Grève à l’hôpital privé de Bois-Bernard (salaires, conditions de travail, climat social…)

Mercredi 25 juin 2014

chat-cnt-santéDès le matin, des salariés de l’hôpital privé de Bois-Bernard (Pas-de-Calais) se sont mis en grève à l’appel de la CGT, avec le soutien de FO et celui bien sûr de la section syndicale CNT de l’hôpital.

Les revendications des grévistes englobent la tenue de véritables NAO et donc l’obtention d’augmentations de salaire substantielles, l’extraordinaire dégradation des conditions de travail et du climat social avec une politique de répression inédite, la cessation du mépris de nos dirigeants pour les salariés comme pour les IRP.

Joli succès, avec du monde devant la clinique.

En fin d’après-midi, une délégation intersyndicale CGT – FO – CNT a été reçue par la direction. Mais désormais, pour répondre aux revendications des grévistes, la direction de l’hôpital ne formule plus de propositions ou d’avancées comme cela se faisait par le passé, mais entend dégager des “axes de préconisation”. Inutile de vous dire que ce déploiement pathétique d’une langue de bois qui frise bien souvent le burlesque a bien fait rire la délégation CNT ! Jusqu’au moment où la direction, figée dans une attitude de déni total de la situation dans l’établissement, de mépris des syndicalistes, des grévistes et de leurs revendications n’a plus amusé personne. Les syndicats se sont alors retirés pour faire part aux salariés du statu quo et les salariés  ont décidé à l’unanimité de reconduire le mouvement pour le lendemain.

Jeudi 26 juin 2014

A 11h, la direction a reçu une nouvelle fois la délégation intersyndicale pour lui resservir la même bouillie insipide. Blablabla, blabla, blablabla… Face à une telle parodie de négociation, les syndicats se sont retirés à nouveau. Un huissier diligenté par la direction était présent pour recenser les éventuels dérapages ou débordements de ces voyous de grévistes. A l’heure où nous écrivons, les membres de la section CNT de l’hôpital s’apprêtent à lui transmettre un exemplaire de leur tract lié à la grève ainsi qu’un exemplaire du texte de la chanson de Renaud “Camarade bourgeois” et des autocollants antifascistes (par les temps qui courent, on ne sait jamais !).

Vendredi 27 juin 2014

Le matin, la grève a été reconduite mais, toute la journée, la direction est restée figée dans son attitude de déni des problèmes et de mépris des salariés de l’établissement. De plus, elle refuse dorénavant la moindre négociation tant que la grève continue. Dans la soirée, la majorité des grévistes a décidé de reprendre le travail, tous se promettant de se retrouver en septembre pour remettre ça si rien ne bouge d’ici là !

A l’issue de ces trois jours de grève, deux choses sont à remarquer :

D’un côté, l’obstination têtue d’une direction complètement déconnectée des réalités et incapable de prendre la mesure des problèmes qui empoisonnent l’atmosphère et la vie quotidienne des salarié-e-s au sein de l’établissement…

Et de l’autre côté (celui des travailleurs), la motivation qui a animé les camarades, l’esprit de corps (presque de classe) qui les unissait, tout cela augurant d’un joyeux futur de luttes à venir, avec une indéniable prise de conscience collective de la nécessité du combat et la reconnaissance de l’utilité d’un groupe solidaire et soudé…

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