ACTUALITE ET ANALYSES
archives (divers)
SANS-PAPIERS : SOLIDARITE AVEC LE CSP 59 ! (décembre 2007)
SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE... LA LUTTE CONTINUE ! (20 novembre 2007 / décembre 2007 / ...)
MANIFESTATION NATIONALE CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE (8 décembre 2007)
NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL ! (décembre 2007)
SNCF : APPEL A LA GREVE RECONDUCTIBLE DES CHEMINOTS CNT (novembre 07)
RESTAURATION : MARRE D'ETRE EXPLOITES !  (17 novembre 07)
L'EXTREME-DROITE DE DIEU REMET LE COUVERT (17 novembre 2007)
APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (15 novembre 2007)
MOBILISATION DANS LE PUBLIC, SECTEUR PAR SECTEUR (du 18 octobre au 20 novembre 2007)
UN TOIT, C'EST UN DROIT ! (26 octobre 07)
APPEL DU RESEAU "INTER LUTTES" DE LILLE (19 octobre 07)
PUBLIC - PRIVE : 37,5 ANNUITES : C'EST CA L'EGALITE ! (18 octobre 07)
LA LOI HORTEFEUX : UNE DENI DU DROIT D'EXISTER ! (17 octobre 07)
Sécu : comment est-ce qu'on fabrique un "déficit" ? (3 octobre 07)
RENTREE SOCIALE : TRACT CONFEDERAL DE LA CNT (26 septembre 07)
NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! (septembre-octobre 07)
NOS DROITS SOCIAUX NE SONT PAS NEGOCIABLES....
NOUS NE NEGOCIERONS RIEN ! (19 septembre 07)
SANS-PAPIERS : LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE (31 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE (22 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE RESF 59/62 (21 août 07)
SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DU CSP 59 (1er août 07)
PAS DE SERVICE MINIMUM... POUR LA LUTTE DES CLASSES ! (31 juillet 07)
BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE" ORGANISEE A BETHUNE (23 juin 07)
MAI 68 : LE RETOUR ! (juin 07)
MARCHE DES CHOMEURS A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK (21 mai 07)
LA CNT FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL (10 mai 07)
PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL ! (4 mai 07)
MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
(affiche et tract de la CNT pour le samedi 17 mars 2007 à Lille)
LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL ET LE FRONT NATIONAL
(appel de la CNT à la manifestation anti FN du 24 février 2007 à Lille)
SECTEUR PUBLIC : TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !
SOUSCRIPTION REGIONALE POUR L'ACHAT D'UNE SONO (17/01/07)
SOUTIEN A LA CNT-PTT (25/11/06)
UNE SECTION CNT A MEDIAPOLE : A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ? (23/11/06)
DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER… OU ETAT POLICIER ? (22/11/06)
DROIT A L'AVORTEMENT ET A LA CONTRACEPTION (18/11/06)
SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S DE QUEBECOR HELLEMMES (16/11/06)
TRACT DE RENTREE INTERPRO DE L'UL-CNT DE LILLE ET ENVIRONS (automne 06)
SOUTIEN A BERNARD COQUELLE, MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"),
POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE (23/09/06)
PROCES DE BENJAMIN DECEUNINCK, MILITANT CNT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"),
POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE (05/09/06, 08/11/06 et 28/11/06 )
NI GENETIQUEMENT MODIFIES, NI GENETIQUEMENT FICHES ! (01/07/06)
1er MAI 2006 : APPEL INTERSYNDICAL
LE CPE EST MORT ! LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE ! (13/04/06)
CHIRAC ET LE CODE DU TRAVAIL (03/04/06)
DECLARATION DE L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES (01/04/06)
POURQUOI SE METTRE EN GREVE ET MANIFESTER MARDI 28 MARS ?
POURQUOI RECONDUIRE LA GREVE DES LES JOURS SUIVANTS ?
UN TOIT,  C'EST UN DROIT ! (11/03/06)
MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT AU SUJET DU SOUTIEN
AUX PRISONNIERS DU GROUPE "ACTION DIRECTE" (28/01/06)
2005 MAUVAISE ANNEE... CA VA CONTINUER EN 2006 ! (25/01/06)
L'ACCORD UNDEDIC EN DETAIL (07/01/06)
PROCES DE CHRISTIAN VANNESTE, DEPUTE U.M.P. DE TOURCOING,
POUR INCITATION A LA HAINE HOMOPHOBE (13/12/05)
ABROGATION DES ORDONNANCES VILLEPIN ! (21/09/05)
NON AUX OGM DANS NOS ASSIETTES ! SOLIDARITE AVEC LES 11 D'AVELIN ! (15/09/05)
ANALYSE POST-RÉFÉRENDAIRE (15/06/05)
NON A L'EUROPE DU CAPITAL ! (18/05/05)
LUNDI DE PENTECOTE : NON AU TRAVAIL FORCE, TOUS ET TOUTES EN GREVE !
LES MARCHEURS SONT A ROUBAIX (25/04/05)
LES MARCHEURS SONT A LIEVIN (23/04/05)

LES MARCHEURS SONT A BETHUNE (22/04/05)
LES MARCHEURS SONT A CALAIS (20/04/05)
LES MARCHEURS SONT PARTIS (18/04/05)
PROGRAMME DE LA MARCHE REGIONALE
CONTRE LA PRECARISATION DE NOS VIES (DU 16/04/05 AU 01/05/05)
AGRESSION FASCISTE CONTRE LE LOCAL C.N.T. DE LILLE (15/04/05)
AUGMENTATION IMMEDIATE DES SALAIRES ET DES MINIMA SOCIAUX !
FACE AU BULLDOZER CAPITALISTE...
1 JOUR DE GREVE NE SUFFIT PAS ! CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE !
10 MARS ET AU-DELA : SI ON OSAIT ?
REPRESSION AU PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE
TRAVAILLER MOINS, TOUS ET AUTREMENT !
DES ACQUIS, FAISONS TABLE RASE ! (devise du baron Sellières) - tract du STIS-CNT 59
35 HEURES : JOURNEE DU 5 FEVRIER 2005 - appel confédéral de la CNT
GREVE ET MANIF CONTRE LES PROJETS DE LOI
SUR LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE
(3 FEVRIER - appel de la fédé CNT santé social fpt)
MANIF CONTRE LES PROPOS HOMOPHOBES DE VANNESTE,
DEPUTE UMP DE TOURCOING (29/01)
UN EXEMPLE DE PRECARITE ET DE PRIVATISATION DANS LE SERVICE PUBLIC
COMMUNIQUE CONFEDERAL DE LA CNT AU SUJET DES MOBILISATIONS
DANS LA FONCTION PUBLIQUE
GREVE DES TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE
LES PAUVRES PLUS PAUVRES. LES RICHES PLUS RICHES ?
CHARTE DEMOCRATIE DIRECTE
LE DROIT DE GREVE DANS LE PRIVE
NOS RETRAITES NE SONT PAS A VENDRE !
RETRAITES
EN PLEIN 19ème SIECLE...
FAIRE CONVERGER LES LUTTES A L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE
PREPARER LA GREVE DU 17 OCTOBRE !
DU NORD AU SUD, NON AU F.HAINE
LA HAINE HOMOPHOBE A ENCORE FRAPPÉ
LEGIONELLOSE : QUE NOUS CACHE-T-ON ?
LILLE 2004: CULTURE A COURT TERME,
MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE INDERTERMINEE
RMA
LOI FILLON SUR LE DIALOGUE SOCIAL
JOSÉ BOVÉ
FONCTION PUBLIQUE : SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ !
35 H DANS LA FONCTION PUBLIQUE ?
CAMARADES, ENCORE UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" !
GEL DES SALAIRES DANS LE SECTEUR PUBLIC
NON AU TRAVAIL PRECAIRE !
RETRAITES
35 HEURES...
Solidarité avec les grévistes du musée de Lille, accusés d'abandon de poste !
NON AU LICENCIEMENT ABUSIF DE BABOUSE !
FILATURE MOSSLEY
SALARIES DE " LU " EN COLERE !
LICENCIONS LES PATRONS !
SANS PAPIERS : LA MAIRIE DE LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE !
SANS PAPIERS : RESUME / SYNTHESE ET BILAN
COMMUNIQUE DU COMITE DES SANS PAPIERS 59
JOSPIN ET LES SANS-PAPIERS LILLOIS
LES PRINCIPAUX PLANS DE SUPPRESSIONS D'EMPLOIS
(EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION
HOPITAUX : TOUS EN GREVE JEUDI 20 SEPTEMBRE 2001.
HOPITAUX : LES 35... LEURRES !
HOPITAUX : IMPOSONS NOTRE PASSAGE AUX 35 HEURES !
MEDECINS
"BROUTCHOUX (... ET MARCHONS SUR LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre K.
THÉATRE ENGAGÉ
ELECTIONS PRUD'HOMALES
APPEL POUR UN FRONT SOCIAL DES RESISTANCES
A PROPOS DU "FRONT REPUBLICAIN"
CHIRAC ESCROC, LE PEN FACHO !
SUITE AU 1er TOUR DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE POURQUOI ?


SANS-PAPIERS :
SOLIDARITE
AVEC LE CSP 59 !

Communiqué de l'UL-CNT de Lille et environs :

Le 17 décembre 2007, l'un des responsables du Comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) a été interpelé dans le cadre d’une "commission rogatoire pour trafic d’influence". Il a passé 36 heures en garde à vue. Un des porte-parole a lui aussi été entendu par la police pendant que le local du CSP 59 était perquisitionné. Il est clair que ces manœuvres ont pour objectif la destruction totale de toute possibilité pour les sans-papiers de pouvoir s’organiser et lutter. Le préfet Canépa, dont on connait l’acharnement quasi-meurtrier de cet été, tente par des procédés innommables que sont l’attaque individuelle des militants et le bâillonnement des sans-papiers (si tu veux des papiers, ferme ta gueule) d’imposer une nouvelle fois la volonté du capitalisme total. L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien aux sans-papiers en lutte et dénonce la stratégie mortifère établie par le Préfet et l’Etat pour museler cette partie des travailleurs dans l’ombre. La CNT appelle à participer au rassemblement qu'organise le CSP tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.

Le 18 décembre 2007, 
Union locale des syndicats CNT de Lille.

Déclaration du CSP 59 à propos notamment de son financement :

Le lundi 17 décembre 2007 restera dans les mémoires comme une étape singulière dans la guerre déclarée par le régime du président Sarkozy contre la lutte des sans papiers pour la régularisation. Elu président après avoir récupéré les millions de voix des électeurs qui avaient permis au candidat J.M. Le Pen d’arriver au second tour de la présidentielle d’avril 2002, Sarkozy - chef de l’UMP, un des partis républicains - s’est cru en devoir de lancer la machine infernale de la chasse aux sans papiers jusque dans les écoles.

Le ton a été donné par l’annonce de 125.000 arrestations pour 25.000 expulsions pour l’année 2007. Hortefeux, le ministre de l’identité xénophobe, pratique la "rupture" en fixant des quotas d’expulsions de sans papiers comme moyen pour l’UMP de garder les électeurs du Front National.

Le racisme d’Etat est officiellement prôné sous le couvert de l’efficacité et se traduit à Lille contre l’un des CSP les plus combatifs de France par un acharnement répressif sans égal.

Les étapes de cette guerre contre le CSP59 sont : 

- la provocation de la grève de la faim de juin/juillet/août 2007 par la rafle du 15 juin dernier lors de l’occupation de la Chambre de Commerce Internationale (CCI) ;

- Faire subir des traitements dégradants aux grévistes de la faim (les jeter à la rue, expulser des grévistes de la faim à plus de 60 jours, etc.) ;

- Proposer une sortie de crise par le "réexamen bienveillant" aux partenaires du CSP59, la LDH, le MRAP et agir sans vrai réexamen avec droit à la défense argumentée des dossiers ;

- Exercer des chantages sur les sans papiers en conditionnant la régularisation par l’abandon des manifestations et autres actions de visibilité collective organisées par le CSP59 ;

- Refuser leurs récépissés aux sans papiers annoncés régularisés et tenter ainsi de faire passer les commissions juridiques pour des menteurs.

Voilà maintenant le temps des commissions rogatoires du Parquet de Lille pour "trafic d’influence" contre les militants bénévoles du CSP59.

C’est ainsi que le coordinateur de la commission juridique a été mis en garde à vue durant 35 heures, interrogé pendant 30 heures pour être libéré sans présentation au juge. Pour semer encore plus la confusion et l’amalgame, on apprend que le juge d’instruction qui a signé la commission rogatoire serait celui-là même qui est chargé d’élucider le scandale de "trafic de papiers" qui a éclaboussé la Préfecture du Nord en février 2007. Selon la presse, ce présumé "trafic de papiers" en Préfecture du Nord a été révélé parce qu’un "sans papiers a protesté au sein même de la préfecture réclamant le récépissé "autorisé à travailler" pour lequel il prétend avoir payé 1500 euros à un fonctionnaire de la Préfecture".

Le camarade de la commission juridique du CSP59 a eu son compte bancaire épluché par les policiers. Son épouse et ses enfants (17 et 14 ans) ainsi que plusieurs dizaines de sans papiers, d’ex-sans papiers, de responsables associatifs issus de l’immigration, de simples relations, de militants ainsi que le porte parole du CSP59 ont été convoqués et entendus par la policiers avant et après l’arrestation et la mise en garde à vue. Selon les enquêteurs, la Préfecture a aussi été entendue. La persécution continue sans que l’accusé ne puisse accéder au dossier, sans savoir quel est le sort réservé à la procédure. Les questions portent sur "Avez-vous donné de l’argent à ... ?",  "Avez-vous couché avec... ?".

Parallèlement, les enquêteurs s’intéressent au financement du CSP59. Il semble que le CSP59 soit une "nébuleuse dans laquelle nicherait un paradis fiscal", qu’il y aurait de "l’argent à gogo". Il est clair que les poux que l’on cherche sur la tête du CSP59 font partie de la guerre préfectorale pour le faire disparaître. C’est cela le projet machiavélique : provoquer la grève de la faim, écraser celle-ci, faire disparaître le CSP59, se faire aider par des associations pour plus expulser par la mise en place de la fameuse commission départementale de réexamen des dossiers des sans papiers. L’échec de ce projet machiavélique entraîne la cabale actuelle pour salir les militants, justifier l’expulsion du CSP59 par le préfet de la commission départementale de réexamen des situations administratives installée par arrêté préfectoral et terroriser les sans papiers pour le amener à abandonner la manifestation du mercredi et les actions de visibilité collective.

Force est de constater que l’Etat - Préfecture et Parquet (est-il instrumentalisé sans le savoir ?! l’avenir le dira !) -  ne rechigne décidément sur aucun moyen. Mais cet acharnement répressif qui prend l’allure de "jeter aux chiens" (pour reprendre une expression de Mitterran) les militants a aussi pour but :

- de tenter d’accréditer l’idée fausse que le CSP59 ce sont les militants qui ne sont pas sans papiers. Ce qui est faux. Le CSP59, c’est d’abord et avant tout les sans papiers eux-mêmes qui élisent et confient des mandats, y compris à des militants. Rappelons qu’ils, qu’elles sont seuls à voter en Assemblée Générale sur le principe de la démocratie directe ;

- de surfer sur le recul terrible au sein de la société de l’idée de l’engagement militant bénévole. L’engagement sincère, en dehors de tout intérêt bassement matériel, qui a été un facteur essentiel de toutes les conquêtes démocratiques et sociales, est présenté aujourd’hui comme impossible.

Ces constats apparaissent clairement dans cette tentative ignoble de criminaliser le militantisme de conviction par la judiciarisation . En fait, dans la soi-disant enquête avec filature, écoute téléphonique, pression sur les sans papiers et ex-sans papiers, il y a deux affaires , voire trois :

- l’affaire du trafic présumé en préfecture révélé en février 2007 ;

- l’affaire du présumé "trafic d’influence pour obtenir des papiers" que l’on veut imputer au coordinateur de la commission juridique du CSP59 alors que seule la préfecture a le pouvoir de décision.

- l’affaire non avouée de la comptabilité du CSP59.

Or, la question du coût réel du combat social, citoyen, démocratique, anti-raciste et antifasciste est à l’étude depuis 2006 au sein du CSP59. Ce que la préfecture sait parfaitement, ne serait-ce que parce que le CSP59 est sur écoute avant même que le projet de loi qui prévoit "d’autoriser la police à placer des logiciels espions notamment contre l’aide aux sans-papiers" ne soit ficelé et soumis au Parlement. Il en est de même de l’étude sociologique et scientifique sur "le devenir des sans papiers" qui, manifestement, donne aussi des sueurs froides à la Préfecture. Ces deux études ont été décidées par l’Assemblée Générale du CSP59 et confiées au Collectif Afrique dans le cadre de l’ association Immigration et Droits des Migrants (IDM), association loi 1901 financée par les collectivités locales, créée en décembre 1999 pour mettre un local à disposition du CSP59 ; association regroupant les syndicats et les associations.

Le CSP59 publie un extrait de la demande de subvention formulée par IDM qui met en lumière le constat suivant : depuis 1996, le financement solidaire du CSP59 repose sur les efforts des sans papiers, des militants, des associations, des syndicats, des soutiens individuels et des collectivités locales pour le local et les salles.

La lutte collective des sans papiers apparaît justement comme un exemplaire antidote au fléau de l’individualisme forcené, de la "politique du ventre", du "bakchich", de l’intérêt et de l’égoïsme individuel qui minent la société écrasée par le libéralisme et le profit. C’est aussi à cet antidote salvateur que le régime Sarkozy s’attaque par son agression perfide contre le CSP59.

L'engagement militant est aussi une solidarité financière :

L’organisation d’un mouvement comme le CSP59 demande une participation d’acteurs multiples intervenant selon des modes spécifiques, sans qu’il soit toujours facile de valoriser le temps qu’ils, qu’elles passent à la réalisation de l’objectif de régularisation. Pour permettre une bonne compréhension du fonctionnement à l’étape actuelle, il faut identifier les types d’acteurs impliqués dans les différentes activités du CSP59.

Sont clairement identifiés :

1. En plus des sans papiers qui luttent pour les papiers, les animateurs que certains appellent  "entrepreneurs" : ce sont les responsables politiques qui ont reçu le mandat de l’assemblée générale pour animer le comité, également appelés "porte-paroles".

2. Les membres de la commission juridique. Il s’agit des militants qui ont une fonction technique dans l’accompagnement administratif, juridique et social des sans paapiers tout au long de leur trajectoire.

3. Les militants techniques sont des personnes qui apportent leur soutien technique au bon fonctionnement du mouvement. Les tâches telles que la gestion des sites internet, les relations avec les médias, les partenaires, les autres organisations, les institutions ; la gestion des moyens que se donne le comité (bus pour Paris par exemple), sont l’œuvre des sans papiers et de ces acteurs, militants du mouvement.

L’analyse des "investissements" immatériels met en relief les contributions entièrement bénévoles des membres de la commission juridique. Ces "investissements" n’auront pas toujours la lisibilité nécessaire. En effet, le comité s’est lancé en 1996 sur une décision politique des sans papiers et des militants qui n’ont jamais posé la question des moyens à mettre en place pour la gestion des activités du mouvement. Les membres de la commission juridique n’ont pas toujours conservé des notes pour les frais qu’ils ont engagés.

Il est néanmoins possible de quantifier les contributions volontaires de tous ces acteurs et partenaires qui ont un rôle important dans le fonctionnement du mouvement dans son ensemble et d’établir une préfiguration d’un budget prévisionnel.

Charges liées à l’activité de la commission juridique

En terme quantitatif, la commission juridique a consacré 5048 heures pour accomplir ses tâches, soit 631 heures par réfèrent en 2005. Ce calcul ne prend pas en compte le temps de socialisation ni de soutien psychologique (temps d’écoute consacré aux personnes rencontrant des difficultés personnelles). Pour donner une évaluation chiffrée des investissements immatériels nécessaires, nous nous sommes basés sur des moyennes repérées sur l’ensemble des tâches des membres de la commission juridique.

Si nous prenons comme indicateurs de fonctionnement pour construire notre budget 2005 :

Nombre de personnes suivies: 1500

Nombre de référents: 8

Heures consacrées: 5048

Heures rémunérées: 0

Nous avons 5048 heures que divisent 151,67 heures (35 heures par semaine) que divisent 12 mois soit 2,7 personnes.

L’analyse de ce "budget" met en évidence les "charges fictives" représentant deux équivalents temps plein et une personne à temps partiel, indispensables à la réalisation qualitative et quantitative des tâches essentielles de la commission juridique.

