Extraits du BR n° 23
N'autre
syndicalisme
Des ZEP au CPE : du CPE aux ZEP
La
mobilisation des parents d'élèves et enseignants à
Lille-Fives
Lexique
pour temps de grève
Chat alors !!!

N'autre
syndicalisme
Notre
syndicalisme ne néglige aucun terrain de lutte, mais le
combat mené sur le lieu de travail reste pour lui essentiel car
c'est là où la lutte des classes se fait avec le plus de
clarté, c’est là qu’elle est assumée
par la majorité des travailleurs, c’est là que
l'individu sent réellement l'exploitation.
Notre
syndicalisme est né à la fin du 19ème
siècle. Il est issu du courant anti-autoritaire de la
1ère Internationale. Ses caractéristiques
générales ne varient pas quelles que soient les
appellations qu'on lui donne : « syndicalisme
révolutionnaire » ou « anarcho-syndicalisme ».
La CGT a été marquée par son influence jusqu'en
1914. Actuellement, certaines organisations syndicales y font parfois
référence mais seules la CGT-SR des années
1920-1930 puis la CNT de 1946 à aujourd'hui en sont les
héritières directes.
Il
y a deux aspects fondamentaux dans
notre syndicalisme : la
préparation du changement social
et l'action quotidienne ; deux voies parallèles qui en se
croisant et en se confondant nous permettent de dépasser les
contradictions issues parfois de notre pratique quotidienne.
Comment
notre syndicalisme envisage
t’il le changement social ? Et tout d'abord, quels sont ses
objectifs dans ce domaine ?
Notre
syndicalisme n'offre pas un modèle de
société dans ses moindres détails, mais seulement
quelques principes essentiels pour que la révolution ne
dévie pas, pour que puisse s'installer une société
que certains qualifieront d’« égalitaire et
autogérée » ou de « communiste libertaire
», peu importe les mots.
Notre
syndicalisme se distingue fondamentalement des autres
écoles « socialistes » par le processus
d'instauration de la nouvelle société. Considérant
que la théorie du dépérissement de l'État
est une stupidité conduisant à la recréation d'une
société de classe et à un capitalisme
d'État, il voit la préservation de l'acquis
révolutionnaire dans la destruction immédiate de
l'État et l'instauration d'un système
fédéraliste, dans la disparition du salariat et de la
hiérarchie sociale (ou tout équivalent de l'exploitation
de l'Homme par l'Homme).
Pour nous,
l'État et tous ses attributs doivent être
immédiatement détruits et remplacés dans un
premier temps par les structures fédéralistes et
autogestionnaires du syndicat ; qui elles-mêmes
disparaîtront pour ne laisser survivre qu'une
société fédérale fonctionnant du bas vers
le haut par le bais des conseils de travailleurs et des communes libres.
Les
décisions seront prises par les citoyens de la commune et/ou
les travailleurs du centre de production, de distribution ou de service
et remonteront les échelons successifs, département,
région, pays, selon que seront intéressés le
département, la région ou le pays, pour être
confrontées et discutées, et redescendront
remaniées à fin d'approbation. Pour ceci, nul besoin de
députés et d'assemblée nationale, de ministres et
de président. Des délégués élus sur
un mandat précis (et révocables à tout moment)
ainsi que différents conseils de coordination et de gestion
(avec des pouvoirs d’administration mais pas de décision)
doivent suffire pour faire tourner une société moderne,
si complexe soit-elle.
Les hommes,
égaux en pouvoirs politiques par le
fédéralisme, doivent l'être au plan
économique par l'abolition du salariat et de la
hiérarchie sociale. A chacun selon ses besoins en fonction des
possibilités de la production, à chacun selon ses
capacités et ses aspirations, rotation des tâches ingrates
dans la mesure du possible…
Voyons
maintenant les moyens mis en
oeuvre pour parvenir à ce changement de société.
Le
syndicalisme que nous défendons n'envisage pas de faire la révolution à
la place du peuple. Il ne lui fait que des propositions et l'invite à
les faire siennes. La grande idée de notre syndicalisme, c'est la grève
générale et la remise en route de l'économie et des services sous la
gestion des travailleurs et de la société dans son ensemble. Cette
théorie s'accompagne d'une préparation des travailleurs et de
l'acquisition d'une pratique.
