Loi El Khomri : l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à la mobilisation générale !

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Réunie en congrès le 27 février 2016, l’union régionale des syndicats CNT du Nord Pas-de-Calais appelle à soutenir toutes les initiatives qui ont d’ores et déjà été annoncées pour le retrait du projet de loi El Khomri (rassemblement du mercredi 9 mars à partir de 13h sur la place de la République à Lille + manifestation du vendredi 11 mars à 10h sur la place d’Armes à Douai) ainsi que celles qui seront prises dans les jours et semaines à venir.

Qui est concerné ?

Le projet de loi El Khomri ne concerne pas que les salarié-e-s du secteur privé. Il concerne aussi les personnes à la recherche d’un emploi ainsi que les lycéen-ne-s et les étudiant-e-s dont l’avenir professionnel va s’assombrir encore davantage si la loi est votée. Enfin, les salariés du secteur public sont également concernés. En effet, si les fonctionnaires ne sont pas régis par le Code du travail, leur statut n’en est pas complètement déconnecté. Par conséquent, toute dégradation des droits des salariés du secteur privé finira par avoir une incidence sur le statut des fonctionnaires (déjà régulièrement remis en question par ailleurs). À ce sujet, voir le tract de la CNT éducation intitulé « Salarié-e-s de l’Éducation nationale, pourquoi être en grève le 9 mars ? ». Voir aussi la lutte menée depuis quelques mois par les agents du Conseil départemental du Nord concernant leur temps de travail, leur primes et la restructuration des services (dans les faits, quelque chose d’assez voisin de la loi El Khomri : suppression de 9,5 jours de congés, suppressions de postes, primes au mérite, contrôle des agents, remise à l’ordre du jour des sanctions, pouvoir accru à l’encadrement, etc.).

Quel type de mobilisation pour espérer faire reculer le gouvernement ?

En termes de mobilisation, les choses sont claires pour la CNT. Il s’agit de construire les conditions d’une grève générale reconductible capable de bloquer massivement et durablement l’économie du pays pour instaurer un rapport de force face au gouvernement et pour frapper au porte-monnaie les commanditaires et futurs bénéficiaires de la loi El Khomri (les patrons et les actionnaires). Afin de parvenir à cet objectif, il faudra bien plus qu’une ou plusieurs journées d’action et bien plus qu’une pétition (même s’il est important de la signer ; voir le lien ci-dessous). Il va falloir multiplier les appels à cesser le travail et à manifester. Il va falloir aussi coordonner les différents secteurs en lutte. Car une véritable grève générale reconductible ne se décrète pas en appuyant sur un bouton. C’est un processus qui fonctionne sur le principe de l’exemplarité et de la contagion. Tout le monde ne rentre pas dans la danse en mgreve-generale-avec-chat-cntême temps. Mais, à chaque fois qu’un secteur, une entreprise ou un établissement se lance, que la durée du mouvement de grève dépasse 24 heures et qu’une caisse de soutien destinée à aider les grévistes les plus démunis financièrement est mise en place, l’exemple donne aux autres l’envie d’en faire autant. En faisant tâche d’huile (on appelle ça aussi l’effet boule de neige), le mouvement s’étend et s’amplifie.

> Pétition Loi travail, non merci !
> Clip vidéo confédéral de la CNT
> Tract et argumentaire confédéraux de la CNT
> Quelques rappels importants sur le droit de grève
> Affiches de la CNT 59/62 contre le projet de loi et communiqué confédéral du 25 février

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Une réponse

  1. Alain LALOYAUX dit :

    Bien que je sois belgicain, j’ai signé la pétition à l’encontre de ce projet de loi scélérate… par solidarité, compagnon(ne)s ! frat, Alain (bolet satan…)

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