novembre à 14h devant
le Planning familial de Lille,
16 avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille.
|
APPEL A LA CONVERGENCE
DES LUTTES
|
Appel
de la commission
"interlutte" de l'AG de la fac de Lille 3
AUX
SECTEURS EN LUTTE DE LA SANTE, DE L’EDUCATION, DE LA JUSTICE, DE LA
CULTURE, DES TRANSPORTS, DE L’ENERGIE, LES CHOMEURS, PRECAIRES,
SANS-PAPIERS ET AUTRES "SANS"
Au-delà
de leur lutte pour
l’abrogation de la loi dite Libertés et Responsabilités des Universités
(LRU), les étudiantEs de Lille3 voudraient attirer l’attention sur un
élargissement des revendications, sur une mise en commun des efforts de
lutte, car ils et elles estiment que l’ennemi à combattre est le même
pour les différentes catégories socio-professionnelles visées par ce
tract. Cet ennemi en question n’est pas une personne ou l’Etat en
particulier, ni même tout à fait ce gouvernement dans sa spécificité,
mais plutôt la dynamique libérale qu’il incarne et qui vise à réduire
chaque jour davantage les prérogatives de l’Etat et ses responsabilités
dans la gestion des financements publics. L’assemblée générale de
Lille3 en lutte :
-
a perçu dans son analyse que dans leurs
luttes respectives les différents secteurs en lutte reprochent à notre
gouvernement ainsi qu’au précédent de s’engager dans une privatisation
successive et inquiétante des éléments vitaux de notre société :
éducation, santé, culture, justice, transports, énergies…
-
appelle donc à la mobilisation des autres secteurs en lutte pour
dénoncer le désengagement de l’Etat et la déconstruction des services
publics.
-
souhaite que la loi dite LRU soit mise en relation
avec un certain nombre d’autres lois votées par ce gouvernement et son
prédécesseur, afin de mettre un doigt sur ce qui constitue une
privatisation systématique des prérogatives d’Etat dans une optique de
rentabilité.
-
s’interroge sur les motivations de notre
gouvernement et sur sa tendance à vouloir copier des modèles
économiques qui ne sont pas gage de succès mais tendent au contraire à
augmenter les inégalités sociales.
-
par le biais de sa
commission interlutte mandatée pour entrer en contact avec l’ensemble
des autres secteurs en lutte, demande à ce que les AG en lutte,
collectifs, organisations, associations et personnes se sentant
concernés par la convergence des luttes participent à :
L'ASSEMBLEE GENERALE
INTERPROFESSIONNELLE
du
jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique,
Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment
M1)
afin notamment d’établir
un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions
unitaires...
Compte-rendu
de la commission "interlutte" de Lille 3
(réunion du samedi 10
novembre 2007)
Ordre
du jour
:
1)
Rôle des référents.
2)
Bilan du travail des groupes de l’interlutte Lille3.
3)
Réalisation et transformation des tracts d’appel.
I.
ROLE
DES
REFERENTS
-
Instauration d’un binome de référents en la personne de Greg (06 79 94
43 43) et Cédric (06 08 18 06 20), qui seront chargés de réunir aussi
bien les bilans de travail des différents groupes de travail, les
centraliser et en faire la communication avec l’AG. Ils sont tous deux
détenteurs d’un cahier de contacts. L’instauration d’un second référent
permet d’avoir toujours un référent disponible en l’absence de l’autre.
-
Les référents seront chargés de se renseigner régulièrement sur le
travail effectués par les différents groupes de travail. Si besoin,
utiliser la ligne téléphonique disponible au local de Sud de Lille3.
-
Etablissement d’un cahier avec le Compte-Rendu des réunions, contenant
un tableau des différents groupes de travail avec le contact de leur
référent et le rôle qu’ils jouent.
-
Nécessité de créer deux
référents pour chaque site mobilisé, à condition qu’une commission
interlutte soit formée au niveau de Lille 1 : le mandat adopté par l’AG
de Lille 3 pour la commission interlutte de Lille3 doit être adopté par
l’AG de Lille1 pour la commission interlutte de Lille 1.
>>
Question : Faut-il créer une Commission Interlutte
unique commune aux différents sites universitaires mobilisés ?
II.
GROUPES
DE
TRAVAIL
Inventaire
des différents groupes de travail à incorporer au tableau du
cahier des CR :
-
Groupe de travail sur les LYCEES : la référente est HOURIA (06 98 16 29
06 ; couldyou aMn hotmail.fr). Diffusion de tracts à la sortie des
lycées et contact avec les éventuels représentants lycéens. Réalisation
du tract à diffuser.
-
Groupe de travail sur les FACS : le
référent est JOHN ( 06 18 89 95 70 ; caprifolio aMn gmail.com). Infos
sur la mobilisation au niveau national et affichage de l’évolution pour
chaque site mobilisé. Etablissement de contacts avec les autres
universités au niveau national.
-
Groupe de travail sur les
QUARTIERS : la référente est AMANDINE (06 26 66 02 85 ; amanvick aMn
hotmail.fr). Comme elle a des gros horaires de travail, voir aussi JO
(06 17 46 61 11 ; jozouk59 aMn hotmail.com) ou ADRIEN (contact à
ajouter). Lien avec le quartier Pont-de-Bois, rapprochement des
étudiants et des populations de quartiers. Organisation d’un repas sur
la passerelle de la fac, d’un tournois de foot sur le forum, concert,
pièce de théâtre, slams, rap, cours de hip-hop, le MERCREDI 21
novembre. Diffusion de tracts concernant l’événement.
-
Groupe de travail sur les autres SECTEURS EN LUTTE :
-
Sans-papiers : la référente est DJAHIDA (06 12 69 40 00 ;
pansy_gilraen aMn yahoo.fr).
-
RESF
-
Syndicats
-
Cheminots
-
Groupe de travail INTERPRO : le référent est YANN (06 66 07 70 65 ;
yann.leroy aMn nordnet.fr). Organisation de l’AG Interpro du 15
novembre à 18h en Amphi Archimède, bâtiment M1 de Lille1. Contact avec
tous les autres secteurs en lutte. Réalisation Tract d’appel à l’AG du
15.
III.
REDACTION
DES TRACTS D’APPEL
-
Tract à l’attention des Lycéens.
-
Tract d’appel à l’AG interpro du jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi
Archimède du bâtiment M1), AG organisée afin d’établir notamment un
bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions
unitaires...
|
MOBILISATION
DANS LE PUBLIC,
SECTEUR PAR SECTEUR
(du 18 oct. au 20 nov. 2007)
|
En
ce qui concerne la CNT, la fédération des travailleurs de l'éducation
(CNT-FTE) a d'ores et déjà publié un communiqué appelant à faire grève
le 20 novembre 2007 et à débattre en assemblée générale de la
reconduction
du mouvement les jours suivants (cf. ci-dessus).
Fonction publique
Sept
fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et
CFTC), réunies en intersyndicale le 22 octobre, ont décidé d’appeler à
la grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les « salaires,
l’emploi et le service public » . « L’heure est venue d’une riposte
d’envergure pour obtenir satisfaction », soulignent les syndicats. La
CFE-CGC, qui ne participait pas à la réunion des autres syndicats, a
jugé qu’il était « trop tôt » pour un mouvement de grève.
Éducation nationale
Cinq
fédérations de l’éducation (FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, UNSA
éducation), réunies le 23 octobre, ont décidé d’appeler à la grève le
20 novembre. Elles « dénoncent une politique gouvernementale qui va à
l’encontre de la réussite de tous les jeunes. Avec 11 200 suppressions
de postes à la rentrée 2008, s’ajoutant aux milliers de suppressions de
ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une
nouvelle étape est franchie dans la dégradation du service public
d’éducation ». Cet appel intervient au lendemain de l’appel lancé par
sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA,
Solidaires et CFTC) pour une journée de grève dans la Fonction publique
le 20 novembre pour les salaires, l’emploi et le service public.
SNCF
Le
22 octobre, les syndicats de la SNCF ont convenu d’attendre le 31
octobre pour décider d’une nouvelle grève à
la mi-novembre, grève
éventuellement reconductible, selon les réponses du
gouvernement. Ils
demandent à celui-ci d’organiser, à l’issue
des rencontres bilatérales
prévues cette semaine, une « table ronde nationale sur les
régimes
spéciaux avec le gouvernement et l’ensemble des syndicats
de cheminots
». Dans un courrier qu’elles vont adresser au ministre du
Travail,
Xavier Bertrand, les fédérations syndicales annoncent
qu’elles ne se
rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction de la
SNCF « tant que les principes généraux de la
réforme n’auront pas
changé ».Le
secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le
Reste, évoque dans Le
Parisien (23-10-07), la possibilité de convergences entre une
éventuelle grève des cheminots à la mi-novembre et
le mouvement des
fonctionnaires prévu le 20 novembre. Plusieurs syndicats de
fonctionnaires ont toutefois prévenu qu’ils refuseraient
toute fusion
avec le mouvement des cheminots, Éric Fritsch (CFDT) soulignant
qu’il
ne voulait pas « mélanger les genres » et
Élisabeth David (Unsa)
insistant pour une journée de grève «
spécifique à la Fonction publique
». Et François Chérèque, secrétaire
général de la CFDT, a prévenu : «
S’il y a un mélange des mouvements entre les
régimes spéciaux, les
fonctionnaires et je ne sais qui encore, on se réserve le droit
de se
retirer ».
RATP
Six
syndicats de la RATP sur huit (CGT, CFDT, SUD, FO, Indépendants et
CFTC) ont annoncé qu’ils décideraient le 31 octobre, comme les
cheminots, s’ils appellent « à la mi-novembre » à un « mouvement plus
long » que celui du 18 octobre, en fonction des réponses du
gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Ils ont
redit qu’ils refusaient de participer à toute négociation d’entreprise
dans l’attente d’une prise en compte du résultat de la mobilisation du
18 octobre. L’UNSA, qui a quitté la réunion peu avant la fin, a fait
savoir qu’elle réservait sa réponse jusqu’au 25 octobre, dans l’attente
de sa rencontre avec le ministère. Ce syndicat était le seul, le matin
du 23 octobre, à avoir maintenu son appel à la grève reconductible
depuis le 18 octobre. Des représentants d’autres syndicats ont estimé
son « positionnement ambigu », espérant que l’UNSA ne « négocie pas en
coulisses des avantages catégoriels ».
Industries
électriques et gazières
Cinq
fédérations des industries électriques et gazières (CGT, CFDT, FO,
CFE-CGC et CFTC) décideront le 31 octobre si elles appellent ou non à
la grève « après les vacances de la Toussaint » contre la réforme des
régimes spéciaux. FO a évoqué des actions déterminées et fortes avec
coupures et baisses de charge, ajoutant qu’elle proposerait une action
reconductible. Le mouvement dans l’énergie n’est « pas forcément lié à
la mobilisation des syndicats RATP et SNCF », a souligné la CFDT, mais
« on n’est pas contre » une convergence.
|
UN
TOIT, C'EST UN DROIT !
|
Extrait
de l'appel à la manifestation du 27 novembre 2007 à
l'initiative
des APU de Lille et à laquelle a participé l'union locale des syndicats
CNT de la métropole lilloise :
En
matière de logement, comme pour de nombreux autres droits fondamentaux,
nous devons faire face à une politique de plus en plus dure.
C'est
ainsi que Mr Canépa, préfet du Nord Pas-de-Calais, a clairement décidé
de déclarer la guerre aux pauvres. Fin juin 2007, le nombre de recours
à la "force publique" accordés par la Préfecture avait déjà augmenté de
près de 300 % par rapport à l'ensemble de l'année dernière. En 2006 :
44. Fin juin : 128 !
De
plus, les délais extrêmement rapides d'accord du préfet en la matière
et les consignes passées aux services de l'Etat de ne plus travailler
avec les associations militantes ne permet plus d'agir pour travailler
durablement au maintien dans le logement ou trouver un relogement et
éviter ainsi la violence de l'expulsion.
Non
aux expulsions de locataires sans relogement !
|
APPEL
DU RESEAU
"INTER-LUTTES" DE LILLE
|
Déclaration
du réseau
Inter-Luttes (*) réuni à la Bourse du Travail le 18 octobre 2007 à
l’issue de la manifestation à Lille :
La
mobilisation du 18 octobre a démontré une large capacité du monde du
travail et de la jeunesse de s’opposer à la volonté du MEDEF et du
Pouvoir de s’attaquer aux acquis solidaires en matière de retraite, de
santé et de sécurité sociale, de service public et de droit du travail
(contrat de travail, protection des salariés …).
Cette
mobilisation se prolonge aujourd’hui autour de la reconduction
partielle de la grève chez les cheminots mais aussi d’une multitude
d’initiatives comme :
·
La manifestation du vendredi du 19 octobre des retraités et
pensionnés,
·
La mobilisation des samedi 20 et lundi 22 octobre en faveur de
Florimond GUIMART, militant du réseau éducation sans frontière - RESF -
qui passe en procès à Marseille,
·
La journée nationale de grève
et de manifestations des étudiants et des enseignants des universités
le mardi 23 octobre contre la loi dite LRU,
·
La mobilisation des mardi 23 et mercredi 24 octobre contre les
franchises médicales et l’accès aux soins pour tous,
·
La manifestation du mercredi 24 octobre des sans papier.
Pour
construire et
élargir la mobilisation, le réseau Inter-Luttes de Lille appelle :
·
A renforcer dans chacun des secteurs professionnels du privé et du
public une bataille pour faire aboutir les revendications spécifiques
au-delà des revendications communes à tous les salariés,
·
A élargir et participer aux actions d’ores et déjà décidées ou qui
seront programmées dans les prochains jours,
·
A organiser un front de résistance et de solidarité autour des
cheminots en grève reconductible.
·
A œuvrer au rassemblement maximum des organisations syndicales et de
tout le mouvement populaire pour permettre la construction d’un "Tous
Ensemble" à même de faire céder le Pouvoir et le MEDEF.
Le
réseau Inter-Luttes de Lille appelle déjà à une nouvelle réunion le 23
octobre à 17h30 à l’issue de la manifestation des universités.
(*)
Le réseau Inter-Luttes est un réseau souple et ouvert de militants de
toute origine syndicale du monde du travail et de la jeunesse étudiante
et lycéenne. Il a pour objet de mettre en commun les expériences et les
luttes menées dans le secteur public, le secteur privé et le monde
étudiant. Rejoignez-le !
L'appel
maquetté est disponible ici en
téléchargement (format
pdf
- 1 page - 93 ko).
|
PUBLIC
- PRIVE :
37,5 ANNUITES... C'EST CA L'EGALITE !
(18 octobre 2007)
|
Retraites, services publics...
ils
veulent tout casser : résistance !
-
Depuis
2 mois, les coups pleuvent
sur les travailleurs du public et du privé :
« service
public 2012 »
c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000
suppressions par an dès 2009 ! C’est le recrutement par CDI
(droit
privé) au lieu du statut de fonctionnaire.
passage « non négociable »
aux 41 ans de cotisation pour tous dès 2009 :
il est déjà prévu de passer à 42 ans en 2013 ! Après la
volonté de
casser les régimes spéciaux de retraites, où s’arrêteront-ils ?
instauration des franchises médicales pour tous.
Mais les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs
cotisations sociales ! Ils veulent nous faire payer 2
fois !
Retraites,
franchises médicales... c’est notre salaire qu’ils attaquent !
Les
attaques du gouvernement sont très
cohérentes. C’est le programme du MEDEF !
La
protection sociale
La
Sécu est financée par les
cotisations des salariés
et des patrons. Elle verse directement des prestations aux travailleurs
retraités (les Pensions), aux travailleurs malades (remboursement des
soins et des médicaments), aux travailleurs au chômage (allocation).
Les cotisations font partie de notre salaire : c’est le salaire socialisé.
Cet argent échappe aux capitalistes qui ne rêvent que d’une
chose :
mettre la main dessus pour le placer en bourse et faire encore plus de
profits.
Le
nombre d’annuités pour la retraite
augmentent mais
Fillon sait bien que les salariés ne pourront pas travailler 41, 42 ans
et +. Ils n’auront donc pas leur retraite à taux plein et vont être
encouragés à souscrire à des fonds de pension (retraites) et à des
assurances privées (maladie), avec le coût et le risque que l’on sait
(ENRON aux Etats-Unis).
En même temps, les patrons sont exonérés
de cotisations sociales (+ de 200 milliards d’euros depuis 1991) !
Eux payent moins, nous, nous payons plus ! Ainsi, les
travailleurs
vont travailler plus pour que les patrons gagnent plus !
Postes supprimés, services publics
privatisés... ça ne peut plus durer !
Les
services publics
-
Devant
assurer un service égalitaire
et gratuit pour tous, les services
publics ne « rapportent » rien. Donc d’abord, le
gouvernement fait des
« économies » en supprimant massivement des postes au
mépris des
usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.). Pour pouvoir licencier plus
facilement, il ouvre le recrutement en CDI. On sait ce que ça a
signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit aussi d’introduire
la culture du résultat et la promotion au mérite. En fait, on prépare
clairement la privatisation !
De
l’argent pour la Sécu, il y en a !
Dans les poches du patronat !
D’autres solutions
existent :
arrêter
d’exonérer les employeurs de cotisations et augmenter les cotisations
sociales patronales en fonction des besoins de la Sécu. Le seul
remboursement des exonérations patronales depuis 1991 (plus de 200
milliard d’euros) ne comblerait-il pas le « trou de la
Sécu » ?
Mais le gouvernement des plus riches ne va pas s’attaquer aux profits
des patrons ! C'est à nous de re-gagner ce que nous avons
perdu !
-
En
1995, les cheminots, les postiers, les enseignants
et les salariés du privé ont bloqué par une grève massive la casse de
la Sécu, prévue par le plan Juppé.
En 2006, les étudiants, les lycéens et les salariés ont imposé par
l’occupation et par la grève l’abandon du Contrat Première Embauche.
La force des travailleurs, c’est la
grève !
Ils
attaquent sur tous les fronts,
répondons-leur TOUS ENSEMBLE ! Faisons du 18 octobre la
première étape
d’une mobilisation générale contre le gouvernement des
patrons !
Dans l'immédiat, nous nous battons
pour :
* le
retour aux 37,5 annuités pour tous (public-privé) ;
*
l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et le remboursement
des sommes exonérées depuis 1991 ;
* la
création de postes à la hauteur des demandes exprimées par les
établissements ;
*
l’arrêt du recours à l’emploi précaire et la titularisation sans
condition de tous les personnels précaires ;
*
l’abandon des franchises médicales.
- Tous
et toutes en grève jeudi
18 octobre !
- Manifestation
à
Lille : 14h - porte de Paris
Tract de l'union
régionale
interpro de la CNT
(format pdf - 2 pages - 86 ko)
: cliquer ici.
Tract de la fédération CNT
éducation (fichier
pdf - 1 page - 167 ko) : cliquer ici.
Affiche (format pdf
- 1 page - 195 ko) : cliquer
ici.
|
LA
LOI HORTEFEUX :
UN
DENI DU DROIT D'EXISTER !
|
Les capitalistes n'ont pas de frontières... Nous non plus !
Tous les six mois, les gouvernements nous sortent leur nouveau projet de loi visant à enfermer, traquer, priver de tous les droits les travailleurs étrangers qui sont pourtant les plus exploités, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français /étrangers, avec/sans papiers, toujours au profit du patronat, et exploiter au maximum les travailleurs migrants, fragilisés par les difficultés d’obtenir une carte de séjour, sous des formes qui finissent toujours par être étendus au reste de la population. [...]
Ttract
de la commission "Travailleurs migrants" de la CNT avec les
coordonnées de l'UR-CNT 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/loiHortefeuxOCT07.pdf (format
pdf - 1 page - 1,1 Mo).
|
Sécu
:
comment est-ce qu'on fabrique
un
"déficit" ?
|
La
Sécu est financée essentiellement par les cotisations sociales et c'est
normal qu'elle le soit (à propos de l’évolution de ce financement, voir
la note ci-dessous *).
Mais elle souffre, dit-on, d'un "déficit
chronique". D'où vient ce "déficit" ? Comment est-il organisé ?
Plusieurs origines sont en cause.
1-
D'abord d'un gel des
cotisations patronales.
En
20 ans, la cotisation "assurance-maladie" des employeurs est passée de
12,8 % à 13,1% (voir fiches de paie). Or, en bloquant les cotisations
qui financent la Sécu, gouvernements et patronat ont
délibérément
fabriqué le "déficit" de la Sécu.
2-
Des exonérations
massives de cotisations sur les bas salaires.
Depuis
20 ans, chaque année, le gouvernement organise une évasion légale de
cotisations. Les exonérations sont passées de 3 milliards en 1993 à 22
milliards en 2005, 23 milliards en 2006, combien en 2007, 2008 ?? Sur
l'ensemble des ces exonérations, 2 à 3 milliards ne
parviennent
plus aux caisses d'assurance maladie. Coût prévisionnel de
l'exonération totale de cotisations sociales sur les heures
supplémentaires (programme de Sarkozy) : 5 milliards d'euros.
3-
Des stock-options
totalement exonérées de cotisations sociales.
Dans
le dernier rapport de la Cour des comptes publié le 12 septembre 2007,
son président Philippe Séguin a donné l'exemple de l'exonération de
la plus-value d'acquisition des stock-options : "Les
exonérations
de cotisations sociales des stock-options ont fait perdre 3 milliards
d'euros de recettes à la Sécurité sociale".
4-
Des mécanismes d'intéressement (stock-options, épargne salariale,
actionnariat d'entreprise, primes diverses...) tous exonérés de
cotisations.
Le
dernier rapport de la Cour des comptes
précise, par exemple, que les indemnités de départ à la retraite ou de
licenciement, les chèques-vacances, les indemnités de transport, etc...
tous "ces dispositifs, souvent exonérés de cotisations
sociales,
ont représenté une perte de recettes pour le régime général de la Sécu
(salariés) comprise entre 6 et 8,3 milliards d'euros en 2005,
pour un déficit qui s'élevait cette année-là à 11,6 milliards d'euros".
5-
Les dettes de l'Etat.
Les
23 milliards d'exonérations de cotisations sur les bas salaires ne sont
pas totalement compensées par les dotations budgétaires. Là aussi, dans
le dernier rapport de la Cour des comptes, l'Etat est mis à
l'index "pour les dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a
cumulées à l'égard de la Sécu en ne compensant pas systématiquement les
exonérations de charges" dixit Ph. Seguin.
6-
Une politique de bas
salaires.
3
400 000 travailleurs pauvres (temps partiel imposé, contrats
précaires...) gagnent moins que le SMIC. Qui dit bas salaires, dit
faibles cotisations et donc médiocres contributions au financement des
régimes sociaux. Ex : 1% de masse salariale en moins représente 1,1
milliard d'euros de perte pour la Sécu.
7-
Un chômage de masse.
Depuis
25 ans, le taux de chômage se maintient à un niveau élevé (9 % en juin
2006). La Sécu, faut-il le rappeler, est financée par les cotisations
sociales assises sur les salaires. Donc la Sécu, c'est du salaire. Et
plus il y a d'emplois, plus il y a de salaires, plus la masse salariale
grandit et plus l'assiette des cotisations est importante, et donc plus
il y a d'argent à la Sécu. Déficits et recettes sont étroitement liés à
l'activité, à l'emploi et à la masse salariale. Ex : 100 000 chômeurs
en moins, c'est 400 millions d'euros de recettes en plus pour la
Sécurité sociale. Une simple baisse du chômage de 4 points, à condition
que les salaires soient payés dans leur intégralité, c'est-à-dire
cotisations incluses, suffirait à résorber tous les "déficits" de la
Sécu.
8-
La fraude massive des
entreprises.
Il
faut rappeler que la Cour des comptes a estimé, début 2007, que la
fraude des entreprises en matière de cotisations sociales se situait
dans une fourchette allant de 9,7 à 13,4 milliards d'euros, soit plus
que le "déficit" de l'assurance maladie.
9-
Les placements
financiers ne sont soumis à aucune cotisation sociale.
C'est
ici que l'on retrouve, en partie, les cotisations non versées aux
caisses de Sécurité sociale). Ainsi, si on appliquait aux 80 milliards
d'euros de placements financiers le même taux que les cotisations
patronales à l'Assurance maladie, il rentrerait 10 milliards d'euros ;
soit plus que le déficit actuel !
Comment
peut-on faire croire aux français qu'on va vers une pénurie de
ressources alors que la France n'a jamais été aussi riche de son
histoire... Du pognon, il y en a ! Il faut reprendre aux riches ce
qu'ils ont piqué aux pauvres et à l'ensemble des travailleurs...
J.
S. - Valenciennes
(extrait du prochain bulletin régional de la CNT).
*
Note : En matière de financement, la
Sécu est en voie de fiscalisation (et par conséquent d’étatisation). En
effet, son financement est de plus en plus fiscalisé par le biais de la
CSG (actuellement 2/3 de cotisations et 1/3 de CSG, tout en sachant
qu’il faudrait inclure dans ce calcul diverses taxes affectées mais de
moindre importance).
Rassemblement
mercredi 24 octobre
2007 à 18h,
place de la République à Lille
(ce
rassemblement se conclura par une remise de pétitions
en préfecture ; centralisation
des pétitions : association "Aides", 109 rue du Molinel à
Lille,
ou remettre à l'une des organisations signataires).
|
RENTREE
SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT
|
Version
régionale du tract de rentrée sociale publié par le bureau confédéral
de la CNT (26 sept 2007).Pour avoir
la version maquettée de ce tract (format pdf - 4 pages - 6 Mo),
cliquer ici.
N'hésitez
pas à le télécharger, à l'imprimer, à le photocopier et à le diffuser
autour de vous !
LA RAGE ET
LA LUTTE ! PAS
LA RÉSIGNATION DES
PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES !
Le
gouvernement l’a annoncé, il est en train de l’appliquer : DES RICHES
DE PLUS EN PLUS RICHES, DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES !
Les
salariés, et en premier lieu les classes populaires, n’ont rien à
attendre du nouveau gouvernement et de son programme. Dès le premier
discours, le président a rappelé les idées qui fondent son projet de
société : travail, autorité, morale, mérite, identité nationale… Autant
de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts des classes
dirigeantes et possédantes et un projet de société réactionnaire et
nationaliste. Inévitablement, les inégalités vont continuer à se
creuser, la précarité va se développer, le démantèlement des services
publics et de la protection sociale va s’accélérer, le moralisme
empreint de religion va renforcer son emprise sur la société et les
dérives répressives et sécuritaires, dont les immigrés et sans-papiers
sont les premières victimes, vont s’amplifier. Toutes ces logiques vont
s’articuler autour de mesures très concrètes qui risquent d’être mises
en place très rapidement si on ne s’y oppose.
Face à cette
situation, seule la construction d’un rapport de force sur le plan
social peut changer les choses et éviter que la France ne connaisse à
son tour le même sort ultralibéral que l’Angleterre des années 80 avec
Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l’attentisme trop souvent de
mise, de s’organiser et de répliquer pour bloquer le rouleau
compresseur libéral et sécuritaire qui s’annonce, défendre ce qui reste
des services publics et du système de protection sociale et peut-être
aussi retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur
nous-mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux
de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire
et émancipateur porteur d’une autre logique et d’un autre projet de
société.
Le programme du
gouvernement ?Contre
le droit du travail !
•
Mise en place d’un contrat de travail unique (CTU) avec une période
d’essai permanente, inspiré du CNE pour remplacer le CDI et tous les
autres contrats de travail. C’est purement et simplement la précarité
pour tous, une main d’oeuvre corvéable à merci sur laquelle plane la
peur du licenciement, une insécurité de tous les instants.
•
Exonération des charges sur les heures supplémentaires, le fameux
“travailler plus pour gagner plus”, menant à l’abandon de l’idée de la
réduction du temps de travail, mais aussi de l’idée d’embauche, le
travail se faisant par les salariés en plus de celui déjà réalisé
quotidiennement. Et gare à tous ceux qui oseraient refuser ces heures
supplémentaires…
• Obligation d’activité pour les bénéficiaires de
minima sociaux. Le retour du travail imposé, l’idée que les métiers les
plus pénibles pourront être réalisés par les plus précaires : les
bénéficiaires de la solidarité sociale !
• Allocations familiales
sous conditions. Mettre des conditions, c’est trier les bonnes familles
des mauvaises. C’est faire payer aux enfants, aux retraités, aux
handicapés la supposée inefficacité de leur famille. C’est tout sauf de
la solidarité, une discrimination pure et simple.
• Instauration
d’une TVA sociale, c’est-à-dire transfert d’une partie des cotisations
patronales sur la TVA. Alors que tout le monde s’accorde à dire que
c’est l’impôt le plus inégalitaire, le gouvernement décide de le
renforcer. Les pauvres paieront pour les riches et les riches pour ?…
ASSURANCES SOCIALES (et
franchises)
On
nous dit que les patrons n’embauchent pas parce que les “ charges
sociales ” sont trop lourdes. Cela fait des années que le patronat
travaille donc d’arrache-pied à s’exonérer de ses trop lourdes
cotisations, fiscales (zones franches défiscalisées) ou sociales
(contrats “aidés” et bientôt heures sup). Bien sûr il n’a jamais
embauché plus pour autant. Et d’ailleurs, c’est quoi exactement ces
fameuses “ charges sociales ”, dont on nous rebat les oreilles depuis
des années ? Ces “ charges ”, comme les appelle le patronat, ne sont en
réalité rien d’autre qu’une partie de nos salaires que nous, les
travailleurs, avons décidé à u moment de notre histoire de mettre de
côté en cas de coup dur (maladie, chômage) et pour nos vieux jours
(retraite). Ces salaires, dits différés ou encore socialisés, sont
composés de la part salariale et de la part patronale. Quand le
patronat parle donc de “ charges ”, nous, nous parlons de “ cotisations
” ou encore “d’assurances ”. Et d’assurances sociales, parce que les
travailleurs y cotisent proportionnellement à leurs moyens pour
pouvoir, un jour, en bénéficier. Rien à voir avec les assurances
privées, dont le client bénéficie à hauteur de ce qu’il a payé. En
s’exonérant de nos cotisations sociales, c’est donc d’une partie de nos
salaires que le patronat s’exonère. On nous dit aussi que le déficit de
la Sécu continue de se creuser, essentiellement parce qu’on est trop
souvent malades, et qu’il va bien falloir qu’on prenne nos
responsabilités et qu’on mette nous aussi la main au porte-monnaie pour
nous soigner, en payant par exemple une franchise sur les actes
médicaux, ou en n’étant plus remboursés d’une partie de plus en plus
importante de nos soins. Mais cette Sécu, c’est nous qui la payons ! Et
triplement puisque nous la finançons d’abord par nos cotisations,
ensuite par nos impôts (CSG), enfin, et de plus en plus, par les
déremboursements et franchises que patronat et gouvernement nous
imposent. Finalement, le patronat nous fait combler un déficit de la
Sécu qu’il a lui-même provoqué en ne s’acquittant pas de la part
patronale de nos cotisations, sous couvert d’embauches qu’il n'a jamais
créées.
Contre les services
publics !
• Poursuite des privatisations d’entreprises publiques.
•
Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De
35000 à 40000 postes supprimés, signifiant une baisse de la qualité et
le développement de la précarité (santé, éducation, etc.).
• Fin de la carte scolaire (voir page 4).
• Introduction du concept de performance dans la fonction publique et
rémunération au mérite.
•
Fusion ANPE-Unedic, dans un premier temps, et appel à des organismes
privés liés aux cercles patronaux pour gérer les dossiers des chômeurs.
La solidarité entre les travailleurs au service des bénéfices privés !
Contre le droit de grève
!
• Instauration rapide d’un service minimum garanti en cas de grève dans
le service public.
• Obligation pour tout salarié de déclarer 48 heures à l’avance s’il
sera gréviste ou non.
• Refonte de la représentativité des syndicats dans les entreprises.
Contre la “ classe
dangereuse ” !
•
Établissement d’une peine plancher en cas de récidive allant à
l’encontre de la constitution française et de la législation européenne.
• Alignement progressif du statut pénal des mineurs sur celui des
adultes.
• Restriction des sursis et des remises de peine.
• Construction de nouvelles prisons et de centres fermés pour les
mineurs tels que les EPM.
• Application de la loi sur la prévention de la délinquance.
•
Déclarations pendant la campagne présidentielle sur le caractère
génétique de la criminalité ou de la pédophilie. Une absurdité
scientifique qui nous ramène au thèses eugénistes d’une autre époque.
TRAVAIL MINIMUM
Une
des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par
le biais du service minimum dans le secteur public, et particulièrement
dans les transports. Nous ne pouvons que rappeler pourtant que des
limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique
(préavis, réquisitions, etc.). Il est intolérable de vouloir attenter à
cet outil conquis de longue lutte en 1864 et constitutionnalisé en
1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est
d’autant plus dangereuse qu’elle supprimerait la seule arme efficace
des travailleurs pour imposer leurs revendications. Par son impact, la
grève signifie au patron et à l’État que l’on ne peut exploiter des
hommes et des femmes sans craindre une réaction. Elle reste donc l’arme
que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a
aussi pour but, à long terme, de privatiser le service public. Ainsi,
quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a
commencé le processus en attaquant le droit de grève. Sans compter que
les grèves de cheminots défendent souvent les intérêts de tous les
travailleurs (la Sécu en 1956, les retraites en 2003) et que leurs
conditions de travail matérielles et humaines ont forcément des
conséquences sur nos conditions de transport. Cette réforme constitue
donc non seulement une attaque contre le droit de grève en général,
mais aussi contre notre qualité de vie.
Pour les plus riches !
•
Suppression des droits de succession. L’idée de succession est
contraire au principe d’égalité en prédisposant chaque personne à
bénéficier d’un capital plus ou moins important en fonction de sa
famille. Les riches resteront donc riches et les pauvres…
• Suppression de l’ISF (impôt sur la fortune).
• Allègement de la taxe professionnelle et par conséquent baisse des
aides aux collectivités publiques.
• Bouclier fiscal à 50 % des revenus.
•
Multiplication des zones franches. C’est-à-dire des zones sans règles
financières ni sociales, des espaces de test de libéralisme effréné aux
dépens du reste de la population.
Utilitariste vis-à-vis de
l’immigration
•
Pas de régularisation massive des sans-papiers. leur statut est bien
trop utile au patronat et aux profiteurs de toute sorte. Le
gouvernement souhaite donc par cette décision pérenniser le travail
clandestin.
• Nouveau projet de loi sur l’immigration restreignant davantage le
regroupement familial.
•
Mise en place de quotas d’immigration, en fonction des compétences des
individus et des besoins des entreprises en matière de main-d’oeuvre.
C’est-à-dire faire de l’être humain une marchandise, le considérant
uniquement comme une force de travail attribuée spécifiquement à un
métier.
• Création d’un ministère de l’Immigration, de
l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement . La
France est le seul pays européen avec l’Autriche à se doter d’un tel
ministère. Souvenirs d’une époque pétainiste…
LOI DE LA PRÉVENTION DE
LA DÉLINQUANCE
Au
niveau des villes de plus de 10 000 habitants, cette loi renforce les
pouvoirs de police et de justice du maire et étend son intervention
dans des domaines réservés jusque-là aux professionnels du social de la
santé et de l’éducation. Ces professionnels doivent désormais partager
les informations qu’ils détiennent sur les usagers avec les élus. La
loi prévoit aussi la mise en place d’un conseil pour les droits et
devoirs des familles – qui est un véritable tribunal municipal –, ainsi
que l’officialisation des conseils locaux de sécurité et de prévention
de la délinquance au sein desquels la police, les élus et des
professionnels s’échangeront des informations sur les personnes et
familles dites en difficulté... et certainement les militants trop
gênants. En matière judiciaire, la jeunesse est une nouvelle fois
visée. L’ordonnance de 45 qui donnait la primauté à l’éducatif sur le
répressif pour les mineurs devient presque caduque. L’introduction de
la présentation immédiate qui supprime tout temps éducatif avant
jugement combinée à la nouvelle loi sur les peines planchers risque de
remplir rapidement les nouvelles prisons pour mineurs. Enfin, outre une
multitude de dispositions qui renforcent le fichage et le contrôle des
personnes, on peut relever l’attaque faite aux salariés des transports
qui pourront désormais voir débarquer la police sur leur lieu de
travail s’ils sont soupçonnés de consommation d’alcool ou de drogue.
Avant la loi, c’était la médecine du travail et les CSHCT qui
intervenaient lorsque des salariés rencontraient des difficultés de ce
type.
TRAVAILLER PLUS POUR
GAGNER MOINS
Sarkozy
dit : « Ceux qui veulent gagner plus doivent pouvoir travailler plus… »
Nous répondons : « Travaillons tous et toutes, moins et autrement ! ».
Face
à cela, la CNT a toujours défendu l’idée d’une semaine de 28 heures
(chiffre évalué en fonction de la densité d’actifs dans la population),
le reste du temps permettant à chacun et chacune de se consacrer à son
émancipation personnelle, activité par ailleurs elle-même créatrice
d’emplois.
Mais le patronat souhaite maintenir le chômage en
place pour faire du chantage aux licenciements : « Tu n’es pas content,
j’ai dix CV pour te remplacer ! » Ce discours associé à la précarité du
futur contrat CTU ne permet pas aux salariés d’envisager sereinement
l’avenir. Alors, fermer sa gueule… à vie ?
Non il faut imposer
l’idée que tout le monde travaille, moins et autrement. Même dans une
logique économique capitaliste, cette idée est acceptable. Moins de
chômeurs, c’est moins d’aides sociales donc moins de charges pour
l’employeur, moins d’impôts, moins de prélèvements sur nos salaires
bruts. Seulement s’il n’y a plus l’arme chômage pour imposer des
cadences infernales et précariser les employés, ces derniers risquent
fort à terme de se solidariser et de s’approprier l’outil de
production… contre le patron ! Plus nombreux dans l’entreprise,
conscients du travail fait et à faire, maîtres des outils et des
procédés, l’idée de gestion directe de l’entreprise par les
travailleurs se fera plus concrète et donc l’inutilité d’un patron plus
flagrante.
Toujours est-il que l’idée de la répartition et de la
division des tâches est de plus en plus oubliée par les syndicats et
les salariés. Chacun et chacune s’attachent à son poste, son pré carré,
comme un naufragé à sa bouée, plutôt que de partager avec son voisin.
Pourtant nous y gagnerions tous et toutes. En temps, en qualité de vie,
en loisirs et en santé. Il nous reste donc à organiser la division et
la répartition du travail, et non à bosser plus au détriment de
nous-mêmes et de nos collègues au chômage.
LA CARTE SCOLAIRE ACCUSÉE
DE SÉGRÉGATION,C’EST
LE MONDE À L’ENVERS !
Attention ! Leçon de
manipulation !
Pour
promouvoir l’égalité sociale, le nouveau gouvernement vient d’annoncer
la suppression progressive de la carte scolaire en trois ans tout en
permettant aux familles de la contourner dès la rentrée prochaine.
1)
Ne pas s’intéresser aux causes premières : mise en place en 1963, elle
pose comme principe qu’un enfant soit scolarisé dans un établissement
en fonction de son lieu d’habitation. La mixité scolaire n’est donc
qu’une conséquence de la mixité urbaine. S’il existe des ghettos
scolaires dans certains quartiers, c’est bien parce que les populations
les plus défavorisées s’y retrouvent, les loyers étant moins chers et
l’offre de logements sociaux plus importante qu’ailleurs. On ne peut
répondre à ces inégalités géographiques qu’en construisant des
logements sociaux en nombre suffisant dans tous les quartiers et en
plafonnant les loyers. Favoriser les classes moyennes : les dérogations
déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées
puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations
sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la
carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique
ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.
2)
Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes
profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont
elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système
scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire
va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas,
à un renforcement de la ségrégation scolaire.
3)
Flatter la liberté individuelle : l’année prochaine, davantage d’élèves
pourraient choisir leur établissement. C’est oublier qu’il y a un
nombre de places limitées dans chaque établissement, et que les
critères sont suffisamment flous pour que les lycées sélectionnent les
dossiers qui les intéressent. Privés de leurs meilleurs élèves, les
difficultés des établissements des ZEP n’en seront que plus grandes.
Malgré
les contournements, la carte scolaire est donc le dernier rempart qui
permet aux ZEP de garder les rares élèves issus des couches favorisées.
Le gouvernement répond à une ségrégation sociale déjà existante en
favorisant les plus favorisés et en désarmant les plus faibles pour
mieux les stigmatiser. Face à ce redoutable rouleau compresseur
idéologique qui érige une société de classes toujours plus
individualiste et refermée sur elle-même, dénonçons les mensonges de
ceux qui nous gouvernent, montrons que la lutte collective paye en nous
organisant sur nos lieux de travail et dans nos quartiers.
Avec eux, c’est le monde
à l’envers. Alors, prenons-les au mot et renversons leur monde !
POUR NOUS
REJOINDRE :
CNT 59/62, 1 rue Broca, 59000
Lille
Tél : 03 20 56 96 10
Courriel : ur59-62@cnt-f.org
POUR
S’INFORMER :
- Un site internet régional :
http://www.cnt-f.org/59-62
- Un mensuel confédéral : Le
Combat syndicaliste (pour le recevoir
gratuitement pendant 3 mois, envoyez un mail à : cs-administration@cnt-f.org
en indiquant vos nom, prénom,
adresse, métier et secteur d’activité).
- Une liste internet :
postmaster-ur5962@cnt-f.org
QUE
PERSONNE NE DÉCIDE À TA PLACE
!
PUISQUE PERSONNE NE
TRAVAILLE À TA PLACE !
LA CNT, C’EST QUOI ?
UN SYNDICAT
!
Parce que cette forme d’organisation englobe les champs économique,
politique, social et culturel. Elle est directement issue du peuple et
elle représente ses intérêts.
DE COMBAT !
Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement au
capitalisme. Les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans
l’action et la mobilisation.
AUTOGESTIONNAIRE
!
Parce que les décisions doivent être prises à la base. Nous appelons à
l’auto-organisation des luttes.
SOLIDAIRE !
Parce que les hiérarchies
s’opposent à une société égalitaire et autogérée. Seules la réflexion
et l’action interprofessionnelles permettent d’éviter le corporatisme.
ANTICAPITALISTE
!
Parce que nous fabriquons toutes les marchandises et assurons tous les
services, nous devons les orienter pour le bien de toute la
collectivité et non pour l’ambition de quelques-uns. C’est pourquoi
nous pensons que le syndicalisme doit être porteur d’un projet pour une
société plus juste, plus égalitaire, plus libre… Un projet
révolutionnaire.
NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! |
Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer ».
Plus ça va, plus on fait payer les malades
D'abord
présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui, proposées
pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce
que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous
des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les
assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner.
1967
déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité
sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du
forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les
dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en
moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint
même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les
franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont
bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.
Avec les franchises, les malades paient pour les malades
Les
gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est
déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons
l'instauration de telles franchises, socialement injustes,
économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Pour
ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait
hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais
les franchises ne le seront pas. La franchise au début c'est 50 euros,
mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par
consultation qui – promis juré – ne devait augmenter et était plafonné
à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er
août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces
franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui
peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à
peu les dépenses non remboursées augmentent.
Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce
que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux
dans l'accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945.
Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit
selon ses besoins. A l'opposé de ce système solidaire, celui des
assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat la
couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.
Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies.
Transformer
les conditions de vie, de travail, d'environnement, d'alimentation…
autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer,
le diabète, et peut être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été
aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses
dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir.
Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux
(13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de
cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour
maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
NOUS SOMMES TOUS PROPRIETAIRES DE LA SECU.ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !
Extrait de la pétition : « FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGERNicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer et Alzheimer)..Plus
ça va plus on fait payer les malades : Déremboursements incohérents,
augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants,
généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins
spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de
biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€,
l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge
solidaire des soins. Nous,
salariés, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou
médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou
usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE
FRANCHISE : Franchise
= Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un
montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les
revenus. C’est la fin des principes fondateurs de la Sécurité Sociale,
d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise
selon son revenu, reçoit selon ses besoins et qui protège,
équitablement, les individus en bonne santé et les malades, sans les
culpabiliser. On quitte la logique de la solidarité pour celle de
l’assurance privée. Franchise
= Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France
où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de «
travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est
pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la
franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en
cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la
création de la CMU.Franchise
= Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique :
Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de
maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais
au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins
«comme avant ». La
cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens
consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des
maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent
justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention
que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse
d’une politique cohérente de santé publique.Franchise
= Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de
santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà
été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement
« l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire
à l’accès aux soins des plus modestes. Franchise
= Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché,
cette franchise sera « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses
augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant
», et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise
augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la
gravité de ses effets pervers. Le forfait hospitalier était à 3 € en
1983 il est aujourd’hui à 18 € . La franchise n’est que le premier
volet des remises en causes annoncées de la sécurité sociale par
Sarkozy pour le 1er semestre 2008.Nous
refusons les remises en causes de la sécu et l’instauration d’une
telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et
dangereuse pour la santé publique.Nous réclamons l’accès aux soins pour tous.
|
NOS
DROITS SOCIAUX
NE SONT PAS NéGOCIABLES...
NOUS NE NéGOCIERONS RIEN !
|
Sous l'impulsion des classes
aisées et du patronat, Sarkozy et son gouvernement s'agitent
frénétiquement avec leurs attaques contre nos droits
sociaux. La guerre a été déclarée aux
travailleurs-euses et aux privé-e-s d'emploi. Nous devons riposter avec
vigueur en refusant de cautionner les réformes gouvernementales
et en nous tenant prêts à défendre nos droits dans
la rue.
TOUJOURS
PLUS DE PRECARITé !
Les baisses du chômage
annoncées par le gouvernement sont des leurres. Les offres
d’emploi proposées, dans leur grande majorité, sont
des contrats précaires : intérim, CDD, temps partiel.
Avec la fusion ASSEDIC / ANPE va se renforcer le flicage des demandeurs-euses
d'emploi, avec à la clé plus de radiations permettant de
mieux "maîtriser" les chiffres du chômage. Largement
inspiré du CNE (jugé illégal en juillet par la
Cour d'appel de Paris), le futur contrat unique promis par Sarkozy va
généraliser la précarité dans le monde du
travail. Si l'on ajoute les promesses de cadeaux faites aux patrons
(défiscalisation des heures supplémentaires, TVA
sociale...), c'est une déclaration de guerre faite aux
travailleurs-euses.
LE
DROIT DE GRèVE DOIT RESTER UNE
ARME AUX MAINS DES TRAVAILLEURS !
