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ET ANALYSES archives (divers) |
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SANS-PAPIERS
:
SOLIDARITE AVEC LE CSP 59 ! |
Communiqué de l'UL-CNT de Lille et environs :
Le 17 décembre 2007, l'un des responsables du Comité des sans-papiers du Nord (CSP 59) a été interpelé dans le cadre d’une "commission rogatoire pour trafic d’influence". Il a passé 36 heures en garde à vue. Un des porte-parole a lui aussi été entendu par la police pendant que le local du CSP 59 était perquisitionné. Il est clair que ces manœuvres ont pour objectif la destruction totale de toute possibilité pour les sans-papiers de pouvoir s’organiser et lutter. Le préfet Canépa, dont on connait l’acharnement quasi-meurtrier de cet été, tente par des procédés innommables que sont l’attaque individuelle des militants et le bâillonnement des sans-papiers (si tu veux des papiers, ferme ta gueule) d’imposer une nouvelle fois la volonté du capitalisme total. L’union locale des syndicats CNT de Lille et environs rappelle son soutien aux sans-papiers en lutte et dénonce la stratégie mortifère établie par le Préfet et l’Etat pour museler cette partie des travailleurs dans l’ombre. La CNT appelle à participer au rassemblement qu'organise le CSP tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
Le
18 décembre 2007,
Union locale des
syndicats CNT de Lille.
Déclaration du CSP 59 à propos notamment de son financement :
Le lundi 17 décembre 2007 restera dans les mémoires comme une étape singulière dans la guerre déclarée par le régime du président Sarkozy contre la lutte des sans papiers pour la régularisation. Elu président après avoir récupéré les millions de voix des électeurs qui avaient permis au candidat J.M. Le Pen d’arriver au second tour de la présidentielle d’avril 2002, Sarkozy - chef de l’UMP, un des partis républicains - s’est cru en devoir de lancer la machine infernale de la chasse aux sans papiers jusque dans les écoles.
Le ton a été donné par l’annonce de 125.000 arrestations pour 25.000 expulsions pour l’année 2007. Hortefeux, le ministre de l’identité xénophobe, pratique la "rupture" en fixant des quotas d’expulsions de sans papiers comme moyen pour l’UMP de garder les électeurs du Front National.
Le racisme d’Etat est officiellement prôné sous le couvert de l’efficacité et se traduit à Lille contre l’un des CSP les plus combatifs de France par un acharnement répressif sans égal.
Les
étapes de cette guerre contre le CSP59 sont :
-
la
provocation de la grève de la faim de juin/juillet/août 2007 par la
rafle du 15 juin dernier lors de l’occupation de la Chambre de Commerce
Internationale (CCI) ;
-
Faire
subir des traitements dégradants aux
grévistes de la faim (les jeter à la rue, expulser des grévistes de la
faim à plus de 60 jours, etc.) ;
- Proposer
une sortie de crise par le "réexamen bienveillant" aux partenaires du
CSP59, la LDH, le MRAP et
agir sans vrai réexamen avec droit à la défense argumentée des dossiers
;
-
Exercer des chantages sur les sans papiers en conditionnant la
régularisation par l’abandon des manifestations et autres actions de
visibilité collective organisées par le CSP59 ;
-
Refuser leurs récépissés
aux sans papiers annoncés régularisés et tenter ainsi de faire passer
les commissions juridiques pour des menteurs.
Voilà maintenant le temps des commissions rogatoires du Parquet de Lille pour "trafic d’influence" contre les militants bénévoles du CSP59.
C’est ainsi que le coordinateur de la commission juridique a été mis en garde à vue durant 35 heures, interrogé pendant 30 heures pour être libéré sans présentation au juge. Pour semer encore plus la confusion et l’amalgame, on apprend que le juge d’instruction qui a signé la commission rogatoire serait celui-là même qui est chargé d’élucider le scandale de "trafic de papiers" qui a éclaboussé la Préfecture du Nord en février 2007. Selon la presse, ce présumé "trafic de papiers" en Préfecture du Nord a été révélé parce qu’un "sans papiers a protesté au sein même de la préfecture réclamant le récépissé "autorisé à travailler" pour lequel il prétend avoir payé 1500 euros à un fonctionnaire de la Préfecture".
Le camarade de la commission juridique du CSP59 a eu son compte bancaire épluché par les policiers. Son épouse et ses enfants (17 et 14 ans) ainsi que plusieurs dizaines de sans papiers, d’ex-sans papiers, de responsables associatifs issus de l’immigration, de simples relations, de militants ainsi que le porte parole du CSP59 ont été convoqués et entendus par la policiers avant et après l’arrestation et la mise en garde à vue. Selon les enquêteurs, la Préfecture a aussi été entendue. La persécution continue sans que l’accusé ne puisse accéder au dossier, sans savoir quel est le sort réservé à la procédure. Les questions portent sur "Avez-vous donné de l’argent à ... ?", "Avez-vous couché avec... ?".
Parallèlement, les enquêteurs s’intéressent au financement du CSP59. Il semble que le CSP59 soit une "nébuleuse dans laquelle nicherait un paradis fiscal", qu’il y aurait de "l’argent à gogo". Il est clair que les poux que l’on cherche sur la tête du CSP59 font partie de la guerre préfectorale pour le faire disparaître. C’est cela le projet machiavélique : provoquer la grève de la faim, écraser celle-ci, faire disparaître le CSP59, se faire aider par des associations pour plus expulser par la mise en place de la fameuse commission départementale de réexamen des dossiers des sans papiers. L’échec de ce projet machiavélique entraîne la cabale actuelle pour salir les militants, justifier l’expulsion du CSP59 par le préfet de la commission départementale de réexamen des situations administratives installée par arrêté préfectoral et terroriser les sans papiers pour le amener à abandonner la manifestation du mercredi et les actions de visibilité collective.
Force
est de constater que l’Etat - Préfecture et Parquet (est-il
instrumentalisé sans le savoir ?! l’avenir le
dira !) - ne rechigne décidément sur aucun moyen.
Mais cet
acharnement
répressif qui prend l’allure de "jeter aux chiens" (pour
reprendre
une expression de Mitterran) les militants a aussi pour but :
-
de
tenter d’accréditer l’idée fausse que le CSP59 ce
sont les militants qui ne sont pas sans papiers. Ce qui est faux. Le
CSP59, c’est d’abord et avant tout les sans papiers eux-mêmes qui
élisent et confient des mandats, y compris à des militants. Rappelons
qu’ils, qu’elles sont seuls à voter en Assemblée Générale sur le
principe de la démocratie directe ;
- de surfer sur le recul terrible au sein de la société de l’idée de l’engagement militant bénévole. L’engagement sincère, en dehors de tout intérêt bassement matériel, qui a été un facteur essentiel de toutes les conquêtes démocratiques et sociales, est présenté aujourd’hui comme impossible.
Ces
constats apparaissent clairement dans cette
tentative ignoble de criminaliser le
militantisme de conviction par la judiciarisation . En fait,
dans la soi-disant enquête avec
filature, écoute téléphonique, pression sur les sans papiers et ex-sans
papiers, il y a deux affaires , voire trois :
- l’affaire
du trafic présumé en préfecture révélé en février 2007 ;
- l’affaire
du présumé "trafic d’influence pour
obtenir des papiers" que l’on veut imputer au coordinateur de la
commission juridique du CSP59 alors que seule la préfecture a le
pouvoir de décision.
- l’affaire non avouée de la comptabilité du CSP59.
Or, la question du coût réel du combat social, citoyen, démocratique, anti-raciste et antifasciste est à l’étude depuis 2006 au sein du CSP59. Ce que la préfecture sait parfaitement, ne serait-ce que parce que le CSP59 est sur écoute avant même que le projet de loi qui prévoit "d’autoriser la police à placer des logiciels espions notamment contre l’aide aux sans-papiers" ne soit ficelé et soumis au Parlement. Il en est de même de l’étude sociologique et scientifique sur "le devenir des sans papiers" qui, manifestement, donne aussi des sueurs froides à la Préfecture. Ces deux études ont été décidées par l’Assemblée Générale du CSP59 et confiées au Collectif Afrique dans le cadre de l’ association Immigration et Droits des Migrants (IDM), association loi 1901 financée par les collectivités locales, créée en décembre 1999 pour mettre un local à disposition du CSP59 ; association regroupant les syndicats et les associations.
Le CSP59 publie un extrait de la demande de subvention formulée par IDM qui met en lumière le constat suivant : depuis 1996, le financement solidaire du CSP59 repose sur les efforts des sans papiers, des militants, des associations, des syndicats, des soutiens individuels et des collectivités locales pour le local et les salles.
La lutte collective des sans papiers apparaît justement comme un exemplaire antidote au fléau de l’individualisme forcené, de la "politique du ventre", du "bakchich", de l’intérêt et de l’égoïsme individuel qui minent la société écrasée par le libéralisme et le profit. C’est aussi à cet antidote salvateur que le régime Sarkozy s’attaque par son agression perfide contre le CSP59.
