Dossier d’info et de lutte contre l’extrême droite

Pourquoi et comment contribuer à ce dossier ?

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Aujourd’hui, l’extrême droite se nourrit de la désespérance sociale des populations, conséquence des pratiques patronales et des politiques néo-libérales menées au fil des années par l’UMP (aujourd’hui « Les Républicains ») et le PS. Rien de plus facile en effet pour les démagogues d’extrême droite que de détourner la juste colère des travailleurs/euses vers des boucs émissaires (comme ce fut souvent le cas dans l’Histoire pour protéger l’ordre capitaliste) ou de se présenter comme les défenseurs du « peuple ».

Et pourtant, contrairement à que qu’ils veulent nous faire croire, les mouvements d’extrême droite sont les plus redoutables chiens de garde du patronat ! A nous de le faire savoir de manière ciblée auprès des populations concernées car, si cela peut sembler évident pour nous, cela ne l’est pas dans tous les milieux. D’ailleurs, même si le choix de mettre un bulletin d’extrême droite dans une urne (par ignorance ou par dépit) est gravissime et dangereux, tous les électeurs et électrices faisant ce geste ne sont pas pour autant des « fachos ». Un partie d’entre eux et d’entre elles se font abuser, d’autres jouent avec le feu. Montrer le vrai visage de l’extrême droite, décrypter son programme, dénoncer ses mensonges et ses manipulations populistes n’est donc pas superflu.

D’autre part, si c’est sur le terreau du chômage, de la précarité et de la pauvreté que croît l’extrême droite, c’est aussi sur ce terreau que grandit la conscience de classe. Seul le développement des luttes sur les lieux de travail et dans les quartiers pourra faire reculer l’extrême droite ! Car c’est en s’unissant contre leurs véritables ennemis (État, actionnaires et patronat) que les travailleurs/euses se rendront compte – par la pratique – que leurs intérêts sont diamétralement opposés à ceux de l’extrême droite !

Pour participer à cet indispensable travail de sensibilisation, d’information et de lutte, envoyez vos contributions (analyses, rendez-vous, affiches, tracts, notes de lecture, vidéos, chansons, brochures, liens, etc.) à webmaster-ur5962 [arobase] cnt-f.org

Amiens : procès d’un groupuscule néo-nazi

Le 27 mars 2017 à Amiens aura lieu le procès du WWK, un groupuscule néo-nazi dont 18 membres originaires de Picardie sont accusés d’agressions, de vols et de tentative de meurtre. En savoir plus : http://france3-regions.francetvinfo.fr/hauts-de-france/picardie/somme/amiens/qu-est-ce-que-wwk-1221959.html

Deux initiatives contre l’extrême droite le 26 mars à Lille

Dimanche 26 mars 2017 à Lille (15h, parvis des halles de Wazemmes), l’AFA NP2C appelle à une manifestation contre le FN (à l’occasion du meeting de Marine Le Pen qui aura lieu ce jour-là à Lille) et contre le bar raciste « La Citadelle » (qui fête les deux ans d’existence de son bail). Le même jour (même endroit, même heure), l’union locale CGT de Lille, la FSU, les JC et la LDH appellent dans un communiqué commun à « se rassembler bruyamment pour protester contre la venue de la présidente du FN ». Même si la CNT n’appelle pas (ses différents syndicats n’ayant pas eu la possibilité d’en discuter préalablement dans leurs AG respectives), des cénétistes seront présent.es à titre individuel. Par ailleurs, il est probable que d’autres organisations (ou certain.es de leurs adhérent.es) se joignent soit au rassemblement, soit à la manif, soit aux deux. De son côté, la Préfecture a décidé de mettre les petits plats dans les grands pour protéger le meeting de Marine La Haine (cf. l’article de La Voix du Nord qui sert la soupe à la fois au préfet et au FN).