La
mise en place d'un service minimum dans les transports en commun jette
les bases d'un démantèlement du droit de grève (les agents devront se
déclarer grévistes 48 heures à l'avance, le personnel devra être
consulté sur la continuation de la grève au bout de 8 jours de
conflit) ; sans garantir pour autant à l'usager un service de meilleure
qualité, déjà mis à mal par la compression des effectifs à la SNCF.
éTAT
UMP : éTAT POLICIER !
Pour satisfaire le désir présidentiel d'expluser 25 000 sans papiers cette année, Hortefeux a demandé aux forces
de
l'ordre de faire du zèle. On a pu voir cet été avec quelle violence les
sans papiers lillois on été traités. Les entreprises ne connaissent pas
de frontières, les travailleurs-euses doivent jouir de la liberté de
circulation.
Nous entrons avec Sarkozy dans l'ère du tout
sécuritaire, avec la banalisation et l'amplification de l'emploi de
caméras de surveillance, l'extension des contrôles biométriques et
l'application de peines plancher pour les récidivistes.
HALTE
AU DéMANTèLEMENT DU SERVICE PUBLIC !
Le gouvernement
prévoit, pour 2008, 22 700 postes de fonctionnaires
supprimés, un départ à la retraite sur trois non
remplacé. C'est l'Education nationale qui va être
principalement touchée.
Tout cela en contradiction avec les besoins sociaux qui exigent
davantage de moyens (humains et financiers) pour travailler dans des
conditions acceptables. Comment va-t-on pouvoir garantir un service
public de qualité avec des moyens en baisse ?
La loi d'autonomie des universités va livrer l'enseignement supérieur aux grandes entreprises.
La santé publique
s'enfonce dans la crise et, une fois de plus, c'est l'usager qui sera
mis à contribution avec l'instauration de la franchise
médicale.
LES SYNDICATS C.N.T. DE L'UNION LOCALE DE LILLE ET ENVIRONS
SE BATTENT POUR :
- un service public
renforcé (titularisation de tous les précaires et
création de postes pour un vrai service public),
- accès à la formation pour tous et toutes avec maintien du salaire,
- généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
- augmentation générale des minima sociaux et des salaires,
- pas de salaire net inférieur à 1 500 euros,
-
liberté de circulation et d'installation plutôt que
politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
- retraite
complète à 60 ans pour tous et toutes, mais prise en compte des
travaux pénibles ainsi que retour au système de
retraite par répartition,
- gratuité de tous les soins pour tous et toutes,
- gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro).
CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !
Seuls 8% des travailleurs-euses sont
syndiqué-e-s ! Si nous voulons résister, nous devons nous
organiser !! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même
seul-e sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien. Mettons en place
et développons des assemblées générales sur
nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de
décider, tous et toutes ensemble à la base, des combats
à mener. De plus, construisons les nécessaires
convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui
nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique
du patronat. C’est par une véritable offensive syndicale
que nous pourrons créer une alternative concrète à
la société que nous imposent la bourgeoisie et
l’Etat. Les appels à des journées d’action et
de manifestation des centrales syndicales réformistes ne sont
pas suffisants et ont montré leurs limites. Il est temps de
s’organiser autrement et d’user de pratiques
réellement efficaces face aux attaques des sales capitalistes et
de leurs laquais. Grève illimitée jusqu’à satisfaction, action directe, autogestion des luttes !
LA CNT : UN SYNDICAT DE COMBAT !
UN SYNDICAT AUTOGESTIONNAIRE :
Les
décisions sont prises collectivement, par l’ensemble des
adhérent-e-s, lors des assemblés générales du
syndicat. Nous refusons les permanent-e-s, les professionnels-elles du
syndicalisme. Tout le travail syndical se fait en plus des heures de
travail des militant-e-s. Refus également de la hiérarchie,
les délégué-e-s doivent l’être sur des
mandats précis et révocables à tout moment.
UN SYNDICAT DE LUTTE AU QUOTIDIEN :
Sur les lieux de
travail, pour l’amélioration des conditions de travail,
mais également contre toutes les formes de discriminations
(racisme, sexisme…), contre les lois sécuritaires qui
stigmatisent les travailleurs-euses les plus pauvres et les moins
armé-e-s, ainsi que contre le fascisme dont les gouvernements au
pouvoir font le jeu.
UN SYNDICAT INTERNATIONAL :
En soutenant les
travailleurs-euses en lutte dans tous les pays, mais également les
travailleurs-euses migrant-e-s (souvent sans papiers). Les travailleurs-euses
n’ont pas de patrie : solidarité internationale !
UN SYNDICAT RéVOLUTIONNAIRE :
Nous
n’attendons pas quelques réformes pour pallier les
désastres du capitalisme sous la bienveillance de l’Etat.
C’est la transformation de la société par les
travailleurs, pour un partage égalitaire des richesses, selon le
principe «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoin ».
PS : une version maquettée de ce tract est disponible ici en téléchargement (format pdf - 2 pages - 541 ko) .
|
SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !
|
Le 30 août
2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70
jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix
que
d’accepter l’accord proposé par le Préfet
Canepa. Cet accord prévoit
au mieux un examen au cas par cas de leur
demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au
rabais ne
répond pas aux voeux des grévistes
qui réclamaient une régularisation collective. Elle est
par ailleurs très éloignée de la stricte
application des
« accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour
l’instant aucunement ni
leur régularisation définitive ni encore moins celle des
autres
sans-papiers.
Aujourd'hui, la lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier
ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient
régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...
Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
|
SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !
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Le 30 août
2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70
jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix
que
d’accepter l’accord proposé par le Préfet
Canepa. Cet accord prévoit
au mieux un examen au cas par cas de leur
demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au
rabais ne
répond pas aux voeux des grévistes
qui réclamaient une régularisation collective. Elle est
par ailleurs très éloignée de la stricte
application des
« accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour
l’instant aucunement ni
leur régularisation définitive ni encore moins celle des
autres
sans-papiers.
Aujourd'hui, la lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier
ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient
régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...
Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
|
SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
(22 août 2007)
|
L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses
environs dénonce les rafles de sans papiers qu’a menées la police
nationale mardi matin et mercredi après-midi, à bientôt 70 jours de
leur grève de la faim.
Depuis le 1er août, jour de l’évacuation de la Bourse
de travail orchestrée par la préfecture, la soixantaine de sans papiers
grévistes de la faim a été trimbalée d’hôpitaux en commissariats en
passant par les centres de rententions et les tribunaux.
Il y a une semaine environ, 7 guinéens grévistes de la
faim ont été expulsés via le Maroc.
Une quarantaine d’autres se trouvaient depuis aux abords des hôpitaux
de Lille, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes où ils poursuivaient leur
grève dans des abris de fortune, l’administration hospitalière refusant
de les hospitaliser. Ils ont été raflés et enfermés dans différents
commissariats et centres de rétention. Aujourd’hui ce sont 6 sans
papiers hospitalisés à l’hopital de Seclin qui ont été embarqués par la
police.
Ainsi, l’Etat et la préfecture usent de méthodes
odieuses pour casser le mouvement de lutte des sans papiers du Nord qui
ne sont pas sans nous remémorer les pages les plus sombres de notre
histoire.
L’union locale CNT tient à exprimer son indignation
face aux méthodes toujours plus répressives de l’Etat à l’encontre des
sans papiers et apporte tout son soutien aux victimes des politiques
racistes et inhumaines.
Nous réaffirmons la nécessité d’une solidarité
internationale entre les peuples au delà des frontières, des cultures
et des Etats.
L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs appelle à participer aux manifestations de soutien aux sans-papiers en lutte tous les soirs à 18h (place de la République à Lille) ainsi que samedi 25 août 2007 à 15h (même lieu).
|
SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE RESF 59/62
(21 août 2007)
|
Réseau Education Sans Frontières 5962 soutient les sans-papiers grévistes de la faim et proteste contre la répression organisée par l’Etat.
Des dizaines de sans-papiers poursuivent une grève de la faim entamée par certains depuis le 15 juin. Cette grève de la faim a été imposée par l’attitude de la Préfecture du Nord qui a arrêté, poursuivi, expulsé dessans-papiers qui sont en attente d’une régularisation depuis des mois voire des années.Devant cette rupture unilatérale et brutale par la préfecture des accords Delarue de 2004, les sans-papiers n’ont eu, en désespoir de cause, d’autre choix que de mettre leurs vies en danger en utilisant l’ultime recours à leur disposition : la grève de la faim.Ce mardi 21 août, tôt le matin, une vaste opération policière a été menée contre les sans-papiers grévistes de la faim installés devant différents hôpitaux de la métropole lilloise. Actuellement dans les locaux de la PAF, notre inquiétude est très forte sur leur sort.Réseau Education Sans Frontières 5962 proteste contre l’attitude de plus en plus répressive des services de l’Etat à l’encontre des "étrangers" définis au faciès et des sans-papiers grévistes de la faim, en particulier.Réseau Education Sans Frontières 5962 affirme son entière solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim et les autres.Réseau Education Sans Frontières 5962 appelle tous ses membres à manifester le plus large soutien et à protester le plus fortement possible auprès de la préfecture du Nord et du ministère en charge de cette question.Réseau Education Sans Frontières 5962 exige que les revendications des sans-papiers grévistes de la faim soient satisfaites.
Pétition de RESF 59/62 à signer sur http://www.educationsansfrontieres.org/?article7636 (en cas de dysfontionnement, aller sur la page d'accueil http://www.educationsansfrontieres.org ; toutes les infos sont en ligne à la rubrique "collectifs locaux/59 62/divers" jusqu'au 15/08/07 puis dans la rubrique "grève de la faim").
|
SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DU CSP 59
(1er août 2007)
|
Au 47ème jour de grève
de la faim, le préfet du Nord expulse de la Bourse du travail de
Lille les sans-papiers grévistes et rafle les autres !
L’ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a
été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille
par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la
porte, les 169 sans papiers à l’intérieur ne pouvant plus sortir de la
Bourse du Travail.
Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40
véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l’intérieur, se
sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d’un
contrôle d’identité. Quelques uns ont été conduits à l’extérieur,
d’autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des
grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin,
Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à
Lille etc.…
Si l’expulsion de la Bourse s’est faite sans violences
notables, il s’agit là d’une nouvelle provocation répressive contre les
Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare
selon l’AFP que l’intervention policière était « indispensable sur le
plan sanitaire, de l’hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le
plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice
l’appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique
de l’évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se
substitue à la Justice. Une fois n’est pas coutume, ne sont-ce pas les
mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil,
de Lille et la Cour d’Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même
Préfecture s’est même permise d’inventer l’article 78.2.8, qui n’existe
pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations
de sans papiers diffuseur du tract d’appel à la conférence du magistrat
PORTELLI.
Selon l’AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans
papiers ont été placés en garde à vue pour l’examen de leurs
situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue
comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A
l’heure actuelle affirme clairement qu’il y avait 170 sans papiers dont
56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du
Travail par les rondes de la BAC jusqu’à 6h du matin.
Le Préfet continue le double langage qui consiste à
nier sans le paraître l’existence d’une grève de la faim qu’il a
lui-même provoqué. Selon l’AFP il ne reconnaît qu’une « quarantaine se
prétendant en grève de la faim (qui ) feront l’objet médical par
précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien
obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant
les symptômes d’une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le
CSP 59 a repéré pour l’instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet
instant sans nouvelles des autres.
Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de
donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève
de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas
les dossiers qui méritent de l’être ».
Pour qualifier la liste des grévistes de la
faim, des
60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour
compte des
accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP
et la CIMADE
,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de
« fantaisiste », le Préfet
évoque un « violeur », un cas de
« mariage forcé » et d’autres
« déjà
régularisés ». Décidément,
M. CANEPA a des difficultés à respecter la
séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif
qu’il représente et
le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà
régularisés » auxquels
fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu’il
s’agit d’abord
d’une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en
longue
attente d’une visite médicale à l’ANAEM pour
obtenir la carte d’un an
ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du
premier
récépissé. Le simple fait de présenter
comme « fantaisiste » une telle
liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.
Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce
matin, le
premier à avoir été libéré
s’est vu remettre un document préfectoral le
dépossèdant de son récépissé de
demande d’asile à l’OFPRA alors qu’il
est en attente de la décision de la commission de recours de
l’OFPRA.
Le document remis considère, avant même que cette
commission n’ait
siégé que le demandeur d’asile guinéen ne
peut « se prévaloir des
dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de
sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés
Fondamentales ». Le
CSP 59 considère d’une part que la Préfecture
n’a pas à se substituer à
la commission de recours de l’OFPRA et conseille d’autre
part à
M. CANEPA de prendre langue avec MM. BOLLORE et SARKOZY pour
qu’ils
l’informent des 130 morts et plus causés par la
répression de leur ami
le dictateur Lansana CONTE ces derniers mois en Guinée.
M. CANEPA, vous n’êtes ni crédible, ni sérieux.
Toutefois, vous avez entre vos mains la santé et la vie des grévistes
de la faim. Votre action répressive d’aujourd’hui, à l’instar de ce qui
ce qui s’est passé le 15 juin pourrait multiplier le nombre actuel de
grévistes reconnus par le CSP 59. En effet, depuis le 25 juillet, jour
de l’installation des grévistes à la Bourse du Travail, l’opinion
publique est témoin du formidable travail citoyen et civique effectué
pour éviter justement que le désespoir des sans papiers ne se
transforme en acte hors-loi ; c’est à dire que des sans papiers n’ayant
reçu aucune première réponse ou étant encore en procédure de demande
d’asile ou relevant d’autres Préfectures ne viennent s’ajouter à ceux
qui ont construits leurs dossiers conformément aux demandes de vos
services et aux exigences de l’accord DELARUE.
Le CSP 59 vous tient par avance pour responsable de
toute conséquence dramatique qui découlerait de votre irresponsabilité
et de votre mépris pour les étrangers sans papiers.
Lille, le 1er août 2007.
Comité des Sans Papiers 59
(CSP59), 42 rue Bernos, 59000 Lille - Tél: 06.80.57.50.61 -
Fax : 03.20.74.16.68 – E-mail :
csp59@wanadoo.fr
|
PAS DE SERVICE MINIMUM...
POUR LA LUTTE DES CLASSES !
|
Cet
été, pendant que les couches populaires vont se dorer la
pilule sur les plages polluées et que les plus pauvres restent
chez eux à affronter la canicule ou les inondations, le
gouvernement se dépêche de faire passer plusieurs projets
de loi. La tendance générale des mesures qu'ils nous ont
concoctées, ce n'est pas un révélation, est
à l'antisocial. Ce gouvernement est d'autant plus dangereux que,
lui aussi, raisonne en terme de classes : toujours plus pour les riches
et encore moins pour les pauvres. Ou plutôt, enrichir les riches
en prenant aux pauvres.
Une des grandes
lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève
par le biais du service minimum dans le service public et
particulièrement dans les transports. Pourtant, des limites au
droit de grève existent déjà dans la fonction
publique (préavis, réquisitions, etc...). Il est
intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de
longues luttes en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un
contexte défavorable aux salariés, cette attaque est
d'autant plus dangereuse qu'elle supprimerait la seule arme efficace
des travailleurs pour imposer leur revendications. Par son impact, la
grève signifie au patron et à l'État que l'on ne
peut exploiter des femmes et des hommes sans craindre une
réaction, elle reste donc l'arme que nous privilégions
pour imposer nos revendications.
Cette
réforme a aussi pour but à long terme de privatiser le
service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports
britanniques, elle a commencé le processus en s'attaquant au
droit de grève. Sans compter qu'en France, par la grève,
les cheminots ont souvent été à la pointe de la
défense des intérêts de tous les travailleurs (la
Sécu en 1995, les retraites en 2003).
De plus, le
gouvernement ne cache pas sa volonté d'étendre le service
minimum aux autres services publics. Sont particulièrement
visées : La Poste et l'Education Nationale.
L'embuscade se
referme sur nous. Si nous nous battons maintenant pour défendre
les acquis que nos anciens ont obtenus parfois dans le sang, si nous ne
réagissons pas, c'est à terme le droit de grève
dans le public comme dans le privé qui sera remis en cause. Le
choix est clair : se soumettre ou résister.
PAS DE SERVICE MINIMUM ... POUR LA LUTTE DES CLASSES !
PUBLIC-PRIVÉ, RÉAGISSONS !
|
BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE"
ORGANISEE A BETHUNE
|
Le
23 juin 2007, l'union locale CNT de Béthune organisait une
commémoration de la "Commune de Paris" ; l'occasion de faire la
fête en famille... Les
délicieux goûters et repas du soir ont été
engloutis. Les services librairie et bibliothèque de l'UL-CNT de
Béthune, une projection de films et de diaporama sur 2
ordinateurs et écran télé ont assuré une
animation sonore et visuelle de qualité. Les ateliers dessin,
découpage, jet de projectiles sur boites de conserve, courses et
jeux divers se sont déroulés idéalement dans le
vaste espace de la Maison des syndicats.
Le T-shirt commémoratif "Vive la Commune !"
(voir un aperçu ici) est sorti. Il est en vente au prix de 8 euros. Tailles
disponibles : XXL, XL et L . Coloris : noir (+ quelques-uns en bleu).
D'autre part, le fascicule n°2 de l'UPAB-CNT * est sorti : "La Commune de Paris : chants et chansons" (12 pages, 24 chansons, 24 vignettes illustrations). Prix : 2 euros.
Le T-shirt et/ou le recueil de chansons sont à commander par mail à UL-CNT de Béthune
*
Université populaire et autogérée du béthunois des syndicats CNT qui se
déroule tous les vendredi après-midi à la maison des syndicats de
Béthune avec un atelier d'informatique libre (Linux, logiciels libres,
sécurité, réseau, site Web, maintenance, installation...) et un atelier
d'écriture et de critique sociale (écriture collective, recherche
documentaire...).
Projections vidéos et débats autour de Mai 68.
Samedi 16 juin de 19h30 à 23h30, à la MEP (Maison de l’éducation permanente), place Georges Lyon à Lille.
Entrée gratuite.
Possibilité de se désaltérer et de se restaurer sur place.
Le but de la soirée est de replacer Mai 68 dans son contexte international et de montrer en quoi ce mouvement correspondait à une phase bien particulière de l’évolution du capitalisme. Avec les intervenants *, nous dresserons la liste des différentes thématiques portées par Mai 68. Nous débattrons de leurs différences d’état d’esprit et de leur dimension révolutionnaire (ou pas... ?). Nous réfléchirons à la fonction qu’ont joué ces événements à l’époque et nous analyserons « l’héritage » qu’ils ont laissé dans les mentalités et les structures de la société actuelle. Nous verrons ce qui a changé par rapport à cette époque et ce qui est demeuré identique. Nous essayerons de tirer les leçons de ce mouvement pour mieux lutter aujourd’hui… Venez nombreux !
CNT-Lille
* Parmi ces intervenants, citons par exemple Bernard GIL, militant du syndicat CNT santé-social de la région parisienne. Bernard GIL avait 17 ans en mai 68. Il nous rendra compte d’un aspect méconnu de mai 68 à Paris : l’occupation de la fac de Censier par un comité d’étudiants et de travailleurs.
Programmation vidéo :
Grands soirs et petits matins :
« Le seul vrai film sur l’esprit de Mai 68 ! »
William Klein filme au jour le jour des assemblées, débats
improvisés, barricades, bagarres de rues, palabres, utopie en marche,
résignation, malentendus. D’une durée d’1h37 et monté en 1998 dix ans après les
évènements, ce documentaire est une passionnante chronique qui allie la chaleur
lyrique du "direct" au recul ironique et critique. Filmé en noir et
blanc, caméra au poing, c’est le document le plus précieux, le plus juste et le
plus troublant sur ces évènements historiques. Des facs jusqu’aux usines, des
AG aux barricades… l’Etat, la hiérarchie et le capitalisme sont contestés par
des millions de grévistes, étudiants et salariés. Garçons de café, retraités,
illuminés, immigrés, ménagères, étudiants, syndicalistes, touristes des beaux
quartiers, cadres en mal de conscience, enragés de tous poils et de toutes
tendances forment partout des tables rondes ambulantes... Pavés de bonnes
intentions, rumeurs et révélations, rêves et discours les plus fous, analyses
correctes et aberrantes, coups de théâtre, complots, confessions, crises de
conscience, tripes et psychodrames... Pour visionner un extrait, cliquer ici.
Reprise :
« Un voyage passionnant au cœur de la classe ouvrière… »
Dans un petit film tourné en juin 68 par des étudiants en
cinéma devant l'usine Wonder à Saint Ouen, on voyait une femme refusait
passionnément de reprendre le travail après la grève, de rentrer dans « cette
boîte pourrie ». Patiemment, Hervé Le Roux a recherché toutes les
"acteurs" de ce petit film, les militants, les étudiants
"maos", les conseillers municipaux communistes, les ouvriers, les
contremaîtres… et les a longuement interrogés. Le pari de son documentaire,
sorti en 1996, est de retenir l'attention du spectateur par ce suspense :
retrouvera-t-on cette femme, saura-t-on si elle est "rentrée", si sa
vie a changé ? Cela dure plus de trois heures et c'est passionnant, parce qu'on
découvre la puissance de la parole ouvrière, le témoignage d'une époque, d'un
capitalisme paternaliste et sauvage, d'un monde de 1968 semblant à la fois
préhistorique et parfaitement immédiat. Et, comme dans un thriller, on ne cesse
d'espérer l'apparition de la mystérieuse pasionaria…
L’an 01 :
« On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste ! »
Au départ, « L’an 01 » est une bande dessinée de
Gébé publiée à partir de 1970 sous forme de série dans Politique Hebdo, puis
dans Charlie Mensuel. Puis, cette série
écologiste et utopiste fut adaptée au cinéma par Jacques Doillon qui donna
ainsi son premier rôle à Gérard Depardieu. On y voit également Coluche,
l'équipe du Splendid, les collaborateurs de Hara kiri, Gotlib, Jacques Higelin
ainsi que de nombreux autres (François Béranger, Romain Bouteille, Cabu, Jean-Paul
Farré, Patrice Leconte, Miou-Miou, Daniel Prévost…). Ce film, sorti en 1973 et
d'une durée de 1h27, a dépassé les 500 000 entrées. Le sujet est une volonté de
rompre avec le système traditionnel où les gens perdent huit heures par jour à
entraîner la destruction de la planète et à consommer des choses qui ne servent
à rien.
Le tract de présentation de la soirée est disponible ici
en téléchargement (format pdf - 1 page - 171 ko).
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MARCHE DES CHOMEURS
A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK
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La marche des chômeurs, partie de Paris pour
se rendre à Rostock en Allemagne (où a lieu le sommet du
G8), est de passage dans la
région.
Elle était à Arras et Douai ce lundi 21 mai. Petit compte-rendu en cette fin d'après-midi :
Une centaine de personnes ont manifesté à Arras (CNT,
No vox, AC !, MNCP, APEIS, Solidaires). Après une entrevue en mairie,
la marche a rejoint les ouvriers en lutte de l’entreprise Delphy
(équipementier automobile) à la Beubrières près de Douai. La
CNT-Béthune y a distribué un tract extrait du "Combat Syndicaliste" de
mai 07 (Delphi, c’est aussi à Cadix en Espagne où nos camarades de la
CGT espagnole sont en lutte - cf. le site http://www.cgt.es ).
La marche sera à Lille mardi 22 mai (cf. ci-dessous quelques rendez-vous extraits du programme régional).
Communiqué : pourquoi la CNT-Béthune soutient-elle cette marche ?
A l'occasion du sommet des puissants, l'union locale CNT de Béthune soutient cette action européenne qui entend encore une fois :
- dénoncer le chômage, la précarisation, la pauvreté, les exclusions et les discriminations,
- témoigner, à chacune des étapes, des luttes organisées localement (et les soutenir bien entendu).
Ce soutien s'inscrit tout naturellement dans les engagements locaux que mènent depuis nombre d'années l'union locale CNT de Béthune et le syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois (lutte contre les expulsions locatives et soutien aux réfugiés de Calais).
La marche 2007 fait suite à celles entreprises dans les années précédentes depuis 1997. Pour rappel, la CNT béthunoise et plus particulièrement le syndicat des sans emplois et précaires ont été présents dans les marches de 1997 ("Marche anti-G8" de Tanger à Amsterdam, ), de 2004 ("Marche des sans papiers" de Bruxelles à Paris) et de 2005 ("Marche contre la précarisation de nos vies", Arras-Calais-Lille-Paris).
Les soutiens financiers sont à envoyer par chèques libellés au nom de "Union locale CNT de Béthune" (avec la mention "marche" au verso) à l' adresse suivante : Union locale CNT, Maison des syndicats, 558 rue de Lille, 62400 Béthune. En parallèle, merci de confirmer votre envoi postal par l'envoi d'un courrier e-mail à l'adresse suivante : ul-bethune@cnt-f.org
Extraits du programme pour les 21, 22 et 23 mai 2007 :
Lundi 21 mai à Arras :

- 11h30 : accueil des marcheurs devant l'Hôtel de Ville par
toutes les associations et syndicats du secteur qui soutiennent la
marche : AC ! Nord-Pas-De-Calais (EPAA Liévin, SEDE Oignies, AC !
métropole lilloise, AC ! Ternois) - MNCP (Boulogne, Annoeullin, Aire sur la
Lys) - CNT Béthune et CNT Lille - SUD 62
- ATTAC (Artois et La Gohelle ) - Confédération Paysanne Nord
Pas-de-Calais

- 12h / 12h30 : arrivée des caravanes venant de Paris

- 14h : défilé dans la ville pour rejoindre l'Hôtel de ville
jusqu'à la place des Héros

- de 16 à 18h : action de soutien aux salarié-e-s d’une
entreprise menacée de fermeture

- 18h30 : départ pour le quartier Ouest d'Arras

- 19h : prises de paroles

- 20 h : soirée festive avec repas (barbecue de la
Confédération paysanne)

Mardi 22 mai à
Lille :

- 12h : accueil de la caravane venant de Paris et d'Arras à
la maison de quartier de Wazemmes

- 14h : projection du film de Gilles Balbastre "Le
chômage a une histoire" (102 minutes) et débat avec les marcheurs sur la
précarité et le G8
- 16h15 : départ de la manifestation à pied vers le
centre-ville de Lille (rue Gambetta, Molinel, Gare, Faidherbe, Grand-Place,
vers l'Avenue du Peuple Belge)

-
20h : soirée-débat à la "Halle aux Sucres", avenue
du peuple belge (Vieux-Lille) sur le thème "Les droits sociaux
en Europe,
contre toutes les formes de précarité".
Intervenants : Jean Gadrey
(économiste), sur le G8 et ses enjeux - Michel Rousseau
(Euromarches), sur les
marches européennes - Christiane Maigre (Belgique), sur la
précarité en Europe
- David Gipoulou, sur les services publics en Europe. Le tout sera
suivi d'un
débat et de témoignages de luttes. Il y aura aussi des
stands associatifs sur
l'emploi, le chômage, la précarité, le logement,
les sans-papiers, les services
publics, les luttes étudiantes, les luttes des femmes…

Mercredi 23 mai à
Lille :
départ vers Charleroi (Belgique) à 9h30
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LA CNT
FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL
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Les présidents et les gouvernements changent...
Nous, on ne change pas !
La
démagogie de droite a triomphé dans les urnes. La
démagogie de gauche aurait pu tout aussi bien l’emporter
de la même façon. Le seul gagnant de ces élections est le Capital
et son appareil d’Etat répressif.
L’obscénité financière se donne
déjà à voir ! Face à cette situation et
quel que soit le résultat des prochaines élections
législatives (pour lesquelles nous ne donnons aucune consigne -
ni de vote ni d'abstention - l'essentiel pour nous étant
ailleurs), la CNT continue son combat de classe sur les lieux de
travail ou de formation, auprès de la population retraitée ou privée d'emploi et selon les méthodes
qui sont les siennes (lire ci-dessous).
La CNT et le "mouvement anti-Sarkozy"
Contrairement
à ce qui a été annoncé dans plusieurs
médias de la presse écrite et audio-visuelle, la CNT
n'est pas impliquée dans les incidents qui émaillent
depuis plusieurs jours les manifestations anti-Sarkozy.
La CNT comprend
les craintes, la colère, l'impatience et l'exaspération
de toute une partie de la jeunesse. Elle n'a pas à juger ni
à condamner leur
révolte et elle soutiendra dans la mesure de ses moyens tous
ceux et toutes celles qui subissent actuellement une répression
judiciaire complètement démesurée.
Mais que les
choses soient claires : en tant qu'organisation syndicale, la CNT ne se
situe pas sur le même terrain d'action que le
mouvement anti-Sarkosy qui de développe aujourd'hui (ce n'est pas une critique mais un simple constat). En
effet, le combat de la CNT ne peut pas se focaliser autour de la
personnalité d'un président de la République. La
CNT combat l'Etat-patron, le patronat privé et le capitalisme
avec les outils qui sont ceux du syndicalisme. Elle le faisait avant
l'élection de Nicolas Sarkosy ; elle continue à le faire
depuis qu'il est élu.
Le
"troisième tour social" préconisé par la CNT passe
donc par le renforcement du syndicat sur les lieux de travail et
de formation, par un travail très concret d'explication et de
sensibilisation auprès de toute la population, par la
participation à des actions comme la marche des chômeurs
organisée à l'occasion du G8 de Rostock *... et bien sûr par la
grève ! Quant aux attaques contre les travailleurs qui ne
manqueront pas d'être prises prochainement par le futur
gouvernement, les syndicalistes de la CNT les attendent de pied ferme
et préparent d'ores et déjà la riposte...
Lille, le 10 mai 2007.
Précision sur l'identité syndicale de la CNT :
Contrairement
à ce qui été annoncé également dans
plusieurs médias, la CNT n'est pas
une organisation idéologique au sens restrictif du terme, mais
une
organisation syndicale se revendiquant de la grande tradition
anti-autoritaire et anti-capitaliste du mouvement ouvrier et regroupant
des travailleurs de différentes sensibilités
(syndicalistes
révolutionnaires, anarcho-syndicalistes, syndicalistes
autogestionnaire, syndicalistes de lutte de classe, etc.). Parler des
"anarchistes de la CNT" est donc tout aussi caricatural que si l'on
parlait des "communistes de la CGT", des "socialistes de la CFDT", des
"trotkystes de SUD", etc... !
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PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL !
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Quelle que soit l'attitude que chacune ou chacun d'entre nous adoptera à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle (choix de l'abstention, du vote blanc ou du vote "anti-Sarko") - et quel que soit le résultat de cette élection (Royal ou Sarkozy) ! - la CNT rappelle qu'il est plus que jamais nécessaire de se syndiquer, de se mobiliser, d'être solidaire des autres secteurs en lutte, de faire converger nos revendications et nos combats dans un grand mouvement d'ensemble.
Car seul un rapport de force massif et organisé à la base sera capable d'imposer une réelle distribution des richesses et le droit à un logement décent, d'empêcher les licenciements et la casse des services publics, de stopper le nucléaire, d'obtenir la régularisation de tous les sans papiers, d'en finir avec les discriminations et la répression policière accrue dans les quartiers populaires...
Soyons ingouvernables !
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MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
SAMEDI 17 MARS 2007 A LILLE
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Reportage vidéo sur la manifestation anti-nucléaire du 17 mars 2007 à Lille :
www.dailymotion.com/video/x1svby_stop-epr-lille
Tract de l'UL-CNT de Lille distribué à cette occasion :
La CNT exige la sortie du nucléaire.
Elle exprime cette détermination
en fonction des dangers sociaux et politiques que représente la filière
nucléaire.
Danger social
L'industrie nucléaire merde partout en France. Ce n'est pas toujours
dit, mais il y a des incidents et des accidents toutes les semaines
(que ce soit sur les centrales, les centres de retraitement ou les
installations militaires). Le risque d'accident majeur est possible. Ce
risque n'est pas écarté par les progrès de l'industrie nucléaire. Il
augmente au contraire avec la complexité croissante de techniques mises
en oeuvre et avec la course à la productivité. Ce risque augmente aussi
avec le vieillissement des installations nucléaires déjà existantes,
sachant qu'EDF envisage d'aller toujours plus loin dans le maintien de
ces installations (durée de vie prévue au départ de 20 à 25 ans et
rallongée à 40 ans pour des raisons uniquement d'ordre capitaliste).
Le problème des déchets radioactifs n'est toujours pas résolu, plus de
25 ans après le lancement du programme nucléaire civil en France.
L'accumulation de ces déchets et le renvoi de leur gestion aux
générations futures est proprement irresponsable.
Les risques pour la santé liés à la pollution radioactive sont toujours
présents et touchent notamment l'ensemble des travailleurs et des
populations en contact avec l'industrie nucléaire, comme l'ont montré
les divers incidents liés aux transports des déchets ou aux différents
types de sites nucléaires : centrales, unités de stockage et de
retraitement mais aussi mines d'uranium. A propos de ces dernières,
rappelons que si l'extraction de l'uranium nécessaire au fonctionnement
des centrales ne se fait plus en France (et on nous parle
"d'indépendance énergétique" !), il se fait dans les pays pauvres.
Ainsi, ce sont 200 000 personnes à travers le monde qui meurent chaque
année par contamination. En ce qui concerne les salariés de la filière
nucléaire en France, précisons que ce sont les intérimaires d'EDF qui
sont particulièrement touchés. Les normes de sécurité, quand bien même
elles seraient suffisantes, ne sont pas du tout respectées, ce qui
implique des travailleurs parfois irradiés, en tout cas jetables après
5 ou 6 ans de travail !
Danger politique
Projet d'essence étatique et technocratique, le nucléaire a été imposé
sur la base du secret d'Etat et du mensonge délibéré, sans débat réel
au niveau des populations concernées (et, en fait, de l'ensemble de
l'humanité… au regard des conséquences planétaires de tout accident
majeur). Dans une société où la production vise moins les réels besoins
des individus que la constitution de plus-value pour les riches, le
mythe d'une énergie abondante et peu chère (mythe véhiculé par les
nucléocrates) a occulté les questions essentielles sur les conséquences
sociales et environnementales de l'emploi de cette énergie, faisant
passer les besoins de l'industrie capitaliste avant toute autre
considération.
La décision de favoriser l'énergie nucléaire correspond ainsi à un mode
de gestion autoritaire de la société (par le biais de l'Etat et de ses
comparses capitalistes) à l'opposé d'un mode autogestionnaire de
fonctionnement (tel que le défend la CNT). Imposer le nucléaire nous
dépossède de nos moyens de décision un peu plus, confiant la "chose" à
des "experts". Nous, "simples" consommateurs et / ou travailleurs,
n'avons pas notre mot à dire.
Il correspond aussi à un modèle économique où le développement à
outrance de la production ne répond pas aux besoins et à la finalité de
bien-être des individus, mais bien à la soif de profits d'une minorité
de riches.
Enfin, et ce n'est pas le moindre des dangers, le maintien de la
filière nucléaire favorise la prolifération nucléaire à des fins
militaires.
>>>>>>>>>>>>>>
La sortie du nucléaire est possible aujourd'hui. Elle repose sur le
recours, en phase transitoire, aux techniques de production énergétique
les moins néfastes pour l'environnement et les individus (centrales au
gaz et cogénération prioritaires). Elle doit favoriser le développement
des énergies renouvelables et de toutes les possibilités d'économie
d'énergie.
La sortie du nucléaire n'implique pas la mise au chômage des
personnels. Il faut exiger la retraite anticipée avec plein salaire et
primes pour les personnels les plus exposés aux risques cancérigènes
(cancers du poumon, du larynx, des os) et le maintien sur les sites de
ceux et celles qui le désirent pour assurer à long terme les
démantèlements, les réhabilitations et les rénovations dans les
meilleures conditions.
Union locale interprofessionnelle des syndicats CNT de Lille et environs
Ce tract peut être téléchargé sous sa forme maquettée
(format pdf - 2 pages - 126 ko) en cliquant ici.
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LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL
ET LE FRONT NATIONAL
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Tract
d'appel de l'union locale des syndicats CNT de Lille et environs
à la manifestation antifasciste organisée le 24
février 2007 à Lille à l'occasion de la convention
nationale du FN :
La
Confédération nationale du travail (CNT) exprime son
antifascisme historique en appelant à manifester samedi 24
février 2007 contre la convention nationale du FN qui se
déroule à Lille Grand Palais les 24 et 25 février
2007.
Seulement, pour
notre syndicat, il n’est pas question de se joindre aux "forces
républicaines" qui, à 3 mois des élections
présidentielles, partent à la pêche aux bulletins
de vote. Il n’y a pas eu de "coup de tonnerre" dans notre ciel le
21 avril 2002. La situation électorale actuelle est le fruit
d’une évolution que nous n’avons pas
découverte à cette occasion.
En effet, la
montée du Front national a d’abord servi des
intérêts uniquement électoraux, lorsque le PS
l’a utilisée pour diviser la droite, et pour rassembler
autour de lui les autres partis de gauche.
La
montée du Front national a ensuite été la
conséquence de ce qu’on a appelé la
'lepénisation" des esprits, lorsque les politiciens ont permis
aux propos démagogiques du FN d’atteindre une
légitimité populaire. Car enfin, quand Le Pen parle de
renvoyer les immigrés dans leur pays d'origine, de les priver de
droits sociaux ou encore de casser les syndicats, n'oublions pas que ce
sont les gouvernements de gauche comme de droite qui remplissent les
charters, construisent des centres de rétention, votent des lois
liberticides, envoient la police et l'armée pour stopper tout
mouvement social, criminalisent les syndicalistes...
La montée
du Front national a enfin été la conséquence de la
corruption et des mensonges des élus, des promesses non tenues,
d’une gauche convertie à l'économie de
marché, d'un syndicalisme institutionnalisé abandonnant
les couches sociales pauvres.
Le combat que
mène la CNT ne se fera certainement pas en appelant à
voter pour qui que ce soit. Chaque adhérent fera à ce
propos ce qu’il juge bon. C'est dans les entreprises, dans les
quartiers, avec des organisations syndicales du monde entier que nous
le menons, pour la construction d’un autre futur sans
exploités ni exploiteurs, sans dominants condamnant à la
misère la plus grande part de l’humanité.
Car enfin,
c’est sur ce terreau (le chômage, la
précarité, la misère, l’exclusion et
l’exploitation) que croît le fascisme. L’antifascisme
de la CNT est indissociable de son anticapitalisme, tant il est
évident que c’est la fin de l'exploitation qui sonnera
définitivement la mort du fascisme.
Contre la tenue à Lille de la convention nationale du FN,
la CNT appelle à manifester sur ses propres bases :
- L'antifascisme est un combat quotidien (non aux récupérations politiciennes et électoralistes !) ;
- L'antifascisme
n'est véritablement efficace que sur le plan économique
et social (seule la lutte de classe peut contrecarrer le
développement de l'extrême-droite !).
Rendez-vous samedi 24 février 2007 à 14h30,
porte de Paris, place Simon Vollant (M° Mairie de Lille).
Le tract maquetté (1 page - format pdf - 164 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.
Nota bene : la CNT sera présente dans le cortège des syndicats.
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SECTEUR PUBLIC :
TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !
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La CNT appelle à cette grève sur ses propres bases : titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité, augmentation générale des salaires selon une échelle décroissante allant de 300 à 0 euros (priorité aux bas salaires !), convergence avec les travailleurs du secteur privé, les étudiants et les chômeurs, lutte pour l'égalité sociale et l'autogestion, etc.
Manifestation unitaire : Lille - 14h - porte de Paris (rendez-vous CNT à l'angle de la rue de Paris et de l'avenue Kennedy).
Pour info, voici un extrait du tract de l'intersyndicale de la fonction publique (à laquelle la CNT n'est pas invitée) :
- Pour l’ouverture immédiate de véritables négociations sur l’ensemble du contentieux salarial, la refonte de la grille et le niveau des pensions, le rattrapage sur les pertes intervenues depuis 2000 (+ de 6 %).
- Pour la défense des services publics et de la fonction publique.
- Pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de tous les personnels.
- Pour une politique d’emploi public statutaire qui corresponde aux besoins.
Texte commun du STIS-CNT 59 et du SSEC-CNT 59/62
APPLIQUEE AUX SERVICES PUBLICS... LA LOGIQUE CAPITALISTE !
Aujourd'hui plus que jamais, les services publics sont la cible du "libéralisme avancé" :
Fermeture des bureaux de poste, des administrations de proximité, des classes trop peu surchargées, des petites maternités et des services hospitaliers non "rentables"...
Seuls secteurs épargnés : tribunaux, police, prisons.
Nous savons la dégradation des transports publics (et la perte de sécurité) dans le système anglo-saxon prôné par le Pouvoir, le gonflement démesuré des factures énergétiques (électricité par exemple) dans le secteur passé au privé... La liste est longue.
TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS
Sous les prétextes de qualité et d'efficacité se cache de fait l'objectif de rentabilité : il faut faire travailler plus pour produire plus.
La réforme Fillon a allongé les durées de cotisation à 40, 41 et bientôt 42 ans pour les retraites. Les services sont réorganisés, les établissements fermés, les personnels regroupés. La pénurie organisée des effectifs alourdit la charge de travail mais conduit aussi à la remise en cause des droits des personnels (droits aux congés, remplacements à combler).
15000 suppressions d'emplois sont ainsi inscrites dans la loi de finances 2007, (5300 en 2006), qui conduisent à redéfinir en les maximisant les missions des fonctionnaires.
Dans le même temps, on a une baisse de plus de 7%, en sept ans, du pouvoir d'achat des travailleurs des hôpitaux, de l'éducation, des collectivités, de la poste, pour des salaires toujours plus dégradés des non titulaires restants.
EN FINIR AVEC LES DISCOURS DE PRETENDUE NECESSITE
Bien que dégradé, le Service Public doit remplir ses missions.
L'Etat se montre alors le 1er pourvoyeur de travail précaire avec un recours massif aux vacataires, contractuels, MA, EVS, CAE, assistants de toutes sortes dans l'Education, intérimaires et CDD à la Poste, 30% de non titulaires, soit plus de 500 000 agents dans la Fonction publique territoriale... sans statut (le Droit du Travail dans le secteur privé) donc sans défense, soumis au vouloir, bon ou mauvais, du "chef", au salaire dérisoire, aux horaires incertains, à la menace du licenciement immédiat.
L'absence de personnels titulaires stables et qualifiés, c'est encore la détérioration des conditions de travail, la faiblesse de la présence adulte dans les écoles, la dégradation des matériels et de l'entretien des établissements...
La réponse de l'État ? Mobilité, flexibilité. Allongement des temps de travail, remplacements à l'interne, nominations hors compétence, et sur 2 voire 3 établissements...
ENSEMBLE, EXIGEONS
- une augmentation générale des salaires, vers l'égalité salariale (contre les hiérarchies de revenus qui divisent les travailleurs),
- un recrutement massif de travailleurs titulaires en fonction des demandes des AG de salariés (seules à même d'évaluer les réels besoins sur le terrain),
- la titularisation immédiate, sans condition de concours ni de nationalité, de tous les travailleurs précaires de la fonction publique.
A TRAVAIL EGAL,
STATUTS ET SALAIRES EGAUX !
Syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59)
Syndicat santé-social-éducation-culture du Nord Pas-de-Calais (SSEC-CNT 59/62)
LA GREVE DANS L'EDUCATION :
Contre
une éducation soldée, fliquée,
précarisée !
Le syndicat santé-social-éducation-culture du Nord Pas-de-Calais (SSEC-CNT 59/62) vous informe que le matériel de la
Fédération CNT des travailleurs de l'éducation
(tract format A3 pour les panneaux syndicaux, tract A4 recto-verso,
affiche d'appel à la grève, tract sur le projet de super dirlo dans le 1er degré...) est disponible ici.
Quant au tract de l'intersyndicale de l'éducation 59/62, le voici :
Dans l’EDUCATION NATIONALE, la coupe est pleine !
NON, un professeur n'est pas payé 4100 euros !
Le salaire d'un débutant est de 1,25 fois le SMIC, malgré
la longueur des études et la difficulté du métier.
Le salaire net moyen d’un enseignant représente, en 2003,
65 % de celui d’un cadre du privé et 68 % de celui
d’un cadre de la fonction publique. Nous sommes revenus, en 2004,
à un pouvoir d’achat équivalent à celui du
milieu des années 60 ! Est-il illégitime de demander des
vraies hausses de salaires, au-delà des miettes qu’on nous
donne cyniquement (+0,8%, « mangés » à coup
sûr par l’inflation !) ? Etre en grève, c’est
affirmer que la solution ne passe pas par des mesures individuelles, le
recours à un mérite calibré, mais par une riposte
collective pour des mesures générales.
Nous demandons le rattrapage des baisses de pouvoir d’achat et la revalorisation significative du point d’indice !
NON, enseignant ne rime pas avec tire au flanc !
Toutes les enquêtes aboutissent à évaluer la
durée moyenne du travail des enseignants entre 39 h 47 (source
MEN 2002) et 45 heures hebdomadaires pendant l’année
scolaire, auxquelles il convient d’ajouter les temps
d’interrogations d’examens, et le travail personnel pendant
les vacances (10 à 20 jours par an selon les niveaux,
disciplines et enquêtes). Soit un total annuel de 1600 à
1800 heures.
Nous demandons le retrait immédiat des projets de décret
sur le projet de décret sur les services et les statuts
(notamment la bivalence) de Robien qui justifient les retraits de
postes et les amputations salariales au mépris de nos statuts et
de nos qualifications
NON, la démographie ne justifie pas les retraits d’emplois !
Rentrée 2007, ce sont encore plus de 700 postes qui seront
supprimés dans l'académie ! Au total ce seront plus de
3208 postes dans le second degré et 138 postes dans le premier
degré qui auront disparu depuis 2002 dans
l’Académie. On supprime 1 poste pour une perte de 8,5
élèves dans le second degré mais dans le premier
degré il faut 45 élèves pour créer un seul
poste ! Robien joue sur les mots pour justifier les suppressions. Par
exemple en mélangeant les secteurs. Les 2 créations dans
le primaire compensent-elles les suppressions de postes
d’administratif. Les annonces sur les postes dans le
supérieur (inférieures de moitié aux engagements
du ministère) celles dans le secondaire ?
Nous demandons le retrait des suppressions de postes, et les
créations des emplois statutaires nécessaires au bon
fonctionnement du service public
NON, les élèves en difficulté ne sont pas aidés !
On supprime massivement les postes dans les zones prioritaires, on
remplace des personnels qualifiés par des jeunes sans formation
et sans moyens ! L’an dernier, le dispositif « Ambition
Réussite » a permis d’amputer les moyens de dizaines
d’établissements classés REP. Cette année,
les seuils sont encore relevés ! Tout cela fait le jeu du
privé dans l’académie, favorise l’exclusion
et empêche tout effort de mixité sociale
Assez des redéploiements : entre écoles du 62 et du 59
(22 postes en moins), entre élèves handicapés et
élèves en difficulté (34 postes en UPI sur des
retraits d’HSE) !
