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militants à la rubrique "Agenda".
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 | CALAIS : CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION (du 23 au 29 juin 2009) |
 | FETE DE L'ALIENATION (1er mai / 14 mai 2009) |
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 | RENTREE SCOLAIRE 2008 : DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES (29 août 2008) |
 | EDUCATION : PETITE HISTOIRE D'UNE ANNEE DE LUTTES (juin 2008) |
 | SOLIDARITE AVEC LES SANS-PAPIERS DU CRA DE VINCENNES (25 juin 08) |
 | EDUCATION : AU SUJET DE LA GREVE DU 10 JUIN 2008 |
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RETRAITES : TOUS ET TOUTES
EN GREVE LE 22 MAI 2008 ! |
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AGRESSIONS POLICIÈRES ET
FASCISTES LORS DE LA MANIFESTATION DU 15 MAI 2008 A LILLE |
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EDUCATION : DANS LA RUE ET
DANS L'ACTION LE 15 MAI, LE 22 MAI ET AU-DELA ! (mai 08) |
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MAI 68 : REPRISE DU TRAVAIL
AUX USINES "WONDER" |
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CD-ROM SUR MAI 68 |
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PETITES VIDEOS A L'OCCASION
DU 40ème ANNIVERSAIRE DE MAI 68 |
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SOUSCRIPTION POUR LE
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1er MAI
2008 : TOUTES ET TOUS DANS LA RUE ! |
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AVEC LES 7 DE DOUAI,
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VPC : MOBILISATION A LA
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UNIVERSITE DE LILLE 1 : LE
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TRAVAILLEURS SOCIAUX EN
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DROIT AU LOGEMENT POUR TOUS
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: SUPPRESSIONS DE POSTES, REMISE EN CAUSE DE LA LAICITE, FORMATION
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CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE
POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION
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Sommaire :
- Comptes-rendus de la manifestation du 27 juin
- Clip sur le camp No Border de Calais
- "Nomade", journal quotidien du camp
- Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation le 27 juin
- Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border
- Appel unitaire
Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org
Compte-rendus de la manifestation du 27 juin :
1) Vidéo de la manif : ici
2) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
- article
- photos
3) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale : ici
4) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) : ici
5) Nouvel Obs : ici
6) Compte rendu de la manif par le réseau "No border"
http://lille.indymedia.org/article16878.html
La
grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgré un dispositif
policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans
des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot.
Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp,
que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons
ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent
tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos
drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus
tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).
Aujourd’hui
nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à
chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de
notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège,
la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et
sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons
etc. etc.
Ce
fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la
manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce
sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à
choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous
allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché
de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait
celle de quelques maisons.
Arrivé-e-s
au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous
attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du
NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs
fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant
de l’eau.
Mais
l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un
dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp,
invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les
regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes
pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche
ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle
opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les
journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de
flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un
supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement
des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant
du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons
d’innofensifs "altermondialistes".
En
attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es
et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise
de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait
hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris...
7) Photos du réseau "No border" : ici
Clip pour annoncer le camp No Border de Calais :
http://www.dailymotion.com/video/x9o890_calais-no-border-camp-a-call-for-ac_news
"Nomade", journal quotidien du camp :
n° 4 - lundi 29 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero4_francais_internet.pdf
n° 3 - vendredi 26 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf
n° 2 - mercredi 24 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf
n° 1 - mardi 23 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf
Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation :

Affiche à télécharger au format pdf : cliquer ici.
Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border :
La version maquettée peut être téléchargée ici (2 pages - format pdf - 218 ko)
POUR DIRE NON À CE MONDE CAPITALISTE !
LA SOLIDARITÉ ET L’ENTRAIDE DOIVENT S’IMPOSER À CALAIS AVEC LES MIGRANT-ES !
Les camps No Border : un outil efficace pour dénoncer les aberrations du système de domination Nord-Sud
No
Border (« Sans Frontières ») lutte pour la liberté de circulation entre
les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de
contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen. Pour les
capitaux, les marchandises et les gros portefeuilles pas de problème,
pas de flicage démesuré. Pour les migrant-es si. C’est que l’État
français et les barons de l’économie taisent les véritables raisons de
ces afflux massifs de personnes désœuvrées. Sarkozy, en capitaliste
averti mais hypocrite, se donne comme excuse les passeurs qui profitent
sur le dos de la misère. Encore une fois « Petit Homme » essaye
d’endosser le costume de Zorro. Il feint de dénoncer l’exploitation
libérale des pays du Sud par les pays du Nord dont l’Europe. Le passeur
mafieux ne pèse pas lourd face à ces arguments :
D’abord, grâce
à une valeur monétaire euros-dollars dominante face à celle des pays du
Sud, les capitalistes du Nord dominent toujours depuis des décennies.
Ceux qui migrent faute de rémunération digne de ce nom ou par cessation
d’activité non désirée (chômage), ont vite fait le calcul en venant
jusqu’ici. On est à même de les comprendre.
Ensuite, par la
destruction des cultures vivrières en Afrique en faveur des cultures de
rente et d’exportation, ce qui est une autre aberration. Ce sont des
politiques imposées par l’Europe et les États-Unis pour profiter au
mieux des prix du café, du cacao, etc, et en retour leur vendre leur
blé. Résultat, des paysan-es sans terres sont contraint-es d’émigrer
pour survivre.
Il y a aussi les guerres impérialistes. Il faut
rappeler que la France est impliquée en Afghanistan. Pourquoi ? À cause
d’entreprises qui voudraient exploiter le gaz et autres richesses
minières dans une démocratie où c’est elles qui dirigeraient en fait.
Résultat, des gens qui n’ont rien demandé se trouvent obligés de fuir
ces massacres aveugles et terroristes (bombardements). Passons
évidemment sur l’Irak ou les guerres civiles en Afrique, financées et
armées par qui à on sait…
Enfin, autres grands problèmes, la
désertification, les pénuries d’eau, le changement climatique en somme.
Ce sont encore ceux du Sud qui trinquent. Encore une fois on leur
impose un mode de vie totalement en inadéquation avec les ressources et
surtout le bon sens. Plus d’ressources, pas d’travail. Pas d’travail,
pas d’nourriture. Pas d’nourriture, famine. Solution : l’émigration
avec toutes ses incertitudes et ses dangers. N’oublions pas que le
réchauffement climatique incombe aux pays les plus industrialisés, mais
ce sont toujours les pays du Sud qui en souffre le plus…
No Border dénonce aussi les politiques sécuritaires de la forteresse Europe
No
Border a aussi pour but de dénoncer le tout répressif de l’État
français vis-à-vis des migrant-es en situation difficile et précaire.
Son bras armé c’est évidemment la police et ses maudites prisons qu’il
a bon ton d’appeler « centres de rétention administrative ». Il faut
rappeler que le Sarkozy, avec sa loi, a rallongé le temps maximal de
rétention de douze à trente-deux jours ! Toujours dans ce cas de
figure, on ne compte plus les cas d’humiliations, de brimades et de
rafles arbitraires envers ces personnes victimes du système
capitaliste. Et que dire de la lutte incessante des sans-papiers pour
la reconnaissance de leurs droits !? L’État tient un double discours.
D’un côté il expulse des personnes qui veulent aller en Angleterre et
qui ne seront donc pas exploitables par le patronat français, et de
l’autre il s’arrange pour fermer les yeux sur les travailleurs
immigré-es qui, faute de statut légal, sont obligés d’accepter
n’importe quels salaires, horaires et conditions de travail ! Qui
travaille en plonge, sur les chantiers ou dans les ateliers ? Des
esclaves modernes si l’on peut s’exprimer ainsi. Voilà la réalité, et
c’est à vomir. Encore plus quand ceux qui dénoncent ces injustices sont
pris pour cible. Éh ouais, c’est 30 000 € d’amende pour qui aide les
sans-papiers (article L622-1 du CEDESA : « pour celui qui aura tenté de
faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un
étranger sur le territoire »). De qui s’moque t-on ? Justement, en ne
faisant rien pour des personnes livrées à elles-mêmes et ne dénonçant
pas les violences policières, on réveille un passé nauséabond de
l’histoire française !
No Border n’est en aucun cas un instrument de violence
Attention,
une incompréhension s’installe chez les citoyens, notamment ceux de
Calais. D’accord, ils n’ont pas choisi d’accueillir ce camp dans leur
ville. C’est pourquoi, face à ce projet, la police, les autorités et
les médias s’empressent de mener une campagne de désinformation visant
à discréditer ce projet solidaire en lui donnant une allure de
rassemblement de « casseurs ». Ces manœuvres pour jeter le trouble et
le discrédit sur un mouvement plus que louable est totalement abject.
L’agression commence par cet énorme dispositif policier avec escadrons
de CRS, flics en civil, etc. Ces personnes, comme à l’accoutumée, sont
promptes à obéir aveuglément. Leur but est évidemment d’empêcher la
tenue du camp et on s’en doute, casser du militant. Les habitant-es
n’ont rien à craindre des participant-es du camp No Border. La lutte
pour la défense des droits de l’Homme et la dignité humaine est
pacifiste. Dans ce camp se tiendra des ateliers-discussions, des
soirées d’information sur des sujets tels que « Migrations et
changements climatiques », « Frontex : l’agence européenne de contrôle
aux frontières », ou encore « Le droit d’asile ». Des projections de
films sur les pays d’origine des migrant-es de Calais donneront
l’occasion de mieux discuter avec les personnes concernées des raisons
de leur exil. En somme les condés pourront gagner à se cultiver !
Les
anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires de la CNT
se portent solidaires et se fédèrent à cette initiative citoyenne.
Initiative qui rejoint nos modes de pensées et d’actions :
- autogestion,
- dénonciation du capitalisme et de l’intimidation-répression d’État,
- solidarité internationale des travailleur-euses,
- lutte contre le développement de l’univers carcéral décliné sous toutes ces formes,
- libre circulation et installation des personnes,
- arrêt des interpellations, oppressions et répressions policières contre les immigré-es et militant-es.
Appel unitaire :
Nous
appelons à une manifestation transnationale à Calais le samedi 27 juin
2009. Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à
l'abolition des contrôles migratoires
Entre 800 et 1000 migrants
sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche,
subissant un acharnement policier constant.
Ces migrants sont
persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart
des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».
Les
sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on
estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et
combien de millions dans toute l'Europe ?
Tous les sans-papiers
sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être
exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.
Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.
Le
trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les
migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au
Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.
Nous
appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des
migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.
Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009
Rendez-vous samedi 27 juin 2009 à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés.
site web : http://calaisnoborder.eu.org
contact : contact@calaisnoborder.eu.org
Premiers signataires de l’appel au 11 juin 2009 :
ALTERNATIVE
LIBERTAIRE - ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE - BÜRENGRUPPE
PADERBORN (ALLEMAGNE) - CHICHE! LILLE - COMITÉ DES SANSPAPIERS 59 -
CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL (CNT) - COORDINATION DES GROUPES
ANARCHISTES - ELAF 81 - FÉDÉRATION ANARCHISTE - LES FLAMANDS ROSES -
GROUPE D'ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS - MARÉE NOIRE - MRAP
DUNKERQUE - NO-RACISM.NET - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE – RÉSEAU NO
BORDER UK - RESF / UCIJ 84 - SUD EDUCATION NORD PAS-DE-CALAIS - SUD
ÉTUDIANT-E LILLE - SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 - UNION REGIONALE
DES SYNDICATS CNT DU NORD PAS-DE-CALAIS - UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
NORD PAS-DE-CALAIS - FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ SOCIAUX - SGAD
ESTERRA - MÉMOIRE VIVE- AGIR POUR LA CITOYENNETÉ AU MAROC - ATTAC
ROUBAIX TOURCOING
Plateforme unitaire d’appel à la manifestation du 27 juin à Calais :
Liberté de circulation et droit d'installation pour toutes et pour tous
Pour les droits des migrants
Contre le délit de solidarité :
Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !
Régularisation de tous les sans papiers !
- nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
- nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
- nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
-
nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines,
complices de l' Europe forteresse de Schengen,
- Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
- nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.
FETE DE L'ALIENATION
du 1er au 14 mai 2009 |
Tous les 1ers mai, c'est... la fête du travail !
Alors
que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de
plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur
positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...
Plusieurs
association, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions
sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale.
L'objectif est de questionner l'idéologie du travail. : souffrances au
boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s
et sans-papiers, confiscation du temps, perte de nos autonomies au
profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société
indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes
d'auto-aliénation (management, développement personnel), l'exploitation
des ressources naturelles au profit de nos petites gueules...
Vendredi 1er mai
Manifestation
Rendez-vous à Lile : 10h30 - porte de Paris.
8ème salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras - quartier des Arts - de 10h à 21h
plus de renseignements : www.coleresdupresent.com
Dimanche 3 mai - 20h
PROJECTION - DEBAT
Soirée "Soyons nos propres bourreaux"
"Violence des échanges en milieu tempéré"
de Jean-Marc Moutout (France, 2004, 1h39)
A
25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand
cabinet de consultants en entreprise. Sa première mission, qu'il aborde
avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d'une
usine par un grand groupe.
Ses premiers rapports sont
convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie de
nouvelles responsabilités Dès lors, Philippe doit se convaincre
du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont
il prépare le licenciement.
Séance suivie d'une discussion avec Thomas de Chiche ! sur le management et la soumission volontaire
Soirée
organisée par Chiche ! http://chichelille.free.fr Cinéma l'Univers - 16
rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes- accueil dès
19h30 - petite restauration - prix libre
Mardi 5 mai - 20h
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"
"Femmes précaires"
Documentaire de Marcel Trillat (France, 2005, 1h20)
Ce
documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq
femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC. A
la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par
dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à
la misère.
Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue
Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Cinéma
l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Mercredi 6 mai - 20h
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"
"Les Lip, l'imagination au pouvoir"
De Christian Rouaud (France, 2007, 1h58)
"Les
Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la
plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à
Besançon.
Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte
incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en
France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la
démocratie directe et l’imagination à incandescence.
Séance
suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et
Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : «
critique et remise en question du salariat ».
Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org
Cinéma
l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Jeudi 7 mai - 20h
DEBAT - PROJECTION
Soirée " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"
Histoire
de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les
années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits
et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables
… aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du
métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces
dernières années.
Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.
Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)
infos : ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Le tract annonçant cette soirée peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 1 page - 2,4 Mo).
Cinéma
l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Vendredi 8 mai - de 14h à 18h
ZONE D’AUTONOMIE, DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES
Travail
et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus
faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui,
ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !
Ateliers en
plein air : atelier réparation de vélos, création d’affiches et
collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse,
portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et
don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie,
mais c'est gratuit)...
Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Place Richebé Métro République à Lille
Lundi 11 mai - 20h
PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre" - documentaire
Printemps
2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations
et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».
Deux
mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour
discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés,
syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux
premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.
En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
Soirée
organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre –
idees.a.coudre@gmail.com Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix
(M° Eurotéléport)
Mercredi 13 mai - 20h30
PRESENTATION – DISCUSSION
Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.
Comment
poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non
mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques
éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux
issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des
inégalités de traitement en milieu éducatif.
Avec Sandie
Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des
Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de
Lille 1, 2005.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
Jeudi 14 mai - 20h30
PRÉSENTATION -DISCUSSION
"Travail du sexe" disent-ils ?
Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.
A
partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées
émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des
pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent
mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme
et construction de genre (LGBT ou non).
Avec Jessy Cormont,
auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs
mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines,
hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission
européennes, 2008.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
Vidéos sur le 1er mai :
1) appel international de la CNT pour un 1er mai de lutte de classe
2) 1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !
Tract, appel et communiqué pour le 1er mai :
L'annonce de la manifestation du 1er mai à Lille, suivi de l'appel international de la CNT, peut être téléchargée ici (format pdf - 2 pages - 226 ko).