En prenant une base de 3.640 euros de salaires bruts par mois, plus 15% de ce budget en frais divers de gestion courante, nous obtenons un investissement immatériel de 70.324,80 euros, intégralement financé dans notre cas par bénévolat.

Charges à caractère variable

Fournitures administratives: 750,00 euros

Déplacements: 8 343,20 euros

Affranchissement: 300,00 euros

Photocopies: 1 612,80 euros

Téléphone, fax, internet: 6 596,90 euros

Consommables divers: 1 200,00 euros

Documentations juridiques: 204,00 euros

Missions et réceptions: 7 680,00 euros

TOTAL = 26 686,90 euros

Dans cette rubrique a été pris en compte uniquement les frais des membres de la commission juridique qui sont intervenus de manière continue durant toute l’année. Ils sont au nombre de 8.

Les parcours kilométriques sont estimés à 24. 684 kms. Les dépenses effectives sont de 7. 972,9 euros.

Aujourd’hui, plus 7.000 personnes régularisées depuis 96 sont passées par la commission juridique. En 2005, elle a reçu dans ses permanences près de 1500 personnes en moyenne dont 150 nouveaux dossiers.

Conclusion

Au vu de ces données sur 2005, on ne peut qu’être encore plus écœuré par cette lamentable opération de salissure jetée par l’Etat reposant sur un gravissime arbitraire et abus de pouvoir. Grand bravo aux militants et aux soutiens qui font ces contributions physiques, matériels et financières depuis 1996.

Rappelons aussi que le CSP59 ne reçoit aucune subvention et n’en recevra jamais directement. En effet, le CSP59 ne peut devenir une association loi 1901 parce que, tout simplement, ce serait accepter le fait, le principe de l’existence en soi des sans papiers, et cela de surcroît dans un pays où les "animaux, les végétaux ont des papiers". Nul humain ne doit être illégal, telle est la devise du CSP59.

Un Etat et une société qui admettent une telle possibilité ont un ventre gros de nouvelles Bastilles à prendre. Avant on disait que pour mesurer l’état réel de la démocratie dans un pays, il fallait regarder comment sont traitées les femmes ; aujourd’hui il faut regarder comment cet Etat traite ses étrangers.

Le CSP59 appelle tous les sans papiers, les militants et soutiens à  poursuivre plus que jamais notre mobilisation pour que triomphe les revendications et idéaux par lesquels nous creusons le sillon d’une société de solidarité et de justice. Contre cela, les traitements dégradants, les complots pourris, les mensonges, les diffamations, l’arbitraire et l’abus du pouvoir échoueront. Plus que jamais la lutte continue !

Fait à Lille le 25/12/07.

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800 Lille Fives. Tél : 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 - E.mail : csp59@wanadoo.fr




SERVICES PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE...
LA LUTTE CONTINUE !

Nouvelle grève générale du secteur public
jeudi 24 janvier 2008 !

Une nouvelle grève dans les services publics aura lieu jeudi 24 janvier 2008 pour :
- le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités),
- la création d'emplois statutaires correspondant aux besoins de la population en matière de services publics,
- la préservation et l'amélioration du statut de la fonction publique...

La CNT appelle, d'ores et déjà, à préparer activement cette échéance et à élargir la mobilisation au secteur privé (bas salaires, fin annoncé du CDI, augmentation du temps de travail, délocalisations... les sujets de mécontentement ne manquent pas !).


Communiqué de la CNT au soir de la grève du 20 novembre 2007 :

La journée de mobilisation du mardi 20 novembre 2007 a été une réussite. 700 000 de personnes ont en effet défilé en France. Les médias continuent et continueront à tenter de discréditer un mouvement massif de rejet du projet de société voulu par Sarkozy et ses sbires. 

Les manifestants rejettent en bloc les réformes sur les retraites (régimes spéciaux et allongement de cotisation à 41 ans à venir en 2008), la casse orchestrée du service public (disparition de bureaux de postes, suppression de postes massive dans l’Education Nationale et ailleurs), la destruction du système de protection sociale (mise en place des franchises médicales...). 

Dans le même temps, les étudiants se battent contre la prise de pouvoir des intérêts privés sur les universités voulue par la loi Pécresse. 

La seule réponse apportée aux jeunes est la répression des forces de l’ordre : évacuation des facs, saccage de locaux syndicaux, matraquage d’étudiants. Cette journée ne doit donc être que le prémice d’un mouvement social fort qui fera plier un gouvernement prêt à tout pour mettre à genou les syndicats. 

Face à cela, les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et refuser toute négociation avec ce gouvernement qui a fait un cadeau de 15 milliards d’euros aux riches et aux patrons (paquet fiscal de l’été dernier). 

Il est grand temps de lutter aux côtés des étudiants et des grévistes qui se battent contre la casse programmée des retraites. 

La CNT soutient toutes les initiatives de reconduction de la grève. Elle appelle tous les travailleurs à discuter en Assemblée générale des échéances futures et se joint bien évidemment à l’appel à la grève interprofessionnelle de la coordination nationale étudiante pour le 27 novembre (voir l'appel ici ).

Le 20 novembre 2007 - 19h


Tract d'appel à la grève du 20 novembre 2007 :

Etendons et intensifions la lutte !

Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :

- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.

- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.

Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.

Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?

C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.

Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.

De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !

Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.

Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.

Alors, mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007 !

Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales ! Mettons en débat nos revendications, la reconduction de la grève et la lutte interprofessionnelle.
GRÈVE INTERPROFESSIONNELLE dés le mardi 20 novembre 2007
Manifestation à Lille : 14h, porte de Paris
Ce tract est disponible ici
en téléchargement
(format pdf - 1 page - 2,3 Mo).


Affichette interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation)
:

cliquer ici (format pdf - 1 page - 215 ko).



AU FAIT, QUI SONT LES VERITABLES PRIVILEGIES ?
Quelques chiffres :

Revenu moyen d'un patron du CAC 40 : 3 800 000 euros par an

Hausse des salaires des PDG : jusqu'à 59 %

Les 60 patrons actionnaires les mieux lotis ont empoché en moyenne en 2006 :
30 000 000 d'euros de dividende chacun

Hausse du salaire du Président de la République : 206 % cette année

Hausse des salaires des ministres : 70 % en 2002

Chômage des députés : 5 ans à 5 400 euros par mois

Et pendant ce temps...

50 % des salariés gagnent moins de 18 000 euros par an

15 % des salariés gagnent moins de 12 000 euros par an

50 % des retraités gagnent moins de 15 000 euros par an

Allocation moyenne des chômeurs : 800 euros par mois

Nos salaires stagnent… et les prix explosent :

- Hausse, cette année, des prix des céréales (95 %), du lait (20 %), du beurre (40 %), etc.

- 38 % de hausse pour les prix de l'essence (depuis 2004)

- 37,7 % de hausse des loyers (depuis 1998)

Trois personnes meurent par jour à cause du travail en France (accidents du travail et suicide), sans parler des handicapés et des maladies professionnelles, et cela pendant que d'autres font leurs courses chez Fauchon, dînent chez Bocuse, s'habillent chez Dior, se promènent de par le monde sur de grands yachts...

100 000 000 000 d'euros de bénéfice en 2006 pour les entreprises du CAC 40, 17 % de hausse pour les cours de la bourse en 2006… De l'argent, il y en a ! Dans les caisses du patronat ! Et même dans certaines caisses noires du patronat prévues en cas de coup dur ! On a ainsi trouvé 600 millions d'euros à la fédération de la métallurgie du MEDEF (UIMM)…

Notre travail rapporte, mais pas à nous. Les bénéfices sont là, la productivité de notre travail est une des meilleures du monde, mais nous - les travailleurs - nous nous appauvrissons de jour en jour. Il est temps de redresser la tête et de s'unir pour s'opposer à cette situation.
La version maquettée du texte "Qui sont les véritables privilégiés ?"
est téléchargeable ici  (format pdf - 1 page - 95 ko).

MANIFESTATION NATIONALE
CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE

TOUTES ET TOUS CONTRE LE CHÔMAGE ET TOUTES LES FORMES DE PRECARITE !
MANIFESTONS EN MASSE POUR LA JUSTICE SOCIALE
SAMEDI 8 DECEMBRE 2007 à 14H, PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ! *

Des départs en bus sont organisés du Nord et du Pas-de-Calais. Pour réserver votre place, téléphonez au 03.21.29.69.59 (pour le Pas-de-Calais) et au 03.20.38.08.83 (pour le Nord).

En ce qui concerne le Pas-de-Calais, rendez-vous à 9h à la mairie de Loos-en-Gohelle, à 9h30 à la mairie de Liévin (avenue Lamendin) ou à 10h à la gare d'Arras. Pour le Nord, le départ se fera à 9h30 devant la mairie de Lille (porte de Paris).

Chti Guevara (syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois)

sep-bethunois@cnt-f.org



PAUVRETES - PRECARITES - INEGALITES  =  STOP !

Nous avons tous le droit à un emploi choisi, à un revenu décent et à l'accès à une vrai formation tout au long de notre vie . Les demandeurs d'emploi sont d'abord des privés d'emploi. Ils n'ont pas choisi d'être licenciés.

- Plus de 60 % des demandeurs d'emploi ne sont plus indemnisés.
- Le peu d'indemnisation conduit les chômeurs vers les minimas-sociaux et une vie de galère.
- Les jeunes de moins de 25 ans n'ont toujours aucun revenu.
- L'absence d'indemnisation des stagiaires est un travail masqué !
- Le chômage développe la précarité et favorise la dégradation des conditions de travail et des rémunérations pour l'ensemble des salariés.
- La difficulté de vivre dignement est de plus en plus grande ; à cela s'ajoutent des conditions de logement et d'accès aux soins inaccessibles.

CETTE SITUATION EST ALARMANTE... ET POURTANT !

- Les contrôles, la culpabilisation des chômeurs (fraudeurs, fainéants), les sanctions et les radiations sont le lot journalier des privés d'emploi !
- La protection des plus faibles sera encore plus grande avec la fusion ANPE/ASSEDIC et avec le placement des demandeurs d'emploi par des organismes privés.
- Démantèlement des services publics, démantèlement du code du travail, remise en cause du CDI, allongement de la période d'essai, facilité de licenciement, installation de la précarité pour tous les salariés, la protection sociale instaurée en 1945 est dépecée.
- A cela s'ajoute une sécurité sociale qui devient l'insécurité pour les malades et le retrait de la solidarité sur laquelle elle était fondée ("Payer selon ses moyens. Se soigner selon ses besoins").
- Exonérations massives de cotisations sociales patronales (+ de 20 milliards d'euro) censées produire de l'emploi mais sans contrôles ni évaluation et sans obligation de résultat.
- Entreprises dédouanées de leur responsabilité sociale (générant pourtant la précarité dans le travail).
- Dépénalisation du droit des affaires (soit, impunité des patrons "voyous" de leurs pratiques).
- Projet de suppression de l'Allocation Equivalent Retraite à compter du premier janvier 2008.

TOUTES CES PRATIQUES SONT INACCEPTABLES ET CONTRAIRES AUX DROITS HUMAINS !

* A l'appel de mouvements de lutte contre le chômage et la précarité (AC!, APEIS, CGT Chômeurs, MNCP) et avec le soutien
- d'associations (AC le feu, APNEE/ActuChômage, ATMF, ATTAC, CDSL, CNDF, Convergence de défense des services publics, Coordination des sans papiers 93, DAL, Droits devant !, ENU, Euromarches, Fondation Copernic, CIP-IDF, LDH, Marches européennes, No Vox, Stop précarité),
- de syndicats (CNT, Union syndicale Solidaires, SNU-TEFI-FSU)
- et de partis (Alternatifs, Alternative libertaire, CUAL, JCR, LCR, LO, Les Verts, PCF).


NON A LA CASSE DU CODE DU TRAVAIL !

La ré-écriture du code du travail à laquelle on assiste actuellement dans le plus grand silence est, dans le privé, l'un des pendants de la remise en cause du statut de la fonction publique (beaucoup plus médiatisée car, dans ce secteur, les syndicats gardent une petite capacité à mobiliser, ce qui oblige l'Etat à sortir l'artillerie lourde du matraquage médiatique afin de les isoler et de les affaiblir).
Dans le privé, la stratégie est bien entendu inverse. Les syndicats étant faibles et très divisés selon les secteurs économiques et les salariés étant "illettrés" en matière de connaissance de leurs droits les plus élémentaires, l'Etat avance masqué et il est d'une discrétion inouïe, se contentant des quelques grosses ficelles habituelles pour faire passer d'énormes couleuvres.

La ré-écriture actuelle du code du travail a peu de chance de sortir du sérail de l'inspection du travail qui n'est concernée qu'au second chef (bien moins concernée en tout cas que le salarié lambda du privé) et qui, comme toute corporation, est très repliée sur elle-même. Peu de chance également de sortir des salons feutrés des hautes instances des "grandes" centrales syndicales qui ont, depuis longtemps, fait le choix de s'émouvoir par des communiqués de presse symboliques et confidentiels plutôt que de faire oeuvre d'instruction et d'éducation des salariés. Il n'y a donc rien à attendre d'elles.

Il y a cohérence à mettre cette recodification en corrélation avec la volonté d'enrôler les fonctionnaires de l'inspection du travail dans la chasse à l'étranger. Cohérence également avec la fermeture de 63 prud'hommes sur 271 et avec la transmission aux tribunaux pénaux (qui sont, si on sort de la langue de bois, littéralement à la botte du gouvernement et du patronat) de certains types d'affaire du droit du travail (pendant que d'autres échappent à toute possibilité de poursuite).

Très concrètement, imaginez que votre employeur décide de ne pas vous payer le salaire du mois. Imaginez qu'il préfère un salarié tout frais sorti de l'ANPE et motivé pour retrouver du boulot, plutôt que de recourir à vos services (parfaitement échangeables sur le marché du travail, mais qui ont le démérite de ne pas être subventionnables par l'Etat). Traditionnellement, le salarié allait demander des infos à l'inspection du travail qui passait un coup de fil, faisait un petit courrier... Puis, le salarié saisissait les prud'hommes....

Demain, si vous avez la chance d'être syndiqué (comme 8% des salariés du privé), de travailler dans une grosse boite ou de travailler dans une ville qui a un prud'homme, vous arriverez à récupérer votre dû.

Par contre, si vous travaillez dans une PME, n'êtes pas syndiqué (comme plus de 95% des salariés des PME), habitez un bled pommé, êtes ignorant de vos droits et résigné à tout, vous n'aurez plus qu'à espérer n'être pas dans la catégorie des travailleurs étrangers démunis de titre de séjour et expulsables. Dans tous les cas, vous partagerez leur sort d'esclave. Votre employeur, lui, percevra : 1°) la plus value habituelle que vous aurez payée en tant que consommateur, 2°) le salaire que vous auriez du toucher mais que vous vous êtes fait siffler à la fin du mois de travail, 3°) les subventions pour l'emploi aidé de votre remplaçant. Pour vous : la facture... avec les remerciements du patron !

Franchement, il n'y a ici aucune exagération. La politique menée depuis cinq ans avec Chirac est, comme on peut s'y attendre, accentuée par son héritier. Elle conduit inexorablement à multiplier les marchands d'esclaves quelle que soit la couleur de peau de ceux-ci (surtout dans les petites entreprises qui, pour résister à la concurrence des gros, seront tentées d'en profiter). Elle conduit à organiser l'impunité de leurs abus. Le reste n'est qu'une question de loterie : bons secteurs économiques / secteurs économiques en mauvaise passe, employeurs philantropes (ou du moins légalistes) / employeurs je-m'en-foutistes (ou sans scrupules), etc.

Un militant du syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59),
contrôleur du travail à l'inspection du travail de Lille.

Lille, le 1er décembre 2007.

Pour en savoir plus, lire l'étude réalisée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, en cliquant ici (format pdf - 45 pages - 439 ko).

Note bene :
Le 19 décembre 2007, le parlement a adopté le projet de loi de refonte du code du travail entériné en deuxième lecture par le Sénat. Le texte autorise donc maintenant la ratification d'une ordonnance qui prévoit la ré-écriture du code.


SNCF :
APPEL A LA GREVE RECONDUCTIOBLE
DES CHEMINOTS CNT (novembre 2007)

Il était temps ! Enfin un mouvement de grève reconductible et unitaire à la SNCF, à la hauteur des attaques que nous subissons depuis des années.

L’avertissement du 18 octobre dernier qui, rappelons le, a montré un taux de grévistes historique (près de 80%) ne pouvait pas suffire sur une base de 24 heures. Les fédérations de cheminots « les plus représentatives » ont été poussées dans les Assemblées Générales par leurs bases pour poursuivre le mouvement du 18 octobre. Mais certains appareils syndicaux avaient donnés des directives bien précises : 24 heures et pas plus ! Grâce aux nombreuses AG qui ont reconduit la grève du 18 octobre, les négociateurs habituels ont été contraints et forcés d’appeler à une grève reconductible.

Les régimes spéciaux dont font partis notamment les régimes de retraite de la SNCF, RATP, EDF-GDF, sont les derniers vestiges en matière de retraite par répartition, avancée sociale importante, créée en 1944 par le Conseil National de la Résistance (CNR). Le CNR instaurait alors un programme définissant la durée de cotisation concernant les retraites des salariés : 37, 5 annuités pour tous.

Il n’y a pas si longtemps, en 1993, le gouvernement Balladur décidait d’amener le privé à 40 ans de cotisation. Ce fut un recul social sans précédent. En 2003, le gouvernement Fillon (avec la collaboration tacite et intéressée des principales confédérations syndicales), enfonçait le clou : 40 ans pour le public.

Maintenant c’est au tour d’une partie des régimes spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF... mais pas tous : militaires, parlementaires en sont évidemment exclus. Ne les laissons pas faire, nous sommes parmi les derniers à cotiser 37, 5 ans. Après nous, les cheminots, ce sera 41 ans en 2008, 42 ans en 2012 ? Et 45 ans c’est pour quand ? Les salariés ont tous à y perdre, unissons nos luttes : public, privé, précaires, même combat !

RETOUR AUX 37,5 ANS POUR TOUS !

C’est largement possible dans un pays aussi riche que la France. Rappel : 15 milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux patrons à comparer aux 5 milliards d’euros par an que le retour aux 37,5 annuités pour tous coûterait.

Cheminots et autres travailleurs des régimes spéciaux : ouvrons la voie !

Les luttes du passé (comme décembre 95) ont montré qu’autour d’une lutte d’une catégorie de travailleurs peut se cimenter une révolte beaucoup plus puissante. N’ayons pas peur de ces illusionnistes du gouvernement , ils ne sont que des croquemitaines. Si un mouvement social comme celui de décembre 95 se cristallise, on verra bien si tous ces pontes feront encore les malins à grands renforts d’intox médiatique. N’oublions pas que si nous décidions de bloquer l’économie du pays, Etat, patrons, puissants de tous poils viendront nous manger dans la main. Preuve s’il en était, qu’ils ont besoin de nous mais nous n’avons pas besoin d’eux.

Nous travaillons et ils en profitent ! Changeons de société : que ceux qui travaillent soient ceux qui décident ! A gouvernement de combat, syndicat de combat !

ENGAGEONS LE COMBAT DES LE 13 NOVEMBRE 20 HEURES

La période est d’autant plus propice que la colère gronde dans d’autres secteurs. Nous pouvons faire plier ce gouvernement réactionnaire car contrairement à ce qu’on veut nous faire croire nous ne sommes pas seuls.

Le ras-le-bol explose dans de nombreux secteurs :

* Les étudiants font face à une loi scélérate qui veut faire entrer le capitalisme à l’université. Le mécanisme est simple : passer d’un financement 100% public des universités à un financement 50% public - 50% privé et ainsi faire financer la moitié du budget des facs par les entreprises du secteur. Conséquences : augmentation phénoménale des frais d’inscription (+200% ?) choix et financement des filières les plus intéressantes pour les entreprises, mise au placards des filières non exploitables compétition entre les universités : les filières comme histoire, philosophie... seront malclassées donc auront encore moins de moyens. Si nous les laissons faire les études ne permettront plus aux jeunes de s’émanciper, d’avoir une pensée autonome. A quand une licence COCA-COLA, un master ALSTHOM, une thèse VEOLIA ?

* EDF-GDF , La RATP sont aussi visés par leur « réforme » des régimes spéciaux de retraite.

* Les magistrats et les avocats qui s’opposent à la « réforme » de la carte judiciaire prévoyant la fermeture de 20% des tribunaux, laissant présager une justice encore plus expéditive.

