À propos du festival “Alternatiba” de Lille

Un festival des alternatives sociales, économiques et écologiques dénommé “Alternatiba” est en cours de préparation à Lille. Ce festival est prévu pour les 4 et 5 octobre 2014. De nombreuses personnes et organisations lilloises ont été sollicitées pour y participer.

aaaaDans un premier temps, la revue “N’Autre école” (publiée par la fédération CNT éducation) s’était montrée intéressée par le projet. Mais, dans un second temps, ayant été alertée de la présence au sein du collectif de coordination d’Alternatiba-Lille de plusieurs personnes proches de l’extrême droite (et par ailleurs membres des “Gentils Virus”, un mouvement créé par Étienne Chouard) et la réunion plénière extraordinaire d’Alternatiba organisée suite à cette alerte ayant refusé de s’en défaire (lire ci-dessous), la revue “N’Autre école” a décidé de se désengager totalement du projet. D’autres personnes et organisations initialement parties prenantes ont fait le même choix.

Mise à jour du 29 juillet 2014 :

Lors de la réunion plénière extraordinaire qu’Alternatiba-Lille a organisée le 22 juillet 2014 à la demande de plusieurs de ses militant-e-s (cf. leur texte d’appel), les quelques personnes proches de l’extrême droite présentes au sein d’Alternatiba ont réussi à faire en sorte qu’aucune décision ne soit prise à leur encontre, cela en proclamant leur attachement aux valeurs humanistes du projet, en faisant passer leurs détracteurs pour de méchants intolérants, en faisant du chantage affectif et en laissant entendre que leur départ provoquerait un effondrement du projet – cf. le poste clé qu’occupe l’un d’entre eux sur le plan technique (dépôt du dossier « Alternatiba » auprès de la mairie de Lille). Notons la naïveté de certain-e-s militant-e-s d’Alternatiba qui ne comprennent pas que les fascistes puissent avancer masqués (phénomène pourtant typique de la nouvelle extrême droite – cf. les mouvements « Riposte Laïque », “Égalité & Réconciliation”, etc.) et/ou qui pensent qu’ « on peut parler avec tout le monde » (au nom de la démocratie, de la liberté et de la tolérance !).

Pour la CNT, une chose est claire : l’extrême droite – quels que soient les formes ou les déguisements sous lesquels elle se présente – n’est pas un courant politique avec qui on peut dialoguer ou composer ! Son infiltration dans les associations écologistes, le mouvement des indignés, les syndicats, les manifestations de solidarité avec le peuple palestinien, les collectifs de défense de la laïcité, les cercles de réflexion pour une démocratie directe, etc… doit être surveillée avec vigilance, démasquée sans état d’âme et combattue vigoureusement.

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