ACTUALITE ET ANALYSES

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CALAIS : CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION  (du 23 au 29 juin 2009)
FETE DE L'ALIENATION (1er mai / 14 mai 2009)
LICENCIE-E-S, SOUS PAYE-E-S, PRECARISE-E-S... Y'EN A ASSEZ ! (avril 2009)
EDUCATION : REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE (15 avril 2009)
TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 19 MARS.... ET APRES !? (19 mars 2009)
LE DROIT DE GREVE (rappels juridiques)
GREVE GENERALE AUX ANTILLES.... ET ICI, C'EST POUR QUAND ? (19 février 2009)
TRAVAIL SOCIAL : DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 (16 et 19 février 2009)
APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (février 2009)
DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE : CLASSES EN LUTTE ! (février 2009)
EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009
LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES (février-mars-avril 2009)
COMPTE-RENDU ET APPEL DE  L'AG INTERPRO DU 29 JANVIER 2009 A LILLE
LA CRISE.... C'EST LE CAPITALISME ! TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29  JANVIER 2009 !
CONTRE LA PRECARITE DANS L'EDUCATION NATIONALE !  (janvier 2009)
ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHOMEURS : NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! (21 janvier 2009)
ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 !
EDUCATION : COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE 59/62 (18 décembre 2008)
EDUCATION : GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008
UN TOIT, C'EST UN DROIT ! ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! (15 novembre 08)
TRAVAILLEURS SOCIAUX : NON A LA CASSE DE LA CONVENTION DE 66 (octobre 08)
REPRESENTATIVITE ET STRATEGIE SYNDICALE (motion de synthèse du congrès confédéral de la CNT - septembre 2008)
EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS ! (4 octobre 2008)
CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE : NON A LA REPRESSION A "LA POSTE" !
RENTREE SCOLAIRE 2008 : DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES (29 août 2008)
EDUCATION : PETITE HISTOIRE D'UNE ANNEE DE LUTTES (juin 2008)
SOLIDARITE AVEC LES SANS-PAPIERS DU CRA DE VINCENNES (25 juin 08)
EDUCATION : AU SUJET DE LA GREVE DU 10 JUIN 2008
RETRAITES : TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 22 MAI  2008 !
AGRESSIONS POLICIÈRES ET FASCISTES LORS DE LA MANIFESTATION DU 15 MAI 2008 A LILLE
EDUCATION : DANS LA RUE ET DANS L'ACTION LE 15 MAI, LE 22 MAI ET AU-DELA ! (mai 08)
MAI 68 : REPRISE DU TRAVAIL AUX USINES "WONDER"
CD-ROM SUR MAI 68
PETITES VIDEOS A L'OCCASION DU 40ème ANNIVERSAIRE DE MAI 68
SOUSCRIPTION POUR LE RENOUVELLEMENT DU DUPLICOPIEUR DE LA CNT 59/62
1er MAI 2008 : TOUTES ET TOUS DANS LA RUE !
AVEC LES 7 DE DOUAI, FAISONS LE PROCÉS DE NESTLÉ ! (25 avril 08)
VPC : MOBILISATION A LA REDOUTE, LES TROIS SUISSES ET VERT BAUDET (avril 08)
UNIVERSITE DE LILLE 1 : LE PRESIDENT DE LA "MAISON DES ETUDIANTS" ANNULE LE CONCERT DE LA CNT (5 avril 08)
TRAVAILLEURS SOCIAUX EN LUTTE (mars 08)
DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS ET TOUTES ! (15 mars 2008)
EDUCATION : SUPPRESSIONS DE POSTES, REMISE EN CAUSE DE LA LAICITE, FORMATION INITIALE ET CONTINUE MISE EN PERIL, ATTAQUE CONTRE LE DROIT DE GREVE, ETC... (février - mars 08)
DE L'ARGENT, IL Y EN A... DANS LES POCHES DU PATRONAT ! AUGMENTER LES SALAIRES (ET LES MINIMAS SOCIAUX), PAS LES HORAIRES ! (24 janvier 2008)
EDUCATION : 777 POSTES EN MOINS DANS L'ACADEMIE DE LILLE A LA RENTREE 2008... TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 24 JANVIER 2008 !

LES ARCHIVES
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CAMP NO BORDER ET
MANIFESTATION TRANSNATIONALE

POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION

Sommaire :
- Comptes-rendus de la manifestation du 27 juin
- Clip sur le camp No Border de Calais
- "Nomade", journal quotidien du camp
- Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation le 27 juin
- Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border
- Appel unitaire

Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org



Compte-rendus de la manifestation du 27 juin :

1) Vidéo de la manif : ici

2) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
article
- photos

3) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale : ici

4) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) : ici

5) Nouvel Obs : ici

6) Compte rendu de la manif par le réseau "No border"
http://lille.indymedia.org/article16878.html

La grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgré un dispositif policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot. Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp, que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).


Aujourd’hui nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège, la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons etc. etc.

Ce fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait celle de quelques maisons.

Arrivé-e-s au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant de l’eau.

Mais l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp, invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons d’innofensifs "altermondialistes".

En attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris... 


7) Photos du réseau "No border" : ici




Clip pour annoncer le camp No Border de Calais :
http://www.dailymotion.com/video/x9o890_calais-no-border-camp-a-call-for-ac_news



"Nomade"
, journal quotidien du camp :


n° 4 - lundi 29 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero4_francais_internet.pdf

n° 3 - vendredi 26 juin

6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf

n° 2 - mercredi 24 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf

n° 1 - mardi 23 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf



Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation :

Affiche à télécharger au format pdf : cliquer ici.



Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border  :
La version maquettée peut être téléchargée ici (2 pages - format pdf - 218 ko)

POUR DIRE NON À CE MONDE CAPITALISTE !
LA SOLIDARITÉ ET L’ENTRAIDE DOIVENT S’IMPOSER À CALAIS AVEC LES MIGRANT-ES !

Les camps No Border : un outil efficace pour dénoncer les aberrations du système de domination Nord-Sud

No Border (« Sans Frontières ») lutte pour la liberté de circulation entre les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen. Pour les capitaux, les marchandises et les gros portefeuilles pas de problème, pas de flicage démesuré. Pour les migrant-es si. C’est que l’État français et les barons de l’économie taisent les véritables raisons de ces afflux massifs de personnes désœuvrées. Sarkozy, en capitaliste averti mais hypocrite, se donne comme excuse les passeurs qui profitent sur le dos de la misère. Encore une fois « Petit Homme » essaye d’endosser le costume de Zorro. Il feint de dénoncer l’exploitation libérale des pays du Sud par les pays du Nord dont l’Europe. Le passeur mafieux ne pèse pas lourd face à ces arguments :

D’abord, grâce à une valeur monétaire euros-dollars dominante face à celle des pays du Sud, les capitalistes du Nord dominent toujours depuis des décennies. Ceux qui migrent faute de rémunération digne de ce nom ou par cessation d’activité non désirée (chômage), ont vite fait le calcul en venant jusqu’ici. On est à même de les comprendre.

Ensuite, par la destruction des cultures vivrières en Afrique en faveur des cultures de rente et d’exportation, ce qui est une autre aberration. Ce sont des politiques imposées par l’Europe et les États-Unis pour profiter au mieux des prix du café, du cacao, etc, et en retour leur vendre leur blé. Résultat, des paysan-es sans terres sont contraint-es d’émigrer pour survivre.

Il y a aussi les guerres impérialistes. Il faut rappeler que la France est impliquée en Afghanistan. Pourquoi ? À cause d’entreprises qui voudraient exploiter le gaz et autres richesses minières dans une démocratie où c’est elles qui dirigeraient en fait. Résultat, des gens qui n’ont rien demandé se trouvent obligés de fuir ces massacres aveugles et terroristes (bombardements). Passons évidemment sur l’Irak ou les guerres civiles en Afrique, financées et armées par qui à on sait…

Enfin, autres grands problèmes, la désertification, les pénuries d’eau, le changement climatique en somme. Ce sont encore ceux du Sud qui trinquent. Encore une fois on leur impose un mode de vie totalement en inadéquation avec les ressources et surtout le bon sens. Plus d’ressources, pas d’travail. Pas d’travail, pas d’nourriture. Pas d’nourriture, famine. Solution : l’émigration avec toutes ses incertitudes et ses dangers. N’oublions pas que le réchauffement climatique incombe aux pays les plus industrialisés, mais ce sont toujours les pays du Sud qui en souffre le plus…

No Border dénonce aussi les politiques sécuritaires de la forteresse Europe

No Border a aussi pour but de dénoncer le tout répressif de l’État français vis-à-vis des migrant-es en situation difficile et précaire. Son bras armé c’est évidemment la police et ses maudites prisons qu’il a bon ton d’appeler « centres de rétention administrative ». Il faut rappeler que le Sarkozy, avec sa loi, a rallongé le temps maximal de rétention de douze à trente-deux jours ! Toujours dans ce cas de figure, on ne compte plus les cas d’humiliations, de brimades et de rafles arbitraires envers ces personnes victimes du système capitaliste. Et que dire de la lutte incessante des sans-papiers pour la reconnaissance de leurs droits !? L’État tient un double discours. D’un côté il expulse des personnes qui veulent aller en Angleterre et qui ne seront donc pas exploitables par le patronat français, et de l’autre il s’arrange pour fermer les yeux sur les travailleurs immigré-es qui, faute de statut légal, sont obligés d’accepter n’importe quels salaires, horaires et conditions de travail ! Qui travaille en plonge, sur les chantiers ou dans les ateliers ? Des esclaves modernes si l’on peut s’exprimer ainsi. Voilà la réalité, et c’est à vomir. Encore plus quand ceux qui dénoncent ces injustices sont pris pour cible. Éh ouais, c’est 30 000 € d’amende pour qui aide les sans-papiers (article L622-1 du CEDESA : « pour celui qui aura tenté de faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un étranger sur le territoire »). De qui s’moque t-on ? Justement, en ne faisant rien pour des personnes livrées à elles-mêmes et ne dénonçant pas les violences policières, on réveille un passé nauséabond de l’histoire française !

No Border n’est en aucun cas un instrument de violence

Attention, une incompréhension s’installe chez les citoyens, notamment ceux de Calais. D’accord, ils n’ont pas choisi d’accueillir ce camp dans leur ville. C’est pourquoi, face à ce projet, la police, les autorités et les médias s’empressent de mener une campagne de désinformation visant à discréditer ce projet solidaire en lui donnant une allure de rassemblement de « casseurs ». Ces manœuvres pour jeter le trouble et le discrédit sur un mouvement plus que louable est totalement abject. L’agression commence par cet énorme dispositif policier avec escadrons de CRS, flics en civil, etc. Ces personnes, comme à l’accoutumée, sont promptes à obéir aveuglément. Leur but est évidemment d’empêcher la tenue du camp et on s’en doute, casser du militant. Les habitant-es n’ont rien à craindre des participant-es du camp No Border. La lutte pour la défense des droits de l’Homme et la dignité humaine est pacifiste. Dans ce camp se tiendra des ateliers-discussions, des soirées d’information sur des sujets tels que « Migrations et changements climatiques », « Frontex : l’agence européenne de contrôle aux frontières », ou encore « Le droit d’asile ». Des projections de films sur les pays d’origine des migrant-es de Calais donneront l’occasion de mieux discuter avec les personnes concernées des raisons de leur exil. En somme les condés pourront gagner à se cultiver !

Les anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires de la CNT se portent solidaires et se fédèrent à cette initiative citoyenne. Initiative qui rejoint nos modes de pensées et d’actions :
- autogestion,
- dénonciation du capitalisme et de l’intimidation-répression d’État,
- solidarité internationale des travailleur-euses,
- lutte contre le développement de l’univers carcéral décliné sous toutes ces formes,
- libre circulation et installation des personnes,
- arrêt des interpellations, oppressions et répressions policières contre les immigré-es et militant-es.



Appel unitaire :

Nous appelons à une manifestation transnationale à Calais le samedi 27 juin 2009. Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à l'abolition des contrôles migratoires

Entre 800 et 1000 migrants sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche, subissant un acharnement policier constant.

Ces migrants sont persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».

Les sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et combien de millions dans toute l'Europe ?

Tous les sans-papiers sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.

Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.

Le trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.

Nous appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.

Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009
Rendez-vous
samedi 27 juin 2009 à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés.

site web : http://calaisnoborder.eu.org
contact : contact@calaisnoborder.eu.org

Premiers signataires de l’appel au 11 juin 2009 :

ALTERNATIVE LIBERTAIRE - ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE - BÜRENGRUPPE PADERBORN (ALLEMAGNE) - CHICHE! LILLE - COMITÉ DES SANSPAPIERS 59 - CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL (CNT) - COORDINATION DES GROUPES ANARCHISTES - ELAF 81 - FÉDÉRATION ANARCHISTE - LES FLAMANDS ROSES - GROUPE D'ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS - MARÉE NOIRE - MRAP DUNKERQUE - NO-RACISM.NET - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE – RÉSEAU NO BORDER UK - RESF / UCIJ 84 - SUD EDUCATION NORD PAS-DE-CALAIS - SUD ÉTUDIANT-E LILLE - SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 - UNION REGIONALE DES SYNDICATS CNT DU NORD PAS-DE-CALAIS  - UNION SYNDICALE SOLIDAIRES NORD PAS-DE-CALAIS - FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ SOCIAUX - SGAD ESTERRA - MÉMOIRE VIVE- AGIR POUR LA CITOYENNETÉ AU MAROC - ATTAC ROUBAIX TOURCOING

Plateforme unitaire d’appel à la manifestation du 27 juin à Calais :
 
Liberté de circulation et  droit d'installation pour toutes et pour tous
Pour les droits des migrants
Contre le délit de solidarité :
Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !
Régularisation de tous les sans papiers !
 
-    nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
-    nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
-    nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
-    nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines, complices de l' Europe forteresse de Schengen,
-    Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
-    nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.




FETE DE L'ALIENATION
du 1er au 14 mai 2009


Tous les 1ers mai, c'est... la fête du travail !

Alors que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...

Plusieurs association, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale. L'objectif est de questionner l'idéologie du travail. : souffrances au boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s et sans-papiers, confiscation du temps, perte de nos autonomies au profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes d'auto-aliénation (management, développement personnel), l'exploitation des ressources naturelles au profit de nos petites gueules...

Vendredi 1er mai

Manifestation
Rendez-vous à Lile : 10h30 - porte de Paris.

8ème salon du livre d'expression populaire et de critique sociale

Arras - quartier des Arts - de 10h à 21h
plus de renseignements : www.coleresdupresent.com

Dimanche 3 mai - 20h

PROJECTION - DEBAT
Soirée "Soyons nos propres bourreaux"

"Violence des échanges en milieu tempéré"
de Jean-Marc Moutout (France, 2004, 1h39)

A 25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand cabinet de consultants en entreprise. Sa première mission, qu'il aborde avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d'une usine par un grand groupe.

Ses premiers rapports sont convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie de nouvelles responsabilités  Dès lors, Philippe doit se convaincre du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont il prépare le licenciement.

Séance suivie d'une discussion avec Thomas de Chiche ! sur le management et la soumission volontaire

Soirée organisée par Chiche ! http://chichelille.free.fr Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes- accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Mardi 5 mai - 20h


PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"

"Femmes précaires"
Documentaire de Marcel Trillat (France, 2005, 1h20)

Ce documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC.  A la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à la misère.

Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue

Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr

Cinéma l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Mercredi 6 mai - 20h


PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"

"Les Lip, l'imagination au pouvoir"
De Christian Rouaud (France, 2007, 1h58)

"Les Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à Besançon.

Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la démocratie directe et l’imagination à incandescence.

Séance suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : « critique et remise en question du salariat ».

Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org        

Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Jeudi 7 mai - 20h

DEBAT - PROJECTION
Soirée  " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"

Histoire de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables …  aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces dernières années.

Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.

Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)

infos :  ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Le tract annonçant cette soirée peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 1 page - 2,4 Mo).

Cinéma l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes - accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre

Vendredi 8 mai - de 14h à 18h

ZONE D’AUTONOMIE,  DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES

Travail et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui, ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !

Ateliers en plein air : atelier réparation de vélos,  création d’affiches et collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse, portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie, mais c'est gratuit)...

Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr

Place Richebé Métro République à Lille

Lundi 11 mai - 20h

PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre" - documentaire

Printemps 2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».

Deux mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés, syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.

En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin

Soirée organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre – idees.a.coudre@gmail.com Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix (M° Eurotéléport)

Mercredi 13 mai - 20h30

PRESENTATION – DISCUSSION

Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.

Comment poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des inégalités de traitement en milieu éducatif.

Avec Sandie Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de Lille 1, 2005.

Soirée organisée par Idées A Coudre

Contact :  idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/

Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)

Jeudi 14 mai - 20h30

PRÉSENTATION -DISCUSSION

"Travail du sexe" disent-ils ?

Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.

A partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme et construction de genre (LGBT ou non).

Avec Jessy Cormont, auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines, hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission européennes, 2008.

Soirée organisée par Idées A Coudre

Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/

Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)



Vidéos sur le 1er mai :
 

1) appel international de la CNT pour un 1er mai de lutte de classe

2) 1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !

Tract, appel et communiqué pour le 1er mai :

L'annonce de la manifestation du 1er mai à Lille
, suivi de l'appel international de la CNT, peut être téléchargée ici (format pdf - 2 pages - 226 ko).


Licencié-e-s, sous payé-e-s, précarisé-e-s...
Y EN A ASSEZ !

On s’y met vraiment pour de bon QUAND ?!

Même massives, les journées d'action éparpillées dans l'année (revendication après revendication, région après région, secteur après secteur, entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils d’administration et comités d’entreprise. Par l’action, réapproprions-nous les débats et notre outil de production.

Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !

Nous pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l'a vu avec la lutte du peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l'économie, nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l'État et du patronat. C'est ce que permet la grève générale reconductible. Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre en place une véritable solidarité.

Comment ?

Nous devons dès aujourd'hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG * dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un actionnaire qui ne produit rien !).
OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.

* Les AG (assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif car elles permettent à tous et toutes de s'exprimer et de prendre acte collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L'AG est souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent primer, non des décisions venues d'ailleurs (de directions syndicales ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l'on est mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser l'AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S'il y a besoin d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs. Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils ont dit ou signé.
 
Ho hisse !

Une grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la plupart des organisations syndicales appelleront à la grève reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons ! Que les plus motivé-e-s d'entre nous montrent le chemin car après les licenciements il est malheureusement souvent trop tard ! NOUS N’AVONS RIEN, PRENONS TOUT ! 

UL-CNT de Lille

Ce tract peut être téléchargé ici (2 pages - format pdf - 230 ko).


Rappels sur le droit de grève : 
lire ci-dessous


Vidéo :
1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !

Assemblée générale interprofessionnelle :

POUR ÉCHANGER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE LA RIPOSTE !

En tant que travailleurs/ses, chômeurs/ses, étudiant-e-s ou retraité-e-s, nous subissons de nombreuses attaques gouvernementales et patronales et constatons que la stratégie adoptée par les intersyndicales nationales n’est pas suffisante pour faire aboutir nos revendications.

Ainsi proposer uniquement le 1er mai comme journée de manifestation ne risque pas d’enclencher une riposte à la hauteur des enjeux. De plus, il s’agit d’une unité de façade qui ne reflète pas les luttes en cours et ne permet pas de les faire converger. Les sections syndicales plus revendicatives se retrouvent otages des syndicats les plus timorés.

Il faut parvenir à se réunir et à échanger pour casser ces isolements, et donc créer un réseau unitaire, impliquant les syndiqué-e-s et non syndiqué-e-s, et capable de porter des initiatives et des revendications communes.

Les outils « classiques » d’échanges et de mobilisation semblent insuffisants face au morcellement des luttes. Nous nous retrouvons souvent isolés dans nos secteurs. Au mieux, certains de nos secteurs peuvent être mobilisés mais subissent aussi un isolement par rapport aux autres luttes du monde du travail.

Jeudi 16 avril 2009 à 18h à l’Université de Lille 3
salle A2 106 (rendez-vous à 17h45 dans le hall A)
Villeneuve d’Ascq, Métro Pont de bois

Trois tracts d'appel avec chacun une "accroche" différente selon le public visé (universités / fonction publique / secteur privé) peuvent être téléchargés ici : http://www.cnt-f.org/spip.php?article1030



EDUCATION :
REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE
LE 15 AVRIL A LILLE

Personnels précaires de vie scolaire de la communauté urbaine lilloise (AED, AP, AVSI, AVSco, AVS, EVS, Médiateurs/rices de la réussite scolaire... recrutées en contrat d’assistant-es d’éducation, en contrat d’avenir ou en CAE),

NOUS NE SOMMES PAS CORVÉABLES À MERCI, NOUS AVONS DES DROITS !!!

Or, trop souvent nous constatons :

    -  un allongement de notre temps de travail au nom de l’annualisation,
    -  des modifications imposées de nos emplois du temps d’une semaine sur l’autre,
    -  des retards de paiement de nos salaires,
    -  le non respect de nos temps de pause,
    -  des entraves à notre droit à la formation,
    -  des heures supplémentaires (imposées le plus souvent) non payées,
    -  un véritable chantage au renouvellement de contrat pour nous faire taire,
    -  une remise en cause de nos droits syndicaux (droit de grève, participation aux réunions d’information syndicale...),
    -  etc.

Réunion d’information, de débat et d’organisation de la lutte mercredi 15 avril à partir de 17h au local "Solidaires", 84 rue de Cambrai, Lille, M° porte de Valenciennes

A l’appel du réseau Nord Pas de Calais contre la précarité dans l’éducation nationale* soutenu par (premiers signataires) : CNT, SUD éducation...

Tract à télécharger ici (1 page - format pdf - 165 ko).

* Le réseau Nord pas de Calais contre la précarité est ouvert à tout salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais présente, l’idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des initiatives du réseau s’inscrit dans la lutte contre les attaques du gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es, intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation généralisée des droits sociaux.


TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 19 MARS... ET APRES !?

Grève générale 
jeudi 19 mars

et après... partout où les conditions de la grève reconductible seront réunies !
Documents à télécharger :
1) affichette d'appel à la grève et à la manifestation (format pdf - 131 ko)
2) tract "chômage, misère, précarité... ça suffit !" (format pdf - 1 page - 41ko)
3) tract en direction des chômeurs et des précaires (format pdf - 2 pages - 240 ko)

Vidéos à visionner :
1)
Grève générale le 19 mars 2009... et après !?
2) C'est dans la rue qu' ça s' passe ! Grève générale !
3) Notre précarité... c'est leurs profits !
4) Intervention de la CNT au meeting intersyndical unitaire organisé le 12 mars 2009 à Lyon
Vidéo du cortège CNT lors des manifestations organisées à Paris et à Lille à l'occasion de la grève générale du 19 mars 2009. N'attendons pas le 1er mai pour organiser la suite. A la base et dans l'unité, construisons la grève générale reconductible !


Chômage, misère, précarité... ça suffit !

Sarkozy, ses copains, tous les politicienNEs, Parisot, touTEs les patronNEs, veulent faire croire qu’ils ont, qu’ils sont, la clé de la crise.

Qui bosse ? C’est toi !

Qui produit les richesses ? C’est toi.
Qui engraisse patronNEs, actionnaires, rentierEs, vampires financiers aux dents longues ? C’est toi.
Qui peine pour ses impôts ? Pour les taxes sur tout ?
Qui finance bouclier fiscal, cadeaux aux patronNEs, milliards aux banques ?
Mais qui regarde à ses achats ?
Qui tire la langue en fin de mois ?
Qui tire un trait sur son avenir ? Sur celui de ses enfants ?
C’est toi… C’est nous… Jamais eux...

Et « eux », pendant ce temps-là…

Leur argent domine le monde. « Ils/elles » l’accumulent par les profits tirés de ton travail. « Ils/elles » le jouent par millions en bourse. « Ils/elles » s’en engraissent. Eux/elles, les exploiteurSEs, les parasites, les petitEs chefs, les grandEs chefs, les notables, les édiles, les hiérarques, les dirigeantEs de tous bords et de tous poils du fruit de ton travail. Leur argent ? TON ARGENT !

Et toi, pendant ce temps-là…
Pour eux temps libre, voyages, culture, produits de qualité, santé à portée de chéquier, rollex, consommation outrancière.
Et pour toi, chômage,  temps partiel, baisse de salaire, dépression, licenciement, location au proprio, produits « bon» marché bourrés de graisses et de sucres ? 
Toi, tu es soumisE au contrôle permanent, du/de la patronNE, de la police, de la « justice », de la sécu, de la vidéosurveillance, des fichiers informatisés, des empreintes génétiques, des lois anti-tout…
Toi, ton avenir promis, c’est pas la croisière avec Bolloré ou le ski à Megève.
Toi, ton avenir promis, c’est la grande famille des sans : sans-logis, sans-papier, sans-toit, sans-travail, sans-soin, sans droit…
 

Quelques revendications :
- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à 1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de 300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de « cotisation retraite »…

* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.

TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 19 MARS 2009 !
rendez-vous porte de Paris à Lille dès 14h





LE DROIT DE GREVE
RAPPELS JURIDIQUES

En ces temps de grève générale (et de sa nécessaire et possible reconduction), il n’est pas inutile de faire quelques rappels sur le droit de grève...

1) Le droit de grève dans le privé

En dépit des attaques incessantes dont il fait l’objet, le droit de grève demeure encore un droit constitutionnel, car inscrit dans le bloc de constitutionnalité formé, entre autre, par le préambule de la constitution de 1946. La grève se définit comme une cessation collective et concertée du travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins deux personnes de l’entreprise. S’il s’agit d’un mouvement dont les revendications vont au-delà du cadre de l’entreprise, on peut être le seul de son entreprise à se déclarer gréviste car on répond alors à un mot d’ordre de grève national et interprofessionnel. La grève est donc un droit individuel, mais exercé collectivement, et qui, en principe, se passe des syndicats (qu’ils aient été jugés représentatifs ou pas) ; ces derniers n’ont pas de rôle exclusif dans le déclenchement d’une grève, mais dans la pratique, il est fréquent que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.

Il n’existe aucun préavis légal dans le secteur privé (sauf exception - cf. ci-dessous). Les grévistes peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de leurs revendications (il est important de le mettre au courant pour éviter que le mouvement ne soit qualifié de mouvement illicite et non de grève). Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps (heures, jours, semaines). Elle cesse lorsque l’ensemble des revendications ont été satisfaites. Enfin, une convention collective ne peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).

Dans le cas des entreprises privées chargées d’une mission de service public (ou d’intérêt général), le Code du travail impose un préavis motivé de cinq jours francs avant tout déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une faute. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du Code du travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève. D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence entre les salariés qui sont à la production, ou qui sont en contact du public, et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise (les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).

L’exercice du droit de grève portant sur des revendications, ces dernières peuvent prendre différentes formes :

- les revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites, etc.) ;

- les grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect politique et un aspect professionnel ; par exemple, grève contre la politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En revanche, sont considérées comme illicites les mouvements qui revêtent un caractère purement politique sans rapport avec des questions d’ordre professionnel ;

- les grèves de solidarité (mouvements consistant, pour certains salariés, à faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.

2) Le droit de grève dans le public

La loi du 31 juillet 1963 et insérée à l’article L.2512-2 du Code du travail, a réglementé l’exercice du droit de grève dans la fonction publique territoriale et d’État. Ainsi, le dépôt d’un préavis de cinq jours francs, avant la grève, est obligatoire afin d’amener les parties à discuter et tenter, au mieux, durant ce délai, de se concerter. Le préavis est déposé par une ou plusieurs OSR (organisation syndicale représentative).

En pratique, les délégués syndicaux ou du personnel savent si des préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites pression sur les délégués syndicaux et leurs instances. À la SNCF, à la RATP, ou encore pour les écoles maternelles et élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le « service minimum » (dont on a vu l’efficacité à la gare de Paris Saint-Lazare récemment…), tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations préalables ». Dans l’éducation (1er degré), la procédure restreint le droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009) ; en effet, la ou les organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité administrative les motifs qui pourraient les conduire à envisager un préavis de grève. L’autorité administrative est tenue de réunir, dans un délai maximal de trois jours, la ou les organisations syndicales représentatives ayant procédé à cette notification. Si les négociations échouent, un préavis légal de grève (de cinq jours francs) doit être déposé, au plus tôt, à l’issue des huit jours francs de négociations. D’autre part, le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes motifs que le précédent, et avant que celui-ci ne soit arrivé à échéance (« préavis glissant »), est désormais interdit pour les enseignants du 1er degré. L’enseignant, lui, toujours en lien avec cette loi sur le service d’accueil minimum des élèves du 1er degré, doit déclarer à son inspecteur de circonscription quarante-huit heures avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire grève). L’enseignant, qui fait cette déclaration d’intention sur la base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du Code du travail), ne se déclare qu’une fois au début de la grève, quelque soit sa durée (la loi du 21/08/08 ne pose donc pas d’obstacle à une grève reconductible).



GREVE GENERALE AUX ANTILLES....
ET ICI, C'EST POUR QUAND ?!

Les Antillais nous montrent la marche à suivre.
Et ici, la grève générale c’est pour quand ?!


Les travailleurs et les travailleuses seront-ils une fois de plus les dindons de cette crise du capitalisme ?

Sarkozy, en bon politicien aguerri, te ment lorsqu’il annonce que le plan de sauvetage des banques ne se fera pas sur ton dos, en l’occurrence tes impôts. Pose-toi déjà cette question : avec quelles richesses les a-t-il aidées à se refaire peau neuve ? Ta sueur… Et c’est toujours ta sueur qui est venue engraisser encore plus la panse des possédants grâce à ce cher « bouclier fiscal ». Il aura beau te dire que tout ça sert à remettre en route la machine, à accorder des prêts à ton entreprise (excuse-moi, à celle du propriétaire du capital, en l’occurrence celui qui nous domine tous, le patron) et relancer la consommation, etc. Que dalle ! Tu trimeras toujours à te bousiller la santé pour une bouchée de pain afin de grossir la marge coût de production-prix de vente. Et ce jusqu’à une probable délocalisation ou restructuration de « ta boîte ». C’est le marché qui veut ça, on te répète. Les militants de la CNT te disent que c’est ton exploitation (travaillez plus vite pour produire plus…) qui nourrit cette jungle capitaliste.

L’argent domine le monde, c’est vrai. Mais qui le fait tourner en fin de compte ? Pas des actionnaires ni des banquiers jouant des millions en bourse. Encore moins des énarques vivant grassement en te taxant. Et sûrement pas un patronat et des petits chefs avides de promotion sociale. C’est la valeur ajoutée créée par ton seul travail ! Imagine ne serait-ce qu’un instant la grève des travailleurs de l’usine, du transport, des chantiers, de la mer, de tous ceux qui fabriquent en prenant les plus gros risques et pour presque pas un sou. Tu comprends facilement qu’une minorité de capitalistes soit traitée de parasites et d’exploiteurs. « Vas-t-en faire tourner la baraque à toi tout seul ! », tu dirais à ton patron en rigolant… L’économie est le nerf de la guerre : les travailleuses et les travailleurs ne savent pas tous qu’ils en sont le moteur et non les vulgaires rouages ou les simples maillons d’une chaîne de montage !