L'engagement militant est aussi une solidarité financière :
L’organisation d’un mouvement comme le CSP59 demande une participation d’acteurs multiples intervenant selon des modes spécifiques, sans qu’il soit toujours facile de valoriser le temps qu’ils, qu’elles passent à la réalisation de l’objectif de régularisation. Pour permettre une bonne compréhension du fonctionnement à l’étape actuelle, il faut identifier les types d’acteurs impliqués dans les différentes activités du CSP59.
Sont clairement identifiés :
1. En plus des sans papiers qui luttent pour les papiers, les animateurs que certains appellent "entrepreneurs" : ce sont les responsables politiques qui ont reçu le mandat de l’assemblée générale pour animer le comité, également appelés "porte-paroles".
2. Les membres de la commission juridique. Il s’agit des militants qui ont une fonction technique dans l’accompagnement administratif, juridique et social des sans paapiers tout au long de leur trajectoire.
3. Les militants techniques sont des personnes qui apportent leur soutien technique au bon fonctionnement du mouvement. Les tâches telles que la gestion des sites internet, les relations avec les médias, les partenaires, les autres organisations, les institutions ; la gestion des moyens que se donne le comité (bus pour Paris par exemple), sont l’œuvre des sans papiers et de ces acteurs, militants du mouvement.
L’analyse des "investissements" immatériels met en relief les contributions entièrement bénévoles des membres de la commission juridique. Ces "investissements" n’auront pas toujours la lisibilité nécessaire. En effet, le comité s’est lancé en 1996 sur une décision politique des sans papiers et des militants qui n’ont jamais posé la question des moyens à mettre en place pour la gestion des activités du mouvement. Les membres de la commission juridique n’ont pas toujours conservé des notes pour les frais qu’ils ont engagés.
Il est néanmoins possible de quantifier les contributions volontaires de tous ces acteurs et partenaires qui ont un rôle important dans le fonctionnement du mouvement dans son ensemble et d’établir une préfiguration d’un budget prévisionnel.
Charges liées à l’activité de la commission juridique
En terme quantitatif, la commission juridique a consacré 5048 heures pour accomplir ses tâches, soit 631 heures par réfèrent en 2005. Ce calcul ne prend pas en compte le temps de socialisation ni de soutien psychologique (temps d’écoute consacré aux personnes rencontrant des difficultés personnelles). Pour donner une évaluation chiffrée des investissements immatériels nécessaires, nous nous sommes basés sur des moyennes repérées sur l’ensemble des tâches des membres de la commission juridique.
Si nous prenons comme indicateurs de fonctionnement pour construire notre budget 2005 :
Nombre de personnes suivies: 1500
Nombre de référents: 8
Heures consacrées: 5048
Heures rémunérées: 0
Nous avons 5048 heures que divisent 151,67 heures (35 heures par semaine) que divisent 12 mois soit 2,7 personnes.
L’analyse de ce "budget" met en évidence les "charges fictives" représentant deux équivalents temps plein et une personne à temps partiel, indispensables à la réalisation qualitative et quantitative des tâches essentielles de la commission juridique.
En prenant une base de 3.640 euros de salaires bruts par mois, plus 15% de ce budget en frais divers de gestion courante, nous obtenons un investissement immatériel de 70.324,80 euros, intégralement financé dans notre cas par bénévolat.
Charges à caractère variable
Fournitures administratives: 750,00 euros
Déplacements: 8 343,20 euros
Affranchissement: 300,00 euros
Photocopies: 1 612,80 euros
Téléphone, fax, internet: 6 596,90 euros
Consommables divers: 1 200,00 euros
Documentations juridiques: 204,00 euros
Missions et réceptions: 7 680,00 euros
TOTAL = 26 686,90 euros
Dans cette rubrique a été pris en compte uniquement les frais des membres de la commission juridique qui sont intervenus de manière continue durant toute l’année. Ils sont au nombre de 8.
Les parcours kilométriques sont estimés à 24. 684 kms. Les dépenses effectives sont de 7. 972,9 euros.
Aujourd’hui, plus 7.000 personnes régularisées depuis 96 sont passées par la commission juridique. En 2005, elle a reçu dans ses permanences près de 1500 personnes en moyenne dont 150 nouveaux dossiers.
Conclusion
Au vu de ces données sur 2005, on ne peut qu’être encore plus écœuré par cette lamentable opération de salissure jetée par l’Etat reposant sur un gravissime arbitraire et abus de pouvoir. Grand bravo aux militants et aux soutiens qui font ces contributions physiques, matériels et financières depuis 1996.
Rappelons aussi que le CSP59 ne reçoit aucune subvention et n’en recevra jamais directement. En effet, le CSP59 ne peut devenir une association loi 1901 parce que, tout simplement, ce serait accepter le fait, le principe de l’existence en soi des sans papiers, et cela de surcroît dans un pays où les "animaux, les végétaux ont des papiers". Nul humain ne doit être illégal, telle est la devise du CSP59.
Un Etat et une société qui admettent une telle possibilité ont un ventre gros de nouvelles Bastilles à prendre. Avant on disait que pour mesurer l’état réel de la démocratie dans un pays, il fallait regarder comment sont traitées les femmes ; aujourd’hui il faut regarder comment cet Etat traite ses étrangers.
Le CSP59 appelle tous les sans papiers, les militants et soutiens à poursuivre plus que jamais notre mobilisation pour que triomphe les revendications et idéaux par lesquels nous creusons le sillon d’une société de solidarité et de justice. Contre cela, les traitements dégradants, les complots pourris, les mensonges, les diffamations, l’arbitraire et l’abus du pouvoir échoueront. Plus que jamais la lutte continue !
Fait à Lille le 25/12/07.
SERVICES
PUBLICS, SALAIRES, PROTECTION SOCIALE...
LA LUTTE CONTINUE ! |
Une nouvelle grève dans les services publics aura lieu jeudi 24 janvier 2008 pour :
- le rattrapage des pertes de pouvoir d’achat (actifs et retraités),
- la création d'emplois statutaires correspondant aux besoins de la population en matière de services publics,
- la préservation et l'amélioration du statut de la fonction publique...
La CNT appelle, d'ores et déjà, à préparer activement cette échéance et à élargir la mobilisation au secteur privé (bas salaires, fin annoncé du CDI, augmentation du temps de travail, délocalisations... les sujets de mécontentement ne manquent pas !).
Communiqué de la CNT au soir de la grève du 20 novembre 2007 :
La journée de mobilisation du mardi 20 novembre 2007 a été une réussite. 700 000 de personnes ont en effet défilé en France. Les médias continuent et continueront à tenter de discréditer un mouvement massif de rejet du projet de société voulu par Sarkozy et ses sbires.
Les manifestants rejettent en bloc les réformes sur les retraites (régimes spéciaux et allongement de cotisation à 41 ans à venir en 2008), la casse orchestrée du service public (disparition de bureaux de postes, suppression de postes massive dans l’Education Nationale et ailleurs), la destruction du système de protection sociale (mise en place des franchises médicales...).
Dans le même temps, les étudiants se battent contre la prise de pouvoir des intérêts privés sur les universités voulue par la loi Pécresse.
La seule réponse apportée aux jeunes est la répression des forces de l’ordre : évacuation des facs, saccage de locaux syndicaux, matraquage d’étudiants. Cette journée ne doit donc être que le prémice d’un mouvement social fort qui fera plier un gouvernement prêt à tout pour mettre à genou les syndicats.
Face à cela, les syndicats doivent prendre leurs responsabilités et refuser toute négociation avec ce gouvernement qui a fait un cadeau de 15 milliards d’euros aux riches et aux patrons (paquet fiscal de l’été dernier).
Il est grand temps de lutter aux côtés des étudiants et des grévistes qui se battent contre la casse programmée des retraites.
La CNT soutient toutes les initiatives de reconduction de la grève. Elle appelle tous les travailleurs à discuter en Assemblée générale des échéances futures et se joint bien évidemment à l’appel à la grève interprofessionnelle de la coordination nationale étudiante pour le 27 novembre (voir l'appel ici ).
Le 20 novembre 2007 - 19h
Tract d'appel à la grève du 20 novembre 2007 :
Etendons et intensifions la lutte !
Cette fois encore, la situation est claire. Le pouvoir en place poursuit ses offensives contre les travailleurs pour le compte du grand patronat et des plus nantis :
- Briser un système de retraite socialisé et fonctionnant par répartition (qui a fait ses preuves sur le plan social) pour le livrer, en passant par une tentative de culpabilisation des travailleurs-ses, aux fonds de pensions privés.
- Poursuivre la casse des services publics, par une réduction drastique des moyens, par une attaque sans précédent des statuts et par une précarisation toujours plus massive, afin d’orchestrer plus certainement leur privatisation.
Ils ont les dents longues ! Les services publics et le système par répartition offrent, dans la perspective capitaliste, des opportunités formidables de privatisation et de marchandisation à hauteur de plusieurs milliers de milliards d’euros à l’échelle mondiale.