En
effet, l’un des rôles essentiels du syndicalisme est d'informer les
travailleurs sur leur exploitation. Il explique les rouages
économiques, le fonctionnement de la société capitaliste, la cause et
le but de cette société. Cette tâche est dans une certaine mesure
accomplie par les autres syndicats, mais ceux-ci limitent
volontairement le champ d'explication et le passage de l'explication à
la formation. Il ne suffit pas de publier des articles dans la presse
syndicale ; il faut que ces articles soient discutés en section et en
assemblée générale pour que tous les travailleurs s'y intéressent.
Former des militants par des stages est une bonne chose, mais cette
formation doit être donnée pour être répandue parmi tous les
travailleurs et non pour la constitution d'une élite tenant et
préservant un savoir.
Dans
les syndicats se créé la société future. Tout le monde doit prendre sa
part de responsabilité. Il faut que chaque travailleur n'ait plus peur,
ni de la répression, ni du soi disant savoir des chefs, petits ou
grands.
Enfin,
avoir une pratique révolutionnaire, c'est aussi préparer le changement
en apprenant à faire marcher le lieu de travail en organisant un réseau
d'information entre les différentes structures syndicales ; en
prévoyant le contrôle du quartier (poste, EDF, police, hôpitaux, ...),
des moyens de communication et des mass-médias. L'efficacité de la
grève générale expropriatrice et autogestionnaire sera fonction de sa
préparation et de sa rapidité.
En
attendant que les conditions de
cette grève soient réunies, nous luttons contre
l'exploitation quotidienne des travailleurs.
Le syndicalisme
lutte pour l'augmentation des salaires, la diminution de la durée du
travail et l'amélioration des conditions de travail. En cela, notre
syndicalisme ne se distingue pas des autres syndicats (sauf dans
certains cas, comme celui de l’augmentation des salaires, où nous
préférons exiger des augmentations différenciées inversement
proportionnelles aux salaires plutôt que des augmentations uniformes).
Mais, parce que révolutionnaire, notre syndicalisme replace la
revendication dans le contexte politico-économique et par rapport à son
objectif révolutionnaire, renforçant ainsi la fonction formatrice de
l'action revendicative ; il développe des armes spécifiques à côté des
moyens de lutte légaux ou traditionnels ; il étend la revendication à
tous les secteurs de la société.
Certains
prétendront que notre syndicalisme a une action
purement économique limitée au cadre professionnel. Cette
observation est inexacte. Notre syndicalisme n'est pas apolitique,
mais contre les partis politiques et contre le système politique
actuel. Par contre, il a un projet politique global et
spécifique.
Pour ce qui est
des moyens, notre syndicalisme ne rejette pas les
méthodes de lutte classiques, mais il en utilise aussi d'autres
qui lui sont propres et qui sont rejetés par les autres
syndicats (affolés par l'autonomie « ouvrière
») et par l'État (qui se place sur le terrain de la Loi).
Face au
syndicalisme institutionnel et bureaucratique, notre
syndicalisme s'efforce de développer un autre pouvoir :
- par l'organisation d'assemblées
générales, de comités de grève ou d'action
dont la vie sera liée à la grève ou à
l'action ;
- par la désignation de
délégués au mandat précis et
impératif, toujours révocables par l'assemblée.
Cette pratique
autogestionnaire, c'est l'action directe, c'est à
dire l'action des travailleurs agissant eux-mêmes sans chefs ni
bureaucrates. Attention, l'action directe ne se situe pas par rapport
à la violence ou à la non-violence ; ce n’est pas
un synonyme pour désigner la lutte armée ; c’est
tout simplement la reprise de la célèbre formule de la
1ère Internationale selon laquelle « l'émancipation
des travailleurs sera l’œuvre des travailleurs
eux-mêmes ». De l'action directe découlent toutes
les conceptions autogestionnaires : vision de la politique, idée
générale de l'enseignement, conception de l'action
sociale et de la révolution. L'action directe est non seulement
un moyen d'action fondé sur l'efficacité, mais aussi et
avant tout une démarche pédagogique fondée sur la
prise en charge de l'individu (et du groupe) par lui-même.