Alors oui ! Il y a un « sacrifice » à faire : la cessation de travail. Mais quel sacrifice ! En pensant à celui que tu dois ou devras fournir en étant sommé d’accepter chômage partiel  et baisse de salaire, portes d’entrée pour les licenciements futurs, il n’y a pas photo ! Le confort matériel (maisons individuelles, etc.), le temps libre à passer à voyager, se cultiver, spéculer, cela fait belle lurette que la classe dominante en profite. À qui les produits de qualité, la santé à portée de chéquier, le bonheur de jouir de la vie et une consommation outrancière ? : la classe bourgeoise. À qui les miettes, le chômage, la dépression, l’alcool, la location au proprio, les produits « bon» marché bourrés de graisses et de sucres ? Et l’inflation sur les produits de première nécessité, qui en subit le plus les conséquences ? Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique ont bien compris qu’une « inflation sur les salaires » ne tombera jamais du ciel. Mais ils ont compris que seule la lutte paie. C’est pourquoi nous devons suivre leur exemple !

Ne laissons pas une fois de plus reposer cette crise sur le dos des travailleurs. Les problèmes de la propriété privée des moyens de production et de la répartition inégalitaire des richesses créées se posent avec on ne peut plus d’acuité. Seule une grève générale illimitée et expropriatrice peut générer un rétablissement de la balance. D’où naîtra un mode de production et de consommation nouveau pour une planète à bout de souffle. Toi et tes camarades avez la meilleure arme : la grève ; avec, comme but, le travail réalisé de manière autogestionnaire, partagé et sans division hiérarchique.

La grève générale : pour qui, pour quoi, comment ?

La CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale interprofessionnelle et reconductible. Car c’est de cette manière que les grandes conquêtes sociales ont toujours été obtenues. Que ce soit pendant les mouvements de 2003 sur les retraites ou les innombrables manifestations de secteur, la confédération travaille à l’unification des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces appels partent d’un triple constat : l’échec des grèves sectorielles éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de l’État et du patronat sur les droits des travailleurs, l’impasse dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui accentuées par la crise financière devenue économique et sociale.

Pour ces raisons, la CNT estime qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt à la dégradation sociale et de renverser le rapport de force en notre faveur. L’enjeu central d’une grève générale de ce type est de permettre le retour à une situation de droits collectifs des travailleurs, d’en gagner de nouveaux et ainsi d’arrêter de se faire plumer continuellement. Soyons en position de force au niveau des branches d’activité pour nous imposer face à l’arrogance de l’État et de l’avidité patronale. Construisons une grève générale d’où naîtront des liens interprofessionnels forts qui reconstitueront le tissu et le lien social laminés par la violence du capitalisme. Une grève générale qui opposera la solution collective et la solidarité de classe aux échappatoires individualistes, à la méritocratie et au chacun pour soi. Une grève générale qui remettra en cause les fondements inégalitaires, liberticides et immoraux du système de classes sociales. Une grève générale qui instituera des pratiques allant dans le sens de la satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns. Qui privilégiera la redistribution plutôt que l’accumulation et la concentration des richesses. Qui poussera à l’auto-organisation, l’autogestion et au développement des libertés plutôt qu’à la hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire. Une grève générale interprofessionnelle fondée sur des assemblées rassemblant travailleurs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public et du privé, et qui sera expropriatrice. Qui sera l’occasion de confronter nos revendications catégorielles, de voir en quoi elles nous concernent toutes et tous (comme l’éducation, la santé, les transports, etc.). Et qui permettra surtout d’élaborer un projet de société communiste libertaire et de le mettre en pratique. La soumission, c’est d’ingurgiter les valeurs bourgeoises véhiculées par la télévision, de dire que la pauvreté est une fatalité... En somme de ne rien faire de manière concrète et rationnelle pour le bonheur de tout un chacun.

La CNT est sûre que seuls les luttes sociales et le rapport de force sont efficaces pour obtenir satisfaction. Nous n’attendons rien de tel ou tel parti, de telle ou telle élection, ramassis d’hypocrisie, de corruption et de luttes pour le pouvoir personnel. Personne n’est en droit de parler et de décider pour nous. Il ne doit exister que des meneurs circonstanciels, mais au grand jamais de chefs permanents ! Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales réalisées dans un cadre unitaire et sans compromis sont porteuses d’espoir face à l’exploitation sur les lieux de travail. La mobilisation locale, régionale et ainsi de suite sur des sujets tels que les retraites, la santé, le logement ou les services publics sont le ciment d’une construction anticapitaliste concrète à l’instar des coopératives de production, des conseils de travailleurs, des bourses du travail et autres services d’entraide. C’est toujours la société civile qui a fait l’Histoire, les militants de la CNT le savent depuis belle lurette ! L’État et le patronat aussi, c’est pourquoi la répression antisyndicale a toujours été cruelle et tenace !

Tous et toutes en grève le 19 mars et après !

Les salariés, les sans-travail, les retraités, les sans-papiers, les étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que les organisations syndicales réformistes déjeunent à l’Élysée, les licenciements se multiplient dans la région : 3 490 dans le secteur automobile, 1 356 dans la VPC à La Redoute et aux 3 Suisses à Roubaix, 630  dans l’Education académique ; 1 500 dans les hôpitaux publics. Et ce n’est qu’un début !

La facture est lourde et le peuple en a marre ! Marre de ces banquiers et de ces dirigeants qui étalent leur vie de luxe avec arrogance et mépris. Marre de payer les pots cassés pour tous ces propriétaires ! Assez, c’en est trop pour nos dos voûtés, nos mains usées et nos méninges surmenées ! Nous étions des millions le 29 janvier dernier pour dire non à cette politique de nantis. Parce que nous sommes forts, il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour nous imposer comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique. Devant deux journalistes bien choisis, Sarkozy, dans son allocution télévisée du 5 février dernier, l’a même avoué : « les gens se révolteront et ils auront raison… ». La grève générale, c’est maintenant !


UL-CNT de Lille
Le 19 février 2009

Le tract (2 pages - format pdf - 66 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.



TRAVAIL SOCIAL :
DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66

Travailleurs sociaux en formation, salariés des centres de formation, tous ensemble pour la défense de la convention collective 66 !

Le nouveau projet patronal de refonte de la CC 66 a été présenté le 5 décembre 2008. Ce projet s’inscrit parfaitement dans une politique d’appauvrissement et de démantèlement du secteur social : individualisation de la rémunération, introduction du salaire au mérite, perte des congés trimestrielles, recul sur l’indemnité de départ à la retraite, suppression su paiement des trois jours de carence en cas de maladie, la référence aux 35h disparaît, pénalisation ds temps partiels, progression de l’ancienneté limitée à 15 ans au rythme de 1%/an (dévalorisation d’environ 1000 euros après 30 ans d’activité). Pour les patrons, il s’agit bien de réduire le coût du travail tout en nous faisant travailler plus longtemps, de diviser les salariés et bannir la solidarité : la logique de profit agrandit encore son nid.

Le mouvement se construit depuis longtemps, les travailleurs sociaux se mobilisent fortement. Le projet patronal n’est pas acceptable. Retrait immédiat du projet, un recul social ne doit pas être négocié !

Jusqu’au 30 janvier, seule la direction de la CFDT était d’accord pour participer aux commissions nationales paritaires de négociation. A ce jour, les cinq directions syndicales « représentatives » (CFE-CGC, CFDT, CGT, FO, CFTC) sont prêtes à détruire des acquis sociaux, ceux des salariés, qui avaient été durement gagnées par des luttes. Qui ces syndicats représentent ils, alors que la majorité des salariés refuse de niveler leurs conditions de travail vers le bas ? Toute négociation en l’état actuel ne peut qu’entraîner une perte de droits !

Il est urgent de se mobiliser massivement, c’est maintenant que tout se joue. Cette attaque de la CC 66 est à inscrire dans une logique de précarisation globale menée par les gouvernements et le patronat. Le fossé continue de se creuser entre les bas salaires et ceux des responsables hiérarchiques. N’oublions pas la casse de l’éducation nationale, les licenciements massifs et le chômage partiel en métallurgie, dans la VPC , l’automobile…En Martinique et en Guadeloupe, une grève générale est en cours pour l’amélioration de leurs conditions de vie…

AG des travailleurs sociaux en formation et des salariés des centres de formation
lundi 16 février à 17h30
à l’ISL, 83 boulevard Vauban, salle 2 du bâtiment C, Lille.

Grève et manifestation jeudi 19 février à Lille
(rendez-vous à 14h sur la Grand' place).


Appel a la grève et manifestation le 19 février, date de la prochaine CNPN :
- Collectif permanent des travailleurs sociaux en formation du Nord Pas-de-Calais
http://collectif-permanent.over-blog.com
- Comité national de défense et d'amélioration de la CCN 66
http://Touche.pas.a.la.66.free.fr

Tract de la fédé CNT santé-social : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-fede-conv66-0209.pdf



APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES

Communiqué de l’espace de convergence intersyndical issu de l’appel de syndicalistes du Nord-Pas-de-Calais, réuni en Assemblée Générale le 11 février 2009 à Lille :

Les salariés, chômeurs, retraités, étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que le gouvernement consulte les organisations syndicales, les licenciements et suppressions d’emplois se multiplient.

3490 suppressions d’emplois dans le secteur automobiles pour 16 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ;

1356 suppressions d’emplois dans le secteur de la vente par correspondance dans les seules entreprises de La Redoute et 3 Suisses à Roubaix sur les 2600 sur le plan national ;

1000 suppressions d’emplois de professeurs dans l’académie sur les 13500 au niveau national ;

1500 suppressions de contrats et de postes dans les hôpitaux publics de la région sur les 20.000 au niveau national.

Pendant que le gouvernement dilapide des centaines de Milliards d’euros pour les Banques et les grandes entreprises, il n’y a pas un centime pour les services publics et les besoins de la population. Dans le public comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions de postes et de licenciements qui sont annoncés.

Ce n’est pas à la population de payer la crise !

Nous étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut, tous ensemble, continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la population en Guadeloupe et en Martinique.

Contre les licenciements, pour l’indemnisation du chômage partiel à 100%, contre la précarité, pour la défense du service public et l’arrêt des suppressions d’emplois publics, pour la défense des retraites, de la santé et de la protection sociale, pour le relèvements de 300€ des salaires et de tous les minimas sociaux, …

… Sans attendre le 19 mars, nous appelons à faire converger les luttes professionnelles, à soutenir et à participer aux manifestations :

- Le 16 février à 14h30, Porte de Paris à Lille, à l’appel des salariés et étudiants de l’Education Nationale ;

- Le 19 février à 10h30, Sous-préfecture de Valenciennes (rue des dentellières), à l’appel des salariés du secteur de la métallurgie, du secteur social, de la VPC ;

- Le 19 février à 14h, Grand Place à Lille, à l’appel des salariés du secteur social contre la remise en cause de la Convention collective 1966, des salariés de la santé contre la loi bachelot qui livre aux profits et aux actionnaires le service public de santé.

Lille, le 11 février 2009


DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE :
CLASSES EN LUTTE !

Pour télécharger ce tract (format pdf - 2 pages - 126 ko) :
cliquer
ici.

De gauche comme de droite, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse, ces 20  dernières années, d'appliquer les directives du patronat européen. Avides de nouveaux marchés et de nouvelles sources de profits, les patron-ne-s jettent leur main (encore combien de temps la laisserons-nous "invisible" ?) sur les services publics, c'est-à-dire ces services essentiels à chacun et bénéfiques à la société dans son ensemble. Ils prétextent, pour ce faire, que les prétendues efficacité et réactivité de l'économie capitaliste seront bénéfiques pour les ex-usager-e-s devenus alors client-e-s de prestataires de services mis en concurrence.

Or jeter en pâture les services publics dans la jungle de l'économie de marché sous-entend bien évidemment le passage de ces mêmes services au statut de marchandises. Réductions d’effectifs, recherche de rentabilité maximale et bénéfices deviennent, par définition d'économie capitaliste, les moteurs de la gestion et de la production de ces services. Qu'ils soient fournis par une entreprise privée ou d'État, il n'est plus question qu’ils assurent l'équité de leur accès, géographique comme social.

Il est clair que ces réformes se feront, comme pour le système de retraite par exemple, une nouvelle fois, au bénéfice des possédant-e-s et des dirigeant-e-s, et au détriment des travailleur-se-s et des dépossédé-e-s d'ici et d'ailleurs.

Pour bétonner une mainmise totale et pérenne de "ceux d'en haut" sur "ceux d'en bas", le Pouvoir d’Etat, Sarkozy après d’autres, a compris qu'il fallait en finir avec ces lieux de contestation où tentent d'exercer un nombre encore trop élevé de producteur-trice-s d'esprits libres et indépendants. Pour ce faire, il doit mettre au pas l'ensemble de l'Education. 

1- nous diviser

Les statuts des personnels sont liquidés : depuis 2003 avec la décentralisation des personnels administratifs et d'entretien du secondaire et aujourd'hui avec le statut des enseignant-e-s-chercheur-se-s. Les contrats sont éclatés (combien de sigles pour les désigner ?) et précarisés. La concurrence est exacerbée : classement des établissements, des universités et bientôt des établissements primaires; concurrence entre personnels universitaires.

2- nous soumettre

Les emplois sont flexibilisés : annualisation du temps de travail non choisie, modulation des enseignements dans l'université, multiplication des taches et des missions partout, recours massif aux heures supplémentaires après suppression de postes et aux emplois ponctuels pour des besoins permanents. Les services sont éclatés : multiplication des postes de remplacement, compléments de services hors spécialités, turn-over des équipes, etc. Les élèves sont soumis-ses à un tri social de plus en plus précoce sous la pression du retour en grâce des pédagogies autoritaires.

3- nous contrôler

Les hiérarchies sont renforcées: entretien d'embauche et de licenciement par les chefs d’établissement et CPE, écoles transformées en établissements primaires (EPEP) avec un vrai "chef", primes aux résultats, individualisation des salaires et carrières, pouvoir concentré dans les président-e-s d'université et leur CA. Les contestations sont fortement réprimées: surveillance biométrique  dans le secondaire, base élève dans le primaire, criminalisation des élèves et des personnels (intrusion de la police dans les établissements, répression syndicale, arrestations, garde à vue systématiques, violences contre les étudiants mobilisés). La culture du résultat est encensée par la contractualisation et l’autonomie des établissements (LOLF), la suppression de la carte scolaire, l'évaluation des personnels et de leurs activités à tous les niveaux.

A cela, il n'y a qu'une réponse. La solidarité et l’unité dans l'action et dans la mobilisation. Le temps d'une grève générale qu'il nous reste à construire, soyons tous sans papiers, tous étudiants, apprenons à nous autogérer, sans hiérarchies et sans patrons, et construisons l’alternative à ce système capitaliste qui nous asservit et nous désolidarise.

Sections CNT-SR de Lille : sr-lille@cnt-f.org
Syndicat CNT-SSEC 59/62 : education-lille@cnt-f.org
Site web de la CNT-FTE : http://www.cnt-f.org/fte

Agenda :
- Lundi 16 février : grève académique de l’éducation (manifestation régionale à Lille : 14h30, bd Louis XIV / porte de Paris + AG après-manif à 17h au local de "Solidaires").
- Jeudi 19 février : manifestation à Lille à l'appel de la coordination nationale des universités et organismes de recherche.
- Jeudi 19 mars : grève générale interprofessionnelle public-privé et manifestation régionale à Lille.