« La face cachée du Front National » : un documentaire réalisée en caméra discrète

« La face cachée du Front National » est un documentaire diffusé le 15 mars 2017 sur C8 et construit autour de deux reportages : « Le FN à la conquête des jeunes, enquête d’un infiltré » (réalisé en immersion au sein du FNJ pendant deux mois avec une caméra discrète) et « Au cœur du système de Marine Le Pen ». Racisme, xénophobie, antisémitisme, négationnisme… on est loin de l’image que le FN essaye de se donner depuis quelques années ! Durée : 1h56 -À voir ou à revoir ici : la-face-cachee-du-front-national

« Marine est au courant de tout » : un livre-enquête sur l’argent secret, les financements et les hommes de l’ombre du FN 

Un journaliste de Marianne et une journaliste de Mediapart, chacun et chacune spécialistes du Front national, ont enquêté pendant plusieurs années sur le financement de ce parti. Le bilan de leurs investigations est le fruit d’entretiens ou d’échanges avec 90 personnes de l’entourage personnel ou politique de Marine Le Pen. Ce livre-enquête explique aussi comment d’ex militants du GUD sont actuellement membres de l’équipe rapprochée de Marine Le Pen et comment ils ont pris le pouvoir au sein du FN. Auteurs : Mathias Destal & Marine Turchi – Éditeur : Flammarion – Date de parution : 15 mars 2017 – Nombre de pages : 416 – ISBN : 208137692X – Prix : 21 euros

« FN, les hommes de l’ombre » : une enquête du magazine “Envoyé spécial”

À quarante jours de l’élection présidentielle, le Front national est rattrapé par les affaires. Soupçons d’emplois fictifs au Parlement européen, financement opaque du parti, détournement présumé d’argent public… Qui, au sein du FN, gère les flux financiers ? Une enquête du magazine “Envoyé spécial” diffusée le 16 mars 2017 sur France 2. Durée : 55 mn – À voir ou à revoir ici : https://youtu.be/wfoqb9psZzE

Argumentaire syndical contre le programme du FN

« Contre le programme du FN, un argumentaire syndical » est une brochure de 52 pages réalisée en 2012 par l’association VISA (Vigilance & Initiatives Syndicales Antifascistes) et mise à jour en mars 2017 même si l’idéologie du FN n’a pas été bouleversée depuis 2012, hormis certaines formules de pure opportunité. À télécharger ici au format PDF

Fiches “flashs” réalisées en mars 2017 par l’association VISA

« Chez nous » : un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Bt

Le 22 février 2017 est sorti Chez nous, un film de fiction inspiré par l’accession au pouvoir du FN à Hénin-Beaumont. Ce drame, réalisé par le cinéaste belge Lucas Belvaux et tourné dans le département du Pas-de-Calais, est adapté d’un roman noir de Jérôme Leroy intitulé Le Bloc. Parmi les actrices et acteurs principaux, citons Émilie Dequenne, André Dussollier, Guillaume Gouix, Anne Marivin et Catherine Jacob. Cette dernière joue le rôle de la présidente d’un parti d’extrême droite cherchant à se dédiaboliser, une présidente dont le portrait, le comportement et les propos font penser à Marine Le Pen. Le film raconte comment une jeune mère célibataire (rôle incarné par Émilie Dequenne) est approchée par le Bloc patriotique (un parti xénophobe et nationaliste faisant penser au FN) pour se présenter aux élections municipales dans une ville “imaginaire” dénommée Hénard. Après avoir vu la bande-annonce, Steeve Briois (l’actuel maire FN d’Hénin-Beaumont) a traité le film de « navet » et s’en est pris au physique de l’actrice Catherine Jacob. Quant à Florian Philippot, le vice-président du FN, il a trouvé que la sortie du film était « absolument inadmissible » en raison de sa proximité avec l’élection présidentielle du 23 avril 2017. En savoir plus : bande-annonce du film, note d’intention du réalisateur, etc.