MAINTENONS LA PRESSION, ENSEMBLE DANS LA GREVE LE JEUDI 8 FEVRIER
MANIFESTATION UNITAIRE A LILLE - 14H - PORTE DE PARIS
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SOUSCRIPTION REGIONALE
POUR L'ACHAT D'UNE SONO
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L'union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais organise une souscription auprès de tous/toutes ses adhérentEs et sympathisantEs pour l'achat d'une sono et d'un groupe électrogène permettant de l'alimenter. Ceci bien sûr afin de faire encore mieux entendre sa voix dans les manifs auxquelles elle participe régulièrement à Lille, mais aussi un peu partout dans la région.
Objectif : 3000 euros.
Les chèques sont
- à libeller à l'ordre de : union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise
- et à envoyer à : UL-CNT, 1 rue Broca, 59000 LILLE.
Merci d'avance pour votre soutien.
Dans un texte du
27 janvier 2006, la direction de la Poste impose une réforme
syndicale à ses travailleurs. Dés lors, la CNT-PTT,
syndicat abusivement présenté comme non
représentatif, n’a plus le droit de citer. En effet, tous
ses panneaux syndicaux ont été supprimés, et les
militants ont interdiction de s’organiser sur leur lieu de
travail. Il leur est interdit de pouvoir tenir des réunions
statutaires et d’information dans les locaux et de prendre des
congés de formation syndicale. Au-delà de cette
volonté de faire taire des syndicats qui dérangent, la
Poste et les organisations syndicales qui acceptent cet état de
fait conduisent le droit syndical à sa perte. Demain, il ne sera
plus possible pour eux d’utiliser les moyens de rapport de force
tel le droit de grève qui est maintenant limité et
encadré.
L’union
locale des syndicats CNT de la métropole lilloise se joint
à la fédération CNT-PTT pour dire non aux
discriminations en matière de droit syndical et non aux
restrictions du droit de grève.
Elle participera, dans la métropole lilloise, à la journée nationale d'action organisée le samedi 25 novembre 2006.
SECTION CNT-MEDIAPOLE :
A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ?
Une section syndicale CNT a été
créée courant octobre à Médiapole, les
médiateurs "agents oranges" du métro lillois. Notre
camarade Ouari a été mandaté par le STIS-CNT 59
comme délégué syndical, ce qui n'a pas
été contesté par la direction, ni par les autres
syndicat présents dans la boîte. Des panneaux d'affichage
ont été mis à la disposition de la CNT.
Médiapole est une association qui emploie une part importante de
précaires. Plusieurs revendications sont engagées,
notament concernant le rattachement à une convention collective
afin de mieux encadrer le droit du travail (grille de salaires et
autres avantages spécifiques).
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DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER…
OU ETAT POLICIER ?
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Non aux interpellations arbitraires survenues le 15/11/06 à Lille à l'occasion de la
venue de Dominique de Villepin !
Mercredi 15 novembre, une vaste journée militante se met en place sur la
métropole lilloise : mobilisation
du « Réseau Universités Sans Frontières », soutien aux syndicalistes
de la SAC suédoise, manifestation des syndicats de l’éducation.

Un rassemblement de soutien
au « Réseau Universités Sans
Frontières » (RUSF) et au « Comité des Sans Papiers » (CSP 59)
est prévu à proximité de la conférence du premier ministre sur le site de l'université de Lille II.
Un
groupe de militants et sympathisants
cénétistes, munis de drapeaux de la CNT roulés,
décide de rejoindre ce
rassemblement. A la descente du métro « Porte de
Douai », la police nationale intervient et empêche nos
camarades de sortir de la station.
Un commissaire affirme que « personne ne pourra descendre avant Porte
des Postes » (deux stations plus loin !) ». D’évidence, un
blocage filtrant est organisé pour éloigner les militants qui veulent rejoindre
le lieu de rassemblement.

Contraints par les forces de l'ordre, nos camarades continuent
vers la « Porte des Postes ». A vingt mètres de la sortie de la station, sur le boulevard Victor
Hugo, le groupe est interpellé sur le
trottoir. Interpellation conduite par le même commissaire rencontré dans le
métro et deux motards, rapidement rejoint par d'autres policiers. Après un contrôle d'identité, nos
camarades sont embarqués vers le commissariat. L’un d’entre eux sera passé à la
question menottes aux poings !
Mais tous seront relâchés trois heures plus tard, à la fin de leur interrogatoire.
L'union locale CNT de Lille et l’union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais,
réaffirment leur soutien aux militants interpellés et dénoncent le comportement
injustifiable des forces de l'ordre. Ces méthodes rappellent les interpellations et condamnations du
mouvement social de ce printemps en s'inscrivant clairement dans la
criminalisation des mouvements sociaux et des militants.
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DROIT A L'AVORTEMENT
ET A LA CONTRACEPTION
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Face aux intégristes de "SOS tout-petits", rassemblement samedi 18 novembre à 10h30 devant le Planning familial de Lille (16 avenue du président Kennedy, M° mairie de Lille) pour réaffirmer que l'IVG est un droit fondamental !
Alors que l'Interruption Volontaire de Grossesse est légale en
France depuis 1975, le lobby « pro-vie » soutenu par les
extrêmes droites et le Vatican est présent dans de
nombreux pays. En France, des nombreuses associations formant la
nébuleuse anti-IVG, SOS tout petits est la plus active. Depuis
20 ans déjà, cette association organise des actions
violentes d'entraves à l'avortement partout en France, dans les
hôpitaux pratiquant l'ivg pour protester contre le droit a
l'avortement. Le 18 novembre 2006, pour fêter ses 20 ans, SOS
Tout-petits organise une journée nationale de prière
contre l'avortement. A Lille, elle se déroulera à
proximité du Planning Familial. Face à ces
intégristes, nous devons réaffirmer que l'IVG est un
droit fondamental. Le corps d'une femme n'appartient qu'à
elle-même. C'est donc à elle seule que doit revenir la
décision de poursuivre ou d'interrompre sa grossesse.
Actuellement dans le monde, une femme meurt toutes les 6 minutes suite
à un avortement clandestin alors que l'IVG est une intervention
bénigne. En France, la lutte n'est pas achevée même
si l'avortement est légalisé. En effet, des attaques
visent encore et toujours à le remettre en cause (tentative
d'amendement Garreau). De plus les limites matérielles actuelles
(principalement en termes de place dans les hôpitaux et du manque
de formation des médecins) freinent l'application effective de
ce droit. En ce qui concerne la contraception, bien qu'il existe
beaucoup de moyens contraceptifs différents, très peu
sont remboursés ; il n'y a donc pas de réel choix et de
réelle gratuité.
Premiers signataires : Chiche 59, Union locale des syndicats CNT de
Lille et environs, LCR 59, RLF, SCALP 59/62, Sud Etudiant-e Lille, Sud
éduc 59/62…
Pour télécharger le tract d'appel maquetté (format pdf - 1 page - 105 ko),
cliquer
ici.
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SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S
DE QUEBECOR HELLEMMES
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Une nouvelle fois, l’infamie capitaliste fait des ravages.
On ne compte plus le nombre d’usines qui ferment et laissent sur
le carreau des centaines, voir des milliers, d’ouvriers et leurs
familles.
La direction de l’imprimerie QUEBECOR a annoncé la
fermeture progressive du site d’Hellemmes, avec une cessation
d’activité et le licenciement de ces 230
salarié-e-s et 40 travailleurs précaires.
Pourtant, l’usine tourne et son cahier de commande est
considérable, elle est économiquement viable. Mais, comme
pour de nombreuses autres, elle ne fait pas assez de profit, ne
satisfaisant pas les actionnaires. C’est vrai que 15 millions
d’Euros de dividendes en 2006 et 5 millions prévus cette
année c’est peu… !
Depuis plus d’un mois, les salarié-e-s, ne pouvant
accepter de voir disparaître leur outil de travail, occupent leur
usine, organisent des AG, préparent la lutte dans l’espoir
de le préserver.
Mais ce qui s’est passé à Nouzonville est de
mauvais augure. Jeudi et vendredi dernier, ce sont les CRS qui ont
déménagé les moyens de production du site de
Thomé-Génot et ont chargé violemment la
manifestation des salariés. Encore une fois, l’Etat
protège les patrons.
L’Union Locale des syndicats CNT de la métropole lilloise
tient à exprimer son soutien aux salariés de QUEBECOR
Hellemmes et dénonce, une nouvelle fois, les patrons et
actionnaires dont le seul but est de s’en mettre plein les poches
sur le dos des travailleurs.
Lille, le 16/11/2006
|
TRACT
DE RENTREE INTERPRO
DDE L'UNION LOCALE CNT DE LILLE ET
ENVIRONS
|
Version
maquettée disponible ici au format
pdf (2 pages - 56 ko)
Automne
2006,
Nous sommes toujours plus nombreux à être
fragilisés tout azimut. La
peur nous retranche dans des stratégies individuelles de survie.
Les
luttes collectives en sont ébranlées, le syndicalisme en
pâtit, le
droit syndical toujours plus bafoué dans l’entreprise, la
criminalisation du mouvement social n’est pas en reste
(intervention du
GIPN contre les grévistes de la SNCM, interpellations et
condamnations
pendant le mouvement dit anti-CPE, fichage
généralisé…).
L’offensive
gouvernementale main dans la main avec le MEDEF met à
l’index un à un
nos acquis sociaux :
- Casse du droit du travail (CNE, CA, CAE…),
- Réduction des droits des chômeurs
(radiation, baisse de la durée
d’indemnisation, contrôles renforcés…),
- augmentation des annuités pour
l’accès à une retraite complète,
- perte du système par répartition,
- discrimination à l’accès aux
soins (inaccessibilité à certains
soins car non remboursés),
- remise en cause du service minimum = fin du droit
de grève,
- casse de la diversité syndicale par
l’institutionnalisation des
syndicats réformistes…
Les
conditions actuelles de nos vies se dégradent :
o précarité grimpante,
- Des centaines de milliers de chômeurs sont
invisibles ; ils sont
sortis des statistiques de l’ANPE, pour faire illusion. Le
chômage
officiel n’est que la part émergée de la privation
d’emploi, de
l’interdit de travail. En juin, les radiations administratives
(par
exemple pour absence à une convocation) ont augmenté de
20 %, à 43 707.
Quant aux radiations pour " absence au contrôle ", elles ont
augmenté
de 5 %, à 146 851. En juillet 2006, le vrai chiffre du
chômage
(catégorie 1, 2 et 3) est de 2,3 millions soit 8,5 %. Mais
à cela, il
faut ajouter les nombreux les RMIstes et chômeurs sans droit (ni
ASSEDIC, ni RMI).
- absence d’embauche dans les services publics
qui se caractérise
par une multiplication des contrats précaires (La Poste
préfère
exploiter les facteurs par le biais de contrats d’Intérim),
- privatisation du secteur public : augmentation
généralisée de la
sous-traitance des missions de service public (l’Unédic
délègue les
missions de recherche d’emploi de l’ANPE à des
sociétés privées dont le
seul but est de faire du profit, et on ne compte plus dans les
hôpitaux
et écoles la sous-traitance des services de nettoyage et de
maintenance
avec, à la clé, des conditions de travail
déplorables),
o atteintes aux droits syndicaux et
particulièrement au droit de
grève, avec notamment le projet de loi sur « la
réforme du dialogue
social » prévu pour Automne 2006.
o criminalisation du mouvement social :
procès à répétition
des jeunes arrêtés lors du mouvement du printemps dernier,
fichage
génétique généralisé…
o division entre les travailleurs
(public/privé, français expatriés
et immigrés) : les travailleurs immigrés sont
privés de ce qu’il
nous reste de droit du travail, et utilisés comme boucs
émissaires par
les gouvernements successifs.
o exonération des cotisations sociales (les
charges patronales) :
autant de cadeaux faits aux patrons qui nous empêchent
d’avoir une
réelle couverture. Et après on nous parle de trou de la
sécu… le
montant des exonérations de charges est passé de 3
milliards d'euros en
1993, à 19,8 milliards en 2005. Elles représentent
aujourd'hui "26% des
dépenses publiques pour l'emploi". Les mesures annoncées
par le
gouvernement pour la rentrée visent à accorder de
nouvelles
exonérations de cotisations sociales, pour les salaires
égaux ou
inférieurs au SMIC, dans les entreprises de moins de 20
salariés. Cela
n'aurait pour conséquence que de grossir le nombre de smicards.
Seule l’organisation collective saura peser dans le rapport de
force. La mobilisation dite anti-CPE en a montré
l’exemple. Une lutte
qui s’est mise en place par la base, ayant posé un
fonctionnement en
Assemblée Générale souveraine et dont
l’issue a permis le retrait du
CPE.
Les
syndicats CNT de l’Union Locale de Lille se battent pour :
- un service public renforcé (titularisation
de tous les précaires,
créations de postes pour un vrai service public),
- accès à la formation pour tous avec
maintien du salaire,
- généralisation du maintien des
salaires en cas de maladie ou
accident de travail,
- augmentation générale des minima
sociaux et des salaires selon une
échelle décroissante de 500 euros pour les salaires les
moins élevés à
rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC
réévalué,
- pas de salaire net inférieur à 1500
euros,
- la liberté de circulation et d'installation
plutôt que la
politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
- retraite complète à 60 ans pour tous
mais prise en compte des
travaux pénibles,
- retour au système de retraite par
répartition,
- gratuité de tous les soins pour tous,
- gratuité des transports en commun (bus,
tram, train, métro)
CONSTRUISONS
L'OFFENSIVE À LA BASE !
Seuls 8% des travailleurs sont syndiqués ! Si nous voulons
résister,
nous devons nous organiser ! Dans un syndicat non-corporatiste comme la
CNT, même seul sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien.
Mettons en place et développons des assemblées
générales dans nos lieux
de vie et de travail, seul moyen nous permettant de décider tous
et
toutes ensemble à la base, des offensives à mener. De
plus,
construisons les nécessaires convergences de luttes
anticapitalistes et
autogérées qui nous permettront d'imposer notre
alternative face à la
politique du Patronat.
Seule la grève générale nous permettra de discuter
ensemble, en
assemblée générale, de nous organiser et de nous
défendre. C'est
uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des
perspectives
d'un changement de société. AUTOGESTION des luttes !
|
SOUTIEN A BERNARD
COQUELLE
MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE !
|
Début
juillet 2006,
Bernard Coquelle, paysan d’Auberchicourt (près de Douai)
et syndicaliste à la
Confédération Paysanne, a refusé le
prélèvement de son empreinte génétique.
Par ce
refus, il se
trouve à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 24 octobre 2006 à Douai
et risque jusqu’à un an de prison ferme et 15 000 euros
d’amende.
Une
double peine
Bernard
a participé en
2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d’un champ
de betteraves
transgéniques à Avelin dans le Nord.
Le 3
novembre 2005, il a
été condamné avec 10 autres personnes à une
peine de prison avec sursis (1
mois) et à verser des dommages et intérêts
collectifs à Advanta, propriétaire
du champ OGM.
Comme ça ne pouvait suffire aux yeux
de la justice, il
a été convoqué avec six de ses co-condamnés
à alimenter le Fichier National
Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG).
Un autre des 11 d’Avelin, Benjamin
Deceuninck, a
refusé ce matraquage juridique. Il est passé devant le
tribunal d’Alès (Gard)
le 25 août dernier. La procureur a requis 500 euros
d’amende. Le jugement sera
rendu le 29 septembre.
Solidarité
Le procès arrive à grands pas
et une réponse collective s’impose. Une première
réunion de soutien
aura lieu le 2 octobre 2006 à la MNE à Lille
à 18h30.
Soyons nombreux pour le soutenir.
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille
est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).
|
PROCES DE BENJAMIN
DECEUNINK,
MILITANT ANTI-OGM (EX
"11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE
|
Le 23 juin 2006, Benjamin Deceuninck, paysan
CNTiste du Gard, a refusé le prélèvement de son
empreinte génétique.
Par ce refus, il s'est trouvé à passer une nouvelle fois
devant un
tribunal le 25 août 2006 et risquer jusqu'à un an de
prison ferme et
15000 € d'amende.
Une double peine
Benjamin
a participé en 2001, avec une soixantaine de
personnes, au fauchage d'un champ de betteraves transgéniques
à Avelin
dans le Nord. Le 3 novembre 2005, il a été
condamné avec 10 autres
personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à
verser des
dommages et intérêts à Advanta, propriétaire
du champ OGM. Comme ça ne
pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été
convoqué avec six de
ses co-condamnés à alimenter le Fichier National
Automatisé des
Empreintes Génétiques (FNAEG). Deux d'entre eux, Ben et
Bernard (un
paysan du Nord) ont refusé.
Le FNAEG, le fascisme selon Sarko
Créé
en 2001 sous le gouvernement Jospin, ce fichier
avait pour but de ficher les auteurs de crimes graves, homicides
volontaires, actes de terrorisme et attaques à main
armée. A cette
époque, aucune opposition n'est exprimée. Pourtant, on
savait déjà que
se battre contre les conséquences d'un système ne sert
à rien si on ne
s'attaque pas aux causes. De plus, dès qu'un système de
flicage
intensif est mis en place, il est très facile, dans la
démocratie que
nous connaissons (sic), de l'étendre à tout et n'importe
quoi…enfin
presque. 2003 arrive et Sarko aussi. La portée du FNAEG est
entendue à
toutes personnes ayant commis crime ou délit (ou sur simple
présomption
d'un officier de police judiciaire), sauf… pour les
délits financiers.
Sarko prend garde à son derrière, le grand Jacques ne
sera pas
inquiété.
Le procès
D'abord,
le juge refuse d'écouter les deux témoins de
Benjamin, ne souhaitant pas débattre sur le fond.
Etonnant ! Ces
témoins avaient pourtant beaucoup de choses à dire.
Claire,
co-condamnée de Ben dans l'affaire des 11 d'Avelin, n'a pas
été conviée
à donner son ADN. Mais sur quelles bases la justice
définit-elle qui
sera fiché de qui ne le sera pas ? Peut-être que Ben
est un militant un
peu trop actif aux yeux de l'Etat ? Et en plus, il est anarchiste,
donc
délinquant, forcément ! Olivier, le deuxième
témoin, a participé au
fauchage de Nonette, rendu célèbre par sa violence
répressive. Avec ses
co-détenus, et avant toute forme de procès, ils n'ont pas
eu trop le
choix. Les flics ne leurs ont laissé le temps de
réfléchir, et les ont
surtout mal informés du risque qu'ils prenaient s'ils refusaient
le
prélèvement d'ADN. Ils leurs ont tout simplement dit
qu'en cas de
refus, ils passeraient un an en prison et paieraient 15000 €
d'amendes
(alors que c'est le maximum encouru). Pression fasciste ? !
Donc, du
fait du refus du juge de laisser la plaidoirie de l'avocat de Benjamin
se dérouler, ce dernier a dû changer de tactique et baser
sa défense
sur les faits du fauchage d'OGM de 2001. Néanmoins, Maître
Gandini a pu
lire au tribunal des lettres de deux anciennes résistantes.
Odette
Ester, 91 ans, a écrit : « Ayant connu les
horreurs de la guerre 39-45,
je m'inquiète de voir ressurgir des méthodes que je
croyais à jamais
disparues… » qui plus est semblant liées
à des pratiques d'Etat
policier. De son côté, la procureure déclare que le
débat est
évidemment politique, mais qu'elle n'est « qu'un
pauvre magistrat ».
Comble pour le défenseur d'un Etat bourgeois ! Elle
déclare ensuite
qu'elle ne peut faire de distinguo entre un voleur avéré
et un faucheur
d'OGM, les deux étant des délinquants aux yeux de la loi.
Et elle a
raison ! On ne peut pas, on ne doit pas distinguer une mère
de famille
qui vole un steak pour nourrir ses enfants et Benjamin Deceuninck qui
fauche des OGM dans son combat contre le capitalisme. Le flicage,
génétique ou pas, ne doit pas exister. En
définitive, la procureure a
requis 500 € d'amende. Le jugement est mis en
délibéré au 29 septembre
2006.
Un soutien principalement libertaire
Devant
le tribunal, ce matin-là, on voyait surtout du
rouge et du noir. Pas de grande gueule au micro, que des gens, anarcho
pour la plupart, venus de Lille, Montpellier, Toulouse, Paris…
pour
soutenir Ben. Leurs messages étaient clairs, ici et là
aussi de
nombreux cas de flicages génétiques s'exercent : des
taulards qui se
prennent des mois supplémentaires pour ce même refus, des
jeunes du
mouvement du printemps dernier qui attendent leurs procès,
d'autres,
pas au courant, qui n'ont guère d'autres choix que d'accepter et
qui se
retrouvent aujourd'hui parmi les plus acharnés contre ce
fascisme à la
façon Sarko. Au grand damne de certains, pas libertaires du
tout, le
débat s'est déplacé à la bourse du travail.
Sans tribune ni prise de
parole d'expert pré-programmé, une centaine de personnes
ont continué à
débattre, à proposer et à aboutir à la
création d'une plate-forme
d'information sur le flicage-fichage.
Y'a baleine sous gravillons !
D'abord,
soulagement pour Ben, ça aurait pu être pire,
d'autant qu'il a du sursis sur la tête. Mais les réactions
du juge me
turlupinent. J'ai l'impression qu'il ne souhaite pas que ça
s'émousse
de trop. D'après un copain plus expert que moi en branlette
juridique,
il y aurait eu plusieurs cas de vice de procédure de la part du
juge ?
Exprès ou pas ? Il veut peut-être qu'il y ait un
non-lieu pour vice de
quelque chose ? Je pense qu'il y a baleine sous gravillons. Les
OGM,
c'est avant tout une affaire de fric dans laquelle l'Etat
français ne
trouve que peu d'intérêt sinon de protéger ses
industries agronomiques.
Cocorico ! Ici, le refus de flicage génétique met le
doigt sur un
problème autrement plus perfide. Il ne s'agit plus de simple
combat
contre le capitalisme, mais de combat contre le contrôle et le
pouvoir.
Qu'adviendra-t-il si un fou furieux comme Sarko ou Le Pen arrive au
pouvoir ? Avec dans ses sacs de perlimpinpins un fichier
génétique qui
recense plusieurs centaines de milliers de personnes ? Et avec la
volonté de l'étendre à toute la
population ? ! Vous aimez la science
fiction ? Vous êtes en plein dedans ! Vous vous
rappelez d'un certain
fou en 1923 qui commençait à délirer avec une
certaine race
arienne ? !…
Xamo (STIS-CNT 59)
Le procès en appel pour refus de prélèvement génétique de Benjamin DECEUNINCK aura lieu le 28 NOVEMBRE à NIMES à 8h30.
Le collectif "REFUS ADN" appelle à :
- VENIR SOUTENIR Benjamin devant le tribunal
- ORGANISER des actions de soutien partout en France le SAMEDI 25 NOVEMBRE pour soutenir Benjamin et INFORMER plus généralement sur le FLICAGE GENETIQUE (FNAEG *)
=> ses actions seront coordonnées sur le site http://refusadn.free.fr
=> merci de faire part de vos initiatives de soutien en laissant vos contacts et coordonnées à refusadn@free.fr
- DIFFUSER et SIGNER les pétitions de soutien
- SOUTENIR FINANCIEREMENT pour couvrir les frais des procès. Chèque à l'ordre de CNT FTTE (mention "refus adn" au dos), bal CNT, Bourse du travail, 7 pl G. Dupuy 30100 ALES
Communiqué de presse à télécharger (format Word - 1 page - 29 ko) :
http://www.cnt-f.org/59-62/Communique_de_presse_refus_ADN_appel-1.doc
Tract à télécharger (format Word - 1 page - 197 ko) :
http://www.cnt-f.org/59-62/tract_ADN_appel-1.doc
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).
Réquisition de la cour d'appel de Nîmes :
Le 28 novembre 2006, la cour d'appel de Nîmes a requis pour Benjamin une condamnation à 500 euros d'amende
(ce qui est en-deçà de la loi, celle-ci prévoyant
dans le cas d'un refus de fichage ADN 15.000 euros d'amende et un an de
prison).
Le jugement a été mis en délibéré au 26 janvier 2007.
Si la réquisition est confirmée, la peine
sera alors la même que celle prononcée le 25 août en première instance
par le tribunal correctionnel d'Alès.
|
NI GENETIQUEMENT
MODIFIES,
NI GENETIQUEMENT FICHES !
|
Solidarité
avec les camarades
résistant au fichage génétique :
L’UL des syndicats
CNT de Lille tient à exprimer sa
solidarité avec Benjamin (CNT Alès), Claire (CNT Corrèze),
Stéphane, et tous les autres militants syndicalistes et
anti-capitalistes dans
leur opposition au fichage génétique systématique
des militants.
Ces trois personnes ont
déjà subi une condamnation de
deux mois de prisons avec sursis pour avoir fauché un champ de
betteraves
transgéniques qui ne respectait pas la législation en
2001 dans le Nord.
Nous rappelons la
perversité d'une loi qui met sur un même
pied action militante, terrorisme, et crime sordide.
Sommes nous revenus aux
fichages politiques des grandes
heures du fascisme ?
Nous constatons une montée en puissance dans la criminalisation
des militants
syndicaux et anti-capitalistes. L’arsenal législatif mis
en place par les
gouvernements successifs font de chacun d’entre nous un
présumé coupable.
Le fichage génétique
est une étape
supplémentaire de ce processus.
Au-delà de la répression policière qui s'abat
toujours plus durement sur les
mouvements sociaux, c'est maintenant une réponse juridique que
l'on oppose à
nos revendications et actions légitimes.
Rappelons aussi que lors
du mouvement dit « anti-CPE », de
jeunes manifestants ont connu cette condamnation dont le seul but est
d’empêcher toute forme d’expression populaire.
D'autre part nous dénonçons la banalisation du fichage
humain. Outre le
traitement infamant qu'il constitue, nous savons que l'on peut tirer
des
informations strictement personnelles de l'ADN. Qu'adviendra-t-il de
notre liberté individuelle, déjà bien
verrouillée, si le
délire sécuritaire ambiant provoque un
détournement de la finalité première de
ces fichiers génétiques ?
Contrairement à ce
qui est claironné, le fichage ADN n'est pas sans failles.
Des erreurs de manipulation, des contaminations d'échantillons,
voire la
falsification de preuves, sont malheureusement prévisibles.
Aussi, l'union locale CNT Lille s'insurge contre le traitement infamant
réservé
aux militants anti-OGM et anti-capitaliste et demande l'arrêt du
fichage ADN
ainsi que la destruction des échantillons déjà
stockés.
Face à la répression sociale tous azimuts et aux
politiques d'exploitation des
travailleurs, nous opposerons toujours la lutte solidaire et la
solidarité
militante.
Le 1er juillet 2006
CNT - union
locale interpro des syndicats de Lille
et environs
ul-lille@cnt-f.org
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).
|
1er
MAI 2006 :
APPEL
INTERSYNDICAL
|
Après
la victoire contre le CPE
Ensemble offensifs/ves ce 1er mai
contre toutes les précarités !
Deux mois de luttes, une remarquable unité de la jeunesse et du
monde du travail ont permis le retrait du CPE. C'est une victoire sans
précédent face à un gouvernement qui était
resté sourd à toutes les exigences sociales. Pour autant,
le combat n'est pas terminé. Le CNE, la loi
d'égalité des chances (l'apprentissage à 14 ans,
le travail de nuit dès 15 ans...) doivent aussi être
supprimés. Ce 1er mai sera I'occasion de réaffirmer ces
revendications, mais aussi celles de tout le monde du travail.
Abolissons
la précarité sous toutes ses formes
La précarité au travail ne se résume pas au CPE et
au CNE. Les salariés en CAE (ex-CES), CDD, intérim, temps
partiel contraint... sont dans le privé et dans le public des
millions de victimes de la précarité. Cette
précarité au travail induit la précarité
dans l'accès au logement, à la santé, à
l'éducation, à la culture... Au- delà, les plus
précaires d'entre nous sont les millions de chômeurs, les
victimes des licenciements !
Toutes
les revendications sociales doivent être satisfaites...
Bas salaires, licenciements, remises en cause du droit du travail,
attaques contre les services publics, la santé, les
retraites et l’éducation... la liste est longue des
doléances des salariés de ce pays. Il s'agit aujourd'hui
de reprendre l'offensive face à un gouvernement
ébranlé par l'échec du CPE.
Solidaires
par-delà les frontières !
C'est à travers l'Europe et la planète que se
développe la précarité. Notre combat ne saurait
s'arrêter aux postes frontières. Mais au-delà,
l'incertitude quotidienne est plus grave encore pour les populations
qui sont victimes de la guerre (Irak, Palestine, Tchad,
Tchétchénie...) ou de sa menace imminente (Iran,
Syrie...).
Défendons
les libertés publiques, refusons la répression
Deux mois durant, les mobilisations de la jeunesse ont
été réprimées. Suite logique des lois
sécuritaires LSI, LSQ, lois Perben I et II, plan Vigipirate et
dernièrement la plus grave d'entre elles, "l'état
d'urgence" datant de la guerre d'Algérie. Ce gouvernement veut
aujourd’hui criminaliser le mouvement social, réprimer le
mouvement syndical et stigmatiser davantage les habitants des quartiers
populaires, les immigrés et sans-papiers avec les projets de loi
de prévention de la délinquance et de réforme du
CESEDA de Sarkozy. Le nouveau projet de loi liberticide du
député Raoult est une menace pour nos libertés
fondamentales.
Une
fois encore, démontrons notre force dans l'unité en
manifestant le 1er mai 2006 à Lille !
Signataires : CFDT, CGC,
CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNSA.
La
CNT, qui a été exclue de cet appel de manière
très peu démocratique et unitaire, souscrit au texte
ci-dessus et appelle
également à manifester le 1er mai à Lille. Elle en profite pour
s’élever vigoureusement
contre l’ostracisme dont font part
certains responsables syndicaux à son égard (non
invitation de l’UL-CNT de
Lille aux réunions de l’intersyndicale des unions locales
interprofessionnelles, refus de voir la CNT sièger à la
Bourse du travail de
Lille…).
Rendez-vous
lundi 1er mai à 10
h 30 place
Vanhoenacker (c’est
dans le quartier
de "Moulins" à l’intersection des rues Courmont et
Lamartine ainsi
que des rues d’Arras, de Condé et de
Wattignies). Attention
: ni métro, ni bus, ni tramway ce
jour-là à Lille.
Pour
télécharger ce texte sous forme de tract maquetté
(format pdf - 1 page - 107 ko), cliquer ici.
Pour télécharger le tract de la CNT
Camarades, encore un effort pour
être vraiment... "unitaires" !
cliquer ici (format pdf - 1 page - 52 ko).
|
LE
CPE EST MORT !
LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE !
|
Communiqué
du 13 avril 2006
du
bureau confédéral de la CNT
Une
belle leçon de démocratie directe !
C'est la rue qui s'est imposée en deux mois de
manifestations,
blocages, grèves, occupations... En annonçant le
retrait
du CPE, le
gouvernement a entériné son recul face
à la
mobilisation des lycéens,
étudiants et salariés.Comme ces patrons qui
affichent
leur morgue
devant leurs salariés et qui reculent tous penauds
face
à l'action
collective, les gouvernants ont dû reculer. Pour eux, c'est
incontestablement une défaite, parce qu'ils avaient promis
au
monde
entier "qu'on allait voir, que contrairement à leurs
prédécesseurs ils
ne cèderaient pas"... Seulement voilà :
un
mouvement de masse,
profond, actif, dynamique, qui s'organise de lui-même, qui
gagne
une
sympathie aussi large, les a fait reculer.
Sans
doute tout n'est pas acquis : le retrait du CPE ne signifie pas
une victoire totale. Et le gouvernement en prend encore bien
à
son aise
pour engraisser les patrons sous prétexte d'aider les plus
pauvres.
Comme si cela pouvait donner le change.
N'empêche,
il faudra s'en souvenir : une loi votée peut
être
défaite.
Le CPE, voté et promulgué, est aujourd'hui
retiré.
Une belle leçon de
démocratie directe !
A
l'opposé, faut-il s'étonner que le syndicalisme
de
co-gestion se soit
dédit ? La loi sur
"l'égalité des chances"
et le CNE demeurent mais
les règles de la consultation sont rétablies ;
est-ce
là prendre la
mesure de ce qui s'est joué dans les AG de
grévistes
pendant plus de
deux mois ? Est-ce pour cela que deux fois trois millions de
grévistes
ont défilé dans les rues ? C'est un non sens ou
de la
surdité de
circonstance.
D'ailleurs,
l'intersyndicale nationale qui se satisfait du retrait du
seul CPE aurait-elle "oublié" de revendiquer l'amnistie pour
les
centaines d'interpellés, de mis en examens ou
d'emprisonnés lors des
manifestations ? Le retrait du CPE doit être acté
sur
cette question.
C'est, comme on dit, le "minimum syndical".
Sans
bloquer l'économie, les étudiants ont
inquiété : les AG, les
débats et le quotidien de la grève reconductible
ont
créé des espaces
de solidarité, de reflexion collective et d'action directe
qui
sont
d'actualité. Si le patronat reprend l'offensive :
"flexibilisons,
flexibilisons" ! au fond, il le sait : la
grève a
réussi là où le
syndicalisme de co-gestion a renoncé. En mettant au centre
de
leurs
revendications la précarité et l'injustice
sociale, les
étudiants-grévistes ont unifié les
luttes,
abolissant les frontières
générationnelles avec les salariés et
les
chômeurs, administratives
avec les sans-papiers, sociales avec les banlieues, revendiquant une
seule lutte de classe contre la
précarité. L'action
collective dans la
grève reconductible montre sa force, sa
créativité, sa pertinence. Les
perspectives du mouvement émergeront des AG
d'étudiants,
de lycéens et
de salariés...
Contre
le CNE et la loi sur "l'égalité des chances",
contre la
répression et contre l'avenir précaire que cette
société organise pour
les jeunes et les salariés, soyons inflexibles !
Le bureau
confédéral de la CNT,
le 13 avril 2006.
|
CHIRAC
ET LE CODE DU TRAVAIL
|
1/ Je joue la montre : Je légalise le C.P.E,
mais si
vous reprenez le travail et arrêtez de manifester, le CPE sera
modifié
plus tard (après « un examen approfondi avec les
partenaires sociaux »,
vient on d'apprendre) par une nouvelle loi par les
députés, les mêmes
qui ne pouvaient être saisis par une deuxième lecture pour
le modifier
ou le retirer.
2/ Je vous vends 2 C.P.E pour le prix d'1 : 1 an de
période d'essai au lieu de deux, c'est à dire en fait 365
C.D.D d'un
jour au lieu de 730, puisqu'on peut être licencié tous les
jours et
sans motif. Mais comme le patron peut, avec le même
salarié jeune, lui
faire un autre C.P.E (après un délai de deux mois), cela
fait toujours
deux ans. Et plus, puisqu'on peut repartir avec un C.P.E avec un autre
employeur.
3/ Je vous rassure, le jeune aura droit à une
explication sur son licenciement. Là le magicien Chirac se fait
boni-menteur ! Le jeune « aura droit à une
explication ». Le MEDEF
avait depuis plusieurs semaines soufflé l'entourloupe. D'abord
le jeune
aura droit à une explication : cela signifie qu'il faudra
qu'il la
demande. Aujourd'hui, pour licencier un salarié en C.D.I ou
rompre un
C.D.D, et même pour prononcer une sanction moindre que le
licenciement,
l'employeur a obligation de convoquer à un entretien
préalable le
salarié (qui a alors droit à être accompagné
par un témoin - délégué du
personnel ou conseiller du salarié en cas de licenciement
envisagé,
personne au choix du salarié appartenant au personnel de
l'entreprise
en cas de sanction) et de lui donner le motif. (articles L.122-14,
L.122-14-1, L.122-14-2, L.122-41 du Code du travail). Ensuite, le
jeune, s'il l'a demandé, aura une explication : en termes
plus clairs,
un entretien au cours duquel le patron devrait lui dire pourquoi il le
licencie. Il n'a pas été dit qu'il y aurait un
témoin. Quoiqu'il en
soit, si le jeune veut contester aux prud'hommes le motif de son
licenciement, il dira : « le patron m'a dit
que... ». Parole contre
parole : du vent en droit, les prud'hommes jugeant uniquement sur
ce
qui est aujourd'hui obligatoire : le motif écrit sur la
lettre de
licenciement qui doit être notifié par envoi en
recommandé avec avis de
réception. Et, en cas de doute, ce doute aujourd'hui
« profite au
salarié » (article L.112-13 et L.122-14-3 du Code du
travail) mais ce
bénéfice du doute a été retiré pour
le C.P.E ! ! (l'article L.122-13 ne
s'applique pas). Ajoutons que les procédures de licenciement
pour motif
économique ne s'applique pas non plus en cas de C.P.E !
(article
L.321-1 à L.321-17 du Code du travail). Par exemple, si
l'employeur
modifie le contrat, cette modification ne pourra plus être
considérée
(en cas de refus du jeune) comme un licenciement pour motif
économique.
Un dernier pour la route : l'article L.122-14-7 du Code du travail
ne
s'applique pas au C.P.E et c'est cet article qui interdit de passer
outre les protections particulières applicables à
certains salariés
(maternité, accidentés du travail, représentants
du personnel).
L'objectif visé par les contrats C.P.E et C.N.E (lequel
s'applique
depuis le 2/08/05 à tous les salariés, y compris les
jeunes, dans
toutes les entreprises de moins de 20 salariés) étant
précisément de
pouvoir licencier sans motif, il fallait face au refus de la
grande
majorité du peuple - trouver un moyen de le faire tout en disant
qu'on
ne le fait pas. Hier soir, en regardant bien, on aurait pu voir un
MEDEF ventriloque s'agiter derrière les lunettes de la
marionnette qui
nous sert de Président.
Richard Abauzit (34)
Extrait
de "Classes en lutte", le bulletin internet de
la fédération CNT des travailleurs de l'éducation
(n° 65 - édition du
lundi 3 avril 2006).
|
DECLARATION
DE
L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES
|
Déclaration de la
délégation de l’Assemblée de convergence des
luttes
de Lille à la Coordination nationale étudiante
réunie à Villeneuve d'Ascq le 1er avril 2006 :
« Nous sommes les représentants de
l’assemblée de convergence des
luttes qui regroupe étudiants, syndicats locaux et
régionaux,
associations, créée par l’AG de Lille 3.
Nous remercions la coordination nationale de nous laisser intervenir.
Vous êtes en train de marquer l’Histoire de ce pays.
C’est votre grève générale reconductible
dans toutes les facs, tous les
lycées pour le retrait sans conditions du CNE, du CPE, de la loi
pour «
l’égalité des chances » qui a permis une
unité historique de 12
organisations syndicales au plan national.
C’est votre grève qui a permis pour la première
fois depuis mai 1968
une lutte générale contre la précarité dans
son ensemble, contre le
chômage.
Face à la provocation de Jacques Chirac, les conditions sont
aujourd’hui réunies pour une grève
générale reconductible qui
paralysera le pays et son économie.
Déjà dans 4 départements, la Gironde, la Loire
Atlantique, la Sarthe et
la Vienne, l’ensemble des organisations syndicales appellent
à la grève
reconductible.
L’ensemble des organisations bordelaises ont interpellé
les 12
organisations nationales pour mettre en œuvre la perspective de
la
grève reconductible dès le 5 avril pour gagner.
Pour la cinquième fois, notre assemblée
générale de convergence des
luttes se réunira le lundi 3 avril ici même à 19h00
pour tout mettre en
œuvre et réunir les conditions de la grève
reconductible dès le
mercredi 5 à Lille.
Dès à présent, de nombreuses associations de
chômeurs, de précaires ont
rejoint l’assemblée de convergence des luttes.
C’est cette démarche qu’il est possible de
généraliser dans tous les
départements pour imposer la victoire de la jeunesse, du monde
du
travail, des chômeurs, des précaires, des
sans-papiers…
Toute la population doit se lever pour construire une autre
société
débarrassée de la précarité et du
chômage : ALORS AGISSONS TOUS
ENSEMBLE !!! »
|
POURQUOI SE METTRE EN
GREVE
ET MANIFESTER MARDI 28 MARS ?
Pourquoi reconduire la grève
dès les jours suivants ?
La grève reconductible... comment ça marche ?
|
Pourquoi
se mettre en grève et manifester mardi 28 mars ?
(à Lille, rendez-vous à 14
h, porte de Paris)
- Pour garantir
à nos enfants un meilleur avenir (retrait du CPE et de la loi
dite "pour l'égalité des chances" qui instaure entre
autres le travail de nuit dès l'âge de 15 ans !).
- Pour obtenir
l'abrogation du CNE et stopper ainsi la casse du droit du travail
(remise en cause du CDI dans le privé et menace sur
les statuts de la fonction publique).
- Pour faire
reculer la précarité d'une manière
générale (RMI, RMA, intérim...).
Pourquoi
reconduire la grève dès les jours suivants ?
L'opposition au
CPE et au CNE est actuellement massive. Mais la mobilisation des jeunes
et la force de l’opinion publique ont leurs limites. Même
chose en ce qui concerne la participation des salariés aux
grandes manifestations du samedi 18 mars et aux différentes
grèves de 24 heures !
En accentuant la
mobilisation, et en l'élargissant à l'ensemble du monde
du
travail (à
ce propos,
la
loi dite "pour l'égalité des chances" concerne tous les
secteurs
de la société, pas seulement les jeunes), il est possible de
faire reculer le premier ministre. Encore
faut-il s'en donner les moyens et passer à la vitesse
supérieure ! Dans l'éducation, les personnels
enseignants, administratifs et ouvriers de l'université de Lille
3 sont en grève reconductible depuis le 20 mars. Mais le combat
doit dépasser le cadre de l'éducation. Nous sommes tous
concernés, quel que soit notre secteur d'activité
professionnelle !
Aujourd'hui, la
rigidité du premier ministre nous montre qu'une journée
d'action ne suffira pas à faire céder le gouvernement. En
bloquant l'économie par la grève générale,
les travailleurs peuvent instaurer un rapport de force décisif.
C'est pourquoi
les salariés doivent dès aujourd'hui préparer la
grève reconductible dans leurs entreprises, en faisant pression
sur leurs délégués syndicaux, en s'organisant
collectivement sans eux s'ils sont trop mous, en mettant sur pied des
assemblées générales, en interpellant les
dirigeants des syndicats majoritaires pour qu'ils appuient toutes les
initiatives allant dans le sens d'une grève
générale illimitée jusqu'au retrait du CPE et du
CNE...
La lutte
actuelle contre la précarité est aussi l'occasion de
dresser la liste des revendications propres à chaque entreprise
ou branche d'activité. Faire converger les luttes, c'est
renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous
(salariés du privé et du public, chômeurs,
retraités, étudiants, lycéens...).
La
grève reconductible... comment ça marche ?
Une grève
reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un
bouton. Il y va de la responsabilité de tous et de toutes.
Certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que
si leurs dirigeants se sentent poussés par la "base". Alors,
allons y, poussons ! Il suffit parfois d'une étincelle
pour que la grève se répande comme une
traînée de poudre. Que les plus motivés d'entre
nous montrent le chemin en se mettant en grève reconductible
dès le 29 mars.
-
Le droit de grève dans le privé :
Un mouvement de
grève doit être une cessation totale, collective et
concertée du travail en vue d'appuyer des revendications
professionnelles. Ces revendications peuvent dépasser le simple
cadre de l'entreprise (par exemple grèves
générales pour les salaires, les retraites, etc.). Il
doit regrouper au moins 2 personnes dans l'entreprise (ou en-dehors
pour un mouvement dont les revendications vont au delà du cadre
de l'entreprise). Aucun préavis n'étant
nécessaire, les grévistes peuvent cesser le travail
dès que l'employeur a eu connaissance de leurs revendications.
Le déclenchement d'une grève peut se faire en dehors du
cadre syndical. Les syndicats (jugés représentatifs ou
non) n'ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement
d'une grève.
Les
grèves "mixtes" (revendications qui revêtent à la
fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple
grève contre la politique économique et sociale du
gouvernement) sont licites. En ce qui concerne les grèves de
solidarité (mouvements consistant pour certains salariés
à faire grève afin de défendre les
intérêts d'autres salariés), elles sont licites si
les grévistes peuvent se prévaloir d'un
intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles
les concernant eux-mêmes.
-
Dans la fonction publique :
Dans la fonction
publique, le dépôt d'un préavis précis est
obligatoire 5 jours francs avant la grève (même si, dans
certaines circonstances, la grève sauvage est
tolérée). Renseignez-vous auprès de vos
délégués syndicaux pour savoir si des
préavis ont été déposés (dans
l'éducation par exemple, même si l'information a parfois
du mal à circuler, des préavis de grève
illimitée ou à la semaine existent pour couvrir à
tout moment l'ensemble des personnels). Insistez et n'hésitez
pas à vérifier auprès des instances
régionales ou nationales des syndicats, car certains
délégués ne sont pas forcément au courant
ou n'ont pas envie de promouvoir la grève. Si vous avez la
preuve qu'aucun préavis n'a été
déposé dans votre secteur, faites pression sur les
délégués syndicaux de votre boîte pour
qu'ils fassent remonter auprès de leurs instances et
téléphonez au siège des différents
syndicats pour les informer de votre volonté de partir en
grève reconductible.
CNT 59/62
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maquetté de ce tract
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|
UN TOIT, C'EST UN DROIT !
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La crise du logement en France est de plus en plus dramatique. En 2005,
plus de 3 millions de personnes sont en situation de logement
précaire
ou sans domicile, près d'1 million sont hébergées
par des proches faute
de logement, 3,5 millions sont en situation de surpeuplement faute d'un
logement assez grand pour la famille, et parmi les 86500 SDF
recensés
par l'INSEE, 1/3 sont salariés! (Chiffres Fondation Abbé
Pierre).
En 2005, 52 personnes sont mortes à Paris dans des incendies,
victimes
de conditions de logements indignes dans des hôtels loués
par la
collectivité ou dans l'obligation d'ouvrir des squatts. Ces
personnes
étaient pour la plupart "en attente" d'un logement social. La
réponse
du gouvernement Chirac-De VillepinSarkozy : l'expulsion de
centaines
d'autres victimes du manque de logements sociaux. Rappelons aussi que
chaque hiver, à Lille et ailleurs, des personnes meurent dans la
rue,
victimes de la pauvreté.
Dans la département du Nord, plus de 70000 personnes attendent
un
logement social (Observatoire Régional de l’Habitat,
Juillet 04). Dans
la Communauté Urbaine de Lille, plus de 30000 familles
sont en attente
d'un logement social (chiffres ADU-Lille Métropole,
Repères 2003). Le
délai de satisfaction est en moyenne de 3 ans et il peut
atteindre 8 à
10 ans !
