ACTUALITE
ET ANALYSES
archives éducation et travail social
|
|
|
| Voir aussi les articles publiés à la rubrique "Education"
|
| |
 | EDUCATION : REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE (15 avril 2009) |
 | TRAVAIL SOCIAL : DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 (16 et 19 février 2009) |
 | DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE : CLASSES EN LUTTE ! (février 2009) |
 | EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009 |
 | LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES (février-mars-avril 2009) |
 | CONTRE LA PRECARITE DANS L'EDUCATION NATIONALE ! (janvier 2009) |
 | EDUCATION : COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE 59/62 (18 décembre 2008) |
 | EDUCATION : GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008 |
 | TRAVAILLEURS SOCIAUX : NON A LA CASSE DE LA CONVENTION DE 66 (octobre 08) |
 | EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008 |
 | RENTREE SCOLAIRE 2008 : DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES (29 août 2008) |
 | ABROGATION DE LA LOI "LRU" !
(novembre/décembre 2007) |
 | BEP ET BAC PRO : NON AU
COUP DE FORCE MINISTERIEL CONTRE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL !
(20 décembre 2007) |
 | EDUCATION : APPEL A LA GREVE DE LA CNT-FTE
(20 novembre 2007) |
 |
RENTREE SCOLAIRE : PUBLICATIONS DE LA CNT-FTE
(rentrée 2007) |
 |
LOI "D'AUTONOMIE" DES UNIVERSITES (15
juillet 07) |
 |
EDUCATION : COMMUNIQUE SUR LA CARTE SCOLAIRE +
TRACT SUR L'AVENIR DES EVS (juin 07) |
 |
COMMUNIQUE DE LA CNT - FTE SUITE A LA VICTOIRE DE
SARKOZY (8 mai 07) |
 |
RAPPORT HETZEL : LE MONDE DE L’ENTREPRISE A
L’ASSAUT DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR (mars 07) |
 |
EDUCATION
: GREVE ET MANIFESTATIONS REGIONALES LE 20 FEVRIER 2007 |
 |
DES
ENFANTS LILLOIS SANS LOGEMENT ! (février 07) |
 |
EDUCATION
: LA CASSE DES STATUTS COMMENCE PAR LES TZR (février 07) |
 |
GREVE
DES ENSEIGNANTS DU SECOND DEGRE (18/12/06) |
 |
COMMUNIQUE
DU RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES AU SUJET DE GELA ET DAVID
(14/12/06) |
 |
MANIFESTATION
REGIONALE DE L'EDUCATION LE 15 NOVEMBRE 2006 A LILLE |
 |
RETRAIT
DU PROJET DE LOI SARKOZY SUR LA
DELINQUANCE (10/10/06) |
 |
DOCUMENTS
DE RENTREE DE LA FEDE CNT EDUCATION
(automne 06) |
 |
LECTURE
: LE COME-BACK DES REACS !
(07/01/06) |
 |
UNE ALTERNATIVE A LA
DIRECTION
D'ECOLE : LA GESTION COOPERATIVE (juin 06) |
 |
SOUTIEN AUX INCULPES DU
MOUVEMENT
SOCIAL (juin 06) |
 |
LE CPE EST MORT ! LA LUTTE
CONTRE
LA PRECARITE CONTINUE ! (avril 06) |
 |
CLASSES EN LUTTE
(printemps 06) |
 |
LYCEES : HALTE AUX PRESSIONS
ET
BARRIERES ADMINISTRATIVES ! (avril 06) |
 |
COORDINATION REGIONALE
ETUDIANTE
ET LYCEENNE (avril 06) |
 |
APPEL A LA GREVE DE LA FEDE
CNT
EDUCATION (avril 06) |
 |
MANIFESTATION CONTRE LA
DELATION
(mars 06) |
 |
APPEL DE LA FEDE CNT
EDUCATION
CONTRE LE CPE/CNE (mars 06) |
 |
DECLARATION DE
L'INTERSYNDICALE
REGIONALE DE L'EDUCATION (mars 06) |
 |
APRES LE 7 MARS : LA
MOBILISATION
S'AMPLIFIE (mars 06) |
 |
COMMUNIQUE SUITE AUX
VIOLENCES
POLICIERES DU 7 MARS (mars 06) |
 |
CPE, CNE, CONTRATS PRECAIRES
(7 mars 06) |
 |
BLOCAGE DE L'UNIVERSITE DE
LILLE 3
(mars 06) |
 |
OCCUPATION DE LA DIRECTION
DEPARTEMENTALE DE L'ANPE (février 06) |
 |
COMMUNIQUE DE LA CNT-FTE
(14 février 06) |
 |
MANIF ANT-CPE : DEMANDE DE
DROIT
DE REPONSE A NORD ECLAIR (février 06) |
 |
COMMUNIQUE DE LA CNT-FTE
(8 février 06) |
 |
BILAN DES MANIFS ANTI-CPE DU
7
FEVRIER 06 |
 |
DECRYPTAGE DE LA LOI SUR
L'EGALITE
DES CHANCES (février 06) |
 |
GREVE DU 2 FEVRIER 06 |
 |
AGRESSION AU LYCEE MALRAUX
DE
BETHUNE (janvier 06) |
 |
LE CPE (janvier 06) |
 |
CASSE DU SERVICE PUBLIC DANS
L'ACADEMIE DE LILLE (janvier 06) |
 |
REMPLACEMENTS "FILLON-DE
ROBIEN"
(janvier 06) |
 |
HALTE A LA PRECARITE !
(janvier 06) |
 |
BOYCOTT DES ELECTIONS
PARITAIRES
(décembre 05) |
 |
GREVE DU 24 NOVEMBRE 05 |
 |
LE CROUS EN GREVE
(novembre 05) |
 |
ETUDIANTS SDF
(octobre
05) |
 |
APPEL CNT-FTE A LA GREVE INTERPRO DU 4
OCTOBRE 05 |
 |
LA QUESTION DES
REMPLACEMENTS DANS LE SECONDAIRE (septembre 05) |
 |
RENTREE SCOLAIRE 2005 |
 |
LUTTES
UNIVERSITAIRES :
BILAN ET PERSPECTIVES (septembre 05) |
 |
A.G. MODE D'EMPLOI |
 |
EDUCATION
: RECUL SUR LA LOI FILLON
(19/06/05) |
 |
EDUCATION
SANS FRONTIERES (15/06/05) |
 |
POUR UNE
AUTRE ECOLE
: MANIFESTATION
A LILLE LE 12 MAI 2005 |
 |
UNIVERSITE
DE
LILLE 3 : DE L'OCCUPATION A L'EXPULSION POLICIERE (03/05/05) |
 |
LILLE
: OCCUPATION DU LYCEE BAGGIO (02/05/05) |
 |
LILLE
: LES LYCEENS ET LYCEENNES NE BAISSENT
PAS LES BRAS ! (29/04/05) |
 |
CRIMINALISATION
DU MOUVEMENT LYCEEN : COMMUNIQUE ET PRECISIONS DE LA FEDERATION CNT
EDUCATION (21/04/05) |
 |
NOUVELLE
JOURNEE DE
MOBILISATION
LYCEENNE A LILLE (08/04/05) |
 |
COMMUNIQUES
DE SOUTIEN AU MOUVEMENT LYCEEN |
 |
NON
A LA REPRESSION POLICIERE DU
MOUVEMENT LYCEEN ! |
 |
NOUVELLES
DES LYCEES OCCUPES A VILLENEUVE
D'ASCQ
ET A LILLE |
 |
COMPTE-RENDU
DE LA JOURNEE DU 5 AVRIL AU
LYCEE FAIDHERBE DE LILLE |
 |
LYCEE
OCCUPE :
DEMANDE CNT DE RETRAIT DE TOUTE SANCTION POUR FAIT DE GREVE |
 |
DECLARATION
DE L'A.G. DU LYCEE FAIDHERBE
OCCUPE (LILLE) |
 |
LYCEES
OCCUPES A LILLE : NON A LA
REPRESSION POLICIERE ! |
 |
EDUCATION
: OCCUPATIONS, AG... LA LUTTE
CONTINUE ! |
 |
REFORMES
DANS L'EDUCATION : UNE
MEME LOGIQUE LIBERALE ! |
 |
APPEL
DE LA FEDERATION CNT DES TRAVAILLEURS DE
L'EDUCATION |
 |
GREVE
"PUBLIC / PRIVE" DU 10 MARS 2005
: DECLARATION DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE DE L'EDUCATION |
 |
10
MARS 2005 : LA FCPE APPELLE A UNE JOURNEE
"ECOLE MORTE" |
 |
LES
ETUDIANTS S'ADRESSENT AUX LYCEENS... |
 |
APRES
LE 20 JANVIER, CONSTRUISONS LA RIPOSTE
SOCIALE ! (communiqué
de la
CNT-FTE) |
 |
DANS
L'EDUCATION NATIONALE AUSSI : LA PRECARITE CA SUFFIT ! |
 |
APPEL
DE L'INTERSYNDICALE ACADEMIQUE AU SUJET
DE LA GREVE DU 20 JANVIER 2005 |
 |
NON
AU PROJET DE LOI FILLON SUR L'EDUCATION ! |
 |
MESSAGE
DE LA CNT A L'INTERSYNDICALE
ACADEMIQUE AU SUJET DE LA MOBILISATION DE JANVIER 2005 |
 |
LA
NOUVELLE EDUCATION NATIONALE
SELON FILLON :RETOUR A LA CASERNE, MARCHEZ DROIT, NE PENSEZ PAS,
OBEISSEZ ! |
 |
ETAT
PATRON-VOYOU ! |
 |
Jeunes
scolarisés
sans papiers : régularisation, mode d’emploi |
 |
NON
AUX REFORMES
"ECTS / LMD /
3-5-8" ET A LA MARCHANDISATION DES UNIVERSITES |
 |
BOYCOTT
DU"DEBAT
NATIONAL SUR
L'AVENIR DE L'ECOLE" AU COLLEGE BORIS VIAN (LILLE-FIVES) |
 |
Débat
national sur
l'avenir de l'Ecole |
 |
DECOMPTE
DES
JOURS DE GREVE :
COMPTE-RENDU DE L'AUDIENCE AU RECTORAT DE LILLE |
 |
APPEL
DE
L'ASSEMBLEE GENERALE
DES GREVISTES DE LILLE : RIEN N'EST REGLE, LE COMBAT CONTINUE ! |
 |
LA
GRAINE EST
SEMEE. L'ETE LA
FERA GERMER ! |
 |
Déclaration
de
l'intersyndicale éducation de l'académie de Lille (5 juin
2003) |
 |
DU
NOUVEAU AU SUJET DE LA GREVE
ET DES EXAMENS ! |
 |
COMPTE-RENDU
DE
L'AG
"CONVERGENCES DES LUTTES" A L'UNIVERSITE LILLE 3 DU 21 MAI |
 |
DYSFONCTIONNEMENT
DEMOCRATIQUE
DES AG REGIONALES |
 |
APPEL
ET
COMPTE-RENDU DE
L'ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DES PERSONNELS DE
L'ÉDUCATION NATIONALE EN LUTTE |
 |
ANALYSE
DE
L'AG EDUCATION DU 6
MAI |
 |
DECENTRALISATION,
RETRAITES,
LICENCIEMENTS DES EMPLOIS JEUNES ET DES MI-SE... TOUS EN GREVE
RECONDUCTIBLE ! |
 |
EMPLOIS
PRÉCAIRES,
ÉCOLE PRÉCAIRE |
 |
LE
DÉMANTELLEMENT
DE
L'ÉDUCATION NATIONALE EST EN PLACE ! |
 |
SALAIRES
EN
RETARD... DEMANDEZ DES INDEMNITES ! |
 |
ATOSS
ET 35
HEURES |
 |
AIDES-EDUCATEURS...
LE NOUVEAU DISPOSITIF ! |
 |
CONTRACTUEL(LE)S
MIS
EN “ CONGE ” AVANT LES VACANCES D’AUTOMNE...
QUE FAIRE ? |
 |
ELECTIONS
AU CA...
L’ESSENTIEL N’EST PAS DE VOTER, MAIS DE LUTTER ! |
 |
ADHERER
A LA
CNT,
COMMENT ON FAIT ? |
 |
PLATEFORME
REVENDICATIVE |
 |
CONCOURS
:
L’ARNAQUE
REPUBLICAINE |
 |
LE
PROJET DE
CARTE SCOLAIRE 2002 |
 |
AIDES-EDUCATEURS |
 |
LE
SPORT AU SERVICE DE
L’ENFANT SINGULIER |
 |
ENTRETIEN
AVEC UN
PROF DE GYM
DE LA CNT |
 |
COMPTE-RENDU
DE
L'ACTION
ANTI-PRECARITE DU 29 MAI 2002 |
EDUCATION :
REUNION D'INFO SUR LA PRECARITE LE 15 AVRIL A LILLE |
Personnels
précaires de vie scolaire de la communauté urbaine lilloise (AED, AP,
AVSI, AVSco, AVS, EVS, Médiateurs/rices de la réussite scolaire...
recrutées en contrat d’assistant-es d’éducation, en contrat d’avenir ou
en CAE),
NOUS NE SOMMES PAS CORVÉABLES À MERCI, NOUS AVONS DES DROITS !!!
Or, trop souvent nous constatons :
- un allongement de notre temps de travail au nom de l’annualisation,
- des modifications imposées de nos emplois du temps d’une semaine sur l’autre,
- des retards de paiement de nos salaires,
- le non respect de nos temps de pause,
- des entraves à notre droit à la formation,
- des heures supplémentaires (imposées le plus souvent) non payées,
- un véritable chantage au renouvellement de contrat pour nous faire taire,
- une remise en cause de nos droits syndicaux (droit de grève,
participation aux réunions d’information syndicale...),
- etc.
Réunion d’information, de débat et d’organisation de la lutte mercredi 15 avril à partir de 17h au local "Solidaires", 84 rue de Cambrai, Lille, M° porte de Valenciennes
A l’appel du réseau Nord Pas de Calais contre la précarité dans l’éducation nationale* soutenu par (premiers signataires) : CNT, SUD éducation...
Tract à télécharger ici (1 page - format pdf - 165 ko).
* Le
réseau Nord pas de Calais contre la précarité est ouvert à tout
salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat
désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en
ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes
les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau
est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais
présente, l’idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des
initiatives du réseau s’inscrit dans la lutte contre les attaques du
gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es,
intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit
contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation
généralisée des droits sociaux.
TRAVAIL SOCIAL :
DEFENSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE 66 |
Travailleurs
sociaux en formation, salariés des centres de formation, tous ensemble
pour la défense de la convention collective 66 !
Le
nouveau projet patronal de refonte de la CC 66 a été présenté le 5
décembre 2008. Ce projet s’inscrit parfaitement dans une politique
d’appauvrissement et de démantèlement du secteur social :
individualisation de la rémunération, introduction du salaire au
mérite, perte des congés trimestrielles, recul sur l’indemnité de
départ à la retraite, suppression su paiement des trois jours de
carence en cas de maladie, la référence aux 35h disparaît, pénalisation
ds temps partiels, progression de l’ancienneté limitée à 15 ans au
rythme de 1%/an (dévalorisation d’environ 1000 euros après 30 ans
d’activité). Pour les patrons, il s’agit bien de réduire le coût du
travail tout en nous faisant travailler plus longtemps, de diviser les
salariés et bannir la solidarité : la logique de profit agrandit encore
son nid.
Le
mouvement se construit depuis longtemps, les travailleurs sociaux se
mobilisent fortement. Le projet patronal n’est pas acceptable. Retrait
immédiat du projet, un recul social ne doit pas être négocié !
Jusqu’au
30 janvier, seule la direction de la CFDT était d’accord pour
participer aux commissions nationales paritaires de négociation. A ce
jour, les cinq directions syndicales « représentatives » (CFE-CGC,
CFDT, CGT, FO, CFTC) sont prêtes à détruire des acquis sociaux, ceux
des salariés, qui avaient été durement gagnées par des luttes. Qui ces
syndicats représentent ils, alors que la majorité des salariés refuse
de niveler leurs conditions de travail vers le bas ? Toute négociation
en l’état actuel ne peut qu’entraîner une perte de droits !
Il
est urgent de se mobiliser massivement, c’est maintenant que tout se
joue. Cette attaque de la CC 66 est à inscrire dans une logique de
précarisation globale menée par les gouvernements et le patronat. Le
fossé continue de se creuser entre les bas salaires et ceux des
responsables hiérarchiques. N’oublions pas la casse de l’éducation
nationale, les licenciements massifs et le chômage partiel en
métallurgie, dans la VPC , l’automobile…En Martinique et en Guadeloupe,
une grève générale est en cours pour l’amélioration de leurs conditions
de vie…
AG des travailleurs sociaux en formation et des salariés des centres de formation
lundi 16 février à 17h30
à l’ISL, 83 boulevard Vauban, salle 2 du bâtiment C, Lille.
Grève et manifestation jeudi 19
février à
Lille
(rendez-vous à 14h sur la
Grand' place).
Appel a la grève et manifestation le 19 février, date de la prochaine CNPN :
- Collectif permanent des travailleurs sociaux en formation du Nord Pas-de-Calais
http://collectif-permanent.over-blog.com
- Comité national de défense et d'amélioration de la CCN 66
http://Touche.pas.a.la.66.free.fr
Tract de la fédé CNT santé-social : http://www.cnt-f.org/sante-social.rp/t-fede-conv66-0209.pdf
DE LA MATERNELLE A L'UNIVERSITE :
CLASSES EN LUTTE ! |
Pour télécharger ce tract (format pdf - 2 pages - 126 ko) :
cliquer ici.
De
gauche comme de droite, les gouvernements successifs n'ont eu de cesse,
ces 20 dernières années, d'appliquer les directives du patronat
européen. Avides de nouveaux marchés et de nouvelles sources de
profits, les patron-ne-s jettent leur main (encore combien de temps la
laisserons-nous "invisible" ?) sur les services publics, c'est-à-dire
ces services essentiels à chacun et bénéfiques à la société dans son
ensemble. Ils prétextent, pour ce faire, que les prétendues efficacité
et réactivité de l'économie capitaliste seront bénéfiques pour les
ex-usager-e-s devenus alors client-e-s de prestataires de services mis en
concurrence.
Or
jeter en pâture les services publics dans la jungle de l'économie de
marché sous-entend bien évidemment le passage de ces mêmes services au
statut de marchandises. Réductions d’effectifs, recherche de
rentabilité maximale et bénéfices deviennent, par définition d'économie
capitaliste, les moteurs de la gestion et de la production de ces
services. Qu'ils soient fournis par une entreprise privée ou d'État, il
n'est plus question qu’ils assurent l'équité de leur accès,
géographique comme social.
Il
est clair que ces réformes se feront, comme pour le système de retraite
par exemple, une nouvelle fois, au bénéfice des
possédant-e-s et des dirigeant-e-s, et au détriment des
travailleur-se-s et des dépossédé-e-s d'ici et d'ailleurs.
Pour
bétonner une mainmise totale et pérenne de "ceux d'en haut" sur "ceux
d'en bas", le Pouvoir d’Etat, Sarkozy après d’autres, a compris qu'il
fallait en finir avec ces lieux de contestation où tentent d'exercer un
nombre encore trop élevé de producteur-trice-s d'esprits libres et
indépendants. Pour ce faire, il doit mettre au pas l'ensemble de
l'Education.
1- nous diviser
Les
statuts des personnels sont liquidés : depuis 2003 avec la
décentralisation des personnels administratifs et d'entretien du
secondaire et aujourd'hui avec le statut des
enseignant-e-s-chercheur-se-s. Les contrats sont éclatés (combien de
sigles pour les désigner ?) et précarisés. La concurrence est
exacerbée : classement des établissements, des universités et bientôt
des établissements primaires; concurrence entre personnels
universitaires.
2- nous soumettre
Les
emplois sont flexibilisés : annualisation du temps de travail non
choisie, modulation des enseignements dans l'université, multiplication
des taches et des missions partout, recours massif aux heures
supplémentaires après suppression de postes et aux emplois ponctuels
pour des besoins permanents. Les services sont éclatés : multiplication
des postes de remplacement, compléments de services hors spécialités,
turn-over des équipes, etc. Les élèves sont soumis-ses à un tri social de
plus en plus précoce sous la pression du retour en grâce des pédagogies
autoritaires.
3- nous contrôler
Les
hiérarchies sont renforcées: entretien d'embauche et de licenciement
par les chefs d’établissement et CPE, écoles transformées en
établissements primaires (EPEP) avec un vrai "chef", primes aux
résultats, individualisation des salaires et carrières, pouvoir
concentré dans les président-e-s d'université et leur CA. Les
contestations sont fortement réprimées: surveillance biométrique
dans le secondaire, base élève dans le primaire, criminalisation des
élèves et des personnels (intrusion de la police dans les
établissements, répression syndicale, arrestations, garde à vue
systématiques, violences contre les étudiants mobilisés). La culture du
résultat est encensée par la contractualisation et l’autonomie des
établissements (LOLF), la suppression de la carte scolaire,
l'évaluation des personnels et de leurs activités à tous les niveaux.
A
cela, il n'y a qu'une réponse. La solidarité et l’unité dans l'action
et dans la mobilisation. Le temps d'une grève générale qu'il nous reste
à construire, soyons tous sans papiers, tous étudiants, apprenons à
nous autogérer, sans hiérarchies et sans patrons, et construisons
l’alternative à ce système capitaliste qui nous asservit et nous
désolidarise.
Sections CNT-SR de Lille : sr-lille@cnt-f.org
Syndicat CNT-SSEC 59/62 : ssec5962@cnt-f.org
Site web de la CNT-FTE : http://www.cnt-f.org/fte
Agenda :
- Lundi 16 février :
grève académique de l’éducation (manifestation régionale à Lille :
14h30, bd Louis XIV / porte de Paris + AG après-manif à 17h au local de
"Solidaires").
- Jeudi 19 février : manifestation à Lille à l'appel de la coordination nationale des universités et organismes de recherche.
- Jeudi 19 mars : grève générale interprofessionnelle public-privé et manifestation régionale à Lille.
EDUCATION : GREVE ACADEMIQUE LE 16 FEVRIER 2009 |
Grève académique (et manifestion - cf. rendez-vous ci-dessous) lundi 16 février 2009
à l'appel de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
CGT, FSU, SNETAA-EIL, Sud Education, CNT
Pour télécharger cet appel (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.
L’exceptionnelle
mobilisation du secteur éducation dans le cadre de la journée d’action
interprofessionnelle du 29 janvier, qui a réuni 40 000 manifestants à
Lille et plus de 35 000 autres dans les principales villes de la
région, conforte l’intersyndicale éducation dans sa volonté de
poursuivre et amplifier la mobilisation.
Déjà
lourdement frappée, et avant même l’annonce de nouvelles mesures
concernant notamment les remplacements, par 639 suppressions de postes
(226 enseignants du 1er degré, 376 enseignants du 2nd degré, 37 emplois
d'administratifs), ainsi que dans la plupart des universités,
l’académie de Lille subit une nouvelle fois la volonté du gouvernement
de répondre aux seuls critères économiques qu’il s’est fixés.
L’intersyndicale académique éducation appelle à :
-
Organiser des réunions intersyndicales enseignants, parents, élus pour
informer et débattre dans les établissements, dans les écoles, dans les
communes.
- Participer aux assemblées générales.
- Réunir des conseils d’école extraordinaires.
-
Soutenir toutes les formes d’actions locales dans les Collèges, les
Lycées, les LP, les SEGPA et les EREA (boycott des Conseils
d’Administration des établissements du second degré, opérations écoles
mortes, rassemblements locaux, nuit des écoles…).
-
Amplifier l’action multiforme dans les universités (AG des personnels
pouvant voter la grève, information aux étudiants, rétention des notes,
etc.) dès le 2 février.
L’Intersyndicale
Education demande l’abandon des suppressions d’emplois dans le secteur
de l’éducation et de l’enseignement supérieur et exige un moratoire
afin d’établir un état des lieux exhaustif de la situation. Elle
réclame en outre :
- Des conditions de travail et d’étude améliorées.
- Le respect des personnels non titulaires.
- Le respect des missions du service public d’éducation.
- La revalorisation de nos métiers et de nos salaires.
- Un système éducatif affichant l’ambition de la réussite de tous.
-
L’arrêt de l’amputation de la carte des formations de l’enseignement
professionnel initial et de la réduction des champs professionnels en
SEGPA.
- L’arrêt des réformes annoncées sans aucune concertation avec les organisations syndicales et instances représentatives.
Le
rectorat vient de montrer son refus d’entendre les personnels en
envoyant aux établissements, au lendemain du 29 janvier, des projets de
dotations insupportables tout en programmant une nouvelle vague de
suppressions massives de postes. L’intersyndicale CGT, FSU, SNETAA-EIL,
Sud Education, CNT condamne cette obstination ; elle appelle à
développer les mouvements de grève dans les universités entamés depuis
le 26 janvier et, dans le premier et le second degré, à une
mobilisation immédiate et à une journée de grève et de
manifestation le 16 février.
MANIFESTATION REGIONALE
LUNDI 16 FEVRIER
Départ : 14h30 Bd Louis XIV / porte de Paris, Lille
AG inter-établissements à Valenciennes à 10h.
AG après-manif à Lille : à 17h au local de "Solidaires".
Pour lire l'appel intersyndical et les modalités de transport collectif, cliquer ici. Pour le télécharger (2 pages - format pdf - 16 ko), cliquer ici.
Réservez votre place rapidement en téléphonant aux responsables des bus mis en place par la FSU,
date limite le vendredi 13 février. Une participation de 5 € sera demandée par personne.
Bus 1 :
Calais : Parking Gifi, sortie St Pierre, à12h30
Grande Synthe : Parking d’Auchan, à 13h00
Contacter Georges Bouchart 06 07 44 32 74
Bus 2 :
Maubeuge : Place de l’Hôtel de Ville à 12h30
Valenciennes : Parking du Gymnase du Collège Chasse Royal à 13h00
Contacter Danièle Przybylak 06 13 50 57 76
Bus 3 :
Cambrai : Hôtel de Ville à 12h30
Douai : Place du Barlet à 13h15
Contacter Pascal Boudart 06 07 11 73 93
Rappels
concernant la déclaration d'intention de se mettre en grève (procédure
obligatoire depuis la mise en place du service d'accueil des élèves à
l'école maternelle et élémentaire) :
- Attention : date limite de dépôt individuel de la déclaration d’intention = jeudi 12 février minuit
(arrivée à l’IEN soit par courrier soit par fax).
- Tout le monde se déclare, même s’il ne fait pas grève…
- Attention, chaque
enseignant se déclare sous enveloppe individuelle et envoie
directement, sans intermédiaire (certains collègues se sont fait piéger
le 29 janvier parce qu’ils avaient donné leur courrier en mairie ou à
leur directeur-trice qui n’avaient pas respecté les délais).
- Exemple de déclaration :
Ceci est une déclaration d'intention qui ne présage en rien de ma participation effective à ce mouvement.
NOM :
Prénom :
Affectation :
à M. l'Inspecteur d'Académie
s/c de M. l'IEN de ........
Madame, Monsieur l'Inspecteur,
La
Loi instituant un droit d'accueil pour les élèves des écoles
maternelles et élémentaires pendant le temps scolaire apporte de
nouvelles restrictions à une liberté fondamentale – le droit de faire
grève - reconnu à tous les salariés dans la constitution pour la
défense des intérêts professionnels et collectifs.
Un certain nombre d'organisations syndicales en demande d'ailleurs l'abrogation.
Cette
loi impose "à toute personne exerçant des fonctions d'enseignement dans
une école de déclarer au moins 48 heures avant la grève son intention
d'y participer".
En conséquence, je vous informe de mon
intention de participer au mouvement de grève du 16 février 2009 à
partir de ........ heures.
Conformément à la loi, je vous
rappelle que cette lettre "est couverte par le secret professionnel et
ne peut être utilisée que pour l'organisation du service d'accueil"
(article L133-5).
Le .....
Signature
LA MOBILISATION DANS LES UNIVERSITES
|
LE TEMPS EST A L'ACTION UNITAIRE !
Depuis
le 2 février 2009, la coordination nationale des universités appelle
les enseignantEs chercheurSEs à engager une grève illimitée. Depuis peu
rejointe par les IUFM, le mouvement prend une grande ampleur au niveau
national. Les habituels anti-grévistes, indécisEs ou mêmes certaines
facs qui n’ont jamais fait grève s’engagent aujourd’hui dans la lutte.
En effet, les applications de la LRU n’ont pas tardé à prendre effet :
pouvoir absolu des présidentEs, gestion managériale, remise en cause de
l’indépendance des des charcheurSEs, casse de la formation des
enseignantEs (suppression des IUFM) et cerise sur le gâteau suppression
de 900 postes annoncée sont autant de raisons de dire ça suffit !
Le
mouvement contre la LRU que les étudiantEs avaient lancé l’an dernier
n’avait pas ou très peu été soutenu par les enseigantEs alors qu’ils se
battaient pour les mêmes motifs qui motivent la lutte d’aujourd’hui. Il
n’est pas trop tard : il faut impérativement fondre les AG
enseignantEs, étudiantEs, et incorporer les revendications du personnel
non enseignant qui connaît depuis longtemps la répression économique.
Le
corporatisme ou les luttes du « chacun pour soi » sont le lit de nos
défaites et ce sont aussi les rapports de forces trop faibles qui
découragent les plus exploitéEs de hausser le ton seulEs. Les
revendications sectorielles sont évidemment nécessaires mais c’est la
convergence des luttes, la solidarité et la construction
interprofessionnelle qui sont les seuls moyens pertinents et efficaces
de faire plier l’Etat et le patronat.
Ceux
qui continuent de détruire nos acquis durement obtenus par la lutte
sont unis et « eux » ont une conscience de classe ! Il n’y a quoi voir
à qui profitent toutes les réformes, les milliards que l’Etat distribue
aux patrons qui licencient à tour de bras et laissent des milliers de
salariéEs au chômage.
Nous
devons nous organiser de façon unitaire dans les universités mais aussi
nous coordonner avec les autres secteurs en lutte car nos intérêts sont
les mêmes ! Nous devons nous organiser en AG décisionnelles et
interprofessionnelles et nous investir chacunEs selon nos capacités car
la lutte est celle de toutEs et n’a besoin ni de spécialistes, ni de
bureaucrates pour être menée à bien. Grâce à la convergence des luttes,
bloquons l’économie, les gares… pour satisfaire nos revendications,
celles des autres camarades en lutte et enfin obtenir plus !
Pour
la grève générale interprofessionnelle et autogestionnaire. Pour
l’égalité économique et sociale et la révolution émancipatrice !