La lutte des classes ?!
Ils voudraient nous faire croire à coup de renfort « médiagogique », qu’elle n’existe plus, que c’est un avatar du passé, une bêtise de l’histoire. La lutte des classes existe encore, mais elle est inversée actuellement. Ceux qui n’ont que leur travail pour vivre subissent la loi des dominants : patronat, gouvernement, financiers, Etat... Et nous continuerons à subir leurs lois si nous ne prenons pas conscience que la vraie force des travailleurs c’est leur résistance face à leurs exploiteurs. Ils avancent seulement parce qu’on recule et c’est bien cela la lutte des classes. Nous n’aurons que ce que nous saurons prendre !


LA CNT KESAKO ?
La CNT est une confédération syndicale fondée en 1946. Elle s’organise sur la base de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe. Elle tire sa force de l’action directe, c’est-à-dire de l’action collective des personnes en lutte (grève, blocage, boycott, occupation, manif’, etc.). La CNT, c’est l’effort militant à la place de la bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place du corporatisme, c’est un syndicalisme libre de toute interférence politicienne. Pour la CNT, ce qui est fondamental, c’est que les gens décident pour eux même. Dans la section, dans le syndicat, c’est l’assemblée générale qui décide de tout : pas de mot d’ordre parachuté, pas de « ligne à suivre », pas de hiérarchie.... La CNT c’est également un PROJET DE SOCIETE porteur d’un autre futur : justice sociale, égalité économique et politique, autogestion et collectivisation des moyens de production, abolition de l’Etat et des classes sociales.... Bref, un futur fait de paix, de pain et de solidarité !!!


Coordination nationale des cheminots CNT
c/o CNT Moselle
MDE
île du Saulcy
57000 Metz


Pour télécharger la version maquettée de cet appel (format pdf - 2 pages - 210 ko), cliquer ici .
 


RESTAURATION :
MARRE D'ETRE EXPLOITES !
 
Comme dans de nombreux secteurs, les travailleur-euses de la restauration ne sont pas épargné-es par les conditions de travail pénibles, humiliantes et dégradantes imposées par les patrons.

Nous vous proposons de survoler la carte des atteintes aux droits des salarié-es.

En guise de hors d’oeuvre : dans de nombreux restaurants, les employé-es (serveur-euses, plongeur-euses, personnels de cuisine) travaillent six jours sur sept avec uniquement un jour de repos hebdomadaire et des horaires répartis sur toute une journée, cela ne laissant aucune place à une vie personnelle et sociale.

En plat principal : le harcèlement moral et la pression exercés par les « chefs » occupent une place de choix dans le domaine de la restauration. A l’aide de caméras et de tout un attirail d’instruments de contrôle, la surveillance permanente et incessante des salarié-es s’apparente à une forme d’internement. Dans ce cadre carcéral, les employé-es sont rabaissé-es. Les ordres contradictoires et les tâches impossibles à réaliser alimentent leur quotidien. Servir et encaisser toujours plus, toujours plus vite.

En dessert, il est fréquent que les restaurateurs sous-payent leurs employé-es. La rémunération d’un-e salarié-e reste bloquée au niveau du SMIC pendant toute sa vie active alors que les patrons se gavent de profits grâce aux efforts des employé-es.

Et ne parlons pas du temps de l’habillage souvent non compté dans le temps de travail et de la question de l’hygiène…

Avant de passer à table, la CNT vous invite à aiguiser les couteaux pour partager de façon égalitaire le gâteau des bénéfices et à lever notre verre en exigeant :
- une réelle réduction du temps de travail avec au minimum deux jours de repos hebdomadaires,
- une embauche en CDI de tous les salariés précaires (CDD, stagiaires…),
- un salaire minimum de 1 500 euros net pour 35 heures par semaine, avec 2 jours de repos consécutifs,
- le respect et la dignité de chacun des salarié-es (l’abus de pouvoir est dangereux pour la santé).

CNT - STIS 59 (Syndicat des Travailleurs de l'Industrie et des Services)
1 rue Broca - 59000 Lille - Courriel : ul-lille@cnt-fr.org

Pour télécharger la version maquettée de ce tract
,
cliquer ici (format pdf - 1 page - 247 ko).

L’EXTREME-DROITE
DE DIEU REMET LE COUVERT !

Samedi 17 novembre 2007, l’association « SOS TOUT PETITS » entend nous refaire le coup du rosaire public à proximité du planning familial dans un seul but : Remettre en cause le droit à l’avortement ! Sous un semblant de respectabilité familiale « bon enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les « perversions sexuelles » (Ils considèrent les homosexuelLEs comme « des malades » qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la morale publique.

SOS tout-petit : une longue histoire de harcèlement des femmes et de violence !

L’association SOS Tout-Petits, présidée par le sinistre Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils « déstérilisent » tout le matériel à usage abortif et s’enchaînent aux tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines ! Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !

Le droit à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile

Par delà les actions violentes de ces groupes d’extrême droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse...).

Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :

• Une meilleure information sur la contraception et la sexualité 

• Un accès réel et égal au droit à l’avortement et au choix des méthodes d’IVG 

• La défense d’un système de santé égalitaire

Ne laissons pas le terrain à ces fanatiques intégristes, réactionnaires et montrons leur notre attachement au droit des femmes à disposer librement de leur corps.

Rassemblement samedi 17 novembre à 14h devant le Planning familial de Lille, 16 avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille.



APPEL A LA CONVERGENCE
DES LUTTES

Appel de la commission "interlutte" de l'AG de la fac de Lille 3

AUX SECTEURS EN LUTTE DE LA SANTE, DE L’EDUCATION, DE LA JUSTICE, DE LA CULTURE, DES TRANSPORTS, DE L’ENERGIE, LES CHOMEURS, PRECAIRES, SANS-PAPIERS ET AUTRES "SANS"

Au-delà de leur lutte pour l’abrogation de la loi dite Libertés et Responsabilités des Universités (LRU), les étudiantEs de Lille3 voudraient attirer l’attention sur un élargissement des revendications, sur une mise en commun des efforts de lutte, car ils et elles estiment que l’ennemi à combattre est le même pour les différentes catégories socio-professionnelles visées par ce tract. Cet ennemi en question n’est pas une personne ou l’Etat en particulier, ni même tout à fait ce gouvernement dans sa spécificité, mais plutôt la dynamique libérale qu’il incarne et qui vise à réduire chaque jour davantage les prérogatives de l’Etat et ses responsabilités dans la gestion des financements publics. L’assemblée générale de Lille3 en lutte :

- a perçu dans son analyse que dans leurs luttes respectives les différents secteurs en lutte reprochent à notre gouvernement ainsi qu’au précédent de s’engager dans une privatisation successive et inquiétante des éléments vitaux de notre société : éducation, santé, culture, justice, transports, énergies…

- appelle donc à la mobilisation des autres secteurs en lutte pour dénoncer le désengagement de l’Etat et la déconstruction des services publics.

- souhaite que la loi dite LRU soit mise en relation avec un certain nombre d’autres lois votées par ce gouvernement et son prédécesseur, afin de mettre un doigt sur ce qui constitue une privatisation systématique des prérogatives d’Etat dans une optique de rentabilité.

- s’interroge sur les motivations de notre gouvernement et sur sa tendance à vouloir copier des modèles économiques qui ne sont pas gage de succès mais tendent au contraire à augmenter les inégalités sociales.

- par le biais de sa commission interlutte mandatée pour entrer en contact avec l’ensemble des autres secteurs en lutte, demande à ce que les AG en lutte, collectifs, organisations, associations et personnes se sentant concernés par la convergence des luttes participent à :

L'ASSEMBLEE GENERALE INTERPROFESSIONNELLE
du jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment M1)
afin notamment d’établir un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions unitaires...



Compte-rendu de la commission "interlutte" de Lille 3
(réunion du samedi 10 novembre 2007)


Ordre du jour :
1) Rôle des référents.
2) Bilan du travail des groupes de l’interlutte Lille3.
3) Réalisation et transformation des tracts d’appel.

I. ROLE DES REFERENTS

- Instauration d’un binome de référents en la personne de Greg (06 79 94 43 43) et Cédric (06 08 18 06 20), qui seront chargés de réunir aussi bien les bilans de travail des différents groupes de travail, les centraliser et en faire la communication avec l’AG. Ils sont tous deux détenteurs d’un cahier de contacts. L’instauration d’un second référent permet d’avoir toujours un référent disponible en l’absence de l’autre.
- Les référents seront chargés de se renseigner régulièrement sur le travail effectués par les différents groupes de travail. Si besoin, utiliser la ligne téléphonique disponible au local de Sud de Lille3.
- Etablissement d’un cahier avec le Compte-Rendu des réunions, contenant un tableau des différents groupes de travail avec le contact de leur référent et le rôle qu’ils jouent.
- Nécessité de créer deux référents pour chaque site mobilisé, à condition qu’une commission interlutte soit formée au niveau de Lille 1 : le mandat adopté par l’AG de Lille 3 pour la commission interlutte de Lille3 doit être adopté par l’AG de Lille1 pour la commission interlutte de Lille 1.

>> Question : Faut-il créer une Commission Interlutte unique commune aux différents sites universitaires mobilisés ?

II. GROUPES DE TRAVAIL

Inventaire des différents groupes de travail à incorporer au tableau du cahier des CR :

- Groupe de travail sur les LYCEES : la référente est HOURIA (06 98 16 29 06 ; couldyou aMn hotmail.fr). Diffusion de tracts à la sortie des lycées et contact avec les éventuels représentants lycéens. Réalisation du tract à diffuser.

- Groupe de travail sur les FACS : le référent est JOHN ( 06 18 89 95 70 ; caprifolio aMn gmail.com). Infos sur la mobilisation au niveau national et affichage de l’évolution pour chaque site mobilisé. Etablissement de contacts avec les autres universités au niveau national.

- Groupe de travail sur les QUARTIERS : la référente est AMANDINE (06 26 66 02 85 ; amanvick aMn hotmail.fr). Comme elle a des gros horaires de travail, voir aussi JO (06 17 46 61 11 ; jozouk59 aMn hotmail.com) ou ADRIEN (contact à ajouter). Lien avec le quartier Pont-de-Bois, rapprochement des étudiants et des populations de quartiers. Organisation d’un repas sur la passerelle de la fac, d’un tournois de foot sur le forum, concert, pièce de théâtre, slams, rap, cours de hip-hop, le MERCREDI 21 novembre. Diffusion de tracts concernant l’événement.

- Groupe de travail sur les autres SECTEURS EN LUTTE :

- Sans-papiers : la référente est DJAHIDA (06 12 69 40 00 ; pansy_gilraen aMn yahoo.fr).

- RESF

- Syndicats

- Cheminots

- Groupe de travail INTERPRO : le référent est YANN (06 66 07 70 65 ; yann.leroy aMn nordnet.fr). Organisation de l’AG Interpro du 15 novembre à 18h en Amphi Archimède, bâtiment M1 de Lille1. Contact avec tous les autres secteurs en lutte. Réalisation Tract d’appel à l’AG du 15.

III. REDACTION DES TRACTS D’APPEL

- Tract à l’attention des Lycéens.
- Tract d’appel à l’AG interpro du jeudi 15 novembre à partir de 18h (cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment M1), AG organisée afin d’établir notamment un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions unitaires...


MOBILISATION DANS LE PUBLIC,
SECTEUR PAR SECTEUR
(du 18 oct. au 20 nov. 2007)

En ce qui concerne la CNT, la fédération des travailleurs de l'éducation (CNT-FTE) a d'ores et déjà publié un communiqué appelant à faire grève le 20 novembre 2007 et à débattre en assemblée générale de la reconduction du mouvement les jours suivants (cf. ci-dessus).


Fonction publique

Sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC), réunies en intersyndicale le 22 octobre, ont décidé d’appeler à la grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les « salaires, l’emploi et le service public » . « L’heure est venue d’une riposte d’envergure pour obtenir satisfaction », soulignent les syndicats. La CFE-CGC, qui ne participait pas à la réunion des autres syndicats, a jugé qu’il était « trop tôt » pour un mouvement de grève.


Éducation nationale

Cinq fédérations de l’éducation (FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, UNSA éducation), réunies le 23 octobre, ont décidé d’appeler à la grève le 20 novembre. Elles « dénoncent une politique gouvernementale qui va à l’encontre de la réussite de tous les jeunes. Avec 11 200 suppressions de postes à la rentrée 2008, s’ajoutant aux milliers de suppressions de ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une nouvelle étape est franchie dans la dégradation du service public d’éducation ». Cet appel intervient au lendemain de l’appel lancé par sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et CFTC) pour une journée de grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les salaires, l’emploi et le service public.


SNCF
Le 22 octobre, les syndicats de la SNCF ont convenu d’attendre le 31 octobre pour décider d’une nouvelle grève à la mi-novembre, grève éventuellement reconductible, selon les réponses du gouvernement. Ils demandent à celui-ci d’organiser, à l’issue des rencontres bilatérales prévues cette semaine, une « table ronde nationale sur les régimes spéciaux avec le gouvernement et l’ensemble des syndicats de cheminots ». Dans un courrier qu’elles vont adresser au ministre du Travail, Xavier Bertrand, les fédérations syndicales annoncent qu’elles ne se rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction de la SNCF « tant que les principes généraux de la réforme n’auront pas changé ».Le secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le Reste, évoque dans Le Parisien (23-10-07), la possibilité de convergences entre une éventuelle grève des cheminots à la mi-novembre et le mouvement des fonctionnaires prévu le 20 novembre. Plusieurs syndicats de fonctionnaires ont toutefois prévenu qu’ils refuseraient toute fusion avec le mouvement des cheminots, Éric Fritsch (CFDT) soulignant qu’il ne voulait pas « mélanger les genres » et Élisabeth David (Unsa) insistant pour une journée de grève « spécifique à la Fonction publique ». Et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT, a prévenu : « S’il y a un mélange des mouvements entre les régimes spéciaux, les fonctionnaires et je ne sais qui encore, on se réserve le droit de se retirer ».

RATP

Six syndicats de la RATP sur huit (CGT, CFDT, SUD, FO, Indépendants et CFTC) ont annoncé qu’ils décideraient le 31 octobre, comme les cheminots, s’ils appellent « à la mi-novembre » à un « mouvement plus long » que celui du 18 octobre, en fonction des réponses du gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Ils ont redit qu’ils refusaient de participer à toute négociation d’entreprise dans l’attente d’une prise en compte du résultat de la mobilisation du 18 octobre. L’UNSA, qui a quitté la réunion peu avant la fin, a fait savoir qu’elle réservait sa réponse jusqu’au 25 octobre, dans l’attente de sa rencontre avec le ministère. Ce syndicat était le seul, le matin du 23 octobre, à avoir maintenu son appel à la grève reconductible depuis le 18 octobre. Des représentants d’autres syndicats ont estimé son « positionnement ambigu », espérant que l’UNSA ne « négocie pas en coulisses des avantages catégoriels ».

Industries électriques et gazières
Cinq fédérations des industries électriques et gazières (CGT, CFDT, FO, CFE-CGC et CFTC) décideront le 31 octobre si elles appellent ou non à la grève « après les vacances de la Toussaint » contre la réforme des régimes spéciaux. FO a évoqué des actions déterminées et fortes avec coupures et baisses de charge, ajoutant qu’elle proposerait une action reconductible. Le mouvement dans l’énergie n’est « pas forcément lié à la mobilisation des syndicats RATP et SNCF », a souligné la CFDT, mais « on n’est pas contre » une convergence.



UN TOIT, C'EST UN DROIT !

Extrait de l'appel à la manifestation du 27 novembre 2007 à l'initiative des APU de Lille et à laquelle a participé l'union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise :

En matière de logement, comme pour de nombreux autres droits fondamentaux, nous devons faire face à une politique de plus en plus dure. 

C'est ainsi que Mr Canépa, préfet du Nord Pas-de-Calais, a clairement décidé de déclarer la guerre aux pauvres. Fin juin 2007, le nombre de recours à la "force publique" accordés par la Préfecture avait déjà augmenté de près de 300 % par rapport à l'ensemble de l'année dernière. En 2006 : 44. Fin juin : 128 ! 

De plus, les délais extrêmement rapides d'accord du préfet en la matière et les consignes passées aux services de l'Etat de ne plus travailler avec les associations militantes ne permet plus d'agir pour travailler durablement au maintien dans le logement ou trouver un relogement et éviter ainsi la violence de l'expulsion.

Non aux expulsions de locataires sans relogement !


APPEL DU RESEAU
"INTER-LUTTES" DE LILLE


Déclaration du réseau Inter-Luttes (*) réuni à la Bourse du Travail le 18 octobre 2007 à l’issue de la manifestation à Lille :

La mobilisation du 18 octobre a démontré une large capacité du monde du travail et de la jeunesse de s’opposer à la volonté du MEDEF et du Pouvoir de s’attaquer aux acquis solidaires en matière de retraite, de santé et de sécurité sociale, de service public et de droit du travail (contrat de travail, protection des salariés …).

Cette mobilisation se prolonge aujourd’hui autour de la reconduction partielle de la grève chez les cheminots mais aussi d’une multitude d’initiatives comme :

· La manifestation du vendredi du 19 octobre des retraités et pensionnés,

· La mobilisation des samedi 20 et lundi 22 octobre en faveur de Florimond GUIMART, militant du réseau éducation sans frontière - RESF - qui passe en procès à Marseille,

· La journée nationale de grève et de manifestations des étudiants et des enseignants des universités le mardi 23 octobre contre la loi dite LRU,

· La mobilisation des mardi 23 et mercredi 24 octobre contre les franchises médicales et l’accès aux soins pour tous,

· La manifestation du mercredi 24 octobre des sans papier.

Pour construire et élargir la mobilisation, le réseau Inter-Luttes de Lille appelle :

· A renforcer dans chacun des secteurs professionnels du privé et du public une bataille pour faire aboutir les revendications spécifiques au-delà des revendications communes à tous les salariés,

· A élargir et participer aux actions d’ores et déjà décidées ou qui seront programmées dans les prochains jours,

· A organiser un front de résistance et de solidarité autour des cheminots en grève reconductible.

· A œuvrer au rassemblement maximum des organisations syndicales et de tout le mouvement populaire pour permettre la construction d’un "Tous Ensemble" à même de faire céder le Pouvoir et le MEDEF.

Le réseau Inter-Luttes de Lille appelle déjà à une nouvelle réunion le 23 octobre à 17h30 à l’issue de la manifestation des universités.

(*) Le réseau Inter-Luttes est un réseau souple et ouvert de militants de toute origine syndicale du monde du travail et de la jeunesse étudiante et lycéenne. Il a pour objet de mettre en commun les expériences et les luttes menées dans le secteur public, le secteur privé et le monde étudiant. Rejoignez-le !

L'appel maquetté est disponible ici en téléchargement (format pdf - 1 page - 93 ko).


PUBLIC - PRIVE :
37,5 ANNUITES... C'EST CA L'EGALITE !
(18 octobre 2007)

Retraites, services publics...
ils veulent tout casser : résistance !

Depuis 2 mois, les coups pleuvent sur les travailleurs du public et du privé :

- « service public 2012 » c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000 suppressions par an dès 2009 ! C’est le recrutement par CDI (droit privé) au lieu du statut de fonctionnaire.

-  passage « non négociable » aux 41 ans de cotisation pour tous dès 2009 : il est déjà prévu de passer à 42 ans en 2013 ! Après la volonté de casser les régimes spéciaux de retraites, où s’arrêteront-ils ?

-  instauration des franchises médicales pour tous. Mais les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs cotisations sociales ! Ils veulent nous faire payer 2 fois !

Retraites, franchises médicales... c’est notre salaire qu’ils attaquent !

Les attaques du gouvernement sont très cohérentes. C’est le programme du MEDEF !

La protection sociale

La Sécu est financée par les cotisations des salariés et des patrons. Elle verse directement des prestations aux travailleurs retraités (les Pensions), aux travailleurs malades (remboursement des soins et des médicaments), aux travailleurs au chômage (allocation). Les cotisations font partie de notre salaire : c’est le salaire socialisé. Cet argent échappe aux capitalistes qui ne rêvent que d’une chose : mettre la main dessus pour le placer en bourse et faire encore plus de profits.

Le nombre d’annuités pour la retraite augmentent mais Fillon sait bien que les salariés ne pourront pas travailler 41, 42 ans et +. Ils n’auront donc pas leur retraite à taux plein et vont être encouragés à souscrire à des fonds de pension (retraites) et à des assurances privées (maladie), avec le coût et le risque que l’on sait (ENRON aux Etats-Unis). En même temps, les patrons sont exonérés de cotisations sociales (+ de 200 milliards d’euros depuis 1991) ! Eux payent moins, nous, nous payons plus ! Ainsi, les travailleurs vont travailler plus pour que les patrons gagnent plus !