Licencié-e-s, sous payé-e-s, précarisé-e-s...
Y EN A ASSEZ ! |
On s’y met vraiment pour de bon QUAND ?!
Même
massives, les journées d'action éparpillées dans l'année (revendication
après revendication, région après région, secteur après secteur,
entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas
grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement
radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots
d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le
patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de
croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par
l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de
salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils
d’administration et comités d’entreprise. Par l’action,
réapproprions-nous les débats et notre outil de production.
Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !
Nous
pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l'a vu avec la lutte du
peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l'économie,
nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l'État
et du patronat. C'est ce que permet la grève générale reconductible.
Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre
en place une véritable solidarité.
Comment ?
Nous devons dès aujourd'hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG *
dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les
décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un
actionnaire qui ne produit rien !).
OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.
* Les AG
(assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif
car elles permettent à tous et toutes de s'exprimer et de prendre acte
collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière
horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou
salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance
de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L'AG est
souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent
primer, non des décisions venues d'ailleurs (de directions syndicales
ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non
syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l'on est
mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser
l'AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions
prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S'il y a besoin
d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs.
Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la
délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils
ont dit ou signé.
Ho hisse !
Une
grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la
plupart des organisations syndicales appelleront à la grève
reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons !
Que les plus motivé-e-s d'entre nous montrent le chemin car après les
licenciements il est malheureusement souvent trop tard ! NOUS N’AVONS
RIEN, PRENONS TOUT !
UL-CNT de Lille
Ce tract peut être téléchargé ici (2 pages - format pdf - 230 ko).
Rappels sur le droit de grève :
lire ci-dessous
Vidéo :
1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !
Assemblée générale interprofessionnelle :
POUR ÉCHANGER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE LA RIPOSTE !
En
tant que travailleurs/ses, chômeurs/ses, étudiant-e-s ou retraité-e-s,
nous subissons de nombreuses attaques gouvernementales et patronales et
constatons que la stratégie adoptée par les intersyndicales nationales
n’est pas suffisante pour faire aboutir nos revendications.
Ainsi
proposer uniquement le 1er mai comme journée de manifestation ne risque
pas d’enclencher une riposte à la hauteur des enjeux. De plus, il
s’agit d’une unité de façade qui ne reflète pas les luttes en cours et
ne permet pas de les faire converger. Les sections syndicales plus
revendicatives se retrouvent otages des syndicats les plus timorés.
Il
faut parvenir à se réunir et à échanger pour casser ces isolements, et
donc créer un réseau unitaire, impliquant les syndiqué-e-s et non
syndiqué-e-s, et capable de porter des initiatives et des
revendications communes.
Les outils « classiques » d’échanges et
de mobilisation semblent insuffisants face au morcellement des luttes.
Nous nous retrouvons souvent isolés dans nos secteurs. Au mieux,
certains de nos secteurs peuvent être mobilisés mais subissent aussi un
isolement par rapport aux autres luttes du monde du travail.
Jeudi 16 avril 2009 à 18h à l’Université de Lille 3
salle A2 106 (rendez-vous à 17h45 dans le hall A)
Villeneuve d’Ascq, Métro Pont de bois
Trois
tracts d'appel avec chacun une "accroche" différente selon le public
visé (universités / fonction publique / secteur privé) peuvent être
téléchargés ici : http://www.cnt-f.org/spip.php?article1030
EDUCATION :
REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE LE 15 AVRIL A LILLE |
Personnels
précaires de vie scolaire de la communauté urbaine lilloise (AED, AP,
AVSI, AVSco, AVS, EVS, Médiateurs/rices de la réussite scolaire...
recrutées en contrat d’assistant-es d’éducation, en contrat d’avenir ou
en CAE),
NOUS NE SOMMES PAS CORVÉABLES À MERCI, NOUS AVONS DES DROITS !!!
Or, trop souvent nous constatons :
- un allongement de notre temps de travail au nom de l’annualisation,
- des modifications imposées de nos emplois du temps d’une semaine sur l’autre,
- des retards de paiement de nos salaires,
- le non respect de nos temps de pause,
- des entraves à notre droit à la formation,
- des heures supplémentaires (imposées le plus souvent) non payées,
- un véritable chantage au renouvellement de contrat pour nous faire taire,
- une remise en cause de nos droits syndicaux (droit de grève,
participation aux réunions d’information syndicale...),
- etc.
Réunion d’information, de débat et d’organisation de la lutte mercredi 15 avril à partir de 17h au local "Solidaires", 84 rue de Cambrai, Lille, M° porte de Valenciennes
A l’appel du réseau Nord Pas de Calais contre la précarité dans l’éducation nationale* soutenu par (premiers signataires) : CNT, SUD éducation...
Tract à télécharger ici (1 page - format pdf - 165 ko).
* Le
réseau Nord pas de Calais contre la précarité est ouvert à tout
salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat
désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en
ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes
les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau
est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais
présente, l’idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des
initiatives du réseau s’inscrit dans la lutte contre les attaques du
gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es,
intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit
contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation
généralisée des droits sociaux.
TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 19 MARS... ET APRES !? |
Grève générale jeudi 19 mars et après... partout où les conditions de la grève reconductible seront réunies !
| 
|
Vidéo du cortège CNT lors des manifestations organisées à Paris et à
Lille à l'occasion de la grève générale du 19 mars 2009. N'attendons
pas le 1er mai pour organiser la suite. A la base et dans l'unité, construisons la grève générale reconductible
!
Chômage, misère, précarité... ça suffit !
Sarkozy,
ses copains, tous les politicienNEs, Parisot, touTEs les patronNEs,
veulent faire croire qu’ils ont, qu’ils sont, la clé de la crise.
Qui bosse ? C’est toi !
Qui produit les richesses ? C’est toi.
Qui engraisse patronNEs, actionnaires, rentierEs, vampires financiers aux dents longues ? C’est toi.
Qui peine pour ses impôts ? Pour les taxes sur tout ?
Qui finance bouclier fiscal, cadeaux aux patronNEs, milliards aux banques ?
Mais qui regarde à ses achats ?
Qui tire la langue en fin de mois ?
Qui tire un trait sur son avenir ? Sur celui de ses enfants ?
C’est toi… C’est nous… Jamais eux...
Et « eux », pendant ce temps-là…
Leur
argent domine le monde. « Ils/elles » l’accumulent par les profits
tirés de ton travail. « Ils/elles » le jouent par millions en bourse. «
Ils/elles » s’en engraissent. Eux/elles, les exploiteurSEs, les
parasites, les petitEs chefs, les grandEs chefs, les notables, les
édiles, les hiérarques, les dirigeantEs de tous bords et de tous poils
du fruit de ton travail. Leur argent ? TON ARGENT !
Et toi, pendant ce temps-là…
Pour eux temps libre, voyages, culture, produits de qualité, santé à portée de chéquier, rollex, consommation outrancière.
Et
pour toi, chômage, temps partiel, baisse de salaire, dépression,
licenciement, location au proprio, produits « bon» marché bourrés de
graisses et de sucres ?
Toi,
tu es soumisE au contrôle permanent, du/de la patronNE, de la police,
de la « justice », de la sécu, de la vidéosurveillance, des fichiers
informatisés, des empreintes génétiques, des lois anti-tout…
Toi, ton avenir promis, c’est pas la croisière avec Bolloré ou le ski à Megève.
Toi,
ton avenir promis, c’est la grande famille des sans : sans-logis,
sans-papier, sans-toit, sans-travail, sans-soin, sans droit…
Quelques revendications :
- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à
1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de
300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les
salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les
travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de « cotisation retraite »…
* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les
hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la
répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.
TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 19 MARS 2009 !
rendez-vous porte de Paris à Lille dès 14h
En
ces temps de grève générale (et de sa nécessaire et possible
reconduction), il n’est pas inutile de faire quelques rappels sur le
droit de grève...
1) Le droit de grève dans le privé
En dépit des attaques incessantes dont il fait l’objet, le droit de
grève demeure encore un droit constitutionnel, car inscrit dans le bloc
de constitutionnalité formé, entre autre, par le préambule de la
constitution de 1946.
La grève se définit comme une cessation collective et concertée du
travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la
grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont
exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins
deux personnes de l’entreprise. S’il s’agit d’un mouvement dont les
revendications vont au-delà du cadre de l’entreprise, on peut être le
seul de son entreprise à se déclarer gréviste car on répond alors à un
mot d’ordre de grève national et interprofessionnel.
La grève est donc un droit individuel, mais exercé collectivement, et
qui, en principe, se passe des syndicats (qu’ils aient été jugés
représentatifs ou pas) ; ces derniers n’ont pas de rôle exclusif dans
le déclenchement d’une grève, mais dans la pratique, il est fréquent
que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.
Il n’existe aucun préavis légal dans le secteur privé (sauf exception - cf. ci-dessous). Les grévistes
peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de
leurs revendications (il est important de le mettre au courant pour
éviter que le mouvement ne soit qualifié de mouvement illicite et non
de grève). Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps
(heures, jours, semaines). Elle cesse lorsque l’ensemble des
revendications ont été satisfaites. Enfin, une convention collective ne
peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut
avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés
l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la
loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de
cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).
Dans le cas des entreprises privées
chargées d’une mission de service public (ou d’intérêt général), le
Code du travail impose un préavis motivé de cinq jours francs avant tout
déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations
syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la
grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une
faute. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du Code du
travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève.
D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence
entre les salariés qui sont à la production, ou qui sont en contact du
public, et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise
(les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).
L’exercice du droit de grève portant sur des revendications, ces dernières peuvent prendre différentes formes :
les
revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre
de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites,
etc.) ;
les
grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect
politique et un aspect professionnel ; par exemple, grève contre la
politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En
revanche, sont considérées comme illicites les mouvements qui revêtent
un caractère purement politique sans rapport avec des questions d’ordre
professionnel ;
les
grèves de solidarité (mouvements consistant, pour certains salariés, à
faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont
licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif
et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.
2) Le droit de grève dans le public
La loi du 31 juillet 1963 et insérée à l’article L.2512-2 du Code du
travail, a réglementé l’exercice du droit de grève dans la fonction
publique territoriale et d’État. Ainsi, le dépôt d’un préavis de cinq
jours francs, avant la grève, est obligatoire afin d’amener les parties
à discuter et tenter, au mieux, durant ce délai, de se concerter. Le
préavis est déposé par une ou plusieurs OSR (organisation syndicale
représentative).
En pratique, les délégués syndicaux ou du personnel savent si des
préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de
grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des
personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des
syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la
grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites
pression sur les délégués syndicaux et leurs instances.
À la SNCF, à la RATP, ou encore pour les écoles maternelles et
élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le « service minimum »
(dont on a vu l’efficacité à la gare de Paris Saint-Lazare récemment…),
tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations
préalables ». Dans l’éducation (1er degré), la procédure restreint le
droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009) ; en effet, la ou les
organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité
administrative les motifs qui pourraient les conduire à envisager un
préavis de grève. L’autorité administrative est tenue de réunir, dans
un délai maximal de trois jours, la ou les organisations syndicales
représentatives ayant procédé à cette notification. Si les négociations
échouent, un préavis légal de grève (de cinq jours francs) doit être
déposé, au plus tôt, à l’issue des huit jours francs de négociations.
D’autre part, le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes
motifs que le précédent, et avant que celui-ci ne soit arrivé à
échéance (« préavis glissant »), est désormais interdit pour les
enseignants du 1er degré. L’enseignant, lui, toujours en lien avec
cette loi sur le service d’accueil minimum des élèves du 1er degré,
doit déclarer à son inspecteur de circonscription quarante-huit heures
avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y
prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire
grève). L’enseignant, qui fait cette déclaration d’intention sur la
base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du Code du
travail), ne se déclare qu’une fois au début de la grève, quelque soit
sa durée (la loi du 21/08/08 ne pose donc pas d’obstacle à une grève
reconductible).
GREVE GENERALE AUX ANTILLES....
ET ICI, C'EST POUR QUAND ?! |
Les Antillais nous montrent la marche à suivre.
Et ici, la grève générale c’est pour quand ?!
Les travailleurs et les travailleuses seront-ils une fois de plus les dindons de cette crise du capitalisme ?
Sarkozy,
en bon politicien aguerri, te ment lorsqu’il annonce que le plan de
sauvetage des banques ne se fera pas sur ton dos, en l’occurrence tes
impôts. Pose-toi déjà cette question : avec quelles richesses les
a-t-il aidées à se refaire peau neuve ? Ta sueur… Et c’est toujours ta
sueur qui est venue engraisser encore plus la panse des possédants
grâce à ce cher « bouclier fiscal ». Il aura beau te dire que tout ça
sert à remettre en route la machine, à accorder des prêts à ton
entreprise (excuse-moi, à celle du propriétaire du capital, en
l’occurrence celui qui nous domine tous, le patron) et relancer la
consommation, etc. Que dalle ! Tu trimeras toujours à te bousiller la
santé pour une bouchée de pain afin de grossir la marge coût de
production-prix de vente. Et ce jusqu’à une probable délocalisation ou
restructuration de « ta boîte ». C’est le marché qui veut ça, on te
répète. Les militants de la CNT te disent que c’est ton exploitation
(travaillez plus vite pour produire plus…) qui nourrit cette jungle
capitaliste.
L’argent
domine le monde, c’est vrai. Mais qui le fait tourner en fin de compte
? Pas des actionnaires ni des banquiers jouant des millions en bourse.
Encore moins des énarques vivant grassement en te taxant. Et sûrement
pas un patronat et des petits chefs avides de promotion sociale. C’est
la valeur ajoutée créée par ton seul travail ! Imagine ne serait-ce
qu’un instant la grève des travailleurs de l’usine, du transport, des
chantiers, de la mer, de tous ceux qui fabriquent en prenant les plus
gros risques et pour presque pas un sou. Tu comprends facilement qu’une
minorité de capitalistes soit traitée de parasites et d’exploiteurs. « Vas-t-en faire tourner la baraque à toi tout seul !
», tu dirais à ton patron en rigolant… L’économie est le nerf de la
guerre : les travailleuses et les travailleurs ne savent pas tous
qu’ils en sont le moteur et non les vulgaires rouages ou les simples
maillons d’une chaîne de montage !
Alors
oui ! Il y a un « sacrifice » à faire : la cessation de travail. Mais
quel sacrifice ! En pensant à celui que tu dois ou devras fournir en
étant sommé d’accepter chômage partiel et baisse de salaire,
portes d’entrée pour les licenciements futurs, il n’y a pas photo ! Le
confort matériel (maisons individuelles, etc.), le temps libre à passer
à voyager, se cultiver, spéculer, cela fait belle lurette que la classe
dominante en profite. À qui les produits de qualité, la santé à portée
de chéquier, le bonheur de jouir de la vie et une consommation
outrancière ? : la classe bourgeoise. À qui les miettes, le chômage, la
dépression, l’alcool, la location au proprio, les produits « bon»
marché bourrés de graisses et de sucres ? Et l’inflation sur les
produits de première nécessité, qui en subit le plus les conséquences ?
Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique ont bien compris qu’une
« inflation sur les salaires » ne tombera jamais du ciel. Mais ils ont
compris que seule la lutte paie. C’est pourquoi nous devons suivre leur
exemple !
Ne
laissons pas une fois de plus reposer cette crise sur le dos des
travailleurs. Les problèmes de la propriété privée des moyens de
production et de la répartition inégalitaire des richesses créées se
posent avec on ne peut plus d’acuité. Seule une grève générale
illimitée et expropriatrice peut générer un rétablissement de la
balance. D’où naîtra un mode de production et de consommation nouveau
pour une planète à bout de souffle. Toi et tes camarades avez la
meilleure arme : la grève ; avec, comme but, le travail réalisé de
manière autogestionnaire, partagé et sans division hiérarchique.