LA RECHERCHE QUE NOUS VOULONS :
La
CNT soutient toutes les tentatives concrètes pour une recherche et un
enseignement supérieur au service de tous ; cela passe par l’arrêt de
la privatisation des recherches, le développement des logiciels libres,
le libre accès aux résultats de la recherche, la création d’universités
populaires, l’accès au savoir tout au long de la vie,
l’auto-organisation nonhiérarchique des équipes et des laboratoires, la
gratuité des publications dans le cadre des archives ouvertes...
Mais
ce n’est pas suffisant, car le système capitaliste fait tout pour
entraver le développement de ces initiatives. Seules la lutte et
l’organisation collective permettront d’établir un rapport de force
suffisant afin d’obtenir ce que nous voulons :
•
une Université et une Recherche autogérées dans lesquelles les buts et
les orientations se décident de manière démocratique par des
commissions élues issues du monde étudiant et académique,
•
l’arrêt du recours aux contrats précaires et à la sous-traitance au
sein des universités. Une Université et une Recherche de qualité, cela
commence par des emplois stables pour le personnel ! Ces financements
existent, à nous de nous les réapproprier :
-
Transfert des crédits militaires : l’arrêt de la recherche militaire,
permettra de transférer les crédits de l’armée sur ceux de la recherche
publique non mortifère.
-
Arrêt du crédit impôt recherche : ce système qui vise à rembourser la
moitié des frais de recherche des entreprises privées est scandaleux.
3,5 milliards d’euros en 2008 ! Et avec une augmentation prévue
de 600 millions d’euros par an…
-
Suppression des agences d’innovation : les crédits énormes consentis
aux « agences pour l’innovation » (AII) représentent un autre cas de
détournement de l’argent public vers des projets conformes aux
exigences du monde industriel.
Section CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille 3 - 1 rue Broca - 59000 Lille
Mail : sr-lille@cnt-f.org
Site de la fédération CNT éducation : http://www.cnt-f.org/fte
Ce tract est disponible ici au format pdf (2 pages - 77 ko)Voir également ici le tract général des sections CNT-SR (2 pages - format pdf - 3,26 Mo).
Lille 1 (cité scientifique)L'AG des personnels (en grève depuis le 6 février) appelle à l'amplification du mouvement et à la protestation sous toutes les formes possibles : grève, délocalisation des cours, actions de sensibilisation et à la poursuite de la rétention des notes et le blocage des jurys. Elle appelle à faire des jours de mobilisation nationale des journées de blocage massif des universités. Pour en savoir plus : http://agp.univ-lille1.fr
Lille 2 (site de Moulins)
L’AG étudiante a voté l’annulation totale des cours et des TD en faculté de Droit jusqu’au lundi 6 avril inclus.
Lille 3 (site du Pont de bois)
L’AG étudiante a voté la reconduite du blocage jusqu’au mardi 14 avril où une AG de décision se tiendra. La fac est toujours vivante et tous les renseignements sont disponibles dans le hall du bâtiment B. La mise en place de plusieurs commissions a été actée et/ou confirmé : information (information sur LRU, information mobilisation sur lille3,...) / logistique (organisation présence sur barrages,...) / action / imagination au pouvoir (rendre la fac vivante avec ou sans blocage, se la réapproprier avec plusieurs ateliers tels que cinéma, redécor de la fac, conférences,...) / juridique (prévention interpellations + soutien juridique si besoin) / interlutte (convergence sur le campus avec personnels universitaires dont Biatoss trop souvent mis de côté depuis plusieurs années et CROUS si possible, infos sur autres secteurs en lutte, convergence si possible avec ensemble de l’éducation,...) / intercommission (aide à coordination entre commissions)/ interfacs (coordination - infos entre facs de la métropole).... Un planning des réu de commission est mis à jour quotidiennement à l’entrée du hall du bâtiment B. Les commissions sont bien sûr ouvertes à tous et toutes, et pas seulement aux étudiants et étudiantes. Les commissions ne sont la propriété de personne, nul n’y est indispensable. Un compte rendu régulier des commissions est à faire pour les AG , notamment par rapport à certaines propositions qu’elles peuvent faire qui nécessiteraient une décision de l’AG. Ce qui ne doit pas bloquer toutes les initiatives des commissions. Les réu de commission se tiennent nécessairement sur un barrage. Pour en savoir plus : http://inter-commissions-lille3.over-blog.com
CONTRE LA PRECARITE DANS
L'EDUCATION NATIONALE ! |
1) Tract commun du réseau régional contre la précarité
2)
Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à
propos de la situation des assistant-e-s d'éducation
1) Tract du réseau régional contre la précarité
Personnels précaires et titulaires :
luttons contre la précarité dans l'Éducation Nationale
Contrats précaires, contrats aidés, contrats de la honte !
Des
dizaines de milliers de personnes travaillent aujourd’hui en contrat
précaire dans l'Éducation nationale, contrats aux appellations
multiples, la plus cynique étant sans doute « contrat d’avenir ».
Difficile de dire exactement combien d’entre elles sont employées,
combien seront licenciées par l'Éducation nationale qui, sous ses
dehors service public « bon enfant », exploite avec la même férocité
que dans le privé ce vivier né directement de la précarité actuelle. Le
ministère a encore décidé d'aggraver les choses avec le recrutement de
5 000 contrats aidés de « médiateurs de la réussite scolaire ».
Qu’ils/elles
soient contractuel-les, vacataires, assistant-es d’éducation, en «
contrat d’avenir », en « CAE » (contrat d’accompagnement à l’emploi) ou
autre « emploi-tremplin », ces salarié-es sont bien dans le même sac :
celui des sous-contrats. À savoir, des CDD souvent à temps partiel
subis, payés au smic horaire et soumis aux 3 jours de carence pour
maladie quelle que soit la qualification des individus (la moitié des
salarié-es en « contrats aidés » ont au moins une licence).
Les
« bénéficiaires » de ces merveilleux contrats n’ont pas droit à la
moindre prime de précarité à la fin d’un contrat justement totalement
précaire ! Bref, ce sont les sous-travailleurs/ses de l’Éducation
Nationale.
Ces contrats ne sont finalement rien d’autre que de
vrais-faux contrats de travail, faisant de l’individu à la fois un
vrai-faux salarié-e et un-e vrai faux chômeur/se. Ils aident surtout
l’employeur qui use et abuse de ce bon filon. Le rectorat exploite,
toute honte bue, ces nouveaux sous-travailleurs/ses de l’Éducation qui
ne lui coûtent vraiment pas cher : le « salaire » moyen (bien entendu
exonéré de toutes charges patronales) tourne autour de sept cent euros,
dont les deux tiers sont financés par le Conseil Général pour les
contrats aidés !
Il est éthiquement scandaleux, et socialement
dangereux, de laisser se développer, au sein même d’un service public
et national, de telles pratiques.
Il faut sortir du leurre des
solutions individuelles, type concours internes ou autres « 3ème voie »
qui sont de fausses solutions, comme on a pu le vérifier avec les
emplois-jeunes. Si une minorité a pu sortir de la précarité par le
haut, par le biais des concours, pour la majorité, c’est le chômage
sans aucune formation après plusieurs années de service.
Contre cette spirale de la précarité présentée comme une fatalité, exigeons :
-
la titularisation de tous les précaires sur les postes qu’ils occupent
sans condition de concours ni de nationalité puis la création massive
de postes statutaires ;
- l’accès à des formations afin que les expériences et les compétences soient reconnues ;
- l'accès aux mêmes droits que les titulaires (congés, primes, prise en compte de l'ancienneté dans le calcul des salaires...) ;
- le réemploi de tous les personnels précaires mis au chômage ces dernières années ;
- le rétablissement du statut de MI/SE.
Il
est urgent de nous mobiliser et de lutter pour un véritable Avenir !
Plus nous serons nombreux et mieux nous pourrons mener à bien nos
actions. Tous et toutes en grève le 29 janvier (manifestation à 14h, porte de Paris) ! Rassemblement devant
le rectorat jeudi 29 janvier 2009 à 10h ! La grève du 29 janvier doit
aussi être l'occasion de dresser la liste des revendications propres à
chaque branche d'activité et de fédérer ces revendications à celles des
autres entreprises ou branches d'activité. Faire converger les luttes,
c'est renforcer le mouvement et favoriser la mobilisation de tous et
toutes (salarié-es du privé et du public, chômeurs/ses, retraité-es,
étudiant-es, lycéen-nes...).
Premiers signataires : CNT-SSEC 59/62, SUD éducation 59/62...
A propos du réseau régional contre la précarité :
Le
réseau Nord Pas-de-Calais contre la précarité est ouvert à tout
salarié-e, association, collectif, section syndicale et syndicat
désireux de lutter contre la précarité dans le monde du travail et, en
ce qui concerne la fonction publique, pour la titularisation de tou-tes
les précaires sans condition de concours et de nationalité. Le réseau
est longtemps resté en sommeil, la précarité étant plus que jamais
présente, l'idée de le relancer a semblé nécessaire. La poursuite des
initiatives du réseau s'inscrit dans la lutte contre les attaques du
gouvernement et du MEDEF contre les chômeurs/ses, licencié-es,
intermittent-es, travailleurs/ses immigrés et sans papiers, elle doit
contribuer à la convergence des luttes contre la dégradation
généralisée des droits sociaux. Prochaine réunion : vendredi 6 février 2009 à 18h30 au local de "Solidaires", 84 rue de Cambrai à Lille.
2)
Tract de la section CNT du collège Saint-Exupéry (Lille-Hellemmes) à
propos de la situation des assistant-e-s d'éducation
A l’attention des personnels de l’Education Nationale et des parents d’élèves
Nous,
assistantes et assistants d’éducation, tenons à vous informer de la
situation dans laquelle évoluent nos élèves et vos enfants.
Actuellement,
l’Education Nationale subit des suppressions de postes massives. Nous
vous rappelons qu’à la rentrée 2008, il y’a eu environ 10 000 postes de
supprimés dans la fonction publique. Nous attendons environ 13 000
nouvelles suppressions de postes à la rentrée prochaine sachant que les
postes d’assistants d’éducation ne sont pas comptés dans ces chiffres,
le contrat AE étant à durée déterminée et n’étant pas toujours
renouvelé ni remplacé.
Nous
ne sommes plus en mesure de travailler dans de bonnes conditions. Dans
les établissements scolaires, cette politique se traduit concrètement
par la suppression de plusieurs postes d’assistants d’éducation. Pour
pallier ce manque de personnels auprès des élèves, notre volume
horaire est passé de 19 heures par semaine à 21h30 pour un contrat à
mi-temps et environ 550 euro par mois.
Cela
entraîne pour chacune et chacun d’entre nous des complications :
difficultés à suivre des études en parallèle, venir travailler 4 jours
par semaine pour parfois seulement 2 ou 3 heures…
En
plus de la perte de nos droits, nous n’avons plus les conditions
nécessaires pour assurer la sécurité physique et affective des élèves
ainsi que nos missions éducatives. Il nous arrive régulièrement d’être
en sous-effectif ( une personne seulement de surveillance dans la cour
ou à la grille d’entrée des établissements, suppression des clubs et
ateliers ouverts aux demis-pensionnaires, heures supplémentaires non
rémunérées et difficiles à rattraper et bien sur moins de disponibilité
auprès des élèves pour les accompagner dans leur scolarité).
Pour
ces raisons, nous exigeons des postes d’assistantes et d’assistants
d’éducation supplémentaires et un retour à 17 heures 30 par semaine
pour toutes et tous, c’est à dire un vrai contrat à mi-temps.
Comme
moyen de lutte, nous allons envoyer un courrier au rectorat les
informant de la situation dans les établissements publiques réclamant
une audience le 29 janvier au matin *. En plus, nous appelons le
personnel éducatif et les parents d’élèves à se mobiliser et à
s’organiser pour la défense de l’école publique…
La section CNT du collège Saint-Exupéry (Hellemmes-Lille)
* Rassemblement devant le rectorat de Lille
le 29 janvier 2009 à 10h
EDUCATION :
COMMUNIQUE DE L'INTERSYNDICALE NORD PAS-DE-CALAIS
(18 décembre 2008) |
Depuis
la rentrée, les organisations syndicales ont mobilisé les personnels
contre les projets du gouvernement qui s’est attaqué à tous les
échelons du système éducatif, de la maternelle à l’université. La
réussite des actions : manifestation nationale du 19 octobre,
grève du 20 novembre, rassemblements du 10 décembre a mis en évidence
la mobilisation de l’ensemble de la communauté éducative.
Les organisations syndicales enregistrent avec satisfaction le premier recul du ministre et sa décision de reporter d’un an la réforme des lycées. Elles considèrent que ce premier pas a été obtenu grâce à leur mobilisation et à celle des lycéens.
Elles attendent maintenant que s’ouvrent sans préalable dicté par le gouvernement des négociations permettant à tous les partenaires (parents, élèves étudiants et personnels) d’exprimer leurs attentes de réformes qui démocratisent réellement l’Ecole de la maternelle à l’université. Ces négociations ne peuvent se dérouler dans le cadre des suppressions massives de postes inscrites dans le budget 2009 qui toucheront une nouvelle fois notre académie à hauteur de plusieurs centaines d’emplois. L’intersyndicale exige que les postes soient maintenus de la maternelle à l’université. Elle affirme sa solidarité avec le mouvement lycéen qui exprime avec force ces demandes. Elle dénonce toutes les tentatives pour empêcher ces mouvements.
L’intersyndicale appelle à amplifier les mobilisations en janvier 2009 pour défendre le service public d’éducation que le gouvernement veut affaiblir par des budgets de régression, des mesures qui amputent son ambition et sa cohérence, et pour réclamer un véritable dialogue social.
Elle appelle d’ores et déjà à poursuivre l’action sous toutes ses formes dès la rentrée, avec, entre autres : journée de manifestations le samedi 17 janvier et participation à la grève interprofessionnelle du 29 janvier 2009. L’intersyndicale se réunira le 6 janvier pour en fixer précisément les modalités.
L'intersyndicale éducation 59/62 réunie le 18 décembre 2008 à Lille
FSU, SGEN-CFDT, UNSA Education, CGT Education, Sud Education, EIL, FAEN, FO, CNT
EDUCATION :
GREVE NATIONALE LE 20 NOVEMBRE 2008 |
Parce qu’il est urgent d’agir avant qu’il ne soit trop tard !
L’auto-satisfaction
et le mépris affichés des ministres de l’Education et de la Recherche
révèlent au fil des mois leur parti pris. Il s’agit moins de « réformer
» l’école, le lycée ou l’université que de soumettre l’éducation
nationale aux lois du marché. S’il y a de l’argent pour les banques, il
n’y en a pas pour l’école. Suppression des Instituts Universitaires de
Formation des Maitres ; suppression de 13 500 postes pour la rentrée
2009, dont 3 000 postes d’enseignants spécialisés des Réseaux d’aides
pour le primaire ; recours à des emplois précaires, recrutement de
personnels à la retraite pour combler les besoins de personnels de vie
scolaire ou d’enseignants... Une politique purement comptable motive
les décisions ministérielles : il faut en finir avec le service public
d’éducation.
Cette logique économique s’habille des oripeaux du
« bon sens », du mythe de « l’égalité des chances » et d’une vision
fantasmée de la splendeur d’une école du passé.
Ainsi, les «
nouveaux programmes » du primaire réhabilite « La Marseillaise », «
l’instruction civique » et les « fondamentaux » des maths et du
français. Comme si l’école se résumait au formatage du bon citoyen et
aux exercices à répétition.
La semaine de quatre jours dans le
primaire et la suppression de la carte scolaire cachent mal une
philosophie discriminatoire : weekends à la campagne et collèges de
centre-villes pour les uns, cités et ghettos pour les autres.
Le
« soutien » aux élèves en difficultés, hors du temps de classe,
témoigne d’une idéologie réactionnaire. La culture scolaire y est
légitimée comme seule clef de la réussite. Et l’échec, malgré cette
aide, validera la hiérarchie sociale.
Jeudi
20 novembre, l’ensemble des organisations syndicales, du primaire au
supérieur, appelle à une journée de grève. Elle s’inscrit dans une
semaine d’actions pour l’éducation.
Il serait pédagogique de la
reconduire, cette grève !
Fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation
CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte
Manifestation : 14h, porte de Paris, Lille.
Pour télécharger le tract du syndicat CNT éducation 59/62
(1 page - 412 ko - format pdf), cliquer ici.
D'autre part, la CNT-FTE a sorti un tract fédéral pour la grève du 20 novembre.
"Darcos, encore une couche !" (format pdf - 2 pages - 209 ko) est en
téléchargement ici :http://www.cnt-f.org/fte/IMG/pdf/tract2011CNTFTE.pdfSignalons aussi qu'un n° hors série de "Classes en lutte" (bulletin de
la CNT-FTE) est paru.
Il est daté du 17 novembre 2008 et est téléchargeable ici :http://www.cnt-f.org/59-62/CeL17nov2008.pdf
(format pdf - 6 pages - 1,71 Mo).
Enfin, le tract de l'intersyndicale "enseignement supérieur & recherche" de Lille
est disponible ici (format pdf - 1 page - 626 ko).
TRAVAILLEURS SOCIAUX :
NON A LA CASSE DE LA CONVENTION COLLECTIVE DE 66 ! |
La
convention collective du 15 mars 1966 est celle qui régit un grand
nombre d'établissements dans le travail social. Elle concerne les
secteurs sanitaire et médico-social, soit la plupart des établissements
pour personnes inadaptées et handicapées (de l'IME aux clubs de
prévention, en passant par les ESAT, FJT, centres de soins et CAARRUD –
cf. note ci-dessous). Cette convention a
déjà échappé à une réécriture assassine pour ses salariés qui doivent
aujourd'hui encore faire face à des attaques sans nom de leurs patrons !
Ne
nous y trompons pas la convention dont la FEGAPEI est porteuse
ressemble à celle qui avait cassé la convention collective « 51 » et
l'avait transformé en réel instrument de division des travailleur-ses
et en outil d'asservissement : nouvelle classification des
emplois, salaire individualisé, annualisation du temps de travail,
suppression des congés trimestriels, service minimum...! Mais quoi de
mieux pour éviter des actions de solidarité dans le but d'acquérir de
nouveaux droits et de défendre ceux existants que d'instaurer une
compétition entre travailleur-ses ?!
A travail égal, salaire inégal ?
Le
projet de la FEGAPEI permet d’individualiser les salaires par la
délivrance - au petit bonheur la chance – d'indemnités dues aux
anomalies de rythme de travail, à l'implantation géographique, aux «
efforts physiques ou moraux » effectués par certains salariés (à croire
les patrons, tout le monde n'en fait pas...), à la réalisation de
missions spécifiques, sans compter les indemnités pour les directeurs
généraux ! Les indemnisations pour réalisation de mission en individuel
ou en collectif ne sont en fait que l'introduction du salaire au
mérite ! Et toute année d'ancienneté n'entraînera plus qu'une
augmentation de 1% !
Pour
mieux diviser les personnels et éviter des embauches plus que
nécessaires, l'annualisation du temps de travail est devenue
l’objectif. Les salarié-e-s ne devront plus faire 35 heures par
semaine, mais 1607 heures dans l'année et ce, pour ceux qui ne
passeront pas sur une base de 39 heures...! De plus, cela va de soi,
les heures supplémentaires ne seront payées qu'en fin d'année !
Les
travailleur-ses, en plus de se voir supprimer leurs congés
trimestriels, ne choisiront leurs journées de RTT que pour 20% de
celles-ci et seront balancés de service en service pour des
remplacements... Nous ne serons plus que des pions que le patron
placera où il veut et quand il veut « selon les nécessités de service ».
Et toujours plus de précarisation…
Quand
il ne peut vraiment pas faire autrement, le patron embauche. Mais dans
quelles conditions? La période d'essai varie de trois à six mois, sans
indemnité en cas de rupture (par quelconque partie) et avec un délai de
prévenance n'allant que de deux à cinq jours...
Les
indemnisations de licenciement ou départ à la retraite étant, elles,
réduites de deux tiers. Le délai de carence pour arrêt maladie est
amené à trois jours...
Et
bien sûr (il ne manquait plus que ça), l'introduction du service
minimum et la surveillance accrue des personnels, des syndicats et
militants, qui pourraient renforcer cette logique de profit des
patrons, au mépris total des travailleur-ses et donc, de leur
travail auprès des personnes accompagnées.
Pour
la CNT, la riposte n’en doit être que plus forte ! Une telle casse de
la convention « 66 » n'est pas acceptable! Même si nous ne nous
contentons pas de ce qu’elle pouvait garantir ! L’attaque est violente.
Dirigée contre les travailleur-ses du secteur santé-social, elle vise
d’abord à casser les statuts et les droits acquis pour imposer la
logique du seul profit. Ne nous laissons pas non plus faire par les
directions syndicales réformistes qui ne défendent pas les
travailleur-ses mais leurs propres intérêts. Au lendemain de la
commission nationale paritaire de négociation de la CCN « 66 » du 2
juillet, la CFDT se félicitait d'obtenir une augmentation des salaires
à l'embauche de 2,15%, pour une augmentation du pouvoir d'achat, si
aveuglante à leurs yeux qu'ils en oublient de se battre pour le pouvoir
de vivre. Mais depuis 1999, c'est de plus de 10% que le pouvoir d'achat
a diminué pour les salarié-e-s de notre secteur...
Les rendez-vous sont nombreux (les infos détaillées et les nouvelles sont sur http://touche.pas.a.la.66.free.fr ).
Organisons la lutte pour la défense de nos droits ! Ce n'est que par la grève et l'action qu'on obtiendra satisfaction !
Pierre, syndicat CNT-SSEC 59/62
Notes à propos des sigles utilisés :
- IME : Institut Médico-Educatif
- Clubs de prévention :
associations faisant du travail de rue dans certains quartiers pour le
dynamiser, créer du lien entre les habitants, venir en aide aux
populations migrantes, faire de la prévention sur multiples sujets.
- ESAT : Établissement et Services d'Aide par le Travail (anciennement CAT : Centre d'Aide par le Travail).
- FJT : Foyer de Jeunes Travailleurs-ses.
- CAARRUD : Centre d'Accueil et d'Accompagnement à la Réduction des Risques pour Usagers de Drogues.
- FEGAPEI :
Syndicat d’employeurs, au même titre que le SOP, ou le SNASEA. Ce sont
des directeurs à la tête des différentes structures qui gèrent le
budget et qui payent directement les salariés. L'argent venant de
l'État (CPAM mais aussi DRASS, conseils généraux et régionaux...) est
ainsi attribué en budget annuel (qui est revu à la baisse chaque
année).
- Convention collective « 51 » : convention d'établissements privés hospitaliers, de soins, de cure, de garde...
Pour télécharger le tract au format pdf (1 page - 147 ko),
cliquer ici.
EDUCATION : APPEL INTERSYNDICAL A LA GREVE LE 7 OCTOBRE 2008 (CGT – CNT – FSU – SUD) |
1) Appel intersyndical et régional CGT, CNT, FSU, SUD
2) Appel à une AG de bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs)
Mardi 7 octobre :
journée d'action syndicale internationale pour
un travail décent.
Le travail est-il décent
dans l'Education Nationale ?
Le projet du ministre :
moins
d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours !

Dans un projet de société néolibéral
toujours plus inégalitaire, le gouvernement actuel tente de mettre en place une
école de la concurrence, qui tournerait le dos à la réussite de tous où les
inégalités seraient d’autant moins acceptables qu’elles reposeraient sur les
individus, élèves ou parents, qui auraient eu une « chance » dont ils
n’auraient pas « profité ». à cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions
démagogiques : mépris affiché du Ministre envers les enseignants de maternelle
en prétendant qu’ils ne feraient que changer les couches des plus petits,
cérémonie des médailles après obtention du Bac, bilinguisme obligatoire !
En outre, le ministre veut briser le droit syndical sous prétexte
d’irresponsabilité et surtout casser un système qui, malgré ses limites, a
permis une élévation significative du niveau des élèves...
Il faut d'autres choix pour
une politique éducative REPONDANT AUX BESOINS SOCIAUX
ET SCOLAIRES

Un budget 2009 à la hauteur
des NECESSITES
La suppression de 13500 postes au budget 2009 (11200 en 2008) annonce
une rentrée encore plus désastreuse l'année prochaine dans notre académie.
Moins de titulaires, au statut malmené, mais des précaires plus nombreux aux
situations chaque jour plus difficiles.

Des conditions de travail et
d’étude améliorées
Qui peut croire que les élèves réussiront mieux dans des classes plus
chargées, avec moins d'heures de cours et des enseignants moins formés ? Qui
peut croire que les écoles, collèges et lycées fonctionneront mieux avec moins
de personnels, administratifs, de vie scolaire, sociaux, de santé, de
psychologie et d'orientation ? Le gouvernement ne cache plus ses intentions de
supprimer définitivement la scolarisation des enfants de 2 ans en rejetant
hypocritement la faute sur les Maires des communes. Et il ne faudrait pas que
les personnels soient malades, car les moyens de remplacement ont été si
réduits que s’absenter est devenu un luxe soumis à suspicion de la part de
l’Administration. Devront-ils renoncer aux arrêts maladie ? Pour
répondre au besoin de tous les
élèves, des familles, de la société, il faut réduire les effectifs des classes,
aider les élèves sur le temps scolaire, mieux former les enseignants...

Le respect des missions du
service public d’éducation
L'assouplissement de la carte scolaire remet en cause l'accès de tous
aux mêmes conditions d'enseignement et a pour conséquence de mettre à mal la
notion de mixité sociale dans les établissements ; «l’accompagnement éducatif »
après 16 heures se substitue à des enseignements ou des activités d’ouverture
dispensés sur le temps scolaire.

La revalorisation de nos métiers et de nos salaires :
En 2008, la hausse des salaires prévue est inférieure à 0,8%, pour une
inflation supérieure à 3 %. Le pouvoir d’achat des agents de l’Etat continue de
se dégrader considérablement (-10 % depuis 2000 ; - 25 % depuis les années
80).

un débat sur les
évolutions du système éducatif pour la
réussite de tous

Après
l’instauration du socle commun et la réforme des programmes dans le primaire,
le ministre veut instaurer d’une part un lycée élitiste renonçant
à la démocratisation de l’enseignement et d’autre part l’Apprentissage renonçant à la démocratisation Refusant tout véritable
dialogue, il veut précipiter sa contre-réforme afin de réduire l'emploi. Son objectif :
supprimer 160000 emplois publics dans les 4 années à venir, dont la moitié dans
l'Éducation Nationale.
Ne laissons pas
faire...
exigeons ensemble
d'autres choix pour l'École.
Une version maquettée de ce tract d'appel à la grève
peut être téléchargée ici (format pdf - 1 page - 107 ko)
Manifestation interpro : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
Le secteur "éducation" partira à 14h30 de la place des Bleuets (à côté du rectorat) pour se joindre ensuite à la manif interpro.
A
l’occasion de la grève interprofessionnelle du mardi 7 octobre 2008,
les personnels grévistes (syndiqués CGT, CNT, SNEP, SNES et non
syndiqués) du collège Boris Vian de Lille-Fives, réunis en heure
d’information syndicale, ont décidé d’appeler à la réunion d’une
Assemblée Générale de Bassin (Lille-Fives, Hellemmes et environs).
-
Pour rompre l’isolement de celles et ceux qui, dans les petites
structures, se mettent en grève et refusent de céder au fatalisme
malgré la désinformation gouvernementale et médiatique.
-
Pour imaginer ensemble des perspectives de luttes et préparer une
mobilisation d’ampleur, reconductible et interpro car nous sommes
conscient(e)s que la grève de 24 heures est un moment d’expression du
malaise, un coup de gueule mais qu’elle ne suffira pas à faire reculer
le gouvernement.
-
Pour que les grèves ne passent pas inaperçues * car elles restent l’arme
essentielle des salarié(e)s. L’AG doit être l’occasion de diffuser nos
tracts dans la rue, de discuter avec les parents d'élèves, mais
aussi les passant(e)s salarié(e)s en activité, chômeurs, retraité(e)s
qui subissent aussi les régressions sociales.
RDV à la mairie de quartier de Lille-Fives (2ème étage) à 10h
le matin du mardi 7 octobre 2008.
* « Désormais, quand il y a une grève, personne ne s'en aperçoit »
Nicolas Sarkozy, 7 juillet 2008...
RENTREE SCOLAIRE 2008 :
DES CONDITIONS PARTICULIEREMENT DEGRADEES ! |
1) "Classes en luttes...", bulletin de la CNT-FTE (septembre 2008)
2) Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008)
"Classes en luttes...", bulletin de la fédération CNT des travailleurs/euses de l'éducation :
Le numéro de septembre 2008 est à télécharger à l'adresse suivante :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2253&var_mode=calcul
Le numéro est à agrandir en A3.
"Classes en lutte..." est diffusé par mail. Pour le recevoir automatiquement, écrivez à : fede-educ@cnt-f.org
Sommaire :
* La CNT c’est quoi ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2252
La CNT-FTE est un syndicat indépendant qui fonctionne sans subvention, uniquement avec les cotisations des adhérents. La CNT-FTE tourne en autogestion, tout est décidé en assemblées générales dans chaque syndicat, les mandats sont tournants et révocables à tout moment, il n’y a pas de permanents et tout travail est bénévole. Chaque syndicat appartient à une fédération. Nous appartenons à la fédération des (...)
* La rentrée sera chaude ?
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2251
Construisons la lutte ! L’année dernière a été riche en mouvements sociaux. Dans l’Éducation, tous les secteur s’y sont mis : à l’université contre la LRU (loi Pécresse) ; dans le second degré, contre la baisse des moyens, la suppression de postes, la disparition du BEP ; dans le primaire contre les multiples dispositifs Darcos qui annoncent
une nouvelle école encore plus sélective ; (...)
* Perspectives de rentrée et de luttes
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2250
La rentrée s’annonce difficile : soumission de la communauté universitaire, CNRS envoyé à l’équarrissage, généralisation de bacs pro 3 ans inadaptés aux besoins pédagogiques des élèves, perte de collègues, augmentation de la charge de travail, mise en place des programmes des années 20 dans le 1 er degré, stigmatisation des élèves en difficultés, fichage, répression pédagogique... et bien sûr, dans l’éducation (...)
* Entrez dans la lutte !
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2249
Cela ne vous aura sans doute pas échappé, vous entrez dans un métier qui, de la maternelle à l’université, est en train de subir un véritable plan social. Les faits les plus marquants sont bien sûr les dhiffres des suppressions de postes : 11 200 pour cette rentrée, et l’annonce de 1 3500 départs à la retraite non remplacés à la rentrée 2009. Derrière ces
chiffres, et sous couvert d’évolution démographique (...)
