Sécu : c’est nous qui travaillons, c’est nous qui décidons !

defense-securite-sociale-cnt-nord-pas-de-calaisLe 16 octobre 2014, à l’initiative de la CGT, a eu lieu une journée d’action pour la défense du système de protection sociale et plus particulièrement de la Sécu (dont le plan de financement 2015 est actuellement discuté au Parlement). Les attaques dont est victime le système de protection sociale s’inscrivent dans la lutte de classe menée contre les travailleurs-euses par le Capital et sont relayées par le gouvernement. Pourtant, d’autres choix de société sont possibles ! Mais ceux-ci ne verront le jour que si nous les imposons. C’est pour cela qu’une seule journée d’action n’est pas suffisante et qu’il va nous falloir, dans les jours et les semaines qui viennent, construire une réelle mobilisation capable d’imposer d’autres choix au gouvernement.

Extrait d’un article publié par la CNT 69 :

La Sécu : une juste répartition des richesses

Le cœur du système de la Sécurité sociale est d’assurer à chacun-e d’entre nous les moyens de pouvoir nous soigner et ce quelle que soit notre situation économique. En effet chaque travailleur-euse, lorsqu’il-elle est en activité, participe à son financement par le biais du versement d’une partie de son salaire. Ce système est basé sur la solidarité, afin que les richesses produites soient partagées équitablement pour que, toutes et tous, nous puissions en profiter. Notre Sécurité sociale date de 1945 et provient du Conseil National de la Résistance (CNR). En voici la base : « Il est institué une organisation de la sécurité sociale destinée à garantir les travailleurs et leurs familles contre les risques de toute nature susceptibles de réduire ou de supprimer leur capacité de gain, à couvrir les charges de maternité et les charges de famille qu’ils supportent ». L’époque était toute différente et le capitalisme, après avoir collaboré avec le régime de Vichy et les nazis, était contraint de lâcher du lest.

Un projet inacceptable pour le Medef, le patronat et le capitalisme en général

Depuis la fin de la seconde guerre mondiale, le capitalisme a repris du poil de la bête et, dans la guerre sociale qu’il livre aux travailleurs-euses, il entend bien évidemment rogner sur tout ce qui peut lui permettre d’augmenter ses profits. Un des angles d’attaque parmi d’autres (augmentation du nombre d’heures de travail, recours à la précarité pour avoir du personnel corvéable, facilité de licenciement) est d’attaquer ce que les patrons-nes ne cessent d’appeler les « charges » sociales qui, dans les faits, est simplement notre salaire socialisé afin de financer tout le système de protection sociale que nous connaissons. Pour cela, avec le concours des médias et des politiques, on ne cesse de nous rabattre les oreilles avec le “coût du travail” et le “manque de productivité”.

Un gouvernement aux ordres

Après s’être grassement gavé pendant 5 ans avec Sarkozy et ses exonérations ou abaissements de « cotisations » sociales, le changement de majorité n’a, lui, apporté aucun changement à cette politique. Les exonérations de cotisations, notamment sur les bas salaires se poursuivent, et ce à hauteur de 30 milliards d’euros par an (à mettre en parallèle avec le fameux trou de la Sécu de 21 milliards !). Il faut aussi rappeler que ces exonérations s’élevaient à 3 milliards d’euros en 1993. La cour des comptes dès 2006 s’interrogeait sur ce “dispositif incontrôlé”, au coût “très élevé” et à “l’efficacité quantitative incertaine”. A cela, il faut ajouter le pacte de responsabilité de Hollande qui va amputer la Sécurité sociale de 20 milliards supplémentaires.

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