ACTUALITE
ET ANALYSES archives (divers)
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 | MANIFESTATION CONTRE LES LICENCIEMENTS, LE CHOMAGE ET LA PRECARITE DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS (VIDEOS ET COMMUNIQUE) |
 | COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN ORGANISÉ AU DJOLOFF LE 28 NOVEMBRE 2009 |
 | LA PRÉCARITÉ N'EST PAS UNE FATALITÉ (automne 2009) |
 | RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE DE LA PAUVRETE DURABLE ! (automne 2009) |
 | CONTRE LA REPRESSION D'ETAT A POITIERS (19 octobre 2009) |
 | MANIFESTATION A LILLE EN SOLIDARITE AUX VICTIMES DE LA REPRESSION D'ETAT (10 octobre 2009) |
 | TAULE - EMPLOI : NI CONTROLEURS NI DELATEURS ! (septembre 2009) |
 | SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S DE CALAIS (juillet - aoüt 2009) |
 | GREVE GENERALE : BILAN ET PERSPECTIVES (juin 2009) |
 | CALAIS : CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION (du 23 au 29 juin 2009) |
 | FETE DE L'ALIENATION (1er mai / 14 mai 2009) |
 | LICENCIE-E-S, SOUS PAYE-E-S, PRECARISE-E-S... Y'EN A ASSEZ ! (avril 2009) |
 | TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 19 MARS.... ET APRES !? (19 mars 2009) |
 | LE DROIT DE GREVE (rappels juridiques) |
 | GREVE GENERALE AUX ANTILLES.... ET ICI, C'EST POUR QUAND ? (19 février 2009) |
 | APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (février 2009) |
 | COMPTE-RENDU ET APPEL DE L'AG INTERPRO DU 29 JANVIER 2009 A LILLE |
 | LA CRISE.... C'EST LE CAPITALISME ! TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29 JANVIER 2009 ! |
 | ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHOMEURS : NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! (21 janvier 2009) |
 | ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 ! |
 | UN TOIT, C'EST UN DROIT ! ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! (15 novembre 08) |
 | NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS ! (4 octobre 2008) |
 | REPRESENTATIVITE ET STRATEGIE SYNDICALE (motion de synthèse du congrès confédéral de la CNT - septembre 2008) |
 | CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE : NON A LA REPRESSION A "LA POSTE" ! |
 | NON AUX BAS SALAIRES ! NON AUX INEGALITES SALARIALES ! (janvier 2008) |
 | SANS-PAPIERS : SOLIDARITE
AVEC LE CSP 59 ! (décembre 2007) |
 | SERVICES
PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE... LA LUTTE CONTINUE !
(20 novembre 2007 / décembre 2007 / ...) |
 | MANIFESTATION NATIONALE
CONTRE LE CHOMAGE ET LA PRECARITE (8 décembre 2007) |
 | NON A LA CASSE DU CODE DU
TRAVAIL ! (décembre 2007) |
 | SNCF : APPEL A LA GREVE RECONDUCTIBLE DES
CHEMINOTS CNT (novembre 07) |
 | RESTAURATION : MARRE D'ETRE
EXPLOITES ! (17 novembre 07) |
 | L'EXTREME-DROITE DE DIEU REMET LE COUVERT
(17 novembre 2007) |
 | APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES (15
novembre 2007) |
 | MOBILISATION DANS
LE PUBLIC, SECTEUR PAR SECTEUR (du 18 octobre au 20
novembre 2007) |
 | UN TOIT, C'EST UN DROIT !
(26 octobre 07) |
 | APPEL DU RESEAU "INTER
LUTTES" DE LILLE (19 octobre 07) |
 | PUBLIC - PRIVE : 37,5
ANNUITES : C'EST CA L'EGALITE ! (18 octobre 07) |
 | LA LOI HORTEFEUX : UNE DENI
DU DROIT D'EXISTER ! (17 octobre 07) |
 | Sécu : comment est-ce qu'on fabrique un
"déficit" ? (3 octobre 07) |
 | RENTREE SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT (26 septembre 07) |
 | NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! (septembre-octobre 07) |
 | NOS DROITS SOCIAUX NE SONT PAS NEGOCIABLES.... NOUS NE NEGOCIERONS RIEN ! (19 septembre 07) |
 | SANS-PAPIERS : LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE, MAIS LA LUTTE CONTINUE (31 août 07) |
 | SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE (22 août 07) |
 | SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DE RESF 59/62 (21 août 07) |
 | SANS-PAPIERS : COMMUNIQUE DU CSP 59 (1er août 07) |
 | PAS DE SERVICE MINIMUM... POUR LA LUTTE DES CLASSES ! (31 juillet 07) |
 | BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE" ORGANISEE A BETHUNE (23 juin 07) |
 | MAI 68 : LE RETOUR ! (juin 07) |
 | MARCHE DES CHOMEURS A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK (21 mai 07) |
 | LA CNT FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL (10 mai 07) |
 | PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL ! (4 mai 07) |
 | MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE (affiche et tract de la CNT pour le samedi 17 mars 2007 à Lille) |
 | LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL ET LE FRONT
NATIONAL (appel de la CNT à la manifestation anti FN du 24
février 2007 à Lille) |
 | SECTEUR PUBLIC : TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 ! |
 | SOUSCRIPTION REGIONALE POUR L'ACHAT D'UNE SONO (17/01/07) |
 | SOUTIEN A LA CNT-PTT (25/11/06) |
 | UNE SECTION CNT A MEDIAPOLE : A QUAND UN METRO ROUGE ET NOIR ? (23/11/06) |
 | DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER… OU ETAT POLICIER
? (22/11/06) |
 | DROIT A L'AVORTEMENT ET A LA CONTRACEPTION (18/11/06) |
 | SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S DE QUEBECOR HELLEMMES (16/11/06) |
 | TRACT DE RENTREE INTERPRO DE L'UL-CNT DE LILLE
ET ENVIRONS (automne 06) |
 | SOUTIEN A BERNARD COQUELLE, MILITANT ANTI-OGM
(EX "11 D'AVELIN"), POUR SON REFUS DE
FICHAGE GENETIQUE (23/09/06) |
 | PROCES DE BENJAMIN DECEUNINCK, MILITANT CNT
ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN"), POUR SON REFUS DE FICHAGE GENETIQUE
(05/09/06, 08/11/06 et 28/11/06 ) |
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NI GENETIQUEMENT MODIFIES, NI GENETIQUEMENT
FICHES ! (01/07/06) |
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1er MAI 2006 : APPEL INTERSYNDICAL |
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LE CPE EST MORT ! LA LUTTE CONTRE LA PRECARITE CONTINUE ! (13/04/06) |
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CHIRAC ET LE CODE DU TRAVAIL (03/04/06) |
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DECLARATION DE L'AG DE CONVERGENCE DES LUTTES
(01/04/06) |
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POURQUOI SE METTRE EN GREVE ET MANIFESTER MARDI
28 MARS ? POURQUOI RECONDUIRE LA GREVE DES LES JOURS SUIVANTS ? |
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UN TOIT, C'EST UN DROIT ! (11/03/06) |
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MISE AU POINT DE L'UNION REGIONALE CNT AU SUJET
DU SOUTIEN AUX PRISONNIERS DU GROUPE "ACTION DIRECTE" (28/01/06) |
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2005 MAUVAISE ANNEE... CA VA CONTINUER EN 2006 !
(25/01/06) |
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L'ACCORD UNDEDIC EN DETAIL (07/01/06) |
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PROCES DE CHRISTIAN VANNESTE, DEPUTE U.M.P. DE
TOURCOING,
POUR INCITATION A LA HAINE HOMOPHOBE (13/12/05) |
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ABROGATION DES ORDONNANCES VILLEPIN !
(21/09/05) |
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NON AUX OGM DANS NOS ASSIETTES !
SOLIDARITE AVEC LES 11
D'AVELIN ! (15/09/05) |
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ANALYSE
POST-RÉFÉRENDAIRE (15/06/05) |
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NON
A L'EUROPE
DU CAPITAL ! (18/05/05) |
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LUNDI
DE PENTECOTE : NON AU TRAVAIL FORCE, TOUS ET
TOUTES EN GREVE ! |
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LES
MARCHEURS SONT A ROUBAIX
(25/04/05) |
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LES
MARCHEURS SONT A LIEVIN (23/04/05) |

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LES
MARCHEURS SONT A BETHUNE
(22/04/05) |
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LES
MARCHEURS SONT A CALAIS (20/04/05) |
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LES
MARCHEURS SONT PARTIS (18/04/05) |
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PROGRAMME
DE LA MARCHE REGIONALE CONTRE LA
PRECARISATION DE NOS VIES (DU 16/04/05 AU 01/05/05) |
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AGRESSION
FASCISTE CONTRE LE LOCAL
C.N.T. DE LILLE (15/04/05) |
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AUGMENTATION
IMMEDIATE DES SALAIRES ET DES
MINIMA SOCIAUX ! |
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FACE
AU BULLDOZER CAPITALISTE... 1 JOUR DE
GREVE NE SUFFIT PAS ! CONSTRUISONS L'OFFENSIVE A LA BASE ! |
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10
MARS ET AU-DELA : SI ON OSAIT ? |
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REPRESSION AU
PALAIS DES BEAUX ARTS DE LILLE |
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TRAVAILLER MOINS,
TOUS ET AUTREMENT ! |
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DES ACQUIS, FAISONS
TABLE RASE ! (devise du
baron
Sellières) - tract du
STIS-CNT 59 |
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35 HEURES :
JOURNEE DU 5 FEVRIER 2005 - appel
confédéral de la CNT |
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GREVE ET MANIF
CONTRE LES PROJETS DE LOI SUR
LA PREVENTION DE LA DELINQUANCE (3 FEVRIER - appel de la
fédé CNT santé social fpt) |
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MANIF CONTRE LES
PROPOS HOMOPHOBES DE
VANNESTE, DEPUTE UMP DE TOURCOING (29/01) |
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UN EXEMPLE DE
PRECARITE ET DE
PRIVATISATION DANS LE SERVICE PUBLIC |
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COMMUNIQUE
CONFEDERAL DE LA CNT AU SUJET DES
MOBILISATIONS DANS LA FONCTION PUBLIQUE |
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GREVE DES
TRAVAILLEURS DE LA FONCTION PUBLIQUE |
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LES PAUVRES PLUS
PAUVRES. LES
RICHES PLUS RICHES ? |
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CHARTE
DEMOCRATIE DIRECTE |
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LE DROIT DE
GREVE DANS LE PRIVE |
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NOS RETRAITES NE
SONT PAS A
VENDRE ! |
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RETRAITES |
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EN PLEIN
19ème SIECLE... |
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FAIRE CONVERGER
LES LUTTES A
L'OCCASION DE LA JOURNEE DU 26 NOVEMBRE |
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PREPARER LA GREVE
DU 17 OCTOBRE ! |
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DU NORD AU SUD,
NON AU F.HAINE |
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LA HAINE
HOMOPHOBE A ENCORE
FRAPPÉ |
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LEGIONELLOSE :
QUE NOUS
CACHE-T-ON ? |
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LILLE 2004:
CULTURE A COURT
TERME, MARKETING A MOYEN TERME, PRECARITE A DUREE INDERTERMINEE |
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RMA |
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LOI FILLON SUR LE DIALOGUE SOCIAL |
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JOSÉ BOVÉ |
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FONCTION
PUBLIQUE
: SAPIN RÉSORBE LES SALAIRES, PAS LA PRÉCARITÉ ! |
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35 H DANS LA
FONCTION PUBLIQUE ? |
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CAMARADES,
ENCORE
UN EFFORT POUR ETRE VRAIMENT. "UNITAIRES" ! |
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GEL DES SALAIRES
DANS LE SECTEUR PUBLIC |
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NON AU TRAVAIL
PRECAIRE ! |
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RETRAITES |
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35 HEURES... |
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Solidarité avec les
grévistes du musée de Lille, accusés d'abandon de
poste ! |
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NON AU LICENCIEMENT ABUSIF DE
BABOUSE ! |
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FILATURE MOSSLEY |
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SALARIES DE " LU " EN COLERE ! |
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LICENCIONS LES PATRONS ! |
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SANS PAPIERS : LA MAIRIE DE
LILLE NE RESPECTE PAS LA PAROLE DONNÉE ! |
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SANS PAPIERS : RESUME / SYNTHESE
ET BILAN |
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COMMUNIQUE DU COMITE DES SANS
PAPIERS 59 |
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JOSPIN ET LES SANS-PAPIERS
LILLOIS |
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LES PRINCIPAUX PLANS DE
SUPPRESSIONS D'EMPLOIS (EN COURS OU PREVUS) DANS LA REGION |
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HOPITAUX : TOUS
EN GREVE JEUDI
20 SEPTEMBRE 2001. |
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HOPITAUX : LES
35... LEURRES ! |
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HOPITAUX :
IMPOSONS NOTRE
PASSAGE AUX 35 HEURES ! |
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MEDECINS |
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"BROUTCHOUX
(...
ET MARCHONS SUR
LA TETE DES ROIS !)" par le Théâtre K. |
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THÉATRE
ENGAGÉ |
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ELECTIONS
PRUD'HOMALES |
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APPEL POUR UN
FRONT SOCIAL DES RESISTANCES |
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A PROPOS DU "FRONT
REPUBLICAIN" |
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CHIRAC ESCROC,
LE PEN FACHO ! |
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SUITE AU 1er TOUR
DE L'ELECTION PRESIDENTIELLE POURQUOI ? |
MANIFESTATION
CONTRE LES LICENCIEMENTS,
LE CHOMAGE ET LES PRECARITES
DU 5 DECEMBRE 2009 A PARIS |
Vidéos :
- Cortège de l'UL-CNT de Lille et de la CNT-RP
- Rencontre de l'UL-CNT de Lille avec les travailleurs sans-papiers d'ISS (société de nettoyage) en grève pour leur régularisation
Communiqué confédéral CNT du 04/12/09 :
Peu d'enjeux sont aussi immédiatement interprofessionnels que ceux liés
au chômage et à la précarité. La CNT appelle l'ensemble des
travailleurs (avec ou sans emploi, avec ou sans papiers) à participer
aux manifestations de ce samedi 5 décembre et aux assemblées générales
pour donner suite au mouvement. Cette mobilisation sera le point
d’orgue de semaines d’action des précaires mais la lutte ne s’arrêtera
pas à une journée !
La crise financière a enfoncé la plupart des pays dans la récession,
avec son cortège de conséquences en chaîne sur l’économie réelle :
licenciements permanents, taux de chômage qui explosent, chômage
partiel, situations de précarité renforcées, etc.
En France, ce sont près de 4 millions de personnes au chômage ou en
sous-emploi. Les licenciements économiques ont augmenté de 31,4 % en un
an !
Pour certaines grandes firmes, le business continue, y compris dans ses
dérives les plus financiaristes et spéculatives, et la crise est un
prétexte à restructurations, avec des conséquences en cascade sur les
entreprises sous-traitantes, les salariés étant toujours en première
ligne.
Mais la précarité n’est pas une nouveauté. Depuis des années les CDD,
le temps partiel forcé, l’intérim, les contractuels de droit privé dans
la Fonction publique, sont un mode de gestion, et la précarisation des
travailleurs un principe économique. La sous-traitance, un moyen
hypocrite et trop commode pour les grands groupes et pour l’État, de
faire semblant de ne pas voir les conséquences sociales et humaines de
ces « gains de productivité ».
Tous les travailleurs sont précaires, chômeurs en puissance, corvéables
à merci. S'ils ne le savaient pas, leurs patrons et leurs hiérarchies
le leur rappellent quotidiennement à coups de pression psychologique,
de menaces de licenciement économique et de délocalisations, en
répétant le nombre de chômeurs prêts à prendre leur place. Et lorsque
les travailleurs victimes de licenciements économiques se battent pour
obtenir autre chose que des miettes, on les envoie directement au
tribunal à l’image des salariés de Continental que l'État traîne en
justice…
Et parallèlement, la fusion de l’UNEDIC et des ASSEDIC dans le « Pôle
emploi » n’a fait qu’aggraver le problème. Le traitement des dossiers
est déshumanisé. Les chômeurs sont traités comme des fraudeurs en
puissance, et l’un des critères « d’efficacité » est le taux de
transfert de dossiers vers les sous-traitants privés qui, selon les
chiffres même du gouvernement, sont plus chers et moins efficaces que
le service public.
Pendant que des millions de personnes basculent dans la misère et que
les autres subissent encore plus la flexibilité et les pressions
patronales, les politiques nationales et internationales accouchent de
souris (voire prennent des décisions absurdes comme faire travailler
plus et plus longtemps en repoussant l’âge de la retraite ou en
défiscalisant les heures supplémentaires) et nos dirigeants économiques
et politiques continuent à se gaver à coups de milliards.
Il est grand temps de faire converger les luttes en allant rejoindre
les marches contre le chômage, les précarités et les licenciements et
en intégrant les précaires et chômeurs au sein des syndicats, au même
titre que tous les salariés. Quel que soit son statut chaque
travailleur est concerné, et c’est pourquoi les syndicats CNT se
mobilisent à travers toute la France et notamment à Rennes, Lyon et
Paris.
Parce qu'avec ou sans emploi aujourd'hui nous voulons travailler tous,
moins et autrement. Répartissons la richesse, pas la misère !
COMMUNIQUÉ DE L'UL-CNT DE LILLE
SUITE AU CONCERT DE SOUTIEN ORGANISÉ AU DJOLOFF LE 28/11/09 |
L'union
locale des syndicats CNT de Lille condamne fermement les agressions
verbales et physiques, en particulier celles à caractère sexistes,
perpétrées pas les vigiles engagés par le Djoloff à l'encontre de
personnes venues assister au concert de soutien à notre organisation
dans la nuit du samedi 28 au dimanche 29 novembre 2009.
Ces
vigiles, armés entre autres d'une machette, d'un pistolet à grenaille,
de matraques et de poings électriques ont eu un comportement
intolérable qui se doit d'être combattu.
Nous dénonçons
également les agissements de la police qui, une fois arrivée sur place,
s'est comportée comme à son habitude : provocations, insultes
(notamment sexistes et racistes), agressions physiques (notamment au
Flash Ball) et arrestations arbitraires.
Nous affirmons notre
plus grande solidarité avec toutes les victimes des vigiles du Djoloff
et de la police, et en particulier avec tous-tes les interpellé-e-s.
UL-CNT de Lille
LA PRÉCARITÉ
N'EST PAS UNE FATALITÉ |
Une version maquettée de ce tract confédéral de la CNT sur la précarité
est téléchargeable en cliquant ici (format pdf - 1 page - 236 ko).
Assez
de baratin. Le chômage et la précarité ne sont pas tombés de nulle
part, de la faute à pas-de-chance. Ils sont des variables d'ajustement
économique évidents du système capitaliste.
1. Requalification de tous les contrats précaires en CDI :
Les
contrats précaires, quand t'es jeune et que t'arrives sur le marché du
travail, c'est vécu comme normal, c'est intériorisé. Mais ne perdons
pas de vue que c'est pour nous diviser que se multiplient ces
sous-contrats, la flexibilité et les cadences infernales, dans des
conditions totalement inacceptables (25 suicidés à France Telecom...).
Bref, de la main-d'œuvre docilisée et pas chère, pendant que ces
messieurs dames se foutent de nous, à trouver des arguments bidons pour
pas qu'on voit l'arnaque : « Les caisses sont vides ». Pour l'armée et
les banques, de l'argent y'en a. Le paquet fiscal, les parachutes
dorés, les bénéfices pour les actionnaires, ça pas de souci, mais pour
nous RIEN !?
2. Travaillons toutes et tous moins et autrement :
Le
chômage, ça fait peur, et ça pousse à tout accepter. Il est limite
présenté comme une punition dans ce système méritocratique à la con.
Alors qu'il est justement là pour te mettre la pression, qu'avec la
concurrence accrue, tu t'estimes heureux d'avoir un boulot, et que tu
la fermes, sinon au coin ! Direction pôle emploi, qui va te proposer
une « offre raisonnable » d'emploi et va contrôler tes papiers à
l'inscription ! Quelles sont les conditions de travail, les salaires de
ces boulots ??? Et aux médias de tous les jours de faire le listing,
comme un constat malheureux, de la montée du chômage. 100 000
demandeurs d'emploi en plus par mois, au bas mot !... Et aux
politicien-ne-s de nous insulter en nous disant qu'on est tous ensemble
dans le même bateau, qu'on va devoir se serrer la ceinture (tout en
consommant le plus possible, faut bien relancer l'économie !), et qu'on
va devoir ramer ensemble.
Combien de dirigeant-e-s ont perdu leur
job? Combien de patron-ne-s? Quelles sont leurs conditions de travail ?
Leurs salaires ? Produisent-ils plus de richesses que les travailleurs ?
Partageons les richesses, pas la misère !
3. Des papiers pour toutes et tous :
La
précarité, c'est aussi le quotidien des sans papiers. Travail au noir
ou déclaré, c'est sans protection sociale, le tout agrémenté de
cache-cache avec les flics et risques d'expulsion. Immigration choisie
d'un côté et disqualification des formations de l'autre, tout en
reprenant des thèmes idéologiques de l'extrême droite.
Chômeurs-ses,
précaires, non-précaires, nous avons tous-tes les mêmes ennemi-e-s.
Travaillons tou-te-s, moins et autrement ! Partage du temps de travail,
partage égalitaire des richesses !
NE RESTE PAS SEUL, ORGANISE-TOI ET LUTTE !
Manifestation nationale contre les licenciements, le chômage et la précarité :
Cette manif clôturera les marches régionales contre les licenciements, le chômage et la précarité qui se dérouleront du 20 novembre au 5 décembre. Elle se déroulera le samedi 5 décembre après-midi à Paris.
L'union locale des syndicats CNT de Lille affrète un bus pour descendre à Paris à cette occasion. Pensez à vous inscrire dés maintenant en envoyant un mail à l'UL-CNT de Lille : ul-lille@cnt-f.org
Le prix est de 15 euros et, pour celles/ceux qui ont des problèmes d'argent, de 5 euros minimum.
Départ : 10h, porte de Paris, Lille (M° mairie de Lille)
Retour : dans la soirée
Pour ceux et celles qui se rendraient à Paris par leurs propres moyens, le rendez-vous est à 14h, place de la bataille de Stalingrad (ancienne place de Stalingrad), Paris 19°. Métro : ligne 2, 5 et 7 (station "Stalingrad"), ligne 7 bis (station "Jaurès").
Tract du collectif de coordination des marches organisées dans différentes régions en novembre et décembre : cliquer ici (format pdf - 4 pages - 310 ko).
RSA = BIENVENUE DANS LE MONDE
DE LA PAUVRETE DURABLE ! |
LE RSA - REVENU DE SOLIDARITÉ
ACTIVE - EST CENSÉ CONTRIBUER DE FAÇON DÉCISIVE À LA LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ. BONJOUR L’ESCROQUERIE !
Le
RSA (Revenu de Solidarité Active) remplace le Revenu minimum
d’insertion (RMI) et l’Allocation de parent isolé (API). Il complète
les revenus du travail des travailleurs pauvres
et oblige à s’inscrire à Pôle Emploi.
Derrière
son côté "charitable", c’est en fait une
application de l’escroquerie intellectuelle du "travailler plus" pour
"gagner plus" qui stigmatise "l’oisiveté" des RMistes face aux
« pauvres
méritants » et va ainsi amener à une mise en concurrence accrue
des
travailleurs entre eux.
L’État, aujourd’hui, nous fait miroiter que nous
pouvons gagner plus en travaillant moins !!! Mais le fondement de cette
politique ne serait-il pas d’organiser la précarisation du travail en
essayant de nous faire passer la pilule sans heurt ? Demain, qui
l’empêchera de diminuer le SMIC à 800 € pour un temps plein ?
De même, cette incitation financière à la reprise d’un
emploi quelle qu’en soit la qualité, risque de provoquer une
généralisation du travail au noir (donc sans couverture sociale et sans
cotisation pour la retraite).
Enfin, si le RSA ne permet pas d’accéder à un revenu
décent, il ne sera pas non plus le moyen de recevoir une reconnaissance
professionnelle, ni même d’entrevoir un avenir solide.
Evaluations réalisées par le simulateur de calcul du RSA disponible sur www.caf.fr :
- SMIC temps plein (35 heures) : 1000 € net par mois
- RSA mi-temps (17,5 heures) : 710 € net par mois (500 € de salaire + 210 € de RSA)
- RSA quart-temps (8,75 heures) : 550 € net par mois (250 € de salaire + 305 € de RSA)
Mais ne nous y trompons pas. Un SMIC à temps plein ne permet déjà pas de vivre dignement !
PRÉCARISATION ACCRUE
Le "but recherché" de faire sortir les RMistes et les
travailleurs « modestes » de la pauvreté ne sera pas atteint, compte
tenu des revenus qui resteront bien en-dessous de ce qu’ils devraient
être pour vivre décemment.
L’État, par la création du RSA, nous démontre que le
revenu, seul, n’est plus suffisant pour permettre aux travailleurs (et
souvent à leurs familles) de vivre dignement. Plutôt que d’imposer une
augmentation des salaires, il obéit, comme ça a toujours été le cas,
aux ordres du patronat.
Nous risquons dans les années à venir de voir exploser,
grâce à ce dispositif, le nombre de travailleurs pauvres, et
disparaître le SMIC. Ne pouvant diminuer le salaire minimum horaire,
l’État propose au patronat de réduire le temps de travail, donc le
revenu global.
Une personne seule travaillant à temps plein et
rémunérée au SMIC perçoit environ 1000 € net par mois. Avec le RSA, en
travaillant à mi-temps, elle percevra un revenu global d’un peu plus de
700 €.
UN CADEAU SUPPLÉMENTAIRE POUR LE PATRONAT
Finalement, le RSA est une aubaine pour le patronat qui
se voit offrir des "petits boulots subventionnés". En effet les
employeurs vont être encouragés à développer des postes à bas salaire
et à temps partiel. Le tout dans un marché du travail nettement plus
flexible. On peut déjà les entendre dire : "on ne peut pas vous
proposer un temps complet, c’est la crise. Mais ne vous inquiétez pas,
le RSA est là pour compléter vos revenus..."
Avec la sous-traitance au secteur privé (Adecco, ...)
d’un grand nombre de demandeurs d’emploi (pour "soulager" Pôle-emploi),
c’est l’afflux d’une main d’œuvre bon marché et docile, car précaire,
pour les entreprises.
MACHINE A EXCLURE, A CASSER, A FLIQUER !
Loin d’être une solution, le RSA ne combat même pas l’exclusion, il l’institutionnalise.
Le RSA impose plus d’obligations que le RMI. En effet
pour avoir droit au RSA, il faudra être inscrit à Pôle-Emploi et donc
se plier aux mêmes règles que les chômeurs avec le risque de radiation
des listes et donc d’une suspension des allocations.
Les personnes qui ne sont pas en capacité de reprendre
un emploi (ne pouvant donc pas accepter une "offre d’emploi
raisonnable"), ne seront donc pas concernées par le RSA.
S’ajoute à cela un système de flicage-fichage. Déjà, à
sa mise en place, il était quasiment demandé de poursuivre ses parents
en justice si ceux-ci n’aidaient pas financièrement les bénéficiaires.
Récemment, la CNIL (Commission nationale de l’informatique et des
libertés) a été saisie pour vérifier la création d’un fichier
conséquent consultable par un grand nombre d’intervenants dont ni la
qualité ni la diversité, ni l’éventail des usages qu’ils pourraient en
faire n’est connu !
Enfin, comme pour le RMI et la plupart des aides
sociales, le RSA se base sur la "famille". Encore une fois, il est
impossible d’être considéré comme un individu à part entière. Les
documents présentant le RSA parlent de « nombre d’heures de travail
dans le couple », ou bien de « revenu d’activité du couple », ceci sans
se soucier de savoir qui travaille et combien de temps. Est-ce l’homme,
la femme, ou les deux ? Combien de temps chacun, pour quel salaire ? Un
salaire est bien versé à une personne nominativement, pourquoi pas le
RSA ?
CHOMEUR, POUR CONTINUER D’ETRE PAUVRE, VA FALLOIR TRAVAILLER !
Travaillons tous-tes, moins et autrement !
Union locale des syndicats CNT de Lille
ul-lille@cnt-f.org
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Manifestation
nationale des chômeurs et précaires le samedi 5 décembre 2009 à Paris. Pour un
départ de Lille en bus, contacter l'union locale CNT de Lille.
CONTRE LA REPRESSION D'ETAT
A POITIERS |
L'union
locale CNT de Lille s’élève contre la répression féroce qui s’abat sur
des camarades à Poitiers depuis le 10 octobre 2009.
Suite
à la manifestation contre l’enfermement et la construction de la prison
privée de Vivonne, dix-huit personnes, dont certains militants, ont été
arrêtées et placées en garde à vue. Certaines ont même été arrêtées
alors qu’elles n’avaient pas participé à la manifestation ! Jugées en
comparution immédiate - nom juridique de la justice expéditive - trois
d’entre elles ont été condamnées à de la prison ferme.
Pour
faire taire le mouvement social, l’État a choisi arbitrairement trois
boucs émissaires innocents et utilise ce prétexte pour ficher tous les
militants locaux. Hortefeux réactive la peur de l’ennemi intérieur et
en profite pour faire passer des nouvelles lois liberticides : «
inventaire des lieux de vie communautaire où se regroupent des
mouvances anarchistes potentiellement violentes », « identification
très précise des groupuscules qui organisent ces incidents »,
dissolution de ces groupes.
L'union locale CNT de Lille invite à
créer des comités de soutien aux inculpé-e-s ou à rejoindre ceux qui
existent déjà. Nous dénonçons un État qui utilise les violences
policières, les lois scélérates et une « justice » d’exception pour
détruire toute contestation sociale. Nous continuerons à lutter contre
l’enfermement, nous continuerons à participer à des manifestations
contre toutes les violences économiques, sociales et politiques. Nous
serons toujours dans les luttes et y développerons l’autogestion et la
solidarité contre la peur et l’injustice.
Précisions sur les condamnés :
Patrick,
quatre mois fermes, quatre mois avec sursis et 800 € d’amende pour
violence sur commissaire ; Sam (trésorier de la CNT éducation 86), un
mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur commissaire ;
Jean-Salvy, un mois ferme, cinq mois avec sursis pour violence sur
officier de police ; Nathalie et Charles, deux mois avec sursis pour
détention de feux d’artifices ; Serge, six mois avec sursis, deux ans
de mise à l’épreuve et 2 850 € d’amende pour dégradations volontaires
de biens privés ; Léo, six mois avec sursis pour dégradations
volontaires par incendie et jets de pierres ; Candice, six mois avec
sursis et 950 € d’amende pour dégradations volontaires sur un bien
d’utilité publique. Par ailleurs, le parquet a fait appel pour quatre
d’entre eux.