* Le numéro 20 de n’autre école est paru
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2248
Le numéro 20 de n’autre école est paru Son thème : Sciences et valeurs : quelles pratiques ? Alors que le gouvernement a transformé le débat sur l’école en champ de bataille idéologique, nous avons voulu consacrer ce numéro aux idéologies et aux valeurs. Celles qui façonnent l’éducation. Celles qui sont reproduites ou transformées par elle. Celles qui nous sont imposées. Et aussi celles dont nous (...)
* Non à la sélection des étudiant.e.s !!!
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2247
Vous entrez aujourd’hui à l’université et vous allez découvrir les conséquences de la loi dite « d’autonomie » des universités, ou LRU,contre laquelle se sont opposé(e)s une grande majorité la sélection des étudiants par le biais de pré-inscriptions et «d’orientation active». Cela signifie que les universités peuvent (...)
* Base élève : une victoire, oui mais...
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=2246
Après le retrait des informations concernant la nationalité et l’origine cet automne, le gouvernement a annoncé la suppression des champs sociaux et éducatifs dans le fichier base élève. Celui- ci devrait aussi voir sa durée d’existence réduite, puisque dorénavant les données seraient effacées lors de la sortie de l’enfant de l’école primaire (ce qui n’était pas prévu au départ). (...)
Tract de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais (1er septembre 2008) :
L’école publique a besoin de la mobilisation de tous pour permettre la réussite de tous.
A
cette rentrée, plus de 800 postes ont été supprimés dans l’académie de
Lille, postes d’enseignants des collèges et lycées, postes
d’administratifs aussi. Dans le primaire, rien n’est fait pour répondre
à la croissance démographique.
C'est
la mise en œuvre du choix politique de « moins
d'école, moins d'enseignants, moins d'heures de cours».
Le
résultat de ces suppressions se fait sentir dès cette rentrée : des
classes plus chargées, des enseignements mal ou pas assurés. En classes
maternelles, l’accueil des élèves de 2 ans est de plus en plus
problématique. Et il ne faudrait pas que les personnels soient malades,
car les moyens de remplacement ont été si réduits qu’il ne sera pas
possible d’assurer les remplacements
Qui
peut croire qu'on fera mieux réussir tous les élèves dans des classes
plus chargées avec moins d'heures de cours et moins d'enseignants
formés ?
Qui
peut croire que les écoles, les collèges, les lycées fonctionneront
mieux avec moins de personnels administratifs,
de vie scolaire,
sociaux, de santé, de
psychologie ou d'orientation ?
A cela s’ajoutent mesures provocatrices et propositions démagogiques.
La
loi dite sur le service minimum a pour conséquence de reporter sur les
communes et des personnels non qualifiés l’accueil des élèves du
primaire et pas seulement les jours de grève !
L’aide
aux élèves (accompagnement éducatif) est renvoyée hors du temps
scolaire, pour les seuls élèves volontaires, et après avoir
supprimé des dispositifs d’aide individualisée qui existaient
auparavant !
Toutes
les mesures prises depuis l'élection de N.Sarkozy vont dans le même
sens. Dans une société plus inégalitaire, une école de la concurrence,
qui va tourner le dos à la réussite de tous, où les inégalités sont
acceptables parce qu’elles reposent sur les individus, élèves ou
parents, qui auraient eu une « chance » dont ils n’auraient pas «
profité ».
Et
le ministre veut aller encore plus loin ! « J'ai proposé le
non-remplacement de 13500 départs à la retraite » (X. Darcos,«
Libération » du 9/7/2008)
Ce que nous voulons au contraire, c'est une école plus juste dans une société plus juste.
Il
faut une politique éducative ambitieuse qui réponde aux besoins des
élèves, de tous l es élèves, des familles, de la société ; il faut
réduire les effectifs des classes, aider les élèves sur le temps
scolaire, mieux former les enseignants...
Ne laissons pas faire... Dès la rentrée, exigeons ensemble d'autres choix pour l'école.
|
ABROGATION
DE LA LOI "LRU"
(novembre/décembre
2007)
|
Sommaire :
1) Compte-rendu de l'intervention
policière et de la réaction étudiante sur le campus de Lille
3 les 13 et 14 décembre 2007
2) La
mobilisation du côté des étudiants
3) La
mobilisation du côté des personnels
4)
Tractations ministérielles : communiqué de
l'AG de Lille 3 du 30/11/07
5) Contact et textes de la section CNT-SR
(supérieur et recherche) de Lille
6)
Coordination nationale étudiante
: appel de Lille - 25 novembre 2007
7) Vidéos
des violences policières des 22 novembre et 6 décembre 2007 à Lille
8) Principes de fonctionnement d’une
assemblée
générale
9) Tract
intersyndical des universités de Lille 1, 2 et 3 du 29 octobre 2007
10)
Plateforme de revendications de
l'intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la recherche
Bulletin
national des sections SR (supérieur et recherche) de la CNT-FTE
Coup de griffe -
novembre 2007 - à télécharger ici (format
pdf - 8 pages - 2,5 Mo) .
Bulletin
de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)
Classes en
lutte - N° 86 - décembre 2007 - à télécharger ici
(format pdf - 2 pages - 803
ko) ou à consulter en ligne ici.
1) Compte-rendu de l'intervention
policière et de la réaction étudiante sur le campus de Lille 3 les 13
et 14 décembre 2007 :
Jeudi 13 décembre, à
la demande du président de la fac, les chiens de garde de la république
ont envahi le campus de Lille 3 pour casser le piquet de grève et virer
les étudiants en lutte depuis 6 semaines. Voir la vidéo
de l'intervention policière ainsi que les communiqués de la CNT.
Vendredi 14 décembre, après avoir
passé la nuit sur place avec armes et bagages, les CRS ont à nouveau
chargé pour repousser les étudiants qui voulaient accéder au
campus.
C'était
sans compter sur la détermination des étudiants qui ont contourné le
campus par petits groupes et qui sont parvenus à pénétrer dans les
locaux en passant par derrière les bâtiments. Une fois à l'intérieur,
les étudiants se sont invités au conseil d'administration de la fac (qui avait
lieu à ce moment là) pour demander des comptes à Mr Dupas, le
président de la fac. Voir la vidéo
de l'investissement du CA ainsi
que le
reportage diffusé le soir sur France
3 Lille.
La suite de ce compte-rendu
est extrait d'Indymedia-Lille :
Les
conseils d’administration sont bien chic. Madeleines, café et thé pour
tout le monde. Les étudiants ne se privent
pas pour bénéficier de ce petit-déjeuner inopiné tout en chantant le
slogan tout approprié : « Dupas
démission ! », suivi de « CRS hors des
facs ! ». La prise de contact est plutôt chaotique, pleine d’énervement
de part et d’autre. Et voila les CRS qui ce mettent de la partie. Deux
d’entre eux entrent dans la salle et repartent aussitôt sous une pluie
de madeleines, courbés en deux pour éviter au maximum ces projectiles
hautement dangereux. Madeleines 1, matraques 0.
Tant
qu’à avoir le président sous la main, et lui-même
cherchant sans succès depuis deux semaines des interlocuteurs
crédibles, une assemblée générale s’improvise. Plusieurs organisations
syndicales demandent la démission de
Mr Dupas. Et dénoncent du même coup les violences policières,
l’évacuation par la force et le non respect du vote de l’AG de lundi.
L’AG se prononce, en préalable à la moindre discussion, pour le
retrait immédiat de toutes les forces de police du domaine
universitaire.
Mr Dupas se prononce, en préalable à la moindre discussion,
pour
l’arrêt immédiat du blocage des bâtiments. L’AG se termine sur cette
note, avec la décision prise de
re-bloquer immédiatement les bâtiments de Lille 3 afin de respecter la
décision prise lundi par plus de 1200 étudiants.
Le
gros des étudiants se réunit
ensuite dans le hall B où les
tables et chaises reprennent leur place normale, c’est à dire devant
les portes. Les rumeurs courent comme quoi les CRS seraient en train de
se préparer à intervenir d’ici une petite heure. [...] Finalement,
[...] Mr Dupas demande aux
forces de police de quitter le domaine universitaire. Aussitôt dit,
aussitôt fait ! Le temps de retirer gilet pare-balle, casque,
jambières, protège-coudes, protège-genoux... bref tout l’attirail du
CRS, et de tout bien ranger dans les camions, voilà que les deux
"unités
de vie" (de gros camions blanc servant de lieu de vie aux CRS), suivis
par une vingtaine de camionnettes, deux autobus et quelques voitures
(pour les gradés), sortent du domaine universitaire pour se poster
juste derrière les grilles.
Les
étudiants se regroupent alors
de nouveau dans le hall du
bâtiment B où s’engage une AG concernant la conduite à tenir pendant
le week-end ainsi que lundi et la semaine prochaine. Au final, les
bâtiments A et B sont de nouveau bloqués.
I -
Communiqué du syndicat CNT des
travailleurs de l’éducation 59/62
II
- Tract de la section CNT-SR de Lille
I -
Communiqué du
syndicat CNT des travailleurs de l’éducation 59/62 :
Jeudi
13 décembre après-midi, alors que l’Université de
Lille 3 est toujours bloquée par décision hebdomadaire de l’assemblée
générale souveraine des étudiants regroupant plusieurs milliers de
personnes, alors qu’une partie de ces étudiants participaient à une
manifestation, le président Jean-Claude Dupas, dans un élan anticipé de
Liberté et de Responsabilité Universitaire, a demandé l’évacuation de
l’établissement par la violence policière. Au retour des manifestants
trois charges sans sommation ont eu lieu. Jean-Claude Dupas n’a eu de
cesse, ces dernières semaines, d’expérimenter son futur plein pouvoir
que la loi LRU lui conférera en exhibant, par des moyens plus ou moins
rocambolesques, son mépris pour la démocratie, l’assemblée générale des
étudiants et pour les étudiants eux-même. Cette action n’est pas
surprenante car elle s’inscrit dans une stratégie nationale visant à
faire taire par la matraque et par la mise en place de véritables
milices au sein de certaines universités (comme à Lyon II), ceux qui
refusent l’abandon du service publique d’enseignement supérieur, ceux
qui refusent que de soit-disant représentants trahissent les
revendications.
Aujourd’hui,
une fois de plus, l’Etat et les présidents
d’université montrent leur vrai visage, celui de la répression contre
la contestation qui grandit depuis des années face à une réforme de
l’université conforme aux directives de l’Union européenne et de l’OMC.
Une réforme qui sous couvert d’autonomie vise à développer une
université soumise aux lois de l’argent, basée sur la compétition, la
sélection financière et scolaire, la soumission de la pensée aux
intérêts des entreprises, et qui vise à faire des présidents
d’université de véritables patrons. Ces derniers, organisés en lobby au
sein de la CPU (conférences des présidents d’université) sont pour la
plupart des soutiens indéfectibles de la réforme, et organisent la
violence contre les grévistes, en utilisant les étudiants mécontents
des blocages. Leur ministre, Valérie Pécresse a beau jeu de condamner
toute forme de violence dans les facs alors que les forces de l’ordre
étatique transforment les campus en champ de bataille.
La
CNT
dénonce les interventions policières dans les
universités et la volonté du gouvernement de faire passer par la force
une réforme comme toujours au service d’une minorité, celle des riches,
celle qui gouverne, au détriment des étudiants et des salariés des
universités.
La
CNT
défend l’idée d’une université populaire,
accessible à tous, indépendante des intérêts économiques, et gérée par
ceux et celles qui y travaillent, étudiants et salariés. Pour cela,
elle soutient les étudiants en lutte contre le patronat universitaire
et son gouvernement.
CRS
HORS DES FACS ! RETRAIT DE LA LRU !
L’UNIVERSITE A CELLES ET CEUX QUI LA FONT VIVRE !
II - Tract de la section
CNT-SR de Lille :
LA
DÉMOCRATIE, C’EST QUAND LE PRÉSIDENT DÉCIDE !
(Jean-Claude Dupas)
La
CNT-SR (supérieur et recherche) de Lille tient à
dénoncer l’intervention policière qui s’est déroulée le jeudi 13
décembre vers 17h00 à l’université Charles De Gaulle Lille 3.
Faisant
fi de la présence de grévistes ou non sur le
site de l’université occupée, la police n’hésita pas à évacuer de force
les cours tenus et les étudiants de la BU, usant de gaz lacrymogènes,
de taser et des matraques contre les étudiants et les personnels de
l’université.
La
nuit
de jeudi à vendredi, les CRS dorment dans l’Université.
L’incohérence
des positions prises par la présidence la
semaine dernière a été dénoncée de toutes parts, que ce soit chez le
personnels et chez les étudiants grévistes ou non.
Jeudi,
elle décide unilatéralement l’évacuation de la
fac et la féroce répression policière, ne respectant encore une fois en
rien les décisions prises majoritairement en Assemblée Générale.
Que
l’on soit bloqueur ou non, personne ne peut
cautionner cette descente des forces policières sur l’université et les
arrestations arbitraires qui s’en suivirent. Peut-on souhaiter, en
toute conscience, être escortés par la police vers nos TD ou nos cours
magistraux ? La communauté universitaire peut-elle cautionner
que des
étudiants, quelle que soit leur opinion, des enseignants et des
personnels soient brutalisés, insultés et violentés dans l’enceinte et
aux abords de l’université ?
Exprimons
notre solidarité et la volonté de tous de conserver une démocratie
directe dans les prises de décision.
La
grève et l’occupation sont l’affaire de la
communauté universitaire et de ses AG, pas de la police et d’un
président irresponsable.
La CNT-SR réclame le départ immédiat des
policiers de l’Université.
Elle demande la démission de son président Jean Claude Dupas.
Elle appelle tous les étudiants et les personnels de Lille 3 à refuser
de travailler sous le contrôle policier.
Une version
maquettée de ce tract de la section CNT-SR de Lille est
disponible ici
en téléchargement (format pdf
- 1 page - 120 ko).
2) La
mobilisation du côté des étudiants :
Fac
de Lille 1
L'AG
du
lundi 17 décembre
a décidé de reconduire la grève jusqu'au
vendredi 21 décembre. Les cours du jeudi 20 décembre seront banalisés
toute la journée. 500 personnes étaient présentes. Dans un souci de
rapidité, les votes ont été effectués à main levée (sauf passage par
porte en cas d'ambigüité des résultats).
Prochaine AG : lundi 7 janvier
à 12h, bâtiment M1 (amphi Archimède).
Site de l’AG :
http://www.ag-lille1.info
Fac
de Lille 3
- L'AG du
lundi 17
décembre a décidé
la reconduite du blocage.
1925
personnes étaient présentes. Résultats du vote (organisé selon la
méthode du "passage par portes") : 946 pour, 882 contre, 97
abstentions. Il est demandé à chaque personne ayant voté la reconduite
de venir prêter main forte sur les barricades. Nota bene :
dans un communiqué commun publié il y a 3 jours, SUD étudiant-e,
l'UNEF, la Ferc Sup CGT, le SNESup et le SNPRES-FO appelaient à cesser
le blocage.
Prochaine AG : lundi 7 janvier.
Site de l'AG : http://antilru.canalblog.com/
-
Examens : Lundi 17
décembre, l'administration
s'est engagée à ce que la semaine soit
banalisée ; elle assure que les examens (contrôles continus ou
terminaux) n'auront
pas lieu et que le calendrier sera aménagé (une semaine de
plus + calendrier décalé). Rappel :
le 6 décembre, les enseignant-e-s présent-e-s à l'AG et venu-e-s d’UFR
différents (lettres
modernes, arts et culture, MSES...) avaient affirmé la volonté des
enseignant-e-s de ne pénaliser personne en vue des examens (la
situation n’a rien à voir avec celle du CPE - 8
semaines de grève et seulement un mois et demi avant les vacances de
juillet - et il reste, sinon janvier, sinon tout le reste de
l’année,
pour aménager des sessions d’examens et des rattrapages de cours).
Fac
de Lille 2
Le
vote à bulletin secret organisé lundi 3 décembre n'a pas reconduit le
blocage mais, malgré les pressions de l'administration, l'opposition à
la loi LRU reste majoritaire.
Site de l'AG : http://greve-lille2.over-blog.fr/
Fac
de Valenciennes
La
présidente de l'université a tout d'abord menacé de faire usage de la
force pour faire lever le blocage (il faut savoir que la fac
de
Valenciennes s'est proposée pour être parmi les 30 premières à mettre
en place la loi Pécresse !). Interdiction fut faite également aux
étudiants en lutte de s'adresser à la presse et d'afficher toute
information sur les murs de la fac (à Valenciennes, la durée
d'existence d'un affichage ne dépasse pas deux heures !). Suite à la
mobilisation des étudiants et des personnels (dont notamment les
enseignants du SNESUP qui sont intervenus auprès de la présidente afin
de soutenir les étudiants dans
leur lutte pour rétablir la liberté d'expression et de réunion), le
droit de tenir des AG a été obtenu. Toutefois, ce droit reste soumis à
autorisation et il est très précaire : difficulté à être reçu par la
présidente pour les demandes d'autorisation... et réunions sur
écoute ! Pour contacter la CNT-SR de Valenciennes, écrire à la section
CNT-SR de Lille.
Lycées
de Lille et environs
Forum
lillois de la coordination nationale lycéenne : http://lecrc.forumactif.fr/coor-lille-f42/
En
dehors de la région mais pas si loin
- Depuis
lundi 17 décembre, malgré la présence de vigiles
recrutés par le président de l'univesité d'Amiens, la fac est à
nouveau bloquée. Une AG improvisée
des profs s'est tenue lundi dans la BU du pôle cathédrale. Cette AG
appelle à une AG unitaire (étudiants et enseignants) dans les plus
brefs délais.
Site
web d’information de l’AG des personnels de Lille 1 (ATER, BIATOSS,
chercheurs, doctorants, enseignants, enseignants-chercheurs)
: http://www.ag-personnels-lille1.fr
Lille 3
-
Des membres du personnel, majoritairement
des enseignant-e-s, participent régulièrement aux AG étudiantes. La convergence
avec les étudant-e-s est
ainsi de plus en plus marquée.
-
L’assemblée générale des personnels de l’université de Lille 3 s’est
réunie mardi 20 novembre
2007 à 10h afin de discuter de la loi de
réforme de l’enseignement supérieur qui provoque le blocage actuel de
notre établissement. L’assemblée générale s’est prononcée, par 32 voix
pour, 2 contre, 10
abstentions et 4 "ne prend pas part au vote", pour la motion suivante
(le texte respecte l’esprit de la motion mais a fait l’objet d’une
réécriture pour éviter des répétitions et des formulations peu
correctes) : "Les personnels de l’Université Charles de Gaulle Lille 3,
réunis en
Assemblée Générale le 20 novembre, affirment leur opposition à la loi
LRU. La loi met en danger les valeurs et les pratiques collégiales et
démocratiques de l’enseignement supérieur et de la recherche. Elle
affaiblit le service public. Elle réduit la représentation des
étudiants et des personnels BIATOSS au CA. Elle programme
l’accroissement de la part du financement privé. Nous enregistrons
l’ampleur actuelle de la mobilisation contre la LRU et la cohérence des
oppositions au texte de la loi. Nous déclarons soutenir cette
mobilisation et la nourrir de nos actions, réflexions et propositions."
L’assemblée générale a décidé le principe d’une pétition sur la loi
LRU, dont le texte sera rédigé en concertation avec les différentes
listes et sensibilités représentées à l’AG. Par
ailleurs, l’assemblée générale a proposé (à l’unanimité, moins 1
voix contre et 1 abstention) la réunion d’un groupe de travail afin de
réfléchir aux modalités de validation de ce premier semestre et aux
moyens à mettre en œuvre pour que celle-ci se fasse dans les meilleures
conditions, afin de garantir la crédibilité des diplômes délivrés par
notre université.
Pour suivre la
mobilisation sur le plan national
Etat de la mobilisation nationale,
département par département :
cliquer ici.
4)
Tractations ministérielles : communiqué de l’AG de Lille 3 du 30/11/07
L’Assemblée
générale des étudiant-e-s de Lille 3, réunie mercredi 30
novembre
2007, tient à réagir aux tractations menées par Bruno Julliard,
président de l’UNEF avec la ministre Valérie Pécresse hier, mardi 27
novembre. Selon une dépêche AFP, Mr Julliard, aurait estimé que Valérie
Pécresse avait fait "des avancées importantes" sur l’accompagnement de
la loi sur l’autonomie des universités et a demandé que les assemblées
générales d’étudiants les prennent "en compte".
Nous ne pouvons que dénoncer
l’imposture tant sur la forme que sur le
fond de ces discutions et ce, à plusieurs égards :
1°
- Nous réaffirmons une énième fois que les seuls représentants aptes à
s’exprimer légitimement au nom de lutte étudiante sont les
portes-paroles mandatés par la coordination nationale étudiante. Bruno
Julliard et la section majoritaire de l’UNEF font la guerre à cet
organe démocratique d’organisation de la lutte issu des assemblées
générales, car il leur renvoi au visage leur imposture.
2° -
Comment un interlocuteur auto-désigné, qui s’est à plusieurs reprises
prononcé contre l’abrogation de la loi pourrait-il allait négocier «
des aménagements » à une réforme que l’ensemble des Assemblées
générales de France refusent dans sa globalité ? Comme, de surcroît,
tolérer que ces négociations soient présentées comme "des réponses qui
permettent une sortie de crise" ?
3° - De quel droit et par quel
mépris, des individus extérieurs à la lutte,
déjà consultés à l’été
dernier sur le fond de la réforme, se retrouvent-ils en cabinet
ministériel quatre mois plus tard en s’imposant «
tête pensante » du
mouvement de contestation ? Qui sont-ils pour lancer un appel aux
assemblées générales à prendre en compte ce
que tous le monde rejette
en bloc : négocier une reculade ?
Cette position hégémonique et
fantoche des bureaucraties syndicales est renforcée par la tendance des
médias à désigner des leaders sans se soucier des réalités du mouvement
en cours. Du côté du gouvernement, désigner des interlocuteurs valables
et dociles est la meilleur des tactiques pour avoir prise sur un
mouvement qui leur échappe. Qu’on se le dise, les assemblées générales
ne se laisseront dicter leur conduite par personne, le mouvement
étudiant n’a pas de chef.
Ce que nous condamnons
fermement,
c’est le rôle de courroie de transmission joué par les bureaucraties
syndicales, lorsqu’il s’agit, à chaque attaque gouvernementale, de
faire « avaler la pilule » aux assemblées générales en lutte. Cette
observation ne s’applique pas exclusivement au mouvement étudiant.
Fort
de notre expérience malheureuse au terme de la lutte contre la loi sur
l’égalité des chances d’il y a deux ans, nous déclarons ne pas être
dupes, et ne pas nous contenter des miettes que l’on tente de nous
jeter. La loi LRU est une réforme structurelle, qui engage une
conception libérale de l’université de demain, sélective et assujettie
aux besoins du marché. Elle s’inscrit de plus, à l’échelle européenne
dans le processus de marchandisation progressive des services publics
(éducation, transports, énergie...). Cela, nous ne nous contenterons
pas de l’« aménager » comme l’a rappelé le vote du lundi 26 novembre où
2363 étudiant-e-s de Lille 3 se sont prononcé-e-s pour l’abrogation de
la LRU contre 666 voix.
Nous appelons nos camarades
membres de
toutes les sections de l’UNEF et parti prenante du mouvement depuis le
début de la grève, sur le campus de Pont de Bois et ailleurs, à
réaffirmer leur position intangible et leur désaccord avec la politique
menée par leur bureau national.
Les bureaucraties syndicales
n’ont aucune emprise sur le mouvement et
les évènements prochains le démontreront.
L’assemblée de Lille 3 en
lutte.
5)
Contacts et textes de la section CNT-SR (supérieur et recherche) de
Lille :
La
section Supérieur et Recherche (SR) du syndicat des travailleurs-euses
de l’éducation de la Confédération Nationale du Travail (CNT) regroupe
à la fois les étudiants et les personnels (IATOS, enseignants et
enseignants chercheurs) sur leur lieu de travail. Convaincus que
l’union fait la force et que les revendications des étudiants
rejoignent celles des personnels, nous nous démarquons des syndicats
corporatistes qui de fait cautionnent les divisions et les
concurrences. Indépendante des partis politiques et rejetant leur
emprise sur le mouvement social, la CNT participe à la construction
d’un syndicalisme de combat résolument anti-capitaliste, anti-étatique,
anti-sexiste, anti-fasciste, égalitaire, solidaire et autogestionnaire.
Fonctionnant sur le mode de la démocratie directe et du fédéralisme,
elle condamne le carriérisme syndical et les mots d’ordre venus d’en
haut…
Réunions
de la section CNT-SR :
- Lille 3 : le lundi
à 18h - RDV dans le hall du bâtiment A, M° Pont de bois, V. d'Ascq.
- Lille 1 : le
vendredi à 18h - RDV amphi Archimède, bâtiment M1, M° Cité
Scientifique, V. d'Ascq.
Adresse e-mail : sr-lille@cnt-f.org
Extrait
du dernier tract de la section (le
tract entier peut être téléchargé sous sa forme maquettée ici - format pdf -
1 page - 120 ko) :
Le
blocage comme moyen de lutte
Le
blocage permet de se libérer en partie des contraintes du travail
(cours, administration, entretien…) et de se consacrer efficacement à
la défense de nos acquis. Sans blocage, la participation aux assemblées
générales, commissions, manifestations et actions préparées
collectivement serait difficile. Organiser une manifestation par mois
ne suffira pas à faire reculer le gouvernement.
La
LRU tout comme les franchises médicales, la privatisation d’EDF-GDF, la
réforme des régimes spéciaux, s’inscrit dans une logique globale de
casse du service publique. On ne peut lutter contre la LRU, pour un
service public de qualité et ignorer ces thématiques.
Le
blocage permet également de consacrer une partie de son temps à lutter
aux côtés des cheminots, des acteurs de la fonction publique, etc…
Nous
appelons au maintien du blocage, à la constitution de réelles
assemblées générales non corporatistes (réunissant personnels et
étudiants), à un investissement dans les commissions et à la
convergence des luttes.
Communiqué
des sections "Supérieur et Recherche" de la CNT (Lille 1 et Lille 3) et
de l’UL-CNT interpro de Lille - 12 novembre 2007 :
Les
sections Supérieur et Recherche de la Confédération
nationale du travail de Lille 1 et Lille 3, et l’union locale CNT de
Lille, appellent l’ensemble des établissements scolaires à se mobiliser
immédiatement et à opposer un front commun face au passage en force du
gouvernement.
Nous
appelons à la participation des différents corps
de l’université à des assemblées générales souveraines et non
corporatistes.
Nous
soutenons la grève et l’occupation des universités
comme moyens permettant la mobilisation de toute la communauté
universitaire contre la loi relative aux libertés et responsabilités
des universités votée en août 2007.
La
CNT
est solidaire de toutes les luttes sociales
visant à défendre les droits des travailleurs et des travailleuses
c’est pourquoi elle encourage les acteurs de ces luttes à faire
converger les revendications (régimes spéciaux, franchises médicales,
défense du service publique...).
Autres
textes ici.
6)
Coordination nationale étudiante des 24 et 25 novemembre à Lille (appel
général * et communiqué suite à
l'invalidation d'une dizaine de délégués **)
:
* Appel général
Nous,
étudiants de 67 universités, réunis en Coordination nationale les 24-25
novembre 2007 à Lille, adoptons l'appel suivant.
Plus de la
moitié des
universités sont en blocage total ou partiel et plus de 60 universités
sont touchées par la mobilisation.
Nous
rejetons la LRU parce qu'elle signifie la privatisation de
l'enseignement supérieur. L'introduction de financements privés va
renforcer les inégalités entre universités et filières et va permettre
une mainmise du patronat sur le contenu des formations. L'université
n'est pas responsable du chômage, et adapter l'université aux exigences
du "monde du travail" ne rapprochera pas les étudiant-e-s de l'emploi :
la professionnalisation est au contraire le plus court chemin vers la
déqualification et vers la précarité. La LRU implique aussi la
précarisation des statuts des enseignants et personnels, et la
transformation des présidents d'université en véritables managers.
Nous
refusons la logique d'autonomie financière, qui implique le
désengagement financier de l'Etat, et donc l'augmentation à terme des
frais d'inscription. Nous refusons également l'instauration d'une
pré-sélection à l'entrée de l'université, qui remet en cause l'accès de
tous à l'université.
La
ministre Pécresse a
récemment annoncé le
déblocage de moyens pour les étudiants en 1er cycle (réorientation,
tutorat), ainsi que la suppression des cautions pour le logement... en
échange d'un « retour au calme » sur les campus. Cela prouve que le
gouvernement voit bien qu'il y a un problème dans les universités, et
qu'il a peur du mouvement étudiant. Mais ces annonces ne répondent pas
au problème central : la LRU, et les dangers qu'elle nous promet. C'est
pourquoi nous demandons au bureau national de l'Unef de prendre
clairement position pour l'abrogation de la loi Pécresse, et de cesser
toute négociation jusqu'au retrait de cette loi.
La LRU
n'est ni
amendable, ni négociable, que ce soit sur un plan local ou national.
Depuis le début de la lutte, c'est la position de toutes les assemblées
générales et de la coordination nationale, seules instances
représentatives des étudiant-e-s mobilisé-e-s.
Si nous
nous
battons pour l'abrogation de la LRU, c'est parce que nous nous battons
pour le droit à l'éducation pour tous, et contre la destruction du
service public. Etudiants et lycéens, avec la LRU et les 11 500
suppressions de postes dans l'education, c'est notre avenir qui est
menacé. Exiger l'abrogation implique donc de lutter pour une
augmentation massive du budget de l'enseignement supérieur, pour la
création des milliers de postes dont il y a besoin, pour de vrais
diplômes nationaux reconnus dans les conventions collectives, pour
l'égalité entre Français-e-s et Etranger-e-s dans l'accès aux études.
Cela implique aussi de lutter pour une augmentation massive des aides
sociales, et d'être solidaires des salarié-e-s qui luttent en ce moment
pour une amélioration de leur pouvoir d'achat.
Il est
possible
de gagner, de faire reculer le gouvernement sur nos revendications.
SNCF et RATP, Air France, EDF-GDF, avocats, salariés de la fonction
publique... Sarkozy a beau dire qu'il ne reculera pas face à nous, lui
et son gouvernement ont été affaiblis par les grèves. La réussite de la
journée de grève du 20 novembre a montré qu'il existait une volonté de
lutte dans de larges secteurs de la jeunesse et du monde du travail.
Les cheminots en particulier ont montré que lutter contre Sarkozy et sa
politique était possible.
En effet,
la LRU n'est
pas une loi
isolée mais fait partie d'un contexte de casse généralisée du service
public dû à une libéralisation grandissante de la société et de
l'économie française, ce que nous condamnons.