La grève générale : pour qui, pour quoi, comment ?
La
CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale
interprofessionnelle et reconductible. Car c’est de cette manière que
les grandes conquêtes sociales ont toujours été obtenues. Que ce soit
pendant les mouvements de 2003 sur les retraites ou les innombrables
manifestations de secteur, la confédération travaille à l’unification
des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces
appels partent d’un triple constat : l’échec des grèves sectorielles
éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de
l’État et du patronat sur les droits des travailleurs, l’impasse
dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui
accentuées par la crise financière devenue économique et sociale.
Pour
ces raisons, la CNT estime qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt à
la dégradation sociale et de renverser le rapport de force en notre
faveur. L’enjeu central d’une grève générale de ce type est de
permettre le retour à une situation de droits collectifs des
travailleurs, d’en gagner de nouveaux et ainsi d’arrêter de se faire
plumer continuellement. Soyons en position de force au niveau des
branches d’activité pour nous imposer face à l’arrogance de l’État et
de l’avidité patronale. Construisons une grève générale d’où naîtront
des liens interprofessionnels forts qui reconstitueront le tissu et le
lien social laminés par la violence du capitalisme. Une grève générale
qui opposera la solution collective et la solidarité de classe aux
échappatoires individualistes, à la méritocratie et au chacun pour soi.
Une grève générale qui remettra en cause les fondements inégalitaires,
liberticides et immoraux du système de classes sociales. Une grève
générale qui instituera des pratiques allant dans le sens de la
satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns. Qui
privilégiera la redistribution plutôt que l’accumulation et la
concentration des richesses. Qui poussera à l’auto-organisation,
l’autogestion et au développement des libertés plutôt qu’à la
hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire. Une grève
générale interprofessionnelle fondée sur des assemblées rassemblant
travailleurs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public
et du privé, et qui sera expropriatrice. Qui sera l’occasion de
confronter nos revendications catégorielles, de voir en quoi elles nous
concernent toutes et tous (comme l’éducation, la santé, les transports,
etc.). Et qui permettra surtout d’élaborer un projet de société
communiste libertaire et de le mettre en pratique. La soumission, c’est
d’ingurgiter les valeurs bourgeoises véhiculées par la télévision, de
dire que la pauvreté est une fatalité... En somme de ne rien faire de
manière concrète et rationnelle pour le bonheur de tout un chacun.
La
CNT est sûre que seuls les luttes sociales et le rapport de force sont
efficaces pour obtenir satisfaction. Nous n’attendons rien de tel ou
tel parti, de telle ou telle élection, ramassis d’hypocrisie, de
corruption et de luttes pour le pouvoir personnel. Personne n’est en
droit de parler et de décider pour nous. Il ne doit exister que des
meneurs circonstanciels, mais au grand jamais de chefs permanents !
Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales réalisées
dans un cadre unitaire et sans compromis sont porteuses d’espoir face à
l’exploitation sur les lieux de travail. La mobilisation locale,
régionale et ainsi de suite sur des sujets tels que les retraites, la
santé, le logement ou les services publics sont le ciment d’une
construction anticapitaliste concrète à l’instar des coopératives de
production, des conseils de travailleurs, des bourses du travail et
autres services d’entraide. C’est toujours la société civile qui a fait
l’Histoire, les militants de la CNT le savent depuis belle lurette !
L’État et le patronat aussi, c’est pourquoi la répression antisyndicale
a toujours été cruelle et tenace !
Tous et toutes en grève le 19 mars et après !
Les
salariés, les sans-travail, les retraités, les sans-papiers, les
étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que les organisations
syndicales réformistes déjeunent à l’Élysée, les licenciements se
multiplient dans la région : 3 490 dans le secteur automobile, 1 356
dans la VPC à La Redoute et aux 3 Suisses à Roubaix, 630 dans
l’Education académique ; 1 500 dans les hôpitaux publics. Et ce n’est
qu’un début !
La
facture est lourde et le peuple en a marre ! Marre de ces banquiers et
de ces dirigeants qui étalent leur vie de luxe avec arrogance et
mépris. Marre de payer les pots cassés pour tous ces propriétaires !
Assez, c’en est trop pour nos dos voûtés, nos mains usées et nos
méninges surmenées ! Nous étions des millions le 29 janvier dernier
pour dire non à cette politique de nantis. Parce que nous sommes forts,
il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour nous imposer comme
le fait la population en Guadeloupe et en Martinique. Devant deux
journalistes bien choisis, Sarkozy, dans son allocution télévisée du 5
février dernier, l’a même avoué : « les gens se révolteront et ils auront raison… ». La grève générale, c’est maintenant !
UL-CNT de Lille
Le 19 février 2009
Le tract (2 pages - format pdf - 66 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.
TRAVAIL SOCIAL :
DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 |
Travailleurs
sociaux en formation, salariés des centres de formation, tous ensemble
pour la défense de la convention collective 66 !
Le
nouveau projet patronal de refonte de la CC 66 a été présenté le 5
décembre 2008. Ce projet s’inscrit parfaitement dans une politique
d’appauvrissement et de démantèlement du secteur social :
individualisation de la rémunération, introduction du salaire au
mérite, perte des congés trimestrielles, recul sur l’indemnité de
départ à la retraite, suppression su paiement des trois jours de
carence en cas de maladie, la référence aux 35h disparaît, pénalisation
ds temps partiels, progression de l’ancienneté limitée à 15 ans au
rythme de 1%/an (dévalorisation d’environ 1000 euros après 30 ans
d’activité). Pour les patrons, il s’agit bien de réduire le coût du
travail tout en nous faisant travailler plus longtemps, de diviser les
salariés et bannir la solidarité : la logique de profit agrandit encore
son nid.
Le
mouvement se construit depuis longtemps, les travailleurs sociaux se
mobilisent fortement. Le projet patronal n’est pas acceptable. Retrait
immédiat du projet, un recul social ne doit pas être négocié !
Jusqu’au
30 janvier, seule la direction de la CFDT était d’accord pour
participer aux commissions nationales paritaires de négociation. A ce
jour, les cinq directions syndicales « représentatives » (CFE-CGC,
CFDT, CGT, FO, CFTC) sont prêtes à détruire des acquis sociaux, ceux
des salariés, qui avaient été durement gagnées par des luttes. Qui ces
syndicats représentent ils, alors que la majorité des salariés refuse
de niveler leurs conditions de travail vers le bas ? Toute négociation
en l’état actuel ne peut qu’entraîner une perte de droits !
Il
est urgent de se mobiliser massivement, c’est maintenant que tout se
joue. Cette attaque de la CC 66 est à inscrire dans une logique de
précarisation globale menée par les gouvernements et le patronat. Le
fossé continue de se creuser entre les bas salaires et ceux des
responsables hiérarchiques. N’oublions pas la casse de l’éducation
nationale, les licenciements massifs et le chômage partiel en
métallurgie, dans la VPC , l’automobile…En Martinique et en Guadeloupe,
une grève générale est en cours pour l’amélioration de leurs conditions
de vie…
AG des travailleurs sociaux en formation et des salariés des centres de formation
lundi 16 février à 17h30
à l’ISL, 83 boulevard Vauban, salle 2 du bâtiment C, Lille.
Grève et manifestation jeudi 19
février à
Lille
(rendez-vous à 14h sur la
Grand' place).
Appel a la grève et manifestation le 19 février, date de la prochaine CNPN :
- Collectif permanent des travailleurs sociaux en formation du Nord Pas-de-Calais
http://collectif-permanent.over-blog.com
- Comité national de défense et d'amélioration de la CCN 66
http://Touche.pas.a.la.66.free.fr
Tract de la fédé CNT santé-social : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-fede-conv66-0209.pdf
| APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES |
Communiqué
de l’espace de convergence intersyndical issu de l’appel de
syndicalistes du Nord-Pas-de-Calais, réuni en Assemblée Générale le 11
février 2009 à Lille :
Les salariés, chômeurs, retraités,
étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que le gouvernement consulte
les organisations syndicales, les licenciements et suppressions
d’emplois se multiplient.
3490 suppressions d’emplois dans le secteur automobiles pour 16 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ;
1356
suppressions d’emplois dans le secteur de la vente par correspondance
dans les seules entreprises de La Redoute et 3 Suisses à Roubaix sur
les 2600 sur le plan national ;
1000 suppressions d’emplois de professeurs dans l’académie sur les 13500 au niveau national ;
1500 suppressions de contrats et de postes dans les hôpitaux publics de la région sur les 20.000 au niveau national.
Pendant
que le gouvernement dilapide des centaines de Milliards d’euros pour
les Banques et les grandes entreprises, il n’y a pas un centime pour
les services publics et les besoins de la population. Dans le public
comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions
de postes et de licenciements qui sont annoncés.
Ce n’est pas à la population de payer la crise !
Nous
étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du
gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut, tous ensemble,
continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la
population en Guadeloupe et en Martinique.
Contre les
licenciements, pour l’indemnisation du chômage partiel à 100%, contre
la précarité, pour la défense du service public et l’arrêt des
suppressions d’emplois publics, pour la défense des retraites, de la
santé et de la protection sociale, pour le relèvements de 300€ des
salaires et de tous les minimas sociaux, …
… Sans attendre le 19
mars, nous appelons à faire converger les luttes professionnelles, à
soutenir et à participer aux manifestations :
- Le 16 février à 14h30, Porte de Paris à Lille, à l’appel des salariés et étudiants de l’Education Nationale ;
-
Le 19 février à 10h30, Sous-préfecture de Valenciennes (rue des
dentellières), à l’appel des salariés du secteur de la métallurgie, du
secteur social, de la VPC ;
- Le 19 février à 14h, Grand Place à
Lille, à l’appel des salariés du secteur social contre la remise en
cause de la Convention collective 1966, des salariés de la santé contre
la loi bachelot qui livre aux profits et aux actionnaires le service
public de santé.
Lille, le 11 février 2009
DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE :
CLASSES EN LUTTE ! |
Pour télécharger ce tract (format pdf - 2 pages - 126 ko) :
cliquer ici.
De
gauche comme de droite, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse,
ces 20 dernières années, d'appliquer les directives du patronat
européen. Avides de nouveaux marchés et de nouvelles sources de
profits, les patron-ne-s jettent leur main (encore combien de temps la
laisserons-nous "invisible" ?) sur les services publics, c'est-à-dire
ces services essentiels à chacun et bénéfiques à la société dans son
ensemble. Ils prétextent, pour ce faire, que les prétendues efficacité
et réactivité de l'économie capitaliste seront bénéfiques pour les
ex-usager-e-s devenus alors client-e-s de prestataires de services mis en
concurrence.
Or
jeter en pâture les services publics dans la jungle de l'économie de
marché sous-entend bien évidemment le passage de ces mêmes services au
statut de marchandises. Réductions d’effectifs, recherche de
rentabilité maximale et bénéfices deviennent, par définition d'économie
capitaliste, les moteurs de la gestion et de la production de ces
services. Qu'ils soient fournis par une entreprise privée ou d'État, il
n'est plus question qu’ils assurent l'équité de leur accès,
géographique comme social.
Il
est clair que ces réformes se feront, comme pour le système de retraite
par exemple, une nouvelle fois, au bénéfice des
possédant-e-s et des dirigeant-e-s, et au détriment des
travailleur-se-s et des dépossédé-e-s d'ici et d'ailleurs.
Pour
bétonner une mainmise totale et pérenne de "ceux d'en haut" sur "ceux
d'en bas", le Pouvoir d’Etat, Sarkozy après d’autres, a compris qu'il
fallait en finir avec ces lieux de contestation où tentent d'exercer un
nombre encore trop élevé de producteur-trice-s d'esprits libres et
indépendants. Pour ce faire, il doit mettre au pas l'ensemble de
l'Education.
1- nous diviser
Les
statuts des personnels sont liquidés : depuis 2003 avec la
décentralisation des personnels administratifs et d'entretien du
secondaire et aujourd'hui avec le statut des
enseignant-e-s-chercheur-se-s. Les contrats sont éclatés (combien de
sigles pour les désigner ?) et précarisés. La concurrence est
exacerbée : classement des établissements, des universités et bientôt
des établissements primaires; concurrence entre personnels
universitaires.
2- nous soumettre
Les
emplois sont flexibilisés : annualisation du temps de travail non
choisie, modulation des enseignements dans l'université, multiplication
des taches et des missions partout, recours massif aux heures
supplémentaires après suppression de postes et aux emplois ponctuels
pour des besoins permanents. Les services sont éclatés : multiplication
des postes de remplacement, compléments de services hors spécialités,
turn-over des équipes, etc. Les élèves sont soumis-ses à un tri social de
plus en plus précoce sous la pression du retour en grâce des pédagogies
autoritaires.
3- nous contrôler
Les
hiérarchies sont renforcées: entretien d'embauche et de licenciement
par les chefs d’établissement et CPE, écoles transformées en
établissements primaires (EPEP) avec un vrai "chef", primes aux
résultats, individualisation des salaires et carrières, pouvoir
concentré dans les président-e-s d'université et leur CA. Les
contestations sont fortement réprimées: surveillance biométrique
dans le secondaire, base élève dans le primaire, criminalisation des
élèves et des personnels (intrusion de la police dans les
établissements, répression syndicale, arrestations, garde à vue
systématiques, violences contre les étudiants mobilisés). La culture du
résultat est encensée par la contractualisation et l’autonomie des
établissements (LOLF), la suppression de la carte scolaire,
l'évaluation des personnels et de leurs activités à tous les niveaux.
A
cela, il n'y a qu'une réponse. La solidarité et l’unité dans l'action
et dans la mobilisation. Le temps d'une grève générale qu'il nous reste
à construire, soyons tous sans papiers, tous étudiants, apprenons à
nous autogérer, sans hiérarchies et sans patrons, et construisons
l’alternative à ce système capitaliste qui nous asservit et nous
désolidarise.
Sections CNT-SR de Lille : sr-lille@cnt-f.org
Syndicat CNT-SSEC 59/62 : education-lille@cnt-f.org
Site web de la CNT-FTE : http://www.cnt-f.org/fte
Agenda :
- Lundi 16 février :
grève académique de l’éducation (manifestation régionale à Lille :
14h30, bd Louis XIV / porte de Paris + AG après-manif à 17h au local de
"Solidaires").
- Jeudi 19 février : manifestation à Lille à l'appel de la coordination nationale des universités et organismes de recherche.
- Jeudi 19 mars : grève générale interprofessionnelle public-privé et manifestation régionale à Lille.
EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009 |
Grève académique (et manifestion - cf. rendez-vous ci-dessous) lundi 16 février 2009
à l'appel de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT
Pour télécharger cet appel (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.
L’exceptionnelle
mobilisation du secteur éducation dans le cadre de la journée d’action
interprofessionnelle du 29 janvier, qui a réuni 40 000 manifestants à
Lille et plus de 35 000 autres dans les principales villes de la
région, conforte l’intersyndicale éducation dans sa volonté de
poursuivre et amplifier la mobilisation.
Déjà
lourdement frappée, et avant même l’annonce de nouvelles mesures
concernant notamment les remplacements, par 639 suppressions de postes
(226 enseignants du 1er degré, 376 enseignants du 2nd degré, 37 emplois
d'administratifs), ainsi que dans la plupart des universités,
l’académie de Lille subit une nouvelle fois la volonté du gouvernement
de répondre aux seuls critères économiques qu’il s’est fixés.
L’intersyndicale académique éducation appelle à :
-
Organiser des réunions intersyndicales enseignants, parents, élus pour
informer et débattre dans les établissements, dans les écoles, dans les
communes.
- Participer aux assemblées générales.
- Réunir des conseils d’école extraordinaires.