Procès à venir : le 5 janvier 2010, une mineure (14
ans) pour rébellion et refus de prélèvement ADN à Limoges ; le 23
février 2010, Angel (CNT éducation 86) et Sarah pour refus de
prélèvement ADN (et refus de prise de photos et d’empreintes pour
Angel).
Renseignements :
- Le comité poitevin contre la répression des mouvements sociaux ( http://antirepression.unblog.fr ) appelle à un rassemblement lundi 19 octobre à 17h30, place d’Armes, Poitiers.
- Un blog de soutien pour Sam et Jean-Salvy : http://soutiensametjeansalvy.over-blog.org/
Pour signer l’appel à leur libération : http://5237.lapetition.be
Pour contacter le Comité de soutien : soutiensametjeansalvy@gmail.com
MANIFESTATION A LILLE
EN SOLIDARITE AUX VICTIMES DE LA REPRESSION D'ETAT
(10 octobre 2009) |
Le
23 Mai 2009 à Lille 26 personnes sont arrêtées suite à une
manifestation contre la répression d’Etat. Leurs noms et coordonnées
sont fournies aux fascistes de « la maison de l’identité flamande »
située à Lambersart, ceux-ci les diffusent sur leur site internet dans
une vidéo. Des policiers auraient-ils fournis les coordonnées des
manifestants à « la maison de l’identité flamande » ? En plus des trois
procès en cours et des six mois de prison avec sursis déjà écopés par
l’un des manifestants ; des néo-nazis au crâne rasé ont agressé à deux
reprises, dont une fois à l’arme blanche, des camarades dont les
données personnelles furent ainsi divulguées.
Du 23 au 29 Juin à
Calais plus de 2000 personnes se réunissaient au sein du camp No Border
pour dénoncer la politique des Etats français et britannique, les
traitements inhumains qu’ils font subir aux migrants sans-papiers via
leur police, leur camps « de rétention » et leur justice de classe.
Elles ont réclamé avec force la liberté de circulation pour tous et
toutes et la suppression de toutes les frontières afin que chacun
puisse vivre là où il le souhaite. Alors que toutes les actions
entamées sont pacifiques, la police arrête une cinquantaine de
personnes dont 2 qui passeront en procès le 14 octobre à
Boulogne-sur-Mer pour « outrage » et « rébellion ».
Le 8 Juillet
à Montreuil, Joachim Gatti perd un œil suite à un tir de flash ball
lors de l’expulsion d’un squat. S’en suit une manifestation qui tourne
à l’émeute lorsque la police attaque à nouveau sans raison le cortège
et les habitants du quartier. Cette fois, face au peuple uni et
déterminé, elle battra en retraite !
Le 1er Septembre à
Compiègne, six ouvriers de l’usine Continental de Clairoix, fermée par
les « patrons-voyous » sont condamnés à des peines allant de 3 à 5 mois
de prison avec sursis ainsi qu’à des dommages et intérêts qui
dépasseront les 60 000 euros sous prétexte d’avoir saccagé une préfecture.
L’Etat a voulu faire payer aux syndicalistes une lutte dure, sans
compromis, contrôlée par la base, parsemée d’actions et qui, au grand
dam des directions syndicales, a permis de faire reculer le patronat
et d’obtenir une prime de licenciement s’élevant à 50 000 euros par
travailleur. « Les Thibault et compagnie, c’est juste bon qu’à frayer
avec le gouvernement, à calmer les bases. Ils servent juste qu’à ça,
tous ces parasites. » (Xavier Mathieu, délégué CGT et condamné par le
tribunal).
Le 17 Septembre à Marseille, Erwan Redon comparaitra
en CAPD disciplinaire à l’Inspection Académique. Il risque des
sanctions pouvant aller du blâme à la révocation. Sa « faute
professionnelle » ? Comme plusieurs centaines d’autres professeurs des
écoles, instituteurs et institutrices, il refuse d’appliquer les
mesures Darcos : nouveaux programmes, aide personnalisée, évaluations
et fichage des élèves.
Tous les jours la police patrouille,
provoque, fouille, violente et rafle ceux qui pourraient légitimement
se révolter, les victimes du capital, ceux qui n’ont pas ou plus
d’emploi, ceux qui sont exploités à l’usine ou au bureau,ceux qui ont
la couleur de peau un peu trop foncée, ceux qui n’entrent pas dans le
moule.
Mais quelle est cette guerre en cours ? C’est la guerre
des classes ! Le capitalisme est malade et nos maîtres le savent. Ils
attaquent le peuple pour conserver et accroître leurs privilèges, pour
nous faire tous baisser la tête et filer droit.
"Il
est temps que la peur change de camp ! Il est temps de passer de la
haine entre les « races » à la solidarité de classe, à la guerre des
exploités contre les exploiteurs. Il est temps de se lever et de se
mettre en marche" (Yves Peirat, antifasciste marseillais).
Manifestation en solidarité aux victimes de la répression d’Etat
samedi 10 octobre 2009 à 14h30, métro "Porte des postes" (Lille).
Premiers signataires (à la date du 8 octobre 2009) : UL
CNT Lille, SCALP Np2c, Gdale, Comité du 23, Chiche Lille, RUSF Lille,
Sud Etudiant Lille, SUD éducation 59/62, des individus-es.
TAULE - EMPLOI :
NI CONTROLEURS NI DELATEURS ! |
Depuis
maintenant quelques mois focalisés sur le remboursement de nos dents
(les coups de matraque de la fusion ont fait quelques dégâts,
heureusement la Mutuelle Générale nous couvre), le carambar à 25 cents
qu’on pourra dorénavant s’offrir en fin de repas, le chiffrage
kilométrique de nos déplacements et notre comité d’entreprise (qui au
final reverse sous forme de prestations, certes équitables, le salaire
que l’Etablissement ne nous donne pas), on en oublierait un autre
détail, celuici d’importance :
Entre deux conseils, celui qui indemnise est aussi celui qui contrôle
Un mélange des genres tout droit sorti d’un roman de Kafka !
Pourquoi
dans ces conditions ne pas avoir intégré dans la fusion le maigre
effectif de la remarquable Inspection du Travail pour contrôler les
abus des entreprises ?
Ce sont donc bien encore les chômeurs qui
sont implicitement désignés comme responsables des crises
(artificielles) capitalistes et sont les premières victimes de la
guerre (réelle) des chiffres du chômage.
Quant à nous
Conseillers, nous sommes historiquement passés de travailleur social à
employé commercial pour finir aujourd’hui agent contrôleur des chômeurs
!
L’évolution de notre système informatique fera de nous dès
demain, des policiers de l’emploi qui collaborerons à la hausse
statistique des interpellations des étrangers en situation irrégulière.
La
CNT au coeur des luttes milite contre cette injustice inhérente au
système et se bat sur le terrain pour l’utilité sociale du monde du
travail par sa réorganisation.
Ni contrôleurs, ni délateurs, refusons d’être les matons de Taule Emploi !
La CNT, un syndicat de combat !
Confédération Nationale du Travail
Section Pôle-Emploi 59/62
c/o Syndicat CNT-SSEC 59/62
1 rue Broca, 59000 LILLE
Tél : 03 20 56 96 10
Mail : ssec5962@cnt-f.org
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(1 page - format pdf - 143 ko) à télécharger ici.
SOUTIEN AUX MIGRANT.E.S
DE CALAIS (juillet - août 2009) |
Extrait d'Indymedia-Lille :
Alors
que Besson a annoncé le "nettoyage" des jungles de Calais et de la côte
d’ici fin 2009, le Haut Commisariat aux Réfugiés (HCR) et France Terre
d’Asile (FTDA) sont arrivés sur place en vue d’"informer" les personnes
migrantes.
Pour autant les actions des forces de l’ordre ne se
font pas attendre. Déjà durant le camp No Border, le squatt des
palestiniens avait été vidé près du port.
Le 2 Juillet, les policiers détruirent le squatt des Erythréens près du channel, et arrêtèrent 11 d’entres eux.
Quelques
jours après, de nouveaux accords franco-britanniques furent présentés,
le renforcement du dispositif sécuritaire sur place prenait son envol.
Alors qu’un charter est annoncé pour fin Juillet, c’est 25 personnes
afghanes qui sont arrêtées par des personnes en civil.
Le 13
juillet a lieu le conseil des migrants, auquel ces derniers ne sont
toujours pas conviés. Pour l’occasion, un rassemblement de militant-e-s
No Border a lieu devant la mairie, provoquant ainsi la discussion avec
des membres de l’association Salam dont les positions créent la
controverse. Dans la journée, un des militant-e-s présent-e-s fut mis
en garde à vue pour outrage.
Le 14 juillet, c’est un autre militant qui reçoit le même sort, suite à une discussion avec Mme Bouchart, maire de Calais.
Parallèlement,
la destruction de la Jungle plane toujours et serait prévue pour le 21
Juillet, date démentie immédiatement par les autorités.
Le 20
Juillet, un meeting entre le préfet Bousquet et les associations
humanitaires est prévue à la préfecture. Les militant-e-s No Border
sont au rendez vous et marquent leur opposition aux projets du
gouvernement.Une action à l’ambassade de France a lieu à Londres en
même temps.
Un charter Franco-Britannique est annoncé pour le
24 Juillet.Tandis que le charter paraît "annulé", de nouvelles
arrestations ont lieu sur place ainsi qu’une forte mobilisation de la
police. Une présence permanente de militant-e-s est organisée dans les
différents lieux où habitent les personnes migrantes.
Le 24 juillet, une action en solidarité avec les personnes migrantes est organisée à Vienne devant l’ambassade de france.
Le 30 juillet, c’est deux réfugiés politiques qui sont arrêtés et matraqués alors qu’ils étaient installés devant la mairie.
Deux
numéros de téléphones sont dédiés à l’organisation du soutien.
N’hésitez pas à prendre contact : 06.77.94.44.76 ou 06.34.81.07.10
Deux sites pour les infos :
- http://calaismigrantsolidarity.wordpress.com
- http://twitter.com/calaisolidarity
GREVE GENERALE :
BILAN ET PERSPECTIVES.... |
Force
est de constater que les directions des confédérations CGT, CFDT, FO,
etc. n'ont pas envie d'une grève générale interprofessionnelle et
reconductible. Mais, parallèlement et malheureusement, il faut bien
admettre que la base elle-même n’y ait pas majoritairement favorable
(même si ça se murmure ici et là). Donc, si on peut reprocher à un
syndicat comme la CGT de ne pas profiter de son implantation importante
dans le monde du travail pour tenter de construire la grève générale
reconductible, si on peut lui reprocher de freiner les salarié.e.s qui
y sont favorables, il faut bien admettre que la situation n’est pas
mûre pour un tel mouvement. Quant aux deux syndicats favorables
officiellement à l’idée de la grève générale reconductible (la CNT et
Solidaires), en l’état actuel de leur développement, ils ne sont pas en
capacité d’organiser seuls un mouvement d'ampleur.
Cela étant
dit, dans le contexte des luttes actuelles (très dures dans certaines
boîtes), avec l'augmentation des « plans sociaux » et avec les
pressions de la base et de certaines structures syndicales (sections de
boite, syndicats et fédérations de secteur) sur leurs directions
nationales, la situation peut évoluer. Mais il n'y a pas de solution
magique et un travail militant de longue haleine s’offre à nous.
Au-delà de la critique évidente des stratégies perdantes mais assumées des confédérations CGT, CFDT, FO, etc., nous devons :
-
faire émerger partout où c'est possible (collectifs de base, AG
interpro, intersyndicales de secteurs ou de boîtes) des plates-formes
de revendications qui parlent à tous et toutes (à ce propos, il faut
expliquer la différence entre la plate-forme du LKP guadeloupéen, qui
est une base de lutte, et celle de l'intersyndicale nationale, qui est
très floue et qui ne sert qu'à justifier la place de négociateurs des
bureaucraties syndicales),
- continuer à diffuser les revendications de la CNT à court et long terme,
- amplifier notre campagne de syndicalisation,
- participer aux luttes qui se mènent actuellement,
- les initier quand nous en avons les moyens,
- pousser à la reconduction de la grève quand c'est possible (comme dans l'éducation par exemple),
- établir des convergences interprofessionnelles...
C'est
cela qui permettra de faire reconnaître la CNT comme une alternative
concrète. Les salariés nous « jugeront » sur nos actes, et pas
seulement sur nos discours. Et ils auront raison !
Article extrait du bulletin régional n° 28 des syndicats CNT 59/62
(printemps / été 2009)
PS :
Pourquoi certaines organisations syndicales (leurs
dirigeants, pas leurs militants de base) ont-elles tout fait pour
casser l’idée de grève générale reconductible ?
- Parce qu’un
mouvement de grève générale reconductible génère toujours des
phénomènes de démocratie directe et que les bureaucraties syndicales
craignent de voir leur pouvoir remis en cause dans le cadre de ce type
de lutte. Rappelons à ce propos que la phobie principale d’un
bureaucrate syndical est celle d’être débordée par « sa » base ! Or,
après le succès du 29 janvier et celui du 19 mars, une partie de la
base était prête à se lancer dans un mouvement de grève générale
reconductible. Pour les bureaucraties syndicales, il fallait donc tout
faire pour casser le mouvement tout en donnant l’illusion qu’elles
continuaient à mobiliser (pour ne pas heurter les militants les plus
combatifs) ; d’où le rendez-vous du 1er mai et celui du 26 mai ! Elles
ne pouvaient ignorer que le 1er mai (jour férié) ne peut rivaliser avec
un jour de grève en termes de mobilisation. Quant au 26 mai, la façon
dont a été présentée cette journée (« journée nationale d’actions
décentralisées avec possibilité de grève selon les secteurs
professionnels ») montre que l’objectif n’était pas de mobiliser
massivement. A cet égard, le 26 mai fut une défaite voulue et assumée.
Et il est regrettable qu’un syndicat comme Solidaires, sous prétexte
d’unité syndicale, ait cautionné cet enterrement.
- Parce
qu’en période pré-électorale (cf. les européennes de juin 2009), les bureaucraties
syndicales calquent leur stratégie sur celle des partis politiques. En
effet, il ne faut surtout pas effrayer l'électrice et l'électeur avec
des appels à la grève, surtout si ces appels risquent d’être suivis
massivement.
CAMP NO BORDER ET MANIFESTATION TRANSNATIONALE
POUR LA LIBERTE DE CIRCULATION
|
Sommaire :
- Comptes-rendus de la manifestation du 27 juin
- Clip sur le camp No Border de Calais
- "Nomade", journal quotidien du camp
- Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation le 27 juin
- Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border
- Appel unitaire
Infos en direct du camp : http://calaisnoborder.eu.org
Compte-rendus de la manifestation du 27 juin :
1) Vidéo de la manif : ici
2) La Voix du Nord - dimanche 28 juin - édition régionale
- article
- photos
3) Nord éclair - dimanche 28 juin - édition régionale : ici
4) France 3 Nord Pas-de-Calais (journal télévisé du samedi 27 juin à 19h) : ici
5) Nouvel Obs : ici
6) Compte rendu de la manif par le réseau "No border"
http://lille.indymedia.org/article16878.html
La
grande manifestation s’est plutôt bien passée, malgré un dispositif
policier ahurissant et un parcours de manif qui nous a fait passé dans
des zones désertiques du port de Calais et de la commune de Blériot.
Pour tout dire, nous avions a peine fait 100 mètres en dehors du camp,
que chacun-e d’entre nous était fouillé individuellement. Nous avons
ainsi attendu au moins demi-heure, le temps que les policiers ouvrent
tous les sacs et confisquent les sweat shirt et les batons de nos
drapeaux et banderoles, avec des vagues promesses de restituer ça plus
tard. C’est bien évidemment illégal (enfin, en temps normal).
Aujourd’hui
nous avons vu : des centaines de CRS armés de leurs "bétaillères" à
chaque carrefour, un hélicoptère bourdonnant en permanence au-dessus de
notre tête, des gardes mobiles, des flics en civil dans notre cortège,
la police montée, des flics en bateau, des flics postés aux fenêtres et
sur le toit des immeubles HLM, et jusque dans les jardins des maisons
etc. etc.
Ce
fut ainsi quelque peu chaotique pour rejoindre le lieu de la
manifestation : nous avons bien marché 1H30 jusqu’au phare, puisque ce
sont des dizaines de CRS qui nous ont contraint, à chaque carrefour, à
choisir les chemins qui évitaient le centre-ville, histoire que nous
allions brayer avec les canards. Cela ne nous a cependant pas empêché
de distribuer le journal du camp dès lors que notre route croisait
celle de quelques maisons.
Arrivé-e-s
au phare, nous formions bien entre 1500 et 2000 manifestant-es. Nous
attendait notamment, un gros cortège CNT et une bonne mobilisation du
NPA. Les quelques riverains qui nous regardaient défiler depuis leurs
fenêtres s’affichaient sympathisant, certain-es d’entre eux nous filant
de l’eau.
Mais
l’impression dominante reste un constat d’impuissance face à un
dispositif policier et médiatique qui, depuis le début du camp,
invisibilise le contenu politique de nos actions pour ne focaliser les
regards de l’opinion que sur un aspect sécuritaire monté de toutes
pièces. Encore ce matin Nord Littoral titrait : "No Border, ça marche
ou ça casse", avec en sous-titre "l’heure de vérité". Jamais telle
opprobre n’aura à ce point été jetée apriori. Depuis mardi, les
journalistes préparent médiatiquement les éventuelles interventions de
flics. C’est bien simple : dès qu’il s’agit de mettre l’accent sur un
supposé penchant prononcé pour la guerre de rue, nous sommes clairement
des anarchistes, mais dès qu’il s’agit de décrire la réalité bon enfant
du camp et sa dimension ouverte sur l’extérieure, nous redevenons
d’innofensifs "altermondialistes".
En
attendant, il y avait aujourd’hui autant de flics que de manifestant-es
et une ville transformée en caserne... Pas d’arrestations et une prise
de parole d’un Afghan à la fin de la manif. Avec la tension qui régnait
hier soir sur le camp, c’est toujours ça de pris...
7) Photos du réseau "No border" : ici
Clip pour annoncer le camp No Border de Calais :
http://www.dailymotion.com/video/x9o890_calais-no-border-camp-a-call-for-ac_news
"Nomade", journal quotidien du camp :
n° 4 - lundi 29 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero4_francais_internet.pdf
n° 3 - vendredi 26 juin
6 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero3_francais_internet-2.pdf
n° 2 - mercredi 24 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero2_francais_internet.pdf
n° 1 - mardi 23 juin
4 pages à télécharger ici : http://www.cnt-f.org/59-62/noborder_numero1_francais_internet.pdf
Manifestation transnationale pour la liberté de circulation et d'installation :

Affiche à télécharger au format pdf : cliquer ici.
Tract de la CNT 59/62 en soutien au camp No border :
La version maquettée peut être téléchargée ici (2 pages - format pdf - 218 ko)
POUR DIRE NON À CE MONDE CAPITALISTE !
LA SOLIDARITÉ ET L’ENTRAIDE DOIVENT S’IMPOSER À CALAIS AVEC LES MIGRANT-ES !
Les camps No Border : un outil efficace pour dénoncer les aberrations du système de domination Nord-Sud
No
Border (« Sans Frontières ») lutte pour la liberté de circulation entre
les différents pays et plus particulièrement contre les politiques de
contrôle de l'immigration au sein de l'Espace Schengen. Pour les
capitaux, les marchandises et les gros portefeuilles pas de problème,
pas de flicage démesuré. Pour les migrant-es si. C’est que l’État
français et les barons de l’économie taisent les véritables raisons de
ces afflux massifs de personnes désœuvrées. Sarkozy, en capitaliste
averti mais hypocrite, se donne comme excuse les passeurs qui profitent
sur le dos de la misère. Encore une fois « Petit Homme » essaye
d’endosser le costume de Zorro. Il feint de dénoncer l’exploitation
libérale des pays du Sud par les pays du Nord dont l’Europe. Le passeur
mafieux ne pèse pas lourd face à ces arguments :
D’abord, grâce
à une valeur monétaire euros-dollars dominante face à celle des pays du
Sud, les capitalistes du Nord dominent toujours depuis des décennies.
Ceux qui migrent faute de rémunération digne de ce nom ou par cessation
d’activité non désirée (chômage), ont vite fait le calcul en venant
jusqu’ici. On est à même de les comprendre.
Ensuite, par la
destruction des cultures vivrières en Afrique en faveur des cultures de
rente et d’exportation, ce qui est une autre aberration. Ce sont des
politiques imposées par l’Europe et les États-Unis pour profiter au
mieux des prix du café, du cacao, etc, et en retour leur vendre leur
blé. Résultat, des paysan-es sans terres sont contraint-es d’émigrer
pour survivre.
Il y a aussi les guerres impérialistes. Il faut
rappeler que la France est impliquée en Afghanistan. Pourquoi ? À cause
d’entreprises qui voudraient exploiter le gaz et autres richesses
minières dans une démocratie où c’est elles qui dirigeraient en fait.
Résultat, des gens qui n’ont rien demandé se trouvent obligés de fuir
ces massacres aveugles et terroristes (bombardements). Passons
évidemment sur l’Irak ou les guerres civiles en Afrique, financées et
armées par qui à on sait…
Enfin, autres grands problèmes, la
désertification, les pénuries d’eau, le changement climatique en somme.
Ce sont encore ceux du Sud qui trinquent. Encore une fois on leur
impose un mode de vie totalement en inadéquation avec les ressources et
surtout le bon sens. Plus d’ressources, pas d’travail. Pas d’travail,
pas d’nourriture. Pas d’nourriture, famine. Solution : l’émigration
avec toutes ses incertitudes et ses dangers. N’oublions pas que le
réchauffement climatique incombe aux pays les plus industrialisés, mais
ce sont toujours les pays du Sud qui en souffre le plus…
No Border dénonce aussi les politiques sécuritaires de la forteresse Europe
No
Border a aussi pour but de dénoncer le tout répressif de l’État
français vis-à-vis des migrant-es en situation difficile et précaire.
Son bras armé c’est évidemment la police et ses maudites prisons qu’il
a bon ton d’appeler « centres de rétention administrative ». Il faut
rappeler que le Sarkozy, avec sa loi, a rallongé le temps maximal de
rétention de douze à trente-deux jours ! Toujours dans ce cas de
figure, on ne compte plus les cas d’humiliations, de brimades et de
rafles arbitraires envers ces personnes victimes du système
capitaliste. Et que dire de la lutte incessante des sans-papiers pour
la reconnaissance de leurs droits !? L’État tient un double discours.
D’un côté il expulse des personnes qui veulent aller en Angleterre et
qui ne seront donc pas exploitables par le patronat français, et de
l’autre il s’arrange pour fermer les yeux sur les travailleurs
immigré-es qui, faute de statut légal, sont obligés d’accepter
n’importe quels salaires, horaires et conditions de travail ! Qui
travaille en plonge, sur les chantiers ou dans les ateliers ? Des
esclaves modernes si l’on peut s’exprimer ainsi. Voilà la réalité, et
c’est à vomir. Encore plus quand ceux qui dénoncent ces injustices sont
pris pour cible. Éh ouais, c’est 30 000 € d’amende pour qui aide les
sans-papiers (article L622-1 du CEDESA : « pour celui qui aura tenté de
faciliter l’entrée, la circulation ou le séjour irréguliers d’un
étranger sur le territoire »). De qui s’moque t-on ? Justement, en ne
faisant rien pour des personnes livrées à elles-mêmes et ne dénonçant
pas les violences policières, on réveille un passé nauséabond de
l’histoire française !
No Border n’est en aucun cas un instrument de violence
Attention,
une incompréhension s’installe chez les citoyens, notamment ceux de
Calais. D’accord, ils n’ont pas choisi d’accueillir ce camp dans leur
ville. C’est pourquoi, face à ce projet, la police, les autorités et
les médias s’empressent de mener une campagne de désinformation visant
à discréditer ce projet solidaire en lui donnant une allure de
rassemblement de « casseurs ». Ces manœuvres pour jeter le trouble et
le discrédit sur un mouvement plus que louable est totalement abject.
L’agression commence par cet énorme dispositif policier avec escadrons
de CRS, flics en civil, etc. Ces personnes, comme à l’accoutumée, sont
promptes à obéir aveuglément. Leur but est évidemment d’empêcher la
tenue du camp et on s’en doute, casser du militant. Les habitant-es
n’ont rien à craindre des participant-es du camp No Border. La lutte
pour la défense des droits de l’Homme et la dignité humaine est
pacifiste. Dans ce camp se tiendra des ateliers-discussions, des
soirées d’information sur des sujets tels que « Migrations et
changements climatiques », « Frontex : l’agence européenne de contrôle
aux frontières », ou encore « Le droit d’asile ». Des projections de
films sur les pays d’origine des migrant-es de Calais donneront
l’occasion de mieux discuter avec les personnes concernées des raisons
de leur exil. En somme les condés pourront gagner à se cultiver !
Les
anarcho-syndicalistes et les syndicalistes révolutionnaires de la CNT
se portent solidaires et se fédèrent à cette initiative citoyenne.
Initiative qui rejoint nos modes de pensées et d’actions :
- autogestion,
- dénonciation du capitalisme et de l’intimidation-répression d’État,
- solidarité internationale des travailleur-euses,
- lutte contre le développement de l’univers carcéral décliné sous toutes ces formes,
- libre circulation et installation des personnes,
- arrêt des interpellations, oppressions et répressions policières contre les immigré-es et militant-es.
Appel unitaire :
Nous
appelons à une manifestation transnationale à Calais le samedi 27 juin
2009. Cette manifestation appelle à la liberté de circulation et à
l'abolition des contrôles migratoires
Entre 800 et 1000 migrants
sont présents en permanence à Calais, essayant de traverser la Manche,
subissant un acharnement policier constant.
Ces migrants sont
persécutés parce qu'ils n'ont pas les bons papiers, ou, dans la plupart
des cas, pas de papiers du tout, parce qu'ils sont « sans-papiers ».
Les
sans-papier de Calais ne sont que la partie visible de l'iceberg : on
estime à 200.000 leur nombre en France, 1 million en Angleterre et
combien de millions dans toute l'Europe ?
Tous les sans-papiers
sont confrontés aux mêmes défis : vivre et travailler sans être
exploités, persécutés et sans craindre ni arrestation ni expulsion.
Le réseau No Border réclame un monde sans papiers, où chacun peut vivre là où il l'a choisi.
Le
trajet de la manifestation est l'inverse de la route que prennent les
migrants chaque jour, depuis Coquelles où ils sont retenus, jusqu'au
Phare de Calais où a lieu la distribution de nourriture journalière.
Nous
appelons tout individu et tout groupe luttant pour le droit des
migrants à signer cet appel et à participer à cette manifestation.
Cette manifestation fait partie du camp No Border ayant lieu à Calais du 23 au 29 juin 2009
Rendez-vous samedi 27 juin 2009 à 10h au Phare de Calais, Boulevard des Alliés.
site web : http://calaisnoborder.eu.org
contact : contact@calaisnoborder.eu.org
Premiers signataires de l’appel au 11 juin 2009 :
ALTERNATIVE
LIBERTAIRE - ASSOCIATION POUR LA CITOYENNETÉ EN ALGÉRIE - BÜRENGRUPPE
PADERBORN (ALLEMAGNE) - CHICHE! LILLE - COMITÉ DES SANSPAPIERS 59 -
CONFÉDÉRATION NATIONALE DU TRAVAIL (CNT) - COORDINATION DES GROUPES
ANARCHISTES - ELAF 81 - FÉDÉRATION ANARCHISTE - LES FLAMANDS ROSES -
GROUPE D'ANARCHISTES DE LILLE ET ENVIRONS - MARÉE NOIRE - MRAP
DUNKERQUE - NO-RACISM.NET - NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE – RÉSEAU NO
BORDER UK - RESF / UCIJ 84 - SUD EDUCATION NORD PAS-DE-CALAIS - SUD
ÉTUDIANT-E LILLE - SYNDICAT UNIFIÉ DU BÂTIMENT/CNT 68 - UNION REGIONALE
DES SYNDICATS CNT DU NORD PAS-DE-CALAIS - UNION SYNDICALE SOLIDAIRES
NORD PAS-DE-CALAIS - FEDERATION NATIONALE SUD SANTÉ SOCIAUX - SGAD
ESTERRA - MÉMOIRE VIVE- AGIR POUR LA CITOYENNETÉ AU MAROC - ATTAC
ROUBAIX TOURCOING
Plateforme unitaire d’appel à la manifestation du 27 juin à Calais :
Liberté de circulation et droit d'installation pour toutes et pour tous
Pour les droits des migrants
Contre le délit de solidarité :
Abrogation de toutes les lois scélérates, répressives et sécuritaires !
Régularisation de tous les sans papiers !
- nous revendiquons la liberté de circulation et le droit d'installation pour toutes et pour tous,
- nous refusons la répression faite aux migrants et à tout le mouvement social,
- nous combattons la guerre et la misère qui sont les causes principales de l'exil,
-
nous dénonçons la politique du gouvernement des pays d'origines,
complices de l' Europe forteresse de Schengen,
- Nous exigeons la fermeture de tous les centres de rétention,
- nous demandons la disparition du ministère de l'identité nationale.
FETE DE L'ALIENATION
du 1er au 14 mai 2009 |
Tous les 1ers mai, c'est... la fête du travail !
Alors
que le travail est de plus en plus dur pour beaucoup, mais aussi de
plus en plus rare, nos "dirigeants" veulent en faire une valeur
positive, mais aussi une norme hors de laquelle point de salut...
Plusieurs
association, collectifs et syndicats veulent partager leurs réflexions
sur le travail et le salariat, et y apporter une critique radicale.
L'objectif est de questionner l'idéologie du travail. : souffrances au
boulot, sens du travail, critique du salariat, travail des immigré-e-s
et sans-papiers, confiscation du temps, perte de nos autonomies au
profit du marchand, droit à la paresse, critique de la société
indutrielle-marchande-de consommation, les nouvelles formes
d'auto-aliénation (management, développement personnel), l'exploitation
des ressources naturelles au profit de nos petites gueules...
Vendredi 1er mai
Manifestation
Rendez-vous à Lile : 10h30 - porte de Paris.
8ème salon du livre d'expression populaire et de critique sociale
Arras - quartier des Arts - de 10h à 21h
plus de renseignements : www.coleresdupresent.com
Dimanche 3 mai - 20h
PROJECTION - DEBAT
Soirée "Soyons nos propres bourreaux"
"Violence des échanges en milieu tempéré"
de Jean-Marc Moutout (France, 2004, 1h39)
A
25 ans, Philippe arrive de province pour intégrer à Paris un grand
cabinet de consultants en entreprise. Sa première mission, qu'il aborde
avec enthousiasme, est de préparer le rachat encore confidentiel d'une
usine par un grand groupe.
Ses premiers rapports sont
convaincants. Il gagne la confiance de son chef qui lui confie de
nouvelles responsabilités Dès lors, Philippe doit se convaincre
du bien fondé de sa tâche et faire face aux hommes et aux femmes dont
il prépare le licenciement.