Postes supprimés, services publics privatisés... ça ne peut plus durer !

Les services publics 

Devant assurer un service égalitaire et gratuit pour tous, les services publics ne « rapportent » rien. Donc d’abord, le gouvernement fait des « économies » en supprimant massivement des postes au mépris des usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.). Pour pouvoir licencier plus facilement, il ouvre le recrutement en CDI. On sait ce que ça a signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit aussi d’introduire la culture du résultat et la promotion au mérite. En fait, on prépare clairement la privatisation !

De l’argent pour la Sécu, il y en a ! Dans les poches du patronat !

D’autres solutions existent :
arrêter d’exonérer les employeurs de cotisations et augmenter les cotisations sociales patronales en fonction des besoins de la Sécu. Le seul remboursement des exonérations patronales depuis 1991 (plus de 200 milliard d’euros) ne comblerait-il pas le « trou de la Sécu » ? Mais le gouvernement des plus riches ne va pas s’attaquer aux profits des patrons ! C'est à nous de re-gagner ce que nous avons perdu !

 En 1995, les cheminots, les postiers, les enseignants et les salariés du privé ont bloqué par une grève massive la casse de la Sécu, prévue par le plan Juppé. En 2006, les étudiants, les lycéens et les salariés ont imposé par l’occupation et par la grève l’abandon du Contrat Première Embauche.

La force des travailleurs, c’est la grève !

Ils attaquent sur tous les fronts, répondons-leur TOUS ENSEMBLE ! Faisons du 18 octobre la première étape d’une mobilisation générale contre le gouvernement des patrons !

Dans l'immédiat, nous nous battons pour :

* le retour aux 37,5 annuités pour tous (public-privé) ;

* l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et le remboursement des sommes exonérées depuis 1991 ;

* la création de postes à la hauteur des demandes exprimées par les établissements ;

* l’arrêt du recours à l’emploi précaire et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires ;

* l’abandon des franchises médicales.

Tous et toutes en grève jeudi 18 octobre ! 
Manifestation à Lille : 14h - porte de Paris
Tract de l'union régionale interpro de la CNT
(format pdf - 2 pages - 86 ko) : cliquer ici.

Tract de la fédération CNT éducation 
(fichier pdf - 1 page - 167 ko) : cliquer
ici.

Affiche (format pdf - 1 page - 195 ko) : cliquer ici.


LA LOI HORTEFEUX :
UN DENI DU DROIT D'EXISTER !
Les capitalistes n'ont pas de frontières... Nous non plus !

Tous les six mois, les gouvernements nous sortent leur nouveau projet de loi visant à enfermer, traquer, priver de tous les droits les travailleurs étrangers qui sont pourtant les plus exploités, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français /étrangers, avec/sans papiers, toujours au profit du patronat, et exploiter au maximum les travailleurs migrants, fragilisés par les difficultés d’obtenir une carte de séjour, sous des formes qui finissent toujours par être étendus au reste de la population. [...]
Ttract de la commission "Travailleurs migrants" de la CNT avec les coordonnées de l'UR-CNT 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/loiHortefeuxOCT07.pdf (format pdf - 1 page - 1,1 Mo).



Sécu :
comment est-ce qu'on fabrique
un "déficit" ?

La Sécu est financée essentiellement par les cotisations sociales et c'est normal qu'elle le soit (à propos de l’évolution de ce financement, voir la note ci-dessous *). Mais elle souffre, dit-on, d'un "déficit chronique". D'où vient ce "déficit" ? Comment est-il organisé ? Plusieurs origines sont en cause.

1- D'abord d'un gel des cotisations patronales.
En 20 ans, la cotisation "assurance-maladie" des employeurs est passée de 12,8 % à 13,1% (voir fiches de paie). Or, en bloquant les cotisations qui financent la Sécu, gouvernements et  patronat ont délibérément fabriqué le "déficit" de la Sécu.

2- Des exonérations massives de cotisations  sur les bas salaires.
Depuis 20 ans, chaque année, le gouvernement organise une évasion légale de cotisations. Les exonérations sont passées de 3 milliards en 1993 à 22 milliards en 2005, 23 milliards en 2006, combien en 2007, 2008 ?? Sur l'ensemble des ces exonérations, 2 à 3  milliards ne parviennent plus aux caisses d'assurance  maladie. Coût prévisionnel de l'exonération totale de cotisations sociales sur les heures supplémentaires (programme de Sarkozy) : 5 milliards d'euros.

3- Des stock-options totalement exonérées de cotisations sociales.
Dans le dernier rapport de la Cour des comptes publié le 12 septembre 2007, son président Philippe Séguin a donné l'exemple de l'exonération de la  plus-value d'acquisition des stock-options : "Les exonérations de cotisations sociales des stock-options ont fait perdre 3 milliards d'euros de recettes à la Sécurité sociale".

4- Des mécanismes d'intéressement (stock-options, épargne salariale, actionnariat d'entreprise, primes diverses...) tous exonérés de cotisations.
Le dernier rapport de la Cour des comptes précise, par exemple, que les indemnités de départ à la retraite ou de licenciement, les chèques-vacances, les indemnités de transport, etc... tous "ces  dispositifs, souvent exonérés de cotisations sociales, ont représenté une perte de recettes pour le régime général de la Sécu (salariés) comprise  entre 6 et 8,3 milliards d'euros en 2005, pour un déficit qui s'élevait cette année-là à 11,6 milliards d'euros".

5- Les dettes de l'Etat.
Les 23 milliards d'exonérations de cotisations sur les bas salaires ne sont pas totalement compensées par les dotations budgétaires. Là aussi, dans le  dernier rapport de la Cour des comptes, l'Etat est mis à l'index "pour les dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a cumulées à l'égard de la Sécu en ne compensant pas systématiquement les exonérations de charges" dixit Ph. Seguin.

6- Une politique de bas salaires.
3 400 000 travailleurs pauvres (temps partiel imposé, contrats précaires...) gagnent moins que le SMIC. Qui dit bas salaires, dit faibles cotisations et donc médiocres contributions au financement des régimes sociaux. Ex : 1% de masse salariale en moins représente 1,1 milliard d'euros de perte pour la Sécu.

7- Un chômage de masse.
Depuis 25 ans, le taux de chômage se maintient à un niveau élevé (9 % en juin 2006). La Sécu, faut-il le rappeler, est financée par les cotisations sociales assises sur les salaires. Donc la Sécu, c'est du salaire. Et plus il y a d'emplois, plus il y a de salaires, plus la masse salariale grandit et plus l'assiette des cotisations est importante, et donc plus il y a d'argent à la Sécu. Déficits et recettes sont étroitement liés à l'activité, à l'emploi et à la masse salariale. Ex : 100 000 chômeurs en moins, c'est 400 millions d'euros de recettes en plus pour la Sécurité sociale. Une simple baisse du chômage de 4 points, à condition que les salaires soient payés dans leur intégralité, c'est-à-dire cotisations incluses, suffirait à résorber tous les "déficits" de la Sécu.

8- La fraude massive des entreprises.
Il faut rappeler que la Cour des comptes a estimé, début 2007, que la fraude des entreprises en matière de cotisations sociales se situait dans une fourchette allant de 9,7 à 13,4 milliards d'euros, soit plus que le "déficit" de l'assurance maladie.

9- Les placements financiers ne sont soumis à aucune cotisation sociale.
C'est ici que l'on retrouve, en partie, les cotisations non versées aux caisses de Sécurité sociale). Ainsi, si on appliquait aux 80 milliards d'euros de placements financiers le même taux que les cotisations patronales à l'Assurance maladie, il rentrerait 10 milliards d'euros ; soit plus que le déficit actuel !

Comment peut-on faire croire aux français qu'on va vers une pénurie de ressources alors que la France n'a jamais été aussi riche de son histoire... Du pognon, il y en a ! Il faut reprendre aux riches ce qu'ils ont piqué aux pauvres et à l'ensemble des travailleurs...
J. S. - Valenciennes
(extrait du prochain bulletin régional de la CNT).

* Note : En matière de financement, la Sécu est en voie de fiscalisation (et par conséquent d’étatisation). En effet, son financement est de plus en plus fiscalisé par le biais de la CSG (actuellement 2/3 de cotisations et 1/3 de CSG, tout en sachant qu’il faudrait inclure dans ce calcul diverses taxes affectées mais de moindre importance).


Rassemblement mercredi 24 octobre 2007 à 18h, place de la République à Lille (ce rassemblement se conclura par une remise de pétitions en préfecture ; centralisation des pétitions : association "Aides", 109 rue du Molinel à Lille, ou remettre à l'une des organisations signataires).



RENTREE SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT


Version régionale du tract de rentrée sociale publié par le bureau confédéral de la CNT (26 sept 2007).Pour avoir la version maquettée de ce tract (format pdf - 4 pages - 6 Mo), cliquer ici.  N'hésitez pas à le télécharger, à l'imprimer, à le photocopier et à le diffuser autour de vous !



LA RAGE ET LA LUTTE ! PAS LA RÉSIGNATION DES PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES !
Le gouvernement l’a annoncé, il est en train de l’appliquer : DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES, DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES !

Les salariés, et en premier lieu les classes populaires, n’ont rien à attendre du nouveau gouvernement et de son programme. Dès le premier discours, le président a rappelé les idées qui fondent son projet de société : travail, autorité, morale, mérite, identité nationale… Autant de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts des classes dirigeantes et possédantes et un projet de société réactionnaire et nationaliste. Inévitablement, les inégalités vont continuer à se creuser, la précarité va se développer, le démantèlement des services publics et de la protection sociale va s’accélérer, le moralisme empreint de religion va renforcer son emprise sur la société et les dérives répressives et sécuritaires, dont les immigrés et sans-papiers sont les premières victimes, vont s’amplifier. Toutes ces logiques vont s’articuler autour de mesures très concrètes qui risquent d’être mises en place très rapidement si on ne s’y oppose.

Face à cette situation, seule la construction d’un rapport de force sur le plan social peut changer les choses et éviter que la France ne connaisse à son tour le même sort ultralibéral que l’Angleterre des années 80 avec Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l’attentisme trop souvent de mise, de s’organiser et de répliquer pour bloquer le rouleau compresseur libéral et sécuritaire qui s’annonce, défendre ce qui reste des services publics et du système de protection sociale et peut-être aussi retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur nous-mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire et émancipateur porteur d’une autre logique et d’un autre projet de société.


Le programme du gouvernement ?Contre le droit du travail !

• Mise en place d’un contrat de travail unique (CTU) avec une période d’essai permanente, inspiré du CNE pour remplacer le CDI et tous les autres contrats de travail. C’est purement et simplement la précarité pour tous, une main d’oeuvre corvéable à merci sur laquelle plane la peur du licenciement, une insécurité de tous les instants.
• Exonération des charges sur les heures supplémentaires, le fameux “travailler plus pour gagner plus”, menant à l’abandon de l’idée de la réduction du temps de travail, mais aussi de l’idée d’embauche, le travail se faisant par les salariés en plus de celui déjà réalisé quotidiennement. Et gare à tous ceux qui oseraient refuser ces heures supplémentaires…
• Obligation d’activité pour les bénéficiaires de minima sociaux. Le retour du travail imposé, l’idée que les métiers les plus pénibles pourront être réalisés par les plus précaires : les bénéficiaires de la solidarité sociale !
• Allocations familiales sous conditions. Mettre des conditions, c’est trier les bonnes familles des mauvaises. C’est faire payer aux enfants, aux retraités, aux handicapés la supposée inefficacité de leur famille. C’est tout sauf de la solidarité, une discrimination pure et simple.
• Instauration d’une TVA sociale, c’est-à-dire transfert d’une partie des cotisations patronales sur la TVA. Alors que tout le monde s’accorde à dire que c’est l’impôt le plus inégalitaire, le gouvernement décide de le renforcer. Les pauvres paieront pour les riches et les riches pour ?…



ASSURANCES SOCIALES (et franchises)

On nous dit que les patrons n’embauchent pas parce que les “ charges sociales ” sont trop lourdes. Cela fait des années que le patronat travaille donc d’arrache-pied à s’exonérer de ses trop lourdes cotisations, fiscales (zones franches défiscalisées) ou sociales (contrats “aidés” et bientôt heures sup). Bien sûr il n’a jamais embauché plus pour autant. Et d’ailleurs, c’est quoi exactement ces fameuses “ charges sociales ”, dont on nous rebat les oreilles depuis des années ? Ces “ charges ”, comme les appelle le patronat, ne sont en réalité rien d’autre qu’une partie de nos salaires que nous, les travailleurs, avons décidé à u moment de notre histoire de mettre de côté en cas de coup dur (maladie, chômage) et pour nos vieux jours (retraite). Ces salaires, dits différés ou encore socialisés, sont composés de la part salariale et de la part patronale. Quand le patronat parle donc de “ charges ”, nous, nous parlons de “ cotisations ” ou encore “d’assurances ”. Et d’assurances sociales, parce que les travailleurs y cotisent proportionnellement à leurs moyens pour pouvoir, un jour, en bénéficier. Rien à voir avec les assurances privées, dont le client bénéficie à hauteur de ce qu’il a payé. En s’exonérant de nos cotisations sociales, c’est donc d’une partie de nos salaires que le patronat s’exonère. On nous dit aussi que le déficit de la Sécu continue de se creuser, essentiellement parce qu’on est trop souvent malades, et qu’il va bien falloir qu’on prenne nos responsabilités et qu’on mette nous aussi la main au porte-monnaie pour nous soigner, en payant par exemple une franchise sur les actes médicaux, ou en n’étant plus remboursés d’une partie de plus en plus importante de nos soins. Mais cette Sécu, c’est nous qui la payons ! Et triplement puisque nous la finançons d’abord par nos cotisations, ensuite par nos impôts (CSG), enfin, et de plus en plus, par les déremboursements et franchises que patronat et gouvernement nous imposent. Finalement, le patronat nous fait combler un déficit de la Sécu qu’il a lui-même provoqué en ne s’acquittant pas de la part patronale de nos cotisations, sous couvert d’embauches qu’il n'a jamais créées.

Contre les services publics !

• Poursuite des privatisations d’entreprises publiques.
• Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De 35000 à 40000 postes supprimés, signifiant une baisse de la qualité et le développement de la précarité (santé, éducation, etc.).
• Fin de la carte scolaire (voir page 4).
• Introduction du concept de performance dans la fonction publique et rémunération au mérite.
• Fusion ANPE-Unedic, dans un premier temps, et appel à des organismes privés liés aux cercles patronaux pour gérer les dossiers des chômeurs. La solidarité entre les travailleurs au service des bénéfices privés !

Contre le droit de grève !

• Instauration rapide d’un service minimum garanti en cas de grève dans le service public.
• Obligation pour tout salarié de déclarer 48 heures à l’avance s’il sera gréviste ou non.
• Refonte de la représentativité des syndicats dans les entreprises.

Contre la “ classe dangereuse ” !

• Établissement d’une peine plancher en cas de récidive allant à l’encontre de la constitution française et de la législation européenne.
• Alignement progressif du statut pénal des mineurs sur celui des adultes.
• Restriction des sursis et des remises de peine.
• Construction de nouvelles prisons et de centres fermés pour les mineurs tels que les EPM.
• Application de la loi sur la prévention de la délinquance.
• Déclarations pendant la campagne présidentielle sur le caractère génétique de la criminalité ou de la pédophilie. Une absurdité scientifique qui nous ramène au thèses eugénistes d’une autre époque.
 


TRAVAIL MINIMUM

Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le secteur public, et particulièrement dans les transports. Nous ne pouvons que rappeler pourtant que des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc.). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longue lutte en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d’autant plus dangereuse qu’elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leurs revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l’État que l’on ne peut exploiter des hommes et des femmes sans craindre une réaction. Elle reste donc l’arme que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a aussi pour but, à long terme, de privatiser le service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en attaquant le droit de grève. Sans compter que les grèves de cheminots défendent souvent les intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1956, les retraites en 2003) et que leurs conditions de travail matérielles et humaines ont forcément des conséquences sur nos conditions de transport. Cette réforme constitue donc non seulement une attaque contre le droit de grève en général, mais aussi contre notre qualité de vie.

Pour les plus riches !

• Suppression des droits de succession. L’idée de succession est contraire au principe d’égalité en prédisposant chaque personne à bénéficier d’un capital plus ou moins important en fonction de sa famille. Les riches resteront donc riches et les pauvres…
• Suppression de l’ISF (impôt sur la fortune).
• Allègement de la taxe professionnelle et par conséquent baisse des aides aux collectivités publiques.
• Bouclier fiscal à 50 % des revenus.
• Multiplication des zones franches. C’est-à-dire des zones sans règles financières ni sociales, des espaces de test de libéralisme effréné aux dépens du reste de la population.

Utilitariste vis-à-vis de l’immigration
 
• Pas de régularisation massive des sans-papiers. leur statut est bien trop utile au patronat et aux profiteurs de toute sorte. Le gouvernement souhaite donc par cette décision pérenniser le travail clandestin.
• Nouveau projet de loi sur l’immigration restreignant davantage le regroupement familial.
• Mise en place de quotas d’immigration, en fonction des compétences des individus et des besoins des entreprises en matière de main-d’oeuvre. C’est-à-dire faire de l’être humain une marchandise, le considérant uniquement comme une force de travail attribuée spécifiquement à un métier.
• Création d’un ministère de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement . La France est le seul pays européen avec l’Autriche à se doter d’un tel ministère. Souvenirs d’une époque pétainiste…
 


LOI DE LA PRÉVENTION DE LA DÉLINQUANCE
 
Au niveau des villes de plus de 10 000 habitants, cette loi renforce les pouvoirs de police et de justice du maire et étend son intervention dans des domaines réservés jusque-là aux professionnels du social de la santé et de l’éducation. Ces professionnels doivent désormais partager les informations qu’ils détiennent sur les usagers avec les élus. La loi prévoit aussi la mise en place d’un conseil pour les droits et devoirs des familles – qui est un véritable tribunal municipal –, ainsi que l’officialisation des conseils locaux de sécurité et de prévention de la délinquance au sein desquels la police, les élus et des professionnels s’échangeront des informations sur les personnes et familles dites en difficulté... et certainement les militants trop gênants. En matière judiciaire, la jeunesse est une nouvelle fois visée. L’ordonnance de 45 qui donnait la primauté à l’éducatif sur le répressif pour les mineurs devient presque caduque. L’introduction de la présentation immédiate qui supprime tout temps éducatif avant jugement combinée à la nouvelle loi sur les peines planchers risque de remplir rapidement les nouvelles prisons pour mineurs. Enfin, outre une multitude de dispositions qui renforcent le fichage et le contrôle des personnes, on peut relever l’attaque faite aux salariés des transports qui pourront désormais voir débarquer la police sur leur lieu de travail s’ils sont soupçonnés de consommation d’alcool ou de drogue. Avant la loi, c’était la médecine du travail et les CSHCT qui intervenaient lorsque des salariés rencontraient des difficultés de ce type.
 


TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Sarkozy dit : « Ceux qui veulent gagner plus doivent pouvoir travailler plus… » Nous répondons : « Travaillons tous et toutes, moins et autrement ! ».

Face à cela, la CNT a toujours défendu l’idée d’une semaine de 28 heures (chiffre évalué en fonction de la densité d’actifs dans la population), le reste du temps permettant à chacun et chacune de se consacrer à son émancipation personnelle, activité par ailleurs elle-même créatrice d’emplois.

Mais le patronat souhaite maintenir le chômage en place pour faire du chantage aux licenciements : « Tu n’es pas content, j’ai dix CV pour te remplacer ! » Ce discours associé à la précarité du futur contrat CTU ne permet pas aux salariés d’envisager sereinement l’avenir. Alors, fermer sa gueule… à vie ?

Non il faut imposer l’idée que tout le monde travaille, moins et autrement. Même dans une logique économique capitaliste, cette idée est acceptable. Moins de chômeurs, c’est moins d’aides sociales donc moins de charges pour l’employeur, moins d’impôts, moins de prélèvements sur nos salaires bruts. Seulement s’il n’y a plus l’arme chômage pour imposer des cadences infernales et précariser les employés, ces derniers risquent fort à terme de se solidariser et de s’approprier l’outil de production… contre le patron ! Plus nombreux dans l’entreprise, conscients du travail fait et à faire, maîtres des outils et des procédés, l’idée de gestion directe de l’entreprise par les travailleurs se fera plus concrète et donc l’inutilité d’un patron plus flagrante.

