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Frénésie répressive à l’hôpital privé de Bois-Bernard (62)

Harcelement-pressionUne frénésie répressive (2 avertissements et 3 entretiens préalables au licenciement) s’est emparée des dirigeantes de l’Hôpital Privé de Bois-Bernard (HPBB). Cette situation a amené la section syndicale CNT de l’établissement à manifester son indignation en diffusant un tract recto-verso dont nous reproduisons ci-dessous quelques extraits.

Page 1 du tract :

Depuis des années, chaque salarié de l’HPBB est amené à dépasser sa fonction et le cadre de ses compétences au quotidien, le plus souvent par manque d’effectifs. Aujourd’hui, parce que la direction ne veut pas assumer ses errements dans le litige qui l’oppose à la famille d’une patiente, trois de nos collègues et camarades sont menacées de sanctions graves. Nos collègues ne doivent pas servir de boucs émissaires pour que nos dirigeants puissent s’exonérer de leurs torts dans la gestion d’un conflit avec des patients ou pour cautionner ou dissimuler les nombreux dysfonctionnements de l’établissement.

  • Parce que, chaque jour, les conditions dégradées dans lesquelles nous exerçons notre profession, nous conduisent à effectuer des dépassements de compétence ou des glissements de tâche,
  • Parce que les pratiques reprochées à nos collègues ont cours depuis toujours au sein de l’HPBB et qu’elles sont connues, tolérées voir encouragées par nos dirigeants quand cela les arrange,
  • Parce que chaque salarié est concerné,
  • Parce que nous avons conscience de pouvoir être sanctionnés demain, nous aussi, sans avoir commis la moindre faute,
  • Parce que nos dirigeants ne doivent pas oublier les nombreux services et efforts consentis depuis des années par tous les salariés au profit de l’établissement pour le plus grand bénéfice du groupe GDS (Générale de Santé),
  • Parce que nos dirigeants devraient se rappeler et ne pas négliger les mille occurrences où le professionnalisme et le dévouement des équipes, aujourd’hui ou demain stigmatisées, ont permis de gérer et sauver tant de situations délicates ou compromises,
  • Parce que la philosophie managériale ultra répressive en vigueur dans l’établissement instaure un climat social oppressif et délétère, qu’elle insinue une ambiance détestable, un sentiment de malaise, de mal-être, ainsi qu’une pression inadmissible quasi insupportable pour les personnels dans leurs pratiques quotidiennes,
  • Parce que des sanctions inconsidérées ou disproportionnées ne pourront ni résoudre ni occulter les multiples dysfonctionnements de l’établissement,
  • Parce que la seule motivation de nos collègues aura été l’accomplissement de leur devoir et la prise en charge optimale des patients pour le meilleur fonctionnement du service,
  • Parce que nous désirons affirmer haut et fort notre solidarité et notre indignation…

tous ensemble, nous demandons
le retrait des sanctions injustement infligées à nos camarades !

Extraits de la page 2 du tract :

« L’expérience confirme que la mollesse ou l’indulgence pour soi, et la dureté pour les autres n’est qu’un seul et même vice » (Jean de La Bruyère)

Quelle frénésie répressive s’est emparée de nos dirigeantes ? […] Du flicage partout ! Des sanctions à gogo ! Auraient-t-elles perdu le sens commun ? La voilà définitivement révélée leur conception du dialogue, avec les employés comme avec les “partenaires sociaux” ! Comment osent-t-elles encore utiliser le terme « collaborateur » pour évoquer leurs salariés ??? […] Est-ce qu’elles soignent des gens ? Est-ce qu’elles produisent quelque chose ? Nous, nous travaillons ! Et nous produisons ! Nous faisons du soin, de l’entretien, du nettoyage, de l’informatique, de la sténo, du technique, de la comptabilité, de l’administratif, du secrétariat, des écritures, de l’accueil ou de la manutention… Et certains d’entre nous y laissent leur santé ! Nous ne passons pas l’essentiel de notre temps dans des réunions stériles […]. Nos journées ne se perdent pas à chercher comment dégager encore plus de gains de productivité au grand bonheur des actionnaires qui se goinfrent en se foutant de nous, le cul collé dans leur fauteuil ! Par simple curiosité, allez donc jeter un œil sur le cours de bourse de la GDS, vous comprendrez à quel point on nous prend pour des cons. Qu’on nous fiche la paix ! Si nous sommes méprisés, si nous n’avons droit à aucune reconnaissance, qu’on nous laisse au moins bosser tranquillement! Assez de sanctions injustifiées ! Stop au matraquage hiérarchique ! Halte au flicage et à la répression ! Si certaines s’ennuient, ce n’est pas la besogne qui manque ! Qu’elles aillent aider au nettoyage ou à la manutention, il y a de l’ouvrage à revendre ! […]

ul-bethune

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