-
Soutenir toutes les formes d’actions locales dans les Collèges, les
Lycées, les LP, les SEGPA et les EREA (boycott des Conseils
d’Administration des établissements du second degré, opérations écoles
mortes, rassemblements locaux, nuit des écoles…).
-
Amplifier l’action multiforme dans les universités (AG des personnels
pouvant voter la grève, information aux étudiants, rétention des notes,
etc.) dès le 2 février.
L’Intersyndicale
Education demande l’abandon des suppressions d’emplois dans le secteur
de l’éducation et de l’enseignement supérieur et exige un moratoire
afin d’établir un état des lieux exhaustif de la situation. Elle
réclame en outre :
- Des conditions de travail et d’étude améliorées.
- Le respect des personnels non titulaires.
- Le respect des missions du service public d’éducation.
- La revalorisation de nos métiers et de nos salaires.
- Un système éducatif affichant l’ambition de la réussite de tous.
-
L’arrêt de l’amputation de la carte des formations de l’enseignement
professionnel initial et de la réduction des champs professionnels en
SEGPA.
- L’arrêt des réformes annoncées sans aucune concertation avec les organisations syndicales et instances représentatives.
Le
rectorat vient de montrer son refus d’entendre les personnels en
envoyant aux établissements, au lendemain du 29 janvier, des projets de
dotations insupportables tout en programmant une nouvelle vague de
suppressions massives de postes. L’intersyndicale CGT, FSU, SNETAA-EIL,
Sud Education, CNT condamne cette obstination ; elle appelle à
développer les mouvements de grève dans les universités entamés depuis
le 26 janvier et, dans le premier et le second degré, à une
mobilisation immédiate et à une journée de grève et de
manifestation le 16 février.
MANIFESTATION REGIONALE
LUNDI 16 FEVRIER
Départ : 14h30 Bd Louis XIV / porte de Paris, Lille
AG inter-établissements à Valenciennes à 10h.
AG après-manif à Lille : à 17h au local de "Solidaires".
Pour lire l'appel intersyndical et les modalités de transport collectif, cliquer ici. Pour le télécharger (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.
Réservez votre place rapidement en téléphonant aux responsables des bus mis en place par la FSU,
date limite le vendredi 13 février. Une participation de 5 € sera demandée par personne.
Bus 1 :
Calais : Parking Gifi, sortie St Pierre, à12h30
Grande Synthe : Parking d’Auchan, à 13h00
Contacter Georges Bouchart 06 07 44 32 74
Bus 2 :
Maubeuge : Place de l’Hôtel de Ville à 12h30
Valenciennes : Parking du Gymnase du Collège Chasse Royal à 13h00
Contacter Danièle Przybylak 06 13 50 57 76
Bus 3 :
Cambrai : Hôtel de Ville à 12h30
Douai : Place du Barlet à 13h15
Contacter Pascal Boudart 06 07 11 73 93
Rappels
concernant la déclaration d'intention de se mettre en grève (procédure
obligatoire depuis la mise en place du service d'accueil des élèves à
l'école maternelle et élémentaire) :
- Attention : date limite de dépôt individuel de la déclaration d’intention = jeudi 12 février minuit
(arrivée à l’IEN soit par courrier soit par fax).
- Tout le monde se déclare, même s’il ne fait pas grève…
- Attention, chaque
enseignant se déclare sous enveloppe individuelle et envoie
directement, sans intermédiaire (certains collègues se sont fait piéger
le 29 janvier parce qu’ils avaient donné leur courrier en mairie ou à
leur directeur-trice qui n’avaient pas respecté les délais).
- Exemple de déclaration :
Ceci est une déclaration d'intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement.
NOM :
Prénom :
Affectation :
à M. l'Inspecteur d'Académie
s/c de M. l'IEN de ........
Madame, Monsieur l'Inspecteur,
La
Loi instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles
maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire apporte de
nouvelles restrictions à une liberté fondamentale – le droit de faire
grève - reconnu à tous les salariés dans la constitution pour la
défense des intérêts professionnels et collectifs.
Un certain nombre d'organisations syndicales en demande d'ailleurs l'abrogation.
Cette
loi impose "à toute personne exerçant des fonctions d'enseignement dans
une école de déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention
d'y participer".
En conséquence, je vous informe de mon
intention de participer au mouvement de grève du 16 février 2009 à
partir de ........ heures.
Conformément à la loi, je vous
rappelle que cette lettre "est couverte par le secret professionnel et
ne peut être utilisée que pour l'organisation du service d'accueil"
(article L133-5).
Le .....
Signature
LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES
|
LE TEMPS EST A L'ACTION UNITAIRE !
Depuis
le 2 février 2009, la coordination nationale des universités appelle
les enseignantEs chercheurSEs à engager une grève illimitée. Depuis peu
rejointe par les IUFM, le mouvement prend une grande ampleur au niveau
national. Les habituels anti-grévistes, indécisEs ou mêmes certaines
facs qui n’ont jamais fait grève s’engagent aujourd’hui dans la lutte.
En effet, les applications de la LRU n’ont pas tardé à prendre effet :
pouvoir absolu des présidentEs, gestion managériale, remise en cause de
l’indépendance des des charcheurSEs, casse de la formation des
enseignantEs (suppression des IUFM) et cerise sur le gâteau suppression
de 900 postes annoncée sont autant de raisons de dire ça suffit !
Le
mouvement contre la LRU que les étudiantEs avaient lancé l’an dernier
n’avait pas ou très peu été soutenu par les enseigantEs alors qu’ils se
battaient pour les mêmes motifs qui motivent la lutte d’aujourd’hui. Il
n’est pas trop tard : il faut impérativement fondre les AG
enseignantEs, étudiantEs, et incorporer les revendications du personnel
non enseignant qui connaît depuis longtemps la répression économique.
Le
corporatisme ou les luttes du « chacun pour soi » sont le lit de nos
défaites et ce sont aussi les rapports de forces trop faibles qui
découragent les plus exploitéEs de hausser le ton seulEs. Les
revendications sectorielles sont évidemment nécessaires mais c’est la
convergence des luttes, la solidarité et la construction
interprofessionnelle qui sont les seuls moyens pertinents et efficaces
de faire plier l’Etat et le patronat.
Ceux
qui continuent de détruire nos acquis durement obtenus par la lutte
sont unis et « eux » ont une conscience de classe ! Il n’y a quoi voir
à qui profitent toutes les réformes, les milliards que l’Etat distribue
aux patrons qui licencient à tour de bras et laissent des milliers de
salariéEs au chômage.
Nous
devons nous organiser de façon unitaire dans les universités mais aussi
nous coordonner avec les autres secteurs en lutte car nos intérêts sont
les mêmes ! Nous devons nous organiser en AG décisionnelles et
interprofessionnelles et nous investir chacunEs selon nos capacités car
la lutte est celle de toutEs et n’a besoin ni de spécialistes, ni de
bureaucrates pour être menée à bien. Grâce à la convergence des luttes,
bloquons l’économie, les gares… pour satisfaire nos revendications,
celles des autres camarades en lutte et enfin obtenir plus !
Pour
la grève générale interprofessionnelle et autogestionnaire. Pour
l’égalité économique et sociale et la révolution émancipatrice !
LA RECHERCHE QUE NOUS VOULONS :
La
CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un
enseignement supérieur au service de tous ; cela passe par l’arrêt de
la privatisation des recherches, le développement des logiciels libres,
le libre accès aux résultats de la recherche, la création d’universités
populaires, l’accès au savoir tout au long de la vie,
l’auto-organisation nonhiérarchique des équipes et des laboratoires, la
gratuité des publications dans le cadre des archives ouvertes...
Mais
ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour
entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et
l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force
suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :
•
une Université et une Recherche autogérées dans lesquelles les buts et
les orientations se décident de manière démocratique par des
commissions élues issues du monde étudiant et académique,
•
l’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au
sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela
commence par des emplois stables pour le personnel ! Ces financements
existent, à nous de nous les réapproprier :
-
Transfert des crédits militaires : l’arrêt de la recherche militaire,
permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche
publique non mortifère.
-
Arrêt du crédit impôt recherche : ce système qui vise à rembourser la
moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux.
3,5 milliards d’euros en 2008 ! Et avec une augmentation prévue
de 600 millions d’euros par an…
-
Suppression des agences d’innovation : les crédits énormes consentis
aux « agences pour l’innovation » (AII) représentent un autre cas de
détournement de l’argent public vers des projets conformes aux
exigences du monde industriel.
Section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille 3 - 1 rue Broca - 59000 Lille
Mail : sr-lille@cnt-f.org et education-lille cnt-f.org
Site de la fédération CNT éducation : http://www.cnt-f.org/fte
Ce tract est disponible ici au format pdf (2 pages - 77 ko)Voir également ici le tract général des sections CNT-SR (2 pages - format pdf - 3,26 Mo).
Lille 1 (cité scientifique)L'AG des personnels (en grève depuis le 6 février) appelle à l'amplification du mouvement et à la protestation sous toutes les formes possibles : grève, délocalisation des cours, actions de sensibilisation et à la poursuite de la rétention des notes et le blocage des jurys. Elle appelle à faire des jours de mobilisation nationale des journées de blocage massif des universités. Pour en savoir plus : http://agp.univ-lille1.fr
Lille 2 (site de Moulins)
L’AG étudiante a voté l’annulation totale des cours et des TD en faculté de Droit jusqu’au lundi 6 avril inclus.
Lille 3 (site du Pont de bois)
L’AG étudiante a voté la reconduite du blocage jusqu’au mardi 14 avril où une AG de décision se tiendra. La fac est toujours vivante et tous les renseignements sont disponibles dans le hall du bâtiment B. La mise en place de plusieurs commissions a été actée et/ou confirmé : information (information sur LRU, information mobilisation sur lille3,...) / logistique (organisation présence sur barrages,...) / action / imagination au pouvoir (rendre la fac vivante avec ou sans blocage, se la réapproprier avec plusieurs ateliers tels que cinéma, redécor de la fac, conférences,...) / juridique (prévention interpellations + soutien juridique si besoin) / interlutte (convergence sur le campus avec personnels universitaires dont Biatoss trop souvent mis de côté depuis plusieurs années et CROUS si possible, infos sur autres secteurs en lutte, convergence si possible avec ensemble de l’éducation,...) / intercommission (aide à coordination entre commissions)/ interfacs (coordination - infos entre facs de la métropole).... Un planning des réu de commission est mis à jour quotidiennement à l’entrée du hall du bâtiment B. Les commissions sont bien sûr ouvertes à tous et toutes, et pas seulement aux étudiants et étudiantes. Les commissions ne sont la propriété de personne, nul n’y est indispensable. Un compte rendu régulier des commissions est à faire pour les AG , notamment par rapport à certaines propositions qu’elles peuvent faire qui nécessiteraient une décision de l’AG. Ce qui ne doit pas bloquer toutes les initiatives des commissions. Les réu de commission se tiennent nécessairement sur un barrage. Pour en savoir plus : http://inter-commissions-lille3.over-blog.com
COMPTE-RENDU ET APPEL DE L'AG INTERPRO
DU 29 JANVIER 2009 A LILLE |
Une
centaine de personnes d'horizons divers (santé, social, éducation,
métallurgie, sans-emploi et autres) était présente à cette assemblée
générale organisée à Lille à l'issue de la manifestation du 29 janvier.
Les
personne présentes sont a priori d’accord pour construire une lute
intersyndicale. La construction d’une grève reconductible est donc à
l’ordre du jour.
Voici quelques points de vue exposés pendant l’AG :
- Nécessité d’organiser des AG sur nos lieux de travail pour que les gens commencent à s’impliquer.
- La grève reconductible se construit sur nos revendications en-dehors des grosses centrales syndicales.
- Dans le secteur de la santé, il existe un service minimum qui pourrait rendre difficile la grève reconductible.
-
Populariser les grèves en cours permettrait de créer de la solidarité
et de ne pas laisser partir un secteur seul (cf. ce qui s’est passé en
Angleterre sous Thatcher).
- On arrivera à la grève
reconductible si on est convaincu sur des questions de fond. C’est
pourquoi la lutte ne peut être qu’interprofessionnelle. Points du texte
d’appel qui devraient être fédérateurs : 1) la défense de l’emploi dans
le public et le privé, 2) l’augmentation des salaires, 3) la défense
des services publics.
- Une forme d’action particulière est
exposée : le matin même du 29, une réquisition de nourriture, matériel
pour bébés et enfants a été tentée dans un supermarché à destination
des gens du voyage.
Pour la grande majorité des présents, il
était évident que la grève est incontournable, qu’il faut convoquer des
Ag pour démarrer les luttes et ensuite les faire converger. Au delà de
notre appartenance syndicale ou de notre non-appartenance, au-delà de
nos secteurs d’activités, il faut se fédérer.
Perspectives :
- Maintenir le texte d’appel (lire ci-dessous),
- Prolonger le mouvement au travers des AG,
- Constituer des cahiers de doléances.
Prochaine AG
de l'espace de convergence interprofessionnel
merdredi 11 février 2009 à 18h
à la Maison de Quartier "Vauban Esquermes", 77 rue Roland, M° Port de Lille.
Texte d'appel :
Appel de syndicalistes de la région Nord Pas-de-Calais
La
crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois
s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot, Sevelnor, Arcelor et
toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3
suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la
hausse.
Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008,
Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs
de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en
aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».
Ces derniers mois, nous
avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action
avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...
-
pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le
maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du
Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions
collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et
pour le maintien des Hôpitaux publics...
-
contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel,
les suppressions des postes à France Télécom, ... et dans
tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer
par l'Education nationale.
Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.
Et
nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les
jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en
journées d'action éclatées et sans continuité ...
Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera passer toutes ses contre-réformes...
Et ça, nous ne l'acceptons pas !
Aussi
nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés
qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre
pour faire converger les mécontentements et fédérer les
revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même
temps, de façon prolongée.
Les thèmes des revendications
communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois,
protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des
services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et
citoyennes...
En cela nous pensons que l’appel intersyndical
et interprofessionnel et les puissantes manifestations du 29
janvier doivent être un véritable point d’appui pour préparer et
réunir les conditions d’une grève générale et reconductible. Il
est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes
revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la
fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou
retraités.
Nous appelons tous les jeunes, salariés et
chômeurs, militants, quelle que soit leur appartenance syndicale,
syndiqués ou non à agir ensemble, à faire vivre un espace
de convergence et de débat intersyndical de tous ceux qui partagent ce
point de vue en organisant :
- dans toutes les entreprises, écoles, universités, des assemblées générales,
-
la solidarité avec les conflits en cours, en faisant qu’aucune lutte,
particulièrement celles des salariés victimes du chômage technique et
des licenciements ne demeure isolée face à un patronat tout puissant et
un pouvoir autiste,
- la convergence et la coordination des
luttes de la jeunesse, des salariés, des chômeurs et des retraités qui
permettront de construire une riposte interprofessionnelle.
Adopté le 29 janvier 2009 à Lille
Un appel unitaire pourquoi ?
Il
est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire
des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous
azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou
privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au
delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de
24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la
convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications et
obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les
équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous
les niveaux. Tout le monde est concerné.
Cet appel a pour ambition :
-
d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à
la hauteur, face aux mauvais coups du gouvernement et du MEDEF;
- de
contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la
question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le
plus largement possible ;
- d'aider à ce que ce débat soit porté
dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants,
d'équipes et d'instances syndicales ;
- que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir ;
Cet
appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour
vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou
partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les
structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de
réflexion. Il peut aider à définir des perspectives .permettant
de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses
organisations syndicales.
Il veut dépasser le simple aspect
pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous
les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges
permanents.
Nous décidons de
nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en
train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications
immédiates vitales pour nous tous :
- L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
- L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
- Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
- Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
- Le CDI comme seul contrat de travail ;
- Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
-
L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La
fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous
les sans papiers ;
- L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
- La défense le l’Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous ;
- La défense et l’amélioration de tous les services publics.