EDUCATION :
GREVE ACADEMIQUE

LE 16 FEVRIER 2009

Grève académique (et manifestion - cf. rendez-vous ci-dessous) lundi 16 février 2009
à l'appel de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT

Pour télécharger cet appel (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.




L’exceptionnelle mobilisation du secteur éducation dans le cadre de la journée d’action interprofessionnelle du 29 janvier, qui a réuni 40 000 manifestants à Lille et plus de 35 000 autres dans les principales villes de la région, conforte l’intersyndicale éducation dans sa volonté de poursuivre et amplifier la mobilisation.


Déjà lourdement frappée, et avant même l’annonce de nouvelles mesures concernant notamment les remplacements, par 639 suppressions de postes (226 enseignants du 1er degré, 376 enseignants du 2nd degré, 37 emplois d'administratifs), ainsi que dans la plupart des universités, l’académie de Lille subit une nouvelle fois la volonté du gouvernement de répondre aux seuls critères économiques qu’il s’est fixés.

L’intersyndicale académique éducation appelle à :

- Organiser des réunions intersyndicales enseignants, parents, élus pour informer et débattre dans les établissements, dans les écoles, dans les communes.

- Participer aux assemblées générales.

- Réunir des conseils d’école extraordinaires.

- Soutenir toutes les formes d’actions locales dans les Collèges, les Lycées, les LP, les SEGPA et les EREA (boycott des Conseils d’Administration des établissements du second degré, opérations écoles mortes, rassemblements locaux, nuit des écoles…).

- Amplifier l’action multiforme dans les universités (AG des personnels pouvant voter la grève, information aux étudiants, rétention des notes, etc.) dès le 2 février.

L’Intersyndicale Education demande l’abandon des suppressions d’emplois dans le secteur de l’éducation et de l’enseignement supérieur et exige un moratoire afin d’établir un état des lieux exhaustif de la situation. Elle réclame en outre :

- Des conditions de travail et d’étude améliorées.

- Le respect des personnels non titulaires.

- Le respect des missions du service public d’éducation.

- La revalorisation de nos métiers et de nos salaires.

- Un système éducatif affichant l’ambition de la réussite de tous.

- L’arrêt de l’amputation de la carte des formations de l’enseignement professionnel initial et de la réduction des champs professionnels en SEGPA.

- L’arrêt des réformes annoncées sans aucune concertation avec les organisations syndicales et instances représentatives.

Le rectorat vient de montrer son refus d’entendre les personnels en envoyant aux établissements, au lendemain du 29 janvier, des projets de dotations insupportables tout en programmant une nouvelle vague de suppressions massives de postes. L’intersyndicale CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT condamne cette obstination ; elle appelle à développer les mouvements de grève dans les universités entamés depuis le 26 janvier et, dans le premier et le second degré, à une mobilisation immédiate et à une journée de grève et de manifestation  le 16 février.

MANIFESTATION REGIONALE
LUNDI 16 FEVRIER
Départ : 14h30 Bd Louis XIV / porte de Paris, Lille
AG inter-établissements à Valenciennes à 10h. 
AG après-manif à Lille : à 17h au local de "Solidaires".

Pour lire l'appel intersyndical et les modalités de transport collectif, cliquer ici. Pour le télécharger (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.


Réservez votre place rapidement en téléphonant aux responsables des bus mis en place par la FSU,
date limite le vendredi 13 février.
Une participation de 5 € sera demandée par personne.
 
Bus 1 :
Calais : Parking Gifi, sortie St Pierre, à12h30
Grande Synthe : Parking d’Auchan, à 13h00
Contacter Georges Bouchart 06 07 44 32 74

Bus 2 :
Maubeuge : Place de l’Hôtel de Ville à 12h30
Valenciennes : Parking du Gymnase du Collège Chasse Royal à 13h00
Contacter Danièle Przybylak 06 13 50 57 76
 
Bus 3 :
Cambrai : Hôtel de Ville à 12h30
Douai : Place du Barlet à 13h15
Contacter Pascal Boudart 06 07 11 73 93



Rappels concernant la déclaration d'intention de se mettre en grève (procédure obligatoire depuis la mise en place du service d'accueil des élèves à l'école maternelle et élémentaire) :

- Attention : date limite de dépôt individuel de la déclaration d’intention = jeudi 12 février minuit
(arrivée à l’IEN soit par courrier soit par fax).

- Tout le monde se déclare, même s’il ne fait pas grève…

- Attention, chaque enseignant se déclare sous enveloppe individuelle et envoie directement, sans intermédiaire (certains collègues se sont fait piéger le 29 janvier parce qu’ils avaient donné leur courrier en mairie ou à leur directeur-trice qui n’avaient pas respecté les délais).

- Exemple de déclaration :


Ceci est une déclaration d'intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement.

NOM :
Prénom :
Affectation :

à M. l'Inspecteur d'Académie
s/c de M. l'IEN de ........

Madame, Monsieur l'Inspecteur,

La Loi instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire apporte de nouvelles restrictions à une liberté fondamentale – le droit de faire grève - reconnu à tous les salariés dans la constitution pour la défense des intérêts professionnels et collectifs.

Un certain nombre d'organisations syndicales en demande d'ailleurs l'abrogation.

Cette loi impose "à toute personne exerçant des fonctions d'enseignement dans une école de déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention d'y participer".

En conséquence, je vous informe de mon intention de participer au mouvement de grève du 16 février 2009 à partir de ........ heures.

Conformément à la loi, je vous rappelle que cette lettre "est couverte par le secret professionnel et ne peut être utilisée que pour l'organisation du service d'accueil" (article L133-5).

Le .....
Signature



LA MOBILISATION
DANS LES UNIVERSITES


LE TEMPS EST A L'ACTION UNITAIRE !

Depuis le 2 février 2009, la coordination nationale des universités appelle les enseignantEs chercheurSEs à engager une grève illimitée. Depuis peu rejointe par les IUFM, le mouvement prend une grande ampleur au niveau national. Les habituels anti-grévistes, indécisEs ou mêmes certaines facs qui n’ont jamais fait grève s’engagent aujourd’hui dans la lutte. En effet, les applications de la LRU n’ont pas tardé à prendre effet : pouvoir absolu des présidentEs, gestion managériale, remise en cause de l’indépendance des des charcheurSEs, casse de la formation des enseignantEs (suppression des IUFM) et cerise sur le gâteau suppression de 900 postes annoncée sont autant de raisons de dire ça suffit !

Le mouvement contre la LRU que les étudiantEs avaient lancé l’an dernier n’avait pas ou très peu été soutenu par les enseigantEs alors qu’ils se battaient pour les mêmes motifs qui motivent la lutte d’aujourd’hui. Il n’est pas trop tard : il faut impérativement fondre les AG enseignantEs, étudiantEs, et incorporer les revendications du personnel non enseignant qui connaît depuis longtemps la répression économique.

Le corporatisme ou les luttes du « chacun pour soi » sont le lit de nos défaites et ce sont aussi les rapports de forces trop faibles qui découragent les plus exploitéEs de hausser le ton seulEs. Les revendications sectorielles sont évidemment nécessaires mais c’est la convergence des luttes, la solidarité et la construction interprofessionnelle qui sont les seuls moyens pertinents et efficaces de faire plier l’Etat et le patronat.

Ceux qui continuent de détruire nos acquis durement obtenus par la lutte sont unis et « eux » ont une conscience de classe ! Il n’y a quoi voir à qui profitent toutes les réformes, les milliards que l’Etat distribue aux patrons qui licencient à tour de bras et laissent des milliers de salariéEs au chômage.

Nous devons nous organiser de façon unitaire dans les universités mais aussi nous coordonner avec les autres secteurs en lutte car nos intérêts sont les mêmes ! Nous devons nous organiser en AG décisionnelles et interprofessionnelles et nous investir chacunEs selon nos capacités car la lutte est celle de toutEs et n’a besoin ni de spécialistes, ni de bureaucrates pour être menée à bien. Grâce à la convergence des luttes, bloquons l’économie, les gares… pour satisfaire nos revendications, celles des autres camarades en lutte et enfin obtenir plus !

Pour la grève générale interprofessionnelle et autogestionnaire. Pour l’égalité économique et sociale et la révolution émancipatrice !

LA RECHERCHE QUE NOUS VOULONS :

La CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un enseignement supérieur au service de tous ; cela passe par l’arrêt de la privatisation des recherches, le développement des logiciels libres, le libre accès aux résultats de la recherche, la création d’universités populaires, l’accès au savoir tout au long de la vie, l’auto-organisation nonhiérarchique des équipes et des laboratoires, la gratuité des publications dans le cadre des archives ouvertes...

Mais ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :

• une Université et une Recherche autogérées dans lesquelles les buts et les orientations se décident de manière démocratique par des commissions élues issues du monde étudiant et académique,

• l’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela commence par des emplois stables pour le personnel ! Ces financements existent, à nous de nous les réapproprier :

- Transfert des crédits militaires : l’arrêt de la recherche militaire, permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche publique non mortifère.

- Arrêt du crédit impôt recherche : ce système qui vise à rembourser la moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux. 3,5 milliards d’euros en 2008  ! Et avec une augmentation prévue de 600 millions d’euros par an…

- Suppression des agences d’innovation : les crédits énormes consentis aux « agences pour l’innovation » (AII) représentent un autre cas de détournement de l’argent public vers des projets conformes aux exigences du monde industriel.

Section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille 3 - 1 rue Broca - 59000 Lille
Mail : sr-lille@cnt-f.org et
education-lille cnt-f.org  
Site de la fédération CNT éducation : http://www.cnt-f.org/fte

Ce tract est disponible ici au format pdf (2 pages - 77 ko)
Voir également ici le tract général des sections CNT-SR (2 pages - format pdf - 3,26 Mo).



Lille 1 (cité scientifique)
L'AG des personnels (en grève depuis le 6 février) appelle à l'amplification du mouvement et à la protestation sous toutes les formes possibles : grève, délocalisation des cours, actions de sensibilisation et à la poursuite de la rétention des notes et le blocage des jurys. Elle appelle à faire des jours de mobilisation nationale des journées de blocage massif des universités. Pour en savoir plus : http://agp.univ-lille1.fr

Lille 2 (site de Moulins)

L’AG étudiante a voté l’annulation totale des cours et des TD en faculté de Droit jusqu’au lundi 6 avril inclus.

Lille 3 (site du Pont de bois)

L’AG étudiante a voté la reconduite du blocage jusqu’au mardi 14 avril où une AG de décision se tiendra. La fac est toujours vivante et tous les renseignements sont disponibles dans le hall du bâtiment B. La mise en place de plusieurs commissions a été actée et/ou confirmé : information (information sur LRU, information mobilisation sur lille3,...) / logistique (organisation présence sur barrages,...) / action / imagination au pouvoir (rendre la fac vivante avec ou sans blocage, se la réapproprier avec plusieurs ateliers tels que cinéma, redécor de la fac, conférences,...) / juridique (prévention interpellations + soutien juridique si besoin) / interlutte (convergence sur le campus avec personnels universitaires dont Biatoss trop souvent mis de côté depuis plusieurs années et CROUS si possible, infos sur autres secteurs en lutte, convergence si possible avec ensemble de l’éducation,...) / intercommission (aide à coordination entre commissions)/ interfacs (coordination - infos entre facs de la métropole).... Un planning des réu de commission est mis à jour quotidiennement à l’entrée du hall du bâtiment B. Les commissions sont bien sûr ouvertes à tous et toutes, et pas seulement aux étudiants et étudiantes. Les commissions ne sont la propriété de personne, nul n’y est indispensable. Un compte rendu régulier des commissions est à faire pour les AG , notamment par rapport à certaines propositions qu’elles peuvent faire qui nécessiteraient une décision de l’AG. Ce qui ne doit pas bloquer toutes les initiatives des commissions. Les réu de commission se tiennent nécessairement sur un barrage. Pour en savoir plus : http://inter-commissions-lille3.over-blog.com



COMPTE-RENDU ET APPEL
DE L'AG INTERPRO

DU 29 JANVIER 2009 A LILLE

Une centaine de personnes d'horizons divers (santé, social, éducation, métallurgie, sans-emploi et autres) était présente à cette assemblée générale organisée à Lille à l'issue de la manifestation du 29 janvier.

Les personne présentes sont a priori d’accord pour construire une lute intersyndicale. La construction d’une grève reconductible est donc à l’ordre du jour.

Voici quelques points de vue exposés pendant l’AG :

- Nécessité d’organiser des AG sur nos lieux de travail pour que les gens commencent à s’impliquer.

- La grève reconductible se construit sur nos revendications en-dehors des grosses centrales syndicales.

- Dans le secteur de la santé, il existe un service minimum qui pourrait rendre difficile la grève reconductible.

- Populariser les grèves en cours permettrait de créer de la solidarité et de ne pas laisser partir un secteur seul (cf. ce qui s’est passé en Angleterre sous Thatcher).

- On arrivera à la grève reconductible si on est convaincu sur des questions de fond. C’est pourquoi la lutte ne peut être qu’interprofessionnelle. Points du texte d’appel qui devraient être fédérateurs : 1) la défense de l’emploi dans le public et le privé, 2) l’augmentation des salaires, 3) la défense des services publics.

- Une forme d’action particulière est exposée : le matin même du 29, une réquisition de nourriture, matériel pour bébés et enfants a été tentée dans un supermarché à destination des gens du voyage.

Pour la grande majorité des présents, il était évident que la grève est incontournable, qu’il faut convoquer des Ag pour démarrer les luttes et ensuite les faire converger. Au delà de notre appartenance syndicale ou de notre non-appartenance, au-delà de nos secteurs d’activités, il faut se fédérer.

Perspectives :
- Maintenir le texte d’appel (lire ci-dessous),
- Prolonger le mouvement au travers des AG,
- Constituer des cahiers de doléances.
Prochaine AG
de l'espace de convergence interprofessionnel
merdredi 11 février 2009 à 18h
à la Maison de Quartier "Vauban Esquermes", 77 rue Roland, M° Port de Lille.
Texte d'appel :

Appel de syndicalistes de la région Nord Pas-de-Calais

La crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot,  Sevelnor, Arcelor et toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3 suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la hausse.

Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008, Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».

Ces derniers mois, nous avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...

- pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et pour le maintien des Hôpitaux publics...   
- contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel, les suppressions des postes à France Télécom,  ... et  dans tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer par  l'Education nationale. 

Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.

Et nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en journées d'action éclatées et sans continuité ...

Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera  passer toutes ses contre-réformes...

Et  ça, nous ne l'acceptons pas !

Aussi nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre  pour  faire converger les mécontentements et  fédérer les revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même temps, de façon prolongée.

Les thèmes des revendications communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois, protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et citoyennes...

En cela nous pensons que l’appel intersyndical et interprofessionnel et les puissantes manifestations  du 29 janvier doivent être un véritable point d’appui pour préparer et réunir  les conditions d’une grève générale et reconductible. Il est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou retraités.

Nous appelons tous les jeunes, salariés et chômeurs,  militants, quelle que soit leur appartenance syndicale, syndiqués  ou non à agir ensemble, à  faire vivre un espace de convergence et de débat intersyndical de tous ceux qui partagent ce point de vue en organisant :

-  dans toutes les entreprises, écoles, universités, des assemblées générales,
-  la solidarité avec les conflits en cours, en faisant qu’aucune lutte, particulièrement celles des salariés victimes du chômage technique et des licenciements ne demeure isolée face à un patronat tout puissant et un pouvoir autiste,
-  la convergence et la coordination des luttes de la jeunesse, des salariés, des chômeurs et des retraités qui permettront de construire une riposte interprofessionnelle.