Séance suivie d'une discussion avec Thomas de Chiche ! sur le management et la soumission volontaire
Soirée
organisée par Chiche ! http://chichelille.free.fr Cinéma l'Univers - 16
rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes- accueil dès
19h30 - petite restauration - prix libre
Mardi 5 mai - 20h
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Pour les femmes... le temps partiel à salaire partiel"
"Femmes précaires"
Documentaire de Marcel Trillat (France, 2005, 1h20)
Ce
documentaire dévoile le quotidien professionnel et familial de cinq
femmes, salariées à temps partiel et gagnant moins que le SMIC. A
la rencontre de cinq femmes écorchées vives par la vie, mais qui, par
dignité et amour pour leurs enfants, essaient à tout prix de résister à
la misère.
Séance suivie d'une rencontre avec Nicole Gadrey, sociologue
Soirée organisée par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Cinéma
l'Univers -16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Mercredi 6 mai - 20h
PROJECTION-DEBAT
Soirée "Critique et remise en question du salariat"
"Les Lip, l'imagination au pouvoir"
De Christian Rouaud (France, 2007, 1h58)
"Les
Lip" montre les hommes et les femmes qui ont mené la grève ouvrière la
plus emblématique de l’après 68, celle des usines horlogères LIP à
Besançon.
Le film retrace l’histoire de ce mouvement de lutte
incroyable qui a duré plusieurs années, mobilisé des foules entières en
France et en Europe, multiplié les actions illégales, porté la
démocratie directe et l’imagination à incandescence.
Séance
suivie d'un débat avec le GDALE-CGA (Groupe d'Anarchistes de Lille et
Environs, membre de la Coordination des Groupes Anarchistes) : «
critique et remise en question du salariat ».
Soirée organisée par le GDALE-CGA - infos : 1groupeanarlille@no-log.org
Cinéma
l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Jeudi 7 mai - 20h
DEBAT - PROJECTION
Soirée " Travailleurs immigrés, travailleurs sans-papiers"
Histoire
de luttes : des luttes des travailleurs étrangers, qui, depuis les
années 70, travaillent quelques mois par an à la cueillette de fruits
et légumes dans le sud de la France dans des conditions intolérables
… aux luttes des travailleurs et travailleuses sans-papiers du
métro, de la restauration et du nettoyage pour être régularisé-e-s ces
dernières années.
Discussion avec des militants CNT et la lutte syndicale menée par ces derniers en région parisienne.
Soirée organisée par la CNT (Confédération Nationale du Travail)
infos : ul-lille@cnt-f.org - http://www.cnt-f.org/59-62/
Le tract annonçant cette soirée peut être téléchargé en cliquant ici (format pdf - 1 page - 2,4 Mo).
Cinéma
l'Univers - 16 rue Danton à Lille Moulins Métro Porte de Valenciennes -
accueil dès 19h30 - petite restauration - prix libre
Vendredi 8 mai - de 14h à 18h
ZONE D’AUTONOMIE, DE GRATUITÉ ET D’ÉCHANGES
Travail
et autonomie : on travaille entre autre parce que l'on ne sait plus
faire soi-même et que l'on doit acheter ! Alors, aujourd'hui,
ré-approprions-nous les savoirs et savoir-faire !
Ateliers en
plein air : atelier réparation de vélos, création d’affiches et
collage, apprendre à faire des crèmes et détergents, table de presse,
portage de bébé en écharpe, couture sans machine, tricot, échange et
don de graines pour le jardin, zone de gratuité (comme une braderie,
mais c'est gratuit)...
Après-midi organisé par Chiche ! - http://chichelille.free.fr
Place Richebé Métro République à Lille
Lundi 11 mai - 20h
PROJECTION - DEBAT
"Retour sur le CPE - Contrat Première Embauche"
"Il s'agit de ne pas se rendre" - documentaire
Printemps
2006, Toulouse. La rue déborde, grèves, cortèges monstres, occupations
et blocages. Le décor est planté, c’est le mouvement « anti CPE ».
Deux
mois de routine brisée, c’est peu, mais ça laisse du temps pour
discuter, s’organiser, se confronter. Grévistes, salariés,
syndicalistes, policiers, usagers « pris en otage » : on est aux
premières loges. Savoir terminer une grève ? Ne pas se rendre.
En présence des réalisateurs : Naïma Bouferkas et Nicolas Potin
Soirée
organisée par les associations Tribu et Idées A Coudre –
idees.a.coudre@gmail.com Bar Live, 301 av. Des Nations Unies – Roubaix
(M° Eurotéléport)
Mercredi 13 mai - 20h30
PRESENTATION – DISCUSSION
Les métiers de la petite enfance et construction du genre : pour une éducation non sexiste.
Comment
poser la question du sexisme dans les métiers le plus souvent non
mixtes comme ceux de la petite enfance ? Nous proposerons quelques
éclairages à partir d’une approche socio-historique et de matériaux
issus d’enquêtes sociologiques sur la construction des genres et des
inégalités de traitement en milieu éducatif.
Avec Sandie
Delforge, auteure notamment d'un mémoire de DEA : "La formation des
Éducateurs de Jeunes Enfants sous l’angle du genre", Université de
Lille 1, 2005.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com – http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Au Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
Jeudi 14 mai - 20h30
PRÉSENTATION -DISCUSSION
"Travail du sexe" disent-ils ?
Prostitution, immigration et mondialisation au croisement des dominations raciste, sexiste et capitaliste.
A
partir d’une enquête sur les trajectoires de personnes prostituées
émigrées d’Amérique latine, d’Afrique subsaharienne, du Maghreb et des
pays de l’Est de l’Europe, nous verrons comment se conjuguent
mondialisation capitaliste, impérialisme et racisme, et enfin sexisme
et construction de genre (LGBT ou non).
Avec Jessy Cormont,
auteur notamment d’une action-recherche collective écrite à plusieurs
mains : "Prostitution et mondialisation. Mondialisation des origines,
hétérogénéité des parcours et processus identitaire", commission
européennes, 2008.
Soirée organisée par Idées A Coudre
Contact : idees.a.coudre@gmail.com - http://idees.a.coudre.over-blog.com/
Resto Soleil, 10 Rue Henri Kolb - Lille (M° Gambetta)
Vidéos sur le 1er mai :
1) appel international de la CNT pour un 1er mai de lutte de classe
2) 1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !
Tract, appel et communiqué pour le 1er mai :
L'annonce de la manifestation du 1er mai à Lille, suivi de l'appel international de la CNT, peut être téléchargée ici (format pdf - 2 pages - 226 ko).
Licencié-e-s, sous payé-e-s, précarisé-e-s...
Y EN A ASSEZ ! |
On s’y met vraiment pour de bon QUAND ?!
Même
massives, les journées d'action éparpillées dans l'année (revendication
après revendication, région après région, secteur après secteur,
entreprise par entreprise) n’ont servi et ne servent à rien ou à pas
grand chose. Seule la lutte continuelle peut amener un changement
radical et total pour les travailleurs-se-s. N’attendons pas les mots
d’ordre d’organisations syndicales corrompues par l’État et le
patronat. Réagissons nous-mêmes. Organisons-nous à la base. Arrêtons de
croire ces professionnels du syndicalisme plan-plan subventionné par
l’État pour casser les luttes ! La CNT ne croit pas aux parlottes de
salon, que ce soit à l’Élysée ou en commissions paritaires, conseils
d’administration et comités d’entreprise. Par l’action,
réapproprions-nous les débats et notre outil de production.
Le pouvoir aux travailleurs : vive la grève !
Nous
pouvons faire reculer l’État et le patronat, on l'a vu avec la lutte du
peuple antillais contre les propriétaires ! De même, nous salarié-e-s, en bloquant l'économie,
nous pouvons instaurer un rapport de force décisif vis à vis de l'État
et du patronat. C'est ce que permet la grève générale reconductible.
Convergeons entre secteurs en lutte pour ne pas rester isolés et mettre
en place une véritable solidarité.
Comment ?
Nous devons dès aujourd'hui préparer la reconduction de la grève générale :
- en créant des sections syndicales CNT sur nos lieux de travail (ou en renforçant celles qui existent) ;
- et en organisant des AG *
dans nos entreprises, nos bureaux, nos écoles, nos quartiers (car les
décisions sont prises par la totalité du personnel et non pas par un
actionnaire qui ne produit rien !).
OU
- en nous bougeant et en faisant pression sur les délégués CGT, CFDT, FO, etc. présents sur nos lieux de travail ;
- et en nous organisant collectivement sans eux quand ils sont trop mous ou trop absents.
* Les AG
(assemblées générales) sont nécessaires dans un mouvement revendicatif
car elles permettent à tous et toutes de s'exprimer et de prendre acte
collectivement (reconduire ou suspendre une grève, autogérer de manière
horizontale la production donc sans hiérarchies de statuts ou
salariales). Elles doivent fonctionner de manière à être une instance
de démocratie directe et non un instrument de manipulation. L'AG est
souveraine : ce sont les décisions élaborées par elle qui doivent
primer, non des décisions venues d'ailleurs (de directions syndicales
ou politiques). Tous et toutes ont la parole (syndiqué-e-s ou non
syndiqué-e-s). On peut parler en son nom propre et, si l'on est
mandaté, de son collectif ou de son syndicat (sans pour autant utiliser
l'AG comme « tribune syndicale »). Un compte rendu des résolutions
prises doit être fait puis diffusé et rendu accessible. S'il y a besoin
d'élire des délégués, leurs mandats doivent être précis et impératifs.
Ils sont désignés à chaque fois pour éviter les « professionnels de la
délégation ». Après délégation, ils doivent rendre compte de ce qu'ils
ont dit ou signé.
Ho hisse !
Une
grève reconductible se ne décrète pas en appuyant sur un bouton. Et la
plupart des organisations syndicales appelleront à la grève
reconductible que poussées par la « base ». Alors, allons-y, poussons !
Que les plus motivé-e-s d'entre nous montrent le chemin car après les
licenciements il est malheureusement souvent trop tard ! NOUS N’AVONS
RIEN, PRENONS TOUT !
UL-CNT de Lille
Ce tract peut être téléchargé ici (2 pages - format pdf - 230 ko).
Rappels sur le droit de grève :
lire ci-dessous
Vidéo :
1er mai 2009, faisons sa fête... au patronat !
Assemblée générale interprofessionnelle :
POUR ÉCHANGER ET CONSTRUIRE ENSEMBLE LA RIPOSTE !
En
tant que travailleurs/ses, chômeurs/ses, étudiant-e-s ou retraité-e-s,
nous subissons de nombreuses attaques gouvernementales et patronales et
constatons que la stratégie adoptée par les intersyndicales nationales
n’est pas suffisante pour faire aboutir nos revendications.
Ainsi
proposer uniquement le 1er mai comme journée de manifestation ne risque
pas d’enclencher une riposte à la hauteur des enjeux. De plus, il
s’agit d’une unité de façade qui ne reflète pas les luttes en cours et
ne permet pas de les faire converger. Les sections syndicales plus
revendicatives se retrouvent otages des syndicats les plus timorés.
Il
faut parvenir à se réunir et à échanger pour casser ces isolements, et
donc créer un réseau unitaire, impliquant les syndiqué-e-s et non
syndiqué-e-s, et capable de porter des initiatives et des
revendications communes.
Les outils « classiques » d’échanges et
de mobilisation semblent insuffisants face au morcellement des luttes.
Nous nous retrouvons souvent isolés dans nos secteurs. Au mieux,
certains de nos secteurs peuvent être mobilisés mais subissent aussi un
isolement par rapport aux autres luttes du monde du travail.
Jeudi 16 avril 2009 à 18h à l’Université de Lille 3
salle A2 106 (rendez-vous à 17h45 dans le hall A)
Villeneuve d’Ascq, Métro Pont de bois
Trois
tracts d'appel avec chacun une "accroche" différente selon le public
visé (universités / fonction publique / secteur privé) peuvent être
téléchargés ici : http://www.cnt-f.org/spip.php?article1030
TOUS ET TOUTES EN GREVE
LE 19 MARS... ET APRES !? |
Grève générale jeudi 19 mars et après... partout où les conditions de la grève reconductible seront réunies !
| 
|
Vidéo du cortège CNT lors des manifestations organisées à Paris et à
Lille à l'occasion de la grève générale du 19 mars 2009. N'attendons
pas le 1er mai pour organiser la suite. A la base et dans l'unité, construisons la grève générale reconductible
!
Chômage, misère, précarité... ça suffit !
Sarkozy,
ses copains, tous les politicienNEs, Parisot, touTEs les patronNEs,
veulent faire croire qu’ils ont, qu’ils sont, la clé de la crise.
Qui bosse ? C’est toi !
Qui produit les richesses ? C’est toi.
Qui engraisse patronNEs, actionnaires, rentierEs, vampires financiers aux dents longues ? C’est toi.
Qui peine pour ses impôts ? Pour les taxes sur tout ?
Qui finance bouclier fiscal, cadeaux aux patronNEs, milliards aux banques ?
Mais qui regarde à ses achats ?
Qui tire la langue en fin de mois ?
Qui tire un trait sur son avenir ? Sur celui de ses enfants ?
C’est toi… C’est nous… Jamais eux...
Et « eux », pendant ce temps-là…
Leur
argent domine le monde. « Ils/elles » l’accumulent par les profits
tirés de ton travail. « Ils/elles » le jouent par millions en bourse. «
Ils/elles » s’en engraissent. Eux/elles, les exploiteurSEs, les
parasites, les petitEs chefs, les grandEs chefs, les notables, les
édiles, les hiérarques, les dirigeantEs de tous bords et de tous poils
du fruit de ton travail. Leur argent ? TON ARGENT !
Et toi, pendant ce temps-là…
Pour eux temps libre, voyages, culture, produits de qualité, santé à portée de chéquier, rollex, consommation outrancière.
Et
pour toi, chômage, temps partiel, baisse de salaire, dépression,
licenciement, location au proprio, produits « bon» marché bourrés de
graisses et de sucres ?
Toi,
tu es soumisE au contrôle permanent, du/de la patronNE, de la police,
de la « justice », de la sécu, de la vidéosurveillance, des fichiers
informatisés, des empreintes génétiques, des lois anti-tout…
Toi, ton avenir promis, c’est pas la croisière avec Bolloré ou le ski à Megève.
Toi,
ton avenir promis, c’est la grande famille des sans : sans-logis,
sans-papier, sans-toit, sans-travail, sans-soin, sans droit…
Quelques revendications :
- Pour qu’aucun revenu (salaire, allocation...) ne soit inférieur à
1600 euros net par mois *,
- Pour l'augmentation des salaires selon une échelle décroissante de
300 euros net pour les salaires les moins élevés à rien pour les
salaires au-dessus de deux fois le SMIC réévalué,
- Pour un chômage (total ou partiel) payé à 100 %,
- Pour le plafonnement des loyers et des produits de première nécessité,
- Pour la gratuité des transports en commun et des soins médicaux,
- Pour la requalification des CDD en CDI,
- Pour la titularisation sans condition de tous les précaires du public,
- Pour la régularisation de tous les sans papiers (les
travailleurs-euses n'ont pas de patrie, solidarité de classe !),
- Pour un retour aux 37,5 annuités de « cotisation retraite »…
* Notre objectif final étant bien sûr l’abolition de toutes les
hiérarchies salariales et la construction d’une société fondée sur la
répartition égalitaire des richesses et l’autogestion.
TOUS ET TOUTES DANS LA RUE LE 19 MARS 2009 !
rendez-vous porte de Paris à Lille dès 14h
En
ces temps de grève générale (et de sa nécessaire et possible
reconduction), il n’est pas inutile de faire quelques rappels sur le
droit de grève...
1) Le droit de grève dans le privé
En dépit des attaques incessantes dont il fait l’objet, le droit de
grève demeure encore un droit constitutionnel, car inscrit dans le bloc
de constitutionnalité formé, entre autre, par le préambule de la
constitution de 1946.
La grève se définit comme une cessation collective et concertée du
travail en vue d’appuyer des revendications professionnelles. Si la
grève est limitée à une entreprise ou si les revendications sont
exclusivement spécifiques à cette entreprise, elle doit réunir au moins
deux personnes de l’entreprise. S’il s’agit d’un mouvement dont les
revendications vont au-delà du cadre de l’entreprise, on peut être le
seul de son entreprise à se déclarer gréviste car on répond alors à un
mot d’ordre de grève national et interprofessionnel.
La grève est donc un droit individuel, mais exercé collectivement, et
qui, en principe, se passe des syndicats (qu’ils aient été jugés
représentatifs ou pas) ; ces derniers n’ont pas de rôle exclusif dans
le déclenchement d’une grève, mais dans la pratique, il est fréquent
que les organisations syndicales initient ou appuient le mouvement.
Il n’existe aucun préavis légal dans le secteur privé (sauf exception - cf. ci-dessous). Les grévistes
peuvent donc cesser le travail dès que l’employeur a eu connaissance de
leurs revendications (il est important de le mettre au courant pour
éviter que le mouvement ne soit qualifié de mouvement illicite et non
de grève). Par ailleurs, la grève n’est pas limitée dans le temps
(heures, jours, semaines). Elle cesse lorsque l’ensemble des
revendications ont été satisfaites. Enfin, une convention collective ne
peut pas fixer de durée de préavis dans la mesure où celle-ci ne peut
avoir pour effet de limiter ou de réglementer pour les salariés
l’exercice du droit de grève constitutionnellement reconnu ; seule la
loi peut créer un délai de préavis de grève s’imposant à eux (Cour de
cassation, Chambre sociale, arrêt du 7 juin 1995).
Dans le cas des entreprises privées
chargées d’une mission de service public (ou d’intérêt général), le
Code du travail impose un préavis motivé de cinq jours francs avant tout
déclenchement de grève. Ce préavis doit émaner des organisations
syndicales représentatives et doit permettre, selon la loi, d’éviter la
grève par la négociation. Le non-respect du préavis constitue une
faute. Un décret d’application de cette loi (D.134-1 du Code du
travail) cite les entreprises privées soumises au préavis de grève.
D’autre part, il faut savoir que la jurisprudence fait une différence
entre les salariés qui sont à la production, ou qui sont en contact du
public, et ceux qui ont une tâche administrative interne à l’entreprise
(les premiers sont soumis au préavis, les autres pas).
L’exercice du droit de grève portant sur des revendications, ces dernières peuvent prendre différentes formes :
les
revendications des salariés grévistes peuvent dépasser le simple cadre
de l’entreprise (grèves générales pour les salaires, les retraites,
etc.) ;
les
grèves « mixtes » (revendications qui revêtent à la fois un aspect
politique et un aspect professionnel ; par exemple, grève contre la
politique économique et sociale du gouvernement) sont licites. En
revanche, sont considérées comme illicites les mouvements qui revêtent
un caractère purement politique sans rapport avec des questions d’ordre
professionnel ;
les
grèves de solidarité (mouvements consistant, pour certains salariés, à
faire grève afin de défendre les intérêts d’autres salariés) sont
licites si les grévistes peuvent se prévaloir d’un intérêt collectif
et/ou de revendications professionnelles les concernant eux-mêmes.
2) Le droit de grève dans le public
La loi du 31 juillet 1963 et insérée à l’article L.2512-2 du Code du
travail, a réglementé l’exercice du droit de grève dans la fonction
publique territoriale et d’État. Ainsi, le dépôt d’un préavis de cinq
jours francs, avant la grève, est obligatoire afin d’amener les parties
à discuter et tenter, au mieux, durant ce délai, de se concerter. Le
préavis est déposé par une ou plusieurs OSR (organisation syndicale
représentative).
En pratique, les délégués syndicaux ou du personnel savent si des
préavis ont été déposés (dans l’éducation par exemple, des préavis de
grève illimitée ou à la semaine couvrent à tout moment l’ensemble des
personnels). Vérifiez auprès des instances régionales ou nationales des
syndicats, car certains délégués peuvent ne pas savoir ou vouloir la
grève. Si aucun préavis n’a été déposé dans votre secteur, faites
pression sur les délégués syndicaux et leurs instances.
À la SNCF, à la RATP, ou encore pour les écoles maternelles et
élémentaires, en raison des nouvelles lois sur le « service minimum »
(dont on a vu l’efficacité à la gare de Paris Saint-Lazare récemment…),
tout dépôt de préavis doit être précédé d’une demande de « négociations
préalables ». Dans l’éducation (1er degré), la procédure restreint le
droit de grève (cf. BO n° 6 du 5 février 2009) ; en effet, la ou les
organisations syndicales doivent tout d’abord notifier à l’autorité
administrative les motifs qui pourraient les conduire à envisager un
préavis de grève. L’autorité administrative est tenue de réunir, dans
un délai maximal de trois jours, la ou les organisations syndicales
représentatives ayant procédé à cette notification. Si les négociations
échouent, un préavis légal de grève (de cinq jours francs) doit être
déposé, au plus tôt, à l’issue des huit jours francs de négociations.
D’autre part, le dépôt d’un nouveau préavis portant sur les mêmes
motifs que le précédent, et avant que celui-ci ne soit arrivé à
échéance (« préavis glissant »), est désormais interdit pour les
enseignants du 1er degré. L’enseignant, lui, toujours en lien avec
cette loi sur le service d’accueil minimum des élèves du 1er degré,
doit déclarer à son inspecteur de circonscription quarante-huit heures
avant la grève (avec au moins un jour ouvré) « son intention d’y
prendre part » (suite à cette déclaration, il n’est pas obligé de faire
grève). L’enseignant, qui fait cette déclaration d’intention sur la
base d’un préavis de grève illimité (article L. 2512-2 du Code du
travail), ne se déclare qu’une fois au début de la grève, quelque soit
sa durée (la loi du 21/08/08 ne pose donc pas d’obstacle à une grève
reconductible).
GREVE GENERALE AUX ANTILLES....
ET ICI, C'EST POUR QUAND ?! |
Les Antillais nous montrent la marche à suivre.
Et ici, la grève générale c’est pour quand ?!
Les travailleurs et les travailleuses seront-ils une fois de plus les dindons de cette crise du capitalisme ?
Sarkozy,
en bon politicien aguerri, te ment lorsqu’il annonce que le plan de
sauvetage des banques ne se fera pas sur ton dos, en l’occurrence tes
impôts. Pose-toi déjà cette question : avec quelles richesses les
a-t-il aidées à se refaire peau neuve ? Ta sueur… Et c’est toujours ta
sueur qui est venue engraisser encore plus la panse des possédants
grâce à ce cher « bouclier fiscal ». Il aura beau te dire que tout ça
sert à remettre en route la machine, à accorder des prêts à ton
entreprise (excuse-moi, à celle du propriétaire du capital, en
l’occurrence celui qui nous domine tous, le patron) et relancer la
consommation, etc. Que dalle ! Tu trimeras toujours à te bousiller la
santé pour une bouchée de pain afin de grossir la marge coût de
production-prix de vente. Et ce jusqu’à une probable délocalisation ou
restructuration de « ta boîte ». C’est le marché qui veut ça, on te
répète. Les militants de la CNT te disent que c’est ton exploitation
(travaillez plus vite pour produire plus…) qui nourrit cette jungle
capitaliste.
L’argent
domine le monde, c’est vrai. Mais qui le fait tourner en fin de compte
? Pas des actionnaires ni des banquiers jouant des millions en bourse.
Encore moins des énarques vivant grassement en te taxant. Et sûrement
pas un patronat et des petits chefs avides de promotion sociale. C’est
la valeur ajoutée créée par ton seul travail ! Imagine ne serait-ce
qu’un instant la grève des travailleurs de l’usine, du transport, des
chantiers, de la mer, de tous ceux qui fabriquent en prenant les plus
gros risques et pour presque pas un sou. Tu comprends facilement qu’une
minorité de capitalistes soit traitée de parasites et d’exploiteurs. « Vas-t-en faire tourner la baraque à toi tout seul !
», tu dirais à ton patron en rigolant… L’économie est le nerf de la
guerre : les travailleuses et les travailleurs ne savent pas tous
qu’ils en sont le moteur et non les vulgaires rouages ou les simples
maillons d’une chaîne de montage !
Alors
oui ! Il y a un « sacrifice » à faire : la cessation de travail. Mais
quel sacrifice ! En pensant à celui que tu dois ou devras fournir en
étant sommé d’accepter chômage partiel et baisse de salaire,
portes d’entrée pour les licenciements futurs, il n’y a pas photo ! Le
confort matériel (maisons individuelles, etc.), le temps libre à passer
à voyager, se cultiver, spéculer, cela fait belle lurette que la classe
dominante en profite. À qui les produits de qualité, la santé à portée
de chéquier, le bonheur de jouir de la vie et une consommation
outrancière ? : la classe bourgeoise. À qui les miettes, le chômage, la
dépression, l’alcool, la location au proprio, les produits « bon»
marché bourrés de graisses et de sucres ? Et l’inflation sur les
produits de première nécessité, qui en subit le plus les conséquences ?
Les travailleurs de Guadeloupe et de Martinique ont bien compris qu’une
« inflation sur les salaires » ne tombera jamais du ciel. Mais ils ont
compris que seule la lutte paie. C’est pourquoi nous devons suivre leur
exemple !
Ne
laissons pas une fois de plus reposer cette crise sur le dos des
travailleurs. Les problèmes de la propriété privée des moyens de
production et de la répartition inégalitaire des richesses créées se
posent avec on ne peut plus d’acuité. Seule une grève générale
illimitée et expropriatrice peut générer un rétablissement de la
balance. D’où naîtra un mode de production et de consommation nouveau
pour une planète à bout de souffle. Toi et tes camarades avez la
meilleure arme : la grève ; avec, comme but, le travail réalisé de
manière autogestionnaire, partagé et sans division hiérarchique.
La grève générale : pour qui, pour quoi, comment ?
La
CNT appelle depuis plusieurs années à une réelle grève générale
interprofessionnelle et reconductible. Car c’est de cette manière que
les grandes conquêtes sociales ont toujours été obtenues. Que ce soit
pendant les mouvements de 2003 sur les retraites ou les innombrables
manifestations de secteur, la confédération travaille à l’unification
des luttes. Loin d’être des slogans ou des invocations stériles, ces
appels partent d’un triple constat : l’échec des grèves sectorielles
éparpillées, la multiplication et la radicalisation des attaques de
l’État et du patronat sur les droits des travailleurs, l’impasse
dangereuse de la cogestion syndicale. Autant de réalités aujourd’hui
accentuées par la crise financière devenue économique et sociale.
Pour
ces raisons, la CNT estime qu’il est temps de mettre un coup d’arrêt à
la dégradation sociale et de renverser le rapport de force en notre
faveur. L’enjeu central d’une grève générale de ce type est de
permettre le retour à une situation de droits collectifs des
travailleurs, d’en gagner de nouveaux et ainsi d’arrêter de se faire
plumer continuellement. Soyons en position de force au niveau des
branches d’activité pour nous imposer face à l’arrogance de l’État et
de l’avidité patronale. Construisons une grève générale d’où naîtront
des liens interprofessionnels forts qui reconstitueront le tissu et le
lien social laminés par la violence du capitalisme. Une grève générale
qui opposera la solution collective et la solidarité de classe aux
échappatoires individualistes, à la méritocratie et au chacun pour soi.
Une grève générale qui remettra en cause les fondements inégalitaires,
liberticides et immoraux du système de classes sociales. Une grève
générale qui instituera des pratiques allant dans le sens de la
satisfaction de l’intérêt général et non de quelques-uns. Qui
privilégiera la redistribution plutôt que l’accumulation et la
concentration des richesses. Qui poussera à l’auto-organisation,
l’autogestion et au développement des libertés plutôt qu’à la
hiérarchisation, l’autoritarisme et la course au sécuritaire. Une grève
générale interprofessionnelle fondée sur des assemblées rassemblant
travailleurs, retraités, sans-papiers, chômeurs, précaires, du public
et du privé, et qui sera expropriatrice. Qui sera l’occasion de
confronter nos revendications catégorielles, de voir en quoi elles nous
concernent toutes et tous (comme l’éducation, la santé, les transports,
etc.). Et qui permettra surtout d’élaborer un projet de société
communiste libertaire et de le mettre en pratique. La soumission, c’est
d’ingurgiter les valeurs bourgeoises véhiculées par la télévision, de
dire que la pauvreté est une fatalité... En somme de ne rien faire de
manière concrète et rationnelle pour le bonheur de tout un chacun.
La
CNT est sûre que seuls les luttes sociales et le rapport de force sont
efficaces pour obtenir satisfaction. Nous n’attendons rien de tel ou
tel parti, de telle ou telle élection, ramassis d’hypocrisie, de
corruption et de luttes pour le pouvoir personnel. Personne n’est en
droit de parler et de décider pour nous. Il ne doit exister que des
meneurs circonstanciels, mais au grand jamais de chefs permanents !
Nous pensons que seules les luttes syndicales et sociales réalisées
dans un cadre unitaire et sans compromis sont porteuses d’espoir face à
l’exploitation sur les lieux de travail. La mobilisation locale,
régionale et ainsi de suite sur des sujets tels que les retraites, la
santé, le logement ou les services publics sont le ciment d’une
construction anticapitaliste concrète à l’instar des coopératives de
production, des conseils de travailleurs, des bourses du travail et
autres services d’entraide. C’est toujours la société civile qui a fait
l’Histoire, les militants de la CNT le savent depuis belle lurette !
L’État et le patronat aussi, c’est pourquoi la répression antisyndicale
a toujours été cruelle et tenace !
Tous et toutes en grève le 19 mars et après !
Les
salariés, les sans-travail, les retraités, les sans-papiers, les
étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que les organisations
syndicales réformistes déjeunent à l’Élysée, les licenciements se
multiplient dans la région : 3 490 dans le secteur automobile, 1 356
dans la VPC à La Redoute et aux 3 Suisses à Roubaix, 630 dans
l’Education académique ; 1 500 dans les hôpitaux publics. Et ce n’est
qu’un début !
La
facture est lourde et le peuple en a marre ! Marre de ces banquiers et
de ces dirigeants qui étalent leur vie de luxe avec arrogance et
mépris. Marre de payer les pots cassés pour tous ces propriétaires !
Assez, c’en est trop pour nos dos voûtés, nos mains usées et nos
méninges surmenées ! Nous étions des millions le 29 janvier dernier
pour dire non à cette politique de nantis. Parce que nous sommes forts,
il faut tous ensemble continuer la mobilisation pour nous imposer comme
le fait la population en Guadeloupe et en Martinique. Devant deux
journalistes bien choisis, Sarkozy, dans son allocution télévisée du 5
février dernier, l’a même avoué : « les gens se révolteront et ils auront raison… ». La grève générale, c’est maintenant !
