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Appel de la CNT éducation pour la grève générale du 14 juin contre la loi Travail

Aujourd’hui, c’est le privé qui est attaqué. Demain, ce sera le public ! Tou.te.s contre la loi Travail !

La loi Travail, c’est quoi ?

Aujourd’hui, le Code du travail garantit les droits de base des salarié.e.s sur le temps et les conditions de travail, le paiement des heures supplémentaires, etc. Un accord local ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que l’accord de branche. Un accord de branche ne peut être signé que s’il est plus favorable aux salarié.e.s que les dispositions des conventions collectives nationales. L’article 2 de la loi Travail met fin à cette situation : c’est l’inversion de la hiérarchie des normes. Un accord moins favorable aux salarié.e.s que les accords de branche ou nationaux pourra être signé !

La loi Travail permet aussi aux employeurs :

  • de faciliter les licenciements économiques en augmentant leurs critères ;
  • d’imposer aux salarié.e.s l’allongement et la flexibilité de la durée du travail, notamment en augmentant la durée de la journée et en fractionnant les temps de repos obligatoires ;
  • de contourner des accords syndicaux (surtout quand ils sont favorables aux salarié.e.s !) par la mise en place d’un référendum au sein de l’entreprise ;
  • de faciliter la réduction des salaires en élargissant les critères de calcul de baisse de l’activité de l’entreprise ;
  • de restreindre les possibilités d’intervention de la médecine du travail…

Il s’agit quasi exclusivement de mesures susceptibles de dégrader les conditions de travail des salarié.e.s.

L’Éducation directement touchée

De nombreux personnels de l’Éducation ont des contrats précaires (de type CUI, CDD). Certains sont même des vacataires (agents techniques, AVS, personnels administratifs, personnels d’animation… ). Parmi ces contrats, certains sont de droit privé. Des personnels seront donc sous la coupe de cette loi !

Les fonctionnaires dans la ligne de mire du gouvernement

La logique de la loi Travail est déjà présente dans le rapport Laurent sur la fonction publique, rapport que Manuel Valls a tenté d’escamoter au vu de l’ampleur de la contestation actuelle. Selon ce rapport, les fonctionnaires travailleraient en moyenne quinze jours de moins que les salarié.e.s du privé. Sa conclusion est simple : il faut allonger le temps de travail des fonctionnaires ! Une ATSEM, selon le rapport, travaillerait 1553h par an. Il faudrait donc lui supprimer au moins une semaine de congés…

Les mesures préconisées ont leurs équivalents dans la loi Travail :

  • réduction des congés (suppression du rattrapage de RTT en cas de congés maladie, suppression des congés supplémentaires pour les jours fractionnés) ;
  • allongement du temps de travail (les temps de pause et de repas ne seraient plus comptés dans le temps de travail) ;
  • réduction des autorisations spéciales d’absence pour le décès d’un proche, un enfant malade, etc. ;
  • réduction des rémunérations (actuellement un temps partiel de 80% est rémunéré 85,7% du traitement plein et un temps partiel de 90% est rémunéré 91,4% ; le rapport préconise de revenir à une stricte proportionnalité ; comme ce sont les femmes qui majoritairement ont recours aux temps partiels, ce seront elles les premières touchées !).

Tou.te.s en grève et dans la rue mardi 14 juin !

Nous devons collectivement nous organiser et nous battre contre ces régressions de nos conditions de travail qui affecteront en premier lieu les précaires et les personnels de catégorie C dans l’Éducation. Ce gouvernement veut faire passer ces mesures régressives à coups de 49.3, de matraques et de condamnations. Ne nous laissons pas faire !

> Vidéo d’appel pour le 14 juin et départ en autocar à partir de Lille

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