En
conclusion, voici les
caractéristiques générales de ce que pourrait
être une organisation syndicale régie par les principes
énoncés ci-dessus :
·
au niveau local, une structure
autogérée où s'exerce la démocratie directe
;
·
au niveau national, un groupement
fédéraliste dont le but n'est pas de donner des ordres
mais de coordonner ;
·
une force indépendante de l'
État et du patronat ;
·
une organisation de classe qui se suffit
à elle-même et qui refuse d'être la courroie de
transmission d'un parti politique ;
·
un moyen d'éducation populaire et
d'épanouissement individuel ;
·
le noyau à partir duquel pourrait
être organisée la société future (ceci sans
présager des autres formes d'organisation anti-autoritaires et
anti-capitalistes que les travailleurs choisiront le moment venu).
Eric Dussart (
CNT - SSEC 59/62 ).
Des ZEP au
CPE : du CPE aux ZEP
La loi sur
l’égalité des chances c’est aussi
l’apprentissage à 14 ans et le contrat de
responsabilité parentale.
Plus le temps
passe, plus la démolition sociale
s'accélère.
Avant, il y
avait des ZEP (Zone d’éducation prioritaire)
qui étaient mieux dotées en moyens pour des classes moins
chargées, du soutien aux élèves..... Ces deux
dernières années, ces moyens furent déjà
réduits malgré le statut de ZEP. Cette année, les
ZEP sont supprimées et remplacées par des classements
"ambition réussite" (moins de bahuts concernés et
redistribution par redéploiement). Les bahuts "ambition
réussite" perdent des moyens malgré tout.
Les ZEP sont
déjà des ghettos, la réforme
accentuera le phénomène.
Il n’y
aura plus de ZEP, plus d’élèves en
difficultés, plus d’établissements en
crise…Pour le gouvernement, « c'est de la faute des
parents » (sic) et certainement pas de celle du système,
la loi sur l’égalité des chances de Borloo
prévoit un contrat de responsabilité parentale. Celui-ci
fixe à la famille et aux enfants des objectifs de
réussite scolaire ou d'assiduité : si la famille refuse
de le signer ou si elle n'atteint pas les objectifs, elle verra ses
allocations supprimées jusqu'à 6 mois ou bloquées
sur un compte géré par le Conseil Général.
C'est une double peine pour une famille rencontrant des
difficultés. Alors on supprime des postes, on augmente le nombre
d’élèves par classe et on rétablit
l’apprentissage dès 14 ans… « Qu’ils
crèvent…ou plutôt, qu’ils
bossent…»
La
mobilisation des parents d'élèves et enseignants à
Lille-Fives
Jeudi 9 mars, les parents d’élèves et les
personnels du collège Boris Vian de Lille Fives engagent
une lutte contre les suppressions de postes. Ca commence par une
occupation de nuit du collège pour enchaîner sur une
journée collège mort le vendredi. La première AG
du soir (enseignants, parents, directrices et directeurs des
écoles de la zone fivoise) décide la rédaction
d’un tract à destination des parents et personnels des
établissements scolaires du quartier pour élargir la
mobilisation. Des postes sont supprimés au collège mais
aussi dans les écoles du quartier et partout le nombre
d’élèves par classe sera en hausse. On ne demande
pas le classement en « ambition réussite » mais des
moyens pour pérenniser les dispositifs pédagogiques
(soutien, dédoublement , effectifs par classe…).
Lundi 20 mars au soir, une belle manif est improvisée à
Fives après le rassemblement devant Boris Vian. Environ 300
personnes de tous les établissements (écoles,
collège et lycée). Slogans et pancartes contre les
suppressions de postes mais aussi contre le CPE car des profs et des
lycéen(ne)s du LP Ferrer bloqué sont présent(e)s.
Les 2 revendications cohabitent mais ce n’est pas encore
évident pour tout le monde. Je commence à diffuser le
tract CNT "des ZEP au CPE" aux
collègues et aux parents.
Mardi 21 mars, nouvelle « journée morte », au
collège et dans les écoles du quartier cette fois.
Jeudi 23 mars, quelques enseignant(e)s sont en grève et en manif
derrière la banderole interpro « grève
générale » des universités.