Nous faire travailler plus longtemps et casser les services publics ?
C’est certainement l’objectif du gouvernement, mais il s’agit surtout de faire sauter le système actuel de solidarité intergénérationnelle et interprofessionnelle et d’appliquer un système de décote qui contraigne les travailleurs-ses, qui n’arriveraient pas au bout, à se tourner vers des complémentaires privées, ou à survivre de petits boulots ultraprécaires et de misérables expédients. Le train d’attaque a commencé par les régimes dits «spéciaux» mais le reste du secteur public et le secteur privé y passeront aussi. En terme de stratégie, la donne est claire, il s’agit de diviser les secteurs entre eux et de les faire imploser à terme, mais en attaquant de toutes parts. Vieille recette «à la Thatcher», héritée de ses maîtres américains, qui a fait ses preuves en dégâts sociaux au Royaume-Uni.
Quant aux services publics, c’est limpide. Le plan « Fonction Publique 2012 », derrière ses allures prétentieuses de consultation devrait mener, sur cinq ans, à la suppression de près de 200 000 postes. Ce sont déjà 15 000 suppressions pour 2007, puis plus de 22 000 en 2008. Les conditions de travail des personnels et la qualité de service aux usagers vont se dégrader de plus en plus.
De l’argent, il y en a dans les caisses du patronat !
Les cotisations non versées par le patronat se chiffrent à plus de 200 milliards d’euros depuis 1991. L’enrichissement des plus grandes fortunes professionnelles de France a augmenté, rien qu’en un an, de 80 milliards d’euros.
Les nouveaux coups portés contre les travailleurs-ses sont donc une grande occasion de se mobiliser et de lutter ensemble, pour défendre des conquêtes sociales fondamentales… et d’en obtenir de nouvelles. La grève du 18 octobre a été une réussite, dans les transports, mais aussi dans plusieurs autres secteurs. Nous savons cependant que, contre ce gouvernement, une journée de grève ne suffit pas pour gagner. Nous savons aussi que pour gagner il faut que tous les secteurs se battent ensemble.
Alors, mettons-nous toutes et tous en grève le 20 novembre 2007 !
Réunissons-nous et organisons-nous en Assemblées Générales ! Mettons en débat nos revendications, la reconduction de la grève et la lutte interprofessionnelle.
Quelques chiffres :
Revenu moyen d'un patron du CAC 40 : 3 800 000 euros par an
Hausse des salaires des PDG : jusqu'à 59 %
Les 60 patrons actionnaires les mieux lotis ont empoché en moyenne en 2006 :
30 000 000 d'euros de dividende chacun
Hausse du salaire du Président de la République : 206 % cette année
Hausse des salaires des ministres : 70 % en 2002
Chômage des députés : 5 ans à 5 400 euros par mois
Et pendant ce temps...
50 % des salariés gagnent moins de 18 000 euros par an
15 % des salariés gagnent moins de 12 000 euros par an
50 % des retraités gagnent moins de 15 000 euros par an
Allocation moyenne des chômeurs : 800 euros par mois
Nos salaires stagnent… et les prix explosent :
- Hausse, cette année, des prix des céréales (95 %), du lait (20 %), du beurre (40 %), etc.
- 38 % de hausse pour les prix de l'essence (depuis 2004)
- 37,7 % de hausse des loyers (depuis 1998)
Trois personnes meurent par jour à cause du travail en France (accidents du travail et suicide), sans parler des handicapés et des maladies professionnelles, et cela pendant que d'autres font leurs courses chez Fauchon, dînent chez Bocuse, s'habillent chez Dior, se promènent de par le monde sur de grands yachts...
100 000 000 000 d'euros de bénéfice en 2006 pour les entreprises du CAC 40, 17 % de hausse pour les cours de la bourse en 2006… De l'argent, il y en a ! Dans les caisses du patronat ! Et même dans certaines caisses noires du patronat prévues en cas de coup dur ! On a ainsi trouvé 600 millions d'euros à la fédération de la métallurgie du MEDEF (UIMM)…
Notre travail rapporte, mais pas à nous. Les bénéfices sont là, la productivité de notre travail est une des meilleures du monde, mais nous - les travailleurs - nous nous appauvrissons de jour en jour. Il est temps de redresser la tête et de s'unir pour s'opposer à cette situation.
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MANIFESTATION
NATIONALE
CONTRE
LE CHOMAGE ET LA PRECARITE
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NON
A LA CASSE DU
CODE DU TRAVAIL !
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Dans le privé, la stratégie est bien entendu inverse. Les syndicats étant faibles et très divisés selon les secteurs économiques et les salariés étant "illettrés" en matière de connaissance de leurs droits les plus élémentaires, l'Etat avance masqué et il est d'une discrétion inouïe, se contentant des quelques grosses ficelles habituelles pour faire passer d'énormes couleuvres.
La ré-écriture actuelle du code du travail a peu de chance de sortir du sérail de l'inspection du travail qui n'est concernée qu'au second chef (bien moins concernée en tout cas que le salarié lambda du privé) et qui, comme toute corporation, est très repliée sur elle-même. Peu de chance également de sortir des salons feutrés des hautes instances des "grandes" centrales syndicales qui ont, depuis longtemps, fait le choix de s'émouvoir par des communiqués de presse symboliques et confidentiels plutôt que de faire oeuvre d'instruction et d'éducation des salariés. Il n'y a donc rien à attendre d'elles.
Il y a cohérence à mettre cette recodification en corrélation avec la volonté d'enrôler les fonctionnaires de l'inspection du travail dans la chasse à l'étranger. Cohérence également avec la fermeture de 63 prud'hommes sur 271 et avec la transmission aux tribunaux pénaux (qui sont, si on sort de la langue de bois, littéralement à la botte du gouvernement et du patronat) de certains types d'affaire du droit du travail (pendant que d'autres échappent à toute possibilité de poursuite).
Très concrètement, imaginez que votre employeur décide de ne pas vous payer le salaire du mois. Imaginez qu'il préfère un salarié tout frais sorti de l'ANPE et motivé pour retrouver du boulot, plutôt que de recourir à vos services (parfaitement échangeables sur le marché du travail, mais qui ont le démérite de ne pas être subventionnables par l'Etat). Traditionnellement, le salarié allait demander des infos à l'inspection du travail qui passait un coup de fil, faisait un petit courrier... Puis, le salarié saisissait les prud'hommes....
Demain, si vous avez la chance d'être syndiqué (comme 8% des salariés du privé), de travailler dans une grosse boite ou de travailler dans une ville qui a un prud'homme, vous arriverez à récupérer votre dû.
Par contre, si vous travaillez dans une PME, n'êtes pas syndiqué (comme plus de 95% des salariés des PME), habitez un bled pommé, êtes ignorant de vos droits et résigné à tout, vous n'aurez plus qu'à espérer n'être pas dans la catégorie des travailleurs étrangers démunis de titre de séjour et expulsables. Dans tous les cas, vous partagerez leur sort d'esclave. Votre employeur, lui, percevra : 1°) la plus value habituelle que vous aurez payée en tant que consommateur, 2°) le salaire que vous auriez du toucher mais que vous vous êtes fait siffler à la fin du mois de travail, 3°) les subventions pour l'emploi aidé de votre remplaçant. Pour vous : la facture... avec les remerciements du patron !
Franchement, il n'y a ici aucune exagération. La politique menée depuis cinq ans avec Chirac est, comme on peut s'y attendre, accentuée par son héritier. Elle conduit inexorablement à multiplier les marchands d'esclaves quelle que soit la couleur de peau de ceux-ci (surtout dans les petites entreprises qui, pour résister à la concurrence des gros, seront tentées d'en profiter). Elle conduit à organiser l'impunité de leurs abus. Le reste n'est qu'une question de loterie : bons secteurs économiques / secteurs économiques en mauvaise passe, employeurs philantropes (ou du moins légalistes) / employeurs je-m'en-foutistes (ou sans scrupules), etc.
Un militant du syndicat CNT des travailleurs de l'industrie et des services du Nord (STIS-CNT 59),
contrôleur du travail à l'inspection du travail de Lille.
Lille, le 1er décembre 2007.
Pour en savoir plus, lire l'étude réalisée par Richard Abauzit, ancien inspecteur du travail, en cliquant ici (format pdf - 45 pages - 439 ko).
Note bene : Le 19 décembre 2007, le parlement a adopté le projet de loi de refonte du code du travail entériné en deuxième lecture par le Sénat. Le texte autorise donc maintenant la ratification d'une ordonnance qui prévoit la ré-écriture du code.
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SNCF
:
APPEL A LA GREVE RECONDUCTIOBLE DES
CHEMINOTS CNT (novembre 2007)
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RESTAURATION
:
MARRE
D'ETRE EXPLOITES !