Les
directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou
concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui
n’aboutissent qu’à les faire passer.
Elles doivent cesser
d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont
chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à
empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.
Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !
Pour signer cet appel : http://www.appelmilitant.org
LA CRISE... C'EST LE CAPITALISME !
TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29 JANVIER... ET AU-DELA ! |
Chômage, pollution, misère, répression, exploitation...
La crise... c'est le capitalisme !
Holdup financier et crise sociale
Un
vent de panique nous est venu des États-Unis ; les spécialistes
gémissent le lamento des subprimes à longueur de médias. La crise
frappe l’hexagone alors que, début octobre encore, tout allait "pour le
mieux" selon la ministre Lagarde.
Le modèle américain : l'illusion tombe de haut !
Les
États-Unis, ce modèle à suivre selon notre petit Nicolas, cultivent les
plus grandes inégalités sociales. Merveilleux pays où plus de 2,5
millions de citoyens ont été mis à la rue depuis début 2007, où des
centaines de gens tous les jours sont expulsés de leur logement – qui
resteront aux banques puisque les acheteurs éventuels ont difficilement
accès aux prêts ! Pendant ce temps-là, les retraités perdent leurs
économies, et la santé des malades est indexée sur la santé des marchés.
Un
"plan Paulson" fait offrande de 700 milliards d’argent public (en plus
des 300 milliards déjà injectés) pour aider Wall-Street à continuer de
faire licencier, d’expulser et d’accroître ses bénéfices. Les groupes
multimilliardaires peuvent dormir tranquilles : la crise les épargnera !
Quand
la misère se répand, les revenus des dirigeants, les "parachutes" en or
massif, les profits des banques d’affaires, les magouilles entre
initiés, entre avocats d’affaire (comme le sont Sarkozy, Lagarde et
Copé) étouffent le ''petit peuple''.
La France et l'Europe à la traîne de leur modèle
Les
Etats membres de l'UE rachètent les banqueroutes et mettent en
place un fond de garantie global de 1700 milliards. En France,
l'Etat organise un plan de 360
milliards "pour sauver les banques" ; sans oublier les 15 milliards donnés aux
riches (loi TEPA), les 26 milliards versés aux entreprises et
les 10700 euros accordés aux actionnaires de la Bourse. Bref, les deux mains
de l'État et du Capital se servent dans nos poches... et brisent nos vies
pour assurer leur survie !
Ras le bol de la spoliation des exploités !
L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont toujours les mêmes qui payent. Et
les possédants du Capital continuent leur extorsion multiforme et
régulière : aujourd'hui, sous couvert des subprimes, ils prolongent et
camouflent le détournement de fonds publics vers des intérêts
particuliers : subventions diverses, allégements sociaux, évasion
fiscale, exonérations fiscales, boucliers fiscaux, paradis fiscaux...
Non, le capitalisme n'est pas devenu "fou" !
Le
capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout, il achète tout, de
l’armement aux médicaments, et ponctionne ses profits sur le travail
des salariés.
Quand
Sarkozy parle de "moralisation du capitalisme financier", c’est son
mensonge qu’il faut retenir. Et son hypocrisie, à lui qui pilote la
commission Coulon sur la dépénalisation du droit des affaires, qui
siphonne 22 milliards aux PEP (Plan d’Epargne Populaire) en cadeau aux
Entreprises, qui pompe les Livrets A pour abreuver les banques
d’affaires ! Lui dont la politique est celle des privilégiés et des
grandes fortunes, dans le mépris et le traitement sécuritaire des
classes sociales en difficultés que son idéologie pressure jusqu’à
l’usure.
Car
la crise financière permet aujourd’hui au Capital d'accélérer les
régressions sociales, la dégradation des droits à la santé, au
logement et à la retraite, le sabotage des services publics par les
privatisations et les suppressions massives de fonctionnaires, la
baisse du pouvoir d’achat par le gel des salaires et l’inflation, la
récession économique, la hausse du chômage et la généralisation de la
précarité, …
Vers un autre futur !
Face
à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de
société, d'associer égalité sociale, solidarité collective et liberté
individuelle. C'est ce que nous appelons communisme libertaire.
Et,
pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là
où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte
doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons
construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni
spécialistes du commandement.
Il
faut alors un syndicalisme qui défende les salariés mais qui s’engage
aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la
société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme
conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de
toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière.
Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que
l’Histoire est faite de révolutions quand le monde perd la tête.
Tous et toutes en grève le 29 janvier !
Les raison d'une grève
La
crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés
dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la
responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités
en sont les premières victimes. De plus, cette crise menace l’avenir des
jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection
sociales ; elle accroit les inégalités et la précarité.
Les raisons de reconduire le mouvement les jours suivants
Gouvernement
et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort,
interprofessionnel et prolongé. C'est ainsi que les grandes conquêtes
sociales (congés payés, Smic, retraites, etc.) ont toujours été
obtenues. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant
ainsi l'économie, les travailleurs ont les moyens d'instaurer un
rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale
reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s'agit
d'organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par
secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible
reconduction à l'ordre du jour
de ces AG. Et là, il y va de la responsabilité de chacune et chacun
d'être de véritables "militants de la grève" ! D'autant plus que
certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que
si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la "base"...
Faire converger les luttes
La
grève du 29 janvier peu aussi être l'occasion de dresser la liste des
revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité et de
fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches
d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et
favoriser la mobilisation de tous et toutes (salariés du privé et du
public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).
Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
ur59-62@cnt-f.org
Chômeurs,
précaires, salariés (en activité, en formation ou à la retraite)...
face aux attaques de l'Etat et du patronat, ne te résigne pas,
syndique-toi ! Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués
et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d'industrie,
corporations artisanales...) !
Pour télécharger ce tract
(2 pages - format pdf - 1,61 Mo), cliquer ici.
Manifestation régionale : rendez-vous à 14h, porte de Paris à Lille.
Assemblée générale de grévistes
(quelque soit leur appartenance syndicale, syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s) :
jeudi 29 janvier à 18h à Lille
(salle Lestiboudois, quartier Vauban/Esquermes, métro "Port de Lille")
pour organiser les prolongements qu’appelle la grève du 29.
CONTRE LA PRECARITE DANS
L'EDUCATION NATIONALE ! |
1) Tract commun du réseau régional contre la précarité
2)
Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à
propos de la situation des assistant-e-s d'éducation
1) Tract du réseau régional contre la précarité
Personnels précaires et titulaires :
luttons contre la précarité dans l'Éducation Nationale
Contrats précaires, contrats aidés, contrats de la honte !
Des
dizaines de milliers de personnes travaillent aujourd’hui en contrat
précaire dans l'Éducation nationale, contrats aux appellations
multiples, la plus cynique étant sans doute « contrat d’avenir ».
Difficile de dire exactement combien d’entre elles sont employées,
combien seront licenciées par l'Éducation nationale qui, sous ses
dehors service public « bon enfant », exploite avec la même férocité
que dans le privé ce vivier né directement de la précarité actuelle. Le
ministère a encore décidé d'aggraver les choses avec le recrutement de
5 000 contrats aidés de « médiateurs de la réussite scolaire ».
Qu’ils/elles
soient contractuel-les, vacataires, assistant-es d’éducation, en «
contrat d’avenir », en « CAE » (contrat d’accompagnement à l’emploi) ou
autre « emploi-tremplin », ces salarié-es sont bien dans le même sac :
celui des sous-contrats. À savoir, des CDD souvent à temps partiel
subis, payés au smic horaire et soumis aux 3 jours de carence pour
maladie quelle que soit la qualification des individus (la moitié des
salarié-es en « contrats aidés » ont au moins une licence).
Les
« bénéficiaires » de ces merveilleux contrats n’ont pas droit à la
moindre prime de précarité à la fin d’un contrat justement totalement
précaire ! Bref, ce sont les sous-travailleurs/ses de l’Éducation
Nationale.
Ces contrats ne sont finalement rien d’autre que de
vrais-faux contrats de travail, faisant de l’individu à la fois un
vrai-faux salarié-e et un-e vrai faux chômeur/se. Ils aident surtout
l’employeur qui use et abuse de ce bon filon. Le rectorat exploite,
toute honte bue, ces nouveaux sous-travailleurs/ses de l’Éducation qui
ne lui coûtent vraiment pas cher : le « salaire » moyen (bien entendu
exonéré de toutes charges patronales) tourne autour de sept cent euros,
dont les deux tiers sont financés par le Conseil Général pour les
contrats aidés !
Il est éthiquement scandaleux, et socialement
dangereux, de laisser se développer, au sein même d’un service public
et national, de telles pratiques.
Il faut sortir du leurre des
solutions individuelles, type concours internes ou autres « 3ème voie »
qui sont de fausses solutions, comme on a pu le vérifier avec les
emplois-jeunes. Si une minorité a pu sortir de la précarité par le
haut, par le biais des concours, pour la majorité, c’est le chômage
sans aucune formation après plusieurs années de service.
Contre cette spirale de la précarité présentée comme une fatalité, exigeons :
-
la titularisation de tous les précaires sur les postes qu’ils occupent
sans condition de concours ni de nationalité puis la création massive
de postes statutaires ;
- l’accès à des formations afin que les expériences et les compétences soient reconnues ;
- l'accès aux mêmes droits que les titulaires (congés, primes, prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des salaires...) ;
- le réemploi de tous les personnels précaires mis au chômage ces dernières années ;
- le rétablissement du statut de MI/SE.
Il
est urgent de nous mobiliser et de lutter pour un véritable Avenir !
Plus nous serons nombreux et mieux nous pourrons mener à bien nos
actions. Tous et toutes en grève le 29 janvier (manifestation à 14h, porte de Paris) ! Rassemblement devant
le rectorat jeudi 29 janvier 2009 à 10h ! La grève du 29 janvier doit
aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à
chaque branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des
autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes,
c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et
toutes (salarié-es du privé et du public, chômeurs/ses, retraité-es,
étudiant-es, lycéen-nes...).
Premiers signataires : CNT-SSEC 59/62, SUD éducation 59/62...
A propos du réseau régional contre la précarité :
Le
réseau Nord Pas-de-Calais contre la précarité est ouvert à tout
salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat
désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en
ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes
les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau
est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais
présente, l'idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des
initiatives du réseau s'inscrit dans la lutte contre les attaques du
gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es,
intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit
contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation
généralisée des droits sociaux. Prochaine réunion : vendredi 6 février 2009 à 18h30 au local de "Solidaires", 84 rue de Cambrai à Lille.
2)
Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à
propos de la situation des assistant-e-s d'éducation
A l’attention des personnels de l’Education Nationale et des parents d’élèves
Nous,
assistantes et assistants d’éducation, tenons à vous informer de la
situation dans laquelle évoluent nos élèves et vos enfants.
Actuellement,
l’Education Nationale subit des suppressions de postes massives. Nous
vous rappelons qu’à la rentrée 2008, il y’a eu environ 10 000 postes de
supprimés dans la fonction publique. Nous attendons environ 13 000
nouvelles suppressions de postes à la rentrée prochaine sachant que les
postes d’assistants d’éducation ne sont pas comptés dans ces chiffres,
le contrat AE étant à durée déterminée et n’étant pas toujours
renouvelé ni remplacé.
Nous
ne sommes plus en mesure de travailler dans de bonnes conditions. Dans
les établissements scolaires, cette politique se traduit concrètement
par la suppression de plusieurs postes d’assistants d’éducation. Pour
pallier ce manque de personnels auprès des élèves, notre volume
horaire est passé de 19 heures par semaine à 21h30 pour un contrat à
mi-temps et environ 550 euro par mois.
Cela
entraîne pour chacune et chacun d’entre nous des complications :
difficultés à suivre des études en parallèle, venir travailler 4 jours
par semaine pour parfois seulement 2 ou 3 heures…
En
plus de la perte de nos droits, nous n’avons plus les conditions
nécessaires pour assurer la sécurité physique et affective des élèves
ainsi que nos missions éducatives. Il nous arrive régulièrement d’être
en sous-effectif ( une personne seulement de surveillance dans la cour
ou à la grille d’entrée des établissements, suppression des clubs et
ateliers ouverts aux demis-pensionnaires, heures supplémentaires non
rémunérées et difficiles à rattraper et bien sur moins de disponibilité
auprès des élèves pour les accompagner dans leur scolarité).
Pour
ces raisons, nous exigeons des postes d’assistantes et d’assistants
d’éducation supplémentaires et un retour à 17 heures 30 par semaine
pour toutes et tous, c’est à dire un vrai contrat à mi-temps.
Comme
moyen de lutte, nous allons envoyer un courrier au rectorat les
informant de la situation dans les établissements publiques réclamant
une audience le 29 janvier au matin *. En plus, nous appelons le
personnel éducatif et les parents d’élèves à se mobiliser et à
s’organiser pour la défense de l’école publique…
La section CNT du collège Saint-Exupéry (Hellemmes-Lille)
* Rassemblement devant le rectorat de Lille
le 29 janvier 2009 à 10h
ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHÔMEURS :
NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! |
Le
29 janvier 2009, les organisations syndicales appellent à la
mobilisation contre la politique anti-sociale de Sarkozy et de l’Etat
UMP.
En
tant que Rmistes et demandeurs d’emploi, nous participons à ce
mouvement pour avoir de meilleurs droits, une vie décente et la
possibilité d’avoir un travail décent.
Les
caisses étaient vides, apparemment pas pour tout le monde : 360
milliards d’euros ont été débloqués pour les banques ... et nous ?
Qu’a-t-on fait ? Que fait-on ?
Toujours
plus de radiations de la part du POLE(ICE) EMPLOI, toujours plus de
contrôle de la CAF ! Comme si nous étions tous des tricheurs, des
voleurs…
Notre
pays va mal, il est aux mains d’un président et d’un gouvernement
réactionnaires qui aiment diviser pour mieux régner. Nous l’avons vu
pendant la campagne présidentielle où, déjà, nous étions qualifiés à
travers TF1 et d’autres médias de « la France qui triche », «
d’assistés » et où une partie des salariés bernés était contre nous.
Sarkozy a fait de même en montant les français d’origine contre ceux
venant de l’étranger avec des slogans du type : « la France, tu l’aimes
ou tu la quittes! ».
L’heure
est à l’union, au rassemblement et au combat ! A Douai, le 18 décembre
dernier, salariés de Renault et sous-traitant en congés forcés ou au
chômage technique se sont unis aux lycéens. Cela a donné une
manifestation de 4000 personnes dans les rues de Douai.
Avec
les salariés, avec les lycéens, nous les précaires, mobilisons-nous,
participons en nombre à la journée d’action du 29 Janvier 2009 contre
le gouvernement Sarkozy et pour revendiquer :
- l'augmentation des allocations de chômage et des minimas sociaux,
- l'arrêt des expulsions locatives et réquisition des logements vides,
- l'arrêt des aides aux entreprises, seules responsables de la crise,
- la suppression du bouclier fiscal.
ASSEZ DES COMBATS INDIVIDUALISTES, TOUS UNIS DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
MANIFESTONS LE JEUDI 29 JANVIER 2009
RENDEZ-VOUS 14H PORTE DE PARIS À LILLE
STIS-CNT 59
Tract à télécharger (1 page - format pdf - 165 ko) : cliquer ici.
ANPE-ASSEDIC
EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 ! |
Faux départ pour "Pôle emploi"... le jour même de son ouverture officielle !
Le
19 décembre 2008, l'intersyndicale CGT ANPE/ASSEDIC, FO ANPE/ASSEDIC,
FSU, SNAP (ex CFTC-ANPE) et SUD a rejoint les positions réclamées par
la base de personnels, les collectifs de non-syndiqués et la CNT et a
finalement adopté le lundi 5 janvier 2009 comme début d'une grève
reconductible du service public de l'emploi.
ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER !
Et
oui, la fusion du service public de l'emploi déposée, à Noël, dans les
souliers des personnels et des usagers de l'ANPE et de l'ASSEDIC, a été
fabriquée dans les ateliers de Saint Nicolas et du Pére Fouettard...
En
concentrant le service public de l'emploi sur les missions régaliennes
de contrôle social, la fusion ANPE-ASSEDIC ouvre la porte à une
marchandisation croissante des services de conseil, de formation et
d'accompagnement.
Les chômeurs et les salariés, de l'AFPA, de l'ANPE, et de l'ASSEDIC, sont les premiers à en faire les frais.
L'objectif
réel de fusion est donc de masquer une pénurie récurrente d'emploi en
stigmatisant encore plus les chômeurs, principales victimes de cette
situation. Avec le lifting des lois scélérates, les pratiques de
fichages croissantes et le développement du « tout sécuritaire », les
classes dangereuses sont de retour. Malheur à celui qui perdra son
statut de salarié pour rejoindre les plus démunis !
Les
personnels aussi sont gâtés: conditions d'accueil et de travail
empirées par les restructurations, nouvelles fonctions, nouvelles
missions, moyens humains et matériels insuffisants, précarité
institutionnalisée, pouvoir d'achat en régression, disparités
salariales injustifiables entre personnels ANPE et ASSEDIC ...
En
les conjuguant avec les autres attaques de nos droits sociaux (temps de
travail, retraite, santé...) le gouvernement prépare un arsenal
juridique destiné à contenir les mouvements sociaux qui surgiront à
cause du creusement des inégalités et d'un chômage en hausse
exponentielle.
Face
au démantèlement du Service Public de l'Emploi, à la dénaturation des
missions vers plus de flicage (tant pour les usagers que pour les
personnels), la remise en cause des garanties sociales, qui se
profilent, les salariés de l'ANPE et de l'ASSEDIC doivent se mobiliser
aux cotés des chômeurs. Construisons nos luttes, sous le contrôle de la
base, à partir des assemblées
générales souveraines.
POUR INVERSER LA VAPEUR, UNE GRÈVE MASSIVE, DÉTERMINÉE ET RECONDUCTIBLE EST NÉCESSAIRE DES LE 5 JANVIER 2009 !
C'EST DANS LES AGENCES ET DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !
Les
personnels de l'ANPE et de l'ASSEDIC en ont marre d'être méprisés,
sous-payés, sur-chargés, contrôlés, déqualifiés, sous-équipés,
pressurés, sous-informés, manipulés, privatisés, délocalisés
(bientôt)...
Le
tout pour devenir une officine à la solde du patronat, chargée de faire
accepter, à nos concitoyens, à nos proches et à nous-mêmes, des
salaires de misère et des conditions de travail indécentes.
A quand les mutations sur la Plateforme de Service Téléphonique de Pékin, en contrat local ?
A quand les commissariats du chômage ouverts le dimanche ?
LE MOMENT EST VENU D'EXIGER :
- L'augmentation immédiate des salaires pour les personnels ANPE et ASSEDIC,
- La titularisation de tous les précaires sans condition,
- L'abrogation des lois répressives contre les chômeurs,
- L'augmentation des minima sociaux,
-
Des conditions d'accueil et de travail dignes d'un service public
d'utilité sociale, qu'en qualité de contribuables, salariés et usagers,
nous construisons et faisons vivre.
La
CNT invite les personnels de l'ANPE, de l'ASSEDIC et les chômeurs à se
mobiliser et à participer aux actions syndicales à venir.
EN LUTTE MAINTENANT !
CNT CHOMEURS ET PRECAIRES : NOUS N'AURONS QUE CE QUE NOUS PRENDRONS !
Pour télécharger le tract (2 pages - format pdf - 33 ko), cliquer ici.
Rendez-vous lundi 5 janvier à 10h au local de l'UL-CNT de Lille (1 rue Broca) pour distribution du tract devant l'ASSEDIC.
EDUCATION :
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE NORD PAS-DE-CALAIS
(18 décembre 2008) |
Depuis
la rentrée, les organisations syndicales ont mobilisé les personnels
contre les projets du gouvernement qui s’est attaqué à tous les
échelons du système éducatif, de la maternelle à l’université. La
réussite des actions : manifestation nationale du 19 octobre,
grève du 20 novembre, rassemblements du 10 décembre a mis en évidence
la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative.
Les organisations syndicales enregistrent avec satisfaction le premier recul du ministre et sa décision de reporter d’un an la réforme des lycées. Elles considèrent que ce premier pas a été obtenu grâce à leur mobilisation et à celle des lycéens.
Elles attendent maintenant que s’ouvrent sans préalable dicté par le gouvernement des négociations permettant à tous les partenaires (parents, élèves étudiants et personnels) d’exprimer leurs attentes de réformes qui démocratisent réellement l’Ecole de la maternelle à l’université. Ces négociations ne peuvent se dérouler dans le cadre des suppressions massives de postes inscrites dans le budget 2009 qui toucheront une nouvelle fois notre académie à hauteur de plusieurs centaines d’emplois. L’intersyndicale exige que les postes soient maintenus de la maternelle à l’université. Elle affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen qui exprime avec force ces demandes. Elle dénonce toutes les tentatives pour empêcher ces mouvements.
L’intersyndicale appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.
Elle appelle d’ores et déjà à poursuivre l’action sous toutes ses formes dès la rentrée, avec, entre autres : journée de manifestations le samedi 17 janvier et participation à la grève interprofessionnelle du 29 janvier 2009. L’intersyndicale se réunira le 6 janvier pour en fixer précisément les modalités.
L'intersyndicale éducation 59/62 réunie le 18 décembre 2008 à Lille
FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, CGT Education, Sud Education, EIL, FAEN, FO, CNT
EDUCATION :
GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008 |
Parce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !
L’auto-satisfaction
et le mépris affichés des ministres de l’Education et de la Recherche
révèlent au fil des mois leur parti pris. Il s’agit moins de « réformer
» l’école, le lycée ou l’université que de soumettre l’éducation
nationale aux lois du marché. S’il y a de l’argent pour les banques, il
n’y en a pas pour l’école. Suppression des Instituts Universitaires de
Formation des Maitres ; suppression de 13 500 postes pour la rentrée
2009, dont 3 000 postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aides
pour le primaire ; recours à des emplois précaires, recrutement de
personnels à la retraite pour combler les besoins de personnels de vie
scolaire ou d’enseignants... Une politique purement comptable motive
les décisions ministérielles : il faut en finir avec le service public
d’éducation.
Cette logique économique s’habille des oripeaux du
« bon sens », du mythe de « l’égalité des chances » et d’une vision
fantasmée de la splendeur d’une école du passé.
Ainsi, les «
nouveaux programmes » du primaire réhabilite « La Marseillaise », «
l’instruction civique » et les « fondamentaux » des maths et du
français. Comme si l’école se résumait au formatage du bon citoyen et
aux exercices à répétition.
La semaine de quatre jours dans le
primaire et la suppression de la carte scolaire cachent mal une
philosophie discriminatoire : weekends à la campagne et collèges de
centre-villes pour les uns, cités et ghettos pour les autres.
Le
« soutien » aux élèves en difficultés, hors du temps de classe,
témoigne d’une idéologie réactionnaire. La culture scolaire y est
légitimée comme seule clef de la réussite. Et l’échec, malgré cette
aide, validera la hiérarchie sociale.
Jeudi
20 novembre, l’ensemble des organisations syndicales, du primaire au
supérieur, appelle à une journée de grève. Elle s’inscrit dans une
semaine d’actions pour l’éducation.
Il serait pédagogique de la
reconduire, cette grève !
Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation
CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte
Manifestation : 14h, porte de Paris, Lille.
Pour télécharger le tract du syndicat CNT éducation 59/62
(1 page - 412 ko - format pdf), cliquer ici.
D'autre part, la CNT-FTE a sorti un tract fédéral pour la grève du 20 novembre.
"Darcos, encore une couche !" (format pdf - 2 pages - 209 ko) est en
téléchargement ici :http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/tract2011CNTFTE.pdfSignalons aussi qu'un n° hors série de "Classes en lutte" (bulletin de
la CNT-FTE) est paru.
Il est daté du 17 novembre 2008 et est téléchargeable ici :http://www.cnt-f.org/59-62/CeL17nov2008.pdf
(format pdf - 6 pages - 1,71 Mo).
Enfin, le tract de l'intersyndicale "enseignement supérieur & recherche" de Lille
est disponible ici (format pdf - 1 page - 626 ko).
UN TOIT, C'EST UN DROIT !
ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! |
Manifestation samedi 15 novembre 2008 à 14h30, Grand'place, Lille
à l'initiative des Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Moulins
(0320977294), Vieux-Lille (0320150496) et Wazemmes (0320158937).
Exigeons :
- L'arrêt complet et définitif des expulsions.
- La réquisition des logements vides, qu'ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L'arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable.
- La construction de logements véritablement sociaux en nombre suffisant pour loger tous les ayant droits.
C'est à la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives que le
gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi, par la voix de Mme Boutin, de
proposer une nouvelle loi concernant le logement. Encore une fois,
cette loi rétrograde est une véritable provocation dans le contexte de
crise du logement avérée depuis des dizaines d'années ! Elle est
inacceptable :
Elle accélère la procédure d'expulsion des locataires, permettant en
toute légalité de mettre plus rapidement des familles à la rue, dans
des délais ne permettant plus l'intervention des associations et des
organismes sociaux publics.
Elle favorise les investisseurs immobiliers par la libéralisation du marché, la spéculation,
Elle est au détriment du financement de la construction de logements
sociaux par le détournement de l'épargne populaire du Livret A (qui
finance la construction des HLM) au profit d'organismes financiers,
Elle vide de son contenu la loi « SRU » en supprimant l'obligation de construire 20 % de logements sociaux.
En pleine crise, alors que nous constatons tous la baisse de nos
ressources, de notre pouvoir d'achat, l'augmentation du travail
précaire et du chômage, cette loi est au détriment de la population !
Elle provoquera dans l'immédiat encore plus d'expulsions pour les plus
pauvres et les salariés précaires, provoquant l'éclatement des
familles, l'errance entre foyers et hôtels, la construction d'abris de
fortune.
Cette loi est aussi dangereuse pour les salariés aux revenus moyens qui
espèrent devenir propriétaires. Pendant la campagne électorale des
présidentielles, N.Sarkozy faisait l'apologie « d'une France de
propriétaires ». Pour y arriver, il faisait plusieurs propositions,
aujourd'hui développées dans la loi Boutin (vendre 40.000 logements
sociaux par an, libéraliser au maximum le marché pour les
investisseurs, et…). A terme, l'objectif de Sarkozy est d'inciter à
l'achat immobilier dans une période où les remboursements de prêts sont
à des niveaux intenables pour la majorité des salariés, et d'endetter
ainsi au maximum les acheteurs. Comment ? Tout simplement en
développant le système bancaire des « Subprimes » via le crédit dit «
revolving » et le « crédit hypothécaire » qui jettent aujourd'hui à la
rue 10 millions d'américains propriétaires !!!
Le 15 novembre, manifestons pour un véritable droit à se loger !
Nicolas Sarkozy (campagne électorale des présidentielles) :
"Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque
était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité
personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du
bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont
les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux
indépendants"... "Les ménages français sont aujourd'hui les moins
endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment,
c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses
atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je
souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages".
TRAVAILLEURS SOCIAUX :
NON A LA CASSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE 66 ! |
La
convention collective du 15 mars 1966 est celle qui régit un grand
nombre d'établissements dans le travail social. Elle concerne les
secteurs sanitaire et médico-social, soit la plupart des établissements
pour personnes inadaptées et handicapées (de l'IME aux clubs de
prévention, en passant par les ESAT, FJT, centres de soins et CAARRUD –
cf. note ci-dessous). Cette convention a
déjà échappé à une réécriture assassine pour ses salariés qui doivent
aujourd'hui encore faire face à des attaques sans nom de leurs patrons !
Ne
nous y trompons pas la convention dont la FEGAPEI est porteuse
ressemble à celle qui avait cassé la convention collective « 51 » et
l'avait transformé en réel instrument de division des travailleur-ses
et en outil d'asservissement : nouvelle classification des
emplois, salaire individualisé, annualisation du temps de travail,
suppression des congés trimestriels, service minimum...! Mais quoi de
mieux pour éviter des actions de solidarité dans le but d'acquérir de
nouveaux droits et de défendre ceux existants que d'instaurer une
compétition entre travailleur-ses ?!
A travail égal, salaire inégal ?
Le
projet de la FEGAPEI permet d’individualiser les salaires par la
délivrance - au petit bonheur la chance – d'indemnités dues aux
anomalies de rythme de travail, à l'implantation géographique, aux «
efforts physiques ou moraux » effectués par certains salariés (à croire
les patrons, tout le monde n'en fait pas...), à la réalisation de
missions spécifiques, sans compter les indemnités pour les directeurs
généraux ! Les indemnisations pour réalisation de mission en individuel
ou en collectif ne sont en fait que l'introduction du salaire au
mérite ! Et toute année d'ancienneté n'entraînera plus qu'une
augmentation de 1% !
Pour
mieux diviser les personnels et éviter des embauches plus que
nécessaires, l'annualisation du temps de travail est devenue
l’objectif. Les salarié-e-s ne devront plus faire 35 heures par
semaine, mais 1607 heures dans l'année et ce, pour ceux qui ne
passeront pas sur une base de 39 heures...! De plus, cela va de soi,
les heures supplémentaires ne seront payées qu'en fin d'année !
Les
travailleur-ses, en plus de se voir supprimer leurs congés
trimestriels, ne choisiront leurs journées de RTT que pour 20% de
celles-ci et seront balancés de service en service pour des
remplacements... Nous ne serons plus que des pions que le patron
placera où il veut et quand il veut « selon les nécessités de service ».
Et toujours plus de précarisation…
Quand
il ne peut vraiment pas faire autrement, le patron embauche. Mais dans
quelles conditions? La période d'essai varie de trois à six mois, sans
indemnité en cas de rupture (par quelconque partie) et avec un délai de
prévenance n'allant que de deux à cinq jours...
Les
indemnisations de licenciement ou départ à la retraite étant, elles,
réduites de deux tiers. Le délai de carence pour arrêt maladie est
amené à trois jours...
Et
bien sûr (il ne manquait plus que ça), l'introduction du service
minimum et la surveillance accrue des personnels, des syndicats et
militants, qui pourraient renforcer cette logique de profit des
patrons, au mépris total des travailleur-ses et donc, de leur
travail auprès des personnes accompagnées.
Pour
la CNT, la riposte n’en doit être que plus forte ! Une telle casse de
la convention « 66 » n'est pas acceptable! Même si nous ne nous
contentons pas de ce qu’elle pouvait garantir ! L’attaque est violente.
Dirigée contre les travailleur-ses du secteur santé-social, elle vise
d’abord à casser les statuts et les droits acquis pour imposer la
logique du seul profit. Ne nous laissons pas non plus faire par les
directions syndicales réformistes qui ne défendent pas les
travailleur-ses mais leurs propres intérêts. Au lendemain de la
commission nationale paritaire de négociation de la CCN « 66 » du 2
juillet, la CFDT se félicitait d'obtenir une augmentation des salaires
à l'embauche de 2,15%, pour une augmentation du pouvoir d'achat, si
aveuglante à leurs yeux qu'ils en oublient de se battre pour le pouvoir
de vivre. Mais depuis 1999, c'est de plus de 10% que le pouvoir d'achat
a diminué pour les salarié-e-s de notre secteur...
Les rendez-vous sont nombreux (les infos détaillées et les nouvelles sont sur http://touche.pas.a.la.66.free.fr ).
Organisons la lutte pour la défense de nos droits ! Ce n'est que par la grève et l'action qu'on obtiendra satisfaction !