Adopté le 29 janvier 2009 à Lille

Un appel unitaire pourquoi ?

Il est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de 24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications et obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous les niveaux. Tout le monde est concerné.

Cet appel a pour ambition :

- d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à la hauteur, face aux mauvais coups du gouvernement et du MEDEF;
- de contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le plus largement possible ;
- d'aider à ce que ce débat soit porté dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants, d'équipes et d'instances syndicales ;
- que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir ;

Cet appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de réflexion. Il peut aider  à définir des perspectives .permettant de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses organisations syndicales.

Il veut dépasser le simple aspect pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges permanents.

Nous décidons de nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications immédiates vitales pour nous tous :

- L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
- L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
- Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
- Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
- Le CDI comme seul contrat de travail ;
- Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
- L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous les sans papiers ;
- L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
- La défense le l’Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous ;
- La défense et l’amélioration de tous les services publics.

Les directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui n’aboutissent qu’à les faire passer.

Elles doivent cesser d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.

Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !

Pour signer cet appel : http://www.appelmilitant.org


LA CRISE... C'EST LE CAPITALISME !
TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 29 JANVIER... ET AU-DELA !

Chômage, pollution, misère, répression, exploitation...
La crise... c'est le capitalisme !


Holdup financier et crise sociale

Un vent de panique nous est venu des États-Unis ; les spécialistes gémissent le lamento des subprimes à longueur de médias. La crise frappe l’hexagone alors que, début octobre encore, tout allait "pour le mieux" selon la ministre Lagarde.


Le modèle américain : l'illusion tombe de haut !

Les États-Unis, ce modèle à suivre selon notre petit Nicolas, cultivent les plus grandes inégalités sociales. Merveilleux pays où plus de 2,5 millions de citoyens ont été mis à la rue depuis début 2007, où des centaines de gens tous les jours sont expulsés de leur logement – qui resteront aux banques puisque les acheteurs éventuels ont difficilement accès aux prêts ! Pendant ce temps-là, les retraités perdent leurs économies, et la santé des malades est indexée sur la santé des marchés.


Un "plan Paulson" fait offrande de 700 milliards d’argent public (en plus des 300 milliards déjà injectés) pour aider Wall-Street à continuer de faire licencier, d’expulser et d’accroître ses bénéfices. Les groupes multimilliardaires peuvent dormir tranquilles : la crise les épargnera !


Quand la misère se répand, les revenus des dirigeants, les "parachutes" en or massif, les profits des banques d’affaires, les magouilles entre initiés, entre avocats d’affaire (comme le sont Sarkozy, Lagarde et Copé) étouffent le ''petit peuple''.


La France et l'Europe à la traîne de leur modèle

Les Etats membres de l'UE rachètent les banqueroutes et mettent en place un fond de garantie global de 1700 milliards. En France, l'Etat organise un plan de 360 milliards "pour sauver les banques" ; sans oublier les 15 milliards donnés aux riches (loi TEPA), les 26 milliards versés aux entreprises et les 10700 euros accordés aux actionnaires de la Bourse. Bref, les deux mains de l'État et du Capital se servent dans nos poches... et brisent nos vies pour assurer leur survie !

Ras le bol de la spoliation des exploités !

L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont toujours les mêmes qui payent.
Et les possédants du Capital continuent leur extorsion multiforme et régulière : aujourd'hui, sous couvert des subprimes, ils prolongent et camouflent le détournement de fonds publics vers des intérêts particuliers : subventions diverses, allégements sociaux, évasion fiscale, exonérations fiscales, boucliers fiscaux, paradis fiscaux...

Non, le capitalisme n'est pas devenu "fou" !

Le capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout, il achète tout, de l’armement aux médicaments, et ponctionne ses profits sur le travail des salariés.


Quand Sarkozy parle de "moralisation du capitalisme financier", c’est son mensonge qu’il faut retenir. Et son hypocrisie, à lui qui pilote la commission Coulon sur la dépénalisation du droit des affaires, qui siphonne 22 milliards aux PEP (Plan d’Epargne Populaire) en cadeau aux Entreprises, qui pompe les Livrets A pour abreuver les banques d’affaires ! Lui dont la politique est celle des privilégiés et des grandes fortunes, dans le mépris et le traitement sécuritaire des classes sociales en difficultés que son idéologie pressure jusqu’à l’usure.


Car la crise financière permet aujourd’hui au Capital d'accélérer les régressions sociales, la dégradation des droits à la santé,  au logement et à la retraite, le sabotage des services publics par les privatisations et les suppressions massives de fonctionnaires, la baisse du pouvoir d’achat par le gel des salaires et l’inflation, la récession économique, la hausse du chômage et la généralisation de la précarité, …


Vers un autre futur !

Face à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de société, d'associer égalité sociale, solidarité collective et liberté individuelle. C'est ce que nous appelons communisme libertaire.


Et, pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni spécialistes du commandement.


Il faut alors un syndicalisme qui défende les salariés mais qui s’engage aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière. Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que l’Histoire est faite de révolutions quand le monde perd la tête.


Tous et toutes en grève le 29 janvier !

Les raison d'une grève

La crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités en sont les premières victimes. De plus, cette crise menace l’avenir des jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection sociales ; elle accroit les inégalités et la précarité.

Les raisons de reconduire le mouvement les jours suivants

Gouvernement et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort, interprofessionnel et prolongé. C'est ainsi que les grandes conquêtes sociales (congés payés, Smic, retraites, etc.) ont toujours été obtenues. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant ainsi l'économie, les travailleurs ont les moyens d'instaurer un rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s'agit d'organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible reconduction à l'ordre du jour de ces AG. Et là, il y va de la responsabilité de chacune et chacun d'être de véritables "militants de la grève" ! D'autant plus que certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la "base"...

Faire converger les luttes

La grève du 29 janvier peu aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et toutes (salariés du privé et du public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).

Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
ur59-62@cnt-f.org

Chômeurs, précaires, salariés (en activité, en formation ou à la retraite)... face aux attaques de l'Etat et du patronat, ne te résigne pas, syndique-toi !  Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d'industrie, corporations artisanales...) !
Pour télécharger ce tract 
(2 pages - format pdf - 1,61 Mo), cliquer ici.

Manifestation régionale : rendez-vous à 14h, porte de Paris à Lille.

Assemblée générale de grévistes
(quelque soit leur appartenance syndicale, syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s) :
jeudi 29 janvier à 18h à Lille
(salle Lestiboudois, quartier Vauban/Esquermes, métro "P
ort de Lille")
pour organiser les prolongements qu’appelle la grève du 29.

CONTRE LA PRECARITE DANS
 L'EDUCATION NATIONALE !

1) Tract commun du réseau régional contre la précarité
2) Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à propos de la situation des assistant-e-s d'éducation




1) Tract du réseau régional contre la précarité

Personnels précaires et titulaires :
luttons contre la précarité dans l'Éducation Nationale

Contrats précaires, contrats aidés, contrats de la honte !

Des dizaines de milliers de personnes travaillent aujourd’hui en contrat précaire dans l'Éducation nationale, contrats aux appellations multiples, la plus cynique étant sans doute « contrat d’avenir ». Difficile de dire exactement combien d’entre elles sont employées, combien seront licenciées par l'Éducation nationale qui, sous ses dehors service public « bon enfant », exploite avec la même férocité que dans le privé ce vivier né directement de la précarité actuelle. Le ministère a encore décidé d'aggraver les choses avec le recrutement de 5 000 contrats aidés de « médiateurs de la réussite scolaire ».

Qu’ils/elles soient contractuel-les, vacataires, assistant-es d’éducation, en « contrat d’avenir », en « CAE » (contrat d’accompagnement à l’emploi) ou autre « emploi-tremplin », ces salarié-es sont bien dans le même sac : celui des sous-contrats. À savoir, des CDD souvent à temps partiel subis, payés au smic horaire et soumis aux 3 jours de carence pour maladie quelle que soit la qualification des individus (la moitié des salarié-es en « contrats aidés » ont au moins une licence).

Les « bénéficiaires » de ces merveilleux contrats n’ont pas droit à la moindre prime de précarité à la fin d’un contrat justement totalement précaire ! Bref, ce sont les sous-travailleurs/ses de l’Éducation Nationale.
Ces contrats ne sont finalement rien d’autre que de vrais-faux contrats de travail, faisant de l’individu à la fois un vrai-faux salarié-e et un-e vrai faux chômeur/se. Ils aident surtout l’employeur qui use et abuse de ce bon filon. Le rectorat exploite, toute honte bue, ces nouveaux sous-travailleurs/ses de l’Éducation qui ne lui coûtent vraiment pas cher : le « salaire » moyen (bien entendu exonéré de toutes charges patronales) tourne autour de sept cent euros, dont les deux tiers sont financés par le Conseil Général pour les contrats aidés !

Il est éthiquement scandaleux, et socialement dangereux, de laisser se développer, au sein même d’un service public et national, de telles pratiques.

Il faut sortir du leurre des solutions individuelles, type concours internes ou autres « 3ème voie » qui sont de fausses solutions, comme on a pu le vérifier avec les emplois-jeunes. Si une minorité a pu sortir de la précarité par le haut, par le biais des concours, pour la majorité, c’est le chômage sans aucune formation après plusieurs années de service.

Contre cette spirale de la précarité présentée comme une fatalité, exigeons :
- la titularisation de tous les précaires sur les postes qu’ils occupent sans condition de concours ni de nationalité puis la création massive de postes statutaires ;
- l’accès à des formations afin que les expériences et les compétences soient reconnues ;
- l'accès aux mêmes droits que les titulaires (congés, primes, prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des salaires...) ;
- le réemploi de tous les personnels précaires mis au chômage ces dernières années ;
- le rétablissement du statut de MI/SE.

Il est urgent de nous mobiliser et de lutter pour un véritable Avenir ! Plus nous serons nombreux et mieux nous pourrons mener à bien nos actions. Tous et toutes en grève le 29 janvier (manifestation à 14h, porte de Paris) ! Rassemblement devant le rectorat jeudi 29 janvier 2009 à 10h ! La grève du 29 janvier doit aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à chaque branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et toutes (salarié-es du privé et du public, chômeurs/ses, retraité-es, étudiant-es, lycéen-nes...).


Premiers signataires : CNT-SSEC 59/62, SUD éducation 59/62...

A propos du réseau régional contre la précarité :
Le réseau Nord Pas-de-Calais contre la précarité est ouvert à tout salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais présente, l'idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des initiatives du réseau s'inscrit dans la lutte contre les attaques du gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es, intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation généralisée des droits sociaux. Prochaine réunion : vendredi 6 février 2009 à 18h30 au local de "Solidaires", 84 rue de Cambrai à Lille.



2) Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à propos de la situation des assistant-e-s d'éducation

A l’attention des personnels de l’Education Nationale et des parents d’élèves

Nous, assistantes et assistants d’éducation, tenons à vous informer de la situation dans laquelle évoluent nos élèves et vos enfants.

Actuellement, l’Education Nationale subit des suppressions de postes massives. Nous vous rappelons qu’à la rentrée 2008, il y’a eu environ 10 000 postes de supprimés dans la fonction publique. Nous attendons environ 13 000 nouvelles suppressions de postes à la rentrée prochaine sachant que les postes d’assistants d’éducation ne sont pas comptés dans ces chiffres, le contrat AE étant à durée déterminée et n’étant pas toujours renouvelé ni remplacé.

Nous ne sommes plus en mesure de travailler dans de bonnes conditions. Dans les établissements scolaires, cette politique se traduit concrètement par la suppression de plusieurs postes d’assistants d’éducation. Pour pallier ce manque de personnels auprès des élèves, notre volume horaire est passé de 19 heures par semaine à 21h30 pour un contrat à mi-temps et environ 550 euro par mois.

Cela entraîne pour chacune et chacun d’entre nous des complications : difficultés à suivre des études en parallèle, venir travailler 4 jours par semaine pour parfois seulement 2 ou 3 heures…

En plus de la perte de nos droits, nous n’avons plus les conditions nécessaires pour assurer la sécurité physique et affective des élèves ainsi que nos missions éducatives. Il nous arrive régulièrement d’être en sous-effectif ( une personne seulement de surveillance dans la cour ou à la grille d’entrée des établissements, suppression des clubs et ateliers ouverts aux demis-pensionnaires, heures supplémentaires non rémunérées et difficiles à rattraper et bien sur moins de disponibilité auprès des élèves pour les accompagner dans leur scolarité).

Pour ces raisons, nous exigeons des postes d’assistantes et d’assistants d’éducation supplémentaires et un retour à 17 heures 30 par semaine pour toutes et tous, c’est à dire un vrai contrat à mi-temps.

Comme moyen de lutte, nous allons envoyer un courrier au rectorat les informant de la situation dans les établissements publiques réclamant une audience le 29 janvier au matin *. En plus, nous appelons le personnel éducatif et les parents d’élèves à se mobiliser et à s’organiser pour la défense de l’école publique…

La section CNT du collège Saint-Exupéry (Hellemmes-Lille)

* Rassemblement devant le rectorat de Lille
le 29 janvier 2009 à 10h



ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHÔMEURS :
NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL !

Le 29 janvier 2009, les organisations syndicales appellent à la mobilisation contre la politique anti-sociale de Sarkozy et de l’Etat UMP.

En tant que Rmistes et demandeurs d’emploi, nous participons à ce mouvement pour avoir de meilleurs droits, une vie décente et la possibilité d’avoir un travail décent.

Les caisses étaient vides, apparemment pas pour tout le monde : 360 milliards d’euros ont été débloqués pour les banques ... et nous ? Qu’a-t-on fait ? Que fait-on ?
Toujours plus de radiations de la part du POLE(ICE) EMPLOI, toujours plus de contrôle de la CAF ! Comme si nous étions tous des tricheurs, des voleurs…
Notre pays va mal, il est aux mains d’un président et d’un gouvernement réactionnaires qui aiment diviser pour mieux régner. Nous l’avons vu pendant la campagne présidentielle où, déjà, nous étions qualifiés à travers TF1 et d’autres médias de « la France qui triche », « d’assistés » et où une partie des salariés bernés était contre nous. Sarkozy a fait de même en montant les français d’origine contre ceux venant de l’étranger avec des slogans du type : « la France, tu l’aimes ou tu la quittes! ».

L’heure est à l’union, au rassemblement et au combat ! A Douai, le 18 décembre dernier, salariés de Renault et sous-traitant en congés forcés ou au chômage technique se sont unis aux lycéens. Cela a donné une manifestation de 4000 personnes dans les rues de Douai.

Avec les salariés, avec les lycéens, nous les précaires, mobilisons-nous, participons en nombre à la journée d’action du 29 Janvier 2009 contre le gouvernement Sarkozy et pour revendiquer :

- l'augmentation des allocations de chômage et des minimas sociaux,
- l'arrêt des expulsions locatives et réquisition des logements vides,
- l'arrêt des aides aux entreprises, seules responsables de la crise,
- la suppression du bouclier fiscal.

ASSEZ DES COMBATS INDIVIDUALISTES, TOUS UNIS DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
MANIFESTONS LE JEUDI 29 JANVIER 2009
RENDEZ-VOUS 14H PORTE DE PARIS À LILLE


STIS-CNT 59

Tract à télécharger (1 page - format pdf - 165 ko) : cliquer ici.



