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Qui a dit que les grèves ne servaient à rien ?

brancardiersDans la soirée du 4 mars dernier, les brancardiers de l’Hôpital Privé de Bois-Bernard (Pas-de-Calais) – dont parmi eux le représentant de la section syndicale CNT – pointaient du doigt la surcharge du programme opératoire et invitaient fortement leur hiérarchie directe ainsi que la direction de l’établissement à convoquer des effectifs au complet pour faire face à cette surcharge.

Le 5 mars, en arrivant le matin, l’équipe découvre le planning : il manque deux brancardiers sur six (soit 33 % des effectifs en moins) ! Conséquence : approximativement la même proportion de travail supplémentaire par bonhomme, soit 40 brancardages par brancardier pour la journée ! Ce qui est énorme, surtout si l’on considère que l’Hôpital Privé de Bois-Bernard est un des rares établissements où le brancardier opère seul, et non en binôme comme il se devrait (ce qui ne manque pas d’occasionner de multiples blessures *). Devant le mépris et l’inconséquence de la direction, les brancardiers – refusant de mettre leur santé en péril – décident alors de ne pas enfiler leur tenue et de se mettre en grève pour une durée illimitée. Pas question d’être les victimes et les dupes d’une course irraisonnée aux gains de productivité !

Le 6 mars, les grévistes obtiennent satisfaction. Non seulement la direction accepte d’adapter les effectifs à la charge de travail mais, de plus, la DRH doit recevoir incessamment le représentant de la section syndicale CNT et traiter avec lui la plupart des dossiers jusqu’alors en suspens. Qui a dit que les grèves ne servaient à rien ?

Cela dit, les camarades restent sur le qui-vive, prêts à remettre ça s’il le faut !

La section syndicale CNT
de l’Hôpital Privé de Bois-Bernard (Pas-de-Calais)

* Six brancardiers ont déjà subi des interventions chirurgicales au niveau des épaules, du dos ou de l’abdomen et tous sont atteints de troubles musculo-squelettiques et en souffrent  à des degrés divers. À ce propos, le 7 février dernier, la section CNT de l’hôpital avait alerté la direction sur l’état déplorable du parc de lits (dangereux pour les personnels comme pour les patients !) et sur les pannes récurrentes des deux blocs d’ascenseurs. S’en était suivit le baratin habituel de la direction et rien n’avait été fait pour remédier à la situation.

UR NPDCP

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