Affiches publiées par les syndicats CNT du Nord et du Pas-de-Calais

AFF-ANTIFA-CNT-NP2C-PIRE-ENNEMIAFF-ANTIFA-CNT-NP2C-NON-A-EXTREME-DROITEAFF-ANTIFA-CNT-NP2C-SOLIDARITE-ENTRE-TRAVAILLEURS

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Le Front national contre les travailleurs/euses

Le FN tente de se présenter comme le parti qui défend les petits contre les gros. En réalité, il défend une politique économique et sociale en faveur du patronat.

Quelques exemples parmi d’autres :

  • En matière fiscale, le FN se prononce pour la suppression de l’impôt de solidarité sur les grandes fortunes et la multiplication par deux de la TVA (l’impôt socialement le plus injuste puisque tout le monde le paie sans distinction de revenu).
  • En ce qui concerne l’emploi, le FN prône la libre entreprise, l’allongement du temps de travail, l’allégement des cotisations patronales et le renforcement des cadeaux fiscaux au patronat, accentuant ainsi la déstabilisation financière des caisses d’assurance chômage, maladie et vieillesse.
  • Sur le terrain des droits sociaux, le FN veut supprimer le RSA et casser le Code du travail.
  • Sur le plan des libertés démocratiques, le FN veut interdire le droit de grève.
  • Concernant les retraites, le FN a longtemps soutenu toutes les réformes menées par l’UMP (aujourd’hui « Les Républicains ») visant à reporter à 65 ans l’âge de départ légal à la retraite et à casser le système de solidarité actuel. Aujourd’hui, même s’il est désormais favorable au rabaissement de l’âge de départ légal de 65 à 60 ans, il continue à vouloir remplacer le système de répartition (fondé sur la solidarité inter-générationnelle) au profit d’un système par capitalisation (fonds de pension).

Une chanson anti FN

Ne te trompe pas de colère !

Contre le Front national & toutes les politiques fascisantes d’où qu’elles viennent ! (affiche de la CNT 59/62)

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Le nationalisme, on sait où ça mène (affiche anti FN de la CNT 59/62)

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Le Front national, un parti ouvrier ? (affiche anti FN de la CNT 59/62)

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Sous le casque, une seule classe ! (affiche antiraciste de la CNT bâtiment)

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Marine Le Pen et les origines du Front National

Une petite animation vidéo diffusée le 23 octobre 2013 sur ARTE

Chronologie du Front national des origines jusqu’à nos jours

Frise historique réalisée fin 2014 par “La Horde” en partenariat avec le site “REFLEXes” à télécharger au format image ou à commander au format papier sur le site de La Horde

Cartographie de l’extrême droite française

Version mise à jour au printemps 2016

Extrême(s) droite(s) contre l’éducation

Suite à un stage intersyndical organisé en mai 2016, cinq syndicats éducation de la région parisienne (CGT, CNT, CNT-SO, FSU et SUD) ainsi que deux associations (VISA et Question de classes) ont réalisé un dossier de 4 pages intitulé « Extrême(s) droite(s) contre l’éducation ». Ce document est téléchargeable ici : www.cnt-f.org/59-62/wp-content/uploads/4-pages-intersyndical-extremes-droites-contre-education.pdf

Programme éducatif : de qui s’inspire le FN ?

Un article paru en 2014 sur le site Question(s) de classes à télécharger ici en PDF (2 pages).

« Marine Le Pen prise aux mots : décryptage du nouveau discours frontiste »

Un livre de Cécile Alduy & Stéphane Wahnich paru en 2015 (320 pages)

Témoignage d’un repenti du FN

Depuis les élections municipales de 2014, des centaines d’élus du FN claquent la porte de ce parti ou démissionnent discrètement. Le 16 juin 2016, France Culture a donné la parole à l’un d’entre eux : Romain Tardieu. Le témoignage de cet ex-élu et cadre du FN à Brignoles (Var) permet de mieux comprendre le fonctionnement du Front national dans le cadre des élections municipales (listes élaborées « sur un coin de table de cuisine », quelquefois « contre la volonté» de certaines personnes, etc.) mais aussi plus largement (techniques de recrutement des adhérents et des cadres, bonus donné aux « CV tournés vers les idées extrémistes », «tripatouillages des chiffres d’adhésion », etc.).