ANPE-ASSEDIC
EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 !

Faux départ pour "Pôle emploi"... le jour même de son ouverture officielle !

Le 19 décembre 2008, l'intersyndicale CGT ANPE/ASSEDIC, FO ANPE/ASSEDIC, FSU, SNAP (ex CFTC-ANPE) et SUD a rejoint les positions réclamées par la base de personnels, les collectifs de non-syndiqués et la CNT et a finalement adopté le lundi 5 janvier 2009 comme début d'une grève reconductible du service public de l'emploi.

ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER !

Et oui, la fusion du service public de l'emploi déposée, à Noël, dans les souliers des personnels et des usagers de l'ANPE et de l'ASSEDIC, a été fabriquée dans les ateliers de Saint Nicolas et du Pére Fouettard...

En concentrant le service public de l'emploi sur les missions régaliennes de contrôle social, la fusion ANPE-ASSEDIC ouvre la porte à une marchandisation croissante des services de conseil, de formation et d'accompagnement.
Les chômeurs et les salariés, de l'AFPA, de l'ANPE, et de l'ASSEDIC, sont les premiers à en faire les frais.

L'objectif réel de fusion est donc de masquer une pénurie récurrente d'emploi en stigmatisant encore plus les chômeurs, principales victimes de cette situation. Avec le lifting des lois scélérates, les pratiques de fichages croissantes et le développement du « tout sécuritaire », les classes dangereuses sont de retour. Malheur à celui qui perdra son statut de salarié pour rejoindre les plus démunis !

Les personnels aussi sont gâtés: conditions d'accueil et de travail empirées par les restructurations, nouvelles fonctions, nouvelles missions, moyens humains et matériels insuffisants, précarité institutionnalisée, pouvoir d'achat en régression, disparités salariales injustifiables entre personnels ANPE et ASSEDIC ...

En les conjuguant avec les autres attaques de nos droits sociaux (temps de travail, retraite, santé...) le gouvernement prépare un arsenal juridique destiné à contenir les mouvements sociaux qui surgiront à cause du creusement des inégalités et d'un chômage en hausse exponentielle.

Face au démantèlement du Service Public de l'Emploi, à la dénaturation des missions vers plus de flicage (tant pour les usagers que pour les personnels), la remise en cause des garanties sociales, qui se profilent, les salariés de l'ANPE et de l'ASSEDIC doivent se mobiliser aux cotés des chômeurs. Construisons nos luttes, sous le contrôle de la base, à partir des assemblées
générales souveraines.

POUR INVERSER LA VAPEUR, UNE GRÈVE MASSIVE, DÉTERMINÉE ET RECONDUCTIBLE EST NÉCESSAIRE DES LE 5 JANVIER 2009 !

Section ANPE - Syndicat CNT santé-social-ct région parisienne  
33 rue des Vignoles 75020 Paris - 06 20 44 61 93
http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/actusectionanpe.html
section.anpe@cnt-f.org
 
C'EST DANS LES AGENCES ET DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !

Les personnels de l'ANPE et de l'ASSEDIC en ont marre d'être méprisés, sous-payés, sur-chargés, contrôlés, déqualifiés, sous-équipés, pressurés, sous-informés, manipulés, privatisés, délocalisés (bientôt)...

Le tout pour devenir une officine à la solde du patronat, chargée de faire accepter, à nos concitoyens, à nos proches et à nous-mêmes, des salaires de misère et des conditions de travail indécentes.

A quand les mutations sur la Plateforme de Service Téléphonique de Pékin, en contrat local ?

A quand les commissariats du chômage ouverts le dimanche ?

LE MOMENT EST VENU D'EXIGER :
- L'augmentation immédiate des salaires pour les personnels ANPE et ASSEDIC,
- La titularisation de tous les précaires sans condition,
- L'abrogation des lois répressives contre les chômeurs,
- L'augmentation des minima sociaux,
- Des conditions d'accueil et de travail dignes d'un service public d'utilité sociale, qu'en qualité de contribuables, salariés et usagers, nous construisons et faisons vivre.

La CNT invite les personnels de l'ANPE, de l'ASSEDIC et les chômeurs à se mobiliser et à participer aux actions syndicales à venir.

EN LUTTE MAINTENANT !
CNT CHOMEURS ET PRECAIRES : NOUS N'AURONS QUE CE QUE NOUS PRENDRONS !

UL-CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org

Pour télécharger le tract (2 pages - format pdf - 33 ko), cliquer ici.

Rendez-vous lundi 5 janvier à 10h au local de l'UL-CNT de Lille (1 rue Broca) pour distribution du tract devant l'ASSEDIC.



EDUCATION :
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE NORD PAS-DE-CALAIS
(18 décembre 2008)

Depuis la rentrée, les organisations syndicales ont mobilisé les personnels contre les projets du gouvernement qui s’est attaqué à tous les échelons du système éducatif, de la maternelle à l’université. La réussite des actions : manifestation nationale du 19 octobre, grève du 20 novembre, rassemblements du 10 décembre a mis en évidence la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative.
Les organisations syndicales enregistrent avec satisfaction le premier recul du ministre et sa décision de reporter d’un an la réforme des lycées. Elles considèrent que ce premier pas a été obtenu grâce à leur mobilisation et à celle des lycéens. 

Elles attendent maintenant que s’ouvrent sans préalable dicté par le gouvernement des négociations permettant à tous les partenaires (parents, élèves étudiants et personnels) d’exprimer leurs attentes de réformes qui démocratisent réellement l’Ecole de la maternelle à l’université. Ces négociations ne peuvent se dérouler dans le cadre des suppressions massives de postes inscrites dans le budget 2009 qui toucheront une nouvelle fois notre académie à hauteur de plusieurs centaines d’emplois. L’intersyndicale exige que les postes soient maintenus de la maternelle à l’université. Elle affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen qui exprime avec force ces demandes. Elle dénonce toutes les tentatives pour empêcher ces mouvements.

L’intersyndicale appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.

Elle appelle d’ores et déjà à poursuivre l’action sous toutes ses formes dès la rentrée, avec, entre autres : journée de manifestations le samedi 17 janvier et participation à la grève interprofessionnelle du 29 janvier 2009. L’intersyndicale se réunira le 6 janvier pour en fixer précisément les modalités.
L'intersyndicale éducation 59/62 réunie le 18 décembre 2008 à Lille
FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, CGT Education, Sud Education, EIL, FAEN, FO, CNT


EDUCATION :
GREVE NATIONALE
LE 20 NOVEMBRE  2008

Parce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !

L’auto-satisfaction et le mépris affichés des ministres de l’Education et de la Recherche révèlent au fil des mois leur parti pris. Il s’agit moins de « réformer » l’école, le lycée ou l’université que de soumettre l’éducation nationale aux lois du marché. S’il y a de l’argent pour les banques, il n’y en a pas pour l’école. Suppression des Instituts Universitaires de Formation des Maitres ; suppression de 13 500 postes pour la rentrée 2009, dont 3 000 postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aides pour le primaire ; recours à des emplois précaires, recrutement de personnels à la retraite pour combler les besoins de personnels de vie scolaire ou d’enseignants... Une politique purement comptable motive les décisions ministérielles : il faut en finir avec le service public d’éducation.

Cette logique économique s’habille des oripeaux du « bon sens », du mythe de « l’égalité des chances » et d’une vision fantasmée de la splendeur d’une école du passé.

Ainsi, les « nouveaux programmes » du primaire réhabilite « La Marseillaise », « l’instruction civique » et les « fondamentaux » des maths et du français. Comme si l’école se résumait au formatage du bon citoyen et aux exercices à répétition.

La semaine de quatre jours dans le primaire et la suppression de la carte scolaire cachent mal une philosophie discriminatoire : weekends à la campagne et collèges de centre-villes pour les uns, cités et ghettos pour les autres.

Le « soutien » aux élèves en difficultés, hors du temps de classe, témoigne d’une idéologie réactionnaire. La culture scolaire y est légitimée comme seule clef de la réussite. Et l’échec, malgré cette aide, validera la hiérarchie sociale.

Jeudi 20 novembre, l’ensemble des organisations syndicales, du primaire au supérieur, appelle à une journée de grève. Elle s’inscrit dans une semaine d’actions pour l’éducation.

Il serait pédagogique de la reconduire, cette grève !


Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation
CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte

Manifestation : 14h, porte de Paris, Lille.

Pour télécharger le tract du syndicat CNT éducation 59/62
(1 page - 412 ko - format pdf)
, cliquer ici.

D'autre part, la CNT-FTE a sorti un tract fédéral pour la grève du 20 novembre.
"Darcos, encore une couche !" (format pdf - 2 pages - 209 ko) est en téléchargement ici :
http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/tract2011CNTFTE.pdf

Signalons aussi qu'un n° hors série  de "Classes en lutte" (bulletin de la CNT-FTE) est paru.
Il est daté du 17 novembre 2008 et est téléchargeable ici :
http://www.cnt-f.org/59-62/CeL17nov2008.pdf
(format pdf - 6 pages - 1,71 Mo).

Enfin, le tract de l'intersyndicale "enseignement supérieur & recherche" de Lille
est disponible
ici (format pdf - 1 page - 626 ko).
 


UN TOIT, C'EST UN DROIT !
ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES !

Manifestation samedi 15 novembre 2008 à 14h30, Grand'place, Lille
à l'initiative des Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Moulins (0320977294), Vieux-Lille (0320150496) et Wazemmes (0320158937).

Exigeons :
- L'arrêt complet et définitif des expulsions.
- La réquisition des logements vides, qu'ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L'arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable.
- La construction de logements véritablement sociaux en nombre suffisant pour loger tous les ayant droits.




C'est à la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives que le gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi, par la voix de Mme Boutin, de proposer une nouvelle loi concernant le logement. Encore une fois, cette loi rétrograde est une véritable provocation dans le contexte de crise du logement avérée depuis des dizaines d'années ! Elle est inacceptable :

Elle accélère la procédure d'expulsion des locataires, permettant en toute légalité de mettre plus rapidement des familles à la rue, dans des délais ne permettant plus l'intervention des associations et des organismes sociaux publics.

Elle favorise  les investisseurs immobiliers par la libéralisation du marché, la spéculation,

Elle est au détriment du financement de la construction de logements sociaux par le détournement de l'épargne populaire du Livret A (qui finance la construction des HLM) au profit d'organismes financiers,

Elle vide de son contenu la loi « SRU » en supprimant l'obligation de construire 20 % de logements sociaux.

En pleine crise, alors que nous constatons tous la baisse de nos ressources, de notre pouvoir d'achat, l'augmentation du travail précaire et du chômage, cette loi est au détriment de la population !

Elle provoquera dans l'immédiat encore plus d'expulsions pour les plus pauvres et les salariés précaires, provoquant l'éclatement des familles, l'errance entre foyers et hôtels, la construction d'abris de fortune.

Cette loi est aussi dangereuse pour les salariés aux revenus moyens qui espèrent devenir propriétaires. Pendant la campagne électorale des présidentielles, N.Sarkozy faisait l'apologie « d'une France de propriétaires ». Pour y arriver, il faisait plusieurs propositions, aujourd'hui développées dans la loi Boutin (vendre 40.000 logements sociaux par an, libéraliser au maximum le marché pour les investisseurs, et…). A terme, l'objectif de Sarkozy est d'inciter à l'achat immobilier dans une période où les remboursements de prêts sont à des niveaux intenables pour la majorité des salariés, et d'endetter ainsi au maximum les acheteurs. Comment ? Tout simplement en développant le système bancaire des « Subprimes » via le crédit dit « revolving » et le « crédit hypothécaire » qui jettent aujourd'hui à la rue 10 millions d'américains propriétaires !!!

Le 15 novembre, manifestons pour un véritable droit à se loger !



Nicolas Sarkozy (campagne électorale des présidentielles) :
"Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux indépendants"... "Les ménages français sont aujourd'hui les moins endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment, c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages".


TRAVAILLEURS SOCIAUX :
NON A LA CASSE
DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE 66 !

La convention collective du 15 mars 1966 est celle qui régit un grand nombre d'établissements dans le travail social. Elle concerne les secteurs sanitaire et médico-social, soit la plupart des établissements pour personnes inadaptées et handicapées (de l'IME aux clubs de prévention, en passant par les ESAT, FJT, centres de soins et CAARRUD – cf. note ci-dessous).  Cette convention a déjà échappé à une réécriture assassine pour ses salariés qui doivent aujourd'hui encore faire face à des attaques sans nom de leurs patrons !

Ne nous y trompons pas la convention dont  la FEGAPEI est porteuse ressemble à celle qui avait cassé la convention collective « 51 » et l'avait transformé en réel instrument de division des travailleur-ses et  en outil d'asservissement : nouvelle classification des emplois, salaire individualisé, annualisation du temps de travail, suppression des congés trimestriels, service minimum...! Mais quoi de mieux pour éviter des actions de solidarité dans le but d'acquérir de nouveaux droits et de défendre ceux existants que d'instaurer une compétition entre travailleur-ses ?!

A travail égal, salaire inégal ?

Le projet de la FEGAPEI permet d’individualiser les salaires par la délivrance - au petit bonheur la chance – d'indemnités dues aux anomalies de rythme de travail, à l'implantation géographique, aux « efforts physiques ou moraux » effectués par certains salariés (à croire les patrons, tout le monde n'en fait pas...), à la réalisation de missions spécifiques, sans compter les indemnités pour les directeurs généraux ! Les indemnisations pour réalisation de mission en individuel ou en collectif  ne sont en fait que l'introduction du salaire au mérite ! Et  toute année d'ancienneté n'entraînera plus qu'une augmentation de 1% !

Pour mieux diviser les personnels et éviter des embauches plus que nécessaires, l'annualisation du temps de travail est devenue l’objectif. Les salarié-e-s ne devront plus faire 35 heures par semaine, mais 1607 heures dans l'année et ce, pour ceux qui ne passeront pas sur une base de 39 heures...! De plus, cela va de soi, les heures supplémentaires ne seront payées qu'en fin d'année !


Les travailleur-ses, en plus de se voir supprimer leurs congés trimestriels, ne choisiront leurs journées de RTT que pour 20% de celles-ci et seront balancés de service en service pour des remplacements... Nous ne serons plus que des pions que le patron placera où il veut et quand il veut « selon les nécessités de service ».


Et toujours plus de précarisation…

Quand il ne peut vraiment pas faire autrement, le patron embauche. Mais dans quelles conditions? La période d'essai varie de trois à six mois, sans indemnité en cas de rupture (par quelconque partie) et avec un délai de prévenance n'allant que de deux à cinq jours...

Les indemnisations de licenciement ou départ à la retraite étant, elles, réduites de deux tiers. Le délai de carence pour arrêt maladie est amené à trois jours...


Et bien sûr (il ne manquait plus que ça), l'introduction du service minimum et la surveillance accrue des personnels, des syndicats et militants, qui pourraient renforcer cette logique de profit des patrons, au mépris total des  travailleur-ses et donc, de leur travail auprès des personnes accompagnées.


Pour la CNT, la riposte n’en doit être que plus forte ! Une telle casse de la convention « 66 » n'est pas acceptable!  Même si nous ne nous contentons pas de ce qu’elle pouvait garantir ! L’attaque est violente. Dirigée contre les travailleur-ses du secteur santé-social, elle vise d’abord à casser les statuts et les droits acquis pour imposer la logique du seul profit. Ne nous laissons pas non plus faire par les directions syndicales réformistes qui ne défendent pas les travailleur-ses mais leurs propres intérêts. Au lendemain de la commission nationale paritaire de négociation de la CCN « 66 » du 2 juillet, la CFDT se félicitait d'obtenir une augmentation des salaires à l'embauche de 2,15%, pour une augmentation du pouvoir d'achat, si aveuglante à leurs yeux qu'ils en oublient de se battre pour le pouvoir de vivre. Mais depuis 1999, c'est de plus de 10% que le pouvoir d'achat a diminué pour les salarié-e-s de notre secteur...

