Loi Macron : la marchandisation des soins de santé hospitaliers se poursuit, les soins commerciaux et financiers aussi !

chat-cnt-santéC’est dans la ligne droite du processus de marchandisation de tout espace d’échange, de solidarité et d’attention que se dirige l’Hôpital public, déjà bien transformé alors qu’il était considéré comme l’un des plus efficaces et des moins coûteux services publics des pays de l’OCDE.

En effet, dans le package de plus de 100 mesures que représente la loi Macron, l’Hôpital public n’a pas été oublié ! Avec la loi Macron, l’Hôpital public – déjà affaibli par la baisse des dotations d’État liée aux différentes mesures d’économie dictées par les technocrates et les “représentants” de la population – va s’ouvrir à la compétition internationale. Il aura la possibilité de créer des filiales à l’étranger afin de répondre à des appels d’offre pour la formation des personnels de santé ou des managers, pour la construction d’établissements & équipements en partenariat avec le privé, pour des activités d’expertise & de conseil… autant de choses que la législation actuelle interdit * car les objectifs des établissements publics de santé ne sont ni industriels ni commerciaux.

Ainsi, si la loi Macron est définitivement adoptée, les 37 CHU du pays pourront prendre des participations dans des sociétés commerciales, créer des filiales, tirer profit des brevets… Et à côté de ce marché mondial en ébullition, la logique de “hôpital-entreprise” va se poursuivre… avec ses méthodes comptables ne tenant pas compte des réalités humaines, avec ses risques de mise à l’écart des activités jugées non rentables, avec ses suppressions de postes, ses dividendes mirobolants et la mise en place de services à la carte “low cost” ou VIP.

Pour la CNT, la santé doit rester basée sur un système de solidarité où chacun-e est soigné-e selon ses besoins. Les travailleurs/euses de l’Hôpital public sont des soignant-e-s. Ils/elles ne doivent pas devenir des prestataires de service. Non à la loi Macron ! Toutes & tous en grève le 9 avril (aux côtés de l’ensemble des salarié-e-s – du public comme du privé – et avec les sans-emplois, les étudiant-e-s et les retraité-e-s) !

* Même s’il existe déjà des partenariats à l’étranger, cela reste très encadré. Exemple : en 2012, l’Assistance Publique Hôpitaux de Paris s’est vue refuser des contrats au Brésil.

 
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