UL-CNT de Lille
Le 19 février 2009
Le tract (2 pages - format pdf - 66 ko)
peut être téléchargé en cliquant ici.
| APPEL A LA CONVERGENCE DES LUTTES |
Communiqué
de l’espace de convergence intersyndical issu de l’appel de
syndicalistes du Nord-Pas-de-Calais, réuni en Assemblée Générale le 11
février 2009 à Lille :
Les salariés, chômeurs, retraités,
étudiants, ne peuvent attendre. Pendant que le gouvernement consulte
les organisations syndicales, les licenciements et suppressions
d’emplois se multiplient.
3490 suppressions d’emplois dans le secteur automobiles pour 16 entreprises du Nord-Pas-de-Calais ;
1356
suppressions d’emplois dans le secteur de la vente par correspondance
dans les seules entreprises de La Redoute et 3 Suisses à Roubaix sur
les 2600 sur le plan national ;
1000 suppressions d’emplois de professeurs dans l’académie sur les 13500 au niveau national ;
1500 suppressions de contrats et de postes dans les hôpitaux publics de la région sur les 20.000 au niveau national.
Pendant
que le gouvernement dilapide des centaines de Milliards d’euros pour
les Banques et les grandes entreprises, il n’y a pas un centime pour
les services publics et les besoins de la population. Dans le public
comme dans le privé, ce sont des centaines de milliers de suppressions
de postes et de licenciements qui sont annoncés.
Ce n’est pas à la population de payer la crise !
Nous
étions des millions le 29 janvier pour dire NON à la politique du
gouvernement. Parce qu’unis nous sommes forts, il faut, tous ensemble,
continuer la mobilisation pour imposer d’autres choix comme le fait la
population en Guadeloupe et en Martinique.
Contre les
licenciements, pour l’indemnisation du chômage partiel à 100%, contre
la précarité, pour la défense du service public et l’arrêt des
suppressions d’emplois publics, pour la défense des retraites, de la
santé et de la protection sociale, pour le relèvements de 300€ des
salaires et de tous les minimas sociaux, …
… Sans attendre le 19
mars, nous appelons à faire converger les luttes professionnelles, à
soutenir et à participer aux manifestations :
- Le 16 février à 14h30, Porte de Paris à Lille, à l’appel des salariés et étudiants de l’Education Nationale ;
-
Le 19 février à 10h30, Sous-préfecture de Valenciennes (rue des
dentellières), à l’appel des salariés du secteur de la métallurgie, du
secteur social, de la VPC ;
- Le 19 février à 14h, Grand Place à
Lille, à l’appel des salariés du secteur social contre la remise en
cause de la Convention collective 1966, des salariés de la santé contre
la loi bachelot qui livre aux profits et aux actionnaires le service
public de santé.
Lille, le 11 février 2009
COMPTE-RENDU ET APPEL DE L'AG INTERPRO
DU 29 JANVIER 2009 A LILLE |
Une
centaine de personnes d'horizons divers (santé, social, éducation,
métallurgie, sans-emploi et autres) était présente à cette assemblée
générale organisée à Lille à l'issue de la manifestation du 29 janvier.
Les
personne présentes sont a priori d’accord pour construire une lute
intersyndicale. La construction d’une grève reconductible est donc à
l’ordre du jour.
Voici quelques points de vue exposés pendant l’AG :
- Nécessité d’organiser des AG sur nos lieux de travail pour que les gens commencent à s’impliquer.
- La grève reconductible se construit sur nos revendications en-dehors des grosses centrales syndicales.
- Dans le secteur de la santé, il existe un service minimum qui pourrait rendre difficile la grève reconductible.
-
Populariser les grèves en cours permettrait de créer de la solidarité
et de ne pas laisser partir un secteur seul (cf. ce qui s’est passé en
Angleterre sous Thatcher).
- On arrivera à la grève
reconductible si on est convaincu sur des questions de fond. C’est
pourquoi la lutte ne peut être qu’interprofessionnelle. Points du texte
d’appel qui devraient être fédérateurs : 1) la défense de l’emploi dans
le public et le privé, 2) l’augmentation des salaires, 3) la défense
des services publics.
- Une forme d’action particulière est
exposée : le matin même du 29, une réquisition de nourriture, matériel
pour bébés et enfants a été tentée dans un supermarché à destination
des gens du voyage.
Pour la grande majorité des présents, il
était évident que la grève est incontournable, qu’il faut convoquer des
Ag pour démarrer les luttes et ensuite les faire converger. Au delà de
notre appartenance syndicale ou de notre non-appartenance, au-delà de
nos secteurs d’activités, il faut se fédérer.
Perspectives :
- Maintenir le texte d’appel (lire ci-dessous),
- Prolonger le mouvement au travers des AG,
- Constituer des cahiers de doléances.
Prochaine AG
de l'espace de convergence interprofessionnel
merdredi 11 février 2009 à 18h
à la Maison de Quartier "Vauban Esquermes", 77 rue Roland, M° Port de Lille.
Texte d'appel :
Appel de syndicalistes de la région Nord Pas-de-Calais
La
crise du capitalisme s’emballe, d’ailleurs les suppressions d’emplois
s’accélèrent notamment à Renault, Peugeot, Sevelnor, Arcelor et
toute la sous-traitance industrielle, dans la VPC, La redoute, les 3
suisses et bien d’autres encore ; le chômage repart fortement à la
hausse.
Dans son allocution à Toulon le 26 septembre 2008,
Sarkozy, face à cette crise, a annoncé la couleur pour les travailleurs
de ce pays : « La crise appelle à accélérer le rythme des réformes, en
aucun cas à l’arrêter ou le ralentir ».
Ces derniers mois, nous
avons pétitionné et participé à une succession de journées d'action
avec débrayages ou grèves et à des manifestations de rue...
-
pour nos salaires, nos retraites, nos conditions de travail, le
maintien des 35 h, la défense de la recherche, de la télé publique, du
Code du travail et du statut de fonctionnaires, nos conventions
collectives, la défense et l’amélioration des indemnités chômage et
pour le maintien des Hôpitaux publics...
-
contre les franchises médicales, les licenciements, le chômage partiel,
les suppressions des postes à France Télécom, ... et dans
tous les services public(s) et la Fonction Publique, à commencer
par l'Education nationale.
Pourtant ni le gouvernement ni le Medef n'ont bougé.
Et
nous syndicalistes avec les salariés, les retraités, les chômeurs, les
jeunes nous en avons assez d'être baladés de journées d'action en
journées d'action éclatées et sans continuité ...
Faute d'une riposte généralisée, le gouvernement fera passer toutes ses contre-réformes...
Et ça, nous ne l'acceptons pas !
Aussi
nous appelons l'ensemble des directions syndicales et les salariés
qu'ils soient du public ou du privé, à tout mettre en œuvre
pour faire converger les mécontentements et fédérer les
revendications; Pour faire front tous et toutes ensemble et en même
temps, de façon prolongée.
Les thèmes des revendications
communes ne manquent pas : salaires, pouvoir d’achat, emplois,
protection sociale et retraite, garanties collectives, défense des
services publics et de la fonction publique, libertés démocratiques et
citoyennes...
En cela nous pensons que l’appel intersyndical
et interprofessionnel et les puissantes manifestations du 29
janvier doivent être un véritable point d’appui pour préparer et
réunir les conditions d’une grève générale et reconductible. Il
est temps d’agir ensemble, en même temps et sur les mêmes
revendications qu’on soit du privé, des services publics ou de la
fonction publique, actifs, en CDI ou précaires, privés d’emploi ou
retraités.
Nous appelons tous les jeunes, salariés et
chômeurs, militants, quelle que soit leur appartenance syndicale,
syndiqués ou non à agir ensemble, à faire vivre un espace
de convergence et de débat intersyndical de tous ceux qui partagent ce
point de vue en organisant :
- dans toutes les entreprises, écoles, universités, des assemblées générales,
-
la solidarité avec les conflits en cours, en faisant qu’aucune lutte,
particulièrement celles des salariés victimes du chômage technique et
des licenciements ne demeure isolée face à un patronat tout puissant et
un pouvoir autiste,
- la convergence et la coordination des
luttes de la jeunesse, des salariés, des chômeurs et des retraités qui
permettront de construire une riposte interprofessionnelle.
Adopté le 29 janvier 2009 à Lille
Un appel unitaire pourquoi ?
Il
est né du constat, largement partagé, des difficultés pour construire
des perspectives de mobilisation afin de résister aux attaques tous
azimuts que nous subissons. Que nous soyons salariés, employés ou
privés d'emploi, du secteur public ou du privé, ou étudiants.
Au
delà des nécessaires journées d'action, des débrayages et des grèves de
24 heures, il faut créer les conditions du tous ensemble, de la
convergence et donc de l'unité pour défendre nos revendications et
obtenir satisfaction. Tous les salariés, tous les syndicalistes, les
équipes militantes, les directions des organisations syndicales à tous
les niveaux. Tout le monde est concerné.
Cet appel a pour ambition :
-
d'exprimer l'exaspération devant l'incapacité d'opposer une riposte à
la hauteur, face aux mauvais coups du gouvernement et du MEDEF;
- de
contribuer à créer des cadres de discussion nécessaires pour que la
question des perspectives d'un mouvement d'ensemble soit débattue le
plus largement possible ;
- d'aider à ce que ce débat soit porté
dans le maximum de secteurs, par le maximum de salariés, de militants,
d'équipes et d'instances syndicales ;
- que tous ensemble nous décidions de la meilleure perspective possible et que nous nous donnions les moyens d'y parvenir ;
Cet
appel de syndicalistes de la région Nord-Pas-de-Calais a donc pour
vocation d'être signé par toutes celles et ceux qui partagent tout ou
partie de ces préoccupations. Il peut aussi être pris en charge par les
structures syndicales qui le souhaitent pour s'en saisir comme outil de
réflexion. Il peut aider à définir des perspectives .permettant
de répondre au défi que doit relever le monde du travail avec ses
organisations syndicales.
Il veut dépasser le simple aspect
pétitionnaire, insuffisant face aux défis lancés pour susciter à tous
les niveaux, dans tous les secteurs du salariat, des cadres d'échanges
permanents.
Nous décidons de
nous constituer en Collectif pour fédérer les initiatives diverses en
train de voir le jour, sur la base d’un programme de revendications
immédiates vitales pour nous tous :
- L’interdiction des licenciements, des suppressions d’emploi, l’indemnisation à 100% de chômage partiel ;
- L’augmentation générale des salaires, des retraites et de toutes les allocations, leur indexation sur le coût de la vie ;
- Le retour aux 37,5 annuités pour tous, retraite calculée sur les 10 meilleures années dans le privé ;
- Le blocage des prix, blocage des loyers, réquisition des appartements vacants ;
- Le CDI comme seul contrat de travail ;
- Le rétablissement de tous les postes et services publics supprimés ;
-
L’abrogation de toutes les lois réactionnaires contre les immigrés. La
fermeture des centres de rétention. La régularisation immédiate de tous
les sans papiers ;
- L’abrogation de toutes les lois et mesures réactionnaires prises par ce gouvernement et les précédents etc.
- La défense le l’Hôpital public et de l’accès aux soins pour tous ;
- La défense et l’amélioration de tous les services publics.
Les
directions de nos syndicats doivent rompre tout dialogue ou
concertation sur les plans du gouvernement et du Medef qui
n’aboutissent qu’à les faire passer.
Elles doivent cesser
d’appeler à des journées d’action, les unes après les autres, dont
chacun sait qu’elles sont totalement inefficaces et ne servent qu’à
empêcher l’unification de tous les travailleurs contre le gouvernement.
Si elles ne veulent pas l’entendre, nous devons nous organiser pour l’imposer, parce que les syndicats sont à nous !
Pour signer cet appel : http://www.appelmilitant.org
LA CRISE... C'EST LE CAPITALISME !
TOUS ET TOUTES EN GREVE LE 29 JANVIER... ET AU-DELA ! |
Chômage, pollution, misère, répression, exploitation...
La crise... c'est le capitalisme !
Holdup financier et crise sociale
Un
vent de panique nous est venu des États-Unis ; les spécialistes
gémissent le lamento des subprimes à longueur de médias. La crise
frappe l’hexagone alors que, début octobre encore, tout allait "pour le
mieux" selon la ministre Lagarde.
Le modèle américain : l'illusion tombe de haut !
Les
États-Unis, ce modèle à suivre selon notre petit Nicolas, cultivent les
plus grandes inégalités sociales. Merveilleux pays où plus de 2,5
millions de citoyens ont été mis à la rue depuis début 2007, où des
centaines de gens tous les jours sont expulsés de leur logement – qui
resteront aux banques puisque les acheteurs éventuels ont difficilement
accès aux prêts ! Pendant ce temps-là, les retraités perdent leurs
économies, et la santé des malades est indexée sur la santé des marchés.
Un
"plan Paulson" fait offrande de 700 milliards d’argent public (en plus
des 300 milliards déjà injectés) pour aider Wall-Street à continuer de
faire licencier, d’expulser et d’accroître ses bénéfices. Les groupes
multimilliardaires peuvent dormir tranquilles : la crise les épargnera !
Quand
la misère se répand, les revenus des dirigeants, les "parachutes" en or
massif, les profits des banques d’affaires, les magouilles entre
initiés, entre avocats d’affaire (comme le sont Sarkozy, Lagarde et
Copé) étouffent le ''petit peuple''.
La France et l'Europe à la traîne de leur modèle
Les
Etats membres de l'UE rachètent les banqueroutes et mettent en
place un fond de garantie global de 1700 milliards. En France,
l'Etat organise un plan de 360
milliards "pour sauver les banques" ; sans oublier les 15 milliards donnés aux
riches (loi TEPA), les 26 milliards versés aux entreprises et
les 10700 euros accordés aux actionnaires de la Bourse. Bref, les deux mains
de l'État et du Capital se servent dans nos poches... et brisent nos vies
pour assurer leur survie !
Ras le bol de la spoliation des exploités !
L’arbre ne doit pas cacher la forêt : ce sont toujours les mêmes qui payent. Et
les possédants du Capital continuent leur extorsion multiforme et
régulière : aujourd'hui, sous couvert des subprimes, ils prolongent et
camouflent le détournement de fonds publics vers des intérêts
particuliers : subventions diverses, allégements sociaux, évasion
fiscale, exonérations fiscales, boucliers fiscaux, paradis fiscaux...
Non, le capitalisme n'est pas devenu "fou" !
Le
capitalisme n’a pas de morale ; il vend tout, il achète tout, de
l’armement aux médicaments, et ponctionne ses profits sur le travail
des salariés.
Quand
Sarkozy parle de "moralisation du capitalisme financier", c’est son
mensonge qu’il faut retenir. Et son hypocrisie, à lui qui pilote la
commission Coulon sur la dépénalisation du droit des affaires, qui
siphonne 22 milliards aux PEP (Plan d’Epargne Populaire) en cadeau aux
Entreprises, qui pompe les Livrets A pour abreuver les banques
d’affaires ! Lui dont la politique est celle des privilégiés et des
grandes fortunes, dans le mépris et le traitement sécuritaire des
classes sociales en difficultés que son idéologie pressure jusqu’à
l’usure.
Car
la crise financière permet aujourd’hui au Capital d'accélérer les
régressions sociales, la dégradation des droits à la santé, au
logement et à la retraite, le sabotage des services publics par les
privatisations et les suppressions massives de fonctionnaires, la
baisse du pouvoir d’achat par le gel des salaires et l’inflation, la
récession économique, la hausse du chômage et la généralisation de la
précarité, …
Vers un autre futur !
Face
à l’impasse où nous mène le capitalisme, il est temps de changer de
société, d'associer égalité sociale, solidarité collective et liberté
individuelle. C'est ce que nous appelons communisme libertaire.
Et,
pour y parvenir, c’est sur son propre terrain qu’il faut se battre, là
où se fait la production des richesses : l’entreprise. Mais cette lutte
doit être une école pratique de cette autre société que nous voulons
construire : autogestionnaire, émancipatrice, sans hiérarchie ni
spécialistes du commandement.
Il
faut alors un syndicalisme qui défende les salariés mais qui s’engage
aussi sur une redistribution des richesses à tous les niveaux de la
société (logement, éducation, santé, retraites, etc.). Un syndicalisme
conscient que toutes les victimes du capitalisme de tous pays et de
toutes origines mènent la même lutte. Un syndicalisme sans frontière.
Un syndicalisme qui ose affirmer qu’il n’y a aucune fatalité et que
l’Histoire est faite de révolutions quand le monde perd la tête.
Tous et toutes en grève le 29 janvier !
Les raison d'une grève
La
crise du capitalisme touche durement une grande partie des salariés
dans leurs emplois et leurs revenus. Alors qu’ils n’en portent pas la
responsabilité, les salariés, les demandeurs d’emploi et les retraités
en sont les premières victimes. De plus, cette crise menace l’avenir des
jeunes ; elle met en péril le système de solidarité et de protection
sociales ; elle accroit les inégalités et la précarité.
Les raisons de reconduire le mouvement les jours suivants
Gouvernement
et patronat ne lâcheront rien sans un mouvement fort,
interprofessionnel et prolongé. C'est ainsi que les grandes conquêtes
sociales (congés payés, Smic, retraites, etc.) ont toujours été
obtenues. En reconduisant la grève dès le 30 janvier et en bloquant
ainsi l'économie, les travailleurs ont les moyens d'instaurer un
rapport de force décisif. Mais attention, la grève générale
reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton ! Il s'agit
d'organiser des assemblées générales sur nos lieux de travail (ou par
secteur) et de mettre la grève du 29 janvier et sa possible
reconduction à l'ordre du jour
de ces AG. Et là, il y va de la responsabilité de chacune et chacun
d'être de véritables "militants de la grève" ! D'autant plus que
certaines organisations syndicales ne se lanceront dans la bagarre que
si leurs dirigeants se sentent fermement poussés par la "base"...
Faire converger les luttes
La
grève du 29 janvier peu aussi être l'occasion de dresser la liste des
revendications propres à chaque entreprise ou branche d'activité et de
fédérer ces revendications à celles des autres entreprises ou branches
d'activité. Faire converger les luttes, c'est renforcer le mouvement et
favoriser la mobilisation de tous et toutes (salariés du privé et du
public, chômeurs, retraités, étudiants, lycéens...).
Union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais
ur59-62@cnt-f.org
Chômeurs,
précaires, salariés (en activité, en formation ou à la retraite)...
face aux attaques de l'Etat et du patronat, ne te résigne pas,
syndique-toi ! Et n’oublie pas : tes patrons, eux, sont syndiqués
et organisés (MEDEF, CGE-PME, chambres de commerce et d'industrie,
corporations artisanales...) !
Pour télécharger ce tract
(2 pages - format pdf - 1,61 Mo), cliquer ici.
Manifestation régionale : rendez-vous à 14h, porte de Paris à Lille.
Assemblée générale de grévistes
(quelque soit leur appartenance syndicale, syndiqué.e.s et non syndiqué.e.s) :
jeudi 29 janvier à 18h à Lille
(salle Lestiboudois, quartier Vauban/Esquermes, métro "Port de Lille")
pour organiser les prolongements qu’appelle la grève du 29.
ALLOCATAIRES DE LA CAF, CHÔMEURS :
NOUS AVONS AUSSI LE DROIT DE MANIFESTER NOTRE RAS-LE-BOL ! |
Le
29 janvier 2009, les organisations syndicales appellent à la
mobilisation contre la politique anti-sociale de Sarkozy et de l’Etat
UMP.
En
tant que Rmistes et demandeurs d’emploi, nous participons à ce
mouvement pour avoir de meilleurs droits, une vie décente et la
possibilité d’avoir un travail décent.
Les
caisses étaient vides, apparemment pas pour tout le monde : 360
milliards d’euros ont été débloqués pour les banques ... et nous ?
Qu’a-t-on fait ? Que fait-on ?
Toujours
plus de radiations de la part du POLE(ICE) EMPLOI, toujours plus de
contrôle de la CAF ! Comme si nous étions tous des tricheurs, des
voleurs…
Notre
pays va mal, il est aux mains d’un président et d’un gouvernement
réactionnaires qui aiment diviser pour mieux régner. Nous l’avons vu
pendant la campagne présidentielle où, déjà, nous étions qualifiés à
travers TF1 et d’autres médias de « la France qui triche », «
d’assistés » et où une partie des salariés bernés était contre nous.
Sarkozy a fait de même en montant les français d’origine contre ceux
venant de l’étranger avec des slogans du type : « la France, tu l’aimes
ou tu la quittes! ».
L’heure
est à l’union, au rassemblement et au combat ! A Douai, le 18 décembre
dernier, salariés de Renault et sous-traitant en congés forcés ou au
chômage technique se sont unis aux lycéens. Cela a donné une
manifestation de 4000 personnes dans les rues de Douai.
Avec
les salariés, avec les lycéens, nous les précaires, mobilisons-nous,
participons en nombre à la journée d’action du 29 Janvier 2009 contre
le gouvernement Sarkozy et pour revendiquer :
- l'augmentation des allocations de chômage et des minimas sociaux,
- l'arrêt des expulsions locatives et réquisition des logements vides,
- l'arrêt des aides aux entreprises, seules responsables de la crise,
- la suppression du bouclier fiscal.
ASSEZ DES COMBATS INDIVIDUALISTES, TOUS UNIS DANS LA GRÈVE GÉNÉRALE !
MANIFESTONS LE JEUDI 29 JANVIER 2009
RENDEZ-VOUS 14H PORTE DE PARIS À LILLE
STIS-CNT 59
Tract à télécharger (1 page - format pdf - 165 ko) : cliquer ici.
ANPE-ASSEDIC
EN GREVE DES LE 5 JANVIER 2009 ! |
Faux départ pour "Pôle emploi"... le jour même de son ouverture officielle !
Le
19 décembre 2008, l'intersyndicale CGT ANPE/ASSEDIC, FO ANPE/ASSEDIC,
FSU, SNAP (ex CFTC-ANPE) et SUD a rejoint les positions réclamées par
la base de personnels, les collectifs de non-syndiqués et la CNT et a
finalement adopté le lundi 5 janvier 2009 comme début d'une grève
reconductible du service public de l'emploi.
ANPE-ASSEDIC : EN GREVE DES LE 5 JANVIER !
Et
oui, la fusion du service public de l'emploi déposée, à Noël, dans les
souliers des personnels et des usagers de l'ANPE et de l'ASSEDIC, a été
fabriquée dans les ateliers de Saint Nicolas et du Pére Fouettard...
En
concentrant le service public de l'emploi sur les missions régaliennes
de contrôle social, la fusion ANPE-ASSEDIC ouvre la porte à une
marchandisation croissante des services de conseil, de formation et
d'accompagnement.
Les chômeurs et les salariés, de l'AFPA, de l'ANPE, et de l'ASSEDIC, sont les premiers à en faire les frais.
L'objectif
réel de fusion est donc de masquer une pénurie récurrente d'emploi en
stigmatisant encore plus les chômeurs, principales victimes de cette
situation. Avec le lifting des lois scélérates, les pratiques de
fichages croissantes et le développement du « tout sécuritaire », les
classes dangereuses sont de retour. Malheur à celui qui perdra son
statut de salarié pour rejoindre les plus démunis !
Les
personnels aussi sont gâtés: conditions d'accueil et de travail
empirées par les restructurations, nouvelles fonctions, nouvelles
missions, moyens humains et matériels insuffisants, précarité
institutionnalisée, pouvoir d'achat en régression, disparités
salariales injustifiables entre personnels ANPE et ASSEDIC ...
En
les conjuguant avec les autres attaques de nos droits sociaux (temps de
travail, retraite, santé...) le gouvernement prépare un arsenal
juridique destiné à contenir les mouvements sociaux qui surgiront à
cause du creusement des inégalités et d'un chômage en hausse
exponentielle.
Face
au démantèlement du Service Public de l'Emploi, à la dénaturation des
missions vers plus de flicage (tant pour les usagers que pour les
personnels), la remise en cause des garanties sociales, qui se
profilent, les salariés de l'ANPE et de l'ASSEDIC doivent se mobiliser
aux cotés des chômeurs. Construisons nos luttes, sous le contrôle de la
base, à partir des assemblées
générales souveraines.
POUR INVERSER LA VAPEUR, UNE GRÈVE MASSIVE, DÉTERMINÉE ET RECONDUCTIBLE EST NÉCESSAIRE DES LE 5 JANVIER 2009 !
C'EST DANS LES AGENCES ET DANS LA RUE QUE ÇA SE PASSE !
Les
personnels de l'ANPE et de l'ASSEDIC en ont marre d'être méprisés,
sous-payés, sur-chargés, contrôlés, déqualifiés, sous-équipés,
pressurés, sous-informés, manipulés, privatisés, délocalisés
(bientôt)...
Le
tout pour devenir une officine à la solde du patronat, chargée de faire
accepter, à nos concitoyens, à nos proches et à nous-mêmes, des
salaires de misère et des conditions de travail indécentes.
A quand les mutations sur la Plateforme de Service Téléphonique de Pékin, en contrat local ?
A quand les commissariats du chômage ouverts le dimanche ?
LE MOMENT EST VENU D'EXIGER :
- L'augmentation immédiate des salaires pour les personnels ANPE et ASSEDIC,
- La titularisation de tous les précaires sans condition,
- L'abrogation des lois répressives contre les chômeurs,
- L'augmentation des minima sociaux,
-
Des conditions d'accueil et de travail dignes d'un service public
d'utilité sociale, qu'en qualité de contribuables, salariés et usagers,
nous construisons et faisons vivre.
La
CNT invite les personnels de l'ANPE, de l'ASSEDIC et les chômeurs à se
mobiliser et à participer aux actions syndicales à venir.
EN LUTTE MAINTENANT !
CNT CHOMEURS ET PRECAIRES : NOUS N'AURONS QUE CE QUE NOUS PRENDRONS !
Pour télécharger le tract (2 pages - format pdf - 33 ko), cliquer ici.
Rendez-vous lundi 5 janvier à 10h au local de l'UL-CNT de Lille (1 rue Broca) pour distribution du tract devant l'ASSEDIC.
UN TOIT, C'EST UN DROIT !
ARRET DES EXPULSIONS LOCATIVES ! |
Manifestation samedi 15 novembre 2008 à 14h30, Grand'place, Lille
à l'initiative des Ateliers Populaires d'Urbanisme (APU) de Moulins
(0320977294), Vieux-Lille (0320150496) et Wazemmes (0320158937).
Exigeons :
- L'arrêt complet et définitif des expulsions.
- La réquisition des logements vides, qu'ils appartiennent à des propriétaires privés ou à des « institutions ».
- L'arrêt des démolitions de HLM sans construction préalable.
- La construction de logements véritablement sociaux en nombre suffisant pour loger tous les ayant droits.
C'est à la veille de la trêve hivernale des expulsions locatives que le
gouvernement Fillon-Sarkozy a choisi, par la voix de Mme Boutin, de
proposer une nouvelle loi concernant le logement. Encore une fois,
cette loi rétrograde est une véritable provocation dans le contexte de
crise du logement avérée depuis des dizaines d'années ! Elle est
inacceptable :
Elle accélère la procédure d'expulsion des locataires, permettant en
toute légalité de mettre plus rapidement des familles à la rue, dans
des délais ne permettant plus l'intervention des associations et des
organismes sociaux publics.
Elle favorise les investisseurs immobiliers par la libéralisation du marché, la spéculation,
Elle est au détriment du financement de la construction de logements
sociaux par le détournement de l'épargne populaire du Livret A (qui
finance la construction des HLM) au profit d'organismes financiers,
Elle vide de son contenu la loi « SRU » en supprimant l'obligation de construire 20 % de logements sociaux.
En pleine crise, alors que nous constatons tous la baisse de nos
ressources, de notre pouvoir d'achat, l'augmentation du travail
précaire et du chômage, cette loi est au détriment de la population !
Elle provoquera dans l'immédiat encore plus d'expulsions pour les plus
pauvres et les salariés précaires, provoquant l'éclatement des
familles, l'errance entre foyers et hôtels, la construction d'abris de
fortune.
Cette loi est aussi dangereuse pour les salariés aux revenus moyens qui
espèrent devenir propriétaires. Pendant la campagne électorale des
présidentielles, N.Sarkozy faisait l'apologie « d'une France de
propriétaires ». Pour y arriver, il faisait plusieurs propositions,
aujourd'hui développées dans la loi Boutin (vendre 40.000 logements
sociaux par an, libéraliser au maximum le marché pour les
investisseurs, et…). A terme, l'objectif de Sarkozy est d'inciter à
l'achat immobilier dans une période où les remboursements de prêts sont
à des niveaux intenables pour la majorité des salariés, et d'endetter
ainsi au maximum les acheteurs. Comment ? Tout simplement en
développant le système bancaire des « Subprimes » via le crédit dit «
revolving » et le « crédit hypothécaire » qui jettent aujourd'hui à la
rue 10 millions d'américains propriétaires !!!
Le 15 novembre, manifestons pour un véritable droit à se loger !
Nicolas Sarkozy (campagne électorale des présidentielles) :
"Il faut réformer le crédit hypothécaire. Si le recours à l'hypothèque
était plus facile, les banques se focaliseraient moins sur la capacité
personnelle de remboursement de l'emprunteur et plus sur la valeur du
bien hypothéqué. Ceci profiterait alors directement à tous ceux dont
les revenus fluctuent, comme les intérimaires et de nombreux
indépendants"... "Les ménages français sont aujourd'hui les moins
endettés d'Europe. Or, une économie qui ne s'endette pas suffisamment,
c'est une économie qui ne croit pas en l'avenir, qui doute de ses
atouts, qui a peur du lendemain. C'est pour cette raison que je
souhaite développer le crédit hypothécaire pour les ménages".
REPRÉSENTATIVITÉ
ET STRATÉGIE SYNDICALE |
I - MOTION DE SYNTHESE ADOPTEE AU 30ème CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT LES 19, 20 ET 21 SEPTEMBRE 2008 A LILLE
La
CNT se déclare fermement opposée aux « accords syndicaux » et leur
traduction législative en août 2008 réformant la représentativité
syndicale dans le secteur privé.
Elle invite ses syndicats à
développer une critique et une dénonciation radicale de ces
dispositions venant renforcer la cogestion patronat-Etat-syndicats.
Elle mènera cette contestation avec d’autres syndicats si nécessaire.
La CNT revendique le fait que les droits syndicaux ne soient liés ni
aux résultats aux élections professionnelles, ni même à la
participation à celles-ci.
1. Stratégie syndicale et représentativité
La
CNT réaffirme que c’est la section syndicale et son syndicat
d’appartenance qui sont les moteurs de l’action syndicale dans
l’entreprise.
Dans le respect de ses pratiques et principes
anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires, les syndicats
et sections syndicales cherchent à conserver ou à conquérir les droits
syndicaux dans les lieux de travail.
Cela signifie que chaque
syndicat ou section syndicale s’il estime que cela peut être utile à
son développement cherche à obtenir la représentativité syndicale, dans
le cadre des possibilités pratiques validées en congrès confédéral,
tout en s’assurant que ses pratiques lui évitent de tomber dans le
siège de la cogestion, ainsi que l’illusion qu’une réelle force
syndicale puisse être issue d’une quelconque élection.