Lors d'une rencontre le 17 septembre 05, nous avions demandé au
Préfet
du Nord de communiquer les prévisions de constructions et de
démolitions de logements sociaux (chiffres et calendrier), ainsi
que le
nombre de logements vacants dans le département et la CUDL. Nous
lui
avons aussi demandé s'il pensait utiliser son pouvoir de
réquisition
des logements vacants pour loger les personnes les plus
précaires. Ces
demandes sont toujours sans réponse. En revanche, en 2005, 36
concours
de la force publique à des expulsions (dont 7 squatts) ont
été accordés
par la préfecture, contre 20 en 2004, soit près du
double. En janvier
2006, un squatt était expulsé manu militari en plein
centre de Lille,
sous la neige.
Les dizaines de milliers de personnes en attente d'un logement social
sont les laissés pour compte d'une politique gouvernementale qui
multiplie les statuts précaires, qui encourage les bas salaires
par des
mesures au profit des patrons, qui favorise l'exploitation
négrière en
maintenant des travailleurs immigrés sans papiers. Combien de
chômeurs,
allocataires sociaux, travailleurs précaires, travailleurs sans
papiers
devront encore être sacrifiés, combien de temps
faudra-t-il encore
attendre pour que des mesures de crise soient adoptées? !!!
- ARRÊT des expulsions
- REQUISITION des logements vacants
- CONSTRUCTION massive de logements sociaux
- ARRÊT des démolitions des logements viables
Manifestation
samedi 11 mars
à 14h30, Grand'Place à Lille
Premiers signataires: APU Moulins, APU Vieux Lille, APU Wazemmes, CNL,
CNT (syndicat SSEC 59/62), CNT (union locale des syndicats de la
métropole lilloise), DAL npdc, DAL HLM, AC! Métropole,
CSP59, LDH, SUD Education…
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MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT
AU SUJET DU SOUTIEN AUX PRISONNIERS
DU GROUPE "ACTION DIRECTE"
|
Pour lever tout
éventuel malentendu, l'union régionale des syndicats CNT
du Nord Pas-de-Calais rappelle que les syndicalistes de la CNT ne
se reconnaissent ni dans la stratégie ni dans certains des buts
du groupe politique "Action Directe" dont elle ne fait que
réclamer la libération des membres, tous arrivés
en fin de période de peine incompressible.
Mise au point
adoptée
par l'assemblée générale de l'UR-CNT 59/62
le 28 janvier 2006.
|
2005
MAUVAISE ANNEE...
CA
VA CONTINUER EN 2006 !
|
Tract
du STIS-CNT 59 :
Chaque année, la planète s'enfonce toujours plus profond
dans la misère du libéralisme. En France, ce n'est pas
différent, outre l'état d'urgence, il y a eu des millions
d'euros offerts aux patrons en exonérations diverses,
l'instauration du Contrat Nouvelle Embauche, le droit de grève
mis à mal (PTT Bègles, SNCM et RTM Marseille), le Code du
Travail bafoué, la mystification du trou de la
sécurité sociale, l'incurie de l'état à
recouvrer la dette du patronat ... et surtout, toujours plus de
précarité pour les travailleurs.
Refusons
le contrat nouvelle embauche !
C'est un nouveau
pas dans la déréglementation du contrat de travail et des
droits du salarié. Actuellement réservé aux
petites entreprises, il est clair que le gouvernement souhaite faire
profiter du cadeau à l'ensemble des employeurs, nous serons tous
bientôt concernés. Ce type de contrat de travail,
décrété discrètement l'été
dernier, est accompagné d'une période d'essai de deux
ans. Un nouveau type de CDD à la mode patronale ?
Donc pendant les
deux ans de la période d'essai :
Le
salarié peut être licencié sans que l'employeur
n'ait à justifier quoi que ce soit. Une complète
contradiction avec le droit du travail actuel, cela permet de licencier
: une femme enceinte, un salarié malade, pour refus
d’heures supplémentaires, après un accident du
travail, pour engueulade avec un chef, pour la participation à
une grève...
Les pressions
patronales pour imposer des modifications du contrat de travail, des
horaires, des heures supplémentaires ... quant à
l'engagement syndical, n'en parlons pas !
Et pour finir,
à la veille des deux ans, le patron licencie son salarié
pour réembaucher un nouveau CNE dans la foulée. C'est
pratique et pas cher pour avoir de la main d'oeuvre docile et
corvéable à merci. De plus, courant 2006, le CPE (Contrat
Premier Emploi), un CNE pour les moins de 26 ans, devrait voir le jour
avec en prime des exonérations de charges ... on solde les
travailleurs toute l'année
Nous
ne voulons pas non plus de l'accord 2006-2008 qui se profile pour
l'assurance chômage.
Le régime
devait être sauvé grâce à l'accord de
décembre 2002, qui avait déjà diminué les
indemnités et les droits des chômeurs et précaires.
Et trois ans plus tard, se sont les chômeurs qui vont devoir
faire de nouveaux efforts pour combler le trou de l'UNEDIC, on fait
payer la victime !
Les
salariés vont être mis à contribution :
augmentation des cotisations salariées de 0,04 %. Les employeurs
verront aussi leurs cotisations augmenter, alors que les profits et
dividendes s’envolent et que le pouvoir d’achat des
salariés chute.
Cet accord
devrait, avec le décret gouvernemental de
l’été 2005 durcissant les sanctions, les
chômeurs "recalculés" et une durée
d'indemnisation encore réduite, rendre la vie des demandeurs
d'emploi encore plus précaire et pénible. Surtout dans
une logique de radiations en masse, orchestrée par l'ANPE
devenue une véritable «police de l'emploi». Et de
l'autre côté les entreprises (qui créent le
chômage en licenciant) auront droit à de nouvelles aides.
De qui se moque-t-on ?
La
CNT est aux côtés des travailleurs pour exiger :
- Le retrait de
Contrat Nouvelle Embauche et la transformation des contrats
signés en Contrat à Durée
Indéterminé classique.
-
L'indemnisation intégrale des travailleurs privés
d'emploi par des fonds patronaux. Les coupables doivent payer !
- Une
augmentation généralisée des salaires et
réduction de la grille salariale.
Syndidat CNT des travailleurs
de l'industrie et
des servives du Nord
(STIS-CNT 59)
janvier 2006
Version
maquettée du tract (format
pdf - 2 pages - 447 ko).
Lire également le tract de l'UL-CNT de
Lille sur l'augmentation des salaires (version actualisée -
format pdf - 1 page - 324
ko).
|
L’ACCORD
UNDEDIC EN
DETAIL
|
Convention Unedic du 22
décembre 2005 : la situation des
précaires et
chômeurs se dégrade encore !
Décryptage de l’accord (non encore appliqué) :
On remarquera les deux mesures essentielles, la création des
filières
A+ et la modification des règles de cumul salaire +
indemnité. Les
premières victimes en seront les précaires. C’est
en effet la nouvelle
cible désignée par le Medef...
Lire la
suite de l'article sur le site du SIPM-CNT.
|
PROCES
DE CHRISTIAN VANNESTE,
DEPUTE U.M.P. DE TOURCOING,
POUR INCITATION A LA
HAINE HOMOPHOBE
|
PAS
DE DISCRIMINATIONS AU NOM DE LA
LIBERTE D'EXPRESSION !
Christian Vanneste, député UMP de Tourcoing, sera
jugé le 13 décembre
prochain au Tribunal Correctionnel de Lille pour incitation à la
haine
homophobe. C. Vanneste a tenu le 7 décembre 2004 à
l'Assemblée
Nationale des propos homophobes, qu'il a réitérés
dans la presse à de
nombreuses reprises : "le comportement homosexuel est
inférieur au
comportement hétérosexuel", il est "une menace pour la
survie de
l'humanité", "le développement de l'homosexualité
militante va de pair
avec un déclin. La vie, c'est l'ordre et la hiérarchie
des
comportements". L'action en justice contre le député
concerne ses
déclarations dans les quotidiens La Voix du Nord du 26 janvier
2005 et
Nord Eclair du 4 février 2005.
Nous devons combattre de tels propos qui prônent
l'intolérance et
légitiment les violences sexistes et homophobes. Dans un
contexte de
crise sociale, de montée de la précarité, du
chômage et des
discriminations, Christian Vanneste passe à l'offensive : il
choisit
délibérément de s'en prendre aux personnes et
associations LGBT
(Lesbiennes, Gays, BisexuelLEs et TranssexuelLEs). Il utilise à
des
fins politiques les discriminations liées à l'orientation
sexuelle et
s'appuie sur l'inégalité des droits entre
hétérosexuelLEs et
homosexuelLEs dans notre pays.
D'une manière générale, Christian Vanneste se
présente comme le
défenseur d'un ordre moral aux relents nauséabonds : non
content de
tenir des propos homophobes, il remet en cause le droit à
l'avortement
et tente de réintroduire la peine de mort dans le droit
français
(proposition de loi n° 1521 de 2004). Il a également
défendu la loi du
23 février 2005 demandant entre autres aux enseignantEs de
valoriser
l'oeuvre positive (sic) de la France dans ses anciennes colonies.
Toutes ces prises de positions politiques conservatrices et
réactionnaires forment un ensemble dont la cohérence nous
alerte.
Christian Vanneste se pose en victime d'un "lobby homosexuel" et tente
de se protéger en invoquant la liberté d'expression. Il
cite
partiellement les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits
de
l'Homme et du Citoyen : "Nul ne doit être inquiété
pour ses opinions.
La libre circulation des pensées et des opinions est un des
biens les
plus précieux de l'homme". Mais il oublie que ces mêmes
articles
obligent chacunE à "répondre de l'abus de cette
liberté dans les cas
déterminés par la loi". De plus, l'article 4 affirme que
"la liberté
consiste à pouvoir faire tout ce qui ne nuit pas à
autrui." Nous
pensons que les propos de C. Vanneste sont criminels : ils justifient
les haines homophobes, renforcent le climat hostile aux personnes
homosexuelles, peuvent affaiblir l'estime que ces personnes ont
d'elles-mêmes, et contribuent à la multiplication des
pratiques à
risques et des tentatives de suicides chez les personnes LGBT.
Le procès du 13 décembre doit mettre fin à la
répétition des propos
homophobes de Christian Vanneste. Nous avons toujours réagi
à ces
propos par des actions et des prises de position publiques, et nous
continuerons à être vigilantEs.
Nous appelons à un rassemblement
le mardi 13 décembre à 14 h devant le palais de
justice de Lille.
Chtio'homo, CNT, David et Jonathan, Les
Flamands Roses,
LCR, Ras le
Front, SCALP Lille, les Soeurs de la Perpétuelle Indulgence,
SHARP
Lille, SUD éduc...
Le
jugement a été rendu le 24 janvier 2006 : 3 000 euros
d'amendes, 2 000 euros de dommages et intérêts et 1 000
euros de frais par
associations plaignantes (actup, sos homophobie, sneg). Christian
Vanneste a fait appel.
|
ABROGATION
DES
ORDONNANCES VILLEPIN !
|
Après
l’expression massive du refus du libéralisme
exprimé à l’occasion
du référendum, Dominique de Villepin a annoncé la
priorité donnée à
l’emploi. Or, le train de mesures annoncées se situe
intégralement, au
nom de l’emploi, dans la poursuite d’une politique
libérale de
précarisation, de cadeaux aux entreprises, de casse des droits
sociaux...
Décryptage des ordonnances au
format html.
Dossier au format pdf (4 pages -
100 ko).
|
NON AUX OGM DANS NOS
ASSIETTES !
SOUTIEN AUX 11
D'AVELIN !
|
Le 15 septembre 2001 à Avelin (Nord), des militant-e-s CNT ont
participé avec des militant-e-s d’autres organisations
à une action anti-OGM (arrachage de betteraves
transgéniques). Notre présence s'explique principalement
par notre lutte anti-capitaliste, notamment contre ce nouveau
marché hyper spéculatif des « biotechnologies
» où le vivant est cédé aux
intérêts financiers via la brevetabilité des
semences. De plus, nous ne pouvons faire confiance à l'Etat
qui transfère le domaine de la recherche scientifique au
privé, accentuant le manque de transparence sur la question des
OGM. Plusieurs fâcheux exemples étaient d'actualité
à l'époque : vache folle, sang contaminé, dioxine,
amiante...
LUTTE ANTI-OGM ET ACTION SYNDICALE
Outre les dangers écologiques et sanitaires, il nous semble
important d'un point de vue syndical de dénoncer l'embrigadement
des travailleurs de la terre et de l'environnement dans la spirale de
« l'industrialisation » à outrance de l'agriculture.
Dans ce domaine, nous citerons la Politique Agricole Commune qui
devait, lors de sa première mise en place en 1962, ouvrir un
avenir radieux. Au final, ce ne sont que pollution des sols et des
nappes phréatiques, et surendettement des paysans, qui en
résultent.
DROIT À UNE ALIMENTATION SAINE
POUR TOUS ET TOUTES
Nous (travailleurs salariés, en formation ou privés
d’emploi) voulons pouvoir bénéficier d’une
alimentation saine et en quantité suffisante. Nous refusons une
société à deux vitesses où les aliments de
qualité sont réservés aux nantis et la nourriture
industrielle contenant les OGM aux plus pauvres.
INTERNATIONALISME
Nous ne sommes pas dupes de l'argumentaire pseudo-humanitaire
libéral selon lequel les OGM seraient la solution à
l'éradication de la faim dans le monde. La vraie cause des
famines est la disparition des cultures vivrières au profit de
monocultures d’exportation, imposées par l’OMC. La
souveraineté alimentaire des peuples ne doit pas plier sous la
volonté des multinationales agroalimentaires. Les OGM ont
été créés et commercialisés sur un
court terme non pas dans un élan humaniste, mais malheureusement
et simplement pour réaliser un profit maximal.
Aujourd’hui, les 11
d’Avelin risquent 5 ans de prison, 70.000 euros d'amende et la
société "Avanta" leur réclame 250.000 euros de
dommages et intérêts. Ils seront jugés à
Lille les jeudi 29 et vendredi 30 septembre 2005.
Grande journée d'animation et de
mobilisation
(stands d'info, prises de paroles et débats sous
chapiteau, buvette, restauration, concerts...) :
jeudi 29
septembre
devant
le
tribunal de Lille, avenue du peuple belge à Lille.
Une
version maquettée de ce tract CNT
est disponible ici (1 page - format pdf - 194
ko).
Une version plus générale (sans référence aux 11 d'Avelin)
est disponible ici (1 page - format pdf - 367 ko).
Egalement disponible :
l'affiche de soutien de la CNT
(1
page - format pdf - 249 ko)
le tract de la
fédération CNT des travailleurs de la terre et de
l'envionnement
(1 page - format pdf - 102 ko).
Pour en savoir plus sur les OGM et les 11 d'Avelin, cliquer ici.
Nota
bene :
Le jugement a été mis en
délibéré. Il sera rendu le jeudi 3 novembre
à 14 h.
Nota bene 2 :
Le jugement a été rendu. Pour connaître les
condamnations, cliquer ici.
|
ANALYSE
POST-RÉFÉRENDAIRE
|
Le
NON n'a rien réglé ;
c'est sur nos lieux
de travail que nous changerons ce monde !
Pour accroître les profits des entreprises et des actionnaires et
diminuer leurs impôts, les politiciens et les patrons ne cessent
de s'attaquer à nos conditions de vie et de travail. Les
agressions antisociales ne cessent de s'amplifier. L'emploi est
attaqué dans les services publics, précarisé dans
toute la société. Partout les vagues de licenciements
sont annoncées et les quelques aumônes
concédées pour maintenir la paix sociale sont revues
à la baisse. Le salarié doit toujours payer, et tout
payer.
ET APRÈS LE
RÉFÉRENDUM, ÇA CONTINUE !
Aujourd’hui il nous semble primordial de rappeler que le 29 mai
2005 n’est en rien une finalité dans la lutte, mais marque
une étape significative dans une lutte globale que nous appelons
à continuer. Loin des négociations de salon ou des
magouilles de changement de gouvernement, c’est maintenant dans
nos entreprises, sur nos lieux de travail et dans nos quartiers que
nous devons imposer de nouvelles solidarités et construire un
contre pouvoir réel.
Car les partis politiques n’ont qu’une seule
préoccupation : exploiter le NON social, le NON souverainiste ou
xénophobe et le OUI avec, pour recomposer le « paysage
», redistribuer les cartes et capter nos suffrages pour encore,
toujours, nous diviser à l’horizon 2007. Ces partis n'ont
qu'un seul programme : gérer nos vies dans le cadre du
système capitaliste - privé ou d’État - et
entretenir les systèmes de domination économiques,
religieux et idéologiques. Nous n'avons pas la mémoire
courte : c'est sous la « gauche plurielle » (PS, PC et
Verts) que notre situation n'a cessé de se dégrader, de
la précarisation du travail à la criminalisation des
mouvements sociaux.
POUR NE PLUS SUBIR … NE
LAISSONS PERSONNE DÉCIDER À NOTRE PLACE !
Nous devons nous unir, nous concentrer sur nos intérêts
objectifs de travailleurs pour passer tous ensemble à
l'offensive sociale : français et immigrés (z’ont
voté quoi au referendum ?), travailleurs du privé et du
public, chômeurs, jeunes et retraités. Nous devons
préparer la grève générale pour montrer que
nous ne sommes pas condamnés à subir,
déléguer ou voter comme on pousse un coup de gueule
Pour nous, syndicalistes révolutionnaires et
anarcho-syndicalistes, préparer la riposte sociale c'est mettre
en place des pratiques solidaires par le biais de caisses de
grève, multiplier les rencontres interprofessionnelles,
retrouver l'imagination et la force des pratiques collectives
autogestionnaires pour ne plus déléguer notre
présent et notre avenir aux politiciens et aux directions
syndicales.
À la CNT, nous savons que la riposte sociale est possible. Parce
que les travailleurs sont majoritaires, parce qu'ils produisent les
richesses et qu'en revanche les patrons et leurs alliés qui
gouvernent ne sont pas indispensables. Parce que nous savons que la
grève générale se construit dans les luttes
quotidiennes, au sein des collectifs et des AG de base, et que la
confiance en notre force collective s'y renforce.
Aldo
(syndiqué au SSEC-CNT 59/62)
|
NON
A
L'EUROPE DU CAPITAL !
|
1) Extrait de la newsletter du
SIPM-CNT :
Le traité constitutionnel
européen :
la grande arnaque du Capital !
Dossier
complet du Syndicat Interprofessionnel de la Presse et des
Médias
(SIPM-CNT) : analyse des conséquences du traité pour
les travailleurs,
les services publics, la protection sociale, historique de l'Union,
fonctionnement démocratique...
Renvois
systématiques aux articles cités, nombreux liens,
documents de référence téléchargeables,
illustrations...).
A
lire en ligne et/ou à télécharger en version
maquettée (format pdf, 2 Mo) sur le site du SIPM-CNT (http://sipm-cnt.org).
2) Extrait d'un tract
de la CNT 33 :
Avec le traité constitutionnel
européen, l'offensive ultralibérale continue.
Pour les travailleurs
jetés au chômage comme pour tout ceux ayant encore un
emploi, l'Europe que nous préparent les politiques et le
patronat européen sera une catastrophe. Le projet de
constitution européenne est un pas de plus vers la destruction
de toute protection sociale.
Que dit le traité à ce sujet ?
- Que la notion
de service public basé sur la solidarité (hôpitaux,
Sécurité sociale, énergie, eau, transports, poste,
éducation) et non sur la rentabilité sera totalement
supprimée. Cela veut dire accélération des
privatisation et des licenciements qui vont avec (5000 rien que pour
France Telecom), augmentation des tarifs de l'eau, de
l'électricité, fermeture des bureaux de poste ruraux, des
petits hôpitaux non rentables, de lignes ferroviaires, de lignes
de bus, etc.
- Que le droit aux
prestations sociales qui est inscrit dans la déclaration
universelle des droits de l'Homme sera remplacé par le droit
d'accès aux prestations sociales. Autrement dit, on ne pourra y
accéder que si on a les moyens de se payer une mutuelle
privée. Au revoir la Sécu !
- Que le
droit au droit au travail toujours inscrit dans les constitutions
françaises de 1948 et 1956 sera remplacé par « la
liberté de rechercher un emploi ».. Quelle
hypocrisie ! Quel mépris pour tout les chômeurs qui
luttent contre la précarité et la misère !
Plusieurs pays subissent déjà de plein fouet la mise en oeuvre de cette logique. Parmi ces pays, il y a l'Allemagne. Que s'y passe-t-il ?
La barre des 6 millions de chômeurs a été atteinte. Les allocations chômage ont été dramatiquement réduites. Le gouvernement a créé des milliers d'emplois d'intérêt public payés 1 euro de l'heure. Comme avec le RMA en France (3 euros de l'heure), le but actuel des patrons et de leurs alliés politiques est de nous faire travailler pour le tarif d'un travailleur polonais ou hongrois. Toujours en Allemagne, l'Office fédéral du travail (l'ANPE allemande) a proposé à des chômeuses en fin de droit des emplois de prostituées dans des « Eros centers » (la prostitution est légale en Allemagne). Voila l'Europe « sociale » que nous prépare la racaille libérale !
La directive « Bolkestein » qui propose, entre autres, aux patrons français de pouvoir embaucher en France un travailleur polonais au tarif polonais ou un travailleur russe au tarif russe, etc. est la suite logique.
Ils veulent casser toutes les réglementations qui protégent encore un peu les travailleurs des pays de l'Europe de l'ouest pour les aligner sur ceux de l'est. Nous sommes à un tournant historique. Le chômage et la misère continuent de progresser. Dans le même temps, le nombre de milliardaires augmentent lui aussi, des fortunes colossales se créent.
De l'argent, il y en a et ceux qui nous disent de nous serrer la ceinture ne se privent pas pour s'engraisser sur notre dos comme a pu le voir avec l'ex ministre Gaymard.
Solidatité internationale des travailleurs !
Nous sommes solidaires des travailleurs et syndicalistes roumains, polonais, turcs, etc. qui luttent pour de meilleures conditions de vies et plus de démocratie. C'est notre intérêt à tous d'imposer une protection sociale européenne ou un Smic européen à plus de 1000 euros pour 35 heures de travail. Notre opposition à la constitution européenne n'a rien à voir avec celui de politiciens racistes comme Le Pen ou De Villiers qui agitent l'épouvantail turc pour ne pas poser les vrais problèmes. L'emploi n'est pas menacé en France par les travailleurs immigrés venus échapper à la misère, mais par le patronat qui - sans honte - délocalise dans des dictatures infâmes comme la Chine ou l'Indonésie.
Seule la lutte paiera !
Voter "NON" au référendum ne sera pas suffisant. Même si le "NON" passe, les attaques contre les chômeurs, la protection sociale, les délocalisations ne cesseront pas pour autant. Il faut se rassembler en syndicats, en collectifs, faire entendre ses droits, obtenir par exemple l'arrêt des coupures électriques, des expulsions, etc.
|
LUNDI
DE PENTECOTE : NON AU
TRAVAIL FORCE,
TOUS ET TOUTES EN GREVE !
|
Non à la suppression d'un jour férié ! Non
à l'arnaque de la journée de solidarité ! Non au
travail gratuit ! Dans le public comme dans le privé, tous dans
l'action le lundi 16 mai !
Bien sûr, nous sommes solidaires des personnes âgées
dont nous connaissons parfaitement les besoins et dont nous rappelons
qu'elles ont droit à des conditions de vie dignes. C'est
d’ailleurs pourquoi nous considérons qu'il revient
à l'État et aux institutions édifiées dans
ce but d'assumer leur responsabilité en répondant
à ces besoins et en garantissant le respect de ces droits. C'est
ainsi que la solidarité peut et doit s'exprimer, et non en
imposant une journée de travail gratuit obligatoire aux seuls
travailleurs salariés (les professions libérales, les
artisans, les paysans… ne sont pas concernés par la
journée dite « de solidarité »). Nous
rappelons aussi cette évidence simple : tout travail
mérite salaire, le travail gratuit forcé est
illégal. En conséquence : une journée de travail
non rémunérée = une journée de travail non
travaillée.
|
LES MARCHEURS SONT A
ROUBAIX (25/04/05)
|
La marche
"contre la précarisation de nos vies" se poursuit dans le
Nord-Pas-de-Calais.
Mardi matin, le siège régional de Nord-Eclair à Roubaix a été occupé, en solidarité avec Jacques qui vient d'être licencié par le quotidien du groupe Dassault, en raison de son engament syndical à la CNT. Au terme de deux heures d'occupation et de perturbation du CE qui se réunissait au même moment, une délégation composée notamment de représentant de la CNT communication de Béthune, et de l'UL CNT de Béthune, a finalement été reçus par le directeur de publication. A ce jour, un recours devant la juridiction prud'homale pour contester la "gravité" de la faute imputée à Jacques est au menu !
L'après-midi, c'est dans un climat des plus tendus qu'une étude de huissiers a été envahie à Roubaix toujours... Appareil photos abîmé, altercation provoquée par l'un des huissiers en question connu pour son inflexibilité, ses outrances et la violence de ses auxiliaires ! Une dizaine de voitures de police ont bloqué la rue, après que les manifestants aient été neutralisés à l'intérieur ! Intervention de policiers munis de flash-balsl à l'intérieur, prise des identités... Au bout d'une heure d'occupation, les manifestants sont sortis sans encombre en présence des caméras de France 3. Le huissier a menacé de porter plainte contre l'ensemble des manifestants à titre individuel...
Présence de camarades de la CNT Béthune (communication et sans-emplois), du STIS-CNT de Lille et du SSEC-CNT 59/62.
|
LES MARCHEURS SONT A LIEVIN
(23/O4/05)
|
La Marche
"contre la précarisation de nos vies" a fait une halte ce matin
sur le
site de l'hypermarché Carrefour à Liévin...
Distribution de tracts sur la voie menant au
magasin et rencontre avec des syndicalistes de cette entreprise en lutte pour des
augmentations de salaire ont ponctué cette matinée...
Un débat
avec ces mêmes salariés de Carrefour était au menu
de l'après-midi.
|
LES MARCHEURS SONT A BETHUNE
(22/O4/05)
|
La marche "contre la précarisation de nos vies" a fait
étape à Béthune vendredi 22 avril.
Accueillis par l'Union locale CNT à la Maison des syndicats, les
marcheurs (CNT sans-emplois et précaires de Béthune,
Collectif C' sur d'aide aux réfugiés
de Calais, Confédération paysanne, AC !, ATTAC...) ont
ensuite occupé , une heure durant,
l'étude d'un huissier réputé pour son
inflexibilité... et retardé sa
fermeture, en présence d'un imposant cortège de
policiers. Redécorée aux couleurs "rouge et
noire" de la lutte, l'étude a ensuite été
abandonnée... dans l'attente d'une
rencontre avec l'un des huissiers qui, du coup, n'osait pas y retourner ! Les
marcheurs ont passé la nuit à la Maison des syndicats
avant de, reprendre ce
matin, la direction de Liévin, pour une rencontre avec les salariés de
Carrefour.
|
LES
MARCHEURS SONT A CALAIS
(20/04/05)
|
Dans le cadre des "Marches
régionales contre la précarisation de nos vies",
plusieurs organisations du mouvement social occupent actuellement
le
perron de la mairie de Calais et sont cernées par les forces de
l'ordre. Parmi elles, on dénombre AC !, le DAL, la
Confédération paysanne, les sans papiers de Lille, ainsi
que les syndicats "Solidaires" et CNT. Pour les organisations
participantes, cette étape des Marches régionales a pour
but de manifester leur soutien aux réfugiés.
LES
MARCHEURS
SONT PARTIS
(18/04/05)
|
Partis de
Courcelles-les-Lens ce samedi, les marcheurs ont investi lundi le
Conseil général du Pas-de-Calais à Arras où
ont été distribués 150 tracts. Ils ont ensuite
gagné Saint-Pol-sur-Ternoise. Vers 11 heures, à
l’hôtel de ville, ils se sont invités auprès
de Maurice Louf, maire PS, qui n’avait auparavant pas
répondu à leur demande de réception. Cette
"mini-occupation" de la mairie a donné lieu à un
échange parfois vif entre le premier magistrat partisan du "oui"
à la Constitution européenne, et ses
interlocuteurs… Aux environs de 12h30, le cortège a
gagné la zone industrielle afin de distribuer des tracts aux
portes de l’usine Herta (fabricants de saucisses) menacée
de délocalisation.. L’occasion d’un barbe-cue
géant avec le soutien logistique de la
Confédération paysanne. La projection d’un film sur
Métaleurope était programmée dans
l’après-midi.
|
PROGRAMME
DE LA MARCHE REGIONALE
CONTRE
LA PRECARISATION DE NOS VIES DU 16 AVRIL AU 1er MAI 2005
|
Jean-Marie
Honoret et Frédéric Bourgeois,
militants du syndicat CNT des sans-emplois et précaires de
Béthune,
seront présents tout au long de
cette marche coordonnée
par
plusieurs organisations syndicales et associatives de la région.
Samedi
16 avril :
14H00 :RdV Salle des fêtes de Courcelles les Lens :
Accueil des marcheurs et Débat (19H30) autour du film Germinal
2003-
licenciements avec ATTAC et Cœur de fondeur.
Dimanche 17 avril :
Journée internationale des luttes paysannes Rendez-vous à
Morchies
(entre Bapaume et Cambrai) dès 10H .(sur le lieu d’une
victoire
foncière). Convergence de nos actions avec AC! Cambrai AC
! Arras et
Solidaires et tous le collectif contre la répression
syndicale.Retour
sur Arras au soir Rdv 19H 4/4 Place Verlaine
Lundi 18 avril :
Rdv Conseil Général à 8H00
Déplacement Arras - St Pol /Ternoise.RdV
10H00 rue d’en haut Roëllecourt et marche vers StPol
(arrivée sur le
marché et usine Herta 13H).Assoc ATTAC et Etape pour un accueil
autour
des menaces de licenciements sur l’usine Herta(gpe Nestlé)
St Pol
(groupe Nestlé) lien avec la lutte des paysans face au groupe
Nestlé.
17H Film Chœurs de frondeurs (Métaleurop)/débat
délocalisation et
paradis fiscaux.
Mardi 19 avril :
Rdv 9H00 Salle de sport de St Pol. Déplacement StPol-Berck
arrivée sur
Berck (Rdv :16H local syndical rue du Dr V.Menard-ou 16H30maison des
syndicats rue des sables) action de soutien avec les infirmières
de
l’hôpital (sud santé)
Mercredi 20 avril :
Rdv Av Gaudin, Mayvillages,Le Touquet. Déplacement le
Touquet-Calais
(arrivée Boulogne 11H00 tribunal et Calais place de la mairie
à 15H)
Action avec les militants soutien aux réfugiés ; ATTAC,
DAL et AC !
Calais Fête de soutien 20H à Marck (collectif Salam
Csûr).
Jeudi 21 avril:
Rdv 9H00 Salle des Fêtes de Marck Déplacement
Calais-Dunkerque (arrivée
Dunkerque à 11H30 place Jean bart )
Avec AC !Dunkerque et ATTAC. Action de soutien au collectif des veuves
de l’amiante Dunkerque RdV cinéma (film le prix du silence
et débat).
Vendredi 22 avril:
Déplacement Dunkerque-Arques (arrivée Arques à 13H
RdV devant
l’usine).Pique nique avec les salariés de la cristallerie
d’Arques
menacée de délocalisation en Chine.
Arrivée sur Béthune dans l’après midi.
Samedi 23 avril :
Rdv 9H00 Maison des syndicats 558 rue de Lille à béthune
Déplacement
Béthune-Liévin(arrivée Liévin à 11H
RdV au magasin «Carrefour» )
Journée organisée par AC ! Rdv Au CRAF chemin des
manufactures
rencontre avec les salariés de carrefour partage et soutien
à leur
lutte. Spectacle réalisé par les chômeurs en
soirée (20H salle des
fêtes) Hébergement au CRAF.
Dimanche 24 avril
Déplacement vers Lille
Lundi 25 avril :
action sur Tourcoing autour du collectif pour la dignité, CGT
chômeurs,
AC : repas au local de la CGT, rue de lille
débat sur les ASSEDIC l’après-midi ;
possibilité d’être reçu à la
mairie
Mardi 26 avril :
RdV 9H00 Roubaix Gd Place Après Midi : sur Marcq action
avec AC!,
mairie.
Mercredi 27 avril :
RdV 9 H 00 au local Solidaires (12 rue d’Artois à Lille)
plusieurs
actions et lieux de mobilisation
-puis RdV à Auchan Englos-Lomme. L’idée est
d’y passer une bonne partie
de la journée pour informer les gens et leur proposer de se
joindre à
nous pour les autres actions.
-Participation à la manif des sans-papiers à 18h place de
la République.
-Le soir, organisation d’une soirée débat autour de
la Constitution :
précarité et UE…Un film de 20 minutes sur les
grèves de la faim des
sans-papiers sera projeté pour introduire le débat Salle
des acacias
place Heugeste près de la Mairie d’Helemmes (métro
Hélemmes)
Jeudi 28 avril :
RdV arret tram Buisson problèmes sur l’emploi
RdV 14 H : métro Hôtel de ville V. d’Ascq.
RdV 15 H à la Maison des Droits de l’Homme et à 17 H
Vendredi 29 avril :
10H mairie de lille
14H AG des marches salle municipale de Wazemmes
interventions, débat sur l’immigration
à la MEP à 18h
Samedi 30 avril :
matin proposition d’une action étiquetage OGM
Après midi et soirée sur Houdain.(salle des fêtes)
1er mai :
manif sur Lille au matin. Et à Arras après midi au salon
du livre
d’expression populaire et de critique sociale
Rendez-vous après la marche:
Tous à Paris le 2 mai Départ du 1er mai Arras vers
18 H
Les objectifs des marcheurs :
-
renforcer les luttes locales (les marcheurs participent aux actions
décidées localement) ;
-
créer et rendre visible les luttes communes ;
-
créer et consolider les convergences locales.
Leurs conditions :
-
l'indépendance du mouvement social et des marches par
rapport aux partis politiques ;
- la
non-hégémonie d’une ou d’un groupe
d’organisations sur les marches ;
- la
pratique de la désobéissance civique pendant les
marches.
A
chaque étape :
une
action, un débat ou un temps
pour faire la fête...
Si
vous désirez marcher
de
façon
intermittente ou permanente (le nombre de jours,
c'est selon votre disponibilité) :
n'hésitez pas
à vous inscrire (que
vous soyez syndiqué ou pas, membre d'une association ou pas).
|
AGRESSION
FASCISTE
CONTRE
LE LOCAL C.N.T. DE LILLE
|
Une nouvelle fois, un
local syndical a été la cible de
déprédations et
de graffitis émanant de la mouvance fasciste. Tout comme les
locaux du
PCF à Lille-Fives avaient été taggués il y a quelques mois d'inscriptions
néo-fascistes et
racistes, la façade de la "Maison des syndicats CNT",
située 1 rue
Broca à Lille-Fives et regroupant les syndicats affiliés
à la
Confédération Nationale du Travail (CNT), a
été la cible des groupes
néo-nazis. Des sigles fascistes comme la croix celtique
signée par le
GUD (Groupe Union Défense - cf. historique ci-dessous *) ont
été
apposés sur le local et la serrure de la porte d'entrée a
été
endommagée. La CNT appelle tous les syndicats et tous les
anti-fascistes à manifester leur solidarité et leur
condamnation de
tels agissements qui nous menacent tous.
Lille, le 15 avril 2005.
L'union locale interprofessionnelle des syndicats CNT de Lille.
* Le GUD, rappel historique, devoir de mémoire :
- Décembre 1968 : d'anciens
dirigeants du
mouvent d'extrême-droite "Occident" créent le" Groupe
Union Droit"
(GUD) à la faculté d'Assas à Paris.
- Décembre 1969 : le GUD
participe à la
création du parti fasciste "Ordre Nouveau" (dissous par
décret en juin
1973).
- Octobre 1970 : le GUD s'implante dans
plusieurs universités françaises et devient le "Groupe
Union et
Défense" (mêmes initiales que précédemment).
- Juin 98 : le GUD participe en tant que
branche étudiante à la création du mouvement
fasciste "Unité Radicale".
- Eté 2002 : le mouvement
"Unité
Radicale" auquel participe le GUD est dissous à
l'été 2002 suite à
l'attentat manqué contre Jacques Chirac et se reconstitue peu
après en
deux mouvements distincts : un courant skinhead et violent
dénommé
"Réseau Radical" (et son organisation de jeunesse "Jeune
Dissidence")
et un courant, proche de la "Nouvelle Droite" et du GRECE,
dénommé
"Bloc Identitaire" (et son organisation de jeunes "Jeunesses
Identitaires").
- Décembre 2000 : le GUD participe
avec
les jeunes mégrétistes du "Mouvement Républicain"
à la création de
l'UDEN ("Union de Défense des étudiants Nationalistes").
Les premières réactions :
Ras
l'Front - Lille :
La Maison des Syndicats regroupant les organisations
affiliées à la
CNT a une fois de plus été dégradée par des
tags fascistes : croix
celtiques et signature du GUD, organisation radicale
d’extrême droite.
Comme par hasard, cette attaque ciblée intervient suite à
l’intervention du Comité de Vigilance Antifasciste visant
à perturber
la tenue du repas annuel des Jeunesses Identitaires le 10 avril, au
restaurant Le Meunier (Lille), où de nombreux participants
"revendiquaient" le
statut de fascistes.
En s’en prenant à l’une des organisations syndicales
les plus actives
dans la lutte antifasciste, l’extrême droite radicale
entend refaire
parler d’elle et dissuader l’action antifasciste.
Loin de nous effrayer, ces exactions prouvent encore une fois la menace
bien réelle de l’extrême droite, et doivent
permettre de remobiliser
l’ensemble des forces démocratiques contre elle.
Ras l'front condamne ces dégradations, et assure de tout son
soutien
les syndicats et militant-e-s CNT, dont nous saluons
l’efficacité et
les convictons antifascistes, et la permanente disponibilité
dans cette
lutte.
Syndicat Ufict-CGT de la CRAMNP :
En raison des vacances scolaires, le syndicat Ufict-CGT de la CRAMNP
est dans l'impossibilité de se réunir et d'adopter une
position
syndicale commune de soutien. Néanmoins, en fonction du mandat
confié
par les camarades, en mon nom propre, je puis vous assurer de mon
soutien, de mon indignation, et de celle des camarades devant cet acte
indigne. Notre syndicat en a débattu à de nombreuses
reprises et
condamne sans ambiguïté les actes racistes, fascistes,
xénophobes. De
tels actes ne peuvent être tolérés !
Patrice, délégué syndical Ufict-CGT
CFDT - syndicat général de l'éducation
nationale (SGEN) du Nord
Pas-de-Calais :
Le Sgen CFDT 59-62 condamne tout acte visant à attaquer une
personne
ou une organisation (ici le PCF et la CNT) matériellement,
juridiquement ou moralement pour ses opinions politiques religieuses ou
syndicales. Nous rappelons notre attachement aux valeurs de respect des
droits des personnes contre toute forme de discrimination, de
xénophobie, de racisme, de sexisme, de harcèlement moral
; ainsi qu' au
respect de la liberté d'opinion et d'association respectant les
règles
de la démocratie. Nous ne pouvons donc que condamner les
attaques
récentes subies par les locaux de la CNT à Lille.
CNT - syndicat unifié du bâtiment, des travaux publics,
du bois et
de l'environnement du Nord (SUB-CNT 59) :
Le syndicat unifié du batiment, des travaux publics, du bois
et de
l'environnement de la CNT appelle tous les syndicats et organisations
à
manifester leur soutien radicalement antifasciste. Nous sommes
convaincus que cet acte est directement lié aux actions
antifascistes
pour lesquelles la CNT a toujours été présentes
avec d'autres
organisations (en particulier le SCALP et le Collectif de vigilance
antifasciste de Lille). Les groupuscules néo-nazis, n'ayant
aucun champ
d'action et éprouvant des difficultés à
s'organiser, tentent comme
d'habitude de semer les actions violentes et symboliques contre ceux
qui s'opposent à leurs pauvres idées. Nous ne sommes en
aucun cas
intimidés ou effrayés par ces actions qui en
réalité ne démontrent que
la faiblesse de cet essai de mouvement. Le fascisme ne passera pas !
Pas de fascistes dans nos quartiers pas de quartiers pour les fascistes
!
SCALP - Lille :
Le
SCALP
Lille condamne bien sûr sans appel ces
exactions et attire pour la énième fois l'attention du
public sur ces
faits. Encore une fois, les différents groupuscules fascistes
lillois
défraient impunément la chronique par des actions aux
relents
nauséabonds. La CNT et les militant-es du CCL sont cette fois
directement les proies de la violence atavique des nervis de
l'extrême-droite radicale, que celle-ci soit identitaire ou
nationaliste-révolutionnaire. Le SCALP Lille sera
présent, comme nos
camarades
CNTistes, anars et autonomes ont toujours été
présents pour nous, afin
d'apporter la réponse nécessaire face aux derniers
spasmes d'agonie des
groupuscules néo-fascistes lillois. Le SCALP Lille remercie
encore une
fois les militant-es
de la CNT et du CCL de leur indéfectible soutien sur le terrain,
dans
le passé et sur les actions à venir. Car notre combat
continue plus que
jamais, tous-toutes ensemble uni-es contre toutes les formes
d'oppressions, que ce soit le capitalisme, le fascisme, le patriarcat
ou l'homophobie.
|
AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES
ET DES MINIMA SOCIAUX !
|
SMIC, RMI, RMA, CDD, CES, CEC, CEJ, CIC,
contrats d’apprentissage, alternance, bas salaires, salaires
partiels… y’en a marre de galérer pendant
que certains s’en mettent plein les poches !
Dans le privé, rien à
faire du Medef et de sa proposition de "prime
d’intéressement aux bénéfices de
l’entreprise" ! Les primes ne concernent qu’1
salarié sur 4. Elles ne sont pas garanties dans la durée.
Elles poussent les travailleurs à se fliquer mutuellement pour
augmenter la productivité. Ce que nous voulons, nous qui
produisons les richesses, ce sont des hausses de salaire. Point barre !
Dans le public, l’augmentation
de 0,8% proposée par le gouvernement est une arnaque. Les bas
salaires sont très nombreux dans ce secteur (le "salaire moyen
des fonctionnaires" dont on nous rebat les oreilles n’a aucune
réalité sur le terrain) et ils ont besoin
d’être sérieusement revalorisés. Quant
à la perte de pouvoir d’achat depuis 4 ans, elle est
estimée à 5%. Alors, 0,8% d’augmentation
c’est vraiment se "foutre" de la gueule du monde !
Enfin, le 10 mars, nous n’avons pas
seulement manifesté pour les salaires mais aussi contre le
chômage et la précarité, pour la défense des
services publics, pour la réduction du temps de travail. Quelles
sont les réponses du gouvernement à ce sujet ? Que dalle
!
Stop
aux bas salaires ! Stop aux inégalités salariales !
Augmentation
générale selon une échelle décroissante
allant de 300 à 0 euros !
Les propositions
d’augmentation uniforme (en pourcentage, du point d’indice
ou du type "X euros pour tous !") ont le mérite
d’être claires, mais elles avantagent les salariés
les mieux payés. La CNT lutte pour des augmentations différenciées
inversement proportionnelles aux salaires afin de réduire
les inégalités entre travailleurs. Bien sûr, la CNT
ne saurait se satisfaire de ces augmentations, son objectif
étant l’abolition de
toutes les hiérarchies salariales et la construction
d’une société fondée sur la répartition égalitaire des
richesses et l’autogestion.
Ce que propose la CNT dans
l’immédiat :
-
Augmentation générale selon une échelle
décroissante de 300 euros pour les salaires les moins
élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2
fois le SMIC réévalué.
-
Pas de salaire net inférieur à 2000 euros.
-
Pas d’augmentation des salaires sans relèvement en
parallèle des minima sociaux, des contrats précaires, des
contrats d’apprentissage, des indemnités-chômage et
des retraites.
Comment
faire plier gouvernement et patronat ?
Négocier
"à froid" est le meilleur moyen de se faire avoir !
Négocier secteur par secteur est le meilleur moyen
d’opposer public et privé (la proposition
d’augmenter les salaires des fonctionnaires est une tentative de
casser l’unité entre les deux secteurs) ! Négocier
branche par branche, entreprise par entreprise, c’est renouveler
l’erreur des accords "35 heures". Ce qu’il faut,
c’est continuer à lutter tous ensemble (public /
privé). C’est bloquer l’économie du pays en
s’attaquant là où ça fait mal, c’est
à dire aux profits capitalistes. C’est construire un
mouvement de grève générale, prolongé,
offensif et contrôlé par la base. C’est refuser
l’éparpillement géographique et professionnel ;
c’est pousser gouvernement et patronat à accepter nos
revendications sur un plan national et interprofessionnel.
UL-CNT de Lille métropole
Tract
maquetté à télécharger
(1 page - format pdf - 165 ko).
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FACE AU BULLDOZER CAPITALISTE... 1 JOUR DE GREVE NE SUFFIT PAS !
CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE !
|
En
mai-juin 2003, face à la casse des retraites, les grèves
ou plutôt les « temps
forts », les «
journées de mobilisation », les « étapes vers… ?
» organisées par les « très responsables »
bureaucraties syndicales se sont multipliées
jusqu’à décourager la plupart des salariés
du public et du privé.
Quand à la place d’une lutte on vous sert une gentille
balade syndicale sans perspective, on a toutes les raisons de se sentir
trahi et de se résigner jusqu’au prochain ras le bol qui
fait qu’on veut encore y croire... Du coup, en 2004, pour la
casse de la sécurité sociale... quasi silence radio du
côté de la contestation sociale et syndicale. Après
l’espoir avorté de 2003, on comprend pourquoi !
2005... Grève de diversion ou
répétition générale ?
Aujourd’hui, rien n’a changé. Le gouvernement de
droite (dans la continuité du PS) cède aux
impératifs du patronat en visant à la réduction du
coût du travail, à la casse des services publics et de la
protection sociale. Dans le privé, plans de licenciements,
intérims, CDD se sont multipliés. Le nombre
d’annuités nécessaire à la retraite a
été augmenté. Dans le public, les emplois
précaires se sont multipliés au détriment des
emplois statutaires. Les retraites des fonctionnaires ont finalement
été alignées sur celles du privé, avec
aggravation pour tous. Pour tous, une baisse du niveau de
l’assurance maladie (forfait hospitalier, déremboursement
de médicaments). Pour « lutter
» contre le chômage, l’État a
multiplié les emplois aidés (TUC, CES, CEC, Emploi-jeune,
Contrat-jeune, etc.) en exonérant les entreprises de toutes
leurs charges.