Toujours est-il que l’idée de la répartition et de la division des tâches est de plus en plus oubliée par les syndicats et les salariés. Chacun et chacune s’attachent à son poste, son pré carré, comme un naufragé à sa bouée, plutôt que de partager avec son voisin. Pourtant nous y gagnerions tous et toutes. En temps, en qualité de vie, en loisirs et en santé. Il nous reste donc à organiser la division et la répartition du travail, et non à bosser plus au détriment de nous-mêmes et de nos collègues au chômage.



LA CARTE SCOLAIRE ACCUSÉE DE SÉGRÉGATION,C’EST LE MONDE À L’ENVERS !
Attention ! Leçon de manipulation !

Pour promouvoir l’égalité sociale, le nouveau gouvernement vient d’annoncer la suppression progressive de la carte scolaire en trois ans tout en permettant aux familles de la contourner dès la rentrée prochaine.

1) Ne pas s’intéresser aux causes premières : mise en place en 1963, elle pose comme principe qu’un enfant soit scolarisé dans un établissement en fonction de son lieu d’habitation. La mixité scolaire n’est donc qu’une conséquence de la mixité urbaine. S’il existe des ghettos scolaires dans certains quartiers, c’est bien parce que les populations les plus défavorisées s’y retrouvent, les loyers étant moins chers et l’offre de logements sociaux plus importante qu’ailleurs. On ne peut répondre à ces inégalités géographiques qu’en construisant des logements sociaux en nombre suffisant dans tous les quartiers et en plafonnant les loyers. Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.

2) Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.

3) Flatter la liberté individuelle : l’année prochaine, davantage d’élèves pourraient choisir leur établissement. C’est oublier qu’il y a un nombre de places limitées dans chaque établissement, et que les critères sont suffisamment flous pour que les lycées sélectionnent les dossiers qui les intéressent. Privés de leurs meilleurs élèves, les difficultés des établissements des ZEP n’en seront que plus grandes.

Malgré les contournements, la carte scolaire est donc le dernier rempart qui permet aux ZEP de garder les rares élèves issus des couches favorisées. Le gouvernement répond à une ségrégation sociale déjà existante en favorisant les plus favorisés et en désarmant les plus faibles pour mieux les stigmatiser. Face à ce redoutable rouleau compresseur idéologique qui érige une société de classes toujours plus individualiste et refermée sur elle-même, dénonçons les mensonges de ceux qui nous gouvernent, montrons que la lutte collective paye en nous organisant sur nos lieux de travail et dans nos quartiers.

Avec eux, c’est le monde à l’envers. Alors, prenons-les au mot et renversons leur monde !



POUR NOUS REJOINDRE :

CNT 59/62, 1 rue Broca, 59000 Lille
Tél : 03 20 56 96 10
Courriel : ur59-62@cnt-f.org

POUR S’INFORMER :

- Un site internet régional : http://www.cnt-f.org/59-62
- Un mensuel confédéral : Le Combat syndicaliste (pour le recevoir gratuitement pendant 3 mois, envoyez un mail à : cs-administration@cnt-f.org en indiquant vos nom, prénom, adresse, métier et secteur d’activité).
- Une liste internet : postmaster-ur5962@cnt-f.org
 
QUE PERSONNE NE DÉCIDE À TA PLACE !
PUISQUE PERSONNE NE TRAVAILLE À TA PLACE !



LA CNT, C’EST QUOI ?
 
UN SYNDICAT ! Parce que cette forme d’organisation englobe les champs économique, politique, social et culturel. Elle est directement issue du peuple et elle représente ses intérêts.

DE COMBAT ! Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement au capitalisme. Les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans l’action et la mobilisation.
 
AUTOGESTIONNAIRE ! Parce que les décisions doivent être prises à la base. Nous appelons à l’auto-organisation des luttes.

SOLIDAIRE ! Parce que les hiérarchies s’opposent à une société égalitaire et autogérée. Seules la réflexion et l’action interprofessionnelles permettent d’éviter le corporatisme.

ANTICAPITALISTE ! Parce que nous fabriquons toutes les marchandises et assurons tous les services, nous devons les orienter pour le bien de toute la collectivité et non pour l’ambition de quelques-uns. C’est pourquoi nous pensons que le syndicalisme doit être porteur d’un projet pour une société plus juste, plus égalitaire, plus libre… Un projet révolutionnaire.



NON AUX FRANCHISES MEDICALES !

Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer ».
 
Plus ça va, plus on fait payer les malades

D'abord présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui, proposées pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner.
1967 déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.

Avec les franchises, les malades paient pour les malades

Les gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons l'instauration de telles franchises, socialement injustes, économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Pour ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais les franchises ne le seront pas. La franchise au début c'est 50 euros, mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par consultation qui – promis juré – ne devait augmenter et était plafonné à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à peu les dépenses non remboursées augmentent.

Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux dans l'accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945. Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins. A l'opposé de ce système solidaire, celui des assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat la couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.

Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies.
Transformer les conditions de vie, de travail, d'environnement, d'alimentation… autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer, le diabète, et peut être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir. Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux (13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
 
NOUS SOMMES TOUS PROPRIETAIRES DE LA SECU.ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !



Extrait de la pétition :
« FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGERNicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer et Alzheimer)..Plus ça va plus on fait payer les malades : Déremboursements incohérents, augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants, généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de biologie,  du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€, l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge solidaire des soins. Nous, salariés, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou médico-social, universitaires, représentants  des usagers et/ou usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE FRANCHISE : Franchise = Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un montant identique pour tous « pèsera » différemment  selon les revenus. C’est la fin des principes fondateurs de la Sécurité Sociale, d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise selon son revenu, reçoit selon ses besoins et qui protège, équitablement, les individus en bonne santé et les malades, sans les culpabiliser. On quitte la logique de la solidarité pour celle de l’assurance privée. Franchise =  Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de « travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est pas rien…  Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la création de la CMU.Franchise =  Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique : Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins «comme avant ». La cible de cette mesure ce sont surtout  les petits ou moyens consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse d’une politique cohérente de santé publique.Franchise =  Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement « l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire à l’accès aux soins des plus modestes. Franchise  = Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché, cette franchise sera « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant », et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la gravité de ses effets pervers. Le forfait hospitalier était à 3 € en 1983 il est aujourd’hui à 18 € . La franchise n’est que le premier volet  des remises en causes annoncées de la sécurité sociale par Sarkozy pour le 1er semestre 2008.Nous refusons  les remises en causes de la sécu et l’instauration d’une telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et dangereuse pour la santé publique.Nous réclamons l’accès aux soins pour tous.


NOS DROITS SOCIAUX
NE SONT PAS NéGOCIABLES..
.
NOUS NE NéGOCIERONS RIEN !

Sous l'impulsion des classes aisées et du patronat, Sarkozy et son gouvernement s'agitent frénétiquement avec leurs attaques contre nos droits sociaux. La guerre a été déclarée aux travailleurs-euses et aux privé-e-s d'emploi. Nous devons riposter avec vigueur en refusant de cautionner les réformes gouvernementales et en nous tenant prêts à défendre nos droits dans la rue.


TOUJOURS PLUS DE PRECARITé !

Les baisses du chômage annoncées par le gouvernement sont des leurres. Les offres d’emploi proposées, dans leur grande majorité, sont des contrats précaires : intérim, CDD, temps partiel. Avec la fusion ASSEDIC / ANPE va se renforcer le flicage des demandeurs-euses d'emploi, avec à la clé plus de radiations permettant de mieux "maîtriser" les chiffres du chômage. Largement inspiré du CNE (jugé illégal en juillet par la Cour d'appel de Paris), le futur contrat unique promis par Sarkozy va généraliser la précarité dans le monde du travail. Si l'on ajoute les promesses de cadeaux faites aux patrons (défiscalisation des heures supplémentaires, TVA sociale...), c'est une déclaration de guerre faite aux travailleurs-euses.

LE DROIT DE GRèVE DOIT RESTER UNE ARME AUX MAINS DES TRAVAILLEURS !

La mise en place d'un service minimum dans les transports en commun jette les bases d'un démantèlement du droit de grève (les agents devront se déclarer grévistes 48 heures à l'avance, le personnel devra être consulté sur la continuation de la grève au bout de  8 jours de conflit) ; sans garantir pour autant à l'usager un service de meilleure qualité, déjà mis à mal par la compression des effectifs à la SNCF.

é
TAT UMP : éTAT POLICIER !

Pour satisfaire le désir présidentiel d'expluser 25 000 sans papiers cette année, Hortefeux a demandé aux forces
de l'ordre de faire du zèle. On a pu voir cet été avec quelle violence les sans papiers lillois on été traités. Les entreprises ne connaissent pas de frontières, les travailleurs-euses doivent jouir de la liberté de circulation.
Nous entrons avec Sarkozy dans l'ère du tout sécuritaire, avec la banalisation et l'amplification de l'emploi de caméras de surveillance, l'extension des contrôles biométriques et l'application de peines plancher pour les récidivistes.


HALTE AU DéMANTèLEMENT DU SERVICE PUBLIC !

Le gouvernement prévoit, pour 2008, 22 700 postes de fonctionnaires supprimés, un départ à la retraite sur trois non remplacé. C'est l'Education nationale qui va être principalement touchée.
Tout cela en contradiction avec les besoins sociaux qui exigent davantage de moyens (humains et financiers) pour travailler dans des conditions acceptables. Comment va-t-on pouvoir garantir un service public de qualité avec des moyens en baisse ?
La loi d'autonomie des universités va livrer l'enseignement supérieur aux grandes entreprises. La santé publique s'enfonce dans la crise et, une fois de plus, c'est l'usager qui sera mis à contribution avec l'instauration de la franchise médicale.

LES SYNDICATS C.N.T. DE L'UNION LOCALE DE LILLE ET ENVIRONS
SE BATTENT POUR :


 - un service public renforcé (titularisation de tous les précaires et création de postes pour un vrai service public),
 - accès à la formation pour tous et toutes avec maintien du salaire,
 - généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
 - augmentation générale des minima sociaux et des salaires,
 - pas de salaire net inférieur à 1 500 euros,
 - liberté de circulation et d'installation plutôt que politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
 - retraite complète à 60 ans pour tous et toutes, mais prise en compte des travaux pénibles ainsi que retour au système de retraite par répartition,
 - gratuité de tous les soins pour tous et toutes,
 - gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro).

CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !
Seuls 8% des travailleurs-euses sont syndiqué-e-s ! Si nous voulons résister, nous devons nous organiser !! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même seul-e sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien. Mettons en place et développons des assemblées générales sur nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de décider, tous et toutes ensemble à la base, des combats à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique du patronat. C’est par une véritable offensive syndicale que nous pourrons créer une alternative concrète à la société que nous imposent la bourgeoisie et l’Etat. Les appels à des journées d’action et de manifestation des centrales syndicales réformistes ne sont pas suffisants et ont montré leurs limites. Il est temps de s’organiser autrement et d’user de pratiques réellement efficaces face aux attaques des sales capitalistes et de leurs laquais. Grève illimitée jusqu’à satisfaction, action directe, autogestion des luttes !


LA CNT : UN SYNDICAT DE COMBAT !

UN SYNDICAT AUTOGESTIONNAIRE :
Les décisions sont prises collectivement, par l’ensemble des adhérent-e-s, lors des assemblés générales du syndicat. Nous refusons les permanent-e-s, les professionnels-elles du syndicalisme. Tout le travail syndical se fait en plus des heures de travail des militant-e-s. Refus également de la hiérarchie, les délégué-e-s doivent l’être sur des mandats précis et révocables à tout moment.

UN SYNDICAT DE LUTTE AU QUOTIDIEN : Sur les lieux de travail, pour l’amélioration des conditions de travail, mais également contre toutes les formes de discriminations (racisme, sexisme…), contre les lois sécuritaires qui stigmatisent les travailleurs-euses les plus pauvres et les moins armé-e-s, ainsi que contre le fascisme dont les gouvernements au pouvoir font le jeu.

UN SYNDICAT INTERNATIONAL :
En soutenant les travailleurs-euses en lutte dans tous les pays, mais également les travailleurs-euses migrant-e-s (souvent sans papiers). Les travailleurs-euses n’ont pas de patrie : solidarité internationale !

UN SYNDICAT 
RéVOLUTIONNAIRE : Nous n’attendons pas quelques réformes pour pallier les désastres du capitalisme sous la bienveillance de l’Etat. C’est la transformation de la société par les travailleurs, pour un partage égalitaire des richesses, selon le principe «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoin ».

Union locale des syndicats CNT de Lille et environs

ul-lille@cnt-f.org

PS : une version maquettée de ce tract est disponible ici en téléchargement (format pdf - 2 pages - 541 ko) .


SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !

Le 30 août 2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70 jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord proposé par le Préfet Canepa. Cet accord prévoit au mieux un examen au cas par cas de leur demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au rabais ne répond pas aux voeux des grévistes qui réclamaient une régularisation collective. Elle est par ailleurs très éloignée de la stricte application des « accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour l’instant aucunement ni leur régularisation définitive ni encore moins celle des autres sans-papiers. 

Aujourd'hui, l
a lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...

Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.




SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !

Le 30 août 2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70 jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix que d’accepter l’accord proposé par le Préfet Canepa. Cet accord prévoit au mieux un examen au cas par cas de leur demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au rabais ne répond pas aux voeux des grévistes qui réclamaient une régularisation collective. Elle est par ailleurs très éloignée de la stricte application des « accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour l’instant aucunement ni leur régularisation définitive ni encore moins celle des autres sans-papiers. 

Aujourd'hui, l
a lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...

Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.


SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
(22 août 2007)

L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs dénonce les rafles de sans papiers qu’a menées la police nationale mardi matin et mercredi après-midi, à bientôt 70 jours de leur grève de la faim.

Depuis le 1er août, jour de l’évacuation de la Bourse de travail orchestrée par la préfecture, la soixantaine de sans papiers grévistes de la faim a été trimbalée d’hôpitaux en commissariats en passant par les centres de rententions et les tribunaux.

Il y a une semaine environ, 7 guinéens grévistes de la faim ont été expulsés via le Maroc. Une quarantaine d’autres se trouvaient depuis aux abords des hôpitaux de Lille, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes où ils poursuivaient leur grève dans des abris de fortune, l’administration hospitalière refusant de les hospitaliser. Ils ont été raflés et enfermés dans différents commissariats et centres de rétention. Aujourd’hui ce sont 6 sans papiers hospitalisés à l’hopital de Seclin qui ont été embarqués par la police.

Ainsi, l’Etat et la préfecture usent de méthodes odieuses pour casser le mouvement de lutte des sans papiers du Nord qui ne sont pas sans nous remémorer les pages les plus sombres de notre histoire.

L’union locale CNT tient à exprimer son indignation face aux méthodes toujours plus répressives de l’Etat à l’encontre des sans papiers et apporte tout son soutien aux victimes des politiques racistes et inhumaines.

Nous réaffirmons la nécessité d’une solidarité internationale entre les peuples au delà des frontières, des cultures et des Etats.

L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs appelle à participer aux manifestations de soutien aux sans-papiers en lutte tous les soirs à 18h (place de la République à Lille) ainsi que samedi 25 août 2007 à 15h (même lieu).

SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE RESF 59/62
(21 août 2007)

Réseau Education Sans Frontières 5962 soutient les sans-papiers
grévistes de la faim et proteste contre la répression organisée par l’Etat.
Des dizaines de sans-papiers poursuivent une grève de la faim entamée par certains depuis le 15 juin. Cette grève de la faim a été imposée par l’attitude de la Préfecture du Nord qui a arrêté, poursuivi, expulsé dessans-papiers qui sont en attente d’une régularisation depuis des mois voire des années.Devant cette rupture unilatérale et brutale par la préfecture des accords Delarue de 2004, les sans-papiers n’ont eu, en désespoir de cause, d’autre choix que de mettre leurs vies en danger en utilisant l’ultime recours à leur disposition : la grève de la faim.Ce mardi 21 août, tôt le matin, une vaste opération policière a été menée contre les sans-papiers grévistes de la faim installés devant différents hôpitaux de la métropole lilloise. Actuellement dans les locaux de la PAF, notre inquiétude est très forte sur leur sort.Réseau Education Sans Frontières 5962 proteste contre l’attitude de plus en plus répressive des services de l’Etat à l’encontre des "étrangers" définis au faciès et des sans-papiers grévistes de la faim, en particulier.Réseau Education Sans Frontières 5962 affirme son entière solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim et les autres.Réseau Education Sans Frontières 5962 appelle tous ses membres à manifester le plus large soutien et à protester le plus fortement possible auprès de la préfecture du Nord et du ministère en charge de cette question.Réseau Education Sans Frontières 5962 exige que les revendications des sans-papiers grévistes de la faim soient satisfaites.

Pétition de RESF 59/62 à signer sur http://www.educationsansfrontieres.org/?article7636 (en cas de dysfontionnement, aller sur la page d'accueil http://www.educationsansfrontieres.org ; toutes les infos sont en ligne à la rubrique "collectifs locaux/59 62/divers" jusqu'au 15/08/07 puis dans la rubrique "grève de la faim").



SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DU CSP 59
(1er août 2007)

Au 47ème jour de grève de la faim, le préfet du Nord expulse de la Bourse du travail de Lille les sans-papiers grévistes et rafle les autres !

L’ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la porte, les 169 sans papiers à l’intérieur ne pouvant plus sortir de la Bourse du Travail.

Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40 véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l’intérieur, se sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d’un contrôle d’identité. Quelques uns ont été conduits à l’extérieur, d’autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin, Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à Lille etc.…

Si l’expulsion de la Bourse s’est faite sans violences notables, il s’agit là d’une nouvelle provocation répressive contre les Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare selon l’AFP que l’intervention policière était « indispensable sur le plan sanitaire, de l’hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice l’appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique de l’évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se substitue à la Justice. Une fois n’est pas coutume, ne sont-ce pas les mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil, de Lille et la Cour d’Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même Préfecture s’est même permise d’inventer l’article 78.2.8, qui n’existe pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations de sans papiers diffuseur du tract d’appel à la conférence du magistrat PORTELLI.

Selon l’AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans papiers ont été placés en garde à vue pour l’examen de leurs situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A l’heure actuelle affirme clairement qu’il y avait 170 sans papiers dont 56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du Travail par les rondes de la BAC jusqu’à 6h du matin.

Le Préfet continue le double langage qui consiste à nier sans le paraître l’existence d’une grève de la faim qu’il a lui-même provoqué. Selon l’AFP il ne reconnaît qu’une « quarantaine se prétendant en grève de la faim (qui ) feront l’objet médical par précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant les symptômes d’une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le CSP 59 a repéré pour l’instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet instant sans nouvelles des autres.

Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l’être ».

Pour qualifier la liste des grévistes de la faim, des 60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour compte des accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP et la CIMADE ,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de « fantaisiste », le Préfet évoque un « violeur », un cas de « mariage forcé » et d’autres « déjà régularisés ». Décidément, M. CANEPA a des difficultés à respecter la séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif qu’il représente et le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà régularisés » auxquels fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu’il s’agit d’abord d’une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en longue attente d’une visite médicale à l’ANAEM pour obtenir la carte d’un an ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du premier récépissé. Le simple fait de présenter comme « fantaisiste » une telle liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.

Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce matin, le premier à avoir été libéré s’est vu remettre un document préfectoral le dépossèdant de son récépissé de demande d’asile à l’OFPRA alors qu’il est en attente de la décision de la commission de recours de l’OFPRA. Le document remis considère, avant même que cette commission n’ait siégé que le demandeur d’asile guinéen ne peut « se prévaloir des dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales ». Le CSP 59 considère d’une part que la Préfecture n’a pas à se substituer à la commission de recours de l’OFPRA et conseille d’autre part à M. CANEPA de prendre langue avec MM. BOLLORE et SARKOZY pour qu’ils l’informent des 130 morts et plus causés par la répression de leur ami le dictateur Lansana CONTE ces derniers mois en Guinée.

M. CANEPA, vous n’êtes ni crédible, ni sérieux. Toutefois, vous avez entre vos mains la santé et la vie des grévistes de la faim. Votre action répressive d’aujourd’hui, à l’instar de ce qui ce qui s’est passé le 15 juin pourrait multiplier le nombre actuel de grévistes reconnus par le CSP 59. En effet, depuis le 25 juillet, jour de l’installation des grévistes à la Bourse du Travail, l’opinion publique est témoin du formidable travail citoyen et civique effectué pour éviter justement que le désespoir des sans papiers ne se transforme en acte hors-loi ; c’est à dire que des sans papiers n’ayant reçu aucune première réponse ou étant encore en procédure de demande d’asile ou relevant d’autres Préfectures ne viennent s’ajouter à ceux qui ont construits leurs dossiers conformément aux demandes de vos services et aux exigences de l’accord DELARUE.