Pierre, syndicat CNT-SSEC 59/62
Notes à propos des sigles utilisés :
- IME : Institut Médico-Educatif
- Clubs de prévention :
associations faisant du travail de rue dans certains quartiers pour le
dynamiser, créer du lien entre les habitants, venir en aide aux
populations migrantes, faire de la prévention sur multiples sujets.
- ESAT : Établissement et Services d'Aide par le Travail (anciennement CAT : Centre d'Aide par le Travail).
- FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs-ses.
- CAARRUD : Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues.
- FEGAPEI :
Syndicat d’employeurs, au même titre que le SOP, ou le SNASEA. Ce sont
des directeurs à la tête des différentes structures qui gèrent le
budget et qui payent directement les salariés. L'argent venant de
l'État (CPAM mais aussi DRASS, conseils généraux et régionaux...) est
ainsi attribué en budget annuel (qui est revu à la baisse chaque
année).
- Convention collective « 51 » : convention d'établissements privés hospitaliers, de soins, de cure, de garde...
Pour télécharger le tract au format pdf (1 page - 147 ko),
cliquer ici.
REPRÉSENTATIVITÉ
ET STRATÉGIE SYNDICALE |
I - MOTION DE SYNTHESE ADOPTEE AU 30ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT LES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE
La
CNT se déclare fermement opposée aux « accords syndicaux » et leur
traduction législative en août 2008 réformant la représentativité
syndicale dans le secteur privé.
Elle invite ses syndicats à
développer une critique et une dénonciation radicale de ces
dispositions venant renforcer la cogestion patronat-Etat-syndicats.
Elle mènera cette contestation avec d’autres syndicats si nécessaire.
La CNT revendique le fait que les droits syndicaux ne soient liés ni
aux résultats aux élections professionnelles, ni même à la
participation à celles-ci.
1. Stratégie syndicale et représentativité
La
CNT réaffirme que c’est la section syndicale et son syndicat
d’appartenance qui sont les moteurs de l’action syndicale dans
l’entreprise.
Dans le respect de ses pratiques et principes
anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, les syndicats
et sections syndicales cherchent à conserver ou à conquérir les droits
syndicaux dans les lieux de travail.
Cela signifie que chaque
syndicat ou section syndicale s’il estime que cela peut être utile à
son développement cherche à obtenir la représentativité syndicale, dans
le cadre des possibilités pratiques validées en congrès confédéral,
tout en s’assurant que ses pratiques lui évitent de tomber dans le
siège de la cogestion, ainsi que l’illusion qu’une réelle force
syndicale puisse être issue d’une quelconque élection.
La
participation à des élections ne peut se justifier que par le fait de
vouloir protéger un camarade d’une répression exercée par l’employeur
ou par la volonté de conserver et d’acquérir les droits que la CNT juge
essentiels : panneau syndical, visite des locaux et services,
organisation d’heures d’informations syndicales, appel à la grève,
diffusion de tracts, etc.
Le fait de siéger dans les instances
paritaires ou de cogestion ne peut en revanche être un motif de
participation à des élections professionnelles. La CNT rappelle que la
liberté des syndicats est également de ne pas se présenter aux
élections professionnelles. La CNT ne limite pas sa lutte syndicale au
cadre imposé par l’Etat et le patronat : elle rappelle que l’action
directe collective et sans délégation de pouvoir reste la principale
arme des travailleurs.
2. Le secteur privé
Actant
de la réforme de la représentativité syndicale dans le secteur privé,
la CNT adopte dans l’immédiat pour ce secteur les dispositions
suivantes :
- la CNT réaffirme sa position historique contre le principe des CE ;
-
la CNT, dans le cadre de la défense des travailleurs dans les
entreprises, laisse le soin aux structures syndicales au plus près du
terrain (sections syndicales, en cohésion impérative avec leur syndicat
d’appartenance) et de l’UR d’organiser son action syndicale, y compris
si ces structures jugent nécessaire de se présenter aux élections de CE
;
- les syndicats de la CNT étudieront dans les mois à
venir la pertinence (protection, capacités) de la désignation de «
représentants de la section syndicale », telle que permise par les
nouvelles dispositions législatives [ note du webmaster : pour en savoir plus à ce sujet,
cliquer ici ]
-
à l’égard du critère dit de « l’ancienneté » conditionnant l’émergence
de section syndicale à une ancienneté du syndicat de plus de deux ans,
les syndicats sont invités à fonder juridiquement dès que possible des
syndicats d’industrie en vue de répondre au plus vite à ces exigences ;
par défaut, la CNT pourra asseoir ses sections sur ses syndicats dits «
interco » dont les statuts et intitulés légaux devraient dès lors
permettre de couvrir le champ de syndicalisation (géographique et
professionnel) le plus large et plus détaillé.
- tout en
rappelant la confiance nécessaire entre camarades de notre
organisation, la CNT incite les syndicats à développer des pratiques en
rupture avec le syndicalisme cogestionnaire et en accord avec les
principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires
telles que :
• toute position d’un élu ou
d’un délégué syndical doit être adoptée en lien avec la section
syndicale et le syndicat ;
• les élus doivent
faire des compte-rendus de leurs réunions à leurs sections syndicales,
syndicats et aux salariés de l’entreprise ;
•
les sections CNT sont invitées dans les négociations des protocoles
électoraux à revendiquer la tenue des élections d’entreprise tous les
deux ans, dispositif permettant une meilleure rotation des mandats
électifs que les quatre ans prévus par la loi ;
• les CCN inscriront systématiquement à leur ordre du jour un point sur
les questions de stratégie syndicale en lien avec les réformes de la
représentativité syndicale. Dès lors, les UR de la CNT, ou des
fédérations, y exposeront de façon exhaustive les prises de décisions
de ses syndicats afin qu’une analyse globale puisse être appréciée en
vue d’éclairer le prochain congrès confédéral
- concernant
l’acquisition de la représentativité de branche ou interprofessionnelle
nationale, la CNT affirme son désintérêt total pour la recherche d’une
légitimité quelconque tendant à l’amener à être ou devenir un
interlocuteur permanent des négociations avec le patronat ou l’Etat.
-
pour la compréhension de tous et toutes, une communication spécifique
et argumentée quant à cette décision de congrès est publiée dans le
"Combat syndicaliste" et adressée à l’ensemble des organisations
syndicales avec lesquelles la CNT entretient des rapports de fraternité
et de solidarité à l’échelle internationale.
3. Fonctions publiques
Aucun
nouveau critère législatif n’étant adopté à l’heure de ce congrès, la
CNT reste sur sa position de refus de participation aux instances
paritaires et aux élections professionnelles dans les fonctions
publiques. En cas de nouvelle loi sur ce sujet, la CNT décide
d’analyser les nouveaux critères de représentativité syndicale dans un
prochain congrès afin d’adapter sa position.
Dans l’attente de
ce congrès, il est laissé la possibilité aux fédérations, sous contrôle
des CCN, d’étudier la question de la participation aux élections si
elles estiment que leurs droits syndicaux sont conditionnés par cette
participation.
Texte de la motion au format pdf (2 pages - 66 ko).
II - A PROPOS DE LA REFORME DE LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE
1) Le contexte politique de la réforme
Dès
2006, le gouvernement dominé par Villepin et Chirac décide de se mettre
à la mode du « dialogue social » en mettant en place un agenda de
négociation tripartite (État-syndicats-patronat) sur des thèmes choisis
par le gouvernement. L’un d’eux est celui de la réforme de la
représentativité des syndicats. Ceux-ci viennent de montrer, lors de ce
qu’on a appelé de façon réductrice « le mouvement anti-CPE », qu’en
suivant mollement la jeunesse mobilisée, ils peuvent contribuer à une
mobilisation de masse. Pourtant, les protagonistes de l’UMP remplacés
ensuite par le duo Sarko-Fillon les juge « trop faibles » et donc «
trop nerveux ». En somme, malgré le faible nombre de syndiqués en
France, une partie des syndicalistes sont encore trop militants et pas
assez institutionnalisés au goût du gouvernement.
Des
négociations sont alors engagées, marquées par une foire
d’empoigne entre les syndicats qui veulent chacun mettre en avant une
élection où il pense pouvoir gagner. Pour Solidaires (SUD), c’est les
élections prud’homales et "Fonction publique". Pour FO, c’est la Sécu.
Pour la CFTC, c’est l’activité à la base (!). Mais, finalement, la CGT
et la CFDT vont coiffer tout ce petit monde sur le poteau en adoptant courant 2008
une « position commune », signée avec le Medef et la CGPME, position
qui va servir de base à la loi votée fin juillet. Après le scandale de
l’UIMM (patronat de la métallurgie) qui a révélé les pratiques de
corruption des associations patronales et la collusion avec certaines
organisations de salariées, cette réforme, y compris dans son volet
comptabilité, ne concerne pourtant que la représentativité des
syndicats de salariés.
Le
résultat est que les 5 « grands » (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) vont
maintenant devoir prouver leur représentativité comme les autres et ne
le seront plus automatiquement à tout moment et en tout lieu. En droit,
nous sommes donc sur un pied d’égalité, même si dans les faits, il sera
certainement toujours plus dur pour une section CNT de s’imposer. Pour
les grosses ou les vieilles machine syndicales, l’heure est à
l’inquiétude et pour certaines au regroupement : l'UNSA avec la CGC ?
FO avec la CFTC ? (pour la CGC, la réforme prévoit des
dispositions spéciales pour que sa représentativité soit évaluée
seulement à partir des collèges de cadres, comme le SNJ pour les
journalistes)
Face
à cette tentative d’institutionnaliser davantage les syndicats (en
conditionnant leurs droits à leur résultats électoraux afin qu’ils se
comportent d’avantage en représentants « responsables » qu’en militants
actifs et afin de creuser davantage le fossé existant parfois entre eux
et les autres travailleurs), la CNT, organisation anarcho-syndicaliste
et syndicaliste révolutionnaire, était obligée de faire des choix
difficiles. Au u congrès de Lille, en septembre 2008, tenant compte des
lourdes difficultés actuelles du syndicalisme d’entreprise à
s’implanter dans des entreprises de plus en plus morcelées par les
montages financiers, et où la répression rend bien souvent nécessaire
l’utilisation d’outils juridiques pour protéger les militants, les
syndicats de la CNT ont décidé de s’accorder la possibilité dans le
secteur privé de participer aux élections professionnelles dans le cas
où la survie de leurs sections syndicales serait menacée. Ils
soulignent cependant les dangers de l’électoralisme syndical et de la
cogestion, et décident d’effectuer un suivi et un bilan régulier des
expériences syndicales après cette réforme d’août 2008.
Afin
d’adopter une stratégie efficace pour le développement de sections
anarcho-syndicalistes dans le privé, il est nécessaire de s’approprier
ce nouveau cadre institutionnel, puisqu’il s’agit d’un bouleversement
majeur du droit syndical.
2) Le droit avant la réforme
En
préambule, il peut être utile de rappeler qu’être « représentatif »,
pour une section syndicale CNT ne signifie pas quémander le respect du
patron, ou autre pratique de cogestion servile. C’est avant tout la
possibilité de nommer un ou plusieurs délégués syndicaux qu’on ne
puisse licencier sans autorisation de l’inspection du travail, et ce
qui permet d’avoir des droits syndicaux de base (affichage, heures de
délégation, etc.) et de pouvoir négocier et signer des accords et donc
d’obtenir des progrès sociaux, à condition d’établir un rapport de
force réel, et de ne pas négocier dans le dos des salariés.
Avant
la réforme, c’était plus simple. Cinq syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO,
CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de
représentativité », c’est-à-dire qu’il pouvait nommer partout et
à tout moment un délégué syndical, quand bien même celui-ci était tout
seul, sans qu’on puisse contester sa représentativité. Les autres
syndicats pouvaient également déclarer en lettre recommandé avec A/R
une section syndicale dans une entreprise en désignant un délégué
syndical mais avec le risque que cette désignation soit contestée
devant le tribunal d’instance dans les quinze jours par les autres
syndicats s’il y en avait et plus souvent par l’employeur. Pour ces
syndicats devant faire leur preuve, comme la CNT, il leur fallait
remplir les critères suivants, qui généralement se renforçaient les uns
les autres, mais qui n’étaient pas cumulatifs : les effectifs,
l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté du
syndicat, l’attitude patriotique pendant l’occupation. Un autre critère
non inscrit dans la loi, était de plus en plus pris en compte par les
juges. C’est celui de l’audience, mesurée tous les 4 ans, dans les
entreprises de plus de 11 salariés, par les résultats aux élections
professionnelles : comité d’entreprise (CE) et délégués du personnel
(DP), ou délégation unique du personnel (DUP) quand les deux sont
fusionnés. C'est ce critère de l’audience, sur le mode de la démocratie
politique représentative, qui devient aujourd'hui dans la réforme le
critère déterminant pour l’obtention de la représentativité.
III - LE REPRESENTANT DE LA SECTION SYNDICALE
Dans la loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail »,
publiée au Journal officiel depuis le 20 août 2008 et
refonde le droit syndical dans les entreprises du secteur privé, il est un élément - le
représentant de la section syndicale (RSS) - qui pour la CNT constitue
une certaine forme d’avancée. En effet, avant, n’existait que le
délégué syndical : il fallait clandestinement créer une section
syndicale, s'assurer de remplir des critères de représentativité
(activité, ancienneté et nombre d’adhérents notamment, tout ça à
obtenir… clandestinement) et déclarer la section en étant très souvent
attaqué devant le tribunal d'instance pour non-représentativité.
Maintenant,
la CNT peut engager une action syndicale d’entreprise plus facilement
en désignant un RSS et ainsi une section syndicale avec des droits de
base (cf. annexes 2 et 3) sans qu'elle ait obtenu la représentativité
proprement dite, mais en remplissant tout de même des critères
restreints (cf. annexe 1).
Voici donc ici
une fiche pratique juridique sur le nouveau droit d’implantation
syndicale dans une entreprise du secteur privé et notamment le RSS.
Vous trouverez à la fin cette fiche l’ensemble des articles du Code du
travail mentionnés ainsi que des modèles de désignation de RSS.
EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008 (CGT – CNT – FSU – SUD) |
1) Appel intersyndical et régional CGT, CNT, FSU, SUD
2) Appel à une AG de bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs)
Mardi 7 octobre :
journée d'action syndicale internationale pour
un travail décent.
Le travail est-il décent
dans l'Education Nationale ?
Le projet du ministre :
moins
d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours !
Dans un projet de société néolibéral
toujours plus inégalitaire, le gouvernement actuel tente de mettre en place une
école de la concurrence, qui tournerait le dos à la réussite de tous où les
inégalités seraient d’autant moins acceptables qu’elles reposeraient sur les
individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils
n’auraient pas « profité ». à cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions
démagogiques : mépris affiché du Ministre envers les enseignants de maternelle
en prétendant qu’ils ne feraient que changer les couches des plus petits,
cérémonie des médailles après obtention du Bac, bilinguisme obligatoire !
En outre, le ministre veut briser le droit syndical sous prétexte
d’irresponsabilité et surtout casser un système qui, malgré ses limites, a
permis une élévation significative du niveau des élèves...
Il faut d'autres choix pour
une politique éducative REPONDANT AUX BESOINS SOCIAUX
ET SCOLAIRES
Un budget 2009 à la hauteur
des NECESSITES
La suppression de 13500 postes au budget 2009 (11200 en 2008) annonce
une rentrée encore plus désastreuse l'année prochaine dans notre académie.
Moins de titulaires, au statut malmené, mais des précaires plus nombreux aux
situations chaque jour plus difficiles.