Lundi 27, une nouvelle AG à l’école Montesquieu
prépare une audience à l’Inspection
Académique et la mobilisation pour les 28 (journée
nationale interpro) et 29 mars (manif académique contre les
suppressions de postes). Un tract d'appel et des affichettes à
placarder aux fenêtres (genre "fenêtre qui parlent") sont
préparés.
Mercredi 29 mars, sur la manif, des contacts sont pris avec les autres
"bassins en lutte" contre les suppressions de postes : Haubourdin,
Roubaix, Villeneuve d’Ascq… Une vingtaine de personnes
(parents, profs, instits) se rendent ensuite à 18h devant
l’IA pour constituer la délégation. Mais le
représentant de l'Inspection Académique nous informe que
seuls des représentant(e)s du collège Boris Vian seront
reçu(e)s, rien pour les écoles. On refuse dans ces
conditions la rencontre et on demande des explications. Il nous
répond qu’un collectif ça n’est pas
juridiquement représentatif, qu'il y a des instances
représentatives, des élus et que c'est pas la rue qui
décide. Même attitude que le gouvernement face aux
mobilisations contre le CNE
CPE.
Les fivoi(e)s sont reparti(e)s « dégoûté(e)s
» mais motivé(e)s pour renforcer le rapport de force. Un
texte court a été rédigé devant l'IA pour
mobiliser dès le lendemain et annoncer la prochaine AG de lundi
03 avril à l’école Berthelot. Les autres «
bassins en lutte » y sont invités pour envisager une
action collective à l'Inspection Académique. En
dernière minute on apprend que l’IA aurait
lâché des miettes (des HSA) pour le collège. Notre
revendication c’est zéro suppressions ! A suivre !
Aldo (CNT - SSEC 59/62)
Lexique
pour
temps de grève
La langue
automatique du journalisme officiel est une langue de bois
officielle. Inventaire trouvé sur internet et à
enrichir…
« Réforme » : quand une
réforme
proposée est imposée, cela s'appelle « LA
réforme ». Et s'opposer à cette réforme
devient : le « refus de la réforme ».
« Réformistes » :
désigne ou qualifie
les personnes ou les syndicats qui soutiennent ouvertement les
réformes gouvernementales ou se bornent à proposer de les
aménager. Les partisans d'autres réformes constituent un
« front du refus ».
« Modernisation » : synonyme de
« réforme
» ou de l'effet attendu de « LA réforme ».
« LA modernisation » est, par principe, aussi excellente
que « LA réforme »... puisque, comme l'avait fort
bien compris, M. de La Palisse, fondateur du journalisme moderne, la
modernisation permet d'être moderne. Et pour être moderne,
il suffit de moderniser. Le modernisme s'oppose à
l'archaïsme. Seuls des esprits archaïques peuvent s'opposer
à la modernisation. Et seuls des esprits tout à la fois
archaïques, réactionnaires et séditieux peuvent
avoir l'audace et le mauvais goût de proposer de subordonner
« LA modernisation » au progrès social. D'ailleurs,
« LA modernisation » est indifférente à la
justice sociale que la modernité a remplacée par «
l'équité »). Voir ce mot.
« Équité » :
désigne le souci (on
parle de « souci d'équité ») qui permet de
réduire les avantages (relatifs) de certains salariés au
lieu de les faire partager à tous. Ce terme est sans emploi
s'agissant des prétendues « élites »,
exemptées de quelque concession par leur naturel « souci
d'équité ».
« Privilèges » :
désigne les avantages
(relatifs) dont disposent certains salariés par comparaison
à d'autres, mais non les avantages exorbitants dont disposent
les tenanciers de tous les pouvoirs au détriment de ceux sur
lesquels ces pouvoirs s'exercent. Les tenanciers des médias, par
exemple, disposent de quelques avantages qu'ils doivent à leur
seul mérite, tandis que les infirmières, les cheminots ou
les enseignants, sont des privilégiés.
« Inégalités » :
ne désigne que les
rapports entre les salariés du public et les salariés du
privé. Tous les autres rapports sont « conformes à
l'équité ».