[ le témoignage de Romain Tardieu commence à partir de 02:55 ]

Manifestation le 21 janvier à Lille pour la fermeture du bar fasciste La Citadelle

Samedi 21 janvier 2017 à Lille, le Comité des Sans Papiers du Nord (CSP 59) appelle à manifester pour la fermeture du bar fasciste La Citadelle . Rendez-vous place la République à 15h. En savoir plus : https://www.facebook.com/events/1660812474215917/

Recrudescence des agressions d’extrême droite

Le 12 novembre 2016 à Lille, des syndicalistes étudiants et lycéens (UNEF et UNL) ainsi que des militants de la jeunesse communiste (MJCF et UEC) fêtaient l’anniversaire de l’un des leurs dans un bar du centre-ville. Vers 23h30, ils ont été attaqués par un groupe d’individus se réclamant de « La Citadelle », un estaminet ségrégationniste (c’est à dire réservé aux « blancs ») que le mouvement d’extrême droite « Génération identitaire » a inauguré le 24 septembre dernier à proximité de la Grand-Place. En savoir plus : www.cnt-f.org/59-62/2016/11/resistance-anti-fasciste/

Manifestation pour la fermeture du bar raciste La Citadelle

Rendez-vous samedi 19 novembre 2016 à 14h30 (place de la République – Lille) à l’appel de plusieurs organisations syndicales, associatives et culturelles. En savoir plus : www.cnt-f.org/59-62/2016/11/manif-19-nov-lille-pour-fermeture-bar-raciste-la-citadelle/

Réunion publique pour planifier et organiser la lutte contre le bar raciste La Citadelle

Rendez-vous samedi 22 octobre 2016 à 15h au 32 rue d’Arras (Lille). C’est organisé par le groupe « Action Antifasciste Nord Pas-de-Calais ».

Manifestation le 24/09 à Lille contre l’ouverture du local fasciste « La Citadelle »

Fidèles à leur doctrine, les « identitaires » lillois ont annoncé leur intention d’ouvrir dans le centre-ville de Lille un estaminet réservé aux blancs. L’inauguration de ce bar ségrégationniste explicitement nommé « La Citadelle » doit se dérouler le samedi 24 septembre 2016. Pour manifester contre son ouverture, rendez-vous le même jour à 17h, place de la République !

En savoir plus : page fbsite “Lutte en Nord”journal “La Brique”

Calais : portrait du pseudo « riverain excédé », véritable skinhead néo-nazi

Comme nous le précisions dans un article publié sur notre site le lendemain de la manif de soutien aux migrants du 23 janvier 2016 à Calais, Gaël Rougemont (l’homme qui a menacé les manifestants d’un fusil) n’est pas un simple « riverain excédé ». C’est un militant d’extrême droite ! Aujourd’hui, les médias qui avaient essayé de faire passer Gaël Rougemont et son père pour des habitants lambda sont bien obligés de revoir leur copie car des preuves ont été publiées sur le site antifasciste La Horde. Parmi ces preuves, on peut voir une photo de Gaël Rougemont en compagnie d’une personne portant un T-shirt marqué des lettres « NSDAP » (initiales du parti nazi d’Adolf Hitler). Sur une autre photo, on le voit poser devant un drapeau SS. Le site La Horde prouve également la participation de Gaël Rougemont et de son père aux actions de l’extrême-droite radicale comme le Mouvement d’Action Sociale (MAS), groupuscule fasciste de plus en plus présent lors des manifestations organisées à Calais par les collectifs anti-migrants (que ce soit Sauvons Calais ou Les calaisiens en colère).