La
participation à des élections ne peut se justifier que par le fait de
vouloir protéger un camarade d’une répression exercée par l’employeur
ou par la volonté de conserver et d’acquérir les droits que la CNT juge
essentiels : panneau syndical, visite des locaux et services,
organisation d’heures d’informations syndicales, appel à la grève,
diffusion de tracts, etc.
Le fait de siéger dans les instances
paritaires ou de cogestion ne peut en revanche être un motif de
participation à des élections professionnelles. La CNT rappelle que la
liberté des syndicats est également de ne pas se présenter aux
élections professionnelles. La CNT ne limite pas sa lutte syndicale au
cadre imposé par l’Etat et le patronat : elle rappelle que l’action
directe collective et sans délégation de pouvoir reste la principale
arme des travailleurs.
2. Le secteur privé
Actant
de la réforme de la représentativité syndicale dans le secteur privé,
la CNT adopte dans l’immédiat pour ce secteur les dispositions
suivantes :
- la CNT réaffirme sa position historique contre le principe des CE ;
-
la CNT, dans le cadre de la défense des travailleurs dans les
entreprises, laisse le soin aux structures syndicales au plus près du
terrain (sections syndicales, en cohésion impérative avec leur syndicat
d’appartenance) et de l’UR d’organiser son action syndicale, y compris
si ces structures jugent nécessaire de se présenter aux élections de CE
;
- les syndicats de la CNT étudieront dans les mois à
venir la pertinence (protection, capacités) de la désignation de «
représentants de la section syndicale », telle que permise par les
nouvelles dispositions législatives [ note du webmaster : pour en savoir plus à ce sujet,
cliquer ici ]
-
à l’égard du critère dit de « l’ancienneté » conditionnant l’émergence
de section syndicale à une ancienneté du syndicat de plus de deux ans,
les syndicats sont invités à fonder juridiquement dès que possible des
syndicats d’industrie en vue de répondre au plus vite à ces exigences ;
par défaut, la CNT pourra asseoir ses sections sur ses syndicats dits «
interco » dont les statuts et intitulés légaux devraient dès lors
permettre de couvrir le champ de syndicalisation (géographique et
professionnel) le plus large et plus détaillé.
- tout en
rappelant la confiance nécessaire entre camarades de notre
organisation, la CNT incite les syndicats à développer des pratiques en
rupture avec le syndicalisme cogestionnaire et en accord avec les
principes anarcho-syndicalistes et syndicalistes révolutionnaires
telles que :
• toute position d’un élu ou
d’un délégué syndical doit être adoptée en lien avec la section
syndicale et le syndicat ;
• les élus doivent
faire des compte-rendus de leurs réunions à leurs sections syndicales,
syndicats et aux salariés de l’entreprise ;
•
les sections CNT sont invitées dans les négociations des protocoles
électoraux à revendiquer la tenue des élections d’entreprise tous les
deux ans, dispositif permettant une meilleure rotation des mandats
électifs que les quatre ans prévus par la loi ;
• les CCN inscriront systématiquement à leur ordre du jour un point sur
les questions de stratégie syndicale en lien avec les réformes de la
représentativité syndicale. Dès lors, les UR de la CNT, ou des
fédérations, y exposeront de façon exhaustive les prises de décisions
de ses syndicats afin qu’une analyse globale puisse être appréciée en
vue d’éclairer le prochain congrès confédéral
- concernant
l’acquisition de la représentativité de branche ou interprofessionnelle
nationale, la CNT affirme son désintérêt total pour la recherche d’une
légitimité quelconque tendant à l’amener à être ou devenir un
interlocuteur permanent des négociations avec le patronat ou l’Etat.
-
pour la compréhension de tous et toutes, une communication spécifique
et argumentée quant à cette décision de congrès est publiée dans le
"Combat syndicaliste" et adressée à l’ensemble des organisations
syndicales avec lesquelles la CNT entretient des rapports de fraternité
et de solidarité à l’échelle internationale.
3. Fonctions publiques
Aucun
nouveau critère législatif n’étant adopté à l’heure de ce congrès, la
CNT reste sur sa position de refus de participation aux instances
paritaires et aux élections professionnelles dans les fonctions
publiques. En cas de nouvelle loi sur ce sujet, la CNT décide
d’analyser les nouveaux critères de représentativité syndicale dans un
prochain congrès afin d’adapter sa position.
Dans l’attente de
ce congrès, il est laissé la possibilité aux fédérations, sous contrôle
des CCN, d’étudier la question de la participation aux élections si
elles estiment que leurs droits syndicaux sont conditionnés par cette
participation.
Texte de la motion au format pdf (2 pages - 66 ko).
II - A PROPOS DE LA REFORME DE LA REPRESENTATIVITE SYNDICALE
1) Le contexte politique de la réforme
Dès
2006, le gouvernement dominé par Villepin et Chirac décide de se mettre
à la mode du « dialogue social » en mettant en place un agenda de
négociation tripartite (État-syndicats-patronat) sur des thèmes choisis
par le gouvernement. L’un d’eux est celui de la réforme de la
représentativité des syndicats. Ceux-ci viennent de montrer, lors de ce
qu’on a appelé de façon réductrice « le mouvement anti-CPE », qu’en
suivant mollement la jeunesse mobilisée, ils peuvent contribuer à une
mobilisation de masse. Pourtant, les protagonistes de l’UMP remplacés
ensuite par le duo Sarko-Fillon les juge « trop faibles » et donc «
trop nerveux ». En somme, malgré le faible nombre de syndiqués en
France, une partie des syndicalistes sont encore trop militants et pas
assez institutionnalisés au goût du gouvernement.
Des
négociations sont alors engagées, marquées par une foire
d’empoigne entre les syndicats qui veulent chacun mettre en avant une
élection où il pense pouvoir gagner. Pour Solidaires (SUD), c’est les
élections prud’homales et "Fonction publique". Pour FO, c’est la Sécu.
Pour la CFTC, c’est l’activité à la base (!). Mais, finalement, la CGT
et la CFDT vont coiffer tout ce petit monde sur le poteau en adoptant courant 2008
une « position commune », signée avec le Medef et la CGPME, position
qui va servir de base à la loi votée fin juillet. Après le scandale de
l’UIMM (patronat de la métallurgie) qui a révélé les pratiques de
corruption des associations patronales et la collusion avec certaines
organisations de salariées, cette réforme, y compris dans son volet
comptabilité, ne concerne pourtant que la représentativité des
syndicats de salariés.
Le
résultat est que les 5 « grands » (CFDT, CGT, FO, CGC, CFTC) vont
maintenant devoir prouver leur représentativité comme les autres et ne
le seront plus automatiquement à tout moment et en tout lieu. En droit,
nous sommes donc sur un pied d’égalité, même si dans les faits, il sera
certainement toujours plus dur pour une section CNT de s’imposer. Pour
les grosses ou les vieilles machine syndicales, l’heure est à
l’inquiétude et pour certaines au regroupement : l'UNSA avec la CGC ?
FO avec la CFTC ? (pour la CGC, la réforme prévoit des
dispositions spéciales pour que sa représentativité soit évaluée
seulement à partir des collèges de cadres, comme le SNJ pour les
journalistes)
Face
à cette tentative d’institutionnaliser davantage les syndicats (en
conditionnant leurs droits à leur résultats électoraux afin qu’ils se
comportent d’avantage en représentants « responsables » qu’en militants
actifs et afin de creuser davantage le fossé existant parfois entre eux
et les autres travailleurs), la CNT, organisation anarcho-syndicaliste
et syndicaliste révolutionnaire, était obligée de faire des choix
difficiles. Au u congrès de Lille, en septembre 2008, tenant compte des
lourdes difficultés actuelles du syndicalisme d’entreprise à
s’implanter dans des entreprises de plus en plus morcelées par les
montages financiers, et où la répression rend bien souvent nécessaire
l’utilisation d’outils juridiques pour protéger les militants, les
syndicats de la CNT ont décidé de s’accorder la possibilité dans le
secteur privé de participer aux élections professionnelles dans le cas
où la survie de leurs sections syndicales serait menacée. Ils
soulignent cependant les dangers de l’électoralisme syndical et de la
cogestion, et décident d’effectuer un suivi et un bilan régulier des
expériences syndicales après cette réforme d’août 2008.
Afin
d’adopter une stratégie efficace pour le développement de sections
anarcho-syndicalistes dans le privé, il est nécessaire de s’approprier
ce nouveau cadre institutionnel, puisqu’il s’agit d’un bouleversement
majeur du droit syndical.
2) Le droit avant la réforme
En
préambule, il peut être utile de rappeler qu’être « représentatif »,
pour une section syndicale CNT ne signifie pas quémander le respect du
patron, ou autre pratique de cogestion servile. C’est avant tout la
possibilité de nommer un ou plusieurs délégués syndicaux qu’on ne
puisse licencier sans autorisation de l’inspection du travail, et ce
qui permet d’avoir des droits syndicaux de base (affichage, heures de
délégation, etc.) et de pouvoir négocier et signer des accords et donc
d’obtenir des progrès sociaux, à condition d’établir un rapport de
force réel, et de ne pas négocier dans le dos des salariés.
Avant
la réforme, c’était plus simple. Cinq syndicats (CGT, CFDT, CFTC, FO,
CGC) bénéficiaient d’une « présomption irréfragable de
représentativité », c’est-à-dire qu’il pouvait nommer partout et
à tout moment un délégué syndical, quand bien même celui-ci était tout
seul, sans qu’on puisse contester sa représentativité. Les autres
syndicats pouvaient également déclarer en lettre recommandé avec A/R
une section syndicale dans une entreprise en désignant un délégué
syndical mais avec le risque que cette désignation soit contestée
devant le tribunal d’instance dans les quinze jours par les autres
syndicats s’il y en avait et plus souvent par l’employeur. Pour ces
syndicats devant faire leur preuve, comme la CNT, il leur fallait
remplir les critères suivants, qui généralement se renforçaient les uns
les autres, mais qui n’étaient pas cumulatifs : les effectifs,
l’indépendance, les cotisations, l’expérience et l’ancienneté du
syndicat, l’attitude patriotique pendant l’occupation. Un autre critère
non inscrit dans la loi, était de plus en plus pris en compte par les
juges. C’est celui de l’audience, mesurée tous les 4 ans, dans les
entreprises de plus de 11 salariés, par les résultats aux élections
professionnelles : comité d’entreprise (CE) et délégués du personnel
(DP), ou délégation unique du personnel (DUP) quand les deux sont
fusionnés. C'est ce critère de l’audience, sur le mode de la démocratie
politique représentative, qui devient aujourd'hui dans la réforme le
critère déterminant pour l’obtention de la représentativité.
III - LE REPRESENTANT DE LA SECTION SYNDICALE
Dans la loi « portant rénovation de la démocratie sociale et réforme du temps de travail »,
publiée au Journal officiel depuis le 20 août 2008 et
refonde le droit syndical dans les entreprises du secteur privé, il est un élément - le
représentant de la section syndicale (RSS) - qui pour la CNT constitue
une certaine forme d’avancée. En effet, avant, n’existait que le
délégué syndical : il fallait clandestinement créer une section
syndicale, s'assurer de remplir des critères de représentativité
(activité, ancienneté et nombre d’adhérents notamment, tout ça à
obtenir… clandestinement) et déclarer la section en étant très souvent
attaqué devant le tribunal d'instance pour non-représentativité.
Maintenant,
la CNT peut engager une action syndicale d’entreprise plus facilement
en désignant un RSS et ainsi une section syndicale avec des droits de
base (cf. annexes 2 et 3) sans qu'elle ait obtenu la représentativité
proprement dite, mais en remplissant tout de même des critères
restreints (cf. annexe 1).
Voici donc ici
une fiche pratique juridique sur le nouveau droit d’implantation
syndicale dans une entreprise du secteur privé et notamment le RSS.
Vous trouverez à la fin cette fiche l’ensemble des articles du Code du
travail mentionnés ainsi que des modèles de désignation de RSS.
MANIFESTATION ANTI-FASCISTE
A LILLE LE 4 OCTOBRE 2008 |
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS !
Racisme
d’Etat débridé, répression de militant-e-s syndicaux, démantèlement des
conquêtes sociales et crise du capitalisme international permettent
aujourd’hui à l’extrême droite de se refaire une santé et de travailler
à sa réorganisation.
L’extrême droite régionale, nouant des
contacts avec des organisations comme le Vlaams Belang, le mouvement
Nation ou encore le Voorspost, s’appuie sur un contexte transfonstalier
en crise (tensions entre les communautés flamande et wallonne) pour
favoriser des regroupements sur des bases culturelles, religieuses,
communautaires mais aussi sociales. Le FN Nord Pas-de-Calais a aussi
effectué récemment un "toilettage interne" de manière à favoriser le
courant de Marine Le Pen. En parallèle, certain-es exclu-es ou
démissionnaires du FN se sont eux rapproché des groupuscules
identitaires et régionalistes à l’image de Luc Pécharman récent allié
du Bloc identitaire aux dernières élections lommoises.
C’est
ainsi que s’est ouverte à Lambersart la « Maison du peuple flamand ».
Sous cet intitulé d’apparence anodine et sous couvert de folklore
flamand, se dissimulent en réalité des organisations radicales
d’extrême droite. Cette maison, créée par les groupuscules « Jeunesses
Identitaires » et « Terre Celtique », est un lieu de rassemblement de
divers mouvements fascistes qui ne cachent en rien leurs affinités avec
la mouvance extrémiste européenne, et notamment néo-nazie. « Terre
Celtique » est une association fondée par un ancien mercenaire
d’extrême droite, ex-membre de la sécurité du FN. Les « Jeunesses
Identitaires », groupuscule d’extrême droite radicale, affichent sans
complexe leur idéologie xénophobe. Ils tentent, par exemple,
d’organiser chaque hiver la distribution aux plus démuni-es de la «
soupe au cochon », action interdite dans plusieurs villes pour
discrimination manifeste envers les personnes de confession juive ou
musulmane.
C’est très prochainement dans le quartier de
Fives-Lille que les groupes identitaires entendent déverser leurs idées
nauséabondes. En s’installant dans un quartier populaire, c’est encore
sous des apparences socio-culturelles que la future maison du peuple
flamand ouvrira ses portes aux habitants et habitantes afin d’attirer
et d’embrigader les déçu-es de la politique institutionnelle. Le
fascisme se veut social afin de gagner les masses populaires. Il a su
adopter certaines idées venant du socialisme comme du syndicalisme,
pour attirer les classes défavorisées. Aujourd’hui, c’est sous couvert
de la défense des identités régionales qu’il répand son idéologie
révisionniste, nationaliste, raciste, homophobe et clairement anti
égalitaire.
NE LAISSONS PAS L’EXTRÊME DROITE S’INSTALLER DANS NOS QUARTIERS, IMPOSONS NOTRE UNITE ET NOTRE SOLIDARITE !
Laisserons-nous
s’installer et prospérer près de chez nous un
véritable foyer d’extrême droite ?
Nous
appelons les habitants et habitantes du quartier à s’organiser afin de
ne pas laisser la gangrène fasciste gagner du terrain, et à prendre
toutes les mesures pour empêcher son développement.
MANIFESTATION SAMEDI 4 OCTOBRE 2008 A LILLE
RDV à 14h30 - métro "Bois Blancs"
Comité de vigilance antifasciste
Signataires : Solidaires,
Chiche !, Mrap Lille/Nord Pas-de-Calais, Ligue des droits de l’Homme ,
UL-CNT de Lille, Sud santé-sociaux 59/62, Sud étudiant-es, Scalp, Sud
éducation, Alternative libertaire, Comité sans papiers 59, GDALE, Flamands Roses, NPA Lille, LCR, individu-es
antifascistes...
Pour télécharger l'affiche appelant à la manif (format pdf - 763 ko), cliquer ici.
CONGRES CONFEDERAL DE LA CNT DES 19, 20 ET 21 SEPT. 2008 A LILLE :
NON A LA REPRESSION ANTI-SYNDICALE A "LA POSTE" ! |
Samedi
20 septembre 2008 à Lille, en marge du congrés confédéral de la CNT qui
se tenait à Lille ce weekend-là, une soixantaine de militants ont
investi la Poste principale de Lille et distribué des tracts relatifs à
la répression dont est victime Serge, postier marseillais. Lire
l'article paru dans "La Voix du Nord" le 21 septembre 2008.
La pétition de soutien à Serge peut être téléchargée en cliquant ici (2 pages - 74 ko - format pdf ).
Elle peut aussi être signée en ligne à cette adresse : http://www.millebabords.org/spip.php?article9000
(les cadres permettant de remplir et de signer la pétition en ligne se
trouvent dans le corps de l'article consacré à Serge, juste en dessous
de deux documents à télécharger).
Plus d'informations sur le site confédéral de la CNT. |  |
NON AUX BAS SALAIRES !
NON AUX INEGALITES SALARIALES !
MOTION SUR LES SALAIRES
(adoptée en 2006 par l'UL-CNT de Lille et actualisée en 2008)
Les propositions d’augmentation uniforme (en pourcentage, du point
d’indice ou du type « X euros pour tous ! ») ont le mérite d’être
claires, mais elles avantagent les salariés les mieux payés. La CNT
lutte pour des augmentations différenciées inversement proportionnelles
aux salaires afin de réduire les inégalités entre travailleurs.
Ce que propose la CNT dans l’immédiat :
- Réduction des écarts de la grille des salaires et refonte des grilles
indiciaires.
- Augmentation générale selon une échelle décroissante de 300 euros
pour les salaires les moins élevés à rien pour les salaires au-dessus
de 2 fois le SMIC réévalué.
- Pas de salaire net inférieur à 2000 euros.
- Pas d’augmentation des salaires sans relèvement en parallèle des
minima sociaux, des contrats précaires, des contrats d’apprentissage,
des indemnités-chômage et des retraites.
La CNT ne saurait se satisfaire de ces revendications, son objectif
étant l’abolition de toutes les hiérarchies salariales et la
construction d’une société fondée sur la répartition égalitaire des
richesses et l’autogestion.
La motion sous forme de tract (format pdf - 1 page - 147 ko) peut être téléchargée en cliquant ici.
|
SANS-PAPIERS
:
SOLIDARITE AVEC
LE CSP 59 !
|
Communiqué
de l'UL-CNT de Lille et environs :
Le
17
décembre 2007, l'un des responsables du Comité
des sans-papiers du Nord (CSP 59) a été interpelé dans le cadre d’une
"commission rogatoire pour trafic d’influence". Il a passé 36 heures
en garde à vue. Un des porte-parole a lui aussi été entendu par la
police pendant que le local du CSP 59 était perquisitionné. Il est
clair que ces manœuvres ont pour objectif la
destruction totale de toute possibilité pour les sans-papiers de
pouvoir s’organiser et lutter. Le préfet Canépa, dont on connait
l’acharnement quasi-meurtrier de cet été, tente par des procédés
innommables que sont l’attaque individuelle des militants et le
bâillonnement des sans-papiers (si tu veux des papiers, ferme ta
gueule) d’imposer une nouvelle fois la volonté du capitalisme total.
L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs
rappelle son soutien aux sans-papiers en lutte et dénonce la stratégie
mortifère établie par le Préfet et l’Etat pour museler cette partie des
travailleurs dans l’ombre. La CNT appelle à participer au rassemblement
qu'organise le CSP tous les mercredis à 18h, place de la
République à Lille.
Le
18 décembre 2007,
Union locale des
syndicats CNT de Lille.
Déclaration
du CSP 59 à propos notamment de son financement :
Le
lundi 17 décembre 2007 restera dans les mémoires
comme une étape singulière dans la guerre déclarée par le régime du
président Sarkozy contre la lutte des sans papiers pour la
régularisation. Elu président après avoir récupéré les millions de
voix des électeurs qui avaient permis au candidat J.M. Le Pen
d’arriver
au second tour de la présidentielle d’avril 2002, Sarkozy - chef de
l’UMP, un des partis républicains - s’est cru en devoir de lancer la
machine infernale de la chasse aux sans papiers jusque dans les écoles.
Le
ton
a été donné par l’annonce de 125.000
arrestations pour 25.000 expulsions pour l’année 2007. Hortefeux, le
ministre de l’identité xénophobe, pratique la "rupture" en fixant des
quotas d’expulsions de sans papiers comme moyen pour l’UMP de garder
les électeurs du Front National.
Le
racisme d’Etat est officiellement prôné sous le
couvert de l’efficacité et se traduit à Lille contre l’un des CSP les
plus combatifs de France par un acharnement répressif sans égal.
Les
étapes de cette guerre contre le CSP59 sont :
-
la
provocation de la grève de la faim de juin/juillet/août 2007 par la
rafle du 15 juin dernier lors de l’occupation de la Chambre de Commerce
Internationale (CCI) ;
-
Faire
subir des traitements dégradants aux
grévistes de la faim (les jeter à la rue, expulser des grévistes de la
faim à plus de 60 jours, etc.) ;
- Proposer
une sortie de crise par le "réexamen bienveillant" aux partenaires du
CSP59, la LDH, le MRAP et
agir sans vrai réexamen avec droit à la défense argumentée des dossiers
;
-
Exercer des chantages sur les sans papiers en conditionnant la
régularisation par l’abandon des manifestations et autres actions de
visibilité collective organisées par le CSP59 ;
-
Refuser leurs récépissés
aux sans papiers annoncés régularisés et tenter ainsi de faire passer
les commissions juridiques pour des menteurs.
Voilà
maintenant le
temps des commissions rogatoires du Parquet de Lille pour
"trafic
d’influence" contre les militants bénévoles du CSP59.
C’est
ainsi que le
coordinateur de la commission
juridique a été mis en garde à vue durant 35 heures, interrogé pendant
30 heures
pour être libéré sans présentation au juge. Pour semer encore plus la
confusion et l’amalgame, on apprend que le juge d’instruction qui a
signé la commission rogatoire serait celui-là même qui est
chargé
d’élucider le scandale de "trafic de papiers" qui a éclaboussé la
Préfecture du Nord en février 2007. Selon la presse, ce présumé "trafic
de papiers" en Préfecture du Nord a été révélé parce qu’un "sans
papiers a protesté au sein même de la préfecture réclamant le récépissé
"autorisé à travailler" pour lequel il prétend avoir payé 1500 euros à
un fonctionnaire de la Préfecture".
Le
camarade de la
commission juridique du CSP59 a eu
son compte bancaire épluché par les policiers. Son épouse et
ses
enfants (17 et 14 ans) ainsi que plusieurs dizaines de sans papiers,
d’ex-sans papiers, de
responsables associatifs issus de l’immigration, de simples relations,
de militants ainsi que le porte parole du CSP59 ont été convoqués et
entendus par la policiers avant et après l’arrestation et la mise en
garde à vue. Selon les enquêteurs, la Préfecture a aussi été entendue.
La persécution continue sans que l’accusé ne puisse accéder au dossier,
sans savoir quel est le sort réservé à la procédure. Les questions
portent sur "Avez-vous donné de l’argent à ... ?", "Avez-vous
couché
avec... ?".
Parallèlement,
les enquêteurs s’intéressent au
financement du CSP59. Il semble que le CSP59 soit une "nébuleuse dans
laquelle nicherait un paradis fiscal", qu’il y aurait de "l’argent à
gogo". Il est clair que les poux que l’on cherche sur la tête du CSP59
font partie de la guerre préfectorale pour le faire disparaître. C’est
cela le projet machiavélique : provoquer la grève de la faim,
écraser
celle-ci, faire disparaître le CSP59, se faire aider par des
associations pour plus expulser par la mise en place de la fameuse
commission départementale de réexamen des dossiers des sans papiers.
L’échec de ce projet machiavélique entraîne la cabale actuelle pour
salir les militants, justifier l’expulsion du CSP59 par le préfet de la
commission départementale de réexamen des situations administratives
installée par arrêté préfectoral et terroriser les sans papiers pour le
amener à abandonner la manifestation du mercredi et les actions de
visibilité collective.
Force
est de constater que l’Etat - Préfecture et Parquet (est-il
instrumentalisé sans le savoir ?! l’avenir le
dira !) - ne rechigne décidément sur aucun moyen.
Mais cet
acharnement
répressif qui prend l’allure de "jeter aux chiens" (pour
reprendre
une expression de Mitterran) les militants a aussi pour but :
-
de
tenter d’accréditer l’idée fausse que le CSP59 ce
sont les militants qui ne sont pas sans papiers. Ce qui est faux. Le
CSP59, c’est d’abord et avant tout les sans papiers eux-mêmes qui
élisent et confient des mandats, y compris à des militants. Rappelons
qu’ils, qu’elles sont seuls à voter en Assemblée Générale sur le
principe de la démocratie directe ;
-
de
surfer sur le recul terrible au sein de la société
de l’idée de l’engagement militant bénévole. L’engagement sincère, en
dehors de tout intérêt bassement matériel, qui a été un facteur
essentiel de toutes les conquêtes démocratiques et sociales, est
présenté aujourd’hui comme impossible.
Ces
constats apparaissent clairement dans cette
tentative ignoble de criminaliser le
militantisme de conviction par la judiciarisation . En fait,
dans la soi-disant enquête avec
filature, écoute téléphonique, pression sur les sans papiers et ex-sans
papiers, il y a deux affaires , voire trois :
- l’affaire
du trafic présumé en préfecture révélé en février 2007 ;
- l’affaire
du présumé "trafic d’influence pour
obtenir des papiers" que l’on veut imputer au coordinateur de la
commission juridique du CSP59 alors que seule la préfecture a le
pouvoir de décision.
- l’affaire
non avouée de la comptabilité du CSP59.
Or,
la
question du coût réel du combat social, citoyen,
démocratique, anti-raciste et antifasciste est à l’étude depuis 2006 au
sein du CSP59. Ce que la préfecture sait parfaitement, ne serait-ce que
parce que le CSP59 est sur écoute avant même que le projet de
loi qui
prévoit "d’autoriser la police à placer des logiciels espions notamment
contre l’aide aux sans-papiers" ne soit ficelé et soumis au Parlement.
Il en est de même de l’étude sociologique et scientifique sur "le
devenir des sans papiers" qui, manifestement, donne aussi
des sueurs
froides à la Préfecture. Ces deux études ont été décidées par
l’Assemblée Générale du CSP59 et confiées au Collectif Afrique dans le
cadre de l’ association Immigration et Droits des Migrants (IDM),
association loi 1901 financée par les collectivités locales, créée en
décembre 1999 pour mettre un local à disposition du CSP59 ; association
regroupant les syndicats et les associations.
Le
CSP59 publie un extrait de la demande de subvention
formulée par IDM qui met en lumière le constat suivant :
depuis 1996,
le financement solidaire du CSP59 repose sur les efforts des sans
papiers, des militants, des associations, des syndicats, des soutiens
individuels et des collectivités locales pour le local et les salles.
La
lutte collective des sans papiers apparaît justement
comme un exemplaire antidote au fléau de l’individualisme forcené, de
la "politique du ventre", du "bakchich", de l’intérêt et de
l’égoïsme individuel qui minent la société écrasée par le libéralisme
et le profit. C’est aussi à cet antidote salvateur que le régime
Sarkozy s’attaque par son agression perfide contre le CSP59.
L'engagement
militant est aussi une solidarité financière :
L’organisation
d’un mouvement comme le CSP59 demande
une participation d’acteurs multiples intervenant selon des modes
spécifiques, sans qu’il soit toujours facile de valoriser le temps
qu’ils, qu’elles passent à la réalisation de l’objectif de
régularisation. Pour permettre une bonne compréhension du
fonctionnement à l’étape actuelle, il faut identifier les types
d’acteurs impliqués dans les différentes activités du CSP59.
Sont
clairement identifiés :
1.
En
plus des sans papiers qui luttent pour les
papiers, les animateurs que certains appellent
"entrepreneurs" : ce
sont les responsables politiques qui ont reçu le mandat de l’assemblée
générale pour animer le comité, également appelés "porte-paroles".
2.
Les
membres de la commission juridique. Il s’agit
des militants qui ont une fonction technique dans l’accompagnement
administratif, juridique et social des sans paapiers tout au long de
leur trajectoire.
3.
Les
militants techniques sont des personnes qui
apportent leur soutien technique au bon fonctionnement du mouvement.
Les tâches telles que la gestion des sites internet, les relations avec
les médias, les partenaires, les autres organisations, les
institutions ; la gestion des moyens que se donne le comité
(bus pour
Paris par exemple), sont l’œuvre des sans papiers et de ces acteurs,
militants du mouvement.
L’analyse
des "investissements" immatériels met en
relief les contributions entièrement bénévoles des membres de la
commission juridique. Ces "investissements" n’auront pas toujours la
lisibilité nécessaire. En effet, le comité s’est lancé en 1996 sur une
décision politique des sans papiers et des militants qui n’ont jamais
posé la question des moyens à mettre en place pour la gestion des
activités du mouvement. Les membres de la commission juridique n’ont
pas toujours conservé des notes pour les frais qu’ils ont engagés.
Il
est
néanmoins possible de quantifier les
contributions volontaires de tous ces acteurs et partenaires qui ont un
rôle important dans le fonctionnement du mouvement dans son ensemble et
d’établir une préfiguration d’un budget prévisionnel.
Charges liées à
l’activité de la commission
juridique
En
terme quantitatif, la commission juridique a
consacré 5048 heures pour accomplir ses tâches, soit 631 heures par
réfèrent en 2005. Ce calcul ne prend pas en compte le temps de
socialisation ni de soutien psychologique (temps d’écoute consacré aux
personnes rencontrant des difficultés personnelles). Pour donner une
évaluation chiffrée des investissements immatériels nécessaires, nous
nous sommes basés sur des moyennes repérées sur l’ensemble des tâches
des membres de la commission juridique.
Si
nous
prenons comme indicateurs de fonctionnement pour construire notre
budget 2005 :
Nombre
de personnes suivies: 1500
Nombre
de référents: 8
Heures
consacrées: 5048
Heures
rémunérées: 0
Nous
avons 5048 heures que divisent 151,67 heures (35 heures par semaine)
que divisent 12 mois soit 2,7 personnes.
L’analyse
de ce "budget" met en évidence les
"charges fictives" représentant deux équivalents temps plein et une
personne à temps partiel, indispensables à la réalisation qualitative
et quantitative des tâches essentielles de la commission juridique.
En
prenant une base de 3.640 euros de salaires bruts
par mois, plus 15% de ce budget en frais divers de gestion courante,
nous obtenons un investissement immatériel de 70.324,80 euros,
intégralement financé dans notre cas par bénévolat.
Charges à caractère
variable
Fournitures
administratives: 750,00 euros
Déplacements:
8 343,20 euros
Affranchissement:
300,00 euros
Photocopies:
1 612,80 euros
Téléphone,
fax, internet: 6 596,90 euros
Consommables
divers: 1 200,00 euros
Documentations
juridiques: 204,00 euros
Missions
et réceptions: 7 680,00 euros
TOTAL
=
26 686,90 euros
Dans
cette rubrique a été pris en compte uniquement les
frais des membres de la commission juridique qui sont intervenus de
manière continue durant toute l’année. Ils sont au nombre de 8.