Le CSP 59 vous tient par avance pour responsable de toute conséquence dramatique qui découlerait de votre irresponsabilité et de votre mépris pour les étrangers sans papiers.

Lille, le 1er août 2007.

Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59000 Lille - Tél: 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 – E-mail : csp59@wanadoo.fr


PAS DE SERVICE MINIMUM...
POUR LA LUTTE DES CLASSES !

Cet été, pendant que les couches populaires vont se dorer la pilule sur les plages polluées et que les plus pauvres restent chez eux à affronter la canicule ou les inondations, le gouvernement se dépêche de faire passer plusieurs projets de loi. La tendance générale des mesures qu'ils nous ont concoctées, ce n'est pas un révélation, est à l'antisocial. Ce gouvernement est d'autant plus dangereux que, lui aussi, raisonne en terme de classes : toujours plus pour les riches et encore moins pour les pauvres. Ou plutôt, enrichir les riches en prenant aux pauvres. Une des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par le biais du service minimum dans le service public et particulièrement dans les transports. Pourtant, des limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique (préavis, réquisitions, etc...). Il est intolérable de vouloir attenter à cet outil conquis de longues luttes en 1864 et constitutionnalisé en 1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est d'autant plus dangereuse qu'elle supprimerait la seule arme efficace des travailleurs pour imposer leur revendications. Par son impact, la grève signifie au patron et à l'État que l'on ne peut exploiter des femmes et des hommes sans craindre une réaction, elle reste donc l'arme que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a aussi pour but à long terme de privatiser le service public. Ainsi, quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a commencé le processus en s'attaquant au droit de grève. Sans compter qu'en France, par la grève, les cheminots ont souvent été à la pointe de la défense des intérêts de tous les travailleurs (la Sécu en 1995, les retraites en 2003). De plus, le gouvernement ne cache pas sa volonté d'étendre le service minimum aux autres services publics. Sont particulièrement visées : La Poste et l'Education Nationale. L'embuscade se referme sur nous. Si nous nous battons maintenant pour défendre les acquis que nos anciens ont obtenus parfois dans le sang, si nous ne réagissons pas, c'est à terme le droit de grève dans le public comme dans le privé qui sera remis en cause. Le choix est clair : se soumettre ou résister.

PAS DE SERVICE MINIMUM ... POUR LA LUTTE DES CLASSES !

PUBLIC-PRIVÉ, RÉAGISSONS !



BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE"
ORGANISEE A BETHUNE

Le 23 juin 2007, l'union locale CNT de Béthune organisait une commémoration de la "Commune de Paris" ; l'occasion de faire la fête en famille... Les délicieux goûters et repas du soir ont été engloutis. Les services librairie et bibliothèque de l'UL-CNT de Béthune, une projection de films et de diaporama sur 2 ordinateurs et écran télé ont assuré une animation sonore et visuelle de qualité. Les ateliers dessin, découpage, jet de projectiles sur boites de conserve, courses et jeux divers se sont déroulés idéalement dans le vaste espace de la Maison des syndicats.
Le T-shirt commémoratif "Vive la Commune !" (voir un aperçu ici) est sorti. Il est en vente au prix de 8 euros. Tailles disponibles : XXL, XL et L . Coloris : noir (+ quelques-uns en bleu).
D'autre part, le fascicule n°2 de l'UPAB-CNT * est sorti : "La Commune de Paris : chants et chansons" (12 pages, 24 chansons, 24 vignettes illustrations). Prix : 2 euros.

Le T-shirt et/ou le recueil de chansons sont à commander par mail à UL-CNT de Béthune

* Université populaire et autogérée du béthunois des syndicats CNT qui se déroule tous les vendredi après-midi à la maison des syndicats de Béthune avec un atelier d'informatique libre (Linux, logiciels libres, sécurité, réseau, site Web, maintenance, installation...) et un atelier d'écriture et de critique sociale (écriture collective, recherche documentaire...).



MAI 68 : LE RETOUR ?

Projections vidéos et débats autour de Mai 68.


Samedi
16 juin de 19h30 à 23h30, à la MEP (Maison de l’éducation permanente), place Georges Lyon à Lille.


Entrée gratuite.
Possibilité de se désaltérer et de se restaurer sur place.
Le but de la soirée est de replacer Mai 68 dans son contexte international et de montrer en quoi ce mouvement correspondait à une phase bien particulière de l’évolution du capitalisme. Avec les intervenants *, nous dresserons la liste des différentes thématiques portées par Mai 68. Nous débattrons de leurs différences d’état d’esprit et de leur dimension révolutionnaire (ou pas... ?). Nous réfléchirons à la fonction qu’ont joué ces événements à l’époque et nous analyserons « l’héritage » qu’ils ont laissé dans les mentalités et les structures de la société actuelle. Nous verrons ce qui a changé par rapport à cette époque et ce qui est demeuré identique. Nous essayerons de tirer les leçons de ce mouvement pour mieux lutter aujourd’hui… Venez nombreux !

CNT-Lille


*
Parmi ces intervenants, citons par exemple Bernard GIL, militant du syndicat CNT santé-social de la région parisienne. Bernard GIL avait 17 ans en mai 68. Il nous rendra compte d’un aspect méconnu de mai 68 à Paris : l’occupation de la fac de Censier par un comité d’étudiants et de travailleurs.
Programmation vidéo : 

Grands soirs et petits matins :

« Le seul vrai film sur l’esprit de Mai 68 ! »

William Klein filme au jour le jour des assemblées, débats improvisés, barricades, bagarres de rues, palabres, utopie en marche, résignation, malentendus. D’une durée d’1h37 et monté en 1998 dix ans après les évènements, ce documentaire est une passionnante chronique qui allie la chaleur lyrique du "direct" au recul ironique et critique. Filmé en noir et blanc, caméra au poing, c’est le document le plus précieux, le plus juste et le plus troublant sur ces évènements historiques. Des facs jusqu’aux usines, des AG aux barricades… l’Etat, la hiérarchie et le capitalisme sont contestés par des millions de grévistes, étudiants et salariés. Garçons de café, retraités, illuminés, immigrés, ménagères, étudiants, syndicalistes, touristes des beaux quartiers, cadres en mal de conscience, enragés de tous poils et de toutes tendances forment partout des tables rondes ambulantes... Pavés de bonnes intentions, rumeurs et révélations, rêves et discours les plus fous, analyses correctes et aberrantes, coups de théâtre, complots, confessions, crises de conscience, tripes et psychodrames... Pour visionner un extrait, cliquer ici. 

Reprise :
« Un voyage passionnant au cœur de la classe ouvrière… »

Dans un petit film tourné en juin 68 par des étudiants en cinéma devant l'usine Wonder à Saint Ouen, on voyait une femme refusait passionnément de reprendre le travail après la grève, de rentrer dans « cette boîte pourrie ». Patiemment, Hervé Le Roux a recherché toutes les "acteurs" de ce petit film, les militants, les étudiants "maos", les conseillers municipaux communistes, les ouvriers, les contremaîtres… et les a longuement interrogés. Le pari de son documentaire, sorti en 1996, est de retenir l'attention du spectateur par ce suspense : retrouvera-t-on cette femme, saura-t-on si elle est "rentrée", si sa vie a changé ? Cela dure plus de trois heures et c'est passionnant, parce qu'on découvre la puissance de la parole ouvrière, le témoignage d'une époque, d'un capitalisme paternaliste et sauvage, d'un monde de 1968 semblant à la fois préhistorique et parfaitement immédiat. Et, comme dans un thriller, on ne cesse d'espérer l'apparition de la mystérieuse pasionaria…

L’an 01 :
« On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste ! »

Au départ, « L’an 01 » est une bande dessinée de Gébé publiée à partir de 1970 sous forme de série dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel.  Puis, cette série écologiste et utopiste fut adaptée au cinéma par Jacques Doillon qui donna ainsi son premier rôle à Gérard Depardieu. On y voit également Coluche, l'équipe du Splendid, les collaborateurs de Hara kiri, Gotlib, Jacques Higelin ainsi que de nombreux autres (François Béranger, Romain Bouteille, Cabu, Jean-Paul Farré, Patrice Leconte, Miou-Miou, Daniel Prévost…). Ce film, sorti en 1973 et d'une durée de 1h27, a dépassé les 500 000 entrées. Le sujet est une volonté de rompre avec le système traditionnel où les gens perdent huit heures par jour à entraîner la destruction de la planète et à consommer des choses qui ne servent à rien.

Le tract de présentation de la soirée est disponible ici 
en téléchargement (format pdf - 1 page - 171 ko).




MARCHE DES CHOMEURS
A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK

La marche des chômeurs, partie de Paris pour se rendre à Rostock en Allemagne (où a lieu le sommet du G8), est de passage dans la région.

Elle était à
Arras et Douai ce lundi 21 mai. Petit compte-rendu en cette fin d'après-midi :
Une centaine de personnes ont manifesté à Arras (CNT, No vox, AC !, MNCP, APEIS, Solidaires). Après une entrevue en mairie, la marche a rejoint les ouvriers en lutte de l’entreprise Delphy (équipementier automobile) à la Beubrières près de Douai. La CNT-Béthune y a distribué un tract extrait du "Combat Syndicaliste" de mai 07 (Delphi, c’est aussi à Cadix en Espagne où nos camarades de la CGT espagnole sont en lutte - cf. le site http://www.cgt.es ).

La marche sera à Lille mardi 22 mai (cf. ci-dessous quelques rendez-vous extraits du programme régional).

Communiqué : pourquoi la CNT-Béthune soutient-elle cette marche ?

A l'occasion du sommet des puissants, l'union locale CNT de Béthune soutient cette action européenne qui entend encore une fois :
- dénoncer le chômage, la précarisation, la pauvreté, les exclusions et les discriminations,
- témoigner, à chacune des étapes, des luttes organisées localement (et les soutenir bien entendu).

Ce soutien s'inscrit tout naturellement dans les engagements locaux que mènent depuis nombre d'années l'union locale CNT de Béthune et le syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois (lutte contre les expulsions locatives et soutien aux réfugiés de Calais).

La marche 2007 fait suite à celles entreprises dans les années précédentes depuis 1997. Pour rappel, la CNT béthunoise et plus particulièrement le syndicat des sans emplois et précaires ont été présents dans les marches de 1997 ("Marche anti-G8" de Tanger à Amsterdam, ), de 2004 ("Marche des sans papiers" de Bruxelles à Paris) et de 2005 ("Marche contre la précarisation de nos vies", Arras-Calais-Lille-Paris).

Les soutiens financiers sont à envoyer par chèques libellés au nom de "Union locale CNT de Béthune" (avec la mention "marche" au verso) à l' adresse suivante : Union locale CNT, Maison des syndicats, 558 rue de Lille, 62400 Béthune. En parallèle, merci de confirmer votre envoi postal par l'envoi d'un courrier e-mail à l'adresse suivante : ul-bethune@cnt-f.org

Extraits du programme pour les 21, 22 et 23 mai 2007 :

Lundi 21 mai à Arras :

- 11h30 : accueil des marcheurs devant l'Hôtel de Ville par toutes les associations et syndicats du secteur qui soutiennent la marche : AC ! Nord-Pas-De-Calais (EPAA Liévin, SEDE Oignies, AC ! métropole lilloise, AC ! Ternois) - MNCP (Boulogne, Annoeullin, Aire sur la Lys) - CNT Béthune et CNT Lille - SUD 62  - ATTAC (Artois et La Gohelle ) - Confédération Paysanne Nord Pas-de-Calais

- 12h / 12h30 : arrivée des caravanes venant de Paris

- 14h : défilé dans la ville pour rejoindre l'Hôtel de ville jusqu'à la place des Héros

- de 16 à 18h : action de soutien aux salarié-e-s d’une entreprise menacée de fermeture

- 18h30 : départ pour le quartier Ouest d'Arras

- 19h : prises de paroles

- 20 h : soirée festive avec repas (barbecue de la Confédération paysanne)

Mardi 22 mai à Lille :

- 12h : accueil de la caravane venant de Paris et d'Arras à la maison de quartier de Wazemmes

- 14h : projection du film de Gilles Balbastre "Le chômage a une histoire" (102 minutes) et débat avec les marcheurs sur la précarité et le G8

- 16h15 : départ de la manifestation à pied vers le centre-ville de Lille (rue Gambetta, Molinel, Gare, Faidherbe, Grand-Place, vers l'Avenue du Peuple Belge)

- 20h : soirée-débat à la "Halle aux Sucres", avenue du peuple belge (Vieux-Lille) sur le thème "Les droits sociaux en Europe, contre toutes les formes de précarité". Intervenants : Jean Gadrey (économiste), sur le G8 et ses enjeux - Michel Rousseau (Euromarches), sur les marches européennes - Christiane Maigre (Belgique), sur la précarité en Europe - David Gipoulou, sur les services publics en Europe. Le tout sera suivi d'un débat et de témoignages de luttes. Il y aura aussi des stands associatifs sur l'emploi, le chômage, la précarité, le logement, les sans-papiers, les services publics, les luttes étudiantes, les luttes des femmes…

Mercredi 23 mai à Lille :
départ vers Charleroi (Belgique) à 9h30




LA CNT
FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL 

Les présidents et les gouvernements changent...
Nous, on ne change pas !

La démagogie de droite a triomphé dans les urnes. La démagogie de gauche aurait pu tout aussi bien l’emporter de la même façon. Le seul gagnant de ces élections est le Capital et son appareil d’Etat répressif. L’obscénité financière se donne déjà à voir ! Face à cette situation et quel que soit le résultat des prochaines élections législatives (pour lesquelles nous ne donnons aucune consigne - ni de vote ni d'abstention - l'essentiel pour nous étant ailleurs), la CNT continue son combat de classe sur les lieux de travail ou de formation, auprès de la population retraitée ou privée d'emploi et selon les méthodes qui sont les siennes (lire ci-dessous).

La CNT et le "mouvement anti-Sarkozy"

Contrairement à ce qui a été annoncé dans plusieurs médias de la presse écrite et audio-visuelle, la CNT n'est pas impliquée dans les incidents qui émaillent depuis plusieurs jours les manifestations anti-Sarkozy.
La CNT comprend les craintes, la colère, l'impatience et l'exaspération de toute une partie de la jeunesse. Elle n'a pas à juger ni à condamner leur révolte et elle soutiendra dans la mesure de ses moyens tous ceux et toutes celles qui subissent actuellement une répression judiciaire complètement démesurée. Mais que les choses soient claires : en tant qu'organisation syndicale, la CNT ne se situe pas sur le même terrain d'action que le mouvement anti-Sarkosy qui de développe aujourd'hui (ce n'est pas une critique mais un simple constat). En effet, le combat de la CNT ne peut pas se focaliser autour de la personnalité d'un président de la République. La CNT combat l'Etat-patron, le patronat privé et le capitalisme avec les outils qui sont ceux du syndicalisme. Elle le faisait avant l'élection de Nicolas Sarkosy ; elle continue à le faire depuis qu'il est élu.   Le "troisième tour social" préconisé par la CNT passe donc par le renforcement du syndicat sur les lieux de travail et de formation, par un travail très concret d'explication et de sensibilisation auprès de toute la population, par la participation à des actions comme la marche des chômeurs organisée à l'occasion du G8 de Rostock *... et bien sûr par la grève ! Quant aux attaques contre les travailleurs qui ne manqueront pas d'être prises prochainement par le futur gouvernement, les syndicalistes de la CNT les attendent de pied ferme et préparent d'ores et déjà la riposte...

 Lille, le 10 mai 2007.

*
Dans la région Nord Pas-de-Calais, lire l'article de "L'avenir de l'Artois"
et celui de la "Voix du Nord" de Béthune.



Précision sur l'identité syndicale de la CNT :
Contrairement à ce qui été annoncé également dans plusieurs médias, la CNT n'est pas une organisation idéologique au sens restrictif du terme, mais une organisation syndicale se revendiquant de la grande tradition anti-autoritaire et anti-capitaliste du mouvement ouvrier et regroupant des travailleurs de différentes sensibilités (syndicalistes révolutionnaires, anarcho-syndicalistes, syndicalistes autogestionnaire, syndicalistes de lutte de classe, etc.). Parler des "anarchistes de la CNT" est donc tout aussi caricatural que si l'on parlait des "communistes de la CGT", des "socialistes de la CFDT", des "trotkystes de SUD", etc... !


PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL !
Quelle que soit l'attitude que chacune ou chacun d'entre nous adoptera à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle (choix de l'abstention, du vote blanc ou du vote "anti-Sarko") - et quel que soit le résultat de cette élection (Royal ou Sarkozy) ! - la CNT rappelle qu'il est plus que jamais nécessaire de se syndiquer, de se mobiliser, d'être solidaire des autres secteurs en lutte, de faire converger nos revendications et nos combats dans un grand mouvement d'ensemble. 

Car seul un rapport de force massif et organisé à la base sera capable d'imposer une réelle distribution des richesses et le droit à un logement décent, d'empêcher les licenciements et la casse des services publics, de stopper le nucléaire, d'obtenir la régularisation de tous les sans papiers, d'en finir avec les discriminations et la répression policière accrue dans les quartiers populaires...

Soyons ingouvernables !


MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
SAMEDI 17 MARS 2007 A LILLE
.
Reportage vidéo sur la manifestation anti-nucléaire du 17 mars 2007 à Lille :
www.dailymotion.com/video/x1svby_stop-epr-lille



Tract de l'UL-CNT de Lille distribué à cette occasion :

La CNT exige la sortie du nucléaire.
Elle exprime cette détermination
en fonction des dangers sociaux et politiques que représente la filière nucléaire.

Danger social

L'industrie nucléaire merde partout en France. Ce n'est pas toujours dit, mais il y a des incidents et des accidents toutes les semaines (que ce soit sur les centrales, les centres de retraitement ou les installations militaires). Le risque d'accident majeur est possible. Ce risque n'est pas écarté par les progrès de l'industrie nucléaire. Il augmente au contraire avec la complexité croissante de techniques mises en oeuvre et avec la course à la productivité. Ce risque augmente aussi avec le vieillissement des installations nucléaires déjà existantes, sachant qu'EDF envisage d'aller toujours plus loin dans le maintien de ces installations (durée de vie prévue au départ de 20 à 25 ans et rallongée à 40 ans pour des raisons uniquement d'ordre capitaliste).
Le problème des déchets radioactifs n'est toujours pas résolu, plus de 25 ans après le lancement du programme nucléaire civil en France. L'accumulation de ces déchets et le renvoi de leur gestion aux générations futures est proprement irresponsable. Les risques pour la santé liés à la pollution radioactive sont toujours présents et touchent notamment l'ensemble des travailleurs et des populations en contact avec l'industrie nucléaire, comme l'ont montré les divers incidents liés aux transports des déchets ou aux différents types de sites nucléaires : centrales, unités de stockage et de retraitement mais aussi mines d'uranium. A propos de ces dernières, rappelons que si l'extraction de l'uranium nécessaire au fonctionnement des centrales ne se fait plus en France (et on nous parle "d'indépendance énergétique" !), il se fait dans les pays pauvres. Ainsi, ce sont 200 000 personnes à travers le monde qui meurent chaque année par contamination. En ce qui concerne les salariés de la filière nucléaire en France, précisons que ce sont les intérimaires d'EDF qui sont particulièrement touchés. Les normes de sécurité, quand bien même elles seraient suffisantes, ne sont pas du tout respectées, ce qui implique des travailleurs parfois irradiés, en tout cas jetables après 5 ou 6 ans de travail !

Danger politique

Projet d'essence étatique et technocratique, le nucléaire a été imposé sur la base du secret d'Etat et du mensonge délibéré, sans débat réel au niveau des populations concernées (et, en fait, de l'ensemble de l'humanité… au regard des conséquences planétaires de tout accident majeur). Dans une société où la production vise moins les réels besoins des individus que la constitution de plus-value pour les riches, le mythe d'une énergie abondante et peu chère (mythe véhiculé par les nucléocrates) a occulté les questions essentielles sur les conséquences sociales et environnementales de l'emploi de cette énergie, faisant
passer les besoins de l'industrie capitaliste avant toute autre considération. La décision de favoriser l'énergie nucléaire correspond ainsi à un mode de gestion autoritaire de la société (par le biais de l'Etat et de ses comparses capitalistes) à l'opposé d'un mode autogestionnaire de fonctionnement (tel que le défend la CNT). Imposer le nucléaire nous dépossède de nos moyens de décision un peu plus, confiant la "chose" à des "experts". Nous, "simples" consommateurs et / ou travailleurs, n'avons pas notre mot à dire. Il correspond aussi à un modèle économique où le développement à outrance de la production ne répond pas aux besoins et à la finalité de bien-être des individus, mais bien à la soif de profits d'une minorité de riches. Enfin, et ce n'est pas le moindre des dangers, le maintien de la filière nucléaire favorise la prolifération nucléaire à des fins militaires.