Calais : quand les extrêmes-droites se rejoignent

Lire l’article du site Passeurs d’hospitalités

Pour en savoir plus sur la situation à Calais, voir notre dossier

Projection-débat du film « Bassin miné » vendredi 18 déc. 2015 à Lille

« Bassin miné » est un film qui décrypte la montée du FN à Hénin-Beaumont. Plus d’infos ici

Élections régionales de décembre 2015

Infos suite au second tour :

La liste LR,UDI, Modem, etc. – conduite par Xavier Bertrand (Aisne) aux côtés notamment d’Éric Woerth (Oise), Brigitte Fouré (Somme), Natacha Bouchart (Pas-de-Calais) et Valérie Létard (Nord) – est arrivée en tête du second tour des élections avec 57,7 % des voix. La liste FN, quant à elle, a recueilli 42,3 % des voix. Malgré cette défaite, signalons que Marine Le Pen a gagné des votes entre le premier tour (904 539 voix) et le second tour (1 015 649 voix). Bref, le danger fasciste est toujours présent. Pire, le FN renforce son implantation.affiche-cnt-nord-pdc-contre-fn-et-toutes-politiques-fascisantes La CNT continuera donc son travail antifasciste de terrain dans les quartiers et les entreprises. Elle sera aussi particulièrement vigilante à l’égard de la politique qui sera menée dans la région par le réac-publicain Xavier Bertrand. Car n’oublions pas que ce dernier a largement contribué à diffuser la rhétorique anti-immigrés lorsqu’il était ministre sous la présidence Sarkozy. Et n’oublions pas non plus qu’il a participé en 2013 à la « Manif pour tous » (mouvement homophobe opposé à la loi ouvrant le mariage aux couples de personnes de même sexe). Pour ne prendre que ces deux exemples !

Infos suite au 1er tour :

Quelques liens pré-électoraux intéressants, même si on ne partage pas forcément toutes les analyses et tous les propos :

« Bienvenue à Hénin-Beaumont, reportage sur un laboratoire du Front national »

Un livre d’Haydée Sabéran paru en 2014 (224 pages)

« Bassin miné » (décryptage de la montée du FN à Hénin-Beaumont)

Un film documentaire d’Edouard Mills-Affif sorti en 2014

La mairie FN d’Hénin-B. refuse la présence du Secours Populaire au marché de Noël

Communiqué de presse du Secours Populaire d’Hénin-Beaumont (6 nov. 2015)

Résultats des élections départementales de mars 2015

Taux d’abstention, nouvelles majorités départementales, scores du FN dans la région Nord Pas-de-Calais, etc. : www.cnt-f.org/59-62/?p=15927

Violences d’extrême droite : le retour

Un film écrit et réalisé en 2014 par Thierry Vincent, puis diffusé en 2015 sur Canal+ dans le cadre du magazine « Spécial Investigation » : https://youtu.be/Wq-dQBzBanI

Projection-débat du film « Acta non verba » le 1er février 2015 à Lille

« Acta non verba » est un documentaire réalisé par un militant antifasciste marseillais dans lequel sont présentées différentes initiatives antifascistes en France et à l’étranger. Pour en savoir plus : www.cnt-f.org/59-62/?p=14690

Claude Hermant (figure de l’extrême droite radicale de la région) soupçonné d’avoir vendu des armes aux terroristes de Daesh

Cf. “La Voix du Nord” : 21/01/201523/01/201528/01/201512/08/201516/12/2015

Qu’ils soient nationalistes ou religieux, uni-e-s contre tous les fascismes !

Communiqués CNT suite à l’attaque du 7 janv. 2015 contre la rédaction de Charlie Hebdo : www.cnt-f.org/59-62/?p=14416

Mise au point suite à la parution d’un article de La Voix du Nord mentionnant la CNT

Le 5 décembre 2015, La Voix du Nord publiait une « enquête chez les ultras » (selon les termes choisis par les journalistes), supposée rendre compte de l’affrontement entre des militant-e-s antifascistes et l’ultra-droite dans la région. L’analyse politique ne fait pas dans la finesse et le terme d’enquête fait sourire (plus que le texte) mais ce n’est pas tellement sur le propos ou la qualité journalistique de l’article que nous souhaitons réagir. Notre organisation y est mentionnée par deux fois, c’est d’ailleurs la seule organisation syndicale qui le soit. Cela nous a amené à réagir. Pour lire notre mise au point : www.cnt-f.org/59-62/?p=14513