Alors maintenant, au moment où le ras le bol semble à
nouveau plus fort que la résignation, allons nous retomber dans
la balade contestataire, réconfortante pour les bureaucraties
syndicales comme pour l’État-patron ? Ou allons nous tirer
les enseignements des précédentes « mobilisations » et nous
organiser à la base sans attendre d’hypothétiques
appels confédéraux ?
Plan de coercition sociale
Ces attaques, secteur par secteur, sont mises en cohérence dans
le projet de refondation sociale du MEDEF, traduit par le plan de
cohésion sociale du gouvernement voté et
budgétisé jusqu’en 2009. Ce plan de cohésion
sociale s’en prend aux conditions de vies de toute la population.
Dans l’emploi, les contrats précaires deviennent la norme
par la casse du Code du travail et du Code des trois fonctions
publiques. L’indemnisation du chômage est soumise à
la condition d’accepter n’importe quels boulots. Le travail
(en alternance) dès 14 ans est favorisé pour subvenir aux
besoins du patronat local. L’apprentissage est
développé y compris pour accéder aux emplois de la
fonction publique en remettant en cause les qualifications et les
formations professionnelles.
Dans le logement, la rénovation urbaine se traduit par le
transfert des populations les plus démunies,
particulièrement visées par l’utilisation
systématique des moyens de contrôle et de la
vidéosurveillance dans les zones sensibles.
Les politiques éducatives et de protection de la jeunesse sont
remises en cause par un « dépistage
» précoce des jeunes et des familles en difficultés
en imposant à tous les services sociaux, éducatifs (y
compris l’Education nationale) et de santé (PMI, etc.) le
rôle de délateur aux autorités préfectorales
(mairie, préfecture).
Construisons l’offensive
à la base !
Dans l’unité d’action (interprofessionnelle et
intersyndicale) et sans rien attendre des bureaucraties syndicales qui
ne nous proposent que des actions d’un jour secteur par secteur !
Car les stratégies des chefs ne sont pas les nôtres ;
elles nous écœurent et nous démobilisent ! Mettons
en place et développons des assemblées
générales dans nos lieux de vie et de travail, entreprise
par entreprise (privée et publique), seul moyen nous permettant
de décider - tous et toutes ensemble à la base - des
offensives à mener. De plus, construisons les nécessaires
convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui
nous permettront d’imposer notre alternative face à la
politique du patronat.
La grève générale nous permettra de discuter
ensemble en assemblée générale, de nous organiser
et de nous défendre. C’est de cette façon que nous
pourrons ouvrir des perspectives d’un changement de
société. Autogestion des luttes !
Nous n’aurons que ce que nous prendrons. Construisons ensemble un
syndicalisme de combat !
|
10
MARS ET AU-DELA :
ET
SI ON OSAIT ?
|
Pendant
qu'une minorité de privilégiés s'en met plein les
poches...
- les plans de
licenciement se succèdent les uns après les autres dans
le secteur privé, des milliers de postes sont supprimés
dans le secteur public et le chômage gagne chaque jour du terrain
(plus de 10 % de la population !) ;
- le pouvoir
d'achat des salariés ne cesse de stagner ou de baisser ;
- les rares
acquis liés à la loi Aubry sur la RTT sont remis en cause
;
- l'emploi est
davantage flexibilisé (y compris par cette même loi Aubry)
et précarisé (développement des contrats
d'intérim et des CDD dans le secteur privé, casse des
statuts dans le secteur public) ;
- les retraites
sont amputées et les durées de cotisation
allongées (passage à 42 annuités d'ici quelques
années !) ;
- les services
publics sont privatisés ;
- le code du
travail est démembré ;
- l'assurance
maladie est attaquée (augmentation du forfait hospitalier,
déremboursement de médicaments, 1 euro non
remboursé par consultation...) ;
- la formation
des jeunes est bradée (loi Fillon de régression scolaire,
budgets en baisse...) ;
- les droits des
travailleurs privés d'emploi se réduisent ;
- les
inégalités se creusent... et, cerise sur le gâteau,
on nous carotte d'un jour férié !
Les
gouvernements successifs, de droite comme de gauche, sont responsables
de cette situation... et seul aujourd'hui le mouvement social peut
inverser la vapeur !
Certes,
depuis quelques mois, la pression monte sur le plan syndical... Mais
face à la situation actuelle, un constat s'impose : les
journées d'action ponctuelles ne suffisent pas ! Il est grand
temps de fédérer les mécontentements et de passer
à la vitesse supérieure...
Dans
cette optique, la journée de grève unitaire
public-privé du 10 mars peut être le point de ralliement
pour la construction d'un mouvement d'ampleur. Le gouvernement semble
dérouté par les conflits qui éclatent un peu
partout. C'est le moment d'y aller ! Mais pas chacun dans son coin :
tous ensemble ! Et pas de manière frileuse : un mouvement de
grève massif, généralisé et prolongé
peut faire plier gouvernement, patronat et actionnaires !
Dans
tous les secteurs professionnels, du privé comme du public, la
CNT agit pour populariser l'idée de grève
générale interpro et reconductible. Dans
l'éducation, elle appelle l'ensemble des personnels, des
étudiants et des lycéens à rejoindre les AG
d'établissements ou de secteurs afin que la grève du 10
mars soit reconduite les jours qui suivront. Partout, elle estime
nécessaire de créer ou de réanimer les
instruments de luttes démocratiques (coordinations, collectifs
et AG interpro) qui avaient donné sa vitalité et sa
richesse au mouvement du printemps 2003. Enfin, elle appelle les
chômeurs, les retraités et tous les " sans " à
descendre dans la rue.
Syndicats CNT
interpro du Nord Pas-de-Calais
|
REPRESSION
AU
PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE
|
COMBIEN CA COUTE ?
Pour avoir réclamé la participation du personnel aux
vœux du maire à son chef de service : un avertissement ?
un blâme ? la révocation ?
Pour avoir évoqué une enquête de l’I.G.S sur
son chef de service,en sa présence, lors d’une
réunion de service, alors que la majeure partie des
présents ont été auditionnés dans le cadre
de cette enquête : un avertissement ? un blâme ? la
révocation ?
Ou un grand éclat de rire ?
Pourtant, en ces temps d’inflation, cela coûte
aujourd’hui très cher puisque, suite à ces faits,
l’administration engage une procédure disciplinaire
à l’encontre de 2 agents du Palais des Beaux Arts de Lille.
Combien coûtent maintenant l’engagement d’une
procédure disciplinaire pour abandon de poste basée sur
de faux rapports et pouvant entrainer la révocation de
l’agent, ou encore la mutation ou le changement de fonctions
d’agents sans même la consultation de la C.A.P…
entre autres… ?
Rien ! du moins dans ce même service, le Palais des Beaux Arts de
Lille….
Pour les uns : la rigueur des textes et des procédures. Pour les
autres : le silence radio. Comme dit la fable : «qu’on soit puissant ou
misérable…» !
Syndicat CNT des travailleurs
territoriaux du Nord
Section "Ville de Lille"
|
TRAVAILLER
MOINS, TOUS
ET AUTREMENT !
|
L'annualisation
du temps de travail et le gel des salaires furent la contrepartie des
Lois Aubry fixant la durée légale du temps de travail
hebdomadaire à 35 heures en France. Le gouvernement d'alors
signifiait aux salariés que réduire le temps de travail
devait s'accompagner d'une déstructuration du code du travail :
organiser en les légalisant la flexibilité et la
précarité des travailleurs ; les 35 heures ne
s’inscrivaient pas dans les conquêtes du mouvement ouvrier.
Aujourd'hui, le gouvernement et le MEDEF continuent de s' engouffrer
dans cette brèche : si la réforme des 35 heures est
adoptée, le Compte Epargne Temps pourra accumuler ad vitam
aeternam les heures supplémentaires et repoussera aux calendes
grecques la possibilité de récupérer ces heures !
Le capitalisme vit de grands jours : les salariés pourront
racheter les heures qu'ils auront travaillées "en plus" :
racheter ses heures travaillées, il fallait y penser !!! Ou bien
alors les épargner sur un "compte-retraite", dont nul ne sait
prédire aujourd'hui, depuis la réforme Fillon, de quoi
elles seront faites...Le but est simple : surcharger les uns de
travail, à moindre coût, quand des millions d'autres sont
au chômage... Et que les marges bénéficiaires des
entreprises augmentent sans cesse.
Allongement de la durée de cotisation et mise en péril
des retraites, suppression d'un jour férié, augmentation
du quota d'heures supplémentaires, Compte Epargne Temps
illimité, décentralisation des négociations :
quand le gouvernement annonce aux salariés "Travailler plus pour
gagner plus", les travailleurs comprennent à raison :
"Travaillez plus pour que le patronat gagne plus ". Ce à quoi la
CNT oppose : "Travaillons moins, tous et autrement" !
Travailler moins : 30 heures hebdomadaires sans baisse des salaires ;
Travailler tous : répartir la charge de travail, faire cesser
la précarité et le chômage ;
Travailler autrement : autogestion des richesses produites par les
travailleurs eux-mêmes.
|
APRES
LE 20 JANVIER,
CONSTRUISONS
LA RIPOSTE SOCIALE !
|
Communiqué de la
fédé CNT éducation
La CNT-FTE salue les dizaines de milliers de grévistes de
la Fonction publique du 20/01/05, s'étant massivement
mobilisé contre la politique antisocialede la clique Raffarin.
Toujours prompt à répondre aux ultimatums du MEDEF
(dernièrement les 35 h), le gouvernement n'a de nouveau offert
que mépris et arrogance aux travailleurs-euses. Notre
mobilisation doit donc se poursuivre et s'amplifier. La CNT FTE
s'inscrit pleinement dans toutes les initiatives prises à la
base dans ce sens. À Vaulx-en Velin (69) des enseignant-e-s ont
reconduit la grève pour 48 h afin d'informer plus largement
population et collègues des dangers des attaques actuelles
contre l'école. De Clermont-Ferrand à la région
parisienne en passant par Marseille, de nombreuses initiatives locales
sont programmées pour les semaines à venir : AGs,
rassemblements ou actions, voire nouvelles grèves.
Nous ne pouvons donc que regretter la frilosité des
organisations syndicales dites représentatives qui tardent
à envisager les suites de l'action, semblant vouloir organiser
une nouvelle journée de grève seulement après les
vacances scolaires de février. Au contraire, nous devons nous
préparer à une grève dure et réanimer tous
les instruments de lutte démocratiques (coordinations,
collectifs…) qui avaient donné sa vitalité et sa
richesse au mouvement du printemps 2003. Nos objectifs restent
inchangés : lutte contre la pénurie budgétaire et
salariale, refus de la loi de régression scolaire de F. Fillon,
articulés au-delà de l'Éducation nationale avec un
combat pour de véritables services publics nonmarchands
gérés par et pour tous.
Nous nous inscrivons également dans un mouvement de
solidarité avec les travailleurs-euses du privé,
fortement touchés par la régression sociale :
remise en cause des 35 h, chantage à l'emploi… Dans
cette optique de solidarité interprofessionnelle, la CNT FTE
sera présente au coté des autres structures de la CNT,
dans les manifestations du 05 février * pour la réduction
du temps de travail et une répartition égalitaire des
richesses.
Lyon, le 22/01/05
Le
secrétariat fédéral
de la fédération des travailleurs et travailleuses
de l’éducation (CNT-FTE)
* Pour la région Nord Pas-de-Calais, manifestation à
Lille le 5 février 2005 à 14 h, porte de Paris.
|
DES ACQUIS, FAISONS
TABLE RASE ! (devise du baron Sellières)
|
Tract du STIS-CNT 59
APRES AVOIR PRECARISE NOTRE SYSTEME DE RETRAITES
ET DEMOLI NOTRE ASSURANCE-MALADIE... ILS S'ATTAQUENT AU DROIT DU
TRAVAIL !
LA MISE EN BIÈRE DU DROIT DU TRAVAIL
Cela n’aura échappé à personne
que, depuis son arrivée au pouvoir, le gouvernement
s’acharne à détruire les acquis sociaux.
Très largement influencée, voire manipulée (quand
ce n’est pas de la complicité) par ses amis du MEDEF, la
droite au pouvoir s’en prend aux travailleurs en mettant à
mal leurs retraites, leur protection sociale, leurs jours
fériés et maintenant leur temps de travail. En effet,
cela
fait quelques mois que nos gouvernants s’en prennent directement
aux « 35 heures » en usant d’arguments directement
puisés dans le manuel du parfait patron comme la baisse de la
compétitivité. Si le vingtième siècle a vu
progresser les conditions d’existence, ce
début de nouveau siècle commence par un grand coup de
marche arrière. La bourgeoisie en profite pour se venger des
droits qu’elle a du concéder, de mauvaise grâce, aux
travailleurs.
Refusons ce discours ambiant pro-MEDEF qui vise à nous
culpabiliser de vouloir vivre et travailler dans des conditions
décentes… ce qui est loin d’être le cas !
Peu critiques sur les méfaits de l’économie
globalisée et libérale qui régit la
planète, les média entretiennent un discours malsain qui
dépeint la France comme un pays où le travailleur
coûte trop cher. Finalement, si les entrepreneurs n’ont
d’autres alternatives que la délocalisation de leurs
activités vers des contrées "meilleur marché",
c’est que nous avons obtenu trop d’avantages. Des
exposés, dramatisant des sujets comme les retraites ou la
gestion de la sécurité sociale, ont déjà
émaillé l’actualité des années
passées. Conclusion : le salut se trouve dans le grand
tourbillon de réformes libérales.
TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS
Rappelons que la contrepartie de l’allégement
du temps de travail était assujettie à une plus grande
flexibilité et une modération salariale. De plus, les
baisses de cotisations sociales des employeurs et autres subventions
liées ont été financées par
l’impôt et le gel de nos salaires. Les réclamations
du patronat sont donc injustifiables.
La dernière attaque en date contre la loi sur les 35 heures
illustre bien la stratégie en place au MEDEF et relayé
par le gouvernement : casser la loi sur les réductions du temps
de travail en gardant les avantages des patrons (annualisation du temps
de travail, gel des salaires, quotas d’heures
supplémentaires moins bien payées … ) et en
faisant perdre un acquis social de plus aux travailleurs (le temps
libre gagné). Pour bien enterrer cette loi, Seillère
revendique « la liberté
de négocier son temps de
travail au niveau de l’entreprise ». S’il
trouve un
écho chez nos gouvernants, ça nous promet de longues
semaines de travail… payées sur une base de 35 heures !
Comme cela a été le cas chez Bosh à
Vénissieux, de plus en plus de patrons se lancent dans le
chantage à la délocalisation. La menace odieuse de
transférer l’activité d’une usine vers
l’étranger a un impact chez les salariés de ces
entreprises qui, effrayés à l’idée de perdre
leur emploi, acceptent sous l’œil bienveillant des
syndicats de travailler plus pour gagner moins. Rappelons que cet
« accord » (signé par la seule CFDT) est un passage
de 35 à 36 heures hebdomadaires accompagné d’un gel
des salaires et d’une baisse de la majoration des heures de nuit.
D’autres chantages et attaques dans la même veine sont
à déplorer :
- Dans les Vosges, la direction des usines SEB propose un passage aux
38 heures hebdomadaires
- L’usine Sediver, à Saint-Yorre, qui le 10 août
dernier a envoyé une lettre aux 294 salariés de
l’entreprise pour leur « proposer » de maintenir le
site en échange de substantielles aides publiques et d’une
baisse des salaires de 30%.
DROIT DU TRAVAIL ALLÉGÉ,
CONTRATS À DURÉE INCERTAINE… DES MESURES
DISCRÈTES, POUR MIEUX NOUS GRUGER !
Le rapport Camdessus, commandé par Sarkozy et qui a
dernièrement défrayé la chronique, balaie
plusieurs droits fondamentaux. C’est un véritable bras
d’honneur fait aux travailleurs. Ce rapport commandé par
le ministre de l’économie et des finances ressemble
beaucoup à un programme politique … ultra-libéral.
Même le MEDEF n’en demande pas tant !
Ce rapport propose l'instauration d’un contrat de travail unique
(à la place des contrats à durée
déterminée – CDD et
indéterminée – CDI) aux conditions de rupture
fixées à l'avance. L’emploi garanti à vie,
c’est fini car, on s’en doute, ce type de contrat vise
à s’affranchir des plans sociaux négociés
avec les syndicats (thème repris dans l’avant projet de
loi sur les licenciements).
Le gouvernement n’attaque pas de face la classe ouvrière.
Il égraine de petites mesures qui, petit à petit, sapent
nos droits pour profiter au patronat. On peut encore citer en exemple
le rapport Camdessus qui préconise la simplification du Code du
travail (faute de pouvoir le supprimer !) ainsi que la taxation des
entreprises qui licencient (via un système de bonus-malus sur
les cotisations sociales qu'elles paient).
Le SMIC est aussi visé. On ne va pas le supprimer mais le geler
en supprimant les « coups de pouce ». De plus, le rapport
plaide pour un renforcement du contrôle des chômeurs.
Malgré la complicité des « grandes »
confédérations syndicales et des partis politiques,
jusqu’où nous laisserons nous saigner ?
STIS-CNT 59
Syndicat CNT des travailleurs de
l'industrie et des services du Nord
Ton patron,
ton boucher, ton médecin, ton plombier sont syndiqués
pour
défendre leurs intérêts. Une minorité de
salariés sont syndiqués,
laissant le champ libre au rouleau compresseur anti-social de la France
d’en haut. Ne te laisse plus faire, syndique toi !
Notes du webmaster :
- Le
STIS-CNT regroupe des chômeurs et des salariés (CDI ou
CDD)
de l'industrie (au sens large : métallurgie, informatique, etc.)
et des
services (également au sens large : commerce, fonction publique,
etc.) ainsi que des retraités et des travailleurs en formation.
- Dans le cadre de la journée nationale d'action interpro du
samedi 5 février 2005 :
manifestation régionale à 14 h à
Lille (porte de Paris).
35
HEURES : JOURNEE DU 5 FEVRIER 2005
|
Appel
confédéral de la CNT
TRAVAILLONS TOUS, MOINS ET AUTREMENT !
Les 35 heures, ce sont nous les
travailleurs qui les avons
payés, et chèrement : renforcement de la
flexibilité, annualisation du temps de travail, gel des
salaires, accroissement de la charge de travail, etc.
Mais pour le patronat et le
gouvernement, le peu de garanties
collectives que nous avons encore c’est encore trop. Ainsi les
trois points essentiels de la proposition de loi sur «
l’assouplissement des 35 heures » concernent le Compte
Epargne Temps (C.E.T.), les Heures Supplémentaires et les
Petites et Moyennes Entreprises (P.M.E.) de moins de 20 salariés.
1)
Actuellement le C.E.T. permet de cumuler des jours
de repos avec une limite en nombre en jours épargnés par
an et en durée d’épargne. C’est fini : la
nouvelle loi supprime ses limites. Ce qui permettra au patron de vous
refuser un congé, de reporter les repos ad vitam aeternam !
2)
Augmentation du quota d’Heures
Supplémentaires. Elles sont déjà passées de
130 à 180 heures en 2002. Ça SUFFIT ! Raffarin veut les
autoriser jusqu’à 220 heures avec comme seule
contrainte la réglementation européenne qui limite le
temps de travail à 48 heures par semaine ! Presque des
journées de 10 heures ! Pourquoi tant exploiter ceux et celles
qui ont
un emploi alors qu’il y a du chômage ?! Il y a une
proposition de directive qui tourne autour de la Commision
Européenne ( présentée à la commission le
22/9/2004) pour passer cette limite européenne sur le temps de
travail à un maximun à 65 heures par semaine et en
faisait passer le temps de référence de 4 semaine
à un an !!!
3) Les
patrons des P.M.E. de moins de 20
salariés seront ENCORE autorisés à ne pas
appliquer correctement les 35 heures avec des heures
supplémentaires payées avec une majoration de 10%
à la place de 25% prévu par la loi ! Dérogation
supplémentaire de 3 ans. Délai que s’autorise
le patronat pour tordre définitivement le cou à la
réforme des 35 heures ? Mais bien sûr, si le temps de
travail peut être allongé la flexibilité et les
gels de salaire qu’on nous a imposé sous prétexte
de 35 heures, eux, ne seront pas remis en cause. Le principe du
gouvernement est toujours le même : toujours plus pour les
patrons, toujours moins pour les travailleurs !
A cela, il faut ajouter, toujours sur le temps de travail, la loi
Fillon de 2003 sur les retraites qui allonge la durée de
cotisation pour avoir droit à la retraite ou l’obligation
de travailler gratuitement un jour férié.
Jusqu’où va-t-on aller à ce rythme ?
Jusqu’à la transformation de nos congés en travaux
forcés ??
La C.N.T. réclame l’annulation de cet assouplissement, mal
nommé par Raffarin de "réforme du temps choisi" (choisi
par
le patron, ça va de soi).
La C.N.T. refuse d’entendre que c’est un choix offert aux
salariés (« plus travailler, pour mieux gagner »),
surtout que les attaques contre le temps de travail depuis cet
été (chez Bosch-Vénissieux par exemple) montrent
clairement que ce que veut le patronat : nous faire bosser
plus tout en nous faisant gagner moins ! ! Et depuis quand serait-ce le
salarié qui choisit son temps de travail ?! Avec cette
réforme le salarié sera rendu encore plus flexible,
à la merci du patron.
Il faut d’ailleurs noter qu’alors que les patrons
cherchent à nous faire bosser plus, des millions de travailleurs
sont sans-emplois, qu’il ne se passe quasiment pas une
journée sans qu’on apprenne un nouveau plan de
licenciement, que dans le secteur public le gouvernement supprime des
emplois par milliers ! Bref, alors que l’on crève de
bosser trop, d’autres crèvent du chômage !
LA C.N.T. DIT NON A CETTE REFORME !
NON à une épargne
imposée, à des repos reportés dans un avenir
incertain et lointain.
NON à de plus en plus
d’Heures Supplémentaires
subies, alors qu’une trop grande partie de la population est au
chômage.
NON à la dérogation des
petites entreprises. Mêmes
droits pour tous les salariés quelque soit la taille de
l’entreprise !
Aussi, la CNT ne peut que réagir face à cette
énième attaque contre nos garanties sociales :
- dépôt d’un préavis de grève national
pour la journée du 05 février 2005,
- appel à manifester avec les autres syndicats ce même
jour.
Mais s’il faut se mobiliser pour la journée du 5
février, il ne faut pas que cela soit une journée
d’action sans lendemain, au contraire.
Profitons de cette journée pour reprendre confiance dans notre
force collective, pour préparer la riposte massive du monde du
travail contre le MEDEF et les gouvernements successifs à son
service, faisons en sorte qu’en 2005, la peur change de camp !
TOUS ENSEMBLE,
TRAVAILLEURS DU PUBLIC
ET DU PRIVE, AVEC OU SANS EMPLOI,
BATTONS-NOUS !
Contre le chômage et les
licenciements ! Réduction du
temps de travail avec embauches correspondantes ! Travaillons tous,
moins et autrement !
Contre la flexibilité ! Non
à l’annualisation du temps de travail !
Pour des augmentations de salaires !
Oui, avec le SMIC ou juste au
dessus, on ne vit pas, on survit ! Mais plutôt que de laisser les
patrons nous imposer toujours plus d’heures
supplémentaires, imposons une hausse des salaires !
Il est temps, en effet, de remettre les pendules à l'heure !
Depuis 20 ans, la part des salaires et des revenus du travail ne
cessent de baisser, tandis que les profits des capitalistes ne cessent
d'augmenter ! Depuis des années, les gouvernements successifs,
de droite comme de gauche, nous imposent reculs sociaux sur reculs
sociaux ! Et pourtant, qui produit les richesses, si ce n'est nous les
travailleurs salariés ? Si, tous ensemble, nous entrons dans la
lutte, nous pouvons bloquer le pays et imposer nos revendications.
Le MEDEF chiale que les 35 heures lui coûterait « trop
chères ». Et bien, rappelons que personne n’a
jamais forcé quiconque à être patron ! Si leurs
« ennuis de patrons » leur causent trop de soucis,
qu’ils nous laissent gérer les entreprises et la
société ! Nous n’avons pas besoin d’eux,
puisque c’est nous, les travailleurs, qui produisons toutes les
richesses et assurons tous les services. Et si, le jour où la
classe ouvrière prendra en main les entreprises et l'ensemble de
la société, nous ferons certainement quelques erreurs
mais une
chose est sûre : nous ne pourrons faire que beaucoup mieux que
cette infâme société capitaliste !
La CNT revendique l'abandon de la
réforme en cours et lutte au-delà :
- contre la diminution de salaire et
la flexibilisation de l'emploi,
- contre la négociation décentralisée,
- contre la précarisation de l'emploi,
- pour la création de postes équivalents à la RTT,
- pour la poursuite de la réduction du temps de travail (30
heures par semaine sans perte de salaire),
- pour le refus du recours aux heures supplémentaires.
Pour la région Nord Pas-de-Calais,
manifestation à Lille le 5 février 2005 à 14 h,
porte de Paris.
|
GREVE
ET MANIF CONTRE LES PROJETS DE LOI
SUR
LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE
|
Fédération CNT des
Travailleurs de la Santé, du Social et de la Fonction Publique
Territoriale
33 rue des Vignoles 75020 Paris
Site web : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp
Tél: 06 88 81 26 47
Courriel : sante-social.rp@cnt-f.org
Appel à la grève et à
manifester
contre les projets de prévention de
la délinquance le jeudi 3 février 2005
En mars 2004 les travailleurs du social du médico-social et de
l’éducation se sont mobilisés contre le
projet sur la prévention de la délinquance.
Le ministre a changé, le projet est toujours là !
La PJJ est autant concernée que les éducateurs de
prévention spécialisée, les assistants de service
social ou les enseignants.
Depuis quelques années déjà, des services
participent aux CLSPD, qui sont des lieux de contrôle des
municipalités au prétexte de mettre en place une
politique de prévention.
Avec la mise en place des centres éducatifs fermés (qui
ne sont rien d’autre qu’un retour aux maisons de
correction) et l’arrivée des personnels éducatifs
dans les quartiers mineurs, la PJJ glisse dangereusement de la
protection et de l’éducation vers la répression .
Ces évolutions changent radicalement les missions des personnels
éducatifs.
Aujourd’hui, le rapport Bénisti propose de
redéfinir le secret professionnel et opte pour le secret
partagé. Il propose des stages parentaux pour les parents qui
auront été désignés défaillants et
donne tous pouvoirs aux maires et aux forces de police.
Parce que la CNT ne pas accepter le renforcement de la criminalisation
des plus pauvres.
Parce que la CNT refuse la collaboration avec les forces
répressives.
Parce que l’enfermement , le contrôle à
outrance et la répression sont incompatibles avec toute
éducation visant à l’émancipation de
l’individu.
La fédération CNT des Travailleurs de la santé, du
social et de la Fonction Publique Territoriale (qui participe au
collectif national unitaire avec d’autres organisations
syndicales et différents collectifs) appelle à une
journée de grève et à la manifestation
le jeudi 3 février 2005
RDV à 13 h devant l’IRTS Parmentier (métro :
Goncourt)
Fédération
CNT santé-social-fpt
Le 26 / 01 / 2005.
|
MANIF
CONTRE LES PROPOS HOMOPHOBES DE VANNESTE,
DEPUTE
UMP DE TOURCOING
|
Contre le sexisme et
l’homophobie et toutes les discriminations
ÉGALITÉ DES DROITS ET
JUSTICE SOCIALE !
C’est dans un contexte de crise sociale, de montée de la
précarité, du chômage, des violences sexistes et
homophobes que le Député UMP Christian Vanneste
décide de s’en prendre aux personnes et associations
homosexuelles à l’Assemblée Nationale (lors du vote
de la loi sur la Haute Autorité contre les Discriminations et
l’Egalité) puis dans la presse. Voici un bref extrait des
propos tenus par C.Vanneste et contre lesquels nous tenons à
protester fermement : le "comportement homosexuel est inférieur
au comportement hétérosexuel ; il “est
une menace pour la survie de l'humanité" ; "le
développement de l’homosexualité militante va de
pair avec un déclin. La vie, c’est l’ordre et la
hiérarchie des comportements" (journal 20 m du 7/12). A
l’Assemblée et à Tourcoing, l’élu UMP
se prend pour le défenseur d’Une humanité.
L’ordre pour lequel C.Vanneste fait du prosélytisme est
celui de la famille traditionnelle, hétérosexiste et
patriarcale. Partout, c’est tout un mouvement
réactionnaire qui s’organise allant des partis au pouvoir
aux intégristes religieux et à l'extrême-droite.
Selon Christian Vanneste, les homosexuels seraient "un danger", "un
lobby", l’annonce d’"un déclin".
Il propose à la vindicte populaire un groupe minoritaire : les
LGBT (Lesbiennes, Gays, Bisexuel-le-s et Transsexuel-le-s). Ceux sont
pourtant eux les victimes des discriminations homophobes.
Dans la réalité, les familles homoparentales sont
niées dans le droit et au quotidien. Dans les écoles,
dans la rue, dans la famille et au travail les comportements homophobes
stigmatisent, violentent et tuent. Sébastien Nouchet à
Noeux-les-Mines, a été insulté, harcelé,
agressé avant d’être brûlé vif.
Certains homophobes pourraient trouver dans les propos de C. Vanneste
un encouragement et une justification de leurs agressions.
Nous pensons que la stigmatisation, la discrimination ou l'incitation
à la violence sur une minorité ou un groupe
opprimé, sont injustifiables même par la
"liberté d'expression".
NON AUX PROPOS ET COMPORTEMENTS HOMOPHOBES !
OUI À L’ÉGALITÉ DES DROITS POUR TOUTES ET
TOUS !
Rassemblement et manifestation :
samedi 29 janvier à 14 h, place V.
Hassebroucq, Mairie de Tourcoing.
Au
22 janvier, les
signataires sont les suivants :
Actup
Paris, APGL, Centre Gay et Lesbien "j'en suis j'y reste" de Lille,
Centre L.G.B.T, Collectif Anti Patriarcat, association
"David et
Jonathan", association
"Spiritek", Les Flamands Roses, Les Sœurs de la
Perpétuelle
Indulgence, Comité de Vigilance Anti Fasciste de Lille, Ras
l'Front lille, SCALP Lille, CNT - 59, Sud
Education, Sud Etudiant-e-s,
LCR, lPCF de Tourcoing,
P.S de Tourcoing et de Lille, Les Verts
N.P.C., des Habitants-es de Lille et de Tourcoing, Nouveau Planning
Famillial -
Lille, RDV Chrétien, Académie Gay et lesbien, Eglise
Chrétienne Alliance,
Alliance des Centres gais, lesbiens, bi & trans de France et leurs
Membres
associés", " En Vie-Théâtre
de l'Opprimé ", Nouveau Planning Familial - Métropole
lilloise.
|
UN EXEMPLE DE
PRECARITE ET DE PRIVATISATION
DANS
LE SERVICE PUBLIC
|
Précarité
et privatisation dans le service public...
Une histoire qui
ne doit pas se banaliser :
"GBIT" ou
comment contribuer à la dégradation des conditions de
travail et à la privatisation de l’école publique.
De
la misère en milieu éducatif
Au lycée
Gaston Berger (bacs tertiaires, BTS, formations en alternance), comme
dans les autres établissements publics, il n’y a pas
suffisamment de personnel au Centre de Documentation et d'Information
pour faire face à la demande croissante et permanente des
élèves/étudiant(e)s en matière
d’accès aux NTIC (Nouvelles Technologies de l'Information
et de la Communication). La dotation en aides-éducateurs,
sinistre palliatif au manque de personnels titulaires
(secrétariat, Conseiller Principaux d'Education, ...), n’y
pourvoit pas non plus. De même, il n'y a pas d'ordinateurs en
nombre suffisant pour mettre à la disposition des
élèves. Au lycée Gaston Berger, on aurait pu
revendiquer, se mettre en grève mais c’est une autre
solution, une solution de facilité, de précarité
qui a été choisie par certaines personnes pragmatiques et
pas trop regardantes sur les acquis sociaux.
Service
public et sous-traitance
Trop chers
payés les profs et le personnel d'encadrement ? Trop de vacances
? Trop lourds, la législation sociale et les contrats à
durée indéterminée ? Trop cher le matériel
informatique et les logiciels ? Qu'à cela ne tienne : une
association 1901 est créée pour compenser les manquements
du service public d’éducation ; elle s'appelle "GBIT" pour
"Gaston Berger Initiatives Tertiaires". L’établissement
public met gratuitement à sa disposition une salle du
lycée, dénommée pompeusement "Maison des
Associations". Les étudiants sont mis à contribution avec
une cotisation annuelle présentée comme obligatoire de 10
à 25 euros au mépris du principe de gratuité de
l'enseignement public, ceci afin de pouvoir acheter de nouveaux
ordinateurs et logiciels. C’est cette association qui
sous-traitera les missions de soutien pédagogique et
d'accès aux technologies qui devraient relever des missions du
service public. La démarche d’
"externalisation/privatisation", déjà mise en oeuvre
ailleurs pour les cantines scolaires et l'entretien-nettoyage des
locaux et matériels, s’étend ainsi au domaine
pédagogique.
Pragmatisme
contre acquis sociaux
Le bureau de
l’association recrute pour ce faire un emploi jeune, avec un
statut à part (il ne relève pas du secteur public), un
statut sur mesure à la sauce MEDEF. Payé au SMIC pour 35
heures de présence par semaine (en accueil du public), avec des
fonctions qui relèvent à la fois des missions des TOSS
(maintenance informatique) et des enseignants (animation,
accompagnement, méthodologie, etc...), l’emploi-jeune ne
bénéficie pas des vacances scolaires même
lorsqu’il n’y a pas "école ouverte" ou autres
activités votées au CA, contrairement aux autres
emplois-jeunes/aide-éducateurs relevant directement du
lycée.
Embauché comme "animateur et tuteur de projets
éducatifs", il ne se voit pourtant pas appliquer les
dispositions salariales de la convention collective dont il
dépend et ne bénéficie pas de temps de
préparation pour ses FFP (Face à Face
Pédagogiques). Se pose aussi la question de ses
responsabilités quand il est seul en présence de
lycéen(ne)s et étudiant(e)s parfois mineur(e)s. On ouvre
ainsi grand la porte à la généralisation de la
flexibilité, de l’allongement du temps de travail et de la
réduction des rémunérations pour tous et toutes.
Pour la petite histoire, une pointeuse est d'ailleurs imposée
aux personnels non enseignants du lycée Gaston Berger !!!
Licenciement
d’un emploi-jeune
Ce dernier
constate que ni les formations, ni le plan de formation, pourtant
conditions sine qua non à l'obtention de l'aide, ne lui ont
été proposés pendant les 3 ans qu'il a
passé au service de "GBIT". Un comble quand on sait que
l'activité est hébergée dans un organisme de
formation. Il en arrive à contester la définition du
temps de service et des tâches qui lui sont imposés. Pas
question pour lui en effet d’accepter des conditions de travail
dégradées par rapport à ses collègues
emploi-jeunes du lycée. L'envoi de courriers par le syndicat
CNT-Education dénonçant cette situation, aussi bien au
bureau de l'association, qu'au proviseur et au recteur n'ont
reçu que des réponses évasives, lorsqu'elles ont
eu lieu. Comme seul retour, le bureau de "GBIT" (composé de 2
enseignants du lycée et d'un membre de l'administration) va
décider de poursuivre jusqu’au bout sa logique
libérale. Ce bureau se transforme en troupe de choc du
licenciement sec, ceci comme le plus vil des DRH (Directeur de
Ressources Humaines) de multinationale ! Mise à pied et
licenciement pour fautes graves.
Schizophrénie
Ce qui est moins
banal (ou espérons le, pas en voie de banalisation) c’est
que des salariés/employeurs, non content(e)s d’accepter,
comme parfois ailleurs, la précarité de leurs jeunes
collègues, l'ont ici construite eux-même et ont ainsi
suivi le modèle capitaliste qui dévore
l’école publique. De victime à bourreau,
d'exploité à exploiteur, il n’y a qu’un
pas... ou un instant de réflexion... Ces contrats dits
d'insertion ne profitent au final qu'à l'employeur, qui
reçoit de l'état 80% du salaire à verser pour une
main d'oeuvre maléable et corvéable à merci,
"l'heureux bénéficiaire" de l’emploi aidé,
quant à lui, se retrouvant à la case départ, 3 ans
plus tard, sans plus de diplômes et pour seul bagage un
licenciement pour fautes graves. Doit-on continuer à laisser les
Conseils d'Administration cautionner ces officines privées au
sein des établissements publics et, plus
généralement, le recrutement de personnes sous statuts
précaires et le mode de gestion brutale du personnel qui en
découle ? A vous de décider!
CNT-éducation
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|
COMMUNIQUE
CONFEDERAL DE LA CNT
AU
SUJET DES MOBILISATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE
|
Mobilisations
dans la fonction publique
Contre
l'Etat-patron : la grève !
La CNT appelle
aux journées de grève et de manifestations dans la
fonction publique les 18, 19 et 20 janvier prochains.
Elle salue au
passage l'unité des organisations syndicales qui appellent
l'ensemble des salarié-e-s du public à se mobiliser.
Cette
unité est indispensable et a été maintes
fois appelée de leurs voeux par les salarié-e-s. De ce
fait, il est à parier que les mobilisations seront fortes dans
tous les secteurs concernés.
Ainsi, les
revendications salariales, hélas légitimes ( pas ou peu
d'augmentations depuis trois ans) en annoncent d'autres. Les
réformes successives visant la disparition des Services Publics
ont une dynamique visible, affichée et commune : dégager
des profits.
Il aura fallu
pour cela imposer des logiques de rentabilité et externaliser
une grande partie des services des entreprises publiques vers de
sociétés privées :
-entretien des
voies, nettoyage et restauration dans les trains, fermetures des lignes
peu fréquentées pour les Transports,
-fermeture des
bureaux les plus reculés sur le territoire,
éclatement en trois groupes de gestion privée (
courrier, colis, finances), intégration des statuts bancaires
pour la Poste,
-transferts des
personnels TOS vers les régions, sous-traitance de la
restauration par des entreprises privées, "obligation de
résultat" instituée par la loi Fillon dans
l'Education Nationale,
-sous-traitance
de l'acheminement et du traitement des Eaux,
-sous-traitance
de l'entretien des réseaux EDF-GDF,
-privatisation
totale du service public des Télécommunications.
De ce fait, la
précarité est le fléau de tous les secteurs
publics et les clients ont peu à peu remplacé les
usagers.
Les
inégalités de statut au sein du Service Public et
d'accès à ces services pour les usagers sont criantes.
Les coupures d'électricité pour cause de non-paiement
sont, de fait, criminelles.
Les salaires
cachent mal la forêt !
C'est pourquoi
la CNT dénonce l'éparpillement sur trois jours d'une
grève que tout rassemble.
Cependant, les
salariés vont renouer avec le seul moyen de s'opposer
durablement à l'Etat-Patron : la grève !
La CNT
s'emploiera dans les assemblées générales des
travailleurs-euses grévistes à transformer ces trois
jours en une mobilisation d'ampleur.
|
GREVE
DES
TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE
|
Contre
la casse du service public, contre les suppressions massives de postes,
pour la titularisation des travailleurs
précaires (sans condition de concours), pour le rattrapage du
pouvoir
d'achat des salaires et des pensions *, pour la revalorisation des bas
salaires, pour la défense des garanties statutaires...
Tous et toutes en
grève le jeudi 20 janvier 2005 !
Manifestation
régionale à Lille (14 h 30 Porte de Paris)
* Entre le 1er janvier 2000
(fin du précédent accord salarial) et le mois de novembre
2004, les
fonctionnaires ont enregistré une baisse de 5 % environ de leur
pouvoir d'achat
(cette baisse étant liée au décrochage de la
valeur du point comparativement à l'évolution
des prix). Le ministre de la fonction publique refuse de rattraper
cette baisse
de 5 % pour la période 2000-2004 et refuse d’anticiper
l'évolution prévisible
des prix pour l’année à venir (malgré
l’obligation faite au gouvernement de
négocier annuellement le traitement de ses fonctionnaires, il ne
veut pas
inclure une clause de rattrapage en fin d'exercice).
| LES PAUVRES
PLUS PAUVRES. LES RICHES PLUS RICHES ? |
En mai-juin dernier, des manifestations de masse
se sont produites
partout en France pour dire non aux réformes qui portent un coup
sans précédent à tous les acquis sociaux
hérités des luttes passées.
Un mouvement social d'envergure s'est imposé pour
défendre des services publics de qualité qui puissent
garantir une égalité d'accès à
l'éducation, à la culture, à la santé,
à la retraite, POUR TOUS, et refuser la mise en oeuvre de la
politique du MEDEF et de ses logiques dévastatrices :
Travailler plus avec moins de droits sociaux
: halte au scandale !
Alors que depuis le début de l'année on compte 33
licenciement à l'heure, Raffarin et Seillères se plaisent
à répéter qu'il est urgent de « remettre la
France au travail », que ce pays ne peut rester un « grand
parc de loisirs ».
Qu'à cela ne tienne : des réformes convergentes pleuvent
tous azimuts pour nous faire travailler toujours plus avec de moins en
moins de droits :
Définitivement adoptée le 14 août, la
réforme Fillon sur les retraites, fait passer à 42 ans de
cotisation, sous prétexte d'«équité»,
tous les salariés (avec révision à la hausse tous
les 5 ans), et cela au mépris des inégalités de
carrière entre homme et femme, au mépris du
décompte différent des annuités dans le public et
dans le privé, au mépris enfin des millions de «
demandeurs d'emplois » pour qui s'éloigne un peu plus la
perspective d'une retraite décente.
L'accès à l'emploi se fait sur des bases toujours plus
précaires. Alors que les CDI sont devenus denrées rares,
la multiplication des statuts et le recours aux contrats
précaires (CES, CEC, vacataires, intérimaires.) se
généralisent à tous les secteurs, obligeant les
travailleurs à se soumettre à des temps partiels
imposés, à la flexibilité des horaires et aux
cadences accélérées de travail
générant stress et mal être. Hier, l'application
des 35 heures ont intensifié cette flexibilité et
précarisation du travail, offrant au patronat français
l'heure de travail la plus productive du monde. Aujourd'hui,
gouvernement et patronat veulent revenir sur le seul aspect positif de
cette loi : la réduction de 4 heures de travail.
Parallèlement, avec l'instauration du RMA, c'est une
véritable obligation au travail sous-payé qui est
introduite. CDD de 6 mois, renouvelable 2 fois, offrant aux patrons le
bénéfice du RMI et une main d'ouvre à 4,3 euros /
l'heure TTC, le RMA impose une distinction entre bons et mauvais
demandeurs d'emplois, porte directement atteinte au SMIC et ajoute un
peu plus à l'exploitation des plus pauvres.
Après les intermittents, c'est l'ensemble de l'indemnisation du
chômage qui est attaquée. Les ASS (Allocations de
Solidarité Spécifique) réduites à 2 ans
alors qu'elles étaient auparavant versées sans condition
de durée, c'est plus de 850 000 demandeurs d'emploi se
retrouvant sans droits et réduit au RMI. La baisse des
impôts directs de 3% qui bénéficie aux plus riches
représentera cette année un manque à gagner de 1.8
milliards ! Tandis que la réduction de l'ASS fera
économiser à l'Etat 150 millions d'euros en 2004, un
demi-millard en 2005 (cf. Le Monde du 19/9/03).
Une réforme de la sécu est annoncée pour
l'automne, enclenchant le pas au déremboursement de centaines de
médicaments, à la hausse du forfait hospitalier : une
fois de plus, c'est l'égalité des droits sociaux qui est
entamée. Combien serons-nous à être bientôt
trop pauvres pour être soignés ?
Des sacrifices pour garantir la
solidarité nationale : halte à l'arnaque !
L'appel répété aux « sacrifices
nécessaires » et l'illusion entretenue que la somme des
ces sacrifices garantira un avenir meilleur masquent une
réalité scandaleuse : l'ensemble des efforts
demandés se fait toujours du côté des travailleurs
(les plus pauvres), offrant autant de victoires aux patrons dont les
profits ont considérablement augmenté (en 20 ans, la part
des salaires dans la richesse produite est passé de 70 à
60% au bénéfice du seul capital).
Le calcul est en effet assez simple : plus les efforts sont importants
du côté des travailleurs, plus le coût du travail
baisse, et augmentent à l'autre bout les bénéfices
(si en 1945 la participation au financement des caisses sociales
était pour le patronat 4 fois supérieure à celle
des salariés, elle n'est plus aujourd'hui, après des
décennies d'exonérations et de baisses de charges, que de
1,5).
Tout est à nous ! Nous ne garderons
que ce que nous défendons !
Face à tant d'attaques et d'intox sur le caractère
nécessaire, inéluctable et urgent de ces réformes,
réaffirmer nos droits, exiger un autre partage des richesses et
lutter pour une solidarité véritable devient
incontournable pour tous ceux et celles qui ne se résignent pas
à l'explosion des inégalités !
Résister, refuser ces démolitions dépend de chacun
de nous. Sur nos lieux d'habitation, sur nos lieux de travail, les
luttes quotidiennes sont à construire !
Dénonçons l'hypocrisie des discours politiciens et
médiatiques qui exigent toujours plus d'efforts de la part des
plus démunis. L'heure est plus que jamais à la
mobilisation !
Changer de société : oui !
Changer de majorité : pour quoi faire ?
Face à ces attaques, pourtant rien de mobilisant. Changer la
majorité ? Les élections ont l'air de monopoliser la
parole. Qui sera candidat, où, en fonction de quelle
stratégie arriviste, en fonction de quel groupe de pression au
sein du parti et ainsi de suite...
On sait très bien qu'une autre majorité ferait la
même chose. L'esprit libéral ne connaît pas les
frontières politiques. Il souffle à droite, à
gauche, au centre au point qu'on ne peut plus reconnaître : ni la
droite, ni la gauche, ni le centre.
Aux élections de 2004, ce sera trop tard : c'est aujourd'hui
qu'il faut dire non ! Développons nos refus, nos luttes.
Soutenons toutes les actions - mêmes minimes - qui disent NON !
| CHARTE
DEMOCRATIE DIRECTE |
Voici
pour info la proposition de charte sur laquelle travaille la commission
du même nom pour un bon fonctionnement démocratique et
autogestionnaire de la coordination intermittents et précaires
d'Ile de France et aussi de la coordination nationale des
intermittents.
Eric Dussart (SSEC-CNT / Lille).
Une
proposition de charte en trois points :
- l'esprit de la coordination
- l'assemblée générale
- les commissions
L'esprit de la coordination
La Coordination des intermittents et précaires
d'île de France est née autour du refus du protocole
d'accord relatif à l'assurance chômage des intermittents
du spectacle signé dans la nuit du 26 au 27 juin 2003 par le
Medef et trois syndicats minoritaires.