Pour cela,
la
coordination nationale appelle les étudiant-e-s à approfondir et
amplifier la mobilisation dans les campus, à renforcer les liens entre
personnels, enseignants et étudiants. Les lycéens doivent se mobiliser
encore plus massivement. Et lycéens et étudiants doivent chercher la
convergence avec les travailleurs, en premier lieu ceux de l'Education
Nationale, notamment dans les universités et dans les lycées.
La
plupart des présidents d'université étant en
faveur de la LRU, ils
n'hésitent pas à recourir à la répression
pour briser la mobilisation.
Les fermetures administratives, les interventions policières...
ne
répondent pas à de prétendus «
problèmes de sécurité » : elles visent
à
nous empêcher de nous mobiliser, c'est-à-dire nous priver
de notre
droit de nous révolter. Nous condamnons toutes les interventions
policières et les arrestations. Nous exigeons l'amnistie de tous
les
inculpés des mouvements sociaux, y compris ceux du mouvement
cheminot.
Nous exigeons la réouverture de toutes les universités
fermées
administrativement, et le retrait de toutes les forces de police qui
occupent actuellement des universités.
Nous
réclamons la
démission des présidents d'universités ayant fait appel à la répression
et collaboré à l'expulsion de sans-papiers.
Suspendre
les cours
est le seul moyen efficace pour que tous les étudiant-e-s, notamment
les boursiers, puissent se réunir et décider ensemble de se mobiliser.
Sans blocages votés dans des Assemblées Générales massives, les
étudiants ne disposent pas réellement de droit de grève. Sans
occupation des locaux, ils ne disposent pas véritablement du droit de
se réunir. Face aux tentatives de faire reprendre les cours par
l'intermédiaire des référendums, nous réaffirmons la seule légitimité
des Assemblées Générales pour décider des suites du mouvement : c'est
dans les AG que les informations, les différents points de vue peuvent
être échangés et que les étudiant-e-s peuvent voter en connaissance de
cause. C'est aux grévistes d'organiser eux-mêmes la prise de décision
et non aux présidences d'université, qui pour la plupart soutiennent la
réforme.
- Nous
appelons donc au
boycott des votes organisés par les administrations universitaires.
- Nous
exigeons la réouverture de toutes les universités fermées
administrativement, et le retrait de toutes les forces répressives
(polices, vigiles privés...) qui occupent actuellement les universités.
Leur
projet est de détruire l'ensemble des acquis sociaux. Face à ce projet,
c'est ensemble que nous gagnerons : nous devons construire un mouvement
d'ensemble des jeunes et des salariés pour riposter à l'offensive du
gouvernement.
- Nous
appelons à un
véritable service public dans
tous les domaines : éducation, santé, transports, protection sociale ce
qui implique un réengagement massif de l'Etat dans le financements de
l'enseignement supérieur et la recherche, la titularisation des
précaires, l'augmentation des salaires et du point d'indice dans la
fonction publique....
- Nous
reprenons l'appel
de la coordination de Tours à la journée de mobilisation 27 novembre.
- Nous
appelons à faire
du 29 novembre une manifestation nationale étudiants/lycéens.
- Nous
appelons à une
journée nationale de solidarité avec les sans-papiers le 3 décembre.
- Nous
proposons une
prochaine journée de mobilisation interprofessionnelle le 4 décembre.
- Nous
rejoindrons toute
initiative proposée par les salariés en grève : leur combat est aussi
le nôtre.
- Nous
appelons tous les jeunes et les salariés à se saisir de ces dates pour
nous rejoindre dans la grève. Nous appelons à la tenue de réunions
interprofessionnelles dans toutes les villes.
** Communiqué au sujet des délégations
litigieuses et des délégués dûment mandatés :
La
coordination
nationale regrette le choix de la direction de
l’UNEF de quitter la coordination, en raison de l’invalidation d’une
dizaine de délégués, membres de sa majorité, qui faisaient partie de
délégations litigieuses. Nous avons appelé les mandatés dûment élus à
réintégrer la coordination.
Les 222
mandatés
présents, notamment plus de 30 militants de l’UNEF, et
de nombreux étudiants syndiqués et non syndiqués, ont continué leurs
travaux. La coordination nationale et les étudiants continuent la lutte
pour l’abrogation de la LRU.
Pour la
prochaine
coordination nationale, nous invitons tous les
étudiants qui seront dûment mandatés par leur Assemblée Générale à être
présents et à remplir leur mandat , qu’ils soient membres de la
direction de l’UNEF, de toute autre organisation, ou qu’ils soient non
syndiqués. La coordination nationale, par le biais de ses
représentants, est disponible pour toute discussion permettant d’aller
dans ce sens.
Nous
appelons à
travailler dans l’unité au retrait de la loi Pécresse,
la coordination nationale étant la seule instance représentative des
étudiants mobilisés, tant auprès du gouvernement que des médias.
7)
Vidéos des violences policières à Lille :
* Alors que les étudiants et les lycéens manifestaient pacifiquement le 22 novembre dans le quartier populaire de Wazemmes à Lille en direction d'un rond-point pour y distribuer des tracts d'information sur la LRU, un cordon de CRS les a bloqué et chargé violemment sans aucune sommation. Résultat : plusieurs manifestants matraqués, dont le secrétaire général de l’UEC qui a été emmené aux urgences et qui en est ressorti avec plusieurs points de suture. Pour voir la vidéo, cliquer ici.
* A l'issue de la manifestation du 6 décembre à Lille, la police a empêché les manifestants de se diriger vers le centre-ville... Trois petites vidéos :
- partie n° 1 : les manifestants qui veulent se rendre dans le centre-ville sont bloqués par un cordon de CRS et d'agents de la BAC (brigade
anti-criminalité !!!) ; "Etudiants non-violents" scandent les manifestants...
- partie n° 2 : face-à-face au cri de "El pueblo unido jamas sera vencido ! / Le peuple, uni, jamais ne sera vaincu !)".
- partie n° 3 : les CRS refoulent les manifestants (étudiants et enseignants) à coups de matraque et de gaz lacrymo.
Le soir, après la dispersion de la seconde manifestation qui s’était déroulée sans incidents, la BAC a arrêté (et parfois volemment matraqué) des petits groupes de militants qui rentraient chez eux.
A noter également ce jour là :
1°) Le vol de drapeaux CNT par des individus non identifiés qui les ont ensuite remis aux agents de la BAC. Une plainte a été déposée contre cette pratique qui a tendance à se répéter depuis quelque temps...
2°) La tentative de la BAC d’empêcher le porte-parole des manifestants de remettre un communiqué de presse à la rédaction de France 3. Tentative avortée car une étudiante a téléphoné à une journaliste dont elle avait le contact et la journaliste est sortie du bâtiment pour réceptionner le communiqué sous l'oeil furieux des agents de la BAC.
Police partout, justice nulle part !
8) Principes de fonctionnement d’une assemblée
générale
:
Un
document présentant les principes de fonctionnement d'une AG a été
rédigé sur le campus de Lille 3 à l’initiative d’un groupe de travail
constitué à l’issue de l’assemblée générale de Lille 3 du mardi 16
octobre 2007. Il a pour but
d’éclaircir les différents
principes de fonctionnement d’une AG afin de permettre
au plus de personnes possible de participer à la mobilisation. Les
principes de fonctionnement qui y sont décrits ont été établis dans un
souci constant de démocratie, de
transparence et d’efficacité quant au débats et décisions prises par
les AG. Ce document est téléchargeable ici
(format pdf
- 6 pages - 201 ko).
9) Tract
intersyndical des universités de Lille 1, 2 et 3 du 29 octobre 2007 :
Partout
en France, la mobilisation s’organise... et s’amplifie !
La
mobilisation contre la LRU s’amplifie sur presque toutes les
universités en France. Il se tient, un peu partout, des assemblées
générales de plus en plus massives. Par exemple, à Aix-Marseille, 700
étudiants, 800 personnes à Toulouse la semaine dernière. À Rouen, les
1000 personnes réunies en AG la semaine dernière ont décidé de voter le
blocage de l’université afin de donner une impulsion forte au
mouvement. Sur Lille, malgré la semaine de vacances de Lille 1 et Lille
2, la mobilisation ne faiblit pas. La dernière assemblée générale qui
s’est tenu à Lille 3 a réuni environ 300 personnes et la manifestation
du 23 octobre a rassemblé 500 étudiants et personnels.
Une
première coordination nationale de mobilisation s’est tenue le week-end
du 27-28 octobre. 36 délégués de 21 universités ont décidé d’appeler à
une nouvelle date de mobilisation nationale pour le 8 novembre. C’est
pourquoi, dans le cadre de cette deuxième journée d’action nationale
contre la LRU, nous appelons à la mobilisation de l’ensemble de la
communauté universitaire lilloise. Tous dans la rue le 8 novembre !
Résister
au gouvernement... tous ensemble !
Cette
loi qui vise à privatiser à terme le service public de l’enseignement
supérieur n’est pas isolée. Elle s’inscrit dans l’offensive plus global
mise en place par Sarkozy et son gouvernement. En effet, en attaquant
tous les secteurs à la fois (réforme des régimes spéciaux, franchises
médicales, LRU ...) le gouvernement vise à détruire l’ensemble du
système de solidarité sociale que nous avons conquis à la Libération.
De plus, Sarkozy cherche à saper la capacité de résistance des
mouvements sociaux (service minimum, réforme de la justice vers plus de
répression...) et à nous diviser en faisant passer les cheminots pour
des privilégiés.
Face
à cette offensive, nous devons avancer vers la perspective d’un
mouvement d’ensemble des jeunes et des travailleurs afin de faire
résonner un véritable « Tous ensemble » seul à même de faire céder le
gouvernement. En ce sens, nous appelons à la mobilisation de toute la
communauté universitaire le 20 novembre, nouvelle date de grève appelée
dans la fonction public.
Cette
loi institutionnalise une vision de l’université où prédomine une
logique de marchés et de concurrence. En effet, en concédant une
autonomie budgétaire aux universités, ces dernières auront la
possibilité de « lever des fonds » privés. Les entreprises locales
auront un droit de regard sur le contenu des diplômes et celles-ci ne
financeront que les filières professionnelles qui leur seront
directement rentables.
De
plus et à terme, les universités seront sûrement amenées à augmenter
les frais d’inscription pour leur financement. Par exemple, en Italie
depuis l’application d’une loi similaire, les frais d’inscription ont
triplé, à l’université de Mannheim en Allemagne, les étudiants ont dû
débourser 5000 euros cette année pour s’inscrire ! À terme, c’est le
désengagement financier de l’État qui est légalisé ce qui favorisera la
concurrence entre les universités, entre les filières et de fait entre
les étudiants.
Mais
cette loi s’attaque aussi à l’ensemble de la communauté universitaire.
Le président pourra désormais avoir les pouvoirs de décision, décider
du recrutement et du licenciement des personnels, ainsi que de
l’attribution et du montant de leurs primes. Il pourra devenir le
patron de l’université ! Il pourra choisir d’engager des professeurs et
des personnels IATOSS en contrat de droit public, en CDD par exemple.
La
précarité remplacera à terme le statut de la fonction publique !
Signataires :
CNT-SR,
Ferc Sup CGT Lille3, Snesup Lille2 et Lille1, SNPREES FO 59, Sud
éducation 59/62, Sud étudiant-e Lille, Sud Recherche EPST Lille, UNEF
Lille, MJS Lille, JCR Lille, UEC Lille...
10)
Plateforme de revendications de l'intersyndicale lilloise de
l’enseignement supérieur et de la recherche :
Pour
un service public d'enseignement supérieur et de recherche démocratique
et répondant aux besoins sociaux, culturels et scientifiques réels,
l’intersyndicale lilloise de l’enseignement supérieur et de la
recherche exige :
-
l’abrogation
de la loi LRU,
qui organise le démantèlement de l’université française et la
soumission des formations supérieures et de la recherche au marché des
biens et services ;
-
l’arrêt des négociations sur les AGCS
(Accords
Généraux sur le Commerce et les Services) : la science et l’éducation
ne sont pas des marchandises !
Pour
la liberté, l'égalité et la gratuité de l'accès à l'Université.
-
si nul ne conteste l'intérêt d'améliorer l'orientation pédagogique des
lycéens, nous rejetons toute procédure instaurant ou préfigurant une
sélection déguisée, ainsi que l'installation de structures d'insertion
professionnelle dans les universités
-
la libre inscription de l'étudiant dans la filière et l'université de
son choix
-
la gratuité de l'inscription et de tous les outils pédagogiques : non
aux frais d'inscription supplémentaires !
-
l’augmentation immédiate du nombre et du montant des bourses d'Etat sur
critères sociaux, indexation sur le coût de la vie et versement sur 12
mois dès les premiers jours de chaque rentrée universitaire
-
le renforcement de la démocratie dans le fonctionnement des
universités, notamment au bénéfice des étudiants et personnels BIATOSS.
Pour
un enseignement supérieur et une recherche, 100% publics :
indépendants, de haut niveau, dans le respect des missions
traditionnelles de l’Université.
1)
la résorption des contrats précaires :
-
la titularisation des personnels précaires enseignants, chercheurs et
BIATOSS,
-
l'abrogation du décret n° 2002-682 relatif à la procédure
d'évaluation/notation.
-
un emploi stable pour les doctorants garantissant un salaire au niveau
d’ingénieur d’étude, la reconnaissance de leur expérience
professionnelle, les droits sociaux et la retraite
-
la reconnaissance du grade de docteur par les conventions collectives
et la fonction publique.
2)
l’amélioration des conditions d’emploi statutaire :
-
revalorisation des salaires (rattrapage de la perte de pouvoir d’achat
des fonctionnaires) et des pensions de retraite (rejet des projets
actuels de suppression des régimes spéciaux et d’allongement de la
durée de cotisation)
-
un vrai programme de déroulement des carrières et une reconnaissance
des qualifications
3)
l’amélioration des conditions de travail des enseignants et
enseignants-chercheurs pour un meilleur encadrement des étudiants :
-
réduction du service d’enseignement pour tous, au profit des activités
de recherche,
-
réduction supplémentaire pour les nouveaux maîtres de conférences,
-
suppression des cours de plusieurs centaines d’étudiants en
amphithéâtre.
4)
le développement de tous les domaines de recherche et de toutes les
formations, pas seulement ceux économiquement rentables :
-
arrêt de la professionnalisation systématique de toutes les formations
supérieures
-
le doublement d’ici 2010 des crédits de base pour les laboratoires
-
une programmation de création d’au moins 5000 emplois de fonctionnaires
par an dans l’enseignement supérieur et les
Établissements
Publics Scientifiques et Technologiques (EPST),
-
la suppression de l’Agence Nationale pour la Recherche
-
la suspension du crédit-impôt-recherche tant qu’un bilan public et
contradictoire n’en aura pas été tiré,
-
le maintien du CNRS et des autres EPST,
-
l’investissement public direct dans l’enseignement supérieur et la
recherche doit atteindre 3% du PIB à court terme.
5)
la coopération entre universités et organismes de recherche, et non
leur mise en concurrence :
-
le maintien des Unités Mixtes de Recherche (UMR) pour préserver
l’articulation entre enseignement supérieur et recherche,
-
l’arrêt de la course aux classements internationaux et des fusions
artificielles d’universités,
-
la suppression des PRES à la sauce gouvernementale,
-
la suppression de l’AERES et le retour à l’évaluation par les pairs élus
Premiers
signataires :
SNESUP
Lille 1, 2 et 3, SUD-Étudiant Lille, SUD-Recherche-EPST, SUD-Éducation
59-62, UNEF Lille, JCR Lille, UEC Lille, CNT-SR
|
BEP ET BAC
PRO :
NON AU COUP DE FORCE MINISTERIEL CONTRE L'ENSEIGNEMENT PROFESSIONNEL !
|
Nord
Pas de Calais
Déclaration
commune "CGT,
FSU, FO, SNETAA-EIL, SUD, CNT "
Coup
de force ministériel contre l’enseignement professionnel !
Non
à la généralisation du Bac Pro 3 ans !
Maintien
des BEP 2 ans et des BAC PRO 2 ans !
Le
Ministre de l'Education Nationale, Xavier Darcos, dans une note
adressée aux recteurs ce 29 octobre 2007 a annoncé sans concertation la
généralisation des bacs professionnels en 3 ans par le remplacement et
à court terme la disparition des sections de BEP et en étendant son
application à l’enseignement agricole.
Le
Bac pro 3 ans est un dispositif dérogatoire et expérimental voulu par
le patronat dans le but d'affaiblir tout l'édifice des diplômes
nationaux et des conventions collectives. Le bilan de cette
expérimentation à la fois dans les données chiffrées comme dans le
rapport de l'IGEN (Inspection Générale de l'Education Nationale) montre
que ce n'est pas une réussite.
Sous
prétexte d’égalité de traitement des élèves des filières technologiques
et professionnelles, le ministère vise en fait une diminution de
l’offre de formation et la suppression de milliers de postes pour
satisfaire à la logique budgétaire. (1500 suppressions envisagées dans
l’académie pour le second degré). C’est une déqualification du Bac Pro
amputé de 25 % du temps de formation professionnelle et générale.
En
application de la note ministérielle, le Recteur de Lille annonce que,
dans un premier temps pour la rentrée 2008, 25% des effectifs entrant
aujourd’hui en BEP seront concernés par la nouvelle 2nd pro (1ère année
du Bac Pro 3 ans). Mais à terme tous les actuels BEP seraient supprimés
et tous les Bac Pro transformés.
Le
ministre prétend favoriser la poursuite d’études vers les BTS des
élèves issus de LP, en diminuant le temps de formation d’une année
! La réalité sera dramatique :
-
mise en danger des formations existantes et du caractère
professionnalisant des formations...
-
fusion des voies technologique et professionnelle en dénaturant les
deux voies de formation.
-
Renforcement de l’exclusion par le recours à l’apprentissage, et cela
dès le collège, pour les élèves en difficulté, alors que cette voie de
formation est une voie d’échec.
-
Renforcement du pouvoir décisionnel des Régions quant au choix des
offres de formation au détriment de la formation initiale scolaire et
de l’Education Nationale.
Une
telle mesure s'inscrit dans le prolongement de l'ensemble des mesures
visant au démantèlement de l'enseignement public et des diplômes
nationaux qui y sont attachés.
Elle
met en cause l'existence même des lycées professionnels et
technologiques.
Dans
notre académie, c’est l’existence des 3 voies de formation qui a permis
l’élévation générale des qualifications. Ne les laissons pas détruire !
NOUS
EXIGEONS :
-
Le retrait de la note ministérielle du 29 octobre 2007 prévoyant la
généralisation des bac pro 3 ans, ainsi que la circulaire rectorale du
14 novembre ;
-
Le maintien des BEP et des Bac Pro 2 ans ;
-
La création et le développement de classes passerelles vers la voie
technologique (1ère d’adaptation, ainsi que vers les BTS) ;
-
Le maintien de tous les postes enseignants, non enseignants ainsi que
le réemploi des non titulaires ; et le refus de toute suppression de
lycée professionnel.
GREVE
LE JEUDI 20 DECEMBRE 2007
Manifestation
unitaire à Lille, porte de Paris, à 14h30.
Cette
déclaration
commune de la CGT, de la FSU, de FO, du SNETAA-EIL, de SUD et de la CNT
est disponible ici
en téléchargement (format pdf
- 1 page - 108 ko). Note bene : l'UNSA,
le Sgen-CFDT et la FAEN appellent aussi à la grève et à la
manifestation du jeudi 20 décembre, mais sur la base d'une autre
déclaration.
Le tract de la CNT est
disponible ici
en
téléchargement (format pdf - 1 page - 659 ko).
Etat des lieux de la mobilisation
sur le plan national
(analyses,
compte-rendus de réunions intersyndicales, etc.) :
rubrique
actualisée tous les soirs vers 21h sur le site de la CNT-FTE.
|
EDUCATION :
APPEL A LA GREVE DE LA CNT-FTE
|
Education (et
fonction publique) : toutes et tous en grève mardi 20
novembre 2007 !
La
grève du 18 octobre a été une réussite, chez les cheminots mais aussi
dans d’autres secteurs, et cela malgré le silence d’une certaine presse
et de
certains syndicats.
Nous
savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne
suffit pas pour gagner. Nous
savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent
ensemble.
Il faut étendre et intensifier le
combat !
L’Etat
s’attaque à tous et toutes en augmentant l’âge du départ à la retraite
et en faisant payer des franchises médicales. Pourtant,
le trou de la Sécurité sociale serait largement rempli et les retraites
assurées (pleines et entières à 60 ans) si les patrons payaient les
plus
de 200 milliards d’euros de cotisations dont ils ont été exonérés
depuis 1991. De
plus, le gouvernement annonce des suppressions massives de postes
(22.900 postes de fonctionnaires au budget 2008) et refuse d’augmenter
nos salaires alors qu’il vient d’accorder un nouveau cadeau fiscal aux
riches de plusieurs milliards.Bref, ce
sont la santé, les retraites, l’éducation, etc. qui sont bradées aux
capitalistes.Ils
veulent aussi s’attaquer au contrat de travail (en précarisant encore
plus ; cf. le « contrat unique ») et aux droits des
travailleurs-euses sans emploi (cf. la fusion ANPE-UNEDIC).Reprenons
ensemble au patronat ce qu’il nous vole !
Dès le 20 novembre, réunissons-nous en assemblées générales pour
débattre de l'extension inter-professionnelle de la grève
et de sa reconduction !
Fédération CNT des
travailleurs/euses de l'éducation (CNT-FTE)
http://www.cnt-f.org/fte/
Nota bene :
-
La grève est lancée par tous les syndicats.
- Le 20 novembre est le jour où
sera voté le budget annuel de l'Etat à l'Assemblée nationale.
Manifestion à Lille
rendez-vous à 14h, porte de Paris
Tracts
interpro de la CNT :
1)
cliquer ici
(format pdf - d'après le tract de la CNT éducation - 2 demis A4 sur 1
page - 138 ko).
2) cliquer ici
(format pdf - d'après le tract confédéral de la CNT - 1 page - 2,3 Mo)
Affichette
interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation) :
cliquer
ici (format
pdf - 1 page - 215 ko).
Réunion
des personnels de l’Education Nationale du bassin de Roubaix-Tourcoing :
rendez-vous
à 10h à la FAL,
20 rue de Lille à Roubaix, pour
discuter des moyens d’amplifier le mouvement et notamment de
la reconduction de la grève.
Texte d'appel
à la
réunion :
Dans
l’Education nationale,
le 20 novembre doit être une journée de grève massive. Mais
pouvons-nous nous satisfaire de cela ?
L’Education nationale est, elle aussi, l’objet d’attaques très
importantes :
-
11 200 postes supprimés à la prochaine rentrée
-
affaiblissement de la carte scolaire, ce qui met en
concurrence les établissements au
moment où on réduit les moyens de l’enseignement public.
-
augmentation continue de la précarisation des emplois.
-
recours massif aux heures supplémentaires alors que les salaires
restent bloqués.
-
nouvelle menace d’allongement de la durée de cotisation pour la
retraite.
-
etc.
Mais
ce ne sont là que différentes facettes d’un plan d’ensemble visant,
d’une part, à la réduction des services publics en général, et d’autre
part, à l’attribution d’avantages encore accrus aux classes sociales
les plus favorisées au détriment de toutes les autres et d’abord des
classes populaires.
Face
à cette politique d’ensemble, il faut un vaste mouvement de
protestation, seul à même de faire reculer le pouvoir. Des actions
secteur d’activité par secteur d’activité risquent fort de ne mener
qu’à des avancées très partielles et qui seraient vite remises en
danger.
|
RENTREE
SCOLAIRE :
PUBLICATIONS
DE LA CNT-FTE
|
Voici
trois
publications de la Fédération CNT des travailleuses/eurs
de l'éducation pour attaquer la rentrée 2007.
Les
liens
indiqués ci-dessous permettent d'accéder au contenu de
ces publications sur le site web de la CNT-FTE (pour
télécharger la version maquettée d'un texte, il
suffit de cliquer sur le nom de fichier pdf se trouvant à la fin
du texte).
-
Tract de rentrée "général" (de la maternelle à l'université) :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1196
-
Tract de rentrée "primaire et secondaire" :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1197
- Guide
juridique sur les CAE CAV :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1208
-
Classes en lutte - n° 84 - octobre 2007 - bulletin de la CNT-FTE :
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=128
- Tract pour
la grève du 18 octobre 2007 :
http://www.cnt-f.org/59-62/tractFTE_greve_18oct07
(fichier pdf - 1 page - 167 ko)
-
Classes en lutte - n° 83 - septembre 2007 - bulletin de la CNT-FTE :
http://www.cnt-f.org/fte/article.php3?id_article=1207
|
LOI D’ «
AUTONOMIE » DES UNIVERSITES
(projet PECRESSE) :
on peut
jouer sur les mots
mais y a des limites !
|
Depuis plusieurs
années, et notamment avec le LMD, la privatisation des
universités pointe le bout de son nez. Suppression de
filières « non rentables », précarisation des
personnels, cadre sécuritaire (personnels contrôlés
par la vidéosurveillance, flicage des étudiant-e-s)...
l’Etat continue le massacre. Qu’on se le dise bien : le
bouquet final est pour bientôt. Eh oui, le spectacle suit son
cours : désormais la mission prioritaire de
l’éducation serait l’orientation et
l’insertion professionnelle. Rapport Hetzel, cahier des charges
de l’IUFM et surtout loi d’autonomie des
universités.
Concrètement voici ce qui nous tombe sur la gueule :
Autonomie = double dépendance publique/privée
L’article 16 du projet Pécresse stipule que les universités peuvent
demander « à
bénéficier de responsabilités et de
compétences élargies en matière budgétaire
et de gestion des ressources humaines ». Qu’est
ce que cela signifie ?
Il
faut
s’attendre à un engagement financier limité de
l’état quant à la masse salariale, ce qui
encouragera le/la président-e de l’université
à recruter des personnels sur ressources propres : « le
président peut recruter pour une durée
déterminée ou indéterminée des agents
contractuels ». C’est
la porte ouverte aux contrats précaires, pour « personnels
administratifs, techniques, ouvriers de service, employés de
l’enseignement et scientifique ».
Il
sera possible
pour l’université de devenir propriétaire des
bâtiments, ce qui fait qu’elle financera les
aménagements et réparations. Sachant qu’à
Lille 3 nous sommes justes, même en ce qui concerne les normes de
sécurité, ça promet ! Les facs qui ne choisissent
pas cette option seront de fait désavantagées. S’il
y a « autonomie », une bonne part des financements viendra
du privé et donc s’il n’y a pas « d’
autonomie », ces dernières devront se contenter des
maigres deniers de l’état. Cela entraînera un
enseignement à deux vitesses, facs poubelles, facs
bonduelles…
Toujours plus de démocratie…
Pour ce qui
concerne l’administration des universités, les fastes de
l’idéologie libérale apparaîssent de nouveau.
Sans cautionner la démocratie telle qu’elle s’exerce
actuellement à l’université (démocratie dite
représentative déléguant le pouvoir à une
minorité qui prend les décisions pour tou-te-s), on ne
peut que s’opposer à la régression
démocratique concernant le fonctionnement du conseil
d’administration :
-
vote à la majorité absolue et non plus au 2/3
-
quorum d’une moitié des élu-e-s pour une prise de décision n’est plus
nécessaire
-
voix prépondérante du/de la président-e lors du partage des voix
Le
conseil d’administration prend pour modèle les CA d’entreprises…
Par
ailleurs sa
composition change drastiquement, les représentant-e-s des
étudiant-e-s et des personnels voient leur proportion
réduite tandis que les personnalités extérieures (
ex : représentants du patronat) sont plus nombreuses et sont
nommées par le/la « président-e - manager » ).
AINSI, CONCERNANT LA DÉMOCRATIE REPRÉSENTATIVE, LA BUREAUCRATIE RESTE,
LES SEIGNEURS CHANGENT.
L’un
des
points important est le nouveau rôle de calife du/de la
président-e de l’université. Grosso modo,
c’est lui le boss. Il était déjà responsable
du maintien de l’ordre ayant autorité sur l’ensemble
du personnel de l’établissement ; il décide avec ce
projet de loi de toutes les affectations et primes. De plus
n’étant qu’une personne ayant « vocation
» à enseigner (article 5), si c’est juste son
curé qui le dit, alors c’est VRAI ! … sic…
Le/la
président-e – manager pourra être à peu
près n’importe qui mais surtout un-e patron-ne. Sa mission
s’il l’accepte : distribuer l’argent que l’Etat
verse à l’université selon ses caprices, embaucher
du personnel précaire et dérouler le tapis rouge au MEDEF.
Ce
qui doit ici
tou-te-s nous inquiéter à la vue de ce nouveau conseil
d’administration, c’est la concentration des pouvoirs,
confiscant ceux d’autres conseils décisionnels, le CA a
désormais tout pouvoir de création et suppression de
filières ou projet de recherche, gère la
répartition et l’attribution des crédits, tout cela
en l’absence de régulation nationale. Il est certain que
nous assisterons, en plus d’une concurrence et d’une
sélection au sein des universités, à une
réelle régionalisation des diplômes.
Professeur-e-s
ou étudiant-e-s, filières peu rentables, d’aucun ne
seront à l’abri de la totale main mise du patronat sur le
fonctionnement universitaire. Du financement à
l’évaluation des enseignements, le cursus universitaire
passe sous le contrôle des chiens de garde du Capital.
Avec
le nouveau
rôle du conseil d’administration tout puissant et du/de la
président-e patron-ne, couplé à un financement
privé désormais indispensable à la survie des
universités autonomes, il apparaît évident que cela
aura des répercussions sur le contenu pédagogique comme
sur les frais d’inscription. Par ailleurs aucune fac
n’échappera à la sélection,
conséquence de la régionalisation des diplômes.
Cette soi-disant autonomie annonce bel et bien une privatisation de
l’enseignement supérieur.
Section "Supérieur et Recherche" (SR) du syndicat CNT-SSEC du Nord
Pas-de-Calais
sr-lille@cnt-f.org
Le tract maquetté est
disponible
ici
(format pdf - 2 pages - 120 ko).
PS : Ce projet de loi passe devant les députés jeudi 19 juillet 2007. Un rassemblement est organisé ce jour là à Lille (place de la République) à 17h30.
|
EDUCATION
:
COMMUNIQUE
SUR LA CARTE SCOLAIRE
+
TRACT SUR L'AVENIR DES EVS
|
La carte scolaire accusée de ségrégation, c’est le monde à l’envers !
Tract à télécharger (format pdf - 1 page - 95 ko)
Quel avenir pour les
EVS ?
Tract
à télécharger (format pdf - 1 page - 197 ko)
Voir également sur le site de la FTE
|
NI DIEU, NI CESAR, NI TRIBUN...