Numéro thématique de « La Brique », journal de critique sociale de Lille et d’ailleurs

Au sommaire de ce n° 40 (été 2014) consacré à l’extrême droitisation :

  • Élections : le Front national tisse sa toile
  • Les poings sur les « i » : quand le FN impose ses mots d’ordre
  • Rroms : le fichage continue
  • L’extrême droite et les ouvriers : petite leçon d’histoire pour une gauche au pouvoir
  • Reportage : fête de la merde à Calais
  • Mélange des genres : dans la galaxie des anti-ABCD de l’égalité
  • Milice d’hier, milice d’aujourd’hui : des Chevaliers de Roubaix à Génération Identitaire
  • Lille en résistance : antifascisme et convergence des luttes
  • Retour sur le terrain : Soral, la quenelle et les quartiers

> Site du journal et éditorial de ce numéro

Europe & extrême droite / Élections européennes 2014

Élections municipales 2014

Liens antifascistes d’ici et d’ailleurs

Tract de la CNT contre l’extrême droite

Antifasciste, antiraciste, oui…
… mais aussi anticapitaliste, autogestionnaire et internationaliste !

Si nous ne lâchons rien face à l’extrême droite, refusant qu’elle ouvre des bars ségrégationnistes comme à Lille avec « La Citadelle », parade dans la rue, agresse des militant.es, s’attaque à des locaux syndicaux, violente des personnes pour leur seule « différence » (immigré.es, LGBT, etc.) ou diffuse ses idées xénophobes, homophobes et autoritaires, nous ne lâchons rien non plus sur le terrain social ! Certes, nous sommes antifascistes et antiracistes pour des questions de valeurs et d’éthique. Mais s’arrêter à cette position ne nous satisfait pas. Car notre lutte contre l’extrême droite se fonde sur un projet de société radicalement antagoniste.

Anticapitaliste
Parce que nous pensons qu’au cœur des drames sociaux, économiques, écologiques et humains qui sévissent aujourd’hui, se trouve la division de la société en classes sociales. D’un côté ceux qui possèdent, dirigent et optimisent leurs profits ; de l’autre ceux qui sont soumis au chantage à l’emploi, subissent la dictature de la productivité, doivent obéir à leur hiérarchie et sont privés de toute capacité de décision réelle. Ce ne sont pas l’Union européenne, le Qatar, la Chine ou la « finance » qu’il faut combattre, ni même le « grand capital et la mondialisation ». Ce ne sont que des leurres, des paravents pour éviter une remise en cause du capitalisme lui-même. La lutte des classes existe, et nous devons la mener, et contester la cause première des crises économiques et sociales : le fait qu’une minorité possède les moyens de production et d’échange, décide de leur usage, de nos besoins et de ce que nous devons accepter de faire pour satisfaire à leur unique but, conserver, voire augmenter, leur profit ! La « financiarisation » ou à la « mondialisation » de l’économie ne sont que les conséquences actuelles de cette logique. Attaquons-nous donc au fond, le capitalisme lui-même, et non à ses formes.

Autogestionnaire
Parce que nous pensons que déléguer son pouvoir de décision à des leaders, des partis politiques ou des experts-spécialistes, c’est déjà accepter que d’autres gèrent nos vies sans nous demander notre avis et sans que le moindre contrôle réel puisse exister. Les projets sociaux-démocrates comme communistes autoritaires ont échoué d’avoir sacralisé l’État, la représentation politique et les « avant-gardes éclairées ». L’extrême droite ne sait que réclamer un renforcement de l’État, de la hiérarchie et de l’autorité. Plutôt que de continuer à chercher qui sera notre meilleur représentant, le plus « compétent » ou le « moins pourri », prenons nos affaires en main, reprenons le contrôle de nos vies. La démocratie, oui, mais directe. Des mandatés, oui, mais révocables. Des syndicats, oui, mais autogérés ! Un projet certes exigeant, mais qui est la seule alternative pour éviter « trahisons », « non-respect des promesses » et autres « affaires de corruption » qui font le jeu de l’extrême droite. 