Les rendez-vous sont nombreux (les infos détaillées et les nouvelles sont sur
http://touche.pas.a.la.66.free.fr ).

Organisons la lutte  pour la défense de nos droits ! Ce n'est que par la grève et l'action qu'on obtiendra satisfaction !


Pierre, syndicat CNT-SSEC 59/62

Notes à propos des sigles utilisés :

- IME : Institut Médico-Educatif
- Clubs de prévention : associations faisant du travail de rue dans certains quartiers pour le dynamiser, créer du lien entre les habitants, venir en aide aux populations migrantes, faire de la prévention sur multiples sujets.
- ESAT : Établissement et Services d'Aide par le Travail (anciennement CAT : Centre d'Aide par le Travail).
- FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs-ses.
- CAARRUD : Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues.
- FEGAPEI : Syndicat d’employeurs, au même titre que le SOP, ou le SNASEA. Ce sont des directeurs à la tête des différentes structures qui gèrent le budget et qui payent directement les salariés. L'argent venant de l'État (CPAM mais aussi DRASS, conseils généraux et régionaux...) est ainsi attribué en budget annuel (qui est revu à la baisse chaque année).
- Convention collective « 51 » : convention d'établissements privés hospitaliers, de soins, de cure, de garde...


Pour télécharger le tract au format pdf (1 page - 147 ko),
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REPRÉSENTATIVITÉ
ET STRATÉGIE SYNDICALE

I - MOTION DE SYNTHESE ADOPTEE AU 30ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT LES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE

La CNT se déclare fermement opposée aux « accords syndicaux » et leur traduction législative en août 2008 réformant la représentativité syndicale dans le secteur privé.

Elle invite ses syndicats à développer une critique et une dénonciation radicale de ces dispositions venant renforcer la cogestion patronat-Etat-syndicats. Elle mènera cette contestation avec d’autres syndicats si nécessaire. La CNT revendique le fait que les droits syndicaux ne soient liés ni aux résultats aux élections professionnelles, ni même à la participation à celles-ci.

1. Stratégie syndicale et représentativité

La CNT réaffirme que c’est la section syndicale et son syndicat d’appartenance qui sont les moteurs de l’action syndicale dans l’entreprise.

Dans le respect de ses pratiques et principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, les syndicats et sections syndicales cherchent à conserver ou à conquérir les droits syndicaux dans les lieux de travail.

Cela signifie que chaque syndicat ou section syndicale s’il estime que cela peut être utile à son développement cherche à obtenir la représentativité syndicale, dans le cadre des possibilités pratiques validées en congrès confédéral, tout en s’assurant que ses pratiques lui évitent de tomber dans le siège de la cogestion, ainsi que l’illusion qu’une réelle force syndicale puisse être issue d’une quelconque élection.

La participation à des élections ne peut se justifier que par le fait de vouloir protéger un camarade d’une répression exercée par l’employeur ou par la volonté de conserver et d’acquérir les droits que la CNT juge essentiels : panneau syndical, visite des locaux et services, organisation d’heures d’informations syndicales, appel à la grève, diffusion de tracts, etc.

Le fait de siéger dans les instances paritaires ou de cogestion ne peut en revanche être un motif de participation à des élections professionnelles. La CNT rappelle que la liberté des syndicats est également de ne pas se présenter aux élections professionnelles. La CNT ne limite pas sa lutte syndicale au cadre imposé par l’Etat et le patronat : elle rappelle que l’action directe collective et sans délégation de pouvoir reste la principale arme des travailleurs.

2. Le secteur privé

Actant de la réforme de la représentativité syndicale dans le secteur privé, la CNT adopte dans l’immédiat pour ce secteur les dispositions suivantes :

-  la CNT réaffirme sa position historique contre le principe des CE ;

-  la CNT, dans le cadre de la défense des travailleurs dans les entreprises, laisse le soin aux structures syndicales au plus près du terrain (sections syndicales, en cohésion impérative avec leur syndicat d’appartenance) et de l’UR d’organiser son action syndicale, y compris si ces structures jugent nécessaire de se présenter aux élections de CE ;

-  les syndicats de la CNT étudieront dans les mois à venir la pertinence (protection, capacités) de la désignation de « représentants de la section syndicale », telle que permise par les nouvelles dispositions législatives [ note du webmaster : pour en savoir plus à ce sujet, cliquer ici ] 

-  à l’égard du critère dit de « l’ancienneté » conditionnant l’émergence de section syndicale à une ancienneté du syndicat de plus de deux ans, les syndicats sont invités à fonder juridiquement dès que possible des syndicats d’industrie en vue de répondre au plus vite à ces exigences ; par défaut, la CNT pourra asseoir ses sections sur ses syndicats dits « interco » dont les statuts et intitulés légaux devraient dès lors permettre de couvrir le champ de syndicalisation (géographique et professionnel) le plus large et plus détaillé.

-  tout en rappelant la confiance nécessaire entre camarades de notre organisation, la CNT incite les syndicats à développer des pratiques en rupture avec le syndicalisme cogestionnaire et en accord avec les principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires telles que :

    • toute position d’un élu ou d’un délégué syndical doit être adoptée en lien avec la section syndicale et le syndicat ;

    • les élus doivent faire des compte-rendus de leurs réunions à leurs sections syndicales, syndicats et aux salariés de l’entreprise ;

    • les sections CNT sont invitées dans les négociations des protocoles électoraux à revendiquer la tenue des élections d’entreprise tous les deux ans, dispositif permettant une meilleure rotation des mandats électifs que les quatre ans prévus par la loi ;

    • les CCN inscriront systématiquement à leur ordre du jour un point sur les questions de stratégie syndicale en lien avec les réformes de la représentativité syndicale. Dès lors, les UR de la CNT, ou des fédérations, y exposeront de façon exhaustive les prises de décisions de ses syndicats afin qu’une analyse globale puisse être appréciée en vue d’éclairer le prochain congrès confédéral

- concernant l’acquisition de la représentativité de branche ou interprofessionnelle nationale, la CNT affirme son désintérêt total pour la recherche d’une légitimité quelconque tendant à l’amener à être ou devenir un interlocuteur permanent des négociations avec le patronat ou l’Etat.

- pour la compréhension de tous et toutes, une communication spécifique et argumentée quant à cette décision de congrès est publiée dans le "Combat syndicaliste" et adressée à l’ensemble des organisations syndicales avec lesquelles la CNT entretient des rapports de fraternité et de solidarité à l’échelle internationale.

3. Fonctions publiques

Aucun nouveau critère législatif n’étant adopté à l’heure de ce congrès, la CNT reste sur sa position de refus de participation aux instances paritaires et aux élections professionnelles dans les fonctions publiques. En cas de nouvelle loi sur ce sujet, la CNT décide d’analyser les nouveaux critères de représentativité syndicale dans un prochain congrès afin d’adapter sa position.

Dans l’attente de ce congrès, il est laissé la possibilité aux fédérations, sous contrôle des CCN, d’étudier la question de la participation aux élections si elles estiment que leurs droits syndicaux sont conditionnés par cette participation.

Texte de la motion au format pdf (2 pages - 66 ko).

II - A PROPOS DE LA REFORME DE LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE 

1) Le contexte politique de la réforme

Dès 2006, le gouvernement dominé par Villepin et Chirac décide de se mettre à la mode du « dialogue social » en mettant en place un agenda de négociation tripartite (État-syndicats-patronat) sur des thèmes choisis par le gouvernement. L’un d’eux est celui de la réforme de la représentativité des syndicats. Ceux-ci viennent de montrer, lors de ce qu’on a appelé de façon réductrice « le mouvement anti-CPE », qu’en suivant mollement la jeunesse mobilisée, ils peuvent contribuer à une mobilisation de masse. Pourtant, les protagonistes de l’UMP remplacés ensuite par le duo Sarko-Fillon les juge « trop faibles » et donc « trop nerveux ». En somme, malgré le faible nombre de syndiqués en France, une partie des syndicalistes sont encore trop militants et pas assez institutionnalisés au goût du gouvernement.

Des négociations sont alors engagées, marquées par une foire d’empoigne entre les syndicats qui veulent chacun mettre en avant une élection où il pense pouvoir gagner. Pour Solidaires (SUD), c’est les élections prud’homales et "Fonction publique". Pour FO, c’est la Sécu. Pour la CFTC, c’est l’activité à la base (!). Mais, finalement, la CGT et la CFDT vont coiffer tout ce petit monde sur le poteau en adoptant
courant 2008 une « position commune », signée avec le Medef et la CGPME, position qui va servir de base à la loi votée fin juillet. Après le scandale de l’UIMM (patronat de la métallurgie) qui a révélé les pratiques de corruption des associations patronales et la collusion avec certaines organisations de salariées, cette réforme, y compris dans son volet comptabilité, ne concerne pourtant que la représentativité des syndicats de salariés.

Le résultat est que les 5 « grands » (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) vont maintenant devoir prouver leur représentativité comme les autres et ne le seront plus automatiquement à tout moment et en tout lieu. En droit, nous sommes donc sur un pied d’égalité, même si dans les faits, il sera certainement toujours plus dur pour une section CNT de s’imposer. Pour les grosses ou les vieilles machine syndicales, l’heure est à l’inquiétude et pour certaines au regroupement : l'UNSA avec la CGC ? FO avec la CFTC ?  (pour la CGC, la réforme prévoit des dispositions spéciales pour que sa représentativité soit évaluée seulement à partir des collèges de cadres, comme le SNJ pour les journalistes)

Face à cette tentative d’institutionnaliser davantage les syndicats (en conditionnant leurs droits à leur résultats électoraux afin qu’ils se comportent d’avantage en représentants « responsables » qu’en militants actifs et afin de creuser davantage le fossé existant parfois entre eux et les autres travailleurs), la CNT, organisation anarcho-syndicaliste et syndicaliste révolutionnaire, était obligée de faire des choix difficiles. Au u congrès de Lille, en septembre 2008, tenant compte des lourdes difficultés actuelles du syndicalisme d’entreprise à s’implanter dans des entreprises de plus en plus morcelées par les montages financiers, et où la répression rend bien souvent nécessaire l’utilisation d’outils juridiques pour protéger les militants, les syndicats de la CNT ont décidé de s’accorder la possibilité dans le secteur privé de participer aux élections professionnelles dans le cas où la survie de leurs sections syndicales serait menacée. Ils soulignent cependant les dangers de l’électoralisme syndical et de la cogestion, et décident d’effectuer un suivi et un bilan régulier des expériences syndicales après cette réforme d’août 2008.

Afin d’adopter une stratégie efficace pour le développement de sections anarcho-syndicalistes dans le privé, il est nécessaire de s’approprier ce nouveau cadre institutionnel, puisqu’il s’agit d’un bouleversement majeur du droit syndical.

2) Le droit avant la réforme

En préambule, il peut être utile de rappeler qu’être « représentatif », pour une section syndicale CNT ne signifie pas quémander le respect du patron, ou autre pratique de cogestion servile. C’est avant tout la possibilité de nommer un ou plusieurs délégués syndicaux qu’on ne puisse licencier sans autorisation de l’inspection du travail, et ce qui permet d’avoir des droits syndicaux de base (affichage, heures de délégation, etc.) et de pouvoir négocier et signer des accords et donc d’obtenir des progrès sociaux, à condition d’établir un rapport de force réel, et de ne pas négocier dans le dos des salariés.

Avant la réforme, c’était plus simple. Cinq syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO, CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de représentativité  », c’est-à-dire qu’il pouvait nommer partout et à tout moment un délégué syndical, quand bien même celui-ci était tout seul, sans qu’on puisse contester sa représentativité. Les autres syndicats pouvaient également déclarer en lettre recommandé avec A/R une section syndicale dans une entreprise en désignant un délégué syndical mais avec le risque que cette désignation soit contestée devant le tribunal d’instance dans les quinze jours par les autres syndicats s’il y en avait et plus souvent par l’employeur. Pour ces syndicats devant faire leur preuve, comme la CNT, il leur fallait remplir les critères suivants, qui généralement se renforçaient les uns les autres, mais qui n’étaient pas cumulatifs : les effectifs, l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté du syndicat, l’attitude patriotique pendant l’occupation. Un autre critère non inscrit dans la loi, était de plus en plus pris en compte par les juges. C’est celui de l’audience, mesurée tous les 4 ans, dans les entreprises de plus de 11 salariés, par les résultats aux élections professionnelles : comité d’entreprise (CE) et délégués du personnel (DP), ou délégation unique du personnel (DUP) quand les deux sont fusionnés. C'est ce critère de l’audience, sur le mode de la démocratie politique représentative, qui devient aujourd'hui dans la réforme le critère déterminant pour l’obtention de la représentativité.


III - LE REPRESENTANT DE LA SECTION SYNDICALE

Dans la loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail », publiée au Journal officiel depuis le 20 août 2008 et refonde le droit syndical dans les entreprises du secteur privé, il est
un élément - le représentant de la section syndicale (RSS) - qui pour la CNT constitue une certaine forme d’avancée. En effet, avant, n’existait que le délégué syndical : il fallait clandestinement créer une section syndicale, s'assurer de remplir des critères de représentativité (activité, ancienneté et nombre d’adhérents notamment, tout ça à obtenir… clandestinement) et déclarer la section en étant très souvent attaqué devant le tribunal d'instance pour non-représentativité.

Maintenant, la CNT peut engager une action syndicale d’entreprise plus facilement en désignant un RSS et ainsi une section syndicale avec des droits de base (cf. annexes 2 et 3) sans qu'elle ait obtenu la représentativité proprement dite, mais en remplissant tout de même des critères restreints (cf. annexe 1).


Voici donc ici une fiche pratique juridique sur le nouveau droit d’implantation syndicale dans une entreprise du secteur privé et notamment le RSS. Vous trouverez à la fin cette fiche l’ensemble des articles du Code du travail mentionnés ainsi que des modèles de désignation de RSS.



EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008  
(CGT – CNT – FSU – SUD)



1) Appel intersyndical et régional CGT, CNT, FSU, SUD

2) Appel à une AG de bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs)



Mardi 7 octobre
:
journée d'action syndicale internationale pour un  travail décent.

Le travail est-il décent dans l'Education Nationale ?

 Le projet du ministre :

  moins d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours !

 

Dans un projet de société néolibéral toujours plus inégalitaire, le gouvernement actuel tente de mettre en place une école de la concurrence, qui tournerait le dos à la réussite de tous où les inégalités seraient d’autant moins acceptables qu’elles reposeraient sur les individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas « profité ».  à cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques : mépris affiché du Ministre envers les enseignants de maternelle en prétendant qu’ils ne feraient que changer les couches des plus petits, cérémonie des médailles après obtention du Bac, bilinguisme obligatoire ! En outre, le ministre veut briser le droit syndical sous prétexte d’irresponsabilité et surtout casser un système qui, malgré ses limites, a permis une élévation significative du niveau des élèves...

Il faut d'autres choix pour une politique éducative  REPONDANT AUX BESOINS SOCIAUX ET SCOLAIRES

 

Un budget 2009 à la hauteur des NECESSITES

La suppression de 13500 postes au budget 2009 (11200 en 2008) annonce une rentrée encore plus désastreuse l'année prochaine dans notre académie. Moins de titulaires, au statut malmené, mais des précaires plus nombreux aux situations chaque jour plus difficiles.