Les
parcours kilométriques sont estimés à 24. 684 kms. Les dépenses
effectives sont de 7. 972,9 euros.
Aujourd’hui,
plus 7.000 personnes régularisées depuis
96 sont passées par la commission juridique. En 2005, elle a reçu dans
ses permanences près de 1500 personnes en moyenne dont 150 nouveaux
dossiers.
Conclusion
Au
vu
de ces données sur 2005, on ne peut qu’être
encore plus écœuré par cette lamentable opération de salissure jetée
par l’Etat reposant sur un gravissime arbitraire et abus de pouvoir.
Grand bravo aux militants et aux soutiens qui font ces contributions
physiques, matériels et financières depuis 1996.
Rappelons
aussi que le CSP59 ne reçoit aucune
subvention et n’en recevra jamais directement. En effet, le CSP59 ne
peut devenir une association loi 1901 parce que, tout simplement, ce
serait accepter le fait, le principe de l’existence en soi des sans
papiers, et cela de surcroît dans un pays où les "animaux, les
végétaux ont des papiers". Nul humain ne doit être illégal, telle est
la devise du CSP59.
Un
Etat
et une société qui admettent une telle
possibilité ont un ventre gros de nouvelles Bastilles à prendre. Avant
on disait que pour mesurer l’état réel de la démocratie dans un pays,
il fallait regarder comment sont traitées les femmes ;
aujourd’hui il faut
regarder comment cet Etat traite ses étrangers.
Le
CSP59 appelle tous les sans papiers, les militants
et soutiens à poursuivre plus que jamais notre mobilisation
pour que
triomphe les revendications et idéaux par lesquels nous creusons le
sillon d’une société de solidarité et de justice. Contre cela, les
traitements dégradants, les complots pourris, les mensonges, les
diffamations, l’arbitraire et l’abus du pouvoir échoueront. Plus que
jamais la lutte continue !
Fait
à
Lille le 25/12/07.
Comité
des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59800 Lille Fives. Tél
: 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 - E.mail :
csp59@wanadoo.fr
SERVICES
PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE...
LA LUTTE CONTINUE !
|
Nouvelle
grève générale du secteur public
jeudi
24 janvier 2008 !
Une nouvelle grève dans les services publics aura lieu jeudi 24 janvier 2008 pour :
- le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités),
- la création d'emplois statutaires correspondant aux besoins de la population en matière de services publics,
- la préservation et l'amélioration du statut de la fonction publique...
La CNT appelle, d'ores et déjà, à préparer activement cette échéance et à élargir la mobilisation au secteur privé (bas salaires, fin annoncé du CDI, augmentation du temps de travail, délocalisations... les sujets de mécontentement ne manquent pas !).
Communiqué de la CNT au soir de la grève du 20 novembre 2007 :
La
journée de mobilisation du mardi 20 novembre 2007 a été une réussite.
700 000 de personnes ont en effet défilé en France. Les médias
continuent et continueront à tenter de discréditer un mouvement massif
de rejet du projet de société voulu par Sarkozy et ses sbires.
Les
manifestants rejettent en bloc les réformes sur les retraites (régimes
spéciaux et allongement de cotisation à 41 ans à venir en 2008), la
casse orchestrée du service public (disparition de bureaux de postes,
suppression de postes massive dans l’Education Nationale et ailleurs),
la destruction du système de protection sociale (mise en place des
franchises médicales...).
Dans
le même temps, les
étudiants se battent
contre la prise de pouvoir des intérêts privés sur les universités
voulue par la loi Pécresse.
La
seule réponse apportée aux
jeunes est la
répression des forces de l’ordre : évacuation des facs, saccage de
locaux syndicaux, matraquage d’étudiants. Cette journée ne doit donc
être que le prémice d’un mouvement social fort qui fera plier un
gouvernement prêt à tout pour mettre à genou les syndicats.
Face
à
cela, les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et refuser
toute négociation avec ce gouvernement qui a fait un cadeau de 15
milliards d’euros aux riches et aux patrons (paquet fiscal de l’été
dernier).
Il
est grand temps de lutter
aux côtés des étudiants et des
grévistes qui se battent contre la casse programmée des
retraites.
La
CNT soutient toutes les initiatives de reconduction de la grève. Elle
appelle tous les travailleurs à discuter en Assemblée générale des
échéances futures et se joint bien évidemment à l’appel à la
grève
interprofessionnelle de la coordination nationale étudiante pour le 27
novembre (voir
l'appel ici
).
Le
20 novembre 2007 - 19h
Tract
d'appel à la grève du
20 novembre 2007 :
Etendons et intensifions la lutte !
Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :
- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.
- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.
Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.
Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?
C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.
Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.
De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !
Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.
Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.
Alors, mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007 !
Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales ! Mettons en débat nos revendications, la reconduction de la grève et la lutte interprofessionnelle.
GRÈVE
INTERPROFESSIONNELLE
dés le mardi 20 novembre 2007
Manifestation
à Lille : 14h, porte
de Paris
Ce
tract est disponible
ici
en téléchargement (format
pdf - 1 page - 2,3 Mo).
Affichette interpro de la CNT (appel à la grève et à la manifestation) :
cliquer
ici
(format pdf - 1 page - 215 ko).
AU
FAIT, QUI SONT LES VERITABLES PRIVILEGIES ?
Quelques chiffres :
Revenu moyen d'un patron du CAC 40 : 3 800 000 euros par an
Hausse des salaires des PDG : jusqu'à 59 %
Les 60 patrons actionnaires les mieux lotis ont empoché en moyenne en 2006 :
30 000 000 d'euros de dividende chacun
Hausse du salaire du Président de la République : 206 % cette année
Hausse des salaires des ministres : 70 % en 2002
Chômage des députés : 5 ans à 5 400 euros par mois
Et pendant ce temps...
50 % des salariés gagnent moins de 18 000 euros par an
15 % des salariés gagnent moins de 12 000 euros par an
50 % des retraités gagnent moins de 15 000 euros par an
Allocation moyenne des chômeurs : 800 euros par mois
Nos salaires stagnent… et les prix explosent :
- Hausse, cette année, des prix des céréales (95 %), du lait (20 %), du beurre (40 %), etc.
- 38 % de hausse pour les prix de l'essence (depuis 2004)
- 37,7 % de hausse des loyers (depuis 1998)
Trois personnes meurent par jour à cause du travail en France (accidents du travail et suicide), sans parler des handicapés et des maladies professionnelles, et cela pendant que d'autres font leurs courses chez Fauchon, dînent chez Bocuse, s'habillent chez Dior, se promènent de par le monde sur de grands yachts...
100 000 000 000 d'euros de bénéfice en 2006 pour les entreprises du CAC 40, 17 % de hausse pour les cours de la bourse en 2006… De l'argent, il y en a ! Dans les caisses du patronat ! Et même dans certaines caisses noires du patronat prévues en cas de coup dur ! On a ainsi trouvé 600 millions d'euros à la fédération de la métallurgie du MEDEF (UIMM)…
Notre travail rapporte, mais pas à nous. Les bénéfices sont là, la productivité de notre travail est une des meilleures du monde, mais nous - les travailleurs - nous nous appauvrissons de jour en jour. Il est temps de redresser la tête et de s'unir pour s'opposer à cette situation.
La
version maquettée du texte "Qui sont les véritables privilégiés ?"
est
téléchargeable ici
(format pdf
- 1 page - 95 ko).
|
MANIFESTATION
NATIONALE
CONTRE
LE CHOMAGE ET LA PRECARITE
|
TOUTES
ET TOUS CONTRE LE CHÔMAGE ET TOUTES LES FORMES DE PRECARITE !
MANIFESTONS
EN MASSE POUR LA JUSTICE SOCIALE
SAMEDI
8 DECEMBRE 2007 à 14H, PLACE DE LA REPUBLIQUE A PARIS ! *
Des départs en bus sont organisés
du Nord et du Pas-de-Calais. Pour
réserver votre place, téléphonez au 03.21.29.69.59 (pour le
Pas-de-Calais) et au 03.20.38.08.83 (pour le Nord).
En
ce qui concerne le Pas-de-Calais, rendez-vous à 9h à la mairie de
Loos-en-Gohelle, à 9h30 à la mairie de Liévin (avenue Lamendin) ou à
10h à la gare d'Arras. Pour le Nord, le départ se fera à 9h30 devant la
mairie de Lille (porte de Paris).
Chti Guevara (syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois)
sep-bethunois@cnt-f.org
PAUVRETES -
PRECARITES -
INEGALITES = STOP !
Nous avons tous le droit à un
emploi choisi, à un revenu décent et à
l'accès à une vrai formation tout au long de notre vie . Les demandeurs
d'emploi sont d'abord des privés d'emploi. Ils n'ont pas choisi d'être
licenciés.
- Plus de 60 % des demandeurs
d'emploi ne sont plus indemnisés.
- Le peu d'indemnisation
conduit les chômeurs vers les minimas-sociaux
et une vie de galère.
- Les jeunes de moins de 25
ans n'ont toujours aucun revenu.
- L'absence d'indemnisation
des stagiaires est un travail masqué !
- Le chômage développe la
précarité et favorise la dégradation des
conditions de travail et des rémunérations pour l'ensemble des salariés.
- La difficulté de vivre
dignement est de plus en plus grande ; à cela
s'ajoutent des conditions de logement et d'accès aux soins
inaccessibles.
CETTE
SITUATION EST
ALARMANTE... ET POURTANT !
- Les contrôles, la
culpabilisation des chômeurs (fraudeurs,
fainéants), les sanctions et les radiations sont le lot journalier des
privés d'emploi !
- La protection des plus
faibles sera encore plus grande avec la fusion
ANPE/ASSEDIC et avec le placement des demandeurs d'emploi par des
organismes privés.
- Démantèlement des services
publics, démantèlement du code du travail,
remise en cause du CDI, allongement de la période d'essai, facilité de
licenciement, installation de la précarité pour tous les salariés, la
protection sociale instaurée en 1945 est dépecée.
- A cela s'ajoute une sécurité
sociale qui devient l'insécurité pour
les malades et le retrait de la solidarité sur laquelle elle était
fondée ("Payer selon ses moyens. Se soigner selon ses besoins").
- Exonérations massives de
cotisations sociales patronales (+ de 20
milliards d'euro) censées produire de l'emploi mais sans contrôles ni
évaluation et sans obligation de résultat.
- Entreprises dédouanées de
leur responsabilité sociale (générant
pourtant la précarité dans le travail).
- Dépénalisation du droit des
affaires (soit, impunité des patrons
"voyous" de leurs pratiques).
- Projet de suppression de
l'Allocation Equivalent Retraite à compter
du premier janvier 2008.
TOUTES CES
PRATIQUES SONT
INACCEPTABLES ET CONTRAIRES AUX DROITS
HUMAINS !
*
A l'appel
de mouvements de lutte contre le chômage et la précarité
(AC!, APEIS, CGT Chômeurs, MNCP) et avec le soutien
-
d'associations
(AC le feu, APNEE/ActuChômage, ATMF, ATTAC, CDSL,
CNDF, Convergence de défense des services publics, Coordination des
sans papiers 93, DAL, Droits devant !, ENU, Euromarches, Fondation
Copernic, CIP-IDF, LDH, Marches européennes, No Vox, Stop précarité),
- de
syndicats
(CNT, Union syndicale Solidaires, SNU-TEFI-FSU)
- et de
partis
(Alternatifs, Alternative libertaire, CUAL, JCR, LCR,
LO, Les Verts, PCF).
|
NON
A LA CASSE DU
CODE DU TRAVAIL !
|
La
ré-écriture du code du travail à laquelle on assiste actuellement dans
le plus grand silence est, dans le
privé, l'un
des pendants de la remise en cause du statut de la fonction publique
(beaucoup plus médiatisée car, dans ce secteur, les syndicats gardent
une petite capacité à mobiliser, ce qui oblige l'Etat à sortir
l'artillerie lourde du matraquage médiatique afin de les isoler et de
les affaiblir).
Dans le privé, la stratégie est bien entendu inverse. Les syndicats étant faibles et très divisés selon les secteurs économiques et les salariés étant "illettrés" en matière de connaissance de leurs droits les plus élémentaires, l'Etat avance masqué et il est d'une discrétion inouïe, se contentant des quelques grosses ficelles habituelles pour faire passer d'énormes couleuvres.
La ré-écriture actuelle du code du travail a peu de chance de sortir du sérail de l'inspection du travail qui n'est concernée qu'au second chef (bien moins concernée en tout cas que le salarié lambda du privé) et qui, comme toute corporation, est très repliée sur elle-même. Peu de chance également de sortir des salons feutrés des hautes instances des "grandes" centrales syndicales qui ont, depuis longtemps, fait le choix de s'émouvoir par des communiqués de presse symboliques et confidentiels plutôt que de faire oeuvre d'instruction et d'éducation des salariés. Il n'y a donc rien à attendre d'elles.
Il y a cohérence à mettre cette recodification en corrélation avec la volonté d'enrôler les fonctionnaires de l'inspection du travail dans la chasse à l'étranger. Cohérence également avec la fermeture de 63 prud'hommes sur 271 et avec la transmission aux tribunaux pénaux (qui sont, si on sort de la langue de bois, littéralement à la botte du gouvernement et du patronat) de certains types d'affaire du droit du travail (pendant que d'autres échappent à toute possibilité de poursuite).
Très concrètement, imaginez que votre employeur décide de ne pas vous payer le salaire du mois. Imaginez qu'il préfère un salarié tout frais sorti de l'ANPE et motivé pour retrouver du boulot, plutôt que de recourir à vos services (parfaitement échangeables sur le marché du travail, mais qui ont le démérite de ne pas être subventionnables par l'Etat). Traditionnellement, le salarié allait demander des infos à l'inspection du travail qui passait un coup de fil, faisait un petit courrier... Puis, le salarié saisissait les prud'hommes....
Demain, si vous avez la chance d'être syndiqué (comme 8% des salariés du privé), de travailler dans une grosse boite ou de travailler dans une ville qui a un prud'homme, vous arriverez à récupérer votre dû.
Par contre, si vous travaillez dans une PME, n'êtes pas syndiqué (comme plus de 95% des salariés des PME), habitez un bled pommé, êtes ignorant de vos droits et résigné à tout, vous n'aurez plus qu'à espérer n'être pas dans la catégorie des travailleurs étrangers démunis de titre de séjour et expulsables. Dans tous les cas, vous partagerez leur sort d'esclave. Votre employeur, lui, percevra : 1°) la plus value habituelle que vous aurez payée en tant que consommateur, 2°) le salaire que vous auriez du toucher mais que vous vous êtes fait siffler à la fin du mois de travail, 3°) les subventions pour l'emploi aidé de votre remplaçant. Pour vous : la facture... avec les remerciements du patron !
Franchement, il n'y a ici aucune exagération. La politique menée depuis cinq ans avec Chirac est, comme on peut s'y attendre, accentuée par son héritier. Elle conduit inexorablement à multiplier les marchands d'esclaves quelle que soit la couleur de peau de ceux-ci (surtout dans les petites entreprises qui, pour résister à la concurrence des gros, seront tentées d'en profiter). Elle conduit à organiser l'impunité de leurs abus. Le reste n'est qu'une question de loterie : bons secteurs économiques / secteurs économiques en mauvaise passe, employeurs philantropes (ou du moins légalistes) / employeurs je-m'en-foutistes (ou sans scrupules), etc.
Un militant du syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59),
contrôleur du travail à l'inspection du travail de Lille.
Lille, le 1er décembre 2007.
Pour en savoir plus, lire l'étude réalisée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, en cliquant ici (format pdf - 45 pages - 439 ko).
Note bene : Le 19 décembre 2007, le parlement a adopté le projet de loi de refonte du code du travail entériné en deuxième lecture par le Sénat. Le texte autorise donc maintenant la ratification d'une ordonnance qui prévoit la ré-écriture du code.
|
SNCF
:
APPEL A LA GREVE RECONDUCTIOBLE
DES
CHEMINOTS CNT (novembre 2007)
|
Il
était temps ! Enfin un mouvement de grève reconductible et unitaire à
la SNCF, à la hauteur des attaques que nous subissons depuis des
années.
L’avertissement du 18 octobre
dernier qui,
rappelons le, a montré un taux de grévistes historique (près de 80%) ne
pouvait pas suffire sur une base de 24 heures. Les fédérations de
cheminots « les plus représentatives » ont été poussées dans les
Assemblées Générales par leurs bases pour poursuivre le mouvement du 18
octobre. Mais certains appareils syndicaux avaient donnés des
directives bien précises : 24 heures et pas plus ! Grâce aux nombreuses
AG qui ont reconduit la grève du 18 octobre, les négociateurs habituels
ont été contraints et forcés d’appeler à une grève reconductible.
Les
régimes spéciaux dont font partis notamment les régimes de retraite de
la SNCF, RATP, EDF-GDF, sont les derniers vestiges en matière de
retraite par répartition, avancée sociale importante, créée en 1944 par
le Conseil National de la Résistance (CNR). Le CNR instaurait alors un
programme définissant la durée de cotisation concernant les retraites
des salariés : 37, 5 annuités pour tous.
Il n’y a pas si
longtemps, en 1993, le gouvernement Balladur décidait d’amener le privé
à 40 ans de cotisation. Ce fut un recul social sans précédent. En 2003,
le gouvernement Fillon (avec la collaboration tacite et intéressée des
principales confédérations syndicales), enfonçait le clou : 40 ans pour
le public.
Maintenant c’est au tour d’une
partie des régimes
spéciaux : SNCF, RATP, EDF-GDF... mais pas tous : militaires,
parlementaires en sont évidemment exclus. Ne les laissons pas faire,
nous sommes parmi les derniers à cotiser 37, 5 ans. Après nous, les
cheminots, ce sera 41 ans en 2008, 42 ans en 2012 ? Et 45 ans c’est
pour quand ? Les salariés ont tous à y perdre, unissons nos luttes :
public, privé, précaires, même combat !
RETOUR AUX
37,5 ANS POUR
TOUS !
C’est
largement possible dans un pays aussi riche que la France. Rappel : 15
milliards d’euros de cadeaux fiscaux accordés aux patrons à comparer
aux 5 milliards d’euros par an que le retour aux 37,5 annuités pour
tous coûterait.
Cheminots
et autres
travailleurs des régimes spéciaux : ouvrons la voie !
Les
luttes du passé (comme décembre 95) ont montré qu’autour d’une lutte
d’une catégorie de travailleurs peut se cimenter une révolte beaucoup
plus puissante. N’ayons pas peur de ces illusionnistes du gouvernement
, ils ne sont que des croquemitaines. Si un mouvement social comme
celui de décembre 95 se cristallise, on verra bien si tous ces pontes
feront encore les malins à grands renforts d’intox médiatique.
N’oublions pas que si nous décidions de bloquer l’économie du pays,
Etat, patrons, puissants de tous poils viendront nous manger dans la
main. Preuve s’il en était, qu’ils ont besoin de nous mais nous n’avons
pas besoin d’eux.
Nous travaillons et ils en
profitent !
Changeons de société : que ceux qui travaillent soient ceux qui
décident ! A gouvernement de combat, syndicat de combat !
ENGAGEONS
LE COMBAT DES
LE 13 NOVEMBRE 20 HEURES
La
période est d’autant plus propice que la colère gronde dans d’autres
secteurs. Nous pouvons faire plier ce gouvernement réactionnaire car
contrairement à ce qu’on veut nous faire croire nous ne sommes pas
seuls.
Le ras-le-bol explose dans de
nombreux secteurs :
*
Les étudiants font face à une loi scélérate qui veut faire entrer le
capitalisme à l’université. Le mécanisme est simple : passer d’un
financement 100% public des universités à un financement 50% public -
50% privé et ainsi faire financer la moitié du budget des facs par les
entreprises du secteur. Conséquences : augmentation phénoménale des
frais d’inscription (+200% ?) choix et financement des filières les
plus intéressantes pour les entreprises, mise au placards des filières
non exploitables compétition entre les universités : les filières comme
histoire, philosophie... seront malclassées donc auront encore moins de
moyens. Si nous les laissons faire les études ne permettront plus aux
jeunes de s’émanciper, d’avoir une pensée autonome. A quand une licence
COCA-COLA, un master ALSTHOM, une thèse VEOLIA ?
* EDF-GDF , La RATP sont aussi
visés par leur « réforme » des régimes
spéciaux de retraite.
*
Les magistrats et les avocats qui s’opposent à la « réforme » de la
carte judiciaire prévoyant la fermeture de 20% des tribunaux, laissant
présager une justice encore plus expéditive.
La lutte
des classes ?!
Ils
voudraient nous faire croire à coup de renfort « médiagogique »,
qu’elle n’existe plus, que c’est un avatar du passé, une bêtise de
l’histoire. La lutte des classes existe encore, mais elle est inversée
actuellement. Ceux qui n’ont que leur travail pour vivre subissent la
loi des dominants : patronat, gouvernement, financiers, Etat... Et nous
continuerons à subir leurs lois si nous ne prenons pas conscience que
la vraie force des travailleurs c’est leur résistance face à leurs
exploiteurs. Ils avancent seulement parce qu’on recule et c’est bien
cela la lutte des classes. Nous n’aurons que ce que nous saurons
prendre !
LA CNT
KESAKO ?
La
CNT est une confédération syndicale fondée en 1946. Elle s’organise sur
la base de l’autogestion, du fédéralisme et de la démocratie directe.
Elle tire sa force de l’action directe, c’est-à-dire de l’action
collective des personnes en lutte (grève, blocage, boycott, occupation,
manif’, etc.). La CNT, c’est l’effort militant à la place de la
bureaucratisation ; c’est la solidarité interprofessionnelle à la place
du corporatisme, c’est un syndicalisme libre de toute interférence
politicienne. Pour la CNT, ce qui est fondamental, c’est que les gens
décident pour eux même. Dans la section, dans le syndicat, c’est
l’assemblée générale qui décide de tout : pas de mot d’ordre parachuté,
pas de « ligne à suivre », pas de hiérarchie.... La CNT c’est également
un PROJET DE SOCIETE porteur d’un autre futur : justice sociale,
égalité économique et politique, autogestion et collectivisation des
moyens de production, abolition de l’Etat et des classes sociales....
Bref, un futur fait de paix, de pain et de solidarité !!!
Coordination
nationale des
cheminots CNT
c/o CNT Moselle
MDE
île du Saulcy
57000 Metz
Pour télécharger la version
maquettée de cet appel (format pdf - 2 pages - 210 ko), cliquer ici .
|
RESTAURATION
:
MARRE
D'ETRE EXPLOITES !
|
Comme
dans de nombreux secteurs, les travailleur-euses de la restauration ne
sont pas épargné-es par les conditions de travail pénibles, humiliantes
et dégradantes imposées par les patrons.
Nous
vous proposons de
survoler la carte des atteintes aux droits des salarié-es.
En
guise de hors d’oeuvre
:
dans de nombreux restaurants, les employé-es (serveur-euses,
plongeur-euses, personnels de cuisine) travaillent six jours sur sept
avec uniquement un jour de repos hebdomadaire et des horaires répartis
sur toute une journée, cela ne laissant aucune place à une vie
personnelle et sociale.
En
plat principal :
le harcèlement moral et la pression exercés par les « chefs » occupent
une place de choix dans le domaine de la restauration. A l’aide de
caméras et de tout un attirail d’instruments de contrôle, la
surveillance permanente et incessante des salarié-es s’apparente à une
forme d’internement. Dans ce cadre carcéral, les employé-es sont
rabaissé-es. Les ordres contradictoires et les tâches impossibles à
réaliser alimentent leur quotidien. Servir et encaisser toujours plus,
toujours plus vite.
En
dessert,
il est fréquent que les restaurateurs sous-payent leurs employé-es. La
rémunération d’un-e salarié-e reste bloquée au niveau du SMIC pendant
toute sa vie active alors que les patrons se gavent de profits grâce
aux efforts des employé-es.
Et
ne parlons pas du temps de l’habillage souvent non compté dans le
temps de travail et de la question de l’hygiène…
Avant
de passer à table, la CNT vous invite à aiguiser les couteaux pour
partager de façon égalitaire le gâteau des bénéfices et à lever notre
verre en exigeant :
-
une réelle réduction du temps de travail avec au minimum deux jours
de repos hebdomadaires,
-
une embauche en CDI de tous les salariés précaires (CDD, stagiaires…),
-
un salaire minimum de 1 500 euros net pour 35 heures par semaine,
avec 2 jours de repos consécutifs,
-
le respect et la dignité de chacun des salarié-es (l’abus de pouvoir
est dangereux pour la santé).
CNT
- STIS 59
(Syndicat des Travailleurs de l'Industrie et des Services)
1
rue Broca - 59000 Lille - Courriel : ul-lille@cnt-fr.org
Pour télécharger la version maquettée de ce tract ,
cliquer ici (format pdf - 1 page - 247 ko).
|
L’EXTREME-DROITE
DE DIEU REMET LE COUVERT !
|
Samedi 17
novembre 2007, l’association
« SOS TOUT
PETITS » entend nous refaire le coup du rosaire public à
proximité du
planning familial dans un seul but : Remettre en cause le
droit à
l’avortement ! Sous un semblant de respectabilité familiale
« bon
enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus
intolérant et le
plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun
et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre :
abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation
contre le PACS, lutte contre les « perversions
sexuelles » (Ils
considèrent les homosexuelLEs comme « des malades »
qu’il faut soigner)
et bien entendu défense de la morale publique.
SOS
tout-petit : une longue histoire de harcèlement des femmes et
de violence !
L’association
SOS Tout-Petits, présidée
par le sinistre
Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des
hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils
« déstérilisent » tout le matériel à usage abortif et
s’enchaînent aux
tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs
reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de
Grossesse), sans jamais purger ses peines !
Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de
leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur
vie !
Le droit
à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile
Par delà
les actions violentes de ces
groupes d’extrême
droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé
par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying
politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative
d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse...).
Plus que
jamais il est nécessaire de lutter pour :
• Une
meilleure information sur la
contraception et la sexualité
• Un accès
réel et égal au droit à
l’avortement et au choix des méthodes d’IVG
• La
défense d’un système de santé
égalitaire
Ne
laissons pas le terrain à ces
fanatiques
intégristes, réactionnaires et montrons leur notre attachement au droit
des femmes à disposer librement de leur corps.
Rassemblement
samedi 17 novembre à 14h devant
le Planning familial de Lille,
16 avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille.
|
APPEL A LA CONVERGENCE
DES LUTTES
|
Appel
de la commission
"interlutte" de l'AG de la fac de Lille 3
AUX
SECTEURS EN LUTTE DE LA SANTE, DE L’EDUCATION, DE LA JUSTICE, DE LA
CULTURE, DES TRANSPORTS, DE L’ENERGIE, LES CHOMEURS, PRECAIRES,
SANS-PAPIERS ET AUTRES "SANS"
Au-delà
de leur lutte pour
l’abrogation de la loi dite Libertés et Responsabilités des Universités
(LRU), les étudiantEs de Lille3 voudraient attirer l’attention sur un
élargissement des revendications, sur une mise en commun des efforts de
lutte, car ils et elles estiment que l’ennemi à combattre est le même
pour les différentes catégories socio-professionnelles visées par ce
tract. Cet ennemi en question n’est pas une personne ou l’Etat en
particulier, ni même tout à fait ce gouvernement dans sa spécificité,
mais plutôt la dynamique libérale qu’il incarne et qui vise à réduire
chaque jour davantage les prérogatives de l’Etat et ses responsabilités
dans la gestion des financements publics. L’assemblée générale de
Lille3 en lutte :
-
a perçu dans son analyse que dans leurs
luttes respectives les différents secteurs en lutte reprochent à notre
gouvernement ainsi qu’au précédent de s’engager dans une privatisation
successive et inquiétante des éléments vitaux de notre société :
éducation, santé, culture, justice, transports, énergies…
-
appelle donc à la mobilisation des autres secteurs en lutte pour
dénoncer le désengagement de l’Etat et la déconstruction des services
publics.
-
souhaite que la loi dite LRU soit mise en relation
avec un certain nombre d’autres lois votées par ce gouvernement et son
prédécesseur, afin de mettre un doigt sur ce qui constitue une
privatisation systématique des prérogatives d’Etat dans une optique de
rentabilité.
-
s’interroge sur les motivations de notre
gouvernement et sur sa tendance à vouloir copier des modèles
économiques qui ne sont pas gage de succès mais tendent au contraire à
augmenter les inégalités sociales.
-
par le biais de sa
commission interlutte mandatée pour entrer en contact avec l’ensemble
des autres secteurs en lutte, demande à ce que les AG en lutte,
collectifs, organisations, associations et personnes se sentant
concernés par la convergence des luttes participent à :
L'ASSEMBLEE GENERALE
INTERPROFESSIONNELLE
du
jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique,
Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi Archimède du bâtiment
M1)
afin notamment d’établir
un bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions
unitaires...
Compte-rendu
de la commission "interlutte" de Lille 3
(réunion du samedi 10
novembre 2007)
Ordre
du jour
:
1)
Rôle des référents.
2)
Bilan du travail des groupes de l’interlutte Lille3.
3)
Réalisation et transformation des tracts d’appel.
I.
ROLE
DES
REFERENTS
-
Instauration d’un binome de référents en la personne de Greg (06 79 94
43 43) et Cédric (06 08 18 06 20), qui seront chargés de réunir aussi
bien les bilans de travail des différents groupes de travail, les
centraliser et en faire la communication avec l’AG. Ils sont tous deux
détenteurs d’un cahier de contacts. L’instauration d’un second référent
permet d’avoir toujours un référent disponible en l’absence de l’autre.
-
Les référents seront chargés de se renseigner régulièrement sur le
travail effectués par les différents groupes de travail. Si besoin,
utiliser la ligne téléphonique disponible au local de Sud de Lille3.
-
Etablissement d’un cahier avec le Compte-Rendu des réunions, contenant
un tableau des différents groupes de travail avec le contact de leur
référent et le rôle qu’ils jouent.
-
Nécessité de créer deux
référents pour chaque site mobilisé, à condition qu’une commission
interlutte soit formée au niveau de Lille 1 : le mandat adopté par l’AG
de Lille 3 pour la commission interlutte de Lille3 doit être adopté par
l’AG de Lille1 pour la commission interlutte de Lille 1.
>>
Question : Faut-il créer une Commission Interlutte
unique commune aux différents sites universitaires mobilisés ?
II.
GROUPES
DE
TRAVAIL
Inventaire
des différents groupes de travail à incorporer au tableau du
cahier des CR :
-
Groupe de travail sur les LYCEES : la référente est HOURIA (06 98 16 29
06 ; couldyou aMn hotmail.fr). Diffusion de tracts à la sortie des
lycées et contact avec les éventuels représentants lycéens. Réalisation
du tract à diffuser.