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L’EXTREME-DROITE
DE DIEU REMET LE COUVERT ! |
Samedi 17 novembre 2007, l’association « SOS TOUT PETITS » entend nous refaire le coup du rosaire public à proximité du planning familial dans un seul but : Remettre en cause le droit à l’avortement ! Sous un semblant de respectabilité familiale « bon enfant », se dissimule l’intégrisme religieux le plus intolérant et le plus hostile à toute idée pouvoir vivre une sexualité propre à chacun et chacune et d’émancipation des femmes. Leurs mots d’ordre : abrogation de la loi Veil, lutte contre l’euthanasie, mobilisation contre le PACS, lutte contre les « perversions sexuelles » (Ils considèrent les homosexuelLEs comme « des malades » qu’il faut soigner) et bien entendu défense de la morale publique.
SOS tout-petit : une longue histoire de harcèlement des femmes et de violence !
L’association SOS Tout-Petits, présidée par le sinistre Xavier Dor, est tristement connue pour ses actions anti-IVG contre des hôpitaux et des cliniques pratiquant des avortements ou ils « déstérilisent » tout le matériel à usage abortif et s’enchaînent aux tables d’opération. Xavier Dor a par ailleurs été condamné à plusieurs reprises pour délit d’entrave à l’IVG (Interruption Volontaire de Grossesse), sans jamais purger ses peines ! Le but des anti-ivg est systématiquement de culpabiliser les femmes, de leur refuser la libre disposition de leur corps et de décider de leur vie !
Le droit à l’avortement, un droit conquis de haute lutte mais qui reste fragile
Par delà les actions violentes de ces groupes d’extrême droite, le droit à l’avortement est aujourd’hui restreint, voire menacé par des politiques de restrictions budgétaires et par un lobbying politique et religieux (bioéthique, statut de l’embryon, tentative d’instaurer un délit d’interruption volontaire de grossesse...).
Plus que jamais il est nécessaire de lutter pour :
• Une meilleure information sur la contraception et la sexualité
• Un accès réel et égal au droit à l’avortement et au choix des méthodes d’IVG
• La défense d’un système de santé égalitaire
Ne laissons pas le terrain à ces fanatiques intégristes, réactionnaires et montrons leur notre attachement au droit des femmes à disposer librement de leur corps.
Rassemblement samedi 17 novembre à 14h devant le Planning familial de Lille, 16 avenue Président Kennedy à Lille, M° Mairie de Lille.
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APPEL A LA CONVERGENCE
DES LUTTES
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MOBILISATION
DANS LE PUBLIC,
SECTEUR PAR SECTEUR (du 18 oct. au 20 nov. 2007) |
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UN
TOIT, C'EST UN DROIT !
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Extrait de l'appel à la manifestation du 27 novembre 2007 à l'initiative des APU de Lille et à laquelle a participé l'union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise :
En matière de logement, comme pour de nombreux autres droits fondamentaux, nous devons faire face à une politique de plus en plus dure.
C'est ainsi que Mr Canépa, préfet du Nord Pas-de-Calais, a clairement décidé de déclarer la guerre aux pauvres. Fin juin 2007, le nombre de recours à la "force publique" accordés par la Préfecture avait déjà augmenté de près de 300 % par rapport à l'ensemble de l'année dernière. En 2006 : 44. Fin juin : 128 !
De plus, les délais extrêmement rapides d'accord du préfet en la matière et les consignes passées aux services de l'Etat de ne plus travailler avec les associations militantes ne permet plus d'agir pour travailler durablement au maintien dans le logement ou trouver un relogement et éviter ainsi la violence de l'expulsion.
Non
aux expulsions de locataires sans relogement !
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APPEL
DU RESEAU
"INTER-LUTTES" DE LILLE |
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PUBLIC
- PRIVE :
37,5 ANNUITES... C'EST CA L'EGALITE ! (18 octobre 2007) |
Depuis 2 mois, les coups pleuvent sur les travailleurs du public et du privé :
« service
public 2012 »
c’est d’abord 23000 suppressions de postes en 2008, puis 50 à 60000
suppressions par an dès 2009 ! C’est le recrutement par CDI
(droit
privé) au lieu du statut de fonctionnaire.
passage « non négociable »
aux 41 ans de cotisation pour tous dès 2009 :
il est déjà prévu de passer à 42 ans en 2013 ! Après la
volonté de
casser les régimes spéciaux de retraites, où s’arrêteront-ils ?
instauration des franchises médicales pour tous.
Mais les salariés financent déjà l’assurance maladie par leurs
cotisations sociales ! Ils veulent nous faire payer 2
fois !
Retraites, franchises médicales... c’est notre salaire qu’ils attaquent !
Les attaques du gouvernement sont très cohérentes. C’est le programme du MEDEF !
La protection sociale
La Sécu est financée par les cotisations des salariés et des patrons. Elle verse directement des prestations aux travailleurs retraités (les Pensions), aux travailleurs malades (remboursement des soins et des médicaments), aux travailleurs au chômage (allocation). Les cotisations font partie de notre salaire : c’est le salaire socialisé. Cet argent échappe aux capitalistes qui ne rêvent que d’une chose : mettre la main dessus pour le placer en bourse et faire encore plus de profits.
Le nombre d’annuités pour la retraite augmentent mais Fillon sait bien que les salariés ne pourront pas travailler 41, 42 ans et +. Ils n’auront donc pas leur retraite à taux plein et vont être encouragés à souscrire à des fonds de pension (retraites) et à des assurances privées (maladie), avec le coût et le risque que l’on sait (ENRON aux Etats-Unis). En même temps, les patrons sont exonérés de cotisations sociales (+ de 200 milliards d’euros depuis 1991) ! Eux payent moins, nous, nous payons plus ! Ainsi, les travailleurs vont travailler plus pour que les patrons gagnent plus !
Postes supprimés, services publics privatisés... ça ne peut plus durer !
Les services publics
Devant assurer un service égalitaire et gratuit pour tous, les services publics ne « rapportent » rien. Donc d’abord, le gouvernement fait des « économies » en supprimant massivement des postes au mépris des usagers (écoles, collèges hôpitaux, etc.). Pour pouvoir licencier plus facilement, il ouvre le recrutement en CDI. On sait ce que ça a signifié à France Telecom et à La Poste. On prévoit aussi d’introduire la culture du résultat et la promotion au mérite. En fait, on prépare clairement la privatisation !
De l’argent pour la Sécu, il y en a ! Dans les poches du patronat !
D’autres solutions
existent :
arrêter
d’exonérer les employeurs de cotisations et augmenter les cotisations
sociales patronales en fonction des besoins de la Sécu. Le seul
remboursement des exonérations patronales depuis 1991 (plus de 200
milliard d’euros) ne comblerait-il pas le « trou de la
Sécu » ?
Mais le gouvernement des plus riches ne va pas s’attaquer aux profits
des patrons ! C'est à nous de re-gagner ce que nous avons
perdu !
En 1995, les cheminots, les postiers, les enseignants et les salariés du privé ont bloqué par une grève massive la casse de la Sécu, prévue par le plan Juppé. En 2006, les étudiants, les lycéens et les salariés ont imposé par l’occupation et par la grève l’abandon du Contrat Première Embauche.
La force des travailleurs, c’est la grève !
Ils attaquent sur tous les fronts, répondons-leur TOUS ENSEMBLE ! Faisons du 18 octobre la première étape d’une mobilisation générale contre le gouvernement des patrons !
Dans l'immédiat, nous nous battons pour :
* le retour aux 37,5 annuités pour tous (public-privé) ;
* l’arrêt des exonérations des cotisations patronales et le remboursement des sommes exonérées depuis 1991 ;
* la création de postes à la hauteur des demandes exprimées par les établissements ;
* l’arrêt du recours à l’emploi précaire et la titularisation sans condition de tous les personnels précaires ;
* l’abandon des franchises médicales.
Affiche (format pdf - 1 page - 195 ko) : cliquer ici.
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LA
LOI HORTEFEUX :
UN
DENI DU DROIT D'EXISTER !
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Les capitalistes n'ont pas de frontières... Nous non plus !Ttract de la commission "Travailleurs migrants" de la CNT avec les coordonnées de l'UR-CNT 59/62 : http://www.cnt-f.org/59-62/loiHortefeuxOCT07.pdf (format pdf - 1 page - 1,1 Mo).
Tous les six mois, les gouvernements nous sortent leur nouveau projet de loi visant à enfermer, traquer, priver de tous les droits les travailleurs étrangers qui sont pourtant les plus exploités, ceci dans un double but : maintenir la division entre les travailleurs français /étrangers, avec/sans papiers, toujours au profit du patronat, et exploiter au maximum les travailleurs migrants, fragilisés par les difficultés d’obtenir une carte de séjour, sous des formes qui finissent toujours par être étendus au reste de la population. [...]
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Sécu
:
comment est-ce qu'on fabrique un "déficit" ? |
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RENTREE
SOCIALE :
TRACT CONFEDERAL DE LA CNT |
NON AUX FRANCHISES MEDICALES ! |
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NOS
DROITS SOCIAUX
NE SONT PAS NéGOCIABLES...
NOUS NE NéGOCIERONS RIEN !