Internationaliste
Parce que nous pensons que les références à la « patrie », au « protectionnisme économique », à « l’union nationale » ou au « contrôle de l’immigration » ne sont que des reculs idéologiques pour gagner des voix et flatter les bas instincts des électeurs influencés par le discours volontairement simpliste de l’extrême droite. Parler de patrie c’est faire croire que, parce que l’on est né français, on a les mêmes intérêts que l’on soit patron ou salarié. Parler de contrôle de l’immigration c’est nier les responsabilités néocoloniales de l’État français et des entreprises françaises dans l’appauvrissement volontaire et la destruction des systèmes sociaux des pays dits « du Tiers-Monde » : pillage des ressources naturelles (pétrole, uranium, bois, cacao, etc.), mais aussi privatisations des services publics, imposition d’une agriculture intensive contre les cultures vivrière et d’auto-subsistance, accords de soutien militaire et « policier » (rappelons-nous la Tunisie de Ben Ali, par ailleurs membre de l’internationale des partis socialistes…), etc. Si Areva (entreprise bien française…) arrêtait de détruire des régions entières du Mali ou du Niger pour récupérer l’uranium nécessaire à l’énergie nucléaire française, si Bouygues, Bolloré et consorts arrêtaient de soutenir les dictatures des pays ouest-africains pour défendre leurs parts de marché, les habitants de ces pays n’auraient sûrement pas la nécessité de venir chercher en France de quoi survivre en abandonnant toute leur vie… C’est aussi faire croire que le chômage viendrait des immigrés et non pas des licenciements… Or ce sont bien les directions des entreprises qui virent pour accroître leurs profits, et l’État qui, sous prétexte d’économie, supprime des milliers de postes de fonctionnaires et détruit les services publics. Bref, parler de patrie ou de contrôle de l’immigration c’est encore une fois accepter de céder à l’extrême droite qui ne cherche qu’à nier la lutte des classes pour la remplacer par la lutte entre les peuples…

Conquérir de nouveaux droits, reprendre l’offensive sociale

L’extrême droite se nourrit des contre-réformes des gouvernements successifs face au capitalisme en « crise » ; elle se délecte des renoncements idéologiques politiques et syndicaux ; elle prospère sur le terrain du recours aux faux-semblants de patrie, d’État protecteur et de personnalisation du pouvoir ; elle grossit des affaires de corruption à répétition entre détenteurs du pouvoir politique ou économique ; elle s’extasie de la destruction des systèmes de solidarité comme du repli sur soi et de la peur qui s’ensuivent.

Alors, si nous voulons réellement renvoyer l’extrême droite dans les poubelles de l’Histoire, nous devons reprendre l’offensive sociale, renforcer l’auto-organisation des travailleuses et travailleurs, reconstruire des lieux d’entraide et refuser de déléguer notre pouvoir de décision à qui que ce soit. L’extrême droite hait les syndicats, les grèves et les victoires sociales parce qu’elle ne vit que de la misère, de la peur et de la victimisation. Nous ne la vaincrons qu’en renversant enfin le rapport de force et en conquérant enfin de nouveaux droits sociaux. C’est l’un des enjeux fondamentaux des luttes en cours ou à venir. Céder une fois de plus sera la porte ouverte vers la résignation, l’individualisme, la rancœur, la haine et le refuge vers « celui ou celle qui gueule le plus fort ». Il n’appartient qu’à nous de tout faire pour l’empêcher…

Face à l’extrême droite, construisons un syndicalisme de classe, autogestionnaire et émancipateur, pour un autre futur, sans exploitation ni domination !

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Pour le lancer, cliquer sur le lien ci-dessous indiqué entre crochets.

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