Suite à l'occupation de la salle charlie parker de la
grande halle de la villette à paris le samedi 28 juin, une
Assemblée Générale s'est réunie
spontanément. Le nom de "Coordination des intermittents et
précaires d'île de France" a été voté
et un fonctionnement en commissions libres s'est institué.
Elle fait le choix de réunir des personnes syndiqués
et non-syndiqués en dehors de leurs appartenances politiques ou
religieuse au sein d'une organisation horizontale basée sur la
démocratie directe, l'auto-discipline et la
responsabilité individuelle de chacun de ces membres. Elle a la
volonté de mener avec le plus grand nombre, la lutte pour la
défense de la culture et d'élargir la combat dans la
perspective d'une réforme pour de nouveaux droits.
Dans cet esprit, elle a à c¦ur d'établir et
d'entretenir un réseau d'échanges avec les autres
branches du secteur économique.
L'assemblée générale
L'assemblée générale de la Coordination
des intermittents et précaires d'île de France est
souveraine et décisionnaire.
L'AG renouvelle par vote les membres de la tribune à la fin de
chaque séance.
L'ordre du jour est proposé en réunion
inter-commissions. Cette réunion reste ouverte. Elle
prépare et commente l'AG. Chaque commission est tenue d'y
être représentée par un référent. Les
membres de la tribune élus la veille en AG se doivent d'y
assister.
L'ordre du jour et la Tribune sont validés par un vote de l'AG.
La tribune est un outil technique et faillible. Elle veille au bon
fonctionnement de l'AG. Elle se compose de :
- Un président de séance qui veille au bon
déroulement de l'ordre du jour et conduit les débats.
- Un assistant volant (avec une cape)
- Un assistant médiateur (avec un casque) qui modère les
conflits
- Deux responsables des tours de parole
- Deux secrétaires se désignant dans l'AG. Les
secrétaires rédigent un compte rendu consultable.
Les membres de la tribune observe un devoir de réserve
quant à d'éventuels commentaires. Ils conservent le droit
au tour de parole et au vote.
L'AG mandate des commissions ou des individus dans le cadre
d'une mission préalablement définie dans son but et sa
durée. Tout mandaté rend compte de son mandat à
l'AG
L'AG peut à tout moment demander à toute
commission un rapport d'activité. Le dialogue lors de ces
communications s'établit, s'organise et se transforme au
présent.
Ce que vote l'AG :
Tout vote est précédé d'un débat
- Tout textes amené à être diffusé au nom de
la coordination
- Les mandats
- La tribune de la prochaine AG
- La charte et le règlement intérieur
-
Suivant les débats et sur proposition de la tribune, elle peut
voter tout point nécessitant validation, figurant ou non
à l'ordre du jour
Les commissions
Les commissions fonctionnent suivant le principe de la libre
association.
Elles sont librement créées au sein de la coordination.
Elles sont techniques, ouvertes et libres d'accès.
Elles présentent leurs intentions et fonctionnement librement
établis devant l'AG.
Elles
sont tenues de rendre compte de leurs activités devant l'AG.
Elles sont responsables devant l'AG des décisions et actions
engagées. Leur champ d'action est en accord avec l'esprit de la
coordination.
Chaque commission nomme quotidiennement un
référent qui la représente aux réunions et,
si nécessaire, en AG.
Règlement intérieur
Les commissions
Les commissions sont ouvertes à tous. Elles sont
composées de libres membres. Leur fonctionnement est
établit librement par chacune d'entre elles en accord avec
l'esprit de la coordination (démocratie directe, auto-discipline
et responsabilité de chacun)
Chaque commission nomme quotidiennement un
référent. Il assiste à la réunion
inter-commissions de préparation de l'AG.
Les réunions Inter-commissions
Elles sont de deux sortes.
1/ Préparation de l'AG: bi-quotidienne, prépare et
commente (debrieffing) les AG.
2/
Coordination: réfléchit, entretient, amende, modifie
l'organisation du travail au sein de la Coordination. Elle est aussi le
lieu de débat, de réflexion sur les orientations, les
stratégies de la coordination. Ces discussions débouchent
sur des propositions à l'AG qui décide. Ces
réunions sont ouvertes.
Préparation de l'AG
Arriver en retard est super chiant pour les autres et le bon
déroulement de la réunion.
Chaque
référent se doit d'y assister. Un président, un
rapporteur, un responsable de tour de parole sont nommés.
Chaque référent fait une proposition pour l'ordre du
jour. Les propositions sont discutés. Un ordre du jour est
établi. Certaines propositions peuvent être
repoussées à un AG ultérieure.
Tout problème d'organisation, de stratégie, de
positionnement, d'orientation ne relevant pas d'une décision
à présenter à l'AG est écarté et
renvoyé en réunion inter-commissions
Coordination
Arriver en retard est super chiant pour les autres et le bon
déroulement de la réunion.
Cette réunion est limitée dans le temps. Elle est une
tribune ouverte. Un ordre du jour peut être établit. Les
personnes présentent cherchent des solutions aux
problèmes d'organisation, de stratégie, de
positionnement, d'orientation de la Coordination.
Un système de médiateur est mis en place pour aider
à régler les problèmes inter ou internes aux
commissions. Ces médiateurs sont le dernier recours. La
durée limitée de chaque séance permet de laisser
reposer la réflexion, d'essayer de ne pas se perdre dans les
dédales délicieux du palais biscuit de l'agora (ronge les
murs, lèche les vitres)
Le règlement intérieur conseille aux membres
libres des commissions de changer de commissions, de ne pas se
considérer comme indispensable. Les responsabilités
doivent tourner, s'échanger, il faut savoir passer le relais
(c'est à dire former les nouveaux libres membres au
fonctionnement de la commission, leur transmettre les documents et
infos inhérents à).
Les libres membres de la Coordination s'engagent au respect du
matériel et des lieux mis à leur disposition.
Les communications quotidiennes d'informations entre commissions se
font si possible par écrit (note de service)
L'accueil n'est pas un secrétariat. Il diffuse des
informations générales sur la coordination, son actions,
et renvoie les demandes vers les commissions concernées. De fait
les commissions se doivent de tenir informé l'accueil de leurs
activités, publications etc. L'accueil ne passe pas de coup de
téléphone, ne prend pas de rendez-vous, ne balaie pas la
salle, ne fait pas les courses pour les commissions.
Le comité de rédaction fonctionne à
travers un site internet. Il regroupe, recoupe les textes produits et
diffusés par les commissions au nom de la coordination. Les
textes en écriture y sont soumis aux réflexions,
augmentations, remarques des autres libres membres dans un esprit
d'amélioration de synthèse et de clarté.
| LE DROIT DE
GREVE DANS LE PRIVE |
La
grève se définit comme une cessation collective et
concertée du travail en vue d'appuyer des revendications
professionnelles.
Si dans le secteur public la loi a réglementé de
manière relativement conséquente l'exercice du droit de
grève, dans le secteur privé, la réglementation
est très pauvre, ainsi :
- les syndicats n'ont pas de rôle exclusif dans le
déclenchement d'une grève ; leur intervention n'est
nullement obligatoire même si dans la pratique, il est
fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient
le mouvement ;
- aucun préavis légal n'existe ; les
grévistes peuvent donc cesser le travail dès que
l'employeur a eu connaissance de leurs revendications.
A noter : une convention collective ne peut pas fixer de
durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne
peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les
salariés l'exercice du droit de grève
constitutionnellement reconnu ; seule la loi peut créer un
délai de préavis de grève s'imposant à eux
(Cour de cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).
| NOS RETRAITES
NE SONT PAS A VENDRE ! |
Répartition ou capitalisation ?
Les premiers systèmes de retraite mis en place au
début du 19ème siècle étaient des
systèmes par "capitalisation". Après la dépression
des années 30 où de nombreux épargnants furent
ruinés, le mouvement syndical a réussi à imposer
un système par "répartition" fondé sur la
participation du patronat (cotisations sociales) et la
solidarité entre les générations (cotisations des
salariés en activité).
Le projet de loi gouvernemental qui sera voté en
juillet à l'Assemblé nationale veut ré-introduire
le système par "capitalisation" à côté du
système actuel. L'État et le patronat comptent
réduire progressivement le montant de nos retraites pour nous
obliger à compléter notre pension par capitalisation, et
cela jusqu'à ce que le nouveau système se substitue
entièrement à l'ancien. Si ce type de système est
adopté, nos cotisations seront alors gérées soit
par « notre » patron, soit par une compagnie d'assurance,
soit par une banque. Bien sûr, le montant de notre retraite ne
dépendra plus de nos dernières fiches de paie et ne sera
indexé ni sur les salaires ni sur les prix. Enfin, nos
cotisations seront placées en bourse... et rien ne garantit
qu'elles nous seront reversées sous forme de pension une fois
atteint l'âge de la retraite !
Comme le prouve à la fois l'Histoire et
l'actualité des pays où il est actuellement en vigueur,
ce système est extrêmement dangereux pour les
salariés. Rappelons pour mémoire qu'en 1991, Robert
Maxwell, le magnat de la presse bri- tannique, a pillé les fonds
de pension de ses 32 000 salariés avec la complicité de
ses banquiers et de son cabinet d'audit. Par ailleurs, tout le monde se
rappelle qu'en 2001, le géant américain "Enron" a vu sa
valeur boursière s'effondrer. Les fonds de pension de cette
compagnie ayant été investis en actions. "Enron" (!), ce
sont 40 000 salariés qui ont été spoliés
non seulement de leur emploi mais aussi de leur épargne
salariale et de leur couverture-retraite. Dernier exemple en date : il
y a un an en Suisse, suite à une crise boursière,
l'État a autorisé le patronat à verser aux
retraités moins de ce qu'il leur devait, le contribuable (c'est
à dire les salariés !) prenant en charge la
différence. Bref, le système par "capitalisation" n'offre
aucune sécurité par rapport au système par
"répartition". Si le projet de loi "Fillon" est voté,
notre retraite sera à la merci d'une escroquerie ou d'une crise
comme le capitalisme en génère
régulièrement !
Quelle durée de cotisation ?
Depuis 1993, les salariés du privé doivent
cotiser 40 annuités pour pouvoir toucher 100 % de leur retraite.
Avec l'entrée tardive dans le monde du travail et les
périodes de chômage qui émaillent la vie d'un
salarié, il sera déjà difficile pour un grand
nombre d'entre nous de cesser le travail à 60 ans avec 100 % de
notre retraite. Certes, les retraites complémentaires assurent
actuellement la différence. Mais avec l'allongement de la
durée de cotisation à 42 ou 45 annuités (comme le
préconisent gouvernement et patronat), les organismes de
retraites complémentaires ne pourront pas suivre et deux
solutions s'offriront alors aux salariés : l'adhésion
à une caisse de retraite par "capitalisation" pour les plus
riches, la poursuite de leur activité salariée
jusqu'à 67 ou 70 ans pour les plus pauvres !
Avec quel financement ?
Contrairement à ce que l'on veut nous faire croire, il
n'y a pas de «problème des retraites » en France. En
effet, la richesse produite est largement suffisante pour assurer la
pérennité du système actuel. Le problème,
c'est la façon dont est répartie cette richesse. Les
profits capitalistes représentent des milliards d'euros.
Imposons l'augmentation des cotisations patronales et l'augmentation de
nos salaires... et le système de retraite par
"répartition" sera sauvé !
Comment lutter ?
L'offensive du patronat et de l'État bat son plein. Ils
ont déclaré la guerre aux travailleurs et aux
chômeurs : licenciements massifs, augmentation de la
flexibilité et des contrats précaires, accord Unedic au
détriment des chômeurs, casse de la retraite et de la
Sécu, casse du service public (décentralisation, non
remplacement des fonctionnaires partant en retraite sauf dans la police
!), lois sécuritaires contre les pauvres.
Face à cette attaque massive, il n'y a pas à
négocier. Négocier, c'est déjà perdre.
Cessons d'être dans la défensive et construisons la
riposte ! Nous avons le nombre, nous sommes la force de travail, nous
sommes les producteurs : sans nous, le patronat n'est rien. Alors
pourquoi céder aux exigences patronales et étatiques
comme le font certaines centrales syndicales en abandonnant par exemple
la lutte sur la durée de cotisation pour les retraites en
contrepartie de quelques miettes ?
Nous ne devons pas attendre les vacances d'été
pour réagir. Les manifs d'un jour ne soumettent à aucune
pression État et patronat. Elles permettent juste aux directions
des grosses confédérations de faire croire qu'elles
luttent tout en contrôlant la contestation. Un véritable
rapport de force est à créer. Construisons l'offensive
à la base, dans l'unité d'action, sans rien attendre des
bureaucraties syndicales qui négocient déjà
à notre place et se perdent dans des luttes stratégiques
et électoralistes qui ne nous concernent pas. Mettons en place
des assemblées générales dans tous nos lieux de
travail, boîtes par boîtes (privé et public), seul
moyen nous permettant de décider tous ensemble à la base
des offensives à mener. Faisons converger les luttes,
coordonnons nos actions et généralisons la grève
reconductible qui a déjà commencé ici et là
et qui seule nous permettra d'imposer nos choix.
Union régionale CNT du Nord /
Pas-de-Calais
Nos revendications :
- Retour aux 37,5 annuités de cotisation pour les
salariés du privé ;
- Droit à la retraite à 55 ans pour tous (avec
versement d'une pension à 100 % quelle que soit la durée
de cotisation et avec créations d'emplois correspondants aux
départs en retraite) ;
- Financement des retraites par l'augmentation des cotisations
patronales et l'augmentation de nos salaires ;
- Refus de toute forme de capitalisation (épargne salariale,
fonds de pension et stocks-options) ;
- Refus de l'étatisation de la Sécu et de son financement
par l'impôt (taxes et CSG) ;
- Revalorisation et égalisation des retraites
(création pour chacune des trois branches de la Sécu et
de l'assurance-chômage d'un régime universel afin qu'aucun
individu ne soit exclu d'une couverture sociale) ;
- Suppression des exonérations de cotisations sociales
décidées par l'État, exonérations
constituant des effets d'aubaine pour le patronat (35 heures, zones
franches.) ;
- Basculement de l'assiette des cotisations sociales de la masse
salariale vers la "valeur ajoutée", c'est à dire vers la
richesse créée dans l'entreprise par les travailleurs
(travail + profits) ;
- Autogestion des caisses par les assurés sociaux et les
salariés (sans le patronat et l'État).
Les
semaines qui viennent seront décisives pour l'avenir des
retraites ! Si nous ne luttons pas, nous n'aurons bientôt plus
que nos yeux pour pleurer !
Sous prétexte d'équité sociale, le
gouvernement Raffarin est déterminé à aligner les
salariés du public sur les 40 annuités imposées
aux salariés du privé par Balladur en 1993.
Au-delà, il envisage le passage à 42 ans de cotisation
pour tous et une révision à la hausse tous les cinq ans
"en fonction de l'évolution de l'espérance de vie".
Public, privé : 37 ans ½. c'est plus qu'assez !
Cette "réforme" du système des retraites par
répartition repose sur un principe inique : faire payer les
salariés pour épargner les patrons ! En effet,
l'augmentation des cotisations de 7,85 % à 10,35 % du salaire
brut, pour les salariés du public comme pour ceux du
privé, équivaut à une baisse du salaire
réel de 2,5 %. En revanche, aucune augmentation des cotisations
patronales n'est envisagée ; la tendance est plutôt aux
exonérations.
La retraite à la carte, on n'en veut pas !
En excluant d'augmenter la contribution des entreprises, la
"réforme" organise le dépérissement du
système par répartition sans l'attaquer de front et ouvre
la voie à la capitalisation. La hausse de durée des
cotisations et la baisse des retraites (décote de 3 % par
année manquante et calcul sur les trois dernières
années plutôt que sur les six derniers mois = moins 25 %
pour un salarié du public à 37,5 annuités)
incitera les salariés les plus aisés à recourir
à l'assurance privée pour partir avec une retraite
convenable à 60 ans ou après les 37,5 annuités.
Pour les autres, le travail forcé : la bourse ou la vie ! Le
gouvernement appelle ça "la retraite à la carte" ! C'est
une démarche individuelle qui est proposée aux
salariés : capitaliser ou se contraindre au travail pour
conserver des retraites suffisantes. Une logique de servitude
volontaire et d'isolement qui renforce les inégalités.
Après les emplois-jeunes, les emplois vieux ? Avec l'allongement
de l'activité, les plans sociaux, la logique de
"mobilité" et de "formation tout au long de sa vie", un job en
fin de carrière mal payé pour échapper au
chômage. c'est la retraite calculée sur les meilleures
années qui baisse ! Le patronat triomphe. Le Medef poursuit
tambour battant son offensive de "refondation sociale" : toujours moins
d'impôts et de cotisations sociales, toujours plus de profits !
Il ne supporte plus de financer les revenus des personnes qui ne sont
pas exploitées au travail comme les retraités, les
malades (à quand la privatisation de l'assurance maladie ?) ou
les chômeurs. Il veut détourner les sommes investies dans
les systèmes par répartition pour alimenter les
compagnies privées d'assurances et de retraites par
capitalisation qui spéculent et imposent partout la baisse des
coûts salariaux et les plans de restructuration.
Pour une répartition égalitaire des richesses.
Cela fait des années que gouvernements, patronat et
médias présentent la réforme du système par
répartition comme "inéluctable" voire
"mathématique". Il suffirait pourtant d'annuler les
exonérations de charges concédées aux entreprises
et qu'une partie des gains de productivité soit consacrée
aux retraites pour qu'il n'y ait plus aucun problème de
financement (d'ailleurs, durant les 40 dernières années,
le coût des retraites a été multiplié par 10
sans affecter le système de répartition et ce coût
ne sera à multiplier que par 3 durant les 40 prochaines
années). Les cotisations patronales ne portent que sur les
salaires et la part des salaires dans la valeur ajoutée des
entreprises est tombée de 67 % en 1980 à 58 %
aujourd'hui. C'est à dire que la richesse créée
par les travailleurs est de plus en plus consacrée aux profits
et à la rémunération des actionnaires. Il faut
bas?????? ?????culer l'assiette des cotisations sociales de la masse
salariale vers la valeur ajoutée. Tout est question de
répartition des richesses et de choix de société !
Grève générale Interprofessionnelle et
reconductible !
Pour garantir nos droits, nous devrons surtout compter sur
notre détermination. Il faudra dépasser les divergences
syndicales et préparer l'unité à la base pour
stopper cette politique de destruction des acquis sociaux. Les
grèves d'une journée avec des mots d'ordre
dispersés ne suffiront pas ! Il faut nous emparer des
journées de mobilisation pour imposer nos revendications contre
les propositions de la CFDT et d'autres qui acceptent
déjà les 40 ans et négocient des miettes en
contreparties.
CNT-Lille
Avant,
pendant et après la Busherie, les frappes continuent :
occupations militaires US en Irak, israélienne en Palestine ou
française en Côte d’Ivoire… et ici on casse
les retraites et l’emploi, on privatise les services, on
précarise… histoire d’isoler les prolétaires
et de détruire les protections et conventions collectives
("compétence" et arbitraire se substituant à la
qualification et aux statuts alors que le PARE a déjà
enterré l’assurance-chômage).
Une guerre impérialiste s’accompagne toujours d’une
guerre sociale ; une guerre sociale toujours de l’intensification
de l’ordre moral via notamment la criminalisation des victimes
(sans-papiers, prostitués, chômeurs,
précaires…) et du mouvement social, pour crever dans
l’œuf la lutte collective et syndicale.
Nous ne sommes pas coupables d’être précaire,
chômeur, licencié à 50 ans, sans-papiers,
mal-logé, emploi-jeune… Nous ne sommes pas
privilégiés d’avoir un emploi, d’être
retraité, fonctionnaire, intermittent ou étudiant…
Nous sommes tous exploités !
Pas plus que l’ONU n’empêchera les guerres et le
retour à la colonisation, ni les grèves d’un jour,
corporatistes et parcellaires, ni la cogestion des syndicats
réformistes ne contreront les attaques qui nous ramènent
en plein 19ème siècle.
Grève générale interprofessionnelle et
reconductible !
| FAIRE
CONVERGER LES LUTTES A L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE |
Les
attaques contre les services publics, les acquis sociaux et le
système de protection sociale s'accélèrent. Les
objectifs sont toujours de soumettre la société aux
normes capitalistes de la rentabilité et du profit.
Cela peut sembler paradoxal aux adeptes de
l'État-providence mais, pour défendre les droits sociaux
et les services publics socialement utiles, les salariés ne
peuvent compter que sur leurs propres forces ! C'est bien
l'État, gauche ou droite au pouvoir, qui privatise, asphyxie et
ouvre au capital privé les services publics. La «
décentralisation » annoncée n'est qu'une forme
déconcentrée de ce pouvoir d'État destinée
à accompagner ses politiques d'austérité,
d'exploitation et de flicage de proximité. Rien à voir
avec une décentralisation au service de la satisfaction des
besoins sociaux. C'est encore l'État qui arbitre en faveur des
patrons sur la question de la sécurité sociale et des
retraites.
Sans entrer dans le débat théorique sur la
nature de l'État, il suffit d'observer les faits. L'État
démocratique, qui privilégie par ailleurs la police et
l'armée, est loin de garantir l'égalité ou la
justice sociale. Il satisfait plutôt les intérêts
des patrons chaque fois qu'il détourne les salariés de
leurs revendications collectives salariales en remplaçant les
cotisations sociales payées par les patrons (Sécu :
retraites, maladie et Unédic) par des dépenses publiques
(CMU, emplois aidés et RMI). Car l'argent public repose surtout
sur les taxes et contributions payées par les salariés et
très peu par les hauts revenus et les profits des patrons
(l'impôt sur les sociétés baisse sans cesse ; de
50% en 1986, il est passé à 33,3% aujourd'hui). La
fiscalité porte surtout sur le Travail et non sur le Capital.
Ainsi l'État ne remet pas en cause le partage
inégalitaire des richesses : il l'entretient. Les budgets de ces
dernières années prouvent que la tendance se renforce,
car les cadeaux aux entreprises et aux revenus élevés se
multiplient. Il est évident que ces politiques condamnent les
services publics et la protection sociale. Plutôt que d'augmenter
les cotisations, donc les salaires, pour financer les pensions, c'est
l'allongement de la durée d'activité et l'épargne
salariale individuelle qui sont privilégiés. Le
gouvernement Raffarin remet en cause les mécanismes des
préretraites (FNE, CFA.) et la loi Fabius de février 2001
avait déjà prévu des Plans Partenariaux
d'Épargne Salariale Volontaire (PPESV avec le soutien du PCF).
Ces mesures vont encore réduire la rémunération
sous forme de salaires et réduire d'autant les ressources de la
Sécurité Sociale. Car les patrons ne sont pas
philanthropes et ne vont pas sacrifier spontanément leurs
profits pour céder à la fois de l'épargne retraite
et des salaires (un accord CFDT-CFTC-MEDEF prévoit de toute
façon le blocage des cotisations sur 10 ans). La part des
salaires dans la valeur ajoutée des entreprises est
déjà tombée de 67% en 1980 à 58%
aujourd'hui.
C'est donc une démarche individuelle qui est
proposée par l'État aux salariés pour les pousser
à se maintenir au travail afin de conserver des retraites
suffisantes : une logique de servitude volontaire et d'isolement.
Après les emplois-jeunes, les emplois vieux ? Les jeunes
retraités sont déjà sollicités dans
l'éducation ou la santé pour couvrir les besoins. Un job
en fin de carrière mal payé. et c'est la retraite
calculée sur les meilleures années qui baisse. Le
patronat triomphe :
il réduit les cotisations sociales (Il ne supporte plus
de verser un salaire à des personnes qui ne sont pas
exploitées comme les retraités, les malades, les
chômeurs., les intermittents du spectacle),
il divise les salariés ; l'épargne salariale est
en effet hors de portée des bas salaires (8% des smicards
souscrivent à l'ES actuellement contre 45% avec un salaire
mensuel d'au moins 20 000 francs) ; elle favorise l'individualisme et
la constitution d'une classe de salariés actionnaires
schizophrènes aux dépens de la solidarité de
classe (d'autres diront du lien social) et de la revendication
collective sur les salaires et leur socialisation,
il capte l'épargne de ses salariés pour l'investir dans
l'économie boursière.
La lutte pour la défense du système de retraite
par répartition est décisive. Elle doit permettre
à l'ensemble des salariés de prendre conscience de leurs
intérêts collectifs autour de la question des salaires et
des cotisations sociales et ainsi de résister par l'action
revendicative à toutes les autres formes d'exploitation
économique ou de soumission aux dogmes de la
société individualiste et marchande. La défense
des retraites par répartition n'est qu'une étape dans la
lutte pour que le travail ne soit plus une marchandise soumise à
la loi de l'offre et de la demande. Mais si les travailleurs s'en
donnent les moyens, la richesse qu'ils créent sous forme de
salaires et de cotisations imposées aux patrons, il n'y aura
plus aucun obstacle au maintien des retraites par répartition,
à la reconquête et l'extension des services publics !
Le salaire n'est pas un simple revenu individuel. Il est
défini par des conventions collectives et correspond à
une récupération partielle de la richesse produite par
les salariés. À l'inverse, les versements provenant de
l'État (aides sociales sur impôts payés
essentielle- ment par les travailleurs) et l'épargne
individuelle (gérée en plus par des assurances
privées ou l'entreprise elle-même avec l'actionnariat
salarié) ne touchent pas à la répartition des
richesses.
Bloquer les salaires (35 heures) et les cotisations (accord
MEDEF-CFDT), multiplier les exonérations patronales et financer
par l'impôt (taxes et CSG), favoriser l'épargne
individuelle. c'est priver le régime par répartition des
ressources prises sur les profits patronaux et ainsi le laisser
dépérir au profit de l'assurance privée sans
l'attaquer de front.
Les syndicats intégrés à la gestion du
système capitaliste et étatique se contentent de
mobiliser de temps à autre les salariés pour gagner des
places aux tables de la cogestion et du paritarisme (pour gérer
les fonds de pension aussi) ou préparer les alternances
politiques. Ils sont prêts à accepter le travestissement
du Travail (les salaires) en Capital (intéressement
participation, plan épargne entreprise, épargne
salariale) pour participer à la gestion des entreprises et des
futurs fonds de pension.
Les appels catégoriels à la grève ou aux
manifs du dimanche se multiplient comme s'il fallait canaliser la
colère des salariés pour éviter que les prises de
conscience et les luttes ne se fédèrent en un mouvement
social autonome capable d'imposer ses intérêts propres
contre ceux des patrons, de l'État et des partis qui briguent le
pouvoir.
Seule une grève unitaire et reconductible en AG agira
directement sur le gouvernement et les patrons. Après les
grèves du 3 octobre contre la privatisation d'EDF et du 17
octobre dans l'Éducation nationale, après les mouvements
des intermittents du spectacle, de l'ANPE, de France
Télécom, d'Air France, à La Poste et dans les
hôpitaux.il est temps de faire converger les luttes à
l'occasion de la journée nationale des cheminots du 26 novembre.
Augmentation des salaires (à commencer par les plus bas) et des
cotisations.
Titularisation sans conditions de tous les précaires.
Retraite pour tous à 55 ans.
Refus des retraites par capitalisation, de l'étatisation de la
Sécu et de son financement par l'impôt.
Autogestion des caisses de la Sécu par les assurés
sociaux (sans le patronat et l'État).
Reconquête et extension des services publics socialement
utiles : école-ascenseur culturel, santé et soins pour
tous, transports collectifs gratuits, accès pour tous à
la communication et aux nouvelles technologies, etc.
CNT - Lille
| PREPARER LA
GREVE DU 17 OCTOBRE ! |
Les
gouvernements changent, l'Etat accompagne toujours l'offensive
patronale de refondation antisociale et renforce ses fonctions
répressives. Les annonces du budget 2003 sont édifiantes:
- baisse de 5 % de l'impôt sur le revenu : cadeau de 2,55
milliards d'euros aux plus riches,
- baisse de la taxe professionnelle, aides reconduites pour les 35
H-Aubry et assouplissement heures sup,
- Fillon : quinze milliards d'euros d'économie pour le patronat,
- exonération de charges aux entreprises payant leurs
salariés au Smic : un milliard et demi d'euros,
- dix milliards d'euros pour le plan sécuritaire de Sarkozy et
dix autres milliards pour l'armée
Du fric pour les riches, austérité pour les services
publics et des flics pour les pauvres !
Dans l'éducation, alors que les départs en
retraite se font de plus en plus massifs (40% des personnels d'ici
2010), sous prétexte d'équilibre budgétaire et de
baisse démographique, le ministère Ferry poursuit
allégrement l'objectif de dégraissage : les licenciements
et les suppressions de postes se multiplient.
Les collègues précaires qui se retrouvent sans
emploi depuis cet été sont les victimes
immédiates, et annoncées, des mesures de cartes scolaires
prises sous le ministère Lang Les centaines de vacataires et
contractuelles au chômage, plus de 700 dans l'académie de
Lille, constituent le vivier de main d'ouvre qualifiée qui
assurera les besoins de remplacements. Ceci à moindre coût
puisque outre les bas salaires, les conditions d'emploi sont revues
à la baisse (durée des contrats, congés
payés et droits au chômage soumis à conditions
drastiques).
Le nouveau budget 2003 amplifie les menaces puisque les 3000
créations d' emplois "programmées" dans le cadre des
accords Sapin pour la titularisation des précaires
"sapinisables" devraient disparaître. La situation
révèle une fois de plus le leurre que constitue le
protocole Sapin. Il a surtout encouragé l'Etat patron, le
ministère, à institutionnaliser le recours à la
précarité avec l'aval des syndicats signataires.
- 18 000 licenciements sont aussi programmés chez les
aides-éducateurs pour juin 2003. Rien n'est prévu pour la
sortie du dispositif et la cellule emploi jeune du rectorat reste une
annexe de l'ANPE ou de Macdo, un tremplin vers les nouveaux contrats
jeunes de Raffarin. La gauche a fourni des précaires aux
services publics, la droite les renvoie au privé !
- Chez les Atoss victimes d'une ARTT sans création
d'emplois, la flexibilité et la précarité restent
la variable d'adaptation des besoins à l'austérité
budgétaire. Des centaines de CES et contractuel(le)s sont
renvoyés comme chaque année vers les ANPE avec souvent la
caution des élu(e)s aux conseils d'administration sous
prétexte des surcoûts budgétaires qu'occasionnerait
la conversion des contrats en CEC ou en CDI.
5 600 suppressions de postes MI-SE sont aussi
envisagées, avec davantage de personnes touchées car les
MI SE à mi-temps sont nombreux(ses) et le statut actuel, bien
qu'imparfait, permet à des étudiant(e)s
défavorisé(e)s de poursuivre leurs cursus universitaires.
Dans les établissements, le nombre
d'élèves par classe est toujours trop
élevé, l'encadrement est insuffisant (enseignants, CPE ,
CO, PSY, CDI, surveillants, personnel Atoss).Ces conditions
compromettent la réussite des élèves, en
particulier les plus défavorisés. Avec moins
d'enseignants et de surveillants pour éduquer et enseigner, on
se replie sur une gestion autoritaire des gamins ( cf.
redéfinition du rôle des CPE, développement des
centres éducatifs fermés et remise en cause de
l'ordonnance de 45) et on néglige les démarches
pédagogiques émancipatrices.
Nos objectifs ne doivent pas se limiter pas à
stigmatiser la politique budgétaire et libérale du
gouvernement de droite pour préparer une hypothétique
alternance politique ou les élections professionnelles de
décembre prochain. Il faut organiser maintenant la riposte
sociale dans l'éducation pour infléchir la politique
ministérielle et imposer nos revendications, réemploi,
titularisation et créations de postes. Le réseau contre
la précarité (CNT, SUD, Collectifs) propose dores et
déjà de préparer en réunion ces futures
mobilisations.
Réseau régional contre la précarité.
RDV le mercredi 16 octobre à 18 h au 1 rue Broca, Lille
Fives (Métro Fives, puis rue du long pot en direction du
"Splendid").
| DU NORD AU
SUD, NON AU F.HAINE |
Le 6 mars
à Lille, le FN tiendra son meeting régional et
propagera son idéologie fasciste, montrons dans la rue que nous
ne voulons pas de l’Extrême Droite dans le Nord Pas de
Calais.
Son programme, c’est :
Toutes les lois
votées depuis 20 ans, qui étaient sensées lui
couper l’herbe sous le pied,(lois Pasqua, Debré,
Chevènement et Sarkozy) n’ont fait que renforcer sa
crédibilité.
La destruction des acquis sociaux par le gouvernement CRS (Chirac,
Raffarin, Sarkozy), son arrogance, sa suffisance et son mépris
à l’égard du mouvement social, des sans papiers,
des chômeurs, des jeunes et des précaires font le lit de
l’Extrême Droite.
Nous condamnons et rejetons toute idéologie et toute politique
qui repose sur la répression, l’insécurité
sociale, l’exclusion, la haine, le racisme, la xénophobie,
l’antisémitisme, le sexisme et l’homophobie.
FAISONS RECULER LE F.HAINE dirigé par un milliardaire raciste du
même camp que les patrons-licencieurs de Metaleurop, Altadis,
Coventry,...
MANIFESTONS TOUS ENSEMBLE
LE SAMEDI 6 MARS A 14H
PORTE DES POSTES à LILLE
Premiers signataires : AFPS, ATTAC Villeneuve d’Ascq, CSP 59,
Centre Gai et Lesbien, Flamands Roses, LDH, Licra Dunkerque, MRAP, No
Pasaran, Ras l’front, Sud Education, Sud-Etudiant-es Lille,
UL-CNT, Coordination Communiste, FA, JC, LCR, PCF
| LA HAINE
HOMOPHOBE A ENCORE FRAPPÉ |
Dans le
Pas-de-Calais, à Noeux-les-mines, le 16 janvier 2004
Sébastien Nouchet est aspergé d'essence et
transformé en torche humaine par un groupe d'individus. Il est
depuis hospitalisé en Belgique, brûlé au
troisième degré et a été mis sous coma
artificiel.
La haine homophobe a déjà tué : le 15 septembre
2002, François Chenu a été battu à mort
à Reims et le 1er aout 2003, Jean Pierre Humblot, dit Jeannot, a
été retrouvé noyé dans le canal de la Marne
au Rhin à Nancy.
SOS Homophobie constate une hausse sensible du nombre de
témoignages reçus relatifs aux agressions physiques
(près des 12% des appels reçus en 2003 sur leur ligne
d'écoute). L'affaire relayée par la presse n'est que la
partie visible d'une tendance à la hausse des agressions
verbales et physiques.
A partir du moment où les les homosexuel-le-s peuvent se faire
injurier sans pouvoir porter plainte pour injure homophobe, il ne faut
pas chercher loin pour comprendre ce que l'homophobie peut offrir dans
sa forme la plus extrême. Quand on ne fixe pas dès le
début les limites pour protéger l'intégrité
des personnes LGBT (lesbiennes, gaies, bi & trans), ces limites
pourront toujours être dépassées.
Nous vous invitons également à signer les
pétitions mises en place par SOS Homophobie et par GayKitschCamp (38bis rue Royale).
Pour les Flamands Roses,
A.Matthieu
| LEGIONELLOSE :
QUE NOUS CACHE-T-ON ? |
Légionellose,
explosion de l'usine pétrochimique de Billy
Berclau, d'AZF, scandale des farines animales et de la vache folle,
scandale du nuage de Tchernobyl qui se serait arrêter à
nos frontières, etc.(nous passerons sur l'amiante et Metalleurop
dont les origines sont plus anciennes) : 20 ans d'une France
gouvernée idéologiquement à droite nous montre
aujourd'hui les conséquences de cette politique.
Alors que les immigrés et leurs enfants sont
systématiquement stigmatisés, ghettoisés dans les
cités et enfermés en prison sous n'importe quel
prétexte, nous mesurons à quel point les entrepreneurs
sont considérés comme au-dessus de tout droit et peuvent
se permettre d'appliquer sans restriction l'unique règle qui est
celle d'une entreprise: le profit, sans craindre d'être le
moindre du monde importuner dans leur quête. Pourtant,
autochtones, immigrés ou fils d'immigrés, les
travailleurs-consommateurs que sont l'immense majorité des
français sont bien victimes au même degré de ce
profit sans retenue qui a fait passer de 70% à 60% en 20 ans la
part des salaires dans la "richesse nationale" et les fait être
victimes d'accident industriel.
A contrario cette politique et ses conséquences montrent
à quel point ceux qui s'opposent réellement aux OGM ont
compris ce qu'il y avait à faire, quitte à devoir assumer
des démêlés avec les tribunaux.
Union
locale CNT - Lille
| LILLE 2004:
CULTURE A COURT TERME, MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE
INDERTERMINEE |
Gênes
2004, capitale européenne de la culture ? C'est sur
la ligne du TGV ou du Thalys ? Y'a quoi comme industries à
Gênes ? Délocalisations comme produit et rendement ? Y'a
quoi comme taux de chômage à Gênes ? On s'en tape
après tout, cette année on aura tout pareil à
Lille.
"Lille 2004" : méthode douce pour changements violents
Ils sont bons nos stratèges européens du marketing. Ils
font synchro de vastes opérations publicitaires internationales.
Ils mènent de front la propagande idéologique et
l'investissement immobilier à la fois en Italie et par ici. Du
grand art.
Les politiques culturelles ont certes toujours servi à conforter
une "paix sociale" de consensus illusoire, mais avec les
procédures Lille 2004, des masques tombent, des scrupules
s'évanouissent : la loi du marché est joyeusement
assumée. Elle fait une belle unanimité que l'on soit
« politique de la ville » à Lille, à
Valenciennes ou à Arras, de la dite gauche à la droite.
L'Europe, c'est sûr, est plus du travail d'équipe que les
vieilles chambres à députés micro-locales ou de
« territoires ».
Si joyeusement que la première « ressource humaine »
est le bénévolat : soyez figurant, animateur, «
ambassadeur » pour pas un rond (ah pardon c'est vrai, si vous
refusez, votre petite asso perd sa subvention ?).
C'est pratique aussi le bénévolat pour justifier un
système d'enveloppes et passer tranquillement au travail
artistique ou autre, rétribué de la main à la
main, au noir ! Après tout qu'est-ce que ça change
travail au noir ou travail précaire ?
Reconversion régionale ?
Voici le budget, tel qu'il se présente à nous (que les
experts plus informés vérifient nos sources en cas
d'erreur). Pas mal de sous, pas tellement "européens", ni
tellement "privés" ou "sponsors"...
Budget global 73 millions d'euros 72
CUDL 13 millions d'euros 72
Etat 13 millions d'euros 72
Région 10 millions d'eros 67
Ville de Lille 8 millions d'euros 8
Dpt du Nord 6 millions d'euros 10
Pas-de-Calais 3 millions d'euros 5
Union européenne 12 millions d'euros 28
Mécénat privé 6 millions d'euros 10
Tant de sous ! Beaucoup de productions et d'emplois dans le secteur
culturel, alors ?
C'est vrai qu'on a pas des masses d'informations pour incriminer les
élus ou les gestionnaires municipaux et locaux de la politique
d'emploi "Lille 2004" vu qu'ils ont délégué leurs
responsabilités en matière d'argent public à
toutes sortes de "cabinet de communication", de "consultants divers",
de "spécialistes européens" ou à des associations
de circonstances. Résultat : des campagnes de communication
parfaitement réussies en citoyenneté, convivialité
et transparence absolue, si absolue que y'a franchement rien à
lire : une forme moderne d'opacité.
En tête des associations de circonstance, l'association
gestionnaire de double modèle « Grand Lille municipal
» et « gestion patronale ACCOR -Vivendi ».
Modèle patronal et modèle municipal, si l'on traduit
ça en européen, ça s'appelle un "collège
économique". Un « revenez-y » moitié-clown
moitié technocrate du comité Grand Lille qui, avant les
capitales européennes faisait dans les jeux olympiques, selon le
vieux principe "ils n'ont pas de pain dans le Nord-Pas-de-Calais,
qu'ils mangent de la brioche multinationale et festive" !
Ben voyons ! La culture, laissez-nous rire. Le tourisme y'a que
ça de vrai : transports aériens et ferroviaires,
hôtellerie, restauration et produits dérivés. Les
travailleurs de la culture sont sommés de rendement à
court terme pour des feux d'artifice de consommation publique ; les
managers de la haute finance et les promoteurs immobiliers eux
"gèrent" à moyen terme pour des profits plus
assurés. En matière d'investissements privés : on
peut citer encore à vue de nez : le textile, le design et la
mode : tous produits de valeur "française" qui visent à
concurrencer la tour Eiffel pour des développements touristiques
Nord-Pas-de-Calais.
Faut dire qu'on a l'habitude des reconversions par chez nous et c'est
vrai aussi que les autres fois on n'avait pas eu des bals blancs pour
nous consoler. Réjouissons-nous donc : on peut être
assuré que les quelques emplois du tertiaire ainsi
créés pour douze mois compenseront les fermetures
d'usines et les licenciements industriels par milliers de personnes de
la région. Au fait, si c'est rentable Lille 2004, quand c'est
qu'on délocalise le patrimoine industriel et le Petit Quinquin
(de polystyrène, place Kléber) en Chine ? Trois ans
après, cinq … ?
Bref, une politique d'emploi public genre Opéra de Lille : le
vide.
Avant la restauration du bâtiment, c'était un service de
plus de 100 personnes dont quarante-six employés des services
techniques (décor, éclairage, scénographie, sons,
costumes, régie...). Reclassement, départ à la
retraite (la Ville de Lille systématiquement ne remplace qu'une
personne sur quatre en départ à la retraite) et
maintenant la "place" est libre pour la gestion directe associative,
pour l'intermittence au régime social amoindri et le turn-over
artistique où la qualité première est de ne pas
coûter cher et surtout de ne pas revendiquer face aux
gestionnaires. Le cirque (cf. Lomme), l'opéra, le spectacle
vivant, la danse (cf. Ballet du Nord) sous coupe «
réglée » de déréglementations
diverses et de para-conseils d'administration de moins en moins 1901
à but non lucratif ; gérant « leur autonomie
» et non pas comme on pourrait le croire « le vide
budgétaire ».
La procédure n'est pas neuve ni la langue de bois faite
d'enthousiasme démagogique et d'effets d'annonces qui
l'accompagne. Cependant cultivons notre étonnement : quand
l'indignation est au point mort, la langue de bois est du bois dont on
fait les cercueils.
Au vu de ces "méthodes de gestion des ressources humaines" tout
à fait innovantes, tout à fait "européennes", tout
à fait "le MEDEF l'a rêvé pour vous, Lille 2004 l'a
réalisé", on ne peut qu'applaudir à deux mains -
dès avant le culturel - pour la performance in situ… les
artistes sont doublés sur le sprint : énormes
"bénéfices" directs sur les coûts salariaux, grande
braderie des cotisations patronales et des acquis sociaux, retraite,
assurance chômage et assurance maladie. Abandonnons tous ces
vieux trucs folkloriques. Soyons contemporains "emploi aidé"
puisqu'on vous dit qu'il y a des bienfaiteurs sociaux et qu'on "aide".
Sur la feuille de paie y'a même pas le minimum que le plus requin
des patrons de boîtes d'intérim prendrait pas le risque
d'oublier : les congés payés (si si ça existe !)
et la prime durée déterminée. De toute
façon les notions "feuille de paye", "droit du travail" ou
"convention collective" semblent pas vraiment très capitales, ni
européennes.
L'argent européen est dans son principe constitutif jetable
à toute vitesse avec personnes jetables : ce qui semble
être le plus nuisible au bon fonctionnement des marchés
boursiers à en croire les politiques publiques pratiquées
actuellement c'est l'idée d'un investissement quelconque ayant
la moindre pérennité. On peut investir des millions en
pétards et caméscopes en matière culturelle, mais
attention :
Exact reflet de cet
état d'esprit les formes de l'embauche sont des
contractualisations vagues ou improbables, des engagements implicites,
des positions d'attente : pas de postes d'emploi, pas
d'intégration des contractuels et précaires sur les
fonctions exercées, pas de contrat à durée
indéterminée. Chacun (acteur qu'ils disent, porteur
qu'ils disent) est très clairement jetable avec son "projet" une
fois le plan marketing clos. En attendant, il bosse dur et fait dur
bosser les stagiaires qui font la queue dans ce but de leur plein
gré. Quand ils ne sont pas forçats forcés par des
établissements d'éducation supérieure eux aussi de
plus en plus performants et européens.
Tous ces laborantins du social, juste débarqués de
l'école et pleins de bonne volonté, tous ces acteurs,
porteurs, gestionnaires avisés apparemment de type associatif
z'aiment vraiment l'art et la création.. Mais les banquiers
aussi. Nous ne mettons pas en doute la rationalité
économique des sponsors : le trapèze électoraliste
de pacification événementielle est pleinement attractif
sur le plan financier. L'argent européen c'est aussi de l'argent
tête de gondole pour amorcer des pompes à reconduction de
consommation de loisirs, de l'argent marketing qui marche (vous avez
votre K-way pour le bal blanc ? et votre bol pour la fête de la
soupe ? vous avez votre coupon TER qui sûrement ne s'appelle plus
un abonnement de travail ? ...).
Quand j'entends le mot culture... ?
Hormis les appels au bon peuple de masse pour figuration gratuite dans
des messes sons et lumières retransmises en cinémascope,
ça marche même si bien le commerce que la politique de
communication de Lille 2004 a délaissé le terrain
habituel des propositions aux intermédiaires "classiques"
(comité d'entreprises, établissement scolaire, communes,
relais culturels divers) pour n'inviter "en culture" que les
communicants des entreprises privées. Ils organiseront sous les
strass, les "Rubens", et les "Buren(s)" leurs salons commerciaux
(désolé, réservation close au Musée des
Beaux-Arts, si vous aviez des bibelots à placer faut pas compter
sur Lille 2004 et attendre la prochaine braderie ).
Si vous vouliez voir Rubens en Lille 2004, ça risque
d'être comme pour Goya y'a trois ans : pas de remise pour
étudiants, chômeurs, retraités ou ayant-droits du
RMI. Vous n'allez pas mettre en péril les rentabilités
économiques muséales et salonnières avec vos
petites difficultés pécuniaires personnelles. Profitez de
votre chance : cette fois-ci vous n'irez pas au spectacle d'insertion
obligée avec votre chèque crédit loisirs
assistés globalisé Variétés-Auchan. Cette
fois-ci (nouvelle variante de la politique culturelle), on vous
trouvera peut-être un emploi aidé genre RMA pour vous
intégrer à "la culture". Au salon du Musée, ils
ont besoin de serveurs et serveuses au col blanc empesé pour
passer les plateaux aux invités (mais non pas un K-Way, le K-Way
c'est pour le bal blanc - y comprennent rien, y sont incultes).