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La sortie du nucléaire est possible aujourd'hui. Elle repose sur le recours, en phase transitoire, aux techniques de production énergétique les moins néfastes pour l'environnement et les individus (centrales au gaz et cogénération prioritaires). Elle doit favoriser le développement des énergies renouvelables et de toutes les possibilités d'économie d'énergie. La sortie du nucléaire n'implique pas la mise au chômage des personnels. Il faut exiger la retraite anticipée avec plein salaire et primes pour les personnels les plus exposés aux risques cancérigènes (cancers du poumon, du larynx, des os) et le maintien sur les sites de ceux et celles qui le désirent pour assurer à long terme les démantèlements, les réhabilitations et les rénovations dans les meilleures conditions.


Union locale interprofessionnelle
des syndicats CNT de Lille et environs

Ce tract peut être téléchargé sous sa forme maquettée

(format pdf - 2 pages - 126 ko)
en cliquant ici.


LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL
ET LE FRONT NATIONAL

Tract d'appel de l'union locale des syndicats CNT de Lille et environs à la manifestation antifasciste organisée le 24 février 2007 à Lille à l'occasion de la convention nationale du FN :

La Confédération nationale du travail (CNT) exprime son antifascisme historique en appelant à manifester samedi 24 février 2007 contre la convention nationale du FN qui se déroule à Lille Grand Palais les 24 et 25 février 2007.
Seulement, pour notre syndicat, il n’est pas question de se joindre aux "forces républicaines" qui, à 3 mois des élections présidentielles, partent à la pêche aux bulletins de vote. Il n’y a pas eu de "coup de tonnerre" dans notre ciel le 21 avril 2002. La situation électorale actuelle est le fruit d’une évolution que nous n’avons pas découverte à cette occasion. En effet, la montée du Front national a d’abord servi des intérêts uniquement électoraux, lorsque le PS l’a utilisée pour diviser la droite, et pour rassembler autour de lui les autres partis de gauche.
La montée du Front national a ensuite été la conséquence de ce qu’on a appelé la 'lepénisation" des esprits, lorsque les politiciens ont permis aux propos démagogiques du FN d’atteindre une légitimité populaire. Car enfin, quand Le Pen parle de renvoyer les immigrés dans leur pays d'origine, de les priver de droits sociaux ou encore de casser les syndicats, n'oublions pas que ce sont les gouvernements de gauche comme de droite qui remplissent les charters, construisent des centres de rétention, votent des lois liberticides, envoient la police et l'armée pour stopper tout mouvement social, criminalisent les syndicalistes... La montée du Front national a enfin été la conséquence de la corruption et des mensonges des élus, des promesses non tenues, d’une gauche convertie à l'économie de marché, d'un syndicalisme institutionnalisé abandonnant les couches sociales pauvres. Le combat que mène la CNT ne se fera certainement pas en appelant à voter pour qui que ce soit. Chaque adhérent fera à ce propos ce qu’il juge bon. C'est dans les entreprises, dans les quartiers, avec des organisations syndicales du monde entier que nous le menons, pour la construction d’un autre futur sans exploités ni exploiteurs, sans dominants condamnant à la misère la plus grande part de l’humanité. Car enfin, c’est sur ce terreau (le chômage, la précarité, la misère, l’exclusion et l’exploitation) que croît le fascisme. L’antifascisme de la CNT est indissociable de son anticapitalisme, tant il est évident que c’est la fin de l'exploitation qui sonnera définitivement la mort du fascisme.


Contre la tenue à Lille de la convention nationale du FN,
la CNT appelle à manifester sur ses propres bases :

- L'antifascisme est un combat quotidien (non aux récupérations politiciennes et électoralistes !) ;

- L'antifascisme n'est véritablement efficace que sur le plan économique et social (seule la lutte de classe peut contrecarrer le développement de l'extrême-droite !).

Rendez-vous samedi 24 février 2007 à 14h30,
porte de Paris, place Simon Vollant (M° Mairie de Lille).

Le tract maquetté (1 page - format pdf - 164 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.


Nota bene :
la CNT sera présente dans le cortège des syndicats.



SECTEUR PUBLIC :
TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !

La CNT appelle à cette grève sur ses propres bases : titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité, augmentation générale des salaires selon une échelle décroissante allant de 300 à 0 euros (priorité aux bas salaires !), convergence avec les travailleurs du secteur privé, les étudiants et les chômeurs, lutte pour l'égalité sociale et l'autogestion, etc.

Manifestation unitaire : Lille - 14h - porte de Paris (rendez-vous CNT à l'angle de la rue de Paris et de l'avenue Kennedy).

Pour info, voici un extrait du tract de l'intersyndicale de la fonction publique (à laquelle la CNT n'est pas invitée) :

- Pour l’ouverture immédiate de véritables négociations sur l’ensemble du contentieux salarial, la refonte de la grille et le niveau des pensions, le rattrapage sur les pertes intervenues depuis 2000 (+ de 6 %).
- Pour la défense des services publics et de la fonction publique.
- Pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de tous les personnels.
- Pour une politique d’emploi public statutaire qui corresponde aux besoins.


Texte commun du STIS-CNT 59 et du SSEC-CNT 59/62


APPLIQUEE AUX SERVICES PUBLICS... LA LOGIQUE CAPITALISTE !

Aujourd'hui plus que jamais, les services publics sont la cible du "libéralisme avancé" :

Fermeture des bureaux de poste, des administrations de proximité, des classes trop peu surchargées, des petites maternités et des services hospitaliers non "rentables"...

Seuls secteurs épargnés : tribunaux, police, prisons.

Nous savons la dégradation des transports publics (et la perte de sécurité) dans le système anglo-saxon prôné par le Pouvoir, le gonflement démesuré des factures énergétiques (électricité par exemple) dans le secteur passé au privé... La liste est longue.

TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS

Sous les prétextes de qualité et d'efficacité se cache de fait l'objectif de rentabilité : il faut faire travailler plus pour produire plus.

La réforme Fillon a allongé les durées de cotisation à 40, 41 et bientôt 42 ans pour les retraites. Les services sont réorganisés, les établissements fermés, les personnels regroupés. La pénurie organisée des effectifs alourdit la charge de travail mais conduit aussi à la remise en cause des droits des personnels (droits aux congés, remplacements à combler).

15000 suppressions d'emplois sont ainsi inscrites dans la loi de finances 2007, (5300 en 2006), qui conduisent à redéfinir en les maximisant les missions des fonctionnaires.

Dans le même temps, on a une baisse de plus de 7%, en sept ans, du pouvoir d'achat des travailleurs des hôpitaux, de l'éducation, des collectivités, de la poste, pour des salaires toujours plus dégradés des non titulaires restants.

EN FINIR AVEC LES DISCOURS DE PRETENDUE NECESSITE

Bien que dégradé, le Service Public doit remplir ses missions.

L'Etat se montre alors le 1er pourvoyeur de travail précaire avec un recours massif aux vacataires, contractuels, MA, EVS, CAE, assistants de toutes sortes dans l'Education, intérimaires et CDD à la Poste, 30% de non titulaires, soit plus de 500 000 agents dans la Fonction publique territoriale... sans statut (le Droit du Travail dans le secteur privé) donc sans défense, soumis au vouloir, bon ou mauvais, du "chef", au salaire dérisoire, aux horaires incertains, à la menace du licenciement immédiat.

L'absence de personnels titulaires stables et qualifiés, c'est encore la détérioration des conditions de travail, la faiblesse de la présence adulte dans les écoles, la dégradation des matériels et de l'entretien des établissements...

La réponse de l'État ? Mobilité, flexibilité. Allongement des temps de travail, remplacements à l'interne, nominations hors compétence, et sur 2 voire 3 établissements...

ENSEMBLE, EXIGEONS

- une augmentation générale des salaires, vers l'égalité salariale (contre les hiérarchies de revenus qui divisent les travailleurs),

- un recrutement massif de travailleurs titulaires en fonction des demandes des AG de salariés (seules à même d'évaluer les réels besoins sur le terrain),

- la titularisation immédiate, sans condition de concours ni de nationalité, de tous les travailleurs précaires de la fonction publique.
A TRAVAIL EGAL,
STATUTS ET
SALAIRES EGAUX !

Syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59)
Syndicat santé-social-éducation-culture du Nord Pas-de-Calais (SSEC-CNT 59/62)


Ce tract est disponible ici sous sa forme maquettée
et prête à être imprimée (format pdf - 1 page - 151 ko)

 


LA GREVE DANS L'EDUCATION :


Contre une éducation soldée, fliquée, précarisée !

Le syndicat santé-social-éducation-culture du Nord Pas-de-Calais (SSEC-CNT 59/62) vous informe que le matériel de la Fédération CNT des travailleurs de l'éducation (tract format A3 pour les panneaux syndicaux, tract A4 recto-verso, affiche d'appel à la grève, tract sur le projet de super dirlo dans le 1er degré...) est disponible ici.

Quant au tract de l'intersyndicale de l'éducation 59/62, le voici :

Dans l’EDUCATION NATIONALE, la coupe est pleine !

NON, un professeur n'est pas payé 4100 euros !

Le salaire d'un débutant est de 1,25 fois le SMIC, malgré la longueur des études et la difficulté du métier. Le salaire net moyen d’un enseignant représente, en 2003, 65 % de celui d’un cadre du privé et 68 % de celui d’un cadre de la fonction publique. Nous sommes revenus, en 2004, à un pouvoir d’achat équivalent à celui du milieu des années 60 ! Est-il illégitime de demander des vraies hausses de salaires, au-delà des miettes qu’on nous donne cyniquement (+0,8%, « mangés » à coup sûr par l’inflation !) ? Etre en grève, c’est affirmer que la solution ne passe pas par des mesures individuelles, le recours à un mérite calibré, mais par une riposte collective pour des mesures générales.

Nous demandons le rattrapage des baisses de pouvoir d’achat et la revalorisation significative du point d’indice !

NON, enseignant ne rime pas avec tire au flanc !

Toutes les enquêtes aboutissent à évaluer la durée moyenne du travail des enseignants entre 39 h 47 (source MEN 2002) et 45 heures hebdomadaires pendant l’année scolaire, auxquelles il convient d’ajouter les temps d’interrogations d’examens, et le travail personnel pendant les vacances (10 à 20 jours par an selon les niveaux, disciplines et enquêtes). Soit un total annuel de 1600 à 1800 heures.

Nous demandons le retrait immédiat des projets de décret sur le projet de décret sur les services et les statuts (notamment la bivalence) de Robien qui justifient les retraits de postes et les amputations salariales au mépris de nos statuts et de nos qualifications

NON, la démographie ne justifie pas les retraits d’emplois !

Rentrée 2007, ce sont encore plus de 700 postes qui seront supprimés dans l'académie ! Au total ce seront plus de 3208 postes dans le second degré et 138 postes dans le premier degré qui auront disparu depuis 2002 dans l’Académie. On supprime 1 poste pour une perte de 8,5 élèves dans le second degré mais dans le premier degré il faut 45 élèves pour créer un seul poste ! Robien joue sur les mots pour justifier les suppressions. Par exemple en mélangeant les secteurs. Les 2 créations dans le primaire compensent-elles les suppressions de postes d’administratif. Les annonces sur les postes dans le supérieur (inférieures de moitié aux engagements du ministère) celles dans le secondaire ?

Nous demandons le retrait des suppressions de postes, et les créations des emplois statutaires nécessaires au bon fonctionnement du service public

NON, les élèves en difficulté ne sont pas aidés !

On supprime massivement les postes dans les zones prioritaires, on remplace des personnels qualifiés par des jeunes sans formation et sans moyens ! L’an dernier, le dispositif « Ambition Réussite » a permis d’amputer les moyens de dizaines d’établissements classés REP. Cette année, les seuils sont encore relevés ! Tout cela fait le jeu du privé dans l’académie, favorise l’exclusion et empêche tout effort de mixité sociale

Assez des redéploiements : entre écoles du 62 et du 59 (22 postes en moins), entre élèves handicapés et élèves en difficulté (34 postes en UPI sur des retraits d’HSE) !

MAINTENONS LA PRESSION, ENSEMBLE DANS LA GREVE LE JEUDI 8 FEVRIER
MANIFESTATION UNITAIRE A LILLE - 14H - PORTE DE PARIS



SOUSCRIPTION REGIONALE
POUR L'ACHAT D'UNE SONO

L'union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais organise une souscription auprès de tous/toutes ses adhérentEs et sympathisantEs pour l'achat d'une sono et d'un groupe électrogène permettant de l'alimenter. Ceci bien sûr afin de faire encore mieux entendre sa voix dans les manifs auxquelles elle participe régulièrement à Lille, mais aussi un peu partout dans la région.

Objectif : 3000 euros.

Les chèques sont
- à libeller à l'ordre de : union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise
- et à envoyer à : UL-CNT, 1 rue Broca, 59000 LILLE.

Merci d'avance pour votre soutien.



SOUTIEN A LA CNT-PTT

Dans un texte du 27 janvier 2006, la direction de la Poste impose une réforme syndicale à ses travailleurs. Dés lors, la CNT-PTT, syndicat abusivement présenté comme non représentatif, n’a plus le droit de citer. En effet, tous ses panneaux syndicaux ont été supprimés, et les militants ont interdiction de s’organiser sur leur lieu de travail. Il leur est interdit de pouvoir tenir des réunions statutaires et d’information dans les locaux et de prendre des congés de formation syndicale. Au-delà de cette volonté de faire taire des syndicats qui dérangent, la Poste et les organisations syndicales qui acceptent cet état de fait conduisent le droit syndical à sa perte. Demain, il ne sera plus possible pour eux d’utiliser les moyens de rapport de force tel le droit de grève qui est maintenant limité et encadré.

L’union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise se joint à la fédération CNT-PTT pour dire non aux discriminations en matière de droit syndical et non aux restrictions du droit de grève. 
Elle participera, dans la métropole lilloise, à la journée nationale d'action organisée le samedi 25 novembre 2006.


SECTION CNT-MEDIAPOLE :
A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ?

Une section syndicale CNT a été créée courant octobre à Médiapole, les médiateurs "agents oranges" du métro lillois. Notre camarade Ouari a été mandaté par le STIS-CNT 59 comme délégué syndical, ce qui n'a pas été contesté par la direction, ni par les autres syndicat présents dans la boîte. Des panneaux d'affichage ont été mis à la disposition de la CNT.

Médiapole est une association qui emploie une part importante de précaires. Plusieurs revendications sont engagées, notament concernant le rattachement à une convention collective afin de mieux encadrer le droit du travail (grille de salaires et autres avantages spécifiques).



DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER…
OU ETAT POLICIER ?

Non aux interpellations arbitraires survenues le 15/11/06 à Lille à l'occasion de la venue de Dominique de Villepin !

Mercredi 15 novembre, une vaste journée militante se met en place sur la métropole lilloise :  mobilisation du « Réseau Universités Sans Frontières », soutien aux syndicalistes de la SAC suédoise, manifestation des syndicats de l’éducation.

Un rassemblement de soutien au  « Réseau Universités Sans Frontières » (RUSF) et au « Comité des Sans Papiers » (CSP 59) est prévu à proximité de la conférence du premier ministre sur le site de  l'université de Lille II.

Un groupe de militants et sympathisants cénétistes, munis de drapeaux de la CNT roulés, décide de rejoindre ce rassemblement. A la descente du métro « Porte de Douai », la police nationale intervient et empêche nos camarades de sortir de la station. Un commissaire affirme que « personne ne pourra descendre avant Porte des Postes » (deux stations plus loin !) ». D’évidence, un blocage filtrant est organisé pour éloigner les militants qui veulent rejoindre le lieu de rassemblement.

Contraints par les forces de l'ordre, nos camarades  continuent  vers la « Porte des Postes ». A  vingt mètres de la sortie de la station, sur le boulevard Victor Hugo, le groupe est interpellé  sur le trottoir. Interpellation conduite par le même commissaire rencontré dans le métro et deux motards, rapidement rejoint par d'autres  policiers. Après un contrôle d'identité, nos camarades sont embarqués vers le commissariat. L’un d’entre eux sera passé à la question  menottes aux poings ! Mais tous seront relâchés trois heures plus tard, à la fin de leur interrogatoire.

L'union locale CNT de Lille et l’union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais, réaffirment leur soutien aux militants interpellés et dénoncent le comportement injustifiable des forces de l'ordre. Ces méthodes rappellent les interpellations et condamnations du mouvement social de ce printemps en s'inscrivant clairement dans la criminalisation des mouvements sociaux et des militants.


DROIT A L'AVORTEMENT
ET A LA CONTRACEPTION

Face aux intégristes de "SOS tout-petits", rassemblement samedi 18 novembre à 10h30 devant le Planning familial de Lille (16 avenue du président Kennedy, M° mairie de Lille) pour réaffirmer que l'IVG est un droit fondamental !

Alors que l'Interruption Volontaire de Grossesse est légale en France depuis 1975, le lobby « pro-vie » soutenu par les extrêmes droites et le Vatican est présent dans de nombreux pays. En France, des nombreuses associations formant la nébuleuse anti-IVG, SOS tout petits est la plus active. Depuis 20 ans déjà, cette association organise des actions violentes d'entraves à l'avortement partout en France, dans les hôpitaux pratiquant l'ivg pour protester contre le droit a l'avortement. Le 18 novembre 2006, pour fêter ses 20 ans, SOS Tout-petits organise une journée nationale de prière contre l'avortement. A Lille, elle se déroulera à proximité du Planning Familial. Face à ces intégristes, nous devons réaffirmer que l'IVG est un droit fondamental. Le corps d'une femme n'appartient qu'à elle-même. C'est donc à elle seule que doit revenir la décision de poursuivre ou d'interrompre sa grossesse. Actuellement dans le monde, une femme meurt toutes les 6 minutes suite à un avortement clandestin alors que l'IVG est une intervention bénigne. En France, la lutte n'est pas achevée même si l'avortement est légalisé. En effet, des attaques visent encore et toujours à le remettre en cause (tentative d'amendement Garreau). De plus les limites matérielles actuelles (principalement en termes de place dans les hôpitaux et du manque de formation des médecins) freinent l'application effective de ce droit. En ce qui concerne la contraception, bien qu'il existe beaucoup de moyens contraceptifs différents, très peu sont remboursés ; il n'y a donc pas de réel choix et de réelle gratuité.

Premiers signataires : Chiche 59, Union locale des syndicats CNT de Lille et environs, LCR 59, RLF, SCALP 59/62, Sud Etudiant-e Lille, Sud éduc 59/62…

Pour télécharger le tract d'appel maquetté (format pdf - 1 page - 105 ko),
 cliquer ici.


SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S
DE QUEBECOR HELLEMMES

Une nouvelle fois, l’infamie capitaliste fait des ravages.

On ne compte plus le nombre d’usines qui ferment et laissent sur le carreau des centaines, voir des milliers, d’ouvriers et leurs familles.

La direction de l’imprimerie QUEBECOR a annoncé la fermeture progressive du site d’Hellemmes, avec une cessation d’activité et le licenciement de ces 230 salarié-e-s et 40 travailleurs précaires.

Pourtant, l’usine tourne et son cahier de commande est considérable, elle est économiquement viable. Mais, comme pour de nombreuses autres, elle ne fait pas assez de profit, ne satisfaisant pas les actionnaires. C’est vrai que 15 millions d’Euros de dividendes en 2006 et 5 millions prévus cette année c’est peu… !

Depuis plus d’un mois, les salarié-e-s, ne pouvant accepter de voir disparaître leur outil de travail, occupent leur usine, organisent des AG, préparent la lutte dans l’espoir de le préserver.

Mais ce qui s’est passé à Nouzonville est de mauvais augure. Jeudi et vendredi dernier, ce sont les CRS qui ont déménagé les moyens de production du site de Thomé-Génot et ont chargé violemment la manifestation des salariés. Encore une fois, l’Etat protège les patrons.

L’Union Locale des syndicats CNT de la métropole lilloise tient à exprimer son soutien aux salariés de QUEBECOR Hellemmes et dénonce, une nouvelle fois, les patrons et actionnaires dont le seul but est de s’en mettre plein les poches sur le dos des travailleurs.