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SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !
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Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...
Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
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SANS-PAPIERS :
LA GREVE DE LA FAIM EST SUSPENDUE,
MAIS LA LUTTE CONTINUE !
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Concert de solidarité et de vigilance sociale
Dimanche 9 septembre à partir de 15h, place de la République à Lille avec la participation de La Brigade des Tubes, Arsene Lupunk, Farid Berki, Akli, etc...
Manifestation hebdomadaire :
Tous les mercredis à 18h, place de la République à Lille.
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SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE L'UL-CNT DE LILLE
(22 août 2007) |
L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs dénonce les rafles de sans papiers qu’a menées la police nationale mardi matin et mercredi après-midi, à bientôt 70 jours de leur grève de la faim.
Depuis le 1er août, jour de l’évacuation de la Bourse de travail orchestrée par la préfecture, la soixantaine de sans papiers grévistes de la faim a été trimbalée d’hôpitaux en commissariats en passant par les centres de rententions et les tribunaux.
Il y a une semaine environ, 7 guinéens grévistes de la faim ont été expulsés via le Maroc. Une quarantaine d’autres se trouvaient depuis aux abords des hôpitaux de Lille, Roubaix, Tourcoing et Valenciennes où ils poursuivaient leur grève dans des abris de fortune, l’administration hospitalière refusant de les hospitaliser. Ils ont été raflés et enfermés dans différents commissariats et centres de rétention. Aujourd’hui ce sont 6 sans papiers hospitalisés à l’hopital de Seclin qui ont été embarqués par la police.
Ainsi, l’Etat et la préfecture usent de méthodes odieuses pour casser le mouvement de lutte des sans papiers du Nord qui ne sont pas sans nous remémorer les pages les plus sombres de notre histoire.
L’union locale CNT tient à exprimer son indignation face aux méthodes toujours plus répressives de l’Etat à l’encontre des sans papiers et apporte tout son soutien aux victimes des politiques racistes et inhumaines.
Nous réaffirmons la nécessité d’une solidarité internationale entre les peuples au delà des frontières, des cultures et des Etats.
L’union locale des syndicats CNT de Lille et ses environs appelle à participer aux manifestations de soutien aux sans-papiers en lutte tous les soirs à 18h (place de la République à Lille) ainsi que samedi 25 août 2007 à 15h (même lieu).
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SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DE RESF 59/62
(21 août 2007)
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Des dizaines de sans-papiers poursuivent une grève de la faim entamée par certains depuis le 15 juin. Cette grève de la faim a été imposée par l’attitude de la Préfecture du Nord qui a arrêté, poursuivi, expulsé dessans-papiers qui sont en attente d’une régularisation depuis des mois voire des années.Devant cette rupture unilatérale et brutale par la préfecture des accords Delarue de 2004, les sans-papiers n’ont eu, en désespoir de cause, d’autre choix que de mettre leurs vies en danger en utilisant l’ultime recours à leur disposition : la grève de la faim.Ce mardi 21 août, tôt le matin, une vaste opération policière a été menée contre les sans-papiers grévistes de la faim installés devant différents hôpitaux de la métropole lilloise. Actuellement dans les locaux de la PAF, notre inquiétude est très forte sur leur sort.Réseau Education Sans Frontières 5962 proteste contre l’attitude de plus en plus répressive des services de l’Etat à l’encontre des "étrangers" définis au faciès et des sans-papiers grévistes de la faim, en particulier.Réseau Education Sans Frontières 5962 affirme son entière solidarité avec les sans-papiers grévistes de la faim et les autres.Réseau Education Sans Frontières 5962 appelle tous ses membres à manifester le plus large soutien et à protester le plus fortement possible auprès de la préfecture du Nord et du ministère en charge de cette question.Réseau Education Sans Frontières 5962 exige que les revendications des sans-papiers grévistes de la faim soient satisfaites.
Pétition de RESF 59/62 à signer sur http://www.educationsansfrontieres.org/?article7636 (en cas de dysfontionnement, aller sur la page d'accueil http://www.educationsansfrontieres.org ; toutes les infos sont en ligne à la rubrique "collectifs locaux/59 62/divers" jusqu'au 15/08/07 puis dans la rubrique "grève de la faim").
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SANS-PAPIERS :
COMMUNIQUE DU CSP 59
(1er août 2007) |
L’ultimatum annoncé hier par voie de presse du Préfet a été aussitôt suivi du blocus, dès 23h, de la Bourse du Travail de Lille par les policiers de la BAC. Un sans papier a été arrêté juste à la porte, les 169 sans papiers à l’intérieur ne pouvant plus sortir de la Bourse du Travail.
Ce mercredi 1er Août 2007, dès 6h du matin, plus de 40 véhicules de CRS ont encerclé la Bourse et, une fois à l’intérieur, se sont mis à trier les Sans Papiers sous le prétexte fallacieux d’un contrôle d’identité. Quelques uns ont été conduits à l’extérieur, d’autres ont été amenés dans les commissariats de la métropole et des grévistes de la faim dans les hôpitaux de Douai, Armentières, Seclin, Tourcoing, Roubaix, CHR de Lille et Saint-Vincent et Saint-Philibert à Lille etc.…
Si l’expulsion de la Bourse s’est faite sans violences notables, il s’agit là d’une nouvelle provocation répressive contre les Sans Papiers au 47 eme jour de grève de la faim. Le Préfet déclare selon l’AFP que l’intervention policière était « indispensable sur le plan sanitaire, de l’hygiène et de la sécurité, et justifiée sur le plan juridique ». Le CSP 59 aura la décence de laisser à la Justice l’appréciation sur le caractère justifié ou non sur le plan juridique de l’évacuation. Il dénonce avec fermeté le fait que le Préfet se substitue à la Justice. Une fois n’est pas coutume, ne sont-ce pas les mêmes procédés qui ont conduits par eux fois les tribunaux de Créteil, de Lille et la Cour d’Appel de Douai à désavouer M. CANEPA. La même Préfecture s’est même permise d’inventer l’article 78.2.8, qui n’existe pas dans le code de procédure pénale, pour justifier les arrestations de sans papiers diffuseur du tract d’appel à la conférence du magistrat PORTELLI.
Selon l’AFP, le Préfet déclare même que : « 76 sans papiers ont été placés en garde à vue pour l’examen de leurs situations ». Depuis quand place-t-on des sans papiers en garde à vue comme de dangereux criminels pour décider ensuite de leur sort ?! A l’heure actuelle affirme clairement qu’il y avait 170 sans papiers dont 56 grévistes de la faim reconnus par le CSP 59 assignés à la Bourse du Travail par les rondes de la BAC jusqu’à 6h du matin.
Le Préfet continue le double langage qui consiste à nier sans le paraître l’existence d’une grève de la faim qu’il a lui-même provoqué. Selon l’AFP il ne reconnaît qu’une « quarantaine se prétendant en grève de la faim (qui ) feront l’objet médical par précaution et seront ensuite laissés libres ». M. CANEPA est bien obligé de prendre quelques précautions quand il réduit à « 5 présentant les symptômes d’une grève de la faim (qui) ont été hospitalisés ». Le CSP 59 a repéré pour l’instant 38 hospitalisations et nous sommes à cet instant sans nouvelles des autres.
Dans sa grande magnanimité, le Préfet se permet de donner rendez-vous le 31 août prochain, soit au 77 eme jour de la grève de la faim à « toutes les bonnes volontés pour examiner au cas par cas les dossiers qui méritent de l’être ».
Pour qualifier la liste des grévistes de la faim, des 60 kidnappés le 15 juin dernier et des 12% (laissés pour compte des accords Delarue) déposée par le CSP 59, la LDH, le MRAP et la CIMADE ,en compagnie de Mg Gaillot le 31 juillet de « fantaisiste », le Préfet évoque un « violeur », un cas de « mariage forcé » et d’autres « déjà régularisés ». Décidément, M. CANEPA a des difficultés à respecter la séparation des pouvoirs entre le pouvoir exécutif qu’il représente et le pouvoir judiciaire. Quant aux autres « déjà régularisés » auxquels fait allusion M. CANEPA, le CSP 59 fait remarquer qu’il s’agit d’abord d’une liste de rappel contenant les noms de 59 personnes en longue attente d’une visite médicale à l’ANAEM pour obtenir la carte d’un an ou de dix ans et de 35 autres régularisés en attente du premier récépissé. Le simple fait de présenter comme « fantaisiste » une telle liste montre le peu de sérieux de M. CANEPA.
Ajoutons enfin que parmi les arrêtés de ce matin, le premier à avoir été libéré s’est vu remettre un document préfectoral le dépossèdant de son récépissé de demande d’asile à l’OFPRA alors qu’il est en attente de la décision de la commission de recours de l’OFPRA. Le document remis considère, avant même que cette commission n’ait siégé que le demandeur d’asile guinéen ne peut « se prévaloir des dispositions des articles 3 et 8 de la Convention Européenne de sauvegarde des Droits de l’Homme et des Libertés Fondamentales ». Le CSP 59 considère d’une part que la Préfecture n’a pas à se substituer à la commission de recours de l’OFPRA et conseille d’autre part à M. CANEPA de prendre langue avec MM. BOLLORE et SARKOZY pour qu’ils l’informent des 130 morts et plus causés par la répression de leur ami le dictateur Lansana CONTE ces derniers mois en Guinée.