Cependant, y'a un musée auquel vous avez droit - même sans
K-Way - un qui pratique la gratuité toute l'année et
depuis plusieurs années - et pas seulement l'effet d'annonce le
jour de la Saint-Glinglin : merci beaucoup. On ne dit pas lequel, dans
le contexte actuel ça ne pourrait que nuire aux professionnels
et aux visiteurs qui construisent ainsi une des rares politiques
culturelles de la région : gratuité,
égalité de droit et liberté d'accès.
Ce musée nuit grandement à l'équilibre des
psychés consommatrices nécessaires aux rendements
boursiers. « Lille 2004 » en revanche peut être
consommé sans modération : c'est du tout payant, tarif
première et seconde classe. Cependant ils n'ont pas
trouvé le système pour nous obliger à payer pour
aller sur les Grand-Places de Lille, Roubaix et ailleurs ou y'aura de
la déco de Noël en plus-value et valeur ajoutée
esthétique contemporaine (ce qui vaudra de toute façon
mieux que le Petit Quinquin de plastique dont un homme d'affaire
chinois vient de nous répondre par mail qu'il n'en voulait pas
même dans dix ans...)
Le seul défaut donc pas réussir à nous faire payer
le péage Grand-Place - autrement c'est du tout profit :
Profit modèle de société : grand
développement du statut si vanté par le MEDEF « je
suis mon propre patron-consommateur-exploité et content de la
loi de la jungle en autophagie schizophrénique
intégrée ». Tous les ingrédients de
l'aliénation sont présents. Ils sont attractifs surtout
pour les travailleurs les plus jeunes, les plus naïfs qui n'ont
pas connu autre chose depuis leur début dans la vie active que
la précarité organisée : le prestige apparent des
professions para-artistique et para-culturelle, la responsabilisation
forcenée des travailleurs, leur pseudo-indépendance
intellectuelle ou créative, l'impossibilité d'assumer
cette indépendance-leurre sous la pression du rendement, le
piège des valeurs-refuge d'un certain idéal de
beauté, partage et gratuité dans l'art du spectacle et de
l'image. Tout est habilement instrumentalisé et manipulé
sans oublier le si efficace « diviser pour régner »
qu'on a senti passer saisonnièrement en "métropole".
Chacun son tour, peu ou prou en 2003, s'est "pris la tête" avec
Lille 2004 : les équipes enseignantes les associations
d'habitants, les jeunes plasticiens, les marchands de cartes postales
du Vieux-Lille... Même que cette zizanie européenne
citoyenne s'est étendue jusqu'à chez nos voisins belges
(qui avaient déjà donné avec Bruges). Proverbe
marin breveté CNT : « pourtant c'est pas les crabes qu'ont
inventé le panier ».
Profit masse salariale : Dégradation consternante des conditions
d'entrée dans la vie active pour les plus jeunes et
dégradation générale pour tous en termes de
condition de travail, salaires, protection sociale. En gros, Lille 2004
valide clairement le y'a plus de salaire mais acquis,
compétences, aptitudes, employabilité (talents et
pourquoi pas même génie) reconnaissance (non pas sociale
-c'est un gros mot - mais sociétale) de qualités
professionnelles, prestige, discours, et en échange horaires non
comptés, charge de travail non évaluée, engagement
à la "tâche" sans calcul de somme de travail, urgence,
mobilité et portable allumé jour et nuit : la "servitude
volontaire".
Prenons la plaquette-programme et comptons la toute petite
minorité de personnes citées par leurs noms qui ont
participé au travail. Ne prenons pas les trois "collèges"
dits institutionnel, économique et culturel, mais la suite des
personnes citées. 48 personnes puis 16 stagiaires : pour les
stagiaires, la question se pose à peine, mais pour les autres,
lançons notre pétard mouillé 2004 nous aussi :
notre petit jeu de propagande idéologique : faites des croix,
cochez des cases, dites un chiffre : deux, trois... combien de CDI,
CDD, emploi précaire, emploi aidé ? (si vous gagnez vous
avez le droit d'être « ambassadeur » contre la
précarité et de diffuser le Bulletin).
Profit Bancaire : Quand même, Européen ou Ch'ti, cet
argent c'est le nôtre qu'il vienne des institutions
européennes, de l'Etat ou des collectivités locales. On
aimerait moins d'opacité et surtout que les bâtiments du
centre ville ou les "Maisonfolies" émergentes - qui en 2004
"appartiennent" à la mairie - ne soient pas tous (en 2007 par
exemple) des banques, des parkings payants et "paysagés" ou des
résidences de haut-standing et de haute sécurité.
Parce que les profits les plus nets et de plus haut-rendement sont ceux
des valeurs immobilières des terrains de centre ville. Elle ne
sont pas calculés sur 2004 c'est sûr. Et si on ne peut que
supputer l'avenir des Maisonfolies, associées dans leur destin,
(pour ne citer qu'un quartier, mais on peut entamer des collections et
des recensements) à la MNE, à la Bourse du travail, au
CRDP peut-être même à la MEP (allez savoir les
ardeurs des promoteurs) on peut affirmer par contre :
A la mode « habitants du quartier » sollicités pour
la boucler : Si, si, quand même on n'est p'têt pas
très cultivé mais l'Hospice Gantois est un hôtel ;
le théâtre ouvrier de Moulin, un supermarché ; la
porte de Gand baillée pour cent ans à des commerces ; la
mairie du Vieux-Lille autre chose ; la brique douanière ex
condition publique des halles aux importations de cotons dérive
vers le bidon industriel essence moitié Kubrick moitié
branché-rétro punk kitsch année 80, très
très cher la consommation au bar.
A la mode « Lille 2004 » : la plus value à Wazemmes
c'est plus ça, mais Moulins, ah Moulins …
A la mode CNT profitant de "Lille 2004" pour faire passer ses messages
et "communiquer" : on revendique à juste titre d'avoir un local
à la Bourse du travail, on n'y renonce pas, mais cette
revendication légitime ne servira jamais les stratégies
immobilières des investisseurs et spoliateurs de nos
centres-villes et de nos quartiers.
A la mode digression pour conclure dans le genre « pain / brioche
» y'a pas que « Lille 2004 » qui sache faire : quand
même tous ces ceusses qui pètent dans la soie, dans des
Xsara Picasso, dans des foulards Matisse et dans des chaises-longues
à rayures, qu'est-ce qu'ils ont à vouloir leur soie,
leurs salons, leurs chaises longues, leurs valeurs sures et leurs
artistes précarisés dans la brique industrielle ?
Pourquoi ils veulent leurs prouesses architecturales dans d'anciens
bains-douches municipaux ?
Faites gaffe. Les pauvres qui s'épouillent ont la turberculose
et la gangrène ça dure, et ça accroche aux murs.
Faites gaffe. Qui fait briller la misère, récolte la
colère, itou tout pareil que celui qui la sème. Faites
gaffe : ça nous dérange pas votre mauvais goût
à péter dans du foulard Matisse ou dans du bidon punk,
à condition que Matisse, on puisse - quand ça nous chante
et pas le jour dit - aller regarder ses tableaux sans logos et sans
payer et que vous subventionniez vos nouveaux classiques musicaux des
undergrounds urbains à la mesure de votre ardeur à les
piller, récupérer, plagier et en tirer rendement.
Des militants et militantes CNT de Lille.
Nostalgique du régime de Pétain, le gouvernement
"à la solde du patronat" rétablit le Service du Travail
Obligatoire en créant le RMA (Revenu Minimum d'Activité).
Cette mesure est loin de concerner seulement les RMIstes. Travailleurs
en CDD et en CDI, Intérimaires savez-vous qu'un RMAste sera
payé 2 à 3 euros de l'heure ? A ce prix là, votre
patron pourra s'offrir 6 RMAstes pour le prix d'un SMIC. Quant à
toi « Sale feignant d'RMIste », voilà ce qui
t'attend :
L'organisation
de la misère et de la précarité se poursuit,
emportera-t-elle les dernières conquêtes sociales ? Tout
ceci est l'aboutissement du système capitaliste.
Si nous ne faisons rien, préparons-nous à vivre, ici, les
situations de misères que nous apercevons dans le poste de
télévision, et qui semblent si lointaines.
UL-CNT de la métropole lilloise
|
LOI FILLON SUR LE "DIALOGUE SOCIAL" |
L'union locale de Lille des syndicats CNT condamne fermement le projet
de loi Fillon sur le dialogue social qui, par l'importance donné
aux accords d'entreprise, introduit insidieusement les germes qui
permettront progressivement de remettre en cause le code du travail.
Le code du travail a pour objectif de garantir à tous les
salariés les mêmes droits. En renvoyant nettement, comme
le souhaite le patronat, le code du travail vers les accords
d'entreprise, la loi Fillon permet à terme
d’éclater le droit du travail. L'objectif final
étant que chaque employeur puisse faire le droit qui lui
convienne dans son entreprise.
La loi Aubry sur les 35 heures avait déjà initié
cette logique, notamment par le principe du mandatement syndical dans
les petites entreprises où, des salariés
prétendument mandatés ne connaissant absolument rien aux
arguties juridiques se sont trouvés à signer des accords
auxquels ils ne comprenaient rien, et ceci sans le moindre suivi des
syndicats.
Ces accords, alors que le salarié est dans une absolue
dépendance économique vis à vis de son employeur,
sont de faux accords et le contraire du droit social.
UL-CNT de la métropole lilloise
José Bové en prison dès le lendemain des
législatives: une provocation contre le droit syndical !
Rassemblement à Lille tous les mercredi à 18h Grand place
à Lille (lieu et heure à confirmer).
Au lendemain des élections législatives, la
première décision politique du gouvernement est une
provocation révoltante: José Bové devra se rendre
mercredi matin à la prison de Villeneuve-les-Maguelone
(Montpellier) afin d'y purger plusieurs semaines de prison. En frappant
d'entrée une figure symbolique du mouvement social, avant
même la réunion de la nouvelle chambre des
députés, le gouvernement signifie son ambition d'attenter
aux libertés syndicales et de stopper la contestation de l'ordre
marchand. Trois faits aggravent davantage la portée de cette
décision:
- 3 ans après l'action "incriminée" (le démontage
du chantier du Mac Do de Millau), le conflit qui la motivait entre
l'Union européenne et les Etats-Unis sur l'importation en Europe
de viande de boeuf hormonée n'est toujours pas
réglé. Plusieurs produits européens sont toujours
surtaxés pour l'exportation aux USA, dont le roquefort, et un
recours face à l'OMC n'est toujours pas possible pour les
paysans concernés.
- Les importateurs et fabricants de farines animales, responsables de
la contamination des troupeaux bovins par l'ESB, n'ont jamais
été poursuivis, malgré une plainte
déposée par la Confédération paysanne
dès 1996.
- Des adhérents de la FNSEA ont, le 15 octobre 2001,
saccagé une entreprise et des entrepôts frigorifiques
à Fougères (35), occasionnant plus de 10 millions de
francs de dégâts. Et voilà que le gouvernement
vient de décider que c'est l'Etat qui paiera la facture,
personne n'étant poursuivi dans cette affaire. De la part de cet
Etat, dont certains des plus hauts représentants sont
notoirement corrompus, non seulement il n'y a pas d' "impunité
zéro", mais il y a surtout une justice ouvertement conduite
à 2 vitesses. La Confédération paysanne appelle
tous les citoyennes et citoyens, conscients des menaces
signifiées à l'encontre du droit syndical et des
libertés publiques, à faire face à
l'insécurité que veulent faire régner les nouveaux
gouvernants et à se mobiliser pour réclamer la
libération de José Bové.
Le 15 septembre 2001 à Avelin (Nord), une cinquantaine de
militants anti-OGM procédait à une récolte “
préventive ” de betteraves sucrières
génétiquement modifiées (cf. BR n° 12). Les
quelques gendarmes qui assistaient à l’arrachage
n’avaient eu d’autre choix que celui de laisser faire, se
contentant de relever les numéros des plaques
d’immatriculation des véhicules stationnant sur le chemin.
Le jour même, le groupe “ Adventa ”,
propriétaire du champ, déposait une plainte à la
gendarmerie de Pont-à-Marcq. Aujourd’hui, plusieurs
militants (dont deux camarades de l’union locale CNT de la
métropole lilloise) viennent d’être “
invités ” à prendre contact avec les pandores.
Affaire à suivre...
| FONCTION
PUBLIQUE : SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA
PRÉCARITÉ ! |
A l'heure de la “ refondation sociale ” conjointement
menée par les partenaires syndicaux et patronaux (CFDT, MEDEF et
Cie), le gouvernement de la gauche plurielle décide de s'en
tenir à l'aumône initialement prévue. Sapin
n'hésite pas à restreindre la ceinture des travailleurs
de la fonction publique après avoir savamment concocté un
plan de résorption de la précarité qui n'offre
qu'une compétition de plus aux précaires (les concours
internes, aussi “ réservés ” soient-ils, ne
proposent que l'intégration pour une minorité et
l'exclusion pour la plupart).
Les attaques sont multiples dans le secteur public :
La multiplication des contrats précaires n'en finit plus de
conforter les salariés dans la peur du lendemain et dans le
chantage à l'emploi (emplois-jeunes et CES dans les mairies, CDD
et intérimaires à la Poste, emplois-jeunes, vacataires et
contractuels à l'Education nationale). La
précarité se révèle aussi par la
multiplication des contrats de droit privé. Les contrats
emplois-jeunes ne sont que des CDD de 5 ans non renouvelables. Cette
création gouvernementale démontre que les rêves de
Seillières sont gentiment exaucés par le duo Jospin -
Sapin. La “ France qui stagne ” (traduisez : les
fonctionnaires en langage “ MEDEFien ” ) est la cible
privilégiée du gouvernement et du patronat.
L'attaque libérale contre les services publics se traduit par la
recherche du maximum de rentabilité. L'intérêt
n'est plus celui du "public" mais la restriction des coûts
(obligation du carcan capitaliste européen). Privatisations de
France Télécom qui subit des restructurations permanentes
et de GDF (Gaz de France appartient désormais au groupe Total
!), suppressions massives d'emplois et menaces de privatisation sur La
Poste avec arnaque générale des 35 h, pouvoir croissant
donné aux chefs d'établissements dans la gestion des
personnels de l'Education Nationale (on prévoit de leur laisser
la possibilité d'attribuer les notes pédagogiques des
enseignants). C'est aussi l'alibi pédago-étatique accrue
des communes mais aussi des entreprises dans les écoles (Charte
du XXI° siècle, Contrats Educatifs Locaux, etc...).
La rigueur salariale, d'abord enseignée dans les théories
libérales anglo-saxonnes, est devenue l'apanage et le gage de
crédibité gestionnaire de la “ gauche plurielle
”. C'est aussi, à terme, le rapprochement envisagé
des durées de cotisation pour bénéficier de la
retraite à taux plein entre le public et le privé (des 37
annuités ½ vers les 40, puis les 45 annuités).
Contre ces politiques parfaitement concertées au niveau de
l'Etat et du patronat, des luttes se déclenchent ici ou
là et empêchent la machine capitaliste de fonctionner
normalement. A Lille, des précaires de l'Education nationale se
sont mobilisés pour leur titularisation. Dans de nombreuses
écoles, collèges et lycées, des mouvements exigent
des embauches supplémentaires. A la Poste, des facteurs se sont
mobilisés pour refuser la restructuration imposée par la
négociation des 35 heures (restructuration qui alourdit la
charge de travail).
Ensemble, exigeons :
· une augmentation générale des salaires vers
l'égalité salariale (contre les hiérarchies de
revenus qui divisent les travailleurs),
· la titularisation, sans condition de concours ni de
nationalité, de tous les travailleurs précaires de la
fonction publique,
· un recrutement massif de travailleurs titulaires en fonction
des demandes des AG de salariés (seuls à même
d'évaluer les réels besoins sur le terrain).
| 35 H DANS LA
FONCTION PUBLIQUE ? |
Selon
les informations concordantes en notre possession, que ce soit dans la
fonction publique d’Etat ou la fonction publique
hospitalière, le projet sur l’ARTT est le même
à savoir : 1 600 heures annuelles, pas de création
d’emplois et quelques jours de congés en plus.
Les modalités varient assez peu. Le but qui semble se dessiner
est de passer à une gestion flexible, souple du temps de
travail. La question des sous-effectifs serait réglée par
la polyvalence et l’annualisation. Il ne s’agit que
d’un projet d’aménagement du temps de travail, pas
du tout d’un passage aux 35 heures. Les syndicats "officiels et
représentatifs" (CGT et CFDT, dans ce j'ai pu en savoir) ne sont
pas d’accord avec ces projets, mais maintenant
l’administration semble vouloir aller vite pour ne pas être
coincée par la date butoir du 1er janvier 2002.
Les services qui acceptent les projets actuels ne pourront pas
revenir en arrière. Il semble que les employé-e-s
oscillent entre 2 demandes :
1 : 38 heures hebdo et des brouettes + quelques jours de
congés (15 ? 23 ?) à prendre de façon
banalisée sans interdiction de date et calendrier obligatoire.
2 : 35 heures hebdo pour diminuer le temps de travail par semaine
réellement, les deux avec embauche pour assurer la
qualité du service public. L’administration semble avoir
dans ses cartons le "compte épargne temps" de façon
à annualiser le temps de travail et à pouvoir
gérer les périodes à problèmes pour le
travail et les effectifs.
Un certain nombre de personnes souhaiteraient que le choix soit
possible entre les deux formules (peu de réduction de temps de
travail et plus de congés ou diminution réelle du temps
de travail) de façon individuelle et réversible.
L’administration voudrait que ce choix soit collectif,
obligatoire et non réversible avec un calendrier strict pour
gérer les jours RTT (au nom de la fameuse
"nécessité de service"). Ici, on voit que la gestion de
"gauche" essaie d’être habile et elle présente cela
sous l’angle du progrès social ses réformes, alors
qu’il s’agit d’annualiser et de rendre plus souple la
gestion du travail dans la fonction publique. La vigilance
s’impose !
Philippe C.
(CNT)
| CAMARADES,
ENCORE UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" ! |
Comme
chaque année, une inter-syndicale s'est constituée pour
préparer le 1er mai. Cette inter-syndicale dite "unitaire" ( ??)
est en fait composée de la CFDT, de la CGT, de la CFE/CGC, de la
FSU, du G 10 et de l'UNSA.
Comme au plus beau temps du stalinisme, la CNT en a
été automatiquement exclue. Il semblerait que toutes les
organisations membres de l'inter-syndicale ne soit pas responsables de
cette exclusion et que seuls un ou deux syndicats (cherchez lesquels !)
se soient véritablement opposés à la
présence de la CNT.
Celle-ci entretient pourtant des rapports courtois avec tous
les militants syndicalistes qui agissent comme elle sur le terrain des
luttes sociales.
Et dire que pendant que certains se livrent à ces
pratiques mesquines et anti-démocratiques. les profiteurs
profitent, les exploiteurs exploitent, les capitalistes capitalisent !
Le 27 avril 2001, UL - CNT de Lille et environs.
PS : L'ostracisme dont est victime la CNT à l'occasion
du 1er mai est à relier au refus des syndicats siégeant
à la Bourse du Travail de voir la mairie de Lille y attribuer un
local à la CNT.
| GEL DES
SALAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC |
C’EST LE SAPIN QUI CACHE LA FORET DES
RESTRICTIONS BUDGETAIRES…
SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ !
A l’heure de la " refondation sociale "
conjointement menée par les " partenaires " ( !?)
syndicaux et patronaux (CFDT, MEDEF et Cie), le gouvernement de la
" gauche " plurielle décide de s’en tenir
à l’aumône initialement prévue. Sapin
n’hésite pas à restreindre la ceinture des
travailleurs de la fonction publique après avoir savamment
concocté un plan de résorption de la
précarité qui n’offre qu’une
compétition de plus aux précaires (les concours internes,
aussi " réservés " soient-ils, ne proposent que
l’intégration pour une minorité et
l’exclusion pour la plupart).
Les attaques sont multiples dans le secteur public :
La multiplication des contrats précaires n’en
finit plus de conforter les salariés dans la peur du lendemain
et dans le chantage à l’emploi (emplois-jeunes dans les
mairies, CDD et intérimaires (!!!) à " La Poste ",
vacataires à l’Education nationale). La
précarité se révèle aussi par la
multiplication des contrats de droit privé. Les contrats
" emplois-jeunes " ne sont que des CDD de 5 ans non
renouvelables. Cette création gouvernementale démontre
que les rêves de Seillières sont gentiment exaucés
par le duo " Jospin-Sapin ". La " France qui stagne "
(traduisez : les fonctionnaires en langage MEDEFien) est la cible
privilégiée du gouvernement et du patronat.
L’attaque libérale contre les services publics se traduit
par la recherche du maximum de rentabilité.
L’intéret n’est plus celui du " public "
mais la restriction des coûts (obligation du carcan
européen-capitaliste). Privatisations de " France
Télécom " qui subit des restructurations permanentes et
de " GDF " (" Gaz de France " appartient
désormais au groupe " Total " !), suppressions massives d’emplois et
menaces de privatisation sur " La Poste "
avec arnaque générale des 35 heures, pouvoir croissant
donné aux chefs d’établissements dans la gestion
des personnels de l’Education nationale (on prévoit de
leur laisser la possibilité d’attribuer les notes
pédagogiques des enseignants). C’est aussi l’alibi
pédago-étatique accrue des communes mais aussi des
entreprises dans les écoles (Charte du XXI° siècle,
Contrats éducatifs locaux, etc.).
La rigueur salariale, d’abord enseignée dans les
théories libérales anglo-saxonnes, est devenue
l’apanage et le gage de crédibilité gestionnaire de
la " gauche plurielle ". C’est aussi à terme le
rapprochement envisagé des durées de cotisation pour
bénéficier de la retraite à taux plein entre le
public et le privé (des 37 annuités ½ vers les 40,
puis les 45 annuités).
Contre ces politiques parfaitement concertées au niveau
de l’Etat et du patronat, ici ou là des luttes se
déclenchent et empêchent la machine capitaliste de
fonctionner normalement. A Lille, des précaires de
l’Education nationale se sont mobilisés pour leur
titularisation. Dans de nombreuses écoles, collèges et
lycées, des mouvements exigent des embauches
supplémentaires. A " La Poste ",
des facteurs se sont mobilisés pour refuser la restructuration
imposée par la négociation des 35 heures, qui alourdit la
charge de travail.
Ensemble, exigeons :
| NON AU TRAVAIL
PRECAIRE ! |
Le chômage est en baisse, mais une enquête récente
de l’INSEE souligne la multiplication des " travailleurs
pauvres ".
La croissance est de retour, mais la lutte des classes menée
tambour battant par le patronat déferle. PARE, retraites,
salaires… la " refondation sociale "
(antisociale !) du MEDEF et des syndicats domestiques vise
à réduire le coût du travail par la baisse des
salaires et des cotisations sociales.
L’objectif est de démanteler les acquis sociaux,
de flexibiliser et précariser la main d’œuvre pour
satisfaire les besoins des entreprises, renforcer l’exploitation
et accroître les profits. La généralisation de la
précarité est à l’ordre du jour et le CDI,
contrat à durée illimitée, est en ligne de mire.
L’État y trouve son compte en terme de réduction
des dépenses publiques et de contrôle social. Il
expérimente même de nouveaux dispositifs anti-sociaux en
multipliant les recours aux salariés précaires : CDD de 5
ans pour les emplois-jeunes, " économie solidaire "
définie cyniquement par le taux d’emplois
précaires...
Dans le public, on compte déjà plus d’un million
de contrats précaires, auxquels il faut ajouter les 450 000
emplois " aidés " (CES, emplois-jeunes CEC).
Dans l’éducation, la précarité
s’affirme comme mode privilégié de gestion des
personnels et des besoins. Le ministère et les rectorats
exploitent une main d’ouvre sous payée et souvent
privée des droits élémentaires du salarié
(congés payés, congés maladie, droits aux ASSEDIC
et à la formation sur le temps de travail).
Dans la fonction publique territoriale, la
précarité banalisée (33 % des personnels) est
instrumentalisée par les élus qui recrutent dans leurs
permanences à des fins uniquement clientélistes. La Ville
de Lille par exemple - particulièrement bonne
élève en matière de précarité -
concoure aujourd’hui pour la place de première agence
d’intérim de la région. Si au début des
années 80, la Ville comptait 4 200 emplois statutaires. Elle
n’en compte plus que 3 000 aujourd’hui, auxquels
s’ajoutent 800 précaires.
Dans la fonction publique hospitalière, on
s’intègre non seulement dans l’économie de la
précarité (20 % des emplois), mais également dans
la mondialisation de l’économie... Aujourd’hui, dans
les hôpitaux publics, alors que les travailleurs étrangers
représentent ¼ des effectifs, ces salariés
perçoivent des salaires inférieurs en moyenne de 40 %
à leurs collègues français.
A la Poste, des milliers de contractuels, ACOS et auxiliaires
effectuent le même travail que les agents relevant du statut des
fonctionnaires. Or, ils travaillent au rabais : salaires
inférieurs, pénalisations du point de vue de
l’échelle indiciaire, exclusion du système des
mutations, possibilité d’être licencié plus
facilement, pas de prime bi-annuelle, etc.
Le protocole Sapin-CFDT-CFTC-FO-FSU-CGC-UNSA sur la
résorption de la précarité est une arnaque
destinée à masquer l’ampleur du processus de
précarisation. Les personnels précaires sont pour la
plupart exclus des hypothétiques plans de titularisation, parce
qu’ils ne peuvent justifier des trois années de temps
complet (les précaires se voient souvent imposer le temps
partiel), qu’ils ne sont pas européens ou qu’ils
sont simplement oubliés par les textes (CES, CEC,
emplois-jeunes). Les autres, minoritaires, manquent de temps pour se
préparer à des examens et concours.
Il faut diffuser les informations sur les conditions de
travail, multiplier les témoignages sur les
réalités quotidiennes (tracts, articles, contacts avec la
presse) pour rompre l’isolement des précaires et favoriser
l’implication des titulaires à leur côté.
Cela nous concerne tous, car c’est par la précarité
que se diffusent les nouvelles normes du travail.
Il faut exiger l’arrêt du recrutement et le
réemploi des précaires, le respect de leurs droits
fondamentaux de salariés (maladie, congés payés,
cotisations ASSEDIC), leur formation sur le temps de travail et leur
titularisation sans concours ni discrimination de nationalité
(puisqu’ils ont prouvé qu’ils sont indispensables et
compétents).
Garantissons les retraites par les cotisations salariales, pas par
l’impôt !
Refusons le diktat du MEDEF ! Halte à la dictature du
patronat !
Dans le cadre des réunions paritaires entre le patronat
et les syndicats co-gestionnaires, le MEDEF- par la voix de ses
représentants - refuse d’augmenter les cotisations
patronales pour combler le déficit des caisses dont le patronat
est responsable.
Fidèle à sa méthode déjà
éprouvée lors de la discussion sur le PARE, le patronat
menace de quitter les instances paritaires si ces dernières
n’avalisent pas ses positions. Seillières " Le
Dracula de la rue Pierre 1er de Serbie " et Kessler " La
Menace "
ayant raté leur vocation de " catcheurs " à la
Foire du Trône, ils se montrent régulièrement sur
le cirque médiatique pour étaler leurs muscles et
chercher à effrayer les travailleurs. Ce serait grotesque et
infantile, s’il ne s’agissait de l’avenir des
retraites, de la destruction de la protection sociale et de la
solidarité entre les générations.
Pour le patronat, la répartition - la base actuelle des
retraites - est " ringarde " et le temps ne travaille pas
pour elle. Il exclut toute augmentation de cotisations pour les
employeurs et préconise la retraite par capitalisation. Le
capitalisme veut transformer les travailleurs en
" zombies " sans attaches, manipulables et
corvéables à merci.
La CNT est consciente des défauts de la retraite par
répartition, qui jusqu’au bout maintient des injustices
insupportables, tant dans les conditions de vie que devant la maladie,
la souffrance et la mort. Mais elle pense que ce système a le
mérite, par rapport aux fonds de pension, de tenter de rendre
solidaires les travailleurs actifs et les retraités, sans se
cacher que, dans le cadre du système capitaliste, la vraie
solidarité est par principe impossible.
Le hic (car il y a un hic) dans la solution miraculeuse des
retraites par capitalisation, c’est qu’elle est
fondée sur une escroquerie intellectuelle, à savoir la
croyance qu’il existerait un " frigo
économique " dans lequel on pourrait stocker les richesses
produites aujourd’hui (son argent à soi par exemple) pour
les consommer plus tard en temps voulu. Rappelons-le : ce sont,
à tout instant, les travailleurs actifs qui font vivre les
inactifs. Autrement dit, ce que l’on consomme comme biens et
services à un instant donné doit être produit en
cet instant même. La richesse n’a pas sa source dans
l’accumulation intergénérationnelle, mais dans le
flux permanent du travail vivant. Ainsi, récemment, deux caisses
de retraites par capitalisation, dont le CREF (ex MRI-FEN issu du
syndicat FEN), ont grandement baissé leur taux de versement aux
retraités qui, pourtant, avaient versé de l’argent
depuis des années.
Le but du patronat est, dans un premier temps, de remplacer
les salaires et les cotisations par de la fiscalité distributive
(impôt négatif et exemptions de charges salariales), puis
de sacrifier les retraites par répartition au
bénéfice des fonds de pension. Lorsque le montant des
retraites sera devenu dérisoire, les salariés demanderont
eux-mêmes la retraite par capitalisation.
Le montant des retraites par répartition est
directement proportionnel au niveau des salaires et des cotisations
patronales. Si le montant des salaires par rapport à la richesse
produite diminue, celui des retraites diminue en conséquence.
C’est le résultat de la politique menée depuis 30
ans par le patronat avec l’aide des gouvernements successifs (qui
nous ont parlé de crise économique alors que la richesse
s’accumulait pour le plus grand profit du Capital).
La répartition des richesses atteint un tel niveau
d’inégalité que les 250 revenus les plus
élevés dans le monde équivalent au revenu
cumulé de la moitié de l’humanité, que les 3
personnes les plus riches du monde possèdent une fortune
supérieure à la somme des PIB des 48 pays les plus
pauvres. En Europe, 18% de la population vit en dessous du seuil de
pauvreté. En France, la part des salaires (y compris les
retraites) par rapport à la valeur ajoutée (la richesse
produite) a régressé de 69% à 59% ces vingt
dernières années. En France, toujours, 1% des familles
possèdent 35% des richesses mobilières et
immobilières.
La logique du patronat, avec sa refondation anti-sociale (dont
le chantier des retraites n’est que le troisième volet)
est l’aggravation de l’inégalité
sociale : une poignée de nantis, toujours plus riches et,
en face, une masse toujours plus nombreuse de pauvres de plus en plus
pauvres. Au lieu de se leurrer avec une pseudo inégalité
entre secteur public et secteur privé, ou de reculer
l’âge d’un repos bien gagné, payons nos
retraites et nos pensions avec la richesse que nous, travailleurs,
avons créée ! Que les entreprises lâchent le
magot… il est à nous !
Ce que propose la CNT :
Opposons notre méthode à la leur et proposons de
résoudre les problèmes sociaux sur la base, dès
maintenant, du partage du travail et des richesses. Refusons le statu
quo social !
2001 : L’ANNEE DE TOUS LES DANGERS
1° - Date d’entrée en vigueur du passage aux 35 heures
a) La nouvelle durée légale du travail (35 heures
par semaine ou 1600 h par an) entrera automatiquement en vigueur au
1er janvier 2002
pour les entreprises et UES (Unités Économiques et
Sociales) de 20 salarié-e-s et moins, ou qui franchissent le
seuil de 20 salarié-e-s après le 31/12/1999, ou dont
l’effectif est passé sous le seuil des 20
salarié-e-s pendant une période de plus de 12 mois
consécutifs avant le 1er janvier 2000.
Nota bene : Le MEDEF réclame pour ces boîtes un
délai supplémentaire.
b) Modalités du passage aux 35 heures
b1 : Les entreprises et UES de moins de 11 salarié-e-s
peuvent appliquer au 1er
janvier 2002 un accord de branche étendu existant, qui organise
la RTT (Réduction du Temps de Travail) uniquement s’il y a
un(e) salarié-e mandaté-e pour signer un accord
d’entreprise.
b2 : Si ces deux conditions ne sont pas réunies,
l’employeur-euse peut prendre l’initiative des
modalités du passage aux 35 heures, mais il / elle devra
soumettre son projet à l’approbation par vote de la
majorité des salarié-e-s et, si elle existe, à la
commission paritaire de branche nationale ou locale.
Nota bene : Dans les deux cas, l’accord doit être
communiqué à une instance départementale, le CODEF
(COmité DEpartemental de la Formation professionnelle, de la
promotion sociale et de l’emploi).
2° - Qui peut négocier dans les boîtes de moins de
11 salarié-e-s ?
La loi ne prévoit ni délégué-e
syndical-e, ni délégué-e du personnel qui peut
faire fonction de délégué-e syndical-e dans les
boîtes de moins de 11 salarié-e-s. On est donc ici dans le
cas général de toute boîte, quel que soit le nombre
de salarié-e-s (ça peut être 5 comme 500) qui
n’en a pas. Voir donc les paragraphes b1 et b2 du 1er
paragraphe ci-dessus…
Mais pour les cénétistes, la situation n’est pas
facile. En effet, pour la RTT, cela ne se passe pas comme pour
l’élection des délégué-e-s du
personnel où on peut pousser à l’abstention au 1er
tour de l’élection pour présenter quelqu’un
au 2ème
tour. Ici, seules les organisations syndicales irréfragables,
c’est à dire reconnues
" représentatives " au niveau national (CGT ; CFDT ;
CGT-FO ; CFTC ; CFE-CGC) peuvent délivrer un mandat à
un(e) salarié-e de la boîte pour participer aux
négociations.
Pour négocier la RTT, dans les boîtes de moins de
11 salarié-e-s, il semble donc n’exister que les solutions
du 1er
paragraphe (b1 et b2). Mais rien n’empêche la
création d’un rapport de forces pour obliger votre
employeur-euse à négocier avec l’ensemble des
salarié-e-s un accord d’entreprise ou l’application
d’un accord de branche qui peut même être
amélioré lui-même par un accord d’entreprise.
Vous n’allez quand même pas vous empêcher de
rêver, m’enfin !!
D’autre part, je ne pense pas qu’il y ait
nécessité (à moins de 11 salarié-e-s) de
désigner un(e) délégué-e pour le faire ;
cela me paraîtrait même non-conforme à nos
idées anarcho-syndicalistes...
Enfin, on peut imaginer que les choses vont bouger dans les mois qui
viennent. En effet, plein de boîtes n’ont encore rien
prévu. Les accords existants (locaux, de profession ou de
branche) seront-ils étendus ? Et de quelle
façon ? Par la voie législative ? Par décret
? Par accords entre le MEDEF et les syndicats irréfragables
(tous ou certains d’entre eux) ?
| Solidarité
avec les grévistes du musée de Lille, accusés
d'abandon de poste ! |
Dans un contexte d'appel à la grève reconductible et
alors que plusieurs collectivités territoriales entrent ou sont
déjà dans le mouvement, les agents du Palais des Beaux
Arts de Lille, à l'appel de la section CNT, se sont massivement
mis en grève le jeudi 22 mai, entraînant ainsi la
fermeture du musée. Avec les travailleurs des impôts et de
la métallurgie, ils ont rejoint la manifestation de
l'Éducation.
Aujourd'hui, et malgré le dépôt de
plusieurs préavis de grève reconductible, la mairie de
Lille nie à ses salarié(e)s du musée l'exercice du
droit de grève, les déclarant en "abandon de poste".
Nous condamnons fermement cette attitude qui porte atteinte
aux principes fondamentaux de la liberté syndicale et
d'expression des salarié(e)s. Nous considérerions comme
une agression contre nous tous d'éventuelles sanctions envers
nos camarades du Palais des Beaux Arts de Lille.
Suite aux motions envoyées par plusieurs AG de
grévistes et suite à l'afflux de fax et d'e-mails de
protestation, la DRH de la mairie a reculé. Comme quoi la
solidarité n'est pas un vain mot !
| NON AU
LICENCIEMENT ABUSIF DE BABOUSE ! |
(appel à souscription à la fin de cet article et
références précises du CCP de l'union locale CNT
de Lille)
En mars 1999, Babouse, notre camarade de Boulogne-sur-Mer
(bien connu des lecteurs du bulletin de l'union régionale CNT du
Nord - Pas de Calais et membre du syndicat CNT interco de
Seine-Saint-Denis - section "Huma".), est embauché en CDI aux
éditions Play Bac Presse (pour le titre "L'actu") en tant que
journaliste-dessinateur (travail réalisé à partir
de son domicile par fax et courriers électroniques). Le 9
octobre 2001, il est convoqué à un entretien par la
direction et celle-ci lui apprend son intention de le
licencier pour "incompatibilité d'humeur" (sic !). L'excellence
de son travail et sa grande conscience professionnelle ne sont pas
remis en question, mais lui est reproché son "manque de respect
à l'égard de M.François Dufour" (rédacteur
en chef). D'autre part, plusieurs autres griefs
sont avancés : 1° "Un anti-capitaliste n'a rien à
faire dans une entreprise" (sic !), 2° "Nous ne voulons pas
d'anarcho-révolutionnaires" (re-sic !). Enfin,
dessinateur-pigiste à "L'Huma", la direction lui demande le
montant de ses piges dans ce quotidien. Babouse s'exécute et il
lui est alors
répondu : ".tu vois bien, si tous les jours tu fais une
première de couverture pour L'Huma, tu n'as pas besoin de nous
!".
Pour ce qui est de ce manque de respect envers M. Dufour, ceci
concerne notamment des mails en réponse 1°) à
l'obligation de pointer par mails (ce
que Babouse a fait dés réception d'un "avertissement
avant licenciement" reçu comme 17 autres personnes de la
rédaction), 2°) à un mail à consonance
discriminatoire et à des propos homophobes à son
égard ("Habille-toi en fille, ma poule, ça ira mieux !"),
3°) à un appel téléphonique lui intimant
fermement de se calmer après que ce rédac-chef l'eut
traité de "larve".
Bénéficiant d'un fort capital de sympathie dans
le monde social et/ou éducatif du fait de nombreux
bénévolats (interventions dans des écoles pour
ateliers-dessins, réalisation à titre gracieux
d'illustrations, etc.), adhérent depuis de nombreuses
années à la CNT et fils d'un retraité de l'
éducation nationale actif au sein de la FSU, l'info sur sa
situation se propage et Babouse commence à recevoir des mails de
solidarité ainsi que des
transferts de mails envoyés à la direction de Play Bac
Presse (mails signalant la mauvaise publicité que se fait
l'entreprise en licenciant
Babouse et signalant l'intention des expéditeurs de "boycotter"
la production de Play Bac Presse et de faire la promotion de ce
"boycott" au
cas où son licenciement serait effectif). Babouse nie
catégoriquement être à l'initiative de cet
élan de soutien même s'il n'a strictement rien entrepris
dans le but de le stopper, remerciant même ceux qui me faisaient
part de leur engagement dans cette initiative !
Le 19 octobre, notre camarade apprend que la direction de Play
Bac Presse a finalement décidé de le licencier pour
"faute grave", ceci ne lui donnant
droit à aucune indemnité de licenciement. Babouse est
accusé de "non-respect de la hiérarchie", de "refus de
pointer" et de "dénigrement de l'entreprise".
Aujourd'hui, il a décidé de porter
l'affaire devant les prud'hommes pour "licenciement abusif". Afin de
l'aider à payer les frais d'avocat, l'union locale CNT de Lille
lance une souscription.
Envoyez vos dons à la CNT, 1 rue Broca, 59800 Lille
(chèque à l'ordre de l'union locale des syndicats CNT) ou
directement sur notre compte (Lille CCP 10 651 35 A). |
Union
locale CNT de Lille.
Le 23 juin 2001, brutalement, la dernière filature de Lille a
été mise en liquidation, selon le vocabulaire judiciaire.
Ses 123 ouvriers seront bientôt sur le carreau. Motif
avancé par le groupe textile français Mossley : "la
décision de Damart de ne plus passer de commandes". Les
syndicats pensent plutôt à une délocalisation en
Turquie. Depuis, la direction s’est volatilisée.
Animés du sentiment d’avoir été trahis, les
ouvriers occupent l’usine depuis deux mois, pour obtenir un
meilleur "plan social" que celui, misérable, qui les attend. Ils
gardent pour cela leur "trésor de guerre", 700 tonnes de fil,
qu’ils évaluent à 20 millions de francs. Entre
colère et angoisse, ils ne savent plus quoi faire pour se faire
entendre.
Une rencontre entre ouvriers et artistes
Jeudi 6 septembre à partir de 20 h, dans l’usine
occupée, “ J’m’excuse ” et “ 501
blues ” jouent en soutien aux licenciés de la filature
Mossley (débat à l’issue des
représentations).
Donner la parole est une des fonctions, majeures, du
théâtre. Des artistes qui travaillent dans le Nord et le
Pas-de-Calais ont décidé d’aller à la
rencontre de ces ouvriers, sur le lieu même de leur travail, un
grand bâtiment de briques sur trois hectares. Ils joueront, cette
fois, bénévolement.
"501 Blues"
Il y a deux ans, un peu plus au sud, à La Bassée
près de Lens, les 541 dernières couturières
françaises du jean 501 ont été licenciées
par la multinationale Levi’s. Avec cinq d’entre elles,
devenues comédiennes, le metteur en scène Bruno Lajara a
monté "501 blues", évocation de leur vie, dans
l’usine et en dehors, et de leur licenciement.
Créée le 8 mars à La Bassée, mais pas dans
l’usine de Levi’s (qui voulait pour cela un droit de regard
sur le pièce), "501 blues" tournera toute la saison 2001 / 2002,
et notamment du 31 octobre au 4 novembre aux Rencontres de La Villette
à Paris (une co-production de "Culture commune").
"J’m’excuse"
Né au fil de conversations entre Guy Alloucherie, metteur en
scène, et Kader Baraka, comédien, tous deux fils de
mineurs de fond, "J’m’excuse" souligne l’importance
de la parole. Histoires enfouies de coron, de famille, de racisme
ordinaire, d’amour.
Comment s’y rendre ?
L’usine : 73 rue Roger Salengro, à Hellemmes-Lille. En
Métro : ligne 1, direction "4 Cantons", station "Hellemmes". En
voiture : suivre "Hellemmes".
Pour soutenir les salariés :
Envoyez des messages par fax, directement sur le site de l’usine
occupée : 03 20 04 00 33.
Envoyez des mails (individuels ou collectifs) à la CNT qui les
transmettra au comité de soutien.
Ecrivez par courrier au "Comité de soutien SARL Hellemmes", 73
rue Roger Salengro, 59260 Hellemmes.
Envoyez votre soutien financier, en mettant les chèques à
l’ordre du "Comité de soutien SARL Hellemmes" et en les
envoyant à la même adresse que ci-dessus.
Combattez le capitalisme global là où il se fait...
pas seulement là où il se décide !
| SALARIES DE "
LU " EN COLERE ! |
" Nous, salariés de LU-Belin-Danone, refusons la
décision des actionnaires qui est de licencier 3 000 personnes
en Europe (dont 1 700 en France) malgré des profits records
annoncés le 7 février 2001 : 4,7 milliards de francs de
résultat net, dont 900 millions de bénéfices pour
LU - France qui représentent 60 % des profits de la branche
" biscuits " mondiale de Danone.
Nous faisons appel à la solidarité de tous pour faire
revenir Danone sur cette décision injuste et inacceptable ".
L’inter-syndicale.
A Calais, début mars,
350 personnes (dont une moitié du personnel du site local de
" Lu ", soit une centaine de salariés) ont
manifesté contre la fermeture de l’usine, le chômage
et la précarité. Alors que l’action du 25
février sur le thème des retraites avait attiré la
foule dans les rues de Calais (4 500 personnes), cette manif a
malheureusement été beaucoup moins suivie. Les
manifestants se sont rendus dans trois endroits : le MEDEF, la
sous-préfecture et la chambre de commerce et d’industrie
(qui a été occupée pendant 1 heure 30). Le
sous-préfet a parlé… de la baisse du chômage
dans le calaisis (baisse de 17% à 14%) ! Aux questions qui
lui étaient posées sur l’éventuelle
fermeture de " Lu " et le reclassement des travailleurs
d’EPM (240 licenciements), il a répondu…
qu’il n’avait aucune réponse !
Les
actionnaires et patrons des différents groupes capitalistes,
toujours plus avides de profits et de dividendes, l’avaient
oublié. Pourtant la classe ouvrière n’est pas
morte. Les réformistes syndicaux et politiques l’avaient
rêvé. Mais non, la classe ouvrière n’est pas
résignée. Et alors que le patronat organise des
charrettes de licenciements pour satisfaire les appétits
boursicoteurs des spéculateurs, les travailleurs(es) refusent
d’être traité(e)s comme des kleenex que l’on
jette avec cynisme sur le carreau. Face à la logique de profit
du capital, les salarié(e)s, futur(e)s licencié(e)s
affirment la légitimité de la révolte sociale.
Après les occupations de l’été 2000 qui
virent des travailleurs recourir à la menace du sabotage et de
la violence pour se faire entendre, les licencié(e)s de 2001
s’organisent et tentent de se coordonner pour imposer leur droit
à l’existence, ni plus ni moins.
CLASSE CONTRE CLASSE POUR ARRACHER ZÉRO LICENCIEMENT
Les salariés de LU-DANONE, MARKS & SPENCER, MOULINEX,
ANDRÉ, VALÉO…, confrontés à ces
plans de licenciements (souvent dans des entreprises qui
réalisent des bénéfices énormes),
relèvent la tête et se révoltent. Face à
cette violence patronale, les travailleurs redécouvrent les
voies de l’autodéfense, les moyens de la solidarité
interprofessionnelle. On constate la mise en place d’une
résistance qui se construit à partir de la base. Les
entreprises en lutte (en particulier LU à Ris Orangis dans
l’Essonne) servent de quartier général et
suppléent à la passivité des directions des
centrales syndicales réformistes qui suivent le mouvement plus
qu’elles ne l’impulsent. Aussi, face aux restructurations,
un mouvement de résistance anti-capitaliste est en train de se
construire, qu’il s’agit de renforcer sur tous les plans.
BOYCOTT DES PRODUITS DANONE
Les ouvriers(ères) de Danone ont appelé à un large
mouvement de boycott des produits Danone, démarche unificatrice
en direction des travailleurs(es) / consommateurs et moyen de pression
sur les actionnaires du groupe. Cet appel est relayé et cela
doit être renforcé : dans les entreprises (cantines), les
services publics (écoles, hôpitaux, facs…), les
quartiers. Le boycott permet en effet de passer d’une position
défensive à une lutte offensive qui peut frapper Danone
à la caisse et permettre que la peur change de camp. De plus,
chacun(e) peut devenir un acteur solidaire des p’tits LU.