Lille, le 16/11/2006
L´Union Locale des syndicats CNT de la métropole lilloise



TRACT DE RENTREE  INTERPRO
DDE L'UNION LOCALE CNT DE LILLE ET ENVIRONS

Version maquettée disponible ici au format pdf (2 pages - 56 ko)

Automne 2006,

Nous sommes toujours plus nombreux à être fragilisés tout azimut. La peur nous retranche dans des stratégies individuelles de survie. Les luttes collectives en sont ébranlées, le syndicalisme en pâtit, le droit syndical toujours plus bafoué dans l’entreprise, la criminalisation du mouvement social n’est pas en reste (intervention du GIPN contre les grévistes de la SNCM, interpellations et condamnations pendant le mouvement dit anti-CPE, fichage généralisé…).

L’offensive gouvernementale main dans la main avec le MEDEF met à l’index un à un nos acquis sociaux :
-    Casse du droit du travail (CNE, CA, CAE…),
-    Réduction des droits des chômeurs (radiation, baisse de la durée d’indemnisation, contrôles renforcés…),
-    augmentation des annuités pour l’accès à une retraite complète,
-    perte du système par répartition,
-    discrimination à l’accès aux soins (inaccessibilité à certains soins car non remboursés),
-    remise en cause du service minimum = fin du droit de grève,
-    casse de la diversité syndicale par l’institutionnalisation des syndicats réformistes…

Les conditions actuelles de nos vies se dégradent :

o    précarité grimpante,
-    Des centaines de milliers de chômeurs sont invisibles ; ils sont sortis des statistiques de l’ANPE, pour faire illusion. Le chômage officiel n’est que la part émergée de la privation d’emploi, de l’interdit de travail. En juin, les radiations administratives (par exemple pour absence à une convocation) ont augmenté de 20 %, à 43 707. Quant aux radiations pour " absence au contrôle ", elles ont augmenté de 5 %, à 146 851. En juillet 2006, le vrai chiffre du chômage (catégorie 1, 2 et 3) est de 2,3 millions soit 8,5 %. Mais à cela, il faut ajouter les nombreux les RMIstes et chômeurs sans droit (ni ASSEDIC, ni RMI).
-    absence d’embauche dans les services publics qui se caractérise par une multiplication des contrats précaires (La Poste préfère exploiter les facteurs par le biais de contrats d’Intérim),
-    privatisation du secteur public : augmentation généralisée de la sous-traitance des missions de service public (l’Unédic délègue les missions de recherche d’emploi de l’ANPE à des sociétés privées dont le seul but est de faire du profit, et on ne compte plus dans les hôpitaux et écoles la sous-traitance des services de nettoyage et de maintenance avec, à la clé, des conditions de travail déplorables),

o    atteintes aux droits syndicaux et particulièrement au droit de grève,
avec notamment le projet de loi sur « la réforme du dialogue social » prévu pour Automne 2006.
 
o    criminalisation du mouvement social : procès à répétition des jeunes arrêtés lors du mouvement du printemps dernier, fichage génétique généralisé…

o    division entre les travailleurs (public/privé, français expatriés et immigrés) :
les travailleurs immigrés sont privés de ce qu’il nous reste de droit du travail, et utilisés comme boucs émissaires par les gouvernements successifs.

o    exonération des cotisations sociales (les charges patronales) : autant de cadeaux faits aux patrons qui nous empêchent d’avoir une réelle couverture. Et après on nous parle de trou de la sécu… le montant des exonérations de charges est passé de 3 milliards d'euros en 1993, à 19,8 milliards en 2005. Elles représentent aujourd'hui "26% des dépenses publiques pour l'emploi". Les mesures annoncées par le gouvernement pour la rentrée visent à accorder de nouvelles exonérations de cotisations sociales, pour les salaires égaux ou inférieurs au SMIC, dans les entreprises de moins de 20 salariés. Cela n'aurait pour conséquence que de grossir le nombre de smicards.



Seule l’organisation collective saura peser dans le rapport de force. La mobilisation dite anti-CPE en a montré l’exemple. Une lutte qui s’est mise en place par la base, ayant posé un fonctionnement en Assemblée Générale souveraine et dont l’issue a permis le retrait du CPE.



Les syndicats CNT de l’Union Locale de Lille se battent pour :

-    un service public renforcé (titularisation de tous les précaires, créations de postes pour un vrai service public),
-    accès à la formation pour tous avec maintien du salaire,
-    généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
-    augmentation générale des minima sociaux et des salaires selon une échelle décroissante de 500 euros pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus de 2 fois le SMIC réévalué,
-    pas de salaire net inférieur à 1500 euros,
-    la liberté de circulation et d'installation plutôt que la politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
-    retraite complète à 60 ans pour tous mais prise en compte des travaux pénibles,
-    retour au système de retraite par répartition,
-    gratuité de tous les soins pour tous,
-    gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro)

CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !

Seuls 8% des travailleurs sont syndiqués ! Si nous voulons résister, nous devons nous organiser ! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même seul sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien.

Mettons en place et développons des assemblées générales dans nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de décider tous et toutes ensemble à la base, des offensives à mener. De plus, construisons les nécessaires convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique du Patronat.

Seule la grève générale nous permettra de discuter ensemble, en assemblée générale, de nous organiser et de nous défendre. C'est uniquement de cette façon que nous pourrons ouvrir des perspectives d'un changement de société. AUTOGESTION des luttes !

UL-CNT de la métropole lilloise
Le 26 septembre 2006



SOUTIEN A BERNARD COQUELLE
MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE !

Début juillet 2006, Bernard Coquelle, paysan d’Auberchicourt (près de Douai) et syndicaliste à la Confédération Paysanne, a refusé le prélèvement de son empreinte génétique.

Par ce refus, il se trouve à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 24 octobre 2006 à Douai et risque jusqu’à un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende.

Une double peine

Bernard a participé en 2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d’un champ de betteraves transgéniques à Avelin dans le Nord.

Le 3 novembre 2005, il a été condamné avec 10 autres personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à verser des dommages et intérêts collectifs à Advanta, propriétaire du champ OGM.

Comme ça ne pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été convoqué avec six de ses co-condamnés à alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG).

Un autre des 11 d’Avelin, Benjamin Deceuninck, a refusé ce matraquage juridique. Il est passé devant le tribunal d’Alès (Gard) le 25 août dernier. La procureur a requis 500 euros d’amende. Le jugement sera rendu le 29 septembre.

Solidarité

Le procès arrive à grands pas et une réponse collective s’impose. Une première réunion de soutien aura lieu le 2 octobre 2006 à la MNE à Lille à 18h30.

Soyons nombreux pour le soutenir.

Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille 
est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).

PROCES DE BENJAMIN DECEUNINK,
MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE

Le 23 juin 2006, Benjamin Deceuninck, paysan CNTiste du Gard, a refusé le prélèvement de son empreinte génétique. Par ce refus, il s'est trouvé à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 25 août 2006 et risquer jusqu'à un an de prison ferme et 15000 € d'amende.

Une double peine

Benjamin a participé en 2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d'un champ de betteraves transgéniques à Avelin dans le Nord. Le 3 novembre 2005, il a été condamné avec 10 autres personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à verser des dommages et intérêts à Advanta, propriétaire du champ OGM. Comme ça ne pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été convoqué avec six de ses co-condamnés à alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). Deux d'entre eux, Ben et Bernard (un paysan du Nord) ont refusé.

Le FNAEG, le fascisme selon Sarko

Créé en 2001 sous le gouvernement Jospin, ce fichier avait pour but de ficher les auteurs de crimes graves, homicides volontaires, actes de terrorisme et attaques à main armée. A cette époque, aucune opposition n'est exprimée. Pourtant, on savait déjà que se battre contre les conséquences d'un système ne sert à rien si on ne s'attaque pas aux causes. De plus, dès qu'un système de flicage intensif est mis en place, il est très facile, dans la démocratie que nous connaissons (sic), de l'étendre à tout et n'importe quoi…enfin presque. 2003 arrive et Sarko aussi. La portée du FNAEG est entendue à toutes personnes ayant commis crime ou délit (ou sur simple présomption d'un officier de police judiciaire), sauf… pour les délits financiers. Sarko prend garde à son derrière, le grand Jacques ne sera pas inquiété.

Le procès

D'abord, le juge refuse d'écouter les deux témoins de Benjamin, ne souhaitant pas débattre sur le fond. Etonnant ! Ces témoins avaient pourtant beaucoup de choses à dire. Claire, co-condamnée de Ben dans l'affaire des 11 d'Avelin, n'a pas été conviée à donner son ADN. Mais sur quelles bases la justice définit-elle qui sera fiché de qui ne le sera pas ? Peut-être que Ben est un militant un peu trop actif aux yeux de l'Etat ? Et en plus, il est anarchiste, donc délinquant, forcément ! Olivier, le deuxième témoin, a participé au fauchage de Nonette, rendu célèbre par sa violence répressive. Avec ses co-détenus, et avant toute forme de procès, ils n'ont pas eu trop le choix. Les flics ne leurs ont laissé le temps de réfléchir, et les ont surtout mal informés du risque qu'ils prenaient s'ils refusaient le prélèvement d'ADN. Ils leurs ont tout simplement dit qu'en cas de refus, ils passeraient un an en prison et paieraient 15000 € d'amendes (alors que c'est le maximum encouru). Pression fasciste ? ! Donc, du fait du refus du juge de laisser la plaidoirie de l'avocat de Benjamin se dérouler, ce dernier a dû changer de tactique et baser sa défense sur les faits du fauchage d'OGM de 2001. Néanmoins, Maître Gandini a pu lire au tribunal des lettres de deux anciennes résistantes. Odette Ester, 91 ans, a écrit : « Ayant connu les horreurs de la guerre 39-45, je m'inquiète de voir ressurgir des méthodes que je croyais à jamais disparues… » qui plus est semblant liées à des pratiques d'Etat policier. De son côté, la procureure déclare que le débat est évidemment politique, mais qu'elle n'est « qu'un pauvre magistrat ». Comble pour le défenseur d'un Etat bourgeois ! Elle déclare ensuite qu'elle ne peut faire de distinguo entre un voleur avéré et un faucheur d'OGM, les deux étant des délinquants aux yeux de la loi. Et elle a raison ! On ne peut pas, on ne doit pas distinguer une mère de famille qui vole un steak pour nourrir ses enfants et Benjamin Deceuninck qui fauche des OGM dans son combat contre le capitalisme. Le flicage, génétique ou pas, ne doit pas exister. En définitive, la procureure a requis 500 € d'amende. Le jugement est mis en délibéré au 29 septembre 2006.

Un soutien principalement libertaire

Devant le tribunal, ce matin-là, on voyait surtout du rouge et du noir. Pas de grande gueule au micro, que des gens, anarcho pour la plupart, venus de Lille, Montpellier, Toulouse, Paris… pour soutenir Ben. Leurs messages étaient clairs, ici et là aussi de nombreux cas de flicages génétiques s'exercent : des taulards qui se prennent des mois supplémentaires pour ce même refus, des jeunes du mouvement du printemps dernier qui attendent leurs procès, d'autres, pas au courant, qui n'ont guère d'autres choix que d'accepter et qui se retrouvent aujourd'hui parmi les plus acharnés contre ce fascisme à la façon Sarko. Au grand damne de certains, pas libertaires du tout, le débat s'est déplacé à la bourse du travail. Sans tribune ni prise de parole d'expert pré-programmé, une centaine de personnes ont continué à débattre, à proposer et à aboutir à la création d'une plate-forme d'information sur le flicage-fichage.

Y'a baleine sous gravillons !

D'abord, soulagement pour Ben, ça aurait pu être pire, d'autant qu'il a du sursis sur la tête. Mais les réactions du juge me turlupinent. J'ai l'impression qu'il ne souhaite pas que ça s'émousse de trop. D'après un copain plus expert que moi en branlette juridique, il y aurait eu plusieurs cas de vice de procédure de la part du juge ? Exprès ou pas ? Il veut peut-être qu'il y ait un non-lieu pour vice de quelque chose ? Je pense qu'il y a baleine sous gravillons. Les OGM, c'est avant tout une affaire de fric dans laquelle l'Etat français ne trouve que peu d'intérêt sinon de protéger ses industries agronomiques. Cocorico ! Ici, le refus de flicage génétique met le doigt sur un problème autrement plus perfide. Il ne s'agit plus de simple combat contre le capitalisme, mais de combat contre le contrôle et le pouvoir. Qu'adviendra-t-il si un fou furieux comme Sarko ou Le Pen arrive au pouvoir ? Avec dans ses sacs de perlimpinpins un fichier génétique qui recense plusieurs centaines de milliers de personnes ? Et avec la volonté de l'étendre à toute la population ? ! Vous aimez la science fiction ? Vous êtes en plein dedans ! Vous vous rappelez d'un certain fou en 1923 qui commençait à délirer avec une certaine race arienne ? !…

Xamo (STIS-CNT 59)


Le procès en appel pour refus de prélèvement génétique de Benjamin DECEUNINCK aura lieu le 28 NOVEMBRE à NIMES à 8h30.

Le collectif "REFUS ADN" appelle à :

- VENIR SOUTENIR Benjamin devant le tribunal

- ORGANISER des actions de soutien partout en France le SAMEDI 25 NOVEMBRE pour soutenir Benjamin et INFORMER plus généralement sur le FLICAGE GENETIQUE (FNAEG *)
=> ses actions seront coordonnées sur le site http://refusadn.free.fr
=> merci de faire part de vos initiatives de soutien en laissant vos contacts et coordonnées à refusadn@free.fr

- DIFFUSER et SIGNER les pétitions de soutien

- SOUTENIR FINANCIEREMENT pour couvrir les frais des procès. Chèque à l'ordre de CNT FTTE (mention "refus adn" au dos), bal CNT, Bourse du travail, 7 pl G. Dupuy 30100 ALES

Communiqué de presse à télécharger (format Word - 1 page - 29 ko) :
http://www.cnt-f.org/59-62/Communique_de_presse_refus_ADN_appel-1.doc

Tract à télécharger (format Word - 1 page - 197 ko) :
http://www.cnt-f.org/59-62/tract_ADN_appel-1.doc
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).


Réquisition de la cour d'appel de Nîmes :

Le 28 novembre 2006, la cour d'appel de Nîmes a requis pour Benjamin une condamnation à 500 euros d'amende (ce qui est en-deçà de la loi, celle-ci prévoyant dans le cas d'un refus de fichage ADN 15.000 euros d'amende et un an de prison).

Le jugement a été mis en délibéré au 26 janvier 2007.

Si la réquisition est confirmée, la peine sera alors la même que celle prononcée le 25 août en première instance par le tribunal correctionnel d'Alès. 



NI GENETIQUEMENT MODIFIES,
NI GENETIQUEMENT FICHES !

Solidarité avec les camarades résistant au fichage génétique :

L’UL des syndicats CNT de Lille tient à exprimer sa solidarité avec Benjamin (CNT Alès), Claire (CNT Corrèze), Stéphane, et tous les autres militants syndicalistes et anti-capitalistes dans leur opposition au fichage génétique systématique des militants.

Ces trois personnes ont  déjà subi une condamnation de deux mois de prisons avec sursis pour avoir fauché un champ de betteraves transgéniques qui ne respectait pas la législation en 2001 dans le Nord.

Nous rappelons la perversité d'une loi qui met sur un même pied action militante, terrorisme, et crime sordide.

Sommes nous revenus aux fichages politiques des grandes heures du fascisme ?

Nous constatons une montée en puissance dans la criminalisation des militants syndicaux et anti-capitalistes. L’arsenal législatif mis en place par les gouvernements successifs font de chacun d’entre nous un présumé coupable. Le fichage génétique est une étape supplémentaire de ce processus.
Au-delà de la répression policière qui s'abat toujours plus durement sur les mouvements sociaux, c'est maintenant une réponse juridique que l'on oppose à nos revendications et actions légitimes.

Rappelons aussi que lors du mouvement dit « anti-CPE », de jeunes manifestants ont connu cette condamnation dont le seul but est d’empêcher toute forme d’expression populaire.

D'autre part nous dénonçons la banalisation du fichage humain. Outre le traitement infamant qu'il constitue, nous savons que l'on peut tirer des informations strictement personnelles de l'ADN. Qu'adviendra-t-il de notre liberté individuelle, déjà bien verrouillée, si le délire sécuritaire ambiant provoque un détournement de la finalité première de ces fichiers génétiques ?

Contrairement à ce qui est claironné, le fichage ADN n'est pas sans failles. Des erreurs de manipulation, des contaminations d'échantillons, voire la falsification de preuves, sont malheureusement prévisibles.

Aussi, l'union locale CNT Lille s'insurge contre le traitement infamant réservé aux militants anti-OGM et anti-capitaliste et demande l'arrêt du fichage ADN ainsi que la destruction des échantillons déjà stockés.

Face à la répression sociale tous azimuts et aux politiques d'exploitation des travailleurs, nous opposerons toujours la lutte solidaire et la solidarité militante.

Le 1er juillet 2006
CNT - union locale interpro des syndicats de Lille et environs
ul-lille@cnt-f.org

Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible
ici (format pdf - 1 page - 367 ko).



1er MAI 2006 :
APPEL INTERSYNDICAL

Après la victoire contre le CPE
Ensemble offensifs/ves ce 1er mai contre toutes les précarités !


Deux mois de luttes, une remarquable unité de la jeunesse et du monde du travail ont permis le retrait du CPE. C'est une victoire sans précédent face à un gouvernement qui était resté sourd à toutes les exigences sociales. Pour autant, le combat n'est pas terminé. Le CNE, la loi d'égalité des chances (l'apprentissage à 14 ans, le travail de nuit dès 15 ans...) doivent aussi être supprimés. Ce 1er mai sera I'occasion de réaffirmer ces revendications, mais aussi celles de tout le monde du travail.

Abolissons la précarité sous toutes ses formes

La précarité au travail ne se résume pas au CPE et au CNE. Les salariés en CAE (ex-CES), CDD, intérim, temps partiel contraint... sont dans le privé et dans le public des millions de victimes de la précarité. Cette  précarité au travail induit la précarité dans l'accès au logement, à la santé, à l'éducation, à la culture... Au- delà, les plus précaires d'entre nous sont les millions de chômeurs, les victimes des licenciements !

Toutes les revendications sociales doivent être satisfaites...

Bas salaires, licenciements, remises en cause du droit du travail, attaques contre les services publics, la  santé, les retraites et l’éducation... la liste est longue des doléances des salariés de ce pays. Il s'agit aujourd'hui de reprendre l'offensive face à un gouvernement ébranlé par l'échec du CPE.

Solidaires par-delà les frontières !

C'est à travers l'Europe et la planète que se développe la précarité. Notre combat ne saurait s'arrêter aux postes frontières. Mais au-delà, l'incertitude quotidienne est plus grave encore pour les populations qui  sont victimes de la guerre (Irak, Palestine, Tchad, Tchétchénie...) ou de sa menace imminente (Iran, Syrie...).

Défendons les libertés publiques, refusons la répression

Deux mois durant, les mobilisations de la jeunesse ont été réprimées. Suite logique des lois sécuritaires LSI, LSQ, lois Perben I et II, plan Vigipirate et dernièrement la plus grave d'entre elles, "l'état d'urgence" datant de la guerre d'Algérie. Ce gouvernement veut aujourd’hui criminaliser le mouvement social, réprimer le mouvement syndical et stigmatiser davantage les habitants des quartiers populaires, les immigrés et sans-papiers avec les projets de loi de prévention de la délinquance et de réforme du CESEDA de Sarkozy. Le nouveau projet de loi liberticide du député Raoult est une menace pour nos libertés fondamentales.

Une fois encore, démontrons notre force dans l'unité en manifestant le 1er mai 2006 à Lille !

Signataires : CFDT, CGC, CGT, FSU, Solidaires, UNEF, UNSA.



La CNT, qui a été exclue de cet appel de manière très peu démocratique et unitaire, souscrit au texte ci-dessus et appelle également à manifester le 1er mai à Lille. Elle en profite pour s’élever vigoureusement contre  l’ostracisme dont font part certains responsables syndicaux à son égard (non invitation de l’UL-CNT de Lille aux réunions de l’intersyndicale des unions locales interprofessionnelles, refus de voir la CNT sièger à la Bourse du travail de Lille…).

Rendez-vous lundi 1er mai à 10 h 30 place Vanhoenacker (c’est dans le quartier de "Moulins" à l’intersection des rues Courmont et Lamartine ainsi que des rues d’Arras, de Condé et de Wattignies).
Attention : ni métro, ni bus, ni tramway ce jour-là à Lille.

Pour télécharger ce texte sous forme de tract maquetté
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Pour télécharger le tract de la CNT
Camarades, encore un effort pour être vraiment... "unitaires" !
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