-
Groupe de travail sur les FACS : le
référent est JOHN ( 06 18 89 95 70 ; caprifolio aMn gmail.com). Infos
sur la mobilisation au niveau national et affichage de l’évolution pour
chaque site mobilisé. Etablissement de contacts avec les autres
universités au niveau national.
-
Groupe de travail sur les
QUARTIERS : la référente est AMANDINE (06 26 66 02 85 ; amanvick aMn
hotmail.fr). Comme elle a des gros horaires de travail, voir aussi JO
(06 17 46 61 11 ; jozouk59 aMn hotmail.com) ou ADRIEN (contact à
ajouter). Lien avec le quartier Pont-de-Bois, rapprochement des
étudiants et des populations de quartiers. Organisation d’un repas sur
la passerelle de la fac, d’un tournois de foot sur le forum, concert,
pièce de théâtre, slams, rap, cours de hip-hop, le MERCREDI 21
novembre. Diffusion de tracts concernant l’événement.
-
Groupe de travail sur les autres SECTEURS EN LUTTE :
-
Sans-papiers : la référente est DJAHIDA (06 12 69 40 00 ;
pansy_gilraen aMn yahoo.fr).
-
RESF
-
Syndicats
-
Cheminots
-
Groupe de travail INTERPRO : le référent est YANN (06 66 07 70 65 ;
yann.leroy aMn nordnet.fr). Organisation de l’AG Interpro du 15
novembre à 18h en Amphi Archimède, bâtiment M1 de Lille1. Contact avec
tous les autres secteurs en lutte. Réalisation Tract d’appel à l’AG du
15.
III.
REDACTION
DES TRACTS D’APPEL
-
Tract à l’attention des Lycéens.
-
Tract d’appel à l’AG interpro du jeudi 15 novembre à partir de 18h
(cité scientifique, Villeneuve d'Ascq, M° Cité scientifique, amphi
Archimède du bâtiment M1), AG organisée afin d’établir notamment un
bilan des luttes en cours et de dégager des perspectives d’actions
unitaires...
|
MOBILISATION
DANS LE PUBLIC,
SECTEUR PAR SECTEUR
(du 18 oct. au 20 nov. 2007)
|
En
ce qui concerne la CNT, la fédération des travailleurs de l'éducation
(CNT-FTE) a d'ores et déjà publié un communiqué appelant à faire grève
le 20 novembre 2007 et à débattre en assemblée générale de la
reconduction
du mouvement les jours suivants (cf. ci-dessus).
Fonction publique
Sept
fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA, Solidaires et
CFTC), réunies en intersyndicale le 22 octobre, ont décidé d’appeler à
la grève dans la Fonction publique le 20 novembre pour les « salaires,
l’emploi et le service public » . « L’heure est venue d’une riposte
d’envergure pour obtenir satisfaction », soulignent les syndicats. La
CFE-CGC, qui ne participait pas à la réunion des autres syndicats, a
jugé qu’il était « trop tôt » pour un mouvement de grève.
Éducation nationale
Cinq
fédérations de l’éducation (FAEN, Ferc-CGT, FSU, Sgen-CFDT, UNSA
éducation), réunies le 23 octobre, ont décidé d’appeler à la grève le
20 novembre. Elles « dénoncent une politique gouvernementale qui va à
l’encontre de la réussite de tous les jeunes. Avec 11 200 suppressions
de postes à la rentrée 2008, s’ajoutant aux milliers de suppressions de
ces dernières années et au chômage croissant des précaires, une
nouvelle étape est franchie dans la dégradation du service public
d’éducation ». Cet appel intervient au lendemain de l’appel lancé par
sept fédérations de fonctionnaires (CGT, CFDT, FO, FSU, UNSA,
Solidaires et CFTC) pour une journée de grève dans la Fonction publique
le 20 novembre pour les salaires, l’emploi et le service public.
SNCF
Le
22 octobre, les syndicats de la SNCF ont convenu d’attendre le 31
octobre pour décider d’une nouvelle grève à
la mi-novembre, grève
éventuellement reconductible, selon les réponses du
gouvernement. Ils
demandent à celui-ci d’organiser, à l’issue
des rencontres bilatérales
prévues cette semaine, une « table ronde nationale sur les
régimes
spéciaux avec le gouvernement et l’ensemble des syndicats
de cheminots
». Dans un courrier qu’elles vont adresser au ministre du
Travail,
Xavier Bertrand, les fédérations syndicales annoncent
qu’elles ne se
rendront pas aux discussions que souhaite engager la direction de la
SNCF « tant que les principes généraux de la
réforme n’auront pas
changé ».Le
secrétaire général de la CGT-cheminots, Didier Le
Reste, évoque dans Le
Parisien (23-10-07), la possibilité de convergences entre une
éventuelle grève des cheminots à la mi-novembre et
le mouvement des
fonctionnaires prévu le 20 novembre. Plusieurs syndicats de
fonctionnaires ont toutefois prévenu qu’ils refuseraient
toute fusion
avec le mouvement des cheminots, Éric Fritsch (CFDT) soulignant
qu’il
ne voulait pas « mélanger les genres » et
Élisabeth David (Unsa)
insistant pour une journée de grève «
spécifique à la Fonction publique
». Et François Chérèque, secrétaire
général de la CFDT, a prévenu : «
S’il y a un mélange des mouvements entre les
régimes spéciaux, les
fonctionnaires et je ne sais qui encore, on se réserve le droit
de se
retirer ».
RATP
Six
syndicats de la RATP sur huit (CGT, CFDT, SUD, FO, Indépendants et
CFTC) ont annoncé qu’ils décideraient le 31 octobre, comme les
cheminots, s’ils appellent « à la mi-novembre » à un « mouvement plus
long » que celui du 18 octobre, en fonction des réponses du
gouvernement sur la réforme des régimes spéciaux de retraite. Ils ont
redit qu’ils refusaient de participer à toute négociation d’entreprise
dans l’attente d’une prise en compte du résultat de la mobilisation du
18 octobre. L’UNSA, qui a quitté la réunion peu avant la fin, a fait
savoir qu’elle réservait sa réponse jusqu’au 25 octobre, dans l’attente
de sa rencontre avec le ministère. Ce syndicat était le seul, le matin
du 23 octobre, à avoir maintenu son appel à la grève reconductible
depuis le 18 octobre. Des représentants d’autres syndicats ont estimé
son « positionnement ambigu », espérant que l’UNSA ne « négocie pas en
coulisses des avantages catégoriels ».
Industries
électriques et gazières
Cinq
fédérations des industries électriques et gazières (CGT, CFDT, FO,
CFE-CGC et CFTC) décideront le 31 octobre si elles appellent ou non à
la grève « après les vacances de la Toussaint » contre la réforme des
régimes spéciaux. FO a évoqué des actions déterminées et fortes avec
coupures et baisses de charge, ajoutant qu’elle proposerait une action
reconductible. Le mouvement dans l’énergie n’est « pas forcément lié à
la mobilisation des syndicats RATP et SNCF », a souligné la CFDT, mais
« on n’est pas contre » une convergence.
|
UN
TOIT, C'EST UN DROIT !
|
Extrait
de l'appel à la manifestation du 27 novembre 2007 à
l'initiative
des APU de Lille et à laquelle a participé l'union locale des syndicats
CNT de la métropole lilloise :
En
matière de logement, comme pour de nombreux autres droits fondamentaux,
nous devons faire face à une politique de plus en plus dure.
C'est
ainsi que Mr Canépa, préfet du Nord Pas-de-Calais, a clairement décidé
de déclarer la guerre aux pauvres. Fin juin 2007, le nombre de recours
à la "force publique" accordés par la Préfecture avait déjà augmenté de
près de 300 % par rapport à l'ensemble de l'année dernière. En 2006 :
44. Fin juin : 128 !
De
plus, les délais extrêmement rapides d'accord du préfet en la matière
et les consignes passées aux services de l'Etat de ne plus travailler
avec les associations militantes ne permet plus d'agir pour travailler
durablement au maintien dans le logement ou trouver un relogement et
éviter ainsi la violence de l'expulsion.
Non
aux expulsions de locataires sans relogement !
|
APPEL
DU RESEAU
"INTER-LUTTES" DE LILLE
|
Déclaration
du réseau
Inter-Luttes (*) réuni à la Bourse du Travail le 18 octobre 2007 à
l’issue de la manifestation à Lille :
La
mobilisation du 18 octobre a démontré une large capacité du monde du
travail et de la jeunesse de s’opposer à la volonté du MEDEF et du
Pouvoir de s’attaquer aux acquis solidaires en matière de retraite, de
santé et de sécurité sociale, de service public et de droit du travail
(contrat de travail, protection des salariés …).
Cette
mobilisation se prolonge aujourd’hui autour de la reconduction
partielle de la grève chez les cheminots mais aussi d’une multitude
d’initiatives comme :
·
La manifestation du vendredi du 19 octobre des retraités et
pensionnés,
·
La mobilisation des samedi 20 et lundi 22 octobre en faveur de
Florimond GUIMART, militant du réseau éducation sans frontière - RESF -
qui passe en procès à Marseille,
·
La journée nationale de grève
et de manifestations des étudiants et des enseignants des universités
le mardi 23 octobre contre la loi dite LRU,
·
La mobilisation des mardi 23 et mercredi 24 octobre contre les
franchises médicales et l’accès aux soins pour tous,
·
La manifestation du mercredi 24 octobre des sans papier.
Pour
construire et
élargir la mobilisation, le réseau Inter-Luttes de Lille appelle :
·
A renforcer dans chacun des secteurs professionnels du privé et du
public une bataille pour faire aboutir les revendications spécifiques
au-delà des revendications communes à tous les salariés,
·
A élargir et participer aux actions d’ores et déjà décidées ou qui
seront programmées dans les prochains jours,
·
A organiser un front de résistance et de solidarité autour des
cheminots en grève reconductible.
·
A œuvrer au rassemblement maximum des organisations syndicales et de
tout le mouvement populaire pour permettre la construction d’un "Tous
Ensemble" à même de faire céder le Pouvoir et le MEDEF.
Le
réseau Inter-Luttes de Lille appelle déjà à une nouvelle réunion le 23
octobre à 17h30 à l’issue de la manifestation des universités.
(*)
Le réseau Inter-Luttes est un réseau souple et ouvert de militants de
toute origine syndicale du monde du travail et de la jeunesse étudiante
et lycéenne. Il a pour objet de mettre en commun les expériences et les
luttes menées dans le secteur public, le secteur privé et le monde
étudiant. Rejoignez-le !
L'appel
maquetté est disponible ici en
téléchargement (format
pdf
- 1 page - 93 ko).
|
PUBLIC
- PRIVE :
37,5 ANNUITES... C'EST CA L'EGALITE !
(18 octobre 2007)
|
Retraites, services publics...
ils
veulent tout casser : résistance !
-
Depuis
2 mois, les coups pleuvent
sur les travailleurs du public et du privé :
« service
public 2012 »
c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000
suppressions par an dès 2009 ! C’est le recrutement par CDI
(droit
privé) au lieu du statut de fonctionnaire.
passage « non négociable »
aux 41 ans de cotisation pour tous dès 2009 :
il est déjà prévu de passer à 42 ans en 2013 ! Après la
volonté de
casser les régimes spéciaux de retraites, où s’arrêteront-ils ?
instauration des franchises médicales pour tous.
Mais les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs
cotisations sociales ! Ils veulent nous faire payer 2
fois !
Retraites,
franchises médicales... c’est notre salaire qu’ils attaquent !
Les
attaques du gouvernement sont très
cohérentes. C’est le programme du MEDEF !
La
protection sociale
La
Sécu est financée par les
cotisations des salariés
et des patrons. Elle verse directement des prestations aux travailleurs
retraités (les Pensions), aux travailleurs malades (remboursement des
soins et des médicaments), aux travailleurs au chômage (allocation).
Les cotisations font partie de notre salaire : c’est le salaire socialisé.
Cet argent échappe aux capitalistes qui ne rêvent que d’une
chose :
mettre la main dessus pour le placer en bourse et faire encore plus de
profits.
Le
nombre d’annuités pour la retraite
augmentent mais
Fillon sait bien que les salariés ne pourront pas travailler 41, 42 ans
et +. Ils n’auront donc pas leur retraite à taux plein et vont être
encouragés à souscrire à des fonds de pension (retraites) et à des
assurances privées (maladie), avec le coût et le risque que l’on sait
(ENRON aux Etats-Unis).
En même temps, les patrons sont exonérés
de cotisations sociales (+ de 200 milliards d’euros depuis 1991) !
Eux payent moins, nous, nous payons plus ! Ainsi, les
travailleurs
vont travailler plus pour que les patrons gagnent plus !
Postes supprimés, services publics
privatisés... ça ne peut plus durer !
Les
services publics
-
Devant
assurer un service égalitaire
et gratuit pour tous, les services
publics ne « rapportent » rien. Donc d’abord, le
gouvernement fait des
« économies » en supprimant massivement des postes au
mépris des
usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.). Pour pouvoir licencier plus
facilement, il ouvre le recrutement en CDI. On sait ce que ça a
signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit aussi d’introduire
la culture du résultat et la promotion au mérite. En fait, on prépare
clairement la privatisation !
De
l’argent pour la Sécu, il y en a !
Dans les poches du patronat !
D’autres solutions
existent :
arrêter
d’exonérer les employeurs de cotisations et augmenter les cotisations
sociales patronales en fonction des besoins de la Sécu. Le seul
remboursement des exonérations patronales depuis 1991 (plus de 200
milliard d’euros) ne comblerait-il pas le « trou de la
Sécu » ?
Mais le gouvernement des plus riches ne va pas s’attaquer aux profits
des patrons ! C'est à nous de re-gagner ce que nous avons
perdu !
-
En
1995, les cheminots, les postiers, les enseignants
et les salariés du privé ont bloqué par une grève massive la casse de
la Sécu, prévue par le plan Juppé.
En 2006, les étudiants, les lycéens et les salariés ont imposé par
l’occupation et par la grève l’abandon du Contrat Première Embauche.
La force des travailleurs, c’est la
grève !
Ils
attaquent sur tous les fronts,
répondons-leur TOUS ENSEMBLE ! Faisons du 18 octobre la
première étape
d’une mobilisation générale contre le gouvernement des
patrons !
Dans l'immédiat, nous nous battons
pour :
* le
retour aux 37,5 annuités pour tous (public-privé) ;
*
l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et le remboursement
des sommes exonérées depuis 1991 ;
* la
création de postes à la hauteur des demandes exprimées par les
établissements ;
*
l’arrêt du recours à l’emploi précaire et la titularisation sans
condition de tous les personnels précaires ;
*
l’abandon des franchises médicales.
- Tous
et toutes en grève jeudi
18 octobre !
- Manifestation
à
Lille : 14h - porte de Paris
Tract de l'union
régionale
interpro de la CNT
(format pdf - 2 pages - 86 ko)
: cliquer ici.
Tract de la fédération CNT
éducation (fichier
pdf - 1 page - 167 ko) : cliquer ici.
Affiche (format pdf
- 1 page - 195 ko) : cliquer
ici.
|
LA
LOI HORTEFEUX :
UN
DENI DU DROIT D'EXISTER !
|
Les capitalistes n'ont pas de frontières... Nous non plus !
Tous les six mois, les gouvernements nous sortent leur nouveau projet de loi visant à enfermer, traquer, priver de tous les droits les travailleurs étrangers qui sont pourtant les plus exploités, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français /étrangers, avec/sans papiers, toujours au profit du patronat, et exploiter au maximum les travailleurs migrants, fragilisés par les difficultés d’obtenir une carte de séjour, sous des formes qui finissent toujours par être étendus au reste de la population. [...]
Ttract
de la commission "Travailleurs migrants" de la CNT avec les
coordonnées de l'UR-CNT 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/loiHortefeuxOCT07.pdf (format
pdf - 1 page - 1,1 Mo).
|
Sécu
:
comment est-ce qu'on fabrique
un
"déficit" ?
|
La
Sécu est financée essentiellement par les cotisations sociales et c'est
normal qu'elle le soit (à propos de l’évolution de ce financement, voir
la note ci-dessous *).
Mais elle souffre, dit-on, d'un "déficit
chronique". D'où vient ce "déficit" ? Comment est-il organisé ?
Plusieurs origines sont en cause.
1-
D'abord d'un gel des
cotisations patronales.
En
20 ans, la cotisation "assurance-maladie" des employeurs est passée de
12,8 % à 13,1% (voir fiches de paie). Or, en bloquant les cotisations
qui financent la Sécu, gouvernements et patronat ont
délibérément
fabriqué le "déficit" de la Sécu.
2-
Des exonérations
massives de cotisations sur les bas salaires.
Depuis
20 ans, chaque année, le gouvernement organise une évasion légale de
cotisations. Les exonérations sont passées de 3 milliards en 1993 à 22
milliards en 2005, 23 milliards en 2006, combien en 2007, 2008 ?? Sur
l'ensemble des ces exonérations, 2 à 3 milliards ne
parviennent
plus aux caisses d'assurance maladie. Coût prévisionnel de
l'exonération totale de cotisations sociales sur les heures
supplémentaires (programme de Sarkozy) : 5 milliards d'euros.
3-
Des stock-options
totalement exonérées de cotisations sociales.
Dans
le dernier rapport de la Cour des comptes publié le 12 septembre 2007,
son président Philippe Séguin a donné l'exemple de l'exonération de
la plus-value d'acquisition des stock-options : "Les
exonérations
de cotisations sociales des stock-options ont fait perdre 3 milliards
d'euros de recettes à la Sécurité sociale".
4-
Des mécanismes d'intéressement (stock-options, épargne salariale,
actionnariat d'entreprise, primes diverses...) tous exonérés de
cotisations.
Le
dernier rapport de la Cour des comptes
précise, par exemple, que les indemnités de départ à la retraite ou de
licenciement, les chèques-vacances, les indemnités de transport, etc...
tous "ces dispositifs, souvent exonérés de cotisations
sociales,
ont représenté une perte de recettes pour le régime général de la Sécu
(salariés) comprise entre 6 et 8,3 milliards d'euros en 2005,
pour un déficit qui s'élevait cette année-là à 11,6 milliards d'euros".
5-
Les dettes de l'Etat.
Les
23 milliards d'exonérations de cotisations sur les bas salaires ne sont
pas totalement compensées par les dotations budgétaires. Là aussi, dans
le dernier rapport de la Cour des comptes, l'Etat est mis à
l'index "pour les dettes, supérieures à 10 milliards d'euros, qu'il a
cumulées à l'égard de la Sécu en ne compensant pas systématiquement les
exonérations de charges" dixit Ph. Seguin.
6-
Une politique de bas
salaires.
3
400 000 travailleurs pauvres (temps partiel imposé, contrats
précaires...) gagnent moins que le SMIC. Qui dit bas salaires, dit
faibles cotisations et donc médiocres contributions au financement des
régimes sociaux. Ex : 1% de masse salariale en moins représente 1,1
milliard d'euros de perte pour la Sécu.
7-
Un chômage de masse.
Depuis
25 ans, le taux de chômage se maintient à un niveau élevé (9 % en juin
2006). La Sécu, faut-il le rappeler, est financée par les cotisations
sociales assises sur les salaires. Donc la Sécu, c'est du salaire. Et
plus il y a d'emplois, plus il y a de salaires, plus la masse salariale
grandit et plus l'assiette des cotisations est importante, et donc plus
il y a d'argent à la Sécu. Déficits et recettes sont étroitement liés à
l'activité, à l'emploi et à la masse salariale. Ex : 100 000 chômeurs
en moins, c'est 400 millions d'euros de recettes en plus pour la
Sécurité sociale. Une simple baisse du chômage de 4 points, à condition
que les salaires soient payés dans leur intégralité, c'est-à-dire
cotisations incluses, suffirait à résorber tous les "déficits" de la
Sécu.
8-
La fraude massive des
entreprises.
Il
faut rappeler que la Cour des comptes a estimé, début 2007, que la
fraude des entreprises en matière de cotisations sociales se situait
dans une fourchette allant de 9,7 à 13,4 milliards d'euros, soit plus
que le "déficit" de l'assurance maladie.
9-
Les placements
financiers ne sont soumis à aucune cotisation sociale.
C'est
ici que l'on retrouve, en partie, les cotisations non versées aux
caisses de Sécurité sociale). Ainsi, si on appliquait aux 80 milliards
d'euros de placements financiers le même taux que les cotisations
patronales à l'Assurance maladie, il rentrerait 10 milliards d'euros ;
soit plus que le déficit actuel !
Comment
peut-on faire croire aux français qu'on va vers une pénurie de
ressources alors que la France n'a jamais été aussi riche de son
histoire... Du pognon, il y en a ! Il faut reprendre aux riches ce
qu'ils ont piqué aux pauvres et à l'ensemble des travailleurs...
J.
S. - Valenciennes
(extrait du prochain bulletin régional de la CNT).
*
Note : En matière de financement, la
Sécu est en voie de fiscalisation (et par conséquent d’étatisation). En
effet, son financement est de plus en plus fiscalisé par le biais de la
CSG (actuellement 2/3 de cotisations et 1/3 de CSG, tout en sachant
qu’il faudrait inclure dans ce calcul diverses taxes affectées mais de
moindre importance).
Rassemblement
mercredi 24 octobre
2007 à 18h,
place de la République à Lille
(ce
rassemblement se conclura par une remise de pétitions
en préfecture ; centralisation
des pétitions : association "Aides", 109 rue du Molinel à
Lille,
ou remettre à l'une des organisations signataires).
|
RENTREE
SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT
|
Version
régionale du tract de rentrée sociale publié par le bureau confédéral
de la CNT (26 sept 2007).Pour avoir
la version maquettée de ce tract (format pdf - 4 pages - 6 Mo),
cliquer ici.
N'hésitez
pas à le télécharger, à l'imprimer, à le photocopier et à le diffuser
autour de vous !
LA RAGE ET
LA LUTTE ! PAS
LA RÉSIGNATION DES
PAUVRES DE PLUS EN PLUS PAUVRES !
Le
gouvernement l’a annoncé, il est en train de l’appliquer : DES RICHES
DE PLUS EN PLUS RICHES, DES RICHES DE PLUS EN PLUS RICHES !
Les
salariés, et en premier lieu les classes populaires, n’ont rien à
attendre du nouveau gouvernement et de son programme. Dès le premier
discours, le président a rappelé les idées qui fondent son projet de
société : travail, autorité, morale, mérite, identité nationale… Autant
de valeurs qui vont se décliner avec les intérêts des classes
dirigeantes et possédantes et un projet de société réactionnaire et
nationaliste. Inévitablement, les inégalités vont continuer à se
creuser, la précarité va se développer, le démantèlement des services
publics et de la protection sociale va s’accélérer, le moralisme
empreint de religion va renforcer son emprise sur la société et les
dérives répressives et sécuritaires, dont les immigrés et sans-papiers
sont les premières victimes, vont s’amplifier. Toutes ces logiques vont
s’articuler autour de mesures très concrètes qui risquent d’être mises
en place très rapidement si on ne s’y oppose.
Face à cette
situation, seule la construction d’un rapport de force sur le plan
social peut changer les choses et éviter que la France ne connaisse à
son tour le même sort ultralibéral que l’Angleterre des années 80 avec
Thatcher. Il est nécessaire de rompre avec l’attentisme trop souvent de
mise, de s’organiser et de répliquer pour bloquer le rouleau
compresseur libéral et sécuritaire qui s’annonce, défendre ce qui reste
des services publics et du système de protection sociale et peut-être
aussi retrouver le chemin des conquêtes sociales. Ne comptons que sur
nous-mêmes et sur nos luttes, au quotidien, dans nos quartiers et lieux
de travail, pour faire émerger un mouvement social autonome, solidaire
et émancipateur porteur d’une autre logique et d’un autre projet de
société.
Le programme du
gouvernement ?Contre
le droit du travail !
•
Mise en place d’un contrat de travail unique (CTU) avec une période
d’essai permanente, inspiré du CNE pour remplacer le CDI et tous les
autres contrats de travail. C’est purement et simplement la précarité
pour tous, une main d’oeuvre corvéable à merci sur laquelle plane la
peur du licenciement, une insécurité de tous les instants.
•
Exonération des charges sur les heures supplémentaires, le fameux
“travailler plus pour gagner plus”, menant à l’abandon de l’idée de la
réduction du temps de travail, mais aussi de l’idée d’embauche, le
travail se faisant par les salariés en plus de celui déjà réalisé
quotidiennement. Et gare à tous ceux qui oseraient refuser ces heures
supplémentaires…
• Obligation d’activité pour les bénéficiaires de
minima sociaux. Le retour du travail imposé, l’idée que les métiers les
plus pénibles pourront être réalisés par les plus précaires : les
bénéficiaires de la solidarité sociale !
• Allocations familiales
sous conditions. Mettre des conditions, c’est trier les bonnes familles
des mauvaises. C’est faire payer aux enfants, aux retraités, aux
handicapés la supposée inefficacité de leur famille. C’est tout sauf de
la solidarité, une discrimination pure et simple.
• Instauration
d’une TVA sociale, c’est-à-dire transfert d’une partie des cotisations
patronales sur la TVA. Alors que tout le monde s’accorde à dire que
c’est l’impôt le plus inégalitaire, le gouvernement décide de le
renforcer. Les pauvres paieront pour les riches et les riches pour ?…
ASSURANCES SOCIALES (et
franchises)
On
nous dit que les patrons n’embauchent pas parce que les “ charges
sociales ” sont trop lourdes. Cela fait des années que le patronat
travaille donc d’arrache-pied à s’exonérer de ses trop lourdes
cotisations, fiscales (zones franches défiscalisées) ou sociales
(contrats “aidés” et bientôt heures sup). Bien sûr il n’a jamais
embauché plus pour autant. Et d’ailleurs, c’est quoi exactement ces
fameuses “ charges sociales ”, dont on nous rebat les oreilles depuis
des années ? Ces “ charges ”, comme les appelle le patronat, ne sont en
réalité rien d’autre qu’une partie de nos salaires que nous, les
travailleurs, avons décidé à u moment de notre histoire de mettre de
côté en cas de coup dur (maladie, chômage) et pour nos vieux jours
(retraite). Ces salaires, dits différés ou encore socialisés, sont
composés de la part salariale et de la part patronale. Quand le
patronat parle donc de “ charges ”, nous, nous parlons de “ cotisations
” ou encore “d’assurances ”. Et d’assurances sociales, parce que les
travailleurs y cotisent proportionnellement à leurs moyens pour
pouvoir, un jour, en bénéficier. Rien à voir avec les assurances
privées, dont le client bénéficie à hauteur de ce qu’il a payé. En
s’exonérant de nos cotisations sociales, c’est donc d’une partie de nos
salaires que le patronat s’exonère. On nous dit aussi que le déficit de
la Sécu continue de se creuser, essentiellement parce qu’on est trop
souvent malades, et qu’il va bien falloir qu’on prenne nos
responsabilités et qu’on mette nous aussi la main au porte-monnaie pour
nous soigner, en payant par exemple une franchise sur les actes
médicaux, ou en n’étant plus remboursés d’une partie de plus en plus
importante de nos soins. Mais cette Sécu, c’est nous qui la payons ! Et
triplement puisque nous la finançons d’abord par nos cotisations,
ensuite par nos impôts (CSG), enfin, et de plus en plus, par les
déremboursements et franchises que patronat et gouvernement nous
imposent. Finalement, le patronat nous fait combler un déficit de la
Sécu qu’il a lui-même provoqué en ne s’acquittant pas de la part
patronale de nos cotisations, sous couvert d’embauches qu’il n'a jamais
créées.
Contre les services
publics !
• Poursuite des privatisations d’entreprises publiques.
•
Non-remplacement d’un fonctionnaire sur deux partant à la retraite. De
35000 à 40000 postes supprimés, signifiant une baisse de la qualité et
le développement de la précarité (santé, éducation, etc.).
• Fin de la carte scolaire (voir page 4).
• Introduction du concept de performance dans la fonction publique et
rémunération au mérite.
•
Fusion ANPE-Unedic, dans un premier temps, et appel à des organismes
privés liés aux cercles patronaux pour gérer les dossiers des chômeurs.
La solidarité entre les travailleurs au service des bénéfices privés !
Contre le droit de grève
!
• Instauration rapide d’un service minimum garanti en cas de grève dans
le service public.
• Obligation pour tout salarié de déclarer 48 heures à l’avance s’il
sera gréviste ou non.
• Refonte de la représentativité des syndicats dans les entreprises.
Contre la “ classe
dangereuse ” !
•
Établissement d’une peine plancher en cas de récidive allant à
l’encontre de la constitution française et de la législation européenne.
• Alignement progressif du statut pénal des mineurs sur celui des
adultes.
• Restriction des sursis et des remises de peine.
• Construction de nouvelles prisons et de centres fermés pour les
mineurs tels que les EPM.
• Application de la loi sur la prévention de la délinquance.
•
Déclarations pendant la campagne présidentielle sur le caractère
génétique de la criminalité ou de la pédophilie. Une absurdité
scientifique qui nous ramène au thèses eugénistes d’une autre époque.
TRAVAIL MINIMUM
Une
des grandes lubies du gouvernement est la réforme du droit de grève par
le biais du service minimum dans le secteur public, et particulièrement
dans les transports. Nous ne pouvons que rappeler pourtant que des
limites au droit de grève existent déjà dans la fonction publique
(préavis, réquisitions, etc.). Il est intolérable de vouloir attenter à
cet outil conquis de longue lutte en 1864 et constitutionnalisé en
1946. Dans un contexte défavorable aux salariés, cette attaque est
d’autant plus dangereuse qu’elle supprimerait la seule arme efficace
des travailleurs pour imposer leurs revendications. Par son impact, la
grève signifie au patron et à l’État que l’on ne peut exploiter des
hommes et des femmes sans craindre une réaction. Elle reste donc l’arme
que nous privilégions pour imposer nos revendications. Cette réforme a
aussi pour but, à long terme, de privatiser le service public. Ainsi,
quand Thatcher a voulu privatiser les transports britanniques, elle a
commencé le processus en attaquant le droit de grève. Sans compter que
les grèves de cheminots défendent souvent les intérêts de tous les
travailleurs (la Sécu en 1956, les retraites en 2003) et que leurs
conditions de travail matérielles et humaines ont forcément des
conséquences sur nos conditions de transport. Cette réforme constitue
donc non seulement une attaque contre le droit de grève en général,
mais aussi contre notre qualité de vie.
Pour les plus riches !
•
Suppression des droits de succession. L’idée de succession est
contraire au principe d’égalité en prédisposant chaque personne à
bénéficier d’un capital plus ou moins important en fonction de sa
famille. Les riches resteront donc riches et les pauvres…
• Suppression de l’ISF (impôt sur la fortune).
• Allègement de la taxe professionnelle et par conséquent baisse des
aides aux collectivités publiques.
• Bouclier fiscal à 50 % des revenus.