La solidarité ne saurait se limiter au boycott. Il s’agit
d’agir pour que la mobilisation s’intensifie autour de tous
les salarié(e)s menacé(e)s de licenciements. La
solidarité combattante doit s’exprimer sous toutes les
formes : de la collecte d’argent à la grève.
Au-delà des expressions concrètes de la
solidarité, il s’agit bel et bien d’agir pour le
renforcement d’un front syndical à la base, dont la
tâche pratique ne saurait être que l’action pour la
réalisation de l’unité des luttes du secteur public
(en voie de privatisation) et du privé, unité seule
capable de faire plier un patronat de combat qui
bénéficie de l’inertie d’un gouvernement de
“ gauche ” complice. Cette mise au pas des
Seillières et autres Riboud ne pourra être atteinte que
par une lutte dure, une grève générale.
FAVORISER L’AUTOGESTION DE LA LUTTE
Pour la CNT, confédération syndicale autogestionnaire,
tout ce qui favorise la maîtrise de la lutte par les
travailleurs(es) eux-mêmes doit être soutenu :
assemblées générales souveraines,
délégué(e)s élu(e)s et révocables
à tout moment, sections syndicales rendant des comptes devant
les AG. Et si le choix du boycott est une initiative novatrice il faut
également ne pas oublier les luttes qui se sont menées
contre les licenciements dans le passé ou même dans
d’autres pays. Ainsi, en 1973, les salarié(e)s de LIP
à Palente se sont constitué(e)s un trésor de
guerre en s’appropriant les stocks de montres pour les revendre,
appliquant le principe “ on fabrique, on vend et on se paie
”. Plus récemment, en Grande Bretagne, des mineurs
licenciés ont acheté leur mine et l’ont fait vivre
en la gérant autrement, expérience qui a fait
connaître cette action dans le monde entier et a donné
lieu à la naissance d’un film “ Charbons ardents
” qui relate ce combat. Ces exemples montrent que là
où existent l’esprit de résistance, le refus de la
fatalité et de la résignation, la détermination,
il est possible de s’opposer à la logique patronale et
étatique, il est possible de les faire trembler, de les vaincre.
C’est dans cette voie que les syndicats de la CNT agiront pour
que la lutte de ceux et celles qui résistent aux licenciements
se transforme en offensive résolument anti-capitaliste.
HALTE A LA DICTATURE DU PATRONAT !
FRONT SOCIAL ET SYNDICAL DE LUTTE CONTRE LA LOGIQUE PATRONALE ET LA
COMPLICITÉ DU GOUVERNEMENT !
VERS LA GREVE GÉNÉRALE DES SECTEURS PRIVÉS ET
PUBLICS !
| SANS PAPIERS :
LA MAIRIE DE LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE ! |
Communiqué du CSP-59 :
Le 30 juin 2001, le CSP-59 se retrouve à nouveau à la rue
sans local. Deux ans après l'accord du 13 décembre 1999
qui engageait la Mairie de Lille et le Conseil Régional et la
mise en place de l'IDM, le local définitif de lutte des sans
papiers demeure toujours au stade des promesses. Deux ans durant
lesquels, l'Évêché de Lille, les associations JOC,
ACO et ACE ont assumé en mettant à la disposition du
CSP-59 le local provisoire du 57 rue des Meuniers. Deux ans durant
lesquels le CSP-59 a fait confiance et a été d 'une
grande patience. Deux ans durant lesquels le local « Saint Louis
» à Fives a été médiatiquement
agité pour se révéler être une illusion de
plus.
Aujourd'hui, la vérité éclate : le 30
juin 2001, nos amis de la JOC, d'ACO, d'ACE récupèrent
leur local pour des travaux durant les vacances. Les sans papiers et
leur GSP-59 remercient l'Évêché et ses associations
de l'accueil durant ces 2 ans. Le CSP-59 demande solennellement aux
collectivités territoriales (Mairie de Lille et Conseil
Régional) de respecter la parole donnée le 13
décembre 1999. Le CSP-59 demande à l'IDM d'assumer toutes
ses responsabilités sur la base de l'accord du 13
décembre 1999, accord politique qui a fait naître cette
association dont l'objet est le local définitif du CSP-59. Le
CSP-59 demande aux partis politiques élus à la Mairie de
Lille de prendre leur responsabilité et d'assumer leurs
engagements sur le local lors des élections municipales
dernières.
Le CSP-59 informe qu'à partir du 30 juin 2001,
l'assemblée générale du mercredi se tiendra
dorénavant sur la place de la République (Lille)
après le rassemblement de 18 h, et ce jusqu'à l'obtention
du local définitif.
| SANS PAPIERS :
RESUME / SYNTHESE ET BILAN |
Maintenus
dans une situation « irrégulière » par les
lois, dont le dernière en date, dite « Chevènement
».
Face au mur de la Préfecture qui lors des rencontres,
arrachées par la grève de la faim (déjà
!!!) de 25 sans papiers au printemps 2000, régularise au compte
gouttes.
Depuis juillet 2000 des rencontres mensuelles ont lieu. Les
grévistes de la faim de mai juin 2000 ont été
régularisés. Mais au fur et à mesure de ces
rencontres le nombre de régularisations annoncées n'a
fait que diminuer et les conditions de discussion lors de ces
rencontres se sont dégradées.
Menacés et indignés par la répression
faite au mouvement sur Lille. Contrôles policiers aux alentours
du local les jours d'AG, manifestations sous contrôles policiers,
voir à certains moments en prise aux provocations de la BAC,
accès impossible aux meetings barricadés de la liste
Aubry (PS, PC, MDC.), criminalisation du CSP59 et des soutiens du
mouvement.
Constatant l'état de mobilisation autour de leurs
revendications. Les sans papiers ont sans cesse interpellé les
organisations lors de rencontres (Verts, PC, PS, syndicats..) et lors
de la campagne électorale pour les municipales. Mais le constat
est que rien ne change, que rien ne bouge !
Constatant que les engagements pris en décembre 99
à propos de leur local de lutte restent dans les faits lettre
morte. En décembre 99, suite à l'expulsion des sans
papiers de leur local de lutte au CHRU de Lille (pavillon Denis
Cordonnier), suite à l'expulsion particulièrement
violente de l'église de Wazemmes, et suite aux 15 jours de
manifestations non stop qui avaient suivis ces expulsions, un local
provisoire avait été proposé aux sans papiers et
des engagements avaient été pris par la mairie de Lille,
le conseil régional et l'I.D.M. pour fournir au CSP59 un local
définitif. Ces mêmes engagements précisaient
même un délai : juin 2000.
En février-mars 2001, suite à 4 AG
débattant sur la question, les sans papiers votent le principe
de la grève de la faim « clandestine ».
4 propositions étaient discutées :
1 - Occuper un lieu public et les candidats grévistes
déclenchent leur action.
2 - Attendre le local promis et les candidats grévistes
déclenchent leur action.
3
- Déclencher une grève de la faim clandestine et ne la
rendre publique qu' au delà d'un certain délai.
4 - Ne pas faire du tout de grève de la faim et chercher
à développer la mobilisation.
Les propositions 1 et 2 ont été jugées trop
risquées (menace d'expulsion des grévistes
déclarés au déclenchement de l'action comme ce fut
le cas à Toulouse au printemps 2000).
La proposition 4 fut rejetée en invoquant et constatant la
situation du mouvement des sans papiers tant à Lille qu'au plan
national (manifestations nationales, état de la mobilisation
dans les divers collectifs.) Les sans papiers votèrent
majoritairement pour la troisième solution.
Le 1er mai la grève de la faim est rendue publique par un
communiqué du CSP59.
Le 2 mai vers 16h, 19 Sans Papiers en grève de la faim
depuis 31 jours se présentent aux urgences du CHR de Lille,
à l'hôpital Provo de Roubaix et à l 'hôpital
St Vincent à Lille.
A Roubaix, 4 laotiens ont été refusés et
trois guinéens ont été autorisés à
passer la nuit après l'intervention du CSP 59 et des soutiens.
Au CHR, l'ensemble des grévistes qui se sont
présentés a été autorisé à
passer la nuit, là aussi après l'intervention du CSP 59
et des soutiens. Une rencontre est prévue pour le lendemain
matin avec le directeur M. WALBECQUE, M. DIAZ directeur
délégué à la sécurité du CHR
et le CSP 59 et ses soutiens.
Les Sans Papiers, questionnés par l'administration du CHR,
ont formulé clairement leur refus de quitter l'hôpital. Il
est apparu que l'institution hospitalière est soumise à
de fortes pressions de la Préfecture.
Le jeudi 3 mai au matin au CHRU de Lille les sans papiers sont
évacués. Ils sont hébergés dans les locaux
d'AC Lille. A Roubaix, un gréviste est hospitalisé tandis
qu'un autre est arrêté par la police et conduit à
la Dircilec. Le soir, Une manifestation du CSP59 et des soutiens se
rend à la Dircilec où le directeur lui donne
l'information qu'il sera libéré. Il le sera le vendredi
dans la matinée, après s'est vu notifié un APRF.
Le troisième rejoint le local d'AC.
Le jeudi 3 au soir, 4 sans papiers gréviste se
présentent aux urgences du CHRU de Lille. Deux sont
hospitalisés, deux rejoignent les autres au local d'AC.
Après l'expulsion des grévistes de la faim des
hôpitaux, l'hospitalisation et la négociation pour la
régularisation sont acceptés.
La récupération par le CSP59 des
grévistes de la faim, suite à leur expulsion des
hôpitaux publics, d'abord dans les locaux AC ! Lille puis ceux de
la LCR, deux organisations solidaires du CSP59, n'a duré que
quatre jours. La Préfecture propose aux grévistes la
ré-hospitalisation. Les grévistes de la faim acceptent
mais posent les conditions suivantes :
- leur regroupement dans un seul hôpital et si possible dans un
seul service,
- le libre accès aux grévistes du CSP 59 et des soutiens,
- le respect des droits des patients conformément à la
charte,
- l'ouverture immédiate des négociations en vue de la
régularisation avec le CSP59.
La
Préfecture accepte les conditions, excepté que pour des
raisons de places, les 23 grévistes seront répartis dans
les trois hôpitaux suivants : le CHR de Lille, les hôpitaux
publics de Roubaix et de Tourcoing. Ils rejoignent par ambulances
à l'appel du CSP59, lundi 7 mai à partir de 15 h, leurs
trois camarades déjà hospitalisés.
Le mercredi 9 mai, 18 h, puis le jeudi 10 mai, en
présence de personnalités garantes, des rencontres ont
lieu en Préfecture.
Le vendredi 11 une lettre de la préfecture, accompagnée
d'un courrier du CSP59 indiquant ce qui avait été dit
oralement par la préfecture lors de ces deux rencontres, est
transmise à chacun des grévistes. Ce courrier de la
préfecture leur délivre un sauf conduit de 3 mois
renouvelable, et une autre lettre les informe que leur situation sera
ré-examinée avec la plus grande bienveillance en vue de
la régularisation.
Le vendredi 11 mai au soir 11 grévistes déclarent cesser
leur jeûnes et 15 le poursuivent.
Au CHRU de Lille, nouvelle expulsion des grévistes
Samedi 12 mai, à partir de 10 h 45, 8 sans papiers, qui
ont décidé de poursuivre leur grève, sont
expulsés, dont certains manu militari, des hôpitaux du
CHRU de Lille, alors que ces grévistes avaient
décidé de poursuivre leur action.
Après avoir attendu, de longues heures, dehors, en pleine
chaleur, que les hôpitaux leurs délivrent, comme cela doit
se faire légalement, un bulletin de sorti (ce que refusaient
manifestement de faire les hôpitaux), ils se sont
regroupés au local d'AC puis, d'un commun accord, dans les
locaux de la LCR au 26 rue Volta à Lille. Une gréviste
est ré-hospitalisée le soir même.
Le samedi 12 mai au soir ils sont 12 sur les 26 qui ont
décidé de poursuivre leur action parce qu'ils
considèrent que le délai allant jusqu'en octobre prochain
est long et que leur situation personnelle ne leur permet pas de rester
sans autorisation de travailler. Ils demandent donc pour eux et pour
leurs conjoints l'attribution immédiate d'un
récépissé avec autorisation de travailler..
Parmi les 12, il y a le cas de deux algériens, qui sont
à l'hôpital de Roubaix, qui posent la question importante
de l'égalité de traitement. En effet, la seule
avancée réelle de la Circulaire du 24 juin 1997 est la
notion d'asile territorial qui prend en compte les persécutions
et les menaces qui émanent d'un tiers qui n'est pas
forcément l'Etat. Mais la décision relève du
Ministère de l'Intérieur et la pratique fait qu'en 1999
sur 1388 demandes seules 8 ont été satisfaites.
Ces deux Algériens, qui continuent à poser la
revendication d'égalité de traitement, ont
annoncé, le dimanche 13 mai, la suspension de leur grève
de la faim.
Ils sont donc, ce dimanche 13 mai, 16 à avoir
cessé leur mouvement de jeûne et 10 à le
poursuivre, trois dans les hôpitaux et 7 dans les locaux de la
LCR qui les accueille.
| COMMUNIQUE DU
COMITE DES SANS PAPIERS 59 |
APPEL du 1er mai à la mobilisation solidaire :
AU 30ème JOUR, SANS LE LOCAL PROMIS,LES GREVISTES DE LA FAIM
CACHES SE RENDENT DANS LES HOPITAUX PUBLICS !
Une nouvelle Grève de la faim en est à son
30éme jour. Tous les grévistes Guinéens, Laotiens,
Thaïlandais, Algériens et Marocains doivent pouvoir
être accueillis dans les hôpitaux publics de
l'agglomération lilloise.
Les sans papiers du CSP59 déboutés par la
circulaire des quotas ethniques et préfectoraux de M.
Chevènement et Jospin refusent de retourner dans l'ombre du
"travail clandestin". Ils rejettent la concurrence Sans
Papiers/Chômeurs/Salariés qu'organisent les patrons et les
gouvernants pour précariser l'ensemble des travailleurs.
Après avoir été fichés, ils
veulent que la confiance qu'ils ont mis dans les promesses
électorales de Jospin soit traduite par la décision de
les régulariser. En désespoir de cause, ils sont
décidés à arracher les papiers en mettant leurs
vies en danger.
Au cours de 4 Assemblées Générales, ils ont
voté sur quatre propositions formulées suite à
leur exigence de faire la grève de la faim :
1) Occuper un lieu public et les candidats grévistes
déclenchent leur action. Le risque, c'est l'intervention
policière et des expulsions.
2) Attendre le local promis par la Mairie de Lille, le Conseil
Régional et l'IDM. Mais la promesse sera t-elle vraiment tenue ?
3) Les candidats, après avoir consulté des
médecins, s'être pesés, font à leur propre
initiative et sous leur propre responsabilité leur grève
de la faim durant 20 à 30 jours pour ensuite se faire admettre
dans les hôpitaux. C'est dangereux, car un accident peut arriver.
La Préfecture et les adversaires en profiteraient pour
"criminaliser" le CSP59.
4) Ne pas faire du tout de grève de la faim et
développer une mobilisation massive des 600 dossiers environ qui
sont inscrits dans le CSP59.
Les sans papiers ont voté MAJORITAIREMENT pour la
troisième proposition.
Le CSP59 appelle tous les travailleurs, les syndicats,
notamment ceux des médecins et des infirmiers, les associations
démocratiques et anti-racistes, bref l'opinion
démocratique à se mobiliser pour que les grévistes
de la faim du CSP59 aient gain de cause, pour que justice leur soit
rendue.
Une nouvelle bataille a commencé, soyons à la
hauteur de l'espérance mise en nous par la détermination
et le courage à toute épreuve des grévistes.
Lille, le 1er Mai 2001
Manifestation tous les mercredi à 18 h place de la
République
CSP 59, 57 rue des Meuniers, 59000 Lille
Fax: O3.20.52.76.92 - Tél: O6.84.91.36.87
| JOSPIN ET LES
SANS-PAPIERS LILLOIS |
Premier
meeting de campagne de Jospin jeudi 7 mars à Lille. Les sans
papiers avaient décidé de l’accueillir pour lui
rappeler ses promesses d’ivrogne de 1997 : abrogation des lois
Pasqua et régularisation des sans papiers. Premier
meeting… et déjà les matraques ont parlées.
Ça commençait mal : environ 400 sans-papiers de
Lille et de Roubaix ont été bloqués par la police
à 500 mètres du lieu du meeting, afin de les
empêcher de rencontrer le bon peuple de gauche venu
écouter la bonne parole désormais sécuritaire et
responsable de leur champion. Belle mobilisation d’un mouvement
en pleine renaissance sur Lille. Quelques-uns d’entre eux avaient
pu se faufiler jusqu’à l’entrée du meeting,
où ils ont rencontré d’autres mouvements de luttes
comme ces hôpitaux psychiatriques de
l’agglomération, en grève pour obtenir plus de
moyens et un passage aux 35 heures décent. Ceux-ci ont pu
constater d’étranges scènes à
l’entrée du meeting : les vigiles retiraient des mains des
spectateurs qui voulaient rentrer les tracts des hospitaliers en lutte
et des sans-papiers.
Pendant ce temps-là, la manifestation des sans-papiers
attendait vainement, en chantant leur colère, que les cordons de
CRS qui les entouraient, les laissent enfin accéder au meeting.
Ce n’est pas la première fois que les sans-papiers lillois
se heurtent à des cordons de CRS lorsqu’ils tentent de
s’approcher de réunions électorales. Martine Aubry
leur avait déjà interdit l’entrée des
siennes l’an dernier pour les municipales. Les sans-papiers
avaient alors dénoncé ces procédés dignes
du second empire, quand les candidats qui plaisaient à
Napoléon III bénéficiaient d’une protection
policière contre la populace.
Au bout de 2 heures de sur-place, nous sommes donc repartis en
manifestation à travers la ville. La police n’a pas
dû bien faire son travail, ce soir-là, puisqu’elle
n’a pas réussi à empêcher une nouvelle
occupation des sans-papiers de Lille. Cette fois-ci, la cible a
été la fac de droit, dans le quartier de Moulins,
où ont réussi à s’engouffrer 150 personnes
avant que, dépitées, les forces de l’ordre
n’arrivent.
Cela faisait plus d’un an que les sans -papiers lillois
n’avaient pas réussi d’action de ce type. Mais il
faut dire que la génération actuelle, création
directe des lois Chevènement et du gouvernement “
socialiste ”, est particulièrement dynamique.
Il est probable que la police se soit peu soucié de
demander l’ordre d’expulsion auprès du
président de la fac, car l’évacuation n’aura
pas traînée, et elle aura été
particulièrement violente. Pas de la part des sans papiers, bien
évidemment, mais de la police. On peut dire que les
manifestant-e-s ont été victimes d’un tabassage en
règle. Près d’une trentaine de personnes de
personnes ont été blessées, dont dix ont
été hospitalisées par le SAMU.
Jospin se voulait un candidat responsable, près
à mettre le paquet pour la sécurité des
français. Aurait-il donné un avant-goût, à
Lille, de son programme de lendemain d’élection ?
Bertrand
Dekoninck.
| LES PRINCIPAUX
PLANS DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS (EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION |
Au-delà de Danone et Marks & Spencer, une série de
plans de suppressions d'
emplois a été annoncée au cours des
dernières semaines ou pourraient se
confirmer dans les semaines à venir. Voici la liste des
principaux secteurs
et entreprises touchés :
Agro-alimentaire :
Fermeture de LU-Danone à Calais dans le cadre d'un plan de
restructuration
de la branche biscuits entraînant 570 suppressions d'emplois en
France (et 1
700 en Europe).
Commerce et distribution :
Marks & Spencer : le distributeur anglais va fermer 38 magasins en
Europe
continentale, dont ses 18 magasins français qui emploient
quelque 1 700
personnes au total.
Groupe André : fermeture de 110 magasins en France (sur 230 au
total) et
suppression d'environ 450 emplois.
Electroménager :
L'usine Selnor - Brandt de Lesquin pourrait fermer, entraînant la
suppression de 700 emplois.
Métallurgie :
ABB - Alstom avait annoncé fin février 2000 la
suppression de 10 000 emplois
dans le monde (sur 54 000), dont 1 800 en France avec la disparition
dans la
région du site de Lys-lez-Lannoy.
Textile :
La filature Breuvart à Armentières a annoncé
l'arrêt de l'exploitation
industrielle en France et la suppression de 66 des 74 emplois de l'
entreprise.
Les patrons licencient... licencions les patrons !
Autogestion !
| HOPITAUX :
TOUS EN GREVE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2001. |
La bourse ou la vie ? Choisissez la vie...
Effet d’annonce, le gouvernement prévoit la
création de 45 000 emplois dans la santé publique pour
les 35 heures. Nettement insuffisant. 22N’ayant rien fait depuis
1997, alors qu’il faut plusieurs années pour former le
personnel, le gouvernement feint une solution qui n’en est pas
une sous la pression des mouvements sociaux, de la médiatisation
des problèmes des hôpitaux et de
l’échéance électorale. Mais le compte
n’y est pas.
D’abord sur la création d’emplois. Les 35 heures,
c’est 10,3 % de temps de travail en moins, et donc 10,3 %
d’emplois en plus. Il y a 780 000 agents hospitaliers. Il faut
donc 80 000 postes en plus. Et il n’y a pas de garantie que ce
seront des emplois tiarisés et à qualifications
équivalentes. Ensuite sur le temps de travail. Actuellement,
c’est 1 680 heures par an pour 39 heures, ce qui fait (1 680 x
35) / 39 = 1 507 heures. Or le gouvernement propose 1 600 heures, soit
37,2 heures hebdomadaires sur la base actuelle. Par la suppression de
l’ordonnance de 1982 sur les statuts et certains acquis sociaux,
le gouvernement augmente le temps de travail, annualise le travail et
accroît la flexibilité au détriment de la vie
professionnelle et privée.
D’autres mesures sont à l’image de la mauvaise foi.
Un arrêt de travail d’une journée équivaudra
à 7 heures d’absence, on devra des heures
d’être arrêté si la durée quotidienne
de travail est supérieure. Pas de définition du travail
effectif, on ne comptera plus le repas, la pause, l’habillage, la
formation et le travail discontinu pourra nous être
imposé. On continuera à faire 39 heures comptées
35, à gérer la pénurie, à courir
après la rentabilisation et la productivité aux
dépens du soin et de la relation au patient.
Or les effectifs sont déjà insuffisants et on
prévoit dans les 4-5 ans à venir des départs
massifs à la retraite. La proposition du gouvernement ne
répond pas à la situation.
Il n’y a pas à céder. Les 35 heures, c’est :
· 1 507 heures de travail par an avec un décompte
hebdomadaire.
· 1 jour de congé pour 14 jours de travail, à
prendre selon les services, pour 8 heures de travail par jour.
· Le maintien de l’ordonnance de 1982 et des acquis
sociaux.
· La journée continue et la formation sur le temps de
travail.
· Le décompte des arrêts de travail en jours et non
en heures.
· 10,3 % d’embauche avec emplois titularisés
à qualification équivalente, soit 80 000 emplois.
· 31 heures hebdomadaires pour le travail de nuit pour maintenir
les acquis.
À moyen terme, un plan de formation et de recrutement, avec
revalorisation de la profession, pour combler les manques
d’effectifs, remplacer les départs à la retraite et
passer aux 30 heures hebdomadaires pour tous. L’approche clinique
a changé avec le PMSI. Son but n’est pas “ le
thérapeutique ” mais de servir la rentabilisation. La
gestion financière envahit tout au détriment des patients
et du personnel soignant. La nouvelle classification des pathologies se
réduit à un catalogue de symptômes sans prendre en
compte la totalité de la personne. Des entités cliniques
disparaissent, comme la névrose et par là même leur
prise en charge qui ne sera plus budgétisée. C’est
la caution médicalisée du moindre coût où
l’homme devient une machine que l’on répare.
Depuis les grèves de 1988 et 1991, le signal d’alarme est
tiré sur l’insuffisance de moyens et d’effectifs.
Les gouvernements de droite et de gauche ont pourtant continué
à réduire le budget du secteur public pour diminuer les
charges des entreprises privées et maintenir leurs profits. Avec
les ordonnances Juppé poursuivies par la gauche plurielle, la
rentabilisation s’accentue avant privatisation du service public.
L’argent veut tout posséder et décider de tout.
L’imposture idéologique du capitalisme nous fait croire
qu’il n’y a pas d’autre solution. Vieux mensonge ! En
économie réelle, nous produisons de plus en plus de
richesses. Mais elles sont accaparées par le profit. Il existe
une autre voie, c’est de supprimer le capitalisme. Il
s’agit de définir les besoins en fonction de
l’être humain et non du profit escompté par le
capital, et de se partager le travail et les richesses. La CNT appelle
à lutter contre la logique de l’argent.
Fédération CNT des travailleurs de la santé et du
social
E-mail : sante-social.rp@cnt-f.org
Site web : http://ww.cnt-f.org/sante-social.rp
| HOPITAUX : LES
35... LEURRES ! |
Le père Lionel est une ordure
L'habilité du gouvernement Jospin est d'avoir
détourné une ancienne revendication du mouvement ouvrier
(la baisse de la durée de l'exploitation par le travail, si ce
n'est sa fin) pour faire adopter sa réforme : 35 heures
hebdomadaires. Sauf que l'ensemble de ces 35 h est réparti sur
l'année (= annualisation ) en fonction des besoins des patrons
ou de l'Etat (= flexibilité)... Au revoir le temps libre et le
temps choisi !
Les deux lois Aubry (dites des 35 h ) sont un "accord cadre", donc
très flou et le moins contraignant possible, adaptable au cas
par cas, branche par branche professionnelle. Ainsi divisées,
les réactions des salariés restent affaiblies là
où le rapport de force n'est pas en leur faveur : les
négociations peuvent se dérouler tranquillement entre le
patronat et les syndicats "représentatifs". Ces derniers signent
donc tour à tour des accords bâclés afin de
préserver le peu de crédibilité qu'il leur reste
et surtout pour conserver les avantages de la gestion des organismes
sociaux, encore intacts grâce au maintien du système
actuel du travail.
Présentée comme une mesure "sociale",
"créatrice d'emploi", l'application des 35 h va obligatoirement
transformer le code du travail et les conventions collectives en des
normes plus flexibles, la déréglementation étant
le principal moyen de la mesure. Le gouvernement, et le MEDEF - avec
l'aval de la CFDT - ont fait de la R.T.T. une machine à
intensifier le travail à tout niveau et à exploiter
encore plus les individus.
La flexibilité à temps complet
Comme dans de nombreuses branches, le passage aux 35 h dans le
secteur santé-social a permis d'imposer, dans les divers
établissements, l'annualisation du temps de travail.
Conséquence palpable : la balance horaire en vigueur signifie
plus de souplesse dans la gestion du personnel... fortement
sollicité à devenir plus polyvalent.
Les conditions de travail et de vie des salariés du C.H.U. se
dégradent :
·
Effectifs médiocres (insécurité des soins,
patients et personnels qu'ils soient soignants, techniques-ouvriers...),
· charge de travail accrue (activité plus importante ),
· flexibilité et mobilité accrues (horaires
coupés, davantage de week-end travaillés, polyvalence des
personnels...),
· précarisation des postes (CDD > 3 ans, parfois
même une dizaine d'année dans certains cas !),
· gestion de la pénurie (personnels rappelés sur
temps de repos, arrêts-maladie non remplacés...),
· etc...
On constate aujourd'hui, avec le bilan du passage aux 35 h dans le
privé, qu'il n'y a pas eu d'embauches supplémentaires ou
pas suffisamment. Le pire est donc à craindre dans notre secteur
sanitaire. A Dijon, par exemple, la direction aurait même
mené son enquête auprés des services pour savoir
s'il était possible de fonctionner en 35 h avec l'effectif
actuel ! Cela promet...
De discrètes négociations sur les 35 h dans la
santé publique sont en cours ; peu d'infos circulent ; nous
avons la nette impression que nos dirigeants veulent éviter
toute contestation, toute lutte ou toute autre proposition qui
briserait la paix sociale.
Puisque personne ne travaille à notre place, ne laissons
personne négocier pour nous !
Nous pouvons imposer une autre application de la R.T.T., conforme
à nos intérêts. Il est possible d'exiger des
embauches fixes et statutaires, de préserver nos acquis, etc...
La lutte pour la R.T.T. doit être l'occasion de lancer le
débat sur le contenu même du travail : qui décide
de l'organisation du travail ? à qui profite les fruits du
travail ?...
Travaillons tous, moins et autrement !
35 heures sans perte de salaire et avec embauches réelles selon
les besoins !
Titularisation de tous les contractuels !
Grève générale = rapport de force favorable aux
salariés !
CNT -
santé / social
| HOPITAUX :
IMPOSONS NOTRE PASSAGE AUX 35 HEURES ! |
La fonction publique hospitalière doit passer aux 35 heures au
1er janvier 2002. Le calcul est simple : de 39 à 35 h, c'est 4
heures de réduction du temps de travail par semaine (soit 1
repos supplémentaire tous les 14 jours) et 6 jours de
congés de plus par an.
Tout le reste n'est que littérature !
Le questionnaire qui nous est imposé aujourd'hui a pour buts :
· De revenir sur les acquis sociaux (ordonnance du 26 mars 82).
· De cantonner la réduction du temps de travail (RTT)
à son strict minimum.
· D'embaucher le moins possible, voire pas du tout.
·
D'augmenter la flexibilité, la productivité, la
précarité au sein du service public de santé.
Ne perdons pas de temps à répondre à ce type de
questionnaire induit.
Exigeons plutôt la création d'emplois statutaires en
proportion de la RTT.
Refusons l'abrogation de l'ordonnance du 26 mars 82, qui
entraînerait une déréglementation et une
flexibilité accrue de nos services.
Nous l'avons déjà dit : nous ne voulons ni des
plats, ni des sauces que les technocrates nous servent. Quel acquis
social n'a pas été obtenu par la lutte ?
Uni-e-s et solidaires. construisons ensemble NOTRE augmentation du
temps de repos.
BOYCOTTONS LE QUESTIONNAIRE DE LA DIRECTION !
Puisque personne ne travaille à ta place. que personne ne
décide pour toi de tes temps libres !
Fédération CNT des Travailleurs de la Santé et du
Social
33 rue des Vignoles - 75020 Paris
Tél : 01 43 56 00 95
Site web : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp
E-mail : sante-social.rp@cnt-f.org
Tous
les médecins libéraux n’ont pas pour seul objectif
la consultation à 20 € et la visite à 30. Pour le
syndicat de la médecine générale (SMG), la
fonction et le mode de rémunération du médecin
généraliste de base doivent être redéfinis.
C’est ainsi que cette organisation (à ne pas confondre
avec MG-France et autres) dénonce le paiement à
l’acte (qui pousse à multiplier les actes au lieu
d’inciter à la qualité) au profit d’une
rémunération au forfait. C’est ainsi qu’elle
milite, contre la dictature du libéralisme en matière de
santé, contre le rôle destructeur de la logique de
marché, contre la baisse des remboursements des soins, contre
l’entrée des compagnies d'assurances dans la Sécu,
pour la mise en place de réseaux de soins...
Eric
(syndicat CNT santé-social-éducation-culture de Lille)
| "BROUTCHOUX
(... ET MARCHONS SUR LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre
K. |
La biographie d'un drôle de syndicaliste à la verve
"croquignolesque"
Un acteur et un musicien racontent une histoire vieille d'un
siècle, sans didactisme, avec humour, ironie et passion : la
catastrophe minière de Courrières qui fit 1200 victimes,
de 13 à 60 ans. On ne parlait pas encore de la France d'en bas.
Celle de ce récit était à 300 mètres sous
terre. De ce malheur émergea un homme, un anarcho-syndicaliste.
Benoît Broutchoux s'opposa par la radicalité et l'action
directe à un système politique et économique qui
s'est aujourd'hui manifestement installé, en toute
quiétude. Passé et présent se mêlent dans le
flot de paroles de Benoît Broutchoux, poète
écorché aux actes militants extrêmes.
Texte et mise en scène : Gérald Dumont
Avec Frédéric Baudimant et Gérald Dumont
Lumières : Xavier Boyaud
Scénographie : Frédérique Bertrand
Son : Arnaud Pouzin
Réalisation Films : Jean-Louis Accettone
Conseil artistique : David Conti
Conseil historique : Pierre Outtéryck
A noter : la publication du texte et d'un commentaire
historique de Pierre Outtéryck (aux Editions Le Geai Bleu).
Renseignements/Réservations : Culture Commune 03 21 14 25 35
Coproduction : Théâtre K, Culture
Commune-Scène Nationale associée à la ville de
Lens. Avec le soutien de la DRAC Nord/Pas-de-Calais, du Conseil
Régional Nord/Pas-de-Calais, du Conseil Général du
Nord et de la Mairie de Lille. Le Théâtre K. est une
compagnie associée à Drama Makina Produktions.
Coréalisation : Culture Commune-Scène Nationale,
ville de Lens. Avec le soutien du Conseil Général du
Pas-de-Calais, dans le cadre du Plan Départemental de Lecture
Publique.
Pour en savoir plus sur Benoit Broutchoux, cliquer ici.
"Ces
derniers mois nous ont fait vivre des moments nauséeux. Me
revint alors l'idée du théâtre engagé, du
théâtre politique, où un chat s'appelle un chat, un
salaud un salaud. Avec l'aide de Pierre Outtéryck, j'ai
replongé avec ivresse, et souvent avec dégoût, dans
l'histoire des luttes des plébéens contre les nantis.
J'ai écrit un nouveau texte, avec l'absolue certitude
d'être moral et juste. Je ne me fais guère d'illusions sur
la portée d'un tel spectacle. Le théâtre n'a jamais
renversé les dictateurs ni changé le cours de l'histoire.
Cela se saurait. Mais parfois, le regard d'un spectateur ou d'un
lecteur m'a laissé croire qu'il me disait : "c'est bien ce que
tu dis". Que répondre à part : "J'espère.
Maintenant, redis-le, ou écris-le, ou peins-le, avec tes mots,
ton style, ton énergie, mais continue et que cela sorte de ce
théâtre sous une autre forme"
Gérald
Dumont (metteur en scène et comédien).
Suite aux élections prud'homales
du 11 décembre 2002, la CNT tient à rappeler sa position.
La CNT est très critique quant à la nature et au
fonctionnement des prud'hommes. En effet, contrairement à ce que
prétendent les autres syndicats et la plupart des médias,
les conseillers prud'homaux ne sont pas des défenseurs... mais
des juges (ce n'est pas nous qui le disons, mais la Loi) ! La CNT,
quand elle va aux prud'hommes, préfère y aller en tant
que défenseur, pas en tant que juge. De plus, ces tribunaux
n'ont rien de démocratiques. Les salariés (qui
représentent 14 600 000 personnes) ont autant de
représentants que les patrons (qui ne représentent
pourtant que 920 000 personnes) ! C'est pour ces raisons (et pour bien
d'autres encore) que nous n'avons présenté aucun candidat
à ces élections. Voilà en ce qui concerne
l'analyse que nous faisons de cette institution...
En ce qui concerne le fait de voter ou de ne pas voter,
c'était aux syndicats CNT locaux de se déterminer. Au nom
de l'autonomie que la CNT laisse à ses structures de base,
certaines ont appelé à l'abstention (comme par exemple
à Béthune), d'autres n'ont donné aucune consigne
"officielle" (comme dans la métropole lilloise).
Pour conclure - et pour aborder la notion de
"représentativité syndicale"chère à la
section CNT de la Redoute - la CNT estime qu'avec 67,3 % d'abstention
sur le plan national et 60,8 % sur le plan régional -
l'institution prud'homale n'est pas un instrument de mesure objectif de
l'audience syndicale. Pour la CNT, la représentativité
syndicale se mesure sur le terrain. en termes de luttes et de
combativité !
| APPEL POUR UN
FRONT SOCIAL DES RESISTANCES |
L'issue
du scrutin du 5 mai 2002 est sans surprise. L'hydre fasciste aux portes
du pouvoir est balayé par un vote aux allures
référendaires.
Mais le rejet d'un gouvernement Front National ne doit pas
nous faire oublier certaines évidences. Le parti de Le Pen au
second tour est le résultat logique des renoncements d'une
gauche gouvernementale, qui de concert avec la droite, n'a de cesse
mené depuis vingt ans une politique anti-ouvrière et
anti-sociale, sécuritaire et répressive à
l'égard des immigré(e)s.
Aussi, les perspectives d'un gouvernement Chirac
ultra-libéral, et une éventuelle future nouvelle
cohabitation PS-RPR, nous amène à assumer certaines
responsabilités et à faire naître, en opposition
aux gestionnaires du capitalisme, une alternative sociale.
Ce front du refus de la logique gouvernementale et patronale
aura pour tâche de développer l'idée que tous et
toutes ensemble nous avons la possibilité d'initier des
dynamiques de lutte et de résistance.
Cette résistance devra prendre appui sur différents
fronts de lutte :
· Licenciements et plans sociaux ;
· Défense des retraites, des droits des chômeurs et
refus des logiques du MEDEF ;
· Défense des services publics et résorption de la
précarité ;
· Régularisation des sans-papiers ;
· Droit à la santé et au logement ;
· Refus des logiques sécuritaires .
Pour faire aboutir ces revendications, la CNT, pas plus que
quiconque d'ailleurs, ne peut prétendre, à elle seule,
assumer cette tâche. Aussi, notre confédération
s'adresse-t-elle aux forces vives du mouvement social et syndical pour
constituer ce front social des résistances. Malgré nos
divergences, nos histoires et pratiques différentes, l'heure est
à l'unité d'action contre l'Etat, le patronat et le
fascisme.
| A PROPOS DU
"FRONT REPUBLICAIN" |
Le
mouvement anti-FN rassemble des gens qui n'ont pas tous la même
notion de la démocratie. Sous couvert de "front
républicain", c'est le système politique et
économique. que beaucoup défendent pour perpétuer
la domination et l'exploitation !
Ainsi, si certains patrons ont bel et bien condamné Le
Pen, cela ne les dérange pas de nous exploiter, de nous virer
quand ça leur chante et d'attenter à la liberté
syndicale. Un exemple récent : la toute nouvelle section CNT de
La Redoute (qui compte à ce jour plus de 50 adhérents -
dont 9 délégués syndicaux - et qui ne cesse de se
développer depuis sa création il y a un mois) vient de
voir sa représentativité contestée par la
direction de l'entreprise. Un procès aura lieu le 21 mai au
tribunal d'instance de Roubaix. Le Pen annonçait dans son
programme qu'il voulait interdire les syndicats. Nous verrons dans deux
semaines si le Ministère de la Justice et le patron de La
Redoute sont d'accord avec lui !
Ainsi, nous n'étions guère nombreux samedi 4 mai
devant le centre de rétention de Coquelles (près de
Calais) pour dénoncer l'extension de ce "camp de transit" (comme
dit Le Pen), extension voulue et programmée par le
Ministère de l'Intérieur. avant la défaite de
Jospin !
Ainsi, si les syndicats CFDT, CGT et FO se proclament
démocratiques, ils entretiennent aussi, par la
professionnalisation du syndicalisme et la cogestion, le
désinvestissement des salarié(e)s, ils se méfient
de la démocratie directe des AG et des actions directes de la
base contre les attaques de l'Etat et du patronat, ils
n'hésitent pas depuis plusieurs années à s'opposer
à la présence de la CNT à la Bourse du Travail de
Lille (rue Jeanne d'Arc). Même chose en ce qui concerne notre
participation aux réunions inter-syndicales et
inter-professionnelles organisées localement,
régionalement et nationalement par ces organisations ainsi que
par l'UNSA et la FSU (afin de préparer par exemple les manifs
anti-FN et celles du 1er mai!). Pour ces camarades, la
démocratie a sûrement des limites.
La liste bien sûr n'est pas exhaustive. Nous pourrions
montrer en quoi certaines composantes du "front républicain" ne
défendent en rien les valeurs de liberté,
d'égalité et de fraternité. Du "bruit et des
odeurs" de Chirac au refus de Jospin de régulariser les
sans-papiers, de la politique anti-sociale de Juppé en 1995 aux
cadeaux faits par le PS au patronat ces dernières années.
les exemples ne manquent pas ! Alors. on continue la lutte ?
| CHIRAC ESCROC,
LE PEN FACHO ! |
La CNT appelle à manifester à Lille le mercredi 1er
mai et le samedi 4 mai
pour dénoncer à la fois l’ambiguïté du
"front républicain" et promouvoir la constitution d’un front
social, anti-fasciste et anti-capitaliste.
Par ailleurs, dans la perspective d’une victoire
électorale du Front national, la CNT appelle à la
préparation de la grève générale
reconductible.
La CNT a exprimé son anti-fascisme historique dans les
manifestations de ces derniers jours. Mais nous ne rejoindrons
certainement pas l’union sacrée qui se dessine autour
d’un parti - et avec des partis - largement responsables de la
montée du fascisme. L’anti-fascisme de la CNT est
indissociable de son anti-capitalisme, tant il est évident que
c’est dans le lit de l’exploitation que prospère le
fascisme.
Pour notre syndicat, il n’est pas question de se joindre aux
"forces républicaines" qui aujourd’hui récoltent ce
qu’elles ont semé depuis des années. Il n’y a
pas eu de “ coup de tonnerre ” dans notre ciel le 21 avril.
La situation électorale actuelle est le fruit d’une
évolution que nous n’avons pas découverte à
cette occasion. La montée du Front national a d’abord
servi des intérêts uniquement électoraux, lorsque
le PS l’a utilisée pour diviser la droite. La
montée du Front national a ensuite été la
conséquence de ce qu’on a appelé la “
lepénisation ” des esprits, lorsque les politiciens ont
permis aux propos démagogiques du FN d’atteindre une
légitimité populaire. La montée du Front national
a enfin été la conséquence de la corruption et des
mensonges des élus, des promesses non tenues, d’une gauche
convertie au libéralisme, abandonnant les couches sociales
pauvres.
Le combat que mène la CNT ne se fera certainement pas en
appelant à voter pour qui que ce soit. Chaque adhérent
fera à ce propos ce qu’il juge bon (abstention, vote blanc
ou vote pour Chirac). Le combat anti-fasciste de la CNT est
indissociable de son combat anti-capitaliste. Elle le mène
internationalement, avec des organisations syndicales du monde entier.
Elle le mène dans les entreprises, dans les quartiers, pour la
construction d’un autre futur sans exploités ni
exploiteurs, sans dominants richissimes condamnant à la
misère la plus grande part de l’humanité.
C’est sur ce terreau (le chômage, la
précarité, la misère, l’exclusion et
l’exploitation) que croît le fascisme. Mais c’est
aussi sur ce terreau que grandit la conscience de classe et que pourra
se construire une nouvelle organisation sociale. C’est pourquoi
notre action syndicale a pour objectif l’auto-organisation contre
la soumission à toute démagogie.
La CNT appelle à manifester à Lille le mercredi 1er mai
et le samedi 4 mai pour dénoncer à la fois
l’ambiguïté du "front républicain" et
promouvoir la constitution d’un front social, anti-fasciste et
anti-capitaliste. Par ailleurs, dans la perspective d’une
victoire électorale du Front national, la CNT appelle à
la préparation de la grève générale
reconductible.
SUITE AU 1er
TOUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE
POURQUOI ? |
La France et la démocratie parlementaire ont la gueule de bois.
Deux chômeur(se)s ou ouvrier(e)s sur trois se sont abstenu(e)s au
premier tour et les employé(e)s suivent la même voie.
L'alternative présentée au corps électoral pour le
second tour est le choix entre un président sortant corrompu
dans la vie politique depuis les années 60 et un fasciste,
ex-tortionnaire, lui-même impliqué dans la vie
parlementaire depuis 1954.
Le PS invoque, comme raison de son échec, l'abstention
et le vote d'extrême-gauche protestataire, marquant par-là
son ignorance des réalités sociales et des
préoccupations du monde du travail. Ayant abandonné toute
référence au socialisme et collant au discours
économique et sécuritaire de la droite et de
l'extrême-droite (lois Pasqua-Chevènement et Vigipirate,
Loi Sécurité Quotidienne), il a accompagné la
mondialisation capitaliste (35 heures, PARE, privatisations,
précarité dans la fonction publique) et abandonné
les victimes des licenciements, de la précarisation, de la
misère, de la désespérance sociale. Il a
oublié que la véritable insécurité c'est
l'insécurité sociale et il tente aujourd'hui de se
refaire une image "de gauche" sur le seul thème de la lutte
contre l'extrême-droite !
Les travailleur(se)s n'ont pas été
associé(e)s à tous ces changements. Les syndicats
majoritaires comme la CFDT s'y sont soumis et les
inégalités sociales se sont amplifiées. Les
gigantesques profits gérés par le capitalisme n'ont pas
été redistribués. Si le système politique
parlementaire a explosé en plein vol, c'est parce que la vraie
question démocratique. c'est la question sociale :
résoudre le problème de la production et de la
répartition des richesses.
Loin de combattre le patronat, Le Pen est son plus arrogant
pitbull. Lorsque ce milliardaire dénonce les "politiciens", le
"fiscalisme" et la "bureaucratie", il règle des comptes avec la
caste politique et intellectuelle traditionnelle et
révèle son projet économique ultra libéral
et anti-social : laisser le champ libre aux patrons et à
l'initiative privée pour renforcer les missions de
contrôle social et de flicage de l'Etat. Il est bien le reflet
extrême de la violence patronale et étatique, de la
criminalisation et de la répression du mouvement social ou des
sans-papiers. Par son discours sécuritaire et nationaliste, il
cherche à détourner la juste colère des
travailleur(se)s vers des boucs émissaires pour "réserver
en priorité l'emploi aux français". Son hostilité
à Maastricht et à l'UE n'est pas du tout anti-capitaliste
; il veut juste que les salarié(e)s français(e)s soient
exploité(e)s par des patrons français.
Ce n'est pas dans ces campagnes électorales qui
évacuent le combat de classe et excluent les travailleur(se)s
étranger(e)s que l'on fera reculer le FN. La réponse au
fascisme passe par une reconstruction sociale au quotidien dans les
lieux où la démocratie est absente : entreprises,
quartiers, etc.
Le lieu fondamental de l'économie, l'entreprise, est
anti-démocratique. Les producteur(rice)s de richesses sont
exclu(e)s de toutes les décisions. Remettons la question sociale
au centre des luttes ! Seule la mobilisation et la solidarité
nous permettront de vaincre l'extrême-droite. Manifester dans la
rue notre anti-fascisme ne suffira pas ; construisons aujourd'hui un
syndicalisme pour l'autogestion généralisée.
Français, immigrés. même patrons, même combat
!
Pas de véritable anti-fascisme sans anti-capitalisme !
Union locale CNT de Lille.
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