« Concernés » : se dit
des secteurs ou des personnes
qui sont immédiatement visés par « LA
réforme ». Sinon, dire : « les cheminots ne sont pas
concernés par la réforme des retraites » ou «
les enseignants ne sont pas concernés par la
décentralisation ». Vous pouvez pousser le souci de la
rigueur jusqu'à affirmer que « les cheminots ne sont pas
directement concernés ». Dans les deux cas, vous pouvez
même ajouter qu'ils « se sentent menacés ».
D'où l'on peut déduire ceci : se sentir menacé, ce
n'est pas être menacé, et en tout cas être ou se
sentir menacé, ce n'est pas être concerné.
« Malaise » : se dit du «
trouble », plus ou
moins profond, qui peut aller jusqu'au « mal-être »,
vécu ou ressenti par une profession. Le « malaise »
peut se traduire par des « revendications » qui ne sont
alors que des « symptômes». Le « malaise
» et ses « symptômes », diagnostiqués
par les éditorialistes et les experts, réclament un
« traitement » approprié.
« Grogne » : un des
symptômes les plus graves du
« malaise », un signe de l'animalité privée
de mots des « grognons ». Les grèves et les
manifestations se traduisent par « un mouvement de grogne ».
« Troupes » : mode d'existence
collective des
grévistes et des manifestants, quand ils répondent (ou se
dérobent) aux appels et aux consignes des syndicats. Parler de
« troupes de manifestants », de « troupes syndicales
», de syndicats qui mobilisent leurs « troupes » (ou
qui « ne contrôlent pas leurs troupes»).
« Troubles sociaux » : se dit
des effets de la mobilisation
des « troupes ». Un journaliste rigoureux se garde
généralement de les désigner comme des «
soubresauts », ainsi que l’a fait au cours d’un
journal télévisé de 20 h sur TF1 le bon M.
Raffarin.
« Pagaille » : se dit des
encombrements un jour de
grève des transports. Par opposition, sans doute, à
l'harmonie qui règne en l'absence de grèves.
« Galère » : se disait
(et peut se dire encore...)
des conditions d'existence des salariés privés d'emploi
et des jeunes privés d'avenir, vivotant avec des revenus
misérables, de boulots précaires en stages de
réinsertion, assignés à résidence dans des
quartiers désertés par les services public, sans loisirs,
et subissant des temps de transports en commun démesurés.
Mais tout cela était (et restera sans doute...) invisible
à la télévision et sans responsables facilement
identifiables. En somme, tout ça ne constitue pas, pour les
médias, une information bien « sexy ». En revanche,
« Galère » se dit désormais des
difficultés de transports les jours de grève : on peut
aisément les mettre en images (cf. les contre-plongées
dans les gares) et les imputer à un coupable
désigné, le gréviste. C'est une information
décisive, dont les télévisions ne se lassent pas.
Nota bene : La CNT soutient les
médias alternatifs. Elle syndique également les
journalistes ayant un regard critique sur les médias bourgeois
ou institutionnels dans lesquels ils travaillent. Voir le site du
syndicat interprofessionnel de la presse et des médias
(SIPM-CNT).
Chat alors
!!!
Symbole d’indépendance, de liberté et de
combativité, le chat noir a été – et est
toujours – l’emblème officiel des IWW (Industrial
Workers of the World), organisation syndicaliste révolutionnaire
nord-américaine très influente aux USA au début du
20ème siècle (cf. ci-dessous le "chat de combat" qui leur
servait d'emblème dans les années 1920). Il a
sûrement été importé aux USA par des
immigrés venant de Paris et connaissant le « Cabaret du
chat noir », lieu où se produisaient dès la fin du
19ème siècle bon nombre de chansonniers syndicalistes
révolutionnaires, socialistes, libertaires, etc. (voir ci-contre
la célèbre affiche de Steinlein). Il a fait son
apparition en France dans les années 1980 et est utilisé
par de nombreux syndicats CNT.
Eric ( CNT - SSEC 59/62 ).
Accueil
- Agenda - Actualité
et analyses - Bulletin régional
interpro
- Education - Vidéos - Liens
La CNT
dans la région - Internationalisme
- Orientations générales - Service
"librairie"
Textes
et documents
Syndicats CNT du Nord
Pas-de-Calais
E-mail : ur59-62@cnt-f.org