L'AVENIR NOUS APPARTIENT !
|
Le
résultat des élections présidentielles va inévitablement marquer nos
conditions de vie, de travail et de lutte. C'est finalement le candidat
de la
Droite qui l'a emporté, en ayant notamment si bien récupéré et intégré
dans son
discours et son programme les idées nauséabondes de l'extrême-droite.
Ces élections témoignent
d'une véritable "droitisation" de la vie
politique et de la société française, par son assise électorale comme
par les
thèmes abordés et les projets portés. Face à cela, la Gauche est bien
incapable
de proposer une quelconque alternative au plan politique, social et
économique.
Il est d'autant plus terrible que tant de salariés et de personnes des
classes
populaires aient porté leur suffrage sur ce candidat qui par illusions,
démagogie ou confusion est apparu à toutes celles et tous ceux victimes
d'insécurité sociale tel un homme providentiel apportant réponses et
solutions
à leurs problèmes (GIF) quotidiens et inquiétudes dans l’avenir.
Pourtant les
salariés et les classes populaires n’ont rien à attendre de ce nouveau
président et de son programme !
Dès son premier discours, le futur président a rappelé les idées qui
fondent
son projet de société : travail, autorité, morale, mérite, identité
nationale... Autant de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts
des
classes dirigeantes et possédantes et un projet de société
réactionnaire et
nationaliste. Inévitablement les inégalités vont continuer à se
creuser, la
précarité va se développer, le démantèlement des services publics et de
la
protection sociale va s'accélérer, le moralisme empreint de religion va
renforcer son emprise sur la société et les dérives répressives et
sécuritaires,
dont les immigrés et sans-papiers sont les premières victimes, vont
s'amplifier. Toutes ces logiques vont s'articuler avec des mesures très
concrètes qui risquent d'être mises en place très rapidement si on ne
s'y
oppose pas : remise en cause du code du travail, attaques contre le
droit de
grève avec notamment la mise en place du service minimum dans les
transports,
mise en place d'un bouclier fiscal favorisant les plus riches... Autant
de
mesures dont les salariés et les classes populaires feront les frais et
qui
vont renforcer cette société inégalitaire et capitaliste.
La lutte collective plutôt que la résignation !
Face à une telle situation, nous savons que seule la construction d'un
rapport
de force au plan social peut changer les choses et éviter que la France
connaisse à son tour le même sort ultra-libéral que l'Angleterre des
années 80
avec Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l'attentisme trop
souvent de
mise au lendemain d'élections présidentielles, de s'organiser et d'user
des
armes de la manifestation, de la grève et de l’occupation pour bloquer
le
rouleau compresseur libéral et sécuritaire qui s'annonce, défendre ce
qui reste
de services publics et de système de protection sociale et peut-être
aussi
retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur nous-mêmes et
sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail,
pour
faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur
porteur
d'autres logiques et projet de société.
Ils se durcissent, durcissons nos
luttes ! Le compte à rebours est enclenché !
CNT - Fédération des
travailleurs de l'éducation (FTE)
|
RAPPORT
HETZEL :
LE
MONDE DE L’ENTREPRISE
A
L’ASSAUT DE L’ENSEIGNEMENT SUPERIEUR
|
Depuis
quelques
temps se dessine un nouvel avenir pour le monde de
l’éducation (décentralisation, loi Fillon).
L’université n’y échappe pas et dans la
foulée des réformes universitaires de ces
dernières années (LMD, LOPRI…), elle doit faire
face à une libéralisation accrue dont les
conséquences ne peuvent être que néfastes. En effet
de nouvelles aberrations vont voir le jour si l’on en juge les
préconisations mises en avant par la commission «
université-emploi » de juin 2006 dite « rapport
Hetzel ».
LE
PROJET GOULARD
Rappelons- nous
tout d’abord ce projet qui a fait suite à la loi Fillon.
Il a pour ambition de permettre la pré inscription dans les facs
dès février 2007. Les conséquences de cette
mesure sont une mise en concurrence des facs par le biais d’une
sélection à l’entrée, pour attirer les
meilleures « recrues » lycéennes. La
hiérarchisation des universités n’en sera que
renforcée.
QU’EST-CE QUE LE RAPPORT HETZEL (commission « université – emploi ») ?
Les
défenseurs de ce rapport (développé sous la forme
de mesures censées être mises en place au sein des
universités) partent du principe que la mauvaise orientation est
la cause du taux d’échec à la fac et du peu
d’insertion professionnelle des diplômés du
supérieur. Il nous semble pourtant évident que la casse
de l’éducation et le désinvestissement financier de
l’Etat (déficit matériel et humain) ainsi que la
précarité de nombreux-ses étudiant-e-s
(salarié-e-s, nombre et montant des bourses insuffisants,
problèmes de logement, …) constituent une cause plus
réaliste. Partant donc du présupposé que
l’université n’est pas adaptée en lui
imputant la responsabilité du taux de chômage, la
commission (à laquelle ont notamment pris part des
représentants d’ entreprises dont Danone et Véolia
!) professe une sainte parole : professionnalisation !
QUELLES MENACES ?
A travers ce
rapport qui vise à redéfinir les missions de
l’université (et ce sans la consultation et surtout la
participation de l’ensemble de la communauté
universitaire), on peut s’attendre à ce qu’une
dérive libérale sans précédent
s’instaure dans les universités, à l’image de
ce qui se fait dans d’autres pays de l’Union
Européenne (la Grèce par exemple où la
privatisation des universités suscite depuis un an un mouvement
étudiant). Bien que les travaux de la commission
n’aboutissent pas (temporairement ?) à une loi, les
mesures préconisées sont amenées à avoir un
impact dans un avenir proche sur les décisions qui seront prises
dans les conseils d’administration de nos facs…
Toujours est-il que la privatisation de l’enseignement
supérieur pointe son nez, si l’on en juge ce qui suit :
- Alors que l’entrée à
l’université risque à moyen terme
d’être sujette à une sélection, le processus
d’orientation durant le cursus universitaire, sous couvert
d’ « insertion professionnelle », suggère un
contrôle plus strict pour poursuivre la filière choisie
ainsi qu’une sélection accrue. Il est notamment question
d’un contrat d’orientation (comprenant l’obligation
de suivre des modules de projet professionnel) signé entre
l’étudiant et l’université dès la
Licence 1 (aux facs d’établir leurs propres types de
contrat), dont les objectifs fixés seront à respecter,
sous peine de redoublement ou réorientation vers des
filières professionnalisantes (aux parcours
élaborés avec l’apport du monde socio-
professionnel). La volonté de distinguer nettement le niveau
Licence (bac +3) du niveau Master (bac +5) apparaît
également dans le rapport, et cela se matérialiserait
notamment par une sélection pour entrer en M1. Les
critères d’entrée en M1 ne sont pas
précisés mais la suggestion de faire du
bénévolat à l’étranger ou un stage
durant un semestre ou une année « de césure »
laisse supposer que cela peut s’avérer être un
éventuel critère : se faire exploiter en guise de droit
d’entrée en M1, c’est du joli !
-
L’apparition de modules tels que « formation à
l’intelligence économique », l’idée de
« former les étudiants aux connaissances et
compétences techniques nécessaires au
développement économique des entreprises sur les
marchés européens et mondiaux ainsi qu’à
leur nécessaire protection par rapport aux concurrents »
laissent présager de la place donnée à
l’acquisition de savoirs et au développement du sens
critique…sic…
- Dans quelle mesure les filières
générales de type par exemple sciences humaines pourront
survivre ? Le rapport Hetzel préconise qu’une partie des
moyens attribués par l’Etat aux filières
résulte d’un calcul annuel (taux de professionnalisation)
« en fonction des résultats obtenus par
l’université en matière d’insertion
professionnelle ». Ce calcul annuel qui déterminerait la
participation financière de l’Etat sera en
corrélation avec le financement privé. Non seulement cela
accroît la menace qui plane sur le devenir des filières
générales, mais en plus l’inégalité
entre universités s’accentuera : entendons qu’il y
aura double financement pour les facs « bonnes
élèves » et double peine pour les facs «
mauvaises élèves ». Voici l’enseignement
supérieur dans l’ère de la dépendance
financière à l’égard des entreprises et sous
son contrôle.
- La prévision d’un « stage
obligatoire dans chaque cursus, y compris dans les Licences
généralistes » va dans le sens d’un
asservissement. Une main d’œuvre quasi gratuite sera
à disposition du capital, dans les centres de formation du
capitalisme : les universités.
NOUS REFUSONS LA CONCURRENCE ENTRE LES ETUDIANTS,
LES FILIERES ET LES UNIVERSITES !
NOUS
SOMMES CONTRE LA SELECTION
!
NOUS
REJETONS TOUTES LES FORMES DE PRIVATISATION DE L’UNIVERSITE !
Si personne ne travaille à notre place, personne ne doit décider à
notre place...
Face au
réel danger de privatisation de l’enseignement
supérieur, nous sommes pour une autogestion de nos
universités, cela par le biais d’une
réappropriation de nos lieux de vie par la communauté
universitaire. Pour qu’ensemble, personnels et étudiants
luttions pour construire un autre enseignement, émancipateur et
pédagogique, au sein d’universités
gérées directement par leurs acteurs, sans pressions ni
décisions prises pour nous par des élus ou par le
patronat.
GREVE GENERALE POUR UNE N’autre
fac *
CNT-SR
Lille
-
Pour
nous contacter : sr-lille@cnt-f.org
ou aux tables de presse régulières dans le hall de la fac.
* N'autre fac,
journal apériodique de la CNT-SR Lille
Une version
maquettée de
ce tract sur le rapport Hetzel est disponible en
téléchargement (format pdf - 2 pages - 69 ko) en cliquant
ici.
|
EDUCATION
:
GREVE
ET MANIFESTATION REGIONALES
LE
20 FEVRIER 2007
|
Communiqué
de l'intersyndicale éducation du Nord Pas-de-Calais
(FSU,
CGT, SE-UNSA, SGEN, SUD, SNETAA, SNCL-FAEN, CNT)
Les organisations
syndicales se félicitent de la mobilisation des
fonctionnaires lors de la journée du 8 février, et notamment de celle
des personnels de l'Education nationale où la grève a été majoritaire
et a atteint des chiffres très élevés dans certains secteurs.
L'intersyndicale entend
poursuivre l'action pour obtenir satisfaction
sur ses revendications.
Elle apporte son soutien
aux différentes actions déjà entreprises au
niveau local (grèves, journées mortes, autres actions médiatiques) et
elle appelle à les poursuivre et à les amplifier la semaine prochaine
au niveau des écoles, établissements et bassins (AG, rassemblements,
distributions de tracts, etc.).
L'intersyndicale réunie
dans la soirée du 8 février appelle l'ensemble
des personnels à un nouveau temps fort d'action unitaire le mardi 20
février, avec une grève et une manifestation régionales.
Cette action s'inscrit
dans la poursuite des actions entreprises depuis
septembre pour un autre budget qui permette la récupération des postes
supprimés, des créations à la hauteur des besoins pour assurer un
service public d'éducation de qualité mais aussi de répondre à nos
revendications salariales. Elle entend également obtenir le retrait
total des décrets Robien sur les services.
Lille, le 9 février 2007.
Matériel
CNT :
- "Classes
en lutte" n° 78 de février
2007 (149 ko)
- Autres tracts
à propos
de l'éducation
-
tract
"Appliquée aux services
publics... la logique capitaliste"
(format
pdf - 1 page - 151 ko)
|
DES
ENFANTS LILLOIS SANS LOGEMENT !
|
A l’école St Exupéry de Lille, rue de Strasbourg, plusieurs enfants passent des
nuits dans une voiture. Dans le meilleur des cas, leurs familles appellent le
115 tôt le matin pour trouver un hébergement le soir.
Des membres de la communauté éducative, parents, enseignants, s’élèvent contre
cette situation. Avec le soutien de RESF59/62, ils lancent un appel, une
interpellation des pouvoirs publics sous la forme d’une pétition.
PETITION :
Déclaration des Droits de l’Enfant adoptée aux Nations Unies en 1959 : "Art. 4 :
L’enfant a droit à une alimentation, à un logement, à des loisirs et à des soins
médicaux adéquats. Art. 6 : Il doit (…) grandir dans une atmosphère d’affection,
de sécurité morale et matérielle (…) La société et les pouvoirs publics ont le
devoir de prendre un soin particulier des enfants sans famille ou de ceux qui
n’ont pas de moyens d’existence suffisants. Art. 10 : l’enfant doit être protégé
contre les pratiques qui peuvent pousser (….) à toute forme de discrimination".
Savez vous qu’en ce début d’année 2007, il y a en France, dans notre commune,
des enfants qui vont en classe, des enfants comme les vôtres mais :
- des enfants qui risquent à tout moment de dormir dehors
- des enfants dont les familles sont renvoyées de lieux d’hébergement en lieux
d’hébergement à travers toute la Métropole Lilloise parfois sans accès aux
moyens de transport.
- Des enfants auxquels on interdit même toute possibilité d’espérer un espace
personnel pour ranger leurs affaires, faire leurs devoirs, vivre leur vie d’enfant
- des familles auxquelles on refuse le droit de gagner honnêtement leur vie, le
droit même de demander un logement
- des familles qui n’ont pas accès aux conditions de vie minimales
- des familles qui, à tout moment, vivent sous la menace d’une expulsion de
force du territoire par simple décision administrative ou suite à un contrôle
vers des pays où leurs vies peuvent être en danger alors qu’elles ne souhaitent
que vivre librement, dignement et honnêtement de leur travail
- des familles qui n’ont pas accès aux mêmes droits élémentaires que vous
Alors imaginez dans quel état d’angoisse, d’épuisement physique et moral peuvent
parfois être ces familles ; toutes les épreuves qu’elles doivent traverser avec
courage pour venir jusqu’à l’école. Chaque jour, ces familles méritent notre
respect, notre compréhension, notre solidarité et notre soutien
Alors, il est grand temps d’exiger de nos élus et des pouvoirs publics que ce
scandale cesse immédiatement : En tant que citoyennes et citoyens de notre
démocratie, nous personnes signataires demandons que aux autorités compétentes
que les familles du Groupe Scolaire Mme de SEGUR- SAINT EXUPERY 50 Boulevard de
Strasbourg à LILLE puissent avoir accès à des conditions de vie dignes et aux
droits les plus élémentaires et affirmons que ces autorités sont responsables
moralement de leurs situations présentes et futures.
Pétition à renvoyer à : Réseau Education Sans Frontières c/o Local Solidaires 84
rue de Cambrai 5900 Lille
Nom Profession Ville Signature
|
EDUCATION :
LA CASSE
DES STATUTS
COMMENCE PAR LES TZR !
|
Pour compenser les suppressions de postes, le rectorat multiplie les nominations de TZR hors cadre statutaire. La complexité des textes et le chantage au retrait sur salaire dissuadent souvent les récalcitrant(e)s.
Pas toujours !
Deux adhérents du SSEC-CNT 59/62 se trouvaient menacés de suspension de traitement pour refus d’effectuer des remplacements qui étaient hors cadre statutaire.
Après une période de silence, le rectorat est revenu à la charge pour annoncer à nos camarades que la suspension de traitement sera demandée au bureau payeur s'ils ne cédent pas dans les plus brefs délais.
Les menaces de recours au tribunal administratif (en référé) ont fait reculer le rectorat sur le cas de B. (PLP).
Concernent A. (certifié), le conflit est toujours en cours (le retrait envisagé dépasse déjà 800 euros).
Une caisse de soutien est créée pour compenser les pertes de salaires éventuelles et financer le recours à un avocat pour le référé. Chèques à l’ordre du SSEC-CNT avec mention "TZR" au verso.
CNT,
syndicat SSEC 59/62, 1 rue Broca, 59000 Lille
Tél
: 03 20 56 96 10
|
GREVE
DES ENSEIGNANTS
DU SECOND DEGRE
|
Suppressions de postes, atteinte à la liberté
pédagogique, casse des ZEP, apprentissage dès 14 ans,
bourse au mérite, note de vie scolaire, université
soumise aux intérêts du Capital, atteinte à la
carte scolaire, décret sur les obligations de service...
Encore une attaque et pas des moindres contre le service public d'éducation !
Le ministre de l'Education nationale a choisi de passer en force en inscrivant le projet de décret à l’ordre du jour du Comité technique paritaire ministériel (CTPM) du 11 décembre.
Le système paritaire a fait la preuve que les intérêts des salariés et de l'Etat-patron sont incompatibles. Le ministère distille ses attaques, il espère diviser pour freiner les mobilisation. Si nous ne réagissons pas rapidement et massivement sur ce coup de force (la question des décrets concerne directement plus de 400 000 personnes), il sera très difficile de mobiliser sur toutes les autres mesures rétrogrades.
"La saison est passée où les cailles tombaient du ciel, toutes rôties et enveloppées dans des feuilles de vigne" .
C’est par la grève et dans la rue que la reconquête doit s’engager !
D’autant que sur ce point de la définition des services comme sur bien d'autres points, nous n'avons rien à attendre d’une hypothétique alternance de la gauche libérale.
Plus que jamais, la grève générale reconductible est d'actualité. Commençons à la construire le lundi 18 décembre !
Lundi 18 décembre à l'appel de l'inter-syndicale académique (SE-UNSA, SGEN-CFDT, SNALC-CSEN, SNCL-FAEN, SNEP-FSU, SNES-FSU, SNETAA-EIL, SNFOLC, SSEC-CNT, SUD Education , URSEN-CGT).
Manifestation : rendez-vous à 14h30, porte de Paris, Lille.
A télécharger :
- l'appel inter-syndical (1 page - format pdf - 110 ko)
- le tract de la CNT-FTE (2 pages - format pdf - 3,52 Mo)
- Classes en lutte - n° 76 - décembre 2006 (bulletin mensuel de la CNT-FTE) ; un numéro spécial de 4 pages qui fait le point sur les différentes réformes en cours dans l'éducation et présente l'analyse des syndicats de la CNT pour déchiffrer et combattre le "B.A.-BA" de la manipulation ! Pour découvrir les différents articles (en ligne sur le site de la CNT-FTE), cliquer ici.
Pour en savoir plus et/ou télécharger d'autres documents, voir le site de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation.
|
COMMUNIQUE
DU
RESEAU EDUCATION SANS FRONTIERES
AU
SUJET DE GELA ET DAVID
|
Recours de
Gela et Davis refusés !
A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la
sécurité et les valeurs républicaines, quelle
formidable leçon de civisme donne-t-il ainsi aux nombreux
lycéens mobilisés autour de leur camarade !
A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la
sécurité et les valeurs républicaines, David,
jeune de 22 ans, est menacé d'expulsion vers la Géorgie,
pays où sa mère a été assassinée et
où son père est emprisonné parce qu'ils
appartiennent à une communauté religieuse
persécutée, les Yésides. Ce jeudi 14
décembre devant le Tribunal Administratif, l'argument
développé en réponse à cela par la
représentante de la préfecture fut : « de retour au
pays, David sera un soutien moral pour son père ». Alors
que l'enfant à échappé au sort de son père,
M. Sarkozy veut le lui faire subir à son tour ?
A l'heure où M. Sarkozy développe son discours sur la
sécurité et les valeurs républicaines, il
considère que Géla peut être expulsé vers la
Géorgie, pays que sa famille a fui il y a 6 ans, (Géla
avait 12 ans ), victime des persécutions envers la
communauté Yéside. M. Sarkozy veut les renvoyer revivre
leurs persécutions, voir vivre ce que la famille de David a
vécu ?
Rappelons que ce dimanche 10 décembre, le juge des
libertés et de la détention a remis David et Géla
en liberté au motif que les procédures de contrôle
spécifiques de ces deux étrangers dans la rue
étaient irrégulières, et que leurs droits
n'avaient pas été respectés lors de leurs
transfert au centre de rétention.
Ce jeudi au Tribunal Administratif de Lille, les lycéens
ainsi
que toutes les personnes présentes pour soutenir les deux jeunes
gens, ont pu s'apercevoir avec effroi que non seulement deux jeunes qui
cherchent refuge chez nous peuvent être cruellement
expulsés, mais que M. Sarkozy expulse aussi des Afghans dans
leur pays en guerre. Ils ont même pu entendre la juge du Tribunal
Administratif dire que l'Afghanistan est un pays sûr alors que
nombre de soldats français viennent d'y trouver la mort ! !
Nous appelons M. le Préfet du Nord à prendre ses
responsabilités face à cette situation intolérable
et à régulariser.
Lille, le 14 décembre 2006
RESF 59-62
(CNT-SSEC, CSP59, FCPE,
FERC-CGT, FSU, LDH, MRAP, SUD Education,
SUD Santé-Sociaux, Syndicat des Avocats de France, UNSA Education, … et
des individus)
Pour tout contact : RESF 59-62,
s/c SUD 84 rue de Cambrai, 59000 Lille
RESF59
62@wanadoo.fr
|
MANIFESTATION
REGIONALE
DE
L'EDUCATION
LE
15 NOVEMBRE 2006 A LILLE
|
Appel
unitaire de l’intersyndicale FSU, UNSA-Education, FERC-CGT,
SGEN-CFDT, Sud-Education, SNCL-FAEN, SNETAA-EIL, SNCFOLC, CNT :
ENSEMBLE POUR
LE SERVICE PUBLIC D’EDUCATION
Le gouvernement, mû par la seule volonté de réduire
la dépense publique, continue de porter des coups très
rudes à l’enseignement public. Ce sont le droit et la
possibilité pour tous les élèves et
étudiants de réussir leur formation et leur insertion qui
sont menacés par ses propositions de budget pour 2007.
Détruire les emplois ne suffisant pas, il entend
aujourd’hui modifier les statuts pour introduire plus de
flexibilité et alourdir la charge de travail.
- Nous n’acceptons pas les nouvelles suppressions de postes,
décidées par le gouvernement et déjà
annoncées par l’administration académique, dans le
primaire et le secondaire, l’insuffisance des créations
d’emplois statutaires dans le supérieur et la recherche.
- Nous n’acceptons pas les mensonges du ministre sur la
rentrée, son autoritarisme et son refus de toute
véritable négociation;
- Nous n’acceptons pas la loi Fillon –Robien, source
d’inégalités et d’injustices (note de vie
scolaire, bourse au mérite, atteinte à la carte scolaire,
le développement de l’apprentissage dès 14 ans).
- Nous n’acceptons pas les attaques contre nos statuts, le
mépris manifesté pour nos qualifications et nos
disciplines.
- Nous n’acceptons pas de voir reprocher à
l’université les difficultés d’insertion
professionnelle des étudiants pour mieux la soumettre aux
intérêts du capital.
Le gouvernement a refusé d’entendre les personnels le 28
septembre, il a au contraire poursuivi dans sa politique de casse des
statuts, de mensonge et de mépris. Les organisations syndicales
signataires appellent donc à poursuivre le mouvement
POUR UN AUTRE
BUDGET PERMETTANT :
- L’arrêt des suppressions de
postes ( En
4 ans, 2500 suppressions de postes ont fragilisé les
équipes, alourdi la charge de travail) et des créations
pour permettre la réussite de tous les élèves.
- La création de 5000 emplois par an dans
le supérieur /recherche.
- Le réemploi avec formation des
personnels
précaires et la création de postes statutaires.
- Un accueil effectif et de qualité des
élèves, et en particulier pour les 2 ans et les
élèves handicapés.
- Une politique salariale permettant la
hausse du
point d’indice et le rattrapage des pertes accumulées.
POUR DEFENDRE
NOS STATUTS EN REFUSANT :
- Les atteintes aux droits des
TZR, le respect de leurs qualifications et des textes qui les régissent.
- Les atteintes à la liberté
pédagogique,les menaces et sanctions contre des
collègues, les appels à délation et les contre
vérités répandues par le ministre
- Le projet de réforme des décrets de
1950 définissant nos statuts qui prévoit de faciliter les
services partagés sur plusieurs établissements, sur
plusieurs disciplines ou hors discipline, la bivalence, qui
prétend imposer l’alourdissement des services par la
majoration pour les groupes, la suppression des heures de
décharge ( première chaire, laboratoire..) Nous
demandons le retrait de ce projet de réforme et
l’ouverture de négociations sur la réduction du
temps de travail dans le respect de la définition hebdomadaire
des services et des qualifications disciplinaires.
- La politique d’élitisme et de
concurrence qui remet en cause les objectifs et principes fondateurs du
supérieur et de la recherche.
Bâtir l’école
et
l’université de la réussite de tous les
élèves et étudiants ne passe pas par la
réduction des budgets, la non reconnaissance de nos
qualifications et des réalités de notre travail.
Réduire la fracture sociale, offrir à tous de
réelles perspectives de formation et d’insertion,
empêcher les sorties sans qualification ne peut se faire sans
moyens et en dehors de l’école. Les personnels sont
prêts à se mobiliser pour une politique ambitieuse. Il
faut leur en donner les moyens.
MANIFESTATION mercredi 15
novembre à Lille
rendez-vous à 15h, place aux
bleuets (près du rectorat)
|
PREVENTION DE LA DELINQUANCE :
RETRAIT DU PROJET DE LOI SARKOZY !
|
Mardi
10 octobre :
journée
nationale d'action et de grève
(un préavis a
été déposé sur le plan national par
plusieurs syndicats dont la CNT-FTE)
contre le projet de loi Sarkozy sur la "prévention de la
délinquance".
Manifestation à Lille à 14h
place de la
république
- 1)
Tract
d'appel de la CNT-FTE
- --> une version
maquettée de
ce tract
(1 page
- 115 ko - format pdf) est disponible ici.
- Le
plan
de prévention de la délinquance, c’est quoi ?
-
- Quand la loi sera définitivement
appliquée, les
enseignants et
travailleurs sociaux seront au cœur d’un trio gagnant avec
les
représentants politiques et les forces de l’ordre dans le
cadre du
secret partagé. En fait de partage, c’est une
véritable collaboration
forcée qui nous attend, au risque de mélanger
indubitablement des
entités à objectifs divergents.
-
Ainsi, le maire, centre de ce
dispositif,
verra son
pouvoir accru par
la possibilité pour lui de mettre
sous tutelle un enfant, de supprimer les allocations familiales, de
proposer des stages dits « de
parentalité » et, si l’envie lui en
prend, de prononcer l’hospitalisation ou l’internement
d’un enfant
déviant !
Les informations permettant au maire de prendre ce type de
décision
auront été collectées auprès de
l’ensemble des travailleurs de l’éducation.
Concrètement, l’enseignant
devient un auxiliaire de
renseignement en lieu et place d’un catalyseur
d’émancipation.
Concrètement,
qu’est ce que ça
change ?
Cette loi, non contente de ne pas résoudre les
inégalités et les
véritables problèmes sociaux, va au
contraire les augmenter fortement. Ainsi, une famille en
difficulté
financière se verra de nouveau
ponctionnée si l’un de ses jeunes membres présente
les symptômes du
futur délinquant (cf. rapport de
l’Inserm et son fameux dépistage précoce).
De plus, l’application des mesures de secret partagé
conduira
inévitablement à une détérioration
du lien entre familles et travailleurs de l’éducation,
sachant que
toute parole peut être rapportée aux
autorités.
- Une personne
victime de violences conjugales
osera t-elle dorénavant en parler si elle sait qu’un
processus judiciaire peut s’enclencher immédiatement
derrière ?
- Est-ce qu’une famille confrontée à la
consommation de substances
interdites du fait d’un mal-être,
souhaitera communiquer avec un enseignant, au risque de voir
débarquer
les instances
policières ?
- De leur côté, les enseignants, seront sans doute
réticents à signaler
un cas d’absentéisme scolaire
à leur hiérarchie, si cela entraîne des mesures de
rétorsion et non une
aide adaptée, permettant
une scolarisation normale.
Il
serait tout à fait
compréhensible que des parents d’élèves
sans-papiers aient peur d’en
parler avec
un membre de l’école...
Si les données collectées dans le récent
système informatique
base-élève sont destinées à la
répression, le boycott sera incontournable... A
l’écoute, l’entraide et
la solidarité, va se substituer le silence,
la défiance et l’isolement.
Les
liens école/famille
sont
déjà fort relatifs, ils risquent de devenir inexistants !
Pour que ce tableau noir soit relégué au fond de la
classe (politique),
mobilisons nous contre ce
projet de loi ! En 2004, suite au premier rapport du
député Bénisti,
l’ensemble du secteur social s’était
insurgé contre le projet de loi qui en découlait. Nous
avions gagné ! Le gouvernement revient à la
charge ? Nous aussi !! Nous sommes tous concernés par
les
problématiques éducatives, ne les
laissons pas s’en emparer !
-
La CNT appelle à
la grève
et
à une journée
de mobilisation
contre le Plan de prévention de la délinquance, le 10
octobre 2006 !
- 2)
Tract de la CNT -FTE
sur le fichier "Base élèves"
- Pour lire ce tract centré sur la
question du
fichier "Base élèves" (1 page - 672 ko -
format pdf),
cliquer ici.
3) Tract
du collectif
national unitaire
Le projet de loi de prévention de la délinquance est en
cours d’examen
au Parlement ; De très nombreuses réactions
opposées au projet et à ses
principaux aspects se sont accumulées : le Conseil
Supérieur du Travail
Social, la CNIL, l’Ordre des médecins, de nombreux
syndicats et
associations professionnels, le CNU, des associations de malades et des
organisations familiales, ainsi que de nombreux maires et des
organisations politiques.
Quelques exemples des
principales mesures
prévues par le projet :
LE MAIRE :
Les maires responsables de la
prévention de
la délinquance se
voient attribuer des pouvoirs étendus de contrôle et de
sanction.
Au nom de la prévention avec
l’article
5,le secret professionnel
sera levé au profit du maire qui aura droit d’accès
aux données
individuelles concernant les usagers des services sociaux et
médico-sociaux : Ce qui aura été confié
à une assistante sociale, un
médecin, un éducateur pourra se retrouver sur le bureau
du Maire au nom
de la prévention de la délinquance. Il s’agit
là d’une atteinte grave
aux droits des usagers qui menace la prévention basée sur
une relation
de confiance et instrumentalise le travail social et celui des
professionnels de santé, de l’éducation.
Pouvoir de demander la
suspension des allocations
familiales,
convocation devant un conseil des droits et devoirs des familles,
rappel à l’ordre : condamnation à des stages de
responsabilité
parentale. Les maires auront également accès au fichier
des malades
mentaux et devront tenir un fichier sur la scolarité des enfants
domiciliés sur sa commune.
LA JUSTICE DES
MINEURS :
En matière de justice des
mineurs c’est
la répression qui se
substitue à la prévention en appliquant des
procédures qui relèvent de
la justice des majeurs avec par exemple une procédure de type
comparution immédiate ce qui exclut toute prise en compte du
contexte
de vie du jeune.
PSYCHIATRIE :
Alors que 800 postes de
médecins psychiatres
hospitaliers sont
vacants, les malades mentaux sous contraintes seront
considérés comme
dangereux à priori et feront l’objet d’un
contrôle renforcé (fichage,
information du maire). Les soins psychiatriques se voient
instrumentalisés au nom de la sécurité publique.