Des conditions de travail et
d’étude améliorées
Qui peut croire que les élèves réussiront mieux dans des classes plus
chargées, avec moins d'heures de cours et des enseignants moins formés ? Qui
peut croire que les écoles, collèges et lycées fonctionneront mieux avec moins
de personnels, administratifs, de vie scolaire, sociaux, de santé, de
psychologie et d'orientation ? Le gouvernement ne cache plus ses intentions de
supprimer définitivement la scolarisation des enfants de 2 ans en rejetant
hypocritement la faute sur les Maires des communes. Et il ne faudrait pas que
les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si
réduits que s’absenter est devenu un luxe soumis à suspicion de la part de
l’Administration. Devront-ils renoncer aux arrêts maladie ? Pour
répondre au besoin de tous les
élèves, des familles, de la société, il faut réduire les effectifs des classes,
aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...
Le respect des missions du
service public d’éducation
L'assouplissement de la carte scolaire remet en cause l'accès de tous
aux mêmes conditions d'enseignement et a pour conséquence de mettre à mal la
notion de mixité sociale dans les établissements ; «l’accompagnement éducatif »
après 16 heures se substitue à des enseignements ou des activités d’ouverture
dispensés sur le temps scolaire.
La revalorisation de nos métiers et de nos salaires :
En 2008, la hausse des salaires prévue est inférieure à 0,8%, pour une
inflation supérieure à 3 %. Le pouvoir d’achat des agents de l’Etat continue de
se dégrader considérablement (-10 % depuis 2000 ; - 25 % depuis les années
80).
un débat sur les
évolutions du système éducatif pour la
réussite de tous
Après
l’instauration du socle commun et la réforme des programmes dans le primaire,
le ministre veut instaurer d’une part un lycée élitiste renonçant
à la démocratisation de l’enseignement et d’autre part l’Apprentissage renonçant à la démocratisation Refusant tout véritable
dialogue, il veut précipiter sa contre-réforme afin de réduire l'emploi. Son objectif :
supprimer 160000 emplois publics dans les 4 années à venir, dont la moitié dans
l'Éducation Nationale.
Ne laissons pas
faire...
exigeons ensemble
d'autres choix pour l'École.
Une version maquettée de ce tract d'appel à la grève
peut être téléchargée ici (format pdf - 1 page - 107 ko)
Manifestation interpro : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
Le secteur "éducation" partira à 14h30 de la place des Bleuets (à côté du rectorat) pour se joindre ensuite à la manif interpro.
A
l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 7 octobre 2008,
les personnels grévistes (syndiqués CGT, CNT, SNEP, SNES et non
syndiqués) du collège Boris Vian de Lille-Fives, réunis en heure
d’information syndicale, ont décidé d’appeler à la réunion d’une
Assemblée Générale de Bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs).
-
Pour rompre l’isolement de celles et ceux qui, dans les petites
structures, se mettent en grève et refusent de céder au fatalisme
malgré la désinformation gouvernementale et médiatique.
-
Pour imaginer ensemble des perspectives de luttes et préparer une
mobilisation d’ampleur, reconductible et interpro car nous sommes
conscient(e)s que la grève de 24 heures est un moment d’expression du
malaise, un coup de gueule mais qu’elle ne suffira pas à faire reculer
le gouvernement.
-
Pour que les grèves ne passent pas inaperçues * car elles restent l’arme
essentielle des salarié(e)s. L’AG doit être l’occasion de diffuser nos
tracts dans la rue, de discuter avec les parents d'élèves, mais
aussi les passant(e)s salarié(e)s en activité, chômeurs, retraité(e)s
qui subissent aussi les régressions sociales.
RDV à la mairie de quartier de Lille-Fives (2ème étage) à 10h
le matin du mardi 7 octobre 2008.
* « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »
Nicolas Sarkozy, 7 juillet 2008...
MANIFESTATION ANTI-FASCISTE
A LILLE LE 4 OCTOBRE 2008 |
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS !
Racisme
d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des
conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent
aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler
à sa réorganisation.
L’extrême droite régionale, nouant des
contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement
Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier
en crise (tensions entre les communautés flamande et wallonne) pour
favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses,
communautaires mais aussi sociales. Le FN Nord Pas-de-Calais a aussi
effectué récemment un "toilettage interne" de manière à favoriser le
courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou
démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules
identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié
du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.
C’est
ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ».
Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore
flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales
d’extrême droite. Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses
Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de
divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec
la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie. « Terre
Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire
d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses
Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans
complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple,
d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la «
soupe au cochon », action interdite dans plusieurs villes pour
discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou
musulmane.
C’est très prochainement dans le quartier de
Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées
nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore
sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple
flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer
et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle. Le
fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su
adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme,
pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert
de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie
révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti
égalitaire.
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE !
Laisserons-nous
s’installer et prospérer près de chez nous un
véritable foyer d’extrême droite ?
Nous
appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de
ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre
toutes les mesures pour empêcher son développement.
MANIFESTATION SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 A LILLE
RDV à 14h30 - métro "Bois Blancs"
Comité de vigilance antifasciste
Signataires : Solidaires,
Chiche !, Mrap Lille/Nord Pas-de-Calais, Ligue des droits de l’Homme ,
UL-CNT de Lille, Sud santé-sociaux 59/62, Sud étudiant-es, Scalp, Sud
éducation, Alternative libertaire, Comité sans papiers 59, GDALE, Flamands Roses, NPA Lille, LCR, individu-es
antifascistes...
Pour télécharger l'affiche appelant à la manif (format pdf - 763 ko), cliquer ici.
CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPT. 2008 A LILLE :
NON A LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE A "LA POSTE" ! |
Samedi
20 septembre 2008 à Lille, en marge du congrés confédéral de la CNT qui
se tenait à Lille ce weekend-là, une soixantaine de militants ont
investi la Poste principale de Lille et distribué des tracts relatifs à
la répression dont est victime Serge, postier marseillais. Lire
l'article paru dans "La Voix du Nord" le 21 septembre 2008.
La pétition de soutien à Serge peut être téléchargée en cliquant ici (2 pages - 74 ko - format pdf ).
Elle peut aussi être signée en ligne à cette adresse : http://www.millebabords.org/spip.php?article9000
(les cadres permettant de remplir et de signer la pétition en ligne se
trouvent dans le corps de l'article consacré à Serge, juste en dessous
de deux documents à télécharger).
Plus d'informations sur le site confédéral de la CNT. |  |
RENTREE SCOLAIRE 2008 :
DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES ! |
1) "Classes en luttes...", bulletin de la CNT-FTE (septembre 2008)
2) Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008)
"Classes en luttes...", bulletin de la fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation :
Le numéro de septembre 2008 est à télécharger à l'adresse suivante :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2253&var_mode=calcul
Le numéro est à agrandir en A3.
"Classes en lutte..." est diffusé par mail. Pour le recevoir automatiquement, écrivez à : fede-educ@cnt-f.org
Sommaire :
* La CNT c’est quoi ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2252
La CNT-FTE est un syndicat indépendant qui fonctionne sans subvention, uniquement avec les cotisations des adhérents. La CNT-FTE tourne en autogestion, tout est décidé en assemblées générales dans chaque syndicat, les mandats sont tournants et révocables à tout moment, il n’y a pas de permanents et tout travail est bénévole. Chaque syndicat appartient à une fédération. Nous appartenons à la fédération des (...)
* La rentrée sera chaude ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2251
Construisons la lutte ! L’année dernière a été riche en mouvements sociaux. Dans l’Éducation, tous les secteur s’y sont mis : à l’université contre la LRU (loi Pécresse) ; dans le second degré, contre la baisse des moyens, la suppression de postes, la disparition du BEP ; dans le primaire contre les multiples dispositifs Darcos qui annoncent
une nouvelle école encore plus sélective ; (...)
* Perspectives de rentrée et de luttes
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2250
La rentrée s’annonce difficile : soumission de la communauté universitaire, CNRS envoyé à l’équarrissage, généralisation de bacs pro 3 ans inadaptés aux besoins pédagogiques des élèves, perte de collègues, augmentation de la charge de travail, mise en place des programmes des années 20 dans le 1 er degré, stigmatisation des élèves en difficultés, fichage, répression pédagogique... et bien sûr, dans l’éducation (...)
* Entrez dans la lutte !
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2249
Cela ne vous aura sans doute pas échappé, vous entrez dans un métier qui, de la maternelle à l’université, est en train de subir un véritable plan social. Les faits les plus marquants sont bien sûr les dhiffres des suppressions de postes : 11 200 pour cette rentrée, et l’annonce de 1 3500 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2009. Derrière ces
chiffres, et sous couvert d’évolution démographique (...)
* Le numéro 20 de n’autre école est paru
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2248
Le numéro 20 de n’autre école est paru Son thème : Sciences et valeurs : quelles pratiques ? Alors que le gouvernement a transformé le débat sur l’école en champ de bataille idéologique, nous avons voulu consacrer ce numéro aux idéologies et aux valeurs. Celles qui façonnent l’éducation. Celles qui sont reproduites ou transformées par elle. Celles qui nous sont imposées. Et aussi celles dont nous (...)
* Non à la sélection des étudiant.e.s !!!
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2247
Vous entrez aujourd’hui à l’université et vous allez découvrir les conséquences de la loi dite « d’autonomie » des universités, ou LRU,contre laquelle se sont opposé(e)s une grande majorité la sélection des étudiants par le biais de pré-inscriptions et «d’orientation active». Cela signifie que les universités peuvent (...)
* Base élève : une victoire, oui mais...
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2246
Après le retrait des informations concernant la nationalité et l’origine cet automne, le gouvernement a annoncé la suppression des champs sociaux et éducatifs dans le fichier base élève. Celui- ci devrait aussi voir sa durée d’existence réduite, puisque dorénavant les données seraient effacées lors de la sortie de l’enfant de l’école primaire (ce qui n’était pas prévu au départ). (...)
Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008) :
L’école publique a besoin de la mobilisation de tous pour permettre la réussite de tous.
A
cette rentrée, plus de 800 postes ont été supprimés dans l’académie de
Lille, postes d’enseignants des collèges et lycées, postes
d’administratifs aussi. Dans le primaire, rien n’est fait pour répondre
à la croissance démographique.
C'est
la mise en œuvre du choix politique de « moins
d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours».
Le
résultat de ces suppressions se fait sentir dès cette rentrée : des
classes plus chargées, des enseignements mal ou pas assurés. En classes
maternelles, l’accueil des élèves de 2 ans est de plus en plus
problématique. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades,
car les moyens de remplacement ont été si réduits qu’il ne sera pas
possible d’assurer les remplacements
Qui
peut croire qu'on fera mieux réussir tous les élèves dans des classes
plus chargées avec moins d'heures de cours et moins d'enseignants
formés ?
Qui
peut croire que les écoles, les collèges, les lycées fonctionneront
mieux avec moins de personnels administratifs,
de vie scolaire,
sociaux, de santé, de
psychologie ou d'orientation ?
A cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques.
La
loi dite sur le service minimum a pour conséquence de reporter sur les
communes et des personnels non qualifiés l’accueil des élèves du
primaire et pas seulement les jours de grève !
L’aide
aux élèves (accompagnement éducatif) est renvoyée hors du temps
scolaire, pour les seuls élèves volontaires, et après avoir
supprimé des dispositifs d’aide individualisée qui existaient
auparavant !
Toutes
les mesures prises depuis l'élection de N.Sarkozy vont dans le même
sens. Dans une société plus inégalitaire, une école de la concurrence,
qui va tourner le dos à la réussite de tous, où les inégalités sont
acceptables parce qu’elles reposent sur les individus, élèves ou
parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas «
profité ».
Et
le ministre veut aller encore plus loin ! « J'ai proposé le
non-remplacement de 13500 départs à la retraite » (X. Darcos,«
Libération » du 9/7/2008)
Ce que nous voulons au contraire, c'est une école plus juste dans une société plus juste.
Il
faut une politique éducative ambitieuse qui réponde aux besoins des
élèves, de tous l es élèves, des familles, de la société ; il faut
réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps
scolaire, mieux former les enseignants...
Ne laissons pas faire... Dès la rentrée, exigeons ensemble d'autres choix pour l'école.
ÉDUCATION :
PETITE HISTOIRE D'UNE ANNÉE DE LUTTES
(septembre 2007 - juin 2008) |
Les
vacances arrivent après une année de luttes, de résistances, de
trahisons syndicales... L'institution scolaire cherche à dresser des
bilans, des évaluations finales, et tout cela avec une notion de
rentabilité à peine voilée. En
tant que syndicalistes, il est certainement de notre rôle de faire le
point sur cette année écoulée, mais avec une notion de lutte des
classes tout à fait assumée.
Les universités - Les lycées professionnels - Les suppressions de postes - Le 1er degré - Les perspectives de rentrée...
Acte I : les universités
Dans
la continuité des réformes, harmonisation européenne avec le système
européen de transfert des crédits d'enseignements (ECTS) et réforme des
LMD supprimant le DEUG), le gouvernement s'est fendu durant l'été 2007
d'un projet de loi visant à boucler le processus : la réforme LRU (loi
relative aux « libertés et responsabilités des
universités »).
Afin
de privatiser sans le dire, la recherche l'État se désengage en partie
du financement des universités. Elles devront donc rechercher leurs
financements vers d'autres partenaires, en utilisant par exemple le
mécénat d'entreprise. Ça tombe bien car cette loi comporte aussi un
volet pour les institutions universitaires qui doit permettre de donner
un rôle supplémentaire aux financeurs.
Déjà
relais du pouvoir des pontes et des valeurs paternalistes, les conseils
d'administration (CA) sont transformés par cette loi LRU : vote à la
majorité absolue (et non plus aux deux tiers), fin du quorum d'une
moitié d'élus nécessaires, voix prépondérante du président pour le
partage des voix, concentrations des pouvoirs du CA (il décide des
créations et suppressions de filières, gère la répartition des crédits,
entre autres...) et sa composition est restreinte avec une proportion
réduite d'étudiants et de salariés, pour faire la part belle aux
« partenaires extérieurs » nommés par le président (représentants
des collectivités locales et surtout du patronat).
Et
voilà, la boucle est bouclée. L'État se désengage, les entreprises
financent et ont un pouvoir de décision dans une institution de service
public, alors qu’eux défendent forcément des intérêts privés.
Évidemment,
les étudiants.e.s conscients des attaques précédentes et des dangers de
cette loi, pour eux et les personnels, se sont vite mobilisé.e.s et
organisé.e.s. Assemblées générales, diff’ de tracts, discussions à
bâton rompu… et votes de la grève et du blocage dans certains endroits.
En tout, plus d'une soixantaine de facs s'est battue tout au long du
premier semestre. Un travail d'analyse, d'argumentation et de
communication a été fait tout en structurant le mouvement en assemblée
générale souveraine, en coordination nationale. Les manifestations ont
réuni au moins autant de personnes que lors de la lutte contre le CPE.
Quelle a été la réponse du gouvernement après l'accession de l'ancien
ministre de l'Intérieur au pouvoir : la REPRESSION forcément. Charges
des forces contre les manifestants, interpellations arbitraires,
piquets de grève attaqués par les CRS comme à Nanterre, intrusions de
la police de les facs comme à Rennes 2, violences de responsables
universitaires contres des étudiants comme à Grenoble… Finalement, le
pouvoir est passé en force, en espérant mettre à genoux toute
résistance dans les milieux universitaires. Raté ! Ce n'est que partie
remise. La mobilisation continue au sujet du découpage du CNRS et se
poursuivra encore !
Acte II : les lycées professionnels
Depuis
maintenant plusieurs années, la formation professionnelle publique
subit une succession d'attaques. En 2001, c'est le PS qui a cédé aux
demandes du MEDEF en créant le lycée des métiers. Finie l'indépendance
pour les lycées qui sont labellisés. Les formations doivent alors être
ouvertes en fonction du bassin local d'embauche (donc en fonction des
besoins de en main d'œuvre bon marché des entreprises). Début octobre
2008, le ministère faisait ses annonces tonitruantes au sujet des LP.
Fini le BEP qui se poursuit par un bac en 2 ans ; maintenant le
ministère veut que les élèves n'aient le choix qu'entre un CA