M. CANEPA, vous n’êtes ni crédible, ni sérieux. Toutefois, vous avez entre vos mains la santé et la vie des grévistes de la faim. Votre action répressive d’aujourd’hui, à l’instar de ce qui ce qui s’est passé le 15 juin pourrait multiplier le nombre actuel de grévistes reconnus par le CSP 59. En effet, depuis le 25 juillet, jour de l’installation des grévistes à la Bourse du Travail, l’opinion publique est témoin du formidable travail citoyen et civique effectué pour éviter justement que le désespoir des sans papiers ne se transforme en acte hors-loi ; c’est à dire que des sans papiers n’ayant reçu aucune première réponse ou étant encore en procédure de demande d’asile ou relevant d’autres Préfectures ne viennent s’ajouter à ceux qui ont construits leurs dossiers conformément aux demandes de vos services et aux exigences de l’accord DELARUE.
Le CSP 59 vous tient par avance pour responsable de toute conséquence dramatique qui découlerait de votre irresponsabilité et de votre mépris pour les étrangers sans papiers.
Lille, le 1er août 2007.
Comité des Sans Papiers 59 (CSP59), 42 rue Bernos, 59000 Lille - Tél: 06.80.57.50.61 - Fax : 03.20.74.16.68 – E-mail : csp59@wanadoo.fr|
PAS DE SERVICE MINIMUM...
POUR LA LUTTE DES CLASSES !
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BILAN DE LA FETE DE LA "COMMUNE"
ORGANISEE A BETHUNE
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MAI 68 : LE RETOUR ?
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Le but de la soirée est de replacer Mai 68 dans son contexte international et de montrer en quoi ce mouvement correspondait à une phase bien particulière de l’évolution du capitalisme. Avec les intervenants *, nous dresserons la liste des différentes thématiques portées par Mai 68. Nous débattrons de leurs différences d’état d’esprit et de leur dimension révolutionnaire (ou pas... ?). Nous réfléchirons à la fonction qu’ont joué ces événements à l’époque et nous analyserons « l’héritage » qu’ils ont laissé dans les mentalités et les structures de la société actuelle. Nous verrons ce qui a changé par rapport à cette époque et ce qui est demeuré identique. Nous essayerons de tirer les leçons de ce mouvement pour mieux lutter aujourd’hui… Venez nombreux !
CNT-Lille
* Parmi ces intervenants, citons par exemple Bernard GIL, militant du syndicat CNT santé-social de la région parisienne. Bernard GIL avait 17 ans en mai 68. Il nous rendra compte d’un aspect méconnu de mai 68 à Paris : l’occupation de la fac de Censier par un comité d’étudiants et de travailleurs.
Programmation vidéo :
Grands soirs et petits matins :
« Le seul vrai film sur l’esprit de Mai 68 ! »
William Klein filme au jour le jour des assemblées, débats improvisés, barricades, bagarres de rues, palabres, utopie en marche, résignation, malentendus. D’une durée d’1h37 et monté en 1998 dix ans après les évènements, ce documentaire est une passionnante chronique qui allie la chaleur lyrique du "direct" au recul ironique et critique. Filmé en noir et blanc, caméra au poing, c’est le document le plus précieux, le plus juste et le plus troublant sur ces évènements historiques. Des facs jusqu’aux usines, des AG aux barricades… l’Etat, la hiérarchie et le capitalisme sont contestés par des millions de grévistes, étudiants et salariés. Garçons de café, retraités, illuminés, immigrés, ménagères, étudiants, syndicalistes, touristes des beaux quartiers, cadres en mal de conscience, enragés de tous poils et de toutes tendances forment partout des tables rondes ambulantes... Pavés de bonnes intentions, rumeurs et révélations, rêves et discours les plus fous, analyses correctes et aberrantes, coups de théâtre, complots, confessions, crises de conscience, tripes et psychodrames... Pour visionner un extrait, cliquer ici.
Reprise :
« Un voyage passionnant au cœur de la classe ouvrière… »
Dans un petit film tourné en juin 68 par des étudiants en cinéma devant l'usine Wonder à Saint Ouen, on voyait une femme refusait passionnément de reprendre le travail après la grève, de rentrer dans « cette boîte pourrie ». Patiemment, Hervé Le Roux a recherché toutes les "acteurs" de ce petit film, les militants, les étudiants "maos", les conseillers municipaux communistes, les ouvriers, les contremaîtres… et les a longuement interrogés. Le pari de son documentaire, sorti en 1996, est de retenir l'attention du spectateur par ce suspense : retrouvera-t-on cette femme, saura-t-on si elle est "rentrée", si sa vie a changé ? Cela dure plus de trois heures et c'est passionnant, parce qu'on découvre la puissance de la parole ouvrière, le témoignage d'une époque, d'un capitalisme paternaliste et sauvage, d'un monde de 1968 semblant à la fois préhistorique et parfaitement immédiat. Et, comme dans un thriller, on ne cesse d'espérer l'apparition de la mystérieuse pasionaria…
L’an 01 :
« On arrête tout, on réfléchit et c’est pas triste ! »
Au départ, « L’an 01 » est une bande dessinée de Gébé publiée à partir de 1970 sous forme de série dans Politique Hebdo, puis dans Charlie Mensuel. Puis, cette série écologiste et utopiste fut adaptée au cinéma par Jacques Doillon qui donna ainsi son premier rôle à Gérard Depardieu. On y voit également Coluche, l'équipe du Splendid, les collaborateurs de Hara kiri, Gotlib, Jacques Higelin ainsi que de nombreux autres (François Béranger, Romain Bouteille, Cabu, Jean-Paul Farré, Patrice Leconte, Miou-Miou, Daniel Prévost…). Ce film, sorti en 1973 et d'une durée de 1h27, a dépassé les 500 000 entrées. Le sujet est une volonté de rompre avec le système traditionnel où les gens perdent huit heures par jour à entraîner la destruction de la planète et à consommer des choses qui ne servent à rien.
Le tract de présentation de la soirée est disponible ici
en téléchargement (format pdf - 1 page - 171 ko).
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MARCHE DES CHOMEURS
A L'OCCASION DU G8 DE ROSTOCK
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La marche sera à Lille mardi 22 mai (cf. ci-dessous quelques rendez-vous extraits du programme régional).
Communiqué : pourquoi la CNT-Béthune soutient-elle cette marche ?
A l'occasion du sommet des puissants, l'union locale CNT de Béthune soutient cette action européenne qui entend encore une fois :
- dénoncer le chômage, la précarisation, la pauvreté, les exclusions et les discriminations,
- témoigner, à chacune des étapes, des luttes organisées localement (et les soutenir bien entendu).
Ce soutien s'inscrit tout naturellement dans les engagements locaux que mènent depuis nombre d'années l'union locale CNT de Béthune et le syndicat CNT des sans-emplois et précaires du béthunois (lutte contre les expulsions locatives et soutien aux réfugiés de Calais).
La marche 2007 fait suite à celles entreprises dans les années précédentes depuis 1997. Pour rappel, la CNT béthunoise et plus particulièrement le syndicat des sans emplois et précaires ont été présents dans les marches de 1997 ("Marche anti-G8" de Tanger à Amsterdam, ), de 2004 ("Marche des sans papiers" de Bruxelles à Paris) et de 2005 ("Marche contre la précarisation de nos vies", Arras-Calais-Lille-Paris).
Les soutiens financiers sont à envoyer par chèques libellés au nom de "Union locale CNT de Béthune" (avec la mention "marche" au verso) à l' adresse suivante : Union locale CNT, Maison des syndicats, 558 rue de Lille, 62400 Béthune. En parallèle, merci de confirmer votre envoi postal par l'envoi d'un courrier e-mail à l'adresse suivante : ul-bethune@cnt-f.org
Extraits du programme pour les 21, 22 et 23 mai 2007 :
Lundi 21 mai à Arras :

























départ vers Charleroi (Belgique) à 9h30
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LA CNT
FACE AU CONTEXTE POST-ELECTORAL
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PREPARONS LE 3ème TOUR SOCIAL !
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Quelle que soit l'attitude que chacune ou chacun d'entre nous adoptera à l'occasion du second tour de l'élection présidentielle (choix de l'abstention, du vote blanc ou du vote "anti-Sarko") - et quel que soit le résultat de cette élection (Royal ou Sarkozy) ! - la CNT rappelle qu'il est plus que jamais nécessaire de se syndiquer, de se mobiliser, d'être solidaire des autres secteurs en lutte, de faire converger nos revendications et nos combats dans un grand mouvement d'ensemble.