•
Multiplication des zones franches. C’est-à-dire des zones sans règles
financières ni sociales, des espaces de test de libéralisme effréné aux
dépens du reste de la population.
Utilitariste vis-à-vis de
l’immigration
•
Pas de régularisation massive des sans-papiers. leur statut est bien
trop utile au patronat et aux profiteurs de toute sorte. Le
gouvernement souhaite donc par cette décision pérenniser le travail
clandestin.
• Nouveau projet de loi sur l’immigration restreignant davantage le
regroupement familial.
•
Mise en place de quotas d’immigration, en fonction des compétences des
individus et des besoins des entreprises en matière de main-d’oeuvre.
C’est-à-dire faire de l’être humain une marchandise, le considérant
uniquement comme une force de travail attribuée spécifiquement à un
métier.
• Création d’un ministère de l’Immigration, de
l’Intégration, de l’Identité nationale et du Codéveloppement . La
France est le seul pays européen avec l’Autriche à se doter d’un tel
ministère. Souvenirs d’une époque pétainiste…
LOI DE LA PRÉVENTION DE
LA DÉLINQUANCE
Au
niveau des villes de plus de 10 000 habitants, cette loi renforce les
pouvoirs de police et de justice du maire et étend son intervention
dans des domaines réservés jusque-là aux professionnels du social de la
santé et de l’éducation. Ces professionnels doivent désormais partager
les informations qu’ils détiennent sur les usagers avec les élus. La
loi prévoit aussi la mise en place d’un conseil pour les droits et
devoirs des familles – qui est un véritable tribunal municipal –, ainsi
que l’officialisation des conseils locaux de sécurité et de prévention
de la délinquance au sein desquels la police, les élus et des
professionnels s’échangeront des informations sur les personnes et
familles dites en difficulté... et certainement les militants trop
gênants. En matière judiciaire, la jeunesse est une nouvelle fois
visée. L’ordonnance de 45 qui donnait la primauté à l’éducatif sur le
répressif pour les mineurs devient presque caduque. L’introduction de
la présentation immédiate qui supprime tout temps éducatif avant
jugement combinée à la nouvelle loi sur les peines planchers risque de
remplir rapidement les nouvelles prisons pour mineurs. Enfin, outre une
multitude de dispositions qui renforcent le fichage et le contrôle des
personnes, on peut relever l’attaque faite aux salariés des transports
qui pourront désormais voir débarquer la police sur leur lieu de
travail s’ils sont soupçonnés de consommation d’alcool ou de drogue.
Avant la loi, c’était la médecine du travail et les CSHCT qui
intervenaient lorsque des salariés rencontraient des difficultés de ce
type.
TRAVAILLER PLUS POUR
GAGNER MOINS
Sarkozy
dit : « Ceux qui veulent gagner plus doivent pouvoir travailler plus… »
Nous répondons : « Travaillons tous et toutes, moins et autrement ! ».
Face
à cela, la CNT a toujours défendu l’idée d’une semaine de 28 heures
(chiffre évalué en fonction de la densité d’actifs dans la population),
le reste du temps permettant à chacun et chacune de se consacrer à son
émancipation personnelle, activité par ailleurs elle-même créatrice
d’emplois.
Mais le patronat souhaite maintenir le chômage en
place pour faire du chantage aux licenciements : « Tu n’es pas content,
j’ai dix CV pour te remplacer ! » Ce discours associé à la précarité du
futur contrat CTU ne permet pas aux salariés d’envisager sereinement
l’avenir. Alors, fermer sa gueule… à vie ?
Non il faut imposer
l’idée que tout le monde travaille, moins et autrement. Même dans une
logique économique capitaliste, cette idée est acceptable. Moins de
chômeurs, c’est moins d’aides sociales donc moins de charges pour
l’employeur, moins d’impôts, moins de prélèvements sur nos salaires
bruts. Seulement s’il n’y a plus l’arme chômage pour imposer des
cadences infernales et précariser les employés, ces derniers risquent
fort à terme de se solidariser et de s’approprier l’outil de
production… contre le patron ! Plus nombreux dans l’entreprise,
conscients du travail fait et à faire, maîtres des outils et des
procédés, l’idée de gestion directe de l’entreprise par les
travailleurs se fera plus concrète et donc l’inutilité d’un patron plus
flagrante.
Toujours est-il que l’idée de la répartition et de la
division des tâches est de plus en plus oubliée par les syndicats et
les salariés. Chacun et chacune s’attachent à son poste, son pré carré,
comme un naufragé à sa bouée, plutôt que de partager avec son voisin.
Pourtant nous y gagnerions tous et toutes. En temps, en qualité de vie,
en loisirs et en santé. Il nous reste donc à organiser la division et
la répartition du travail, et non à bosser plus au détriment de
nous-mêmes et de nos collègues au chômage.
LA CARTE SCOLAIRE ACCUSÉE
DE SÉGRÉGATION,C’EST
LE MONDE À L’ENVERS !
Attention ! Leçon de
manipulation !
Pour
promouvoir l’égalité sociale, le nouveau gouvernement vient d’annoncer
la suppression progressive de la carte scolaire en trois ans tout en
permettant aux familles de la contourner dès la rentrée prochaine.
1)
Ne pas s’intéresser aux causes premières : mise en place en 1963, elle
pose comme principe qu’un enfant soit scolarisé dans un établissement
en fonction de son lieu d’habitation. La mixité scolaire n’est donc
qu’une conséquence de la mixité urbaine. S’il existe des ghettos
scolaires dans certains quartiers, c’est bien parce que les populations
les plus défavorisées s’y retrouvent, les loyers étant moins chers et
l’offre de logements sociaux plus importante qu’ailleurs. On ne peut
répondre à ces inégalités géographiques qu’en construisant des
logements sociaux en nombre suffisant dans tous les quartiers et en
plafonnant les loyers. Favoriser les classes moyennes : les dérogations
déjà existantes profitaient majoritairement aux classes favorisées
puisque ce sont elles qui ont le plus de ressources et d’informations
sur le système scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la
carte scolaire va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique
ou aux Pays-Bas, à un renforcement de la ségrégation scolaire.
2)
Favoriser les classes moyennes : les dérogations déjà existantes
profitaient majoritairement aux classes favorisées puisque ce sont
elles qui ont le plus de ressources et d’informations sur le système
scolaire. Pour ces mêmes raisons, la suppression de la carte scolaire
va bénéficier aux mêmes et conduira, comme en Belgique ou aux Pays-Bas,
à un renforcement de la ségrégation scolaire.
3)
Flatter la liberté individuelle : l’année prochaine, davantage d’élèves
pourraient choisir leur établissement. C’est oublier qu’il y a un
nombre de places limitées dans chaque établissement, et que les
critères sont suffisamment flous pour que les lycées sélectionnent les
dossiers qui les intéressent. Privés de leurs meilleurs élèves, les
difficultés des établissements des ZEP n’en seront que plus grandes.
Malgré
les contournements, la carte scolaire est donc le dernier rempart qui
permet aux ZEP de garder les rares élèves issus des couches favorisées.
Le gouvernement répond à une ségrégation sociale déjà existante en
favorisant les plus favorisés et en désarmant les plus faibles pour
mieux les stigmatiser. Face à ce redoutable rouleau compresseur
idéologique qui érige une société de classes toujours plus
individualiste et refermée sur elle-même, dénonçons les mensonges de
ceux qui nous gouvernent, montrons que la lutte collective paye en nous
organisant sur nos lieux de travail et dans nos quartiers.
Avec eux, c’est le monde
à l’envers. Alors, prenons-les au mot et renversons leur monde !
POUR NOUS
REJOINDRE :
CNT 59/62, 1 rue Broca, 59000
Lille
Tél : 03 20 56 96 10
Courriel : ur59-62@cnt-f.org
POUR
S’INFORMER :
- Un site internet régional :
http://www.cnt-f.org/59-62
- Un mensuel confédéral : Le
Combat syndicaliste (pour le recevoir
gratuitement pendant 3 mois, envoyez un mail à : cs-administration@cnt-f.org
en indiquant vos nom, prénom,
adresse, métier et secteur d’activité).
- Une liste internet :
postmaster-ur5962@cnt-f.org
QUE
PERSONNE NE DÉCIDE À TA PLACE
!
PUISQUE PERSONNE NE
TRAVAILLE À TA PLACE !
LA CNT, C’EST QUOI ?
UN SYNDICAT
!
Parce que cette forme d’organisation englobe les champs économique,
politique, social et culturel. Elle est directement issue du peuple et
elle représente ses intérêts.
DE COMBAT !
Parce que les intérêts des travailleurs s’opposent radicalement au
capitalisme. Les grandes avancées sociales n’ont été arrachées que dans
l’action et la mobilisation.
AUTOGESTIONNAIRE
!
Parce que les décisions doivent être prises à la base. Nous appelons à
l’auto-organisation des luttes.
SOLIDAIRE !
Parce que les hiérarchies
s’opposent à une société égalitaire et autogérée. Seules la réflexion
et l’action interprofessionnelles permettent d’éviter le corporatisme.
ANTICAPITALISTE
!
Parce que nous fabriquons toutes les marchandises et assurons tous les
services, nous devons les orienter pour le bien de toute la
collectivité et non pour l’ambition de quelques-uns. C’est pourquoi
nous pensons que le syndicalisme doit être porteur d’un projet pour une
société plus juste, plus égalitaire, plus libre… Un projet
révolutionnaire.
NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! |
Nicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer » et « Alzheimer ».
Plus ça va, plus on fait payer les malades
D'abord
présentées pour combler le déficit de la Sécu, aujourd'hui, proposées
pour financer le plan Alzheimer, les franchises se rajouteraient à ce
que les assurés sociaux doivent déjà payer. De lois en décrets, sous
des prétextes variables – responsabilisation, trou de la sécu… – les
assurés sociaux doivent payer toujours plus pour se soigner.
1967
déjà : le ticket modérateur – partie non remboursée par la sécurité
sociale – devait diminuer la surconsommation médicale. Depuis, du
forfait hospitalier au forfait par consultation en passant par les
dépassements, ce qui reste à payer pour se soigner est de 240 euros en
moyenne par personne et par an. Et pour 900 000 personnes cela atteint
même 1 000 euros ! Pour beaucoup, c'est impossible. De plus, les
franchises pourraient remettre en cause la prise en charge à 100 % dont
bénéficient les personnes atteintes de pathologies graves.
Avec les franchises, les malades paient pour les malades
Les
gens qui n'ont pas les moyens renonceront à certains soins comme c'est
déjà le cas pour les lunettes et pour les dents. Nous refusons
l'instauration de telles franchises, socialement injustes,
économiquement inefficaces et dangereuses pour la santé publique.
Pour
ceux qui ont une mutuelle, le ticket modérateur et le forfait
hospitalier peuvent, dans certaines limites, être pris en charge. Mais
les franchises ne le seront pas. La franchise au début c'est 50 euros,
mais après… On voit ce qui ce passe : le forfait de 1 € par
consultation qui – promis juré – ne devait augmenter et était plafonné
à 1 € par jour quel que soit le nombre d'actes peut aller depuis le 1er
août jusqu'à 4 € par jour. Les dépassements d'honoraires, ces
franchises occultes, devaient rester « raisonnables », mais aujourd'hui
peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros pour une opération. Peu à
peu les dépenses non remboursées augmentent.
Les franchises, c'est la fin de la solidarité et la remise en cause des principes fondateurs de la Sécu
Parce
que – riche ou pauvre, jeune ou vieux… – nous devons tous être égaux
dans l'accès aux soins, la France a crée la Sécurité sociale en 1945.
Le principe en est simple : chacun cotise selon ses moyens et reçoit
selon ses besoins. A l'opposé de ce système solidaire, celui des
assurances. Selon le niveau – et donc le prix – du contrat la
couverture varie. Ainsi, se développe une médecine à plusieurs vitesses.
Le financement solidaire, condition indispensable pour améliorer notre système de santé
Il faut d'abord améliorer la prévention des maladies.
Transformer
les conditions de vie, de travail, d'environnement, d'alimentation…
autant de pistes pour réduire la venue des maladies, comme le cancer,
le diabète, et peut être même l'Alzheimer. Notre pays n'a jamais été
aussi riche. Il faut donc exiger un débat sur la part des richesses
dévolue à la santé. C'est un choix de société. Alors, il faut choisir.
Soit, comme l'a fait Nicolas Sarkozy, multiplier les cadeaux fiscaux
(13 milliards d'euros) aux plus favorisés et les exonérations de
cotisations pour les employeurs soit partager les richesses pour
maintenir une Sécu fondée sur la solidarité. Là est le coeur du débat.
NOUS SOMMES TOUS PROPRIETAIRES DE LA SECU.ALORS, PENSONS SON AVENIR ENSEMBLE !
Extrait de la pétition : « FRANCHISE » SUR LES SOINS : L’ASSURANCE MALADIE SOLIDAIRE EN DANGERNicolas Sarkozy a annoncé la création de franchises médicales au prétexte de financer les plans « cancer et Alzheimer)..Plus
ça va plus on fait payer les malades : Déremboursements incohérents,
augmentation du « ticket modérateur » sur des soins courants,
généralisation des dépassements tarifaires pour les médecins
spécialistes, invention du forfait de 1€ par acte de soins ou de
biologie, du forfait de 18 euros sur les actes supérieurs à 91€,
l’actuelle majorité a multiplié les atteintes à la prise en charge
solidaire des soins. Nous,
salariés, professionnels de santé, acteurs du monde associatif ou
médico-social, universitaires, représentants des usagers et/ou
usagers du système de santé dénonçons les RISQUES MAJEURS D’UNE TELLE
FRANCHISE : Franchise
= Régression sociale : Dans son principe même une franchise d’un
montant identique pour tous « pèsera » différemment selon les
revenus. C’est la fin des principes fondateurs de la Sécurité Sociale,
d’un système d’assurance maladie solidaire dans lequel chacun cotise
selon son revenu, reçoit selon ses besoins et qui protège,
équitablement, les individus en bonne santé et les malades, sans les
culpabiliser. On quitte la logique de la solidarité pour celle de
l’assurance privée. Franchise
= Menace sur l’accès aux soins des plus modestes :Dans une France
où vivent plus de 3 millions de chômeurs et 7 millions de «
travailleurs pauvres », 100 € de soins de santé non remboursés ce n’est
pas rien… Et ce sont eux qui seront les premières victimes de la
franchise si jamais elle voit le jour. La franchise, c’est la remise en
cause de ce progrès social et sanitaire évident qu’avait été la
création de la CMU.Franchise
= Menace sur l’accès aux soins primaires et la santé publique :
Pour les « gros consommateurs », c'est-à-dire les patients atteints de
maladies lourdes, il n’y aura pas le choix : il faudra payer. Mais
au-dessus du montant de la franchise, ce sera sinon gratuit du moins
«comme avant ». La
cible de cette mesure ce sont surtout les petits ou moyens
consommateurs qu’il faut dissuader de se faire soigner pour des
maladies apparemment moins sévères (celles qui, non soignées, peuvent
justement s’aggraver) et bien évidemment pour les actes de prévention
que l’on croit toujours pouvoir « reporter » à plus tard. L’inverse
d’une politique cohérente de santé publique.Franchise
= Remise en cause du « tiers payant » : Les professionnels de
santé ne pouvant savoir si le montant de la franchise a, ou non, déjà
été acquitté, les patients devront systématiquement faire intégralement
« l’avance de frais ». Ce qui constituerait un obstacle supplémentaire
à l’accès aux soins des plus modestes. Franchise
= Porte ouverte à l’escalade : Nicolas Sarkozy ne s’en est pas caché,
cette franchise sera « modulable » c'est-à-dire que « si les dépenses
augmentent et si le déficit augmente on pourrait augmenter le montant
», et comme les dépenses augmenteront, inéluctablement, la franchise
augmentera, non moins inéluctablement, et avec elle augmentera la
gravité de ses effets pervers. Le forfait hospitalier était à 3 € en
1983 il est aujourd’hui à 18 € . La franchise n’est que le premier
volet des remises en causes annoncées de la sécurité sociale par
Sarkozy pour le 1er semestre 2008.Nous
refusons les remises en causes de la sécu et l’instauration d’une
telle « FRANCHISE», socialement injuste, économiquement inefficace et
dangereuse pour la santé publique.Nous réclamons l’accès aux soins pour tous.
|
NOS
DROITS SOCIAUX
NE SONT PAS NéGOCIABLES...
NOUS NE NéGOCIERONS RIEN !
|
Sous l'impulsion des classes
aisées et du patronat, Sarkozy et son gouvernement s'agitent
frénétiquement avec leurs attaques contre nos droits
sociaux. La guerre a été déclarée aux
travailleurs-euses et aux privé-e-s d'emploi. Nous devons riposter avec
vigueur en refusant de cautionner les réformes gouvernementales
et en nous tenant prêts à défendre nos droits dans
la rue.
TOUJOURS
PLUS DE PRECARITé !
Les baisses du chômage
annoncées par le gouvernement sont des leurres. Les offres
d’emploi proposées, dans leur grande majorité, sont
des contrats précaires : intérim, CDD, temps partiel.
Avec la fusion ASSEDIC / ANPE va se renforcer le flicage des demandeurs-euses
d'emploi, avec à la clé plus de radiations permettant de
mieux "maîtriser" les chiffres du chômage. Largement
inspiré du CNE (jugé illégal en juillet par la
Cour d'appel de Paris), le futur contrat unique promis par Sarkozy va
généraliser la précarité dans le monde du
travail. Si l'on ajoute les promesses de cadeaux faites aux patrons
(défiscalisation des heures supplémentaires, TVA
sociale...), c'est une déclaration de guerre faite aux
travailleurs-euses.
LE
DROIT DE GRèVE DOIT RESTER UNE
ARME AUX MAINS DES TRAVAILLEURS !
La
mise en place d'un service minimum dans les transports en commun jette
les bases d'un démantèlement du droit de grève (les agents devront se
déclarer grévistes 48 heures à l'avance, le personnel devra être
consulté sur la continuation de la grève au bout de 8 jours de
conflit) ; sans garantir pour autant à l'usager un service de meilleure
qualité, déjà mis à mal par la compression des effectifs à la SNCF.
éTAT
UMP : éTAT POLICIER !
Pour satisfaire le désir présidentiel d'expluser 25 000 sans papiers cette année, Hortefeux a demandé aux forces
de
l'ordre de faire du zèle. On a pu voir cet été avec quelle violence les
sans papiers lillois on été traités. Les entreprises ne connaissent pas
de frontières, les travailleurs-euses doivent jouir de la liberté de
circulation.
Nous entrons avec Sarkozy dans l'ère du tout
sécuritaire, avec la banalisation et l'amplification de l'emploi de
caméras de surveillance, l'extension des contrôles biométriques et
l'application de peines plancher pour les récidivistes.
HALTE
AU DéMANTèLEMENT DU SERVICE PUBLIC !
Le gouvernement
prévoit, pour 2008, 22 700 postes de fonctionnaires
supprimés, un départ à la retraite sur trois non
remplacé. C'est l'Education nationale qui va être
principalement touchée.
Tout cela en contradiction avec les besoins sociaux qui exigent
davantage de moyens (humains et financiers) pour travailler dans des
conditions acceptables. Comment va-t-on pouvoir garantir un service
public de qualité avec des moyens en baisse ?
La loi d'autonomie des universités va livrer l'enseignement supérieur aux grandes entreprises.
La santé publique
s'enfonce dans la crise et, une fois de plus, c'est l'usager qui sera
mis à contribution avec l'instauration de la franchise
médicale.
LES SYNDICATS C.N.T. DE L'UNION LOCALE DE LILLE ET ENVIRONS
SE BATTENT POUR :
- un service public
renforcé (titularisation de tous les précaires et
création de postes pour un vrai service public),
- accès à la formation pour tous et toutes avec maintien du salaire,
- généralisation du maintien des salaires en cas de maladie ou accident de travail,
- augmentation générale des minima sociaux et des salaires,
- pas de salaire net inférieur à 1 500 euros,
-
liberté de circulation et d'installation plutôt que
politique inhumaine des charters et des centres de rétention,
- retraite
complète à 60 ans pour tous et toutes, mais prise en compte des
travaux pénibles ainsi que retour au système de
retraite par répartition,
- gratuité de tous les soins pour tous et toutes,
- gratuité des transports en commun (bus, tram, train, métro).
CONSTRUISONS L'OFFENSIVE À LA BASE !
Seuls 8% des travailleurs-euses sont
syndiqué-e-s ! Si nous voulons résister, nous devons nous
organiser !! Dans un syndicat non-corporatiste comme la CNT, même
seul-e sur ton lieu de travail, tu trouveras du soutien. Mettons en place
et développons des assemblées générales sur
nos lieux de vie et de travail, seul moyen nous permettant de
décider, tous et toutes ensemble à la base, des combats
à mener. De plus, construisons les nécessaires
convergences de luttes anticapitalistes et autogérées qui
nous permettront d'imposer notre alternative face à la politique
du patronat. C’est par une véritable offensive syndicale
que nous pourrons créer une alternative concrète à
la société que nous imposent la bourgeoisie et
l’Etat. Les appels à des journées d’action et
de manifestation des centrales syndicales réformistes ne sont
pas suffisants et ont montré leurs limites. Il est temps de
s’organiser autrement et d’user de pratiques
réellement efficaces face aux attaques des sales capitalistes et
de leurs laquais. Grève illimitée jusqu’à satisfaction, action directe, autogestion des luttes !
LA CNT : UN SYNDICAT DE COMBAT !
UN SYNDICAT AUTOGESTIONNAIRE :
Les
décisions sont prises collectivement, par l’ensemble des
adhérent-e-s, lors des assemblés générales du
syndicat. Nous refusons les permanent-e-s, les professionnels-elles du
syndicalisme. Tout le travail syndical se fait en plus des heures de
travail des militant-e-s. Refus également de la hiérarchie,
les délégué-e-s doivent l’être sur des
mandats précis et révocables à tout moment.
UN SYNDICAT DE LUTTE AU QUOTIDIEN :
Sur les lieux de
travail, pour l’amélioration des conditions de travail,
mais également contre toutes les formes de discriminations
(racisme, sexisme…), contre les lois sécuritaires qui
stigmatisent les travailleurs-euses les plus pauvres et les moins
armé-e-s, ainsi que contre le fascisme dont les gouvernements au
pouvoir font le jeu.
UN SYNDICAT INTERNATIONAL :
En soutenant les
travailleurs-euses en lutte dans tous les pays, mais également les
travailleurs-euses migrant-e-s (souvent sans papiers). Les travailleurs-euses
n’ont pas de patrie : solidarité internationale !
UN SYNDICAT RéVOLUTIONNAIRE :
Nous
n’attendons pas quelques réformes pour pallier les
désastres du capitalisme sous la bienveillance de l’Etat.
C’est la transformation de la société par les
travailleurs, pour un partage égalitaire des richesses, selon le
principe «de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoin ».
PS : une version maquettée de ce tract est disponible ici en téléchargement (format pdf - 2 pages - 541 ko) .
|
SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !
|
Le 30 août
2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70
jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix
que
d’accepter l’accord proposé par le Préfet
Canepa. Cet accord prévoit
au mieux un examen au cas par cas de leur
demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au
rabais ne
répond pas aux voeux des grévistes
qui réclamaient une régularisation collective. Elle est
par ailleurs très éloignée de la stricte
application des
« accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour
l’instant aucunement ni
leur régularisation définitive ni encore moins celle des
autres
sans-papiers.
Aujourd'hui, la lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier
ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient
régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...
Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
|
SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !
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Le 30 août
2007, les sans-papiers du Nord, épuisés par plus de 70
jours de grève de la faim, n’ont eu d’autre choix
que
d’accepter l’accord proposé par le Préfet
Canepa. Cet accord prévoit
au mieux un examen au cas par cas de leur
demande de régularisation (examen dit « bienveillant »).
Cette proposition au
rabais ne
répond pas aux voeux des grévistes
qui réclamaient une régularisation collective. Elle est
par ailleurs très éloignée de la stricte
application des
« accords Delarue » de 2004 et ne garantit pour
l’instant aucunement ni
leur régularisation définitive ni encore moins celle des
autres
sans-papiers.
Aujourd'hui, la lutte continue jusqu’à ce que l’ensemble des grévistes (sans oublier
ceux déjà expulsés) ainsi que l’ensemble des sans-papiers soient
régularisés.
Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...
Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
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SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
(22 août 2007)
|
L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses
environs dénonce les rafles de sans papiers qu’a menées la police
nationale mardi matin et mercredi après-midi, à bientôt 70 jours de
leur grève de la faim.
Depuis le 1er août, jour de l’évacuation de la Bourse
de travail orchestrée par la préfecture, la soixantaine de sans papiers
grévistes de la faim a été trimbalée d’hôpitaux en commissariats en
passant par les centres de rententions et les tribunaux.
Il y a une semaine environ, 7 guinéens grévistes de la
faim ont été expulsés via le Maroc.
Une quarantaine d’autres se trouvaient depuis aux abords des hôpitaux
de Lille, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes où ils poursuivaient leur
grève dans des abris de fortune, l’administration hospitalière refusant
de les hospitaliser. Ils ont été raflés et enfermés dans différents
commissariats et centres de rétention. Aujourd’hui ce sont 6 sans
papiers hospitalisés à l’hopital de Seclin qui ont été embarqués par la
police.
Ainsi, l’Etat et la préfecture usent de méthodes
odieuses pour casser le mouvement de lutte des sans papiers du Nord qui
ne sont pas sans nous remémorer les pages les plus sombres de notre
histoire.
L’union locale CNT tient à exprimer son indignation
face aux méthodes toujours plus répressives de l’Etat à l’encontre des
sans papiers et apporte tout son soutien aux victimes des politiques
racistes et inhumaines.
Nous réaffirmons la nécessité d’une solidarité
internationale entre les peuples au delà des frontières, des cultures
et des Etats.
L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs appelle à participer aux manifestations de soutien aux sans-papiers en lutte tous les soirs à 18h (place de la République à Lille) ainsi que samedi 25 août 2007 à 15h (même lieu).
|
SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE RESF 59/62
(21 août 2007)
|
Réseau Education Sans Frontières 5962 soutient les sans-papiers grévistes de la faim et proteste contre la répression organisée par l’Etat.
Des dizaines de sans-papiers poursuivent une grève de la faim entamée par certains depuis le 15 juin. Cette grève de la faim a été imposée par l’attitude de la Préfecture du Nord qui a arrêté, poursuivi, expulsé dessans-papiers qui sont en attente d’une régularisation depuis des mois voire des années.Devant cette rupture unilatérale et brutale par la préfecture des accords Delarue de 2004, les sans-papiers n’ont eu, en désespoir de cause, d’autre choix que de mettre leurs vies en danger en utilisant l’ultime recours à leur disposition : la grève de la faim.Ce mardi 21 août, tôt le matin, une vaste opération policière a été menée contre les sans-papiers grévistes de la faim installés devant différents hôpitaux de la métropole lilloise. Actuellement dans les locaux de la PAF, notre inquiétude est très forte sur leur sort.Réseau Education Sans Frontières 5962 proteste contre l’attitude de plus en plus répressive des services de l’Etat à l’encontre des "étrangers" définis au faciès et des sans-papiers grévistes de la faim, en particulier.Réseau Education Sans Frontières 5962 affirme son entière solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim et les autres.Réseau Education Sans Frontières 5962 appelle tous ses membres à manifester le plus large soutien et à protester le plus fortement possible auprès de la préfecture du Nord et du ministère en charge de cette question.Réseau Education Sans Frontières 5962 exige que les revendications des sans-papiers grévistes de la faim soient satisfaites.
Pétition de RESF 59/62 à signer sur http://www.educationsansfrontieres.org/?article7636 (en cas de dysfontionnement, aller sur la page d'accueil http://www.educationsansfrontieres.org ; toutes les infos sont en ligne à la rubrique "collectifs locaux/59 62/divers" jusqu'au 15/08/07 puis dans la rubrique "grève de la faim").
|
SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DU CSP 59
(1er août 2007)
|
Au 47ème jour de grève
de la faim, le préfet du Nord expulse de la Bourse du travail de
Lille les sans-papiers grévistes et rafle les autres !
L’ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a
été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille
par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la
porte, les 169 sans papiers à l’intérieur ne pouvant plus sortir de la
Bourse du Travail.
Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40
véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l’intérieur, se
sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d’un
contrôle d’identité. Quelques uns ont été conduits à l’extérieur,
d’autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des
grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin,
Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à
Lille etc.…
Si l’expulsion de la Bourse s’est faite sans violences
notables, il s’agit là d’une nouvelle provocation répressive contre les
Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare
selon l’AFP que l’intervention policière était « indispensable sur le
plan sanitaire, de l’hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le
plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice
l’appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique
de l’évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se
substitue à la Justice. Une fois n’est pas coutume, ne sont-ce pas les
mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil,
de Lille et la Cour d’Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même
Préfecture s’est même permise d’inventer l’article 78.2.8, qui n’existe
pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations
de sans papiers diffuseur du tract d’appel à la conférence du magistrat
PORTELLI.
Selon l’AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans
papiers ont été placés en garde à vue pour l’examen de leurs
situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue
comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A
l’heure actuelle affirme clairement qu’il y avait 170 sans papiers dont
56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du
Travail par les rondes de la BAC jusqu’à 6h du matin.
Le Préfet continue le double langage qui consiste à
nier sans le paraître l’existence d’une grève de la faim qu’il a
lui-même provoqué. Selon l’AFP il ne reconnaît qu’une « quarantaine se
prétendant en grève de la faim (qui ) feront l’objet médical par
précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien
obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant
les symptômes d’une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le
CSP 59 a repéré pour l’instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet
instant sans nouvelles des autres.
Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de
donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève
de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas
les dossiers qui méritent de l’être ».
Pour qualifier la liste des grévistes de la
faim, des
60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour
compte des
accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP
et la CIMADE
,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de
« fantaisiste », le Préfet
évoque un « violeur », un cas de
« mariage forcé » et d’autres
« déjà
régularisés ». Décidément,
M. CANEPA a des difficultés à respecter la
séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif
qu’il représente et
le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà
régularisés » auxquels
fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu’il
s’agit d’abord
d’une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en
longue
attente d’une visite médicale à l’ANAEM pour
obtenir la carte d’un an
ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du
premier
récépissé. Le simple fait de présenter
comme « fantaisiste » une telle
liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.
Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce
matin, le
premier à avoir été libéré
s’est vu remettre un document préfectoral le
dépossèdant de son récépissé de
demande d’asile à l’OFPRA alors qu’il
est en attente de la décision de la commission de recours de
l’OFPRA.
Le document remis considère, avant même que cette
commission n’ait
siégé que le demandeur d’asile guinéen ne
peut « se prévaloir des
dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de
sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés
Fondamentales ». Le
CSP 59 considère d’une part que la Préfecture
n’a pas à se substituer à
la commission de recours