2

Hommage à Jacques Floris

Suite à une maladie incurable, notre camarade Jacques Floris est décédé le 14 décembre 2015 à l’âge de 61 ans. Jeune retraité de l’imprimerie nationale de Flers-en-Escrebieux près de Douai, entreprise dans laquelle il fut ouvrier et militant syndicaliste pendant plusieurs décennies, Jacques a passé sa vie à combattre les injustices d’où qu’elles viennent. Tenté au début des années 1990 par une adhésion à la CNT, Jacques avait finalement choisi de rester à la CGT. Mais, jusqu’à son décès, nous avons continué à partager les mêmes révoltes, les mêmes idéaux de transformation sociale et presque toutes les mêmes conceptions de l’action syndicale. Autodidacte, Jacques s’était doté d’une culture politique et d’une formation syndicale solides qu’il aimait à partager. Il était aussi un homme d’action dont le charisme, la gouaille et l’ironie n’avaient rien à envier à celle d’un Benoît Broutchoux (personnage pour lequel il avait beaucoup d’admiration). Parmi ses cibles privilégiées : le F-Haine, le Medef, les banquiers, les politiciens et les syndicalistes réformistes. Infatigable « lutteur de classe », inflexible dans ses convictions, à la fois fraternel et exigeant avec ses collègues, il n’hésitait jamais à donner de son temps pour défendre les salarié-e-s, étudier un dossier, participer à une manif, etc. Sans lui, la situation de l’imprimerie nationale ne serait pas ce qu’elle est aujourd’hui car, en 2004, il s’était fortement mobilisé avec plusieurs dizaines de ses collègues pour sauver le site de Flers-en-Escrebieux alors menacé de fermeture. Toutes nos condoléances à sa compagne, sa famille, ses ami-e-s et ses camarades de la CGT !

UR NPDCP

2 commentaires

  1. Très bon et chaleureux papier. Je vous remercie fraternellement Camarades.
    J’ai eu la chance de connaître Jacques, mon Frère de luttes, mon Ami, mon Camarade. Sans lui, je ne serai pas ce que je suis.

    J’ai milité plus de 20 ans à ses côtés. Le mouvement ouvrier a perdu l’un de ses meilleurs militants.

    … Et cette vidéo de 1994, énorme et ô combien d’actualité !

    Merci encore Camarades et Vive la Sociale !

  2. Jacques,
    Tu es parti mener un autre combat là haut,toujours pour l’égalité des âmes. Je suis, Mon AMI attristé de ton départ que j’ai appris une semaine trop tard. Nous nous sommes connus à l’age de 15 ans et déjà là nous étions des révoltés de l’injustice et de l’inégalité des pouvoirs. Tu as fais ton chemin, moi le mien, pour se retrouver à l’imprimerie dans les années 73.Pendant 32 années nous sommes restés côte à côte, toujours pour le même combat.Tu m’as souvent soutenu dans tous les moments de ma vie,de ma marginalité, de mon m’en foutisme du patronat. Comme toi Jacques, on ne m’achetai pas. Ce qui fait qu’on nous a mis, bien des bâtons(qui nous ont servi, de rester droits). 32 ans après je suis parti de mon côté sans jamais ne pas avoir une pensée pour toi, malgré que chaque fois que je venais dans le Nord, je venais te saluer. Arrête ton combat et repose en paix,Jacques. Tu seras toujours avec moi. On se retrouvera là haut, encore dans un autre ministère pour devenir des fonctionnaires,mais non vendus, toujours gardant la liberté de son identité d’esprit et de corps.Merci, Jacques pour ce chemin. Arthur

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée.

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.