Car seul un rapport de force massif et organisé à la base sera capable d'imposer une réelle distribution des richesses et le droit à un logement décent, d'empêcher les licenciements et la casse des services publics, de stopper le nucléaire, d'obtenir la régularisation de tous les sans papiers, d'en finir avec les discriminations et la répression policière accrue dans les quartiers populaires...
Soyons ingouvernables !
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MANIFESTATION ANTI-NUCLEAIRE
SAMEDI 17 MARS 2007 A LILLE
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LUTTE DE CLASSE CONTRE LE CAPITAL
ET LE FRONT NATIONAL
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SECTEUR PUBLIC :
TOUS EN GREVE LE 8 FEVRIER 2007 !
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La CNT appelle à cette grève sur ses propres bases : titularisation de tous les précaires sans condition de concours ni de nationalité, augmentation générale des salaires selon une échelle décroissante allant de 300 à 0 euros (priorité aux bas salaires !), convergence avec les travailleurs du secteur privé, les étudiants et les chômeurs, lutte pour l'égalité sociale et l'autogestion, etc.
Manifestation unitaire : Lille - 14h - porte de Paris (rendez-vous CNT à l'angle de la rue de Paris et de l'avenue Kennedy).
Pour info, voici un extrait du tract de l'intersyndicale de la fonction publique (à laquelle la CNT n'est pas invitée) :
- Pour l’ouverture immédiate de véritables négociations sur l’ensemble du contentieux salarial, la refonte de la grille et le niveau des pensions, le rattrapage sur les pertes intervenues depuis 2000 (+ de 6 %).
- Pour la défense des services publics et de la fonction publique.
- Pour l’amélioration des conditions de travail et de vie de tous les personnels.
- Pour une politique d’emploi public statutaire qui corresponde aux besoins.
APPLIQUEE AUX SERVICES PUBLICS... LA LOGIQUE CAPITALISTE !
Aujourd'hui plus que jamais, les services publics sont la cible du "libéralisme avancé" :
Fermeture des bureaux de poste, des administrations de proximité, des classes trop peu surchargées, des petites maternités et des services hospitaliers non "rentables"...
Seuls secteurs épargnés : tribunaux, police, prisons.
Nous savons la dégradation des transports publics (et la perte de sécurité) dans le système anglo-saxon prôné par le Pouvoir, le gonflement démesuré des factures énergétiques (électricité par exemple) dans le secteur passé au privé... La liste est longue.
TRAVAILLER PLUS POUR GAGNER MOINS
Sous les prétextes de qualité et d'efficacité se cache de fait l'objectif de rentabilité : il faut faire travailler plus pour produire plus.
La réforme Fillon a allongé les durées de cotisation à 40, 41 et bientôt 42 ans pour les retraites. Les services sont réorganisés, les établissements fermés, les personnels regroupés. La pénurie organisée des effectifs alourdit la charge de travail mais conduit aussi à la remise en cause des droits des personnels (droits aux congés, remplacements à combler).
15000 suppressions d'emplois sont ainsi inscrites dans la loi de finances 2007, (5300 en 2006), qui conduisent à redéfinir en les maximisant les missions des fonctionnaires.
Dans le même temps, on a une baisse de plus de 7%, en sept ans, du pouvoir d'achat des travailleurs des hôpitaux, de l'éducation, des collectivités, de la poste, pour des salaires toujours plus dégradés des non titulaires restants.
EN FINIR AVEC LES DISCOURS DE PRETENDUE NECESSITE
Bien que dégradé, le Service Public doit remplir ses missions.
L'Etat se montre alors le 1er pourvoyeur de travail précaire avec un recours massif aux vacataires, contractuels, MA, EVS, CAE, assistants de toutes sortes dans l'Education, intérimaires et CDD à la Poste, 30% de non titulaires, soit plus de 500 000 agents dans la Fonction publique territoriale... sans statut (le Droit du Travail dans le secteur privé) donc sans défense, soumis au vouloir, bon ou mauvais, du "chef", au salaire dérisoire, aux horaires incertains, à la menace du licenciement immédiat.
L'absence de personnels titulaires stables et qualifiés, c'est encore la détérioration des conditions de travail, la faiblesse de la présence adulte dans les écoles, la dégradation des matériels et de l'entretien des établissements...
La réponse de l'État ? Mobilité, flexibilité. Allongement des temps de travail, remplacements à l'interne, nominations hors compétence, et sur 2 voire 3 établissements...
ENSEMBLE, EXIGEONS
- une augmentation générale des salaires, vers l'égalité salariale (contre les hiérarchies de revenus qui divisent les travailleurs),
- un recrutement massif de travailleurs titulaires en fonction des demandes des AG de salariés (seules à même d'évaluer les réels besoins sur le terrain),
- la titularisation immédiate, sans condition de concours ni de nationalité, de tous les travailleurs précaires de la fonction publique.
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SOUSCRIPTION REGIONALE
POUR L'ACHAT D'UNE SONO
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L'union régionale CNT du Nord Pas-de-Calais organise une souscription auprès de tous/toutes ses adhérentEs et sympathisantEs pour l'achat d'une sono et d'un groupe électrogène permettant de l'alimenter. Ceci bien sûr afin de faire encore mieux entendre sa voix dans les manifs auxquelles elle participe régulièrement à Lille, mais aussi un peu partout dans la région.
Objectif : 3000 euros.
Les chèques sont
- à libeller à l'ordre de : union locale des syndicats CNT de la métropole lilloise
- et à envoyer à : UL-CNT, 1 rue Broca, 59000 LILLE.
Merci d'avance pour votre soutien.
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SOUTIEN A LA CNT-PTT
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Elle participera, dans la métropole lilloise, à la journée nationale d'action organisée le samedi 25 novembre 2006.
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DEMOCRATIE ET DROIT DE MANIFESTER…
OU ETAT POLICIER ?
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Mercredi 15 novembre, une vaste journée militante se met en place sur la métropole lilloise : mobilisation du « Réseau Universités Sans Frontières », soutien aux syndicalistes de la SAC suédoise, manifestation des syndicats de l’éducation.





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DROIT A L'AVORTEMENT
ET A LA CONTRACEPTION
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SOLIDARITE AVEC LES SALARIE-E-S
DE QUEBECOR HELLEMMES
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TRACT
DE RENTREE INTERPRO
DDE L'UNION LOCALE CNT DE LILLE ET
ENVIRONS
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SOUTIEN A BERNARD
COQUELLE
MILITANT ANTI-OGM (EX "11 D'AVELIN") POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE ! |
Par ce refus, il se trouve à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 24 octobre 2006 à Douai et risque jusqu’à un an de prison ferme et 15 000 euros d’amende.
Une double peine
Bernard a participé en 2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d’un champ de betteraves transgéniques à Avelin dans le Nord.
Le 3 novembre 2005, il a été condamné avec 10 autres personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à verser des dommages et intérêts collectifs à Advanta, propriétaire du champ OGM.
Comme ça ne pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été convoqué avec six de ses co-condamnés à alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG).
Un autre des 11 d’Avelin, Benjamin Deceuninck, a refusé ce matraquage juridique. Il est passé devant le tribunal d’Alès (Gard) le 25 août dernier. La procureur a requis 500 euros d’amende. Le jugement sera rendu le 29 septembre.
Solidarité
Le procès arrive à grands pas
et une réponse collective s’impose. Une première
réunion de soutien
aura lieu le 2 octobre 2006 à la MNE à Lille
à 18h30.
Soyons nombreux pour le soutenir.
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille
est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).|
PROCES DE BENJAMIN
DECEUNINK,
MILITANT ANTI-OGM (EX
"11 D'AVELIN")
POUR SON REFUS
DE FICHAGE GENETIQUE |
Le 23 juin 2006, Benjamin Deceuninck, paysan CNTiste du Gard, a refusé le prélèvement de son empreinte génétique. Par ce refus, il s'est trouvé à passer une nouvelle fois devant un tribunal le 25 août 2006 et risquer jusqu'à un an de prison ferme et 15000 € d'amende.
Une double peine
Benjamin a participé en 2001, avec une soixantaine de personnes, au fauchage d'un champ de betteraves transgéniques à Avelin dans le Nord. Le 3 novembre 2005, il a été condamné avec 10 autres personnes à une peine de prison avec sursis (1 mois) et à verser des dommages et intérêts à Advanta, propriétaire du champ OGM. Comme ça ne pouvait suffire aux yeux de la justice, il a été convoqué avec six de ses co-condamnés à alimenter le Fichier National Automatisé des Empreintes Génétiques (FNAEG). Deux d'entre eux, Ben et Bernard (un paysan du Nord) ont refusé.