AU TRAVAIL :
Le Procureur de la République
pourra faire
effectuer sur de
nombreux lieux de travail des contrôle d’identité et
des dépistages
sanguins ‘’si il existe une raisons plausibles de
soupçonner qu’elles
ont fait usage de stupéfiants’’ au mépris du
rôle de la médecine
professionnelle et des Instances du personnel (Comité
Hygiène et
Sécurité).
LUTTER CONTRE UN
PROJET SECURITAIRE :
Avec toutes ces dispositions
qui touchent à
de nombreux aspects de
la vie quotidienne de chacun, se dessine les contours d’une
société où
les impératifs de la Sécurité Publique, le
contrôle des populations
notamment les plus défavorisées, la surveillance
généralisée,
l’emportent sur la prévention et l’éducation.
RESISTONS ENSEMBLE :
Les organisations soussignées
appellent les
professionnels
directement concernés et l’ensemble des citoyens
attachés aux libertés
publiques, à se mobiliser unitairement, le plus largement
possible, et
à rendre visible tous ensemble notre exigence du retrait de ce
projet
de loi en participant à une.
COLLECTIF
NATIONAL UNITAIRE
(CGT, FSU, Solidaires, LDH, SUD Santé-Sociaux,
SUD
C-T,
SNPES-PJJ, SNEPAP, SNUAS-FP, SNU-Clias, SNES, SNUIPP, SNMPMI, Syndicat
de la Magistrature, Syndicat des Avocats de France, Union Syndicale de
la Psychiatrie, Syndicat National des Psychologues, CNT, AC !,
Collectif des Etudiants en Travail Social)
Nouvelle journée de mobilisation :
samedi
18 novembre 2006
Réunion
publique à 14h
(place Vanhoenacker - Lille Moulins - M° porte d'Arras) à
l'initiative de l'Assemblée générale de
l'université de Lille 3, AG à laquelle participe la
section SR (supérieur et recherche) du syndicat CNT-SSEC 59/62.
Le tract de la fédé CNT éducation appelant
à la manif nationale organisée le même jour
à Paris se trouve ici
(format pdf - 2 pages - 535 ko).
|
DOCUMENTS
DE RENTREE
DE
LA FEDE CNT EDUCATION
|
|
LECTURE
:
LE
COME-BACK DES REACS !
|
Méthode globale, méthode
syllabique :
faux débat contre vrais enjeux pour l'école...
Gilles
de Robien
est-t-il vraiment pour la méthode syllabique ou est-ce
plutôt un partisan de la méthode Coué ? A l'heure
où le ministre organise la démolition des ZEP et que la
précarité est devenue un mode de gestion courant du
personnel de l'Education nationale, à l'heure où l'on
introduit des policiers référents dans les
établissements et des systèmes de contrôles
biométriques... une circulaire veut interdire l'utilisation dans
l'apprentissage de la lecture des entrées par la méthode
dite globale. Et tous les projecteurs des media de se tourner vers ce
"vrai" sujet de polémique. Simple manoeuvre politique? Mais
qu'est-ce que cela veut dire au juste, s'attaquer à la
méthode globale?
Qu'entend-on
par méthode
globale ?
Quand on parle de méthode globale ou de méthode
syllabique, on ne peut s'empêcher de se représenter deux
parti-pris contradictoires, s'excluant l'un et l'autre. En
réalité on devrait plutôt parler de méthode
ascendante et de méthode descendante. C'est à dire que
soit on part des lettres et des sons, pour aller vers les syllabes,
puis vers les mots ; soit on part des mots (globaux) pour descendre
vers leur décomposition en syllabes et en sons. On voit bien que
tout enseignant(e) navigue avec ses élèves dans les deux
sens. Qui prétendrait apprendre à lire à un enfant
sans lui expliquer le codage phonétique de la langue
française ? En sens inverse, peut-on lire " femme " ou " clown "
en déchiffrant les syllabes ? C'est pourquoi tous les
enseignants utilisent ces deux entrées dans la lecture.
La méthode
globale est-elle
responsable de l'illettrisme ?
Quand on parle d'illettrisme, il faut également préciser
ce que cela veut dire. Au contraire justement de
l'analphabétisme, il ne s'agit pas de personnes ne sachant pas
déchiffrer les sons. Il s'agit de personnes ne comprenant pas ce
qu'elles lisent. On remarquera que n'importe quel ado respecte la
valeur phonétique des lettres quand il "chate" sur internet ou
qu'il envoie un SMS. Comme quoi l'école a tout de même
dû lui parler des syllabes et des sons. Par contre, ce n'est pas
de déchiffrer toutes les syllabes de son contrat de travail ou
de sa police d'assurance qui l'empêchera de se faire arnaquer.
D'ailleurs ce sont les générations les plus anciennes qui
souffrent de l'illettrisme, et non celles qui sont sorties de
l'école depuis 10 ou 20 ans. Les tests de l'armée, qui
ont l'avantage de rester stables sur une longue période,
montrent bien que le niveau monte en lecture, moins que celui
exigé par l'évolution de la société, mais
les nouvelles générations savent mieux lire.
Pourquoi le
ministère
s'acharne-t-il contre la méthode globale ?
Il y a d'abord un fantasme de la droite réactionnaire contre
une
école qui serait gangrenée par des enseignants laxistes
et gauchistes depuis 68. Alors ils se proposent de revenir aux bonnes
vieilles méthodes... qui n'ont jamais fit leurs preuves. Il y a
surtout un effet d'annonce. On prétend résoudre une
difficulté sans débourser de moyens
supplémentaires. Il suffit de changer de méthode
pour résoudre les problèmes d'apprentissage de la
lecture. Arrêtons de nous prendre la tête sur les
difficultés sociales et culturelles des élèves.
C'est juste les enseignants qui ne savent pas faire leur métier.
Ca passe bien auprès des parents. On leur présente en
début de CP une liste des sons à apprendre et on les
tient régulièrement au courant du pourcentage atteint.
Pourquoi un
certain nombre
d'enseignants tiennent à introduire du global ?
Admettons comme hypothèse de travail qu'une majorité
d'enseignants veulent la réussite de leurs élèves.
De plus, il est plus facile de suivre un manuel de lecture B-A-BA, que
d'extraire d'albums de littérature de jeunesse une observation
réfléchie de la langue (ORL).Si ce n'est pas la paresse
qui justifie ce choix, peut-être est-ce l'expérience du
terrain ? En effet, on n'apprend pas à lire à un enfant
en assemblant des pièces éparses comme pour construire un
Toyota. La lecture est un phénomène complexe qui mobilise
de nombreuses compétences. Interdire une entrée qui prend
en compte cette complexité, c'est appauvrir les
possibilités pédagogiques. L'École doit
également construire les éléments d'une culture
commune. On se doute que certains enfants n'iront pas dans une
bibliothèque si leur enseignant ne les y emmène pas.
C'est peut-être peu rentable à court terme. Mais notre
rôle en tant qu'éducateurs est de développer la
curiosité et l'intelligence de nos élèves. Comme
disait A . Makarenko : " Éduquer, c'est construire chez l'enfant
les lignes de perspective qui feront ses joies de demain ".
CNT
éducation
69
Les propos du ministre de
l'Education
nationale au sujet des
méthodes de lecture ont suscité de nombreuses
réactions dans les milieux pédagogiques.
Voici par exemple ce que
déclarent l'AFL, le GFEN et l'ICEM :
Nous, éducateurs, enseignants, parents, militants de mouvements pédagogiques et d'éducation populaire, nous ne tiendrons pas compte de la circulaire du Ministre de l'Éducation nationale préconisant une méthode de lecture contraire à la visée émancipatrice de l'Éducation et aux résultats des recherches que nous conduisons. Depuis plusieurs mois, le terrain avait été minutieusement préparé : jeter le doute dans l'opinion publique, apeurer les parents, valoriser certaines pratiques pédagogiques, en condamner d'autres...
Les événements de novembre, renforçant ces peurs et ces doutes, ont permis de stigmatiser une partie de la jeunesse et de ses enseignants. La circulation organisée à l'échelle nationale de cette désinformation a constitué une véritable propagande gouvernementale afin de conditionner l' opinion publique.
Imposer une méthode d'apprentissage est déjà en soi un déni d'éducation, réduisant l'acte d'enseigner à une simple exécution et la classe à une somme de techniques et de recettes. Mais lorsque cette méthode vise l' assujettissement de la jeunesse, nous sommes bien dans la propagation d'une idéologie politique écrasant tout espoir d'émancipation possible par l' éducation.
Des méthodes d'apprentissage où l'enfant est chercheur à celle où l'enfant est dressé, le choix idéologique est limpide : lui refuser dès le plus jeune âge de penser, lui ôter le désir de questionner, de comprendre, de connaître, lui imposer une obéissance passive en l'enfermant d'abord dans des exercices répétitifs et mimétiques... Au-delà de l'apprentissage de la lecture, c'est bien la volonté d'agir sur les capacités réflexives et complexes de la compréhension du monde de toute une jeunesse !
Une jeunesse qui déchiffre et une jeunesse qui lit. Les jeunes des milieux populaires en sauront toujours bien assez pour déchiffrer les programmes de télévision, la publicité et les messages utiles à la consommation. Des textes simplifiés pour les uns, des textes complexes pour les autres, les "héritiers", qui les auront d'abord rencontrés dans la famille et les activités culturelles privées ...
La méthode syllabique constitue en outre un sérieux atout économique ! Pas la peine de réduire les effectifs ou de dédoubler des classes s'il s'agit de faire répéter en chour aux enfants des sons et des syllabes. Les récalcitrants seront traités au cas par cas dans les programmes de réussite éducative en contractualisant les familles qui devront accepter l'échec, la rééducation et l'orientation comme allant de soi. Les solutions préconisées ne coûteront rien à l'Éducation nationale puisque déléguées au privé : orthophonistes, soutiens scolaires, formations à distance, éditions scolaires et parascolaires....
On est bien loin de l'école publique, laïque et gratuite pour tous !
Le gouvernement a commencé par la méthode de lecture, emblématique de sa volonté politique et sociale. Mais qu'en sera-t-il demain de l'enseignement des mathématiques, de l'histoire, des arts .... ? Ils ne resteront pas davantage des espaces de mise en ouvre de la pensée.
M. de Robien est bien conscient que sa circulaire va à l'encontre des programmes de 2002. Qu'importe ! Trop ambitieux, ils seront changés pour rompre avec les progrès reconnus par tous dont ils témoignaient.
Non.
Nous appelons tous les enseignants et tous les éducateurs qui travaillent à l'augmentation (difficile car l'école n'est pas seule en cause) de la réussite de tous les enfants et de tous les jeunes à poursuivre ce qu'ils ont engagé et dont les résultats, encore insuffisants, se situent déjà largement au-dessus de ceux des méthodes d'alphabétisation. Celles-ci, du temps où elles étaient utilisées, n'ont jamais permis à 50 % des enfants d' obtenir le Certificat d'études. Aujourd'hui, plus de 60 % d'une classe d'âge obtient le baccalauréat. Ce n'est pas un hasard.
Poursuivons ensemble !
Le 16 Janvier 2006
AFL (Association française pour la lecture), GFEN (Groupe français d'éducation nouvelle), ICEM-Pédagogie Freinet(Institut coopératif de l'école moderne).
Signataires : .........
- Pour signer cette pétition, cliquer ici.
- Pour télécharger la pétition (document au format pdf - 1 page - 11 ko), cliquer ici.
- Lire également l'analyse de Jacques Bernardin (du GFEN) en cliquant ici (document texte au format rtf - 3 pages - 27 ko)
|
UNE
ALTERNATIVE
A LA DIRECTION D'ECOLE :
LA
GESTION COOPERATIVE
|
Un certain nombre de
syndicats ont
appelé les directeurs d’écoles à la
grève administrative depuis la rentrée de septembre 2000.
Si certaines
demandes de moyens (temps de décharge, secrétariat
administratif,…)
sont légitimes, nous refusons de focaliser le problème
sur la seule
personne du (de la) directeur(rice) d’école.
Nous pensons que c’est l’occasion d’avancer
d’autres logiques et
organisations dans le sens d’une meilleure coopération au
sein des
équipes et, par conséquent, d’une réelle
appropriation par chaque
enseignant du projet de son école.
C’est vrai que les charges diverses incombant aux écoles
primaires se
sont particulièrement alourdies depuis quelques années.
Cela explique
sans conteste le ras le bol ou la désertion de nombreux
directeurs,
esseulés dans leurs tâches et rebutés par des
responsabilités
croissantes. En même temps, on constate un peu partout que cet
exercice
solitaire conduit souvent à une
déresponsabilisation des adjoints et à
des dérives qui ne laissent que peu de pouvoir réel au
conseil des
maîtres. Bien délicat dans ces conditions
d’envisager un véritable
travail d’équipe que tout le monde s’accorde
à reconnaître comme
essentiel pour la réussite de l’école.
Nous appuyant sur de nombreuses années d’expérience
dans nos équipes
pédagogiques et conformément à la plate-forme des
équipes Freinet, nous
affirmons que la gestion coopérative ou collégiale
d’une école est une
alternative particulièrement efficace et dynamisante à la
direction
reposant sur une seule tête.
Elle permet :
- une responsabilisation de tous les acteurs de l’école
- le partage des responsabilités dévolues
traditionnellement au seul
directeur,
- le renforcement du rôle du conseil des maîtres (prise de
décisions,
prise d’initiatives…)
Par la
dynamique et la concertation
qu’elle instaure dans les équipes,
elle facilite :
- l’élaboration commune d’institutions et
d’outils au sein de l’école,
des cycles et des classes.
- la cohérence et l’harmonisation des pratiques et des
projets.
- la co-formation (échanges, confrontation d’idées
et de pratiques,
réflexion, projets de recherches ...)
- des pratiques de recherche-action vers la réussite de
l’école…
Elle s’appuie
sur des
dispositions adéquates :
- une décharge de direction à disposition de
l’équipe pédagogique et
non du seul directeur.
- une indemnité de direction à envisager au niveau de
l’équipe, selon
l’organisation de celle-ci.
- un conseil des maîtres hebdomadaire prenant toutes les
décisions
relatives à la vie de l’école et garant de
celles-ci.
- des temps d’animation pédagogique et de concertation
pour travailler
au niveau de l’équipe et confronter avec d’autres
équipes.
- une régulation du travail de l’équipe par
l’analyse des pratiques.
Elle suppose une formation des enseignants au
travail en équipe
(organisation coopérative de l’école, gestion des
conflits…).
Pour la mise en place de ce mode de gestion des écoles, nous
demandons
une facilitation administrative partout où il y a une
volonté d’y
procéder.
Nous sommes prêts à communiquer nos expériences en
la matière et à nous
associer à une réflexion sur les aménagements
administratifs et légaux
induits par ce type d’organisation.
En conséquence, nous demandons que, dans le cadre des
négociations
actuelles sur la direction d’école, le Ministère de
l’Education
Nationale et les syndicats enseignants prennent en compte cette
alternative.
ICEM-Pédagogie
Freinet
|
APPEL DU
COLLECTIF DE
SOUTIEN
AUX
INCULPE-E-S DU
MOUVEMENT SOCIAL
CONTRE LA PRECARITE
ET AUX VICTIMES DE LA
REPRESSION POLICIERE
|
Suite aux cinq journées de
mobilisation nationale, nous avons compté à Lille plus
d'une centaine d'arrestations et sommes à ce jour
confrontés à onze procès de manifestants.
Rappelons qu'au lundi 3 avril, 2700 personnes avaient été
interpellées en France, 175 personnes condamnées et 43
ont écopées d'une peine de prison ferme (chiffres
émanant du ministère de l'Intérieur,
rapportés par l'Humanité le 5 avril 2006).
- constatant les violences policières
lors des
manifestations et le nombre d'interpellations,
- constatant les arrestations
arbitraires et les faux
chefs d'inculpation,
- constatant les abus et
humiliations ayant eu lieu
lors des gardes à vues,
- constatant les peines très
lourdes
prononcées à l'égard d'une partie des
interpellé-es,
- constatant les pressions
administratives
exercées sur les lycéen-ne-s,
Le collectif de soutien aux inculpé-e-s du mouvement social
contre la précarité et aux victimes de la
répression policière :
- dénonce le traitement
spécifique de
la jeunesse et des mouvements sociaux,
- dénonce la provocation
policière lors
des manifestations,
- appelle à l'amnistie des
personnes
condamnées et à l'abandon de toutes les poursuites.
Le collectif soutient toutes les personnes interpellées et
condamnées, qu'elles soient étudiantes ou non.
Le collectif de soutien se donne pour objectif de mettre en place une
caisse de solidarité, d'organiser les rassemblements de soutien
devant les tribunaux, de mettre en oeuvre les moyens pour une meilleure
circulation de l'information afin de contrer le discours gouvernemental
sur les arrestations ciblées et de dépasser l'opinion
largement relayée par les médias sur les « casseurs
» et les « non casseurs ».
Premières organisations
membres
du collectif : Confédération Paysanne
59/62, CSP 59, Flamands roses, Gauche Révolutionnaire, GDALE,
LCR,
Place Libre, Solidaires 59/62, Sud éducation 59/62, Sud
étudiant-e,
UL-CNT Lille, UEC, UNEF Lille, Zéro de conduite, PCF...
Le
collectif de soutien
aux
inculpé-e-s du mouvement social et aux victimes de la
répression policière appelle à un rassemblement
devant le tribunal de Lille,
avenue du peuple belge,
lors des procès suivants :
8
juin à 14h,
15 juin à 14h,
4
octobre à
8h30...
|
LE
CPE EST MORT !
LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE
CONTINUE !
|
Communiqué
du 13 avril 2006
du
bureau confédéral de la CNT
Une
belle leçon de démocratie directe !
C'est la rue qui s'est imposée en deux mois de
manifestations,
blocages, grèves, occupations... En annonçant le
retrait
du CPE, le
gouvernement a entériné son recul face
à la
mobilisation des lycéens,
étudiants et salariés.Comme ces patrons qui
affichent
leur morgue
devant leurs salariés et qui reculent tous penauds
face
à l'action
collective, les gouvernants ont dû reculer. Pour eux, c'est
incontestablement une défaite, parce qu'ils avaient promis
au
monde
entier "qu'on allait voir, que contrairement à leurs
prédécesseurs ils
ne cèderaient pas"... Seulement voilà :
un
mouvement de masse,
profond, actif, dynamique, qui s'organise de lui-même, qui
gagne
une
sympathie aussi large, les a fait reculer.
Sans
doute tout n'est pas acquis : le retrait du CPE ne signifie pas
une victoire totale. Et le gouvernement en prend encore bien
à
son aise
pour engraisser les patrons sous prétexte d'aider les plus
pauvres.
Comme si cela pouvait donner le change.
N'empêche,
il faudra s'en souvenir : une loi votée peut
être
défaite.
Le CPE, voté et promulgué, est aujourd'hui
retiré.
Une belle leçon de
démocratie directe !
A
l'opposé, faut-il s'étonner que le syndicalisme
de
co-gestion se soit
dédit ? La loi sur
"l'égalité des chances"
et le CNE demeurent mais
les règles de la consultation sont rétablies ;
est-ce
là prendre la
mesure de ce qui s'est joué dans les AG de
grévistes
pendant plus de
deux mois ? Est-ce pour cela que deux fois trois millions de
grévistes
ont défilé dans les rues ? C'est un non sens ou
de la
surdité de
circonstance.
D'ailleurs,
l'intersyndicale nationale qui se satisfait du retrait du
seul CPE aurait-elle "oublié" de revendiquer l'amnistie pour
les
centaines d'interpellés, de mis en examens ou
d'emprisonnés lors des
manifestations ? Le retrait du CPE doit être acté
sur
cette question.
C'est, comme on dit, le "minimum syndical".
Sans
bloquer l'économie, les étudiants ont
inquiété : les AG, les
débats et le quotidien de la grève reconductible
ont
créé des espaces
de solidarité, de reflexion collective et d'action directe
qui
sont
d'actualité. Si le patronat reprend l'offensive :
"flexibilisons,
flexibilisons" ! au fond, il le sait : la
grève a
réussi là où le
syndicalisme de co-gestion a renoncé. En mettant au centre
de
leurs
revendications la précarité et l'injustice
sociale, les
étudiants-grévistes ont unifié les
luttes,
abolissant les frontières
générationnelles avec les salariés et
les
chômeurs, administratives
avec les sans-papiers, sociales avec les banlieues, revendiquant une
seule lutte de classe contre la
précarité. L'action
collective dans la
grève reconductible montre sa force, sa
créativité, sa pertinence. Les
perspectives du mouvement émergeront des AG
d'étudiants,
de lycéens et
de salariés...
Contre
le CNE et la loi sur "l'égalité des chances",
contre la
répression et contre l'avenir précaire que cette
société organise pour
les jeunes et les salariés, soyons inflexibles !
Le bureau
confédéral de la CNT,
le
13 avril 2006.
Communiqué
du 10 avril 2006
de la
fédé CNT des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE)
La
rue les a fait reculer, à nous tous maintenant de les faire
plier...
Ils
reculent... ? Pas nous !
CNE,
loi d’(in)égalité des chances, CESEDA,
condamnations des
manifestant(e)s...
Ils
ont tout à perdre, nous avons tout à gagner !
La
rue
les a fait reculer, à nous tous maintenant de les faire plier...
En annonçant le retrait du CPE
(même si pour garder la face ce retrait
pur et simple est annoncé sous la forme d’un «
remplacement » n’ayant
aucune réalité supplémentaire que des dispositifs
déjà existants qui
sont encore et toujours des cadeaux au patronat) le
gouvernement a
entériné son recul face à la mobilisation qui dure
depuis plus de deux
mois des lycéens, étudiants et salariés. Au
delà du CPE, cette annonce
est une première victoire pour le mouvement social dans le bras
de fer
qui l’opposait aux classes dirigeantes. Une victoire qui permet
après
plusieurs années de reculs, de lois antisociales
encaissées, de
défaites parfois cuisantes comme en 2003, de relever la
tête, de
renouer avec l’action collective et de redonner espoir pour les
luttes
sociales à venir.Nous avons en effet démontré que
la grève et l’action
directe étaient capables de faire plier les plus inflexibles.
Cette
victoire doit marquer le début d’une nouvelle
période plus offensive
pour les luttes.
Bien
sûr,
le retrait du CPE ne signifie pas une victoire totale, loin
de là... Mais il ne faut pas non plus se cacher que ce retrait,
après
le bras de fer de ces derniers mois, signifie un recul, d’autant
plus
intéressant qu’il s’agit d’une recul face
à la rue, l’action directe,
la grève, les manifestations, les blocages et les occupations.
C’est
une démonstration victorieuse que seule la lutte paye et que les
choses
ne se résoudront pas par les illusoirs espoirs des isoloirs de
2007.
On
ne peut
que
regretter que les directions syndicales, après avoir
fermement tenu une position unitaire, aient joué leur rôle
de
partenaire social en offrant, lors de la dernière semaine, une
porte de
sortie à un pouvoir réactionnaire qui utilise la violence
et la fermeté
contre le mouvement social. Ceci est d’autant plus dommageable
que les
étudiants, lycéens et travailleurs ont su créer un
rapport de force
sans précédent depuis 10 ans, notamment avec deux
journées de grève
interprofessionnelle regroupant trois millions de personnes. Les
directions syndicales ont choisi de rester sur la seule revendication
de retrait du CPE alors que les étudiants, lycéens et de
nombreux
travailleurs ont élargi celle-ci au CNE, à la loi sur
l’(in)égalité des
chances et plus généralement à la
précarité devenue une norme de la
gestion du monde du travail. En effet, si le CPE est retiré, le
CNE est
toujours là et surtout la Loi sur
l’(in)égalité des chances contenant
des mesures toutes aussi antisociales que le CPE comme «
l’apprentissage junior » (apprentissage dès 14 ans),
l’autorisation du
travail de nuit pour les mineurs dés 15 ans ou encore le contrat
de
responsabilité parentale. Ces mesures enfoncent encore un peu
plus le
clou de "l’école à 2 vitesse", celle des riches et
celle des pauvres.
Rien
n’est
donc fini, la lutte doit se poursuivre pour faire aboutir
les revendications mais aussi celles propres à l’Education
nationale
sur la réforme des ZEP, la pénurie de postes ou encore la
précarité
dans notre secteur. C’est
pour cela que la CNT-FTE maintient son
appel
à la grève et à se joindre à la
journée nationale du 11 avril appelée
par la coordination nationale étudiante. Enfin,
nous
réaffirmons
notre
soutien à toutes les personnes interpellées durant ce
mouvement, et
demandons l’arrêt de toutes les poursuites en cours ainsi
que
l’amnistie de toutes les personnes actuellement
incarcérées. En
espérant que la victoire contre le CPE soit porteuse
d’autres luttes et
d’autres victoires à venir pour construire un autre futur.
Rien n’est
fini mais tout peut commencer !
Le
secrétariat fédéral de la CNT-FTE,
le
10 avril 2006.
Voici le
dispositif
qui remplace l'article 8 de la loi dite "pour l'égalité
des chances" (article qui instituait le feu CPE) :
1) Augmentation
du nombre de
CJE (contrat jeune en entreprise), un
contrat à durée indéterminée dont 300.000
jeunes ont déjà bénéficié.
Désormais, "tous les jeunes y auront accès du moment
qu'ils sont depuis plus de six mois au chômage". De plus, l'aide
mensuelle de 200 euros que l'Etat verse à l'employeur sera
portée à 400 euros la première année. Elle
reviendra à 200 euros la deuxième année.
2)
L'Etat accompagnera
désormais les contrats de
professionnalisation, contrats en alternance, en versant à
l'employeur une prime de 200 euros par mois la première
année et de 100 euros la deuxième année dès
lors que le contrat débouche sur un CDI. Selon le ministre de
l'Emploi Jean-Louis Borloo, "cela pourrait concerner 30.000 contrats".
3)
"A partir de
l'été 2006", "50.000 stages seront
ouverts pour 50.000 jeunes" dans les "métiers en tension, cette
dizaine de métiers dans lesquels il y a des difficultés
de recrutement". Il s'agira de "stages intensifs de formation en
entreprise" qui seront "fortement qualifiants".
4)
Le CIVIS, contrat
destiné aux jeunes demandeurs d'emploi qui
ont un projet social ou humanitaire, sera "réformé". Il
sera désormais précédé d'un "bilan de
compétences" et, lorsque le jeune trouvera un emploi en
entreprise, il sera suivi par "un tuteur". Il s'agira "de regarder
comment on enchaîne les périodes de formation et de
travail, de régler éventuellement des problèmes
concrets : le transport, le logement, la parentalité pour des
mères isolées". Pour en
savoir plus sur le CIVIS, cliquer ici.
|
"CLASSES EN
LUTTE"
LE BULLETIN
DE LA FEDE
CNT
EDUCATION
|
Anciens
numéros de "Classes
en lutte", bulletin de la fédération CNT des
travailleurs et travailleuses de l'éducation (2 pages au format
pdf) :
http://www.cnt-f.org/fte/rubrique.php3?id_rubrique=7
Pour le recevoir par
mail, abonnez-vous (et faites abonner vos
amis et collègues) en écrivant à :
Classesenlutte@cnt-f.org
|
LYCEES :
HALTE AUX
PRESSIONS
ET
BARRIERES
ADMINISTRATIVES !
DROIT DE GREVE
ET LEGITIMITE DES DECISIONS
PRISES EN ASSEMBLEES GENERALES !
|
Depuis
le début du mouvement social déclenché par la loi
dite "pour l'égalité des chances" (CPE mais aussi travail
de nuit à 15 ans, contrat d'apprentissage dès 14 ans...),
les blocages d'universités entrepris par les étudiant-e-s
sont également accompagnés par des blocages de
lycées menés intégralement par les
lycéen-ne-s mobilisé-e-s, la plupart du temps suite
à des décisions prises en assemblée
générale et à des votes cautionnés par les
administrations.
Or,
les pressions et barrières administratives se multiplient de
plus en plus sur les lycéen-ne-s mobilisé-e-s, que ce
soient quant aux absences dues à la grève ou à la
participation aux blocus :
*
menaces
de
conseils de discipline (lycées Fénelon, Notre Dame
d'Annay de Lille),
*
expulsions
d'internes en guise de punition pour les grévistes
mobilisé-e-s sur les blocus (tout prétexte est bon) comme
par exemple au lycée Baggio de Lille et Gambetta de Tourcoing,
*
envoi de
courriers intimidants par les proviseurs aux parents
d'élèves quant aux absences des grévistes
(lycées Notre Dame d'Annay, Zola de Wattrelos),
*
intimidation
complice d'enseignant-e-s, du proviseur, de CPE et même parfois
de parents d'élèves sur les élèves
"bloqueur-se-s" (lycées Fénelon de Lille, LP automobile
de Marcq en Baroeul, Blaringhem de Béthune, Robespierre d'Arras)
*
voire
menaces
physiques (lycée Fénelon),
*
refus de
donner aux lycéen-ne-s mobilisé-e-s une salle du
lycée adaptée aux assemblées
générales et mise régulièrement à
disposition aux réunions d'organisation du mouvement
(lycées Kernanec à Marcq en Baroeul, Jean Perrin à
Lambersaart, Beaupré à Haubourdin),
*
barricades
mises en place par les lycéen-ne-s enlevées en fin de
journée ou pendant les manifestations allant à l'encontre
des prises de décision des assemblées
générales lycéennes
(lycées
Baggio, Berger de Lille),
*
pressions
morales exercées quant au passage en année suivante (sur
les 1ère années de prépa au lycée Berger de
Lille par exemple),
*
appels
téléphoniques personnels de proviseur incitant les
élèves à cesser le blocus et envoi de courrier aux
domiciles des élèves appelant à voter contre
l'occupation du lycée (lycée Montebello deLille),
*
menaces
d'appeler les forces de police si le blocus se fait , et passage
à l'acte (lycées Fénelon de Lille, LP automobile
de Marcq en Baroeul, Zola de Wattrelos),
*
fausses
rumeurs véhiculées sur les élèves
bloqueur-se-s - du genre vol d'ordinateurs, casse de matériel,
agressions - (lycées Montebello de Lille, LP automobile de Marcq
en Baroeul) avec parfois un relais médiatique (Voix du Nord de
samedi sur le blocus de Montebello)...
La
CNT éducation 59-62 rappelle que :
-
Le droit de grève des lycéen-ne-s n'a pas à
être entravé à coups de menaces et sanctions
disciplinaires. Le droit de grève est un droit reconnu par la
constitution "dans les limites fixées par la loi", limites qui
n'indiquent pas de conditions d'âge pour la grève !