 

Des conditions de travail et d’étude améliorées

Qui peut croire que les élèves réussiront mieux dans des classes plus chargées, avec moins d'heures de cours et des enseignants moins formés ? Qui peut croire que les écoles, collèges et lycées fonctionneront mieux avec moins de personnels, administratifs, de vie scolaire, sociaux, de santé, de psychologie et d'orientation ? Le gouvernement ne cache plus ses intentions de supprimer définitivement la scolarisation des enfants de 2 ans en rejetant hypocritement la faute sur les Maires des communes. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si réduits que s’absenter est devenu un luxe soumis à suspicion de la part de l’Administration. Devront-ils renoncer aux arrêts maladie ? Pour répondre  au besoin de tous les élèves, des familles, de la société, il faut réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...

 

Le respect des missions du service public d’éducation

L'assouplissement de la carte scolaire remet en cause l'accès de tous aux mêmes conditions d'enseignement et a pour conséquence de mettre à mal la notion de mixité sociale dans les établissements ; «l’accompagnement éducatif » après 16 heures se substitue à des enseignements ou des activités d’ouverture dispensés sur le temps scolaire.

 

La  revalorisation de nos métiers et de nos salaires :

En 2008, la hausse des salaires prévue est inférieure à 0,8%, pour une inflation supérieure à 3 %. Le pouvoir d’achat des agents de l’Etat continue de se dégrader considérablement (-10 % depuis 2000 ; - 25 % depuis les années 80).

 

un débat sur les évolutions  du système éducatif pour la réussite de tous

 

Après l’instauration du socle commun et la réforme des programmes dans le primaire, le ministre veut  instaurer d’une part un lycée élitiste  renonçant  à la démocratisation de l’enseignement et d’autre part  l’Apprentissage renonçant  à la démocratisation Refusant tout véritable dialogue, il veut précipiter sa contre-réforme afin de réduire l'emploi. Son objectif : supprimer 160000 emplois publics dans les 4 années à venir, dont la moitié dans l'Éducation Nationale.

Ne laissons pas faire...

exigeons ensemble d'autres choix pour l'École.


Une version maquettée de ce tract d'appel à la grève
peut être téléchargée ici (format pdf - 1 page - 107 ko)

Manifestation interpro : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
Le secteur "éducation" partira à 14h30 de la place des Bleuets (à côté du rectorat) pour se joindre ensuite à la manif interpro.



A l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 7 octobre 2008, les personnels grévistes (syndiqués CGT, CNT, SNEP, SNES et non syndiqués) du collège Boris Vian de Lille-Fives, réunis en heure d’information syndicale, ont décidé d’appeler à la réunion d’une Assemblée Générale de Bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs).

- Pour rompre l’isolement de celles et ceux qui, dans les petites structures,  se mettent en grève et refusent de céder au fatalisme malgré la désinformation gouvernementale et médiatique.

- Pour imaginer ensemble des perspectives de luttes et préparer une mobilisation d’ampleur, reconductible et interpro car nous sommes conscient(e)s que la grève de 24 heures est un moment d’expression du malaise, un coup de gueule mais qu’elle ne suffira pas à faire reculer le gouvernement.


- Pour que les grèves ne passent pas inaperçues * car elles restent l’arme essentielle des salarié(e)s. L’AG doit être l’occasion de diffuser nos tracts dans la rue, de discuter  avec les parents d'élèves, mais aussi les passant(e)s salarié(e)s en activité, chômeurs, retraité(e)s qui subissent aussi les régressions sociales.


RDV à la mairie de quartier de Lille-Fives (2ème étage) à 10h
le matin du mardi 7 octobre 2008.


* « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »
Nicolas Sarkozy, 7 juillet 2008...


MANIFESTATION ANTI-FASCISTE
A LILLE LE 4 OCTOBRE 2008

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS !

Racisme d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler à sa réorganisation.

L’extrême droite régionale, nouant des contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier en crise (tensions entre les communautés flamande et wallonne) pour favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses, communautaires mais aussi sociales. Le FN Nord Pas-de-Calais a aussi effectué récemment un "toilettage interne" de manière à favoriser le courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.

C’est ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ». Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales d’extrême droite. Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie. « Terre Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple, d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la « soupe au cochon », action interdite dans plusieurs villes pour discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou musulmane.

C’est très prochainement dans le quartier de Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle. Le fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme, pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti égalitaire.

NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE !

Laisserons-nous s’installer et prospérer près de chez nous un véritable foyer d’extrême droite ?

Nous appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre toutes les mesures pour empêcher son développement.

MANIFESTATION SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 A LILLE
RDV à 14h30 - métro "Bois Blancs"

Comité de vigilance antifasciste

Signataires : Solidaires, Chiche !, Mrap Lille/Nord Pas-de-Calais, Ligue des droits de l’Homme , UL-CNT de Lille, Sud santé-sociaux 59/62, Sud étudiant-es, Scalp, Sud éducation, Alternative libertaire, Comité sans papiers 59, GDALE, Flamands Roses, NPA Lille, LCR, individu-es antifascistes...

Pour télécharger l'affiche appelant à la manif (format pdf - 763 ko),
cliquer ici.


CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT
DES 19, 20 ET 21 SEPT. 2008 A LILLE :

NON A LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE A "LA POSTE" !

Samedi 20 septembre 2008 à Lille, en marge du congrés confédéral de la CNT qui se tenait à Lille ce weekend-là, une soixantaine de militants ont investi la Poste principale de Lille et distribué des tracts relatifs à la répression dont est victime Serge, postier marseillais. Lire l'article paru dans "La Voix du Nord" le 21 septembre 2008.

La pétition de soutien à Serge peut être téléchargée en cliquant ici (2 pages - 74 ko - format pdf ).

Elle peut aussi être signée en ligne à cette adresse :
http://www.millebabords.org/spip.php?article9000 (les cadres permettant de remplir et de signer la pétition en ligne se trouvent dans le corps de l'article consacré à Serge, juste en dessous de deux documents à télécharger).

Plus d'informations sur le site confédéral de la CNT.


RENTREE SCOLAIRE 2008 :
DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES !

1) "Classes en luttes...", bulletin de la CNT-FTE (septembre 2008)
2) Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008)




"Classes en luttes...", bulletin de la fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation :

Le numéro de septembre 2008 est à télécharger à l'adresse suivante :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2253&var_mode=calcul

Le numéro est à agrandir en A3.

"Classes en lutte..." est diffusé par mail. Pour le recevoir automatiquement, écrivez à : fede-educ@cnt-f.org

Sommaire :

* La CNT c’est quoi ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2252

La CNT-FTE est un syndicat indépendant qui fonctionne sans subvention, uniquement avec les cotisations des adhérents. La CNT-FTE tourne en autogestion, tout est décidé en assemblées générales dans chaque syndicat, les mandats sont tournants et révocables à tout moment, il n’y a pas de permanents et tout travail est bénévole. Chaque syndicat appartient à une fédération. Nous appartenons à la fédération des (...)

* La rentrée sera chaude ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2251

Construisons la lutte ! L’année dernière a été riche en mouvements sociaux. Dans l’Éducation, tous les secteur s’y sont mis : à l’université contre la LRU (loi Pécresse) ; dans le second degré, contre la baisse des moyens, la suppression de postes, la disparition du BEP ; dans le primaire contre les multiples dispositifs Darcos qui annoncent
une nouvelle école encore plus sélective ; (...)

* Perspectives de rentrée et de luttes
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2250

La rentrée s’annonce difficile : soumission de la communauté universitaire, CNRS envoyé à l’équarrissage, généralisation de bacs pro 3 ans inadaptés aux besoins pédagogiques des élèves, perte de collègues, augmentation de la charge de travail, mise en place des programmes des années 20 dans le 1 er degré, stigmatisation des élèves en difficultés, fichage, répression pédagogique... et bien sûr, dans l’éducation (...)

* Entrez dans la lutte !
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2249

Cela ne vous aura sans doute pas échappé, vous entrez dans un métier qui, de la maternelle à l’université, est en train de subir un véritable plan social. Les faits les plus marquants sont bien sûr les dhiffres des suppressions de postes : 11 200 pour cette rentrée, et l’annonce de 1 3500 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2009. Derrière ces
chiffres, et sous couvert d’évolution démographique (...)

* Le numéro 20 de n’autre école est paru
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2248

Le numéro 20 de n’autre école est paru Son thème : Sciences et valeurs : quelles pratiques ? Alors que le gouvernement a transformé le débat sur l’école en champ de bataille idéologique, nous avons voulu consacrer ce numéro aux idéologies et aux valeurs. Celles qui façonnent l’éducation. Celles qui sont reproduites ou transformées par elle. Celles qui nous sont imposées. Et aussi celles dont nous (...)

* Non à la sélection des étudiant.e.s !!!
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2247

Vous entrez aujourd’hui à l’université et vous allez découvrir les conséquences de la loi dite « d’autonomie » des universités, ou LRU,contre laquelle se sont opposé(e)s une grande majorité la sélection des étudiants par le biais de pré-inscriptions et «d’orientation active». Cela signifie que les universités peuvent (...)

* Base élève : une victoire, oui mais...
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2246

Après le retrait des informations concernant la nationalité et l’origine cet automne, le gouvernement a annoncé la suppression des champs sociaux et éducatifs dans le fichier base élève. Celui- ci devrait aussi voir sa durée d’existence réduite, puisque dorénavant les données seraient effacées lors de la sortie de l’enfant de l’école primaire (ce qui n’était pas prévu au départ). (...)



Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008) :


L’école publique a besoin de la mobilisation de tous pour permettre la réussite de tous.

A cette rentrée, plus de 800 postes ont été supprimés dans l’académie de Lille, postes d’enseignants des collèges et lycées, postes d’administratifs aussi. Dans le primaire, rien n’est fait pour répondre à la croissance démographique.

C'est la mise en œuvre du choix politique de « moins d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours».

Le résultat de ces suppressions se fait sentir dès cette rentrée : des classes plus chargées, des enseignements mal ou pas assurés. En classes maternelles, l’accueil des élèves de 2 ans est de plus en plus problématique. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si réduits qu’il ne sera pas possible d’assurer les remplacements

Qui peut croire qu'on fera mieux réussir tous les élèves dans des classes plus chargées avec moins d'heures de cours et moins d'enseignants formés ?

Qui peut croire que les écoles, les collèges, les lycées fonctionneront mieux avec moins de personnels   administratifs,   de   vie   scolaire,   sociaux,   de   santé,   de   psychologie  ou d'orientation ?

A cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques.

La loi dite sur le service minimum a pour conséquence de reporter sur les communes et des personnels non qualifiés l’accueil des élèves du primaire et pas seulement les jours de grève !

L’aide aux élèves (accompagnement éducatif) est renvoyée hors du temps scolaire,  pour les seuls élèves volontaires, et après avoir supprimé des dispositifs d’aide individualisée qui existaient auparavant !

Toutes les mesures prises depuis l'élection de N.Sarkozy vont dans le même sens. Dans une société plus inégalitaire, une école de la concurrence, qui va tourner le dos à la réussite de tous, où les inégalités sont acceptables parce qu’elles reposent sur les individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas « profité ».

Et le ministre veut aller encore plus loin ! « J'ai proposé le non-remplacement de 13500 départs à la retraite » (X. Darcos,« Libération » du 9/7/2008)
 
Ce que nous voulons au contraire, c'est une école plus juste dans une société plus juste.

Il faut une politique éducative ambitieuse qui réponde aux besoins des élèves, de tous l es élèves, des familles, de la société ; il faut réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...

Ne laissons pas faire... Dès la rentrée, exigeons ensemble d'autres choix pour l'école.



ÉDUCATION :
PETITE HISTOIRE D'UNE ANNÉE DE LUTTES
(septembre 2007 - juin 2008)

Les vacances arrivent après une année de luttes, de résistances, de trahisons syndicales... L'institution scolaire cherche à dresser des bilans, des évaluations finales, et tout cela avec une notion de rentabilité à peine voilée. En tant que syndicalistes, il est certainement de notre rôle de faire le point sur cette année écoulée, mais avec une notion de lutte des classes tout à fait assumée.

Les universités - Les lycées professionnels - Les suppressions de postes - Le 1er degré - Les perspectives de rentrée...

Acte I : les universités

Dans la continuité des réformes, harmonisation européenne avec le système européen de transfert des crédits d'enseignements (ECTS) et réforme des LMD supprimant le DEUG), le gouvernement s'est fendu durant l'été 2007 d'un projet de loi visant à boucler le processus : la réforme LRU (loi relative aux « libertés et responsabilités des universités »).

Afin de privatiser sans le dire, la recherche l'État se désengage en partie du financement des universités. Elles devront donc rechercher leurs financements vers d'autres partenaires, en utilisant par exemple le mécénat d'entreprise. Ça tombe bien car cette loi comporte aussi un volet pour les institutions universitaires qui doit permettre de donner un rôle supplémentaire aux financeurs.

Déjà relais du pouvoir des pontes et des valeurs paternalistes, les conseils d'administration (CA) sont transformés par cette loi LRU : vote à la majorité absolue (et non plus aux deux tiers), fin du quorum d'une moitié d'élus nécessaires, voix prépondérante du président pour le partage des voix, concentrations des pouvoirs du CA (il décide des créations et suppressions de filières, gère la répartition des crédits, entre autres...) et sa composition est restreinte avec une proportion réduite d'étudiants et de salariés, pour faire la part belle aux « partenaires extérieurs » nommés par le président (représentants des collectivités locales et surtout du patronat).

Et voilà, la boucle est bouclée. L'État se désengage, les entreprises financent et ont un pouvoir de décision dans une institution de service public, alors qu’eux défendent forcément des intérêts privés.

Évidemment, les étudiants.e.s conscients des attaques précédentes et des dangers de cette loi, pour eux et les personnels, se sont vite mobilisé.e.s et organisé.e.s. Assemblées générales, diff’ de tracts, discussions à bâton rompu… et votes de la grève et du blocage dans certains endroits. En tout, plus d'une soixantaine de facs s'est battue tout au long du premier semestre. Un travail d'analyse, d'argumentation et de communication a été fait tout en structurant le mouvement en assemblée générale souveraine, en coordination nationale. Les manifestations ont réuni au moins autant de personnes que lors de la lutte contre le CPE. Quelle a été la réponse du gouvernement après l'accession de l'ancien ministre de l'Intérieur au pouvoir : la REPRESSION forcément. Charges des forces contre les manifestants, interpellations arbitraires, piquets de grève attaqués par les CRS comme à Nanterre, intrusions de la police de les facs comme à Rennes 2, violences de responsables universitaires contres des étudiants comme à Grenoble… Finalement, le pouvoir est passé en force, en espérant mettre à genoux toute résistance dans les milieux universitaires. Raté ! Ce n'est que partie remise. La mobilisation continue au sujet du découpage du CNRS et se poursuivra encore !

Acte II : les lycées professionnels

Depuis maintenant plusieurs années, la formation professionnelle publique subit une succession d'attaques. En 2001, c'est le PS qui a cédé aux demandes du MEDEF en créant le lycée des métiers. Finie l'indépendance pour les lycées qui sont labellisés. Les formations doivent alors être ouvertes en fonction du bassin local d'embauche (donc en fonction des besoins de en main d'œuvre bon marché des entreprises). Début octobre 2008, le ministère faisait ses annonces tonitruantes au sujet des LP. Fini le BEP qui se poursuit par un bac en 2 ans ; maintenant le ministère veut que les élèves n'aient le choix qu'entre un CA