Le FNAEG, le fascisme selon Sarko
Créé en 2001 sous le gouvernement Jospin, ce fichier avait pour but de ficher les auteurs de crimes graves, homicides volontaires, actes de terrorisme et attaques à main armée. A cette époque, aucune opposition n'est exprimée. Pourtant, on savait déjà que se battre contre les conséquences d'un système ne sert à rien si on ne s'attaque pas aux causes. De plus, dès qu'un système de flicage intensif est mis en place, il est très facile, dans la démocratie que nous connaissons (sic), de l'étendre à tout et n'importe quoi…enfin presque. 2003 arrive et Sarko aussi. La portée du FNAEG est entendue à toutes personnes ayant commis crime ou délit (ou sur simple présomption d'un officier de police judiciaire), sauf… pour les délits financiers. Sarko prend garde à son derrière, le grand Jacques ne sera pas inquiété.
Le procès
D'abord, le juge refuse d'écouter les deux témoins de Benjamin, ne souhaitant pas débattre sur le fond. Etonnant ! Ces témoins avaient pourtant beaucoup de choses à dire. Claire, co-condamnée de Ben dans l'affaire des 11 d'Avelin, n'a pas été conviée à donner son ADN. Mais sur quelles bases la justice définit-elle qui sera fiché de qui ne le sera pas ? Peut-être que Ben est un militant un peu trop actif aux yeux de l'Etat ? Et en plus, il est anarchiste, donc délinquant, forcément ! Olivier, le deuxième témoin, a participé au fauchage de Nonette, rendu célèbre par sa violence répressive. Avec ses co-détenus, et avant toute forme de procès, ils n'ont pas eu trop le choix. Les flics ne leurs ont laissé le temps de réfléchir, et les ont surtout mal informés du risque qu'ils prenaient s'ils refusaient le prélèvement d'ADN. Ils leurs ont tout simplement dit qu'en cas de refus, ils passeraient un an en prison et paieraient 15000 € d'amendes (alors que c'est le maximum encouru). Pression fasciste ? ! Donc, du fait du refus du juge de laisser la plaidoirie de l'avocat de Benjamin se dérouler, ce dernier a dû changer de tactique et baser sa défense sur les faits du fauchage d'OGM de 2001. Néanmoins, Maître Gandini a pu lire au tribunal des lettres de deux anciennes résistantes. Odette Ester, 91 ans, a écrit : « Ayant connu les horreurs de la guerre 39-45, je m'inquiète de voir ressurgir des méthodes que je croyais à jamais disparues… » qui plus est semblant liées à des pratiques d'Etat policier. De son côté, la procureure déclare que le débat est évidemment politique, mais qu'elle n'est « qu'un pauvre magistrat ». Comble pour le défenseur d'un Etat bourgeois ! Elle déclare ensuite qu'elle ne peut faire de distinguo entre un voleur avéré et un faucheur d'OGM, les deux étant des délinquants aux yeux de la loi. Et elle a raison ! On ne peut pas, on ne doit pas distinguer une mère de famille qui vole un steak pour nourrir ses enfants et Benjamin Deceuninck qui fauche des OGM dans son combat contre le capitalisme. Le flicage, génétique ou pas, ne doit pas exister. En définitive, la procureure a requis 500 € d'amende. Le jugement est mis en délibéré au 29 septembre 2006.
Un soutien principalement libertaire
Devant le tribunal, ce matin-là, on voyait surtout du rouge et du noir. Pas de grande gueule au micro, que des gens, anarcho pour la plupart, venus de Lille, Montpellier, Toulouse, Paris… pour soutenir Ben. Leurs messages étaient clairs, ici et là aussi de nombreux cas de flicages génétiques s'exercent : des taulards qui se prennent des mois supplémentaires pour ce même refus, des jeunes du mouvement du printemps dernier qui attendent leurs procès, d'autres, pas au courant, qui n'ont guère d'autres choix que d'accepter et qui se retrouvent aujourd'hui parmi les plus acharnés contre ce fascisme à la façon Sarko. Au grand damne de certains, pas libertaires du tout, le débat s'est déplacé à la bourse du travail. Sans tribune ni prise de parole d'expert pré-programmé, une centaine de personnes ont continué à débattre, à proposer et à aboutir à la création d'une plate-forme d'information sur le flicage-fichage.
Y'a baleine sous gravillons !
D'abord, soulagement pour Ben, ça aurait pu être pire, d'autant qu'il a du sursis sur la tête. Mais les réactions du juge me turlupinent. J'ai l'impression qu'il ne souhaite pas que ça s'émousse de trop. D'après un copain plus expert que moi en branlette juridique, il y aurait eu plusieurs cas de vice de procédure de la part du juge ? Exprès ou pas ? Il veut peut-être qu'il y ait un non-lieu pour vice de quelque chose ? Je pense qu'il y a baleine sous gravillons. Les OGM, c'est avant tout une affaire de fric dans laquelle l'Etat français ne trouve que peu d'intérêt sinon de protéger ses industries agronomiques. Cocorico ! Ici, le refus de flicage génétique met le doigt sur un problème autrement plus perfide. Il ne s'agit plus de simple combat contre le capitalisme, mais de combat contre le contrôle et le pouvoir. Qu'adviendra-t-il si un fou furieux comme Sarko ou Le Pen arrive au pouvoir ? Avec dans ses sacs de perlimpinpins un fichier génétique qui recense plusieurs centaines de milliers de personnes ? Et avec la volonté de l'étendre à toute la population ? ! Vous aimez la science fiction ? Vous êtes en plein dedans ! Vous vous rappelez d'un certain fou en 1923 qui commençait à délirer avec une certaine race arienne ? !…
Xamo (STIS-CNT 59)
Le procès en appel pour refus de prélèvement génétique de Benjamin DECEUNINCK aura lieu le 28 NOVEMBRE à NIMES à 8h30.Communiqué de presse à télécharger (format Word - 1 page - 29 ko) :
Le collectif "REFUS ADN" appelle à :
- VENIR SOUTENIR Benjamin devant le tribunal
- ORGANISER des actions de soutien partout en France le SAMEDI 25 NOVEMBRE pour soutenir Benjamin et INFORMER plus généralement sur le FLICAGE GENETIQUE (FNAEG *)
=> ses actions seront coordonnées sur le site http://refusadn.free.fr
=> merci de faire part de vos initiatives de soutien en laissant vos contacts et coordonnées à refusadn@free.fr
- DIFFUSER et SIGNER les pétitions de soutien
- SOUTENIR FINANCIEREMENT pour couvrir les frais des procès. Chèque à l'ordre de CNT FTTE (mention "refus adn" au dos), bal CNT, Bourse du travail, 7 pl G. Dupuy 30100 ALES
Le tract anti-OGM de l'union CNT de Lille est disponible ici (format pdf - 1 page - 367 ko).
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NI GENETIQUEMENT
MODIFIES,
NI GENETIQUEMENT FICHES !
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Solidarité avec les camarades résistant au fichage génétique :
L’UL des syndicats CNT de Lille tient à exprimer sa solidarité avec Benjamin (CNT Alès), Claire (CNT Corrèze), Stéphane, et tous les autres militants syndicalistes et anti-capitalistes dans leur opposition au fichage génétique systématique des militants.
Ces trois personnes ont déjà subi une condamnation de deux mois de prisons avec sursis pour avoir fauché un champ de betteraves transgéniques qui ne respectait pas la législation en 2001 dans le Nord.
Nous rappelons la perversité d'une loi qui met sur un même pied action militante, terrorisme, et crime sordide.
Sommes nous revenus aux
fichages politiques des grandes
heures du fascisme ?
Nous constatons une montée en puissance dans la criminalisation
des militants
syndicaux et anti-capitalistes. L’arsenal législatif mis
en place par les
gouvernements successifs font de chacun d’entre nous un
présumé coupable.
Le fichage génétique
est une étape
supplémentaire de ce processus.
Au-delà de la répression policière qui s'abat
toujours plus durement sur les
mouvements sociaux, c'est maintenant une réponse juridique que
l'on oppose à
nos revendications et actions légitimes.
Rappelons aussi que lors
du mouvement dit « anti-CPE », de
jeunes manifestants ont connu cette condamnation dont le seul but est
d’empêcher toute forme d’expression populaire.
D'autre part nous dénonçons la banalisation du fichage
humain. Outre le
traitement infamant qu'il constitue, nous savons que l'on peut tirer
des
informations strictement personnelles de l'ADN. Qu'adviendra-t-il de
notre liberté individuelle, déjà bien
verrouillée, si le
délire sécuritaire ambiant provoque un
détournement de la finalité première de
ces fichiers génétiques ?
Contrairement à ce
qui est claironné, le fichage ADN n'est pas sans failles.
Des erreurs de manipulation, des contaminations d'échantillons,
voire la
falsification de preuves, sont malheureusement prévisibles.
Aussi, l'union locale CNT Lille s'insurge contre le traitement infamant
réservé
aux militants anti-OGM et anti-capitaliste et demande l'arrêt du
fichage ADN
ainsi que la destruction des échantillons déjà
stockés.
Face à la répression sociale tous azimuts et aux
politiques d'exploitation des
travailleurs, nous opposerons toujours la lutte solidaire et la
solidarité
militante.
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1er
MAI 2006 :
APPEL
INTERSYNDICAL
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