L'argument de la majorité plaidé par les proviseurs, les
CPE, les enseignant-e-s et certains parents d'élèves
hostiles au mouvement n'est pas valable car nulle part prévu par
la loi; ainsi un-e apprenti-e a beau avoir 15 ans, il a le droit de
grève. LE DROIT DE GREVE EST UN DROIT SOCIAL ET NON UN DROIT
POLITIQUE ( la plénitude des droits politiques est acquise
à la majorité).
Le
droit de grève est une rupture momentanée du contrat
de travail, pour les lycéen-ne-s (et collégien-ne-s) se
déclarant en grève, le contrat de travail c'est l'
obligation d'assiduité. La grève rompt cette obligation !
En cas de menace de conseil de discipline, pas de panique ! La personne
convoquée a le DROIT d'être assistée d'une personne
de son choix (un-e avocat-e, un-e enseignant-e pas forcément du
bahut par exemple). Un délai de convocation est obligatoire et
la convocation doit porter sur un fait précis; le
"délit" doit être indiqué dans le règlement
intérieur du lycée. Il y a toujours possibilité de
faire appel auprès du rectorat. En dernier recours, les
décisions peuvent être contestées au Tribunal
Administratif pour non-respect des procédures.
-
Les assemblées générales des lycéen-ne-s
sont à même de prendre les décisions quant à
la poursuite du mouvement. On ne peut tolérer les remises en
cause de ces décisions prises dans un processus
démocratique (chacun et chacune a le droit à la parole
lors des débats tenus en AG, les décisions prises se font
ensuite par vote) suite à un ordre venu du haut de la
hiérarchie locale (CPE, proviseur).
-
Le blocus lycéen s'inscrit dans un mouvement social
(étudiant-e-s en grève et blocage de facs depuis plus
d'un mois, grève reconductible de salarié-e-s dans
certains secteurs depuis quelques temps,...).
La CNT éducation 59-62 soutient
l'autonomie des assemblées générales
lycéennes et respecte les décisions qui y sont prises.
Elle appelle également les salarié-e-s à se
réunir en AG. Les assemblées générales sont
l'organe de la lutte et à ce titre pas besoin d'attendre l'aval
des centrales syndicales pour se mettre en action aux
côtés des lycéen-ne-s et étudiant-e-s
mobilisé-e-s depuis plus d'un mois.
La CNT éducation 59-62 ne
s'oppose
pas et, au contraire, prend part à la radicalisation du
mouvement (blocus d'établissements, de routes, de gares,...) qui
découle du mépris gouvernemental à l'égard
des mouvements sociaux (mouvement sur les retraites,
étudiant-e-s contre le LMD, lycéen-ne-s contre la loi
Fillon, intermittent-e-s,...).
La CNT éducation 59-62 appelle
à la grève générale reconductible, moyen le
plus radical de combattre la politique menée par nos
gouvernements successifs.
La CNT éducation 59-62 reste
vigilante quant aux pressions exercées sur les
élèves mobilisé-e-s et se tient prête
à agir en conséquence, en collaboration avec d'autres
syndicats de l'éducation. Par ailleurs elle rappelle que le
meilleur soutien que peuvent apporter les enseignant-e-s aux
élèves mobilisé-e-s est de se mettre en
grève reconductible. Plutôt que de céder à
la division sur la question du blocage ou des examens (le gouvernement
s'en amuse, rappelons-nous de l'annonce de De Robien quant à
l'évacuation policière des lycées bloqués
et des craintes affichées par Chirac par rapport aux examens).
Unissons
nous dans la grève !
ELEVES,
PARENTS, ENSEIGNANTS, PERSONNELS : TOUTES ET TOUS EN GREVE !
QUE LA LUTTE CONTINUE !
CNT
éducation
59/62
(enseignant-e-s, personnels, étudiant-e-s, lycéen-ne-s)
|
COMPTE-RENDU
DE
LA COORDINATION REGIONALE
ETUDIANTE ET LYCEENNE
TENUE
A LILLE 3 LE 5 AVRIL 2006
|
15
représentants d'établissements présents
Ordre
du jour :
1.
Bilan du jour
- Bilan par établissements
- Bilan général de la mobilisation
2.
Perspectives
- Revendications
- Actions coordonnées
3.
Texte d'appel de la Coordination Régionale
1.
Bilan du jour
-
Bilan par
établissements
* Lycée Fénelon (Lille) : Le
blocage
pose problème voir
débordement notamment des rapports de force avec le Proviseur
qui ouvre
et ferme le lycée. Suppression du bac blanc, l'administration a
organisé un aménagement de rattrapage de cours.
* Lycée Jean Ferrat
(Lens) : Blocage depuis quatre semaines ; blocage
totale
depuis une
semaine et demi. Se coordonnent des actions communes avec d'autres
lycées Manifestations, tractage en entreprises pour toucher
les
salariés.
* Lycée d'Haubourdin :
perturbé
depuis trois semaines
avec
plus ou moins un blocage. Des débordements ont lieu à
cause d'autres
lycées venant les provoquer. Des arrestations ont lieu mais
volonté de
se servir de cet argument pour mobiliser d'autres personnes.
*
Collège-Lycée de Wattrelos : Seul le lycée
est bloqué totalement depuis
trois semaines. Des problèmes ont lieu avec le proviseur. Ce
dernier
menaçant d'appeler les policiers et envoyant des lettres aux
parents.
Mise en place d'un communiqué de presse, tractage et
organisation
d'actions.
* Lycée Montebello
(Lille) : Quatre
semaines de blocage
dont
deux dans le lycée. Dans l'ensemble tout se passe bien. Quelques
problèmes la nuit. Le blocage se vote à bulletin secret.
* Lycée
Queneau : quatre semaines de blocage filtrant sans
débordement.
*
Faculté de Boulogne sur Mer : La mobilisation vient en
partie des
lycéens ; la mise en place du blocage a été
difficile. Le blocage n'a
pas été voté mais sont mis en place beaucoup
d'actions en coordination
avec les lycées.
* Lycée Mariette
(Lille) : Blocage depuis
le trois
mars maintenant devenu partiel. Le vote a bulletin secret a
été refusé
par l'administration. Sont mis en place beaucoup de petites actions.
*
Faculté de Lille 1 : Fac bloquée mais la logistique
est assez difficile
à mettre en place et les étudiants ne cherchent plus
à venir.
* Lycée
Béhal (Lens) : Trois semaines de mobilisation avec deux
semaines de
blocages partiel devenant total.
* Lycée Baggio
(Lille) : Blocage
devenant partiel mais restant total le jour de fortes mobilisation. Il
y a de moins en moins de monde mais restent tout autant en
manifestations.
* Lycée Gaston Berger
(Lille) : Trois
semaines de
blocage filtrant avec pour cette semaine juste le mardi et le jeudi. Le
proviseur appelle à aller en cours.
* Faculté de Lille 2 :
une semaine
de blocage avec 70/100 personnes mobilisés tous les jours pour
des
actions.
* Lycée Faidherbe
(Lille) : Blocage total
où un noyau
dur est
formé de vingt-cinq personnes environ. La fatigue et
l'essoufflement
s'installent. Le maintient du blocage est relatif à la
mobilisation de
jeudi.
* Faculté de Lille 3 :
Le blocage n'est
plus voté
d'autant plus
qu'il y a appui du président. Toutes personnes qui veulent
occuper les
lieux sont les bienvenues. Le problème des examens est
posé tout en
essayant de ramener des gens. Espoir dans le mouvement des
salariés.
-
Bilan
général de la mobilisation
* Les actions décidées par la
Coordination Nationale
sont annoncées par des porte-parole : blocage des
trains/passages à
niveau. Il y a démobilisation au niveau des
établissements, il est
fatiguant d'être « toujours là »,
mais pas au niveau du mouvement.
* La
mobilisation dans les rues augmente.
* Appel à rester après les
manifestations, il y a de plus en plus de monde qui reste après,
il
faut donc continuer à tenir ce mot d'ordre.
* Les étudiants sont venus
en aide aux salariés qui bloquaient la zone portuaire alors que
les
forces de l'ordre intervenaient. Les syndicats ayant
décidé de lever le
barrage, les CRS sont intervenus brutalement.
* Tous commencent à être
fatigués, il faut trouver du « sang neuf »
d'autant plus que les RG
commencent à repérer les têtes.
* Sensibilisation et
manifestation
symbolique : ISEG, banque, boîte d'interim,
« quartiers », zone
industriel... Mobiliser les salariés et élargir les
revendications afin
que chacun se retrouve sous un mot d'ordre commun tout en gardant
l'objectif du « retrait du CPE » pour
lycéens et étudiants.
2.
Perspectives
-
Les revendications
adoptées sont :
* Le retrait de la loi dite « sur
l'égalité des
chances ».
* Abrogation du LMD et de la Loi
Fillon
* Retrait de
« CPE »
des affiches, banderolles...
* Appel à la grève générale
reconductible
* Même si le CPE est abrogé, la lutte
continue
* Demande l'augmentation
du nombre de postes dans l'enseignement.
* Demande la demission du
gouvernement
* Réclame le revenu minimum
étudiant avec
l'augmentation
des plafonds boursiers.
* S'oppose à la loi sur
l'immigration
* demande
la régularisation de tous les sans-papiers
Les
revendications à discuter
au niveau local et à voter à la prochaine
coord' régionale sont :
* plusieurs sujets au bac
* Réforme des retraites
*
Faire des états généraux/cahiers de
doléances
* Suppression de filières
(passage de 12 à 6) dans les lycées et les facs
* Faire ressortir les
arrêtés des émeutes et manifestations pour un
jugement plus juste
*
Réformer la Sécu
-
Actions
coordonnées
* Une action d'ampleur est prévue pour
mercredi
prochain
* La prochaine assemblée aura
lieu jeudi matin
à
Boulogne sur
mer. Rendez-vous des délégations représentantes
élues par AG locales, à
9h à la bourse du travail Place Danton.
* Conférence de presse à mettre
en place
3.
Texte d'appel de la
Coordination Régionale
Appel à la grève générale
reconductible. Texte amendé
et adopté à la majorité. Il sera diffusé
dans chacune des facultés et
dans chaque lycée de la région.
La prochaine assemblée aura lieu jeudi
matin
à Boulogne
sur mer. Rendez-vous des délégations
représentantes élues par AG
locales, à 9h à la bourse du travail Place Danton.
Propos
recueillis par Marina
Soler le 5 avril 2006
|
APPELS A LA GREVE
DE LA FEDERATION CNT EDUCATION
|
Communiqué pour le 4
avril
2006 et après
:
- La CNT-FTE appelle
à la
reconduction
de la
grève après le 4 avril 2006
- Les
syndicats de la CNT-FTE réunis en congrès les 30, 31 mars
et 1er avril
à Villeurbanne (69) appellent l’ensemble des personnels de
l’Education
nationale à reconduire la grève après le mardi 4
avril.
-
En effet, pour la CNT-FTE, il est
primordial de
prolonger la
mobilisation contre la casse du code du travail et la casse de
l’école
entreprises par un gouvernement à la solde du MEDEF. C’est
pour ceci
que nous militons au sein de toutes nos sections afin de soutenir et de
rejoindre les collègues déjà en grève , les
étudiantEs et lycéenNEs,
jusqu’à obtention de nos revendications :
Abrogation de la loi sur
l’égalité des chances (CPE,
apprentissage à 14
ans, travail de nuit pour les mineurs, flicage des allocations
familiales
pour les familles populaires...).
Retrait du CNE
Arrêt de toutes les poursuites contre les
acteurs du
mouvement social
et libération de ceux actuellement emprisonnés
Cela sera aussi l’occasion de remettre
en
avant les
revendications spécifiques à notre secteur :
Titularisation de tous les précaires de
l’Education
nationale, sans
condition de concours, ni de nationalité
Retrait du plan Ambition réussite sur les
ZEP
Revalorisation des salaires en priorité
les
plus bas
Réouverture et augmentation des postes
aux
concours
Abrogation du Pacte pour la Recherche
Il est évident que les déclarations
de Chirac ne
nous
donnent pas satisfaction, mais montrent que des fissures apparaissent
au sein des classes dirigeantes à la suite de la mobilisation. Il
est donc indispensable d’utiliser la grève reconductible
pour parvenir
à l’entière satisfaction de nos revendications.
Dans cette optique,
nous avons proposé aux autre fédérations de
l’éducation un appel
unitaire allant dans ce sens.
Le Vème congrès de la FTE -
CNT
http://www.cnt-f.org/fte
Communiqué n°2 pour le 28 mars 2006
:
Reconduction
jusqu’à satisfaction !
- La
CNT-FTE appelle l’ensemble des personnels de l’Education
Nationale à
être nombreux et nombreuses en grève mardi 28 mars et
à discuter de la
reconduction de celle-ci.
-
En effet le mouvement contre le CPE,
le CNE et
la
loi sur l’égalité des
chances s’enracine au sein des facultés avec des
étudiants qui sont
toujours fortement mobilisés. De nombreuses facs sont toujours
occupées
ou bloquées, dans certaines villes comme Rennes, la lutte entre
dans sa
septième semaine.
Celle-ci
s’élargit avec la
mobilisation des lycéens qui
rejoignent leurs aînés en bloquant leurs
établissements, ainsi jeudi
600 lycées sur 4000 ont été fermés et les
cours n’ont pas eu lieu. Dans
ces lycées, des personnels ont soutenu activement ces actions en
étant
en grève aux côtés de leurs élèves.
La CNT-FTE militera dans toutes ses
sections pour que ceci s’étende le plus massivement
possible, comme
c’est le cas également au niveau des personnels des
universités. Nous
soutenons en effet les personnels en grève reconductible depuis
plusieurs semaines et qui sont en train de construire des organes de
lutte démocratiques comme la coordination inter-universitaire
regroupant toutes les catégories de personnels (IATOS,
bibliothécaires,
enseignants) de 12 universités. Dans
tous
ces cas, la CNT-FTE salue les
fonctionnements démocratiques de prise de décisions ainsi
que les modes
d’action mises en place.
Dans cette situation, le gouvernement
parie sur un
pourrissement du conflit et persiste à jouer la stratégie
de la
tension. Il a ainsi fait le choix de la violence avec des provocations
policières et des arrestations arbitraires dans la plupart des
villes
de France. Dans la même logique, on voit que les lycéens
sont réprimés
encore beaucoup plus sévèrement avec des interventions
très violentes
des forces de l’ordre contre des lycéens bloquant
pacifiquement leurs
établissements. Le gouvernement porte donc
l’entière responsabilité des
violences, nous sommes et resterons
solidaires de
toutes les personnes interpellées et réclamons
l’arrêt de toutes les poursuites en cours.
En effet nous n’avons rien à reprocher à des
personnes qui ne font que
se défendre contre les agressions de la police ; par contre
nous
regrettons que la rancœur et la colère populaire se
retournent parfois
contre nous-même, cette violence irraisonnée fait le jeu
du
gouvernement, alors qu’il est nécessaire de maintenir
l’unité de classe.
Nous
regrettons l’attitude des centrales
syndicales
dites « représentatives » qui ont
entamé le dialogue avec ce
gouvernement arrogant et autoritaire. Nous
rappelons que dans l’état actuel des choses, rien
n’est négociable, le
gouvernement doit retirer ses projets de démolition sociale
visant à la casse du code du travail et à
précariser une partie
toujours plus grande de la population. Il est donc regrettable que les
bureaucraties syndicales tentent de dialoguer avec le but non
avoué
d’offrir une porte de sortie au gouvernement. Face à ces
attitudes, la
CNT-FTE réaffirme son attachement à l’autonomie du
mouvement social,
nous devons lutter sans penser aux échéances
électorales futures.
La
CNT-FTE appelle donc
l’ensemble
des personnes à participer aux assemblées
générales, pour
qu’établissement par établissement, académie
par académie, secteur par
secteur, nous construisions, à la base, la grève
reconductible qui fera
plier ce gouvernement.
Le
secrétariat
fédéral de la CNT-FTE
http://www.cnt-f.org/fte
-
Le 26 mars 2006
-
Texte
maquetté
(format pdf - 1 page - 101 ko)
Communiqué n°1 pour le
28 mars 2006
:
Après le succès
incontestable des manifestations des 16 et 18 mars,
la CNT-FTE (fédération CNT des travailleurs et
travailleuses de
l'éducation) appelle l’ensemble des personnels de
l’Education Nationale
à poursuivre et intensifier la mobilisation contre le CPE, le
CNE et la
loi sur l’égalité des chances.
Notre
fédération a déposé, comme chaque
semaine depuis le 07/02, des préavis de grève couvrant
les personnels
de la maternelle à l’université.
Nous sommes
totalement solidaires des étudiants qui bloquent ou
occupent les universités, des personnels de celles-ci qui sont
en grève
reconductible depuis plusieurs semaines tout comme des personnels du
secondaire qui débrayent en soutien avec les actions de leurs
élèves.
En dehors de la lutte anti-CPE, les problèmes engendrés
par 4 années de
démolition systématique du service public
d’éducation ressurgissent,
les occupations d’établissements scolaires à
travers la France
l’illustrent bien. Ce combat est le même :
fédérons nos luttes !
Malgré cette
montée en puissance de la protestation, le
gouvernement reste sourd, persiste dans son intransigeance et cherche
par tous les moyens à attiser les tensions ; les arrestations
arbitraires et violentes en sont la preuve. Par son mépris et
ses
provocations, le gouvernement est le seul responsable des violences.
Cela n’entame en rien notre résolution et nous
réaffirmons : pas de
retrait, pas de paix !
Ainsi nous appelons
l’ensemble des personnels à être en grève le
jeudi 23 mars et à rejoindre les manifestations prévues
ce jour-là, à
l’appel de la coordination nationale des universités en
lutte ainsi que
par les syndicalistes de GDF en opposition à la privatisation.
Il est
nécessaire de faire monter la pression en préparation de
la
journée de grève générale du 28 mars,
auquel évidement la CNT FTE
s’associe. Comme en 2003, (re)forgeons nos outils de lutte
(comité de
grève, collectifs, AGs démocratiques) afin de
décider la reconduction
de la grève partout où cela sera possible dans les
prochains jours.
Le
28/03 doit être le point de départ d’un vaste
mouvement de grève
faisant échec à la démolition, par ce
gouvernement, de notre cadre de
travail et de nos vies ! La casse sociale mérite bien une
grève
générale, organisons-là !
|
MANIFESTATION
NATIONALE
CONTRE
LA DELATION
(LE 22 MARS 2006 A PARIS)
|
Ni
flic, ni délateur
Face
à la
misère et à la précarité d’une frange
de plus en plus importante de la population, et en réponse
à la révolte des banlieues le gouvernement répond
par la
répression, le contrôle, et la mise en place de la
délation généralisée. Le
gouvernement
réaffirme sa volonté d'imposer un projet de
société ultra-sécuritaire. Le 9
décembre
2005, Nicolas Sarkozy remet au 1er ministre un avant projet de loi. Le 17
janvier 2006,
le gouvernement crée, par décret, un comité
interministériel de prévention de la délinquance.
Le 10 février 2006, il nomme un préfet comme
secrétaire général à sa tête. Ce projet
s’articule principalement autour de l’école et plus
généralement des lieux d’éducation, de
formation et de soin.
Après
avoir installé les flics dans les établissements
scolaires, après avoir expulsé des sans papiers par
charters, après avoir retiré les subventions à des
associations refusant cette logique; le gouvernement prévoit de
transformer les travailleurs de l’éducation, du social ,
du médico-social en agents de contrôle et de
délation. La raison
donnée: accélérer les délais
d’intervention. La
réalité: criminaliser la pauvreté et la
désigner du doigt en supprimant « le secret professionnel
» au profit du « secret partagé ». Les
informations seront partagés avec les élus et la police,
désormais considérés comme des professionnels de
la prévention.
A
projet ambitieux, moyens ambitieux
Pour
criminaliser la pauvreté, il faut renforcer le contrôle et
la répression. A cet effet, le projet de loi de
"prévention de la délinquance" prévoit:
-
de
généraliser la vidéo surveillance dans les lieux
publics et privés avec des aides fiscales.
-
d’aider
au financement des systèmes de sécurité et de
systèmes biométriques ( par exemple dans les
écoles pour contrôler le passage des élèves
à la cantine)
-
de mettre
à contribution les CAF avec la mise sous contrôle des
prestations (transmission de fichiers pour vérifier les
informations données par l‘école).
-
d’organiser des formations communes « à la
délation » pour les professionnels détenant des
informations confidentielles.
-
de
culpabiliser les parents en leur proposant des stages de «
parentalité » et selon les cas en les sanctionnant
(amendes et/ou suppression des allocations).
-
de
généraliser la méritocratie à
l’école et au travail (bourses au mérite et
instauration d‘établissements secondaires
d‘excellence)
-
de
rétablir la responsabilité pénale collective (le
seul fait d’être présent sur le lieu d’un acte
de délinquance ou criminel engagera la responsabilité
pénale des personnes)
Le
maire comme professionnel de prévention !
Comme
il
faut
quelqu’un pour centraliser les informations après la phase
de délation, c’est le maire qui a été choisi
pour piloter la politique de prévention de la délinquance
dans sa ville en lien avec le conseil général. Il sera
désormais considéré comme un professionnel de la
prévention et aura une délégation du préfet
pour intervenir en matière de délinquance ! Il pourra
prononcer
des rappels à la loi et des mesures de réparation. Vu le
silence des
élus sur ce projet, les jeunes,les pauvres, les professionnels
« récalcitrants »et tous les révoltés
ont du souci à se faire.
Par
ailleurs
disparition du secret professionnel au profit du « secret
partagé » va changer fondamentalement les modes
d’intervention des professionnels auprès des personnes et
des familles. Comme
c’est
déjà le cas dans beaucoup de villes, on risque
d’assister à une accélération des expulsions
des plus pauvres et à des règlements de compte
politiciens sous couvert de prévention des troubles à
l’ordre public.
Ce
projet
de loi
de "prévention de la délinquance" n'en a que le nom ;
c'est un projet de loi liberticide qui n'a d'autre ambition que de
contrôler et réprimer les classes laborieuses, clairement
définies ici comme dangereuses. Mais c'est un vieil adage du
capitalisme !
La
CNT appelle à la mobilisation et à la grève les
salariés, les étudiants, les lycéens, les
chômeurs, les précaires et les sans-papiers le mercredi 22
mars 2006 (départ de la manifestation à 13h30, place
Denfert-Rochereau à Paris) :
-
pour que
toutes les lois répressives, sécuritaires et liberticides
soient abrogées car elles ne sont faites qu’au profit de
l‘Etat et des patrons.
-
pour la
préservation du secret professionnel qui doit garantir aux
personnes la confidentialité des informations qu’elles
donnent dans le but d’être aidées.
-
pour que les
professionnels et les populations visées sortent de
l’isolement afin de construire des résistances collectives
et ne pas céder aux pressions du pouvoir.
-
pour
arrêter la construction des lieux d’enfermement comme les
Etablissements Pénitentiaires pour Mineurs (EPM) prévus
pour 2007.
-
pour
construire nos rapports humains sur d’autres bases que la
méfiance , le contrôle et la délation.
A l’image
des
lycéens et étudiants qui ont refusé
l’installation d’une borne biométrique à
Gif-sur-Yvette en octobre dernier, ne laissons pas
s’installer dans nos vies et nos lieux de travail les outils de
notre propre contrôle.
|
APPEL
DE LA FEDERATION
CNT
EDUCATION
POUR LES 16 ET 18 MARS 2006
|
La
FTE
CNT appelle les travailleurs de l’Education à rejoindre
massivement le mouvement entamé le 07/02, en participant
à toutes les initiatives de lutte prévues, notamment les
journées d’action des 16 et 18 mars. Notre
fédération a déposé en ce sens des
préavis de grève couvrant toute la semaine.
Il
s’agit
de mettre un coup d’arrêt à la politique de casse du
droit du travail et de précarisation du salariat avec le retrait
pur et simple des CNE et CPE. Les fonctionnaires ne resteront pas
protégés très longtemps face à cette remise
en cause globale des garanties collectives ! Nous sommes tous
concernés !
Il
s’agit d’obtenir également le retrait de la loi
sur « l’égalité des chances » qui
instaure l’apprentissage à 14 ans et le flicage des
classes populaires avec les « contrats de responsabilité
parentale ». Nous ne voulons pas de cette école à 2
vitesses qui se précise à chaque nouvelle initiative de
ce gouvernement de casse sociale !
Il
s’agit aussi de mettre en avant les revendications propres
à notre secteur. Les occupations d’établissements
scolaires qui se multiplient ces derniers jours, de Lille à
Marseille en passant par le 93 nous en démontrent encore plus la
nécessité. Contre l’asphyxie budgétaire et
les suppressions de postes, contre le licenciement des personnels
précaires, contre les attaques sur les statuts des personnels
(TOS,certifiés…), contre la dérive
réactionnaire… On se mobilise ! Le gouvernement est sur
la défensive, profitons-en !
La
FTE CNT est
entièrement solidaire du mouvement qui touche actuellement plus
de la moitié des universités. Ses sections syndicales du
supérieur, regroupant salariés et étudiants, y
participent activement. La grève (dont des personnels en
grève reconductible comme à Paris III) et
l’occupation des campus sont justifiées par
l’intransigeance gouvernementale et nous dénonçons
la répression qui va grandissante à l’image de
l’évacuation de la Sorbonne vendredi dernier. Le
gouvernement n’a que les mots « dialogue social »
à la bouche mais la matraque à la main !
Nous
ne
laisserons pas la jeunesse seule dans la lutte ! En
conséquence, nous appelons l’ensemble des
collègues à la grève le jeudi 16 mars et à
rejoindre les manifestations étudiantes-lycéennes. Nous
appelons aussi à participer massivement aux manifestations
unitaires du samedi 18 mars.
Même
s’il ne faut négliger aucun moyen de pression sur le
gouvernement, nous déplorons que le succès de la
journée du 07/03 n’ait pas débouché
rapidement sur une nouvelle journée de grève
interprofessionnelle.
Il
est illusoire
d’attendre quoi que ce soit de directions syndicales frileuses et
immobilistes, organisons-nous dans des organes de luttes
(collectifs, comités de grève…) combatifs et
démocratiques. Dans l’épreuve de force
engagée, il est maintenant nécessaire de durcir le ton et
de recourir à la grève jusqu’à satisfaction !
Le
secrétariat fédéral
Appel
maquetté
(format
pdf
- 1
page - 102 ko).
Site
internet de la fédé CNT éducation :
http://www.cnt-f.org/fte
|
DECLARATION
DE
L'INTERSYNDICALE
DE
L'EDUCATION 59/62
|
Intersyndicale de l'Education du
Nord
Pas-de-Calais :
CNT, EIL, FAEN, FERC CGT,
FSU, Sgen
CFDT, SUD Education, UNSA Education.
HALTE A LA CASSE DU SERVICE PUBLIC
d'Education
nationale dans l'académie de LILLE !
La situation de l'Education
nationale dans le
Nord-Pas-de-Calais est extrêmement grave :
- forte
baisse des postes aux concours : moins 15% pour les concours
internes
et externes dans le premier degré, de 30% à 50% de baisse
des postes
aux concours du second degré, ce qui se traduira par un
déficit de 7
000 enseignants, CPE et Copsy à la rentrée 2007, les
recrutements
couvrant moins de la moitié des besoins
générés par les départs à la
retraite. Ce déficit s'ajoute à celui des années
précédentes et ne
tient pas compte de la hausse démographique que connaît le
primaire
depuis 2003.
-
nouvelles
suppressions de postes : elles touchent particulièrement le
second
degré (- 636 postes dans notre académie, soit 30 % du
total). - 31 ETP
d'emplois administratifs. Quant aux créations de postes, elles
sont
très en-deçà des besoins criants des
établissements : 8 postes pour
1000 élèves supplémentaires dans le premier
degré, 10 postes
d'infirmières scolaires. Aucune annonce sur les assistants
sociaux, le
personnel de la vie scolaire.
Depuis la rentrée 1998, notre
académie perd des emplois
dans le second degré : il s'agit 3568 emplois au total dans
le second
degré, avec une accélération depuis la
rentrée 2003 et de tristes
records pour la rentrée 2005 (- 895) et pour la rentrée
(- 636). Le
rectorat avance la baisse démographique (- 7300
élèves à la rentrée
2006), pour supprimer un poste pour 11 élèves en moins .
Dans le premier degré,
l'augmentation des
effectifs
depuis 2003 (+ 4000) oblige le rectorat à utiliser un autre
argument et
c'est au nom de la « péréquation »
que le premier degré perd 138 postes
en quatre ans.
Logique mathématique non, logique
comptable
oui ! Sous
la pression des restrictions budgétaires qui frappent
massivement les
services publics et les emplois de fonctionnaires.
- Dynamitage de la politique de
l'éducation
prioritaire.
- Recul inacceptable de l'âge de
la
scolarité avec l'apprentissage à 14 ans.
L'échec scolaire ne recule plus
dans notre
académie
depuis la fin des années 90, les résultats aux examens,
l'évolution de
l'orientation au profit des formations courtes, le recul de la
scolarisation montre une situation qui s'aggrave. Cela engendre dans
les établissements scolaires des tensions croissantes, dans une
région
où l'état d'urgence sociale devrait imposer la
mobilisation de toutes
les énergies et des services publics pour y répondre.
En refusant cette logique
comptable de
restrictions
budgétaires, il faut exiger une politique ambitieuse qui offre
à chaque
élève des perspectives réelles
d'élévation des connaissances et des
qualifications. Cela doit passer notamment par la diminution du nombre
d'élèves par classe, par l'allongement de la
scolarité et une réelle
mixité sociale. Ce sont d'autres choix qui s'imposent, traduits
par des
moyens à la hauteur des besoins indispensables à la
réussite de tous
les jeunes de la région Nord Pas de Calais.
La mobilisation n'a cessé de
prendre de
l'ampleur dans
beaucoup d'établissements de l'académie (journée
collège ou lycée
« mort », occupation des locaux…). Aux
cotés des étudiants et des
autres salariés, les personnels de l'Education nationale ont
pris part
à la mobilisation anti-CPE du mardi 7 mars ; le
succès de cette journée
(plus de 15000 manifestants dans les rues de Lille et un million dans
toute la France) nous incite à poursuivre l'action sur les
questions
d'Education comme sur celles du droit du travail et à
intensifier la
mobilisation pour faire reculer le gouvernement et obtenir de
réels
moyens pour l'Education.
Il est urgent de fédérer toutes
les
initiatives locales
pour qu'elles se rejoignent d'abord au niveau régional et
aboutissent
ensuite à une action nationale.
L'Intersyndicale de l'Education
appelle
à :
- Une semaine d'action par bassin
ou par ville du
13 au 17 mars.
- La
participation à la manifestation régionale samedi 18 mars
à 14 h 30
Porte de Paris contre le CPE et pour l'obtention de moyens pour
l'Education dans notre région.
|
APRES
LE 7 MARS :
LA
MOBILISATION S'AMPLIFIE !
|
Le
mouvement d'occupation des facs s'amplifie dans la région.
Après
Lille 3 (qui a voté le maintien du blocage ce matin en AG ),
puis
l'IUT B de Tourcoing, Lille 1, Lille 2 et l'IEP de Lille, c'est au tour
d'Arras et de Lens. On attend des nouvelles de Béthune et du
littoral...
Nota bene : A Lille
3, le vote (plus
de 800 personnes pour la poursuite du
blocage) s'est fait avec présentation de la carte
d'étudiant. Bien que
ne prenant pas part pour l'instant aux débats, il faut noter une
bonne
présence de IATOSS (personnels ouvriers, administratifs et
techniques
de la fac).
Cela
bouge
également dans les lycées par rapport notamment aux
suppressions de postes. Le lycée Queneau de Villeneuve d'Ascq
est
toujours bloqué et le blocage du lycée Montebello de
Lille va sûrement
reprendre demain. Un lycée d'Armentières a
été bloqué aujourd'hui. Sur
Roubaix (collège Anne Franck, collège Lebas, etc.), la
mobilisation
continue avec la participation active des parents
d'élèves et une manif
est prévue samedi après-midi.
En
ce qui
concerne les personnes interpellées mardi 7 mars à Lille,
elles ont été relâchés. Des charges seraient
retenues (outrages à agent
+ incitation à l'émeute). Parmi les interpellés,
signalons un lycéen du
lycée professionnel Baggio de Lille qui s'est fait
tabassé pendant son
interpellation (2 dents cassées + menton bien amoché) et
à qui aucun
soin n'a été donné pendant sa garde à vue.
D'autre
part,
quatre lycéens internes du lycée Baggio de Lille risquent
d'êtres exclus du lycée pour cause de non respect du
règlement (absence
la nuit). Un prof syndiqué de
Baggio est prêt à intervenir si ça arrive. Mais on
passe
quand même l'info afin que l'on puisse également faire
quelque chose si
le proviseur agit de la sorte.
Enfin,
les
deux
militants CNT qui ont été matraqués par les
gendarmes
mobiles mardi 7 mars à Lille se portent bien. L'un d'entre eux
s'en
sort avec quatre points de suture, mais il garde la pêche.
Lille, le 8
mars 2006.
Communiqué
confédéral :
Le
7 mars, des centaines de milliers de manifestants en France,
peut-être plus d'un million, ont défilé contre le
CPE.
Etudiants,
lycéens, salariés du public comme du privé,
rejettent, au-delà du CPE,
les régressions sociales, la précarité (CNE,
CDD...) et l'avenir sécuritaire. Le
mouvement étudiant se coordonne : grèves, manifestations,
blocages...
La
CNT
appelle les sans-papiers, les étudiants, les lycéens, les
salariés du
public et du privé et les chômeurs à amplifier la
grève et à rejoindre
l'appel des étudiants pour le jeudi 16 mars.
Elle
appelle aussi à manifester le samedi 18 mars *
et
à s'organiser au sein
des AG de salariés, d'étudiants et de lycéens pour
reconduire la grève.
*
à
Lille, rendez-vous à 14
h 30 place de la république.
|
COMMUNIQUE
DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE
AUX VIOLENCES POLICIERES
DU 7 MARS
|
Mardi 7
mars, les
jeunes - et parmi eux les étudiants, salariés et
précaires de Lille - ont massivement exprimé leur rejet
du CPE. De son côté, le monde salarié a massivement
exprimé son rejet du CNE. Mardi 7 mars, la rue a massivement
exprimé son opposition à toutes les formes d’une
précarité croissante, à toutes les atteintes aux
droits des travailleurs, chômeurs, précaires et
sans-emploi.
Mais
au cri
de
la rue, le pouvoir a répondu par la matraque. L’ordre UMP
a tenté d’imposer silence à la jeunesse et une
vingtaine d’arrestations arbitraires ont été
menées dans une violence gratuite et disproportionnée
(plusieurs blessés dont un militant syndicaliste conduit au CHR)
à l’issue de la manifestation organisée à
Lille.
Ces
événements ont débuté non loin du
siège de l'UMP (devant lequel il est interdit de manifester
depuis quelques années), près du lieu de dissolution et
après l'interpellation de quelques manifestants par des
policiers en civils dans une rue adjacente. La police et les gendarmes
mobiles se sont soudainement mis à charger les quelques
centaines de manifestants (dont des syndicalistes de la CNT) qui leur
faisaient face pour dénoncer l'Etat UMP et demander la
libération des manifestants interpellés.
Une
deuxième agression policière, tout aussi violente et
gratuite, a eu lieu devant le commissariat central devant lequel
plusieurs dizaines de jeunes s’étaient assis pacifiquement
pour réclamer la libération de leurs camarades.
L’union
locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien
à l'AG des étudiants, salariés et précaires
de Lille 3 ainsi qu'à tout le mouvement contre le CPE, le CNE et
la précarité. Elle proteste contre la violence
injustifiée exercée par les forces dites de l'ordre. Elle
exige la libération immédiate de tous les manifestants
interpellés et qu'aucune charge ne soit retenue contre elles.
Lille, le 7 mars 2006.
|
CPE / CNE / CONTRATS
PRECAIRES : GREVE ET MANIFESTATION
DU 7 MARS 2006
|
En
septembre 2005, pour les entreprises de moins de 20 salariés,
Villepin imposait le CNE (Contrat Nouvelle Embauche). Aujourd'hui, pour
les jeunes de moins de 26 ans et dans toutes les entreprises, c'est le
CPE (Contrat Première Embauche)… Villepin a d'ailleurs
prévenu : les attaques contre le code du travail ne font que
commencer !
Bref, avec ces mesures, c'est le Contrat à Durée
Indéterminée (CDI) et les garanties qu'il offre aux
salariés qui sont visés ! La mesure phare du CPE, comme
du CNE, c'est l'instauration de la période d'essai de deux ans
après l'embauche, c'est-à-dire la possibilité de
se faire licencier n'importe quand et sans motif.
Le 14 février, une dépêche AFP montrait à
quel point deux ans de période d'essai, c'est deux ans sans
droits, deux ans à être soumis aux moindres caprices du
patron sous peine de licenciement. En effet, six mois après la
création du CNE, les premières plaintes de
salariés, embauchés en CNE et licenciés, arrivent
aux prud'hommes. Ici, c'est un employé remercié pour dix
minutes de retard, là une jeune femme licenciée quelques
jours après avoir annoncé sa grossesse. Très
souvent, les salariés sont renvoyés après avoir
réclamé le paiement d'heures supplémentaires. La
Cgt évoque le cas d'un salarié licencié
après avoir prévenu son patron qu'il devait se faire
opérer. Dans le Nord, c'est un boucher renvoyé pour avoir
fait ses courses en tenue de « jogging », un jour de repos,
dans le supermarché où il travaille habituellement.
Bref, être malade, réclamer le paiement de ses heures
supplémentaire, être enceinte ou simplement avoir un
comportement qui déplait au patron… et voilà le
travailleur licencié sur le champ !
Depuis le 7 février, les étudiants et les lycéens
se battent pour le retrait du CPE. Mais le CPE ne concerne pas que la
jeunesse ! Si les lycéens et les étudiants ont raison de
se battre, les mesures Villepin sont une attaque contre l'ensemble du
monde du travail. Alors, tous ensemble, travailleurs du public et du
privé, chômeurs, étudiants et lycéens,
mobilisons-nous pour le retrait du CNE et du CPE ! Luttons contre
l'accroissement de la précarité et les mesures
anti-ouvrières du gouvernement !
Le 7 mars est une occasion de se retrouver tous ensemble dans la lutte
! Mais ce dont le mouvement aura besoin pour obtenir satisfaction c'est
certainement plus qu'une seule journée de mobilisation. Aussi,
le 7 mars ne doit être qu'une étape vers une mobilisation
d'ampleur de l'ensemble du monde du travail, vers la grève
générale reconductible. C'est dans la rue et par la
grève que nous ferons reculer l'État et le patronat et
que nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales. Pas dans
l'attente des hypothétiques illusions électorales de 2007
! Toute l'histoire du 20ème siècle a montré que
c'est par le mouvement social, par la mobilisation, la grève et
l'occupation que les conquêtes sociales ont été
obtenues, comme en 1936 ou en 68. En 1994 aussi, c'est par la
mobilisation qu'on a pu obtenir le retrait du « SMIC-jeunes
».
Retrait
du CNE et du CPE !
Contre le chômage et la précarité : interdiction
des licenciements, transformation des emplois précaires en
emplois stables et réduction du temps de travail !
Grève nationale et interprofessionnelle mardi 7 mars
Manifestation à 15 h, porte de Paris à Lille
L'université de
Lille 1 (M° cité scientifique) vient de voter la
grève et le blocage
jusqu'à mardi soir. Résultats du vote : 240 pour
la grève (0 contre et
20 abstentions) et 219 pour le blocage (38 contre et 5 abstentions).
Une nouvelle AG
sera
organisée mardi soir.
Forum
interprofessionnel contre la précarité mardi
7 mars
de
11 h à
14 h à la fac de Lille 3 (M° Pont de bois - amphi
A - batiment
B). Parmi les interventions : personnels IATOSS de Lille 3,
personnels du CROUS, sans-papiers, intermittents, travailleurs sociaux,
non-titulaires de l'éducation, syndicaliste de Sud (CPE/CNE et
casse du
code du travail), chômeurs (avec le collectif RTO), etc...
BLOCAGE DE L'UNIVERSITE DE
LILLE 3
|
Dernières
nouvelles de
l'assemblée générale de l'université de
Lille 3
(Pont
de bois - Villeneuve d'Ascq) :
Commencé
le 28 février, le blocage a été reconduit jusqu'à mercredi 8
mars
à 9 h 30.
Les
étudiants
présents aux AG (entre 500 et 700 personnes depuis quelques
jours) ont adopté :
-
le
principe de
la
grève reconductible
-
l’appel
de la coordination nationale de Rennes
-
l’occupation nocturne de l’université de Lille 3
dans le bâtiment B
Pour
le
reste de
la journée, l’assemblée générale a
décidé de faire des débrayages dans les amphis
pour informer les étudiants.
Une
charte
d’assemblée générale a été
rédigée et affichée à l’intention des
étudiants.
Le
président
de l’université a pris acte de la mobilisation et a
annoncé son intention de ne pas faire appel à la police
pour casser le mouvement.
Ce
blocage
n’entrave par le fonctionnement de la bibliothèque
universitaire centrale,de la crèche et du CROUS.
Pourquoi
bloquer Lille 3 ?
Le
blocage
de
l’université a été effectué pour
permettre de libérer les
étudiants de la pression des cours et pour qu’ils puissent
prendre
position ouvertement contre la situation de précarité
permanente que ce
gouvernement cherche à instaurer de force (CPE, CNE,
apprentissage à 14
ans, travail de nuit à 15 ans…)
Nous
sommes
conscients que le blocage d’une université est une
décision
difficile à prendre et à faire accepter. Cette
radicalisation est
néanmoins rendue nécessaire par l’intransigeance
d’un gouvernement
déterminé à faire passer de force ce projet de loi
"d’égalité dans la
misère" (utilisation de l’art. 49.3…)
Le
blocage
a
permis à un grand nombre
d’étudiants de rejoindre le mouvement. Les
étudiants peuvent ainsi se rendre plus facilement dans les
assemblées générales pour donner un poids encore
plus grand aux
décisions prises.
Le
blocage
permet également d’instaurer un espace plus important de
débats et de discussions sur les propositions d’action
quant à la suite
du mouvement.
Rejoignez
nous pour
en débattre
et lutter tous ensemble pour notre avenir proche.
Assemblée
générale tous les matins à 9 h 30
Nous revendiquons
:
-
Le
retrait de
la loi d’égalité des chances dont le CPE fait
partie
(apprentissage à 14 ans, travail de nuit dès 15
ans, CDD senior…)
-
Le
retrait du
CNE
-
Un plan
pluriannuel de création de postes à la hauteur des
besoins dans l’éducation nationale
L’assemblée
générale de Lille 3
|
OCCUPATION
DE
LA DIRECTION DEPARTEMENTALE DE L'ANPE
LE
26 FEVRIER 2006 A LILLE
|
L'assemblée générale des lycéens,
étudiants, précaires et le collectif RTO, ont
occupé (sans dégradation) la direction
départementale de l'ANPE à Lille afin d'obtenir les
informations suivantes:
- la liste des chiffres des chômeurs orientés vers des
contrats précaires sur la région.
- Le nombre de CNE contractés et rompus.
- Le nombre de radiations.
- Le nombre de chômeurs orientés vers INGEUS la filiale
privée de l'ANPE.
- Les modalités des attributions de primes des agents.
- L'obtention d'un panneau d'affichage pour les associations de
chômeurs et syndicats.
La photocopieuse de l'ANPE a été
réquisitionnée.
Le directeur nous a appris qu'il n'y a pas de suivi
concernant le CNE
(et demain le CPE) et que de nombreuses offres de CDI proposées
par l'ANPE se révélaient être des CNE.
De plus la société INGEUS obtient en moyenne 4000 euros
de l'ANPE (et cela peut monter jusque 6000 euros) pour chaque
chômeur réorientés vers elle.
Alors que nous étions en train de récolter d'autres
informations, la police est intervenue dans l'agence.
Notre combat ne s'arrète pas à dénoncer le CPE
mais la précarisation généralisée du monde
du travail.
|
CPE :
COMMUNIQUE
DE LA FEDE
CNT ECUCATION
DU 14 FEVRIER 2006
|
Après
le succès des manifestations du 07/02 contre le
CPE, La CNT-FTE appelle l'ensemble des salariés de l'E.N, de
l'enseignement supérieur et de la recherche, les lycéens
et les
étudiants, à la poursuite de la mobilisation notamment en
participant
aux journées nationales de manifestation prévue ce mardi
14 février et
jeudi 16 février 2006. Un préavis de grève a
été déposé pour couvrir
l'ensemble des personnels du secteur hors zones de vacances scolaires.
L'illusion
parlementaire a été révélée au grand
jour
par la parodie démocratique de la semaine dernière qui a
vu adopter la
loi sur « l 'égalité des chances »
en pleine nuit dans un hémicycle
désert. Après le coup de force du 49-3, le gouvernement
poursuit sa
dérive autoritaire en tentant de casser le mouvement de lutte
naissant
par la répression policière. Les arrestations se sont
multipliées lors
des manifestations lycéenNEs - étudiantEs de jeudi
dernier à Grenoble,
Marseille et Toulouse, Tours... Un militant syndical étudiant de
SUD a
déjà écopé d'une peine de trois mois de
prison avec sursis et 80 H de
TIG ! Etat policier ou Vichy-pirate ?
La
« loi pour l'égalité » des chances
c'est d'abord le
CPE qui concerne l'ensemble des salariés de moins de 26 ans. Ce
contrat, c'est la liberté pour le patron de licencier sans
aucune
justification, ce qui signifie, pour le salarié, une plus grande
flexibilité (impossibilité de refuser les heures
supplémentaires), une
impossibilité de faire des projets à long terme (pas de
garanties pour
se loger) et tout simplement la perte du droit de revendiquer.
Mais
cette loi a aussi de sérieuses incidences sur
l'école avec notamment l'apprentissage à 14 ans ou les
« contrats de
responsabilité parentale », véritable flicage
des classes populaires
qui permettront le chantage aux allocations pour les parents d'enfants
en difficulté scolaire. Ces mesures signifient l'aggravation
rapide de
la situation de l'école publique vers plus
d'inégalité et de sélection
sociale.
Quelle
mobilisation face à cette attaque ? Alors que
des milliers de salariés ont manifesté jeudi dernier, que
les lycéens
et étudiants se mobilisent, que des universités sont en
grève voir
occupées (Rennes 2, Toulouse-Rangeuil, IUT de Tours…),
l'attitude des
organisations syndicales soi-disant représentatives est
totalement
irresponsable ! En effet l'intersyndicale nationale ne
prévoit une
nouvelle mobilisation nationale public-privé que le 07 mars sans
appel
à la grève, faisant reposer l'essentiel de la lutte sur
les étudiantEs
et lycéenNEs ! Lâcheté ou sabotage
délibéré ?
Au
contraire pour la CNT-FTE, la lutte contre cette loi
de casse sociale doit être l'affaire de tous et toutes !
Nous ne
laisserons pas la jeunesse seule et seront présents dans les
prochaines
manifestations ! Nous serons en grève et dans la rue le
07/03/06 !
Ensemble
mobilisons nous pour faire retirer la loi sur
« l 'égalité des chances » dans son
ensemble ! Luttons contre la casse
du droit du travail : CPE, CNE et autres ! C'est dans
la rue,
sur nos
lieux de travail par la grève que nous ferons reculer l'Etat et
le
patronat et que nous gagnerons de nouvelles conquêtes
sociales !
Lyon,
le 14/02/06
Le
secrétariat fédéral de la CNT-FTE
Communiqué
maquetté
(format pdf - 1 page - 7
ko)
|
MANIFESTATION
CONTRE
LE CPE :
DROIT DE
REPONSE
ENVOYE
AU QUOTIDIEN "NORD ECLAIR"
|
L'union
locale
des syndicats CNT de Lille et environs s'indigne des propos calomnieux
qui ont été tenus à l’encontre de la CNT
dans l'édition du 10 février de Nord Eclair (page
"Métropole").
La
CNT
n'infiltre pas les manifestations contre le CPE comme l’affirme
l’étudiante de Lille 3 citée dans l’article
consacré au compte-rendu de la manifestation du 9 février
à Lille. Elle en est une des composantes visibles qui refuse
simplement de se soumettre aux tentatives de canalisation et de
récupération du mouvement. Et c'est
précisément ce qui dérange cette étudiante
de Lille 3 !
En
ce qui
concerne les propos de cette étudiante taxant les militants CNT
« d’excités » et leur faisant porter la
responsabilité du fait que des lycéens se soient fait
matraquer l'an dernier par des CRS, il s’agit là
d’insulte et de diffamation pure et simple !
Quant
au
fait
d’écrire que la CNT n’a pas pour priorité
d’avancer ses arguments contre le CPE, l'union locale des
syndicats CNT de Lille et environs rappelle qu'elle est investie
entièrement dans le combat contre la loi sur «
l'égalité des chances » (CPE, apprentissage
dès 14 ans, etc.) et plus généralement contre la
précarité toujours plus grandissante dans le monde du
travail ( cf. ses slogans, ses tracts, ses affiches, ses stands
d’information, ses publications, ses communiqués de
presse, son site régional internet : www.cnt-f.org/59-62 ).
La
CNT est
présente dans des intersyndicales de lutte et se prononce pour
l'unité des travailleurs (étudiants et lycéens
inclus) face aux attaques patronales et gouvernementales. Briser
l'unité du mouvement social n'a jamais été une
stratégie de sa part. Par contre, la CNT dénonce et
dénoncera toujours toute tentative de récupération
des mouvements sociaux à des fins électoralistes.
Enfin,
la
CNT
appelle à participer aux journées d'action des mardi 14
et jeudi 16 février ainsi qu'à préparer la riposte
syndicale du mardi 7 mars, date à laquelle elle appelle à
la grève générale interprofessionnelle (et si
possible reconductible).
A
Lille, le
12
février 2006.
Confédération
Nationale du Travail (CNT)
Union
locale
interprofessionnelle de Lille et environs
|
CPE
: COMMUNIQUE DE LA
FEDERATION CNT EDUCATION (08/02/06)
|
Contre
le CPE et la casse
sociale… la mobilisation doit se poursuivre !
La
journée de mobilisation du 7 février contre le CPE
(Contrat Première
Embauche ou Contrat Pour l’Exploitation !) a été
une réussite pour une
première étape. Avec plus de 10 000 manifestants à
Lyon, 15 000 à
Grenoble et Toulouse, 30 000 à Marseille ou encore 45 000
à Paris et au
total 187 manifestations dans toute la France, c’est près
de 400 000
personnes qui ont battu le pavé pour s’opposer et
réclamer le retrait
pur et simple de cette loi antisociale qui va extraire du Droit du
travail (du moins de ce qu’il va bientôt en rester) les
14-26 ans !
Pourtant
la
mobilisation de la jeunesse comme des personnels de
l’éducation n’est pas évidente en raison des
vacances scolaires qui ont
commencé sur certaines zones. Si la jeunesse étudiante et
lycéenne
s’est moins mobilisée qu’elle aurait pu, la surprise
est venue des
salariés, de l‘Education nationale et surtout du secteur
privé, qui
représentaient environ la moitié des effectifs des
manifestants, alors
que certaines fédérations de l’éducation,
voire des Confédérations,
n’appelaient pas à la grève. Comme quoi la
colère et la volonté de se
mobiliser réellement des salarié-e-s dépassent la
passivité et
l’immobilisme auxquels voudraient nous faire croire les
bureaucraties
syndicales.
Reste
qu’il se pose la question des suites à donner
à cette journée
tant le gouvernement fait une nouvelle fois la sourde oreille et semble
bien déterminé à poursuivre son œuvre de
démolition sociale. Si les
lycéens et étudiants ont bien compris qu’il est
évident qu’il faut
battre le fer tant qu’il est chaud et que des mobilisations et
manifestations vont reprendre dès le jeudi 9 février dans
de nombreuses
villes, il n’en est pas de même du côté des
organisations syndicales
incapables d’offrir des perspectives et un appel clairs à
l’action.
La
CNT-FTE
appelle à être solidaire et à participer
chaque fois qu’il
est possible aux mobilisations étudiantes et lycéennes
contre le CPE et
surtout à se préparer à se relancer dans la
grève, reconductible s’il
le faut ! Ce dont le mouvement à besoin pour obtenir
satisfaction c’est
bien une journée de grève interprofessionnelle,
public-privé,
étudiants-lycéens avec possibilité de reconduction
! La CNT-FTE agit
dans ce sens, y appellera et a déjà déposé
un préavis de grève
reconductible pour la semaine prochaine.
C’est
dans
la rue que nous ferons reculer l’Etat et le
patronat et que
nous gagnerons de nouvelles conquêtes sociales, pas dans
l’attente des
hypothétiques illusions électorales de 2007. Toute
l’histoire du 20ème
siècle a montré que c’est par le mouvement social,
par la mobilisation,
la grève et l’occupation que les conquêtes sociales
ont été obtenues,
en 1936, 46 ou 68 et non par la délégation de pouvoir
électorale.
Fédération
CNT des travailleurs/euses de
l'éducation
Le
secrétariat fédéral, le 08/02/06
Une version
de ce communiqué
(maquettée sous
la forme d'un tract)
peut
être
téléchargée ici
(format pdf - 1 page
- 102 ko) .
|
BILAN
DES MANIFS ANTI-CPE
DU
7 FEVRIER 2006 DANS LA REGION
|
Entre
4.000 et
8.000 personnes ont manifesté mardi 7 février à
Lille contre le CPE.
D’autres
rassemblement ont eu lieu à Valenciennes (500 personnes),
Dunkerque (1.000), Caudry (250), Lumbres (100), Douai (1.000), Arras
(1.500), St Omer (400), Boulogne (2.000), Calais (1.000) et
Béthune.
A
l'issue
de la
manif lilloise, une occupation de la Chambre des Métiers du
Nord, rue Inkermann (à proximité de la
préfecture), a été organisée. Les militants
ont été expulsés par la police après avoir
fait la déclaration suivante :
"La Chambre des métiers regroupe
les
patrons des PME et les artisans. Il s'agit également d'un lieu
qui gère l'apprentissage et la formation des apprentis. Pour les
petits patrons, se regrouper en Chambre des métiers est un moyen
de pression sur le gouvernement. Les entreprises sont les vrais
bénéficiaires des ordonnances de De Villepin. Elles
bénéficient d'exonération de charges qui vont
encore contribuer à fragiliser les régimes sociaux
(retraites, chômage, sécu...). De plus, le CNE pour les
entreprises de moins de 20 salariés et le CPE pour toutes les
entreprises signifient la destruction du droit du travail. Les
entreprises peuvent désormais se servir de travailleurs
corvéables et jetables à souhait. Nous
dénonçons également le contrat d'apprentissage
dès 14 ans, un service civil permettant encore de sous payer les
jeunes travailleurs, l'extension des ZFU (zones franches urbaines)
exemptant les entreprises et les actionnaires d'impôt sur les
bénéfices, et le contrat de responsabilité
parentale qui fragilise encore les familles de travailleurs pauvres au
lieu de combattre les cause de cette pauvreté
(précarité, chômage, salaires trop bas...). Parce
que nous ne voulons pas laisser le patronat obtenir tout ce qu'il
demande, parce que nous voulons construire un autre futur, sans
précarité, misère et exploitation, nous -
travailleurs, chômeurs, étudiants, lycéens, grands
perdants des mesures de De Villepin - occupons ce lieu qui est celui
des actuels grands gagnants : le patronat".
Document
très intéressant à lire, celui de la lettre de
l'APCM (Assemblée Permanente des Chambres de Métiers) de
novembre 2005 qui fait l'apologie des CNE en édito
.
Autre info
:
En
marge de la manif lilloise, l'ANPE de la place des Bleuets a
été occupée pendant 3/4 d'heure.
Dernière
minute !
Nouvel
appel à
manifester contre le CPE ce jeudi
9
février 2006 à Lille
(rendez-vous à 15 h, porte de Paris, M° mairie de Lille).
Cet appel est signé "Collectif
unitaire des étudiants, lycéens et salariés de
Lille". Il a été rédigé lors d'une
assemblée générale qui s'est réunie
à la Bourse du Travail de Lille mardi 7 février
après la manifestation contre le CPE. Une cinquantaine de
personnes étaient présentes à cette AG
(lycéens, étudiants, UNEF, LO, Sud, CGT et CNT). La
section universitaire du syndicat CNT-SSEC 59/62 est partie
prenante
de cet appel.
|
DECRYPTAGE
DE LA
LOI DITE
" POUR L'EGALITE DES CHANCES " (CPE, etc.)
|
par le bureau régional RP de la CNT
La
loi dite " pour l'égalité des chances ", avec ses
amendements, se
fixe
une cible prioritaire : les jeunes... c'est aussi un formidable cadeau
aux employeurs.
Voir
le
projet
de loi et les amendementssur le site de l'Assemblée nationale
(http://www.assemblee-nationale.fr/12/dossiers/egalite_chances.asp).
SOMMAIRE
:
1) Le contrat précarité étendue (CPE)
2) L'apprentissage
3)
Les stagiaires
4) Service civil volontaire
5) Les zones franches urbaines (ZFU)
6) Abattements de cotisations et d'impôts pour les
patrons
7) Contrat de responsabilité parentale
Les
jeunes et les quartiers populaires seront les principales victimes de
cette loi.
Pour
les jeunes, de nouvelles étapes de précarité sont
mises en places (CPE, service civil), tandis que l'âge du
début de l'exploitation est abaissé : dès 14 ans,
ils entreront dans le processus du contrat d'apprentissage. Quant aux
stages, dont l'Etat et de nombreuses entreprises usent et abusent,
aucun progrès notable, sinon l'obligation d'une «
indemnité »... à partir du quatrième mois,
sans seuil minimum, elle ne constitue pas un salaire et est sujette
à abattement de charges sociales, ce qui encouragera un
plafonnement de l'indemnité à 360 euros, après
trois mois de travail gratuit !
Pour
les quartiers où vivent les travailleurs les plus pauvres et
où se concentre le plus de précarité et de
chômage, l'Etat choisit de punir les parents qui n'auront su
dresser leurs enfants à se taire, à subir et à
obéir. Et la création de nouvelles zones franches
participe aux fabuleux cadeaux qui sont faits au patronat... cadeaux
qui augmenteront leurs bénéfices, tout en diminuant les
ressources de la sécurité sociale... ce qui
entraînera encore plus de misère, encore plus de violence,
encore plus de répression... Encore plus de cadeaux, encore plus
de profits, encore plus de misère... Les frères Sarkozy,
le grand patron Guillaume et le grand flic Nicolas, n'ont pas fini de
se gaver.
Grande
semaine du jeune travailleur : on brade le stock !
1)
Le "contrat précarité étendue" (CPE - aussi
appelé « contrat première embauche »)
-
Entreprises
de plus de 20 salariés.
-
Jeunes
de
moins de 26 ans.
-
Période
d'essai de 2 ans.
-
Contestation
du licenciement : prescription au bout de douze mois (au lieu de 30 ans
dans le droit du travail !).
-
Ne peut
servir à recruter des emplois saisonniers.
-
Possibilité
de bénéficier du congé de fromation et du droit
individuel à la formation.
-
Prise en
compte des stages et périodes d'intérim
réalisés dans les deux ans avant la signature du contrat
dans la durée de la période d'essai de deux ans.
-
Rupture
par simple lettre recommandée avec accusé de
réception.
-
Préavis
de deux semaines pour un contrat de 1 mois à 6 mois,
préavis d'un mois pour un contrat de 6 mois à 2 ans.
-
Indemnité
de licenciement de 8% du montant total de la rémunération
brute (sans cotisations sociales !)
-
Contribution
de 2% aux Assédic.
-
Après
rupture du CPE, l'employeur ne peut employer le même
salarié avant un délai de 3 mois.
-
Travailleurs
virés entre 4 mois et 6 mois d'ancienneté ont une
allocation d'Etat forfaitaire pendant deux mois (16,4 euros par jour
!), dans les mêmes conditions que pour le CNE.
Le
gouvernement
présente le CPE et le CNE comme des CDI... curieuse
sécurité de l'emploi que de pouvoir se faire virer sans
motif pendant deux ans ! Cela sans aucune garantie d'accès au
logement ou aux prêts, contrairement aux affirmations de
Villepin. Quant à l'immense progrès social
annoncé, qu'on en juge sur pièce : deux mois
d'indemnité chômage à 16,4 euros par jour, à
condition d'avoir entre 4 mois et 6 mois d'ancienneté... Quelle
générosité...
2)
L'apprentissage
Augmentation
de la taxe d'apprentissage pour les entreprises de plus de 250
salariés ayant un nombre d'apprentis inférieur au seuil
(3% des effectifs à partir de 2008 - aujourd'hui 0,5% des
effectifs) : 0,6% de la masse salariale. Objectif : 500000 jeunes en
contrat d'apprentisisage à partir de 2009, 200000 nouveaux par
an à partir de 2007.
Les
apprentis
junior :
- à
partir de 14 ans
- 1
an en
"parcours d'initiation au métier" dans le cadre scolaire (+
stages en entreprises) ; Puis contrat d'apprentissage en entreprise
à partir de 15 ans (même pour les jeunes n'ayant pas fini
le 1er cycle de l'enseignement